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Ituri : les violations graves des droits des enfants explosent en chefferie Babila-Babombi en 2025
À l'occasion de la Journée mondiale de l'enfant célébrée le 20 novembre, un sombre tableau de la situation des droits des enfants en chefferie Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa (Ituri), a été dressé pour l'année 2025. Selon John Tsongo, acteur de la protection de l'enfant dans cette partie de la province, l'année écoulée a été particulièrement difficile pour les mineurs vivant dans cette zone marquée par l'insécurité persistante.
Dans son évaluation, il dénonce une série de violations graves : des cas répétés de viols, des enlèvements, des assassinats ciblant ou touchant indirectement des enfants, mais aussi de nombreuses séparations familiales provoquées par les déplacements massifs de population. Il ajoute que certains groupes armés actifs dans la région ont continué à recruter et utiliser des enfants lors de leurs incursions, aggravant davantage la vulnérabilité des jeunes.
Pour lui, cette situation démontre l'ampleur d'une crise humanitaire encore sous-estimée.
Face à ce constat préoccupant, John Tsongo appelle l'État à renforcer de manière urgente et concrète les mécanismes de protection de l'enfance. Il insiste sur la nécessité d'une présence accrue des autorités, d'un accompagnement psychosocial des victimes et d'un engagement ferme pour mettre fin à l'exploitation des enfants par les groupes armés. " Les enfants doivent être protégés à tout prix ", martèle-t-il.
Pascal NDUYIRI