Profession: promoteur d’école
Dur, dur la rentrée scolaire! Il ne fait pas bon d’être parent d’élève en cette période. Pour emprunter au lexique de l’aviation, on dirait que c’est la «basse saison» pour les parents.
Mais, le temps n’est pas morose pour tout le monde. Il est une catégorie sociale qui bénit le ciel. Il s’agit des promoteurs d’écoles privées. Pour ces derniers, la rentrée des classes est plutôt une aubaine. Septembre constitue pour les propriétaires d’écoles une véritable « haute saison».
Les promoteurs d’écoles privées surfent sur l’insuffisance d’offre publique pour imposer leur loi .Ils ne lésinent sur aucune rubrique pour truander les pauvres parents. L’éventail des frais est à très large spectre. Des frais d’inscription ou de confirmation -c’est selon- aux «interventions ponctuelles». Entre les deux, le parent d’élève doit s’acquitter du minerval dont le taux en dollars va crescendo à mesure que l’année scolaire avance. Certains promoteurs d’écoles poussent leur imagination plus loin en contraignant les parents à acheter au prix fort les fournitures scolaires et l’uniforme à l’école. Un véritable business.
Voilà que l’école devient un véritable business. L’élève ne l’est plus vraiment. Il est devenu un client par procuration. Plus il y a d’élèves , mieux c’est pour la santé financière de l’homme d’affaires qu’est «papa» ou «maman» promoteur(trice).
Cet affairisme rampant, qui fait florès dans les écoles privées, participe de la baisse généralisée du niveau d’enseignement tant déploré. Et l’incapacité des pouvoirs publics à réguler de manière idoine ce secteur arrange les promoteurs d’écoles.
Seulement voilà, l’éducation n’est pas un secteur comme un autre. Abandonner des pans importants d’enfants entre les mains des promoteurs sans l’intervention de l’Etat est la meilleure façon de désespérer de l’avenir du pays. L’enseignement est une chose trop sérieuse pour la laisser au premier affairiste venu.
Le signal positif sur le front de l’éducation que constitue la gratuité de l’enseignement mérite d’être suivi par une reprise en mains cohérente de l’ensemble du secteur pour inverser la tendance actuelle. En ce compris les écoles privées. Il est vrai qu’il y a des promoteurs d’écoles qui émergent de la cohue. Ils ne sont, hélas, pas nombreux.
Il est aussi vrai que l’Etat ne saurait tout faire en matière d’éducation. L’apport des opérateurs privés n’est pas de trop. Mais, les pouvoirs publics ont l’obligation de réguler ce secteur dont dépend le devenir de toute une nation. Plutôt que de faire de la communication avec force caméras à la rentrée, le ministre en charge notamment de l’enseignement primaire ferait mieux de s’attaquer aux vrais problèmes de son secteur. Le laisser-aller dans les écoles privées en est un. José NAWEJ
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EDITION N°3685 du JEUDI 02 SEPTEMBRE 2010 |
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La BIC s'installe à Mbandaka
La Banque Internationale de Crédit (BIC) a ouvert, depuis le 20 août 2010, une agence supplémentaire à Mbandaka, en province de l'Equateur. L'événement a eu lieu en présence des autorités locales, des opérateurs économiques ainsi que de la population locale qui, tous, ont salué cette arrivée, dans leur ville, de la " banque au logo d'aigle. " L'ouverture de cette nouvelle agence de la BIC s'inscrit dans sa politique d'élargir son réseau d'agences et son souci d'améliorer son efficacité et de mieux servir ses clients à travers toute l'étendue de la RDC.
A ce jour, la BIC compte 14 agences bancaires dont 6 agences à Kinshasa. 3 agences sont uniquement réservées à Western Union Transfert d'Argent ; ce qui en fait le plus grand réseau d'agences à travers la RDC. La BIC est présente, en dehors de Kinshasa, à Matadi, Boma, Moanda, Mbanza- Ngungu, Beni, Butembo, Bukavu, Lubumbashi et maintenant à Mbandaka.
La nouvelle agence du chef-lieu de l'Equateur offre à la clientèle toute la gamme de produits bancaires de la BIC : comptes courants, épargnes et dépôts ; transferts nationaux et internationaux, crédit, paiements des taxes, bureau de change, Western Union, etc. Très prochainement, il sera procédé à l'installation de la monétique avec des cartes bancaires, des distributeurs automatiques et des terminaux de paiement électronique. Les clients peuvent accéder à ces services tous les jours de 8 à 15 heures de lundi à vendredi et de 9 à 13 heures les samedis. Toute personne désirant contacter l'agence BIC/Mbandaka peut se rendre au 34 de l'avenue Congo-C ou appeler aux numéros 081 21 96 572, 09 91 87 45 41 et 081 81 47 127. JEK
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Matata Ponyo lance le programme de réforme des finances publiques
Le ministre des Finances, Matata Ponyo, a lancé hier le programme de réforme des finances publiques. Le programme vise la modernisation du système congolais des finances publiques ainsi que sa conformité aux standards internationaux.
Selon le ministre des finances Matata Mponyo, ce programme s'étale sur 5 ans. Il vise également la bonne gouvernance économique et a pour priorité la lutte contre la fraude et la corruption.
Radiookapi
Maj Kisimba décide de protéger les réserves foncières
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, a décrété l'urgence sur la création des réserves foncières afin de permettre à l'Etat congolais de concrétiser les différents projets de développement de la Nation congolaise.
Le ministre des Affaires foncières, qui a réuni mercredi dans son cabinet de travail les conservateurs de titres immobiliers (CTI) et les chefs de division de cadastre (CDC) de six circonscriptions foncières de la ville de Kinshasa, a rappelé à ces derniers l'urgence de la création de ces réserves tel que recommandé par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange. Il a souligné que, l'Etat ne peut pas s'engager dans des projets de développement tant que les gens continuent à s'établir d'eux-mêmes sur n'importe quel site.
La création de ces réserves, qui sera sanctionnée par un décret présidentiel, permettra à l'Etat de déterminer la vocation de chacune d'elles par la création des zones agricoles, résidentielles, industrielles, etc. Une Commission a été, à cet effet, mise sur pied par le ministre afin de veiller à la création de ces réserves qui commencent déjà à prendre naissance dans les provinces du Katanga, de l’Equateur et autour de la ville de Matadi, dans le Bas-Congo. Il a exprimé sa préoccupation de voir la ville de Kinshasa s'impliquer au plus vite à travers ses circonscriptions.
Dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires, le ministre Maj Kisimba Ngoy a interpellé ses interlocuteurs sur le respect de la procédure en matière de l'opposition avant de relever certaines plaintes et réclamations contre ceux qui se font entraîner dans l'illégalité faute de la vérification de qualité de l'auteur et du délai prescrit par la loi dans ce domaine.
Maj Kisimba a également instruit les CTI et CDC de mettre en demeure ceux qui détiennent des concessions avec des contrats non renouvelés et ceux qui ne payent pas leur loyer, car, a-t-il indiqué, l'Etat n'a pas seulement des obligations, mais aussi des devoirs.
Enfin, il a passé en revue, avec ses collaborateurs, l'évolution de chaque circonscription et parlé avec eux de la rentrée académique de l'Ecole nationale du Cadastre, de la construction du bâtiment du secrétariat général et de la campagne de vulgarisation du code foncier qui doit se poursuivre sans relâche. FDA
FACULTE DE DROIT A L'UNIVERSITE DE KINSHASA
A l’Unikin, les étudiants passent leur session debout
La faculté de droit de l'Université de Kinshasa (UNIKIN) organise, depuis la semaine dernière, la première session des examens pour l'année académique 2009-2010, dans les promotions de deuxième graduat et deuxième licence. Au niveau de la licence, les examens se déroulent dans des conditions quasi-acceptables. Les étudiants occupent leurs auditoires respectifs transformés en salles d'examen. C’est au niveau du graduat que le bât blesse. Les épreuves se déroulent dans des conditions inacceptables, en violation même des droits des étudiants. Reportage.
L'on se croirait dans une école située au fin fond d'un village enclavé de la République démocratique du Congo. C'est pourtant en plein ex. Louvanium à Kinshasa. Les examens en deuxième année de graduat de droit se présentent dans l'ancien resto-central, mué en deux auditoires depuis les années 1980, l'un au rez-de-chaussée et l'autre au premier niveau. Ces étudiants de G2, qui suivent déjà difficilement les cours dans un endroit presque isolé de l'université, dans des auditoires communément appelés "Manzengele", ont encore du mal à se concentrer pour bien répondre aux épreuves.
Les deux salles d'examen de l'ancien resto-central sont à peine équipées. Celle du rez-de-chaussée contient quelques bancs et pupitres. La salle du premier niveau, par contre, offre un espace vide, semblable à un terrain qu'on peut aménager pour un match de tennis de table. Dans cette situation, les étudiants qui arrivent au campus à temps se précipitent au rez-de-chaussée pour occuper les bancs. Certains vont même jusqu'à réserver des places pour leurs camarades absents. Pour une promotion de près de 700 étudiants, les bancs réservés à cinq personnes, arrivent parfois à être assiégés par 8 ou 9 étudiants. Dans ce cafouillage, seuls quelques 300 étudiants arrivent, cahin-caha, à s’asseoir.
Il suffit de franchir avec toute agilité dix marches d'escalier divisées en deux temps, pour se retrouver dans l'auditoire d'en haut, réservé, pour la plupart des cas, aux étudiants " retardataires ". Le comble là-bas, c'est qu'il n'existe aucun banc, ni chaise ni écritoire. La faculté n'ayant rien prévu par pallier ces insuffisances, chaque étudiant se sent donc obligé de se trouver individuellement des moyens confortables en vue de bien présenter son examen. La location des chaises en plastique fait bonne affaire. Deux cents Francs congolais suffisent pour louer une chaise.
Mais, il faut laisser sa carte d'identité en caution. Le budget des étudiants ne permet pas à tous de louer une chaise. Les moins nantis n'ont pas d'autre choix que de s'asseoir sur le claustrât, voire sur les fenêtres. " Je ne sais comment me concentrer dans ces conditions. En tout cas, je vais miser sur la tricherie(…) Regardez le désordre dans lequel ces chaises sont installées. Même dans une église de réveil ou dans une réunion de parti politique, l'ordre règne ", fait savoir Mika, rencontré debout, papiers duplicateurs en mains, en attente du questionnaire d'examen.
Les droits des étudiants en péril
Pour satisfaire au mot d'ordre du Gouvernement, selon lequel l'année académique en cours doit se terminer au mois d'octobre prochain, l'enseignement à l'UNIKIN s'est dispensé à une vitesse exponentielle. La plupart des professeurs n'ont pas terminé leurs programmes. Pendant que l'horaire des examens était affiché à la valve, les cours continuaient à être dispensés. Pas de blocus, déplorent des étudiants : " le règlement prévoit deux semaines de blocus. Pour cette année, rien n'est prévu, alors que nous avons un horaire marathon. Pas d'intervalle. Pendant deux semaines, jour pour jour, nous passons les examens. Dans quelle disposition psychologique ? ", s'interroge Trésor Nkoy.
Il est bon de clôturer l'année dans le délai, pensent certains observateurs. Mais, cela ne doit pas se passer en violation des droits des étudiants. Le droit à l'éducation est garanti par la Constitution. Il ya aussi le règlement de l'université. Il prévoit que lorsque tous les professeurs ont épuisé la matière selon la charge horaire mise à leur disposition, que l'institution, après avoir accordé deux semaines de blocus aux étudiants, organise la session d'examen. Tout cela doit confortablement se dérouler dans de bonnes conditions pour permettre au récipiendaire de mieux se concentrer. Pour l'année académique prochaine, toutes les batteries doivent, en amont, être mises en marche pour qu'en aval, étudiants et professeurs sortent gagnants.
Rocco NKANGA
EN LIMITANT LE DECRET DE GRATUITE DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE AU SEUL MINERVAL
Tous les enfants congolais du primaire n'iront pas à l'école
Croyant d'emblée que la mesure de gratuité de l'enseignement primaire du Président de la République porterait aussi bien sur les frais liés à la motivation, bon nombre de parents, enseignants voire de syndicalistes ont vite fait de jubiler et de féliciter le Chef de l'Etat pour cette initiative de haute portée sociale.
Cependant, quelle n'est pas leur déception depuis que le Ministre de l'EPSP a précisé que cette mesure ne concerne que les frais de minerval et non ceux en rapport avec la prise en charge des enseignants par les parents.
C'est cela le vrai problème de l'enseignement dans ce pays. A vrai dire, le minerval ne coûte que 100 à 200 Fc par trimestre contre 100 à 200 USD pour la motivation. Quel est ce parent, fût-il paysan, qui garderait son enfant à la maison pour 200 Fc qu'il n'arriverait pas à payer ?
C'est dire que pour espérer scolariser tous les enfants congolais, c'est la prise en charge des enseignants par les parents qu'il faut absolument supprimer et non le minerval.
C'est depuis 1993, avec l'introduction de la fameuse motivation, que l'enseignement en RDC est devenu une affaire des riches. Imaginer un fonctionnaire qui doit scolariser 6 enfants dont 4 au primaire et 2 au secondaire. Les frais de minerval pour ses 6 enfants ne lui coûtent que près de 1000 Fc contre autant de dollars pour la motivation. Il fut une époque où le minerval était le seul type de frais scolaires à payer. C’était l'âge d'or de la scolarisation des enfants en RDC.
L'autre difficulté pour scolariser tous les enfants congolais réside dans la capacité d'accueil des infrastructures scolaires. Il y a des coins en provinces où l'école la plus proche se trouverait à des kilomètres.
Daniel NTOTO
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