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Le PG près la Cour de cassation Firmin Mvonde propose d’organiser des coopérations judiciaires pour des résultats probants et rapides
Des responsables des ministères publics et des enquêtes criminelles de quelques pays africains sont en réunion de haut niveau à Maputo, au Mozambique,du 15 au 16 septembre. Au menu de leur rencontre, la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et le financement du terrorisme. Dans leurs interventions respectives, les uns et les autres ont exprimé leur volonté de contrer et de réprimer ce fléau qu’est le terrorisme frontalier par une coopération solide. Le Procureur général près la Cour de cassation de la RDC, Firmin Mvonde, est intervenu également au cours de ce sommet. Il propose d’organiser des coopérations judiciaries pour pallier la lourdeur diplomatique, en vue d’atteindre des resultats beaucoup plus probants et plus rapides.
Dans son intervention, à la suite de ses collègues, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, a été très direct dans son approche de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et le financement du terrorisme.
«La volonté seule ne suffit pas. Les collègues qui viennent de defiler ont démontré qu’en prime lorsqu’il est transnational, sa répression devrait suivre de manière évidente sur le plan transnational. Il appartient à nous d’organiser des coopérations judiciaires qui permettent d’affronter la lourdeur diplomatique en vue de réalisation des résultats beaucoup plus probants et beaucoup plus rapides».
Il a en outre attesté que son pays a ratifié la plupart des instruments internationaux jusqu’à ceux juridiques de la SADC. Pas seulement. Il y a également des problèmes des pays comme le Rwanda, le Kenya ainsi que le Mozambique nécessitant un accord ou un protocole de coopération juridique.
«Mon pays, la RDC, a accédé à divers instruments internationaux. Nous avons ratifié la plupart de tous ces instruments internationaux depuis la Convention de Palerme jusqu’aux autres instruments juridiques de la SADC. De meme, il y a des pays parmi vous, j’ai cité le Rwanda, le Kenya et même tout récemment la République du Mozambique dont les problèmes généraux nous ont transmis de mémoire en vue d’un accord ou d’un protocole de coopération juridique et nous allons nous y faire aussi».
POURQUOI L’EST ET NON L’OUEST?
Firmin Mvonde n’a pas oublié la situation sécuritaire de son pays dans sa partie orientale qui constitue le ventre mou de la sécurité. Il s’est interrogé pourquoi seulement c’est l’Est qui souffre d’insécurité et non d’autres parties.«L’Est de la RDC fait reculer, vous vous en doutez, le développement dans ce pays. Et on peut se demander pourquoi seulement l’Est, non pas le Sud ni l’Ouest…… Ce pullulement de groupes armés à l’Est témoignerait-il ldumanque de coopération avec nos voisins qui seraient de l’Est? Ce sont des interrogations que nous nous posons», a-t-il indiqué.
Et de conclure que l’absence de coopération entre les gouvernements africains est de nature à déranger ou freiner les efforts que les ministères publics peuvent fournir. «Alors, nous disons, la coopération judiciaire de nos Gouvernements devrait s’accompagner ou devrait suivre la coopération de nos Gouvernements au niveau très élevé. Nous pensons que le manque de volonté politique de nos Gouvernements que nous devons encourager plutôt, ce manque de politique de coopération entre nos Gouvernements serait de nature à enfreindre les efforts que nous ministères publics fournirons pour une meilleure cooperation judiciaire», a fait remarquer le Procureur general près la Cour de cassation. Kléber KUNGU