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Circulation routière : Qui a ordonné la destruction de quelques robots intelligents ?
Les embouteillages deviennent de plus en plus nombreux sur les artères de Kinshasa. Aucun coin n’est épargné. La situation étant devenue préoccupante, le gouvernement a dû inscrire cette question à l’ordre du jour d’une de ses dernières réunions du Conseil des ministres présidée par le président de la République lui-même. Alors que les plus hautes autorités du pays sont en train de réfléchir sur les voies et moyens d’endiguer ce fléau, il est curieux de constater qu’au même moment les robots intelligents placés dans certains carrefours sont détruits pour des raisons que personne ne peut comprendre. Il y a de cela plusieurs mois, c’est le robot situé en face de la Chancellerie des ordres nationaux sur le boulevard du 30 juin, dans la commune de Gombe, qui a été totalement démonté. À la place, on a mis de grosses pierres pour empêcher les véhicules de se frayer un chemin pour contourner ce petit rond-point. Malheureusement, cette stratégie a échoué, et cet endroit est devenu le siège des embouteillages indescriptibles.
Par rapport à ce phénomène qui complique la circulation à Kinshasa, il importe de souligner que l’absence des feux de signalisation en constitue une des principales causes. C’est pourquoi, l’implantation des robots intelligents dans quelques coins des avenues de la capitale congolaise a été chaleureusement accueillie par la population, d’autant plus que leur performance est incontestable. Ces robots, faut-il en dire plus, est une propriété intellectuelle d’une ingénieure congolaise au nom de Kirongozl, ancienne étudiante de l’institut supérieur des techniques appliquées (ISTA). Au lieu d’encourager cette compatriote pour cette œuvre scientifique exceptionnelle en l’appuyant avec des moyens colossaux, le gouvernement congolais s’est montré indifférent. Lors d’une interview accordée à un média de la place, elle s’est plainte de cette attitude. Comme il en est d’habitude, les Congolais raffolent des produits venant de l’extérieur alors qu’eux-mêmes disposent des compétences avérées. Dans le cas d’espèce, les robots intelligents made in DRC sont de loin plus performants que les feux de signalisation importés, dont la durée de vie est précaire. Dans plusieurs carrefours, ils s’allument de manière intermittente à défaut de s’arrêter définitivement.
Une opportunité de création d’emplois négligée
Il faut reconnaître que si des appuis consistants avaient été accordés à Mme Kirongozl, la production à grande échelle de ces robots intelligents aurait constitué une très belle opportunité pour la création d’emplois à Kinshasa. Un de grands et nombreux défis auxquels la RDC fait face actuellement concerne le chômage des jeunes actifs. Ce phénomène est causé par le manque d’entreprises de moyenne et grande taille. Or, si l’occasion était donnée à cette ingénieure d’industrialiser sa production, elle aurait embauché plusieurs chômeurs en quête d’emplois.
Par ailleurs, au regard de la performance de cette invention congolaise, des pays voisins de la RDC se seraient sans aucun doute intéressés à cette technologie innovante. L’exportation de ces robots serait une source de devises étrangères pour le Trésor public. C’est vraiment une aubaine que la RDC est en train de louper. Mais rien n’est encore perdu. Au lieu de détruire ce trésor que l’ingénieure Kirongozi a offert au pays, il serait mieux que le FPI finance cette compatriote pour lui permettre de moderniser et industrialiser sa petite entreprise.
Entretemps, la question demeure sans réponse : qui a ordonné la destruction de quelques robots intelligents produits par l’ingénieure Kirongozi ?
Muke MUKE