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Elections : la Ceni et des organisations féminines réfléchissent sur les questions d’inclusion et de genre
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Denis Kadima Kazadi, a lancé, le vendredi 4 mars, à Kinshasa, la réunion préparatoire du cadre de concertation » Genre-Diversité-Élections » avec des organisations féminines, en vue de réfléchir sur une participation plus accrues des femmes au processus électoral. Parmi les témoins privilégiés de l’événement, le Représentant pays de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), Sylla Mountaga.
Face aux déléguées des organisations féminines, Denis Kadima Kazadi a déclaré que l’engagement de la Ceni est indéniable à jouer sa partition, au regard de cette question d’inclusion et de genre.
» La Ceni tient à donner la preuve que cette question ne sera pas seulement une promesse. Nous sommes persuadés, au niveau du bureau et de la Plénière que la question relative à l’inclusion, particulièrement de la femme, relève des droits de l’Homme et démocratie. Si cela n’est pas fait, on aura foulé au pied un droit fondamental et une notion essentielle de démocratie. Nous allons travailler dans ce cadre de concertation, en vue d’arriver à identifier les problèmes qui empêchent non seulement une forte participation des femmes mais surtout leur représentation « , a expliqué Denis Kadima.
Par ailleurs, le numéro 1 de la CENI a affirmé son implication dans cette démarche pour ne plus se limiter à voir les femmes voter pour d’autres personnes. Aussi, a-t-il souhaité davantage la présence des femmes au niveau de représentativité pour refléter leurs taille et poids démographiques.
Denis Kadima a, en outre, souligné que la première bataille devra porter sur cette violation de la Constitution qui parle de la parité homme/femme, alors que la loi électorale montre une très grande faiblesse qui frise la violation même de la Constitution. « Et c’est aux lois de s’aligner à elle (Constitution) et non l’inverse. Et la Ceni promet que ce qui aura été retenu ici, sera porté à un niveau plus élevé. Parce que si nous voulons changer le cadre juridique, il faut passer par l’Assemblée nationale, le Senat et le gouvernement. Nous jouerons notre partition, car nous avons ce privilège de conseiller les institutions. Au-delà, il y a bien d’autres changements qui sont possibles notamment au plan opérationnel « , a-t-il fait remarquer.
D’ores et déjà, Denis Kadima a souhaité que le gros de suggestions émane de ces organisations féminines, tout en reconnaissant que la Centrale électorale ne détient pas le monopole des idées. C’est dans la concertation qu’on devra parvenir aux résultats escomptés, a-t-il martelé.
Pour sa part, le représentant pays de l’Ifes s’est réjoui de l’avancée du processus électoral, marqué par l’appui financier de son instance impliquée depuis le début dans ce cadre via l’Usaid (Agence des États-Unis pour le développement international) à travers le gouvernement américain.
Bien avant cela, le 2e vice-président, Didi Manara Linga, a exprimé la totale satisfaction de la Ceni quant à la détermination affichée par les organisations féminines, venues prendre part à cette rencontre qui en appellera bien d’autres, en vue d’examiner de fond en comble la question liée à la participation et la représentation plus accrue des femmes dans le processus électoral.
Dans la même lancée, Joséphine Ngalula Kabeya, membre de la Plénière, a contextualisé la présentation qu’elle a faite en rappelant que le meilleur processus électoral exige l’inclusion et la prise en compte du concept genre. Elle a également invité les organisations féminines à s’approprier la feuille de route du processus électoral 2021-2026 de la Ceni, afin d’assurer leur participation active à tous les niveaux.
Aussitôt dit, aussitôt fait, une bonne poignée de participantes ont pris la parole en formulant un certain nombre de suggestions inaugurant ainsi les échanges qui devront se poursuivre selon un calendrier. Parmi les recommandations, les membres des organisations des femmes ont proposé la mise en place des mesures contraignantes dans l’élaboration des lois, en vue d’imposer la parité. Elles demandent aussi à la Ceni de renforcer la sensibilisation électorale dans des milieux ruraux et revoir le taux de caution pour les candidats devant postuler aux différents niveaux des scrutins. Rocco NKANGA