QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Kasaï : Au-délà
des apparences...

Aux Kasaï, Joseph Kabila est sur un nuage. Le bastion de l'Udps n'a pas boudé le Raïs.Mieux, les deux villes phares de la citadelle de l'opposition tshisekediste, à savoir Mbuji-Mayi et Kananga, ont fait un véritable triomphe à Joseph Kabila.
Certes, Joseph Kabila effectue une tournée de plus officielle. C'est en sa qualité de garant de la bonne marche du pays que le Raïs sillonne l'espace kasaïen. Mais, en cette période forcément politiquement suspecte, l'accueil monstre réservé au Président en pays luba ne peut pas ne pas faire penser à 2011. D'autant que, dans le gotha politique, tout le monde a, désormais, l'œil rivé sur le calendrier électoral.
Pour incontestable qu'elle soit, cette mobilisation populaire ne devrait, cependant, pas "doper" outre mesure les stratèges du camp présidentiel. D'abord, parce que dans la marée humaine, se trouvent aussi des officiels et autres notabilités locales qui viennent saluer le chef de l'Etat tout court. Ensuite, sous les tropiques, le culte du chef induit une posture volontiers légitimiste. C'est au même cri de "tata aye, nzala esili" que le maréchal Mobutu était ovationné par des foules apparemment acquises à sa cause.
Enfin, au Congo-Kinshasa, l'exhibitionnisme populaire ne rime pas toujours avec la conviction. Dans un pays où le chômage sur fond de précarité est le lot du plus grand nombre, tout est matière à attrouppement. A Kinshasa comme dans l'arrière-pays, avoir plusieurs vocations politiques participe des stratégies de survie. Il n'est pas inhabituel de trouver sur un congolais quantité de T-shirts aux effigies de différents leaders politiques. Difficile donc de quantifier la part de l'adhésion dans ces foules qui peuvent se mobiliser tout aussi massivement pour un autre acteur politique. L'exercice de jauge de popularité est, en plus, rendu malaisé du fait d'absence de culture de sondage.
Aux Kasaï, sans doute plus qu'ailleurs, seule la réponse à l'énigme "énergie"et à l'équation Miba paraît susceptible de faire bouger les lignes. Sur le front de la Minière de Bakwanga, le début de solution apporté par le Raïs est déjà un pas dans la bonne direction. Pourvu que ce pas en appelle d'autres.
Reste que, dans cette espèce de répétition générale qui se met en place, Joseph Kabila aura eu l'heureux mérite d'ouvrir le bal par le saint des saints de l'opposition. A ses disciples de faire des irréductibles kasaïens des... kabilistes.
José NAWEJ


EDITION N°3684 du MERCREDI 01 SEPTEMBRE 2010
AU CORS DES RETROUIVAILLES AU PPRD TSHANGU
Alain Lubamba encourage ses militants à recruter de nouveaux membres
Le président du Collectif des cellules de base de la Fondation Alain Lubamba a animé, récemment, l'antenne matinale de communication populaire au PPRD/Tshangu. C'est ce qui ressort d'un communiqué de presse signé par le secrétaire général de la FAL, Kisito Kalala. Initiée par le secrétaire fédéral de la Tshangu, Mota, cette rencontre était une occasion pour Alain Lubamba de féliciter et encourager les militants du PPRD de cette partie de la capitale à soutenir inlassablement les efforts du Chef de l'Etat, et de se déployer sans relâche pour le recrutement de nouveaux membres pour élargir davantage la base électorale du PPRD et du Raïs.
Par ailleurs, il a exhorté la base du parti à apporter ses énergies et forces vitales au profit de l'idéal de la modernisation et de la reconstruction nationale portées par le Président Joseph Kabila, afin que tout le district de la Tshangu soit totalement acquis à l'initiateur du PPRD.
La rencontre populaire avait, pour Alain Lubamba, un double objectif. D'abord, celui d'armer moralement les militants du PPRD/Tshangu afin de leur permettre de braver la peur, de parler avec fierté et publiquement de leur parti, le PPRD et de leur leader, le Raïs, Joseph Kabila. A en croire Alain Lubamba, le second objectif est d'imposer la culture de tolérance aux adversaires politiques et autres observateurs.
A cet sujet, le président de la FAL a estimé que ces derniers devront trouver normal que les militants du PPRD exhibent publiquement et à tout moment leurs insignes, entretenant ainsi la flamme militante et la cohésion des membres contrairement au spectacle de 2006.
De son côté, le secrétaire fédéral du PPRD/Tshangu, le camarade Léonard Mota, a salué le dynamisme des nouveaux adhérents de la cellule de base Fondation Alain Lubamba. Selon ses dires, cela ne fait que concrétiser le mot d'ordre du secrétaire général du parti, "Pas une parcelle, sans PPRD". Léonard Mota a saisi cette opportunité pour faire la restitution des travaux de l'Université du cinquantenaire tenus récemment à Kisangani.
Le président du collectif des cellules de base de la Fondation Alain Lubamba a mis à la disposition de la fédération du PPRD/Tshangu 2.477 nouveaux adhérents en vue d'élargir la base électorale de son parti, au cours d'une cérémonie organisée le samedi 21 août dernier. La rencontre de soutien à l'antenne matinale de communication populaire s'est tenue le long du boulevard Lumumba à Masina/Pascal. Mathy MUSAU


COMMENTANT LES 46 ANS DE LUTTE POLITIQUE DU PALU
Jean-Baptiste Ntahwa : " A. Gizenga est devenu l'icône de la démocratie "
Cadre du Parti lumumbiste unifié (Palu) et actuel ministre de Budget, Jean-Baptiste Ntahwa est, au cours d’un mini-entretien avec la presse, revenu sur les 46 ans de lutte politique du parti cher à Antoine Gizenga. Il a saisi l'opportunité pour soutenir l'idéologie du patriarche Antoine Gizenga en s'exprimant en ces termes : " A. Gizenga est devenu l'icône de la démocratie ".
Faisant le bilan du Palu, le ministre du Budget soutient que son parti est toujours caractérisé par la discipline et le respect du mot d'ordre du chef. " C'est tout à fait spontané, ce n'est pas à cause de la mobilisation en vue des échéances électorales. Nous sommes satisfaits du fait que nous voyons que tout le monde a adheré à la vision du patriarche et qu'on n’a pas d’efforts à faire vraiment pour mobiliser les troupes ", fait-il savoir.
Jean-Baptiste Ntahwa ajoute que son parti vise à conquérir et conserver le pouvoir. " Que Dieu continue à veiller sur l'unité du parti, lequel n'a pas connu de dislocation depuis 46 ans. Nous croyons que si nous continuons sur la même lancée, on peut dire que le peuple vaincra ". C'est le vœu qu'exprime le ministre du Budget.
S'agissant de la Nation congolaise, Ntahwa exhorte les Congolais à être conscients du destin de leur pays: " Lorsque nous prenons conscience du destin de ce pays, nous allons comprendre, une fois de plus, que nous avons besoin d'être unis pour faire face à l'ennemi qui est là pour voler nos richesses, voler notre paix ".
Revenant sur le Palu, ce cadre du parti cher à Antoine Gizenga pense que le Palu est grand comme à son habitude. Son parti n'a pas manqué l'occasion de défendre sa réputation et son image qui, d'après lui, sont allées au-delà des frontières nationales. Pour Ntahwa, le Palu est aussi témoin des principales mutations de cette époque et dont les idées audacieuses, sans aucun doute avant-gardistes, ont influencé aussi bien l'histoire de la RDC que l'évolution des partis politiques et des hommes qui le font.
" On peut se féliciter de la recherche de la vision patriotique et du souci au sens plus élevés du patriarche Antoine Gizenga, un homme dont les idées novatrices et audacieuses, ont permis de dessiner le profil d'un parti politique qui a incontestablement mis la barre très haut par l'idéologie politique ", ajoute-il.
Antoine Gizenga, selon Jean-Baptiste Ntahwa, reste un homme, un mythe et une vision. " Il est l'un des plus grands leaders politiques en RDC. Un militant et un homme intègre. Tels sont les profils du patriarche Antoine Gizenga ", a conclu le ministre du Budget.

Dieumerci MAYAMBI

CONTROVERSE AUTOUR DU CALENDRIER ELECTORAL
Malu-Malu : " Rien ne peut limiter l'intervention de la CEI en dehors de la CENI "
Intervenant dans un débat d'échange organisé le mardi 31 août 2010 par la composante gouvernance du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Apollinaire Malu-Malu, a été clair au sujet de l'organisation du processus électoral en RDC et autour de la vive controverse qui empoisonne la classe politique congolaise depuis la publication du calendrier des prochaines élections.
" La CEI est en droit d'exercer les prérogatives dévolues à la future Commission nationale électorale indépendante (CENI) jusqu'à son installation. C'est ce que stipule l'article 55 de la loi organique du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI ".
Etant donné que la CEI accomplit ses prérogatives constitutionnelles, le n°1 de l'organe régulateur des élections a indiqué que rien ne peut limiter l'intervention de la CEI, sinon la mise en place de la CENI. A ce sujet, la situation de la Cour suprême de justice, qui exerce à l'heure actuelle les prérogatives de la Cour constitutionnelle, non encore opérationnelle en est une illustration, a-t-il martelé.
A la question sur les concertations politiques devant accorder les violons sur le calendrier électoral, Malu-Malu n'est pas allé par le dos de la cuillère pour indiquer que le processus électoral demande le respect des opérations pré-électorales. Pour le moment, a-t-il précisé, le calendrier des prochaines élections est déjà exécutoire, puisque la révision du fichier électoral est en cours. D'où, il demande aux hommes politiques pessimistes, qui hésitent encore à se conformer au prescrit de la loi, à prendre le train en marche. " C'est à l'Assemblée nationale qu'incombe la tâche d'installer la CENI dans les plus brefs délais qu'il faut s'en prendre. Tout simplement parce que la CEI n'a pas le droit de demander une dérogation pour les élections ". Avant de renchérir. " Les politiciens opposés à ce calendrier électoral doivent savoir que les années 2011, 2012 et 2013 sont consacrées aux élections en général".
D'ailleurs, a expliqué l'abbé Apollinaire Malu-Malu, le calendrier électoral est un premier signal qui sera suivi de concertations sur le processus électoral. La preuve en est que sur 338 partis politiques implantés en RDC, 10% seulement ont déjà leurs représentants au forum des partis politiques sur l'organisation des élections en RDC. Mais, ce forum n'est pas à confondre avec le dialogue politique entre la Majorité et l'Opposition sur la tenue des élections.
A entendre le président de la CEI, sa structure a une traçabilité de décisions sans pourtant mettre à contribution le gouvernement. Réagissant à la question du recensement de la population, Malu-Malu a expliqué que cette opération incombe au ministère du Plan et non à la CEI. Concernant les perspectives d'avenir, il a annoncé qu'une délégation composée des partis politiques, toutes tendances confondues, et de la Société civile sera envoyée au Brésil pour observer comment se fait le vote électronique.
Simard Simon TSOUMBOU