Aller au contenu principal
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport
Accueil
Navigation principale
  • Accueil
  • A la une
  • Caricature
  • Culture
  • Enjeux de l’heure
  • Etranger
  • Forum éco
  • Nation
  • Société
  • Sport

Dernière minute

Sport : Mondial de basketball sur fauteuil Brésil 2027 : les Léopards seniors dames visent le haut tableau
Sport : Caf Awards 2026 : Wissa en lice pour le Ballon d'Or africain
Nation : Climat : la jeunesse congolaise veut faire entendre sa voix à la COP31
Nation : GOUVERNANCE FORESTIÈRE : ATELIER MULTI-ACTEURS, les parties prenantes réunies pour établir un avant-projet d'un guide collaboratif interinstitutionnel
Nation : Liberté de la presse en RDC : les journalistes toujours dans le collimateur du pouvoir
Fndn
Nation

CAMPAGNE CONTRE LE CARDINAL FRIDOLIN AMBONGO : les chrétiens catholiques mettent en garde les fossoyeurs

4 novembre, 2026
Fnfn
Nation

KATUMBI OUVRE UNE NOUVELLE SEQUENCE POLITIQUE CONTROVERSEE : la C64 annoncée à Goma pour rencontrer Kabila

4 novembre, 2026
Bumba
Nation

DANIEL BUMBA DÉCRÈTE : Kinshasa : "décembre sans kermesse ! "

4 novembre, 2026
Fkfk
Nation

CIRGL : Félix Tshisekedi fixe les priorités régionales pour 2026-2027

4 novembre, 2026
A la une
Fjejd

13 Aban (4 novembre) : Quand la jeunesse iranienne a dit non à l'ingérence

Xndn

Lubumbashi : l'entrepreneuriat culturel au cœur des échanges sur l'autonomisation des femmes

Société

Xndn

Lubumbashi : l'entrepreneuriat culturel au cœur des échanges sur l'autonomisation des femmes

4 novembre, 2026

L'accès au financement des initiatives culturelles portées par les femmes et leur transformation en entreprises viables ont alimenté les discussions de la troisième édition d'Utajiri Event, organisée dernièrement à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette rencontre a placé l'…

Wc

“ Babetaka gazon na mutu aza na kati ya WC te ! Okosumba na kupe…”

4 novembre, 2026
tnt

Remerciements

3 novembre, 2026

APPEL DE L’INAP AU GOUVERNEMENT POUR VALIDER LA POLITIQUE SALARIALE : les fonctionnaires exigent d’abord les élections syndicales

3 novembre, 2026
kdk

Kinshasa : les experts réfléchissent sur la mise en place des instituts de formation aux métiers de l’enseignement

3 novembre, 2026

Culture

Cnxn

LA SEMAINE DE LANGUE ITALIENNE : Revisitation du célèbre conte Pinocchio au Centre Wallonie Bruxelles

2 novembre, 2026
Gkfn

Kinshasa : adieux émouvants de Werrason et Patrice Ngoy Musoko à leur mère Albertine Mukala

2 novembre, 2026
Le culturel congolais Malafi Niamba.

Paris : le Congolais Niamba Malafi explore l’univers carcéral dans un livre de 76 pages

21 octobre, 2026
Xjxn

Le triomphe de la compagnie Pepenas avec "Ata ndele ekoya"

9 octobre, 2026
Miguel Masaisai

Kinshasa : Miguel Masaisai reçoit, à titre posthume, le trophée "Mwinda Immortel"

7 octobre, 2026
hedbhes

PROTECTION DE LA JEUNESSE ET PROMOTION DES VALEURS EDUCATIVES, Le Grand Tambour suspend ses activités extérieures jusqu'au 15 novembre

25 septembre, 2026
Xjxn

Le triomphe de la compagnie Pepenas avec "Ata ndele ekoya"

9 octobre, 2026
Miguel Masaisai

Kinshasa : Miguel Masaisai reçoit, à titre posthume, le trophée "Mwinda Immortel"

7 octobre, 2026
hedbhes

PROTECTION DE LA JEUNESSE ET PROMOTION DES VALEURS EDUCATIVES, Le Grand Tambour suspend ses activités extérieures jusqu'au 15 novembre

25 septembre, 2026

Forum éco

Fnfn

L'IRDH appelle l'Assemblée nationale à interpeller Louis Watum Kabamba

4 novembre, 2026
Fnfn

RDC-Chine : Ahombo Liliane plaide pour une banque agricole et des réformes dans les 145 territoires

4 novembre, 2026
Fnfn

Sicomines : La RN1 (833 km Mbuji-Mayi - Nguba), le lot 3 Kaniama - Lumba Mongo relie le Kasaï au Katanga

4 novembre, 2026
Le Commandant de la Garde Républicaine (GR), le Général-Major Ephraïm Kabi Kiriza. Photo droits tiers

Budget 2027 : 56.930 milliards FC déclaré recevable, l’Assemblée nationale ouvre la voie à l’examen approfondi

3 novembre, 2026
Florimond Muteba, PCA de l'Odep.

L’ODEP réaffirme sa neutralité politique et revendique son indépendance face aux acteurs politiques

3 novembre, 2026
faf

RDC-Chine : le marché est ouvert, mais les routes ne suivent pas

3 novembre, 2026
éditorial
Opposition: mode d'emploi… 29 octobre, 2026 IN MEMORIAM : LES ÉDITOS DE JOSÉ NAWEJ En perpective du troisième anniversaire du décès de José NAWEJ, l'Editeur de Forum des As d'heureuse mémoire, la rédaction a amorcé depuis hierce mardi la publication quotidienne de quelques uns de ses éditos. A la demande générale. Pas photo avec l'actualité..…

Caricature

2222

Sakozy

26 septembre, 2025
Kamerhe out

Démission de Kamerhe

24 septembre, 2025
kotambola

Génocost Onu

22 septembre, 2025
Kamerhe et Sama

Kamerhe et Sama

15 septembre, 2025
Kamerhe crise

Crise à l'Assemblée nationale

12 septembre, 2025
défaite des Léopards

La défaite des Léopards

10 septembre, 2025

Sport

Fjfn

Mondial de basketball sur fauteuil Brésil 2027 : les Léopards seniors dames visent le haut tableau

Cnxn

Caf Awards 2026 : Wissa en lice pour le Ballon d'Or africain

ytdd

Tennis : la 5ème édition du tournoi interentreprise prévue du 07 au 21 novembre

Enjeux de l’heure

Fkfn

Kinshasa : la Fraternité Christophe Munzihirwa commémore les 30 ans de l'assassinat de l'ancien archevêque de Bukavu

4 novembre, 2026

Modèle de courage face à l'agression, Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, ancien archevêque de Bukavu, continue à inspirer nombre de Congolais, trente ans après son assassinat. À l'occasion du…

Fkfn

Kinshasa : la Fraternité Christophe Munzihirwa commémore les 30 ans de l'assassinat de l'ancien archevêque de Bukavu

4 novembre, 2026
Fkfnf

Nominations à la tête de la Miba : est-ce le point de la renaissance de la minière ?

3 novembre, 2026
(jkèz(

Dialogue national, accusations de tribalisme contre le régime en place : Tony Kanku met les points sur les « i » et interpelle Joseph Kabila

3 novembre, 2026

Étranger

ffff

Le Maroc en Afrique: de la profondeur d’un destin historique à l’exigence d’un avenir partagé

4 novembre, 2026

Par Othman Sqalli Houssaini
Universitaire et docteur en relations internationales Auteur de l’ouvrage «Le Maroc en Afrique : Un destin commun et un avenir partagé – Paix, sécurité et…

ffff

Le Maroc en Afrique: de la profondeur d’un destin historique à l’exigence d’un avenir partagé

4 novembre, 2026
trjw,

Sa Majesté le Roi Mohammed VI préside une séance de travail consacrée au suivi de l’étape à venir après la fin des tâches de la mission des Nations Unies

4 novembre, 2026
vnxc

Julian Harston, ex-chef de la Minurso : la mission doit fermer

4 novembre, 2026

Nation

Fjdjd

Climat : la jeunesse congolaise veut faire entendre sa voix à la COP31

5 novembre, 2026

La production d'une Déclaration nationale de la jeunesse congolaise sur le climat, assortie de recommandations concrètes avant la tenue de la COP 31 était au centre de la Local Conference of Youth…

Fjdjd

Climat : la jeunesse congolaise veut faire entendre sa voix à la COP31

5 novembre, 2026
Fjejd

GOUVERNANCE FORESTIÈRE : ATELIER MULTI-ACTEURS, les parties prenantes réunies pour établir un avant-projet d'un guide collaboratif interinstitutionnel

5 novembre, 2026
Djdj

Liberté de la presse en RDC : les journalistes toujours dans le collimateur du pouvoir

5 novembre, 2026
bien.jpg
Nation
Jeudi 21 juillet 2022 - 05:56

Du simple droit de vote au devoir de bien élire

* Une thérapie pour redresser la RDC

Un véritable poncif que de constater que le Congo est malade. Très malade même. Voire grabataire. Ce constat mille fois ressassé dans tous les dialectes que compte ce  » pays-sous-continent  »  n’a pas empêché l’essayiste Modeste Mbonigaba d’y aller de son diagnostic. Pas seulement. Blanchi sous le harnais de la réflexion, ce sachant propose en plus une thérapie, mieux un remède de cheval pour relever l’ex-Zaire qui, jusqu’ici, a tout d’un  » géant aux pieds d’argile« . Cet antidote consiste à extirper du schème comportemental du Congolais l’absence de mentalité du propriétaire inhérente à tout peuple véritablement indépendant, doublé d’une citoyenneté pleine et responsable. L’ablation de cette «  tumeur  » passe  par la révolution copernicienne au niveau du rapport à l’urne. Réceptacle par excellence de l’exercice de la souveraineté, l’élection est cette arme dont dispose le Congolais  pour confier la gestion de son espace vital, en l’occurrence la res publica,   au nec plus ultra de ses filles et fils. Un exercice qui est tout, sauf une sinécure. Car, il suppose non seulement le droit de vote, mais aussi et surtout le DEVOIR DE BIEN ELIRE. C’est cela le hic de la thérapeutique du  » Dr Mbonigaba « . Avec un usage consciencieux et responsable du bulletin de vote, les Congolais  vont  indiscutablement remettre les clés de la  » maison RDC  » entre des mains expertes. Exit la génération spontanée ! Aux orties des dirigeants qui excelleraient en permanence dans l’essai-erreur ! Par-dessus-tout, requiem pour la tristement célèbre chanson   » CHANCE ELOKO PAMBA « . Et, symétriquement bonjour la  » réhabilitation du mérite, du travail acharné et de l’excellence qui est la voie obligée pour restaurer l’intelligentsia et, par ricochet,  l’amorce du redressement de la Nation « . Comme quoi,  » il n’est de richesse que d’hommes « . Articulée au XVIème siècle par l’économiste-philosophe Jean Bodin, vu de RDC, cette citation n’a pas pris la moindre ride. Place à la communication de l’essayiste Modeste Mbonigaba.                                                      José NAWEJ                                

Faillite de l’intelligentsia congolaise face au redressement de la nation

Une vision globale des enjeux, des défis à relever et des stratégies requises pour transformer notre pays en eldorado africain. (Par Modeste MBONIGABA, Essayiste)

Introduction

Faut-il rappeler que jusqu’au 30 juin 1960, le Congo est dirigé par le colonisateur belge. Son bilan, à cette date, en matière de développement économique est parmi les plus enviables en Afrique, dans une grande partie de l’Asie et même au-delà ! Ce pays se place en effet au même niveau de développement que l’Afrique du Sud, le Canada ou la Corée du Sud.

Aujourd’hui, plus de six décennies plus tard, un pays comme la Corée du Sud affiche un Produit Intérieur Brut qui tourne autour de 1.500 milliards de dollars américains alors que le Congo Kinshasa  » patauge  » encore dans un PIB d’à peine 50 milliards de dollars US, soit trente fois moins !!!

Que s’est-il passé pour que le Congo connaisse une telle dégringolade au cours de cette période ? Y aurait-il eu un tsunami ou un cataclysme d’une rare ampleur qui se serait abattu sur le Congo, provoquant ainsi un désastre économique sans précédent ? La réponse à toutes ces questions est on ne peut plus simple. Au 30 juin 1960, en dehors du contexte international qui change du tout au tout vis-à-vis du Congo, la seule chose qui change dans ce pays au plan humain c’est le remplacement de l’encadrement colonial (et ses méthodes !) par l’encadrement autochtone. Tout le reste ne bouge pas. Ce sont les mêmes ouvriers et autres auxiliaires qui continuent, sauf que l’encadrement est désormais majoritairement assuré par certains anciens ouvriers et auxiliaires !

On peut donc supposer que si l’encadrement (et la donne politique) n’avait pas changé après le 30 juin 1960, le Congo serait aujourd’hui au même niveau de développement que la Corée du Sud et afficherait ainsi un PIB de 1.500 milliards USD !

L’encadrement étant censé provenir de l’intelligentsia d’une Nation, il s’ensuit que la faillite de l’intelligentsia congolaise face au redressement de la Nation serait due au fait que l’efficacité managériale de l’encadrement autochtone, qui avait pris la relève de l’encadrement colonial, n’aurait pas été à la hauteur des enjeux et des attentes. 

Après avoir fait cet amer constat, nous nous proposons de chercher à identifier la principale cause explicative de cet incroyable décrochage qui a littéralement bloqué l’ascension du Congo vers les mêmes cimes de progrès matériel qu’affiche aujourd’hui la Corée du Sud ou le Canada, par exemple. Ensuite, nous passerons rapidement en revue les principaux défis qui, du fait de ce décrochage, n’ont pu être relevés, hypothéquant ainsi tout espoir de développement véritable. Enfin, nous proposerons l’approche qui, selon nous, pourrait permettre à un pays comme le nôtre de se ressaisir pour enfin s’engager sur la voie d’un développement fulgurant, et devenir ainsi un véritable eldorado africain.

1.    SCENARIO D’UNE FAUSSE PASSATION DE POUVOIRS OU LE CHAINON MANQUANT

Que s’est-il passé au juste le 30 juin 1960 ? Ce fut une grande cérémonie protocolaire au cours de laquelle le propriétaire officiel du Congo (jusqu’à cette date) était sensé venir remettre officiellement les clefs de ce pays à son désormais nouveau propriétaire ! Déjà, au niveau de la simple mise en scène, les choses se passent plutôt mal ! En effet, le malentendu ou l’incompréhension sort au grand jour dès ce moment-là ! Alors que le nouveau propriétaire (incarné par le Premier Ministre Patrice Emery Lumumba) prend très au sérieux son nouveau statut, l’ancien (et toujours) propriétaire du Congo (le Roi des Belges Baudoin1er) supporte mal le fait que le  » nouveau  » propriétaire (sur papier !) n’ait pas correctement assimilé la leçon et, donc, son rôle de simple surveillant ou gardien d’un patrimoine qui, lui, n’a pas changé de propriétaire !

On connait la suite de ce tragique malentendu. L’ancien et toujours véritable propriétaire du fabuleux « patrimoine congolais  » va immédiatement reprendre la situation en mains pour remettre les choses à l’endroit, en éliminant physiquement l’empêcheur de la poursuite de l’exploitation paisible de l’ex-colonie et en plaçant ses pions à tous les postes stratégiques. La corruption à grande échelle des autres membres de la nouvelle nomenklatura fera le reste…

Depuis lors, contrairement aux apparences et donc aux figures des acteurs qui se succèderont sur la scène congolaise, le propriétaire, lui, ne changera pas ! Il y aura, par brefs épisodes, des illusions éphémères d’un changement de propriétaire. Mais ce ne seront que des illusions… !

Au début des années 60, un intellectuel congolais, Auguste MABIKA KALANDA – à travers son livre intitulé : LA REMISE EN QUESTION, BASE DE LA DECOLONISATION MENTALE –   tentera sans succès (et pour cause ! Tout est déjà verrouillé pour que le statu quo demeure !) d’entrainer les Congolais vers ce qui aurait pu être effectivement le début de leur décolonisation mentale.

Aujourd’hui, plus de soixante ans après, plus des apparences changent, plus c’est la même chose ! De nouveaux concepts seront même imaginés et lancés sur le  » marché des idées  »  dans le but de distraire ou de servir de diversion afin que les Congolais ne puissent pas se focaliser sur l’essentiel, à savoir : l’émergence d’une véritable citoyenneté congolaise permettant aux Congolais d’intérioriser enfin leur véritable statut de PROPRIETAIRES du Congo !

Car au 30 juin 1960, à part quelques initiés, nombreux sont ceux qui ne comprennent pas le sens profond du mot INDEPENDANCE. Ce mot qui, sans aucun doute possible, a une signification très précise pour LUMUMBA. Pour lui, INDEPENDANCE signifie APPROPRIATION ! Autrement dit, ces hommes et ces femmes qui étaient jusqu’alors de simples ouvriers, des auxiliaires ou simples habitants de la colonie deviennent à cette date les seuls et uniques PROPRIETAIRES du Congo! 

C’est le lieu de signaler qu’au terme d’une trentaine d’années de recherches essentiellement centrées sur les élections, la démocratie et le développement en Afrique et sanctionnées par une trentaine d’écrits sur ces trois thématiques, nous sommes arrivés à détecter la faille qui rendait jusqu’ici impossible toute tentative d’appropriation par les Congolais de ce patrimoine commun nommé CONGO. Cette faille, c’est l’absence du mental, l’absence de la mentalité de PROPRIETAIRE ! Nous avons, chemin faisant, fini par découvrir que l’absence de la mentalité de PROPRIETAIRE avait, elle aussi une explication, à savoir : un mauvais usage de l’urne, cet outil par excellence au moyen duquel le Peuple-Patron (ou le Propriétaire) délèguerait, pour un temps, son pouvoir dont il est l’unique détenteur ! L’attitude du commun des Congolais, face à l’urne, aura en effet été la meilleure démonstration du fait que ce dernier n’est pas du tout conscient d’être le copropriétaire du Congo ! Car, qui est ce propriétaire normal et conscient de l’être qui peut confier, à travers le vote, la gestion de son patrimoine, disons, au premier venu ? Le réflexe quasi automatique de tout propriétaire digne de ce nom ne devrait-il pas être tout au moins de chercher à ne placer que les meilleures personnes à la tête de tous les postes électifs gouvernementaux ? 

Est-ce pour barrer la route à cette éventualité que le désormais  » propriétaire illégitime  » aurait, dès le départ, prévu la parade en vidant de sa substance (via ses relais locaux désormais installés à tous les postes de responsabilité) la fonction centrale du vote comme mode par lequel le propriétaire du patrimoine choisit, pour un temps, les meilleurs des fils et filles du pays pour gérer celui-ci en son nom ? En réduisant en effet cette fonction centrale à du simple folklore, le  » propriétaire illégitime  » a réussi à verrouiller jusqu’ici tout le système parce qu’il a été clairement démontré que l’Afrique en général (dont le Congo est, par sa taille, l’un des membres les plus représentatifs) ne décolle pas à cause d’un leadership loin en-deca des attentes et des défis à relever.

Kofi Annan  et beaucoup d’autres hauts responsables africains et mondiaux ont clairement conclu que le blocage de l’Afrique était essentiellement dû à un leadership déficitaire qui empêcherait ce continent de valoriser au mieux son énorme potentiel.

2.    TOUS LES DEFIS MAJEURS NE SONT PAS RELEVES

Au moment de la pseudo-indépendance du Congo en 1960, les défis à relever pour construire un Etat moderne sont légion et pour ainsi dire hors de portée, vu les médiocres conditions dans lesquelles naissent les nouveaux Quasi-Etats africains. Qu’il s’agisse de la mise en place des infrastructures routières, ferroviaires, portuaires ou aéroportuaires ; qu’il s’agisse des infrastructures sanitaires, scolaires, universitaires ou de recherche ; qu’il s’agisse de la desserte en électricité et en eau potable ; qu’il s’agisse de la modernisation de l’agriculture, prélude à une industrialisation intégrée et correctement articulée…bref, tous les défis auxquels fait face le nouveau Congo sont très loin au-dessus des capacités managériales de ses dirigeants successifs.

En fait, s’agissant des défis majeurs à relever, il y en a un qui ramasse pratiquement tous les autres. C’est celui de la construction d’un véritable Etat ! Car, en plus de six décennies de pseudo indépendance, nous nous sommes contentés d’un pseudo Etat, un semblant d’Etat, un Quasi-Etat bref, en réalité, un non-Etat! 

Avec la réforme opérée ici, permettant de faire éclore une nouvelle race de Citoyens, des Citoyens on ne peut plus exigeants, c’est un Etat-Savant, un Etat-Stratège, un Etat-Manager du destin collectif qui désormais occuperait l’espace territorial congolais !

Avec ce type d’Etat porté par des Citoyens d’une rigueur et d’une exigence extrêmes, plus rien n’arrêterait le Congo sur la voie de son développement qui serait, à n’en point douter, un développement fulgurant ! En effet, face à l’énorme retard à rattraper en matière d’infrastructures, le pays afficherait un taux de croissance à deux chiffres au cours des vingt à trente prochaines années, transformant ainsi le développement aujourd’hui phantasmé, en une réalité palpable et mesurable. 

Le chantage au séparatisme, à la sécession et à la balkanisation ne trouverait plus d’écho nulle part au Congo ou ailleurs. La corruption à grande échelle au niveau d’un appareil d’Etat devenu aussi vigilant et aussi stratège ne serait plus envisageable !

Le pouvoir judiciaire aujourd’hui perçu par tout le monde comme  » le plus grand malade  » de l’appareil étatique serait totalement métamorphosé avec la fin de l’impunité sous toutes ses formes.

Comme, selon Mgr Tharcisse TSHIBANGU , les Congolais seraient dans leur écrasante majorité Unitaristes, il devient aisé de passer, sans coup férir au fédéralisme parce qu’à part une infime minorité de ceux qu’il appelle les  » Centralistes « , le Congo, à l’instar d’un pays comme les Etats-Unis d’Amérique, serait majoritairement à la fois unitariste et fédéraliste !

3.    PRISE DE POSSESSION PAR L’URNE

Pour restituer au vote tout son sens, tout son contenu et toute sa portée, nous proposons la formule qui permettrait de faire sauter le verrou qui, jusqu’aujourd’hui, empêche le véritable décollage du Congo (et de l’Afrique) un décollage qui, au regard de son énorme potentiel de croissance, devrait être fulgurant.

La colonisation mentale nous aurait-elle endormis dans le rêve d’un monde où il n’y aurait que des droits et non des devoirs ? Comment, par exemple, faire croire qu’en matière de vote, nous n’aurions que des droits et pas de devoirs ? Il est vrai que le droit de vote est aujourd’hui un acquis indéniable reconnu à tout citoyen d’un Etat qui se veut démocratique mais, qu’a-t-on fait du devoir qui devrait être intimement accolé à ce droit, à savoir : LE DEVOIR DE BIEN ELIRE ?  Peut-on en effet légitimement accorder le droit de vote à quelqu’un dont on n’est pas assuré qu’il accomplirait son devoir d’électeur de façon rationnelle et responsable ? La faillite de nos Etats ne serait-elle pas justement due au fait que le Propriétaire du Pouvoir (à savoir, un Peuple averti et exigeant) n’aurait pas correctement joué son rôle de véritable souverain primaire en ne conférant le droit de vote qu’à ceux-là seuls qui l’exercerait avec responsabilité ? Lorsqu’on pose cette question, on découvre, comme par enchantement, que c’est justement ce manque de rigueur qui a été de mise dans tous nos pays depuis le retour de la pseudo-démocratisation, au début des années 90 !

C’est en effet la  » folklorisation  » du vote qui a tué la démocratisation véritable de l’Afrique en réduisant cette dernière à une simple procédure. C’est parce qu’elle a complètement ignoré le contenu et la substance de la véritable démocratie, que la  » démocratisation à l’occidentale  » assaisonnée à la sauce africaine, a en effet davantage exacerbé les clivages tribaux, ethniques, géographiques, linguistiques ou religieux, sans pour autant mettre fin, (ni même atténuer de façon significative !!!), le népotisme, le régionalisme,  la corruption et  la mauvaise gestion institutionnalisées, l’infantilisme politique, le   » non développement « , les violations répétées des droits et libertés des citoyens, etc.

Avec un vote réduit à du simple folklore produisant une démocratie de façade pour ne pas dire caricaturale, le développement à attendre ne pouvait être qu’un développement étriqué. Surtout qu’en matière de développement aussi il se pose le même problème d’appropriation. En effet, aucun peuple ne peut se développer s’il n’a pas d’abord acquit la mentalité du développement. Autrement appelée mentalité pharaonique  –  celle de bâtisseurs, d’entrepreneurs et de conquérants  –   c’est cette mentalité nouvelle qui conduirait à la prise de  possession du patrimoine congolais suite à la mise en place d’un système électoral totalement adapté aux réalités congolaises en particulier et africaines en général, un système électoral qui, tout en garantissant la participation effective de chaque citoyen (tous les 40 à 50 millions d’électeurs attendus aux prochains scrutins gardent leur droit de vote !)  veillerait cependant à ce que chaque voix exprimée soit véritablement une voix en or, une voix non susceptible d’être bradée contre une bière, un t-shirt ou un petit billet de banque !  Bref, il s’agit sans plus ni moins d’une mise à mort du concept  » CHANCE ELOKO PAMBA  » et la réhabilitation du mérite, du travail acharné et de l’excellence qui est la voie obligée pour réhabiliter l’intelligentsia congolaise et, par ricochet, l’amorce du redressement de la nation ! C’est cette vision globale des enjeux et des défis à relever qui éclairerait d’un jour nouveau les stratégies requises pour transformer notre pays en eldorado africain !

CONCLUSION

Au vu de ce qui précède, il y a lieu de conclure que derrière la faillite de l’intelligentsia congolaise face au redressement de la Nation, il y a, au premier rang, le Patron, le Propriétaire du Congo qui jusqu’ici ignorait qui il était au juste ! Ce Patron c’est le Peuple congolais qui jusqu’ici n’avait pas décelé la faille qui le rendait inopérant, inefficace, impuissant !

En transformant en or ce bout de papier que chaque citoyen dépose, à intervalles réguliers, dans une urne, tout change !

Avec la mort de CHANCE ELOKO PAMBA, un autre Congo, un nouveau Congo dont nous avons toujours rêvé va voir le jour. Un Congo qui retrouvera les couleurs et les ambitions que Frantz FANON, Kwame N’KRUMAH ou Cheick ANTA DIOP notamment lui avaient prédites à l’aube de notre pseudo indépendance. Bref, un Congo qui deviendra effectivement un véritable eldorado pour l’Afrique et le monde !

Fait à Kinshasa, le 18 juillet 2022

          Modeste MBONIGABA

Articles récents
Cnxn

Caf Awards 2026 : Wissa en lice pour le Ballon d'Or africain

Sport 5 novembre, 2026
Fjdjd

Climat : la jeunesse congolaise veut faire entendre sa voix à la COP31

Nation 5 novembre, 2026
Fjejd

GOUVERNANCE FORESTIÈRE : ATELIER MULTI-ACTEURS, les parties prenantes réunies pour établir un avant-projet d'un guide collaboratif interinstitutionnel

Nation 5 novembre, 2026
Djdj

Liberté de la presse en RDC : les journalistes toujours dans le collimateur du pouvoir

Nation 5 novembre, 2026

Rutshuru : des activités de pêche à Vitshumbi et Nyakakoma reprennent progressivement après quatre semaines de suspension

Nation 5 novembre, 2026
Gnfn

Kasaï : la société civile dénonce des retenues salariales chez les enseignants du réseau catholique

Nation 5 novembre, 2026

logo

 

Site officiel du quotidien d’informations forum des as

  • +243 99 846 1089‎‎ 
  • forumdesas2001@gmail.com 
  • 15/C, 11ème Rue Limete/Industriel

© 2021 - Forum des As - tout droits réservés