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Aménagement de la Ville de Kinshasa : La Jica organise une conférence urbaine pour sensibiliser sur la mobilité dans la ville
La mise en oeuvre du Plan directeur des transports urbains de la ville de Kinshasa ( PDTK) était au centre d’une conférence urbaine de sensibilisation dénommée » Festival Urbain – « Tala Ngambo Na Ngambo »« , organisée dans la capitale congolaise, le samedi 23 mars par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en partenariat avec les ministères des infrastructures et Travaux Publics.
Il y a eu, au total, trois sessions avec des sous-thèmes : comment faire face aux problèmes de l’aménagement urbain dans la ville de Kinshasa et organiser le développement harmonieux avec les infrastructures et les services de transport? Quelle est la voie à suivre pour la mise en oeuvre du PDTK du point de vue de l’aménagement urbain? La deuxième session a porté sur l’infrastructure routière.
La question est comment faire face aux problèmes de transport routier dans la ville de Kinshasa et développer stratégiquement les réseaux routiers pour améliorer l’efficacité du trafic et l’accessibilité aux Kinois? Quelle est la voie à suivre pour la mise en oeuvre du PDTK du point de vue de l’infrastructure routière? Et la dernière est liée aux transports en commun.
Pour M. Yachiyo de la coopération japonaise, la présentation de l’étude vise à élaborer le plan directeur des transports urbains qui présente le projet du développement à moyen terme à l’horizon 2040. A l’entendre, la zone cible de la présente étude est identique à celle du schéma d’Orientation stratégique de l’agglomération kinoise (SOSAK) couvrant environ 1.450 km² de la ville de Kinshasa tandis que la superficie de la zone administrative dans la ville de Kinshasa est d’environ 10.000 km2.
Au chapitre des problèmes de transport urbain, l’expert japonais a indiqué que la demande du trafic routier est en hausse; soulignant que la motorisation rapide est attendue en fonction de la croissance économique.
A ce sujet, le nombre de véhicules peut être 6,3 fois de 2017 en 2040. Un autre problème est le réseau routier non achevé avec plusieurs routes en mauvais état, peu de réseaux routiers qui fonctionne de manière appropriée ainsi que la faible accessibilité pour les handicapés et le flux du trafic sans contrôle avec la politique insuffisante pour le parking et la maintenance insuffisante de feux de circulation.
Pour l’expert japonais Yachiyo, les objectifs des transports urbains sont entre autres d’appuyer les activités économiques urbaines; améliorer la sécurité; assurer l’équité dans les transports et réaliser un transport durable. M. Yachiyo propose la construction des routes stratégiques, les routes primaires et secondaires; les voies express urbaines et le schéma d’entretien routier d’ici à 2040.
Par ailleurs, le coordonnateur de la Cellule Infrastructures, Luc Samalenge, a soutenu que le projet PDTK aborde la question de la mobilité dans la ville de Kinshasa.
Cette mobilité passe par les aménagements urbains. Pour avoir une vie durable on doit avoir des infrastructures routières durables et des aménagements durables. Le transport en commun à Kinshasa avec les cités dortoirs, tout le monde va à Gombe le matin et rentre le soir. Il faut modifier cette tendance car il n’y a pas assez de moyens de transports publics. Il faudra proposer les moyens de transport de masse, notamment le train.
Pour Luc Samalenge, les échanges ont permis de prendre les avis et les doléances des bénéficiaires parmi lesquels les étudiants de l’Académie des Beaux-Arts et ceux de l’Institut supérieur d’aménagement et d’urbanisme qui avaient participé à un concours sur l’aménagement de la ville. Mathy Musau