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Emmanuel Cole de la Fondation Bill Clinton : « L’IGF n’est pas la Bible » !
Le procès Bukanga Lonzo qui a vu l’ancien DG de BCECO arriver jusqu’à la Cassation est en train de connaître son épilogue car c’est lundi dernier que la Cour a pris l’affaire en délibéré après avoir bouclé avec les plaidoiries des parties. Cette affaire que suit de très près la Fondation Bill Clinton, une ONGD internationale de défense des droits de l’homme. Dès le départ, son directeur en RDC, Emmanuel Cole, ne cessait de montrer que ce dossier était vide et qu’il n’y avait aucune pièce qui montre que l’ancien DG de BCECO avait détourné 20 millions de dollars ! D’autant plus et c’est abondamment prouvé qu’il n’a jamais eu en mains même un seul dollar. Son pouvoir se limitait à faire parvenir des dépenses au ministre des Finances qui décidait des décaissements.
Raison pour laquelle, la «Fondation Bill Clinton» se bat bec et ongles pour faire triompher la vérité dans cette affaire Bukanga-Lonzo où il y a trop de zones d’ombre. Elle fait confiance à la Cour de cassation pout y parvenir. Emmanuel Cole persiste et signe que l’erreur est venue du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) dirigée par Jules Alingete sur Bukanga Lonzo. Ce rapport d’audit est truffé de contre-vérité et là aussi c’est suffisamment démontré.
Et Emmanuel Cole de décrocher cette fléchette empoisonnée à l’IGF en lui rappelant que ses rapports ne sont ni la Bible ni une parole d’évangile et qu’il sied donc de les lire avec des lunettes. Pour preuve, tous les ministres comme Willy Bakonga qui se sont retrouvés en prison à cause des rapports de l’IGF sont à ce jour libérés. C’est tout dire. Dès lors, à la «Fondation Bill Clinton», on s’explique mal cet acharnement contre l’ancien DG du BCECO.
L’affaire Bukanga Lonzo avait d’abord commencé à la Cour constitutionnelle où le Parquet avait enclenché des poursuites contre l’ancien Premier ministre, le sénateur Augustin Matata Ponyo pour détournement de 277 millions de dollars américains destinés à la construction du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. La cause est fixée mais la Cour constitutionnelle est butée à la question de son incompétence pour juger un ancien Premier ministre et se déclare incompétente. Matata Ponyo est libéré.
Quelle juridiction est compétente pour le juger comme ancien Premier ministre, l’Arrêt de la Haute cour ne le dit pas. Pas plus que la Constitution du 18 février 2006 qui, nulle part, ne donne le juge pénal d’un ancien Premier ministre tout comme d’un ancien Président de la république. KANDOLO M.