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AU REGARD DE LEUR EFFICACITÉ DANS LA SALUBRITÉ PUBLIQUE À KINSHASA, la Task Force réclamée dans l’évacuation des épaves des véhicules abandonnés
L’insalubrité de la ville de Kinshasa se passe de tout commentaire. Elle a atteint un degré élevé au point où le président de la République, Félix Tshisekedi, a décidé de mettre en place une Task Force pour lutter contre ce fléau. C’est une très bonne idée, parce que cette innovation apporte déjà un plus dans la propreté de la capitale. Le travail qu’abattent les bâtisseurs est fort apprécié par la population, en dépit de quelques ratés.
Il est cependant fort regrettable de constater qu’à côté des espaces assainis, il se trouve des épaves de véhicules longtemps abandonnés sur les emprises publiques, contribuant à ternir l’image de la métropole congolaise.
À ce propos, il convient de rappeler que l’Hôtel de ville de Kinshasa et les autorités policières ont, à maintes reprises, accordé des moratoires aux propriétaires desdits véhicules pour évacuer ces mitrailles. Mais ces derniers continuent à opposer une résistance farouche face à la mesure du gouvernement.
Étant donné le principe selon lequel la force est à la loi, et au regard du succès récolté par les bâtisseurs, il est avantageux de confier également la tâche de faire évacuer les véhicules abandonnés sur les emprises publiques à ces hommes du Service national (SN). Cette mission devrait s’étendre à l’évacuation des garages qui ont investi les espaces publics à travers la capitale.
REMPLACER LA TASK FORCE PAR UN ÉTABLISSEMENT PUBLIC
La tâche de lutter contre l’insalubrité à Kinshasa est immense et fastidieuse. Bien que la décision de créer la Task Force prise par le chef de l’État est intéressante, les experts estiment qu’elle ne doit pas être sporadique.
Il faut mettre en place une structure pérenne qui peut avoir le statut d’un établissement public ou un office qui serait sous la tutelle du ministère des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR). Ceux qui vont travailler dans cette structure seront des salariés, avec un contrat de travail dûment signé.
Ils ne seront pas pris comme les actuels journaliers que nous voyons sur nos avenues avec des balais en train de nettoyer les rues, une pratique devenue obsolète depuis des années.
L’Assemblée provinciale de Kinshasa doit sortir de sa léthargie et veiller à ce que l’Hôtel de ville remplisse correctement ses prérogatives, particulièrement lutter contre l’insalubrité qui ternit l’image de la capitale. Car, l’on sent qu’il y a de la complaisance vis-à-vis de l’exécutif provincial.
Muke MUKE