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Jean-Marie Ntantu-Mey appelle à se libérer de partis politiques
Dans un document audio parvenu à Forum des As hier mardi 15 février, le promoteur de BAC, Bureau d’actions et d’éveils culturels à l’éducation, fait l’amer constat selon lequel 30 ans après la première marche des chrétiens pour changer le système de gestion du pays, les lignes n’ont pas bougé.
Selon Jean-Marie Ntantu-Mey, «le pays demeure otage du parti présidentiel (UDPS, Ndlr)». A l’instar d’avant-hier avec le MPR, hier avec le PPRD. Le promoteur du BAC regrette surtout de voir que même l’UDPS qui vient d’accomplir 40 ans d’activités et d’existence, et dont lui a été jeune turc pendant la Conférence nationale souveraine, ne se démarque pas. «Aujourd’hui l’UDPS à la Présidence de la République gère le pays avec la recette du MPR», indique-t-il.
Ce Doyen de la Société civile note que «pour avoir accès à un bon travail, à une promotion, il faut être membre ou allié du parti présidentiel.»
Faire exception
Dépité, Ntantu-Mey se tourne vers le Chef de l’Etat exhortant ce dernier à faire exception. «Parce que le parti dont il est l’autorité morale a combattu le népotisme, le clientélisme, le régionalisme.»
«Nous voudrions aujourd’hui, 30 ans après, inviter les personnalités, les jeunes gens acteurs de la Société civile, nos jeunes frères, à se libérer des partis politiques qui ne luttent que pour le changement des hommes et non du système», dit-il.
«En notre qualité de témoin et notable, doyen de la société civile, nous voudrions que 30 ans après, le pays soit géré en tenant compte des compétences, de l’expertise et de l’éthique» indique Ntantu-Mey, tout en invitant ses compatriotes à prendre conscience qu’ils ne devraient pas, après le départ du colon, souffrir comme nous le sommes aujourd’hui. Nous devons nous vous libérer .
Didier KEBONGO