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DANS UNE DECLARATION PUBLIEE HIER LUNDI 3 FEVRIER : La Cenco exprime sa solidarité envers les familles endeuillées à Goma
Des violents combats se sont déroulés pendant quatre jours entre les forces armées de la RDC et la coalition M23-AFC dans la ville de Goma. Ils ont causé d’importantes pertes en vies humaines et des dégâts matériels. La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) exprime, à cet effet, sa compassion et sa solidarité aux familles des victimes de la guerre d’agression, imposée à la RDC par le Rwanda.
Dans un communiqué rendu public hier lundi 3 février, la CENCO adresse ce message rempli de «grande tristesse et beaucoup d’inquiétudes» à la population des provinces du Nord et du Sud-Kivu, qui traverse un moment très difficile suite au carnage commis par le M23 et l’armée rwandaise, particulièrement dans la ville de Goma. Désordre qui a causé plus de 770 morts.
«En effet, l’intensification des combats entre les FARDC et les rebelles du AFC-M23 avec leurs alliés respectifs ont causé d’énormes pertes en vies humaines. En plus, elle a occasionné les pillages dans la ville de Goma et les cités environnantes et exacerbé le déplacement massif des populations déjà appauvries par des conflits récurrents que ces provinces subissent depuis une trentaine d’années», s’indigne la CENCO, annonçant qu’elle a observé un silence et un temps de recueillement «pour mieux comprendre les contours et discerner les perspectives d’avenir».
L’appel du Pape
Par ailleurs, le Pape François a, lors d’une audience générale organisée le 29 janvier dernier, appelé les deux parties en conflit à mettre fin aux hostilités pour protéger la population civile, exhortant également la communauté internationale à résoudre cette crise sécuritaire.
Le contexte reste tendu dans la partie Est du pays. Les rebelles du M23-AFC ont pris le contrôle de la ville de Goma. Ces derniers étendent déjà leur agression vers la ville de Bukavu, au Sud-Kivu. À Kinshasa, les efforts se multiplient pour trouver une solution urgente à cette crise. Hormis les démarches diplomatiques, le président de la République a nommé, mardi dernier, un nouveau gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu à la place de Peter Cirimwami. Dans son discours, il a aussi promis une réaction «vigoureuse et coordonnée» pour mettre l’ennemi dehors et instaurer l’autorité de l’État.
Patient Mubiayi MBY