EDITION N° 3402 du Mardi 21 Juillet 2009
AU COURS D’UNE CONFERENCE DE PRESSE HIER AU SIEGE DU PARTI
Palu : Mayobo éventre le boa !
*‘‘Le Parti lumumbiste gêne à l’approche des échéances électorales de 2011’’
*Le porte-parole du parti gizengiste parle de ‘‘la manipulation extérieure aux fins de déstabiliser le parti’’
La direction politique du Parti lumumbiste unifié (PALU) calme la tempête. Après des vagues provoquées par la troublante déclaration du 30 juin 2009, par un groupe des militants du parti, l'heure est à rétablir la vérité. Il convient de rappeler que dans leur déclaration, le groupe conduit par M. Jackson Bofunga, ancien du Parti des résistants Maï-Maï (PCM) pendant la Transition sous le schéma 1+4, avait destitué le patriarche Antoine Gizenga Fundji de ses fonctions de Secrétaire Général du parti, au profit de Mme Thérèse Pakasa. Dans les milieux des Gizengistes, une telle déclaration au-delà du fait qu'elle soit un blasphème, est de nature à détourner, désorienter la base du parti et surtout, à semer de la confusion dans l'opinion.
Le siège du Parti lumumbiste unifié (PALU), sur le Bld Lumumba, au quartier Debonhomme de Matete a été en liesse hier lundi, 20 juillet. L'enclos s'est avéré exigu pour contenir des centaines des militants du parti, venus assister à une matinée politique qui s'est terminée par une conférence de presse organisée par la direction politique du Palu, sur un thème central de " l'organisation et fonctionnement du parti." D'entrée de jeu, Godefroid Mayobo, Premier secrétaire adjoint et porte-parole du Palu, a indiqué que cette rencontre avec la presse a été motivée par deux considérations importantes à savoir : " les troubles observés dans l'opinion à la suite des perturbations délibérément orchestrées par une poignée de militants indisciplinés et autres personnes non-militants du parti, mais manipulées de l'extérieur aux fins de déstabiliser le Palu. "
A cette première considération s'ajoute une seconde. C'est ce que Mayobo a considéré comme " la manipulation, l'instrumentalisation de la presse par un groupe de marionnettes à la solde de ceux qui s'engagent dans une cause déjà perdue, en tentant de déstabiliser le Palu. "
Avant d'entrer dans le vif du sujet, Mayobo a rappelé à l'assistance la genèse de leur parti politique. " Le Parti lumumbiste unifié est la fusion de quatre partis politiques nationalistes : MNC, PSA, CREA et BALUBAKAT, formée après les travaux du Congrès constitutif du 22 août 1964 et à l'issue duquel M. Antoine Gizenga fut démocratiquement élu Secrétaire Général du parti. Environ 45 ans après la création du parti, M. Antoine Gizenga est resté le seul mandant issu du Congrès de 1964. Car les autres membres ont chacun, choisi leurs propres chemins", a rappelé Mayobo sous des applaudissements frénétiques d'une foule incapable de contenir sa joie.
Par ailleurs, le porte-parole du Palu a exposé les différentes structures de leur parti, avant d'indiquer qu'au sein du Parti lumumbiste unifié, il n'existe pas de base rattachée à l'idéal d'un individu. " La base appartient au parti. Personne ne peut prétendre avoir une base au sein du Palu", a -t-il rappelé, avant de souligner que le Palu est régi par cinq documents de base que sont les Statuts du parti, le Règlement intérieur, la Réforme des structures politiques du parti, le Catéchisme du militant et le projet de société. Aux Statuts du parti s'enjoint l'historique du Palu afin de prévenir toute tentative de falsification, revendication. Tout acte posé au sein du Palu doit être conforme aux Statuts du parti."
Selon Mayobo, principal orateur du jour, ce rappel historique a le mérite d'éclairer la lanterne de l'opinion sur le fonctionnement du Palu. Aussi, ajoute-t-il, " après cette rencontre, l'opinion par les médias interposés, sera édifiée sur toute la confusion orchestrée par les ennemis de notre peuple. "
Le vote, seul moyen d’accession
‘‘Le vote reste le seul moyen d’accession au poste de responsabilité dans différentes structures du Palu. Personne ne peut s’auto-proclamer à un quelconque poste de responsabilité du parti. Que ce soit au niveau des structures de base: cellules, cercles, sections, provinces... Les responsables sont démocratiquement élus’’. A ce propos, Mayobo a précisé que le congrès reste la seule instance habilitée à élire le secrétaire général du Palu. ‘‘Notre parti se prépare pour réunir les moyens matériels et financiers nécessaires à l’organisation de son congrès, après celui de 1964.’’
Dans la conclusion de son exposé, Godefroid Mayobo n'est pas allé par quatre chemins. " Le Palu reste un et imperturbable. Les agitations observées ça et là n'ébranlent aucune structure du Palu. Le Palu est un roc au fond des eaux. Aucune vague ne peut le secouer. Le Palu est un parti politique organisé, implanté en RD Congo et ayant une personnalité juridique. "
Aussi, Mayobo invite-t-il la base du Palu à la vigilance et surtout, ne pas céder à ce que la direction politique du parti qualifie de chantage de mauvais goût pour déstabiliser le parti et son Secrétaire général. " Attitudes diffamatoires, propos infractionnels… sont les griefs formulés à charge des militants indisciplinés du parti, auteurs de la déclaration du 30 juin. La relève au sein du Palu se fait sur base des textes qui régissent le parti. Gizenga n'a pas de dauphin. Son successeur, en cas d'empêchement définitif, est prévu dans les Réformes des structures politiques du parti, spécialement en son article 4."
UNE MAIN INVISIBLE
Existerait-il ; une main invisible qui tire les ficelles dans la confusion au sein du PALU ? A cette question, Mayobo a dit : " Nous sommes dans un monde politique. Un monde de frustrations, de jalousie, non seulement entre les membres du parti mais aussi entre deux partis politiques. Nous sommes en train de poursuivre les enquêtes pour voir d'où vient le coup. Compte tenu de l'approche des élections, il est possible qu'il y ait un parti politique qui considère le Palu comme son adversaire politique et qui gênerait à ce rendez-vous. D'où, pensent nos ennemis, c'est le moment d'affaiblir le Palu. "
C'est dans ce contexte qu'il convient de situer les différentes manifestations populaires qu'organise la direction du Palu à travers les six provinces politiques du parti cher à Mbuta Antoine Gizenga à Kinshasa. Un seul objectif : "Récolter à chaud, l'opinion de la base en réaction aux allégations, aux visées déstabilisatrices faites par ceux qui s'affichent désormais brebis galeuses au sein du parti. "
Dans le lot de réactions, figurent entre autres, la rencontre entre le Secrétaire permanent du Palu, M. Joseph Dovel Mpango et la presse, dimanche le 5 juillet en cours. Il a été organisé, le même jour du dimanche, des meetings populaires à travers les différentes provinces politiques du parti (Tshangu I et II, Lukunga I et II, Funa et Mont-Amba) pour permettre à l'opinion de se faire une idée de la réceptivité de la déclaration évoquée ci-dessus. A cette occasion, la base du Palu n'avait pas caché son indéfectible soutien, non seulement au Secrétaire général du parti mais aussi aux différentes structures du Palu ainsi qu'à leurs animateurs. Autrement dit, ces manifestations populaires valaient plus qu'un exercice de sondage d'opinion auquel pourrait se livrer une maison spécialisée, avec une seule question : "comment la base du Palu a-t-elle reçu la déclaration du 30 juin 2009 ? "
Pas plus tard que mercredi le 15 juillet, le Secrétaire permanent du Palu, de nouveau motivé par des propos médiatisés des "acolytes" de Mme Thérèse Pakasa, n'a pas attendu longtemps pour donner sa réplique.
En résumé, M. Joseph Dovel Mpango a accusé le groupe à Jackson Bofunga d'usurpation et de tentative de déstabilisation délibérée du Palu. Dans un entretien exclusif avec ‘’Forum des As’’, M. Joseph Dovel Mpango a dit ne pas comprendre le fait qu'un leader d'un parti politique enregistré en bonne et due forme au ministère de l'Intérieur, soit proposé à la tête d'une autre formation politique autonome. Allusion faite à Mme Thérèse Pakasa, prétendument proposée à la succession d'Antoine Gizenga, alors qu'elle préside son propre parti politique enregistré en bonne et due forme, sous le label du Parti Lumumbiste unifié progressiste (Palu-progressiste), crée en 1995. Laurel Kankole
FAUTE DE CARBURANT POUR LA MOBILITE
Les services de l’Etat au bord de la paralysie !
*Le ministère des Finances interpellé
La sécurité des personnes et de leurs biens constitue l'une des préoccupations du président de la République, Joseph Kabila. Au demeurant, cette tache relève des attributions régulières des Services publics spécialisés que sont notamment la Police, l'armée nationales et autres services de renseignement. Cependant, nous apprenons des sources qualifiées que ces différents services de l'Etat congolais seraient au bord d'une paralysie qui ne dit pas son nom.
Et pour cause, le Gouvernement central, par l'entremise du ministère des Finances, tarderait à décaisser les fonds nécessaires à l'approvisionnement des services publics en carburant.
Selon un Secrétaire général ayant requis l'anonymat, le payement ne se fait plus dans un rythme régulier. " Et, quand bien même le décaissement des fonds aurait lieu, il se fait au compte-gouttes. Par conséquent, tous les services de l'Etat sont enclins à un dysfonctionnement aux retombées on ne peu plus inquiétantes ", poursuit la même source ; avant d'indiquer que les Secrétaires généraux de l'admiration publique sont aussi concernés par cette situation qui frise une certaine léthargie dans la chaîne des dépenses publiques.
DES PLAINTES LEGITIMES
Assez souvent, la population kinoise déplore le retard d'un service de la police nationale en cas d'intervention ou d'appel au secours. Une chose reste cependant vraie. Il serait hasardeux de demander à la police d'apporter son service au bénéfice de la population civile quand cette même police ne sait pas se déplacer à temps à cause de manque de carburant. Ceci s'observe aussi lorsque se déclare un incendie dans un coin de la ville. On accuse la police anti-incendie d'arrivée tardive et " inutile " sur les lieux au moment où les feux ont tout dévoré. Sur la place publique, il n'est pas non plus étonnant d'entendre ce dernier temps, certains policiers déplorer en mi-mots les difficultés auxquelles elle fait face dans l'accomplissement de sa tache. Les deux plaintes paraissant légitimes, on éviterait de creuser davantage le fossé.
Pour ne prendre que ce cas de la police nationale, il est de bon droit qu'elle dispose de suffisamment de carburant pour des interventions en temps record. Il en est de même pour les Secrétaires généraux. On comprend aisément ce que pourraient être les conséquences d'un jour de paralysie de l'administration publique.
Que ce soit le cas de la Police nationale, de l'armée entant que services directement impliqués dans la sécurité des personnes et de leurs biens, aussi bien que pour les patrons de l'administration que sont les secrétaires généraux, des voix s'élèvent de plus en plus pour inviter le ministère des Finances à décanter cette situation dans de meilleurs délais. Le blocage, apprend-t-on, se poserait aux Finances, le ministère du Budget aurait déjà accompli sa part de travail. Le plus tôt serait le mieux. Ceci dans le souci de permettre aux différents services de l'Etat de fonctionner normalement. Car, à cause d'un retard de signature d'un document par un Secrétaire général, le pays peut rater gros. Plus grave, l’efficacité des services spéciaux, de l’Armée et de la Police requiert une mobilité tous azimuts. A l’Est du pays, par exemple, les différentes opérations d’éradication de forces négatives menées par les FARDC nécessitent une logistique à toute épreuve. Qui dit logistique sous-entend notamment le carburant. Or cela fait un bon bout de temps que ces services ont du mal à carburer normalement ce faute de paiement, depuis pratiquement quatre mois par le ministère des Finances, de l’ardoise pétrolière. L. K.
CONFORMEMENT AUX PRESCRITS DE LA LOI
Les magistrats révoqués se mobilisent pour introduire leurs recours
La pluie d'ordonnances signées en faveur de la Magistrature le 15 juillet dernier par le Président de la République commence à faire des vagues. Les magistrats révoqués ou retraités par le chef de l'Etat sont en train de se constituer en collectif pour introduire des recours. La loi prévoit, en effet, la possibilité d'introduire un recours auprès de l'auteur de cette décision. C'est ce qu'a déclaré hier à radio Okapi, un des magistrats concernés, le premier président de la Cour d'appel de Matete, Jacques Nkweso, un des avocats concernés.
Selon le premier président de la Cour d'appel de Matete, les magistrats révoqués ou retraités n'excluent pas la possibilité de porter l'affaire devant la justice. " Dès que nous sommes notifiés, nous allons introduire d'abord un recours gracié auprès de l'auteur de la décision, c'est-à-dire le chef de l'Etat, lui demandant de revenir sur sa décision. Et s'il ne répond pas dans un délai de trois mois, à ce moment-là, nous pourrons saisir la Cour suprême de justice. On attaquera les mêmes ordonnances (présidentielles) devant la Cour Suprême de Justice en annulation ", a déclaré Jacques Nkweso. Ce dernier a encore affirmé que c'est seulement après l'arrêt de la Cour suprême de justice que les magistrats révoqués pourront s'incliner alors devant la décision de la justice.
D'après le magistrat Nkweso, " la prise à partie n'est pas une action disciplinaire. On ne peut pas condamner un magistrat à une peine aussi grave lorsqu'il n'a pas été devant son juge naturel, la chambre disciplinaire. Mais, dans notre cas, cela n'a pas été respecté. Il y a eu violation (de procédure)".
L'Asadho entre
dans la danse
Les ONG de défense des droits de l'homme, de leur côté, ne sont pas indifférentes. Pour sa part, l'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO) déclare avoir mis en place, depuis vendredi 17 juillet dernier, une équipe d'enquête devant se charger de vérifier la véracité des charges retenues contre ces magistrats.
Selon le pésident national de l'ASADHO, Jean-Claude Katende, " cette équipe va étudier ces ordonnances pour vérifier si les magistrats révoqués ont été entendus, si la procédure a été respectée. Notre équipe va entrer en contact avec chacun des magistrats révoqués pour voir si chacun d'eux a présenté ses moyens de défense. Mais elle va aussi vérifier si, pour les magistrats qui ont été retraités, les conditions requises ont été respectées par leurs chefs". Pour beaucoup plus de clairvoyance l'ASADHO promet de rendre public les résultats de son enquête la semaine prochaine.
Dorian KISIMBA
CONSOMMATION REELLE DU COURANT ELECTRIQUE
Les ‘‘riches’’ de Kinshasa expérimentent les compteurs électriques de prépaiement de la SNEL !
La Société nationale d'électricité (Snel) en RDC, vient de concrétiser son projet-pilote des cartes de prépaiement pour la consommation d'énergie électrique. Dans cette phase expérimentale, 7000 compteurs électriques avec carte de pré-paiement, seront installés en raison de 5000 compteurs pour la ville de Kinshasa et 2000, pour Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, au Sud-Est du pays.
En ce qui concerne la ville de Kinshasa plus particulièrement, les quartiers GB, Socimat, Mont-Fleury et Pigeon ont été sélectionnés pour expérimenter cette innovation dans le domaine de distribution du courant électrique en RDC Le choix de ces quartiers, par la Snel, n'a pas été fait au hasard. Il a plutôt été motivé par le pouvoir d'achat des habitants de ces quartiers, considérés comme les plus riches de la capitale congolaise. Ainsi donc, les quartiers de luxe de Kinshasa, cités ci-dessus, expérimentent, depuis quelques jours, les compteurs électriques de pré-paiement.
Au stade actuel, il serait hasardeux d'affirmer que la Snel a déjà fini l'opération de remplacement des anciens compteurs dans tous les quartiers ciblés. Une telle opération requiert suffisamment de temps, d'autant plus que les techniciens de la Snel doivent faire le porte-àporte ! Néanmoins, une source qualifiée du Département de distribution de Kinshasa (DDK) affirme qu'un bon nombre de ces compteurs a déjà été placé. Notamment, au quartier Pigeon de la commune de Ngaliema.
DES AVANTAGES
D'UNE PRATIQUE
A la Snel, on ne cesse de vanter les avantages qu'offre le compteur électrique de pré-paiement, aussi bien à l'entreprise qu'au consommateur. C'est-à-dire l'abonné de la Snel. En ce qui concerne l'entreprise, le compteur électrique avec un mode de pré-paiement, lui évitera sans doute des arrangements entre certains agents de recouvrement et les clients litigieux ou en retard de payement des factures. Ce n'est pas tout. La Snel se félicite que les compteurs électriques viennent à point nommé, mettre fin à certaines pratiques répréhensibles et récurrentes dans le circuit de distribution du courant à Kinshasa. Il s'agit, notamment, des raccordements pirates ou frauduleux. A cela s'ajoute le très fameux et célèbre délestage tant décrié par les abonnés de Kinshasa.
Il convient de souligner qu'avec un compteur électrique en mode prépayé, l'abonné consommera désormais la tension (quantité) de l'énergie qu'il aura au préalable achetée. Toute comparaison faite, le système fonctionnera comme dans le secteur de la téléphonie cellulaire où, ne peut effectuer des appels que l'abonné ayant rechargé son compte.
Partant, des sources qualifiées de la Snel ajoutent que les compteurs électriques en mode prépayé mettront fin aux sempiternels conflits entre les clients et les services compétents de la Snel, au sujet des factures parfois rejetées, parce que jugées fantaisistes ou surtaxées. En ce qui concerne l'abonné de la Snel, le compteur électrique lui permettra d'éviter le gaspillage inutile du courant électrique.
Les Kinois savent qu'en matière d'utilisation de l'énergie électrique, très peu de discipline s'observe dans l'usage. Des ampoules sont allumées à longueur de journée, alors que les mêmes usagers crient à la faible intensité du courant ! Un tel paradoxe ne peut s'expliquer que dans des milieux des personnes voulant à la fois une chose et son contraire.
DES REACTIONS
Le projet pilote de compteurs électriques avec carte prépayée, suscite des réactions dans l'opinion publique à Kinshasa. Tout recoupement fait, les Kinois perçoivent d'un mauvais œil ce projet. Ils estiment que la solution au vrai problème que pose le circuit de l'énergie électrique est ailleurs. Dans la vague des réactions entendues lors d'une émission à téléphone ouvert sur une radio privée émettant de Kinshasa, certains auditeurs ont semblé partager la même inquiétude : " Avec quels transformateurs la Snel parviendra-t-elle à améliorer la qualité du produit qu'elle vend à ses abonnés ? ".
D'autres par contre, attribuant ce qu'ils appellent "désordre" à la Snel, aux questions pratiques d'organisation, proposent que les différents départements de la Snel deviennent des sociétés autonomes. Selon les partisans de cette thèse, Inga devient une société de production. Il en sera de même pour les départements de transport et de distribution qui seront transformés respectivement en société de transport et de distribution du courant électrique. " De sorte, on aura favorisé de la concurrence et rendre les trois sociétés compétitives ", pensent les auteurs de ces propos.
Cependant, la pertinence veut qu'on s'interroge sur les faits, tout en dépassionnant le débat. A l'hypothèse que la Snel soit privatisée, le Congolais en général et Kinois en particulier qui peinent à payer la facture unique de la Snel, seront-t-ils capable d'honorer, avec les mêmes sources de revenu, trois factures mensuelles ? Aussi, pensons-nous, on se garderait de verser dans l'intox. Si le système des compteurs électriques avec carte prépayée, est une nouveauté en RDC, il tourne cependant à merveille, dans d'autres pays d'Afrique. C'est le cas du Bénin. Laurel KANKOLE
La problématique de la bonne gouvernance au centre du débat
Sous le haut patronage du Premier ministre, Adolphe Muzito, l'Eisa a organisé vendredi 17 juillet 2009 un atelier d'échange sous le thème : "La bonne gouvernance dans le secteur public en RDC’’. Cette rencontre qui a eu pour cadre la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères vise à entretenir les participants sur la problématique de la bonne gouvernance en RDC. C'est ce qui justifie d'ailleurs la mise en place, à la Primature, d'une commission interministérielle pour prendre langue avec des institutions établies en RDC afin d'organiser cet atelier.
Etant donné que la bonne gouvernance est une pratique qui joue un rôle très important dans le développement d'un pays, le vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, a déclaré que l'homme ne peut que vivre en société, car c'est au sein de cette société qu'il trouve sa raison d'être. Selon lui, personne n'a le droit de privatiser la société. A l'entendre, pour parvenir à la bonne gouvernance, il serait souhaitable que tous les responsables public puissent répondre à la compétence et l'efficacité pour que les choses changent. Pour arriver à bien gérer la chose publique, le vice-Premier ministre a estimé qu'il faut intérioriser les valeurs éthiques pour arriver à mieux faire. D'où, le pays est à reconstruire en faisant mieux qu'avant. Pour y parvenir, il faut des hommes qui doivent avoir l'esprit pionnier. Parce que le pays est tombé très bas, avec une dégradation morale des citoyens. Voilà pourquoi, il faut dénoncer tous les antivaleurs qui dégradent moralement. Raison pour laquelle, le Premier ministre a souhaité que ce séminaire ne soit pas comme les autres. Mais plutôt doit changer les mentalités des participants.
En d'autres termes, la gouvernance, c'est l'ensemble des pratiques capables de favoriser le développement d'un pays. Parce que la richesse d'un pays doit refléter le bien-être de sa population. Car pour qu'un pays fonctionne harmonieusement, il faut avoir une bonne administration, une bonne sécurité et une bonne justice, …
Si on veut réduire la pauvreté, il serait impérieux de penser à la bonne gouvernance. Car une corruption généralisée aggrave l'effritement de l'Etat. Dans ce programme, il faut que l'Etat en soit le concepteur. Ceci incitant les responsables de la chose publique à une gestion économique transparente. Une manière de permettre à l'Etat propriétaire de mettre le cap sur la bonne gouvernance. Simard Simon TSOUMBOU
La norme de certification forestière en étude
Il se tient du 20 au 21 juillet 2009, à l'Hôtel Sultani dans la commune de la Gombe, un atelier de consultation des parties prenantes de la RDC sur le processus d'élaboration de la norme sous-régionale FSC pour la certification des forêts. Cette rencontre vise à réfléchir sur l'évolution de la certification forestière en Afrique centrale initiée par le Réseau forestier et commercial d'Afrique centrale (CAFTN).
Ce réseau destiné à appuyer les opérateurs forestiers qui souhaitent travailler de manière responsable, offre un cadre global de concertation et de partenariat également ouvert aux autres parties prenantes, à savoir les ONG, les nationaux, les internationaux et les communautés locales. Le CAFTN est affilié au ‘‘Global forest and trade network’’ (GFTN) qui est une initiative globale du WWF international pour renforcer les interactions entre les opérateurs forestiers responsables et les marchés sensibilisés aux enjeux de la gestion forestière durable notamment les marchés des bois certifiés.
La version du WWF est la gestion forestière responsable et la commercialisation responsable des produits du bois. Ceci, pour faire de telle sorte que le bois joue un rôle majeur dans le développement économique des pays forestiers d'Afrique centrale en contribuant à la réduction de la pauvreté des populations dépendantes de l'environnement forestier.
Le CAFTN a été mis en place par le bureau régional de WWF pour promouvoir la gestion responsable et le commerce légal des produits du bois issus des forêts du bassin du Congo. Ce réseau a pour objectifs de contribuer à la gestion durable des ressources forestières en Afrique centrale, combattre l'exploitation illégale et le commerce frauduleux des bois et de produits forestiers, faciliter les échanges d'information et d'expérience entre partenaires engagés, appuyer la gestion responsable et la certification collective des forêts communautaires.
Peuvent devenir membres du CAFTN, les entreprises certifiées qui recherchent une assistance à la gestion forestière durable et à la traçabilité du bois pour obtenir une certification de leurs activités et l'accès aux marchés produits certifiés, les entreprises qui veulent progresser vers la gestion durable dans le cadre de leur certificat. Les gestionnaires de petites unités forestières ou de forêts communautaires qui cherchent une assistance dans le domaine forestier.
Le CAFTN propose une méthodologie flexible basée sur le vingt et un modules de progression dans quatre domaines, à savoir légalité, exploitation forestière, développement social et gestion de l'environnement. En fonction des besoins du candidat à l'adhésion au CAFTN, un plan d'action est établi en utilisant les modules pertinents.
Dans le cadre des modules retenus de commun accord, un calendrier de progression est établi pour atteindre un niveau de performances certifiable selon le système FSC ou selon une autre certification jugée crédible et indépendant par le WWF. Les avantages de l'adhésion au CAFTN sont multiples. Parmi lesquels l'assistance technique pour progresser, dans le cadre des modules retenus, vers une gestion forestière et une commercialisation responsable. A en croire le directeur national de WWF en RDC, M. Raymond Lumbuenamo, la possibilité d'appui financier pour les activités directement liées à la certification n'est pas à exclure.
En d'autres termes, la certification n'est pas une panacée, mais plutôt un débat et un exercice qui doit concilier l'intérêt de développement et la conservation des forêts. Car, il est tout de même dangereux de laisser disparaître les forêts.
Simard Simon TSOUMBOU
Un bus City-train prend feu devant l'OCPT !
La société de transport urbain a un bus de moins. C'est hier lundi 20 juillet 2009 aux alentours de 9 heures 30' qu'un bus de cette entreprise de marque Tata immatriculé KN 3934 BD a pris feu sur le boulevard du 30 juin, juste devant la grande poste alors qu'il venait à peine de terminer sa première course.
Difficile de dire avec exactitude les motifs de l'incendie. Cependant, des témoins à l'arrêt de bus témoignent que le bus City-train a commencé par dégager la fumée de petite quantité en présence des membres de l'équipage restés passifs face à cette situation qui, pourtant, prenait de plus en plus des proportions inquiétantes. Ni le conducteur, ni le receveur et encore moins les autres membres de la société City-train présents sur les lieux n'a eu le réflexe de recourir aux moyens artisanaux pour éteindre la fumée. ''Nous avons juste vu le conducteur descendre de sa cabine et quelques passagers encore à bord sont vite descendus pour constater la situation de l'extérieur'', nous a confié un cireur ambulant ayant assisté à la scène dès les premières minutes de l'incendie. La fumée a mis tellement longtemps que le carburant contenu dans le moteur a pris feu devant le regard passif des curieux massés autour du véhicule. C'est environ trente minutes plus tard que le service anti-incendie de l'Hôtel de ville a débarqué après le feu ait consumé la quasi-totalité de l'épave.
Cet énième incendie que vient de connaitre la société City-train relance les débats sur l'entretien technique des engins roulants en RDC. Un simple contrôle technique du véhicule avant sa mise au trafic pouvait permettre aux techniciens de déceler une panne et trouver si possible un remède à y apporter. Cela éviterait d'exposer au danger les passagers et leurs biens. Rachidi MABANDU
L'ambassade des USA lance le ‘‘Prix Anuarite femme de courage de la RDC’’
L'ambassade des Etats-Unis d'Amérique en RDC a lancé, depuis le week-end dernier le concours du prix ‘’Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta, femme de courage’’. Ce prix est, d'après le communiqué de presse de l'ambassade, destiné à reconnaître et à honorer la contribution de la femme au développement de la société en RDC.
Chaque année, désormais, une somme d'argent dont le montant n'a pas été précisé, sera attribuée à une femme congolaise qui se sera particulièrement distinguée dans sa sphère d'activité. Ce, en suscitant sur le changement et l'émulation dans sa communauté.
En ce qui concerne les conditions de participation à ce concours, on notera que les candidats devront être de nationalité congolaise et résider en RDC. Celles-ci ne peuvent pas se nommer. Il appartient donc à d'autres personnes qui voudraient nommer ou choisir une femme de courage de pouvoir ainsi remplir le formulaire téléchargeable et imprimable à partir du site http://www.amicusalumni.com
Quant au formulaire, il est disponible en français, en swahili, en lingala, en tshiluba et en kikongo. Les candidates à titre posthume seront également prises en considération. Aussi, l'ambassade américaine en RDC indiqué-t-elle que le prix ‘’Anuarite femme de courage’’ est le produit d'un partenariat entre l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, le ministère de la Culture et des arts de la RDC, l'association Amicus qui regroupent des Congolais de tous les horizons ayant participé à des voyages d'études organisés par le département d'Etat des Etats-Unis, et le Club international des femmes à Kinshasa.
A travers la reconnaissance de la contribution vitale de certaines femmes à leurs communautés, l'ambassade américaine et ses partenaires espèrent pouvoir révéler au public la vaillance et l'abnégation qui caractérisent les femmes congolaises de toutes conditions, précise ledit communiqué de presse. Jean-Claude KITETE
ALIMENTATION
Les compléments alimentaires sont-ils efficaces chez les enfants ?
Pour redonner un peu de vitalité à votre enfant, vous souhaitez lui donner des compléments alimentaires. Est-ce la bonne chose à faire ? Le Dr Brigitte Nisolle-Taourel, pédiatre, répond.
À partir de quel âge peut-on donner des compléments alimentaires ?
Tout dépend de la nature du complément alimentaire. Pour le magnésium, il est possible, en cas de forte carence ou de maladie grave, d'en donner dès 9 mois, uniquement sur prescription médicale. Les plantes sédatives peuvent être administrées dès 1 an, à condition de bien identifier l'origine du trouble (poussée dentaire, maladie, problème psychologique…). Pour les suppléments de vitamines et minéraux, mieux vaut attendre 6 ans. Dans tous les cas, il est conseillé de consulter un médecin ou un pharmacien avant d'en donner à son enfant.
N'est-ce pas "médicamenter" son enfant ?
La prise de compléments alimentaires ne doit pas relever du réflexe. Si l'enfant est fatigué, stressé ou en période d'examens, je recommande, dans un premier temps, d'améliorer son hygiène de vie : un sommeil de qualité, une bonne alimentation, une activité physique régulière suffisent bien souvent à tout remettre en place.
Si, malgré cela, il reste sans énergie, on peut essayer les compléments alimentaires. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'ils ne sont qu'un "outil de la forme" parmi d'autres.
Comment bien
les utiliser ?
D'abord, ne pas les laisser à la portée des enfants. Les compléments alimentaires sont de petite taille, parés de couleurs attrayantes, avec un joli packaging : les petits peuvent les prendre pour des bonbons… Mettez-les hors de leur portée. Et ils ne règlent pas tout ! Si l'enfant ne se rétablit pas après une cure, prenez rendez-vous chez votre médecin, car la persistance des maux peut être un signe de maladie.
Santé Magazine
*Province Orientale : la nomination d'un nouveau chef de poste de Dingila protestée par la population
Les échos en provenance de la Province Orientale font état d'une vive tension dans le territoire de Bambesa. En effet, les habitants de la cité de Dingila, poste administratif situé dans le territoire de Bambesa juste à 400 kilomètres au nord de la ville de Kisangani, sont descendus samedi 18 juillet 2009 dans la rue. C'était pour protester vigoureusement contre la présentation du nouveau chef de poste, M Nicolas Komboziko, nommé par un arrêté provincial.
Selon les sources dignes de foi, l'administrateur du territoire qui devrait présider cette cérémonie, accuse l'ancien chef de poste muté dans le territoire de Wamba d'être à la base de cette marche de protestation. " C'est aux environs de 10 heures locales, heure prévue pour la présentation du nouveau promu que cette marche a débuté à la cité de Dingila. L'administrateur du territoire de Bambesa, les manifestants, pancartes à la main sur lesquelles on pouvait lire : " Non à Nicolas, vive Epebate ", scandaient des slogans humiliant l'autorité territoriale et le nouveau chef de poste. La présence insignifiante de la police n'a pas pu contenir la foule qui a envahi le lieu de la cérémonie, poursuit l'administrateur. " Arnold Epebate, ancien chef de poste muté à Babombo en territoire de Wamba, déclare qu'il n'est pour rien dans ce soulèvement. Cependant, ajoute-t-il, l'administrateur a organisé seul cette cérémonie sans associer le chef de poste, le commandant de la police et le chef de la chefferie ", ont soutenu diverses sources territoriales de Bambesa contactées par des confrères en poste dans le district du Bas-Uélé. Face à ce tiraillement, a-t-on souligné, le commissaire de district du Bas-Uélé s'est engagé à faire appliquer l'arrêté provincial signé le 23 décembre dernier. Depuis le week-end dernier, la tension est vive dans cette partie du territoire national. Voilà qui invite le gouverneur de la Province Orientale à s'impliquer de manière à éviter tout débordement. Dorian KISIMBA
*Katanga : longue de 250 Km, la route Lubumbashi-Kasenga en pleine réhabilitation
Longue de 250 kilomètres, la route qui va de la ville cuprifère de Lubumbashi à la cité de Kasenga dans la province du Katanga est en pleine réhabilitation. Selon la radio Okapi, 60 kilomètres sont déjà asphaltés par l'entreprise chinoise CREC. Les autorités du territoire de Kasenga se disent satisfaites de l'avancée des travaux. Les bus de transport en commun couvrent quotidiennement le tronçon Kasenga-Lubumbashi.
La même source a fait savoir que les bus de transport en commun couvrent quotidiennement le tronçon Kasenga-Lubumbashi à la grande satisfaction des populations des deux entités. Dès la sortie de la ville de Lubumbashi, Kasomeno, à 60 kilomètres vers le territoire de Kasenga, explique-t-on, la route qui a revêtu de sa nouvelle robe est asphaltée à ce niveau par l'entreprise chinoise CREC. Ces travaux de réhabilitation et d'asphaltage sur la nationale n°1 se poursuivent sur l'axe Lubumbashi-Kilwa-Pweto. C'est un projet financé par la Banque mondiale. Du côté de Kasenga, le tronçon compris entre le village Kasomeno et ce territoire, soit une distance de 147 kilomètres, est en terre battue. Ici, les travaux de réhabilitation sont exécutés par l'Office des routes, sur financement du gouvernement provincial du Katanga. Sur ce tronçon, les travaux ont atteint 120 kilomètres. Les 25 derniers kilomètres vers Kasenga constituent encore un calvaire pour les conducteurs de véhicules. La route est couverte d'herbes et de plusieurs nids de poule. Dorian KISIMBA
*Maniema : des engins pour la réhabilitation des routes présentés à Kindu
Une bonne nouvelle qui a réjoui la population de la ville de Kindu reste la présentation des engins envoyés par le gouvernement central pour les travaux de réhabilitation des infrastructures routières sur l'ensemble de la province du Maniema. Il s'est agi des tracteurs avec citernes, des bulldozers, des compacteurs, des pelles et beines chargeuses, des niveleuses et beines basculantes que le gouverneur de cette province, Didi Manara Linga, a présentés à ses administrés.
La cérémonie de présentation officielle de ces engins s'est déroulée à l'issue de l'atelier des trois jours organisé en vue d'élaborer la feuille de route du ministère provincial de l'Agriculture. Après la présentation au public de ce matériel, l'autorité provinciale a appelé à la bonne gestion de ce matériel et surtout du carburant.
Cette cérémonie a suffi pour le ministre provincial de l'Agriculture, Amurani Aruna, de distribuer aux différents acteurs sur terrain, une centaine des vélos, et 7 motos pour la relance des activités agricoles, conformément à la feuille de route établie après cet atelier. Il convient de souligner que cette feuille de route prend en compte tous les aspects du secteur agricole et rural. Ce document est élaboré dans le but de relancer la production et assurer une bonne transformation des produits agricoles et leur commercialisation. Dorian KISIMBA
*Le Fonds allemand vole au secours des déplacés de guerre aux Kivu
Les ONG, PAP-RDC et Diakonie ont fait don de 300 tonnes de vivres et autres produits distribués aux destinataires grâce au financement du ministère allemand des affaires étrangères.
Selon le responsable de l'ONG PAP-RDC, Dr Jackson Pasikanya, cette aide réceptionnée la semaine dernière est distribuée aux déplacés des localités de Kilalo, Nyogwe, Masika et Bwakinge en présence des chefs de village et d'un représentant du chef de poste administratif local dans le Nord-Kivu. Le président de la Société civile locale, José Mali Kidogo, qui a salué cette action humanitaire, a précisé que chaque famille de déplacés a reçu un lot constitué de riz, de haricots, de couverture, du sel, de casseroles, d'assiettes, de vêtements pour enfants et adultes et outils aratoires.
Les déplacés du Sud Lubero ont fui leurs villages respectifs à la suite des affrontements répétés entre les FARDC et les FDLR dans les contrées de Miriki, Luofu et Mbuavinywa à l'Ouest de la cité de Kanyabayonga.
Simard Simon TSOUMBOU
Félix Wazekwa : après l'Olympia, l'éclipse !
Félix Wazekwa semble ne pas profiter du franc succès à la grande surprise générale récolté samedi le 11 avril 2009 dans la salle mythique de l'Olympia Bruno Coquatrix. L'absence d'un support visuel de ce ''premier grand concert'' sur le marché des disques pourtant attendu par les admirateurs de l'artiste, le manque de productions scéniques comme il en avait l'habitude avant son départ pour ce spectacle de Paris, défraie aujourd'hui la chronique au point que des mélomanes s'interrogent sur la nouvelle stratégie arrêté par le président de ‘‘Cultura pays vie’’.
Aux yeux des chroniqueurs, Félix Wazekwa, qui a réussi son ''passage forcé'' à l'Olympia de Paris alors qu'on ne l'attendait pas beaucoup à ce niveau, ne devrait s'arrêter en si bon chemin. Après son retour à Kinshasa au terme de deux mois dans le vieux continent, les fanatiques attendaient de leur idole de grandes sorties au cours desquelles il pouvait faire le ‘‘remake’’ de l'Olympia. Dommage. Depuis le retour de l'Europe, voyage qui a vu trois de ses quatre danseuses restées à Paris, Mokua bongo n'a livré que deux concerts du reste, passés inaperçu. Le spectacle donné le 30 juin à Goma dans le cadre des festivités de la célébration de l'indépendance et une sortie en circuit fermé dans la commune de Barumbu grâce au sénateur She Okitundu ne suffisent pas comme bilan pour un artiste qui veut se maintenir en ‘‘première division’’.
A ce jour, Félix Wazekwa n'a aucune raison de ne pas satisfaire ses fans. Et pour cause, l'homme et son groupe ne sont pas en plein studio pour un nouvel album, bien que la ''Mémoire de Dieu'' est déjà annoncé. Autrement dit, on s'imagine que les musiciens de Cultura pays vie ragaillardis après l'Olympia tournent les pouces à Kinshasa parce que l'orchestre souffre d'un manque de concert pour des raisons que seul le leader peut expliquer. A ces propos, on sait bien que Félix Wazekwa, habitué aux concerts à ciel ouvert, ne s'appuie généralement que sur son sponsor pour communier avec ses fans. En cette période des grandes vacances, S' Grave devrait se remettre en question pour continuer sur sa lancée dans le seul but de maintenir le lien avec le public. Rachidi MABANDU
Première tournée réussie pour Djouna en Amérique
Djouna Mumbafu, ‘’Big One’’ vient de séjourner avec son groupe en Amérique. C'était une première tournée pour le fils spirituel de feu Pepe Kallé dans cette partie du continent américain.
L'artiste s'est produit au Surinam, l'ex Guyane hollandaise. C'était dans la salle Paramaribo, salle qui porte le nom de la capitale de Surinam, renseigne Djouna Mumbafu.
D'après ce dernier, il est le premier artiste musicien congolais à se produire dans ce territoire au climat équatorial.
Il était prévu que le fils spirituel de Pepe Kallé puisse jouer deux spectacles. Malheureusement suite aux problèmes administratifs, il n'a pu jouer qu'une production qui s'est soldée par un grand succès note Djouna Mumbafu où son danseur à la taille de feu Emoro a fait tabac.
Revenu au pays, Big One compte se produire ce week-end sauf imprévu à Kasa-Vubu pour détendre surtout les lauréats des examens d'Etat. D.M
*BCBG : JB Mpiana vise de nouveau le Zénith et l’Olympia de Paris
Longtemps resté dans les randonnées à circuit fermé, JB Mpiana veut conquérir pour une seconde fois les salles prestigieuses de la ‘’ville lumière’’. C’est dans ce cadre que le patron de Wenge BCBG a effectué le déplacement pour Paris où il compte négocier des contrats de production pour ces salles mythiques.
Ce déplacement de Papa chéri pour le pays de Johny Haliday, apprend-t-on des sources proches de l’artiste, est de courte durée mais riche en retombées. Dieumerci MAYAMBI
A LA VEILLE DU SIXIEME CHAMPIONNAT D'AFRIQUE CADETS ET JUNIORS
Karaté do : le nouveau comité de la Fédération dénonce le bicéphalisme
*L'ordre de mission signé par le ministre des Sports en faveur du comité déchu provoque
un tollé généralisé et ouvre la place à une nouvelle crise.
C'est une nouvelle crise. Le bicéphalisme semble reprendre à la Fédération de karaté do du Congo (Fékaco). En marge du sixième championnat d'Afrique cadets et juniors qui se tiendra du 21 au 28 juillet 2009 à Alger, le ministre des Sports et loisirs Patrick Sulubika a signé un ordre de mission au comité déchu de la Fékaco. Réaction du berger à la bergère, le nouveau comité de la Fékaco n'a pas attendu longtemps pour réagir.
''C'est pour dénoncer ce que nous qualifions de volte face dans le chef du ministre Patrick Sulubika et de l'imposture du Comité olympique que nous avons tenu, ce jour, à sensibiliser les autorités du pays ''. Cette déclaration est du nouveau comité de la Fékaco lue par son secrétaire général Alain Mbaka au cours d'une conférence de presse tenu le week-end dernier à l'espace Signature dans la commune de Matete.
En effet, le nouveau comité dénonce le bicéphalisme exhumé par Patrick Sulubika qui crache, selon lui, sur les décisions de l'assemblée générale qui a mis fin à la crise. Cependant, le même comité se demande comment le ministre peut se cramponner à la décision du comité olympique en lieu et place du rapport émanant de l'administration des Sports. Car selon la Fékaco dirigée par Eugène Diomi Ndongala, Patrick Sulubika aurait nié la signature et aurait fini par avouer son forfait en soulignant qu'il avait signé cet ordre de mission en se référant à la décision du comité olympique congolais. ''Il n'est jamais trop tard pour mieux faire. C'est pourquoi, nous demandons au ministre Sulubika de revoir sa décision en signant cette fois-ci l'ordre de mission pour la délégation de la Fédération légale'', insiste le secrétaire général de la Fékaco.
En échangeant avec la presse, la Fékaco a fait savoir qu'elle a saisi la justice pour dénoncer le comportement antisportif du comité déchu. Elle va également saisir les instances internationales à l'instar de la Fédération mondiale de karaté et l'Union africaine de karaté. A la question de savoir comment le comité déchu a réussi à arracher l'ordre de mission au ministère des Sports, le secrétaire général de la Fékaco note que le dossier de cet ancien comité n'est pas passé dans le circuit normal.
Qu'à cela ne tienne, les athlètes retenus dans les versions cadet et junior du championnat africain d'Alger continuent sans relâche d'affuter leurs armes depuis un mois. Dieumerci MAYAMBI
Les champions du CHAN 2009 immortalisés à travers un livre
''Les Léopards de la RD Congo, champions du CHAN 2009''. C'est le titre d'un ouvrage qui sera bientôt lancé sur le marché au mois d'août. La maquette de ce support a été présentée à la presse vendredi le 17 juillet 2009 à l'hôtel Sultani dans la commune de la Gombe.
Pour le responsable de DIVO Sprl, M. Déo Kasongo, l'initiateur du projet de l'ouvrage ''Les Léopards de la RD Congo, champions de CHAN 2009'' est une innovation dans le monde sportif car, selon lui, beaucoup d'événements sportifs qui ont marqué les Congolais n'ont pas été immortalisés. Il cite le cas de 1968 et 1974 dates auxquelles les Léopards étaient sacrés champions d'Afrique et que les traces de ces événements ont disparu.
Les auteurs du livre ''Les Léopards de la RD Congo, champions de CHAN 2009'' ont compris la nécessité d'immortaliser le parcours du onze national en Côte d'Ivoire. Cet ouvrage sous-titré ''100 pages de l'histoire de la victoire avec des photos inédites de la tournée à travers la RDC'' évoque des choses exceptionnelles et plusieurs anecdotes qui s'est passé pendant et après la compétition du CHAN. Le comité de rédaction du livre est encore en chantier et est patronnée par François Claude Kabulo Mwana Kabulo, une figure de la presse sportive qui n'est plus à présenter. Pour rendre l'ouvrage attrayant, l'initiateur a donc prévu sur le plan graphique, 70% d'images (photos) et 30% de mots (textes).
''Les Léopards de la RD Congo, champions du CHAN 2009'' comportera neuf chapitres répartis en deux grandes parties : la compétition et l'après-compétition. Le document évoquera le parcours des Léopards en Côte d'Ivoire, la demi finale, la finale, la liesse populaire en RDC, l'arrivée à Goma des Léopards, la rencontre avec le chef de l'Etat, l'arrivée à Kinshasa, le cocktail chez la première dame et enfin la tournée à travers la RDC.
Concernant la distribution, il faut indiquer que le livre sera d'abord mis sur le marché avec 500 exemplaires. Par après, les auteurs pensent à une vulgarisation beaucoup plus large. Ce projet est réalisé sous l'approbation de la Fédération congolaise de football association (Fécofa) et avec l'appui de certains sponsors de la place. Dieumerci MAYAMBI
EDITION N° 3400 du Vendredi 17 Juillet 2009
LE TSUNAMI A LA MAGISTRATURE REVELE SES SECRETS
Tout sur les magistrats nommés, révoqués, permutés et retraités
*Panique hier dans les coursn et tribunuax de Kinshasa
*Pour sa part, le ministre Luzolo Bambi approuve la culpabilité des magistrats sanctionnés
*Lire l'intégralité des 14 Ordonances signées
Dans son dernier message à la nation à l'occasion du 49ème anniversaire de l'indépendance de la RDC, la Président de la République, après avoir fait un sévère " réquisitoire " sur l'administration de la justice, annonçait des mesures pour tirer les conséquences des recommandations issues de la dernière assemblée du Conseil supérieur de la magistrature. Alors que les commentaires à ce sujet n'ont pas fini de déferler dans l'opinion et que le pavé des Evêques catholique sur la corruption alimente les débats, Joseph Kabila est passé à l'acte en signant des décrets portant révocation, permutation et mise en retraite des magistrats à tous les niveaux de la magistrature.
Tout le monde a été pris de court par la rapidité de la réaction, mais aussi l'envergure du tsunami. Le Ministre de la justice, Luzolo Bambi Lesa, se trouvait, mercredi soir, à la rédaction de la RTNC pour suivre, comme les autres congolais, la lecture des décrets.
Les rédactions, désemparées, ont vainement cherché à obtenir copie de ces décrets pour publication. Jusqu'au moment où nous mettons sous presse, les copies des différents décrets n'étaient toujours pas disponibles. Qu'à cela ne tienne, les lecteurs ont envahi les rédactions des journaux en espérant y trouve le précieux docuement pour consultation. Le service de presse de la Présidence, lui aussi, ne disposait pas d'une copie certifiée conforme pour diffusion.
Jeudi matin, les cours et tribunaux de la capitale étaient marqué par la surprise et le suspens par rapport à ce profond chambardement dont personne n'a suivi l'entièreté de la lecture sur la RTNC, qui a duré plus de deux heures. Magistrats assis et debout ainsi que les justiciables s'arrachaient littéralement les photocopies des pages des journaux qui ont publié quelques noms parmi la longue liste.
Au Tribunal de paix de Ngaliema, il s'observait de petits attroupements autour des photocieuses publiques ou des copies déjà disponibles. Quelques magistrats s'interrogeaient encore pour savoir si, ici, des changements ont été opérés, qui est parti, qui est arrivé, etc. Les audiences qui devaient avoir lieu ont ainsi été retardées. Aucun magistrat n'a voulu faire de commentaire. Mais dans les conversations captées, on pouvait clairement percevoir la surprise et le suspens quant à l'absence de l'information complète. " Qui vient ici ? " est la question qui dominait les échanges, sans obtenir de réponse précise.
Du côté des justiciables, les sentiments étaient aussi partagés entre l'expectative et une satisfaction mitigée. Une femme dont le dossier de succession était en cours, exultait : " Dieu ne dort pas, il exhausse toujours les prières de ses enfants ". La dame est en conflit avec sa belle famille qui lui a raflé, à elle et ses enfants, l'héritage de son défunt mari. Depuis huit mois, son dossier, selon ce qu'elle confiait à d'autres justiciables présents, semblait patauger ou tourner en sa défaveur et elle portait la situation sur la responsabilité du juge en charge de son dossier. Propos lancés à la cantonade à l'intention d'autres justiciables qui rapportaient, eux aussi, leurs misères en espérant que le dernier chambardement dans la magistrature apportera une solution aux injustices décriées dans l'administration de la justice en RDC. A ce propos, les magistrats, dans leurs conversations, hésitaient sur la position à adopter. Le sentiment général était que ce premier pas dans l'assainissement de la magistrature se suive des mesures d'accompagnement pour mettre les hommes en toge noir dans les conditions propices à la bonne administration de la justice. " les maux qui rongent la magistrature ne sont pas nécessairement le fait intrinsèque des hommes, mais bien de l'environnement et des conditions dans lesquels ils travaillent ", commentait un avocat à l'intention de ses confrères. Il notait également que " même ceux qui arrivent ne garantiront pas nécessairement l'équité et la qualité attendue aussi longtemps qu'ils ne disposeront pas des moyens et du traitement pouvant les mettre, eux et leurs familles, à l'abri des besoins. Il faut comprendre que chez nous le magistrat œuvre dans une justice pauvre dont le redressement nécessite de réunir toutes les conditions, en plus de la sanction à l'endroit des hommes. "
Un magistrat trouvé au Tribunal de Grande instance de Kinshasa/Gombe, qui a requis l'anonymat, avance deux arguments dans son analyse sur le limogeage de certains de ses collègues. Le premier se situe au niveau politique où il reconnaît au Président de la République le pouvoir constitutionnel de révoquer les magistrats. Le second est d'ordre juridique : " il est vrai que le Président nomme et révoque les magistrats, mais cela se fait seulement au niveau de l'acte. C'est le Conseil supérieur de la magistrature qui prépare les documents pour dire qui peut être promu, muté, mis à la retraite ou révoqué.
" Il faut vérifier si l'acte pris par le Chef de l'Etat se réfère à l'avis éventuel du Conseil supérieur de la magistrature ", conclue-t-il.
Dans le vieux bâtiment du Palais de justice, l'ambiance était plutôt morose, car les nouvelles mises en place ont créé un froid. Aussi bien au Tribunal de Grande Instance, à la Cour d'appel qu'au Parquet qui, tous, sont logés ici, il s'observait une faible fréquentation des lieux comme d'habitude. On se serait cru dans une journée fériée ou dominicale. Les magistrats commentaient diversement les décrets du Chef de l'Etat. " Révoquer c'est bien. Permuter ou nommer c'est aussi une bonne chose. Mais le vrai changement doit se faire accompagner des outils de travail et de la motivation qui répondent à la hauteur du travail abattu par les magistrats. Sinon, c'est le retour à la case de départ ", commente un magistrat.
" Nous saluons la décision du Chef de l'Etat, mais nous lui demandons de nous mettre dans des conditions qui nous permettent de bien travailler pour sortir la justice congolaise de son état actuel ", commente encore un autre magistrat qui ajoute : " Pour combattre la corruption, il convient de valoriser les magistrats et l'ensemble de l'appareil judiciaire. "
A la Cour suprême de justice, un autre magistrat estime que la problématique de l'assainissement dans la magistrature ne repose pas au niveau du limogeage ou des révocations. " La racine même de tout ce problème se situe au sommet de l'Etat, là où sévit gravement la corruption. La solution se trouve dans le changement de système. On peu beau changer d'individus, mais tant qu'on n'aura pas réformé le système, il y aura toujours des plaintes. "
Notre interlocuteur fait aussi observer que malgré les permutations et nomination de nouvelles têtes, cela ne signifie pas que les nouveaux promus sont immunisés contre les fléaux dont souffre la magistrature. Il ajoute que le Président de la République " doit être très exigeant vis-à-vis, non seulement des magistrats, mais aussi de l'ensemble des responsables politiques et tous ceux qui interviennent dans le système d'administration de la justice comme acteurs ou justiciables. " Si les Evêques catholiques ont élevé le ton, ce qui n'est d'ailleurs pas la première fois, c'est parce qu'ils ont remarqué que le pays a atteint le paroxysme de la corruption, des détournements des deniers publics et autres antivaleurs. La situation est générale et embrassement même le système de l'enseignement avec comme conséquence la chute de la qualité de l'enseignement ", poursuit notre interlocuteur. Et de conclure en disant qu' "il faut réhabiliter l'homme congolais dans ses droits en lui offrant le minimum dont il a besoin pour vivre, par exemple en appliquant le barème de Mbudi. "
Dossier réalisé par Jonas Eugène KOTA,
Dorian KISIMBA et Jean-Claude KITETE
FACE A LA SITUATION DES MAGISTRAT REVOQUES
Luzolo Bambi approuve la culpabilité des victimes
Le ministre de la Justice, Luzolo Bambi a présidé hier, jeudi le 16 juillet 2009, une conférence de presse au Grand Hôtel Kinshasa (GHK) dans la commune de la Gombe, au cours de laquelle il a fixé l'opinion tant nationale qu'internationale sur la situation des magistrats révoqués, permutés et mis en retraite.
A entendre le n°1 de la Justice congolaise, sur 2300 magistrats que compte la RDC, 165 ont été frappés par cette mesure, soit 7% des hommes au col blanc. Selon lui, parmi les 165 départs de la Fonction publique, il y a 96 retraités, parce qu'ayant atteint l'âge requis et 19 démissionnaires. Cette décision du Raïs a été prise sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Ce qui revient à dire que la culpabilité de ces personnes a été largement prouvée. D'après le ministre Luzolo, cette sanction montre que nul n'est au-dessus de la loi, étant donné que les magistrats ont été coupables des infractions punitives. Au moment où le ministre de la Justice a, pendant plusieurs minutes, rappelé à l'ordre les magistrats à bien exercer leur rôle.
Répondant à la question en rapport avec des griefs formulés contre les magistrats victimes, Luzolo Bambi a renvoyé les journalistes à la lecture des arrêts du CSM qu'il a lui-même refusé de commenter. Cette surprise d'hier témoigne à suffisance que le gouvernement de la RDC a toujours combattu la corruption. Pour le ministre de la Justice, le chef de l'Etat a tenu à réaliser sa promesse faite lors de son discours du 30 juin 2009, sur l'assainissement de l’appareil judiciaire. Ceci, comme pour donner suite à sa dernière déclaration aux évêques congolais sur les maux qui gangrènent la magistrature congolaise.
«Pour le moment, il ne sert à rien de se lamenter», a indiqué le ministre Luzolo Bambi, «mais plutôt d'agir pour combattre la corruption. Il est impérieux d'œuvrer au changement de mentalité. Parce que les magistrats ne peuvent pas à eux seuls payer les frais de la corruption, par rapport à la gravité de ce fléau. La mesure du chef de l'Etat donne pour cela, un coup d'envoi au gouvernement dans son ensemble à prendre des mesures courageuses pour arrêter l'hémorragie». D'où, a-t-il souligné,le moment est venu, de s'attaquer aux " Kuluna " en cravate. A ce sujet, le ministre a été clair. Il sollicite toutes les forces vives de la RDC à se joindre à son combat pour lutter contre la corruption. Car, selon lui, aucun pays dans le monde n'a pu accéder au développement sans pourtant être regardant aux antivaleurs. Ce qui revient à dire que la RDC doit abattre un grand travail pour mettre fin à la corruption qui gêne même les investisseurs qui risquent d'être rançonnés par ces hommes et ces femmes qui occupent des postes de responsabilité. Il est donc temps de débarrasser de la magistrature, moutons noirs qui avilissent l'image de ce métier noble. Cette frappe du Président de la République a lavé la toge ternie du magistrat. Car la lutte contre la corruption n'est plus un slogan mais une réalité. Ci-dessous les 14 ordonnances signées par le chef de l’Etat.
Simard Simon TSOUMBOU
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/057 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT DEMISSION
D'OFFICE DES MAGISTRATS CIVILS
DU MINISTERE PUBLIC
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des Magistrats, spécialement en ses articles 45 et 65 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats ci-dessous ;
Attendu que les magistrats concernés, bien que régulièrement nommés ou désignés et affectés, n'ont pas rejoint leurs postes d'affectation ni donné leurs nouvelles depuis de longs mois voire des années ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont démis d'office de leurs fonctions et grades, les magistrats dont les noms ci-dessous :
A. Substitut du Procureur Général
1. KITUNGU KIZANGA Matricule 289.459
B. Procureur de la République
2. JONAS SEBATUNZI Matricule N.U.
C. Substituts du Procureur de la République
3. AMICI MOKONGA Matricule N.U.
4. FATAKI MULAMBA Matricule 505.528
5. KASWARA TAIGOMU Matricule N.U.
6. LUMPUNGU MWEMBO Matricule N.U.
7. MBWANKIEM NGIALA Matricule N.U.
8. YANFU KILUNGA Matricule N.U.
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la Présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/067 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION
D'UN PROCUREUR GENERAL DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82
et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant
Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant
Statut des magistrats, spécialement en ses articles 16 et 17 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er;
Vu le dossier personnel de l'intéressé ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Est déchargé des fonctions qu'il occupe actuellement et nommé à la fonction et au grade de Procureur Général de la République ;
Monsieur KABANGE NUMBI, Matricule : 504.595 ;
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/059 DU 15 JUILLET 2009 MISE A LA RETRAITE DES MAGISTRATS CIVILS DU MINISTERE PUBLIC
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n°82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 70 et 71 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Attendu que les magistrats concernés ont soit accompli une carrière de trente-cinq ans de service ininterrompu, soit atteint l'âge de soixante-cinq ans ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont admis à la retraite avec bénéfice de l'honorariat et de l'éméritat, les magistrats dont les noms ci - après :
A. Procureurs Généraux près la Cour d'Appel
1. ATUKWELE Bin BABOTE Matricule 127.418
2. BAFE BOKAU Matricule 127.420
3. BOTELA BASULI Matricule 127.866
4. KAPUBA TSHIKOYOKOYO Matricule 127.421
5. KAZADI MALU ABIDI Matricule 127.855
6. MANZALA ma NGO Matricule 127.857
7. MINSAY BOOKA Matricule 127.855
8. YANGE LONGANGE Matricule 227.454
B. Avocats Généraux près la Cour d'Appel
1. DJELO ADUBANGA Matricule 127.860
2. ELINGO se WANZO Matricule 127.861
3. IKINA IBIA Matricule 127.504
4. KASIALA MASUEKAMA Matricule 127.455
5. LAMFUBA LAFAYELE Matricule 127.580
6. LINGBENGBE MOBUDJU Matricule 127.634
7. LUMENGO mi NTOBUS LEMENG Matricule 127.122
8. MASUA M'FAZEY Matricule 127.003
9. MPOSHI SAMBA Matricule 127.438
10.MUKUNA TSHIDINGI Matricule 127.439
11.MUNDARI DJO BAMBA Matricule 127.856
12.MUNGANGA NDUM MUKWARA Matricule 127.440
13.MUNGULU SHAMBUBA Matricule 126.784
14.NYAMABO KABUKALA Matricule 127.594
15.NYAMANGALA LOFETA Matricule 127.586
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la Présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/064 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE D'UN PREMIER PRESIDENT DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 70, 71 et 83 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu le dossier personnel de l'intéressé ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Est mis à la retraite avec bénéfice de l'honorariat et de l'éméritat : Monsieur Etienne Roger TINKAMANYIRE Bin NDIGEBA, Premier Président de la Cour Suprême de Justice, Matricule : 127.111;
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/065 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE D'UN PROCUREUR GENERAL DE LA REPUBLIQUE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 70, 71 et 83 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu le dossier personnel de l'intéressé ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Est mis à la retraite avec bénéfice de l'honorariat et de l'éméritat : Monsieur MUSHAGALUSA NTAYONDEZA Ndi, Procureur Général de la République, Matricule : 128.156;
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/054 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT REVOCATION DES MAGISTRATS CIVILS DU SIEGE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 46 et 61 alinéa 2 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature en ses articles 1, 7, 17 alinéa 1er et 20 ;
Vu les arrêts RPP. O44 , 055, 069, 074, 112, 115, 126, 129, 137, 139, 140, 150, 152, 160, 163, 169, 174, 175, 178, 180, 184, 189, 191, 192, 193, 194, 199, 201, 203, 210, 213, 216, 217, 218, 222, 239, 269, 278, 282, 296, 299, 307, 312, 322, 336, 338, 399, 346, 361, 377, 379, 388, 390, 414, 429, 438, 439, 448 et 483 rendus par la Cour Suprême de Justice ;
Attendu que les deux premiers des magistrats concernés ont commis des faits infractionnels qui ont donné lieu à leur condamnation à des peines de servitude principale supérieures à trois mois et que par les arrêts ci-dessus indiqués, la Cour Suprême de Justice a reconnu les autres desdits magistrats, coupables, soit de dol, soit de concussion ou de déni de justice ayant donné lieu à des actions en prise à partie ;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont révoqués de leurs fonctions et grades respectifs, les magistrats dont les noms suivent :
A. Conseillers à la Cour Suprême de Justice
1. ABDALA MBOKAMIBA, Matricule 504.618
2. BADINENGANI BILOLO, Matricule 126.953
3. LUKAMBA MUGANZA Albert, Matricule 504.557
4. MALIKIDOGO MUSUBAO, Matricule 229.660
5. Mme TERKASA LUFUNGULA, Matricule 504.580
6. Mme TSASA MBUZI, Matricule 270.341
B. Premiers Présidents de la Cour d'Appel
1. CHIMATU KAMENA,Matricule 127.422
2. KIBASHIMBA bin LULONGO, Matricule 289.563
3. MBALA ZI NKUAKU Félix, Matricule 128.153
4. NKUESO AKELE OMRIE, Matricule 262.255
C. Présidents de la Cour d'Appel
1. BELLA MUTAMBA, Matricule 279.678
2. ISAMBO KATAM, Matricule 243.161
3. MADIA NIKA NIKA, Matricule 126.815
4. MALONDA MATUNDU, Matricule 127.135
5. Mme NKELA NDOMBE,Matricule 289.598
6. MUSENGA WA KASANJI Joachim, Matricule 270.298
7. NDALA TSHIVUNGILA Crispin, Matricule 504.572
8. NSUMBU KABUMBU Placide, Matricule 128.148
9. TSHIMANGA NTOLO Marcus, Matricule 262.239
D. Conseillers de la Cour d'Appel
1. BAKONDJO LOKOMBO, Matricule 504.619
2. BELEKO NSELE, Matricule 504.590
3. BUKASA LUKUNGA Anaclet, Matricule 128.141
4. DIMOKE NDJADI, Matricule 281.909
5. KABAMBI BEYA USHIE Joseph Alidor, Matricule 504.549
6. KABEYA TSHIONGOLOKA WA ILUNGA , Matricule 126.969
7. KABILA YUMBA, Matricule 504.637
8. KITENGE NGONGO, Matricule 504.902
9. MAKWA KANDUNGI , Matricule 230.680
10. Mme KABIRA FAÏDA, Matricule 504.551
11. Mme TOKO WANGATA Marie Josée, Matricule 289.598
12. MPETSI BAYOLO, Matricule 504.608
13. MULANZA SABANA, Matricule 245.193
14. MUTEFU KAPINGA, Matricule 504.569
15. MUTOKA WITANGILA, Matricule 504.693
16. MWANGALA IAM KWETAN, Matricule 127.158
17. NTUMBA WA TSHIENDA, Matricule 229.662
18. PUKU NGUNGU, Matricule 504.577
19. SEKELE KUNYUA, Matricule 504.852
20. YUNGU IKWO MPURAKE, Matricule 504.549
E. Présidents du Tribunal de Grande Instance
1. BALEKA NYANYAKI Emmanuel, Matricule 504.624
2. FIERBA LUZOLO L.N. Gaby, Matricule 504.544
3. MPUTU EBONZA, Matricule 504.678
4. MUAMBA WATEBEKA Isaac, Matricule 505.063
5. NGANDA FUMABO, Matricule 504.709
6. TSHIBANGU MBUYAMBA, Matricule 504.888
F. Juges d'Instance
1. BAMPETA YALONGO, Matricule 504.538
2. BAYA LUKUSA José, Matricule 504.975
3. BAYA LUKUSA, Matricule N.U.
4. KALAMBAYI NDJIBU, Matricule 504.762
5. KAMBA KALALA LUKUANGA, Matricule 293.485
6. KASONGA TSINEMA , Matricule 504.644
7. KAWARA MUSOLE , Matricule 432.352
8. KIMANUKA KASHESHA , Matricule N.U.
9. KISHIMBI MUJINGA , Matricule 505.118
10. KULUTA NTULA, Matricule 504.784
11. LOKONI LINGBONDO, Matricule 504.904
12. MAKOSO NDONGALA, Matricule 504.800
13.MAPUMBA SHABANGI, Matricule 504.802
14. MASILYA LUMESA, Matricule 505.039
15. MFUNDIKO CHOBORWA Jeanson, Matricule 504.975
16.Mme BAY BAY LEKWINDAU, Matricule 289.345
17. Mme BOKASHANGA KWETE, Matricule 504.731
18. Mme FALU MWAYUMA Rosette, Matricule 418.387
19. Mme ISILAMUNU MIBANDA , Matricule N.U.
20. Mme KIPASA BILAKA, Matricule 504.653
21. Mme MASEVO LUBAMBA Charlie, Matricule 505.038
22. Mme MUBIALA NGANKIER, Matricule 504.973
23.MONZOLABU EBODIO Guy, Matricule 505.377
24.MUBIKI KANINGINA WA KYAMUSOKI J. , Matricule 505.131
25. MUBUANA SENGA , Matricule 504.682
26. MUSUYU MUBANGA, Matricule 505.704
27. MVUEMBA LUVUMA Eve, Matricule 505.947
28. MWANGA MUKIDI AKIM, Matricule 505.396
29. NDAYE MAKENGA, Matricule 504.838
30. NGALAMULUME KANKOLONGO Félicien, Matricule N.U.
31. NKULU MUOL José, Matricule N.U.
32. PUTELA OMOYI, Matricule 504.713
33. TONDUANGU KONGOLO, Matricule N.U.
34.TSHIBUNG - a - MUSAS, Matricule 504.855
G. Présidents du Tribunal de Paix
1. Mme WEMBO FEZA Marie Jeanne, Matricule 505.427
2. Mme YUMBU MUBANDA, Matricule 504.617
3. WABENE KIWONO Ruffin, Matricule 505.426
H. Juges de Paix
1. IKUNDOMO NSABA, Matricule 505.396
2. Mme MPETI KANI, Matricule 505.231
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D’ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/063 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION
DES CHEFS D'OFFICES DES PARQUETS
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 11 et 16 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont nommés aux fonctions en regard de leurs noms, les magistrats ciaprès :
A. Procureurs Généraux près la Cour d'Appel
1. Gombe : TELA ZIELA Matricule : 128.168
2. Matete : CHINDAMUKO LUBURANWA Matricule : 262.253
3. Lubumbashi : ESSABE KAMULETE Matricule : 246.658
4. Bukavu : ILUTA IKOMBE YAMAMA Matricule : 289.554
5. Kisangani : MUKINZI KAMUANGA NGOY Matricule : 128.115
6. Mbuji - Mayi : MORISHO KANGELE Matricule : 128.146
7. Kananga : TULIBAKI LUSOLO Matricule : 245.190
8. Goma : MULUMBA KILUFYA Matricule : 504.881
9. Kindu : SAMBWA KAPUTU Matricule : 270.303
10.Bandundu : NYANDU SHABANDU Matricule : 253.525
11. Mbandaka : SHAKIRA MWENE MUJINYA Matricule : 245.189
12. Matadi : KINTIBA MPUTU Laurent Matricule : 262.257
B. Procureurs de la République près le Tribunal de Grande Instance :
I. Kinshasa
1. Gombe : KISULA BETIKA YEYE Matricule : 504.780
2. Matete : MWEPU ILUNGA Matricule : 505.252
3. Kalamu : ETINA NDUKA Michel Matricule : N.U.
4. Ndjili : NSHINGADI TSHITENGE Matricule : 505.754
II. Bas Congo
1. Matadi : KAPITA KANYAMA Matricule : 504.769
2. Boma : KENE KENE NZUM Matricule : 504.776
3. Mbanza Ngungu : MASHEKE MPONGO Matricule : 505.210
4. Tshela : USENI SEFU Matricule : N.U
5. Inkisi : MACABA MUKOKO Matricule : N.U
III.Bandundu
1. B andundu : NDUMBA MBUY Matricule : N.U.
2. Kikwit : TSHIEFU MULOMBA Matricule : 504.856
3. Bulungu : LONGANDJO ALANGE Matricule : 504.906
4. Inongo : KABAMBA MUKANYA Matricule : 504.755
5. Kenge : ABEDI SALUMU Matricule : 504.096
IV. Province du Katanga
1. Lubumbashi : NDJOKO KESIDI Willy Matricule : 504.704
2. Kolwezi : MIRINDI BULIGA Matricule : 504.819
3. Likasi : MAVUNGU MAVUNGU Matricule : 504.809
4. Kipushi : KITOKO SANGANGIE Matricule : 504.782
5. Kalemie : MBAKI KAKALA Matricule : 504.811
6. Kamina : KONGOLO ILUNGA Matricule : 504.655
V. Province du Sud Kivu
1. Bukavu : BOSULU NKULUFA Matricule : 504.73
2. Uvira : TWENDIMBADI NDJINDJI Matricule : 504.854
VI. Province du Nord Kivu
1. Goma : LUMBU KATSHEWA HEMBO Matricule : 504.907
VII. Province du Maniema
1. Kindu : MAVILA MANDINA Matricule : N.U
VIII. Province Orientale
1. Kisangani : LUSAMBA MBOMBOLA Matricule : 504.662
2. Bunia : NDES A NZIM ASON Matricule : 504.697
3. Buta : NKONGI EKUSE LONGONGO Matricule : 265.923
4. Isiro : MAMBU KUYUNSA Matricule : 504.666
IX. Province de l'Equateur
1. Mbandaka : KALUILA MWANA Matricule : 504.764
2. Gbadolite : MUTEBA ILUNGA Matricule : 504.692
3. Boende : NGOIE MUKENA Matricule : 505259
4. Lisala : KASAKA ZESILA MBEMBA Matricule : 504.643
5. Gemena : BARUTI OKELEYAE Matricule : N.U
X. Province du Kasaï Oriental
1. Mbuji Mayi : KUMINGA KABONGO MPONIO Matr 504.566
2. Kabinda : KUTUMBAKANA KIENDI Matricule : 505.028
3. Lusambo : KIMBOLO KIBOLAMVULA Matricule : 505.198
XI. Province du Kasaï Occidental
1. Kananga : KIBANZA MAKUMBU Matricule : 504.778
2. Luebo : MULONGO KABANGE Matricule : 505.150
C. Chefs des Parquets Secondaires:
I. Province de Kinshasa
1. Kinkole : PITTA WASISU Matricule : 504.850
II. Province de Bandundu :
1. Kahemba : NGOY LUMBALA Matricule : 505.737
2. Idiofa : MBAKI PHAKA Matricule : 504.703
3. Gungu : KADIMA TSHIMANGA Matricule : 505.315
4. Mushi : MATUKA YAV Matricule : 505.129
5. Nioki : LULENGULA OLEKO Matricule : N.U
6. Bolobo : BONGO NDOSIMAU Matricule : 505.672
III.Province du Bas Congo
1. Songololo : KAHINDO MATALE Matricule : 505.563
2. Luozi : ITUMBO MAJIKO Matricule : 505.544
3. Moanda : BILE MBUESENGE Matricule : 504.953
4. Kinzao - Mvuete : KILUWA MANZANZA Matricule : 505.019
IV. Province du Kasaï Occidental
1. Ilebo : NKELE NSUNGU Matricule : 504.710
2. Tshikapa : FIAMA SYLVANUS Matricule : 505.172
V. Province du Nord Kivu
1. Beni : PONZI NKOY Willy Matricule : 504.915
VI. Province du Sud Kivu
1. KAVUMU : KONGOLO BIN MUAMBA Matricule : 505.606
2. Kamituga: MANDEKE MUENI MANU Matricule : 505.301
VII. Province du Maniema
1. Kasongo: MBUYI NGAMINANG Matricule : 505.047
2. Punia : MATUNDU MPUNINU Matricule : 505.366
VIII.Province du Katanga
1. Kasumbalesa : BATSHIEBA MAYASI Matricule : 504.986
2. Sakanya : MUKADI MUKADI Matricule : 504.826
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente
Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/061 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION DES MAGISTRATS CIVILS DU MINISTERE PUBLIC
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 11, 12, 13, 16, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 10 et 11 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats dont les noms cidessous;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1er :
Sont nommés aux grades en regard de leurs noms:
I. Premiers Avocats Généraux de la République:
1) MABAMBA MUKUR Matricule 127.598
2) TASILE TALIZO Matricule 127.867
II. Avocats Généraux de la République :
1) IKOBIA BIN MASHIMO Matricule 128.104
2) MINGA NYAMAKWEY Matricule 127.612
3) MUMBA MUKOMO Matricule 264.662
III. Procureurs Généraux près la Cour d'Appel :
1) CHINDAMUKO LUBURHANWA Matricule 262.253
2) ESSABE KAMULETA Matricule 265.558
3) ILUTA IKOMBE YAMAMA Matricule 289.554
4) KINTIBA MPUTU Laurent Matricule 262.257
5) MORISHO KANGELE OKENDE Matricule 129.146
6) MUKINZI KAMWANGA NGOY Matricule 128.115
7) MULUMBA NKELENDA Matricule 128.138
8) MULUMBA KILUFYA Matricule 504.881
9) NYANDU SHABANDU Matricule 253.525
10)OLELA OKUNDJI Matricule 245.186
11) SAMBWA KAPUKU Matricule 270.303
12)SHAKIRA MWENE MUJINYA Matricule 245.189
13) TELA ZIELE Matricule 128.168
14)TULIBAKI LUSOLO Matricule 245.190
IV. Avocats Généraux près la Cour d'Appel :
1) BOOTO BALIKOMBE Matricule 270.306
2) GUNUMANA GABUNDU Matricule 289.551
3) ILANDA EKOR NKOY Matricule 262.258
4) KALAMBAIE TSHIKUKU Matricule 229.683
5) KAMAYA MAPOMBO Matricule 289.558
6) KANGETSH ADJUNG' ABUING Matricule 270.314
7) KONY NGOIE TENDA TSHIPU Matricule 289.595
8) LAZUMUKEN BWALWEL Matricule N.U
9) LODILA LON DIL Matricule 281.908
10) MALAMBO NSUKA MAMBO Matricule 285.446
11) MAYANGI NSEMIBA Matricule 289.648
12) MAYINDOMBE MUAYI Matricule N.U
13) MBAYA NTITA Matricule 128.142
14) Mme ALANGI EBE Matricule 208.233
15) Mme MUSAKA SALA Matricule 504.567
16) MOKANGA DJELA Matricule 270.304
17) MUKOLO NKOKESHA Matricule 504.566
18) MUKONKOLE KATAMBWA Matricule 504.610
19) MULAMPU OLAMPU Matricule 249.644
20) MVUNZU LUWAWU Matricule 504.570
21) NAUA MANGI MOMBELE Matricule 289.562
22) NDAKA MATANDOMBE Matricule 289.582
23) NGONDO BOYELI Joseph Matricule 128.165
24) NZEY MAN MAU Matricule 245.197
25) PONGO BUSHA PONG Matricule 504.576
26) TABALA NIM SONG Matricule 504.579
V. Substituts du Procureur Général près la Cour
d'appel :
1) ABERI MUANA NGABO Matricule 504.723
2) BAKUBI KILANGA Médard Matricule 505.620
3) BAYINGA MWEHU Matricule 505.495
4) BIKAKALA ELEYA Emmanuel Matricule 504.989
5) BIKOKO BANGALA KAMANGO Matricule N.U.
6) BISHIYA KALUKENDA Matricule 504.730
7) BOLUE YONDO Matricule 504.626
8) BONANE MUWONA Matricule 504.734
9) BOOTO WETUMBA Matricule N.U.
10)BUKOLO MEY KIVUMBA Matricule N.U
11)CHIBANGUKA MUNTU Matricule 504.740
12)ELELI ETONE LIALE Matricule 505.749
13)ELUMU KIMBU Matricule N.U
14)HIHANDO MBALO Matricule N.U
15)ILUNGA MWELWA Matricule 505.107
16)KABILA BANZA Séraphin Matricule 505.011
17)KAHASA SIWA Matricule N.U
18)KANTENG MUTEBA OREL Matricule 505.114
19)KANYAMA MBAYABO Matricule 504.768
20)KASANDA KITENGE Matricule 504.770
21)KASONGO MPAU OKING Matricule 504.645
22)KAYUMBA NKUDI Sultan Matricule N.U
23) KISULA BETIKA YEYE Matricule 504.580
24) KUMINGA KABONGO MPONIO Matricule 504.566
25)LIONGO EFONGA ENY'ELINGA Matricule 504.659
26)LUNTAKA MADI Matricule 505.125
27)LUYAMBA WALEMBA Médard Matricule 504.701
28)MABIKA MALU Omer Matricule N.U
29) MALENGELA KABELU Matricule 504.801
30) MBENZA LUSALA Matricule 504.813
31)MIKOBI MIKUETE NYABOYI Matricule N.U
32)MINGASHANGA KWETE Matricule N.U
33) Mme BANZA NSENGA LENGE Matricule 504.868
34)Mme BODISA MUNDI Matricule N.U.
35) Mme DIAKANUA LUKULA Geneviève Matricule 504.744
36)Mme KIALA LEMBO Matricule 504.552
37)Mme MASIALA KAZA Matricule 505.803
38)Mme MOBELE BOMANA Jeanne Matricule 504.820
39)Mme MUTOMBO BEBEL Matricule 504.825
40)MOKE MAYELE Matricule N.U
41)MONSENGO MOTULI Matricule 504.607
42)MOTATA NGBANDO Magellan Matricule N.U
43)MUDIMBI MWAMBA Matricule 504.609
44)MUKENGE KANTSHIABA Matricule 504.827
45)MULONGOY KASONGO Matricule 504.830
46)MVUALA KIALA Matricule 504.836
47)NGWA PITCH MUKENO Matricule N.U
48)NYAMI NGWAMASHI Matricule N.U
49)PILUKA KUBANSA Matricule 504.942
50)PUNGWE NEMBA Matricule 504.578
51)SHISHIBANJI BAGUMA Matricule N.U
52)SUMBUL MFUMWASHI Matricule 504.918
53)TUMBA MULUME Matricule 504.717
54)TUPA KAMANGO Matricule 504.867
55)UPUMBU OLLOWA Matricule N.U.
56)USENI SEFU Matricule N.U
57) VOLA NZUNGU Matricule N.U
58) WAKUTEKA BOMBESHAYI Matricule 504.718
59) WANDOLELA MUKOBELWA Matricule 504.861
VI. Procureurs de la République près le Tribunal de Grande Instance :
1) ABEDI SALUMU Matricule 505.096
2) BARUTI OKELEAE Matricule N.U
3) BOSULU NKULUFA Matricule 504.736
4) ETINA NDUKA Michel Matricule N.U
5) ILUNGA KATOBO Corneille Matricule N.U
6) IYELI NZO BONGONGO Matricule 505.109
7) KABAMBA MUKANYA Matricule 504.755
8) KABOMBO KAMANI Jean Matricule 504.639
9) KADIOBO KIAMBA KUALU Matricule 504.760
10) KALONJI MWAMBA Matricule 504.323
11) KALUILA MWANA Matricule 504.764
12) KAMA ALAMA Matricule 505.010
13) KAPITA KANYAMA Matricule 504.769
14) KASAKA ZESILA MBEMBA Matricule 504.643
15) KENE KENE NZUM Matricule 504.776
16) KIBANZA MAKUMBU Matricule 504.778
17) KIBEKA KAOMBE Matricule N.U
18) KIMBOLO KIBOLAMVULA Matricule 505.192
19) KITOKO NSANGANGIE Matricule 504.782
20) KONGOLO ILUNGA Matricule 504.655
21) KUTUMBAKANA KIENDI Matricule 505.028
22) LONGANDJO ALANGE Matricule 504.906
23) LUMBU KATSHEWA HEMBO Matricule 504.907
24) LUSAMBA MBOMBOLO Matricule 504.622
25) MACABA MUKOKO Matricule N.U
26) MAMBU KUYUNSA Matricule 504.666
27) MASHEKE MPONGO Matricule 505.210
28) MAVILA MANDINA Matricule N.U
29) MAVUNGU MAVUNGU Matricule 504.809
30) MBAKI KAKALA Matricule 504.811
31) Mme MASUAMA MFUILU Matricule 505.042
32) Mme NGONGO FEZA Matricule 504.912
33) MULONGO KABANGE Matricule N.U
34) MUTEBA ILUNGA SIKO Matricule 504.692
35) MWEPU ILUNGA Matricule 505.252
36) NDES ANZIM ASONG Matricule 504.697
37) NDJOKO KESIDI Willy Matricule 504.704
38) NDUMBA MBUYI Matricule N.U
39) NKONGI EKUSE LONGONGO Matricule 265.923
40) NSHINGADI TSHITENGE Matricule 505.754
41) TSHIEFU MULOMBA Matricule 504.856
42) TSHIMANGA NDEKELU Matricule 504.628
43) TWENDI MBADI NDJINDJI Matricule 504.854
VII.Premiers Substituts du Procureur de la République:
1. BATSHEBA MAYASI Matricule 504.986
2. BEBEYA IKABA MUJINGA Matricule N.U
3. BILE MBWESENGE Matricule N.U
4. BILONDA KASENGULA Matricule N.U
5. BITETE BOPE Matricule N.U
6. BOKALO LIANZA Matricule N.U
7. BONGO NDOSIMAU Matricule N.U
8. BOOTO BASAKALA Matricule N.U
9. BUKASA KABONGO Matricule N.U
10.CIMANGA NGOYI Matricule N.U
11.ETIKE PANGAMOLO Matricule 505.171
12.FIAMA SYLVANUS Matricule 505.172
13.FINDA NYEMBO Matricule N.U
14.GUGA MABONGO Matricule N.U
15.IBULA TSHATSHILA Matricule 505.533
16.ILEO OSOKA BAMBILE Matricule N.U
17.ISOFA NKANGA Matricule 505.750
18.ISUMO NKIAMBO YALOKOLO Matricule N.U
19.ITUMBO MAJIKO Matricule 5O5.544
20.IZILABA KAKIMA Matricule 505.178
21.KABANGE KAZADI Matricule N.U
22.KADIMA CIMANGA Matricule N.U
23.KAHETA TSHIBANGU Matricule N.U
24.KAHINDO MATALE Matricule 505.563
25.KAJANGU NDUSHA Matricule N.U
26.KALOMBO NZAZI Matricule N.U
27.KALONJI KADIMA Matricule N.U
28.KAMANGA UMBA Matricule N.U
29.KANDOLO KANYANGA Matricule N.U
30.KANGOMBE MUKANKU Matricule N.U
31.KAPEBU KABANGU Archange Matricule N.U
32.KAPOSA LUZOLO Matricule N.U
33.KATANGA MUAMBA Léon Matricule N.U
34.KATUMBO LUMBU Matricule N.U
35.KAZADI BULALU Matricule N.U
36. KIKATA BIKINDU Prosper Matricule N.U
37.KILUA MANZANZA Matricule 505.019
38.KIMA MATUNGULU Matricule N.U
39.KIPULU YAMBA DIGASHINDJI Matricule N.U
40.KITAMBALA LUMWAMU Matricule 505.022
41.KITENGE KANYAMA Matricule N.U
42.KOKO TOMASA Matricule N.U
43.KONGOLO BIN MUAMBA Christophe Matricule 505.606
44.KUKU KIESE NZALA BAR Matricule 505.609
45.KYUNGU KASUMBI Gilbert Matricule 505.612
46.LONGANGE Y'ALONGA DJOKE Matricule N.U
47.LUBONA MUSANGANYA Matricule 505.347
48.LUKONGO LUKULA Matricule N.U
49.LULENGULA OLEKO Matricule N.U
50.LUMANDE KABUNGA Matricule N.U
51.LURHAKUMBIRA LVENDJE Matricule N.U
52.LUSUMBE LUKUTE Albert Matricule N.U
53.LUTUMBA KONDA Matricule N.U
54.LWAKAMONA MANSAKA Matricule N.U
55.MAKANDA MBIANGA Matricule 505.035
56.MAKANDA NDIKA Matricule N.U
57.MAKATUKA MANDUKU Matricule N.U
58.MALEMBE WA NKANI Matricule 505.356
59.MAMBU KIONSA Matricule 504.666
60.MANDEKE MUENI MANU Matricule N.U
61.MASHIMBA MIAPE Matricule N.U
62.MATUKA YAV Alain Matricule 505.129
63.MATUNDU MPUNINU Matricule 505.366
64.MBAKAM LOBO Matricule N.U
65.MBAKI MPAKA François Matricule 504.703
66.MBAYA MUTOMBO Matricule 505.215
67.MBAYI MWANZA Matricule N.U
68.MBUYI LUKASU Matricule N.U
69.MBUYI NGAMINAN MIANSI Matricule N.U
70.MIRENGE KATWA Matricule N.U
71.MISANU LUBAMBA Matricule N.U
72.MISENGA KONGOLO Matricule N.U
73.Mlle NSHANGALUME NZIGIRE Matricule 505.405
74. Mlle TSHIKUDI TSHITUKA Matricule N.U
75.Mme ILESSE NGUMA Matricule N.U
76.Mme KPOHU NEMBA Matricule N.U
77.Mme NDAYA WA KABONGO Matricule N.U
78.Mme SHANGALUME NSIMIRE Matricule 505.404
79.MOKULIKIRE SAFARI Matricule N.U
80.MUDJENE NDOMBE Matricule N.U
81.MUKELENGE Emery Matricule N.U
82.MULAMBA SENDULA Matricule 504.229
83.MUNDA TSHINGAMBO Matricule N.U
84.MUSWAKALA KANK - SHEBA Matricule N.U
85.MUTOMBO KALUBI Stève Matricule 505.244
86.MWAMBA MUKUMI Michel Matricule N.U
87.MWANZA KAMABALA Matricule 504.293
88.NAMUISI KASEMVULA Matricule N.U
89.NDAMBO NGUNZA Matricule N.U
90.NDUME MBILIZI Matricule N.U
91.NGALAMULUME NTUMBA Matricule 505.397
92.NGANDU MUKENDI Matricule N.U
93.NGIENDA MAKWALA Matricule N.U
94.NGOIE WA LENGE Matricule N.U
95.NGOOPOS OTEPWEN Matricule N.U
96.NGOY LUMBALA Matricule 505.737
97.NGUNDE BONDI MADIBA Matricule N .U
98.NGUNGA MPUTU Matricule N.U
99.NKELE NSUNGU Matricule 504.710
100. NKODIA NTOTO Matricule 505.453
101. OM'NDUS OBENDUS Jean Claude Matricule N.U
102. OMOKOKO OKITO KENGE Matricule N.U
103. PITTA WA SISU Matricule 504.850
104. PONZI NKOY Willy Matricule 504.915
105. POWA LOKONDJO Matricule N.U
106. SALEH KATAMEA Matricule N.U
107. SALUMU MULUNGU Matricule N.U
108. SESEP LUTUA Matricule N.U
109. SHINDANO BULENGE Pierre Matricule N.U
110. TADI NDOMATESO Matricule 505.796
111. TAPALE N'GHOLO MBIA Matricule N.U
112. TOMA TOMA MULOLO Matricule N.U
113. TSHIBANDA TONDOYI Matricule N.U
114. WANSOME MUZAPIA Matricule N.U
115. YANYI YAMUKANGA Matricule 505.705
VIII. Substituts du Procureur de la République :
1) AMBULE GANGE Matricule N.U
2) ASABA BAHATI WATUNDJA Matricule N.U
3) BOMPAKA BOLOLIMBA Matricule N.U
4) BUGIBABU KIRUBI Matricule N.U
5) IBEKA BOKIKI Matricule N.U
6) KAMBALE KAHONGIA Matricule 505.325
7) KAMBALE KIAMUNDU Matricule N.U
8) KASENDE NGOY Matricule N.U
9) KASONGO MUKEN Matricule N.U
10) KAUKA SENGE Matricule N.U
11) KENKOMBE NGBENDENGE Matricule N.U
12) KYUNGU MBUYU Matricule 505.340
13) MAKONGA BIKURI Matricule N.U
14) MAKUNZU MUTULUWA Matricule N.U
15) MALIRA SHAMAVU Matricule N.U
16) MANDE MUBIAYI Matricule N.U
17) MBELE LALU Matricule N.U
18) MBUKU KUKIELE Matricule N.U
19) MBUTA MUNTU MASEMA Matricule N.U
20) Mlle OTSHUDI SHOLO Matricule N.U
21) Mme IKABU MUJINGA Matricule N.U
22) Mme KAHINDO MALIRO Matricule N.U
23) Mme KAPINGA MAMPUYA Matricule N.U
24) Mme MATUSU SOMO Matricule 505.462
25)Mme MENIKO HULU Matricule N.U
26) Mme MULANGA MWAKUNA Matricule N.U
27) Mme NGIAMA NDENU Matricule N.U
28) Mme TSHIBANDA KALENDA Matricule N.U
29) MONZELE LIBELU Matricule N.U
30) MOSENGO KEMBONO Matricule N.U
31) MUKENDI KALUBI Matricule N.U
32) MULENDA KASONGO Matricule N.U
33) MUTOMBO LUMBAY Matricule N.U
34) MUYUMBA MUYANZI Matricule N.U
35) NGALAMULUME NTUMBA Matricule 265.963
36) NGBENDI GALEMONZA Matricule N.U
37) NGONGO MUWAYA Matricule N.U
38) NSENGA KABASELE Matricule N.U
39) NSIBU MIENDA Matricule N.U
40) NSUMBU KABU Matricule 505.757
41) SEFU MASHIMBO Matricule 505.786
42) TABARO MUGUA Matricule N.U
43) TSHIMANGA KAPETA Matricule N.U
44) TULINABO LITIMIRE Matricule N.U
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet |
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/056 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT DEMISSION D'OFFICE
DES MAGISTRATS CIVILS DU SIEGE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des Magistrats, spécialement en ses articles 45 et 65 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats ci-dessous;
Attendu que les magistrats concernés, bien que régulièrement nommés ou désignés et affectés, n'ont pas rejoint leurs postes d'affectation, ni fourni de justifications en rapport avec ce manquement depuis de longs mois voire des années ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont démis d'office de leurs fonctions et grades, les magistrats dont les noms ci-dessous :
A. Juges de Grande Instance
1. CHOKWE CEMBO Matricule N.U.
2. KALUMBA ANGONGO Matricule N.U.
3. MBUEBUE SELEMANI Matricule N.U
4. Mme EBINDA ANGABAN Matricule 504.890
5. Mme MUENZE KASONGO Matricule 504.882
B. Président du Tribunal de Paix
1. ZIRIMWA BALABO Matricule N.U.
C. Juge de Paix
1. MAMBA MALAMBA Matricule 505.358
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la Présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/066 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION D'UN PREMIER PRESIDENT DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82
et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant
Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant
Statut des magistrats, spécialement en ses articles 16 et 17 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er;
Vu le dossier personnel de l'intéressé ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Est déchargé des fonctions qu'il occupe actuellement et nommé à la fonction et au grade de Premier Président de la Cour Suprême de Justice ;
Monsieur BEMWEZI KIENGA, Matricule : 229.672 ;
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/058 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES MAGISTRATS CIVILS DU SIEGE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82
et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 11, 12, 13, 16, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant
Statut des magistrats, spécialement en ses articles 70 et 71 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Attendu que les magistrats concernés ont soit accompli une carrière de trente-cinq ans ininterrompue soit atteint l'âge de soixantecinq ans ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont admis à la retraite avec bénéfice de l'honorariat et de l'éméritat, les magistrats dont les noms ci-après :
A. Premiers Présidents de la Cour d'appel
1. ILUNGA TSHIPATU Matricule 127 622
2. KABUYA MULAMBA Matricule 118.087
3. Mme MUYABU KALENDA Matricule 126.955
4. MUNANGA wa MAYAMBA Matricule 507 129
5. MUSHILA MATUNGA NTAMBWE Matricule 126.105
6. MWAMBA NKUFULU Matricule 127.113
7. NGULA NZALI Matricule 127.444
B. Présidents de la Cour d'appel
1. MULUMBA KATSHISHA Matricule 126.963
2. MUTOMBO TSHIKELE Matricule 127.601
3. NYEMBWE KAZADI Matricule 127.587
4. NZOLA MESO wa LUSADISU Matricule 127.104
5. SINDANI KABAMBA Matricule 127 136
C. Conseillers à la Cour d'appel
1. KAYAMBA MUKADI Matricule 289.586
2. MAYEMA EMBEM Matricule 126.280
3. Mme KALANGA MIANDA Matricule 127.614
4. MUSASA MUDIBO Matricule 127.117
5. MUTOMBO TSHIKALA MUANA Matricule 127.990
6. NSHIKU LUABEYA Matricule : 127.004
7. NTAMBWE MUTAMBAYI Matricule : 127.581
8. NTELA MAFWALA Matricule : 127.597
D. Juges du Tribunal de Grande Instance
1. BANGALA N'SANGA Matricule : 116.560
2. KALONJI TSHINKUNKU Matricule : 112.647
3. NDONDO KOY MBUTA Matricule : 127.858
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/055 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT REVOCATION DES MAGISTRATS CIVILS DU MINISTERE PUBLIC
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance - Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en son article 2 ;
Vu la Loi Organique n° 06/020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 48 et 61 alinéa 2 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature en ses articles 1, 7, 17 alinéa 1er et 20 ;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Attendu que les magistrats concernés ont, soit été condamnés pour des faits infractionnels qui ont donné lieu à leur condamnation à des peines infamantes de servitude pénale principale, soit commis des faits infractionnels d'indignité notoire, soit été condamnés sur requête en prise à partie ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont révoqués de leurs fonctions et grades respectifs, les magistrats dont les noms suivent :
1. BOSOMBO LOKENDE, Procureur Général près la Cour d'Appel Matricule : 121.590
2. KANIKA SEDOUGA, Avocat Général près la Cour d'Appel Matricule : 245.164
3. KAZADI NDUBA bya B., Avocat Général près la Cour d'Appel Matricule : 229.679
4.KASANGANDJO MANDUNDU, Procureur de la République N.U.
5. KITUNGWA MALINUSU, 1er Substitut du Procureur de la République N.U
6. MANGANGU YEMA Aimé, Substitut du Procureur Général Matricule : 504.034
7. MASUDI BOLYA, Substitut du Procureur Général,
Matricule 504.559
8. MUKENGE BISUMBULE, Avocat Général près la Cour d'Appel Matricule 270.305
9. NGOOPOS MAN ANKASH, Substitut du Procureur de la République Matricule : 505.734
10. NGOYI MUKENA, Substitut du Procureur de la République Matricule : 505.259
11. SELEMANI BILA ALY, 1er Substitut du Procureur de la République N.U.
12. TSHINGOMBA MAWEJA, Substitut du Procureur de la République Matricule : 505.414
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/062 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION
DES CHEFS DE JURIDICTIONS CIVILES
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 11 et 16 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, spécialement en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats concernés ;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1 :
Sont nommés aux fonctions en regard de leurs noms, les magistrats ci- après :
A. Premiers Présidents des Cours d'Appel :
1. Kinshasa -Gombe : KIKONGO MOKULI Matricule : 504.553
2. Kinshasa -Matete : MOKUBA BEKNA Matricule : 128.110
3. Lubumbashi : TSIMBA KHONDE Matricule : 229.680
4. Bukavu : KWILU VANGU Matricule : 504.656
5. Kisangani : KAKUDJI WA KAKUDJI Matricule : 504.598
6. Mbuji - Mayi : KALONDA SAIDI Matricule : 289.596
7. Kananga : NUMBI BAVINGA Matricule : 245.184
8. Goma : BUSHIRI IMANI MUATA Matricule : 229.671
9. Kindu : KAMPAVULE PANDA Matricule : 271.531
10.Bandundu : MASANI MATSHI Matricule : N.U.
11.Mbandaka : UBULU PUNGU Matricule : 112.403
12.Matadi : NTAMBWE wa KANIKI Matricule : 296.677
B. Présidents des Tribunaux de Grande Instance
I. Kinshasa
1. Gombe : SIBU MATUBUKA Matricule : N.U
2. Matete : SIBUTUNGA WILONDJA Matricule : 505.146
3. Kalamu : ZANGISI MOPELE Matricule : 504.862
4. Ndjili : HABIMANA BAHOZI Matricule : N.U.
5. T.C. Gombe : NSAMBAYI MUTELA Matricule : 229.674
6. T.C. de Matete : SAFARI ZIHALIRWA Matricule :505.145
II. Bas Congo :
1. Matadi : NGWA PITCH NDJAMBAKA Matricule : 504.613
2. Boma : Ilunga wa Tuil Matricule : 504.935
3. Mbanza Ngungu : NKONKO TSHIBAMBE Matricule :504.844
4. Tshela : KAJABIKA KAHYAHYA Matricule : N.U.
5. Inkisi : DUNIA WA LUMONA Matricule : 504997
III.Bandundu
1. Bandundu : VOKAYANDIKO MBUMBA Matricule : 504.860
2.Kikwit : CHAKWANGASHA KABWENGA Matricule : 504.897
3. Bulungu : MALAMBA KAYEMBE Matricule :504.647
4. Inongo : BULAMBO BAKONGA Matricule :504.603
5. Kenge : KOPAMI WEMBI Matricule :504.783
IV. Katanga
1. Lubumbashi : KATAMBWE MALIPO Matricule :504.041
2. Kolwezi : MASELE KANGOMBE Matricule :504.963
3. Likasi : INYONGO MBOYO Matricule :504.874
4. Kipushi : GATA MATAFUADI Matricule :504.545
5. Kalemie : NSELIKE BILE MPETI Matricule :N.U.
6. Kamina : MAYENGO LUZIMBU Matricule :504.671
V. Province du Sud Kivu
1. Bukavu : ILUNGA NTANDA Matricule :504.634
2. Uvira : IMANGI ZENE ZENE Matricule :504.635
VI. Province du Nord Kivu
1. Goma : YUMA BAHATI Matricule :504.946
2. Goma (Siège secondaire de Butembo):
MASISI MBEL NZO Matricule :505.040
VII. Province de Maniema
1. Kindu : OSENGE MUNKOLE Matricule :504.849
VIII. Province Orientale
1. Kisangani : OLE MANGALA Matricule :504.412
2. Bunia : BIANGA NIMY Matricule :504.921
3. Isiro : BENA SAMBA Matricule :504.894
4. Buta : OBOTELA LOTIKA Matricule :505.143
IX. Province de l'Equateur
1. Mbandaka : TSHIBANGU MUTOMBO Matricule :504.791
2. Gbadolite : BADIBANGA ILUNGA Matricule :270.315
3. Boende : OLOMBE KATSHUNGA Matricule :N.U.
4. Lisala :BEYA NTUMBA Matricule :504.722
5. Gemena : SONGAMBELA NYEMBO Matricule :505.086
X. Province du Kasaï Oriental
1. Mbuji Mayi : KIPAKA BASILIMU Matricule :N.U
2. Kabinda :MALAGANO KALONGOLA Matricule :505.036
3. Lusambo :TAMBULA GILIMBO Matricule :505.418
XI. Province Kasaï Occidental:
1. Kananga :TABALA MAHE Matricule :505.213
C. Présidents des Tribunaux de Paix
I. Province de Kinshasa
1. Gombe : NIMA WANGA Matricule : 505.073
2. Ngaliema :NGIMBI NGOMA Matricule : 505.257
3. Kasa Vubu : LUBABA SHIMBI Matricule : 505.123
4. Assossa : MALFA CIBAL Matricule : 505.435
5. Matete : KAMBUMA NSULA Matricule : 505.187
6. Lemba : MANDA LUPULA Matricule : 505.208
7. Ndjili : BABA MONSEIGNE Matricule : N.U
8. Kinkole : NZOKO MANDATA Matricule : 505.080
II. Province de Bandundu
1. Kikwit : KASSENDA MUKENDI Matricule : 504.948
2. Mushie : ILUNGA NGOIE Matricule : 505.108
3. Inongo : MUTARA MUFUNDWE Matricule : 505.135
4. Kutu : NDEMOSI BISANGAMINA Matricule : 504.839
5.Kahemba: BABULA TWAIRO LUMAMBA Matricule : 505.298
6. Feshi : MAMBA BOPE Matricule : 505.631
7. Kasongolunda : MULUMBA MULUMBA Matricule : 505.241
8. Bulungu : MAKOPA KATAKI Matricule : N.U.
9. Gungu : KAPEPULA NGONGO Matricule : 505.327
10. Idiofa : KITWA NDALAMBA Matricule : 505.120
11. Masimanimba : KALONJI NTUMBA Matricule : 505.324
12. Bagata : KAMBA TUJIBIKILE Matricule :504.900
III. Province du Bas - Congo
1. Matadi : SIMBI KABANGE Matricule : 505.756
2. Mbanza Ngungu : KINGANZI NZOKO Matricule : 504.653
3. Songololo : NASHAKALE NTUMBA Matricule : 504.950
4. Luozi : MBUMB MUTOMB Matricule : 505.222
5. Inkisi : Mme KALONDA PAUNI Matricule : 504.892
6. Boma : MBALIBI MBELENGE Matricule : 504.970
7. Muanda : Ilunga Tamini Matricule : N.U.
8. Tshela : MBOYO MUNDAIKA Matricule : 504.673
9. Lukula : KITENGE NDIBU Matricule : 505.200
10. SEKE BANZA : MULANGA NTUMBA Matricule : 505.238
11.Kasangulu : WITANGILA ILIMUKULU Matricule : 505.428
IV. Province de l'Equateur
1. Zongo : TWENDI MBADI Matricule : 505.092
2. Bumba : KADIOBO NGALAMULUME Matricule :505.004
V. Province du Kasaï Occidental
1. Kananga : NGOY MWEPU Matricule : 505 .069
2. Ilebo : KAYIMBI MALU Matricule : 505.458
3. Tshikapa : MATELENGE ZA YUNGA Matricule : 504.968
VI. Province du Kasaï Oriental
1. Mbuji Mayi : MWAMBA KABANGE Matricule : 505.637
2. Muene - Ditu : MAHI BAZIKANGE Matricule : 505.355
3. Lodja : TSHIMANGA KATUNDA Matricule : 505.187
VII.Province du Nord Kivu
1. Butembo : ILOLO ENANA Matricule : 505.343
2. Beni : WONGA OKONGO Matricule : 505.290
VIII. Province du Sud Kivu
1. Uvira : UTSHUDI ASANGA Matricule : 505.273
2. Kalehe : KIMBONGILA NDUAKULU Matricule : 505.020
IX. Province du Maniema
1.Kasongo : BAMWANGAY KANYONGOLO Matricule : 505.488
2.Punia : LUFULUABO KABONGO Matricule : 505.348
X. Province du Katanga
1. Rwashi/ Kampemba : KASHARA BIREKE Matricule : N.U.
2. Kasumbalesa : LONDO LOMBAKA Matricule : 504.660
3. Sakanya : MBIYI YAMA Matricule : 505.217
4. Kamalondo : MABUSA MBEMBA Matricule : N.U.
5. LIKASI à KIKULA : LUKUNDJI OMARI Matricule : 505.031
6. Kolwezi : MUMVUDI GAKODI Matricule : 504.229
7. Katuba : MWEPU wa NGOY Matricule : 505.724
XI. Province orientale :
1. Makiso : MUYA KALONDA Matricule : 505.134
2. Kabondo : MAWANGA MUTUNDU Matricule : 505.046
3. Wamba : MAMBEMBE KUKA Matricule : 505.908
4. Mahagi : ABIBU SALUMU Matricule : 505.096
7. Aru : KINKUZUKANI KAPUNGA Matricule : 505.592
8. Watsa : WENGA MANGAHIKO MASENGO Matricule : 505 819
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
ORDONNANCE D'ORGANISATION JUDICIAIRE N° 09/060 DU 15 JUILLET 2009 PORTANT NOMINATION DES MAGISTRATS CIVILS DU SIEGE
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 69, 79, 82 et 223 ;
Vu l'Ordonnance-Loi n° 82/020 du 31 mars 1982 portant Code de l'Organisation et de la Compétence judiciaires, spécialement en ses articles 2, 36 et 51 ;
Vu la Loi Organique n° 06 /020 du 10 octobre 2006 portant Statut des magistrats, spécialement en ses articles 10 et 11 ;
Vu la Loi Organique n° 08/013 du 5 août 2008 portant Organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature en ses articles 1, 7 et 17 alinéa 1er ;
Vu les dossiers personnels des magistrats dont les noms ci - dessus;
Sur proposition du Conseil Supérieur de la Magistrature ;
ORDONNE :
Article 1er :
Sont nommés aux grades en regard de leurs noms:
I. Président à la Cour Suprême de Justice :
1. NGOIE KALENDA Valentin Matricule : 127.115
II. Premier Président de la Cour d'Appel :
1. BUSHIRI IMANI MUATA Matricule : 229671
2. KAKUDJI WA KAKUDJI Matricule : 504.598
3. KALONDA SAIDI Matricule : 289.596
4. KAMPAVULE PANDA Matricule : 271.531
5. KIKONGO MOKULI Matricule : 504.553
6. KWILU VANGU Matricule : 504.656
7. MASANI MATSHI Matricule : N.U
8. NDALA MUSUAMBA Matricule : 270.317
9. NTAMBWE wa KANIKI Matricule : 296. 677
10.NUMBI BAVINGA Matricule : 245.184
11.TSIMBA KHONDE Matricule : 229.680
12.UBULU PUNGU Matricule : 112.403
III. Président de la Cour d'Appel :
1.BAKILA LUVUNGA Matricule : 504.589
2. BELENTEKO NSAMBI Matricule : 245.160
3. EKABELA MUNDONGIA Matricule : 504.956
4.IBANDA DUDU Matricule : 128.155
5.KANYINDA MUBENGA Matricule : 245.808
6. KANZA MAKOKA Matricule : N.U
7. KAZADI NSENSA Matricule : 270.299
8. KETO KIASONGWA Matricule : 289.562
9. KOMBE KALALA Matricule : 504.554
10.KWEYI BOSEMBO Matricule : 289.566
11.MBIYE KAVULE MBEDI Matricule : 128.131
12.MIKOBI KALAM Matricule : 229.666
13.MUKENDI MUSANGA Matricule : 262.245
14.MWAMBA KAYENDA Matricule : 128.153
15.MWANGA MOLINDJA Matricule : 230.890
16.MWANGILWA MUSALI Matricule : 289.581
17.NKONGOLO KABUNDA Matricule : 229.656
18.TSHIMANGA MWADIAMVITA Matricule : 128.125
19.YEMOMIMA ATIBA Matricule : 289.594
IV.Conseillers à la Cour d'appel :
1. BABAMBA WA TSHILENGE Matricule : N.U.
2. BESEMBE WA NGELE Matricule : N.U.
3. BOKANGA MABONDO Matricule : 505.750
4. BOTAMBA SAMBA Matricule : 504.895
5. DJONGESONGO OMAMEWI Matricule : 504.698
6. GENYENGO MBINGO NTIBI Matricule : 504.872
7. ILUNGA NTANDA Matricule : 504.634
8. ILUNGA TSHAMAKEJI Matricule : 504.594
9. KAHONGU KALAMBAYI Matricule : 504.597
10. KAHUNGU LUBONO Matricule : 504.651
11. KANKU KALUBI Matricule : 505.326
12. KEBO KITOKA Matricule : 505.876
13. KIBAMBA MOKET Matricule : 504.649
14. KILOMBA NGOZI Matricule : 504.864
15. KIMWANZA WABA Matricule : 504.652
16. KITENGE KONGOLO Matricule : 504.477
17. KUMBELO KUMERITA Matricule : N.U.
18. LUBENGA ABUBAKAR Matricule : 504.661
19. MABUSA MBEMBA Matricule : N.U.
20. MAKELELE BIDI KATSHAY Matricule : 504.665
21. MASUDI MPIA Matricule : 505.128
22. MATARI MANGUNGA Matricule : 505.044
23. MATHE KYALIRE Matricule : 504.806
24. MAYINGILA TSHIDEBI Matricule : N.U
25. MFUTU BOLENGE Matricule : N.U.
26. Mme BOLINGO NKANI Matricule : 504.592
27. Mme MUBENGA KAMWANYA Matricule : 504.681
28. Mme MUJINGA BIMANSHA Matricule : 504.565
29. Mme NSENSELE wa NSENSELE Matricule : 504.945
30. MUAMBA KANKOLONGO Matricule : 504.792
31. MUDINDAMBI NA WENA Matricule : 504.666
32. MUKOKO BEYA Matricule : 504.928
33. MULUMBA KAMBA Matricule : 505.821
34. MULUMBA TSHIMPAKA Matricule : 504.686
35. MUNGAMUNI MUMPASI Matricule : 504.688
36. MUNYANGE MUYAMBO Matricule : 504.833
37. MVITA KALUBI Matricule : N.U
38. MVUEKIANI NDOZUAUO Matricule : 505.062
39. NGWA PITCH DJAMBAKA Matricule : 504.613
40. NKIELE MAKENO LEKIO Matricule : 504.711
41. NZEWE GBOGBUDA Matricule : 504.884
42. OKUNDJI WEMBOKOKO Matricule : 505.081
43. PENGA PENGA BELESI Matricule : 504.571
44. SHAMAVU MURHIMBU Matricule : N.U.
45. SOKO BABIALA Matricule : 504.714
46. TOMBO TOMBOLA Matricule : 504581
47. TSASA KHANDI Matricule : N.U.
48. TSHIBANGU MUTOMBO Matricule : 504.791
49. TSHIBOLA BIDILUKINU Matricule : 504.582
50. TSHIBOLA KABALA Matricule : 504.715
51. TSHIKWAYI MUMBA Matricule : 504.583
V. Présidents du Tribunal de Grande Instance :
1. BADIBANGA ILUNGA Matricule : 270.315
2. BAGUNDA NSIMIRE Matricule : 505.299
3. BENA SAMBA Matricule : 504.894
4. BENKANGA ILUNGA Matricule : 504.624
5. BEYA NTUMBA Matricule : 504.728
6. BIANGA NIMI Matricule : 504.921
7. BOTOYI BUME Cosmas Matricule : 505.104
8. BOYEYE NKULUFA Matricule : 504.922
9. BULAMBO BAKONGA Matricule : 504.603
10.CHAKWANGASHA KABUENGA Matricule : 504.897
11.CHIMINI MULUMBA Matricule : 504.585
12.DUNIA WA LUMONA Matricule : 504.997
13.GATA MATAFUADI Matricule : 504.745
14.HABIMANA BAHOZI Matricule : N.U
15.ILUNGA ISENDJWA Matricule : 504.633
16.ILUNGA WA TUIL Matricule : 504.935
17.IMANGI ZENE ZENE Matricule : 504.635
18.INYONGO MBOYO Matricule : 504.874
19.KAJABIKA KAHYAHYA Matricule : N.U.
20.KATAMBWE MALIPO Matricule : 504.041
21.KAYEMBE KASANDA Matricule : 505.759
22.KINGANSI NZOKO Matricule : 504.653
23.KINZUKANI KAPUNGA Matricule : 505.592
24.KIPAKA BASILIMU Matricule : N.U.
25.KOPAMI WEMBI Matricule : 504.783
26.LILOLO ENANA Matricule : 505.343
27.LONDO LOMBAKA Matricule : 504.660
28.MAFUTA MAKAO Matricule : 504.664
29.MALAGANO KALONGOLA Matricule : 505.036
30.MALAMBA KAYEMBE Matricule : 504.647
31.MAYENGO LUZINGU Matricule : 504671
32.MBAMBA NGOVULU Matricule : 505.213
33.MBILA MATA Matricule : 505.216
34.MBO BOPESAME Matricule : N.U
35.Mme LESANGE KAHINDO Matricule : N.U
36.Mme MAKONGA LENGE Matricule : 505.126
37.Mme MASELE KANGOMBE Matricule : 504.967
38.MULE MADA Matricule : 505.239
39.MUMVUDI GAKODI Matricule : 504.929
40.NKONKO TSHIBAMBE Matricule : 504.844
41.NSELIKE BILE MPETI Matricule : N.U
42.OBOTELA LOTIKA Matricule : 505.143
43.OLE MANGALA Matricule : 504.712
44.OLOMBE KATSHUNGA Matricule : N.U.
45.OSENGE MUNKOLE Matricule : 504.849
46.PHONGO PHONGO Matricule : 505.085
47.SAFARI ZIHALIRWA Matricule : 505.145
48.SIBU MATUBUKA Matricule : N.U.
49.SIBUTUNGA WILONDJA Matricule : 505.146
50.SONGAMBELE NYEMBO Matricule : 505.086
51.TABALA MAHE Matricule : 505.854
52.TAMBULA GILIMBO Matricule : 505.418
53.VOKAYANDIKO MBUMBA Matricule : 504.860
54.YUMA BAHATI Matricule : 504.946
55.ZANGISI MOPELE Matricule : 504.862
VI.Juges du Tribunal de Grande Instance :
1. AMADI MUNINGO Matricule : N.U
2. ATANGA KABALO Matricule : 505.151
3. BEPALI NTOKO Matricule :
4. BIEMBE INGONDJO Matricule : N.U
5. BOHERE N'SA Matricule : N.U
6. BOLELE- BO-NKANGA Matricule : N.U
7. BOMOLO WEKALA Matricule : 505.306
8. BONGO SIONGO Matricule : N.U
9. BUELENGE LANGALANGA Matricule : N.U
10.BUKASA MAYELE Matricule : N.U
11.DIANGO YONENGU Matricule : N.U
12.DIMBITUSIA VADIKANDA Matricule : 505.523
13.DINA KASANDA Matricule : N.U
14.DJELO LOMBOTO Matricule : 504.746
15.FAY NKIER Matricule : N.U
16.FUANENDA NKUNI Matricule : 505.173
17.ILUNGA MUSHIBA Matricule : N.U
18.KABALA KAYE Matricule : N.U
19.KABAMBA MUKUNA Matricule : N.U
20.KALENGA KALEMA Matricule : N.U
21. KALONJI LUKASA Matricule : N.U
22.KALUME TSHITENGE Matricule : N.U
23.KAMANGU MULONZO Matricule : N.U
24.KAMBA TUJIBIKILE Matricule : N.U
25.KAMBALE MAHITIKO Matricule : 505.113
26.KAMBUMA NSULA Matricule : N.U
27.KAYO BAGAZA Matricule : N.U
28.KIAMBA MUKUELA Matricule : 505.409
29.KINGOMBE KIATENDE Matricule : N.U
30.KITALA KITOMPA Matricule : 505.519
31.KUNDA KANYANGA Matricule : N.U
32.LESSENGE BOBINA Matricule : N.U
33.LIKILIE MATABARO Matricule : N.U
34.LONDOLOBE ITUPE Matricule : 505.344
35.LOPANGE OHANGE Matricule : NU
36.LUBANDA SHABANI Matricule : 505.346
37.LUKUKA MALOMBE Matricule : N.U
38.LUMBALE MULAMBA Matricule : N.U
39.LUMBU KABEZIA Matricule : N.U
40.MABITA YAMBA Matricule : N.U
41.MALUMALU NDOKOLO Matricule : N.U
42.MASAMBA MOWENGE Matricule : N.U
43.MASISI MBEL NZO Matricule : N.U
44.MATELENGE ZA YUNGA Matricule : 504.968
45.MATUMAINI YAKANGETA Matricule : N.U
46.MAVUNGU KIMBUENDE Matricule : 504 .678
47.MAWANGA MUTUNDU Matricule : 505.046
48.MBAKATA MOPEPE Matricule : N.U
49.MBEYE MAKENGA Matricule : N.U
50.MBULAYI KALONJI Matricule : N.U
51.MBULAYI MBANYI Matricule : N.U
52.MBUYI MAKOJI Matricule : 505.660
53.MFUTILA MAKILUTILA Matricule : N.U
54.MINGUNGU NZAM Matricule : N.U
55.Mlle SONGA SONGA Matricule : 505.147
56.Mme MAFOLO MALOSA Matricule : 505.033
57.Mme ANNIE MAKWANI PHAKA Matricule : N.U
58.MODIBA ZIZEME NGOY Matricule : N.U
59.MONANGA LOBALA Matricule : N.U
60.MPIA BOLENKANZA Matricule : N.U
61.MPISOMI BOTIKE Matricule : N.U
62.MUBAYA MUWENGA Matricule : N.U
63.MUKABA MANDUNU Matricule : N.U
64.MUKAYA NDALAMBA Matricule : 505.679
65.MUKINZI KAMWANGA Matricule : N.U
66.MULUMBA KABAMBA Matricule : N.U
67.MUNZOLABA EBADI Matricule : N.U
68.MUTOBO MBUYI Matricule : N.U
69.MUZINGA NGANDU Matricule : N.U
70.MVUDILA NTAKUDILA Matricule : N.U
71.MWAMBA KABANGE Matricule : N.U
72.MWEPU WA NGOY Matricule : 505.724
73.NDJUAMBE Nicolas Matricule : N.U
74.NGOMA BANGA Matricule : N.U
75.NGOMA LELO Matricule : N.U
76.NKOSI DINZANZA Matricule : N.U
77.NSENKEY MUOZA Guy Matricule : 505.266
78.NSIMBA ZATUMWA Matricule : N.U
79.NSUMBULA KIPAKA Matricule : N.U
80.NZEPONDO-E-NSIMBO Matricule : 505.410
81.NZUZI MBANDA Matricule : 505.774
82.OSEPE ESHIMATA Matricule : N.U
83.TENGA TUNDA Matricule : N.U
84.TONGO MUBA KRANDE Matricule : 505.762
85.TSHALU MBAYO Matricule : N.U
86.TSHIKALA BANZA Matricule : 505.805
87.TWENDIMBADI MANAM Matricule : 505.092
88.WENGA MAHANGAIKO Matricule : N.U
89.YANYI OVUNGU Matricule : N .U
90.YANZA LIFOMBO Matricule : N.U
91.YOGO BANGA Matricule : N.U
VII. Présidents du Tribunal de Paix :
1.BABA MONSEIGNE Matricule : N.U
2.BABULA TUARO LUMAMBA Matricule : 505.298
3. BAMWANGAY KANIONGOLO Matricule : 505.488
4.BUKASA WA KUENDA Matricule : N.U
5.ILUNGA NGOY Matricule : 505.108
6.ILUNGA TAMIN Matricule : N.U
7.KADIOBO NGALAMULUME Matricule : 505.004
8.KALONJI NTUMBA Matricule : 505.324
9.KAPEPULA NGONGO Matricule : 505.327
10.KASHARA BIREKE Matricule : N.U
11.KASSENDA MUKENDI Matricule : 504.948
12.KAYIMBI MALU Matricule : 505.458
13.KIBONGILA NDUAKULU Matricule : N.U
14.KIKUNZUKANI KAPUNGA Matricule : N.U
15.KITENGE NDIBU Matricule : 505.200
16.KITWA NDALAMBA Matricule : 505.120
17.LUBABA SHIMBI Matricule : N.U
18.LUFULUABO KABONGO Matricule : 505.348
19.LUKUNDJI OMARI Matricule : 505.031
20.MAHI BAZIKANDE Matricule : 505.355
21.MAKOPA KATAKI Matricule : N.U.
22.MALFA CIBAL Matricule : 505.435
23.MAMBA BOPE Matricule : 505.631
24.MAMBEMBE KUKA Matricule : 505.908
25.MAMBU MALAMBA Matricule : N.U
26.MANDA LUPULA Matricule : 505.208
27.MBALIBI MBELENGE Matricule : 504.970
28.MBIYI YAMA Matricule : 505.217
29.MBUMB MUTOMB Matricule : 505.222
30.Mme BAKWA PONGA BAHATI Matricule : N.U
31. Mme DIA AKIR AKIR Matricule : N.U
32.Mme KALONDA PAUNI Matricule : 504.899
33.MULANGA NTUMBA Matricule : N.U
34.MULUMBA MULUMBA Matricule : 505.241
35.MUTARA MUFUNDWE Matricule :505.135
36.MUYA KALONDA Matricule : 505.134
37.MWAMBA KABELU Matricule : N.U
38.NANSHAKALE NTUMBA Matricule : 504.950
39.NDEMOSI BISANGAMANA Matricule : 504.839
40.NGIMBI NGOMA Matricule : 5O5.257
41.NGOMA NSASA Matricule : N.U
42.NGOY MWEPU Matricule : 505.069
43.NIMA WANGA Matricule : 505.073
44.NZOKO MANDATA Matricule : 505.080
45.SAKANDA DHENO PAKULU Matricule : N.U
46. SIMBI KABANGE Matricule : 505.756
47.TSHIMANGA KATUNDA Matricule : 505.287
48.UTSHUDI ASANGA Matricule : 505.273
49.WITANGILA ILIMWIKULU Matricule :505.428
50.WONGA OKONGO Matricule : N.U
VIII.Juges du Tribunal de Paix :
1. BANTU MBEMPE Matricule : N.U.
2.BOLA LUETE Matricule : N.U.
3.DOHO PAMATA Matricule : N.U.
4.KABELU KANINDA Matricule : N.U.
5.KALONJI KAZADI Matricule : N.U
6. KANZONZI WA KUHELELA Matricule : N.U.
7. KAPITA MUKENGESHAYI Matricule : N.U.
8. KASENGE BOYI Matricule : N.U.
9.KAYEMBE NTAMBUE Matricule : N.U.
10.KAYEMBE TSHILOMBO Matricule : N.U.
11.KAZADI MPAMBU Matricule : N.U.
12.KIMBEMBE NKETEKELE Matricule : N.U.
13.KUZAMBA MADIDI Matricule : N.U
14.LUPOLA LUBEHE Matricule : N.U.
15.MBUKU MANGANGA Matricule : N.U.
16.MBUMBA KAHUNGULU Matricule : N.U.
17.Mme NZAKI TSIMBA Matricule : N.U.
18.MOSAFIRI WEMBEREKI Matricule : N.U.
19.MUEMBO MULAMBA Matricule : N.U.
20.NGOYI KIKUNGU DIAMINDA Matricule : N.U.
21.SHUKU MUTAMBA Matricule : N.U.
Article 2 :
Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 3 :
Le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le
Joseph KABILA KABANGE
Adolphe MUZITO
Premier Ministre
Pour copie certifiée conforme à l'original
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Directeur de Cabinet
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EXPUILSES DE LEUR ANCIEN "PAEADIS"
Plus de 7.300 Congolais de Kinshasa humiliés à la frontière angolaise !
*Femmes, filles et enfants, soumises au toucher vaginal obligatoire
Voir l'Angola puis mourir, tel est le rêve de plus d'un Congolais de Kinshasa qui considère que la RDC est un enfer et l'Angola, un petit paradis à visiter avant de mourir. Si parmi ces Congolais, certains réalisent leur rêve, celui-ci est tourné en illusion pour un grand nombre d'immigrants congolais. Surtout, au moment où ces mêmes Congolais décident de retourner au bercail. Car, la traversée de la frontière angolo-congolaise, perçue comme un purgatoire, est sujette à caution pour des militaires de l'unité de l'armée angolaise commis aux limites entre les deux pays.
7.275 Congolais ont en effet, été refoulés de l'Angola, dans la période du 6 mai au 12 juillet 2009, a indiqué Guy-Marin Kamandji, chargé de communication de la Caritas-Développement Congo(CDC), lors d'une intervention mardi, le 14 juillet sur les antennes d'une radio privée émettant de Kinshasa. Par contre, le chef de poste de la Direction générale de migration (DGM), parle de 9000 refoulés dont 230 ressortissants ouest-africains.
Selon nos sources, ces personnes expulsées de Kanfunfu, ville de la province angolaise de Lunda Norte, ont été accueillies à la cité de Tembo, dans la province du Bandundu. Cependant la Caritas-Développement Congo déplore la précarité de leurs conditions de vie. " Ils ne bénéficient d'aucune assistance humanitaire ", constate une source qualifiée de la CDC.
FEMMES, FILLES … SOUMISES AU TOUCHER VAGINAL OBLIGATOIRE
Des informations en notre possession renseignent que ces Congolais déclarés persona non grata ou indésirables sur le territoire angolais, ont fait l'objet d'une fouille systématique de la part des soldats angolais à la frontière. " Les militaires angolais ont touché aux parties intimes des femmes congolaises expulsées de l'Angola. Ils ont utilisé le même gant pour procéder au toucher vaginal sur les femmes, les jeunes filles et même les enfants ", font remarquer, sur un ton d'indignation, des sources compétentes de la CDC présentes à Tembo et jointes mercredi dernier au téléphone. Les mêmes informations ont été confirmées par le gouverneur de la province du Bandundu, Richard Ndambu Wolang, que nous avons contacté le même mercredi au téléphone.
A en croire des témoignages des victimes, recueillis sur place à Tembo par des services de l'Eglise catholique romaine, des militaires angolais, auteurs de ces actes ignobles et déshumanisants, ont prétendu rechercher dans l'organe intime de ces femmes, l'argent (dollars américains) ou des pierres précieuses dont le diamant et l'or que ces femmes pourraient enfouir dans leur corps, afin d'échapper au contrôle à la frontière. Un faux prétexte, pensent des autorités politico-administratives de la province du Bandundu qui soutiennent que dans leur sale besogne, les militaires angolais ont voulu tout simplement humilier ces Congolaises afin de les décourager pour ne plus penser à un possible retour en Angola. Pour tout dire, les Congolais et autres ouest-africains victimes de cette maltraitance, ont été considérés comme des contrebandiers.
Mais, que l'organe génital de la femme soit perçu comme un " porte-monnaie " naturel, jusqu'à combien de grains de diamant, de lingots d'or ou de liasses de dollars saurait-il contenir ? Surtout chez les enfants et les adolescents !
LA DÉCEPTION
DU GOUVERNEUR
DU BANDUNDU
L'histoire renseigne que ce n'est pas la première fois que des Congolais accusés de trafic des pierres précieuses de la contrebande, soient chassés de l'Angola. Toutes ces vagues d'expulsion ont toujours été caractérisées par de mauvais traitements sur les concernées. La récurrence du phénomène et surtout, les faits collatéraux, les dérapages de la part des soldats angolais à la frontière avec la RDC, ont failli provoquer des incidents diplomatiques au risque de compromettre les rapports de coopération bilatérale entre les deux Etats.
Aussi, le gouvernement congolais a-t-il dépêché par deux fois, des personnalités administratives et politiques afin de prendre langue avec la partie angolaise. La première mission congolaise en Angola avait été conduite par le Premier ministre Adolphe Muzito. Ce dernier avait, entre autres dans sa suite, les ministres de l'Intérieur, de la Défense ainsi que les gouverneurs des provinces frontalières du Bandundu et du Bas-Congo.
Au cours de ces rencontres de très haut niveau, les deux parties avaient centré leurs échanges sur des questions sécuritaires à leurs frontières communes. Particulièrement, les conditions de retour dans leur pays, des Congolais vivant en Angola. A l'issue des deux rencontres, Luanda et Kinshasa avaient convenu à un accord dans lequel la partie angolaise s'était engagée à privilégier l'approche diplomatique, chaque fois qu'elle estimerait indésirable sur son territoire, la présence des Congolais de Kinshasa.
Selon le gouverneur de la province du Bandundu que nous avons interrogé au téléphone, il a été entendu que les Congolais vivant en Angola soient rapatriés et non refoulés. A travers cet accord de principe entre les deux Etats, l'Angola avait pris l'engagement d'informer au préalable et à temps, l'Etat congolais, de sa décision de renvoyer les ressortissants congolais. Ce, en vue de permettre à la mère-patrie de prendre des dispositions sécuritaires et humanitaires nécessaires pour prévenir des débordements éventuels.
En rapport avec ce qui s'est passé lors de la dernière vague d'expulsion des Congolais de l'Angola, M. Richard Ndambu se dit ému et déçu par l'attitude du gouvernement angolais qui, selon lui, n'a pas respecté les accords signés. Autrement dit, Luanda a violé le texte qu'il avait lui-même signé. Pour l'heure, la messe semble être dite. La partie congolaise doit briser le mur des lamentations au profit des dispositions humanitaires urgentes pour ces milliers des personnes dépouillées de leurs biens et vivant comme indigents à Tembo.
ET SI KINSHASA CRÉAIT DES CONDITIONS FAVORABLES DE VIE
Les Congolais préfèrent aller mourir dans un territoire en guerre, mais où ils peuvent facilement trouver leur pain, à rester dans leur propre pays en paix, mais sans pain. On les a vus nombreux qui, pendant plus de 20 ans de guerre du leader de l'Unita, Jonas Savimbi contre le pouvoir établi de Luanda, avaient traversé les frontières pour la province de Lunda Norte.
Dans cette partie du territoire angolais, naguère contrôlée par les troupes de l'Unita et considérée comme la partie regorgeant le plus de richesses potentielles et minérales du pays, les Congolais y avaient trouvé l'occasion d'exploiter artisanalement l'or et le diamant. Malgré les détonations abasourdissantes d'armes lourdes et les crépitements continuels et presque quotidiens d'armes légères, les Congolais s'en tenaient à leur objectif : chercher, trouver à tout prix du diamant et renter au pays.
Le " Muana Lunda " (ainsi qu'on désigne à Kinshasa tout Congolais en provenance d'Angola) une fois de retour à Kinshasa, se fait remarquer par une extravagance sans pareille. Il pense récupérer le «retard» cumulé dans sa vie au pays. Maison, voiture, équipements de luxe, … rien n'est laissé de côté. Mais il existe aussi ceux qui s'explosent dans ce qui convient d'appeler, " résurrection " de la chair, en faisant des folies de grandeur, des dépenses excessives et parfois déraisonnables. Aussi, se disent-ils venger les rudes épreuves affrontées en forêt.
Cependant, " Bana Lunda " témoignent que Lunda ne paye plus. Depuis la fin de l'histoire de Jonas Savimbi et la reprise totale du contrôle du territoire angolais par le pouvoir d'Edouardo Dos Santos, les choses sont devenues beaucoup plus sérieuses qu'elles ne l'eussent été. C'est normal. Luanda veut remettre de l'ordre dans son pays. Face à cet impératif d'organisation, il appartient au gouvernement congolais de créer des conditions favorables de vie à l'intérieur et donner de l'espoir à des millions de sa population. Car, on ne vit mieux que chez soi. Laurel KANKOLE
MAIS QUI EN VEUT AUTANT AU KASAÏ ORIENTAL?
L'ennemi du Kasaïen, malheureusement c'est le Kasaïen lui-même
Le Conseiller en communication du Gouverneur du Kasaï Oriental a fait parvenir le document ci-dessous, dont il est signataire, au titre de droit de réponse à l'article intitulé " Le Kasaï Oriental toujours incertain pour la majorité" paru dans notre édition de lundi 13 juillet 2009. Cependant, son fond comme sa forme ne reflètent en rien un droit de réponse, d'autant qu'ils n'apportent pas clairement et directement d'éléments nouveaux par rapport au contenu de l'article incriminé et semble asseoir la thèse du malaise qui règne dans les rangs de la majorité au Kasaï Oriental. Forum des As publie ce texte après insistance de son auteur, mais aussi en l'expurgeant de certains propos excessifs. Le lecteur notera aussi que les personnes citées dans ce document ne figurent pas parmi les sources de Forum des As qui, d'ores et déjà, dégage sa responsabilité quant aux considérations de ce texte à leur endroit.
L'annonce de l'arrivée du Président de la République Joseph KABILA au Kasaï Oriental suscite beaucoup de convoitises auprès de nombreux politiciens en mal de positionnement. Ces derniers, surtout ceux ressortissants du Kasaï Oriental, au lieu de plaider la cause de la province pour permettre une meilleure prise en compte de cette dernière par le pouvoir central, s'évertuent à créer la confusion au sein de l'opinion en propageant des informations erronées. Les mêmes qui parlent du prétendu naufrage de l'Alliance pour une Majorité Présidentielle (AMP) dans la province diamantifère rendue agricole, devraient se souvenir de l'époque où ils tentaient de devenir coordonnateur de ladite plate-forme présidentielle.
Est-ce le fait d'avoir échoué qui les poussent à divaguer au point de porter atteinte à l'image de toute une province ? Qui peut nier qu'au bout de deux ans seulement de pouvoir du gouverneur Alphonse NGOYI KASSANJI au Kasaï Oriental, qui était le bastion de l'opposition au travers l'Union pour le Développement et le Progrès Social (UDPS), règne une accalmie politique indiscutable au point que le PPRD, parti cher au chef de l'Etat, peut vaquer sans inquiétude, à l'instar des autres partis, à ses activités.
Les détracteurs qui ne parviennent pas à se conformer au jeu démocratique, devraient être éjectés de l'AMP, puisque ne respectant même pas leur hiérarchie. Ce sont ces messieurs, qui ne représentent rien sur l'échiquier électoral, qui veulent créer la zizanie au sein de l'AMP à travers les médias. Mais, il sont découverts et ne pourront plus nuire qu'à eux-mêmes.
Alors que l'opposition classique marque un temps d'observation au regard des réalisations du gouverneur de province, ces messieurs sont sur toutes les chaînes de télévision et autres organes de presse pour vilipender les actions du gouverneur allant dans l'intérêt du chef de l'Etat. Ces messieurs doivent être politiquement neutralisés, car ils sabotent le travail du Président Joseph KABILA au Kasaï Oriental.
Le gouverneur Alphonse NGOYI KASSANJI, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, l'on ne peut prétendre qu'il ne soit en train de réussir sa politique pour le développement de la province.
Les exemples sont pléthore, Alphonse NGOYI KASSANJI a réussi l'énorme exploit politique de faire accepter le Président Joseph KABILA au Kasaï Oriental. Qui aurait osé, il y'a quelques temps, braver la farouche opposition en se promenant dans les rues de Mbuji-Mayi brandissant l'effigie du chef de l'Etat ?
Aujourd'hui, c'est chose faite grâce à la politique de rassembleur de l'autorité provinciale qui côtoie toutes les couches sociales qu'elles appartiennent au monde politique, à la société civile ou aux confessions religieuses. Cet état de choses fait que la province est gouvernée à bon escient par un de ses fils le plus fidèle car ayant tout son parcours de vie ici. Qui parle alors de mauvaise gestion au Kasaï Oriental ? Et, peut-on parler de mauvaise gestion dans une des rares provinces du pays où, il y'a eu à la fois le contrôle de la cour des comptes, de l'inspection des finances et d'une commission musclée de l'assemblée provinciale ?
Ceux qui s'évertuent à le prétendre sont-ils spécialistes de la question ? Non, une fois de plus, on se rend compte que l'intention est simplement de nuire quelque soit le prix à payer par la population.
DE L'ASSEMBLEE PROVINCIALE
Effectivement, au Kasaï Oriental règne un climat d'harmonie entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif à la grande satisfaction de toute la population. L'Assemblée provinciale s'est simplement rendue compte du bon travail abattu par le gouvernement provincial avec à sa tête Alphonse NGOYI KASSANJI. Ce travail qui donne des résultats dont personne aujourd'hui ne peut douter et dont on parle dans toutes les instances politiques de la république.
Le bilan à mi-parcours d'Alphonse NGOYI KASSANJI est élogieux et il dérange.
On peut citer à son actif, l'asphaltage et la construction des collecteurs pour 20 Km de routes à Mbuji-Mayi, la réhabilitation de la Nationale 1 et de la Nationale 2, la construction ou réhabilitation d'écoles dans les 16 territoires de la province, la réhabilitation des routes de desserte agricole, la réhabilitation des centres de santé en milieu urbain et rural, la construction des ponts … au point qu'on en est arrivé à se demander où Alphonse NGOYI KSSANJI trouve tout cet argent pour bâtir. Il a simplement démontré que là où il y'a la volonté, il y'a un chemin. A l'actif du gouverneur de province également, et grâce à son management, fini les fameux bidons jaunes dans la ville de Mbuji-Mayi ; signe que le problème de l'Eau a été résolu. Dans une certaine mesure, le problème de l'Electricité aussi a été résolu car on a vu s'éclairer les principales artères de la ville.
Mais, le plus gros succès du gouverneur Alphonse NGOYI KASSANJI est incontestablement la baisse du méga (étalon de mesure) de maïs.
Chose inouïe, avec la politique du gouvernement provincial de faire de l'Agriculture la priorité des priorités, toute la population a adhéré et s'est tournée vers le métier des champs. Résultat des courses, le prix du méga de maïs qui frôlait les 3000 FC est descendu jusqu'à 400 FC le méga et, la population du Kasaï Oriental n'a que très peu ressenti les effets de la crise alimentaire.
Lequel de ces prédécesseurs à la tête de la province pourrait en dire autant ?
DES DIAMANTAIRES
IL s'agit une fois de plus ici de l'affabulation d'un individu, qui à une époque donnée, avait brigué le mandat de Président de la Fédération Congolaise des Diamantaires (FECODI) et, puisqu'ayant échoué devant l'assemblée générale élective, avait démissionné de ladite organisation. Depuis, il ne participait à aucune activité de la FECODI et n'a jamais contribué de quelque manière que ce soit à la bonne marche de la FECODI. Il est donc surprenant que le même individu revienne au sein de la même FECODI pour vouloir organiser des élections.
Heureusement que les diamantaires, avisés, font fi de cette démarche car ils ont réitéré leur appui au gouverneur Alphonse NGOYI KASSANJI lors d'une marche de soutien en son honneur, marche qui a connu un grand succès. C'est pour dire la symbiose qui existe entre Alphonse NGOYI KASSANJI et les diamantaires. D'ailleurs pour consacrer cette entente, un protocole d'accord a été signé entre les diamantaires et l'autorité provinciale faisant passer le taux de la taxe à 100 $ US pour toute sortie de colis de diamant de plus de 50 carats.
Enfin et pour conclure, on peut dire que la population du Kasaï Oriental réserve un accueil très chaleureux au Président de la République Joseph KABILA. Les prémisses à cet accueil ont été ressenties lors du déplacement à Mbuji-Mayi des illustres hôtes tels que le Vice 1er Ministre MUTOMBO BAKAFUA NSENDA, le Ministre d'Etat NKULU, les Ministres MBUSA NYAMUISI, Maker MAKWENGE, André-Philippe FUTA, Raymond TSHIBANDA, Jeannine MABUNDA et la sœur jumelle du chef de l'Etat Jaynet KABILA. Toutes ces personnalités de premier plan, sont les témoins de l'Amour que porte désormais la population est-kasaienne à l'endroit de Joseph KABILA. Amour dont le point culminant a été atteint lors de l'arrivée des engins à Mbuji-Mayi. La population était dans une allégresse indescriptible. Ce fut un véritable déferlement de joie.
On devra veiller à ce que la méthode utilisée par les ennemis du peuple kasaïen à pourfendre les efforts du gouvernement provincial dans les médias cesse. Les aigris au lieu de se perdre en invectives futiles devraient venir prouver leur popularité sur le terrain. En tout cas, le gouverneur Alphonse NGOYI KASSANJI est l'homme sur qui le Président Joseph KABILA peut compter au Kasaï Oriental. C'est l'homme qui a permis le mariage entre la population est-kasaïenne et le chef de l'Etat. Il est donc l'homme incontournable par ses actions en faveur de la vision du chef de l'Etat au Kasaï Oriental et, ce dernier ne manquera de le ressentir au travers de l'adhésion du peuple kasaïen à sa cause lors de sa visite très attendue. Serge Mbata
Politiste
Affaires foncières : J. Mabunda chez Maj Kisimba pour protéger le patrimoine immobilier public
La ministre du Portefeuille, Jeanine Mabunda recourt à son collègue Maj Kisimba Ngoy en charge des Affaires foncières pour protéger les patrimoine immobilier de l'Etat souvent victime de spoliation. C'est ce qui justifie la séance de travail marathon qui a réuni les deux hommes d'Etat au cabinet du ministre des Affaires foncières.
A l'issue de cette rencontre de haute portée patriotique, Jeanine Mabunda a répondu à quelques questions de la presse. " Avec mon collègue des Affaires foncières, nous avons parlé des problèmes de l'Hôtel Karavia à Lubumbashi où l'on a vu un cas de perte de certificat. Plus encore, le problème de la détention illégale de certificat de cet hôtel de l'Etat ", a indiqué la ministre du Portefeuille avant de souligner que l'hôtel Karavia est un patrimoine public qui doit être protégé contre les spoliatairs et autres prédateurs.
La décision de Jeanine Mabunda visant à protéger le patrimoine immobilier de l'Etat émargeant à son secteur est, en effet, un répondant à la campagne menée par son collègue des Affaires foncières. Le ministère du Portefeuille, par cet acte, emboîte le pas aux autres ministères qui ont déjà fait le pas vers les Affaires foncières pour protéger leurs propriétés immobilières. C'est le cas des ministères de la Justice, de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) ainsi que d'autres institutions de la République.
Cet écho témoigne aussi que cette campagne vise tous les Congolais en vue d'éviter des conflits fonciers qui battent le record devant les cours et tribunaux du pays. Et pour ça, Maj Kisimba avait vu juste et compris le souci du chef de l'Etat qui tient à mettre de l'ordre dans le secteur foncier. Dorian KISIMBA A CAUSE DE RETARD DANS LA CONSTRUCTION DES DOS-D'ANE
A bout de patience, propriétaires de chambres froides, d'entrepôts au marché Matadi-Kibala menacent *Le gouvernement provincial interpellé
Des propriétaires de chambres froides au marché Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa, sont mécontents. Les bailleurs d'entrepôts aussi. De même, une tension sociale couve dans le camp des boutiquiers et marchands dudit marché. Tous, à bout de patience, menacent d'amorcer des manifs populaires pacifiques dès ce lundi 20 juillet. Sauf si le gouvernement provincial de Kinshasa vient à commencer les travaux promis et initialement prévus à la date indiquée ci-dessus. Tous ces détails ont été fournis par deux membres de la délégation syndicale dont le président et son conseiller, de l’Association des propriétaires de chambres froides et entrepôts du marché Matadi-Kibala, invités de l'édition d'hier jeudi, le 16 juillet, du magazine " Parlons-en " de la radio Top Congo.
Dans leur argumentaire, les deux interlocuteurs de notre confrère Freddy Montiri ont mis en exergue le manque à gagner énorme occasionné par un arrêt brusque des activités du marché Matadi-Kibala. Ce, sur une décision des autorités urbaines compétentes.
Le marché Matadi-Kibala a été fermé depuis plus d'un mois, à cause d'un accident de circulation qui y avait causé plusieurs morts. On se rappelle qu'un chauffeur d'un grand camion en démêlé avec des éléments de la Police spéciale de roulage (PSR) commis en ces lieux, était monté sur une voiture pendant qu'il tentait de contourner ses prédateurs.
Motivée par la récurrence des accidents mortels au niveau de ce marché entretenu sur la route nationale n°1, dans son tronçon Kinshasa-Matadi, l'autorité urbaine de Kinshasa avait décidé la fermeture provisoire du marché Matadi-Kibala pour envisager des dispositions sécuritaires préventives susceptibles de réduire les cas d'accident à cet endroit. Et, parmi les mesures envisagées, l'autorité urbaine, plus particulièrement le gouvernement provincial, avait levé l'option de placer des dos-d'âne sur le parcours de la route comprenant le marché Matadi-Kibala. Depuis, boutiques, dépôts et magasins ont été fermés jusqu’àce jour.
En effet, la décision du gouvernement provincial, mieux l'issue proposée, c'est-à-dire les dos-d'âne, avait été saluée par tous d'autant plus qu'elle visait un intérêt commun. Cependant, les jours se succèdent, les semaines s'écoulent et le temps passe. Rien n'est encore fait.
La population de Mont-Ngafula qui tire l'essentiel de sa subsistance grâce aux transactions de ce marché de Matadi-Kibala, se dit désemparée et ne sait à quel saint se vouer !
DES RENCONTRES, DES PROMESSES FALLACIEUSES
Compte tenu de l'ampleur de la situation, du reste caractérisée par l'inquiétant silence de l'autorité urbaine, le président de de la délégation syndicale de l'Association des propriétaires de chambres froides et entrepôts de Matadi-Kibala, indique que des rencontres avaient été organisées avec M. Godard Motemona, ministre provincial de l’Intérieur.
A l'issue de ces rencontres dont la première, conduite par le bourgmestre de Mont-Ngafula, le ministre provincial Godard Motemona aurait fait des promesses fermes de début des travaux à une date déjà passée. C'est-à-dire au mois de juin. Depuis, rien ! Excédés par ce qu'ils qualifient de promesses fallacieuses de leur interlocuteur, les marchands du marché Matadi-Kibala avaient, à l'époque, envisagé des manifestations de rue pour faire entendre raison. Cette initiative avait été étouffée dans l'œuf par des légalistes qui avaient estimé qu'il fallait, au préalable, adresser une mise en demeure à l'autorité concernée.
Aussitôt informé, le gouvernement provincial, par son ministère de l’Intérieur avait donné un dernier rendez-vous pour ce lundi. En d'autres termes, c'est à partir de ce lundi que le gouvernement d'André Kimbuta devra construire les huit dos-d'âne prévus pour sécuriser les marchands et opérateurs économiques du marché Matadi-Kibala. Selon des sources vérifiées, le coût total des travaux s'élève à deux mille dollars américains (2000 USD).
Tout en fustigeant l'attitude du gouvernement provincial de Kinshasa, l'Association des patrons du marché Matadi-Kibala se dit prête à se prendre en charge. C'est-à-dire, initier une collecte de fonds et construire les huit dos-d'âne, condition sine qua non à la reprise des activités dudit marché.
Matadi-Kibala est l'un des quartiers périphériques de Kinshasa. Son emplacement, pas très loin de la frontière physique avec la province du Bas-Congo, fait de Matadi-Kibala un point de chute de la plupart des commerçants grossistes et détaillants des produits pétroliers, des denrées alimentaires en provenance de la province du Bas-Congo. Laurel KANKOLE
DIRECTRICE A L'ASHADO
Me Josépha Pumbulu fait de la défense de la femme et de l'enfant son cheval de bataille
Directrice chargée de la femme et de l'enfant à l'Association africaine de défense des droits de l'homme (Ashado), Me Josépha Pumbulu est avocat au barreau de Kinshasa/Matete. Elle est licenciée en Droit public international à l'Université protestante du Congo (UPC). Me Josépha Pumbulu est mariée et mère de deux filles.
Me Josépha Pumbulu fait un travail de titan, depuis mai 2008 au sein de cette direction, celui de défendre les droits des femmes et des enfants. Elle se penche plus sur la sensibilisation de la population afin que cette dernière puisse connaître ses droits et ses devoirs. Et aussi pour qu'il y ait équilibre dans la société. La directrice chargée de la femme et de l'enfant à l'Ashado se bat pour faire en sorte que le monde puisse jouir de ses droits pour éviter des frustrations. A l'entendre, cette sensibilisation a deux aspects avant d'ajouter que le premier porte sur la promotion des instruments juridiques internationaux et nationaux qui protègent les droits de la femme et de l'enfant. Selon ses dires, cette sensibilisation consiste à organiser des séances d'animations dans les écoles, les églises et aux marchés pour vulgariser les lois qui protègent les femmes et les enfants, sans oublier les formations organisées à l'intention des autres ONGS partenaires en rapport avec ces instruments. Le second aspect, indique-t-elle, est la protection qui consiste à apporter une assistance aux femmes victimes de violations de leurs droits.
Me Josépha Pumbulu organise aussi des services d'écoute et d'orientation de toutes ces personnes vulnérables vers les instances concernées. Pour tout dire, l'Ashado a une direction qui s'occupe uniquement de la protection des victimes en mettant à leur disposition des avocats qui pourront les assister.
DIFFICULTES RENCONTREES
Cet avocat de formation déplore le manque de collaboration qui existe entre le ministère du Genre, de la Famille et de l'Enfant et sa structure. Elle relève aussi les moyens financiers qui font défaut pour le bon fonctionnement de sa direction. Elle déplore également le fait que les hommes pensent que ce programme de sensibilisation incite leurs femmes à la rébellion, ce qui n'est pas le cas, lâche-t-elle. Une autre difficulté, poursuit-t-elle, est que les femmes n'ont pas encore pris conscience de leurs droits.
" Malgré cela, nous n'allons pas baisser les bras. Nous allons poursuivre notre lutte jusqu'à ce que toutes les femmes et les enfants seront en possession de leurs droits et devoirs ", conclut Me Josépha Pumbulu, avocat au barreau de Kinshasa/Matete. Toutefois, elle déteste la malhonnêteté et encourage les entreprenantes. Mathy MUSAU
EDITION N° 3399 du Jeudi 16 Juillet 2009
PRENANT SES RESPONSABILITES FACE A LA CORRUPTION, KABILA FRAPPE
Tsunami à la magistrature !
*Des magistrats révoqués, permutés, mis en retraite ...
*Bemwenze Kienga nommé 1er Président de la Cour suprême de justice, Kabange Numbi élevé au rang de Procureur général de la République
*Lire la liste des magistrats révoqués
Surprise générale hier soir à Kinshasa. Déterminé à réaliser la promesse faite lors de son discours du 30 juin 2009 à partir de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sur l’assainissement du corps judiciaire, et comme pour donner suite à la dernière déclaration des évêques congolais sur les maux qui rongent la magistrature congolaise, Joseph Kabila a frappé un grand coup. De nombreux magistrats ont effectivement été révoqués, d’autres mis en retraite ou encore permutés. Certains magistrats ont été nommés à des fonctions supérieures. Outre la liste des révoqués, on notera la nomination, entre autres, de deux hauts magistrats: Bemwenze Kienga désormais premier Président de la Cour suprême de justice et Kabange Numbi élevé au rang de Procureur général de la Républiqu des magistrats révoqués.
Magistrats civils du siège revoqués
* Conseillers à la cour surpeme de justice
- Abdalla mbokanimba
- Lukamba muganza albert
- Badinengani Bilolo
- Malikidogo musubawu
- Terkasa lufungula
- Tsasa mbuzi
*Premiers presidents
de la Cour d’appel
- shimatu kaMeLa
- mbala zikuaku felix
- kibashimba bin lulongo
- Nkweso akele omari
*Présidents
de la Cour d’appel
- Dela mutamba
- Ndala tsivungira crispin
- Isambo katam
- Musenga wa kasanji jaochin
- Madianika nika
- Malonda matungu
- Kela ndombe
- Nsumbu kabumbu placide
- Tshimanga Ntolo marcus
*Conseillers
de la Cour d’appel
- Bukasa lukunGa anaclet
- Bakondjolo kombo
- Dimoke ndjadi
- Kabandi beya joseph-alidor
- Kabeya tshongoloka WA ILUNGA
- Kabila Ilumba
- Kitenge ngongo
- Makwa kandundi
- Eleko nsele
- Kabira faida
- Toko wangata
- Mpetshi bayolo
- Mwangala yaNkweta
- Mulanda sabaLa
- Mutefu kapinga
- Mutoka witangila
- Ntumba wa TSHEnda
- Nkuku ngungu
- Sekele kunyuwa
- Yungu biko
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*Presidents de tribunal
de grande instance
- Eleka naniaki emmanuel
- Jerba luzolo
- Mwamba watedeka isaac
- Mputu eboNza
- Nganda TSHIBANGU mbuyamba
*juges d’instance
- Bapeta yalongo
- Baya lukusa
- Mvuamba luvuma eve
- Ngalamulume kaNkongolo Félicien
- MUNZOLANU
- Fundiku tshoboro johnson
- Baya luklusa jose
- Nkulu mul jose
- Kalambay ndJibu
- Kamba kalala
- Kasonga tshinema
- Kawara musole kimaloka
- Kasesa kasheve djenga
- Kashimbi mutinga
- Loko zibondo
- Makoso ndongala
- Mapumba shabangi
- Masiela lumesa
- Bayi bayi epinda
- Bokashang kwete
- Isilamunu libanda
- Tshipasa ilaka
- Masevo lubamba
- Mubiala ngakier
- Falu mwayuma rosette
- Lubiki kianingila
- Mubwana nsenga
- Musuyu mubanga
- Mwanga mukidi
- NdayE makenga
- Putela omovi
- Tundwawu kongolo
- Tshibung amsas
* PresidentS dE tribunal
de paix
- Wembo feza MARIE-JEANNE
- Yumbu mubanda WABELO KIWOLO Ruphin
* JugeS de paix
- Mpeti kani
- Kikondongo nsaba
|
- BOSONGO LOKENDE
Procureur général près la Cour d’Appel
- TSHINGOMBA MAWEJE
Substitut du procureur de la République
- NGOY MUKENA
Substitut du procureur de la République
- MANGANGU YEMA AIME
1er Substitut du procureur général
- SELEMANI BILA ALI
1er Substitut du procureur de la République
- NGOPOS MAN ANKASH
Substitut du Procureur de la République
- KANIKA SIDUGA
Avocat général Près la Cour d’Appel
- KAZADI NDUBA
Avocat général Près la Cour d’Appel
- MASUDI BOLIA
Substitut du procureur général
- KASANGANDJO MANDUNI
procureur de la République
- KITUNGWA MAYIMUSI
1er Substitut du procureur de la République
- MUKENGE BISUMBULE (Avicat général)
Avocat général Près la Cour d’Appel
Sont démis d’office
Juges de Grande Instance
- MBUEBWE SELEMAN
- KALUMBA ANGONGO
- TSHOKWE TSHEMBO
- EBINDA ANGABA
- MWENZE KASONGO
Président du Tribunal
de Paix
- ZIRIWA MALABO
Juge de Paix
- MAMBA MALAndA
A suivre |
OUVERTURE DE LA SESSION ORDINAIRE DE JUILLET
L’Assemblée provinciale de Kinshasa promet d'ouvrir l'œil sur l'action du Gouvernement provincial
''En dépit d'énormes efforts déployés par le Gouvernement central et l'exécutif provincial de la ville de Kinshasa, d'aucuns ne cessent de clamer haut et fort que ces efforts sont insuffisants pour revêtir la capitale de sa plus belle robe d'antan''. C'est sur ce constat malheureux que le président de l'Assemblée nationale de Kinshasa a ouvert, hier mercredi 15 juillet 2009, la session ordinaire de juillet.
Cette deuxième et dernière session de l'année charnière entre le début et la fin de la présente législature, sera essentiellement basée sur l'élaboration suivie de l'adoption de l'édit de finance portant budget de la ville de Kinshasa pour l'exercice 2010.
Sans pourtant plonger dans le bilan du travail législatif abattu par des députés à mi- parcours de la législature, le président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa a fait une évaluation négative de l’image de la capitale et à celle socio-économique de la population. Ainsi donc, pour le bout du chemin restant à parcourir sur cette législature d'ici 2011, Roger Nsingi a appelé ses collègues députés provinciaux, toutes tendances confondues, ''a se montrer déterminants et d'ouvrir l'œil et le bon sur ce que le Gouvernement provincial doit faire pour redorer l'image de marque de Kinshasa comptée parmi les villes les plus sales du monde'' Dans ce sens, précise le speaker de l'Assemblée provinciale de Kinshasa, ''les députés provinciaux s'engagent résolument et fermement à exercer la plénitude de toutes leur prérogatives législatives et de contrôle parlementaire afin que les ressources financières, maigres soient-elles, réalisées par les services générateurs des recettes, soient réellement injectées dans le circuit des activités économiques et sociales susceptibles de produire un impact positif et durable sur l'amélioration de l'état physique de la ville de Kinshasa et la situation sociale de la population kinoise''.
Tout en reconnaissant que le chemin déjà parcouru a été tortueux, Roger Nsingi note que le reste du parcours à faire dans cette législature sera davantage porteur de grands enjeux politiques susceptibles d'accroitre ou d'amoindrir les chances de chaque député d'être réélu pour un second mandat. L'Assemblée provinciale de Kinshasa, qui n'a pas enregistré assez de propositions d'édit de la part des ses parlementaires, a vivement exhorté les députés provinciaux à redoubler d'ardeur dans la présentation des initiatives législatives d'autant plus que ''beaucoup de matières de compétence législative concurrentes avec le pouvoir central et exclusives de la province sont immenses et n'attendent que d'être exploitées au titre de la production législative''.
DISCIPLINE DE TRAVAIL
Désormais, ''l'Assemblée provinciale de Kinshasa promet de s'astreindre à une discipline de travail parlementaire sans faille ni complaisance de manière à donner le meilleur de nous-mêmes à l'œuvre de la reconstruction de la ville de Kinshasa''. Dans son allocution d'ouverture de la session qui a connu la présence du gouverneur de la ville, des membres du Gouvernement provincial de Kinshasa, de l'inspecteur provincial de la police de Kinshasa, Roger Nsingi pense que ''cette discipline parlementaire sera surtout de respect de l'obligation de participation assidue, non seulement aux séances de la plénière, mais aussi aux travaux des commissions''. Rachidi MABANDU
Gouvernement : remaniement en septembre
*Pendant ce temps, certaines pesanteurs au sein de l'AMP tenteraient d'apporter de l'eau au moulin d'un chambardement à grande échelle
''Annoncé pour le mois de juin passé, le remaniement du Gouvernement central ne semble plus à l'ordre du jour. Même le réamenagement technique qui devrait s'opérer, en attendant le grand chambardement, paraît renvoyé aux calendes grecques.
En tout cas, à en croire des sources généralement bien informées, Vice-Premiers ministres et vice-ministres auraient bénéficieraient d'un moment de répit. Apparemment, tout serait suspendu au mois de septembre où certaines pesanteurs tenteraient de déblayer le terrain en faveur d'un bouleversement pouvant changer la physionomie même de l'Exécutif national.
A quand, finalement, le fameux remaniement du Gouvernement central tant annoncé ? Voilà la question que ne cessent de se poser bon nombre d'observateurs de la scène politique congolaise inquiets de voir le mois de juin s'être écoulé totalement sans qu'aucun signal ne soit lancé. A mi-parcours du mois de juillet, rien ne semble renseigner sur une quelconque restructuration du Gouvernement central, ne fût-ce que pour combler des vides perceptibles au sein de l'équipe Muzito. De quoi apporter de l'eau au moulin de toutes sortes de supputations à propos du remaniement tant attendu pour apporter un peu de tonus dans certains ministères où la léthargie ne serait plus à démontrer.
REMANIEMENT
EN SEPTEMBRE
Il ressort du recoupement de plusieurs informations glanées dans certains milieux politiques que, sauf changement de dernière minute, le remaniement du Gouvernement aurait été renvoyé en septembre. Curieuse coïncidence, tout de même, avec la rentrée parlementaire. S'agira-t-il de faire passer la question à la plénière de l'Assemblée nationale? La question reste posée. Mais, toujours est-il que des pesanteurs, au sein, même de l'Alliance de la majorité parlementaire (AMP), s'emploieraient déjà à renforcer l'hypothèse d'un chambardement à grande échelle en vue de pousser vers une refonte totale de l'Exécutif congolais. Bien entendu, dans ce lot, s'affronteraient partisans et adversaires des accords liant, pour toute la mandature, le PALU à l'AMP. Ce qui renforcerait, dans l'opinion, la version d'un plan visant la déstabilisation du PALU en vue de justifier une possible renégociation de ces accords.
Dans tous les cas de figure, renseigne-t-on, dans certains état-majors politiques congolais, on envisagerait déjà une refonte de l'Exécutif national en vue de doter le Gouvernement d'une nouvelle physionomie. Question, indique-t-on, d'insuffler une nouvelle impulsion dans le cadre de la réalisation de cinq chantiers de la République. Sauf donc changement, le remaniement de l'équipe Muzito ne pourrait se réaliser qu'au mois de septembre prochain. Faudra-t-il songer à un Gouvernement dit Muzito II ou à un bouleversement total ? Le PALU d'Antoine Gizenga, ayant perçu la menace, est passé à l'offensive en impliquant ses militants pour couper l'herbe sous les pieds des partisans de la renégociation des accords signés dans l’entre deux jours de la présidentielle.
MOIS DE TOUS LES ENJEUX ET DANGERS
Dans l'optique d'une refonte totale du Gouvernement central, septembre 2009 se présenterait, à en croirez certains observateurs, comme le mois de tous les enjeux et dangers. Car, après des essais expérimentés il y a plusieurs mois, le PALU qui s'en tient au respect des accords, ne tolérerait pas la moindre initiative visant à revoir les termes du protocole signé en 2006. Or, pour leur part, les adversaires de ces accords, qui se recrutent surtoutau sein de l'AMP, tenteraient de saisir la moindre brèche pouvant leur permettre de se débarrasser de l'encombrant PALU qui, au fil des jours, paraît indéboulonnable à la Primature et donc un allié de taille en 2011. Rien ne serait donc gagné, ni perdu d'avance. Les jeux demeurent ouverts et seul le dernier coup de sifflet de l’arbitre permettra de fixer l'opinion sur le véritable enjeu, au-delà de toute distraction, du mois de septembre.
M. M.
ISSUE DU CONGRES DU 15 AVRIL 2009-07-15 UDPS
UDPS : la nouvelle direction politique sera présentée ce jeudi
Les choses semblent aller vite. Après les travaux de son congrès tenu le 15 avril dernier à Kinshasa, l'aile Righini de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de M. Etienne Tshisekedi, procédera aujourd'hui à la présentation officielle de la nouvelle direction politique du parti. La cérémonie aura lieu au cours d'une assemblée plénière prévue en début d'après-midi de ce jeudi 16 juillet, au siège provisoire de cette aile de l'UDPS, située au n°20 de l'avenue Cardinal Malula, au quartier Righini, dans la commune de Lemba.
Il s'agira, principalement, de la présentation de anouvelles structures du parti ainsi que de leurs animateurs. Parmi ces organes, figure en bonne place le comité exécutif national qui, selon les congressistes, a confirmé le certificat de décès du secrétariat général de l'UDPS. Selon Me Joseph Mukendi Mulumba, l'organe Secrétariat général au sein de l'UDPS, est mort de sa belle mort après les assises du 15 avril. " Actuellement, les nouveaux statuts du parti ne prévoient plus cette fonction de secrétaire général ", a-t-il précisé.
A propos du comité exécutif national de l'UDPS, la direction a été confiée à M. André-Gauthier Diatézolwa Nsiku, originaire de la province du Bas-Congo. Il sera assisté par trois adjoints. A savoir, MM. Mayayi Nkumu (Kasaï occidental), Fabien Mutomb Kan Kato (Katanga) et Albert Zanga (Equateur), respectivement premier, deuxième et troisième secrétaires exécutifs adjoints.
QUID DES LISTES
UDPS À LA CEI ?
Pour peu qu'on se souvienne, la division est désormais de fait au sein de l'UDPS, principal parti politique de l'opposition au régime de Mobutu. Après qu'elle ait boycotté le processus électoral amorcé en juin 2005, l'UDPS a finalement levé l'option de participer aux échéances électorales prévues en 2010 et 2011.
Cependant, c'est quand le parti a décidé d'aller au vote pour les élections locales prévue en juin 2010 et générales en 2011, que l'UDPS se disloque en deux factions ou ailes dissidentes. La première sous la conduite de M. Alexis Mutanda et, régie par les " anciens statuts " du parti, avec siège sur l'avenue Zinnias à Limete. La deuxième aile est celle de Righini, régie par ce que les membres appellent " nouveaux statuts " du parti, adoptés à l'issue des travaux du congrès du 15 avril 2009.
Au regard de cette situation, des observateurs avisés estiment que l'UDPS, divisée, part déjà fragilisée. Vrai ou faux, il faudra laisser le temps au temps. Seulement voilà, il circule dans l'opinion des informations selon lesquelles les deux UDPS auraient, de manière parallèle, déposer les listes de leurs candidats à la Commission électorale indépendante (CEI).
Dans la fougue de ce qui se raconte, on apprend même que la liste présentée par l'aile Righini, aurait été rejetée. Vérification faite, il ressort que les deux UDPS ont bel bien déposé leurs listes qui ont même été acceptées par la CEI. Me Joseph Mukendi qui a confirmé cette information hier, a dit que " tout le monde (ndlr : l'aile de Limete) s'est aligné derrière les résolutions du Congrès. Nous nous réjouissons qu'il y ait une sorte d'unité dans l'action. Car, ceux qui ont semblé bouder le Congrès ont finalement adhéré à ses résolutions. La preuve, ils ont accepté d'aller aux élections au point même de déposer la liste des candidats ".
S'agissant du voyage des membres de l'UDPS-Limete à Bruxelles où séjourne M. Etienne Tshisekedi, en convalescence depuis plusieurs mois, Me Joseph Mukendi a déclaré que cette visite était privée. Laurel KANKOLE
SOMMET DE LA SADC EN SEPTEMBRE PROCHAIN A KINSHASA
Tête-à-tête hier entre Raymond Tshibanda et Joao Chaolo autour des préparatifs
Le ministre congolais de la Coopération internationale et Régionale, M. Raymond Tshibanda, a reçu en audience hier, M. Joao Chaolo, secrétaire exécutif adjoint de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC).
Au cours de ces échanges de plusieurs minutes, les deux personnalités ont évalué le degré d'avancement des travaux préparatifs du sommet de la SADC, prévu du 2 au 8 septembre prochains à Kinshasa. Le ministre congolais a expliqué à son hôte que la République démocratique du Congo s’était préparée à abriter les travaux de ce sommet et que les préparatifs vont bon train.
Au sortir de l'audience, M. Joao Chaolo s'est dit très satisfait du degré d'avancement des travaux préliminaires dudit sommet. Il est important de souligner que cette grande rencontre de septembre sera présidée par le Président congolais, Joseph Kabila, président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).
M. Bene Mpoko, Ambassadeur congolais en Afrique du Sud, a aussi été présent à cette séance de travail entre le ministre congolais Raymond Tshibanda et son hôte, Joao Chaolo. Laurel KANKOLE
Un projet de construction de 500.000 logements présenté au ministre Maj Kisimba Ngoy
La RDC pourrait bénéficier de la technologie de la société italienne de construction «Schell House» qui est prête à mettre à la disposition de la population congolaise 500.000 maisons préfabriqués en six mois.
Le représentant de cette société en RDC, M. Gabriel Shabani, accompagné de l’Assureur M. Richard Bahindwa Bazega, ont présenté mercredi, ce projet au ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, qui a, dans sa gestion, la terre où devraintt être érigé ces maisons d’habitation.
Selon les interlocuteurs du ministre des Affaires foncières, ces maisons, une fois construites, seront octroyées à crédit à la population à un prix abordable moyennant un acompte. Mais; dores et déjà, l’assureur de cette entreprise, M. Richard Bahindwa, avec la Nouvelle société interafricaine d’Assurance (NSIA) qu’il dirige, a exprimé sa détermination de couvrir le financement de cette opération.
Dans un premier temps, les matériels de construction seront importés d’Italie, avant que l’usine de fabrication de ces matériels ne soit implantée en RDC, a dit M. Shabani, communicateur de l’entreprise «Schell House» qui a annoncé prochainement la construction d’un échantillon au cours d’une cérémonie au parking du Grand Hôtel Kinshasa (GHK).
Une invitation a été adressée au ministre Maj Kisimba Ngoy de se rendre en Italie pour se rendre compte de la technologie de l’entreprise «Schell House». FDA
L'ACCES A L'INFORMATION PUBLIQUE
Amicus en voie de doter la RDC d'un cadre juridique
Débutés depuis lundi 13 juillet 2009, les travaux de l'atelier sur l'accès à l'information publique, organisés par l'Association Amitié RDC-USA (Amicus), se poursuivent au centre catholique Béthanie dans la commune de la Gombe. Cette rencontre, qui vise à réfléchir sur l'élaboration d'un avant-projet de loi fixant les modalités d'exercice droit humains fondamentaux garantissant la liberté à l'accès de l'information publique. A en croire le président d'Amicus, Jean Baptiste Otshudi Disashi, les participants à ce séminaire s'efforceront de cerner, par une réflexion, de toutes les velléités obscurantistes qui maintiennent cette information comme un droit secret et proposer leurs expériences.
Le thème à l'ordre du jour porte sur un cas spécifique à savoir la liberté " à l'accès à l'information’’. Il est utile de rappele, à cet égard, que l'accès à l'information est garanti par la constitution de la RDC du 18 février 2006 en son article 24. De sorte que c'est au niveau de la mise en œuvre que portent les questionnements en l'espèce. Ce débat sur l'accès à l'information est clos. Il s'agit plutôt d'un problème de société dans un pays en période post-conflit et post-électoral. D'où, la nécessité, pour tous les participants, de sortir des sentiers battus, des gesticulations intellectualistes et cérébrales qui ont souvent biaisé des réflexions aussi utiles que celles-ci.
La tendance générale est souvent de considérer les pouvoirs publics comme opposés par principe à la mise en œuvre de ce droit et la société civile comme son défenseur unique et parenté. A cet égard, a indiqué le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende, il est clair dans son esprit que l'intérêt et l'attachement d'un gouvernement à ce principe qui relève du concept de l'accountability sont largement tributaires des origines et de la nature dudit gouvernement. Ceci, pour dire que si, dans un passé pas très éloigné, des dirigeants autocratiques en RDC s'y montraient réfractaires, tel n'est plus le cas, a souligné le n°1 de la Communication et des médias, avec une direction politique démocratique. Pour des animateurs d'institutions démocratiques, la facilitation de l'exercice du droit de leurs électeurs, à savoir ce qu'ils font, est une question de vie ou de mort. C'est la raison pour laquelle, avec ce thème de l'accès à l'information qui enfonce une porte déjà ouverte, Lambert Mende se sent tout à fait à l'aise.
Il est un fait indéniable que le droit à l'information pourrait souffrir de l'inertie de certaines traditions culturelles. Ceci pose un problème qu'une réflexion honnête sur l'accès à l'information ne peut éluder la question de savoir comment dans la pratique, insérer ce principe universel dans la tradition congolaise. Cette interrogation invite à un débat réaliste qui est devenu un lieu commun de projeter la mise en œuvre du droit à l'information du peuple dans une perspective comparative par rapport à ce qui se passe dans les pays qui sont pris pour modèles.
En effet, il est impérieux de déclarer que même ces pays ont laborieusement élaboré leurs cadres légaux garantissant à leurs peuples la jouissance de ce droit d'accès à l'information sur la chose publique. En outre, ils ont fixé des limites assez strictes à ce droit, notamment en ce qui concerne les renseignements à caractère personnel et ceux qui touchent à la sécurité de l'Etat, à la Défense et aux Affaires étrangères. En se prévenant contre les dangers d'un mimétisme aveugle, il est inutile de toucher le débat sur le droit à l'accès à l'information. Ces assises, conformément à l'objectif global qui leur est assigné, elles vont aboutir à la production d'un avant-projet de loi sur l'accès à l'information. Cependant, si le droit à l'accès à l'information publique constitue un des gages d'une démocratie fondée sur les principes de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion, force est de reconnaître que ce droit n'est pas illimité. S.S.T
A L'OCCASION DE LA CELEBRATION DE LA REVOLUTION FRANCAISE
L'ambassadeur de France réitère le soutien de son pays à la RDC
14 juillet 1789 - 14 juillet 2009. Cela fait exactement 220 ans que le peuple français commémore la révolution française. Ici, à Kinshasa, un cocktail a été organisé pour la circonstance dans la résidence de l'Ambassadeur de France, Pierre Jacquemot. Dans son message, le diplomate français exhorté les Congolais à " tailler le caillou " pour construire de belles choses.
Discours de l'ambassadeur de France en RDC
220 ans ! Tel est l'âge de la révolution française que nous fêtons ce soir. Un âge mémorable, proche de celui de l'Indépendance américaine que nous venons de fêter et qui avait emprunté dans ses idées et ses valeurs le même chemin, celui de la démocratie et des droits de l'Homme.
Résumons-nous : égalité, liberté, fraternité. Telle est notre histoire. Douloureuse parfois, avec des retours en arrière et quelques hésitations, mais irrésistible. Elle ne nous autorise pas à donner des leçons à quiconque. Chacun a son Histoire, grande et petite. Celle des Français permet seulement de dire aux Congolais : nous sommes à vos côtés, dans les bons moments comme dans les plus difficiles, mais " tailler le caillou " comme pour construire de belles choses.
C'était, vous l'avez reconnu, le message du Président Sarkozy le 26 mars devant le Parlement de la République démocratique du Congo. Un message sur la responsabilité et sur l'espoir, adressé aux habitants, frères en francophonie, du pays " épine dorsale " du Continent. Le Président français a cité le général de Gaulle " les exigences d'un grand peuple sont à l'échelle de ses malheurs ", ce qui signifie en clair la réconciliation, un consensus solide, le privilège du collectif sur l'individuel, l'esprit de responsabilité. Alors les Congolais pourront s'élever vers les hauteurs de leur horizon commun, kala kala.
Je serai court, car telle est notre règle à présent. Un " mot de circonstance " cela fait quelques minutes, deux ou trois.
Le temps quand même de saluer mes compatriotes que j'invite à participer, dans les prochains mois, à une vaste Assemblée, les Etats Généraux de la communauté française en RDC pour parler entre nous de nos problèmes et mieux mettre en avant notre fraternité.
Le temps de saluer mes compatriotes qui fêtent le 14 juillet à Lubumbashi, à Bukavu, à Kisangani et à Goma. A cet égard, je salue la renaissance de l'école Blaise Pascal dans la capitale du Katanga, ouverte à nouveau après 18 ans.
Le temps aussi de remercier Total, CFAO, Perenco, Agetraf-SDV, Bracongo, Cafcon'c, le Rayon vert pour la décoration florale et la BIAC pour leur précieux soutien. Et pour la musique, les En-chanteurs et Tchangamuka qui veut dire réjouissance en swahili. Et par la pensée nos consuls honoraires, Ghislain de Candolle et George Forrest.
Le temps de saluer Solidarités, cette association humanitaire totalement engagée dans l'Est du pays et qui nous offre de magnifiques photos.
Enfin et surtout, le temps de décorer deux personnalités de l'Ambassade de France, un moment grave et agréable en même temps :
- Le major Tony Richard qui a fait preuve de très belles qualités militaires. Arrivé en 2006, par son sang froid et sa détermination, il est parvenu, lors des évènements de mars 2007, à venir au secours des enfants de notre école. Tony rentre en France. Nous regretterons une personnalité d'une grande sensibilité et d'un humour à toutes les épreuves.
Major Tony Richard, c'est avec fierté que je vous remets la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze ;
- Ensuite, Philippe Righini, mon premier conseiller, à qui je vais remettre les insignes de chevalier de l'Ordre du Mérite. Cette distinction a de multiples raisons. D'abord, un engagement au service de la coopération, un monde dans lequel Philippe Righini est entré il y a 30 ans, une fidélité- une vocation devrais-je dire - que nous partageons. Après avoir longtemps servi à la Centrale, Philippe Righini est allé sur le terrain, en Afrique - une autre passion commune - au Sénégal, au Gabon, puis en RDC. Une carrière déjà exemplaire, qu'il n'a cessé de façonner par de nombreuses formations afin d'évoluer vers davantage de responsabilités. Une carrière aussi ponctuée d'actes de courage quand il fut à la cellule de crise, intervenant après le tsunami en Asie, après l'accident d'avion à Maracaïbo en 2007, participant à l'évacuation de nos compatriotes du Liban en 2007.
Pour tous ces mérites, Philippe Righini, au nom du Président de la République, je vous fais chevalier de 'Ordre du Mérite.
A présent, je vous invite à lever votre verre pour offrir un toast au Président Joseph Kabila Kabange, au peuple congolais et à l'amitié entre la France et la RDC.
Kinshasa : l’ISIP organisera un séminaire de formation du 20 au 24 juillet prochains
L L’Institut supérieur d’investigation policière (ISIP) compte organiser un séminaire de formation sur le renforcement des capacités à l’intention des chefs de services, chefs des quartiers, leurs adjoints et secrétaires, à partir du 20 jusqu’au 24 juillet prochains. C’est ce qu’indique une source poche de la police de la cité de Kasangulu.
D’après ladite source, cette formation permettra aux participants de maîtriser la rédaction de différents procès - verbaux, d’une note d’officier de police judiciaire (OPJ), du rapport d’enquête d’honorabilité, administrative et judiciaire. Cela, conformément à l’ordonnance n°78-289 du 3 juillet 1978.
Au cours du même séminaire de formation, il sera également question, pour les participants, de partager leurs expériences par rapport aux différents problèmes rencontrés dans l’exercice de leurs fonctions. Cet échange est, d’après les organisateurs du séminaire, nécessaire. Car, il va ainsi aboutir à dresser un tableau de bord à côté duquel sera établie une liste de référence d’éventuelles solutions par rapport au problème posé. Ce séminaire fait, cependant, suite à la campagne de sensibilisation entamée depuis le mois de janvier dernier. Etant donné que la première phase était destinée à la ville de Kinshasa, et la deuxième phase concernera ainsi la province du Bas-Congo, les autres provinces de la RDC sont également concernées par cette session de formation. Mais, quant au programme de tout le reste de ces provinces, il sera communiqué au fur et à mesure, en tenant bien sûr compte de la disponibilité des moyens financiers. J.C K.
TRANSFORMATION DES ENTREPRISE PUBLIQUES
La vulgarisation des lois et décrets à pied d'œuvre
Le Comité de pilotage des entreprises publiques (Copirep) a organisé, en collaboration avec le ministère du Portefeuille le mercredi 15 juillet 2009, une réunion qui a eu pour objet, d'examiner les différents projets de décrets fixant les statuts des entreprises publiques transformées en établissements publics ainsi que des décrets portant statuts des entreprises publiques. Cette rencontre, qui a regroupé les responsables des entreprises publiques du Portefeuille au cercle de Kinshasa, vise à leur donner des instructions précises en ce qui concerne l'avenir de ces différentes entreprises.
A en croire le vice Premier ministre en charge de la Sécurité et défense, Mutombo Bakafwansenda qui a ouvert ces travaux, c'est la loi 08/007 du 07 juillet 2008 qui avait prescrit la transformation des entreprises publiques soit en sociétés commerciale, soit en établissements publics ou en services publics suivant les critères qu'elle avait fixés. En exécution de cette loi, le décret n°09/12 du 24 avril 2009 a décidé la transformation des anciennes entreprises publiques en établissements publics ou en services publics. Selon lui, le décret n°09/11 du 24 avril 2009 portant mesures transitoires relatives à la transformation des entreprises publiques avait imposé à celles-ci, un délai de trois mois pour la réaliser. En ce qui concerne les entreprises publiques transformées en établissements publics, l'article 18 dispose un délai de trois mois à compter de la date de signature du présent décret, le conseil d'administration de chaque établissement public prépare, sous la supervision du ministre en charge du secteur concerné, les statuts de l'établissement public, détermine son patrimoine et sa dotation initiale conformes à la loi n°08/009 du 7 août 2008 portant dispositions générales applicables aux établissements publics. Ces statuts ainsi que le projet de décret y relatif, sont soumis au ministre ayant en charge le secteur d’activités concerné, à la procédure prescrite par les articles 5 et 34 de la loi indiquée à l'alinéa 1 ci-dessus.
Un projet de décret type et un projet de règlement intérieur d'administration ont été communiqués en guise de modèles auxquels le projet de décret est appelé à régir l'établissement public ainsi que le projet de règlement intérieur du conseil d'administration dont devraient se conformer les responsables d'entreprises. De sorte que le travail de la commission se focalisera à examiner les textes, pour élaborer des modèles similaires à ce qui a été présenté aux participants. En ce qui concerne les entreprises publiques transformées en services publics, l'article 24 du décret 09/11 du 24 avril 2009 dispose : " Les ministres des secteurs d'activités concernés préparent dans les trois mois à compter de la signature du présent décret, les textes régissant les services dont est question à l'article 23 ci-dessous ".
S. TSOUMBOU
Fin du programme Amani au Sud-Kivu
*Un total de 3.200 combattants enregistrés jusqu’à ce jour
Animé par le porte-parole Madnodje Monnoubaï, le rendez-vous hebdomadaire de la Monuc d’hier était axé notamment sur les activités de l’Etat de droit et des droits de l’Homme, activités des affaires civiles ainsi que la situation des prisons en RDC.
S’agissant de la situation des prisons en RDC, il a fait savoir que ces dernières attirent encore l’attention sur la nécessité des efforts à fournir dans ce domaine, notamment le respect des règles de détention. Ce constat a été fait lors d’une descente effectuée par les différentes sections de la Monuc à Lodja au Kasaï oriental et à Lubumbashi au Katanga. Il faudra, a-t-il poursuivi, séparer les prisonniers selon qu’il s’agit des militaires ou des civils, des hommes ou des femmes, des adultes ou des mineurs.
En outre, le porte-parole de la mission onusienne a fait savoir que le programme Amani a pris fin officiellement le 8 juillet dernier. Depuis cette date jusque mardi 14 juillet, a-t-il noté, 3200 combattants se sont fait enregistrer dans les centres de Baraka, Lubenzi et Kalehe. Parmi eux, a-t-il ajouté, 775 étaient pour la réinsertion communautaire et la prise en charge par le Programme des Nations Unies pour le développement. A ce sujet, la Monuc et les autres agences du système des Nations Unies travaillent, chacune en ce qui la concerne, pour ramener et consolider la paix en RDC et aider ce pays pour son développement.
Situation militaire
Le porte-parole militaire de la Mission onusienne a fait remarquer qu’au Sud-Kivu, l’opération Kimia 2 est entrée dans une nouvelle phase. Selon les FARDC, les opérations contre les FDLR sont menées le long des axes principaux à Mwenga et à Shabunda.
En date du 13 juillet, a-t-il relevé, les éléments des FDLR ont attaqué le centre-ville de Mwenga, au Sud-Ouest de Bukavu et auraient blessé plusieurs personnes. La Force de la Monuc a immédiatement dépêché une forte patrouille blindée dans la ville. Le même jour, ces éléments des FDLR ont attaqué la Base de la Force de la Monuc de Mwenga dans la direction Sud et Sud-Ouest par des tirs intenses d’armes légères, de lance-roquettes et de mitrailleuses.
Les troupes de la force de la Monuc ont immédiatement riposté par des tirs de mortier et de mitrailleuse. Bilan de ces attaques, un élément des FDLR a été tué, un casque bleu pakistanais a perdu l’index de sa main droite. Ces tirs ont également déchiré quelques tentes de la base opérationnelle mobile de la force de la Monuc. Mathy MUSAU
Province Orientale : Plus de 88.670 déplacés s’entassent à Faradje
Les atrocités perpétrées par les éléments de la LRA dans la Province Orientale exigent que le gouvernement de la République démocratique du Congo prenne d’autres dispositions pour rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de cette province. Faute de quoi, le district du Haut-Uélé risque de vivre un véritable drame humanitaire au regard de plus de 88.670 déplacés qui envahissent le territoire de Faradje.
Ces personnes, qui fuient les attaques des éléments de la LRA (Armée de résistance du Seigneur), sont dans une situation de misère, car confrontées aux problèmes de nourritures et de logement. Des sources provinciales soulignent que ces déplacés de guerre vivent dans des localités du territoire de Faradje.
Les mêmes sources soutiennent que l’insécurité dans les districts du Haut et Bas-Uélé se justifie par la présence du chef rebelle Joseph Koni. Cette présence, insiste-t-on, demeure une véritable menace pour les populations civiles toujours traumatisées par les attaques à répétition de la LRA. Voilà pourquoi, estiment les autorités locales du territoire de Faradje, il est urgent que le gouvernement congolais s’attèle à déloger le patron de la LRA pour mettre fin à l’insécurité dans cette partie est de la Province Orientale.
Un confrère de Kisangani, joint hier au téléphone, a fait savoir que les déplacés sont abandonnés à leur triste sort.
Dorian KISIMBA
La suspension du maire de Bandundu-ville mal comprise par la population
Les échos en provenance de la province du Bandundu font état de la suspension, la semaine dernière, du maire de la ville de Bandundu.
Le maire Cathérine Lusamba, expliquent les sources urbaines, a été suspendu temporairement par le gouverneur de province pour outrage à l’autorité provinciale, diffamation et absence prolongée à son poste de travail.
Cette suspension, annoncée officiellement par le ministre provincial en charge de la Communication et des Médias, également porte-parole du gouvernement provincial du Bandundu, est interpretée différemment dans l’opinion.
«Dans les rues de la ville de Bandundu, la suspension du maire de ce chef-lieu de la province est comprise comme une espèce de règlement des comptes. Cela pour la simple raison que le maire exigeait les frais retrocedés par le gouvernement central pour la reconstruction de la ville.
Mécontent de la clairvoyance de cette dame de fer le gouverneur Richard Ndambu a préféré se debarasser de la personne qu’il considère comme un obstacle à ses projets», ont indiqué certains cadres de l’administration urbaine. D.K
Quelle convalescence après une opération de l'appendicite ?
*Comment soigner sa toux
L'appendicite est une infection relativement fréquente qui s'opère facilement et ne laisse pas de séquelles. La reprise de l'activité physique doit cependant être progressive.
L'appendicite, Que-ce que c'est ?
L'appendicite est une infection de l'appendice situé au début du côlon. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une simple inflammation. Plus rarement, un abcès peut s'être formé et se rompre. Si le pus est présent dans la cavité abdominale, on parle de péritonite. Dans tous les cas, l'appendicite se traite en urgence par une opération appelée appendicectomie (on retire l'appendice).
Des opérations sous anesthésie générale
Dans les cas simples, l'ablation peut se faire par une incision abdominale de deux centimètres ou par cœlioscopie (trois incisions de moins d'un centimètre). Ces deux opérations se pratiquent sous anesthésie générale, et durent entre une demi-heure et une heure.
Si le cas est plus complexe, cela peut nécessiter une incision et une durée d'opération plus importantes.
Les premières semaines après l'opération
- L'hospitalisation est de deux jours après l'opération d'une appendicite simple, jusqu'à une semaine pour une appendicite complexe.
- La prise d'antalgiques est utile pendant quelques jours selon la douleur.
- L'opération provoque aussi une fatigue qui disparaît progressivement, en une petite semaine. Le repos est donc conseillé.
- Selon les cas, les fils des points de suture peuvent être résorbables ou non. S'ils ne le sont pas, on les enlève sept à dix jours après l'opération.
Précaution à prendre
Eviter les bains, leur préférer les douches, la cicatrice n'étant pas encore bien refermée.
Les mois suivants l'opération
Le premier mois
De retour chez soi, dès que l'on se sent mieux, on peut reprendre les activités de la vie quotidienne (marcher, faire ses courses). Un arrêt de travail est nécessaire. Sa durée : une à deux semaines pour les métiers non physiques, un mois pour les métiers qui demandent une activité physique importante (métiers du bâtiment, par exemple). Une consultation de contrôle a lieu un mois plus tard.
Précautions
à prendre
- Eviter de partir en voyage, au cas où une complication surviendrait.
- S'interdire toute activité sollicitant les muscles abdominaux (port de charges lourdes, sport) afin d'éviter le risque d'ouverture des muscles.
Pendant un an
Ne pas exposer sa cicatrice au soleil car elle risque de se pigmenter (mettre de l'écran total).
A retenir
- Il n'est pas toujours facile de reconnaître une appendicite car les symptômes sont très variables (douleurs plus ou moins intenses en bas du ventre à droite, nausées).
- Le repos est important après l'opération, afin de ne pas forcer sur les muscles abdominaux. Santé Magazine
Comment soigner sa toux
*La toux est une expiration brusque et bruyante, réflexe ou volontaire, assurant l'expulsion de l'air (la vitesse d'expulsion peut atteindre les 900 km/h) contenu dans les poumons, il s'agit d'une réaction du corps à une irritation, c'est un réflexe vital.
*La toux est en quelque sorte un mal nécessaire permettant l'expulsion de substances indésirables (poussière, corps étrangers) ou est l'expression d'une maladie grave, toutefois la toux n'est pas une maladie mais est le symptôme d'autres maladies ou infections.
Les sirops sont les premiers remèdes auxquels on pense lorsque l'on tousse. Mais il vaut mieux connaître leurs effets secondaires.
On peut classer les sirops en deux grandes catégories bien distinctes car ils correspondent à deux types de toux : toux grasse et toux sèche. Il faut toujours vérifier que le sirop correspond bien au type de toux que l'on veut traiter.
La toux "grasse" est la conséquence d'un encombrement des bronches et produit des crachats. Elle est nécessaire et doit être facilitée par des sirops qui fluidifient.
Toux sèche
Si vous toussez par quintes, sans production de mucosités, c'est une toux sèche. Elle est due à une irritation de la gorge.
Elle peut être apaisée avec des sirops antitussifs. Mais ces produits ne soignent pas les causes de la toux : ils agissent directement au niveau du cerveau, à l'endroit qui commande la toux. Leur utilisation doit être limitée à quelques jours.
Ne prenez jamais un sirop antitussif pour une toux grasse et n'associez pas un produit antitussif et un sirop qui facilite l'expectoration.
Précautions
Il faut tenir compte pour certains sirops de la présence d'alcool et, en cas de diabète ou de régime, de la teneur en saccharose.
Certains doivent être pris de préférence avant 17 heures, notamment chez les enfants (risque de fausse route lors d'une quinte nocturne). Certains sont déconseillés en cas de grossesse ou d'allaitement. GM- Creapharma
Culture & Détente
ARSENAL 2BM, EN MOINS D'UN MOIS
Fally Ipupa bat le record avec 40.000 exemplaires déjà vendus
En moins d’un mois depuis le lancement de son album «Arsenal des belles mélodies». L’artiste musicien Fally Ipupa bat le record. Selon son producteur, Dicap a déjà vendu 25.000 exemplaires. En dernière minute, la maison de distribution «Vision music» avance le chiffre de 40.000 exemplaires. C’est un motif de satisfaction et de fierté pour l’artiste qui était face à la presse le mardi 14 juillet dernier à l’Hôtel Venus.
«Je voudrais d’abord remercier la presse congolaise, pour la promotion de mon premier album «Droit chemin»; je viens d’entamer une nouvelle aventure qui s’appelle «Arsenal des belles mélodies». C’est ainsi que j’ai encore besoin du soutien de la presse pour la promotion de mon nouvel album», fait savoir le géniteur d’Arsenal des belles mélodies qui contient 16 titres.
A une question portant sur l’approbation de son nouvel album au niveau de la commission nationale de censure, Fally Ipupa répond: «je suis passé à la commission de censure, lui présentant mon travail et elle a approuvé».
Par ailleurs, le géniteur du tube «Arsenal des belles mélodies» n’a pas hésité à expliquer à la presse quelques phrases tirées de son nouvel opus pour ne pas prêter des intentions qu’il se serait lancé dans l’immoralité.
Pourquoi «Arsenal 2BM» a mis beaucoup du temps pour son lancement? La réponse est bien claire, répond l’ancien musicien du groupe Quartier Latin International: «J’avais reçu trop de pressions pour cet album. J’ai voulu travailler comme un professionnel sans pour autant ne référer à la polémique».
L’artiste note qu’il avait le souci de concevoir autrement dans ledit album «Arsenal 2BM» surtout qu’il se prépare à embrasser la carrière internationale. A ce sujet, Fally annonce qu’au mois de septembre prochain, il va débuter la préparation d’un autre album en version World music. Une tâche pas difficile pour l’artiste d’autant plus dans ce style de musique, il existe des normes que nombre d’artistes musiciens ne respectent pas.
L’auteur de «Droit chemin» fait savoir que dans le World music, il faut un refrain pour chaque chanson, un cadrage-minute et puis pas de dédicace.
Par rapport à la décision du ministre de la Communication et de médias d’interdire les artistes musiciens congolais de dédicacer les autorités politiques, Fally note que son opus était fort avancé. Il lui était impossible de retourner au studio vu les frais que cela allait coûter au producteur. Cependant, pense el Marabioch, il n’a pas dédicacé abusivement les autorités du pays.
«Arsenal 2BM» est un titre qu’il a bien voulu proposer aux mélomanes pour les pousser à réfléchir, note l’artiste, en argumentant que beaucoup de titres d’albums des artistes musiciens congolais portent sur l’agressivité. L’auteur de «Arsenal 2BM» compte désormais un label de production qu’il dénomme «F. Victime» qui pourra aider d’autres artistes musiciens. Dieumerci MAYAMBI
EN ATTENDANT "DIAGNOSTIC"
Jpson travaille d’arrache-pied avec son groupe à Kasa-Vubu
Ils sont très jeunes, assidus dans le travail et veulent se faire un nom aux côtés de Jpson. Les nouvelles recrues de l’auteur de «Biblia» répètent sans relache avec leur leader au club «6 Exist» à Kimpwanza, dans la commune de Kasa-Vubu.
En attendant le lencement de son tout premier opus «Diagnostic», Jpson Butu Kondolo est en train de former un groupe qui va l’accompagner dans des productions scéniques. Tout se passe dans le calme et la sérenité; les musiciens de Jpson sont motivés, ambitieux et croient en leur destin.
Le jeudi dernier, lors de notre descente dans leur lieu de répétitions, nous avons vu des chanteurs sous l’encadrement de leur leader, travailler leurs solo-vocaux. Outre les chanteurs, Jpson a recruté des danseuses qui sont toutes charmantes et appliquées.
Maintenant, Jpson peut se frotter les mains. Car, en peu de temps, il a réussi à bâtir sa propre ossature. Il annonce, par ailleurs, son départ pour l’Europe vers la fin du mois de juillet pour finaliser l’enregistrement de son album dont la sortie est annoncée pour septembre. D.M
EN PREVISION DE SON MATCH CONTRESETIF D'ALGERIE
V.Club s’est envolé hier sans Lofo, Abangeya, Lukong et Kiaku
V.club sera reçu le dimanche 19 juillet 2009 à Setif en Algérie par l’ES Setif. La délégation de V.Club a quitté la capitale Kinshasa, hier mercredi avec 17 joueurs, 2 membres du staff technique et 2 membres du staff dirigeant sous la direction du délégué de la Fécofa, M. Maurice Munda.
Les grands absents de ce voyage restent sans nul doute, le gardien Nelson Lukong, le dernier rempart du club vert et noir et du milieu du terrain Blaise Kiaku tous deux titulaires.
D’après le secrétariat du club, les deux joueurs précités seraient malades. A ces titulaires malades, s’ajoutent les quatre autres titulaires (Lofo, Bafuta, Abengeya et Tshimanga) suspendus par la Caf.
V.Club, pour rappel, va jouer le dimanche 19 juillet 2009 en nocturne au stade du 8 mai à Sétif.en Algérie Les officiels du match sont burkinabes. Il s’agit de MM Pare Lassina (arbitre central), Pare Lossene (1er arbitre assistant), Diaby Lalama (2e assistant) et IL Boudo Serge (arbitre protocolaire). Le commissaire du match est de nationalité égyptienne. C’est M. Mohamed El Siaguy.
Délégation de V.Club
1. Officiels et staff technique
- Maurice Munda (Délégué Fecofa)
- Tshisekedi Kanyinda (Président V.Club)
- Banichay Patrick (Sg V.club)
- Chris O’Loughlin (Entraîneur principal)
- Dialekwa Dio Diambu (Seigneur)
2. Athlètes
1. Ilonga Ilofo
2. Ntela Kalema
3. Sunda Pembele
4. Etimi Kindenge
5. Nyemba Nkanu
6. Luyeye Kivuna
7. Nsimba Jean-Pierre
8. Fuila Nzuzi
9. Tekwa Seto
10. Kasongo Kabiona
11. Diba Ilunga
12. Matumona Nsingani
13. Mpele Mpele
14. Inasawa Mfumu
15. Ndaya Muteba
16. Bakonga Musau Eric
17. Bombasa Bengele
La Fécofa donne raison à Sanga Balende et suspend deux membres du Comité d’organisation de Goma
L’évocation en tierce intervention introduite par Sa Majesté Sanga Balende de Mbuji-Mayi, auprès de la Fécofa en date du 25 juin 2009, contestant la décision rendue par le Comité d’organisation du site de Goma a produit ses effets. A ce sujet, le comité exécutif de la Fécofa s’est réuni en séance extraordinaire, le mardi 07 juillet 2009, pour statuer sur cette évocation qui concerne le match DC Virunga-As V.club joué le 16 juin 2009 dans le cadre de la phase qualificative de la 14ème édition du championnat de la Ligue nationale de Football.
A l’issue de cette réunion, la Fécofa a décidé de déclarer recevable et fondée l’évocation en tierce intervention de SM Sanga Balende;
- d’annuler les décisions prises par le comité d’organisation en rapport avec les incidents et les reformuler de la manière suivante:
- Pour avoir provoqué des incidents graves dans les installations sportives pendant et après le match, le DC Virunga tombe sous le coup de l’article 44 point 2 du CDF alinéas b, c, d et h.
- sur la perte des recettes du match concerné, déduction de 3 points sur les points déjà acquis le forfait à l’équipe fautive pour le match concerné, la réparation des préjudices corporels et matériels causés et une amende de 1.000 $ Us.
S’agissant de joueurs agresseurs, le comité exécutif recourt à l’article 42 du CDF:
- Le joueurs Kasereka Thierry est suspendu pour 8 matches assorti d’une amende de 50$ Us
- Les joueurs Buu Munongo, Tady Agiti Djunga Mamba, Djunga Mpongo et Kalume Selenge sont suspendus pour 4 matches assortis d’une amende de 50 $ Us chacun.
Les officiels de DC Virunga, quant à eux, tombent sous le coup de l’article 43 alinéa b du CDF:
- M. Pitchou Kongolo (chef de la délégation) est suspendu pour 3 mois avec une amende de 50 $ Us;
- Pour avoir porté la main sur le commissaire du match, M. Bebesha Kalema, entraîneur adjoint de DC VIrunga est suspendu pour 12 mois avec interdiction d’accès au stade assorti d’une amende de 50 $ Us;
- Pour avoir agressé les arbitres, M. Mbuyi Mukuna, supporteur de DC Virunga est suspendu pour 12 mois avec interdiction d’accès au stade.
N’ayant pas trouvé d’éléments probants qualifiant une faute d’arbitrage à l’endroit de l’arbitre central Baheneka Mahangahiko, le comité exécutif le réhabilite.
En ce qui concerne le président et le secrétaire du comité d’organisation du site de Goma, le comité exécutif décide ce qui suit:
- Suspension de 3 mois du Président du comité d’organisation et amende de 100 Us, conformément à l’article 71 du point C du CDF en sa qualité de signataire de la notification;
- Suspension de 4 mois du secrétaire du comité d’organisation et commissaire du match, conformément à l’article 71 point b du CDF en sa qualité de signataire et d’officiel de match.
Il ressort de l’audition du président du comité d’organisation du site de Goma et analyse des rapports des officiels du match DC Virunga-As V.Club du 16 juin 2009, ce qui suit:
- Le match s’est arrêté à la 84e minute après le but égalisateur de l’As V.club, but marqué dans des conditions normales;
- Les supporters de DC Virunga ont lancé des projectiles et envahi l’aire de jeu, empêchant ainsi la reprise de la partie;
- Suite à l’insécurité ainsi créée, les officiels du match vont regagner le vestiaire et seront rejoints par un groupe de joueurs de DC Virunga avec comme meneur, le joueur Kasereka Thierry;
- L’arbitre central a été agressé, ses autres collègues ont réussi à s’échapper et lui a été amené dans le vestiaire de DC Virunga;
- Tous les quatre arbitres ont perdu leurs effets;
- la mauvaise application des textes réglementaires pour le cas d’espèce par le comité d’organisation du site de Goma.
Ainsi, par cette décision, la Fécofa disqualifie DC Virunga récupéré comme deuxième meilleur perdant par la Linafoot et qualifie SM Sanga Balende qui poursuit le championnat national 2009.
Taekwondo : Des entraîneurs du Congo Brazzaville s'invitent dans le stage
Le stade de la Solidarité Olympique, qu'anime Me Edoaurd Bronco, ceinture noire 7ème dan et arbitre international (1ère classe), se poursuit à l'Ecole belge ex-Lycée Prince de Liège à Kinshasa. Il y a déjà 75 cadres de Taekwondo qui y participent. Il s'agit de 60 cadres techniques de Kinshasa, 4 du Bas-Congo, 2 du Nord-Kivu 3 de Bandundu et 4 du Congo Brazzaville qui n'ont pas voulu louper cette occasion de participer à un stage animé par un expert international. Les cadres techniques du Katanga, du Kasaï oriental et de la Province orientale sont attendus ce jeudi 16 juillet 2009 à Kinshasa.
Les enseignements se donnent en deux vacations, le matin de 8 heures à 12 heures et l'après-midi, de 16 heures à 20 heures. Dans la matinée, c'est plus l'aspect théorique qui occupe les cadres techniques de taekwondo (historique et théorie) et l'après-midi est réservé aux " techniques de base " et " Poomse ". Sans, bien sûr, oublier les enseignements sur les nouvelles réglementations d'arbitrage. Pascal LIKANA
EDITION N° 3396 du Lundi 13 Juillet 2009
PPRD: Evariste Boshab prêt à passer la main
*Avant de quitter la tête du principal parti présidentiel, le Secrétaire général mobilise pour les locales de juin 2010
*Il annonce la construction d’un site Internet et le lancement
d’une école pour assurer la visibilité de sa formation politique et le renforcement des capacités de ses membres
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) a tenu, samedi 11 juillet 2009 à la FIKIN, une matinée politique d’évaluation de sa marche et de son leadership national après les élections de 2006. Un moment fort indiqué pour son Secrétaire Général, Evariste Boshab, de faire également son auto-évaluation avant d’annoncer sa démission prochaine, conformément aux dispositions légales qui ne lui permettent plus de continuer à assumer ses charges depuis son élection à la tête du Bureau de l’Assemblée nationale.
Devant un parterre de cadres supérieurs et de base, ainsi que des militants du parti, Boshab a retracé les différentes péripéties de la vie du PPRD avant d’esquisser les perspectives à court, moyen et long termes au regard des échéances électorales qui se profilent à l’horizon avec les scrutins locaux et généraux à partir de 2011. Pour lui, le débat qui a accompagné les travaux de cette matinée, débutés depuis le 16 janvier 2009, les constats, les résolutions et les recommandations formulés à l’égard de la hiérarchie témoignent de l’intérêt que les membres de ce parti accordent à la visibilité et à la viabilité de leur formation politique. «Comme nous l’avons constaté, la tempérance a été totale et les résolutions ont été sans complaisance, ce qui démontre le degré élevé d’attachement au sein de notre parti», a-t-il relevé sous les applaudissements de l’assistance.
Evariste Boshab, qui compte donc mettre incessamment fin au cumul des fonctions dans lequel il se trouve depuis son élection à la tête de l’Assemblée nationale, pense que la participation et l’engagement responsable dans la consolidation des acquis du parti peuvent s’expliquer par le fait que, pour ses membres, le PPRD constitue «le creuset du pouvoir, le socle de la pratique démocratique dont la paternité revient à son initiateur, Joseph Kabila». Et de poursuivre que c’est au PPRD, à travers ses mandataires, que revient la tâche de soutenir et de garantir l’impulsion donnée par l’initiateur du parti aux institutions de la République, avant d’inviter ses camarades à ne pas oublier que «les attentes légitimes de la population, c’est notre affaire. Le fait d’être membre d’une coalition n’altère en rien notre identité et notre détermination à promouvoir les intérêts et les priorités sociales de notre peuple.»
Tenant compte des recommandations faites lors des assises du parti, Boshab estime que le problème majeur au sein du PPRD n’est pas seulement la logistique, mais bien plus celui d’assurer la circulation de l’information et la mise en pratique des différentes décisions et notes circulaires par les animateurs des structures du parti. A ce propos, Boshab dit avoir insisté, depuis le 16 avril dernier, sur la consultation de la base, des notables et mandataires du parti pour instituer ainsi la gestion participative du pouvoir en rendant celui-ci à la base.
En initiant la mise en oeuvre des cellules de base du parti, il a été lancé, d’après Evariste Boshab, le mot d’ordre «Pas une parcelle sans PPRD» dans le cadre d’une stratégie de recrutement de nouveaux membres. Mais le défi majeur pour le Secrétaire Général du PPRD aura, sans conteste, été de pallier le déficit d’information. C’est ainsi qu’il a initié le projet de construction d’un site Internet. «Avec ce site, vous avez l’opportunité de vous informer et de vous former, d’écrire et de recevoir les nouvelles de nos fédérations», a indiqué Boshab avant d’inviter les camarades du parti à faire de ce site «un lieu d’échange d’informations et de communication, puisqu’il en va de la visibilité du parti» avant de livrer l’adresse de ce site qui est : www.pprd.cd.
Sur l’autre volet des déficits à combler, Evariste Boshab a évoqué le besoin de formation des militants, besoin qui l’a amené à formuler une innovation au sein du PPRD, à savoir la création d’une école du parti. «Nous tenons à combler ce déficit de formation par la création de l’Ecole du parti, dont la décision vient d’être prise. Nous espérons, de cette façon, renforcer les capacités opérationnelles des animateurs et des structures du parti», a-t-il fait savoir, tout en annonçant que «la première session de formation des cadres sera consacrée au renforcement des capacités des exécutifs fédéraux».
Aux yeux d’Evariste Boshab, le leadership du PPRD ne sera garanti que par la manière dont les cadres et militants du parti s’intéresseront à toutes les questions d’intérêt national et international. Ceci permettra, a-t-il encore assuré, de consolider l’impulsion que l’initiateur du parti donne à l’ensemble des structures dans la gestion des affaires de l’Etat. Ce leadership, a-t-il ajouté, est également tributaire de la manière dont les structures dirigeantes du parti vont, non seulement appliquer les décisions antérieures, mais surtout s’approprier les différentes recommandations faites par les participants aux assises de la FIKIN pour les concrétiser dans un bref délai.
Il a, pour cela, recommandé à la Secrétaire générale adjointe du parti, Mme Mienze, d’amener le Comité exécutif national du parti à «couler les différentes recommandations sous forme de décisions qu’il devrait signer prochainement et veiller à leur exécution.
A tous les chefs des cellules de base, Evariste Boshab les a invités à renforcer la campagne d’information et de recrutement de nouveaux membres en instituant une semaine dite de «recrutement et mobilisation». Et compte tenu des échéances électorales qui se profilent à l’horizon, il a exhorté tous les affidés du PPRD à prendre les dispositions utiles pour soutenir et encourager d’autres Congolais à se faire enrôler massivement, avant de rappeler que «ces enrôlements concernent particulièrement ceux qui ont perdu leur carte d’électeur, les majeurs de 2011, les déplacés de guerre, etc.» «Nous avions promis les primaires pour départager nos candidats. Elles auront lieu pour respecter la mémoire de celui qui nous a recommandé de nous organiser en remettant le pouvoir à la base, à savoir M’zee Laurent-Désiré Kabila», a encore insisté Evariste Boshab avant de conclure en ces termes : «aux vampires sangsues, arriérés et autres parasites qui prédisent le naufrage du bateau PPRD, je leur fixe rendez-vous aux élections locales et leur dit que le PPRD se présentera à cette compétition avec une santé de fer et sûr de faire un score mémorable». J.C KITETE
A TRAVERS DES MEETINGS POPULAIRES HIER A TRAVERS KINSHASA
Palu : les manoeuvres de Thérèse Pakasa mises à nu
La nouvelle est tombée, le 30 juin dernier comme un coup de foudre dans les milieux des militants et sympathisants du Parti lumumbiste unifié (Palu). Mais en même temps, nombreux ont été des militants du Palu qui n'avaient pas cru à la véracité dudit message, faute de qualité de ses auteurs. Il s'est agi de la déchéance du patriarche Antoine Gizenga Funji au poste du Secrétaire général du parti, au profit de Mme Thérèse Pakasa, du reste non membre du parti.
Pour ne pas laisser passer le temps, au risque de donner du crédit à la démarche de ceux qui s'affichent désormais comme acquis à la cause de Thérèse Pakasa, le grand Palu a organisé en fin de matinée hier dimanche, le 12 juillet dans toutes ses six provinces politiques de Kinshasa (Tshangu I et II, Lukunga I et II, Funa et Mont-Amba) des meetings populaires ayant pour objectif : éclairer les lanternes de l'opinion aussi bien nationale qu'internationale sur la situation qui prévaut au sein du parti. Dans ces rencontres populaires, les manoeuvres déstabilisatrices de Mme Thérèse Pakasa ont étyé mises à nu! Principale raison, l’intéressée avait déjà quitté le Palu depuis plusieurs années.
Répondant à une question de la presse, M. Joseph Dovel Mpango, Secrétaire permanent du Palu, sur un ton sec et n'admettant presque pas de répliques, a dit : " Le Parti lumumbiste unifié est un et ne bougera pas d'un iota. Je dois d'abord préciser qu'il n'existe pas de base au sein du Palu. Dans le vocabulaire politique de notre parti, nous parlons des organes de base. Ce sont ces structures du parti qui vont répondre aujourd'hui à ceux qui ont prétendu qu'une soi-disant base du Palu avait décidé de renvoyer en congé, le secrétaire général de notre parti politique, le camarade Antoine Gizenga, au profit de Mme Thérèse Pakasa. En organisant ces meetings, les organes de base du parti veulent montrer et rassurer à l'opinion que le parti reste un et indivisible. La preuve, le Comité exécutif national existe et fonctionne comme il l'a toujours été. Les provinces -Palu, les sections, les cercles, les cellules fonctionnent à merveille. Cette réalité est la preuve que le Palu reste uni et garde sa cohésion traditionnelle qui fait sa force depuis plus d’un demi siècle. "
QUELLE EST LA BASE DE THERESE PAKASA ?
Après la première étape de la province de la Funa, où le meeting a été organisé en pool unique au numéro 2 de l'avenue Kingunzi, dans la commune de Makala, les journalistes, témoins de l'événement, sous la conduite de Mme Bijou Belotshi, secrétaire nationale du Palu en charge de la communication et marketing politique du parti cher à l'inamovible et invulnérable Antoine Gizenga, ont été emmenés à la province du Mont-Amba où des centaines de militants et sympathisants du parti étaient massés au croisement des avenues Feshi et Ngaliema, dans la commune de Ngaba.
Comme partout ailleurs, le message a été le même. " Le Palu, lumière de la RD Congo, restera à jamais indivisible. Après Ngaba, le cortège s'est ébranlé vers la province de Tshangu I où, une foule effervescente a engoué sur l'avenue Kifwameso, au quartier Mapela de la commune de Masina. A ce stade, les orateurs du jour n'ont pas ménagé les auteurs du message du 30 juin 2009, que le Palu qualifie de pêcheurs en eaux troubles. " Quiconque tenterait de défier M. Antoine Gizenga s'exposera à la vindicte populaire et donc à la mort. Par conséquent, nous adressons une sévère mise en garde à tous ceux qui entreprendraient une quelconque démarche visant à déstabiliser le Palu. Que ceux-là ainsi que leur maîtres en pensée sachent qu'ils se sont engagés dans une entreprise d'avance échouée. Nous voulons que ces gens-là nous montrent la base de Mme Thérèse Mpakasa qu'ils entendent élever à la tête du parti. Aussi longtemps que M. Antoine Gizenga sera en vie, il n'y aura jamais de chiisme ou de bicéphalisme au sommet du Palu", a laissé entendre, sous des applaudissements de la foule, une dame responsable d'un organe du Palu.
VILIGILANCE TOUS AZIMUTS !
Dans leur province politique de Tshangu I, comme dans d'autres, les responsables du Palu ont appelé les militants et sympathisants de leur parti à la vigilance. " Notre parti est infiltré. De faux militants ont infiltré le parti pour nous déstabiliser. Le Palu est une termitière dont Antoine Gizenga est la reine. Tout celui qui se plairait à le déstabiliser s'exposerait sans doute aux risques d'un châtiment extrême. "
Par ailleurs, les cadres du Plu disent haro à l'intox contre Antoine Gizenga et Adolphe Muzito. " Nous avons, grâce à l'unité du parti, fait échec à l'initiative de la déchéance de Muzito, par une prétendue motion de censure à l'Assemblée nationale. En tout temps, le Palu n'a qu'un seul objectif : construire le pays avec Antoine Gizenga et tous les autres nationalistes partageant avec lui, le même projet de société. Antoine Gizenga a le soutien de tous les organes de base ", a conclu la même oratrice, dans une adresse faite à la masse.
A Tshangu plus particulièrement, le meeting s'est achevé par la lecture d'une lettre du Secrétaire permanent du Palu, adressée à la Haute autorité des médias, avec copie pour information réservée au ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende. Dans sa correspondance, le Palu, par la voie de son secrétaire permanent, se réserve le droit de traduire en justice les auteurs de la déclaration du 30 juin qu'il qualifie d'atteinte délibérée à la quiétude légendaire du parti. Laurel Kankole
ALORS QUE LES ELECTIONS LOCALES S'ANNONCENT
Le Kasaï Oriental toujours incertain pour la majorité
*Dénonçant les faiblesses de " Ngokas " à assurer le rassemblement, des voix invitent l'autorité morale de l'AMP, qui est annoncée pour bientôt à Mbuji Mayi, à sauver la majorité locale d'un naufrage certain
Les élections locales s'annoncent inexorablement. La Commission électorale indépendante (CEI) met les bouchées doubles pour réunir les moyens qu'il faut. Elle avance déjà la période de juin 2010 pour leur tenue.
Les enjeux des locales
Loin de constituer une formalité juridique pour compléter les scrutins prévus dans la constitution et la loi électorale, ces échéances vont être un grand moment d'évaluation des capacités de différentes forces politiques à la fin de la législature en cours et à l'orée des élections générales de 2011. Les différents états-majors l'ont compris et s'emploient déjà à préparer leurs arsenaux pour ce grand derby du jeu démocratique.
Se voulant avant-gardiste, le MLC a pris son bâton de pèlerin pour aller à la rencontre, non seulement de ses militants, mais aussi de tous les Congolais afin de les mobiliser à sa cause. L'UDPS également, malgré ses contradictions internes actuelles, a décidé de prendre le départ, ce qui va, à coup sûr, apporter une nouvelle donne dans le jeu électoral. Ce qui fait dire aux observateurs que son poids sociologique impose aux autres forces politiques de diversifier leurs stratégies et considérer que rien ne sera comme en 2006.
Cet avertissement, indique-t-on, passe particulièrement pour un avertissement à l'endroit de la majorité au pouvoir. En effet, comme sous d'autres démocraties à travers le monde, c'est à la majorité que revient généralement la grande responsabilité de faire les jeux pour défendre ses positions face aux assauts d'autres formations politiques. Pour le cas spécifique de la RDC, la majorité n'aura pas la tâche facile, et cela pour deux raisons majeures.
Implications pour
la majorité
La première est liée aux promesses électorales en général et, en particulier, au niveau de leurs réalisations qui sera constaté au moment des élections. Pour cela, la majorité sera amenée à défendre son bilan avant de solliciter un nouveau mandat. La tâche, il faut le reconnaître, ne sera pas de tout repos en raison du marasme socioéconomique général qui, on le sait, apportera de l'argument au moulin de l'opposition. Normal pour les pays africains, et particulièrement un Congo post-conflit, où l'appréciation de toute action gouvernementale se fait à l'aune du tube digestif.
La seconde est tributaire de la capacité de mobilisation et de fidélisation dont cette majorité aura fait montre tout au long de son mandat et au moment décisif des scrutins. Cet exercice aura à être des plus délicats lorsque l'on observe la configuration géopolitique de la RDC où la majorité n'a pas eu la tâche facile pour maintenir ses assises populaires après les élections générales de 2006. Il s'agit, plus spécifiquement, des grands bastions politiques où cette majorité a eu, certes, l'avantage de prendre le contrôle de leur direction, à savoir la gestion de l'exécutif et de plusieurs assemblées provinciales.
L'AMP en difficultés
Cependant, si ce tour de force de la majorité, réalisé jusque dans des bastions qui lui étaient sociologiquement hostiles, a été possible par le fait que le jeu politique s'est joué dans un cercle restreint de la classe politique, c'est-à-dire au niveau des députés provinciaux, les joutes au niveau local ne seront certainement pas faciles à gagner, puisqu'elles se dérouleront à la base, là où s'exprimera plus significativement la volonté du souverain primaire. Cette perspective impose donc que la majorité, et même l'opposition, ait pris le temps d'établir des rapports plus solides, voire sociologiques, avec ces bases au-delà des calculs politiciens qui, à ce niveau, seront plus délicats à conduire.
Pour être plus concret, la majorité aura des coudées beaucoup moins franches dans des bastions traditionnellement hostiles comme les deux Kasaï. Ceci, non seulement en raison de la dimension hautement politique qui a toujours caractérisé ces deux provinces, mais surtout par le réveil de l'UDPS qui s'y trouve dans son bastion historique. Les leaderships politiques de ces deux provinces pour la majorité y ont-ils songé ?
La question se pose et est beaucoup plus lancinante au Kasaï Oriental qui, comme on le sait, est, non seulement, l'une des provinces hostiles à la majorité, mais qui a connu des remous politiques de nature à émousser les avancées que la majorité y aurait réalisées après des résultats politiques fort mitigés en 2006, et cela pour toutes les forces politiques, en raison du très faible taux de participation dû à l'absence de l'UDPS.
Ngoyi Kasanji
pointé du doigt
Alors qu'ici, le leadership local devait s'atteler à consolider ces avancées et proposer une nouvelle alternative à toute une génération qui ne pouvait pas continuer à être délaissée, le leadership incarné par Alphonse Ngoyi Kasanji a clairement peché par une distraction, si pas une indifférence ou un excès de confiance et de zèle dans la gestion des acquis politiques et leur fructification. Ceux qui connaissent la province du Kasaï Oriental notent unanimement que là où "Ngokas" devait jouer au rassembleur et à la mobilisation derrière une action de sauvetage de la province, il a plutôt pêché par une conflictualité qui a, non seulement refroidi l'enthousiasme dans les rangs locaux de la majorité, mais surtout consolidé l'opposition dans ses convictions et sa détermination à demeurer à l'abordage, assurée que, cette fois-ci, le Kasaï Oriental n'a jamais été aussi mûr pour être cueilli.
Un climat délétère règne, en effet, à Mbuji Mayi où l'on croise régulièrement des fils et filles de la province qui ne cessent de déplorer le fait que Ngoyi Kasanji «se la joue en solo, régnant en maître suprême prêt à réduire au silence toute velléité jugée contrariante. Ainsi déplore-t-on " cette inquisition pratiquement gratuite qui tend à faire voir qu'ici l'autorité n'a pas besoin du peuple pour mener à bien ses attentes, comme pour faire croire que les actions menées en sa faveur son une faveur relevant de la magnanimité de l'autorité provinciale suprême.» On parle alors de menaces à peine voilées que l'autorité et ses affidés ne cessent de proférer, à tous ceux qui les contrarient de ces sévices que subissent des contrevenants à la résidence officielle du Gouverneur de province où encore de la discrimination dans le traitement des fournisseurs et autres créanciers au moment de l'apurement des créances, etc.
" Puisque Ngoyi Kasanji est parvenu à faire main basse sur l'assemblée provinciale en y installant un bureau à sa solde, comment saura-t-on assurer un contrôle objectif de l'action de l'exécutif ? ", s'interroge, amer, un député provincial en séjour à Kinshasa.
Colère aussi ches les diamantaires
Dans les milieux du diamant, poumon de l'économie de la province, la même récrimination est enregistrée. Ici on déplore surtout " ces suffisances du Gouverneur qui a transposé les rivalités de la profession diamantaire dans sa nouvelle stature d'autorité politique pour continuer à brimer ses concurrents ", ajoute un autre opérateur économique de la province. Celui-ci revient sur la récente crise du diamant née de la décision unilatérale du Gouverneur Ngoyi Kasanji d'instaurer une taxe de 500 Usd pour la sortie de tout colis de plus ou moins 50 carats. Une initiative vigoureusement dénoncée par la profession diamantaire qui y a trouvé une double taxation, rappelant que l'Etat prélève déjà 2% à l'exportation de tout colis, sur lesquels 1% est reversé aux provinces productrices.
C'est la vigilance de ces diamantaires qui a pu faire fléchir " Ngokas " et l'amener à rabattre le taux à Usd 100, mais sans calmer l'amertume des diamantaires décidés, cette fois, à en découdre avec lui jusqu'au bout. «Il aurait été humble en négociant avec les diamtaires que cela se seront pâssé autrement», déplore un opérateur du secteur.
Serge Kasanda, dit Serkas, diamantaire bien en vue dans la province, n'avait pas manqué de monter au créneau pour' réserver ses considérations. Il est, en effet, allé plus loin pour dénoncer la paralysie volontaire des structures du secteur diamantaire pour des raisons facilement imaginables. On rappelle, en effet, qu'à son élection à la tête de la province, Ngoyi Kasanji y avait emporté son cabinet de la Fédération congolaise des diamantaires (FECODI) en y laissant des animateurs à sa solde pour maintenir sa mainmise sur le secteur. Même mouvement du côté du CPD (Comité provincial des diamantaires).
Une situation que Serkas et d'autres opérateurs est-kasaïens ont décidé de dénoncer en proposant l'organisation des élections pour doter ces structures de nouveaux comités directeurs. Un nouveau bras de fer s'annonce donc, indique-t-on, puisque, tenant à sa suprématie " divisionniste ", Ngoyi Kasanji semblerait déterminé à maintenir ses assises dans le secteur " à travers des hommes de paille ", commente encore un interlocuteur manifestement avisé.
Sauver le navire
du naufrage
L'on peut ainsi multiplier des exemples et des situations pour faire voir qu'à ce stade, "le leadership politique du Kasaï Oriental aura œuvré pour ses intérêts personnels en perdant de vue le grave préjudice qu'une telle attitude inflige à la majorité dont il est pourtant issu. " A Mbuji Mayi, des voix s'élèvent pour inviter le Chef de l'Etat, qui y est annoncé pour bientôt, à prendre des mesures qui s'imposent afin de sauver le navire de la majorité, dont il est l'autorité morale, d'un naufrage certain pour les prochaines élections locales et, plus loin, législatives et présidentielles. Ce sauvetage devrait passer par des ajustements de fond, au besoin par l'instauration d'une autorité morale locale qui prendrait en main réellement les intérêts de la famille politique, à défaut de pouvoir imposer, faute de temps, des ajustements au niveau de l'exécutif provincial.
Ceux qui soutiennent cette thèse sont convaincus que si rien n'est fait, l'AMP n'aura qu'à assumer ses responsabilités après tant de signaux d'alerte que n'ont cessé d'émettre ceux qui voient loin et sont préoccupé par la santé de leur famille politique au Kasaï Orientale. Dossier à suivre. JEk
AVEC 335 VILLAS AU TOTAL SUR DEUX ILES, 10.000 APPARTEMENTS, 10.000 BUREAUX, 4 ECOLES, 1 UNIVERSITES, 3 HOTELS
«La Cité du fleuve» : premières livraisons en 2011
A quoi pourrait ressembler, à la fin des travaux, «La Cité du fleuve» qui sera érigée en face du quartier Kingabwa, dans la commune de Limete? C’est pour permettre aux députés, sénateurs, ministres et autres invités d’en avoir une image claire qu’une projection de six minutes a été organisée vendredi dernier au Cercle de Kinshasa.
L’un des deux représentants du promoteur (la société Hawkwood Prosperties SPRL/RDC, une filiale du fonds d’investiment basé à Londres), Robert Choudury a, dans son mot de circonstance, expliqué que le promoteur investit des capitaux surtout britanniques et américains à partir de son siège pour l’Afrique centrale situé à Lusaka, en Zambie. «Un an après mon arrivée, mon bagage (qui n’était qu’une lettre adressée au ministre des ITPR) s’est alourdi et c’est maintenant une équipe de plus de 100 personnes qui travaille à plein temps sur le projet de La Cité du Fleuve». Robert Choudury a reconnu qu’il s’agit d’ un projet très ambitieux, à la limite du rêve et avec de nombreux défis, avant de s’exclamer: «Eh bien, nous avons décidé de les relever».
Pour justifier l’option «lotissement haut de gamme», il a indiqué qu’il est désormais possible de produire des profits en RDC «qui offre des opportunités autres que celles des mines». Pourquoi réaliser ce projet à Kinshasa? «Parmi toutes les grandes villes d’Afrique centrale, Kinshasa est probablement la seule où un tel projet peut réussir parce que cette ville est destinée à devenir la plus grande d’Afrique centrale et la 11ème mégapole mondiale . Que ce soit par le prix des loyers, le prix des terrains, les délais de recouvrement ou l’importance des investissements, Kinshasa offre des opportunités économiques uniques. La Cité du Fleuve, c’est le Congo d’après la crise. C’est Kinshasa qui sortira de la crise plus grande, plus belle, plus moderne et, je l’espère, plus heureuse», a-t-il conclu.
Pour sa part, le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi, intervenant après une projection de six minutes sur La Cité du Fleuve, a déclaré: «Je suis sûr que parmi vous, il y en a qui ont eu, après avoir vu ce film, la même réaction que moi: «trop beau pour être vrai. Je suis allé très loin pour comprendre s’il n’y avait pas autre chose en dessous de ces îles, le pétrole par exemple. C’est pourquoi, j’ai fait mettre une clause indiquant que ce terrain ne peut pas être utilisé pour un autre usage. Aujourd’hui, mes doutes sont dissipés, car au bout d’un an, l’idée est devenue un rêve parce que ce n’est pas encore une réalité».
A la lumière de la projection à relever, il s’est dégagé que La Cité du Fleuve sera érigée, non sur la terre ferme, mais sur deux plates-formes spécialement aménagées et viabilisées en bordure du fleuve Congo sur le site situé en face du quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, sur une superficie d’environ 400 hectares. Cette Cité comprendra, entre autres, un port de marchandise, dix mille appartements ainsi que dix mille bureaux, 2.000 magasins, un port pour quatre cents bateaux, deux églises, trois hôtels, une école secondaire et trois écoles maternelles, deux stations de traitement d’eau, des réseaux d’égouts de traitement des déchets, 17 km de routes, un approvisionnement électrique indépendant, et trois cents trente-cinq villas (cent trente-cinq dans l’île du Nord et deux cents dans l’île principale), un centre commercial. Les travaux ont commencé en juin dernier et il faudra compter trois ans de remblayage et huit ans de constructions immobilières. Les premières livraisons sont attendues vers fin 2011. M. M.
L'EGLISE MEJCCO A SERVI DE CADRE A UNE ASSEMBLEE DES SERVITEURS DE DIEU DE LINGWALA
La Rév. Pasteur Kisimba Mwamba Mikombe élevée au rang de commissaire aux comptes
Les responsables des Eglises chrétiennes de la commune de Lingwala se sont retrouvés samedi à l’Eglise «Mission évangélique de Jésus Christ au Congo» (MEJCCO) de la Rév. Pasteur Kisimba Mwamba Mikombe Prospérine, Représetante légale, pour étudier les voies et moyens de participer au développement de cette municipalité.
Regroupée autour d’une plate-forme dénommée «Conseil des serviteurs de Dieu de Lingwala», l’organisation a pour objectif d’assainir les moeurs et les anti-valeurs dans cette commune et aider aussi l’autorité communale à son développement dans le cadre de la participation des hommes de Dieu qu’ils sont aux cinq chantiers de la République.
Son coordonateur, l’Apôtre Costa Damba, a inscrit parmi les points débattus à la rencontre de ce samedi, la rencontre que cette plate-forme projette avec l’autorité politico-administrative au niveau national. Une commission sera mise sur pied pour étudier les implications techniques et matérielles de l’organisation de cette rencontre, qui se veut du jour, le Dr Christian comme le lancement officiel du programme de cette plate-forme.
Dans le même cadre, les hommes de Dieu de cette commune avaient déjà organisé une conférence et une croisade de pière pour le développement de cette commune.
Auparavant, le prédicateur Ebamba, Pasteur de son état, a invité les chefs de ces églises chrétiennes à s’imprégner de l’exemple des enfants d’Israël qui se sont ligués autour de Samuel pour vaincre les Philistins. C’est dans ce cadre, a-t-il souligné, qu’on saura combattre les «Kuluna», la prostitution et autres anti-valeurs dans cette commune.
Pour cela; il les a exhorté à travailler dans l’unité avec un seul esprit avant de rappeler que, selon la parole de Saint Jean, Jésus a dit à ses apôtres que «si vous êtes unis, vous serez mes serviteurs». C’est pourquoi, il leur a demandé de conserver l’unité à travers cette plate-forme et de ne pas mettre en exergue leur faiblesse.
Les participants ont, par a illeurs, élevé au rang de Commissaire aux comptes, la Révérende Pasteur Kisimba Mwamba Mikombe. Cette dernière, rappele-t-on, possede une longue expérience dans le domaine de développement à l’exemple de sa paroisse de Lingwala qui héberge des orphelins encadrés dans des écoles primaires et secondaires de la place. De même, à travers une ONG qu’elle a mise sur pied, elle récupère les enfants de la rue qui s’adonnent aujourd’hui à l’apprentissage des métiers. En son temps, la Révérende Pasteur Kisimba Mwamba Mikombe entretenait un centre médical et de nutrition dans la commune de Makala qui encadrait également des veillards. FDA
RAPPORT SEMECTRIEL OCHA
Insécurité, principal obstacle à l'accès des humanitaires
Le bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a rendu public son rapport semestriel qui a déploré que les attaques et les exactions des groupes et forces armés contre la population civile ont continué à être des problèmes assez importants pendant les dernières semaines.
La source indique que l'insécurité consécutive à ces actions a réduit l'accès des humanitaires aux populations et empêchée ainsi les organisations de secours d'assister des milliers de personnes vulnérables. Aux Kivu et en Province orientale, la situation est presque la même s'agissant des incidents sécuritaires contre les travailleurs humanitaires.
Nord-Kivu, 1,1 million des personnes déplacées
Les exactions contre les populations civiles se sont poursuivies ces dernières semaines, dont les incendies de maisons par des hommes armés dans les localités du Sud Lubero. Près de 952 maisons ont été ainsi détruites, notamment dans les localités de Luofu, Kanyabayonga et Butalongola. Tandis que dans le territoire de Walikale, la situation sécuritaire reste très précaire. Les populations sont continuellement exposées à des exactions. Pendant ce temps, OCHA a fait savoir que le déplacement continue d'être observé dans la province avec 400.000 personnes pour le 1er semestre 2009, tout en enregistrant plus de 140.000 personnes déplacées depuis le début des opérations contre les FDLR. Ce qui fait un total de 1,1 million pour une population de 5 millions d'habitants. Notre source indique, cependant, que presque 210.000 personnes sont déjà retournées au cours de ce premier semestre dans les territoires de Rutshuru et Masisi.
L'insécurité grandissante, note-t-elle, continue à être un obstacle majeur à la mise en œuvre des programmes d'assistance humanitaire. Il convient de noter que les agences onusiennes se déplacent toujours sous escorte militaire dans les trois-quarts de la province, avant de poursuivre que la limitation de l'accès physique aux bénéficiaires constitue aussi un autre obstacle dans le travail des humanitaires. Et d'ajouter que cette situation est à l'origine de l'augmentation de cas de choléra au Nord-Kivu qui a enregistré 2.245 cas avec 25 décès.
Le nombre de violences sexuelles augmente au Sud-Kivu
Pour ce 1er semestre, les causes de déplacement au Sud-Kivu sont, notamment, la campagne de sensibilisation à se désolidariser des FDLR, lancée par les autorités depuis février et mars 2009 et aussi les menaces et exactions des FDLR contre les populations locales. Le nombre total actuel de déplacés dans la province est de 536.880 personnes. Par ailleurs, l'insécurité empêche l'accès aux champs.
Les responsables sanitaires signalent une nette détérioration de la situation nutritionnelle et une rupture de stock des intrants nécessaires au centre nutritionnel. Sur le plan de l'éducation, la même source renseigne que de nombreuses écoles dans les zones FDLR n'ont pu finir le programme des cours et de nombreux élèves finalistes déplacés ont raté le test de fin d'études primaires (TENAFEP).
En outre, la population du Sud-Kivu se retrouve entre le marteau et l'enclume, acculée tant par les FDLR que par les FARDC. Notre source relève que le nombre de violences sexuelles augmente de manière continue.
Les survivants sont pris en charge par plusieurs organisations dont le CICR et l'UNFPA. Mais, quelques problèmes subsistent, notamment les distances ainsi que les barrières culturelles et les besoins de sensibilisation.
L'insécurité persistante créée par les rebelles de la LRA dans certaines localités du Haut-Uélé dans la Province orientale a mis les acteurs humanitaires dans l'impossibilité de pouvoir y organiser des évaluations et des interventions. On note ainsi l'installation prochaine d'une base temporaire de la MONUC à Dingila pour offrir une belle occasion aux humanitaires de pouvoir faire des évaluations et apporter une assistance à plusieurs milliers de déplacés venus de Banda, Boeli et Dakua. Mathy MUSAU
RELANCE DES ACTIVITES DU DAIPN
La BAD avance à la RDC une tranche de 8 millions USD
La Banque africaine de développement (BAD) et la RDC, respectivement représentées par le Représentant residant à Kinshasa et le ministre des Finances, Athanse Matenda, ont procédé samedi 11 juillet 2009 à la signature d’un protocole d’accord sur la relance effective des activités du Domaine agro-industriel et pastoral de la N’sele.
L’opinion se souviendra qu’au mois de novembre 2008, le Représentant résidant de la BAD, M. Coulibaly, a été convié à une visite guidée au DAIPN par le ministre de l’Agriculture, Norbert Basengezi. A l’issue de cette visite, le n°1 de la BAD en RDC avait promis de rassembler les moyens nécessaires pour la réhabilitation de ce domaine non négligeable de la N’sele.
Quelques jours plus tard, les administrateurs de cette institution bancaire africaine, en provenance de Tunis ont eu également droit à une visite de ce site pour se faire une idée précise de ce domaine. Convaincus des réalisations que le gouvernement congolais a déjà amorcé, la BAD s’est décidée d’avancer une première tranche de 8 millions USD à la RDC.
Aujourd’hui, c’est chose faite, la promesse devient une réalité. La BAD vient de signer un accord financier avec le gouvernement de la RDC par le biais de son ministre des Finances, Athanase Matenda, en présence de son collègue de l’Agriculture, Norbert Basengezi et du conseiller principal du chef de l’Etat en Agriculture.
A en croire M. Coulibaly, les 8 millions USD que son instaitution vient d’accorder à la RDC serviront essentiellement à la relance des activités du DAIPN, avant de préciser que ce fonds va servir à la réhabilitation des fermes avicole et porcine de ce site, pour réduire l’importation des poulets congélés et des oeufs.
Prenant la parole au nom du gouvernement congolais, Athanase Matenda a d’abord loué les efforts de la BAD pour améliorer la vie de la population congolaise. Ceci, avant de féliciter son homologue de l’Agriculture qui n’a pas attendu l’aide extérieure pour commencer la réhabilitation de la ferme de la N’sele. Quant au ministre Norbert Basengezi, il a remercié la BAD et son collègue des Finances pour la concrétisation de leur promesse faite quelques jours seulement avant. Après sa nomination à la tête de ce ministère stratégique, Norbert Basengezi a lancé plusieurs activités pour réhabiliter le DAIPN.
Cette opération a été menée partout en RDC pour sécuriser les consommateurs congolais. Simard S. TSOUMBOU
CHANGEMENT DE MENTALITES
Opération Salongo : les habitants de Bumbu et Ngiri Ngiri s'appropprient la lutte contre l'insalubrité
Le développement de la RDC commencera, non pas par les infrastructures, mais par les mentalités. En effet, on a beau avoir de beaux bâtiments, mais si nous n'avons la culture de l'entretien, ils tomberont vite en ruine ". Ces paroles sont celles que nous avons entendues samedi, le 11 juillet 2009 sur la direction Assossa, au niveau de la commune de Ngiri Ngiri, tôt dans la matinée.
Kasongo Albert, un homme d'une quarantaine d'années, habitant la commune de Bumbu, une pelle à la main, travaillant à l'assainissement de ladite direction, nous tenait ces propos à l’intention de ses compatriotes de Ngiri-Ngiri pour expliquer la raison pour la quelle il avait accepté de quitter son domicile de si bon matin, en ce jour de repos, pour s'adonner à l'assainissement de son environnement de vie. Kasongo Albert, n'est pas seul. Femmes, hommes, jeunes, vieux et même des enfants, sont mobilisés pour cette action qui est à encourager.
Sur toutes les directions qui traversent les communes de Bumbu et Ngiri Ngiri, à partir de l'avenue Kasa-Vubu, on assiste à un spectacle similaire tous les samedis dans la matinée. Les boutiques, pharmacies, cabines téléphoniques et toutes les autres activités commerciales, n'ont désormais plus le droit d'ouvrir leurs portes aux avant-midi de tous les samedis afin de permettre à ces bénévoles de travailler à l'assainissement de leur environnement de vie. L'opération Salongo se porte bien sur les grandes directions de Birmanie, Assossa, Shaba, Gambela et d'autres encore.
Les fruits de ce travail sautent aux yeux de tous ceux qui empruntent, chaque jour, ces directions. Les caniveaux sont débouchés, les nids de poules comblés, les immondices évacuées, les routes aplanies, bref, il fait désormais bien d'errer à travers ces avenues devenues plus salubres et donc plus praticables. D'ailleurs, les véhicules de transport en commun qui n'osaient plus s'aventurer à travers les rues de ces deux communes ont repris leur trafic. Conséquence : les habitants de ces communes ne sont plus obligés de parcourir de longues distances et atteindre l'arrêt Bayaka pour trouver un moyen de transport.
" Puisque nous ne pouvons pas tout attendre du gouvernement, il faut que nous apprenons à nous prendre en charge. Je félicite ces gens qui donnent un peu de leur temps et de leur force pour qu'il fasse bon vivre dans notre commune ", avance une jeune fille d'environ 25 ans, répondant au nom de Jolie Mayasi, trouvée le long de la direction Assossa.
Rappelons que l'opération Salongo a été lancé il y a quelques temps par l'autorité urbaine, en vue de rendre plus vivable l'environnement dans la ville de Kinshasa. La population des communes de Bumbu et Ngiri Ngiri sont à féliciter par le fait qu'elles se sont approprié cette opération et ont fait leur la lutte contre l'insalubrité qui régnait jadis dans ces communes. Ce sont des centaines des personnes que l'on trouve mobiliser tous les matins de samedi, qui avec une pelle, qui avec une pioche, qui avec un râteau ou un balai, étalés sur des kilomètres, travaillant avec sourire et gaieté. S'il est vrai que la mentalité que nous avions dans le temps nous a amené dans le trou lequel nous nous trouvons, la nouvelle mentalité des habitants de Bumbu et Ngiri Ngiri, amènera, à coup sûr, ces deux communes sur les hauteurs que nous voulons atteindre. Kady KANDOLO
Correspondance particulière
Unikin : la situation chaotique à la Faculté de polytechnique interpelle le ministre Mashako de l’ESU
La Faculté de polytechnique à l'Université de Kinshasa (Unikin) est en difficulté. Elle risque même le disparaître au cas où le gouvernement, à travers le ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), ne prend pas des dispositions nécessaires et urgentes.
Selon les plus avertis de l'Unikin et du Secrétariat général de l'ESU, la filière est dans l'impossibilité d'organiser tous les enseignements du niveau de la deuxième licence. Ce qui fait que la faculté n'a pas réussi à assurer la formation complète des ingénieurs civils depuis l'année académique 2005-2006. Ainsi, a-t-on expliqué, quatre promotions d'étudiants attendent à ce jour une issue à ce qu'ils considèrent comme le véritable frein à leur évolution.
Dans leur entendement, le vrai problème de la faculté demeure l'insuffisance du nombre des professeurs devant dispenser les cours à caractère technique. " La faculté compte plus ou moins 22 professeurs et une dizaine de membres du personnel scientifique constitué de chefs de travaux et d'assistants. Cet effectif ne permet pas de répondre au besoin des enseignements. Cette situation fait que les enseignants disponibles se distribuent les cours au point d'arriver à une surcharge sans précédent ", ont expliqué certains professeurs de la Faculté de Polytechnique.
Depuis le départ de nombreux professeurs belges à la suite de la rupture de la coopération belgo-zaïroise sous la deuxième République, certains départements fonctionnent difficilement. Cela pour la simple raison que la relève n'a pas été assurée par les autorités académiques. Au nombre de ces départements en difficulté, figurent au premier plan les départements de génies civil, d'informatique, de mécanique ainsi que celui des sciences de base.
Comme conséquence immédiate, les laboratoires dont disposent tous ces services sont très mal entretenus à tel point que même les matériels qui datent des années 70 sont presque vétustes, voire inopérants. Voilà qui doit interpeller le ministre de l'ESU, Léonard Mashako Mamba. Dorian Kisimba
La FAO offre un lot de machines aux producteurs de Menkao
La FAO, en collaboration avec le ministère de l'Agriculture, a offert jeudi le 10 juillet 2009, un lot de machines de transformation de manioc composé de râpes trancheuses, presses et moulins. Ces machines sont mises à la disposition des associations productrices de manioc à l'issue de quatre jours de formation des ménages bénéficiaires au Pateau de Batéké, à Menkao dans la commune de Maluku, dans la ville province de Kinshasa, cette formation avait pour thème: "La transformation du manioc et la gestion communautaire d'un centre de transformation".
A cette cérémonie parrainée par le ministre de l'Agriculture, Norbert Basengezi, plusieurs personnalités ont répondu présentes à cette rencontre. Plusieurs projets de multiplication et distribution des boutures saines de variétés de manioc à haut rendement, résistantes aux maladies et ravageurs. Cette distribution a amélioré, de 3 à 5 fois, le rendement en racines tubéreuses du paysan par rapport à celui de 5 à 6 tonnes par hectares obtenu jadis avec les variétés locales.
A ce jour, un total de 163 millions de mètres linéaires de boutures saines de manioc ont été distribués. Cette distribution représente près de 7% des besoins nationaux en boutures estimées à 4.284.859.500 mètres linéaires permettant la mise en place de 130.000 hectares de production auprès de 652.316 ménages agricoles dans le cadre des interventions d'urgence et de réhabilitation. Ces projets ont été réalisés grâce aux finances, entre autres du PNUD, de l'USAID, la France, la Belgique et les fonds mobilisés dans le cadre du Pooled fund et du CERF. L'implantation des centres de transformation est une réponse aux constats que malgré la grande production du manioc, les produits obtenus des méthodes traditionnelles de transformation sont souvent de mauvaise qualité et souillés
Simard S. TSOUMBOU
Présidentielle au Congo-Brazzaville : l'appel au boycott peu suivi
L Le Congo-Brazzaville a connu, hier, une ambiance particulière. Conformément au calendrier électoral local, c'est, en effet, ce dimanche 12 juillet 2009 que s'est tenue l'élection présidentiel. Le scrutin s'est déroulé dans un contexte particulier dû à un appel au boycott lancé en dernière minute par six des douze candidats de l'opposition. Sans pour autant retirer leurs candidatures, ces candidats voulaient obtenir le repport des scrutins, arguant que leur adversaire commun, Denis Sassou Nguesso, candidat à sa propre succession, auraient bourré les listes électorales.
Selon des sources locales, le vote s'est déroulé dans de bonnes conditions. Et malgré l'appel au boycott, les scrutins se sont déroulés normalement, comme pour indiquer que le mot d'ordre n'a pas été suivi.
Dans le Sud du pays, c'est-à-dire à Pointe Noire, Nkayi et Dolisie, il a été observé une forte participation, tandis que dans le Pool, fief du pasteur Ntumi, un boycott aurait été observé, malgré les appels du Préfet et du Prophète William. Selon notre correspondant local, Brazzaville était divisée entre les partisans du Nord et du Sud.
Le Président de la Commission électorale du Congo-Brazzaville a annoncé que les résultats de cette présidentielle seront connues sous peu, soit au courant de la semaine qui commence. JEK
La France octroie 700 millions USD à l'enseignement primaire en RDC
Le ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu, et l'Ambassadeur de France en RDC, Pierre Jaquemot, ont signé jeudi 09 juillet 2009 à Kinshasa une convention de financement de 700 millions USD relative à l'appui de la coopération française à l'enseignement primaire en RDC. Ce financement s'étale sur trois ans et vise à renforcer les prestations d'éducation et de formation du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, et à réhabiliter les infrastructures scolaires. A ce sujet, trois cent directeurs et deux cents maîtres d'école seront formés dans le cadre de l'exécution de ce projet. Dans le même cadre, seront réhabilités vingt groupes scolaires repartis dans trois provinces.
Conçu par le ministère de l'EPSP, ce projet sera mis en œuvre par la Coopération technique belge. Un protocole d'accord technique a été signé, à cet effet, avec Maker Mwangu Famba.
Le financement français de ce projet s'inscrit dans le cadre des retombées de la visite du Président Sarkozy à Kinshasa le 26 mars dernier, signale un communiqué de l'Ambassade de France à Kinshasa. S.S.T
Six écoles de Kinshasa réhabilitées par la coppération RDC-Japon-Unicef
Le gouvernement japonais, en collaboration avec la RDC et l'Unicef, vient de participer à la réhabilitation de six écoles à Kinshasa. La cérémonie de présentation de ces établissements scolaires sis dans les communes de Kimbanseke, Mont-Ngafula, Ngaliema et N'sele s'est déroulée dernièrement en présence de Kiyohiko Ikeda, Premier secrétaire d'Ambassade du Japon, et la déléguée de l'Unicef.
En effet, le programme d'assainissement de l'environnement vise à préserver les enfants en milieux scolaires des effets nocifs des maladies infectieuses, notamment la diarrhée.
A ce sujet, le gouvernement japonais finance, à hauteur de 6,5 millions de USD un projet intitulé "Appui pour l'environnement favorable à l'enfance en RDC ". Ce fonds a servi à la construction d'installations hydro-sanitaires dans six écoles de Kimbanseke, Mont-Ngafula, Ngaliema et N'sele.
Le Japon a également débloqué un montant de 1,3 millions de USD pour la sensibilisation de la population à la maintenance des infrastructures réhabilitées. Ces écoles précitées accueillent 3.600 élèves et emploient 87 enseignants. Les uns et les autres ont été exhortés au respect de six normes liées au concept de l'école assainie à savoir : Personnel formé en éducation pour la santé et l'environnement ; Support pédagogiques disponibles et utilisés ; Latrines hygiéniques disponibles, en bon état de fonctionnement et correctement utilisées ; Eau, savon ou cendre disponibles et utilisés pour le lavage des mains ; Cour de l'école et salles de classe propres ; brigades scolaires de santé et d'environnement formées et opérationnelles. Sept écoles supplémentaires sont d'ores et déjà inscrites sur la liste d'écoles assainies. Simard Simon TSOUMBOU
Le FFEM appuie la mise en place des aires protégées en RD Congo
Le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) appuie la mise en place d'aires protégées et la préservation de la biodiversité, a indiqué le service de presse de l'Ambassade de France en RDC. Créé par la France, le FFEM vise une meilleure prise en compte de la protection de l'environnement mondial. Son action concerne la lutte contre l'effet de serre et les effets négatifs dus aux changements climatiques, la protection de la biodiversité, la protection des eaux internationales, la lutte contre la dégradation des sols. Son action inclue également la lutte contre désertification et le déboisement, l'élimination des polluants organiques persistants et la protection de la couche d'ozone. L'objectif est d'améliorer la gestion des forêts de production en prenant simultanément en compte les intérêts économiques, sociaux et environnementaux des espèces animales qu'elles abritent et des populations qui y vivent. Il s'agit, en particulier, d'aider à la mise en place d'une " éco certification " des bois internationalement reconnus et d'appuyer les entreprises forestières qui s'engagent dans l'éco certification. D'où, la promotion du développement de filières énergétiques qui permettent de limiter la déforestation et encouragent le développement de l'agriculture périurbaine raisonnée.
L'agence accorde une attention particulière à soutenir des projets qui contribuent à lutter contre l'effet de serre et l'érosion des sols en périphérie des zones les plus urbanisées. Simard Simon TSOUMBOU
Le Canada tient au développement de la RDC
Le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba a eu une journée chargée hier à son cabinet de travail. Il a reçu tour à tour Mme l'Ambassadeur du Canada en RDC Sigrid Anna Johnson qui était accompagnée du directeur général pour l'Afrique au ministère des Affaires étrangères à Ottawa Don Bobiash.
Au sortir de cet échange, l'hôte du patron de la diplomatie congolaise, qui effectue pour la première fois une visite en RDC, a fait savoir que le Canada est un partenaire très important pour développement en RDC. Son pays, a-t-il déclaré, intervient dans les domaines de la santé, des violences sexuelles, d'appui aux élections locales et nationales de 2011, ainsi que la réforme de la Banque centrale. Et d'ajouter que le Canada a octroyé un fonds important pour les élections. Don Bobiash a enfin renchérit " J'aime le Congo ".
Auparavant, le patron de la diplomatie congolaise a reçu les copies figurées de lettres de créances des nouveaux Ambassadeurs de Norvège en RDC et celui de Koweit qui est résidant au Soudan. Mathy MUSAU
Werrason : Malentendu au deuil de Jeannot Bemba au GB !
*Noël Ngiama compte également des mélomanes dans les rangs du MLC
Q Ngiama Makanda dit Werrasson, leader de Wenge Musica Maison Mère, a fait l’objet, vendredi dernier au complexe GB, d’un traitement dégradant de la part d’un groupe de jeunes, alors qu’il s’y était rendu lui, comme d’autres Congolais, pour s’incliner devant le corps de feu Jeannot Bemba Saolona et saluer sa mémoire. Ces jeunes, rapportent les témoins de la scène, lui auraient barré le passage vers la chapelle ardente où il devait déposer sa couronne de fleurs et, à la même occasion, auraient tenté des voies de fait sur sa personne. Le pire, indique-t-on, a été évité grâce à l’intervention des éléments de la police qui ont dû reconduire Werrason à sa voiture.
La nouvelle de cet incident, qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans la même soirée, aurait frustré d’autres artistes et hommes publics qui se sont alors retenus pour se rendre au complexe GB au risque de subir le même sort. Certaines têtes couronnées du MLC ont, elles aussi, désapprouvé ce geste de quelques militants excités. Dans la recherche de l’origine de cet incident, on cite certains cadres du MLC qui auraient juré de régler leur compte avec Werrason en raison de certains antécédents électoraux non clairement articulés.
Werrason, indiquent ses proches, était, toujours comme d’autres Congolais, mu par une affliction sincère suite à la disparition de ce patriarche, mais aussi par sa reconnaissance de la dimension sociale et humanitaire que revêtait feu Jeannot Bemba Saolona. Au sein de son staff, et même dans les milieux des observateurs neutres, l’on regrette que la personnalité de la trempe de Bemba Saolona semble avoir fait l’objet d’une certaine surenchère politicienne dans le chef de quelques militants en mal de sensation. On note, en effet, que quelles que soient les considérations qui peuvent sous-tendre le comportement des uns et des autres, le moment n’était pas du tout indiqué pour exprimer des attitudes politiques, étant donné que Bemba Saolona, de son vivant, avait acquis une dimension nationale et appartenait donc à tous les Congolais.
A ceux qui attribuent à Werrasson des couleurs politiques, ses proches rappellent qu’en tant que leader culturel, le «Roi de la forêt» a eu, comme d’autres artistes, à être sollicité pendant les élections par des forces politiques dans le cadre de leurs campagnes sans nécessairement que cela lui confère une couleur politique formelle. En tant que leader dans la musique congolaise, rappelle-t-on, Werrason compte également des mélomanes dans les rangs du MLC, mélomanes qu’il n’a pas l’intention de s’aliéner par des choix politiques quelconques, surtout au regard de la grande rivalité qui existe dans le monde musical en RDC.
Dans le même ordre d’idées, on rappelle que, comme Werrason, le MLC a comme bastion à Kinshasa, le district de Tshangu, ce qui les condamne à vivre en harmonie. Les proches du patron de Wenge Maison Mère annoncent donc que ce dernier compte approcher la hiérarchie du parti, mais aussi la famille du défunt pour faire la mise au point et aplanir les points d’ombre qui existeraient dans ses rapports avec le MLC. Le tout, indique-t-on, dans le souci primordial d’honorer la mémoire de feu Jeannot Bemba Saolona et préserver l’harmonie au sein du leadership sociologique à Kinshasa en général, et dans la Tshangu en particulier.
Dieumerci Mayambi
SPORTS: RECRUTEMENT DES SANTOS MUTUBILE ET REVOCATION DU STAFF TECHNIQUE
Zimamoto crée la première crise de son comité sportif
Un bras de fer est engagé entre le comité de direction de DCMP dirigé par Alain Sudi dit ''Zimamoto'', et les supporters, particulièrement les radicaux de la commune de Barumbu. Ce conflit, le premier du comité en place, fait suite à la décision unilatérale prise par le staff dirigeant en place, décision révoquant, depuis le mercredi 08 juillet 2009, le staff technique du club, principalement l'entraîneur principal, Joseph Mukeba, son adjoint et préparateur physique Léon Makanzu (Male) et Raphaêl Montonga, entraîneur des gardiens. Le trio ainsi dissout est remplacé par l'entraîneur Jean Muntubile Diela alias Santos.
Le vendredi 10 juillet dernier, le nouvel entraîneur de DCMP, Santos Muntubile, devait diriger sa première séance d'entrainement au stade Vélodrome à Kintambo en présence du staff technique. Hélas ! Aucun joueur ne s'est présenté au lieu d'entraînement. Ils sont tous restés au stade cardinal Malula dans la commune de Kinshasa, sous la vigilance des supporters, surtout ceux de la section Barumbu. Abordé par la presse , certains ténors de la section Barumbu, de la grande commission des supporters, ont laissé entendre qu'ils ne sont pas d'accord avec le président Alain Sudi.
Pour eux, le président de DCMP doit d'abord éponger la dette du staff dirigeant à l'endroit du trio du staff technique. Car, disent-ils, ces entraîneurs sont des volontaires qui prestent sans contrat régulier au sein du DCMP. En plus, le nouvel entraîneur, Santos Muntubile, ne porterait pas les couleurs des vert et blanc dans son cœur. Ces différentes raisons avancées justifient le nouveau bras de fer engagé entre daringmen. Bras de fer qui augure, à coup sûr, une nouvelle crise au sein du club arrivé pourtant aux quarts de finale ou phase classique du championnat national de la Linafoot. Cela s'ajoute sur une autre crise qui oppose, toujours les radicaux de la section Barumbu au président de la section football du DCMP, Charles Tambwe Lombe. Ces derniers, pour des raisons qui leur sont propres, n'acceptent pas la présence de Charles Tambwe. Pascal LIKANA
GRAND PRIX "VELO TOLEKA"
Le cycliste Dina remporte la course du district de la Tshangu
La Fédération congolaise de cyclisme (FECYCO), en collaboration avec Beltexco, ont organisé, hier dimanche 12 juillet 2009, la première course cycliste populaire dans le district de la Tshangu, comptant pour la première édition de Kinshasa du grand prix ''Vélo toleka''. Le départ a été donné par M. Sundar, manager-producteur de ''vélo toleka'' de Beltexco, à 10 heures 10 minutes au Marché de la liberté dans la commune de Masina.
Le jeune cycliste Dina a été le premier à franchir la ligne d'arrivée à 10 heures 47 minutes. Il a parcouru les 18 kilomètres en 37 minute réalisant ainsi une moyenne horaire de 29 Km/heure. Il est suivi par Kabamba, Mayanga, Mfutila II, Mayemba, Bidoba, Many Mutamba, Kissa, Musembe, Mozita et Mfutila I. Ce qui démontre que des 19 cyclistes amateurs au départ, seuls 13 ont franchi la ligne d'arrivée. Tous ont été récompensés par les produits Beltexco et les cinq premiers sont d'office qualifiés pour la course finale qui interviendra le dimanche 09 septembre 2009.
Les cyclistes amateurs du district de la Tshangu, qui ont toujours confondus la promenade en vélo de la course cycliste, en ont eu pour leur compte. De 30 cyclistes attendus, seuls 19 ont été au départ. Ces cyclistes amateurs, futurs cracks de la bécane, sont venus des communes de Kimbanseke et de Masina. Ceux de la commune de N'Djili, 10 au total, sont restés invisibles du début à la fin de la course.
Parmi la foule nombreuse de cette contrée associée aux autorités de la Fédération du cyclisme du Congo et des cadres et dirigeants de la Beltexco, on a noté la présence, entre autres, du secrétaire général de la fédération, de son adjoint, de Mike Muluwa, le responsable de marketing de Beltexco, de Achille, le responsable commercial de la même société commerciale.
Le prochain rendez-vous où la deuxième étape de la première édition de la course ''vélo toleka'' sera organisée le dimanche 10 juillet 2009 dans le district du Mont Amba. Cette fois-là, il est souhaitable que les organisateurs réfléchissent intensément sur la sécurité des cyclistes tout au long du parcours.
Pascal LIKANA
EDITION N° 3379 du Mercredi 17 Juin 2009
Dossier Bemba : le MLC dénonce les contradictions de la CPI
*Le parti cher à l’ancien vice-président de la République se dit étonné de constater que la chambre préliminaire II a rendu un jugement sur son président en qualité de « supérieur hiérarchique », tandis que les mandats d’arrêt lancés contre lui le désignaient comme co-auteur des crimes commis en RCA.
Jean Pierre Bemba confirmé dans les charges mises à son compte par la CPI, l’annonce a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme politique congolais. Dans les rangs du MLC, son parti politique, la nouvelle a été prise plutôt dans la dignité, sans alarmisme particulier, le brain trust du parti ayant choisi d’entamer immédiatement l’analyse du communiqué rapportant le jugement de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale qui envoie JP Bemba en jugement après avoir été chargé de 5 des 8 chefs d’accusation du Procureur Louis Moreno Ocampo.
Après réflexion, le Mouvement de libération du Congo, par la voie de son Secrétaire général, François Muamba Tshishimbi, qui s’est exprimé hier dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, dit avoir appris avec « étonnement » cette décision. Le MLC relève, en effet, un chapelet de contradictions, entre le contenu des mandats d’arrêts lancés contre Bemba et les dispositions du jugement du 15 juin. Celui-ci, indique le MLC, évoque Bemba comme « supérieur hiérarchique » de son mouvement intervenu en Centrafrique, tandis que les mandats d’arrêt le présentent comme « co-auteur » des crimes commis en RCA. De ce constat, Muamba Tshishimbi conclut que « les accusations portées par le Procureur Moreno contre la Sénateur Jean Pierre BEMBA et qui ont amené à son arrestation le 24 mai 2008, n’étaient pas fondées. Logiquement, ce constat devait amener la Cour à une relaxation pure et simple de Jean Pierre Bemba. » Et d’ajouter que, « pour des raisons politiques inavouées, il faut absolument juger Jean Pierre BEMBA, la Cour s’est appuyée sur les charges subsidiaires invoquant sa responsabilité hiérarchique introduite par le procureur en février de cette année pour renvoyer notre Président National à un procès. »
Qu’à cela ne tienne, le MLC prévient qu’en tant que force politique ayant œuvré à la stabilisation du pays, il demeure un acteur incontournable dans cette stabilisation politique et le développement économique de ce pays.
Ci-dessus le communiqué du MLC en rapport avec le renvoi de Jean Pierre Bemba Gombo en jugement à la CPI.
Communiqué
C’est avec étonnement que le Mouvement de Libération du Congo a appris la décision de la Cour Pénale Internationale rendue ce 15 juin 2009 dans l’affaire qui oppose le procureur MORENO au Sénateur Jean Pierre BEMBA.
A ce sujet, le MLC fait les observations suivantes :
1. La Cour Pénale Internationale, dans sa décision, vient de retenir 5 charges contre le Président National du MLC comme chef hiérarchique des troupes déployées sur le terrain en République Centrafricaine.
2. Les mandats d’arrêt lancés contre le Président National du MLC et qui ont amené à son arrestation, se fondaient sur la responsabilité personnelle de Jean Pierre BEMBA comme co-auteur des crimes commis en RCA et non comme supérieur hiérarchique.
3. L’arrêt rendu par la Cour vient d’établir clairement que les accusations portées par le Procureur MORENO contre la Sénateur Jean Pierre BEMBA et qui ont amené à son arrestation le 24 mai 2008, n’étaient pas fondées. Logiquement, ce constat devait amener la Cour à une relaxation pure et simple de Jean Pierre BEMBA.
4. Parce que, pour des raisons politiques inavouées, il faut absolument juger Jean Pierre BEMBA, la Cour s’est appuyée sur les charges subsidiaires invoquant sa responsabilité hiérarchique introduite par le procureur en février de cette année pour renvoyer notre Président National à un procès.
De ce qui précède, le MLC dénonce :
1. L’instrumentalisation de la Cour Pénale Internationale en vue de règlements de comptes politiques.
2. L’acharnement judiciaire dont est victime Jean Pierre BEMBA et qui se manifeste dans le fait que, même lorsque les charges qui ont entraînées et justifiées son arrestation ne sont pas établies, on en est créé des nouvelles par des mécanismes non orthodoxes.
En conclusion :
1. Le MLC exige de la CPI de remplir correctement la mission pour laquelle elle a été instituée, à savoir dire le droit et rien que le droit.
2. Le MLC réitère son soutien total et sa solidarité à son Président National pendant cette épreuve difficile qu’il traverse. Nous restons convaincus qu’il est victime de ses convictions politiques et de son engagement pour l’avènement d’un Congo fort, indépendant et prospère.
3. Le MLC demande à ses militants et sympathisants de rester mobilisés sous les idéaux de notre cher parti pour défendre les intérêts de notre grand et beau pays.
4. Le MLC attire l’attention de la Communauté Internationale sur le fait que Jean Pierre BEMBA et son parti politique ont contribué de manière significative à la pacification et à la démocratisation des institutions en RDC. Aujourd’hui et demain, ils restent des acteurs incontournables dans la stabilisation politique et le développement économique de ce pays qui joue un rôle majeur dans la sous région des Grands-Lacs comme dans l’Afrique toute entière.
Avec Dieu nous vaincrons
François Muamba Secrétaire Général
La Chambre préliminaire II renvoie Jean-Pierre Bemba Gombo en jugement
Situation : République centrafricaine
Affaire : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo
Aujourd’hui 15 juin 2009, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale a confirmé certaines des charges portées par le Procureur à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo pour des crimes commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.
La Chambre préliminaire II a conclu qu’il y avait des preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité de chef militaire au sens de l’article 28-a du Statut, des crimes suivants :
i) Meurtre constituant un crime contre l’humanité (chef 7) au sens de l’article 7-1-a du Statut;
ii) Viol constituant un crime contre l’humanité (chef 1) au sens de l’article 7-1-g du Statut;
iii) Meurtre constituant un crime de guerre (chef 6) au sens de l’article 8-2-c-i du Statut ;
iv) Viol constituant un crime de guerre (chef 2) au sens de l’article 8-2-e-vi du Statut ; et
v) Pillage constituant un crime de guerre (chef 8) au sens de l’article 8-2-e-v du Statut.
La Chambre préliminaire II a en outre conclu qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes donnant des motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba Gombo était animé de l’intention criminelle exigée à l’article 30 du Statut pour être individuellement pénalement responsable en tant que coauteur des crimes contre l’humanité et crimes de guerre dont le Procureur avait allégué, dans la version modifiée du document de notification des charges, qu’il les avait commis conjointement avec Ange Félix Patassé par l’intermédiaire des troupes du Mouvement de libération du Congo.
La Chambre préliminaire II a également refusé de confirmer que Jean-Pierre Bemba Gombo est pénalement responsable, au sens de l’article 28-a du Statut, des crimes suivants :
i) Torture constituant un crime contre l’humanité (chef 3) au sens de l’article 7-l-f du Statut;
ii) Torture constituant un crime de guerre (chef 4) au sens de l’article 8-2-c-i du Statut ;
iii) Atteintes à la dignité de la personne constituant un crime de guerre (chef 5) au sens de l’article 8-2-c-ii du Statut ;
La Chambre préliminaire II a donc renvoyé l’affaire en jugement devant une chambre de première instance, dont la composition sera annoncée par la Présidence de la Cour.
Contexte
L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo s’est tenue devant la Chambre préliminaire III du 12 au 15 janvier 2009 à la Haye. Jean-Pierre Bemba Gombo, ressortissant de la République démocratique du Congo, et président et commandant en chef du MLC, a été arrêté le 24 mai 2008 par les autorités belges en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale. Il a été remis à la Cour et transféré à son siège le 3 juillet.
Selon l’Accusation, Jean-Pierre Bemba Gombo serait pénalement responsable, conjointement avec une autre personne ou par l’intermédiaire d’autres personnes, de cinq chefs de crimes de guerre (viol, torture, atteintes à la dignité de la personne notamment sous la forme de traitements humiliants et dégradants, pillage d’une ville ou d’une localité, et meurtre) et de trois chefs de crimes contre l’humanité (viol, torture et meurtre) qui auraient été commis sur le territoire de la République centrafricaine au cours de la période comprise approximativement entre le 26 octobre 2002 et le 15 mars 2003.
Dans sa décision du 3 mars 2009, la Chambre préliminaire III a décidé d’ajourner la confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo et a demandé à l’Accusation d’envisager de lui soumettre une version modifiée du document de notification des charges. Dans cette même décision du 3 mars 2009, la Chambre a indiqué que les éléments de preuve produits par le Procureur semblent établir la perpétration d’un crime différent relevant de la compétence de la Cour. Les juges ont considéré, sans aucunement préjuger de la responsabilité pénale individuelle de Jean-Pierre Bemba Gombo au sens de l’article 25 du Statut, que la qualification juridique des faits en l’espèce pourrait correspondre à une forme de responsabilité différente de celle invoquée par le Procureur, à savoir la responsabilité pénale en tant que chef militaire ou supérieur hiérarchique au sens de l’article 28 du Statut. Par conséquent, les juges ont demandé au Procureur d’envisager de leur soumettre, au plus tard le 30 mars 2009, une version modifiée du document de notification des charges afin de pouvoir statuer sur la question.
Le Procureur a déposé une version modifiée du document de notification des charges le 30 mars 2009, et la Défense y a répondu le 24 avril 2009.
La Chambre de première instance II rejette l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense de Germain Katanga
Le 12 juin 2009, la Chambre de première instance II de la Cour pénale internationale (CPI) a rendu à l’unanimité une décision orale, en audience publique, rejetant l’exception d’irrecevabilité soulevée par la défense de Germain Katanga. Les motifs détaillés seront rendus publics dans une décision écrite en début de semaine prochaine. La Défense de Germain Katanga a soulevé l’irrecevabilité de cette affaire en soutenant que le principe de complémentarité avait été méconnu. Les conseils de l’accusé invoquent l’existence de poursuites engagées contre ce dernier, en partie pour les mêmes faits, devant les juridictions de la République démocratique du Congo (RDC).
Les juges ont rappelé que le principe de complémentarité impose à la Cour de n’enquêter et, lorsque cela se justifie, poursuivre et juger des personnes, que si l’État concerné se trouve dans l’incapacité de le faire ou, dans l’alternative, n’a pas la volonté d’agir en ce sens.
Le juge président, Bruno Cotte, a indiqué que la Chambre a pris acte de la manifestation claire et explicite du manque de volonté de la République démocratique du Congo d’exercer des poursuites dans cette affaire. La Chambre s’est fondée, notamment, sur le fait que la RDC avait déféré a la Cour la situation concernant son territorire en raison de son engagement dans la lutte contre l’impunité, et que cet Etat n’a jamais contesté la recevabilité de l’affaire. La Chambre a également relevé que les autorités de la RDC ont déclaré à la Cour qu’elles n’avaient pas ouvert d’enquêtes contre Germain Katanga concernant l’attaque dirigée contre Bogoro le 24 février 2003 pour laquelle il est poursuivi devant la CPI. Dans une audience publique du 1er juin 2009, les représentants de la RDC avaient demandé à la Chambre de rejeter l’exception d’irrecevabilité.
La Chambre de première instance a aussi considéré que le mandat d’arrêt délivré le 2 juillet 2007 à l’encontre de M. Katanga n’est entaché d’aucun vice.
A L'OCCASION DE LA JOURNEE DE L'ENFANT AFRICAIN
La ministre du Genre lance la campagne de vulgarisation de la loi portant protection de l’enfant en RDC
Comme les autres pays africains, la Rd Congo a célébré hier la Journée de l’enfant africain, décrétée par l’Union africaine depuis 1990. Venus de tous les coins de la ville de Kinshasa, les enfants ont pris d’assaut le ministère du Genre, Famille et Enfant pour non seulement fêter, mais remettre leur mémorandum au gouvernement à travers leur ministère de tutelle. Ainsi, un grand défilé a sanctionné cette journée à laquelle le représentant de l’Unicef et les encadreurs de la jeunesse ont pris une part active. Dans leur document, ils ont demandé à l’Exécutif national de tout mettre en œuvre pour respecter leurs droits et trouver des solutions aux problèmes qui risquent d’hypothéquer leur avenir.
L’enrôlement des enfants dans les résidus des bandes armées et les milices, le viol, les publicités suggestives des antivaleurs comme le sexe et l’alcool sont au tant de fléaux que les enfants de la République démocratique du Congo ont dénoncés dans leur mémorandum remis à la ministre du Genre.
En réponse à la déclaration des enfants, la ministre Marie Ange Lukiana, a fait savoir que cette date du 16 juin doit rappeler aussi le souvenir douloureux des enfants morts sur le front de l’Est du pays. Pour cette année, a-t-elle souligné, le thème fixé par l’Union africaine focalise l’attention des Etats membres sur les conditions de vie des enfants. Ce thème continental : « Pour une Afrique digne des enfants : un appel accéléré en vue de leur survie », a expliqué la ministre du Genre, la RDC l’a contextualisé au regard de la loi portant protection de l’enfant promulgué par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, depuis le 10 janvier 2009. Ce qui a donné le thème national « Investir dans les droits de nos enfants pour un avenir radieux du Congo », a-t-elle déclaré.
En écho au mémorandum, elle a rassuré que le document est bien arrivé auprès du gouvernement. « Toutes les recommandations formulées à l’intention du Gouvernement de la République, par le truchement de ma modeste personne, à la fois en ma qualité de mère et de ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, seront transmises dans les meilleurs délais à la haute hiérarchie », a déclaré la ministre Marie Ange Lukiana qui s’adressait aux nombreux enfants qui attendent du gouvernement des solutions escomptées.
Pour ce faire, la ministre a même rappelé à l’intention de la jeunesse congolaise les quelques actions que le gouvernement a déjà menées en faveur des enfants de la RDC. Elle a cité, entre autres, la promulgation par le chef de l’Etat, le 10 janvier 2009, de la loi portant protection de l’enfant congolais, le plan de vulgarisation par tous et la préparation des mesures d’application, la réhabilitation du Conseil national de l’enfant et installation des conseils locaux ainsi que l’adoption de la stratégie globale de lutte contre les violences faites à la femme et à la petite fille. La ministre du Genre a encore évoqué la création du Fonds de protection de l’enfant, le renforcement du programme de démobilisation et réinsertion des enfants, sortis de groupes et forces armés ainsi que le Code de travail qui intègre les dispositions sur les pires formes du travail de l’enfant.
Selon la ministre Lukiana, ces efforts traduisent clairement l’interpellation que le gouvernement lance contre les phénomènes odieux qui hypothèquent l’avenir de la jeunesse congolaise. Parmi ces fléaux qui constituent un frein à l’avenir des jeunes, figurent l’enrôlement des enfants dans bandes armées et les milices, le viol, l’inceste et toute forme d’exploitation sexuelle des enfants et l’impunité des auteurs, les danses et saynettes obscènes, la drogue et la toxicomanie infantiles, les pires formes de travail des enfants etc.
Une campagne pour vulgariser la loi protégeant l’enfant
en RDC
La ministre du Genre, Famille et Enfant a décrété le mois des droits de l’enfant qui va du 16 juin au 16 juillet 2009 sur toute l’étendue de la République. Durant cette période, a-t-elle souligné, des activités de sensibilisation et d’information autour de la loi portant protection de l’enfant ainsi que des pratiques clés en faveur des conditions de vie des enfants seront menées à travers le pays.
Pour ce faire, tous les acteurs de proximité comme les juges, les magistrats, les OPJ, la police, les territoriaux, les artistes musiciens et comédiens, les enseignants, les encadreurs des ONG, les parents et les enfants eux-mêmes ont été invités instamment à s’impliquer. Les acteurs étatiques et non étatiques ont également été invités à se joindre, d’une manière résolue, aux efforts du gouvernement pour changer de comportement en vue d’éradiquer les fléaux qui minent la dignité et l’avenir de la jeunesse congolaise et saynettes de la nation tout entière. Dorian KISIMBA
A TRAVERS DEUX JOURNEES DE REFLEXION
La Police nationale congolaise dit non à la corruption
La lutte contre la corruption est au centre de deux journées de réflexion ouvertes hier au Collège Boboto à Gombe par le ministre de l’Intérieur Célestin Mbuyu. Organisé par l’Institut électoral d’Afrique australe (EISA), le séminaire regroupe les officiers généraux et supérieurs de la Police nationale congolaise (PNC). Ces auxiliaires de la justice vont concrètement plancher sur le thème : « Stratégies de la Police nationale congolaise dans la lutte contre la corruption ».
C’est ainsi qu’on pouvait lire, sur les différentes banderoles affichées dans la salle, les messages du genre « Corruption : tous pour le non. Le refus d’aliéner votre conscience compte pour ne pas détourner le cours de la justice » ; « la corruption : un danger pour la république » ; ou encore « ensemble, luttons contre la corruption ».
Parmi les interventions, figure celle du général Oleko, Inspecteur provincial de la Police, sur « Expériences et axes de lutte contre la corruption au sein de la police ». Le Directeur résident de EISA va plancher sur : « Les approches comparatives de la lutte contre la corruption ». Bien d’autres exposés sont prévus notamment « l’implication de la police dans la lutte contre la corruption entre la justice et la police dans la lutte contre la corruption » et « Responsabilité de la Police à la lumière du code de conduite de l’agent public de l’Etat ».
Le Directeur résident de EISA, Vincent Tobie, a souligné que c’est à l’issue d’un séminaire organisé au mois de février 2009, à l’intention de la société civile que EISA avait reçu une requête de la Police pour l’organisation d’un séminaire similaire. C’est pourquoi, il a salué la présence du ministre de l’Intérieur, signe de la volonté du Gouvernement d’assainir la police. C’est également le cas du ministre de la Justice qui, selon Vincent Tobie, est toujours passionné par les questions de la corruption. Il a indiqué qu’au-delà du séminaire, la police va continuer à exister tant que la population existera. C’est pourquoi, il a émis le vœu de voir la lutte continuer avec le suivi des résultats et recommandations.
Pour l’Inspecteur général adjoint chargé des opérations, Alongaboni, la corruption sur toutes ses formes est à considérer comme un fléau. La Police nationale congolaise a pensé organiser ce séminaire pour poser le diagnostic, sensibiliser les officiers afin de leur faire prendre un engagement idéal à la lutte contre cette antivaleur. Il a invité les participants à une attention soutenue et à produire des actions concrètes.
A la place d’un discours classique d’ouverture, le ministre de l’Intérieur a relevé que la lutte contre la corruption est une affaire qui implique tout le monde ; surtout ceux qui doivent faire en sorte que l’autorité de l’Etat soit établie : la police. Il a déploré le fait que quand il y a corruption et qu’elle n’est pas sanctionnée, quand la police ne la détecte pas ou quand elle est impliquée, le pays ne marche pas.
Le ministre a salué le travail que la police est en train d’abattre malgré les faibles moyens dont elle dispose. Il a invité la police à la détermination pour que la population sente qu’elle existe et que l’autorité de l’Etat existe partout.
Dina BUHAKE.
Bukavu : les FRF ont encore 15 jours pour rejoindre les centres de regroupement
L Le programme Amani invite encore une fois les FRF, Forces républicaines fédéralistes des hauts plateaux de Minembwe, à rejoindre les autres groupes armés signataires de l’acte de désengagement. L’abbé Apollinaire Malu Malu, coordonnateur de Amani, a lancé cet appel aux FRF lundi à Kamombo, devant la population civile et en présence de la facilitation internationale et de la Monuc. Les FRF ont promis de se pencher sur cette question dans ce délai leur accordé, rapporte radiookapi.net
Le coordonnateur du programme Amani a remis à ce groupe armé du général Venant Bisogo une copie de l’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés du Sud Kivu. Les FRF ont pour mission de finaliser ce document dans 15 jours. Le chef militaire des FRF a promis de s’y pencher sans donner plus de garantie. L’abbé Malu Malu espère que le Sud Kivu ne comptera plus un seul groupe armé d’ici la fin du mois. Faute de quoi, a-t-il renchéri, le gouvernement, avec l’appui de la communauté internationale, envisagera des mesures qui s’imposent. «Nous sommes allé voir le groupe armé FRF aussi envoie sa délégation rapidement, afin que nous puissions finaliser avec lui, de manière qu’il puisse envoyer ses délégués au comité national de suivi, parce qu’il y a une place qui l’attend et qu’il faut saisir. Mais aussi, nous sommes venu leur rappeler (aux FRF) le développement des hauts plateaux. Mais, pour les désenclaver, il faut la sécurité», a déclaré l’abbé Malu Malu.
Toujours d’après l’abbé Malu Malu, les autres groupes armés qui ont signé l’acte de désengagement et qui tardent à rejoindre les centres de regroupement opérationnels de Luberizi et de Kalehe, seront considérés comme des bandits et traités comme tel d’ici 10 jours. Ceci, dans le souci de rétablir l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue de la province du Sud Kivu. FDAR/adiookapi.
Mbuji Mayi : controverse autour de la nouvelle taxe sur le diamant
La taxe de 500$ US imposée sur la sortie de la province de tout colis de diamant d’une valeur inférieure ou égale à 50.000$ US tourmente davantage les négociants. Samedi dernier, les services d’anti fraude du gouvernorat de province ont empêché un négociant en diamant de prendre son avion. Au motif que ce dernier ne s’était pas acquitté de la taxe. Et le dimanche, tous les diamantaires se sont réunis pour trouver des voies et moyens d’obtenir l’annulation de l’arrêté instituant cette taxe, illégal selon eux, rapporte radiookapi.net
Sitôt imposée, la taxe crée des mécontents. Déjà, deux diamantaires ont eu maille à partir avec les services d’antifraude au sujet de son paiement. Le dernier cas est celui survenu le samedi à l’aéroport de Bipemba. Les services d’anti fraude ont interpellé, au pied de l’avion, un négociant en partance pour Kinshasa. Pour ces agents, le négociant a tenté de se dérober au paiement de la taxe. Affirmation que le diamantaire rejette totalement. Selon lui, il ne disposait pas d’un colis de diamant et l’on ne devait pas l’empêcher de voyager.
Pour les négociants, le gouverneur doit revenir sur son arrêté instituant cette taxe. Elle est en stricte violation du code minier, affirment-ils. Lors de la réunion de lundi, après un débat houleux ponctué de vives réactions, les négociants ont convenu de rencontrer le gouverneur de province. Ceci, afin de lui demander l’annulation pure et simple de son arrêté.
En revanche, dans une interview accordée à radiooapi.net jeudi dernier, le gouverneur de province insiste sur le fait que les revenus du diamant doivent être capitalisés pour la reconstruction du Kasaï Oriental. Radio Okapi
Agriculture, outil majeur pour organiser le développement de la RDC
La RDC dispose de 80 millions d’hectares de terres arables, dont à peine 10% sont mises en valeur. Pourtant, le Congo est le 2ème pays de la planète en termes de terres arables disponibles après le Brésil. Grace à la diversité des climats à la densité du réseau hydrographique, la RDC, complètement aménagée, serait capable de nourrir près de 2 millions de personnes. Ce qui constitue un atout important dans ce contexte de la crise alimentaire mondiale qui se profile déjà dans la durée.
Paradoxalement, la majeure partie des populations de la RDC dépend des activités agricoles, vit en deçà du seuil de la pauvreté et ne mange pas à sa faim. Les statistiques montrent que la RDC a beaucoup régressé du point de vue de ses performances agricoles jusqu’à ne plus être capable de satisfaire la demande alimentaire.
L’agriculture représente près de 50% du produit intérieur brut (PIB) de la RDC alors que la valeur ajoutée annuelle par travailleur agricole atteint à peine 200$ US. Ce potentiel de croissance démontre que l’agriculture sera le moteur de l’économie de la RDC et l’outil pour éradiquer la pauvreté, soit le premier objectif du millénaire, pour le développement. L’ambition du gouvernement, au travers du ministère de l’Agriculture, est de lever des options claires et formuler un projet pour un pays florissant d’ici 20 à 30 ans, un Brésil d’Afrique, tout en sauvegardant sa forêt et sa biodiversité. L’un des objectifs essentiels du mandat du ministre de l’Agriculture est de mettre en place un cadre institutionnel qui vise à protéger les agriculteurs et favoriser aussi bien les grands exploitants que le paysannat familial.
L’objectif de ce ministère est de rétablir l’équité dans l’accès et la répartition des terres, de raccourcir les délais d’acquisition de terrains agricoles, de fluidifier la résolution de conflits fonciers et de sécuriser les terres agricoles dans la durée pour rassurer les investisseurs. D’où, il faut réduire les tracasseries qui limitent les échanges commerciaux de produits agricoles, d’alléger la lourdeur administrative qui décourage les investisseurs et prive l’Etat de ressources fiscales. Pour ce faire, le code agricole a pour fonction d’installer un cadre harmonieux entre l’Etat, les opérateurs économiques du secteur privé et la paysannerie, les autres acteurs de la filière agricole tant en amont qu’en aval.
Conformément aux principes de la Constitution, le code agricole vise à créer une dynamique autour de la décentralisation avec les élus provinciaux, les organisations paysannes de chaque district et territoire. En principe, le code agricole détermine les conditions incitatives pour promouvoir l’investissement agricole, sur le plan fiscal, énergétique, foncier, d’accès aux technologies, aux intrants et semences de qualité, aux informations sur les prix et marchés du secteur agricole.
Il s’agit aussi de redéfinir les conditions du refinancement du secteur agricole, de la formation continue de la jeunesse, de la relance de la recherche agronomique, de l’implantation des filières bien organisées qui vont de la semence à la commercialisation des productions en passant, entre autres par la transformation. Il est essentiel que l’investissement induise les technologies nouvelles dans les filières de production génératrices des recettes pour la population, les métiers liés à l’agriculture, et l’Etat. Simard Simon TSOUMBOU
EN PREVISION DES ELECTIONS LOCALES
Les ambassadeurs de l’UE satisfaits de la révision du fichier électoral
Une délégation de la Commission électorale indépendante (CEI) constituée essentiellement des corps diplomatiques accrédités en RDC, conduite par la vice-présidente de la CEI, Madame Rose Mika Ebenga, a effectué, mardi 16 juin 2009, une visite de supervision et de prospection dans deux centres de révision du fichier électoral, à savoir les centres d’ISC/Gombe et de LTPK de Kasa-Vubu. En effet, cette descente visait à s’enquérir de la fiabilité des opérations.
En un mot, la délégation s’est déclarée satisfaisante de la manière dont le travail s’effectue sur le terrain. A cet effet, les membres de ladite délégation ont été informés du processus de ce travail, à commencer par l’identification de la carte d’électeur. A ce sujet, les diplomates étrangers ont été impressionnés par l’engouement des jeunes à se faire enregistrer. « Car, c’est la seule voie autorisée pour se procurer une pièce valable devant vous permettre de voter », a expliqué Claude Muteba qui est aussi concerné par les opérations de révision du fichier électoral.
A entendre Madame Rose Mika Ebenga, il est bien que les ambassadeurs viennent jusqu’ici pour s’enquérir de l’avancement des travaux. Parce que, quand les bailleurs financent les opérations à la Commission électorale indépendante (CEI), il est tout de même normal qu’ils soient informés sur la manière dont sont gérés ces différents fonds.
Répondant à la question sur l’exigence de certains policiers qui font payer le document de perte de pièce à la population, le n°2 de la CEI a déclaré qu’en dehors des dispositions électorales prévues par la loi, la population doit savoir que l’octroi de la carte d’électeur est gratuit.
Concernant le payement de perte des pièces imposé à la population, elle a apaisé les esprits qu’un arrangement sera trouvé avec la police pour épargner la population des tracasseries inutiles. Car, selon lui, ce document est également gratuit au même titre que la carte d’électeur. Donc, a-t-elle indiqué, il n’y a pas de frais à payer pour obtenir ces pièces.Simard Simon TSOUMBOU
Les conducteurs des taxis dérangés par des «faux têtes»
Les non-payants dans le secteur de transport en commun, communément appelés «faux têtes» perturbent et découragent les chauffeurs de taxi-bus et bus dans la ville-province de Kinshasa. Ces derniers disent qu’ils ne se retrouvent pas dans leurs recettes et ont parfois du mal à sortir leurs véhicules pour aller travailler parce que « les non-payants sont de plus en plus nombreux », regrette un conducteur de taxi-bus couvrant la ligne Lemba-Victoior, qui ajoute: « c’est vraiment embêtant et décourageant».
Ces non-payants ne sont autres que les agents de l’ordre et les fonctionnaires de l’Etat qui préjudicient en définitive les propriétaires de taxi-bus. D’où, la question de savoir jusqu’où irons-nous ? Or, ces personnes qui brandissent leurs cartes leur donnant droit à une place d’office dans le bus savent très bien que ledit bus ou taxi-bus sont des biens privés au même titre que de nombreuses boutiques que l’on rencontre aujourd’hui à travers les rues de la capitale.
LES LIGNES DITES ‘‘EXPRESSES’’
Ce même comportement manifesté par les agents de l’ordre et certains fonctionnaires de l’Etat reste encore déplorable dans certaines lignes de transport en commun. Dans les lignes dites Express de la société de transport en commun City Train par exemple, on peut remarquer l’arrogance des «ayants droit qui viennent exhiber leurs cartes de service pour avoir une place à l’avance dans le bus arrivant. Or, s’étonne Trésor Mpongo, un client rencontré devant la Grande poste, « nous passons de fois plus d’une heure et demi ici, alignés debout et à la queue leu leu pour attendre un bus City Train. Mais, ce dernier arrivera finalement et ce sont d’abord ces non-payants qui se précipitent déjà dans le bus, sans pour autant se rendre compte que la société ne peut prendre que deux agents et en uniforme. Nous ne pouvons même plus parler de lignes dites express ».
Les autorités des sociétés de transport en commun de l’Etat « doivent trouver rapidement des solutions qui mettent le client à l’aise et ne dérangent personne », a-t-il conclu. Laetitia NSENGA
Stagiaire IFASIC
EN ECHANGEANT AVEC LA PRESSE
Le nouveau représentant de l’UNFPA en RDC vise à promouvoir la planification familiale
Le nouveau représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en RDC compte, dans les priorités de son mandat, promouvoir la planification familiale dans son programme. Il s’est exprimé ainsi lors du déjeuner de presse organisé hier mardi 16 juin dans la salle des conférences de l’UNFPA. Echangeant pour la première fois avec la presse, M. Richard Dackam-Ngatchou pense améliorer la qualité de l’accouchement. Il sera question pour lui, à ce sujet, de sauver les femmes enceintes et de promouvoir la maternité à moindre risque.
C’est ainsi que son institution se bat pour qu’il y ait des données sur la population de la RDC. Le nouveau représentant de l’UNFPA en RDC a souligné quelques données sur le cas d’accouchement de la femme en RDC. « Chaque mois, 1200 femmes meurent en RDC après avoir accouché. Et chaque mois, 230.000 accouchements ont lieu en RDC », constate-t-il.
L’UNFPA, pense Richard Dackam-Ngatchou, veut un changement de la population. « Il n’y a pas de développement sans le changement de la population », argumente-t-il. Par ailleurs, le nouveau représentant de l’UNFPA veut un partenariat fort entre son institution et la presse. « Sans la presse, on ne peut pas atteindre les populations …», note Richard Dackam.
Qui est le nouveau représentant de l’UNFPA en RDC ?
Le nouveau représentant de l’UNFPA, Richard Dackam-Ngatchou, est détenteur de plusieurs titres académiques. Il est titulaire d’un doctorat d’Etat en démographie de l’université Sorbonne de Paris, d’un diplôme en démographie à l’Institut de formation et de Recherche démographique (IFORD) à Yaoundé, d’un certificat en Méthodologie de recherches démographiques à l’Iford, d’un diplôme en Démographie à Iford et une licence en Mathématique de l’université de Yaoundé.
Comme expérience professionnelle, l’actuel représentant de l’UNFPA en RDC a eu à assurer plusieurs charges dont, notamment : Représentant de l’UNFPA au Congo-Brazzaville (Avril 2005-Avril 2009) et Directeur Pays de l’UNFPA au Gabon.
De 2003 à 2005, il était Conseiller régional de l’UNFPA en collecte et analyse de données, suivi et évaluation, à l’équipe d’appui technique de Dakar. De 1992-2002, il était Conseiller régional en démographie, Planification et programmes démographiques. Dieumerci MAYAMBI
D'APRES LE PROFESSEUR AKELE
L’Etat congolais doit aboutir à la suppression de la peine de mort
Depuis les années 90, le gouvernement congolais a souhaité que la problématique de l’abolition de la peine de mort soit débattue non seulement au niveau des politiques mais aussi au sein même de la population tout entière. C’est dans ce contexte que le professeur Akele Andao milite également pour l’abolition de cette peine en République Démocratique du Congo.
Pour ce dernier, il a été important de suspendre la peine de mort en attendant qu’un certain nombre des systèmes soient mis en place. Une position que les autorités politiques du pays ont gardée jusqu’au début des années 2001, comme le fait observer le professeur Akele Andao, colonel et magistrat à la haute Cour militaire. Mais dans l’entre-temps, la constitution de décembre 2006 a fait un progrès en suspendant la peine de mort en son article 61 qui met l’accent sur la sacralité et l’inviolabilité de la vie. « Et donc, la Constitution congolaise vient suspendre de ce fait l’exécution de la peine de mort. Mais les cours et tribunaux ne montrent pas leurs positions quant à ce sujet », affirme ce juriste.
Dans toutes les lois de la RDC, la peine de mort n’est actuellement pas retenue. Comme pour dire que la Constitution reste de façon implicite contre la peine de mort et maintient de façon claire le droit à la vie. « Il faut donc abolir la peine de mort de façon responsable c’est-à-dire définitivement et en tirant toutes les conséquences possibles pour les victimes des crimes », insiste Me Akele.
Pour ce magistrat, en supprimant la peine de mort en RDC, on décapite l’ensemble du système judiciaire congolais. La réforme pénale doit être accompagnée de la réforme judiciaire. « Ici, il faut éviter d’avoir un système pénal à double vitesse, en d’autres termes un système pénal qui reposerait sur deux systèmes juridiques », atteste le juriste.
Relation entre peine de mort et criminalité
Il faut considérer à ce niveau qu’il n’y a pas de relations possibles entre la peine de mort, mieux son abolition et la diminution du taux de criminalité comme pensent beaucoup. Selon Me Akele, la peine de mort n’exerce aucune influence sur la criminalité des individus au sein d’une société. « Ce n’est pas parce que l’on commet un crime que l’on mérite la peine de mort. C’est une aberration. Car il y a beaucoup d’autres personnes qui commettent des crimes graves mais qui ne sont pas punies par rapport à de petits criminels que l’on connaît ça et là », affirme-t-il.
Le système de la peine de mort et le système du recours en grâce sont tous des systèmes politiques. Ce, dans le sens où il essaie de bonifier, d’après certains juristes, le Président de la République. « C’est une façon de prouver au peuple que le chef de l’Etat a le pouvoir de libérer des personnes qui sont condamnées à mort », relève ce spécialiste de droit.
Pour rappel, en 2007 et au cours de huit premiers mois de 2008, le progrès le plus significatif vers l’abolition ou les faits positifs comme les commutations collectives de peines capitales ne se sont produits pratiquement qu’en Afrique dans les pays tels que le Burundi, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, le Ghana, le Malawi, le Mali, le Maroc, le Nigéria, la RDC et la Tanzanie. J.C. KITETE
COMITE PLYMPIQUE CONGOLAIS
Jean Beya lance la campagne de mobilisation sur la « Journée olympique »
La communauté mondiale célèbre chaque 23 juin une journée sportive mondiale dénommée « Journée olympique ». Le président du Comité olympique congolais (COC) Jean Beya wa Kabenga a profité de cette opportunité pour faire la mobilisation en RDC à l’Alliance Franco-Congolaise de la Gombe. Jean Beya a fait savoir que « la journée olympique est la seule manifestation mondiale annuelle du mouvement olympique qui s’adresse à tous, sans distinction de sexe, de race, d’âge ou de religion. Elle est différente d’un jour férié ou d’une fête nationale. C’est une journée qui n’appartient à aucun pays du monde et qui ne met aucun individu à l’honneur. Le 23 juin ne symbolise ni bataille, ni victoire, ni triomphe, ni défaite. C’est simplement une journée pour célébrer un rêve de se réunir dans la paix et de se confronter en toute amitié ».
Ainsi, dans sa quête permanente de la propagation des valeurs éthiques du mouvement olympique, le comité international olympique a retenu comme thème pour la journée olympique 2009: « Bouger, apprendre, découvrir ». Ce thème retenu pour le 23 juin 2009 a des idées forces qu’il faut scrupuleusement respecter. Il faut donc arborer le drapeau olympique dans les lieux publics ; Diffuser le message au travers des chaînes des radios et des télévisions locales ; Organiser la traditionnelle course olympique ; Utiliser les jeux olympiques de la jeunesse 2010 comme soubassement de l’éducation olympique auprès des jeunes ; Amener les jeux olympiques dans les écoles ;Organiser une manifestation publique lors de la journée olympique, et enfin, Organiser un geocatching olympique (chasse au trésor caché ).
La journée olympique vue par le comité olympique congolais
Faisant siennes ces idées forces du Comité international olympique (CIO), le président Jean Beya a dévoilé à la presse sportive le programme élaboré par le Comité olympique congolais pour la journée du 23 juin 2009, programme qui s’étend du 21 au 23 juin 2009 et par la même occasion, sollicité l’apport de la presse pour la mobilisation des ressources matérielles, financières et humaines. Pascal LIKANA
Programme des manifestations pour la «journée olympique»
* Dimanche 21 juin 2009
- Course olympique avec la participation des Fédérations et groupements sportifs nationaux ;
- Démonstrations sportives et culturelles avec, au programme : Nzongo, Lutte traditionnelle, Combat libre, Escrime, Tir à l’Arc, Tai Jitsu, Savate, Kick-boxing et Badmington.
- Concours sur l’histoire de l’olympisme
- Chasse au trésor caché
* Lundi 22 juin 2009
- Journée sans ascenseur (recommandation du Comité olympique congolais à la population congolaise de ne pas utiliser l’ascenseur au profit d’une activité physique).
* Mardi 23 juin 2009
- Lecture du message du Président du Comité international olympique par le président du Comité olympique congolais ;
- Lancement officiel des IVème jeux congolais 2010, des préparatifs des jeux olympiques de la jeunesse 2010 et des jeux olympiques 2012 ;
- Remise officielle des diplômes d’honneur aux athlètes médaillés, toutes disciplines sportives confondues ;
- remise officielle des diplômes d’excellence aux personnalités et sponsors ayant contribué efficacement à la promotion et au développement de la pratique des activités physiques et sportives en RD Congo.
La LISPED et le RASP indignés
La Ligue sportive pour la Promotion et la Défense des droits de l’homme (LISPED) et le Réseau Africain des sports pour la Paix RASP ont appris avec étonnement et regret les menaces de sabotage de la phase finale de la Coupe du monde de football U-17 qui se déroulera, au mois d’octobre et Novembre 2009 au NIGERIA, lesquelles menaces sont proférées par le mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND).
La LISPED et Le RASP en appellent à la conscience du peuple africain sur le rôle et l’importance du sport en général et du football en particulier dans la vie de nos Nations. Le Football procure la Joie , la Fête, la Paix Sociale, la Tolérance , le Fair Play, la Non Discrimination, le Non Racisme, la Non Violence ...
La LISPED et Le RASP recommandent au peuple africain d’observer une attitude de Paix, de Non Racisme , de non violence lors du déroulement de différents championnats mondiaux de football sur la terre africaine : U-17 au Nigeria, U-20 en Egypte et la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
Ainsi, la LISPED et le RASP demandent au mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger d’épargner les filles , femmes, enfants et hommes d’Afrique et du monde entier, des affres de la guerre et que cette Coupe du Monde au Nigeria apporte Paix et Joie au Peuple Africain en général et Nigérian en particulier. LISPED
*Gabon : Sarkozy hué aux obsèques d’Omar Bongo !
Le président français Nicolas Sarkozy a été hué par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour assister aux obsèques du chef de l’Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste de l’AFP.
Une partie de la foule de quelques centaines de personnes autorisées à entrer dans la cour du palais a d’abord timidement applaudi le chef de l’Etat français.
Mais, les huées ont rapidement pris le dessus, et une cinquantaine de personnes ont même pris verbalement à partie Nicolas Sarkozy, lui lançant à distance: «On ne veut plus de vous, partez !»
Les responsables de la sécurité ont immédiatement formé un cordon autour du président français, qui est ensuite arrivé sans encombre dans le salon d’attente pour les personnalités invitées aux obsèques. L’ex-président Jacques Chirac est aussi présent à Libreville pour les obsèques.
«On n’en veut plus de vous, la France est ingrate. Bois, pétrole, manganèse, on vous a tout donné. La France, si elle est ce qu’elle est, c’est grâce au Gabon, on ne veut plus de tout ça», expliquait, sous couvert de l’anonymat, un de ceux qui s’en sont pris à Nicolas Sarkozy. «Ce n’est pas la personne du président qu’on huait (...) c’est l’image qu’on a donnée de ce pays (le Gabon), la nouvelle du décès annoncée de façon prématurée, cela a été très mal ressenti», a ensuite commenté devant des journalistes français l’ambassadeur de France à Libreville Jean-Didier Roisin.
Le décès d’Omar Bongo Ondimba a été annoncé par des médias français le 7 juin, mais le Gabon affirme qu’il est survenu le lendemain.
Omar Bongo, après 41 ans passés à la tête du Gabon, était considéré comme le dernier «dinosaure» de la «Françafrique», cette relation ambiguë entre Paris et ses ex-colonies. Ses obsèques ont commencé mardi matin, en présence d’une quinzaine de chefs d’Etats. Le Parisien
*Barack Obama «profondément troublé» par les violences en Iran
Le président américain Barack Obama se dit profondément troublé par les violences post-électorales en Iran et souhaite que la liberté d’expression et le processus démocratique y soient respectés. «Je suis profondément troublé par les violences que j’ai vues à la télévision», a déclaré lundi Obama à propos des violences à Téhéran.
Au moins une personne a été tuée et plusieurs autres blessées lundi dans la capitale iranienne lors d’une manifestation des partisans du réformateur Mirhossein Moussavi, battu lors de la présidentielle de vendredi et qui conteste les résultats officiels.
Sept personnes auraient été tuées près du lieu de la manifestation de l’opposition dans la capitale iranienne Téhéran, a rapporté la chaîne en langue anglaise Press TV, citant une radio. «Le processus démocratique, la liberté d’expression, la capacité des peuples à s’opposer pacifiquement, toutes ces valeurs sont universelles et doivent être respectées», a-t-il ajouté à l’issue d’un entretien avec le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
Le président américain a affirmé qu’il continuerait à proposer un dialogue franc et direct aux Iraniens, et a souligné qu’aucune enquête sur les circonstances de l’élection présidentielle ne devait donner lieu à un bain de sang. Il a, en outre, estimé que le monde s’inspirait des milliers de manifestants qui sont descendus dans les rues après la proclamation des résultats de la présidentielle.
Lundi, la milice islamique des bassidji a tué au moins une personne et fait plusieurs blessés en tirant sur des partisans de Moussavi qui attaquaient ses locaux. Des dizaines de milliers de partisans du candidat réformateur Mirhossein Moussavi s’étaient rassemblés pour dénoncer une élection qu’ils disent «volée» par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, largement réélu au premier tour selon les résultats officiels. Reuters
*Israël cherche un accord avec les Etats-Unis sur les colonies
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu négocie un accord avec Washington permettant à Israël de continuer à étendre des colonies de Cisjordanie dans certains cas, selon des responsables israéliens et occidentaux.
Dans un entretien avec l’émissaire du président Barack Obama au Proche-Orient, George Mitchell, Benjamin Netanyahu a affirmé que son gouvernement n’avait pas l’autorité légale pour bloquer des constructions dans les cas où les appels d’offres ont déjà été attribués ou lorsque des maisons en construction ont été achetées à l’avance. «Je suis confiant que nous pourrons bientôt arriver à un accord qui nous permettra de mettre de côté la question des implantations pour progresser sur ce que je considère comme des questions bien plus importantes pour le processus de paix», a déclaré Michael Oren, nouvel ambassadeur d’Israël à Washington.
Sous la pression de Barack Obama, Benjamin Netanyahu a publiquement accepté pour la première fois dimanche l’objectif international de création d’un Etat palestinien, mais en y posant des conditions jugées inadmissibles par les Palestiniens. Le chef du gouvernement israélien a parallèlement refusé de céder à la demande américaine d’un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. Il défend la possibilité de développer les implantations existantes pour répondre à la «croissance naturelle» de la population des colons.
Pour les Palestiniens, le gel complet de la colonisation est une condition préalable à une reprise des pourparlers de paix.
COMPRÉHENSION ?
«Ce n’est pas une histoire d’appels d’offres, ce n’est pas une question technique. Toute activité de colonisation sape une solution à deux Etats», estime le négociateur palestinien Saeb Erekat. «Je ne crois pas que les Américains accepteront ça.»
Michael Oren, interrogé à Jérusalem, n’a pas donné de détails sur le genre d’accord qui pourrait être passé avec Washington. Il assure que des propositions intéressantes ont été présentées par les deux parties pour réduire leurs divergences. «Si quelqu’un achète une maison, si quelqu’un décroche un contrat pour construire une maison, si une entreprise est engagée sur un chantier, le gouvernement israélien n’a pas le droit de l’en empêcher, c’est la loi», a-t-il dit. «S’il essaie, il y aura recours devant la Cour suprême qui tranchera, c’est probable, en faveur des requérants.»
D’après un responsable occidental, certains officiels américains à Washington se seraient montrés «compréhensifs» à l’égard de la position israélienne, d’autant qu’un gel complet de la colonisation pourrait provoquer un éclatement de la coalition droite-extrême droite au pouvoir en Israël. Sur les ondes de la radio israélienne, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a fait état d’une certaine compréhension parmi les dirigeants américains et européens sur le principe de la «croissance naturelle» des colonies. Reuters
Tout sur l’existence du désert
Désert, région où l’évaporation excède nettement les précipitations, ce qui provoque une disette d’eau dont seules quelques formes de vie peuvent s’accommoder. Les déserts extrêmement arides, où les précipitations annuelles sont inférieures à 125 mm sont totalement stériles, alors qu’une végétation éparse et une vie animale rare survivent dans les déserts arides où les précipitations annuelles sont inférieures à 250 mm. La pluie survient habituellement sous forme d’orages à haute densité espacés de quelques années. De plus, les hauts taux d’évaporation éliminent le peu d’humidité qui pourrait s’y trouver.
Pourquoi les déserts sont-ils aussi secs?
L’absence de précipitations dans les déserts s’explique par un phénomène ou par une combinaison de phénomènes.
La présence de masses d’air circulant vers le bas, comme dans les zones climatiques tropicales situées entre 15 ° de latitude Nord et 35 ° de latitude Sud, où la pression est haute, produit des masses d’air très sec en tout temps.
L’air humide ne peut atteindre les régions continentales intérieures trop éloignées des océans
Les chaînes de hautes montagnes constituent des obstacles physiques qui empêchent les masses d’air océaniques d’atteindre les régions continentales intérieures. Elles forcent l’air océanique rempli d’humidité à s’élever, lequel se condense et perd l’humidité qu’il contient. Du côté sous le vent des montagnes, les masses d’air qui manquent d’humidité descendent. Au fil de leur descente, elles s’étendent et deviennent chaudes et très sèches, ce qui produit les célèbres vents catabatiques, comme le CHINOOK, qui prend naissance dans les Rocheuses, dans l’Ouest du Canada.
Les courants océaniques froids qui descendent des régions polaires vers les tropiques en suivant les côtes occidentales des continents entraînent des conditions très arides sur les terres adjacentes, ce qui explique la présence des régions les plus sèches du monde, dont le désert d’Atacama, au Chili.
Température
Parce que l’air des déserts est très aride, le jour rien n’empêche l’énergie solaire (insolation) d’atteindre et de réchauffer la surface de la terre qui, à son tour, réchauffe l’air du désert jusqu’à des températures très élevées le soir; pour la même raison, rien n’empêche l’air de perdre sa chaleur (rayonnement). Cela entraîne des fluctuations anormalement élevées de la température quotidienne. Sur les surfaces sablonneuses des déserts, on enregistre parfois des températures de l’air atteignant 60° C à l’ombre et des températures au sol atteignant 83,5° C. Mais ces températures tombent à zéro la nuit. Le température au cours de l’année oscille entre -40° C en hiver et 80° C à l’ombre en été.
Topographie
Les déserts sont caractérisés par une série de particularités topographiques spécifiques. Certaines d’entre elles, comme les montagnes et les plaines, sont dues à la fois à l’érosion et au relief. Les montagnes, les hauts plateaux et les reliefs tabulaires des déserts, les yardangs creusés dans la masse rocheuse érodée par les vents et les basses plaines rocailleuses sont des particularités très anciennes qui découlent d’une longue histoire géologique de formation, de météorisation et d’érosion subaérienne. Dans le détail, les montagnes et les autres particularités du relief ont des formes angulaires et se terminent plutôt abruptement au pied des plaines, où elles font place à des substratums rocheux érodés, légèrement inclinés, concaves (pédiments), couverts de sédiments alluvionnaires. Localement, plusieurs pédiments peuvent se trouver disposés en échelons (escaliers) séparés les uns des autres par des escarpements anguleux, abrupts.
La plupart des régions désertiques ont leur propre système de drainage. Des cours d’eau temporaires y transportent les eaux pluviales par des chenaux (oueds et arroyos) jusqu’à des bassins. C’est dans ces bassins que se forme le relief venant des dépôts dans les déserts. En périphérie de ces bassins, à côté des montagnes, une étroite bande de cônes alluviaux ou de cônes coalescés (bajadas) se forme à partir du dépôt des cailloutis et des sables fluviaux à grains grossiers. Le centre du bassin peut être occupé par une zone sèche (playa) qui, à l’occasion, reçoit les eaux de pluie charriant argile et silt. Parfois, il arrive qu’un lac s’y forme, à la suite d’orages intenses, mais il ne dure que quelques jours ou quelques semaines. Dans les déserts plus étendus, les régions basses peuvent retenir un lac salin habituellement peu profond, plus ou moins permanent.
Une partie relativement faible des régions désertiques (20 % ou moins) est occupée par des dunes de sable, qui peuvent être transversales, barkhanes, allongées (appelées aussi longitudinales ou siouf), en forme d’étoile ou de dôme (voir RELIEF ÉOLIEN) suivant les paramètres éoliens locaux du milieu.
Influence du climat
Les données géologiques provenant des régions désertiques de la terre montrent que le climat n’a pas toujours été aussi rigoureux qu’aujourd’hui. La plupart des régions désertiques ont subi des changements climatiques cycliques, passant d’un climat humide et subhumide à un climat aride ou même très aride. Au cours de l’époque glaciaire quaternaire, le refroidissement du climat planétaire a réduit les taux d’évaporation, ce qui, combiné avec des précipitations élevées, a entraîné une accumulation d’eau excessive, inondant un bon nombre des bassins de drainage fermés.
Les fluctuations climatiques actuelles sont telles que les conditions qui présentent les caractéristiques des déserts s’étendent dans la plupart des pays du monde. Si le RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÈTE se poursuit, les déserts envahiront alors les régions limitrophes moins arides, ce qui aurait des conséquences catastrophiques sur toutes les formes de vie qui s’y trouvent. Le terme « désertification » décrit la contribution des humains à la formation ou à l’expansion des régions désertiques par la destruction négligente des milieux physiques et biologiques précaires et par l’exploitation inconsidérée des ressources naturelles, en particulier de l’eau souterraine.
Exemples canadiens
Il n’y a pas de désert véritable au Canada, mais seulement quelques régions qui en présentent les caractéristiques. À titre d’exemple, l’étendue sablonneuse au sud du lac Athabasca constitue une aberration environnementale éolienne, sise au milieu d’une région nordique boisée au CLIMAT humide. Du point de vue de la botanique, il s’agit d’un désert, parce que l’eau souterraine nécessaire à la croissance d’une végétation permanente se trouve enfouie beaucoup trop profondément dans le sol et que les graines qui germent à la surface meurent avant que leurs racines n’aient pu atteindre la nappe d’eau. Cette région désertique s’est formée sur des dépôts deltaïques glaciaires surélevés, à grains grossiers, et où l’humidité superficielle ne permet pas la croissance de végétaux. La région est occupée par de grandes dunes de sable séparées par des surfaces couvertes de pierres et de cailloux, érodées par les vents.
Des régions plus petites de l’Arctique canadien exposées à de grands vents et où la végétation est quasi inexistante présentent également une apparence désertique. Dans les parties les plus sèches des Prairies, dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan et dans la région avoisinante de l’Alberta (y compris dans les collines Cypress, qui sont un peu plus fraîches et par conséquent plus humides), et dans les régions les plus méridionales de certaines des principales vallées fluviales de la Cordillère canadienne, les précipitations n’atteignent parfois que 250 à 300 mm et la végétation est celle des sols semi-arides (armoise et bigelovie puante).
Dans les prairies semi-arides, de grands lacs salés situés au centre de bassins fermés contiennent des données interposées témoignant d’une longue histoire d’alternance entre les climats humide et sec. Les recherches climatiques qui y ont été effectuées récemment laissent croire que le réchauffement de la planète aurait des répercussions défavorables, non seulement en transformant la portion semi-aride des prairies en régions désertiques, mais en étendant ces conditions au-delà de ces limites, dans les terres agricoles canadiennes les plus utiles.
Encyclopédie canadienne
EDITION N° 3377 du Lundi 15 Juin 2009
CONTROVERSE AUTOUR DE LA LETTRE DU DIRCAB, MOTION DE DEFIANCE RENVOYEE EN SEPTEMBRE
Adolphe Muzito échappe à la trappe
*Pour sa part, le député Clément Kanku déplore le gel de sa motion contre le Premier ministre
Faut-il parler de partie remise au sujet de l’interprétation de la lettre du Directeur de cabinet du chef de l’Etat combinée à la motion de défiance contre le Premier ministre? Il est difficile, à ce stade, notent bon nombre d’observateurs, de donner un pronostic. Une chose demeure sûre: la tempête est passée autour de l’affaire Muzito qui, pendant deux semaines, a défrayé la chronique avec des rebondissements interdits aux cardiaques. Mais, on a senti dans la salle des congrès du palais du peuple, que la majorité n’était pas favorable à la motion contre Muzito. Un cadre de l’AMP, qui intervenait sur les antennes de la RTNC sur instruction de la hiérarchie de sa plate-forme, a étalé l’étonnement découlant de la mauvaise interprétation de la lettre du Dircab du président de la République. «Il n’a jamais été question d’un quelconque désaveu», a-t-il relevé en déplorant la récupération politique qui en a été faite. Une preuve supplémentaire qu’il n’y a aucun nuage dans les relations entre le Président de la République et le Premier ministre.
POUR AVOIR ETE RENVOYEE A LA SESSION DE SEPTEMBRE 2009
Clément Kanku déplore le gel de sa motion de défiance contre le Premier ministre
Le bureau de l’Assemblée nationale a décidé, faute de temps, de verser la motion de défiance contre le Premier ministre dans les arriérés à traiter en priorité à la session de septembre 2009. Mais, l’auteur de la motion, le député Clément Kanku, ne veut pas l’entendre de cette oreille. Selon lui, elle devrait être examinée le vendredi 12 juin ou samedi 13 juin 2009 au plus tard. Ce, d’après les dispositions du Règlement intérieur de la Chambre basse.
La motion de défiance du député Clément Kanku a été jugée recevable, dans sa forme et dans son fond par le bureau de l’Assemblée national, d’après une correspondance du bureau à Clément Kanku. Mais, faute de temps, il a estimé qu’il était difficile d’en débattre à la session de mars qui touche déjà à sa fin. L’initiateur a déclaré que cela constitue «une entorse et un discrédit que le bureau vient de faire à la démocratie en gelant la motion». Il soutient que la motion a été déposée en date du 10 juin 2009 à 12 heures. Pour lui, «le Règlement intérieur accorde 48 heures pour qu’une motion de défiance soit traitée en priorité sur toute autre matière». C’est pourquoi, il pense que c’est entre vendredi et samedi derniers qu’elle devait être examinée en plénière et qu’il y avait «suffisamment de temps pour que le premier ministre puisse réunir ses moyens de défense et venir devant les députés».
Selon lui, la lettre du bureau «vient de vider, non seulement les prescrits de la Constitution en ses articles 100, 138, 146 et 147, mais également le Règlement intérieur dans son article 196 qui stipule que le débat et le vote ne peuvent avoir lieu que 48 heures après le dépôt de la motion» d’une part, et d’autre part, «elle prouve que les intérêts de la Nation sont relégués au second plan au nom des alliances politiques et d’une majorité qu’il faut à tout prix protéger». C’est dans cette optique qu’il indique : «Nous dénonçons cette attitude qui tend à bloquer le débat politique et à occulter la vérité afin de permettre au peuple congolais de savoir comment ses ressources sont gérées». Dina BUHAKE
"SCANDALE FINANCIER" DES CONTRAT D'ASSISTANCE TECHNIQUE A L'ONATRA ET LA RVA
Le deputé Martin Mukonkole démonte les arguments de la ministre Jeanine Mabunda du Portefeuille
Sauvée par le gong ! On n'en dirait pas moins de la ministre du Portefeuille, Jeanine Mabunda, qui, vendredi dernier à l'Assemblée nationale, est passée à côté d'une motion de défiance, faute de temps seulement. Martin Mukonkole, auteur de la question orale avec débat adressée à Mabunda au sujet des contrats d'assistance technique passés pour compte de la RVA et l'ONATRA, avait épuisé son temps de parole juste au moment où, dans la chute de ses conclusions après le débat, il s'apprêtait à transformer cette question en motion de défiance et solliciter une enquête dans les deux entreprises. Très à cheval sur les dispositions du Règlement intérieur, Evariste Boshab l'a coupé juste au moment où il venait d’épuiser ses 20 minutes de parole.
Qu'à cela ne tienne, Mukonkole a eu le temps de démonter systématiquement l'argumentaire et les explications de Jeanine Mabunda dans une démarche spectaculaire. Point par point, le député Mukonkole a démontré que, contrairement aux informations livrées précédemment par la ministre du Portefeuille, les partenaires de l'ONATRA et de la RVA (ADG et ADT) touchent bel et bien, et individuellement, des salaires faramineux, et que leurs firmes respectives perçoivent des paiements séparés suivant un échéancier contenu dans les contrats de partenariat. Il a démontré également que ces contrats devraient, en principe, être nuls et de nul effet par défaut de qualité des personnes qui les ont conclu, au nom des deux entreprises qui, conformément aux dispositions de la loi de 1978 alors en vigueur, avaient juridiquement qualité pour s'engager directement.
Dans sa lancée, Martin Mukonkole a fait également voir que, contrairement aux propos de la ministre du Portefeuille, la situation financière, les états d'exploitation et les conditions sociales des travailleurs de la RVA et de l'ONATRA se sont dégradés durant la période d'entrée en exécution des contrats d'assistance technique. Last but not least, il met en doute les compétences académiques de certains des experts étrangers, autant que la moralité de certains autres d'entre eux.
Pour toutes ces raisons donc, Martin Mukonkole a estimé que la ministre du Portefeuille a menti à la représentation nationale et au peuple congolais et que, de ce fait, les députés devaient soutenir la démarche de la conversion de la question orale en motion de défiance. Le temps lui en a manqué. Rien que le temps.
Ci-dessous de larges extraits des conclusions de Martin Mukonkole. Jonas Eugène KOTA
Conclusion en rapport avec le débat sur la question orale avec débat au sujet des contrats d'assistance technique en faveur de l'ONATRA et la RVA
(…) Je tiens à remercier mes collègues pour leur participation très enrichissante à ce débat tout comme je remercie Madame la Ministre du Portefeuille pour son exposé et ses réponses aux préoccupations de la Chambre basse du Parlement même si celles-ci ne m'ont pas convaincu pour la simple raison que Madame la ministre n'a pas apporté de vraies réponses aux principales préoccupations soulevées.
Les interventions très pertinentes des Honorables Députés ainsi que les réponses de Madame la Ministre du Portefeuille m'ont définitivement convaincu de la légèreté avec laquelle le Gouvernement a conclu ces deux contrats et du danger qui guète ces deux entreprises. Le danger, est à la mesure des espérances illusoires placées par le Gouvernement sur des partenaires qui se sont montrés, en définitive, incapables de répondre aux attentes du peuple congolais dans ce domaine.
Le Gouvernement congolais, comme nous allons le démontrer, a commis une grosse erreur stratégique en signant ces contrats d'assistance technique, car la solution pour redynamiser nos entreprises publiques ne passe forcément pas par ce type des contrats qui nous font perdre de l'argent, mais plutôt par l'assainissement du milieu congolais des affaires et par l'affirmation de l'Etat de droit grâce auquel les investissements seront protégés mais surtout les mauvais gestionnaires sanctionnés à la suite d'un contrôle rigoureux de la gestion de nos entreprises.
En plus, si nous voulons réussir à redynamiser nos entreprises publiques, nous devons absolument bannir le clientélisme politique dans le management de celles-ci. C'est parce qu'il y a absence totale de sanction doublé d'une mainmise politique absolue que l'expertise congolaise est étouffée et ses mérites méconnus. Car, c'est cela la raison fondamentale qui a poussé le Gouvernement à recourir malencontreusement à l'expertise étrangère. Notre Gouvernement ne fait pas confiance au management national, mais il oublie que c'est lui-même qui a posé les fondements de sa faiblesse en instaurant systématiquement le clientélisme politique et l'impunité comme mode de gestion de l'Etat et, partant, de nos entreprises publiques.
Sans un changement radical des mentalités, qui ne passe pas seulement par une réforme des textes juridiques, nos entreprises ne seront jamais compétitives. Aujourd'hui, Madame la ministre veut nous vanter les mérites des contrats d'assistance technique ; Cela est une bonne chose. Mais, elle oublie que ces contrats sont conclus pour une durée bien déterminée en dehors du fait qu'ils sont très coûteux. Au bout de deux ans, ces expatriés vont partir ; qu'allions-nous donc faire après ? Signer un autre contrat ? Je dis non. La logique et la sagesse s'opposent à cette façon de procéder dans la mesure où nous formons des cadres congolais pour qu'ils prennent en main la destinée de notre pays. Nous devons donc nous poser la question de savoir ce qu'il faut faire pour les rendre compétitifs. Ce n'est qu'à cette unique condition que nous pourrons nous en sortir.
J'en viens maintenant à la démonstration dés anomalies de ces contrats que Madame la Ministre a voulu couvrir dans son exposé.
Premièrement, il me revient de relever que le COPIREP ne pouvait pas engager l'ONATRA et la RVA en signant en leur lieu et place ces deux contrats. En effet, au moment de la conclusion de ces contrats, les deux entreprises concernées avaient le statut d'entreprises publiques selon l'ancienne loi no 78/020 du 6 janvier 1978. En vertu de ces statuts, elles, jouissent et jouissent encore aujourd'hui de la personnalité juridique qui leur confère le droit de poser des actes juridiques sous réserve de l'autorisation de la tutelle administrative et financière du Portefeuille.
Or, il est malheureux de constater que ces deux entreprises publiques ont été écartées dans la conclusion de ces contrats, A leur place, le Gouvernement a préféré confier sa mission au COPIREP en violation de la loi. Je dénonce donc cette violation qui, en principe, aurait dû entraîner la résolution de ces contrats pour défaut de qualité dans le chef du COPIREP.
Deuxièmement, je me vois dans l'obligation de réfuter les propos de Madame la Ministre du Portefeuille au sujet des rémunérations versées par la RVA et l’ONATRA, qui ne seraient pas directement versées aux experts mais plutôt à leurs firmes. Cela est une énorme fausseté et dénote même d'un certain manque de considérations envers les représentants du peuple que nous sommes. Je veux donc lui démontrer le contraire.
En effet, Honorable Président, l'annexe C du contrat conclu entre le COPIREP et PROGOSA donne les noms des membres clés du personnel ainsi que les sous-traitants amenés par la firme étrangère. Au regard de chaque nom, il est indiqué la fonction que la personne occupe dans la Direction de l'ONATRA. A l'annexe D de ce contrat, un tableau ventilé de la rémunération du personnel clé est clairement lisible. Ce tableau donne les montants de la rémunération mensuelle en Euro pour chaque membre de ce personnel clé pris individuellement, en partant de Î'ADG au Directeur de l'Audit. Plus que cela, le tableau fixe même ie total de leur rémunération pour toute la durée du contrat, soit pour 24 mois sans compter les avantages comme les frais de voyage aériens internationaux (5000 Euros par personne et par voyage) et les frais de confection et d'envoi des rapports.
Nulle part, en effet, il est mentionné dans ce contrat que ces rémunérations iront à la firme. Les rémunérations versées à la firme sont fixées au point 6.4. (a) du contrat, En effet, les rémunérations en faveur de la firme sont échelonnés de la manière suivante :
- 600.000 Euros versés à la signature du contrat ;
- 250.000 Euros à verser après remise du rapport diagnostic et du plan de stabilisation des opérations à mettre en œuvre ;
- 420.000 Euros seront versés au terme du 3ème, 6ème, 9èrne, 12ème, 15ème, 18ème et 21ème mois des prestations;
- 200.000 Euros seront versées après remise du rapport à mi-parcours ;
- 343.112 Euros à verser après remise du projet de rapport final et la remise du rapport final.
Lesdits contrats stipulent, en outre, des paiements en Francs congolais au bénéfice de PROGOSA et ADPI - KPMG. Mais il est étonnant de constater qu'il n'existe aucune trace de versement d'un quelconque montant en franc congolais. On en vient donc à se poser la question de savoir quelle est la hauteur de ce montant et où va-t-il ? Vous remarquerez que Madame la Ministre n'a malheureusement pas rencontré cette préoccupation.
La même logique est respectée dans le contrat conclu entre la RVA et ADPI - KPMG dans ses annexes C et D.
Comme on peut bien le constater, les rémunérations dues à la firme sont clairement spécifiées et n'ont rien à avoir avec les rémunérations versées aux experts. Pour preuve, les extraits des virements bancaires opérés par l'ONATRA en faveur de la firme PROGOSA par le truchement de la BIAC, de la BIC et RAWBANK depuis avril 2008 jusqu'à janvier de cette année sont plus éloquents à ce sujet et s'élèvent déjà à 3 millions de dollars. Chose étonnante, les comptes qui sont actionnés en faveur des firmes concernées sont ceux des intermédiaires et non aux noms de celles-ci. Il y a de quoi chercher à en savoir le pourquoi.
En conséquence, je persiste dans ma position qui consiste à dire que ces experts touchent des salaires faramineux, lesquels leur sont du reste versés par la RVA et l’ONATRA. En plus, c'est ici l'occasion pour moi de préciser que ces mandataires expatriés s'octroient trimestriellement des congés à la charge toujours des entreprises congolaises. En plus, ces sorties qui sont fréquentes sont effectuées sans autorisation des autorités compétentes ni ordre de mission. Alors qu'étant nommés par Ordonnance présidentielle, les concernés devraient se conformer à la législation congolaise qui régit les mandataires publics.
Ainsi, la plénière, après cette démonstration, vient de comprendre que Madame la Ministre du Portefeuille n'a pas dit la vérité à la Représentation nationale et par ricochet au peuple congolais.
De ce fait, je demande à la plénière d'en tirer toutes les conséquences en décidant une motion de défiance contre ce membre du Gouvernement qui se permet de tromper délibérément le peuple congolais.
Au surplus, on se pose la question de savoir pourquoi Madame la Ministre du Portefeuille se fourvoie à défendre mordicus ces contrats. Je n'irai pas jusqu'à l'accuser d'avoir des intérêts quelconques dans ces firmes, loin de là (…)
Madame la Ministre a aussi soutenu que la situation financière de ces deux entreprises, les états d'exploitation de celles-ci et les conditions sociales de leurs travailleurs se sont considérablement améliorées depuis l'arrivée de ces experts. J'aurai voulu rêver comme elle d'un tableau si paradisiaque. Hélas, les réalités économiques sont têtues. Le tableau n'est pas si rosé comme semble l'affirmer Madame la Ministre.
En effet, après 14 mois d'exécution du contrat et à 10 mois seulement de l'arrivée du terme, on est dans la tristesse de constater que les activités de la RVA et de l'ONATRA sont loin de se stabiliser.
Tenez, en ce qui concerne l'ONATRA, par exemple, on peut signaler qu'à la prise des fonctions du nouveau Comité de gestion, l'ONATRA transportait sur les chemins de fer 12.658 Tonnes alors qu'en février 2009, ii n'en transporte plus que le tiers soit 4.388 Tonnes. Le Port de Kinshasa manutentionnait en février 2008, 21.140 Tonnes. Une année après, il ne manutentionne plus que 14.774 Tonnes. Le CN réalisait en février 2008, des recettes de l'ordre de 46 millions 164 milles 639 francs congolais alors qu'une année après, les recettes sont tombées à 28 millions 491 milles 390 francs congolais. A l'arrivée de PROGOSA, le taux de disponibilité de locomotive était de 5 à 6 locomotives, aujourd'hui, nous sommes à 3 locomotives sans compter le fait que le train voyageur Matadi -Kinshasa est supprimé et le trafic du bief maritime Borna -Banana est inexistant. Aujourd'hui, l'évacuation des produits par route à partir du port de Matadi s'élève à 96 % alors que le chemin de fer battait le record du trafic avant l'arrivée des oiseaux rares du groupe PROGOSA.
La même situation est à déplorer au niveau de la RVA où les états financiers des exercices 2006, 2007 et 2008 contredisent les affirmations de Madame la ministre qui, du haut de cette tribune, a affirmé que la production de la RVA était décroissante avant l'arrivée des experts expatriés.
En effet, pour l'exercice 2006, la RVA a réalisé une production de 52 millions de dollars. En 2007, la production affichait 58 millions de dollars. En 2008, cette production s'élevait à 67 millions 826 milles 980 dollars, soit en constante augmentation avant l'arrivée des experts du groupe ADPI-KPGM. On observe même l'apparition d'une nouvelle taxe, appelée IDF, nouvelle trouvaille des dirigeants actuels qui font payer aux voyageurs des vols domestiques et internationaux en raison de 10 dollars pour les vols nationaux et de 50 dollars pour les vols internationaux. Il est étonnant de constater que l'argent résultant de cette taxe est logé dans un compte secret dont seuls les experts de ADPI-KPMG en connaissent les ficelles. Dès lors, je ne vois pas la transparence dans la gestion tant vantée par Madame la ministre du Portefeuille.
Qui dit mieux, Honorables députés et chers collègues ? Ce n'est certainement pas Madame la ministre qui s'est même permise de donner de faux chiffres en ce qui concerne la production de la RVA en 2008, qu'elle a estimée à 40 millions de dollars tout cela pour sous évaluer les efforts de l'expertise congolaise.
Il existe encore beaucoup d'autres données qu'on n'aura pas le temps d'exploiter ici. Cela revient à dire que l'apport de l'expertise étrangère est contestable à bien des égards. L'optimisme affiché par la Ministre du Portefeuille ne saurait être partagé par la représentation nationale.
Madame la Ministre a, du haut de cette tribune, d'une part vanté l'expertise étrangère et, d'autre part, affirmé l'entière disponibilité de ces experts au seul profit dé ces deux entreprises. Qu'il me soit permis ici de lui dire que la représentation nationale émet quelques doutes quant à ce. En effet, il se pose un problème de CV de ces experts dont certains auraient le niveau de diplômé d'Etat. Peut-elle nous produire les curriculum vitae de ce personnel qu'on qualifie de clé et des experts qui les accompagnent ? Des doutes sérieux pèsent sur le niveau d'études de certains d'entre eux. Pour dissiper tout malentendu, je pensais que Madame la Ministre pouvait nous dévoiler, dans son exposé, leurs profils et les critères sur base desquels PROGOSA et ADPI - KPMG ont procédé pour leur recrutement.
En outre, il se pose un sérieux problème de la moralité de ces groupes et de certaines pratiques qui s'y déroulent. L'ADT de l'QNATRA, excédé par ces pratiques douteuses, a claqué la porte et est réparti chez lui. Preuve que certaines choses ne sont pas claires.
Il convient aussi de relever les graves soupçons qui pèsent sur Monsieur Jacques DUPUYDAUBU. Celui-ci est notoirement connu pour ses mésaventures au Togo, au Gabon, au Sénégal voire au Congo - Brazzaville. Au Togo, cet homme d'affaires jugé peu scrupuleux, chargé de la gestion du port autonome de Lomé, s'était donné le luxe de faire inaugurer au Président EYADEMA, par deux fois, les travaux de modernisation de ce port. Jusqu'à la mort de cette illustre personnalité, cet homme d'affaires sulfureux n'a jamais commencé les travaux de modernisation du port de Lomé. Aujourd'hui, l'homme a foui le Togo où il est recherché pour fraude fiscale. Le profil peu rassurant de cet homme ne nous rassure quant à sa volonté de remettre sur orbite l'ONATRA puisqu'il est habitué à se remplir les poches au détriment des pays où il est installé. Cela explique pourquoi le contrat prévoit des exonérations fiscales en faveur de sa firme.
A 10 mois de la fin du contrat PROGOSA, on ne peut s'empêcher d'établir un constat d'échec. Etant donné que les parties au contrat ont déjà exécuté plus de la moitié du temps convenu, on devait s'attendre à palper du doigt les réalisations de ces experts. Or, à 10 mois de l'arrivée du terme, rien de concret n'est réalisé. Au contraire, on constate un manque de vision et de leadership managériaux dans le chef des experts PROGOSA qui trahissent une carence criante d'une planification stratégique des actions ; on constate également la non tenue des réunions des instances dirigeantes des entreprises, la créations d'organes non légales comme le Comité exécutif à l'ONATRA, l'absence criante du dialogue social et signature du contrat de cession de la manutention aux ports maritimes à des taux prohibitifs au préjudice de l'office.
Au sujet du dialogue social et de la création des organes non statutaires, le Premier Ministre, en date du 15 avril 2009, a demandé aux dirigeants de l'ONATRA de respecter les organes statutaires compétents pour la prise des décisions, d'associer les syndicalistes et d'initier une évaluation à mi-parcours de ces contrats d'assistance technique.
Mais des informations à notre disposition, il s'avère qu'à la toute première réunion d'évaluation du contrat PROGOSA qui vient d'avoir lieu au début de cette semaine, le COPIREP et le Portefeuille ont refusé que les mandataires de nationalité congolaise et ses syndicats des travailleurs de l'ONATRA y participent. J'aurais souhaité que la parole soit accordée aux mandataires de nationalité congolaise ADGA et ADT de ces deux entreprises. Mais, je crains que cette démarche débouche sur une révolte totale des membres du personnel de ces deux entreprises à cause des révélations qui pourraient en résulter. Que dire alors du contrat ADPI-KPGM dont le COPIREP et le Portefeuille n'ont jamais évalué l'état d'exécution ?
Madame la Ministre a aussi vanté l'engagement des Dockers dans les ports de l'ONATRA et a fustigé l'existence des contrats de sous-traitance qui alourdissaient, selon elle, les charges de l'office. Il me revient de lui dire que tout cela est faux ! L'actuel Comité de gestion de Î'ONATRA a signé un contrat de sous-traitance avec la firme New force qui s'est engagée à mettre à la disposition de l'ONATRA des Dockers sous contractuels. Où est donc le changement tant vanté ? Je n'en vois aucun.
II ressort clairement, de ce qui précède, que le Gouvernement doit, non seulement, revoir ces deux contrats mais aussi les autres contrats du même genre qui lient certaines entreprises publiques à des firmes étrangères. II est inconcevable de parler de redressement quand on confie cette tâche à des prédateurs. L'ONATRA et la RVA n'ont pas assez des ressources pour supporter un tel calvaire. En maintenant ces contrats, le Gouvernement risque d'aboutir à l'effet contraire à celui désiré. Les signaux alarmants en provenance de l'ONATRA et de la RVA renforcent mes craintes. En effet, les travailleurs de l'ONATRA et de la RVA n'ont vu aucune amélioration de leurs conditions sociales depuis l'arrivée de ces experts. Au contraire, le fossé ne fait que s'accentuer. Les travailleurs de ces deux entreprises accusent toujours des arriérés des salaires contrairement aux allégations de Madame la ministre. J'aurais aimé la voir accordé la parole aux représentants du personnel de ces deux entreprises qui allaient nous édifier par leurs témoignages.
Madame la Ministre est d'avis avec moi qu'il est désormais impossible d'accorder une quelconque chance à la réussite de ces contrats, puisque le temps qui reste, par rapport à celui déjà consommé, ne peut pas permettre de prétendre à un quelconque redressement de la situation.
De tout ce qui précède, je sollicite de !a représentation nationale:
1. l'adoption, par la plénière, d'une motion de défiance contre Madame la Ministre du Portefeuille pour avoir trompé;
2. que le Ministre des Finances cité par elle nous donne l'état des paiements opérés par le Trésor en faveur de PROGOSA et ADPI - KPMG en précisant les différents libellés des comptes et des opérations ;
3. qu'une enquête parlementaire soit diligentée à l'ONATRA et à la RVA pour s'enquérir de l'état d'exécution des contrats sus-évoqués, des performances réalisées, des conditions sociales des travailleurs et proposer des pistes de solutions pour un bon avenir de ces deux entreprises.
Je dis et je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 12 Juin 2009
Honorable Martin MUKONKOLE
"GESTION DES SERVICES SPECIALISES ET DES CONTRATS FORESTIERS
Endundo satisfait, Emery Okundji en « pleurs » !
La séance plénière de l’Assemblée nationale du mercredi 10 juin 2009 au Palais du peuple, a été essentiellement marquée par des réponses de certains membres du Gouvernement aux questions orales avec débats, leur adressées par des membres de la Chambre basse du Parlement. Parmi ces ministres, figurent entre autres, M. José Endundo Bononge, Mmes Jeanine Mabunda, Generose Lushiko, respectivement ministres de l’Environnement, conservation de la nature et tourisme, du Portefeuille et de l’Urbanisme et habitat.
En ce qui concerne le ministre José Endundo, il a répondu à la question orale avec débat, du député Kimeme Bin Rukohe, relative à la gestion des services spécialisés et des contrats forestiers. Dans sa requête, l’auteur de la question a interpellé le ministre pour obtenir de lui tous les enjeux des contrats forestiers et leurs retombées immédiates sur la vie des populations autochtones. Il s’agit, pour ainsi dire, de la forêt de la Cuvette centrale du district du Sankuru dans la province du Kasaï Oriental.
Ces forêts, faut-il le rappeler, ont été déclarées « patrimoine de l’Unesco», au terme des arrêtés signés à cet effet par le ministre de tutelle. Dans sa réponse, le ministre José Endundo qui n’a pas caché son satisfecit, a déclaré en substance que ces dispositions sont salutaires pour les populations autochtones. « Pour une fois, les populations du Sankuru vont bénéficier de leur forêt », s’est limité à dire le ministre, sans fournir trop de détails pratiques.
Pendant que le ministre José Endundo se dit satisfait, les élus du Sankuru, par contre, versent des larmes chaudes. C’est le cas du député national Emery Okundji. Pour lui, cette décision est d’une incidence fâcheuse, sinon nocive sur les vies des populations de sa circonscription électorale. « En ma qualité de représentant du peuple, je ne me vois pas porter de muselières devant un problème de haute portée comme celui qui touche directement à la vie de nos populations. Ce n’est pas parce que je suis originaire de Sankuru que je condamne l’approche des autorités politico-administratives dans la passation de certains marchés locaux aux tiers. Devant la misère de mon peuple et n’importe quel problème touchant aux intérêts supérieurs de la nation, je ne me tairai jamais. »
SANKURU : UN DISTRICT AGRICOLE
Toujours dans sa réaction aux arrêtés ministériels portant sur la gestion des services spécialisés et des contrats forestiers, le député Emery Okundji ne va pas par le dos de la cuillère. « Nous avons été estomaqués par les déclarations du ministre. Le Sankuru est un district à vocation agricole. Par conséquent, les arrêtés signés par le ministre ont une incidence directe, non seulement sur les travaux du sol, mais aussi et surtout, sur les vies des filles et fils du Sankuru. C’est pour nous le moment de rappeler que ces dispositions créent des tensions sociales et des troubles sociaux. Nous, députés du Sankuru, redoutons la famine qui guète déjà nos populations. »
Parlant au nom de ses électeurs, l’élu du Sankuru appuie son argumentaire sur les principes, les règles du jeu démocratique. Selon lui, on ne peut pas gouverner sans tenir compte de l’opinion. « Nous parlons beaucoup de la démocratie. Mais, nous ne nous soumettons pas à ses exigences. Référons-nous à la conception que se fait l’un des anciens présidents américains, M. Abraham Lincoln, qui dit que la « démocratie est un pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple.» Loin de moi, l’intention de donner des enseignements de sciences politiques. Mais seulement, cette définition de la démocratie rencontre celle de Jean-Jacques Rousseau qui dit que la « démocratie est le droit des peuples de disposer d’eux-mêmes ». Par cette participation indirecte à la gestion de la chose publique, le peuple ne doit pas être tenu à l’écart de l’instance de prise de certaines décisions touchant directement à sa vie », fait comprendre M. Emery Okundji.
Par ailleurs, ce député de l’opposition politique institutionnelle souligne que la finalité de tout pouvoir démocratique c’est le peuple. « Comment peut-on comprendre que devant la Représentation nationale, le peuple dont le ministre prétend avoir sauvegardé les intérêts, ne soit ni informé du bien-fondé des Arrêtés concernés, ni mis au courant, ni au processus de décision ? Partant, nous sommes en droit d’exiger au ministre des éléments de réponse à quelques questions que nous estimons capitales. La première est de savoir si le ministre peut, ne serait-ce que pour nous situer, circonscrire le plan géographique et les emplacements frappés par ces Arrêtés. En second lieu, les Arrêtés que je considère comme des mesures d’expropriation pure et simple, ont-ils suivi les étapes requises ?» Troisièmement, le député national Emery Okundji, dans sa curiosité, cherche à savoir si le ministre s’était donné la peine de consulter les autorités traditionnelles et coutumières du district du Sankuru. Enfin, le jeune député du Sankuru va plus loin. « Le ministre est-il au courant que dans certains milieux, de vastes espaces appartiennent à des clans ? Si le processus est irréversible, qu’est-il prévu en retour en termes de compensation à ces larges couches de la population vivant essentiellement des forêts mais qui se trouvent expropriées de leurs domaines naturels ?»
UNE VIOLATION DE
LA CONSTITUTION
Tout en reconnaissant que le ministre Endundo Bononge qui a agi dans la logique de la continuité du pouvoir de l’Etat, n’est pas le véritable auteur de ces Arrêtés, le député des Forces nationales pour l’union et la solidarité (FONUS), soutient que ces dispositions sont une violation de la Constitution, spécialement en son article 34. Cette disposition de la loi stipule : « la propriété privée est sacrée. L’Etat garantit le droit à la propriété individuelle ou collective, acquis conformément à la loi ou à la coutume. Nul ne peut être privé de sa propriété que pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité octroyée dans les conditions fixées par la loi.»
Se basant sur cette disposition de la loi fondamentale du pays, le député Emery Okundji n’entend pas avaler sa langue. Le gouvernement doit, selon lui, revoir certaines dispositions. Dans sa conclusion, il soutient que la pire de gestion de la chose publique est celle qui ne tient pas compte des desiderata de la population. « La gestion du pays d’hier, doit être différente, mieux l’antithèse de celle d’aujourd’hui. Nous devons éviter à tout prix de diriger comme si les élections n’ont jamais eu lieu dans ce pays. Si, par le passé, les dirigeants du pays arrivaient à décider du sort du peuple ou de la population à partir d’un bureau climatisé, aujourd’hui, nous devons avant tout, sensibiliser, informer et surtout prendre en compte le point de vue d’une population concernée avant de prendre n’importe quelle décision. En associant la population dans le processus de prise de décision, on gagne sa confiance. Certes, il existe des meures coercitives, impopulaires que l’Etat peut prendre. Mais l’expérience renseigne que les décisions négociées avec le peuple débouchent sur une gestion transparente de la chose publique et sont les mieux exécutées », a-t-il conclu.
Laurel KANKOLE
Un cadre des affaires foncières sous examen judiciaire’
Un cadre de la circonscription foncière de la Tshangu, dans la ville de Kinshasa, vient d’être mis à la disposition de la justice afin de répondre aux soupçons qui pèsent sur lui sur les cas de «faux et usage de faux en écriture».
C’est à l’issue d’une séance de travail présidée vendredi par le ministre des Affaires foncières, Me Maj Kisimba Ngoy, à laquelle prenaient part le Secrétaire général audit ministre, M. Lifaefi Lofoli, le Conservateur des titres immobiliers de la Tshangu et son Chef de division de cadastre ainsi que l’Inspecteur général adjoint de la Police judiciaire de Parquet, M. Ndongo, qu’il a été décidé l’ouverture d’une enquête judiciaire à charge de ce cadre.
En effet, selon le directeur du cabinet du ministre, M. José Liongo, le responsable n°1 des Affaires foncières a été saisi d’un cas qui s’apparente à un «faux et usage de faux» se rapportant à l’imitation de la signature de Mme le Conservateur des titres immobiliers (CTI) de la Tshangu. C’est dans ce contexte que le ministre Maj Kisimba Ngoy a convoqué d’urgence cette rencontre pour passer en revue la situation qui prévalait dans cette circonscription et le cas échéant, vérifier la véracité de ces dénonciations avant de décider de l’enquête au niveau de la justice.
Il s’agit là d’une situation qui a permis au ministre Maj Kisimba de tirer au clair, avec son secrétaire général et les responsables de cette circonscription, une situation tendant à discréditer le travail abattu sur le terrain dans le cadre de la mise en exécution du programme du chef de l’Etat dans le secteur foncier.
Au cours d’une rencontre dans son cabinet de travail avec les CTI, les Chefs de division de cadastre (CDC), les chefs de bureau et les directeurs du secrétariat général, Maj Kisimba Ngoy avait mis en garde tous ces collaborateurs et leur a indiqué que la porte de la prison était ouverte à tout fauteur de troubles dans la gestion de son ministère assigné à réaliser des recettes pour le compte du Trésor public.
L’Inspecteur général adjoint de la Police judiciaire de parquet, M. Ndongo, a dit qu’il venait de se saisir d’un cas du cadre avec la lutte contre les anti-valeurs déclenchée par le ministre de la Justice et Garde des sceaux, M. Luzolo Bambi Lesa. Pour le moment, a-t-il souligné, le cadre qui vient d’être mis à la disposition de la justice jouit encore de la présomption d’innocence. C’est la fin de l’enquête qui décidera éventuellement de son inculpation. FDA
SEJOUR DE L'ADMINISTRATEUR DU PNUD EN RDC
Helen Clark impressionnée par les opérations de révision du fichier électoral
L’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Mme Helen Clark qui séjourne depuis vendredi 12 juin 2009 à Kinshasa, a eu une activité importante samedi 13 juin. Parmi ces activités, il y a lieu de citer la descente qu’elle a effectuée dans un des centres de révision du fichier électoral. C’est ce qui justifie sa présence au centre de l’ISP Gombe, où elle était impressionnée de la manière dont le travail s’effectue sur le terrain. Elle a, à cet effet, vu le processus de ce travail jusqu’à la plastification de la carte d’électeur. A ce sujet, elle a été impressionnée par l’engouement des jeunes gens de se faire enregistrer dans ce centre pour se procurer ce document.
A en croire M. Crispin Kankonde, troisième vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI), superviseur de la commission spéciale chargée de la logistique des opérations de révision du fichier électoral, il est bien que l’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) vienne ici pour s’enquérir de l’avancement des travaux. Parce que, quand les bailleurs financent les opérations à la Commission électorale indépendante (CEI), les différents fonds sont gérés par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Répondant à la presse sur la question de l’exigence des policiers de faire payer le document de perte des pièces à la population, M. crispin Kankonde a déclaré qu’en dehors des dispositions électorales prévues par la loi, la population doit savoir que l’octroi de la carte d’électeur est gratuit. D’après lui, concernant le payement, de perte des pièces imposé à la population, il a apaisé les esprits, qu’un arrangement sera trouvé avec la police. Car ce document est également gratuit au même titre que la carte d’électeur. Donc, il n’y a pas de frais à payer pour obtenir ces pièces.
Simard Simon TSOUMBOU
A TRAVERS UN OUVRAGE
Colette Tshomba immortalise son mandat pour les Congolais de l'étranger
Le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, a porté aux fonts baptismaux, le samedi 13 juin dernier un ouvrage intitulé: «Reconstruire la République démocratique du Congo avec les Congolais de l’étranger: axes stratégiques et principaux défis». Oeuvre de Mme Colette Tshomba Ntudu, le livre rend compte des activités qu’elle a réalisées depuis sa désignation comme vice-ministre en charge des Congolais de l’étranger et leur implication dans la reconstruction de la RDC.
Publié à Paris aux éditions l’Harmattan dans la collection comptes rendus, fondée et dirigée par Eddie Tambwe, ce livre comporte 130 pages structurées en 8 chapitres. S’appuyant sur son expérience professionnelle en sa qualité de vice-ministre des Congolais de l’étranger, l’auteur estime que ce livre constitue un compte-rendu de la volonté politique matérialisée du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, d’impliquer de manière quantifiable les Congolais de l’étranger dans la reconstruction de la RDC.
L’auteur utilise un style narratif, attirant et aisé, alliant les hyperboles et l’euphémisme. Au premier chapitre, elle circonscrit les termes diaspora, mondialisation ainsi que le binôme migration et développement, et se fonde sur l’appel lancé à la diaspora congolaise par le chef de l’Etat, conscient du potentiel économique, social et humain qu’elle représente pour avoir passé une partie de sa jeunesse à l’étranger.
Au deuxième chapitre, l’auteur relate les péripéties de sa longue campagne d’information et de sensibilisation dans une dizaine de pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique. Ce périple lui a permis d’aller écouter et cerner les préoccupations des congolais de l’extérieur et leurs suggestions avant de s’inspirer des expériences des autres.
Aux troisième et quatrième chapitres, l’auteur dit sa fierté d’avoir initié et réalisé, sous le haut patronage du chef de l’Etat, les premières Assises nationales des Congolais de l’étranger, du 30 juillet au 5 août 2008, avec l’appui du PNUD. Une véritable rencontre historique qui a démontré la volonté politique du Gouvernement d’impliquer désormais la diaspora congolaise dans la dynamique de la reconstruction.
Le cinquième chapitre dévoile les principales recommandations des premières Assises qui ont eu l’avantage de poser, pour la première fois, la problématique de la double nationalité, du droit de vote, des visas permanents, etc, et permis de doter les associations extérieures d’un cadre fédérateur, «la Coordination générale des Congolais de l’étranger», interface du Gouverment avec un comité provisoire pendant que la Maison des Congolais de l’étranger et des migrants (MCDEM), le site Internet (www.mcdem.cd), la désignation des points focaux au sein de chacune des Ambassades congolaises ainsi que la promotion du dialogue et des partenariats migratoires sont devenus une réalité
Au sixième chapitre, l’auteur présente le projet de création de la MCDEM comme un produit logique des Assis
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