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CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE RENAISSANCE (CHUR) : Le gouvernement invité à éclairer l'opinion sur le statut de l'ex-Mama Yemo
La confusion est totale au Centre hospitalier universitaire Renaissance (CHUR), ex-Mama Yemo. Aucun médecin, aucun infirmier ni agent administratif de cette formation hospitalière n'est à mesure de fixer l'opinion sur ce qui se passe exactement dans l'ex hôpital général de référence de Kinshasa ex- Mama Yemo.
Il demeure un flou sur le statut de cet hôpital. En conséquence, le gouvernement est invité à fixer la population sur ce qu'est devenu l'ex Mama Yemo. Est-il transformé en un hôpital privé ou c'est le fruit du partenariat public-privé ou conserve-t-il son statut d'hôpital général ?
Ces questions sont aujourd'hui posées tant par le personnel médical et administratif de cet établissement hospitalier que par les patients qui le fréquentent. Constat : les tarifs des consultations et des examens médicaux ont augmenté depuis que plusieurs départements ont déménagé dans le nouveau bâtiment du CHUR. La prise en charge des fonctionnaires de l'État qui bénéficiaient d'une réduction sur les factures des soins et des examens médicaux n'est plus de mise. Si tel sera le cas dans l'avenir, cet hôpital perdra automatiquement son statut d'hôpital général pour revêtir celui de privé. Les fonctionnaires de l'État et les citoyens lambda seront les premières victimes de cette transformation parce qu'ils ne seront pas à mesure de s'y faire soigner vu les frais prohibitifs de cette formation hospitalière.
Le silence des syndicalistes étonne
Face à cette situation préjudiciable aux affiliés, le syndicat des médecins publics notamment le Synamed, le syndicat des administratifs de Mama Yemo et l'Intersyndicale nationale des agents publics (Inap) auraient dû lever le ton pour stigmatiser le flou autour du CHUR. Leur silence prouve à suffisance qu'ils ne comprennent pas réellement le rôle qu'ils sont appelés à jouer. Rien n'est encore tard pour agir. Il est encore temps pour agir.
De son côté, le gouvernement est appelé à se racheter auprès de la population en revoyant certaines clauses contenues dans l'accord conclu avec le partenaire qui exploite cet hôpital. Le fait d'avoir bénéficié de la vaste étendue foncière où le partenaire a érigé le CHUR constitue un grand avantage pour lui étant donné qu'il va exploiter cette propriété plusieurs années durant.
Pour éviter des interprétations de diverses natures, il importe que le gouvernement aligne ce point à l'ordre du jour d'un de ses conseils des ministres pour fixer, une fois pour toutes, l'opinion à ce sujet. En principe, avant de prendre une telle décision de transformer l'ex Mama Yemo en une autre structure, l'organisation, au préalable des consultations avec le banc syndical et surtout avec la représentation nationale pour lever une option consensuelle, aurait été une parfaite démarche.
Comme tel n'a pas été le cas,les syndicalistes étant limités dans leurs prérogatives, il revient à l'Assemblée nationale d'interpeller le gouvernement sur ce sujet dont l'importance n'est pas à démontrer au regard de l' impact de la bonne santé sur la vie des citoyens.
Par ailleurs, un autre point chaud qui alimente les conversations dans les alentours du CHUR est le fait que dans le bâtiment actuellement utilisé, il n'existe pas de bloc opératoire. L'actuel qui est logé au pavillon 4,est en train de subir une nouvelle couche de peinture. Conséquence, il n'est pas opérationnel pour le moment. En cas d'extrême urgence pour les malades internes, un local de secours a été aménagé pour permettre aux chirurgiens d'intervenir. Ce qui n'est pas bon pour les malades et même pour les médecins.
Muke MUKE