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Les femmes pour la parité obligatoire sur les listes électorales
Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise avec l'appui de son partenaire Open Society Africa a organisé samedi 15 avril 2025 à Kinshasa, une journée de réflexion pour faire l'état des lieux des acquis et défis de leur participation politique des femmes en République démocratique du Congo et les perspectives pour 2028.
Après échanges et débats, les participants ont formulés quelques recommandations. Il s'agit entre autres de rendre obligatoire la parité sur les listes électorales avec un mécanisme de sanction et la garantie de mécanisme de quota, supprimer le seuil de recevabilité et renforcer les garanties du Genre dans le système des listes bloquées et zébrées ( CENI), légiférer sur la répression des violences électorales à l'égard des femmes ainsi que des mesures contraignantes pour accès des femmes aux PV et libéraliser l'accès à la justice électorales.
Prenant la parole pour son mot d'ouverture, la directrice Exécutive de CAFCO a déclaré que cette activité avait pour objectifs de promouvoir une participation politique éclairée, qualitative et quantitative des femmes aux élections à venir.
Aussi, il était question d'amener les femmes à convertir leur majorité numérique en majorité décisionnelle, à l'horizon 2028 et accompagner les femmes dans le processus d'appropriation des recommandations des reformes inclusives, en prévision des élections de 2028".
Mme Grâce Lula est d'avis que : " les échéances électorales de 2028 se préparent et doivent se préparer déjà maintenant". A l'entendre, les femmes leaders ayant des ambitions pour les élections à venir doivent monter des stratégies individuelles et collectives, des stratégies novatrices et synergiques, pour relever les défis, contourner les difficultés.
Selon elle, chaque délivrance électorale depuis 2006, entraîne une mobilisation massive des femmes tout au long du processus électoral et à ses différentes étapes; mais le résultat final est toujours mitigé, variant entre 11 à 18% des femmes élues à différents niveaux, exception faite aux élections municipales réalisées pour la première fois lors des récentes élections de 2023, où l'on a enregistré une nette réussite des femmes.
Cependant, Grâce Lula a reconnu qu'un grand travail d'élévation des consciences des femmes a été réalisé par les associations et plateformes des femmes, les organisations qui se consacrent à l'éducation civique et électorale et celles de promotion des droits humains pour donner la voix aux femmes, leur permettre d'être visibles et audibles, les amener à s'intéresser de la politique au-delà de leur engagement social.
Toutefois, cette activiste des droits des femmes a déploré : " Malgré leur mobilisation et leur participation, les femmes sont bloquées par des défis de tous genres qui dressent comme un plafond de verre qu'elles ne peuvent pas franchir". Pour Grâce Lula : "l'égalité entre les hommes et les femmes en politique est une question cruciale et universellement reconnue".
Pour conclure, Grâce Lula a souligné : " Malgré les avancées légales en la matière dans notre pays, des fraudes subtiles, les injustices, des pratiques discriminatoires créent un faussé entre l'égalité en théorie et sa mise en pratique sur terrain, et ce, à chaque cycle électoral".
Au total 40 femmes leaders politiques et de la société civile ont pris part à cette activité.
Mathy Musau