QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3597
Mardi 27 Avril 2010

BILLET

Le «parti»
de Kamerhe ...

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.

José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(22/04/2010)

Rideau sur le premier acte du face-à-face Muzito-Députés.En attendant le deuxième acte mercredi prochain, l’heure est à l’entracte. Pendant que les différents acteurs peaufinent leur mise en bouche, dans l’assistance, on commente les scènes passées et on suppute sur la suite de la pièce. Toute cette métaphore théâtrale pour faire droit à ceux de Congolais pour qui les débats parlementaires s’apparenteraient à du théâtre. Ils ont, sans doute, tort ces compatriotes qui empruntent ce raccourci caricatural et donc forcément réducteur.
Mais, l’establishment politique -en ce compris les élus-aurait aussi tort- voire davantage -s’il se contentait de prendre ce jugement populaire au premier degré. En recourant au registre comique pour juger le personnel politique, les Congolais expriment leur dépit. A un an de la fin du tout premier quinquennat issu des élections pluralistes, l’ordinaire de «vrais gens» n’a pas changé. La même galère pour nouer les deux bouts du mois. Dans les bas quartiers de Kinshasa, le même chemin de croix pour se déplacer et s’approvisionner en eau potable et en électricité.
Or, vu de l’homme de la rue, l’après élections devaient se décliner en terme d’amélioration des conditions de vie. Et les candidats députés d’alors n’avaient pas lésiné sur les promesses. Pour se faire élire, nombre de prétendants ont pris des engagements sans commune mesure ni avec la vocation d’un député , ni avec les ressources propres du pays. Des ponts, des routes, des écoles, des hôpitaux, et même la gratuité des soins médicaux ont été promis à des Congolais à la pauvrété légendaire.
Conséquence de ce torrent de promesses, le pouvoir post-électoral a été pris au mot. Démagogues à l’extrême, nombre de députés ont du mal à affronter leurs bases respectives, faute de résultats palpables. Une petite planche de salut tout de même pour ceux des élus des agglomérations où certains de pans de 5 chantiers commencent à être visibles. Ceux-là ont, enfin, un semblant de bilan à brandir dans un an. Le reste, c’est-à dire la majorité de députés du pays profond, sont pris au piège de leurs promesses électorales. Ceux-là risquent d’être privés de scène à la deuxiéme mandature. C’est-à- dire dans pas longtemps
. José NAWEJ


Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ.













































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A La Une

RETOMBEES DE LA REQUETTE EN CONTESTATION INTRODUITE PAR LES AVOCATS DU CHAIRMAN
Nouvelles audiences sur l'affaire Bemba à la CPI

* Pendant ce temps à Kinshasa, 120 députés nationaux signent une pétition demandant à la Belgique d'accueillir le leader du MLC au cas où il serait libéré à titre provisoire
Les juges de la Cour pénale internationale tiennent, ces mardi 27 et mercredi 28 avril 2010, des audiences de mise en état pour l'examen de la requête en contestation de la recevabilité de l'affaire qui oppose le Procureur à Jean-Pierre Bemba Gombo. La démarche fait suite à une requête introduite par les avocats du chairman du MLC ayant soulevé quelques exceptions liées à une procédure qui aurait été ouverte en République centrafricaine sur le séjour des troupes de l'ancien mouvement rebelle dans ce pays.
La défense estime aussi que les faits mis à charge de Bemba n'atteignent pas le niveau de gravité requis pour intéresser la CPI, que ces charges sont vagues et mal formulées. Elle avance également que la CPI, ayant ouvert le dossier Bemba avant la fin de la procédure judiciaire en Centrafrique, s'est laissé emporter par des motivations politiques que la même défense attribue aux gouvernements congolais et centrafricain.
Les audiences de ces mardi et mercredi doivent permettre à toutes les parties (avocats de Bemba et des victimes, ainsi que le Procureur Louis Moreno O'Campo) de présenter leurs moyens de défense. On renseigne aussi que les gouvernements de la RDC et de la Centrafrique, cités par la défense de Bemba, devront être entendus. Cependant, si la présence, à La Haye, des représentants de la République centrafricaine est confirmée, celle du gouvernement congolais n'était pas constatée jusqu'au moment où nous mettons sous presse. Des sources proches de la CPI ont rapporté à Forum des As que Kinshasa s'est refusé de suivre cette démarche, estimant qu'il n'a rien à voir dans le dossier judiciaire de Jean-Pierre Bemba.
Il est, par ailleurs, indiqué qu'aucune date n'est encore fixée pour le verdit des juges. Et jusqu'à preuve du contraire, la première audience du procès proprement dit est toujours fixée au 5 juillet 2010.JEK

120 députés demandent à la Belgique d'accueillir JP Bemba
L'initiative revient à Clément Kanku, via sa plate-forme d'opposition, Union pour la Nation et allié sûr du sénateur Jean-Pierre Bemba demande à la Belgique d'accueillir le leader du MLC sur son territoire si ce dernier bénéciait d'une libération provisoire.
Le député Clément Kanku a expliqué à Radio Okapi avoir remis "la pétition de plus de 120 parlementaires qui soutiennent la libération de JP Bemba Gombo et qui demandent à la Belgique de l'accueillir très rapidement parce qu'il sera très vite libéré". Le bras droit de l'ancien vice-président de République démocratique du Congo explique que "c'est la Belgique qui a arrêté JP Bemba, la même Belgique à qui nous demandons aujourd'hui de coopérer avec la CPI. Il n'est pas normal que la Belgique puisse jouer ce jeu des politiciens, des calculs politiciens qui tend toujours à éloigner JP Bemba de Kinshasa ou de le garder en prison".
Jean-Pierre Bemba avait été battu en 2006 au second tour de l'élection présidentielle en RDC face à l'actuel président, Joseph Kabila. Après des affrontements, il avait quitté la RDC pour le Portugal en avril 2007. Il avait été arrêté le 24 mai 2008 en Belgique, en vertu d'un mandat d'arrêt délivré par la CPI qui l'accuse de meurtre, viol et pillage commis notamment par sa milice en Centrafrique. Il est détenu à La Haye mais a déposé une demande de libération provisoire. L'opposition congolaise voit dans la détention de JP Bemba une manœuvre politique de Kinshasa pour disqualifier définitivement Jean-Pierre Bemba du prochain scrutin présidentiel de 2011.
Rachidi MABANDU

ENJEUX DE L'HEURE

Grève de transporteurs en commun hier : Kinshasa paralysé
Une grève des privés, principaux transporteurs en commun à Kinshasa, a paralysé la ville hier lundi 26 avril. Les automobilistes criant à la surtaxe et à la tracasserie policière, ont décrété un arrêt d'activité pour manifester leur mécontentement. Tôt le matin vers 6h00, les principales artères de la ville offraient un décor qui augurait une capitale sans bus ni taxi-bus. Des foules compactes aux abords des routes faisaient craindre un soulèvement populaire. Pour prévenir tout débordement éventuel, des unités de la Police nationale congolaise (PNC) ont été dépêchées à certains endroits ciblés de la ville. Certains conducteurs accusés de trahison ont été lynchés et les pare-brises de leurs véhicules endommagés. ville offraient un décor qui augurait une capitale sans bus ni taxi-bus.
Le transport en commun, déjà un véritable casse-tête pour les Kinois, a été davantage une rude épreuve hier. Les routes ont été désertes durant toute la matinée. Pas de transport en commun. Seuls quelques bus de City Train ont été perceptibles sur certaines artères principales de Kinshasa. Mais le nombre assez insuffisant de bus de cette unique société de l'Etat congolais assurant le transport en commun, ne pouvait pas satisfaire la demande.

LES CAUSES D'UN MECONTENTEMENT
Le transport en commun à Kinshasa est assuré à près de 80 pour-cent par des privés. Cette situation de monopole apparent n'est pas une raison de transformer les artères de la ville de Kinshasa en une " Zone franche ". C'est-à-dire un espace qui garantit une certaine exonération à ses usagers. Autrement dit, l'autorité est en droit de percevoir de ses citoyens, ce qui lui revient de droit. Il s'agit, entre autres, de la taxe et de l'impôt sur le véhicule. Seulement voilà, les automobilistes kinois crient à une désorganisation. Ils reprochent à l'autorité une mauvaise politique de recouvrement qui crée un état de surtaxe. " On nous exige beaucoup de taxes à la fois. On nous traque pour payer, à la fois, l'assurance véhicule, la vignette et la nouvelle plaque minéralogique. C'est déjà beaucoup demander. L'autorité ne tient pas compte du pouvoir d'achat du Congolais ", s'est indigné un conducteur interrogé sur la Place Victoire à Matonge, dans la commune de Kalamu.
Comme on peut le constater, la multiplicité des taxes est la première cause de la colère des transporteurs en commun. Mais à cela s'ajoute le mauvais comportement de certains agents véreux des services de transport qui ont transformé les chauffeurs en vache à lait. " C'en est trop. Depuis quelques jours, l'autorité à mis à nos trousses un service de la police qui remorque tout véhicule non en ordre. Et, pour le retirer, le propriétaire de véhicule doit débourser, en termes d'amende transactionnelle, une somme allant jusqu'à plus de 200$Us. Alors, on ne comprend plus rien. L'Etat congolais a le devoir de nous protéger ", a déclaré un propriétaire de véhicule, employé d'une entreprise privée à Kinshasa.

LES ANNEES SOTRAZ
L'expérience d'ailleurs renseigne que le transport en commun relève des Pouvoirs publics. Il est donc normal que l'Etat, en sa qualité d'organisateur de la vie sociale dispose de plus d'une société de transport. Dans ce cas, l'apport des prives viendrait en appui à l'Etat. Ainsi, l'Etat parce qu'ayant suffisamment de bus, détiendrait tout le pouvoir de contrôler l'action de son partenaire privé, surtout lors que celui-ci se comporte mal. Non seulement en termes de non-respect de la réglementation, mais surtout quand le privé, transporteur en commun, foule aux pieds certaines décisions de l'autorité ; en l'occurrence le prix du billet ou la valeur d'une course par taxi.
On se souvient de ce qu'il convient d'appeler les années Sotraz à Kinshasa. Cette société de transport, avec un charroi automobile impressionnant, a fait la fierté des Kinois. Les bus Sotraz desservaient toutes les lignes. Le nombre et le respect de l'horaire de ces bus avaient suffi pour que les Kinois ne passent plus de longues heures d'attente aux arrêts de bus. Bien au contraire. Les bus attendaient leurs clients aux arrêts. En conséquence, les privés, parce que n'offrant pas un minimum ni de confort ni de sécurité, avaient du mal à attirer la clientèle.
Après les années 80, la situation a basculé. L'Etat congolais ne disposent pas de bus en nombre suffisant, semble avoir abandonné le secteur de transport en commun aux privés. Ceux-ci, prétextant ce qu'ils considèrent être la " faiblesse ", la " démission " de l'Etat, organisent le secteur de transport en commun à leur goût.

UN " CHANTAGE " DE TROP ?
Que les privés, transporteurs en commun à Kinshasa, observent un mouvement de grève ; ils auront ainsi joui de leur droit. Mais le bât blesse quand ce comportement devient un simple mouvement d'embrigadement pour faire chanter l'Etat. Il existe en RD Congo, une structure bien connue sous le nom de l'Association des chauffeurs du Congo " ACCO ". En créant cette organisation, l'idée au départ, a été celle mettre en place une sorte de syndicat des chauffeurs qui discuterait avec les pouvoirs publics, lorsqu'un conflit surgit entre les deux parties.
En rapport avec la situation observée hier, les commun des mortels kinois est en droit de se demander si l'Acco a préavisé l'Etat. Quoi qu'il en soit, il appartient aux pouvoirs publics de s'assumer. Et, la meilleure façon de mettre les Kinois à l'abri des caprices des transporteurs en commun privés, serait pour l'instant, d'augmenter le nombre de bus City train. Ce n'est pas la première fois que les transporteurs en commun observent un mouvement de grève. Pour ce mois en cours, ils ont débrayé le lundi 19 avril. Seulement, le mouvement n'avait pas l'ampleur qu'il a eue hier. Mais jusqu'où irait cette grève, quand on sait que la plupart des chauffeurs vivent du jour le jour ? Pendant combien de temps les propriétaires de véhicules, patrons de ces grévistes, accepteront-ils garder leurs engins immobilisés au garage ? Remettons plutôt les pendules à l'heure. Laurel KANKOLE

TRANSPORT EN COMMUN A KINSHASA
Le Gouvernement provincial assouplit la pression sur les transporteurs
Le Gouvernement provincial de Kinshasa a décidé, au terme d'une réunion tenue hier avec le comité directeur de l'Association des chauffeurs du Congo (ACCO), d'assouplir les obligations fiscales qui s'imposent aux transporteurs en commun afin de rétablir la situation des transports à la suite de la grève observée hier par les chauffeurs. Les transporteurs ont, en effet, obtenu la possibilité de payer les taxes de vignette et l'assurance par échelonnement. Des instructions ont, par ailleurs, été données aux policiers de roulage pour qu'ils cessent toute tracasserie des transporteurs.
Le Gouvernement provincial espère, par ces mesures, que les transporteurs reviendront aux bons sentiments pour reprendre leurs activités normalement dès ce mardi Il est, enfin, indiqué que la situation observée dans l'avant-midi d'hier a connu un dégel à partir de 15 heures avec la reprise du trafic sur les artères de la capitale. JEK

ACTUELLEMENT EMISSAIRE DE L'ONU AU PAKISTAN DEPUIS AOUT 2009
Jean-Maurice Ripert remplacera Alan Doss
Juin 2010 sonnera la fin du mandat d'Alan Doss à la tête de la Monuc en République démocratique du Congo. Le patron des casques bleus partira sur un bilan très contrasté. La situation au Kivu est encore extrêmement instable et l'on reproche au diplomate de l'ONU d'avoir trop fait confiance à l'armée congolaise. Human Rights Watch a même accusé la Monuc de complicité de crimes de guerre... Plusieurs noms circulent déjà dans les couloirs des Nations-Unies. Celui de Jean-Maurice Ripert est le plus probable.

On a d'abord parlé de Jean-Marie Guéhenno, ancien responsable du département des opérations de maintien de la paix aux Nations-Unies et fin connaisseur de la RDC où il s'est rendu plusieurs fois. Puis on a parlé du diplomate italien Aldo Ajello, ex-émissaire de l'Union européenne en Afrique centrale... Mais depuis quelques semaines, Jean-Maurice Ripert semble tenir la corde. Jean-Maurice Ripert est actuellement émissaire de l'ONU au Pakistan depuis août 2009. Conseiller diplomatique de Michel Rocard, directeur de cabinet de Bernard Kouchner, ce diplomate de 57 ans est réputé proche de Joseph Kabila... Un incontestable atout pour la fonction au moment où la RDC souhaite voir partir au plus vite les troupes de la MONUC.
Le poste est prestigieux, la MONUC constitue la principale opération de maintien de la paix de l'ONU dans le monde: 20.000 hommes, mais aussi 712 observateurs militaires et 1.216 policiers, pour un budget de 1,3 milliard de dollars.

Les casques bleus quittent l'Ituri
La MONUC décide de retirer ses soldats de l'Ituri dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). L'ONU estime que l'armée congolaise (FARDC) présente dans cette région est suffisante pour en assurer la sécurité. Les populations locales, victimes des attaques répétées des rebelles de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur), s'inquiètent de ce départ.
L'annonce a été faite à Bunia, chef-lieu du district, par le commandant des forces de la MONUC, le général Babacar Gaye, à l'issue d'une tournée d'inspection des troupes dans les localités de Fataki, Mahagi et Aru. Pour le général Gaye, cette mesure est justifiée par "l'existence d'un important déploiement des FARDC sur place", il estime également qu'il y a un grand progrès sur le plan sécuritaire en Ituri. La MONUC souhaite que l'armée congolaise prenne maintenant le relais des casques bleus.
Le commandant de la neuvième région militaire des FARDC, le général Jean-Claude Kifwa, est conscient que l'image de ses soldats n'est pas bonne dans la population, mais estimeque "la population ne doit pas avoir peur et doit faire confiance à son armée". Mais le départ des troupes de la MONUC alarme les civils congolais, notamment ceux de Dingila qui craignent la présence des rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Dans un mémorandum remis à Babacar Gaye, la Société civile de Dingila réclame le maintien et le déploiement de la MONUC à Ango, Dakwa et Banda. AFRIKARABIA

UNE DES RAISON DU VOYAGE DU VICE- PREMIER MINISTRE ET MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES BELGE AUX USA
Le départ de la MONUC de la RDC au menu du débat entre Américains et Belges à Washington
Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere (CD&V) a décidé de maintenir la visite qu'il a prévu d'effectuer aux Etats-Unis en dépit de la crise politique qui a conduit à la démission du gouvernement fédéral, a indiqué lundi son entourage. M. Vanackere, qui est également ministre néerlandophone des Réformes institutionnelles, doit se rendre mardi à Washington pour des entretiens avec des responsables de l'administration Obama, dont la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, et le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, l'ex-général James Jones.

Le chef de la diplomatie belge a ensuite prévu de se rendre jeudi et vendredi à New York, pour s'entretenir avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Selon son entourage, M. Vanackere compte à chaque fois évoquer, parmi d'autres thèmes, la situation en République démocratique du Congo (RDC) et la question du renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), qui expire le 31 mai. Le gouvernement de Kinshasa souhaite désormais ouvertement le départ de la MONUC "dans le courant de 2011", avec un début de retrait d'ici le 30 juin, date du 50e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Congo belge.
M. Vanackere a plaidé le 13 avril dernier pour un retrait graduel, lié à la réalisation d'objectifs, de la MONUC - sans doute moins rapide que souhaité par le président congolais Joseph Kabila. Il a ainsi préconisé un calendrier de retrait qui soit plutôt dicté par la réalisation d'objectifs que par des dates.

Première intention d’alan doss
De passage, le 14 avril, au siège de l'ONU à New York, où il était venu présenter le 31e rapport sur la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), le responsable de celle-ci, Alan Doss, a mis en garde contre un départ précipité de la mission, au vu des affrontements meurtriers qui se sont déroulés dans l'est du pays au début du mois d'avril. De leurs côtés, les autorités, très critiques envers la MONUC lors de ces derniers incidents, demandent son retrait. Présente depuis dix ans en RDC, la MONUC aurait dû se retirer le 31 décembre 2009.

Vanackere avait suggere un retrait sans precipitation
Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a plaidé mardi soir pour un retrait graduel, lié à la réalisation d'objectifs, de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) - sans doute moins rapide que souhaité par le président congolais Joseph Kabila.
"Le gouvernement congolais voudrait que les Casques bleus (de la MONUC, au nombre de 20.000, NDLR) partent rapidement. Il faut voir cela comme une ambition d'assurer la sécurité sans troupes étrangères" sur le territoire congolais, a-t-il expliqué lors d'un débat public consacré à l'avenir de la RDC à l'aube de son cinquantenaire au Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS) à Bruxelles.
"C'est trop ambitieux", a affirmé M. Vanackere, en citant le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a recommandé la semaine dernière le renouvellement pour un an du mandat de la MONUC expirant fin mai, ainsi que la mise en oeuvre d'une première phase de retrait, concernant quelque 2.000 hommes, déployés essentiellement dans l'ouest du pays.
Les autorités congolaises, soucieuses de leur souveraineté après dix ans de présence des Nations Unies, ont demandé un retrait total courant 2011, avec un premier départ de 2..000 Casques bleus autour du 30 juin 2010, date à laquelle le pays fêtera le cinquantenaire de son indépendance. L'ONU avait au départ imaginé un retrait étalé sur trois ans.
Le chef de la diplomatie belge, qui se rendra fin avril aux Etats-Unis notamment pour aborder la question du renouvellement du mandat de la MONUC avec M. Ban, a plaidé pour un calendrier de retrait qui soit plutôt dicté par la réalisation d'objectifs que par des dates. "Il est possible de donner un signal positif au gouvernement congolais (le départ de 2.000 Casques bleus d'ici le 30 juin, NDLR) mais de formuler (dans le nouveau mandat de la MONUC) des objectifs civils et militaires à réaliser, avec des 'benchmarks' (critères de référence)", a ajouté M. Vanackere lors de cette soirée.
Il a aussi suggéré que les tâches de la mission onusienne appelée à succéder à la MONUC, éventuellement sous un autre nom, soient "bien précisées": militaires à l'est - la région qui reste la plus troublée de l'immense RDC -, avec un aspect de maintien de la paix, et de renforcement des capacités de l'Etat congolais (notoirement insuffisantes, NDLR) dans le reste du pays.
Le ministre des Affaires étrangères a souligné que la RDC aurait encore besoin des efforts de l'ONU durant "quelques années". Il rejoint ainsi le secrétaire général de l'ONU, qui estime dans un rapport qu'"une stratégie de retrait responsable" de la composante militaire de la MONUC doit reposer sur l'existence en RDC "d'un Etat de droit et d'institutions de sécurité viables".
M. Ban insiste notamment sur la nécessité que soit assurée "la protection des civils", un sujet particulièrement crucial dans un pays où les exactions contre les civils ont été multiples pendant et depuis la dernière guerre civile (1998-2003), dans les provinces de l'est.
Fin 2009, le président Kabila a demandé à l'ONU un plan de retrait progressif de la MONUC, la plus importante force de maintien de la paix dans le monde, présente depuis dix ans dans l'ex-Zaïre et forte aujourd'hui de plus de 20.000 Casques bleus. Une délégation du Conseil de sécurité se rendra à partir de dimanche à Kinshasa pour finaliser les discussions avec le gouvernement congolais avant de définir en mai le nouveau mandat de la MONUC. Belga

FORUM ECO

Transport aérien : la ruée vers l'Eldorado congolais
Le ciel congolais est de plus en plus sollicité par les compagnies aériennes étrangères, ce qui est du reste une bonne chose pour la RDC qui brise ainsi son isolement international. Mais lorsque le secteur tant convoité s'appelle " transport aérien ", des questions se posent dans l'imaginaire populaire. Pour la raison que le Congo est présenté comme l'un des pays les plus dangereux au monde en matière de trafic aérien.
La dernière arrivée annoncée est celle de Korongo, filiale belge de Brusells Airlines. Seulement voilà, dans la lettre d'entretien par laquelle les plénipotentiaires de Korongo annoncent leur volonté de se spécialiser dans le trafic des clients de la haute classe (hommes d'affaires, diplomates, ONG) ; ce qui est de bonne guerre. Mais là où le bat blesse c'est qu'ils se proposent d'exploiter en RDC avec des certificats belges uniquement. Ce qui est contraire aux lois congolaises qui disent qu'aucune compagnie aérienne autre que congolaise ne peut détenir un certificat d'exploitation commerciale de notre espace aérien.

C'est pour décortiquer toute cette problématique que le président des Transports aériens congolais, Stavros Papaionou, s'est prêté à nos questions.

Monsieur le Président, nous remarquons que les compagnies aériennes étrangères se bousculent sérieusement pour exploiter en RDC, jusqu'à nous envoyer leurs experts de la DGAC pour nous "assister". Comment interprétez-vous cette situation, alors que notre pays est considéré comme un des plus dangereux de la planète en trafic aérien ?
Effectivement, il y a un paradoxe amusant. Tous ces pays qui nous dénigrent en nous pointant sur la liste noire européenne, la Belgique en premier lieu, n'hésitent pas un seul instant à user de tout leur poids, politique entre autre, pour s'installer chez nous et pour exploiter notre espace aérien. Comme d'habitude, ils veulent prendre sans rien donner.

Comment cela sans rien donner ? Nous avons Korongo par exemple, filiale belge de Brussels Airlines, qui dit créer une une compagnie non blacklistée, de qualité supérieure ? Qu'en dites-vous ?
Comme vous tous, nous avons suivi par voie de presse, les déclarations farfelues des CEO de cette compagnie, par lesquelles ils ont confirmé vouloir exploiter en RDC avec des certificats belges uniquement la compagnie Korongo. Cette formule hors-la-loi, issue de leur imaginaire colonial, ne pourra jamais voir le jour tel que présenté. Cela est une provocation, une insulte. La Loi congolaise est pourtant claire : aucune compagnie aérienne autre que congolaise, ne peut détenir un certificat permettant l'exploitation commerciale de notre espace aérien. Or, ce certificat est délivré par la RDC et contrôlé exclusivement par son Autorité. Il n'y a pas d'autres possibilités. La preuve en est que dans le plus grand secret, ils ont déposé officiellement la demande d'une licence d'exploitation "congolaise", étape obligée avant de faire une nouvelle demande pour l'obtention du Certificat de Transporteur Aérien. La vérité est donc celle-ci. Tout le reste n'est que balivernes, spéculations, rêves et même arnaque. Nous les connaissons bien, puisque nous avions mis sur pied un projet similaire avec eux sous le nom d'AirDc. Ce sont des racistes, il suffit de lire leur dernier mémo adressé à notre Ministre des Transports où ils disent qu'ils vont "éventuellement faire des prix spéciaux pour le trafic ethnique", comprenez par "ethnique" les Congolais. Pendant la colonie c'était les indigènes, maintenant ce sont des "ethniques". C'est vrai qu'il y a eu quelques changements, à savoir que tous postholders et crews sont belges. Cela était l'autre pomme de discorde dans AirDc. Les Congolais sont inexistants ou presque. Ils seront réduits à des rôles de façade.

Mais ils ont dit qu'ils viendront avec de nouveaux appareils ?
Ne vous faites pas d'illusion, apparemment l'avion prévu pour la RDC est l'ancien B737 de Virgin Express, considéré en Europe comme vétuste. Ce sont des illusionnistes. Cet avion devait aller à la casse. A ce sujet et si vous le désirez, j'ai des photos de leur cockpit à vous présenter, avec des fauteuils déchirés.
Tout ce que je peux confirmer, c'est que-pour le 30 Juin, nous voulons voir inscrit sur la liste noire européenne, le nom de Korongo et de Congo Express. A ce que je sache, il n'y a aucune raison particulière pour que l'Union Européenne leur fasse des faveurs, puisqu'ils opèrent avec les mêmes certificats que toutes les autres compagnies congolaises. L'avenir très proche nous dira si je me trompe.

Oui, mais eux leurs pilotes seront belges !
Et alors ? Est-ce que cela est un critère de qualité ? Si nous devions vous écouter, il faut aussi changer tous nos ministres et les remplacer par des belges, car le fait d'être belge est un must ! Vous me faites rire. Pourtant vous pouvez le vérifier aussi, personne ne se les dispute dans le monde, à part... ici ! Ce sont des gens comme tout le monde, comme vous et moi, sans plus. Ils ont le droit au respect comme nous aurions dû l'avoir aussi chez eux. Ce langage est révolu depuis plus de 50 ans, relisez le discours mémorable de Lumumba, il avait tout dit, et c'est toujours d'actualité.

Bien, quand pensez-vous que la RDC pourra sortir de la liste noire européenne ?
Cela dépendra de l'importance qu'accordera le gouvernement à ce problème. En effet, pour sortir de cette liste noire, il faut un régulateur performant. Et pour cela il faut lui donner les moyens, et une Loi de base conforme aux exigences de l'OACI. Lorsque nous suivons certains acteurs politiques s'acharner sur les compagnies congolaises en pointant leur tarif, je dis qu'ils n'ont rien compris. Lorsqu'ils étaient au pouvoir, qu'ont-ils fait pour doter l'AAC, le BEA, la Mettelsat, etc. de moyens suffisants pour remplir leurs obligations ? Rien, ou presque. Le secret est simple : plus les moyens seront élevés, plus vite nous sortirons de la liste noire. Nous n'avons pas besoin d'assistance morale, ou des promesses chimériques et ridicules venant du Nord, mais plutôt de l'argent. Il faut aujourd'hui 15 millions de dollars us, pour avoir des résultats concrets et rapides.

Mais est ce que cela est une priorité absolue pour la RDC, lorsque nous savons qu'il y a tant de domaines qui doivent aussi être secourus, comme la santé ou l'éducation ?
II y a d'autres domaines tout aussi critiques, c'est vrai, mais il n'y a pas que 2 ministères dans un gouvernement n'est ce pas ? Et pourtant chaque ministère est important. Ne croyez-vous pas que votre vie est suffisamment précieuse pour que tous les moyens soient mis en oeuvre pour lui assurer un maximum de sécurité lorsque vous voyagez en avion ? Le secteur aérien est aujourd'hui en crise, puisque placé sur une liste noire. La mise sur pied d'un comité de crise pour corriger toutes les déficiences constatées par l'OACI et qui font le bonheur du plat pays, peut être aussi une solution complémentaire.

Et Hewa Bora dans tout cela ? A quand la reprise des vols sur Bruxelles et Paris ?
Nous ne sommes pas pressés. Notre temps viendra lorsque les Ministres auront compris que tout ce qui intéresse les européens, c'est exploiter la RDC à sens unique. Le secret est là. Ce jour viendra, et tout changera. Suivez la presse, 2 jours sans voler, et ils pleurent à chaudes larmes pour réclamer l'aide de leur gouvernement. Nous avons vécu pire, et nous en sommes sortis renforcés sans l'aide du Gouvernement.

Combien de MD82 avez -vous ?
Nous en avons 3 sur un total de 6.

Pour avoir souvent voyagé dans ces avions, ce sont effectivement des avions confortables et très silencieux. Que comptez-vous faire comme lignes avec tous ces 6 avions ? N'est-ce pas là trop d'appareils ?
Le développement régional est notre priorité. Nous allons baser 2 MD à Lubumbashi, 2 MD à Goma et 2 MD à Kinshasa. Nous allons ainsi reprendre le même horaire de SHABAIR. Nous devons reprendre certaines dessertes oubliées comme Kindu, Isiro, Kalémie.

C'est un programme ambitieux ! N'avez-vous pas peur d'être "boycotté" par les européens qui n'ont pas intérêt à voir une compagnie congolaise prendre trop d'ampleur ?
Quelle obsession vous avez là ! L'important c'est de respecter scrupuleusement les Lois et Normes de l'Aviation. Il faut améliorer sans relâche notre qualité. Nous avons enfin un partenaire solide. Le reste, ma foi, c'est du vent. Avec les moyens qui sont mis à notre disposition, nous vous prouverons que le Congolais est extraordinaire et très très compétent. Notre objectif est d'améliorer sans cesse la sécurité et la sûreté de nos avions. D'ailleurs vous n'avez qu'à vous rendre compte de la qualité de nos services avec la compagnie étrangère qui effectue concurremment les mêmes vols que nous. Comparez-nous, et vous serez surpris. Nos vols sont très ponctuels, les pilotes super entraînés, les opérations très actives, une maintenance extrêmement rigoureuse, bref, de quoi faire pâlir nos oncles. Nous en sommes tellement fiers que nous avions invité l'Union Européenne à nous auditer, au lieu de nous vilipender !

Et quelle a été la réaction de l'Union Européenne ?
Tenez, voici sa réponse, elle a esquivé intelligemment cette invitation en responsabilisant notre Autorité. Pour l'Union Européenne, Hewa Bora Airways n'est pas en cause, mais c'est plutôt son Autorité de l'Aviation Civile seule qui est déficiente. Je vous autorise à la publier, elle n'est pas confidentielle. Par ce raccourci magique, les compagnies européennes ont encore de beaux jours devant elles pour continuer de se servir de cet El Dorado Congolais. A ce sujet, j'ai de sérieux doutes sur l'objectif réel de l'Union Européenne, à tel point que nous avons intenté un procès contre le Safety Comitte pour mettre en exergue leurs turpitudes. En effet, nous estimons que l'Union Européenne applique le règlement selon la tête des clients, et cela nous le dénonçons. Même si nous ne nous faisons pas trop d'illusions sur l'issue du procès, car les loups ne se mangent pas entre eux avez-vous dit, nous savons aussi que nous avons raison. C'est une question de principe. Les écrits restent. Malheureusement, c'est souvent la Loi du plus fort qui prime dans ce monde, et cela nous le vivons depuis le génocide congolais de 1885 à 1908 - 4,5 millions de morts pour certains, 9 millions pour d'autres -, au contentieux belgo-congolais , jamais reconnu non plus, et qui a coûté très cher à tous les audacieux qui ont osé revendiqué ce droit du Congo

Quel est votre mot de la fin?
Pole pole ndjo muendo.
Propos recueillis par Tetidio TOKIO

DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE "BOIRE OU CONDUIRE"
La Fondation Bralima interdit aux chauffeurs de boire l'alcool au volant
Préoccupée par la santé et la sécurité de ses consommateurs, particulièrement les chauffeurs et conducteurs des véhicules, la Fondation Bralima a lancé, le vendredi 23 avril dernier, une campagne dénommée " Boire ou conduire ".

Cette campagne est motivée par la recrudescence du nombre d'accidents de circulation enregistrés sur les différentes artères de la ville de Kinshasa. Ces accidents ont pour principale cause la prise d'alcool au volant. Pour faire face à ce phénomène, la Fondation Bralima a pris la précaution d'interdire formellement aux chauffeurs de boire de l'alcool quand ils sont au volant de leur véhicule. De la sorte, ils épargneront la population kinoise du danger permanent d'accidents routiers.
L'interdiction concerne non seulement tous les chauffeurs ou conducteurs des véhicules mais aussi tous les autres usagers de la route (piétons, pousse-pousseurs …). La cérémonie officielle de lancement de cette campagne a eu lieu le vendredi 23 avril dernier au Cercle de la Bralima au terme de la formation des chauffeurs pairs éducateurs. Cette formation a été organisée par la Fondation Bralima dans l'enceinte des installations du Cercle sportif de la Brasserie.
Les chauffeurs pairs éducateurs sont appelés à devenir des ambassadeurs auprès de leurs collègues regroupés au sein de l'Association des chauffeurs du Congo (ACCO). Ils sont porteurs d'un message sur les méfaits de l'alcool pour une personne au volant. La Fondation Bralima est déterminée à aller jusqu'au bout de cette campagne dont les effets d'entraînement vont réduire sensiblement le taux d'accidents d'automobile à travers la capitale. En effet, on dénombre plusieurs vies humaines fauchées à cause de l'état d'ébriété des conducteurs.
Fidèle à son engagement de s'investir pour le bien-être du peuple congolais, la Fondation Bralima ne fait qu'innover dans ses interventions dans les différents secteurs de la vie sociale. C'est ainsi qu'elle a décidé de travailler en partenariat avec les cadres de l'ACCO. Fort de cette synergie, 50 chauffeurs viennent de bénéficier d'une formation de deux jours dispensée par des experts de la Police spéciale de roulage (PSR) ainsi que le docteur Kitenge, médecin-directeur de la Clinique Bralima.
Les participants ont reçu des enseignements sur le code de la route et sur les conséquences du taux exagéré d'alcool au volant. A l'issue de cette formation, les participants et formateurs ont convenu sur un principe évocateur : " Boire sans conduire ou conduire sans boire ". Une manière ou une autre de dire qu'au volant, même un seul verre d'alcool est prohibé. Ayant pris acte de leur décision, le ministre provincial des Transports, Mpika Massamba, a procédé à la remise des diplômes aux récipiendaires en présence des responsables de la Fondation Bralima.
Comme on le voit, cette campagne démarre au bon moment, quand les infrastructures routières de la ville connaissent une transformation dans le sens de leur modernisation. Présent à cette cérémonie, l'Administrateur Délégué de la Bralima et président de la Fondation, M. Hans Mameren, a indiqué que la Bralima reste le premier et leader en tout et pour tout. Une fois de plus, a-t-il affirmé, la Bralima est la première firme au Congo à avoir lancé la campagne " boire sans conduire " pour rappeler les conducteurs à l'ordre.
Il a profité de cette occasion pour exhorter les producteurs de boissons alcoolisées ainsi que les autorités congolaises à emboîter le pas à la Fondation Bralima. Il a précisé à ce sujet que le danger est grave et capable de mettre en péril tout le monde. Marqué par le geste de la Bralima, un des responsables de l'ACCO a déclaré qu'à travers cette cérémonie, le mariage Bralima - ACCO est scellé. Les chauffeurs ont pris l'engagement de mettre en pratique tous les enseignements qu'ils ont reçus lors de la formation et ont promis de les transmettre aux autres conducteurs.
Prenant la parole à son tour, le ministre provincial des Transports, Mpika Massamba a remercié à juste titre l'initiative de la Fondation Bralima. Cette initiative, a-t-il déclaré, va réduire sensiblement le taux d'accidents dans la ville de Kinshasa en particulier et dans les grandes agglomérations de la République démocratique du Congo en général. Lancée à Kinshasa, la campagne " boire ou conduire " va s'étendre à travers les villes du pays.
V. EYOBI

FORUM ECO

MISE A NIVEAU DES COMMISSIONS DEFENSE ET SECURITE
La loi portant organisation et fonctionnement de la PNC examinée

L'Assemblée nationale, avec l'appui du PNUD, de la coopération britannique et de DAI Europe a organisé, lundi 26 avril 2010 au Cepas, un séminaire de mise à niveau en faveur des commissions défense et sécurité et PAJ de l'Assemblée nationale. Ce séminaire de mise à niveau vise à examiner le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Police nationale congolaise (PNC) qui est le socle légal de la réforme de la Police. C'est également un privilège pour les élus du peuple de parler de la vision de la nouvelle police nationale.
L'intervention du général Michel Elesse Yombentale a été axée sur de cinq points, à savoir, le contexte historique de la réforme de la Police ; la vision de la nouvelle Police ; le Comité de suivi de réforme de la Police (CSRP) ; l'état d'avancement du processus de la réforme de la Police et les perspectives.
En ce qui concerne plus particulièrement la réforme de la Police, la restructuration de cette institution a été initiée pendant la transition par les partenaires internationaux à travers des programmes d'urgence pour la sécurisation du processus dans son ensemble et des élections.
Toutefois, ces programmes d'urgence manquaient de fondement politique, tant ils ne répondaient pas à une véritable vision nationale et globale sur la nature de la future Police nationale dont devrait se doter la troisième République. Cependant, les activités d'une réforme fondamentale de la Police ont commencé en novembre 2005. C'est ainsi que le ministère de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité de l'époque, avait mis sur pied, un Groupe mixte de réflexion sur la réforme et la réorganisation de la Police (GMR3), constitué d'experts congolais et internationaux.
La mission fondamentale assignée au GMR3 était de dresser l'état des lieux de la Police ; faire des recommandations au gouvernement sur la nature de la future police nationale de la RDC ; Proposer un avant-projet de loi organique en remplacement du décret-loi n°002/2002 qui régit actuellement la police.
Après les travaux de GMR3, la Police nationale congolaise avait tenu en décembre 2006, un séminaire afin de s'approprier et d'enrichir les conclusions des travaux du GMR3. A l'issue de ce séminaire, il a été formulé des amendements portant pour la plupart sur l'avant-projet de loi organique sus-indiquée et qui seront intégrés au rapport du GMR3.
Grâce à l'appui de la coopération britannique, un séminaire national sur la réforme de la Police sera convoqué en avril 2007 en vue d'enrichir et de valider les conclusions du GMR3 et d'élaborer un plan d'action pour la réforme de la Police. Ce séminaire qui avait réuni toutes les parties prenantes qui participent actuellement au processus de la réforme, avait validé avec l'accompagnement technique des partenaires internationaux, une vision consensuelle et congolaise de la nouvelle police nationale. Et, c'est cette vision consensuelle qui a été coulée dans le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Police nationale congolaise actuellement en examen à l'Assemblée nationale.
En outre, tous les participants aux différents travaux de réflexion sur la réforme de la Police avaient recommandé la mise en place d'une structure qui assurerait le suivi et le contrôle du processus. La Police doit être une Police qui sert les intérêts de toute la communauté congolaise protège aussi bien l'Etat que l'ensemble de la population établie sur son territoire. En résumé, la police assure la sécurité des personnes et de leurs biens, que ces biens soient publics ou privés ; une police véritablement au service de la Nation congolaise.
La réforme de la police, en cours, œuvre pour distinguer clairement les missions de la Police d'avec celles dévolues aux forces armées. La Police ne doit plus être l'appendice de l'armée.
La nouvelle police doit comporter en son sein des éléments représentatifs de toutes les provinces, cultures, langues et ethnies du pays. Ses services doivent également profiter à la population dans le respect des lois et règlements du pays. Ce caractère républicain doit transparaître aussi bien dans la configuration de la nouvelle police que dans l'accomplissement des missions de cette police.
Le profil voulu pour la nouvelle police nationale est celui d'une police professionnelle. Ce qui nécessite la réhabilitation et la construction des centres d'instruction ; des écoles et des académies de police ; l'établissement des cycles et l'élaboration des programmes de formation ; les formations initiales, continue et spécialisée ; l'acquisition des matériels, équipements et moyens adéquats pour l'exécution des missions de police ; la construction ou la réhabilitation ou la réhabilitation des locaux de service et autres infrastructures communautaires.
Simard Simon TSOUMBOU

VISITE DU ROI DES BELGES EN RDC
L'Ambassadeur Mova boucle les préparatifs à Kinshasa

L'Ambassadeur de la RDC en Belgique, Henri Mova Sakanyi, vient de boucler son séjour à Kinshasa où il est venu mettre la dernière main aux préparatifs du séjour très attendu du Roi des Belges en RDC dans le cadre des festivités du cinquantenaire. Contrairement à une certaine opinion qui laissait croire en un rappel de Mova à Kinshasa pour des raisons administratives ou disciplinaires, le Ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe-Mwamba, fait savoir, dans un communiqué daté du 21 avril 2010, que " l'Ambassadeur Henri Mova Sakanyi, accrédité auprès du Royaume de Belgique, est actuellement en visite de travail au pays. Ce séjour est lié aux préparatifs du cinquantenaire de l'indépendance dont la Belgique, de par son rôle historique, est l'un des invités de marque. " Thambwe ajoute qu' "après avoir présenté son rapport à la hiérarchie de notre pays sur la question, il se prépare à rejoindre son poste en toute quiétude en vue de poursuivre l'action diplomatique congolaise auprès de ce pays ami. " JEK.

Les viols continuent en RDC, s'alarme le HCR
Les violences sexuelles continuent de toucher beaucoup de femmes en République démocratique du Congo, s'est alarmé le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui dénombre "près de 14 viols par jour en moyenne".
"Le HCR est alarmé par le grand nombre de femmes qui continuent d'être affectées par les violences sexuelles en République démocratique du Congo", a déclaré une porte-parole de l'organisation, Melissa Fleming, lors d'un point de presse à Genève.
Au premier trimestre, 1.244 femmes ont rapporté à l'ONU avoir été violées, soit "près de 14 viols par jour en moyenne" et à peu près autant que pendant la même période en 2009, a-t-elle souligné.
Le nombre réel de victimes de viols est bien supérieur car la peur d'être pointée du doigt ou rejetée par sa communauté, pousse nombre de femmes à se taire, a aussi averti la porte-parole.
"Le HCR est choqué par le manque de justice et l'impunité qui prévalent. La violence sexuelle est l'un des crimes les plus graves et devrait être traitée en conséquence. Les survivants devraient être aidés à rapporter les incidents sans craindre des représailles", a expliqué Mme Fleming.
Plus d'un tiers des viols enregistrés ont eu lieu dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l'est de la RDC, où les violences ont fait 1,4 million de déplacés dont 100.000 vivent dans des camps gérés par le HCR.
Depuis 1996, 200.000 cas de violences sexuelles ont été dénombrés officiellement, selon l'organisation, qui a aidé 145 survivants dans le Sud-Kivu. Plusieurs plaintes ont été déposées et 24 personnes ont été condamnées à des peines allant de deux à dix ans de prison. AFP

Afrique sub-saharienne comptée parmi les régions les plus religieuses
Près de la moitié des chrétiens vivant en Afrique sub-saharienne croient que Jésus reviendra sur terre et annoncera la fin du monde. Selon une nouvelle étude, cette région serait parmi les endroits les plus religieux du monde.
Mais les chrétiens ne sont pas les seuls en Afrique à pratiquer la religion avec passion. Près d'un tiers des musulmans de la région s'attendent à voir le rétablissement du califat - âge d'or de l'Islam - avant de mourir. Au moins 3 personnes sur 10 affirment avoir assisté à un désenvoûtement, connu la guérison divine ou avoir eu une révélation directe avec Dieu selon l'étude menée par le Pew forum on Religion & Public Life à Washington.
" Dans de nombreux pays à travers le continent, environ neuf personnes sur 10 disent que la religion est très importante dans leur vie ", selon cette même étude. Même les pays les moins religieux de la région devancent les Etats-Unis - qui est l'un des pays industrialisés le plus religieux-en terme de croyants.
Par exemple, seulement un cinquième des Américains chrétiens ont déclaré qu'ils s'attendaient à voir le retour de Jésus sur Terre - nombre beaucoup plus bas que celui de l'Afrique ou plus de la moitié y croit. Et quels sont les points de vues qu'ont les musulmans et les chrétiens les uns envers les autres ?
La vision que les musulmans ont des chrétiens est beaucoup plus positive que celle que les chrétiens ont des musulmans. 43 % des chrétiens voient les musulmans comme des gens violents, tandis que 20 % de musulmans considèrent les chrétiens comme violents, selon l'étude. Mais ce genre d'appréciations ne serait valable qu'au Nigeria où les musulmans et les chrétiens s'entretuent. Ailleurs en Afrique, les deux religions cohabitent beaucoup mieux :
Dans les 19 pays d'Afrique où l'enquête a été menée, chrétiens et musulmans s'apprécient plutôt bien. Les musulmans considèrent les chrétiens comme tolérants, honnêtes et respectueux des femmes ; Les chrétiens disent que les musulmans sont honnêtes, pieux et respectueux des femmes. Beaucoup de gens ont dit qu'ils étaient plus préoccupés par les extrémistes de leur propre religion que par l'autre.
Les musulmans ont dit qu'ils étaient plus préoccupés par l'extrémisme musulman que l'extrémisme chrétien, et les chrétiens dans quatre pays ont déclaré qu'ils étaient plus préoccupés par l'extrémisme chrétien que par l'extrémisme musulman, selon le rapport.
Il y a environ 234 millions de musulmans en Afrique sub-saharienne aujourd'hui, contre 11 millions en 1900. Il y a environ 470 millions de chrétiens, contre 7 millions en 1900. Y compris à prédominance musulmane d'Afrique du Nord, il y a environ 400 à 500 millions de membres de chaque religion sur le continent dans son ensemble, indique le rapport.
La croissance des deux religions laisse seulement une personne sur 10 en Afrique sub-saharienne qui ne sont ni musulmans ni chrétiens, selon l'étude.
L'Afrique subsaharienne est d'environ 30 pour cent musulmane, selon le rapport 2009 Octobre Pew, l'étude comparable pour les chrétiens n'est pas encore terminée.
Cependant, la croissance du monothéisme n'a pas éradiqué des pratiques plus anciennes : " Beaucoup de gens intègrent des éléments de religions traditionnelles africaines dans leur vie quotidienne ", selon les auteurs du sondage. APPA

Diamants d'exportation : la RDC exige la désoxydation en juin 2010
La République démocratique du Congo rendra obligatoire la purification de tous les diamants bruts destinés à l'exportation à compter de la mi-juin, selon un document fourni vendredi à Reuters par le ministère des Mines.
Cette décision pourrait accroître la valeur marchande des pierres précieuses vendues à l'étranger par le pays, deuxième exportateur mondial de diamants en volume, mais aussi exacerber les problèmes de contrebande que connaît la RDC. Un arrêté signé le 15 avril par le ministre des Mines Martin Kabwelulu instaure la "désoxydation obligatoire des diamants bruts avant exportation". L'élimination des impuretés précédera l'estimation et la taxation des pierres.
Le dernier article de l'arrêté précise que la nouvelle disposition entrera en vigueur "60 jours" après sa signature.
La désoxydation, qui consiste à plonger les diamants dans des acides, supprime leurs impuretés naturelles et leur coloration brune, ce qui leur augmente leur valeur marchande.
Selon le centre d'estimation et d'expertise du gouvernement, le Congo-Kinshasa a exporté 17,9 millions de carats de diamants pour un montant global de 245 millions de dollars en 2009. L'expert en chef du centre, Jean-Paul Amuri, a déclaré à Reuters qu'une désoxydation systématique pourrait accroître de 20 à 25% la valeur des produits d'exportation. Reuters

24 AVRIL 1990- 24 AVRIL 2010
L'UDEMO célèbre l'ouverture démocratique instaurée par Mobutu

Il n'a manqué, samedi 24 avril 2010 dans la grande salle de fêtes de l'hôtel Venus, que la présence de Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga pour revivre le moment fort du virage démocratique imprimé à la RDC à la même date de l'année 1990. Organisatrice de la matinée académique ayant eu pour but de célébrer cette date historique, l'Union des démocrates mobutistes (UDEMO), a tenu à battre le rappel de toutes les têtes couronnées de l'époque. On a ainsi vu des personnalités comme Kithima Bin Ramazani, Secrétaire général du MPR, Banza Mukalayi, alors patron du MPR-fait privé, Pambia Musanga Bekaja, ancien de la territoriale sous Mobutu, etc. Egalement dans la salle, une présence bien particulière, celle de l'UDPS Remy Massamba.
Tout ce monde a donc entouré le Directoire du parti avec, à sa tête, deux fils Mobutu : Giala Mobutu qui assume la présidence de l'UDEMO, et Nzanga Mobutu qui en est le " leader ". Pendant huit heures, soit de 9 heures et 17 heures, l'assistance a vécu à grand moment de nostalgie, surtout lorsque l'organisation a projeté l'intégral du discours du 24 avril 1990. Comme ci le propos était en train d'être prononcé, l'assistance l'a ponctué d'applaudissements, avant que ne s'ouvre une série d'exposés entrecoupés de débats.
Premier à monter sur les planches, Me Elie Ngomo a entretenu l'assistance sur le contexte et la portée du discours du 24 avril 1990. Dans un exercice de navette entre le contexte de 1990 et la situation actuelle en RDC, il a vanté l'esprit avangardiste de Mobutu qui, en lançant le processus démocratique, avait entouré celui-ci de toutes les précautions pour préserver le pays de dérapages. C'est lui, a dit Ngomo, qui avait, par exemple, suggéré un encadrement des partis politiques pour prévenir le tribalise et le régionalisme, des maux qui, aujourd'hui, accablent le pays qui ploie sous le poids de plusieurs centaines de partis politiques sans vision politique autre que la course aux postes. En démocratisant le Zaïre de l'époque, a poursuivi Me Ngomo, Mobutu avait posé un grand geste de responsabilité qui avait mis le pays au diapason des enjeux démocratiques de l'époque, consécutifs à la chute du mur de Berlin consacrant la fin de la guerre froide ainsi qu'à la grande vague de la Perestroïka.
Venant à la suite de Me Ngomo, le professeur Yuma Biala a planché sur l'aperçu de l'histoire politique et constitutionnelle de la RDC du 24 avril 1990 à ce jour. Dans son exposé, il a présenté les différentes articulations de l'arsenal constitutionnel congolais de l’époque en mettant en exergue la grande ouverture dont Mobutu a toujours fait preuve pour assurer la participation de tous les congolais à la gestion de la transition de l'époque. L'impression d'instabilité politique qui se dégage des changements réguliers de certaines clauses de la constitution se justifiait donc par ce souci majeur qui traduisait la personnalité de rassembleur dont s'est toujours félicité Mobutu Sese Seko.
Tribun hors pair, le professeur Kambayi Buatshia a électrisé la salle à travers un thème fort intéressant : " l'actualité du Mobutisme ou le néo-mobutisme face à l'évolution du contexte politique et constitutionnel de la RDC du 24 avril 1990 à ce jour : l'irrecevabilité de l'encrage du néo-mobutisme. " Dans son intervention, Kambayi a relevé la grande actualité que représente le mobutisme compris en son temps come l'ensemble des actions, de la pensée et des idées du Maréchal Mobutu. Pour lui, ce concept se traduit par le dynamisme de la vie politique qui flotte dans la vie nationale au-delà des lambris du régime de l'époque. Aujourd'hui, en effet, la classe politique congolaise continue d'être marquée par la grande présence du personnel politique de l'époque de Mobutu.
Cela ne pouvait être que normal au regard de la grande dynamique qui a caractérisé la vie politique nationale et qui contraste nettement avec l'impression de conservatisme que cela peut représenter.
En fin de journée, Nzanga Mobutu a loué les qualités de Mobutu qui a laissé à la RDC un remarquable héritage : la paix, l'unité et un profond sentiment nationaliste. Comme bien d'autres intervenants au cours de la matinée politique, le " leader " de l'Udemo a souligné que loin d'avoir été une époque noire comme le soutient une certaine opinion, les années Mobutu ont réellement marqué positivement la vie nationale avec une certaine stabilité économique et plusieurs réalisations telles que le pont maréchal, le stade des martyrs, le palais du peuple, la Sosider, la cité de la Voix du Zaïre (aujourd'hui RTNC), etc.
Nzanga a exprimé l'engagement de son parti à toujours honorer la mémoire de Mobutu. Et l'activité du 24 avril 2010 a été une manifestation de cet engagement qui a eu comme mérite d'inscrire cette mémoire dans l'imaginaire collectif en cette année du cinquantenaire de la RDC qui a été marquée par 32 années de règne de Mobutu Sese Seko. Jonas Eugène KOTA

CRISE POLITIQUE EN BELGIQUE
Albert II accepte la démission de Yves Leterme

Albert II a accepté la démission du gouvernement Leterme II, après avoir constaté l'impasse dans laquelle se trouvaient les discussions sur BHV. Pour Laurette Onkelinx, on est dans une " crise grave de l'Etat ". La situation minute par minute.
19h25 : Laurette Onkelinx parle de " crise grave de l'Etat ". Elle estime qu'on n'est pas loin de la " crise de régime ". Des élections ? S'il faut " nous irons mais il faut éviter le chaos ". Elle pointe l'Open VLD, " ces pyromanes ", comme le responsable de la crise, salue l'action de Didier Reynders pour relancer la négociation et égratigne Olivier Maingain, lui reprochant, " aujourd'hui encore d'avoir mis de l'huile sur le feu ".
19h15 : Joëlle Milquet tire sur l'Open Vld, responsable à ses yeux de la chute du gouvernement, pour des " raisons particratiques ". Sur la RTBF, elle fustige " l'absence de sens de l'intérêt général " des libéraux flamands, " profondément irresponsables " selon elle. Sur Twitter, Karine Lalieux, députée PS, se dit " d'accord avec elle ".
Sur le coup de 18h30, le couperet tombe : on apprend qu'Albert II a fini par accepter la démission du gouvernement Leterme II.
Peu avant 18h : Leterme se rend chez le roi.
Peu après 17 heures, le Palais indique que Didier Reynders a demandé à être déchargé de sa mission et que le Roi a accédé à cette demande. La situation est bloquée. Que va faire le roi ?
13h : La conférence des présidents de la Chambre se termine sans avoir pu arriver à un consensus sur le principe de réunir la Chambre jeudi ni sur l'ordre du jour de cette séance. Comme il s'y était engagé, a-t-il dit, Patrick Dewael (Open Vld) convoquera une plénière jeudi à 14h15. Les partis flamands pourront mettre la proposition de scission à l'agenda.
Peu avant 13h, le Palais diffuse un communiqué, toujours laconique, se bornant à indiquer que le roi avait reçu le premier ministre. Le temps passe et aucune explication n'est fournie.
Vers 11h, l'audience hebdomadaire du premier ministre au château de Laeken a eu lieu.
Dimanche 22h30 : le président du MR, Didier Reynders, chargé de mission royal, sort du Château de Laeken où il a fait rapport au roi. Sans plus de commentaires.

Scindons, mais à nos conditions
Sauf surprise, les négociations en cours aboutiront à la scission de BHV sans élargissement de Bruxelles. Honteuse capitulation du Sud ? Pas forcément… Il suffira que la reddition soit assortie de trois conditions pour qu'elle soit parfaitement acceptable. Ils ont fait vœu de discrétion absolue… Aussi les présidents de parti francophones ne dévoileront-ils pas l'issue des négociations. Pourtant, elle est connue : BHV sera scindé et Bruxelles ne sera pas élargie. Honteuse capitulation du Sud ? Pas forcément… Il suffira que la reddition soit assortie de trois conditions pour qu'elle soit parfaitement acceptable.
Un : les droits des francophones vivant dans les six communes à facilités de la périphérie doivent être pérennisés et renforcés. On veut dire qu'ils doivent être définitivement libérés des tracasseries administratives, comme l'obligation de repréciser, lors de chaque contact avec l'administration communale, leur volonté d'être traités en français. Ils doivent aussi disposer, dans leur commune, d'une école, une bibliothèque, un club de sport francophone. Et bien sûr, continuer à pouvoir voter pour des listes francophones aux élections législatives et européennes, et être jugés dans leur langue.
Deux : les droits des francophones vivant actuellement dans les communes sans facilités de la périphérie doivent être garantis. En clair : ils doivent pouvoir continuer à voter pour des listes francophones et bénéficier de procédures judiciaires intégralement menées en français. Pour les nouveaux arrivants, les règles peuvent être différentes.
Trois : Bruxelles, exsangue, doit être refinancée de manière structurelle. Moyennant ces conditions, l'accord sur BHV sera acceptable pour les francophones. Le sera-t-il pour les Flamands ? Leur réponse en dira long sur leur volonté d'encore cohabiter avec les francophones dans la maison Belgique. S'ils lâchent ces concessions, trop heureux de voir que la " tache d'huile " francophone ne s'étendra plus guère en périphérie sans facilités, c'est que le pays a encore un sens pour eux. S'ils refusent et votent, au nom de leur supériorité numérique, la scission de BHV, le doute ne sera plus permis : la Belgique appartient, pour eux, déjà au passé.

Le dossier BHV expliqué
C'est le caillou dans notre chaussure. Une balle de jokari dont la politique belge ne parvient pas à se débarrasser. La voilà qui revient. Un retour en arrière pour saisir ce curieux problème. Les Belges disent souvent ne rien y comprendre. Pourtant, et pourvu que l'on écarte les péripéties politico-juridiques qui lui sont liées, le problème de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est plutôt limpide. Le Soir

CULTURE & DETENTE

DELOCALISE VERS LA PLACVE ROYALE SUITE A LA MODERNISATION DU BOULEVARD DU 30 JUIN
Marché Bikeko : vendeurs et œuvres d'arts exposés aux intempéries

Le marché des œuvres d'art dénommé " Bikeko " est, depuis quelques temps, délocalisé de la gare centrale à la place royale suite aux travaux de modernisation qui s'effectuent au niveau du boulevard du 30 juin. Ce changement de cadre a entraîné des conséquences dans le chef des vendeurs. Certains se plaignent du fait qu'ils sont exposés, y compris leurs œuvres, à la pluie et au soleil. D'autres par contre se réjouissent du fait que leurs produits sont revus à la hausse.
Lundi 26 avril 2010, 13 heures. Le soleil est accablant. Malgré cette condition, nous sommes décidés à faire un tour au nouvel espace du marché " Bikeko " à la place Royale. A l'entrée du nouveau site, ce sont des toiles de peinture qui sont exposées aux clients. On aperçoit un expatrié travaillant pour le compte d'une société de télécommunication de la place, accompagné de son collègue congolais. Il est venu se procuré des tableaux. La négociation ne semble pas marcher entre le vendeur et son client. Au finish, ce dernier quitte le lieu et s'en va à la découverte d'autres toiles.
Selon le vendeur, le prix de ses toiles varie selon que vous êtes congolais ou expatrié. Par exemple, cite-t-il, un tableau de peinture peut se négocier à 30$. Les toiles abstraites varient, d'après notre interlocuteur, de 60$ à 150$ selon la grandeur de l'œuvre.

L'ambiance au nouveau siège du marché " Bikeko "
Lorsqu'on accède au nouvel espace du marché " Bikeko ", l'on est vite frappé par la présence des expatriés qui s'intéressent de plus en plus à l'achat des œuvres d'art par rapport aux nationaux. L'ambiance est un peu timide. Le décor ne semble pas être approprié pour ce nouveau siège du lieu de vente des œuvres d'art. Alors que ce carrefour est beaucoup fréquenté par les visiteurs.
L'espace est trop étroit en comparaison avec l'ancien espace réservé à la vente des œuvres d'art à la gare centrale. Les étalages sont entourés par des bâches qui n'offrent aucune garantie contre les intempéries, " surtout en ce mois d'avril, réputé très pluvieux ", lâche Maman Malu, vendeuse des masques et tapis battus en raphia, qui renchérit, " ici, dans ce nouveau siège du marché " Bikeko ", c'est la pluie car elle endommage nos œuvres ".
C'est le même constat fait par Garry, un autre vendeur. " Nous étions dans un beau cadre, mais voilà, aujourd'hui nous sommes exposés à la pluie qui s'improvise même sans nous laisser le temps de mettre nos produits à l’abri. C'est ainsi que nous nous voyons dans l'impossibilité d'exposer tous nos produits ", a-t-il dit.
Par ailleurs, Kasongo, un autre vendeur, se réjouit du nouveau cadre du marché " Bikeko " : " ici, ça se passe bien. De toutes les façons, nous sommes les artistes et sommes obligés de nous adapter à l'endroit qui nous accueille. La délocalisation de ce marché a constitué un avantage pour nous car, nos prix ont été sensiblement revus à la hausse ".

Œuvres exposees
Lorsqu'on accède à ce site, on est vite émerveillé par des masques de différentes ethnies de la RDC (kuba, rega, songe…) et des tapis tissés en raphia. Les masques coutent 20$ tandis que les tapis se négocient entre 30 et 35$. Plus loin dans le site, on trouve des colliers en bois, en bronze… et des cartes géographiques fabriquées avec la malachite.
Malgré la délocalisation du marché " Bikeko ", les visiteurs et les vendeurs commencent à s'habituer au nouvel espace situé à la place Royale, dans la commune de la Gombe. Dieumerci MAYAMBI

DEBAT DU CENTRE WALLONIE BRUXELLES EN PARTENARIAT AVEC LE COMMISSARIAT GENERAL DU CINQUANTENAIRE
Les experts analysent la structure fiscale applicable dans le domaine du livre en RDC

La délégation Wallonie - Bruxelles, en partenariat avec le Commissariat général du Cinquantenaire (CGC), a organisé, dans la matinée du vendredi 23 avril 2010, à l'occasion de la Journée mondiale du livre et des Droits d'auteur, un débat autour du sujet " Quelle politique fiscale pour l'émergence du livre en RDC ? ".
De prime abord, le conférencier M. Carol Lutaladio, représentant l'ancien OFIDA, devenu aujourd'hui la Direction générale des douanes et accises (DGDA), a brossé les structures fiscales applicables aux matériels, équipements et consommables destinés à l'impression des livres.
S'agissant de ces derniers, dit-il, la RDC a un cadre juridique qui prévoit le régime des faveurs. C'est le code des investissements. Il prévoit des exonérations pour tous ces matériels, équipements et autres. Pour en bénéficier, il faut que les personnes morales ou physiques concernées soient éligibles à ce code.
Parlant des intrants (matières premières), M. Lutaladio affirme que le code des investissements prévoit des exonérations pour des personnes ayant le statut de Petite et Moyenne Industrie (PMI) ou Petite et Moyenne Entreprise (PME). Quant aux livres à caractère éducatif, culturel, scientifique, religieux, les exonérations sont prévues dans la loi-cadre du 22 septembre 1990, a-t-il poursuivi.
Les avantages douaniers
Le cadre juridique, qui prévoit les avantages douaniers tire sa source des Accords de Florence, ratifiés par la RDC depuis 1962. Ces accords de 1950, approuvés par 89 Etats dits défavorisés, avaient pour objectif de favoriser le développement par l'alphabétisation ainsi que la formation des personnes. Ces accords visaient également la promotion de la diffusion et de la distribution de tout produit susceptible d'aider le peuple à s'alphabétiser.
Ces accords n'admettent des exonérations qu'aux ouvrages à caractère éducatif, scientifique, culturel et religieux, destinés aux organismes agréés par l'Etat congolais. De même, ces ouvrages ne doivent pas être destinés à la commercialisation. Rocco Nkanga

VIVEMEMT LE SPORT

COMITE OLYMPIQUE CONGOLAIS
Mustapha Berraf, médiateur de l'ACNOA, ce mardi à Kinshasa

L'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA) a décidé d'envoyer un émissaire à Kinshasa. Ce dernier n'est autre que M. Mustapha Berraf, 1er vice-président de l'ACNOA. Il est attendu ce mardi à Kinshasa, en provenance de Paris. Il effectue une mission de bons offices qui a pour seul objectif de résoudre les problèmes vécus par le Comité olympique congolais (COC) et trouver ensemble les solutions. Telle est la quintessence du dernier message envoyé à Jean Beya (président) et à Alain Badiashile (secrétaire) par le délégué de l'ACNOA, la semaine dernière.
A ce titre, Mustapha Berraf envisage déjà, dans le but de travailler dans la sérénité, la mise en place d'un groupe de travail composé par chacun d'eux mais qui devra être obligatoirement membre de l'Assemblée générale du COC. Il a rappelé également qu'une mission d'audit a été ordonnée par le Comité international Olympique (CIO) et que toutes les informations et les documents demandés doivent être mis à disposition et ce dans le but bien compris de lever tout équivoque.
Le délégué de l'ACNOA a confirmé que toutes les décisions qui seront prises devront être en conformité avec la charte olympique et les orientations du CIO et l'ACNOA. La collaboration de tous est impérieuse et salutaire, a laissé dire Mustapha Berraf, afin que le Mouvement olympique de la RDC retrouve sa sérénité et sa verve d'antan dans l'intérêt des athlètes car tous (CIO/ACNOA) sont convaincus que c'est ce noble objectif qui anime le COC.
Il n'a pas manqué de dire à ses interlocuteurs qu'il leur saurait gré également de bien vouloir prendre acte de toutes les décisions antérieures émanant des instances du CIO notamment l'annulation de toute action ou initiative prise par les parties sans leur consentement ou qui ne rentre pas dans le cadre des accords précédents. Il est aussi persuadé qu'ensemble ils arriveront à trouver le consensus nécessaire pour la mise en place d'un COC fort et légitime animé de la bonne volonté indispensable à son bon fonctionnement.
Dès ce soir, selon le programme de travail qu'il a arrêté lui-même, Mustapha Berraf aura une prise de contact avec les parties. Il aura la première séance de travail demain mercredi à 10h00 en présence des parties en l'occurrence Jean Beya, le secrétaire général Alain Badiashile, l'auditeur et mise en place d'un dispositif opérationnel afin de mener à terme la mission dans les délais. Il a prévu une visite au ministre de la Jeunesse et des Sports en présence des parties, une rencontre avec l'ensemble des fédérations en présence des parties. Tous ces contacts seront sanctionnés par un procès-verbal à signer par toutes les parties. Ce PV pourra sur la mise en œuvre d'un scénario de sortie de crise en conformité avec les dispositions de la charte olympique et les orientations du CIO et de l'ACNOA.
En cas d'échec de la médiation en cours et de l'audit initié, la jeunesse sportive congolaise sera la grande perdante. Car, certains dirigeants ne veulent que s'accaparer des fonds de la Solidarité olympique à cause de leur égoïsme en lieu et place de servir réellement le Mouvement olympique congolais.
Pascal LIKANA

PRELIMINAIRES DE LA COUPE DU CONGO
La finale Dragons - New Canon Buromeca fixée pour ce mercredi au stade des Martyrs
Le comité exécutif de la Lifkin a fixé à demain mercredi l'organisation de la finale des préliminaires de la Coupe du Congo entre l'AS Dragons et le SC New Canon. A cet effet, les organisateurs, selon des sources sûres, ont adressé une correspondance au gouverneur de la ville l'informant de cette décision. Car, c'est le vice-gouverneur de la ville assumant l'intérim du titulaire qui avait pris la décision d'annuler cette finale pour des raisons d'ordre sécuritaire.
Ainsi, la Lifkin s'en remet à la même hiérarchie politico-administrative pour prendre des dispositions sécuritaires dans le but d'assurer une bonne organisation de la finale. A son issue, les sportifs kinois connaîtront leur représentant à la 46ème édition de la Coupe du Congo. Ils ne sont plus que deux à se disputer l'unique ticket de la Coupe du Congo 2010 dont le vainqueur accédera à la prochaine Coupe de la CAF.
Bien que l'un des prétendants à la finale, DCMP ait introduit un recours à la Fécofa, la Lifkin n'est pas empêchée de faire jouer sa finale indépendamment de la décision attendue. Selon les règlements généraux sportifs, le recours n'est pas suspensif de la compétition.Pascal LIKANA

Challenge Maître Kapata Fay : les judokas s’inscrivent au secrétariat de la Ligue
La Ligue provinciale de Judo de Kinshasa (Lijukin) tient à commémorer à sa manière la mémoire de l'un de ses brillants acteurs, feu Maître Kapata Fay Jean. A cet effet, elle a mis en place un challenge du nom de ce grand cadre décédé en Europe et qui fut Ceinture noire 6e dan. La 1ère édition de ce challenge démarre le jeudi 14 mai et se termine le 17 mai 2010.
Déjà, les inscriptions se prennent au Secrétariat de la Ligue chaque jour, de 13 heures à 15 heures 30'. La cérémonie de la pesée est fixée aux mardi et mercredi (12 et 13 mai) au stade cardinal Malula, de 11 heures à 16 heures. Le nombre de participants étant limité, la Lijukin a posé certaines conditions aux judokas.
En effet, les frais de participation sont fixés de la manière suivante : senior (4000 Fc) et dame (2000 Fc). Il est aussi exigé à chaque judoka une souscription à une police d'ossature (1000 Fc) et être certifié par le centre national de médecine des sports (CNMS) d'avoir subi un contrôle médical, renseigne la circulaire adressée à toutes les Associations sportives de Judo de Kinshasa.
Néanmoins, Maître Tsham Allou, le président de la Lijukin a déclaré que la présentation d'une licence en cours de validité qui s'acquiert moyennant 1200 Fc ne sera pas exigée au cours de cette 1ère édition du challenge Maitre Kapata Fay. Ce prix est réservé aux cadets, minimes et benjamins ; car, les séniors payent chacun 5 dollars Us pour l'acquisition de leur licence. Pascal LIKANA

APPRENDRE & COMPRENDRE
Tout sur la composition de la planète Terre

La Terre est une planète tellurique du système solaire, la troisième par ordre croissant de distance la séparant du Soleil. Couramment appelée en français Terre, planète Terre, planète bleue ou encore MondeNote 2, c'est une planète à manteau actif, dotée d'une atmosphère comportant de l'oxygène, recouverte d'eau liquide, et protégée des radiations solaires par une magnétosphère.
La Terre possède un unique satellite naturel, la Lune, qui crée les marées, stabilise l'axe de rotation de la Terre, et ralentit la rotation de la planète.
La Terre est actuellement la seule planète de l'Univers connue pour abriter la vie.

Histoire
La Terre ainsi que les autres planètes du système solaire se sont formées il y a 4,57 milliards d'années à partir d'une nébuleuse solaire, masse de poussières et de gaz en forme de disque détachée du Soleil en formation. Initialement en fusion, la couche externe de la Terre s'est refroidie pour former une croûte solide. Plus tard, les impacts d'astéroïdes ont causé de nombreux changements sur l'environnement à la surface. La Lune s'est formée peu de temps après, sans doute à la suite d'une collision avec un objet de la taille de Mars (quelquefois appelé Théia). Une partie de cet objet se serait agglomérée avec la Terre, tandis qu'une autre portion, mêlée avec peut-être 10 % de la masse totale de la Terre, aurait été éjectée dans l'espace, où elle aurait formé la Lune.
L'activité volcanique a produit une atmosphère primitive. De la vapeur d'eau condensée, mêlée à de la glace apportée par des comètes, a produit les océans. On suppose qu'une activité chimique intense dans un milieu hautement énergétique a produit une molécule capable de se reproduire, il y a environ 4 milliards d'années. La vie elle-même serait apparue 500 000 ans plus tard.
L'apparition de la photosynthèse met ensuite l'énergie solaire au service de la vie. Il en résulte en effet à la fois une accumulation de dioxygène dans l'atmosphère, favorisant la vie animale, et le développement d'une couche d'ozone dans la haute atmosphère, protégeant la surface de la planète de l'agression des rayons ultraviolets. Dans ce nouveau cadre, la vie évolue de plus en plus vite vers des formes toujours plus complexes.
La surface du globe se transforme continuellement, sur des périodes de plusieurs centaines de millions d'années. Des continents ou supercontinents se forment puis se divisent. C'est ainsi qu'il y a environ 750 millions d'années, le plus vieux des supercontinents connus, Rodinia, commença à se disloquer. Les continents entre lesquels il s'était divisé se recombinèrent plus tard pour former Pannotia, il y a 650-540 millions d'années, puis finalement Pangée, au Permien, qui se fragmenta il y a 180 millions d'années.
Depuis les années 1960, de nombreuses hypothèses ont été émises dont une qui affirme qu'une (ou une série) de grande(s) glaciation(s) eut lieu il y a 750 et 580 millions d'années, pendant le Néoprotérozoïque, et qui couvrit la planète d'une couche de glace. Cette hypothèse a été nommée Snowball Earth (" Terre boule de neige "), et est d'un intérêt particulier parce qu'elle précède l'explosion cambrienne, quand des formes de vies multicellulaires commencèrent à proliférer.
À la suite de l'explosion cambrienne, il y a 535 millions d'années, 5 extinctions massives eurent lieu. La dernière extinction majeure date de 65 millions d'années, quand une présumée météorite est entrée en collision avec la Terre, exterminant ainsi les dinosaures et d'autres grands reptiles, épargnant de plus petits animaux comme les mammifères, oiseaux, lézards, etc. Dans les 65 millions d'années qui se sont écoulées depuis, les mammifères se sont diversifiés, et il y a quelques millions d'années, en Afrique, une espèce proche du singe a évolué et développé l'aptitude de se tenir droit. Ceci lui permit l'emploi d'outils et encouragea la communication que demandait nutrition et stimulation pour un cerveau plus développé. Des changements périodiques à long terme de l'orbite de la Terre, causés par l'influence gravitationnelle des autres astres, sont probablement une des causes des glaciations qui ont couvert une bonne partie de la planète. A l'issue de la dernière glaciation, le développement de l'agriculture, et ensuite des civilisations, permit aux humains de modifier la surface de la Terre dans une courte période de temps, comme aucune autre espèce avant lui sur terre; affectant la nature tout comme les autres formes de vies.

Composition et structure
La Terre est une planète tellurique, ou en d'autres mots une planète solide, contrairement aux géantes gazeuses comme Jupiter.
Il s'agit de la plus grande des quatre planètes telluriques du système solaire, que ce soit en termes de grandeur ou masse. De ces quatre planètes, la Terre a aussi la plus grande densité, la plus forte gravité et le plus puissant champ magnétique. Cependant, plusieurs planètes telluriques plus grandes que la Terre ont été découvertes en dehors du système solaire. Parmi laquelle l'exoplanète Gliese 581 c, qui possède un diamètre 50 % supérieur à celui de la Terre. Plusieurs missions sont en cours, ou prévues afin de découvrir de nouvelles planètes similaires à la Terre, appelée exoterres.
La surface externe de la Terre est divisée en plusieurs segments rigides, ou plaques tectoniques, qui migrent graduellement sur la surface sur une durée de plusieurs millions d'années. Environ 71 % de la surface est couverte d'océans d'eau salée, le reste, 29 %, consistant en continents et îles. L'eau liquide, nécessaire pour la forme de vie telle que nous la connaissons, est présente sur la Terre, et aucune autre planète n'a encore été découverte avec des étendues d'eau liquide (lacs, mers, océans) à sa surface.

Composition chimique
La masse de la Terre est d'approximativement 5,98×1024 kg. Elle est composée principalement de fer (32,1 %3), d'oxygène (30,1 %), de silicium (15,1 %), de magnésium (13,9 %), de soufre (2,9 %), de nickel (1,8 %), de calcium (1,5 %) et d'aluminium (1,4 %), le 1,2 % restant consistant en de légères traces d'autres éléments. À cause de l'attirance des éléments plus lourds vers le centre de gravité de la Terre, le cœur de la Terre est cru être composé majoritairement de fer (88,8 %), avec une plus petite quantité de nickel (5,8 %), de soufre (4,5 %) et moins de 1 % d'autres éléments.
Le géochimiste F. W. Clarke a calculé que 47 % (en poids) de la croûte terrestre est faite d'oxygène présent principalement sous forme d'oxydes, dont les principaux sont les oxydes de silicium, aluminium, fer, calcium, magnésium, potassium et sodium. La silice est le constituant majeur de la croûte sous forme de pyroxénoïdes, les minéraux les plus communs des roches magmatiques et métamorphiques. Après une synthèse basée sur l'analyse de 1 672 types de roches, Clarke a obtenu les pourcentages présentés dans le tableau ci-contre.

Structure géologique
La Terre est constituée de plusieurs couches internes identifiables à peu près concentriques : la croûte terrestre (océanique ou continentale), le manteau supérieur, le manteau inférieur, le noyau externe et interne. La lithosphère est constituée de la croûte et de la zone supérieure du manteau supérieur. L'asthénosphère est la zone inférieure du manteau supérieur (en dessous de la lithosphère).
La croûte terrestre de la Terre est relativement jeune, par rapport à la Terre elle-même. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années environ où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu.
Plus de 99 % de la surface terrestre aurait moins de 2 milliards d'années.
Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des ondes sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre.
La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition ou phase minérale différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic, la discontinuité de Lehmann ou la discontinuité de Gutenberg.
La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.
La plus grande partie de la chaleur interne de la Terre (87 %), est produite par la radioactivité des roches qui constituent la croûte terrestre : radioactivité naturelle produite par la désintégration de l'uranium, du thorium et du potassium.

Plaques tectoniques
Selon la théorie de la tectonique des plaques, la partie supérieure de l'intérieur de la Terre est composée de deux couches : la lithosphère, comprenant la croûte, et la partie solide du manteau. Au-dessous de la lithosphère se trouve l'asthénosphère, qui forme le cœur du manteau. L'asthénosphère ressemble à du liquide extrêmement chaud et visqueux.
La lithosphère flotte essentiellement sur l'asthénosphère et est brisée en pièces qui sont appelées plaques tectoniques. Ces plaques sont des segments rigides qui bougent en relation avec les autres de trois façons : en convergence, en divergence, et par transcurrence. C'est ainsi que sont créés les tremblements de terre, l'activité volcanique ainsi que les montagnes.
Certaines plaques ont une plus petite superficie comme la plaque indienne, la plaque arabique, la plaque caraïbe et la plaque de Nazca à l'ouest de la côte de l'Amérique du Sud. La plaque australienne s'est fusionnée quelque peu à la plaque indienne il y a 50 à 55 millions d'années. Les plaques les plus rapides dans leur mouvement sont les plaques océaniques, bougeant à environ 70 millimètres par an. À l'opposé, la plaque la plus lente est la plaque eurasienne, progressant à environ 21 millimètres par an.

Atmosphère
La Terre est entourée d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère. Cette atmosphère donne à la planète un reflet bleuté depuis l'espace, d'où son surnom de " planète bleue ". La constitution et la densité de l'atmosphère sont telles que la lumière incidente du Soleil et la lumière réfléchie par les continents et les mers sont diffractées ; donnant sa couleur au ciel, et par réflexion, aux étendues d'eau.

Constitution
Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 5×1018 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue à 99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres).
La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'à environ 45 km) est composée de gaz " permanents ", gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude.
" Le diazote, le dioxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (voir tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une répartition constante à tous les niveaux, même pour les gaz les plus légers, tels que l'hélium ou l'hydrogène.
" Les gaz à concentration variable sont essentiellement la vapeur d'eau H2O ; et dans une moindre mesure le dioxyde de carbone CO2, le dioxyde de soufre SO2 et l'ozone O3.
L'atmosphère terrestre peut être considérée, à un instant donné, comme un mélange thermodynamique d'air sec et de vapeur d'eau.
Les particules liquides, solides, ou mixtes, en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique.
Ces particules jouent un rôle primordial dans les phénomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'à différents processus physico-chimiques dans l'atmosphère. Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 (de plusieurs ordres de grandeurs) en fonction du lieu et du temps ; en concentration élevée, elles constituent un facteur de pollution. Les particules se classent en:
" particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
" grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
" particules géantes : 5 µm < d < 50 µm environ
L'atmosphère atténue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % à 28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant à l'atmosphère, un flux solaire initial de 1 370 W/m2.

Structure de l'atmosphère
La composition chimique de l'atmosphère, sa température, ou les phénomènes qui y sont observés présentent des discontinuités marquées lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuités correspondent à des couches homogènes dont les propriétés évoluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :
" la troposphère
" la stratosphère
" la mésosphère
" la thermosphère
" l'exosphère
Les limites de ces couches (d'altitude variable) ont reçu des désignations particulières : tropopause, stratopause, mésopause et thermopause.

Données physiques et astronomiques
Forme de la Terre

La forme de la Terre est modélisée par un ellipsoïde, légèrement aplati aux pôles, et plus précisément par le géoïde. Le diamètre approximatif de référence est de 12 742 km.
La rotation de la Terre crée un léger bourrelet équatorial, de sorte que le diamètre à l'équateur est 43 km plus long que le diamètre polaire (du pôle Nord au pôle Sud). Les plus grandes dénivellations du sol de la Terre sont l'Everest (8 848 m au-dessus du niveau de la mer) et la fosse des Mariannes (10 911 m sous le niveau de la mer). Par contre, à cause de l'aplatissement, l'objet le plus éloigné du cœur de la Terre est en fait le volcan Chimborazo en Équateur.
La conception sphérique de la Terre remonte à l'antiquité grecque, vers le Ve siècle av. J.-C., et plus spécifiquement aux pythagoriciens. On retrouve cette conception chez Parménide, Platon ou Aristote. Elle s'appuie sur le fait que, lors des éclipses de Lune, l'ombre de la Terre est sphérique, et sur le fait que les constellations varient lorsqu'on se déplace du Nord au Sud. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène donna une estimation du rayon terrestre que nous supposons très proche de la réalité, ainsi que Posidonios, au Ie siècle av. J.-C.. Vers la même époque, Cléomède définit les notions d'équateur, de tropiques, d'arctique et d'antarctique. Reprenant ces notions, le géographe Ptolémée fournit au IIe siècle des informations géographiques qui furent utilisées jusqu'à la Renaissance.
La civilisation arabo-musulmane conserva la connaissance d'une Terre sphérique et au IXe siècle, le calife Al-Mamun, à Bagdad, fit procéder à une mesure d'une partie d'un méridien, conduisant à une bonne approximation de la circonférence de la Terre. Plus explicite encore est qu'une figure comme Abou Hanîfa, fondateur de l'une des quatre écoles de jurisprudence musulmane, avait foi dans la sphéricité de la Terre.9 Dans le monde chrétien, cette idée fut parfois remise en cause, par exemple au VIe siècle par Cosmas Indicopleustès. En effet, les Pères de l'Église ne pouvaient concilier la vision du monde sphérique d'Aristote constitué de deux zones polaires et deux zones tempérées, séparées par une zone torride infranchissable, avec l'universalité du message du Christ, ce message ne pouvant parvenir à d'hypothétiquesNote 6 habitants des antipodes. Jusqu'au XIIe siècle, on s'attacha donc à représenter le monde sous forme symbolique, mais des philosophes ou des religieux tels Isidore de Séville, Bède le Vénérable, Jean Scot Erigène, Gerbert d'Aurillac, Thomas d'Aquin, Albert le Grand ou Roger Bacon avaient très bien intégré la représentation sphérique. Vers 1150, le livre De imagine mundi, dont l'auteur présumé est Honorius d'Autun, décrit l'univers de façon plus mythologique que scientifique, mais dans lequel la Terre est une sphère d'environ 35 000 km de circonférence. Charlemagne est d'ailleurs représenté sur quelques enluminures comme tenant à la main une représentation d'un petit globe terrestre surmonté d'une croix.
Les récits de voyages de missionnaires, de Marco Polo et de l'explorateur Jean de Mandeville (avec son Livre des merveilles du monde) diffusaient dans la société l'image d'une terre sphérique, qui pouvait théoriquement faire l'objet d'une " circumnavigation ". L'Imago mundi du cardinal Pierre d'Ailly retenait cette représentation sphérique. On sait que Christophe Colomb a été influencé par le Livre des merveilles du monde de Mandeville, et qu'il possédait un exemplaire de l'Imago mundi abondamment annoté et commenté par ses soins. En sous-estimant grandement le rayon terrestre et en imaginant un continent asiatique trois fois plus étendu vers l'Est qu'il ne l'est en réalité, Colomb a pu envisager de façon raisonnable la possibilité de rejoindre les Indes par l'Ouest. Une connaissance plus précise des distances aurait découragé toute tentative de traversée de l'Océan avec les moyens de l'époque.
Les voyages des Portugais dès le début du XVe siècle pour rejoindre les Indes en contournant l'Afrique, la redécouverte des textes grecs à la Renaissance, en particulier la Géographie de Ptolémée, leur diffusion au moyen de l'imprimerie ont également largement contribué à propager les représentations modernes de la Terre, avec le Nord vers le haut des cartes, les méridiens, les parallèles, l'équateur et les deux tropiques. Le plus ancien globe terrestre connu est fabriqué par Martin Behaim vers la fin du XVe siècle, peu avant que Vasco de Gama, Christophe Colomb ou Magellan entreprennent leurs voyages. On y voit l'Europe, l'Afrique et l'Asie, mais bien entendu, ni les Amériques, ni l'Océanie.
Mercator a, en dessinant ses cartes, mentionné et dessiné un énorme continent austral : Terra incognita australis (terre australe (du sud) inconnue). Cette " terre australe inconnue " a été dessinée au Sud car Mercator pensait, à la suite des Grecs, que sans ce poids la Terre n'était pas équilibrée. Les réflexions et travaux en géographie (relevés cartographiques, projection de Mercator) au XVIe siècle ont permis de faire évoluer la connaissance de la Terre.
C'est au XVIIIe siècle que l'aplatissement des pôles est reconnu, avec les expéditions menées au Pérou et en Laponie.

Jour, saisons et année
La Terre tourne autour d'elle même en un jour sidéral de 23h56', et autour du soleil en une année d'environ 365 jours. Son axe de rotation est incliné par rapport à l'écliptique, ce qui produit l'alternance de quatre saisons sur la surface du globe.
La périodicité des saisons se mesure, elle, au moyen de l'année tropique, légèrement plus courte que l'année sidérale de la valeur annuelle de la précession de l'axe de rotation. La période du passage aux points de l'ellipse de l'orbite comme le périhélie, est l'année anomalistique, légèrement plus longue que l'année sidérale de la valeur annuelle de la récession du périhélie.
Enfin, dans les calculs astronomiques, on utilise l'année julienne valant exactement 365,25 jours.

Accélération de la pesanteur
L'accélération de la pesanteur (ou " champ de pesanteur ") varie légèrement à la surface de la Terre pour trois raisons :
" Elle dépend de l'altitude, l'accélération étant inversement proportionnelle au carré de la distance entre le centre de gravité de la Terre et le point où il est mesuré.
" La Terre n'est pas parfaitement sphérique, mais un peu aplatie aux pôles, la gravitation est plus grande aux pôles, pour la même raison.
" La Terre tourne sur elle-même, ce qui fait qu'un objet à l'équateur est un tout petit peu plus léger (voir Force centrifuge).
D'autres facteurs peuvent influer de façon minime sur le champ de pesanteur local (Voir Gravimétrie) :
" La composition du sous-sol (roches, grottes…)
L'accélération de la pesanteur peut se calculer comme suit :
g=9,780318 [m/s2] × (1 + 5,3024×10-3 × sin2(L) + 5,9×10-6 × sin2(2×L) - 3,15×10-7 × h)
où :
" L=la latitude
" h=l'altitude en mètre.
Au niveau de la mer, h=0 m :
" à l'équateur (L=0°) : g=9,7803 m/s²
" à la latitude (L=45°) : g=9,8063 m/s²
" aux pôles (L=90°) : g=9,8322 m/s²
La force de pesanteur englobe donc à la fois la gravité et la force centrifuge, qui elle provient du mouvement de rotation. Il reste une force provenant de la rotation de la Terre qui ne peut être incluse dans la pesanteur : la force de Coriolis, qui elle dépend de la vitesse de l'objet sur Terre. La pesanteur a été définie pour être indépendante du mouvement de l'objet sur Terre.

Satellites de la Terre

Représentation à l'échelle de la taille et de la distance de la Terre et de la Lune
La Lune est un satellite naturel, situé à environ 380 500 km de la Terre. Relativement grand, son diamètre est environ le quart de celui de la Terre. Au sein du système solaire, c'est l'un des plus grands satellites naturels (après Ganymède, Titan, Callisto et Io), le plus grand d'une planète non gazeuse. Elle est relativement proche de la taille de la planète Mercure. Les satellites naturels orbitant autour des autres planètes sont communément appelés " lunes " en référence à la Lune de la Terre.
L'attraction gravitationnelle entre la Terre et la Lune cause les marées sur Terre. Le même effet a lieu sur la Lune, faisant en sorte que sa période de rotation est identique au temps qu'il lui faut pour orbiter autour de la Terre, présentant ainsi toujours la même face vers notre planète. En orbitant autour de la Terre, différentes parties du côté visible de la Lune sont illuminées par le Soleil, causant les phases lunaires.
À cause du couple des marées, la Lune s'éloigne de la Terre à un rythme d'environ 38 mm par an, produisant aussi l'allongement du jour terrestre de 23 microsecondes par an. Sur plusieurs millions d'années, l'effet cumulé de ces petites modifications produit d'importants changements. Durant la période du Dévonien, à approximativement 410 millions d'années d'aujourd'hui, il y avait 400 jours dans une année, chaque jour durant 21,8 heures.
Vue de la Terre, la Lune est assez éloignée pour avoir la même taille apparente que le Soleil. La taille angulaire des deux corps est quasiment égale car même si le diamètre du Soleil est 400 fois plus grand que celui de la Lune, celle-ci est 400 fois plus rapprochée de la Terre que ce dernier. Ceci permet encore tout juste les éclipses totales sur Terre.
La théorie acceptée sur les origines de la Lune est celle d'un impact géant entre un planètoïde de la taille de Mars, appelé Théia, et la Terre nouvellement formée. Cette hypothèse explique en partie le fait que la composition de la Lune ressemble particulièrement à celle de la croûte terrestre.
La Terre a aussi deux satellites co-orbitaux, l'astéroïde (3753) Cruithne et 2002 AA29, ainsi que des quasi-satellites, 2003 YN107 (jusqu'en 2006), 2001 GO2 et (164207) 2004 GU9.
Position dans l'Univers
On sait aujourd'hui que la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil. Mais cette formulation sous-entend un certain nombre de principes liés au développement de l'astronomie et de la physique, et qui ont mis plusieurs siècles avant de s'affirmer.
La position de la Terre dans l'Univers fut la source de longs débats opposant durant des siècles philosophes, savants et religieux de tous bords. Pendant longtemps la Terre fut considérée comme au centre de l'Univers, conception défendue par Aristote ou Ptolémée. Cette théorie, le géocentrisme, affirmait que tous les objets célestes, Soleil, Lune, planètes et étoiles, (astres) orbitaient autour de la Terre. L'héliocentrisme présente une Terre en orbite autour du Soleil, avec la Lune, satellite naturel de la Terre. Défendue par Aristarque de Samos, cette théorie fut oubliée jusqu'à ce que Nicolas Copernic la redécouvre et la complète dans son traité publié en 1543 : De revolutionibus orbium coelestium libri VI). Tycho Brahe proposa un système dans lequel le Soleil tournait autour de la Terre, et les autres planètes autour du Soleil. L'idée de Copernic fut soutenue par Johannes Kepler et Galilée. Les ellipses képlériennes y firent beaucoup en permettant des tables d'une précision jamais égalée, et en expliquant les variations de latitude des planètes par rapport au plan de l'écliptique. À la fin du XVIIème, Isaac Newton introduisit sa mécanique qui explique le mouvement de la Terre par les forces s'appliquant sur elle, en se plaçant dans un espace qu'il supposait absolu. On disposait alors d'un système mécanique expliquant les mouvements des planètes, conformes à la théorie héliocentrique.
Dans la modélisation actuelle de la mécanique newtonienne, on ne retient plus l'idée d'espace absolu. La position des objets est définie par rapport à un référentiel, notion déjà présente chez Galilée, Huygens et Newton, et la mécanique newtonienne repose sur l'hypothèse de l'existence d'une classe de référentiels privilégiés, les référentiels galiléens. Dans un référentiel galiléen, les mouvements des planètes s'expliquent par les seules forces de gravitation.
Dans le langage courant, quand rien n'est précisé, on se réfère à un référentiel galiléen. Cela est dû au statut privilégié des référentiels galiléens en mécanique. C'est pour cela que la phrase " la Terre tourne " n'est pas considérée comme imprécise en physique.
Il faut remarquer qu'en vertu du principe de relativité, y compris dans la version de Galilée, les effets induits par le mouvement de la Terre sont extrèmement faibles pour ceux qui s'y trouvent. C'est pour cela que les Anciens avaient pu supposer la Terre immobile.
Plus généralement les astrophysiciens considèrent aujourd'hui que non seulement l'Univers est dépourvu de centre, mais même de tout point privilégié. Cette conjecture est appelée principe de Copernic, puisque le nom de Copernic est associé à la fin de la vision de la Terre comme centre de l'univers.


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