QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3583
Mercredi 07 Avril 2010
BILLET

La nébuleuse Enyele

Bien malin celui qui pourra dévoiler le mystère "Enyele".Une véritable nébuleuse. Peut-être même un prête-nom. Peut-être même encore un paravant ethniciste qui cacherait une organisation politico-militaire. Car, hier il était à la limite compréhensible que les fameux Enyele règlent des comptes séculaires à une autre ethnie dans la bourgade perdue de Dongo.En somme, un cas de figure classique dans cette Afrique les limites territoriales ne correspondent pas toujours aux frontières linguistiques ou tribales.
Mais lorsque les légendaires Enyele investissent la capitale de l'Equateur, les interrogations changent de nature. Avons-nous encore affaire à des drogués d'un autre âge qui troublaient la vie de paisibles citoyens de Dongo et des environs ? S'agit-il toujours de ces guerriers traditionnels armés à l'ancienne et aux motivations parroissiales ? A en juger par la tournure des événements, il est plus que tentant de répondre par la négative. Autrement, on ne comprendrait pas que ceux qui n'apparaissaient ou qu'on ne présentait que comme une poignée de marginaux sèment la confusion à Mbandaka, siège de région militaire et des institutions provinciales.
En attendant de savoir un peu plus sur les assaillants de Mbandaka, difficile de faire l'économie du contexte dans lequel survient cette énième insurrection. Inutile de se cacher derrière son petit doigt: l'Equateur est en proie à une crise politique de légitimité. Dans cette province sociologiquement et politiquement encore favorable au Mlc de Jean Pierre Bemba, les combinaisons politiciennes des élus ne cadrent pas toujours avec l'état d'esprit du " petit peuple".A la suite d'une erreur ou d'un déficit de casting, l'alternative à José Makila et au bureau de l'Assemblée provinciale semble loin d'avoir été trouvée.
Par ailleurs, nul n'ignore que cette attaque contre Mbandaka survient en plein débat sur le départ de la Monuc. Fort de sa souveraineté et de son bon droit, Kinshasa plaide pour un retrait à partir de cette année des forces onusiennes. Voilà que Mbandaka et plus généralement l'Equateur se retrouvent parmi les provinces opérationnelles. Comme les Kivu. Troublant tout de même. Et des sources croisées font état de la mort d'un ou deux casques bleus lors des accrochages à l'aéroport de Mbandaka.
Entre deux crépitements de balle, Kinshasa a sacrement intérêt à identifier la nébuleuse Enyele. Ce pourrait être la clé de l'énigme équatoriale.
José NAWEJ


La nébuleuse Enyele
(06/04/2010)

Bien malin celui qui pourra dévoiler le mystère "Enyele".Une véritable nébuleuse. Peut-être même un prête-nom. Peut-être même encore un paravant ethniciste qui cacherait une organisation politico-militaire. Car, hier il était à la limite compréhensible que les fameux Enyele règlent des comptes séculaires à une autre ethnie dans la bourgade perdue de Dongo.En somme, un cas de figure classique dans cette Afrique les limites territoriales ne correspondent pas toujours aux frontières linguistiques ou tribales.
Mais lorsque les légendaires Enyele investissent la capitale de l'Equateur, les interrogations changent de nature. Avons-nous encore affaire à des drogués d'un autre âge qui troublaient la vie de paisibles citoyens de Dongo et des environs ? S'agit-il toujours de ces guerriers traditionnels armés à l'ancienne et aux motivations parroissiales ? A en juger par la tournure des événements, il est plus que tentant de répondre par la négative. Autrement, on ne comprendrait pas que ceux qui n'apparaissaient ou qu'on ne présentait que comme une poignée de marginaux sèment la confusion à Mbandaka, siège de région militaire et des institutions provinciales.
En attendant de savoir un peu plus sur les assaillants de Mbandaka, difficile de faire l'économie du contexte dans lequel survient cette énième insurrection. Inutile de se cacher derrière son petit doigt: l'Equateur est en proie à une crise politique de légitimité. Dans cette province sociologiquement et politiquement encore favorable au Mlc de Jean Pierre Bemba, les combinaisons politiciennes des élus ne cadrent pas toujours avec l'état d'esprit du " petit peuple".A la suite d'une erreur ou d'un déficit de casting, l'alternative à José Makila et au bureau de l'Assemblée provinciale semble loin d'avoir été trouvée.
Par ailleurs, nul n'ignore que cette attaque contre Mbandaka survient en plein débat sur le départ de la Monuc. Fort de sa souveraineté et de son bon droit, Kinshasa plaide pour un retrait à partir de cette année des forces onusiennes. Voilà que Mbandaka et plus généralement l'Equateur se retrouvent parmi les provinces opérationnelles. Comme les Kivu. Troublant tout de même. Et des sources croisées font état de la mort d'un ou deux casques bleus lors des accrochages à l'aéroport de Mbandaka.
Entre deux crépitements de balle, Kinshasa a sacrement intérêt à identifier la nébuleuse Enyele. Ce pourrait être la clé de l'énigme équatoriale.
José NAWEJ



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































 
A La Une

FACE A LA MENACE contre les INSTITUTIONS QUE CONSTITUE L’ATTAQUE DE MBANDAKA
Affaire Enyele : Parlement et Gouvernement interpellés !
* Les ministres Lumanu (Intérieur) et Charles Mwando (Défense) ce matin à l’Assemblée nationale
Le Vice Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur, ainsi que celui de la Défense et des anciens combattants se présentent ce mercredi à l'Assemblée nationale pour s'expliquer sur la situation qui a prévalu à Mbandaka dans la matinée de dimanche 4 avril 2010. Adolphe Lumanu et Charles Mwando se retrouvent devant la représentation nationale à la suite d'une requête faite par le Président Evariste Boshab. Par rapport à toutes les données qui déferlent déjà dans la presse sur ce qui s'est passé au chef-lieu de l'Equateur, la démarche vaut son pesant d'or au regard de la gravité de ce qui s'est passé.

Il est désormais clair, en effet, que les assaillants de Mbandaka n'étaient pas des "vulgaires " pêcheurs, conquérants d'étangs de poissons. Et l'attaque de Mbandaka n'a pas été la preuve pour l'attester. Leur évolution sur Bomongo, puis Makanza avait éveillé des curiosités avant que le Gouvernement ne se fasse une nouvelle opinion grâce à de nouveaux éléments d'information. Et " Forum des As " indiquait dans son édition de lundi dernier que ces fameux " Enyele " cachaient bien une rébellion.
Ce mercredi donc, c'est face à cet ensemble de faits et à l'évolution des événements que les ministres Lumanu et Mwando vont devoir disserter pour éclairer la lanterne des Congolais à travers leur représentation nationale. Cependant, l'exercice n'aura, certainement, pas à se jouer en sens unique entre l'Exécutif et la Représentation nationale. L'opinion s'attend, en effet, à une interaction qui donnerait aux tristes événements de Mbandaka leur dimension réelle qui est une question de sûreté nationale.
En effet, quelle que soient les motivations qui ont mu et meuvent les assaillants de Mbandaka et leurs parrains encore terrés dans l'ombre, l'opinion s'attend à ce que la classe politique et, par delà, les institutions nationales dégagent une position claire permettant à la Nation de s'approprier ce drame pour y apporter une réplique également appropriée. A ce jour, en dehors de quelques interventions opportunistes, il est question que les institutions politiques, toutes tendances confondues, prononcent un désaveu unanime et républicain de cette méthode forte désormais d'une autre époque à ce stade de la vie démocratique de la RDC.
Plusieurs défis se posent actuellement au pays pour que cette amère cerise ne vienne s'ajouter au décor général que personne de censé ne peut souhaiter. Le jeu démocratique qui s'est dégagé des urnes prévoit des mécanismes de recours pour toute sorte de revendication afin de préserver la stabilité institutionnelle et consolider les efforts de reconstruction, malgré les fortunes qui les caractérisent. Rien, en effet, ne peut, aujourd'hui, justifier le recours à la force pour faire valoir toute revendication.
Si la perspective de la révision constitutionnelle a fait lever les boucliers au sein de la classe politique, toute attaque des institutions publiques, qui incarnent la volonté du peuple exprimée à travers les urnes, devrait mobiliser ces mêmes consciences politiques pour décourager ce genre de velléités. En effet, l'attaque de Mbandaka, qui doit interpeller la responsabilité du Gouvernement qui aura, peut-être, minimisé la question à son départ de Dongo, devrait être abordée, aujourd'hui au Palais du peuple, sous cet angle de responsabilité pour préserver le Congo, et non les factions politiques, de la souillure de plus en plus les pays africains sortant actuellement des conflits.
Jonas Eugène KOTA


Enjeux de l'heue

La MONUC accepte le retrait partiel de ses troupes en RDC
Conformément au voeu de Kinshasa, les troupes de la Mission d’observations des Nations Unies au Congo (MONUC) débuteront leur retrait de la RDC dès le mois de juin 2010. Quant au retrait complet, indique une dépêche de l’Agence France presse (AFP), cela dépendra du degré de protection assurée aux civils et de la stabilité du pays.

Dans un document adressé au Conseil de sécurité, M. Ban-ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, recommande plutôt le renouvellement pour un an du mandat de la Monuc, qui expire, logiquement en fin mai, tout comme la mise en oeuvre d'une première phase de retrait pour quelque 2.000 hommes, surtout déployés dans l'ouest de la RDC. Ban-ki-Moon déclare avoir "pris note" du désir de Kinshasa de voir la Monuc plier bagages d'ici au 31 août 2011.
Le Secrétaire général de l’ONU relève, par ailleurs, qu'"une stratégie de retrait responsable" de la MONUC doit reposer sur l'existence "d'un Etat de droit et d'institutions de sécurité viables". Il insiste notamment sur la nécessité d’assurer "la protection des civils", un sujet jugé crucial dans un pays où les exactions contre les civils ont été multiples pendant et depuis la guerre civile, surtout aux frontières de l'est.
Pour rappel, en fin 2009, le président Joseph Kabila, par personne interposée à l’ONU, a exigé un plan de retrait progressif voulu de la Monuc qui constitue, jusqu’à preuve du contraire, la plus importante force de maintien de la paix dans le monde présente, depuis 10 ans, dans l'ancien Zaïre et forte aujourd'hui de plus de 20.000 soldats. L'Organisation des Nations Unies (ONU), pour sa part, a envisagé un retrait progressif sur trois ans.
Mais, lors de la visite à Kinshasa, en février dernier, du secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, les autorités congolaises avaient demandé un retrait total courant 2011, dont un premier départ de Casques bleus autour du 30 juin 2010, date symbolisant du reste le cinquantenaire de l’indépendance de la RDC.
Dans son rapport au Conseil de sécurité, M. Ban-ki-Moon, se penchant sur cette visite, avait déclaré que la MONUC anticipait sur le Conseil de sécurité en planifiant le retrait du pays de ses 20.000 soldats d'ici fin 2011 en trois phases, dont 2.000 dès juin.
En mi-avril 2011, il est prévu la descente d’une délégation du Conseil de sécurité pour finaliser les discussions avec le gouvernement congolais avant de définir le nouveau mandat de la Mission, a confirmé lundi à New York l'ambassadeur du Japon à l'ONU, Yukio Takasu, président du Conseil ce mois-ci.
Il importe de préciser que la délégation sera à Kinshasa, les 18 et 19 avril, avant de se rendre le 20 avril à Goma, au Nord-Kivu, considérée comme une des provinces les plus instables de la RDC ces dernières années. Le 21 avril, les diplomates seront au Rwanda et le 22 avril en Ouganda. M. M.


Didier Etumba et Babacar Gaye débarquent à Mbandaka
Une délégation conjointe FARDC - Monuc conduite par le chef d'état-major général des FARDC, le général Didier Etumba, et le commandant de la force de la Monuc, le général Babacar Gaye, est arrivée hier mardi 6 avril 2010 à Mbandaka peu avant 13 heures locales. Les deux hommes et leurs suites ont pu constater les dégâts de l'attaque des rebelles Enyele le dimanche 4 avril dernier au niveau de l'aéroport, mais également la désolation du personnel onusien employé à cet aéroport.
Cette mission avait pour but d'apporter un message de soutien de la hiérarchie de la mission des Nations unies à son personnel, mais également évaluer la situation sécuritaire avant de décider des dispositions à prendre " pour éviter de nouveau ce qui s'est passé ", comme l'a affirmé le Général Gaye lors de sa rencontre avec l'ensemble du personnel civil et militaire de la MONUC.
Deux avions ont acheminé mardi à Mbandaka des troupes de l'armée républicaine, des armes lourdes et du matériel militaire en provenance de Kinshasa.
Dans son message, le général Babacar Gaye a réconforté les casques bleus qui ont aidé les FARDC à reprendre le contrôle de l'aéroport ainsi que tout le personnel de la Monuc basé à Mbandaka.
Le commandant de la force de la Monuc a appelé les casques bleus à être solidaires: " Nous savons bien que les incidents comme ceux qui viennent de se passer… créent des traumatismes. Effectivement, avoir sa vie en danger est un grand traumatisme, surtout lorsqu'on se trouve soit loin de sa province, loin de son pays c'est un grand traumatisme. C'est pour cela que nous sommes venus vous féliciter pour votre comportement et vous demander d'être solidaires entre vous parce que cette solidarité vous permettra de dépasser ce cap. Bien évidemment, nous allons tirer toutes les leçons de ces incidents en liaison avec nos partenaires des FARDC. Je peux vous dire que ces incidents ont été pris très au sérieux. "
Le général Gaye a aussi ordonné à la police de la Monuc de créer une cellule d'écoute pour tout le personnel de cette institution, victime des traumatismes consécutifs à ces affrontements.

Lente reprise d'activités
Plus de quarante-huit heures après l'attaque des rebelles Enyele sur la Ville de Mbandaka, la vie reprend petit à petit son cours normal. Mais la peur et les traumatismes continuent de hanter les esprits des populations du chef-lieu de l'Equateur. Certains sont sortis des endroits où ils s'étaient terrés. Mais, Mbandaka ressemblait toujours à une ville morte ce mardi 6 avril, avec des rues clairsemées, des magasins et boutiques restés fermés tout au long de la journée. Aucune école ni bureau n'a non plus ouvert ses portes, les gens attendent toujours de voir ce qui va se passer. Surtout, certains affirment " ne pas trop faire confiance à nos militaires qui tirent en l'air et pillent quand ils le peuvent ", comme ce commerçant rencontré devant sa boutique au centre ville.

Des tirs sporadiques entendus dans le quartier Basoko
La piste de l'aéroport de Mbandaka est gardée par les militaires des FARDC et les casques bleus ghanéens de la Monuc. La piste offre une image un peu plus sûre, mais pas l'aérogare. Le terminal de la Monuc a été pillé. Des ordinateurs ont été cassés ou emportés, des bureaux saccagés à la suite des bombardements à l'arme lourde. RO/FDA


POUR ASSISTER AUX FESTIVITES DU CINQUANTENAIRE DE LA RDC, LEC SOUVERAIN BELGE OFFRE UNE CROISIERE
Albert II : les détails sur son voyage par bateau
Le gouvernement belge louera un paquebot pour conduire la délégation officielle du Roi Albert II à Kinshasa, fin juin pour assister aux festivités des cinquante ans de l'indépendance de la RDC, rapporte le journal Le Soir. Pour ce voyage d'Etat, la Belgique n'a pas lésiné sur les moyens: le paquebot comporte une centaine de cabines pour héberger, pendant près de trois semaines de navigation, le monde politique et la société civile belge. Les dates de l'expédition ne sont pas encore connues, mais on indique qu'il pourrait s'agir de plusieurs semaines.
Ce mode de voyage justifie, désormais, le temps que la Belgique officielle a mis pour annoncer l'agrément de l'invitation lancée au souverain belge pour les festivités du cinquantenaire de l'indépendance de la Belgique. Le Palais royal a exigé du gouvernement qu'il affrète un bateau pour conduire le Roi et la délégation belge jusqu'à Kinshasa, révèle Le Soir. Et le motif en est plutôt intéressant: " l'état déplorable des avions d'ordinaire chargés du transport des délégations officielles belges. Pannes à répétition, sorties de piste rigolotes, retour à la case départ pour cause d'incident technique. "
La recette d'un tel voyage est signée Pieter De Crem (CD & V), Ministre belge de la Défense. C'est lui qui a fait la proposition à son Gouvernement de louer un paquebot de luxe pour amener Albert II et sa suite à bon port. La prospection a convergé sur un bateau d'une centaine de cabines qui nécessite à peine un coup de peinture avant d'être mis à la disposition de la délégation. Quant au coût de l'opération, il n'a pas été dévoilé. On renseigne seulement que les frais pourraient être tirés des économies réalisées par la réforme de l'armée belge.
Pour le temps que pourra prendre l'expédition, l'itinéraire prévoit des escales familiales et d'Etat. D'abord en Espagne pour récupérer la reine Fabiola, ensuite au Maroc pour une mission économique du prince Philippe, et, enfin au large du Sénégal, le temps de prendre au vol le prince Laurent, de retour d'un safari-photo.

Respecter les équilibres ethnico-politiques
Pour autant, le vaste paquebot royal risque de ne pas faire le plein de ses compartiments. Le voyage, pourtant, est prévu pour être ouvert à une forte représentation nationale, mais aussi à une cinquantaine de Belges ordinaires. Le Palais Royal fera accompagner Sa Majesté par Monseigneur Leonard qui fera office d'aumônier à bord.
Et l'aréopage linguistique de la " Belgique plurielle " ne sera pas en manque : les équilibres linguistiques seront scrupuleusement respectés. Les cabines à bâbord seront réservées aux francophones et celle à tribord occupées par les néerlandophones. Quant aux officiels de la Région bilingue de Bruxelles la capitale, ils logeront aux entreponts.
Un problème d'espace, cependant, au regard de l'exigüité des cabines de tout bateau : comment caser le représentant de la Communauté germanophone, Karl-Heinz Lambertz ? L'homme, indique-t-on a accepté de séjourner… dans un canot de sauvetage, comme feu le professeur Tournesol, écrit toujours Le Soir.
Autres détails du voyage, les caprices-exigences de la classe politique. Jean-Michel Javaux, par exemple, a obtenu qu'un oratoire soit aménagé dans sa suite présidentielle. Yves Leterme veut être tenu au courant, heure par heure, de la campagne de transferts du Standard. Joëlle Milquet sera en liaison permanente avec Bruxelles pour surveiller les examens de ses enfants. Pour sa part, le Roi a accepté la présence de Claude Eerdekens, a condition qu'il se taise, de Richard Fournaux, désigné croupier en chef du casino de bord, et même de Michel Daerden, dont le minibar sera contrôlé chaque soir et chaque matin.
Herman Van Rompuy, un des anciens du Congo-Léopoldville, animera une soirée poésie au soleil couchant. Eddy Merckx, le mythique cycliste, prendra en charge la salle de musculation. Maurice Lippées tiendra l'unique guichet de banque. François Pirette mettra l'ambiance et Anne Quevrin sera chargée du reportage. Le chef cuistot Pierre Wynants occupera les cuisines, avec Pierre Marcolini pour les desserts. Les créateurs Edouard Vermeulen (Natan) et Elvis Pompilio fourniront les tenues de soirée. Le brasseur lnBev remplira les frigos.

Le peuple belge aussi
Puisqu'il est le souverain belge, le Roi Albert II a tenu à rapprocher la famille royale des citoyens. Le Palais a donc souhaité que 50 places à bord du paquebot soient réservées à des Belges " anonymes " qui pourront se taper une croisière gratuite, aux frais du Gouvernement... Les inscriptions se prennent depuis le 1er avril au Palais royal de Bruxelles.
Bref, c'est toute une vie de la Nation qui flottera sur l'Atlantique vers le large du fleuve Congo, soit à Boma, soit à Matadi. Car, pour la partie congolaise, la Belgique officielle se garde de toute révélation. On ne sait, donc, pas encore où accostera la petite Belgique flottante, ni comment et quand ce distingué monde gagnera Kinshasa pour les festivités. Ce qui est sûr, c'est qu'Albert II devra gagner Bruxelles le 1er juillet pour présider la cérémonie de passage du flambeau de la présidence de l'Union Européenne que la Belgique va assumer à partir du 2 juillet. Jonas Eugène KOTA


Société:

AU REGARD DES ENQUETES NUTRITIONNELLES MENEES EN 2009
L'Unicef déplore la persistance de la malnutrition en RDC

La malnutrition est devenue une menace sérieuse pour la survie des enfants et des femmes en République démocratique du Congo. La représentante de l'Unicef, Mme Pierrette Vu Thi, l'a clamé haut et fort, hier mardi 6 avril au Grand Hôtel Kinshasa, devant la presse conviée à la restitution des résultats de l'enquête sur la situation nutritionnelle menée dans cinq provinces du pays.
Conduites par le Programme national de nutrition (Pronanut), les investigations sur les problèmes nutritionnels en RDC, déclenchées en juillet 2009, ont ciblé cinq provinces du pays : l'Equateur, le Katanga, le Maniema et les deux Kasaï. Financée par l'Unicef et le Programme alimentaire mondial (PAM), cette étude a révélé des taux de malnutrition inquiétants chez les enfants de moins de 5 ans.
Selon le Ministère de la santé publique, près de 530.000 enfants de moins de 5 ans et plus d'un million de femmes ont besoin d'une prise en charge nutritionnelle urgente dans les cinq provinces ciblées. "Dans plusieurs localités, les taux de malnutrition aiguë globale sont supérieurs au seuil critique de 10 % et même au delà du seuil d'urgence de 15 % dans certains cas", atteste un communiqué émanant du ministère.

Les causes de la malnutrition
"Sur 90 territoires enquêtés, 52 affichent des taux de malnutrition aiguë de 10 %, alors que huit d'entre elles sont en situation d'urgence nutritionnelle avec un taux supérieur à 15 %, indique ledit communiqué. La province du Kasaï Oriental est la plus affectée tant en milieu urbain que rural, avec trois communes sur cinq qui révèlent des taux supérieurs à 10%".
"Les causes de la malnutrition en RDC méritent une analyse approfondie, souligne la représentante de l'Unicef. L'accès difficile des ménages à une alimentation suffisante et de qualité, le faible accès aux soins de santé, les mariages précoces suivis de grossesses rapprochées, et tout cela dans un environnement marqué par la pauvreté, et un faible statut social de la femme qui reste le premier recours pour les soins en cas de maladie".
"De manière générale, notent les enquêteurs, le faible accès aux soins de santé et à l'eau potable, le manque d'hygiène, les pratiques alimentaires inappropriées surtout pour les nourrissons, les enfants et les femmes, ainsi que le manque d'intrants agricoles et la monoculture représentent les principales causes structurelles".
Aux dires de certains experts, les effets de ces facteurs structurels ont été aggravés, dans certaines provinces et territoires, par des causes de nature conjoncturelle telles que la guerre, l'insécurité, la flambée des prix et la crise financière qui a entrainé l'effondrement de l'exploitation minière, jadis source principale des revenus de beaucoup de ménages.

Un problème de santé publique
"La malnutrition est un problème de santé publique en RDC et cela en dépit d'énormes potentialités dont regorge le pays, en particulier dans le domaine alimentaire, regrette la représentante de l'Unicef. En 2007, l'Enquête Démographique et de Santé (EDS) a révélé une prévalence de malnutrition aiguë de 13 % au niveau national et toutes les provinces avaient une prévalence égale ou supérieure au seuil d'intervention urgente de 10%".
D'après Mme Pierrette Vu Thi, "les récentes enquêtes qui viennent d'être présentées, confirment les données antérieures. Ainsi, sur un total de 22 communes des cinq villes couvertes, 7 sont sérieusement affectées par la malnutrition. Quant au milieu rural, sur 68 territoires, 46 présentent des taux de malnutrition aiguë au-delà de 10 %".

"La situation actuelle n'est ni normale, ni acceptable"
"La situation nutritionnelle actuelle tend à devenir chronique, s'indigne la représentante de l'Unicef. Pourtant, les conséquences néfastes de la malnutrition ne sont pas toujours perceptibles à l'œil nu. Dans ce contexte, la lutte contre la malnutrition n'apparait pas toujours comme une priorité. Pour notre part, nous tenons à réaffirmer que la situation actuelle n'est ni normale, ni acceptable. Compte tenu de son ampleur, elle ne saurait être résolue par des actions ponctuelles, verticales et parcellaires. Elle requiert une réponse concertée et multisectorielle, à l'image des facteurs qui en sont la cause".
"On estime, poursuit Pierrette Vu Thi, que la malnutrition, toutes formes confondues, est la cause de 35% de décès des enfants de moins de 5 ans. Même lorsque les enfants survivent à la malnutrition, ils restent fragiles et résistent peu aux maladies telles que le paludisme, les infections respiratoires, la diarrhée… Par ailleurs, ils gardent des séquelles qui affectent leurs capacités d'apprentissage scolaire et leur productivité à l'âge adulte, ce qui inéluctablement affecte les indicateurs macro-économiques des pays". Yves KALIKAT


Insécurité alimentaire : le PAM sollicite une intervention urgente en RDC
Le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d'alarme. Le directeur de cette institution décrie l'insécurité alimentaire dans laquelle sont plongés plus des trois-quarts des territoires de la République démocratique du Congo, au regard de la récente enquête sur la situation nutritionnelle menée dans cinq provinces du pays.
"Ces derniers temps, déclare le directeur du PAM, la situation s'est aggravée davantage dans les zones de conflits dans les zones touchées par la crise minière et celles frappées par des catastrophes naturelles. L'impact de la crise financière dans les territoires où l'exploitation minière constitue la principale activité, a été plus que dévastateur ; bon nombre de personnes ont ainsi perdu leur emploi et l'insécurité alimentaire s'est aggravée, le secteur minier ayant déjà détourné bon nombre de personnes de l'agriculture".
Les résultats de l'enquête nutritionnelle, présentés hier mardi 6 avril au Grand hôtel Kinshasa, ont prouvé la nécessité d'intervenir de manière urgente dans le domaine de la nutrition, particulièrement dans les provinces concernées, signale un communiqué de cette institution internationale.

Atténuer les souffrances des personnes vulnérables
Selon son mandat et en appui au gouvernement de la RDC, le PAM fournit une aide alimentaire à environ un million de Congolais vulnérables tous les mois. "Parmi ce million de personnes, révèle le directeur du PAM, plus de 27.000 femmes enceintes et allaitantes, près de 400.000 écoliers et plus de 177.000 jeunes enfants souffrant de malnutrition bénéficient de ce soutien".
Par cette intervention, le PAM tient à atténuer les souffrances des personnes vulnérables. "Une alimentation insuffisante et pauvre pour une femme enceinte a des effets néfastes sur la croissance et le développement cognitif de l'enfant, note le responsable de cette institution. Les enfants peuvent ainsi naître avec un faible poids et amorcer leur vie avec un risque cyclique de malnutrition et davantage de difficultés pour lutter contre les maladies".
"Il est aussi difficile pour des enfants qui ont faim d'apprendre et d'être concentrés pendant les cours, poursuit le directeur du PAM. D'où, l'importance de soutenir les cantines scolaires des écoles congolaises afin de mettre toutes les chances du coté de ces écoliers pour de bonnes études et un bon développement économique du pays". Yves KALIKAT


Forum Eco:

BANQUES ET ASSURANCES
« Il est temps que l'Afrique utilise l'expertise africaine »
Mabouba Diagne, directeur du Global Crédit Valuation Lontroi de la Desdner Bank de Londres, supervise un portefeuille de plus de 100 milliards d'euros. LesAfriques a donc rencontré ce monsieur de la haute finance à la City.
Mabouba Diagne fait partie de cette classe d'africains qui, depuis dix ans, " bourlingue dans la City ". A la Standard Bank d'abord, puis au Crédit Suisse, avant de retrouver la Dresdner Bank à Londres, où il y avait commencé sa carrière de banquier en 2000. Aujourd'hui, di-recteur du Global Crédit Valuation Control de la Dresdner Bank de Londres, il doit s'assurer que toutes les transactions de crédits, ainsi que tous les produits dérivés du crédit sont correctement évaluées par les traders de la banque.

Les Afriques : La sortie de crise reste difficile dans le monde en général... Et l'Afrique dans tout cela, tire-t-elle vraiment son épingle du jeu?
Mabouba Diagne : D'une manière générale, la crise a rendu toutes les banques très frileuses pour octroyer des crédits ou faire des transactions compliquées. L'heure est maintenant à la simplicité des transactions et une gestion plus rigoureuse et plus transparente des risques des banques.
Les produits dérivés complexes (CDS, ABS, CDD, CMBS, CLOs), qui ont été à l'origine de la crise, ne sont pas très répandus en Afrique. A mon avis, la crise n'impactera l'Afrique que sur les difficultés d'accès au crédit. En revanche, compte tenu de Fétroitesse des marges bénéficiaires qui prévalent actuellement sur les places financières comme Londres et New York, l'Afrique pourrait éventuellement profiter de la situation actuelle, car elle offre des marges bénéficiaires plus intéressantes. Nous voyons beaucoup d'investisseurs qui s'intéressent à des pays comme le Ghana. Je crois que les pays africains pourraient profiter de la conjoncture actuelle pour financer de grands projets de développement, surtout dans le domaine de l'énergie et des infrastructures, en faisant preuve de plus d'innovation. Peu de gouver-nements ouest-africains utilisent les Inflation Linked Bonds pour emprunter de l'argent sur les marchés des obligations. Ces Inflation Linked Bonds peuvent réduire les coûts d'emprunt d'une manière très significative et sont un produit idéal et très demandé par les fonds de pensions, les compagnies d'assurances et les investisseurs internationaux.

LA : Vous avez travaillé dans quelques grandes banques européennes qui ont dû passer par des phases de res-tructuration pendant la crise financière actuelle. A votre avis, quelles sont les erreurs commises par ces banques européennes et américaines en général ?
MD : Les banques ont pris des risques énormes au détriment de leurs actionnaires et de leurs clients. Je ne suis pas tout à fait convaincu que les grands patrons 4e>,hap,flvjes cmnprgrjnent les gros risques et toute la complexité des risques des produits financiers qui sont à l'origine de la crise. Le plus souvent, ce sont des instruments financiers très, très complexes, hyper-risqués et qui demandent des connaissances approfondies en mathématiques financières, telle le calcul stochastique, les notions de copules pour les corrélations des événements par défaut pour les emprunteurs. Des programmes informatiques hyper-compliqués pour faire la fixation des prix et la gestion du risque de ces produits. Les données de marché pour faire fonctionner ces modèles mathématiques sont souvent non observables et c'est là où se trouve le grand problème. La majeure partie des grands patrons sont de l'ancienne école et ont souvent un calendrier trop chargé pour comprendre tous les problèmes et le risque des structures bancaires. Les jeunes traders qui travaillent sur les produits dérivées de crédit dit structurés sont souvent de grands mathématiciens, avec des connaissances informatiques très pointues, qui ne pensent qu'aux profits et aux bonus, et ils ont une vision à très court terme. La course effrénée au gain et aux bonus est à l'origine de tous ces problèmes. Quand je vois aujourd'hui les bénéfices records des grandes banques d'investissement, j'ai l'impression que les gens ont très vite oublié la crise, qui n'est pas tout a fait passée encore...

LA : De par votre position, vous percevez sans doute mieux les défis économiques et financiers du continent. Quels sont-ils?
MD : Je crois que les deux plus grands défis de l'Afrique sont l'énergie et les infrastructures. Tous les pays africains, y compris le géant sud-africain, souffrent du même problème énergétique. Il est temps que les pays africains se regroupent pour trouver des solutions de financement plus sophistiquées pour régler le problème de l'énergie. J'ai conçu un produit financier nouveau, qui utilise des techniques sophistiquées de la finance moderne, telle que la titrisation et le concept de Inflation Linked African Power Bond, où je propose des solutions pour lever les 28 milliards de dollars dont l'Afrique de l'Ouest a besoin pour résoudre le problème de cette crise énergétique continentale. Selon les statistiques de 1TJSAID, l'Afrique de l'Ouest à besoin d'investir 4 milliards de dollars chaque année pendant sept ans pour surmonter sa crise. Ce schéma ci-dessous ébauche une plateforme de la solution que nous avons conçue.
Les tranches AAA des obligations sont en réalité des produits financiers très demandés par les grandes banques de développement, les fonds de pension, les investisseurs privés internationaux et même des particuliers. Les grandes banques de développement et les Banques centrales africaines pourraient aussi investir dans cette plateforme en achetant les Investment Grade Inflation Linked African Power Bonds, qui ont des ratings de crédit entre AAA et A. Notons, qu'une bonne partie des surplus de liquidités des Banques centrales africaines et des banques de développement africaines sont souvent investis dans les banques européennes. Les pays donateurs et les fonds de développement pourraient acheter les tranches BBB et Equity. Les gouvernements et les fonds privés d'investissement (par exemple hedge fund) pourraient acheter les tranches Equity.

LA : Qu'en est-il du retour des cadres africains vers l'Afrique après leurs expériences occidentales ou internationales. Après la fuite des cerveaux, il y a comme un élan de retour vers l'Afrique. Faites-vous ce constat ?
MD : De plus en plus, nous voyons de grands cadres africains de la finance rentrer au bercail sur le continent africain. D'ailleurs, je viens de signer mon nouveau contrat de travail avec ABSA Capital, une des plus grandes banques sud-africaines. Je commence mon nouveau job chez ABSA à Johannesbourgh, le premier mai 2010. Chez ABSA, je serai le Head du Valuâtion Control Group de la banque. Je ne suis pas seul dans ce mouvement de retour. L'actuel PDG de UBA Capital, Amadou Hott, est récemment rentré de Dubaï pour occuper le poste de CEO de UBA Capital. Le Nigeria et l'Afrique du Sud sont, pour le moment, les pays d'accueil des cadres africains qui rentrent sur l'Afrique. Je vois aussi une tendance récente pour le Ghana. Je crois qu'il est temps que l'Afrique valorise ses fils et utilisent l'expertise africaine. La majeure partie des cadres qui rentrent sont animés d'une bonne volonté de contribuer au développement du continent. L'Afrique compte parmi ses fils des experts financiers de renommée internationale, comme Kéba Keind, CEO Milleniums Finance, Tidjane Thiani, CEO de Prudential, Barthélémy Paye, Partner chez Gotlied, Amadou Hott, CEO de UBA Capital... Tous ces gens sont plus que capables d'apporter des solutions financières très innovantes et très économiques pour financer les grands projets africains, notamment dans le domaine de l'énergie et des infrastructures.
Propos recueillis par Charles Bambara Tiré du magazine Les Afriques - N°113 - 25 au 31 mars 2010.


RECU PAR LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
Des entrepreneurs portugais veulent s’impliquer dans les routes et l’habitat

Les entrepreneurs portugais se disent déterminés à accompagner la RDC dans le domaine des infrastructures routières et de l’habitat. ce souci, le responsable du groupe «Conquest enginnering», Ricardo Guadarrama, l’a exprimé à l’issue de l’audience que le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, lui avait accordée hier mardi 6 avril 2010.
«Notre expérience dans la construction des routes et des maisons en un lap de temps sera bénéfique pour le peuple Congolais. Nous voulons partager notre expérience en termes d’accompagnement de cinq chantiers de la République initiées par le Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila», a déclaré le porte-parole de la délégation des entrepreneurs portugais, Francisco Palma.
Le groupe «Conquest engineering» qui a déjà fait ses preuves dans la construction des routes veut cette fois s’impliquer de manière plus active en vue de renforcer les liens de coopération et de collaboration entre le Portugal et la RDC.
En écho à leur préoccupation, a souligné le porte-parole des entrepreneurs portugais, le président de la chambre basse du Parlement congolais s’est dit très encouragé de voir les Portugais s’investir dans les secteurs des routes et de l’habitat. «Bientôt, nous serons en contact avec le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction pour les modalités pratiques devant nous permettre de commencer les travaux», a souligné le porte-parole de la délégation des investisseurs portugais. Dorian KISIMBA

Société:

Le directeur du Fonds mondial sida appelle à la poursuite des financements
Michel Kazatchkine, directeur du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, souhaite que les grands pays donateurs poursuivent leurs engagements et que leur liste s'élargisse à d'autres, par exemple les pays du Golfe.
Le Fonds, premier organisme financier au monde pour les trois maladies, est actuellement en campagne de financement pour 2011-2013. Il a engagé, depuis sa création en 2002, près de 20 milliards de dollars (14,8 mds d'euros) dans 144 pays pour soutenir des programmes de prévention, de traitement et de soins, et a ainsi sauvé "près de 5 millions de personnes", rappelle le Pr Kazatchkine dans une interview à Libération.
Pour la période 2011-2013, il note cependant que certains pays du G8 lui ont fait savoir que le scénario le plus bas qu'il envisage, à savoir des engagements de financement de la communauté internationale de 13 milliards de dollars (9,6 mds E), "dépassait déjà de 30% ce qu'ils comptaient engager".
En revanche, le Japon, peu engagé dans le Fonds, "a décidé d'augmenter sa contribution", les Etats-Unis, qui versaient 700 millions de dollars par an, "ont porté leur contribution à 1,05 milliard" (780 millions d'euros). La Russie, receveur d'aides, "va rembourser la totalité de l'argent qu'on lui a versé".
Il dit espérer que la France, premier contributeur européen et deuxième au monde derrière les Etats-Unis, "augmentera sa subvention", actuellement de près de 300 millions d'euros par an.
Le Fonds cherche aussi à "élargir la liste des pays donateurs", regardant par exemple vers les pays du Golfe, "peu engagés", alors que les pays musulmans "sont fortement touchés par le sida". "Je vais me rendre en Arabie saoudite, mais aussi au Koweit, au Qatar, dans les Emirats arabes unis", dit-il.
"2010 sera une année décisive, affirme-t-il encore. Soit on enterre les Objectifs du millénaire, dont l'accès universel à la santé. Soit on se donne les moyens pour y parvenir en 2015. L'expérience du Fonds montre que c'est à portée de main". AFP

VIH/SIDA : un dépistage pour tous
Proposer un test à l'ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans. C'est une des principales recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS). Objectif : favoriser un dépistage moins tardif des patients infectés par le VIH.
Un changement de stratégie motivé par une situation alarmante. Selon le Conseil national du SIDA en effet, 40 000 Français ignoreraient encore leur séropositivité.
Un tiers des malades dépistés le seraient trop tardivement. Pour un pays comme la France, au second rang des Etats d'Europe occidentale pour le nombre de tests de sérologie VIH pratiqués, ces chiffres sont préoccupants. Et cela d'autant plus que des solutions thérapeutiques existent pour pratiquement empêcher le passage au stade du SIDA clinique, et souligne la HAS, "que le risque de décès est multiplié par 13 dans les 6 premiers mois, et persiste pendant 4 ans, par rapport aux sujets pris en charge précocement ".
La Haute Autorité a donc décidé de réviser sa stratégie. Elle demande qu'un test soit proposé à toute la population de 15 à 70 ans. Ses responsables constatent en effet que la méconnaissance de la séropositivité concerne plus particulièrement " les catégories de population qui ne se considèrent pas à risque : les plus de 40 ans, les hétérosexuels, ceux qui vivent en couple et ceux qui ont des enfants ". La HAS entend ainsi " encourager le dépistage volontaire ". Elle recommande aussi que le test puisse être réalisé " directement dans les laboratoires de biologie médicale, sans prescription ".
Les groupes à risque ne sont pas oubliés pour autant. La Haute Autorité conseille toujours " un dépistage une fois par an pour les hommes multipartenaires ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes, pour les usagers de drogues injectables et les personnes originaires d'une zone de haute endémie, comme l'Afrique subsaharienne ou les Caraïbes ". Dans 5 ans, elle fera le point sur l'impact de cette nouvelle stratégie. AFP


Un nouveau site internet pour les femmes
Elaboré par Act-Up Paris, en collaboration avec le Planning familiale et Sida-Info-Service, www.femmesetvih.org , est un site (dont certaines parties sont encore en construction) destiné aux femmes atteintes du Sida et à leurs proches.
On y retrouve les publications les plus récentes sur des thèmes souvent difficiles à aborder, tels que la sexualité des femmes séropositives, les moyens de prévention, les traitements disponibles et létat de la recherche contre le Sida.
Les femmes peuvent également sinformer sur les colloques, les différentes manifestations et les actions déjà entreprises dans plusieurs villes de France. Bref, ce site brise les tabous et idées reçues et a pour objectif principal de faire reconnaitre les droits des femmes séropositives et les aider à mieux vivre la maladie. AFP


Société:

ECHOS D'OTRE-TOMBE
Joseph Diangienda «Il est temps que les Kimbanguistes se remettent ensemble»
Troisième et dernier fils du prophète Simon Kimbangu, Joseph Diangienda Kuntima alias «Papa Mfumu a longo» profite du cinquante et unième anniversaire de l’Eglise kimbanguiste, célébré hier le 06 avril 2010, pour se prononcer sur le conflit qui sévit au sein de cette confession religieuse. Il invite les deux camps à enterrer la hache de guerre et à se remettre ensemble au rythme d’une réconciliation qui tienne compte de la hiérarchie de l’Eglise, c’est-à-dire une réconciliation qui bénéficie de la bénédiction du représentant et chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani. Joseph Diangienda scrute également le Congo politique, en partant du Congo spirituel, avant de projeter le développement.


Que ressentez-vous lorsque l’Eglise kimbanguiste célèbre ses 51 ans sous le signe de la division?
Il ne s’agit là que d’une situation passagère, mais qui, bien entendu, affecte le Congo spirituel. N’oubliez pas que c’est le prophète Simon Kimbangu qui est le père de l’indépendance spirituelle du Congo et cela lui a valu même 30 ans de prison, soit de 1921 à 1951. Ce qui se passe actuellement au sein de l’Eglise kimbanguiste n’est qu’étape vers l’édification de cette église et j’en profite pour inviter les fidèles à la prudence pour que cette situation ne constitue pour eux une véritable pierre d’achoppement ou encore un rocher de scandale. Ils ne doivent en aucun cas oublier que l’église est dirigée par Simon Kimbangu Kiangani qui en est le représentant légal et chef spirituel. Ainsi donc, toute arme forgée contre lui sera sans effet. Car, c’est lui qui incarne la hiérarchie de l’Eglise kimbanguiste et rien ne peut se faire sans lui. Si, au niveau de la famille, il y a des gens qui se comportent comme des rebelles, ils le seront jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent se réhabiliter qu’en s’humiliant devant lui et observant ce qu’il leur demande. C’est à cette seule condition que la réconciliation sera possible entre tous nos enfants.

Il semble que ce sont vos enfants et ceux de Charles Kisolokele qui se sont ligués contre les enfants de Salomon Dialungana?
Lorsque vous parlez de mes enfants, des enfants de mes frères, vous me donnez l’impression de réfléchir comme un Blanc. Ce n’est pas le cas en Afrique noire. Mes frères et moi sommes une seule personne et tous ces enfants sont nos enfants sans distinction aucune. Vous savez, dès lors que commencez à appeler vos frères cousins, il se produit un écart entre vous deux alors que les parents sont issus du même père ou d’une même mère. C’est cela la réalité africaine que le peuple mukongo observe toujours scrupuleusement. Il faut éviter d’emboîter le pas aux Blancs qui réduisent la famille au père, à la mère et aux enfants issus seulement de leur alliance. Pour revenir à votre question, c’est vrai qu’il y a un problème entre nos enfants, mais, comme je l’ai dit plus haut, le respect de la hiérarchie va au delà de la famille parce qu’il s’agit là d’une dimension spirituelle. Et, dans ce cas de figure, tout le monde doit obéissance au chef et personne ne peut imposer sa vision en prenant prétexte sur la réconciliation. Car, l’Eglise kimbanguiste n’est pas un parti ou un regroupement politique pour qu’il y ait des négociations pour le partage du pouvoir. Je le répète, il s’agit d’une affaire spirituelle où personne ne peut balayer d’un revers de la main l’ordre établi et qui incarne l’église aujourd’hui. Ce n’est pas au chef d’aller vers les rebelles, mais c’est aux rebelles de s’humilier devant le chef. Tant que les gens ne comprendront pas cela, il leur sera difficile de revenir à la raison.

Parlons du cinquantenaire du Congo, que faut-il faire pour éviter les erreurs du passé?
Pour éviter les erreurs du passé, il faut suivre la procédure. Il y a d’abord eu l’indépendance spirituelle avant l’indépendance politique. Si le prophète Simon Kimbangu n’avait rien fait, les Belges n’allaient pas s’en prendre à lui allant jusqu’à l’emprisonner pendant trente ans. Je vous fais grâce de tous les miracles qu’il a accomplis et qui attestaient sa spiritualité. Sur le plan spirituel donc, il faut réhabiliter la mémoire de Simon Kimbangu et lui reconnaître son rang de père spirituel de l’indépendance. Là où vous vous êtes précipité pour créer des héros nationaux qui n’ont pour seul mérite que d’avoir fait du bruit, il fallait commencer par celui qui a déblayé le terrain pour les politiciens. C’est lorsque cette notion est bien comprise qu’on peut aborder l’indépendance politique que vous vous apprêtez à fêter le 30 juin 2010. Après ces deux étapes, il faudra atteindre l’indépendance économique. En d’autres termes, plutôt que de vanter certains politiciens le 30 juin prochain, il faudra d’abord et avant tout reconnaître le travail abattu par Simon Kimbangu, l’honorer et lui bâtir un grand monument parce qu’il avait fait plus que les politiciens qui ont d’ailleurs plongé le pays dans le chaos parce qu’ils n’avaient pas compris d’où venait réellement l’indépendance du Congo et qui en était le père spirituel. Si vous vous entêtez à ne glorifier que les politiciens, vous retomberez dans les mêmes erreurs du passé pour aboutir aux mêmes résultats. N’oubliez pas que les mêmes causes produisent toujours les mêmes résultats.

Un commentaire sur les cinq chantiers de la République initiés par le président Joseph Kabila que réalisent les Chinois en RDC?
C’est une très bonne initiative et il revient aux politiciens de savoir s’accorder sur l’essentiel. Au vu de ce que réalisent les Chinois, la polémique politicienne doit se situer à un autre niveau sans qu’aucun camp ne remette en cause cette initiative. Il faut plutôt songer à l’améliorer en réunissant les conditions qui permettent aux Chinois de mieux s’atteler à la tâche de la reconstruction de la RDC. Mais si, au contraire, les politiciens ramènent leur polémique à ce niveau, ils risqueront de bloquer cette démarche qui, aux yeux de tous les Congolais, constitue pourtant un pas important dans la reconstruction de la RDC. C’est vrai que, comme vous le dites, les cinq chantiers constituent une initiative de Joseph Kabila. Partout, il revient au chef, après avoir écouté les autres, de traduire sa vision. Mais, cela n’est pas son affaire, c’est l’affaire de tous parce que cette initiative bénéficiera à tout le monde. Et, dans ce cas d’espèce, le président Joseph Kabila ne reconstruit pas sa propre maison ou celle de sa famille, mais bel et bien tout un pays et il n’emportera jamais, même s’il le voulait, tout cela avec lui dans sa tombe. Vous savez, contrairement à ce qu’on fait croire parfois aux gens, il ne revient pas à une seule personne, fût-elle chef de l’Etat, de développer ce pays pas plus qu’un autre pays à travers le monde. Mais, chacun, en son temps, doit apporter sa contribution pour la reconstruction de la RDC. C’est de cette émulation qualitative que proviendra le développement. Si les cinq chantiers contribuent à améliorer l’image de la RDC, combattre cette initiative, équivaut à combattre le bien-être de la population au nom de laquelle on semble parler à longueur de journée. Mais, il faut aller au delà des Chinois en envisageant d’autres partenariats avec d’autres pays (comme le Brésil, la Corée du Sud et tant d’autres) pour permettre à la RDC de sortir des sentiers battus. A ce stade, il ne faut pas passer son temps à supplier les pays qui ont l’habitude de contribuer à l’endettement excessif de la RDC et qui n’ont aucune volonté d’aider le Congo à se développer.

Un mot sur le processus électoral amorcé en 2006 et qui se poursuit?
Le plus important, à mon sens, n’est pas ce processus électoral quoique lesélections soient incontournables aujourd’hui dans le monde. Le plus important pour moi, c’est de développer la RDC pour permettre aux Congolais de mieux vivre et de profiter des richesses que Dieu leur a données. Il est écoeurant que 50 ans après l’indépendance, le Congo et les Congolais soient classés, à travers le monde, dans le camp de pays pauvres et très endettés. Pourtant, il y a des pays qui n’ont pas beaucoup de richesses, mais qui s’en sortent mieux que la RDC parce qu’ils sont bien organisés. Le problème réside plutôt dans la volonté et dans l’organisation. Si ces deux aspects ne sont pas réunis, vous pouvez organiser les meilleures élections libres, démocratiques et même transparentes, mais vous n’aboutirez à rien du tout. Plutôt que passer leur temps à piller leur propre pays, les politiciens congolais doivent apprendre à oeuvrer réellement pour le bien-être de la population. Là aussi, c’est le devoir de la population qui a l’obligation de n’accorder de mandat qu’à des politiciens qui oeuvrent réellement dans ce sens, en se méfiant des tee-shirts, pagnes et autres formes de corruption qu’on lui apporte lors des échéances électorales. M. M.


Infos Infos:

Les ministres de l'ESU et des Sports pour la création d'un Institut supérieur des sports, éducation physique et kinésithérapie
Le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Léonard Mashako Mamba, et son collègue des Sports et loisirs, Claude Nyamugabo, ont examiné, le lundi 5 avril, la possibilité de création de l'Institut supérieur des sports, éducation physique et kinésithérapie (ISSEPKI), au cours d'un tête-à-tête qui les a réunis au cabinet du ministre de l'ESU, en vue de la formation technique et professionnelle de la jeunesse congolaise.
Le ministre de l'ESU, qui a présenté ce projet de formation et d'encadrement psychologique des jeunes, a préconisé l'affectation à cet institut, des cadres formés à l'Université de Kinshasa (UNIKIN) dans le département de médecine physique et réadaptation et de ceux du département de l'Université pédagogique nationale (UPN). Les deux ministres qui visiteront mercredi le stade Tata Raphaël et le complexe sportif de l'UNIKIN, ont également échangé sur l'intégration des étudiants congolais en provenance de Cuba, au sein de l'Alliance mondiale des sports (AMS) et sur la participation de l'ESU aux activités organisées par la Conférence des ministres de la Jeunesse et des sports ayant le français en commun (CONFEJES).
Le ministre Nyamugabo qui a appuyé favorablement ces projets communs, a fait savoir que les victoires sportives doivent provenir de la formation, de la préparation et des infrastructures à mettre en place. Il a salué toutes les possibilités de collaboration évoquées au cours de cet entretien auquel les deux secrétaires généraux de l'ESU et de la Jeunesse et des sports ont assisté.
Il a relevé également certains projets existants dans son ministère, notamment l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations en RDC en 2016 et la réhabilitation des stades. Les deux membres du gouvernement entendent poursuivre le dialogue en vue de mettre en place un cadre approprié d'harmonisation et d'application de ces projets. ACP/FDA


RECRUDESCENCE DES CONFLITS ETHNIQUE ET POLITIQUES EN RDC
La prévention et la résolution pacifique des litiges s’imposent
La trajectoire politique de la RDC depuis son indépendance à ce jour accuse une stagnation multidimensionnelle aussi bien sur le plan politique, économique, culturel et social. Les causes sur lesquelles les spécialistes s’attardent ne prennent pas suffisamment en compte la consubstantialité du conflit dans sa nature humaine. Mais aussi la place du conflit dans les relations humaines, interpersonnelles et son impact dans le déséquilibre du tissu social depuis l’indépendance en 1960.
Les conflits, les tensions et les crises multiples alimentés par les différences de culture, de religion, de race, d’intérêts politiques ou économiques trouvent un champ propice à leur éclosion dans les pays multiethniques à l’instar de la RDC. Ils ont eu et continuent à avoir une incidence négative sur la paix, le développement, la sécurité des personnes et de leurs biens.
Considérant les effets néfastes que les conflits ethniques et politiques ont produits dans le cheminement de la RDC, des mesures urgentes sont indispensables pour empêcher que des conflits de tout genre ne nuisent continuellement au développement et à la reconstruction nationale. Le but est de mettre sur pied un cadre de réflexion et un centre d’expertise indépendant, en prise sur l’actualité dans les domaines des conflits en RDC.
Former, éduquer et informer toutes les couches de la population sur la communication non violente et la gestion des conflits afin de briser le mythe des crises fatales instigatrices des violences multiples s’avère nécessaire. Il est impérieux de vulgariser les instruments de la médiation éducative, la communication interprofessionnelle pour amener les uns et les autres à la tolérance. Ceci, malgré les différences fondamentales, l’intolérance et le rejet de l’autre. Il faut raffermir la place du dialogue social pour un nouvel équilibre entre les membres de la société afin de créer une harmonie sociale propice au développement. D’où, il est nécessaire d’élaborer les stratégies de prévention et de gestion des conflits adaptées à chaque situation de crise pour prévenir la paix sociale. Raison pour laquelle, il serait souhaitable de proposer aux décideurs politiques des études prospectives afin d’anticiper les nouvelles crises dans le champ social et indiquer différentes voies de sortie en cas d’un conflit.
Privilégier le règlement à l’amiable des conflits entre les parties aux intérêts opposés ou différents protagonistes avant les longues procédures judiciaires serait très important. La philosophie est de comprendre les différences et d’agir sur ce qu’il y a en commun. Il est question ici de faire la promotion de la médiation comme méthode alternative à la gestion des conflits.
En clair, la médiation doit être intégrer comme alternative aux poursuites judiciaires pour encourager chaque citoyen de recourir à un médiateur au lieu d’aller directement au tribunal pour résoudre un litige.

Simard Simon TSOUMBOU

Etranger:

Crise alimentaire au Sahel: environ 860.000 enfants affectés, selon L'Unicef
Environ 860.000 enfants de moins de cinq ans dans les pays du Sahel "pourraient avoir besoin de traitement contre la malnutrition aiguë sévère dans des centres thérapeutiques" en raison de la crise alimentaire frappant cette région pauvre de l'Afrique, a indiqué mardi l'Unicef.
"Nous estimons que plus de 859.000 enfants de moins de cinq ans pourraient avoir besoin de traitement contre la malnutrition aiguë sévère dans des centres thérapeutiques", indique le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Au Niger, qui devrait faire face au fardeau le plus lourd, ce sont 378.000 enfants qui pourraient avoir besoin de soins", selon le texte.
Après le Niger, le Nigeria serait le pays le plus touché, essentiellement dans le nord (212.000), suivi du Burkina-Faso (144.000), Mali (83.000), Tchad (33.500) et Mauritanie (8.900).
"L'impact de l'insécurité alimentaire sur les enfants âgés de six mois à cinq ans s'observe déjà au Niger et au Tchad où des milliers de foyers n'ont déjà plus de stocks de vivres", souligne l'Unicef.
"Une augmentation du nombre des admissions dans les centres thérapeutiques est attendue. La malnutrition rend les enfants particulièrement sensibles aux maladies et infections", rappelle l'agence de l'ONU.
"On sait avec certitude que des dizaines de milliers de familles vivant dans la partie ouest du Sahel sont en situation d'extrême détresse à cause de la crise alimentaire qui frappe la région", selon le communiqué.
"Cette année, la traditionnelle saison de soudure (entre deux saisons de récolte) est différente. Elle a commencé plus tôt et sera plus longue et plus sévère que d'habitude".
"L'aggravation de l'insécurité alimentaire va augmenter de façon marquée le nombre d'enfants sévèrement malnutris, par rapport aux années +normales+", selon l'Unicef.
Toutefois, "on ne peut pas prédire avec certitude le nombre d'enfants qui vont souffrir de malnutrition aiguë cette année. Les estimations sont basées sur des résultats d'enquêtes qui donnent une image à un moment précis. La situation peut évoluer", relève l'Unicef.
"Par exemple, si la réponse humanitaire à la crise se fait à temps et de façon adaptée, avec un bon accès aux zones les plus vulnérables, le nombre d'enfants réclamant ces soins thérapeutiques diminuera et le nombre de cas sera moins important", selon l'Unicef.
Le 31 mars, Oxfam avait appelé à des "réponses urgentes" face à la menace d'une "grave crise alimentaire" dans le Sahel, et particulièrement au Niger, qui pourrait toucher "près de dix millions de personnes" lors des prochains mois.
"Depuis plusieurs mois, les signes annonciateurs d'une crise alimentaire au Sahel se multiplient. Le pays le plus touché est le Niger, mais des régions au Tchad, au Mali, au Burkina Faso et au Nigeria sont également affectées", affirmait l'ONG dans un communiqué. AF


Nigeria: le nouveau gouvernement installé mardi, selon la radio publique
Le président par intérim du Nigeria Goodluck Jonathan devait officiellement installer le nouveau gouvernement mardi et attribuer les portefeuilles à ses ministres, a rapporté la radio d'Etat.
Le président par intérim du Nigeria Goodluck Jonathan devait officiellement installer le nouveau gouvernement mardi et attribuer les portefeuilles à ses ministres, a rapporté la radio d'Etat.
Le Sénat a approuvé mercredi la liste de 38 ministres proposée par M. Jonathan qui a dissous le 17 mars le gouvernement mis en place par le chef de l'Etat Umaru Yar'Adua, écarté du pouvoir pour raisons médicales.
14 membres de l'ancienne équipe ont été reconduits selon Radio Nigeria citant Ima Niboro, porte-parole de M. Jonathan.
L'horaire exact de la cérémonie n'avait pu être confirmé auprès de la présidence.
La liste de ministres validée par les sénateurs comprend notamment un dirigeant de la banque Goldman Sachs, Olusegun Aganga, ainsi qu'un neveu du président Yar'Adua, Murtala Yar'Adua.
Les anciens ministres de l'Information Dora Akunyili, des Finances Samsudeen Usman et de la Justice Adetokunbo Kayode qui faisaient partie du précédent gouvernement, ont été reconduits.
C'est aussi le cas des anciens vice-ministres des Finances Remi Babalola, du Pétrole Odein Ajumogobia et de la région pétrolifère du delta du Niger (sud) Godsday Orubebe.
M. Jonathan a dissous le cabinet mis en place par Umaru Yar'Adua un peu plus d'un mois après lui avoir succédé provisoirement à la tête du pays le plus peuplé d'Afrique avec 150 millions d'habitants, qui est aussi le 8e exportateur mondial de pétrole.
M. Yar'Adua a été hospitalisé en Arabie saoudite durant trois mois et n'a pas fait d'apparition en public depuis son retour au Nigeria le 24 février.
M. Jonathan a dissous le gouvernement afin d'asseoir son autorité et s'affirmer face au "camp Yar'Adua" opposé à son accession au pouvoir. La nouvelle équipe devra gouverner le pays pendant un an environ, jusqu'à la présidentielle prévue au premier semestre 2011. AFP

Rwanda: le témoignage d'un gendarme interroge à nouveau sur le rôle de Paris
L'adjudant-chef Thierry Prungnaud a été envoyé en juin 1994 au Rwanda dans le cadre de l'opération militaro-humanitaire Turquoise lancée par la France trois mois après le début du génocide.
A la revue française XXI, le gendarme explique qu'il connaît déjà ce pays pour y être venu en 1992 former la garde du président hutu Juvénal Habyarimana, dont l'assassinat le 6 avril 1994 fut le déclencheur du génocide.
Dans ce témoignage, le gendarme ne lance jamais d'accusation, s'en tient aux événements qu'il a vécus. A son arrivée, dans le cadre de Turquoise, Thierry Prungnaud est mis à la disposition du Commandement des opérations spéciales qui dresse, selon lui, un ahurissant tableau de la situation.
"Les Tusti exterminent les Hutu. Nous sommes venus pour les protéger, mettre fin aux massacres. Mais nos forces sont encore insuffisantes pour jouer un rôle d'interposition", rapporte le gendarme. A ce moment là, le génocide est presque achevé et Thierry Prungnaud progresse avec d'autres militaires dans l'ouest du Rwanda.
Le 27 juin, il découvre un charnier dans un village, d'où tous les habitants tutsi semblent avoir disparu, sauf un homme muré dans le silence. C'est le révélateur pour le gendarme: "C'est un Tutsi. Ils ont tous été massacrés. On n'a rien compris!".
Les jours suivants, il affirme être empêché par sa hiérarchie de se rendre à Bisesero, où se cacheraient de nombreux rescapés tutsi. C'est alors qu'il désobéit. Arrivé le 30 juin à Bisesero, il voit "des morts partout dans les hautes herbes, certains encore tièdes". Alerté, le commandement dépêche hommes et hôpital de campagne.
Selon le rapport d'un officier consulté par la revue, une patrouille était déjà passée à Bisesero trois jours avant et avait estimé à "environ 2.000" les rescapés tutsi. Le 30 juin, l'armée française ne dénombre plus que 800 survivants, rapporte Thierry Prungnaud.
Ultime espoir du gendarme: témoigner de ce qu'il a vu. Convoqué en octobre 1994 au ministère de la Défense, il affirme qu'un général, dont il ne cite pas le nom, lui a dit: "Vous oubliez tout. Vous mettez tout à la poubelle".

Vivement le sport:

AFIN DE SALUER L'UNION DU FOOTBALL CONGOLAIS
Katumbi offre 40.000 USD à DCMP et V.Club
Les dirigeants de DCMP, V.Club et Mazembe se sont réunis, hier lundi 05 avril 2010, sous la direction du président de la Fédération congolaise de football association (Fecofa) dans leur siège de la Gombe. C’était pour examiner la situation de ces clubs encore en lice dans les compétitions africaines interclubs de la CAF.

Premier à prendre la parole, Constant Omari, président de la Fécofa, a dit que le week-end pascal était une occasion pour voir les quatre équipes de la RDC en compétition se qualifier pour les huitièmes de finales des Coupes africaines interclubs. Seuls les clubs du TP Mazembe, As V.Club et DCMP ont obtenu leur qualification pour la suite de la compétition. C'est ainsi que la Communauté sportive, à travers la Fécofa, a adressé ses encouragements à l'équipe éliminée et lui a réitèré son attachement pour les phases à venir.
Cet accident de parcours, ont constaté les participants, ne peut être une occasion de relâchement des dirigeants et joueurs de Saint Eloi Lupopo. Voilà qui doit constituer un motif de redynamisation pour mieux préparer l'échéance prochaine.
Restituant la concertation du jour, le porte-parole des participants, Patrick Banichayi, secrétaire général de V.Club, a déclaré " qu'au vu des résultats des phases des seizièmes de finales, ils ont félicité les équipes qualifiées et à ce sujet, plusieurs stratégies ont été arrêtées en vue de consolider cette position pour affronter les prochains adversaires avec détermination ".
Les dirigeants de Tp Mazembe, As V.club et DCMP ont décidé, à partir de ce moment, de faire en sorte que le football congolais trouve sa place sur la scène internationale. " Jamais plus rien, a dit le rapporteur Banichayi, ne pourra les opposer pour les progrès du football congolais. Ainsi, ils ont décidé de la tenue régulière de ce genre de réunion pour renforcer l'unité des supporters».
Pour saluer le geste de cette union du football congolais et encourager les joueurs de l'As Vclub et du DCMP, le "président-sponsor " du Tp Mazembe, le Gouverneur de la Province du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a offert 20.000$ Us à chacun de ces deux clubs, soit un total de 40.000$ Us, a indiqué Banichayi.
Aussi, en accord avec la Fécofa, Moïse Katumbi, propose l'organisation d'un tournoi doté d'une cagnotte de 500.000$ Us entre Tp Mazembe, Fc Lupopo, As V.club et DCMP. Ce tournoi, à entendre le rapporteur, est envisagé lors de la réouverture du stade Kibassa Maliba. Pour rappel, le stade Kibassa Maliba (ex-de la Kenya) à Lubumbashi, au Katanga, est fermé depuis le 1er mars 2010 avec le début des travaux de réfection et la pose du gazon synthétique.
Pour les participants, la réunion de lundi dernier, est une grande première dans les annales du football congolais et constitue une union sacrée indéniable. Cela renforce l'unité nationale et consolide la position du Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, dans sa vision de réhabilitation des infrastructures du football pour l'avenir de la jeunesse congolaise.
Avant de sceller cette nouvelle union sacrée du football, le groupe d'animation du Tp Mazembe a été présent samedi dernier au stade des Martyrs lors du match entre V.Club et Panthères sportif de Ndé du Cameroun. Alors que les différents groupes d'animation de V.Club étaient devenus aphones, ceux de 100% du Tp Mazembe n'ont cessé d'animer, débout, dans le pourtour de V.Club.
Pascal LIKANA


Culture & Détente

A L'ISSUE D'UN ATELIER TENU A L'INSTITUT DES MUSEES NATIONAUX
Les experts congolais et sud-africains finalisent le projet d'accord culturel liant la RDC à la RSA
* La ministre de la RDC Jeannette Kavira satisfaite des résultats de cette coopération
Les experts congolais et sud-africains viennent de finaliser le projet d'Accord culturel qui doit lier la République démocratique du Congo (RDC) à la République Sud-africaine (RSA). La ministre de la Culture et des Arts, Mme Jeannette Kavira a procédé, jeudi 1er avril dernier, sur le site historique du Mont Ngaliema abritant l'Institut des musées nationaux au Congo, à la clôture des travaux ayant réuni ces experts.

Du 23 mars au 1er avril 2010, la délégation des experts du ministère sud-africain des Arts et de la Culture ainsi que leurs homologues se sont réunis sur recommandation de la sixième session des travaux de la grande commission mixte RDC-RSA.
A l'issue de l'atelier sur la finalisation du projet de Protocole d'Accord culturel, les deux parties se sont focalisées sur l'évaluation du travail réalisé en 2008, l'échange des rapports des missions des experts sud-africains en RDC, l'élaboration du programme d'exécution triennal reprenant les projets communs à réaliser et la mise en place d'une commission mixte chargée de l'évaluation de l'exécution dudit accord.

La ministre de la Culture et des Arts satisfaite des résultats
Jeannette Kavira a, pour sa part, salué la délégation sud-africaine et s'est dit satisfaite du déroulement des travaux et de ses conclusions. " Je suis d'autant plus heureuse que vous ayez atteint les objectifs assignés à ces assises, à laquelle vous avez échangé sur les domaines identifiées précédemment par la mission d'exploration entreprise en juillet 2008 ", a signé la patronne de la Culture congolaise. Avant d'ajouter "j'ose croire que nos deux pays ont désormais un programme d'exécution triennal, que vous avez finalisé le contenu du projet d'accord culturel, et que finalement une commission culturelle conjointe devra bientôt être finalisée, conformément à la résolution de la sixième session des travaux de la Grande commission mixte RSA-RDC».
La partie sud-africaine a formulé le vœu de voir cet accord finalisé et mis en application et que tous les mécanismes soient mis en marche pour que cet accord soit signé le plus tôt possible.
Elle a souhaité aussi que les experts sélectionnés avec doigté ce qui doit être inscrit dans l'accord et en faire une bonne évaluation. A ce sujet, le numéro un de la Culture et des Arts va s'employer à faire parvenir au gouvernement de la RDC, les conclusions pertinentes de ces travaux pour aboutir officiellement à la signature de l'accord culturel. Dieumerci MAYAMBI


Les groupes folkloriques indiens annoncés aux festivités du cinquantenaire
Les groupes folkloriques indiens vont participer aux festivités marquant le cinquantième anniversaire de l'accession de la RDC à la souveraineté internationale, a annoncé l'ambassadeur de l'Inde en RDC, M.D.S Srivastava reçu en audience récemment par la ministre de la Culture et des Arts, Jeannette Kavira.
Le diplomate indien et la patronne de la Culture congolaise ont échangé sur la relance de la coopération culturelle entre la RDC et l'Inde.
Par ailleurs, M.D.S Srivastava, qui était accompagné de M. Rachid Patel, Consul de l'Inde en RDC a signalé l'octroi par le gouvernement de son pays de 40 bourses d'études à des étudiants congolais.

Dieumerci MAYAMBI

Culture & Détente:

Le président de la Fédération internationale de Handball bientôt en séjour à Kinshasa
L'Egyptien Hassan Moustapha, président de la Fédération internationale de handball (FIH) ,tient à séjourner à Kinshasa. Aux dires d'Adonis Mbambi, premier vice-président de la Fédération de handball du Congo (Féhand), le n°1 du handball mondial sera à Kinshasa le 7 mai 2010.
Dans son programme, le président de la Fédération internationale du handball, émerveillé par les dernières prouesses de handballeurs congolais lors de la dernière coupe d'Afrique des nations, Egypte 2010, va rencontrer les décideurs politiques de la RDC. Car, l'opinion sportive internationale a reconnu les mérites des Congolais, le seul pays africain au sud du Sahara à avoir atteint l'étape des demi-finales aux côtés de ceux de l'Afrique du Nord qui dominent le handball africain.
Hassan Moustapha, surpris par les performances des Léopards handball veut réellement vivre la réalité de cette équipe nationale dont le pays manque d'infrastructures sportives appropriées alors que ces athlètes sont performants jusqu'à bousculer la hiérarchie établie du handball continental.
Ainsi, après ses contacts, le président Hassan Moustapha, pourra voir au cas où il ne rencontrera pas les réponses appropriées à ses préoccupations, comment aider cette discipline sportive à sortir de sa situation actuelle.
Africain de par ses origines, Hassan Moustapha, animé de son souci d'aider au développement du handball mondial, ne manque donc pas de se ressourcer à son continent. C'est cette préoccupation qui justifie son prochain voyage en RDC.

Jeunesse sportive de Kinshasa s'impose devant Force terrestre
Toujours en handball, cette fois-ci au niveau du championnat de l'Entente provinciale de Kinshasa, le club de la Jeunesse sportive de Kinshasa a marché sur le club de la Force terrestre par 28 buts à 4. Déjà à la fin de la première mi-temps, les filles de la JSK menaient par 13 buts à 3. Cette victoire est la première de la JSK au cours de ce championnat de Kinshasa de handball.
Et, ces joueuses, avec l'élan de la victoire d'hier, restent déterminées à maintenir le cap et voler de victoire en victoire afin de répondre aux attentes de son staff dirigeant. Ce dernier ne lésine pas sur les moyens pour soutenir la JSK, surtout le tuteur qui fait de l'encadrement de la jeunesse, son cheval de bataille.
Pascal LIKANA


EN PLEINE TOURNEE EN EUROPE
Werrason a signé sa troisième production à Lyon
Noël Ngiama Werrason continue son périple européen avec succès. Le week-end dernier, le leader de Wenge MMM a fait sensation dans la ville de Lyon, en France, après avoir électrisé Liège, en Belgique, le samedi écoulé. Le concert de Lyon constituait donc la troisième production de l'artiste depuis qu'il a entamé sa tournée dans le vieux continent.

Le succès obtenu par Werrason, lors du spectacle de Zénith de Paris, le samedi 13 mars dernier, lui a apporté beaucoup de bonheur. Le " roi de la forêt " ne cesse d'arracher des contrats en Europe. Jusque là, l'on dénombrerait plus de 30 contrats que l'artiste devra honorer.
Werrason, outre les productions scéniques, a déjà débuté l'étape finale de l'enregistrement de son album " Techno malewa ", deuxième volume dont le lancement sur le marché est attendu pour cette année en cours. Le premier volume de " Techno malewa " a réussi son objectif. Ila été parmi les meilleures œuvres de l'année passée et continue, jusque-là, à bien se positionner sur les hit-parades kinois.
A Kinshasa, le directeur de marketing et commercial de l'orchestre, Monib production, avait organisé une réunion avec tous les fanatiques de Wenge MMM ainsi que les musiciens restants. Il a profité de cet entretien pour faire le compte-rendu du périple européen de Werrason. Les répétitions à la Zamba Playa ont bel et bien repris pour les musiciens et danseuses restants. D.M

CONSTAT DE CERTAINS OPERATEURS
La RDC accuse un vide juridique dans le secteur
La RDC souffre, à l'heure actuelle, de l'absence d'une politique nationale en matière du livre. C'est ainsi que les opérateurs du livre ont fait le point sur cette question à la presse. Le constat dégagé par ces opérateurs est que la RDC accuse un vide juridique en matière du livre. Me Nadine Mundala, note que le livre est considéré comme un produit de luxe tout en relevant le problème du statut du livre en RDC.
Pour elle, on doit faciliter la production locale du livre car, estime-t-elle, les producteurs congolais œuvrant dans ce secteur ne doivent pas être découragés. En fait, les opérateurs du livre pensent que le produit, bien que consommé dans les milieux scolaires, universitaires et autres, n'est pas protégé par la loi.
C'est ainsi qu'ils sont en train de faire un plaidoyer auprès des législateurs pour trouver des solutions à ce problème. Ces opérateurs ont exposé des orientations à l'avant-projet de loi qui sera présenté au ministre de la Culture et des Arts, Mme Jeannette Kavira.
Par ailleurs, le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, M. Léonardo Mashako Mamba, note le soutien du gouvernement aux opérateurs du livre. Pour lui, il est temps pour la société congolaise de donner un statut au livre. Car, ce produit, ajoute-t-il tend à disparaître et cela est dû à son coût élevé.
Mashako Mamba relève qu'à l'heure actuelle, la RDC ne compte plus de salles de lecture, ni assez de bibliothèque alors que le secteur du livre est fondamental pour le développement du pays. Pour arracher la loi sur le livre, les opérateurs œuvrant dans le domaine se sont proposés de créer un Conseil national du livre.
Cette association constituera un cadre de réflexion pour parler du livre au gouvernement, voir comment faciliter l'accès du livre en RDC. Dieumerci MAYAMBI

Mode : 24 candidats stylistes vont participer au concours "Monzele"
Les 24 candidats stylistes, retenus dans le cadre du concours " Monzele " sont connus. Ils ont été présentés, dernièrement, le vendredi dernier à l'hôtel Venus devant la presse et certaines personnalités dont les ministres provinciaux Roddy Mpika et Thérèse Olenga. C'est dans une ambiance festive que les candidats représentant chacun une commune de la ville de Kinshasa, ont été conviés à monter sur le podium pour être présenté.
Une certaine sérénité a été observée dans les rangs des candidats qui, chacun, veut remporter le concours. Une soirée exceptionnelle où les mannequins ont été mis en exergue et ont pu démontrer leurs talents dans leur domaine. Ils étaient tous élégants. En fait, c'est le 30 avril 2010 que va débuter la phase éliminatoire. D'après l'explication nous fournies par JPIK, chargé de communication de la son Africa Fashion beauty international, agence qui organise l'événement, les 24 candidats seront repartis dans 4 circonscriptions (Lukunga, Funa, Mont Amba et Tshangu).
Au finish, souligne-t-il, quatre finalistes représentant chacun une circonscription vont s'affronter. Le meilleur styliste sera connu après le vote par SMS et le choix du jury.
Le gagnant du concours "Monzele ", qui est à sa première édition, recevra une voiture et pourra bénéficier de trois mois de formation dans une école de couture en Europe. Ce même gagnant va représenter la RDC au festival international de la mode africaine (FIMA), au Niger, vers la fin de l'année 2010. Africa Fashion beauty international, organisateur du concours "Monzele ", est une agence de mode qui a pour vocation la promotion de la mode et de la beauté africaine.
Cette maison, dirigée par Mme Rosy Bouzas Kabunda, a son siège dans la commune de Ngaliema, quartier Macampagne. D. MAYAMBI

Apprendre & Comprendre:

Le traitement des maladies parodontales ou les maladies des gencives
Les maladies parodontales ou maladies des gencives regroupent les gingivites et les parodontites. Des gencives douloureuses aux déchaussements, elles touchent près de 80 % des adultes. Comment réagir face à ces pathologies ? Doctissimo fait le tour des traitements disponibles.

Si l'on peut parler de guérison pour la gingivite, dans le cas de la parodontite, seule une stabilisation peut actuellement être obtenue. Une bonne raison de jouer la carte de la prévention.

La prévention à l'honneur
Avant tout traitement des gencives, il faut mettre en place une réelle hygiène dentaire. Car sans elle, la cicatrisation ne pourra pas être satisfaisante et les traitements seront alors inefficaces. L'hygiène dentaire consiste en un brossage deux fois par jour pendant trois minutes au minimum. Il est par ailleurs recommandé d'user d'une brosse à dents souple (pour ne pas blesser les gencives plus avant) et de compléter le tout par l'usage de fil ou de brossettes interdentaires.
Vient ensuite le détartrage, semestriel ou annuel, votre dentiste saura vous conseiller la fréquence qui correspond à vos dents et à vos habitudes alimentaires… Le détartrage n'est pas douloureux et qui plus est, non seulement il prévient la gingivite mais il vous rend également un sourire plus éclatant. Lorsque l'on atteint le stade de la parodontite, une technique plus agressive appelée surfaçage radiculaire (qui permet d'éliminer le tartre profond et d'éviter l'adhérence du film microbien) est alors employée, elle nécessite le plus souvent une anesthésie locale.

Contrôler les infections
La parodontite a une forte composante infectieuse ; les bactéries d'habitude inoffensives dans la bouche s'invitent dans le tissu qui soutient vos dents, or celui-ci n'y est pas préparé. Il est donc important de contrôler cette multiplication de bactéries. Les moyens mis à votre disposition pour lutter sont simples : des bains de bouche antiseptiques et même des antibiotiques si votre dentiste le juge nécessaire.
Les bains de bouche ne sont pas tous aussi efficaces les uns que les autres. Ils ne suffisent d'ailleurs en général pas à soigner car ils n'atteignent que les zones ou le brossage classique est efficace mais sont un complément très utile aux autres thérapeutiques. Les antibiotiques ne sont eux, recommandés que chez les sujets qui risquent plus facilement de développer des infections et souvent pour compléter un surfaçage.

Dernière étape vers l'amélioration : la chirurgie
Si aucune des méthodes non invasives n'a permit d'obtenir de résultat, il peut être nécessaire de recourir à la chirurgie. Trois techniques cohabitent, elles dépendent des lésions à traiter et le choix sera effectué avec votre chirurgien dentiste de façon à préserver le plus possible vos dents et vos gencives :
La technique du lambeau d'assainissement consiste à décoller la gencive de la dent pour approcher la racine osseuse. Le chirurgien ôtera alors le tartre et la plaque dentaire, procédera ensuite à un surfaçage de la dent pour la polir parfaitement et améliorera l'environnement osseux de la dent. Pour finir la technique permettra de favoriser une cicatrisation complète de la gencive sur la dent et donc supprimera la poche parodontale.
La technique de régénération tissulaire guidée, a pour objectif la régénération des tissus de la gencive en restaurant les tissus de soutien perdus grâce à la mise en place d'une membrane (résorbable ou non). Cette membrane forme une barrière à l'intérieur du parodonte et dans l'espace ainsi créé, le nouveau tissu peut se reformer.
Enfin, la technique du comblement osseux est aussi utilisée, elle permet lorsque l'os est touché de le remplacer par des matériaux synthétiques, c'est ensuite une technique du lambeau ou de régénération qui sera appliquée. Dans tous les cas, il est indispensable de maintenir ensuite une excellente hygiène et de contrôler très régulièrement l'état des gencives pour conserver un bon résultat.
Vous l'aurez compris pour se prémunir des maladies parodontales, le plus simple est encore de les prévenir !
Anne-Aurélie Epis de Fleurian Doctissimo.fr

* Le rôle d'une prothèse dentaire
Une prothèse dentaire, c'est aussi de la prévention, c'est améliorer votre vie quotidienne et préserver votre sourire.

Quelles actions ?
- Une prothèse fixe renforce une dent.
- Elle peut aussi remplacer une ou plusieurs dents manquantes.
- Elle permet de retrouver de bonnes fonctions masticatoires importantes pour la santé générale : éviter les troubles digestifs, le déplacement des autres dents et retrouver une fonction esthétique par la forme des dents, la couleur, l'alignement.

Quels types de prothèses ?
Une prothèse fixe: recouvre et prend appui sur les dents existantes

Une prothèse amovible :
est réalisée quand il n'y a pas d'appuis dentaires suffisants. Dans certains cas, un implant, petite pièce de métal fixée dans l'os lors d'une intervention chirurgicale, peut constituer un point d'ancrage pour une prothèse fixe ou amovible.

Quelle prothèse amovible ?
Le choix d'une prothèse dépend du nombre de dents à remplacer et des matériaux utilisés.
- Les prothèses partielles sont retenues par des crochets ou des attachements.
- Les prothèses complètes fonctionnent sur le principe de la juxtaposition de deux surfaces identiques : la salive, entre la gencive et la plaque crée un phénomène de "succion adhésive". Ce type de prothèse nécessite une empreinte très minutieuse. Pour ces prothèses, la diction est parfois modifiée pendant quelques jours. Passé ce délai sous surveillance de votre chirurgien-dentiste, la prothèse fera corps avec vous au point que vous serez gênés de la quitter, par exemple pour une réparation ou une modification.

Quel matériau ?
Plusieurs types de prothèses peuvent vous être proposés suivant les matériaux utilisés et le nombre de dents à remplacer.
Certaines prothèses ont une base en résine, d'autres sont réalisées à partir d'une plaque métallique coulée. Le métal, s'impose pour sa solidité ; il permet d'obtenir des plaques plus fines. Pour les appareils partiels il permet de réduire la surface d'appui et de bien respecter la gencive autour des dents restantes. La résine permet des réalisations moins onéreuses. Elle convient notamment pour les appareils provisoires qui s'imposent au moment des extractions.
Pensez également que tous ces éléments en métal et en résine sont soumis 24 heures sur 24 dans votre bouche à des forces importantes et à une usure.
La gencive, et en dessous l'os, vont au fil des années se modifier. Des visites de contrôle sont indispensables.
Retouchée dès que nécessaire votre prothèse vous rendra service plus longtemps.

Quelle prothèse fixe ?
- Une couronne renforce une dent "plombée" qui n'est plus assez solide. Une couronne peut également servir à ancrer un bridge (pont) destiné à remplacer une ou bien plusieurs dents ;
- Un bridge est constitué de dents piliers couronnées et d'éléments qui remplacent les dents manquantes ;
- Une dent à tenon (pivot) remplace complètement la partie apparente de la dent et se fixe dans la racine.
Dans certains cas, le chirurgien-dentiste réalise une première reconstitution avec une pièce métallique coulée que l'on appelle le faux moignon (ou inlay core). Puis il scelle une couronne qui emboîte le tout.

Quel matériau ?

Il existe plusieurs types d'alliages dentaires de qualité et de prix différents :
- Les alliages précieux à base d'or sont recherchés pour leur aspect, leur facilité de travail et leur précision.
- Les alliages semi-précieux, de couleur argent conservent une partie des qualités de l'or à coût moindre.
- Les alliages non-précieux (acier) permettent de réaliser des prothèses moins onéreuses mais tout aussi solides (résines ou céramiques).
Il est possible de recouvrir la dent avec un matériau cosmétique. Ce recouvrement pourra être partiel (C.I.V : couronne à incrustation vestibulaire) ou total (C.C.M : couronne céramo-métallique). Les résines se travaillent facilement et à moindre coût. Mais elles ont tendance à s'user et à se ternir rapidement. La céramique est aujourd'hui le matériau le plus durable et le plus durable et le plus esthétique de par sa teinte et sa translucidité.

- Quel coût ? Dans sa conception à sa préparation et à sa réalisation, une prothèse est le résultat du travail d'une équipe de professionnels de haut niveau. Des techniques de pointe sont mises à votre service. Le confort que vous permet l'anesthésie, la stérilisation, la qualité et l'esthétique des matériaux, tout cela a un coût qui n'est pris en charge que très partiellement par la sécurité sociale. Vous bénéficierez d'un complément éventuel qui vous sera remboursé par votre mutuelle ou votre assurance en fonction de votre contrat. Le reste sera à votre charge.
Votre chirurgien-dentiste vous informera du prix des prothèses par un devis établi avant tous travaux. Vous signerez ce devis en signe d'acceptation.
Il vous remettra une demande d'entente préalable destinée au contrôle dentaire de votre caisse d'assurance maladie. Tiré de Doctissimo

* Préservez le sourire de votre enfant
Votre enfant doit faire face à un redoutable ennemi : la carie dentaire. Pour éviter des souffrances inutiles et des soins coûteux, la meilleure protection reste la prévention. Avec Doctissimo, découvrez tous les conseils pour préserver le sourire de votre bambin.
Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l'apparition des caries, mais tous n'ont pas la même importance. L'hérédité, mais surtout l'hygiène dentaire et l'alimentation sont les principaux.

Moins de sucre et plus de fluor
En tant que parents, vous pouvez pleinement prévenir l'apparition de caries chez votre enfant. Quelques conseils alimentaires vous y aideront :
Le sucre est le premier pourvoyeur de caries. Il vous faudra donc résister aux demandes de votre bambin pour des bonbons, des barres chocolatées, des caramels, des corn-flakes ou autres douceurs qui mèneront la vie dure à l'émail de ses dents... Vous devrez donc limiter au maximum la consommation de sucre sous toutes ses formes, surtout entre les repas. Le grignotage limite le pouvoir tampon de la salive, augmentant ainsi l'acidité produite par les bactéries en présence de produits sucrés ;
Les boissons sucrées sont à éviter, en particulier avant le couchage. Outre leur forte concentration en sucre, ces boissons ont une acidité qui peut nuire à l'émail des dents. Les boissons light ne font donc pas exception !
Vous devrez vous assurer que votre enfant bénéficie d'un apport suffisant en fluor (grâce à un dentifrice fluoré et/ou un apport alimentaire). Afin d'éviter les cumuls, les praticiens doivent établir un bilan personnalisé des apports journaliers en fluor avant toute prescription médicamenteuse de fluor.
Dans les régions où l'eau de distribution contient plus de 0,3 mg/l de fluor, les comprimés ou gouttes fluorées ne doivent pas être prescrites.
Dans les régions où l'eau de distribution contient moins de 0,3 mg/l de fluor, la dose prophylactique optimale est de 0,05 mg de fluor/kg/j sans dépasser 1 mg/j, tous apports fluorés confondus.
Le deuxième pilier de la prévention contre les caries est une bonne hygiène dentaire. Vous devrez donc apprendre à votre enfant à se brosser les dents après chaque repas et à bien utiliser du fil dentaire. Et pour vous y aider, Doctissimo vous propose quelques astuces.

Faites du brossage un moment ludique !
Quand débuter le brossage? Qui brosse ? Avec quel matériel ? Comment brosser ? Comment inciter votre enfant à adopter une bonne hygiène dentaire ?... Les réponse à ces questions conditionnent la bonne santé des dents de votre enfant.
Le brossage des dents doit débuter dès l'apparition des premières dents, voire avant. Même si l'on ne parle pas de brossage à proprement parler mais plutôt d'un simple nettoyage de la bouche avec une compresse humide afin d'éliminer les bactéries ;
Le brossage ne doit pas être vécu comme une contrainte. Essayez d'en faire un moment ludique en impliquant toute la famille ! Votre enfant aura alors envie de faire comme les grands. Cette technique lui permettra de passer naturellement du jeu à une habitude naturelle. Conseil pour les plus réticents : les enfants sont souvent naturellement séduits par les brosses à dents électriques, surtout que certaines sont à l'effigie de leur héros préférés;
Le brossage doit avoir lieu tous les soirs pour les plus petits. Matin et soir à partir de deux ans et enfin trois fois par jour après chaque repas pour les plus grands ;
C'est l'un des parents qui effectuera le brossage chez le tout-petit avant que l'enfant ne soit en âge de prendre réellement les commandes, vers 7-8 ans ;
Enfin, on ne se brosse pas les dents de la même manière à 2 ans ou à 8 ans ! Avec les conseils de l'Union française de santé bucco-dentaire, découvrez les secrets d'un bon brossage. Vous pouvez également trouver des conseils ludiques sur le site Fluocaril-kids.
Pour le brossage des dents, vous devrez prendre un matériel adapté : une brosse à brins souples avec une petite tête pour les plus jeunes et un dentifrice faiblement concentré en fluor avant 2 ans (250 ppm) puis (400-600 ppm) pour le jeune enfant. Dès 7 ans, le dentifrice recommandé contient 1000 à 1500 ppm de fluor.
Emmenez régulièrement votre enfant chez le dentiste pour des consultations de prévention. Si les visites n'ont lieu que quand l'enfant a mal, il aura tendance à associer ce professionnel de santé à de biens mauvais souvenirs, rendant les futures rendez-vous de plus en plus difficiles... De plus, l'Assurance maladie a mis en place des rendez-vous de prévention dès le plus jeune âge : ils commencent à l'âge de 6 ans et sont à effectuer tous les 3 ans. Un mois avant sa date d'anniversaire, vous recevrez un imprimé de prise en charge vous invitant à vous rendre chez un chirurgien-dentiste pour un Examen bucco-dentaire (EBD). Vous pourrez alors, dans les 6 mois, prendre rendez-vous chez le chirurgien-dentiste conventionné de votre choix, et bénéficier de cet examen de prévention sans rien avoir à débourser. C'est l'Assurance Maladie qui règlera directement votre chirurgien-dentiste.
Parce que la santé dentaire de vos enfants en dépend, apprenez leur le plus tôt possible les bons réflexes et prenez l'habitude de consulter régulièrement un chirurgien-dentiste. Vous leur évitez alors des soins plus lourds et plus coûteux ! David Bême Tiré de Doctissimo


NOS PARTENAIRES:

Fondation
SADISA BETO FSB/Asbl