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Embouteillages monstres : le Gouvernement invité à s'attaquer aux causes profondes
La circulation continue d'être un véritable casse-tête à Kinshasa à cause des embouteillages monstres que vit la population. Piéton, motocycliste ou propriétaire d'un véhicule, tous vivent le même martyr. Englués dans un bouchon, il arrive des fois où il est difficile même pour des piétons de se frayer un espace pour bouger. Malgré toutes les stratégies mises en place par les autorités, la situation ne fait qu'empirer, et cela tous les jours de la semaine.
Cela étant, il importe que les autorités concernées par cette problématique réfléchissent sur les causes objectives de ce qui ressemble à un véritable drame, car jusqu'à ce jour il nous paraît que tout ne s'arrête qu'au niveau des conséquences. Si quelqu'un est malade, avant de lui administrer les médicaments, le médecin lui impose des examens médicaux. C'est au vu des résultats de ces derniers qu'il lui prescrit des médicaments à prendre, le diagnostic étant bien posé. Dans le cas des embouteillages dont les conséquences socio-économiques sont multiples, il est impératif de distinguer les causes techniques et humaines.
APPLIQUER LA LOI DANS TOUTE SA RIGUEUR
À analyser de manière profonde, il appert que l'homme, c'est -à-dire le conducteur, est en grande partie responsable du désordre qui s'observe sur nos routes. Beaucoup de chauffeurs, surtout ceux des bus de transports en commun, n'ont pas fréquenté une auto-école, et par conséquent ne maîtrisent pas le code de la route.
C'est pourquoi, ils se comportent au volant comme des hors-la-loi. C'est ce qui explique leur mauvais comportement sur les routes, provoquant embouteillages et cas de nombreux accidents mortels. Malheureusement, les contraventions qu'ils commettent ne sont pas sanctionnées avec toute la rigueur qu'exige la loi en la matière.
Cette complaisance vis-à-vis des contrevenants favorise leur indiscipline. Leur comportement est dû au fait qu'ils ont acheté la conscience des éléments de la police spéciale de circulation routière (PCR) pour une modique somme de 500 ou 1.000 FC seulement.
Le mauvais stationnement dans les routes, les dépassements impromptus, l'excès de vitesse et que sais-je encore, sont là les quelques contraventions fréquentes que nos automobilistes commettent.
Sur le plan technique, nous stigmatisons l'état des véhicules qui circulent à Kinshasa. Certains ayant déjà dépassé la dizaine ou la vingtaine d'années d'existence, avec des pièces défectueuses, continuent à être utilisés alors que leur place se trouve dans le dépotoir. Les différents contrôles techniques exigés par les autorités se passent dans la complaisance. C'est pourquoi, ces contrôles ne produisent aucun résultat palpable.
Les embouteillages provoquent une situation compliquée et intenable. À voir les usagers de la route, parcourir à pieds de longues distances, cela suscite de la compassion. Par conséquent, les autorités sont appelées à trouver des solutions convenables ou satisfaisantes pour éviter des situations imprévisibles, car à l'allure où vont les choses, l'on peut s'attendre à tout.
Muke MUKE