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À cause des faiblesses de l’Ifod : Mbaka Boniface de la Dinacope délocalise la paie de certains enseignants vers les banques
La ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Mme Raïssa Malu, a procédé dernièrement à la nomination de Boniface Mbaka à la tête de la Direction nationale du service de contrôle, de préparation de la paie, la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (Dinacope).
Quelques jours seulement après sa prise de fonction, l’heureux promu s’est aussitôt attaqué à l’un des maux qui rongent l’enseignement primaire et secondaire de notre pays, à savoir le non-paiement à termes échus des chevaliers de la craie.
Pour ce, il vient de prendre ses premières mesures révolutionnaires. Il s’agit de la délocalisation des enseignants jadis payés par l’Ifod, une institution financière de développement qui fonctionne sous la tutelle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), en faveur des banques payeuses, des microfinances et des coopératives locales compétitives.
Cette multitude des délocalisations est justifiée par l’incapacité abyssale de l’Ifod à payer les enseignants dans le mois depuis juillet 2023. Le constat fait est que cette microfinance se sert de l’enveloppe d’un mois pour apurer les arriérés du mois antérieur.
La réalité est que l’Ifod n’était pas préparée à remplir à bon escient une si lourde et délicate tâche qui requiert une expertise avérée. Malheureusement, ceux qui avaient conclu ce partenariat avec cette structure n’avaient pas placé des garde-fous pour ne pas tomber dans la situation actuelle où certains enseignants restent impayés alors que le gouvernement a déjà versé des fonds dans le compte de cette microfinance.
Les instructions que le directeur national, chef de service de la Dinacope, vient de donner des instructions à ses premiers collaborateurs dans les provinces, à savoir les directeurs provinciaux de la Dinacope pour résoudre tant soit peu sans aucun doute cette épineuse question de la paie des enseignants. Cependant, dans ses mesures dont il est question ici, il relève une exception pour les cas d’Ilebo dans le Kasaï, et de Kole et de Lomela dans la province du Sankuru.
Pour Ilebo, il s’agit de transfert des fonds de la Banque centrale du Congo (BCC) /Kinshasa vers l’antenne autonome de la BCC Ilebo. Cette dernière est appelée à servir Rawbank qui fait office de la BCC au Sankuru en faveur de l’Ifod qui paie les enseignants des territoires de cette province.
Soulignons que, malgré les salaires non compétitifs des enseignants, leurs conditions sociales se compliquent davantage à cause de l’irrégularité dans le versement de leurs rémunérations. Cette situation provoque de l’instabilité dans leurs foyers dès lors qu’ils ne peuvent pas mettre en place un plan de comptabilité parce qu’ils ne connaissent pas la date exacte de leur paie.
Avec ces changements d’adresse de la paie des enseignants de l’Ifod vers les structures financières habituées à ce type de tâches, un important verrou va tomber, et une nouvelle ère est en train de voir le jour.
Par ailleurs, d’aucuns souhaiteraient que le gouvernement redynamise la Caisse d’épargne du Congo (Cadeco) pour qu’elle s’occupe de la paie des enseignants à travers tout le pays. Cette caisse a l’avantage de disposer d’infrastructures dans toutes les provinces jusqu’au niveau de quelques cités. Elle est la structure financière idéale pour faciliter la paie régulière des enseignants. Beaucoup d’entre eux se sont toujours posé la question de savoir pourquoi en son temps le gouvernement qui avait initié la bancarisation de la paie des fonctionnaires et des enseignants, ne s’était pas appuyé essentiellement sur la Cadeco pour réussir cette innovation. D’ailleurs ça aurait été une intéressante piste pour la réduction du chômage des jeunes qui terminent dans les filières des sciences économiques et financières.
Les efforts que le gouvernement fournit actuellement pour l’amélioration des conditions de vie des enseignants doivent se faire sentir réellement à travers la paie régulière de ceux qui ont la lourde et délicate tâche d’éduquer nos enfants. Mais si tel n’est pas le cas, ces efforts vont tomber dans l’eau au grand dam de ces éducateurs et des élèves.
Muke MUKE