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Burundi : les travaux du Salon des bruits des villes africaines vont bon train
Les travaux du Salon des bruits des villes africaines se déroulent comme prévu au Burundi avec comme chef d’oeuvre sa campagne de dépistage de troubles auditifs qui a débuté le 28 janvier dernier pour se terminer le 02 février 2024.
Le Salon des bruits de Kinshasa est en Mutation au Salon des bruits des villes africaines. Il poursuit l’objectif de sensibiliser le jeune et le grand public sur la nécessité de préserver son capital auditif.
S’agissant des enfants, la déficience auditive entrave l’acquisition du langage. D’après l’OMS, d’ici à 2050, une personne sur quatre dans le monde sera confrontée à des problèmes d’audition. Les troubles auditifs sont pourtant insuffisamment pris en charge, faute de dépistage.
La mutation du Salon des bruits des villes africaines se veut proposer une campagne de dépistage de troubles auditifs dans les villes africaines.
Les prévisions pour la fin de ce siècle annoncent que Dar-es-Salaam, Kinshasa et Lagos deviendront des méga-agglomérations de plus de 80 millions d’habitants. Cette croissance démographique vertigineuse va de pair avec un nombre grandissant de défis urbains tels que les embouteillages, la pollution, la production d’alimentation durable, des niveaux de stress toujours plus élevés, ou encore le manque d’espaces publics (ex : parcs, terrains de jeu).
Dépollution de l’environnement sonore
A travers ce Salon des bruits, le Collectif Malafi’arts production contribue à la dépollution de l’environnement sonore par des actions artistiques et encourage la préservation des sons moins signifiants par des formations, créations et prestations artistiques.
A en croire, son initiateur, Malafi Niama J Lumière, pour l’année 2024, le Salon des bruits affirme sa place comme le grand débat annuel centré sur l’étude de l’environnement sonore, traçant le lien entre la santé, le droit, l’urbanisme, le numérique et les différentes sonorités accompagnatrices de la vie quotidienne des villes africaines et d’ailleurs, surtout qui semblent être moins signifiantes. Au-delà des enjeux culturels, éducatifs et de santé publique (contribuer à la lutte contre la nuisance sonore).
A travers ce projet, poursuit-il, le collectif Malafi’arts production et ses partenaires cultivent également le plaisir d’écoute et de donner la parole à la communauté en initiant le public à l’analyse des œuvres d’art contemporain.
Cette édition 2024 est en mutation dans l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale, car, Il est indispensable de rassembler l’expertise des différents jeunes africains (médecins, juristes, pasteurs, urbanistes, écologistes, chauffeurs, musiciens, comédiens, auteurs autant que les entrepreneurs en technologie, scientifique et législateurs), pour être en mesure d’imaginer le futur de l’environnement sonore des villes d’Afrique).
Pour cette même édition, une campagne de dépistage gratuit de troubles auditifs est prévue dans plus de 5 villes africaines entre janvier et avril 2024. Tricya MUSANSI