QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3588
Mercredi 14 Avril 2010

BILLET

Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ.






































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A La Une

SUITE AUX IRREGULARITES LORS DE SON ADOPTION A LA CHAMBRE BASSE
La question orale adressée à Muzito recalée
* «Au regard de ce qui apparaît comme une messe noire contre le Premier ministre, pour qui roule Boris Mbuku?», s’interrogent certains députés
Le face-à-face entre Adolphe Muzito et les députés nationaux prévu ce jour au Palais du peuple sur les derniers affrontements à Mbandaka entre les forces armées de la RDC et les insurgés Enyele risque de ne plus avoir lieu. Pour cause, de nombreuses irrégularités qui auraient été décelées dans la question orale adressée au Premier ministre, confient des observateurs avertis.
La question orale avec débat, déposée, la semaine dernière, au bureau de la chambre basse par le député Lucien Busa du MLC, risque d’être recalée. Car, de l’avis de nombreux observateurs, là où la représentation nationale attendait deux membres du Gouvernement Muzito, en l’occurrence les ministres Charles Mwando Nsimba de la Défense et Adolphe Lumanu de l’Intérieur au sujet des tristes événements survenus dimanche dernier à Mbandaka, l’opposition aurait réussi à concocter un autre schéma au cours d’une réunion, non seulement préparatoire, mais aussi informelle, présidée par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, M. Boris Mbuku, juste quelques temps avant la plénière.
A en croire des sources généralement bien informées, c’est au cours de cette messe noire qu’une mise en scène aurait été réalisée. De deux ministres précités, l’option de diligenter une question orale contre le Premier ministre Adolphe Muzito aurait ainsi été boutiquée, le motionnaire et les intervenants désignés. Le scénario arrêté, il ne restait plus, pour l’opposition, que de jouer la pièce en comptant sur la naïveté des non avertis. Même la majorité, distraite, n’aurait pas vu le coup venir. Car, elle se serait fait avoir avec des tribuns de la trempe de François Muamba et Gilbert Kiakwama dont la rhétorique n’est plus à démontrer. C’est dans cette ambiance donc que la question orale adressée au Premier ministre Muzito aurait supplanté celle déjà adressée aux ministres de la Défense et de l’Intérieur et adoptée en plénière. Mais, d’après des experts contactés par «Forum des As» sur la suite des événements, cette question orale violerait quelques dispositions du Règlement intérieur de la chambre basse, surtout en ce qu’elle poserait plusieurs questions à la fois et aurait tendance à confondre la politique nationale, domaine du Premier ministre, à celle sectorielle dont répondraient les ministres concernés.
Soumise à la rigueur de la Constitution et du Règlement intérieur de la chambre basse, la question orale adressée au Premier ministre, de l’avis des mêmes experts, pourrait bien être récalée en étant déclarée irrecevable. A moins que son auteur, le député Jean-Lucien Busa, ne la reformule pour éviter le ridicule. L’opposition, cela ne serait point à écarter, faute d’arguments et de maîtrise des textes régissant la chambre basse, pourrait être amenée à claironner que la majorité à la représentation nationale serait en train de protéger son Premier ministre. Mais il suffit, expliquent les observateurs, de consulter les textes pour se convaincre du contraire au nom toujours de la démocratie.

POUR QUI ROULE BORIS MBUKU?
Cette question, on se la poserait au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP) au regard de la vitesse à laquelle les choses se seraient passées avec la bénédiction du premier vice-président Boris Mbuku. Dans le camp des observateurs, certains le comparent déjà à Vital Kamerhe en se montrant «le bon enfant à l’école» tout en étant «à la solde de l’opposition». D’ailleurs, les observateurs ne comprennent pas qu’un brillant avocat comme Boris Mbuku Laka n’ait pas compris que l’opposition s’engageait sur une voie très escarpée en ce que la question orale se plaçait au dessus des règles de sa recevabilité tant dans le fond que dans la forme. Car, dans la démarche ayant conduit au vote de cette question orale en plénière, tout porte à croire qu’il était question de faire la part belle à l’opposition. D’ailleurs, indique-t-on, les arguments pour et contre n’auraient pas été enregistrés avec équité. S’il est une chose d’attraire le Premier ministre à travers une question orale en usant des manoeuvres politiciennes, une autre chose est de respecter le droit et les textes régissant la chambre basse, a, fait curieux, reconnu un député «légaliste» de l’opposition. FDA

QUESTION ORALE AVEC DEBAT ADRESSEE A SON EXCELLENCE MONSIEUR
LE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT

Concerne : La situation sécuritaire dans la province de l’Equateur.

Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Conformément aux dispositions des articles 138 de la Constitution et 152 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, j’ai l’honneur de vous adresser la présente question orale avec débat dont l’objet est repris en concerne, du reste approuvé par la plénière du 08 avril 2010 à la suite de la motion de procédure présentée par l’Honorable François MUAMBA TSHISHIMBI.
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Depuis février 2009, un conflit foncier a éclaté entre deux villages d’un même groupe ethnique, à savoir les Monzaya et les Enyele, tous du secteur de Dongo, Territoire de Kungu, District du Sud-Ubangi dans la Province de l’Equateur. Ces populations ont déclenché

localisé, pour lequel l’autorité publique se devait de trouver une solution urgente, adéquate et par conséquent moins coûteuse en vies humaines et en ressources matérielles. Rien de tout cela n’a été fait.
Force a été de constater que l’autorité tant locale, provinciale que nationale n’a pas été sensible à ces appels incessants, minimisant de ce fait l’impact éventuel de ce conflit. Pourtant, des missions de l’armée et des services de sécurité ont été diligentées sur le terrain pour se rendre compte de la réalité sans que des mesures n’aient été prises.
En octobre 2009, le conflit débordera le cadre interethnique à Dongo pour embraser tout le territoire et le district du Sud-Ubangi. Encore une fois, les élus se sont déployés auprès du Gouvernement pour proposer, sans succès, des solutions appropriées.
C’est seulement en novembre 2009 que la police nationale et l’armée, appuyées par la MONUC, interviendront pour restaurer la paix.
A cette occasion, par la voix du ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, le peuple congolais fut informé que la situation était sous contrôle et que la province se trouvait, de ce fait, dans la phase post-conflit. Dès lors, selon le ministre, l’agenda du Gouvernement n’était plus que celui d’assurer le retour des déplacés, tant internes qu’externes, et de consolider le calme retrouvé.
En outre, le même ministre déclara que la nature du conflit était strictement foncière sans implication politique quelconque. D’après lui, il s’agissait de l’activisme des bandits armés et autres «chégués», sans une quelconque motivation politique, qui perturbaient la quiétude des compatriotes de l’Equateur.
Depuis tout ce temps, des élus ont multiplié des initiatives parlementaires, rencontres et contacts avec toutes les autorités concernées pour s’assurer du retour effectif et durable de la paix, de la sécurité et de la prise en charge des problèmes humanitaires causés par ce conflit. Ces représentants du peuple n’ont pas tari des propositions en faveur de la résolution rapide de ce conflit. Aucun responsable du gouvernement n’a daigné les écouter.
Aussi, c’est avec stupéfaction qu’ils vont appendre, à l’instar des tous les autres Congolais, qu’en dépit des assurances données par le gouvernement, le conflit s’était étendu pour atteindre Bomongo et Makanza ; et depuis le dimanche pascal, Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, prenant de ce fait à contrepieds tous les Services de l’Etat, y compris le Gouvernement central lui-même, au grand désarroi de la population de l’Equateur. Cette fois encore, on déplore mort d’hommes, pillages et déplacements massifs des populations.
Eu égard à tout ce qui précède, le sens du devoir me commande d’exiger de votre part, Monsieur le Premier Ministre, de donner à la Représentation nationale, au nom du peuple congolais, la réponse à la question fondamentale suivante : quels sont les tenants et les aboutissants du conflit armé actuellement en cause dans la Province de l’Equateur ?
Ce qui implique naturellement que des réponses précises soient données aux préoccupations sous-jacentes que voici :
1. Quelle est d’après vous la nature réelle du conflit actuellement en cours dans la province de l’Equateur ?
2. Quelles en sont les causes profondes ?
3. Quelle est l’identité précise des assaillants ?
4. Les missions d’enquête diligentées, notamment à Dongo, par l’armée et les services de sécurité, ont-elles déposé leurs rapports ? Dans l’affirmatif, quelles en sont les conclusions ?
5. Quel a été le niveau d’implication des autorités locales, en l’occurrence le chef de secteur, l’administrateur du territoire, le commissaire de district, pour trouver un règlement rapide à ce conflit ?
6. Quel a été le rôle joué par le Gouvernement provincial ainsi que tous les autres services de sécurité et de l’armée au niveau provincial pour anticiper sur le risque de débordement ?
7. Pourquoi le Gouvernement central n’a-t-il pas développé des mécanismes d’alerte précoce pour éviter le débordement comme le souhaitaient les Députés nationaux ?
8. Pourquoi le Gouvernement central n’a-t-il pas voulu prendre en considération les propositions constructives des élus ?
9. Deux semaines avant l’attaque de Mbandaka, les Gouvernements central et provincial avaient des renseignements confirmant la présence des infiltrés à Mbandaka, selon les déclarations du Gouverneur de l’Equateur faites au lendemain de l’attaque du jour de Pâques.» Pourquoi avez-vous laissé faire sans prendre des mesures sécuritaires préventives ?
10. Quel est le bilan général du conflit à ce jour ?
11. Comment et dans quels termes votre Gouvernement compte-t-il assurer le retour des déplacés ?
12. Quelles sont les mesures optimales que le Gouvernement a prises pour mettre fin à ce conflit et sécuriser durablement la province de l’Equateur ?
13. Excellence Monsieur le Premier Ministre, alors que le Dialogue Inter Congolais avait recommandé la mise en place d’une armée nationale et républicaine, ce but n’est toujours pas atteint. A cause de cela, le gouvernement que vous dirigez peine à instaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays. Au moindre problème impliquant les Forces armées, comme à Mbandaka, notre pays recours systématiquement à l’aide de la MONUC. Dans ces conditions, pouvez-vous expliquer à la Représentation nationale la pertinence de la demande insistante de votre gouvernement de voir cette même MONUC quitter le territoire national ?
14. D’autre part, selon la presse, Monsieur Allan Doss, patron de la MONUC, exhorte le gouvernement congolais à dialoguer avec les insurgés de l’Equateur. Que comptez-vous faire ?
15. Excellence Monsieur le Premier Ministre, alors que pour se construire, notre armée a besoin du concours de tous ses fils qui ont la volonté et la capacité de servir la Nation, la plupart des militaires ex-FAZ et ex-ALC sont stigmatisés, voire discriminés sur base de leurs origines ethniques. Nombreux croupissent dans les prisons du pays, sans motif valable ni procès en bonne et due forme, pendant que d’autres sont en exil et ce, malgré l’interpellation des parlementaires. Pourquoi votre Gouvernement n’a-t-il pas pris des mesures qui s’imposent pour créer la confiance et protéger par leur intégration dans l’armée nationale ou par leur réinsertion dans la vie civile, les ex-FAZ et les ex-ALC, à l’instar de tous les autres militaires concernés ?
16. Pourquoi les jeunes voyageurs, notamment ceux en provenance de l’Equateur, sont-ils indexés et taxés de façon systématique d’être en intelligence avec l’ennemi (lequel, du reste, n’est pas clairement identifié) ?
17. Pourquoi arrête-t-on sans raison et exclut-on les militaires qui ne demandent pas mieux que d’exercer comme d’autres congolais le métier auquel la République les a commis ?
18. Excellence Monsieur le Premier Ministre, à ce conflit armé s’ajoute la confusion politique qui règne dans la province de l’Equateur. Par des coups de marteau, biceps et autres voies de fait, des députés provinciaux ont cassé les portes de l’hémicycle pour imposer un prétendu nouveau bureau à la tête de leur assemblée sans que personne ne s’en émeuve. Ceci, en violation flagrante de la procédure en la matière. Votre Gouvernement a gardé une indifférence coupable à cet égard, prêchant ainsi en faveur de l’anarchie. Le compte rendu du Conseil des ministres du 31 mars 2010 en donne l’illustration parfaite. En agissant de la sorte, votre Gouvernement valide de facto ce chaos. Doit-on comprendre que désormais vous considérez que ces méthodes barbares sont à retenir comme le nouveau standard de la gouvernance instauré par votre gouvernement ?
19. Ne pensez - vous pas que la confusion politique qui a engendré l’instabilité politique a pu servir de prétexte aux assaillants pour justifier leur acte de Mbandaka ?
20. Dès lors, allez-vous continuer à vous taire, donnant ainsi l’impression d’entériner l’imposture au sein de l’Assemblée provinciale de l’Equateur ou allez-vous condamner et sanctionner celle-ci ?
21. Au passage, la Représentation nationale veut savoir où se trouve et quel est le sort du député provincial Oscar MOLAMBO, que vous n’avez pas voulu soumettre à la procédure régulière de mise en accusation d’un député provincial comme le stipule la loi, ainsi que l’indique le courrier vous adressé par le Président de l’Assemblée nationale à cet effet.
22. Excellence Monsieur le Premier Ministre, de plus en plus, des conflits fonciers se multiplient dans la province de l’Equateur comme dans plusieurs parties du pays, jetant au bord de la route de nombreux compatriotes. On déplore mort d’hommes, cases brûlées et autres dégâts matériels sans que les autorités publiques ne s’impliquent de manière sérieuse. De Bongandanga à Budjala en passant par Dibaya, Kabeya-Kamuanga, Katanda et bien d’autres parties du pays, la situation est on ne peut plus préoccupante. Quelles sont les dispositions prises par votre Gouvernement pour mettre fin à ces conflits récurrents et qui tendent à se généraliser ?
23. Quelles sont les mesures sécuritaires et humanitaires prises pour réhabiliter les populations déjà victimes de ces conflits, et que la barbarie a placé dans le dénuement le plus complet ?
24. Quelles sont les mesures préventives prises par votre Gouvernement pour éradiquer de tels conflits, dès lors qu’il apparaît clairement que derrière ces atrocités se cachent des Responsables de province ?
Voudriez-vous, Excellence Monsieur le Premier Ministre, éclairer l’Assemblée nationale sur ces événements qui préoccupent au plus haut point l’ensemble du peuple congolais? Il va de soi que d’autres collègues vont me compléter, puisque mon intervention appelle un débat, conformément au règlement intérieur de cette illustre chambre.
Honorable Président, j’ai dis et je vous remercie.

Honorable Jean-Lucien Busa
Député national


Enjeux de l heure

NOUVELLE REVUE HIER DU PROCESSUS VERS LANNULATION DE LA DETTE
La RDC à 30 pas du PPTE
La RDC a marqué de nouveaux pas vers l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés, devant aboutir à l'annulation de plus de 90% de la dette extérieure. A ce jour, 70% du chemin à parcourir le sont déjà. C'est ce qui ressort de la réunion d'évaluation qu'a présidée, hier à la Primature, le Premier ministre Adolphe Muzito. La rencontre a regroupé aussi bien les membres du Gouvernement que les partenaires bi et multilatéraux impliqués dans le processus. Au nombre de ces partenaires, on a noté la participation des représentants des USA, de l'Union Européenne, de la Hollande, de l'Espagne, de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International, tandis que la partie congolaise était composée des ministres du Budget, de la Santé, et des représentants des Ministres du Plan, des Finances et du Développement Rural. Les échanges ont tourné autour de l'évaluation du niveau de réalisation (satisfaction) des sept déclencheurs du point d'achèvement que sont le DSRP, la stabilité économique, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, secteurs sociaux et rural, ainsi que la gestion de la dette.
A ce stade, indique une note d'information émanant de la Primature, il se dégage une note satisfaisante au terme d'une évaluation conjointe du DSRP par les services du FMI et de la Banque Mondiale. L'analyse faite du cadre macroéconomique dégage un constat de stabilité du taux d'inflation, un peu faible, et du taux de change sur le marché.
L'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et les prestations des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux et rural ainsi que la gestion de la dette, offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la RD Congo, peut-on encore lire dans la note d'information de la Primature qui indique, par ailleurs, qu'à propos de la gestion de la dette, le système informatique complet d'enregistrement de la dette était mis sur pied. Il permet de couvrir toute la dette publique et à garantie publique, ainsi que la dette des entreprises publiques non assortie de la garantie de l'Etat.
Selon Kevin Numbilumbila, Administrateur Délégué Général à l'Office de la Gestion de la Dette Publique, devenue Direction Générale de la Dette Publique(DGDP), qui a livré ces explications, "ce système permet la centralisation des informations de la dette de la RD Congo. Le travail qui y est engagé dans l'informatisation des données, est réalisé à concurrence de 80%, de telle sorte que l'accès à des données informatiques sur la dette publique est possible. Les experts du FMI et de la BM concourent à la bonne tenue de cet outil pour la fiabilité de l'information relative à la dette publique. " Et Kevin Numbi de conclure : " J'estime que nous allons atteindre le point d'Achèvement de l'I-PPTE grâce à la volonté politique du Premier Ministre et du Président de la République. " Il a, par ailleurs, été noté avec satisfaction que des réformes importantes sont en cours, notamment, l’examen de la loi sur les marchés publics, et la finalisation des DSCRP sectoriels dans les secteurs sociaux.
Commentant toutes ces évolutions, Jean-Claude Nachega, Directeur de Cabinet Adjoint du Premier Ministre chargé de l'Evaluation du Programme du Gouvernement, a conclu : "C'est la satisfaction qui nous anime parce qu'on s'approche du Point d'Achèvement de l'Initiative Pays Pauvres Très Endettés et nous sommes à 70% de réalisation des sept principaux déclencheurs du Point d'achèvement. JEK


SONDAGES LES POINTS/ AVRIL 2010
Muzito II : les " anciens " ministres surclassent les nouveaux
* Maj Kisimba, Raymond Tshibanda et Matata Ponyo, le trio adulé des Congolais de Kinshasa

Le remaniement gouvernemental a vu s'opérer quelques modifications au sein du baromètre de l'Exécutif. Quelques ministres nouvellement promus sont appréciés par la population. Cependant, d'une manière générale, les premières places de ce palmarès sont toujours l'apanage des maintenus à l'instar des ministres des Affaires foncières et de la Coopération Internationale.
Dans la vague du tableau de bord politique (Exécutif national), la tendance au désintéressement de la population de Kinshasa vis-à-vis des membres du gouvernement semble se confirmer. Ils sont désormais 43% à estimer qu'aucun membre du gouvernement ne leur apporte satisfaction, soit 7% de plus qu'au mois de mars (36%).
Par contre, certains Kinois pensent que quelques ministres, de manière isolée, se sont distingués par leurs prestations. Bien qu'il y ait de fortes variations des cotes, l'on ne note pas de grands changements dans le baromètre du gouvernement pour le mois d'avril 2010.
La côte du ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba, s'est consolidée. Avec 14%, il passe pour le ministre le plus en vue du gouvernement Muzito II. A son actif, les différentes actions réalisées au sein du gouvernement dans le cadre de ses attributions. Celles-ci commencent à gagner le mental des Kinois interrogés. Selon certains enquêtés, sa dernière visite à Brazzaville avec son homologue brazzavillois revêt un double impact. D'une part, il s'agissait de défendre l'image de la RDC en matière foncière, de l'autre, c'était une manière de se garantir la sécurité des frontières du pays contre les empiétements de ses limites.
Raymond Tshibanda de la Coopération Internationale et Régionale se maintient à la deuxième place avec 11%. Très actif, il est à la hauteur de ses fonctions, dixit les enquêtés. Ses différentes interventions redorent le blason de la RDC à l'échelle internationale.
Il est suivi, à la troisième marche, par le nouveau locataire des Finances, Matata Ponyo, qui détrône le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo, relégué à la sixième place après Claude Nyamugabo (Sports et Loisir). La première démonstration de Matata Ponyo en termes de maximisation des recettes de l'Etat a été chaleureusement saluée par la population qui n'attend que voir et connaître la vraie destination de ces fonds.
ée de Claude Nyamugabo à la tête du ministère des Sports est très appréciée dans les milieux sportifs kinois où on le considère plus proche des sportifs qui attendent de lui la concrétisation de ses actions.
Source : Institut des sondages Les Point

Nation

Mbandaka : le ministre des Affaires sociales assiste les déplacés et blessés en médicaments et en vivres
Faisant partie de la délégation gouvernementale qui a séjourné à Mbandaka quelques jours après les événements survenus le 4 avril dernier à Mbandaka, le ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ferdinand Kambere a rempli la mission lui confiée par la hiérarchie, consistant à soulager les populations déplacées et blessées . Au total, près de 4000 personnes regroupées en 830 familles ayant fui les affrontements entre les FARDC et les insurgés Enyele ont bénéficié de l'assistance du gouvernement composée essentiellement des médicaments, des vivres et des ustensiles.
Dans son périple, le ministre des Affaires sociales s’est rendu, tour à tour, à l'hôpital général de référence de Wangata, aux cliniques universitaires de Mbandaka et à la Polyclinique militaire ainsi qu'au centre de santé de la police. Partout où il a été, le ministre Ferdinand Kambere a réconforté les victimes des événements malheureux de Mbandaka.
A l'hôpital général de référence de Wangata, il a remis un kit et une enveloppe à chaque malade. Au médecin directeur de cette institution médicale, Ferdinand Kambere a aussi remis des médicaments. " Ces produits pharmaceutiques sont destinés à la prise en charge des malades et non à la vente. Je vous prie de respecter la parole du chef de l'Etat ", a exhorté le ministre des Affaires sociales au médecin directeur de l'hôpital de Wangata, M. Jean Robert Isanjola. Ce dernier a, pour sa part, remercié le gouvernement pour ce geste qui redonne de l'espoir aux bénéficiaires.
Aux cliniques universitaires de Mbandaka ou sont internés 12 blessés dont une fillette de 3 ans, l'envoyé du Président de la République Joseph Kabila et du Premier ministre Adolphe Muzito a salué la bravoure de l'équipe médicale dévouée dans le service qu'elle rend à la Nation. Comme à l'hôpital général de référence de Wangata, il a aussi remis des médicaments et une enveloppe en guise d'encouragement.
A la polyclinique militaire et au centre de santé de la police, le médecin en chef a conduit la délégation gouvernementale dans le tour des salles. Les jeunes insurgés Enyele, qui bénéficient également du traitement, ont grandement remercié le chef de l'Etat pour les soins dont ils bénéficient.
Il y a lieu de souligner que les personnes regroupées en 830 familles ayant fui les affrontements entre les FARDC et les Enyele à Makanza, Bonongo et Lobengo en territoire de Dongo se sont retrouvés dans la ville de Mbandaka. Tous ont bénéficié de l'aide du gouvernement. L'assistance gouvernementale est composée des médicaments, des vivres, des couvertures et des seaux en plastique.
Le ministre des Affaires sociales a aussi payé les frais de transport pour faciliter le retour volontaire de chaque déplacé dans son lieu d'origine. Dorian KISIMBA


POUR DES HAUT FAITS DARMES A MBANDAKA
Sept éléments des Fardc cités à l'honneur
L'inspecteur Makengo de la Police nationale congolaise, le lieutenant-colonel Manit Utch Sudju, le major Lungu Mobambu, les capitaines Jean Bulungumena et Mutombo Chimika, le lieutenant Freddy Botuwo et le sous-lieutenant Mbutu Bitembi ont été cités à l'honneur pour hauts faits d'armes par le commandant suprême des FARDC.
Ces officiers se sont particulièrement distingués lors des opérations de défense et de ratissage de la ville de Mbandaka pendant l'attaque des Enyele le dimanche 04 avril dernier. Par contre, ceux des officiers et hommes de troupes ayant failli à leur devoir comparaissent depuis jeudi dernier devant tantôt la Cour militaire de garnison, tantôt au Tribunal militaire de garnison de Mbandaka. Ils sont accusés, notamment, d'abandon de poste, fuite devant l'ennemi, de pillage, de meurtre, etc.
La première audition s'est déroulée en présence du ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba et du chef d'Etat-major des FARDC, le lieutenant-général Didier Etumba. Ces deux personnalités citées ont visité, auparavant, le port de Banika où avait lieu le débarquement des Enyele venus à bord du MV Malaïka. Rachidi MABANDU

SELON LE PAM ET LA FAO
58 territoires congolais en phase de crise alimentaire
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a organisé un café de presse hier sur la problématique de la sécurité alimentaire en RDC. Organisée conjointement par le Fonds des Nations unies pour l'alimentation (FAO) et le Programme alimentaire mondial (Pam), cette rencontre était une occasion de dégager les causes majeures de l'insécurité alimentaire et faire l'analyse de vulnérabilité à la sécurité alimentaire. Selon ces agences, la sécurité alimentaire en RDC n'est pas bonne, car 58 territoires sont en phase de crise alimentaire.
Gérard Madodo de la FAO s'est d'abord penché sur la définition de la sécurité alimentaire. Selon lui, la sécurité alimentaire est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physique accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine. Il a, en plus, fait savoir que l'insécurité alimentaire intervient quand des personnes sont sous-alimentées en raison de l'indisponibilité physique aux vivres, de leur manque d'accès économique et social des vivres et/ou d'une utilisation inadéquate des aliments. Selon ses dires, l'insécurité alimentaire chronique apparaît lorsque les personnes ou groupes consomment ou ont consommé des quantités inférieures au minimum nécessaire pendant une longue période, notamment dans les zones de conflits armés en RDC.

Causes majeures de l'insécurité alimentaire en RDC
Selon la Fao, les causes majeures de l'insécurité alimentaire en RDC sont, notamment, les conflits armés qui sont à l'origine de la baisse de la production agricole (30 - 60%). Une autre cause est la fragilisation progressive des moyens d'existence. Là on parle de décapitalisation, la rupture du marché, régression de la production, prix élevés, pas d'accès à l'eau et aux services de base, taux de malnutrition élevé (< 10%).
Cependant, note la Fao, les décideurs ont besoin des informations exactes et mises à jour, sur l'incidence, la nature et les causes de l'insécurité alimentaire et de la vulnérabilité, pour pouvoir formuler et mettre en œuvre la réduction du nombre des personnes vulnérables (sous-alimentées et mal nourris).
S'agissant de l'outil d'analyse dans le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire, la FAO retient un ensemble d'outils permettant de classer les situations en différentes phases de sécurité alimentaire en fonction de leurs effets sur les vies et les moyens d'existence des populations concernées. Un autre élément est le processus analytique, regroupe l'ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire en RDC. Et d'ajouter l'utilisation d'outils standardisés permet donc de produire une information consensuelle, comparable dans le temps et dans l'espace et fondée sur la convergence des preuves.

Analyse de vulnérabilité à la sécurité alimentaire
L'unité d'analyse de vulnérabilité et de cartographie (UAM) a pour rôle de fournir des données fiables sur l'insécurité alimentaire, mais aussi de fournir les résultats d'analyse pour le plaidoyer et orienter le ciblage et les opérations de distribution des vivres.
Pour Patrice Badibanga, chargé des opérations au PAM, l'analyse des cas de catastrophes et conflits consiste à évaluer la sécurité alimentaire dans les situations d'urgence et faire le suivi de l'autosuffisance alimentaire dans les zones d'assistance. Quant au cas de stabilité et développement, le PAM, a poursuivi Patrice Badibanga, analyse la vulnérabilité à la sécurité alimentaire au moyen des analyses globales de la sécurité alimainsi que le système de surveillance nutritionnelle.
Par ailleurs, le chargé des opérations du PAM a fait remarquer que le processus de ciblage se situe à deux niveaux. Sur le plan géographique, il y a lieu d'identifier les unités administratives spécifiques, les zones économiques et les zones de moyens de subsistance avec forte concentration de personnes en insécurité alimentaire. Sur le plan individuel, on définit les critères pour distinguer ceux qui ont besoin de l'assistance de ceux qui n'en ont pas besoin. Il s’agit aussi de sélectionner les groupes communautaires, les ménages ou individus ayant plus besoin d'assistance. Mathy MUSAU


Nation

NOUS LES FEMMES
Yvette Kitenge invite la femme congolaise à s’engager en politique
Dans le firmament politique katangais brille une étoile. Une starlette en forme de force tranquille de la nouvelle génération. Yvette Kitenge Lufindu Safi " Mama ni mama " pour les intimes, assume volontiers son statut de femme politique. Elle fait de la politique à la moderne. Cette licenciée en Sciences économiques, doublée de femme d'affaires avisée, ne vit pas de la politique. Elle le fait par vocation. Elue députée provinciale, " Mama ni mama ", cofondatrice du Pprd, avait été par le passé Secrétaire du Gouverneur du Bas-Congo, Séraphin Bavuidi. C’est cette valeur sûre de la politique, née à Kongolo, que Forum des As a rencontrée dans le cadre de sa rubrique " Nous les femmes ". Interview.
Quel est votre itinéraire politique ?
En 2006, je me suis présentée avec succès comme candidate aux élections provinciales dans la circonscription de Lubumbashi, là où les enjeux étaient difficiles. "Mama ni Mama " avait battu sa campagne comme un Homme ; c'est la femme qui a eu plus de voix parmi toutes les femmes qui ont postulé dans la ville de Lubumbashi.

De quel parti politiqueêtes-vous membre?
Je fais partie du PPRD

Pourquoi le PPRD et pas un autre parti?
C'est par rapport à son projet de société, à son idéologie et à sa doctrine. En plus, c'était aussi, pour moi, la meilleure façon de soutenir l'initiateur de ce parti, Joseph KABILA KABANGE.

Selon vous, la femme devrait occuper quelle place en politique ?
Pour moi, la femme doit se battre pour occuper une place de choix en politique, comme en toute autre activité.
Elle ne doit pas attendre qu'on lui fasse des cadeaux ou des faveurs. Elle devra se mettre sur le même diapason que son homologue homme.

Vous ne vivez que de la politique?
Non, avant la politique, je Je suis ensuite femme d'Affaires, responsable des Etablissements " SIFA YA SAFI ", j'opère dans le secteur pétrolier avec la société"Marna Oil ", et dans le secteur du transport avec "Marna Transport ".
Je suis également membre à la FEC Katanga (SICOPP), tout cela avant d'entrer en politique.

Pourquoi êtes-vous entrée en politique ?
J'ai la vocation de servir la population, de défendre ses intérêts et d'aider à l'élaboration des textes législatifs qui la protège et la sécurise.

Pourquoi y a-t-il peu de femmes en politique ?
C'est dû à l'histoire et à notre culture qui voulait que la femme reste à la maison. Nnous devons effectivement encourager les femmes qui peuvent s'engager en politique.

Quel est l'environnement économique au Katanga ?
Le Katanga n'a pas échappé à la crise financière qui a dernièrement frappé le monde. Petit à petit nous nous remettons ; c'est en cela qu'il nous faut remercier le Président de la République, Joseph KABILA KABANGE pour la paix et la tranquillité qu'il a instaurées, sans lesqe serait possible.

Vous rentrez des Etats-Unis, quel était le but de votre voyage?
Nous sommes allé assister aux travaux préparatoires du 4eme Congrès de la femme noire à Washington D.C., lequel congrès se tiendra à Lusaka au mois de novembre 2010, sous le Haut Patronage de la première dame de la République sœur de la Zambie, je cite la distinguée THANDIWE BANDA.
Ce congrès rassemble les femmes noires de la diaspora et celles du continentafricain.
Propos recueillis par Mathy MUSAU


ASSEMBLEE GENERALE DE LAPUKIN
UNIKIN : suspension de la grève des professeurs
Les professeurs de l'Université de Kinshasa (UNIKIN) réunis au sein de leur association (APUKIN) ont suspendu, hier mardi 8 avril aux environs de 11 heures, leur mouvement de grève déclenché depuis 53 jours. Selon le professeur Charles Mbadu, rapporteur de l'APUKIN, cette décision intervient suite à la signature du protocole d'accord conclu entre le comité exécutif de l'APUKIN et le Gouvernement le samedi 10 avril dernier.
" Le gouvernement s'est engagé à prendre en compte les revendications légitimes du corps professoral sans mettre à mal ses engagements avec ses partenaires internationaux", a affirmé le rapporteur de l'APUKIN en se réservant sur les clauses contenues dans ce protocole d'accord. A ce sujet, le président de l'APUKIN a déclaré que seules les retombées de l'accord intéressent l'opinion, mais pas l'accord en lui-même. Une position qui inquiète certains étudiants qui s'interrogent sur la durabilité de la décision des professeurs du moment où le contenu de l'accord n'est pas révélé
En attendant, la suspension de cette grève consacre la reprise de toutes les activités académiques dès ce mercredi 9 avril sur le site universitaire de l'UNIKIN, ainsi que dans toutes les institutions académiques de la RDC.
Pour sa part, le président de l'APUKIN, le professeur Kitombele, a remercié les étudiants pour leur soutien moral. Il les a en outre exhortés à pousser les choses à aller dans le sens du bien. " Car, le Congo appartient à nous tous", a-t-il dit. Rocco Nkanga / Stagiaire

Le manque de financements menace l'accès aux ARV
En République démocratique du Congo (RDC), alors que des programmes mis en place par de grands bailleurs touchent à leur fin, et que les soutiens bilatéraux sont limités, le pays risque d'être confronté à des pénuries d'ARV et à une hausse de la mortalité liée au VIH, d'après des travailleurs humanitaires. Le Programme multi-pays VIH/SIDA de la Banque mondiale (MAP) est entré dans les 10 derniers mois de ses six années de fonctionnement en RDC. Le Plan d'urgence du président américain pour la lutte contre le Sida (PEPFAR), qui fournissait des traitements contre les maladies opportunistes ainsi qu'un soutien aux laboratoires, devrait interrompre son aide, tandis que le mécanisme de financement international, UNITAID, qui apportait des traitements de seconde intention et des ARV pédiatriques, se retire en 2011.
Dans cette situation, le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme devient le seul bailleur finançant les traitements contre le VIH dans le pays. Yves Nicolas Alexandre, qui dirige le Groupe de gestion des programmes du Fonds mondial du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en RDC, a reconnu que si les programmes du Fonds mondial étaient encore en mesure de traiter de nouveaux patients, le fait que le programme MAP de la Banque mondiale touche à sa fin mettait le Fonds dans une position difficile.
Seulement 10 pour cent des 35 000 personnes ayant besoin d'ARV en RDC y ont accès, a dit à IRIN/PlusNews Corinne Benazech, coordinatrice du projet VIH/SIDA de l'ONG (organisation non gouvernementale) Médecins Sans Frontières. D'après elle, " la principale raison expliquant le petit nombre de patients sous traitement est le manque de financement ".
" Nous sommes très préoccupés par cette situation ; il n'a pas été facile de lever des fonds ", a dit Adama Guindo, représentant pays du PNUD, qui est le principal bénéficiaire des subventions VIH du Fonds mondial pour la troisième, la septième et la huitième série d'octroi de subventions. " La plupart des bailleurs bilatéraux nous disent qu'ils accordent déjà des fonds au VIH par l'intermédiaire du Fonds mondial et qu'ils ne veulent pas effectuer des financements parallèles - le gouvernement doit prendre davantage de mesures pour améliorer la mobilisation des ressources ". A l'avenir, " la priorité serait de mettre en place une coordination plus efficace entre les bailleurs afin de garantir que les ARV soient distribués dans des zones où des capacités de traitement des patients existent déjà ", a dit à IRIN/PlusNews un porte-parole de la Banque mondiale.
D'après Mme Benazech, de MSF, certains programmes de la capitale n'acceptent plus de nouveaux patients pour les traitements contre le VIH. "Beaucoup de patients venant de l'hôpital gouvernemental, qui est à court de médicaments, arrivent à la clinique de MSF quand ils sont déjà extrêmement faibles et proches de la mort, donc leurs chances de survie sont limitées ", a-t-elle dit. " Les patients sous traitement doivent payer les examens de leur taux de CD4 (Ndlr : qui mesure la résistance du système immunitaire)… ce qui est extrêmement cher pour le Congolais moyen ".
" En RDC, le VIH n'est pas chronique comme c'est le cas dans beaucoup d'autres pays africains, où une couverture significative est assurée ; ici, c'est un problème aigu ", a-t-elle ajouté. " Nous avons besoin d'urgence de davantage de promotion et de mobilisation pour obtenir des financements supplémentaires en RDC ; la situation est critique ". IRIN

Vivement le sport

Vodacom Super Ligue / Manche retour
*Veti club - Mazembe à Matadi, Lupopo - Sanga Balende à Kinshasa cet après-midi
La manche retour du désormais Vodacom Super Ligue (VSL), autrefois championnat national de la Linafoot, reprend cet après-midi sur deux stades du pays, respectivement à Matadi et à Kinshasa. Le leader du groupe B, TP Mazembe, sera reçu par Veti Club de Matadi, le dernier du groupe. Le match se joue au stade Lumumba de Matadi à partir de 16h00. Le même jour, cette fois-ci au stade des Martyrs à Kinshasa, le FC St Eloi Lupopo, deuxième du groupe, reçoit Sanga Balende qui est troisième dans le groupe.
A Matadi, les protégés de Moïse Katumbi, qui ont le vent en poupe après avoir massacré dimanche dernier Lupopo (5-0), ont l'intention d'en faire de même ou plus cet après-midi au stade Lumumba. Entre le premier du groupe et le dernier, le fossé est grand. Cette fois-ci, le rouleau compresseur de Mazembe pourra éprouver quelques difficultés pour imposer son jeu. Car, le terrain de football de Matadi est bon pour autre chose que la pratique de cette discipline sportive. Cela n'est pas non plus, un obstacle insurmontable pour les " Corbeaux du Katanga " qui y ont joué plus d'une fois.
Réconfortés par sa position de leader du groupe avec 7 points, Mazembe se sent en sécurité et n'a aucun intérêt à forcer la note dans cette étape du tour classique de VSL. Le club lushois n'a rien à perdre dans cette compétition et à tout à gagner dans cette course dont le champion s'octroie d'office le visa de la Ligue des champions de la CAF, la plus prestigieuse compétition continentale.
De son côté, Veti club, avec son seul point engrangé en trois sorties, se sent tellement noyé qu'il n'a aucune ressource de remonter en surface. Les observateurs voient mal Veti Club battre Mazembe en ce moment et en faire autant pour les deux autres clubs qu'il doit affronter par la suite.
Par contre, au stade des Martyrs devenu, le temps que prendra la réfection de l'ex-stade de la Kenya à Lubumbashi, le quartier général des clubs lushois en délocalisation forcée, Lupopo doit se jeter à bras le corps pour vaincre Sanga Balende de Mbui-Mayi. La survie, si pas l'avenir immédiat des "Cheminots" de Lupopo, reste cette compétition nationale. D'autant que ce club passe des moments très difficile dont la conséquence principale est son élimination de la 14ème Ligue de la CAF au niveau des seizièmes de finale.
Dans ce groupe B, Lupopo est deuxième avec 4 points et doit à tout prix s'y accrocher pour accéder en demi-finale et espérer jouer la finale. Cette dernière étape est aussi une voie d'accès aux prochaines compétitions africaines. La réhabilitation des "Cheminots" ne passe que par des victoires à conquérir à tout prix, en commençant par celle d'aujourd'hui devant Sanga Balende qui a totalisé 3 points en trois matches.
Quant à la reprise de la compétition pour le groupe A qui regroupe Elima de Matadi, V. Club de Kinshasa, Nika et Malekesa de Kisangani, elle intervient à partir du dimanche 18 avril 2010. Deux rencontres seront au rendez-vous au stade Lumumba de Matadi entre Elima et V. Club, et au stade Lumumba de Kisangani entre Nika et Malekesa. Tous les résultats de la manche allée

Groupe A :
Malekesa - Nika (1-0),
V. Club - Elima (1-3),
Malekesa - Elima (0-2),
Nika - Elima (1-1),
Nika - V. Club (0-0),
Malekesa - V. Club (0-2).
Groupe B :
Veti Club - Sanga Balende (2-2), Sanga Balende - Lupopo (0-0),
Lupopo - Veti Club (4-3),
Veti Club - Mazembe (2-5),
Mazembe - Sanga Balende (3-3),
Mazembe - Lupopo (5-0)

Pascal LIKANA

PRELIMINAIRES DE LA COUPE DU CONGO-LIFKIN
Foyo - Dragons, New Canon - DCMP les affiches de demi-finales
* Hier, DCMP a laminé M.K. par 4 à 1 avec un triplé de Tshilembi
Les sportifs kinois, sont fixés depuis hier mardi sur les affiches des matches de demi-finales des préliminaires de la 47ème Coupe du Congo de la Ligue de football de Kinshasa (Lifkin). Le carré d'as est composé de l'AC Foyo, nouveau promu au championnat de l'Epfkin, l'AS Dragons, le malheureux finaliste de la dernière édition, l'As New Canon Buromeca, une fusion de Canon Buromeca et du SC Inter de feu Bob Mundabi du GHK, et de DCMP, le détenteur du titre.
Ainsi constitué, les quatre demi-finalistes vont s'affronter demain jeudi au stade des martyrs à partir de 13h30. Et, les deux vainqueurs s'affronteront samedi 17 avril 2010 en match final, à partir de 15h30, toujours au stade des Martyrs. AC Foyo ira à l'assaut de l'AS Dragons et New Canon Buromeca sera face à DCMP.
Alors que trois adversaires de demi-finales étaient déjà connu, le dernier à rejoindre le carré d’as a été le DCMP. Hier mardi au stade des martyrs en match rejoué des quarts de finale, le DCMP a laminé son adversaire de M.K par quatre buts à un. Au cours de cette rencontre remise, le trio arbitral du jour a présenté un spectacle odieux aux spectateurs présents au stade des Martyrs.
Cependant, cela n'a pas empêché le feu follet de DCMP, Tshilembi, de signé un triplé dont deux buts à la première période et un troisième à la seconde moitié de la rencontre. Le quatrième but de DCMP acquits au temps additionnel porte la signature de Sunda qui avait pris la place de Kitoti dès la 35ème minute. L'unique réduction du score de FC M.K a été réalisée par l'avant-centre Mbanga. Pascal LIKANA


Infos Infos:

CINAT : le dossier du groupe français Lafarge relancé
Le dossier de l'entrée du groupe français Lafarge au capital de la Cimenterie Nationale (CINAT) revient sur la table des discussions. Des négociations sont actuellement en cours entre des représentants de la firme française et la CINAT dans laquelle l'Etat congolais détient 91,7% des parts et voudrait se débarrasser de la moitié.

Premier producteur mondial du ciment, Lafarge devrait racheter quelque 31% des parts. Mais, les discussions achopperaient sur la position de la firme française qui propose d'injecter 45 millions USD devant correspondre aux 31% des parts, tout en évoquant l'augmentation du capital total au terme de laquelle il détiendrait 73,3% et la RDC 26,7%.
L'Etat congolais tient à garder le contrôle de 41% des parts et céder 10% aux nationaux. Les frères Rawji, qui détiennent actuellement 8% des parts, s'inquiètent également, alors que le groupe Lafarge leur propose 6,5 millions USD pour les désintéresser. Mais, les Rawji exigent le double.
Un expert qu'évoque Radio Okapi sans le citer affirme que l'Etat n'est pas obligé d'accepter les conditions de Lafarge, avant de révéler que les négociations traînent parce que l'Etat congolais veut tirer le meilleur.
Pendant ce temps, la CINAT continue de traîner une dette de Usd 42 millions que Lafarge voudrait voir annulée (du moins pour un tiers) avant de s'engager. Cette annulation passerait, selon la firme française, par un engagement des services publics congolais consistant à annuler leurs créances. Autre exigence du groupe français : des garanties sur la fixation libérale du prix du ciment et certains avantages fiscaux. JEK


Des médecins italiens soignent gratuitement le bec-de-lièvre à Kinshasa
Une équipe de médecins italiens venue à Kinshasa a commencé, dimanche, aux Cliniques universitaires de la capitale, des consultations et des interventions chirurgicales gratuites pour des enfants ayant le bec-de-lièvre. La campagne concerne, outre la ville de Kinshasa, le Bas-Congo et le Bandundu. Pour la première journée, huit personnes ont été opérées sur les quarante-cinq consultées.
Selon le directeur du Programme national de la réadaptation au ministère de la Santé publique, Willy Musafiri, jusque là, il n'y a pas assez d'engouement de la part des Kinois. Pas un seul cas en provenance de Bandundu ne s'est manifesté, a-t-il ajouté. D'où son appel à ce que les uns et les autres profitent de cette mission italienne.
" Notre SOS, c'est en fait, de continuer à sensibiliser les enfants de la ville-province de Kinshasa qui sont encore dans leurs maisons de venir urgemment aux Cliniques universitaires pour être consultés et opérés ", a affirmé Willy Musafiri qui a ajouté que sa démarche consiste à " lancer un message à l'endroit des autorités de la province de Bandundu. Parce que cette deuxième campagne avec l'Italie concernait le Bas Congo, Kinshasa et le Bandundu. " Des enfants du Bas-Congo se sont déjà manifestés, et les organisateurs des soins affirment qu'ils n'auront pas de possibilité de déplacer le plateau technique à déplacer pour le Bandundu. RO/FDA

Huit agents du CICR enlevés au Sud-Kivu
Huit agents du Comité international de la Croix-rouge (CICR) en République démocratique du Congo, dont un Suisse, ont été enlevés jeudi par des miliciens Maï-Maï dans la province du Sud-Kivu (est), et les retenaient toujours lundi, a-t-on appris de sources concordantes. "Les agents du CICR ont été interceptés de retour d'une mission de routine par des éléments du groupe Maï-Maï Yakutumba. Ils les ont contraint de les suivre jusqu'à Kasakwa", à environ 250 km au sud de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (est), a affirmé à l'AFP une source humanitaire basée dans cette région.
Ces employés, parmi lesquels se trouvent "un délégué Suisse et deux chauffeurs congolais", ont ensuite été "dépouillés" par leur ravisseurs qui les retiennent à Kasakwa, a souligné cette source sous couvert d'anonymat. Un responsable du CICR-RDC contacté au téléphone par l'AFP a confirmé cet enlèvement, précisant que "des négociations (étaient) en cours" avec les miliciens Maï-Maï (eau en swahili) pour obtenir la libération des otages. "On ne connaît pas leur motivation", a indiqué ce responsable, qui n'a toutefois pas fait état d'une demande de rançon.
Kasakwa est situé en territoire de Fizi dans la province de Sud-Kivu, non loin du lac Tanganyika et de la frontière avec la Tanzanie, une des zones les plus instables de la RDC en raison de la présence de plusieurs groupes armés qui y sévissent, dont les miliciens Maï-Maï. Anciens supplétifs des Forces armées de la RDC (FARDC), qui les traquent actuellement dans cette région, leurs croyances sont essentiellement basées sur la magie - ils s'aspergent d'un breuvage lors des combats pour se "protéger" des balles des ennemis.
Dans cette zone au relief semi-montagneux et difficile d'accès, les miliciens Maï-Maï administrent des villages en prélevant des taxes et exploitant les richesses minières. AFP/FDA

DEVELOPPEMENT RURAL
Philippe Undji ambitionne de relever le défi de la couverture
Le ministre du Développement rural, Philippe Undji, a annoncé mardi, le 13 avril 2010 au Grand hôtel Kinshasa (GHK), à l'occasion de la tenue des journées portes ouvertes sur l'eau et assainissement, de relever le défi de la couverture en eau potable selon les orientations des Objectifs du millénaire de développement (OMD) pour améliorer les conditions de vie des populations rurales. Le n°1 du développement rural ambitionne d'accroître le taux de desserte en milieu rural jusqu'à plus de 58,5% au seuil de l'année 2015 (OMD).
Pour relever ce défi, le ministère du développement rural compte sur le concours des partenaires tels que l'Inde et le Japon qui vont acquérir, d'ici 35 jours, 52 sondeuses déjà receptionnées par le ministère des infrastructures, travaux publics et reconstruction, et 33 équipements de forage pour la réalisation de 500 forages équipés de pompes manuelles, ainsi que la construction de 35 mini-réseaux.
Les besoins en eau potable des populations rurales et périurbaines (47.000.000 d'habitants) sont énormes. Cette population attend beaucoup, non seulement du gouvernement, mais aussi de différents partenaires. Philippe Undji a saisi cette opportunité pour réitérer l'engagement du gouvernement de la RDC à inviter tous les partenaires du secteur disposant des moyens et de l'expertise éprouvée en la matière. Cela, pour les inviter à investir et accroître leurs investissements dans le secteur de l'eau en faveur des populations habitants l'arrière-pays. Par cet appel, le gouvernement congolais, à travers le ministère du développement rural, s'est engagé, en cette année dite du social, à concrétiser la vision du Président de la République, qui considère l'eau potable comme l'un des axes principaux de sa vision.
L'heure n'est plus au discours, a indiqué le ministre du développement, mais plutôt aux actions concrètes avec la contribution de tous. Au regard des ambitions de son ministère, beaucoup d'efforts restent encore à fournir tout en travaillant en collaboration avec les entités territoriales décentralisées à travers les communutés de base organisées en comité de développement.
Tout ceci, s'inscrit dans l'approche de "faire-faire ". Car, sans ces comités des bénéficiaires, aucun résultat n'est possible, d'autant plus que ces communautés doivent, non seulement s'approprier les ouvrages mis à leur disposition, mais aussi mener un plaidoyer auprès des administrations locales. Une manière de leur permettre de planifier dans leurs budgets d'appui d'entretien desdits ouvrages conformité aux dispositions légales et réglementaires dont la mission sera recadrée pour jouer le rôle de suivi, d'évaluation, de contrôle technique et de conseil.
Le ministre du Développement rural, entend mettre fin au désordre qui règne en milieu rural et à toute prolifération des interventions non coordonnées et incontrôlées dans le secteur de l'alimentation en eau potable en milieu rural. Cela en s'appuyant sur les recommandations de l'agenda de Kinshasa. Philippe Undji a déploré, à cet effet, les grandes difficultés que connaissent les populations rurales congolaises en matière d'approvisionnement en eau potable en qualité et quantité suffisante.
D'après lui, cette situation découle de l'insuffisance des fonds alloués au secteur et des structures viables d'approvisionnement en eau potable consécutive à des causes endogènes et exogènes. Ce qui a réduit sensiblement le taux d'accès à cette denrée essentielle pour la vie des milieux ruraux qui représentent plus de 70% de la population congolaise. Simard Simon TSOUMBOU

Infos Infos:

La gouverneure générale du Canada bientôt en RDC
La Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, effectuera, du 18 au 20 avril 2010, une visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé l'ambassadeur du Canada à Kinshasa. Cette nouvelle a été livrée à l'issue de l'audience que le Premier ministre Adolphe Muzito a accordée au diplomate canadien en RDC. Un communiqué de l'ambassade du Canada à Kinshasa précise qu'une délégation canadienne œuvrant dans plusieurs domaines dont la gouvernance, le droit des femmes, le journalisme, le milieu culturel, l'engagement civique et la jeunesse accompagnera la Gouverneure générale.
A en croire la source, Michaëlle Jean visitera, pour la troisième fois, l'afrique et pour la première fois la région des Grands Lacs. Ce retour sur le continent est une nouvelle occasion de témoigner d'une Afrique en pleine effervescence et riche des promesses, parce qu'elle est appelée à occuper une place de choix dans le monde.
Le programme de la visite de Michaëlle Jean en RDC, des allocutions devant l'Assemblée nationale et le Sénat ainsi qu’une visite au Centre de santé qui reçoit l'appui de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) pour la formation des infirmières accoucheuses et la professionnalisation de leur pratique. Elle se rendra ensuite à Goma où elle rencontrera des femmes victimes de violences sexuelles et les personnes qui leur viennent en aide. Une visite qui permettra à la Gouverneure générale de saluer ces compatriotes qui œuvrent au sein des Ong présentes dans la province du Nord-Kivu, ainsi que les membres des Forces canadiennes engagés dans la force de maintien de la paix de la Mission de l'Onu au Congo (Monuc). La visite d'Etat de la Gouverneure générale jouera un rôle important dans le raffermissement des liens entre le Canada et les autres pays.
Née à Port-au-prince en Haïti, Michaëlle Jean est arrivée en 1968 au Canada en compagnie de sa famille, après avoir fui le régime dictatorial de l'époque. Après avoir obtenu un baccalauréat en langues et littératures italienne et espagnole et après des études de maîtrise en littérature comparée à l'université de Montréal, elle a enseigné à la Faculté d'études italiennes de cette même institution.
Trois bourses lui permettent de parfaire ses connaissances à l'Université de Pérouse, à l'Université de Florence et à l'Université catholique de Milan.
Mme Michaëlle Jean parle couramment cinq langues, à savoir, le français, l'anglais, l'espagnol, l'italien et le créole. Elle a longtemps exercé comme journaliste dans les médias canadienne. Simard Simon TSOUMBOU


L'art de la guerre et la nature humaine
La guerre est un conflit armé opposant au moins deux groupes militaires organisés réguliers. Elle se traduit ainsi par des combats armés, plus ou moins dévastateurs, et implique directement ou indirectement des tiers. Elle qualifie donc tous les conflits, qui ont pour principales caractéristiques, la force physique, les armes, la tactique, la stratégie ou la mort de certains de ses participants (soldats, résistants, Franc-tireur etc.) ou de tiers (civils, employés et membres des associations d'aide humanitaire, etc.).
Le sens commun veut que la guerre soit aussi vieille que l'humanité, alors que les peintures anciennes (35 000 ans) ne figurent que des scènes de chasse. Mais les recherches archéologiques montrent que le sens commun n'a peut-être pas si tort : dès le plus ancien Néolithique en Europe tempérée, les massacres de grands nombres (rendus possibles grâce aux lances, aux arcs, aux frondes et aux masses) sont ainsi présents lors de l'acquisition de la sédentarité (comme à Talheim[2]), et notamment près des sols facilement mis en valeur. Dans le Djebel Sahaba, au Soudan, une nécropole de type paléolithique tardif (société de chasseurs-cueilleurs) datant de 12 000-10 000 av J.C., a révélé le massacre d'une population entière. Des confrontations entre armées ont eu lieu dès le mésolithique (8000 à 5000 av JC) près des estuaires et des grands fleuves (Danube, Nil, Indus, Dniepr, Gange). Certains estiment[réf. nécessaire] que chez l'Homme, la guerre est une forme extrême de communication, un "commerce " dans sa signification profonde ou exacte de mise en commun, de partage et d'échange (ici d'agressivité), la guerre économique pouvant alors, sous une apparence plus socialement et éthiquement acceptable, satisfaire d'autres appétits de pouvoirs que ceux qui animaient les auteurs des guerres ethniques, de religions, de classe, etc. Les armes des nouveaux conflits seraient alors la capacité à trouver et manipuler l'argent, l'influence et l'information.
Dans le contexte du droit international, les belligérants combattant des groupes irréguliers (rebelles, armée illégale...) remplacent souvent le terme guerre par conflit armé, grande opération de police, lutte contre le terrorisme, pacification, etc. Toutes les guerres laissent des séquelles, socio-psychologiques, économiques et environnementales qui souvent constituent le germe ou le ferment d'une prochaine guerre, produisant un cercle vicieux entretenu par la haine, le non-respect, la peur de l'autre ou de l'avenir, et la difficulté à négocier.

Définitions et explications de la guerre
En anthropologie

Pour l'anthropologue René Girard la guerre est une forme de rivalité mimétique entre groupes, dans laquelle la violence est orientée vers l'extérieur de la communauté. L'anthropologue Marvin Harris de la Columbia University a proposé une théorie sur les origines de la guerre dans les sociétés non-étatiques, tribales et villageoises. L'idéologie dominante dans notre société tend à blâmer l'individu pour la guerre sur la base supposément biologique d'une " violence innée " de la " nature humaine " (le péché originel) ou de l'" instinct de mort ". C'est un point de vue simple et simpliste qui nous lave de toute responsabilité dans notre conduite envers autrui. Si la guerre était naturelle, il n'y aurait pas besoin de tant d'efforts de propagande pour dresser les uns et les autres à s'entretuer. Le dressage ici se rapporte à ce que l'Anglais nomme par " basic training " dès l'enfance dans la famille, la parenté, l'école, le milieu social et à travers les jeux et les divertissements apparemment les plus inoffensifs, le rejet et le déni de l'autre, la compétition et la coopération.
Harris répertorie quatre théories, selon lui, les plus communes sur l'origine de la guerre : la guerre comme solidarité, la guerre comme jeu, la guerre comme nature humaine, la guerre comme continuation de la politique (Cf. Clausewitz entre autres).
Dans cette perspective et en couvrant à la fois les sociétés non-étatiques et les sociétés étatiques, la guerre apparaît comme la forme et le moment (à la fois comme instant et comme rapport de forces) de violence extrême d'un vol organisé dont l'objet peut être physique, imaginaire ou symbolique.

La guerre comme facteur de cohésion sociale
Tant du point de vue de l'attaquant que de l'attaqué, la guerre semble pouvoir contribuer à maintenir ou restaurer la cohésion sociale d'un groupe ou pays. Car le fait est que dans l'Histoire, nombre de guerres furent déclenchées sous un prétexte dans le but unique (et souvent réussi) de resserrer les rangs derrière le destin supérieur de la patrie en cherchant l'" union sacrée ", et soutenir celui qui apparait alors comme son meilleur défenseur : le chef. Ainsi Otto von Bismarck qui rêvait de l'unité allemande incita t-il la guerre franco-allemande de 1870. Rappelons que l'Allemagne n'était à l'époque qu'une confédération d'États indépendants, et que la guerre permit d'unifier l'Empire allemand sous la couronne prussienne, ce qui fut l'avènement de l'Allemagne bismarckienne qui domina seule l'Europe continentale pendant près de trente ans.

La guerre comme jeu
Harris veut démontrer que les gens, les hommes surtout, sont élevés dans le culte et la croyance de la guerre comme une activité anoblissante, flamboyante et glorieuse, avec un substitut qui est la compétition sportive collective. L'histoire montre qu'on peut être élevé à prendre plaisir à pourchasser d'autres personnes et à les tuer, à les détester et les haïr ou bien à se révolter contre les résultats de tels actes. Si on croit que les valeurs belliqueuses sont sources des guerres, alors le problème crucial et critique devient celui de spécifier les conditions dans lesquelles des personnes sont amenées à valoriser et à révérer la guerre. La théorie de la guerre comme jeu trouve là sa limite. Comme activité ludique, le jeu est une représentation du type " théâtral " et prépare à la guerre en la glorifiant et en la valorisant.

La guerre comme nature humaine
Du point de vue de la nature humaine décrite par ses "pulsions" d'origines génétiques, biologiques et/ou culturelles acquises, la pulsion de meurtre pourrait ou voudrait expliquer, au-delà de la pulsion de mort que l'humain est programmé pour tuer. " Instinct ", comme ailleurs " Dieu " seraient alors des principes explicatifs passe-partout pour justifier absolument et définitivement ce que nous ne comprenons pas.
La théorie de l'instinct de mort ou pulsion de mort néglige (aussi bien dans la signification française de " ne pas savoir " que dans la signification anglaise de " ne pas vouloir savoir ") l'environnement bio-physico-chimique et le contexte culturel, historique et social dans lesquels les tueries et les guerres prennent place. L'argument de la " nature humaine ", réincarnation du déterminisme génétique de la sociobiologie qui va aussi loin que proclamer le viol comme un acte logique dans l'intérêt du " succès reproductif " du violeur, se contredit lui-même car guerre et tueries ne sont pas universellement et de tous les temps admirées et pratiquées par les humains.
De plus, il y a d'énormes distinctions entre les " lois de la guerre " (à différentes époques et dans différentes sociétés) et, par ailleurs la quantité de violences distribuée. La théorie d'un universel " instinct de meurtre " est insoutenable même dans une société en guerre.
L'être humain est bien entendu capable de devenir dangereusement agressif en apprenant à jouir et à se réjouir de la guerre et de l'exercice de la cruauté. Mais, " comment et quand nous devenons agressif sont plutôt sous le contrôle de nos cultures que de nos gènes " écrit Harris, dans le vieux débat scientifique entre l'inné et l'acquis (ou du déterminisme génétique contre le déterminisme culturel).

Conflit et métaphores dans le monde animal
De nombreux animaux grégaires ont des comportements d'agression qui, lorsqu'ils s'expriment collectivement, peuvent évoquer la guerre. Il s'agit généralement d'animaux territoriaux qui disposent aussi parfois de comportements évoquant la négociation. Ainsi certains insectes sociaux (fourmis, termites, etc) vivant en colonies forment de véritables armées, disposant d'individus que nous nommons "soldats" chargés de défendre la colonie, puis attaquent leurs ennemis dans des combats violents. Les rapports entre fourmilières voisines ne sont pas toujours très harmonieux. Des luttes territoriales terribles opposent des combattants sans pitié.
Un chercheur néerlandais, Mabelis, s'est passionné pour les guerres que se livrent des colonies de fourmis rousses. Au printemps, quand le nid sort de sa torpeur hivernale, les ouvrières fourrageuses vont explorer les environs. Quand elles rencontrent un nid voisin apparenté, de type super-colonie, des échanges de nourriture ou des transports de matériaux peuvent s'effectuer entre les nids. Mais s'il s'agit d'une colonie étrangère, des combats éclatent entre les ouvrières. L'intensité du combat va crescendo car chaque colonie recrute au fur et à mesure de nouvelles combattantes. Les combats durent toute la journée et se soldent par la mort de milliers de fourmis. C'est au cours de telles guerres que les territoires des colonies évoluent.
D'après certains biologistes, ces guerres entre fourmis permettraient aux colonies de se procurer des protéines à une époque où les proies sont encore très rares. Les arts martiaux se sont en Asie beaucoup inspiré des attitudes et moyens de défense des animaux. Cependant, le sentiment durable de vengeance, qui a chez l'Homme entretenu des guerres durant des siècles ou décennies leur semble inconnu.

Définition classique
Jacques-Louis David: Le Serment de l'armée fait à l'Empereur le 5 décembre 1804. Dans tous les régimes, le pouvoir politique est au centre de la force militaire. Aujourd'hui en France, le chef des armées reste le Président de la République. Selon le théoricien prussien Carl von Clausewitz (1780-1831) : " la guerre est le prolongement de la politique par d'autres moyens. "
Cette théorie pose qu'un conflit armé est " la suite logique d'une tentative d'un groupe pour protéger ou augmenter sa prospérité économique, politique et sociale au dépens d'un autre ou d'autres groupe(s) " (Harris). C'est la définition de la guerre impériale ou étatique, où l'attaquant se battrait pour élever son niveau de vie au détriment des autres (les intérêts économiques sous-jacents peuvent être enfouis et cachés derrière et par des alibis politiques, raciaux et religieux).
Dans cette approche, l'État n'existerait que par son organisation politique - impérialiste à l'usage interne ou externe - capable de réaliser des guerres de conquête territoriale, d'agencement économique et de colonisation. Par cette continuité politique, la guerre est aussi un élément incontournable des relations humaines, et donc une chose à laquelle il faut être prêt, ce que traduit le proverbe romain : Si vis pacem, para bellum (Si tu veux la paix, prépare la guerre), ou bien l'aphorisme de Nicolas Machiavel : " une guerre prévisible ne se peut éviter, mais seulement repousser ".
Cette définition rejoint les antiques idées de la civilisation chinoise : la guerre n'est qu'un des moyens pour imposer sa volonté à un groupe ou à l'inverse y résister. Comme ce moyen est le plus risqué et le plus coûteux, la victoire la plus intéressante est celle qui ne se voit pas, l'adversaire n'ayant pas perdu la face, ce qui pourrait être une des définitions de la diplomatie. La guerre est souvent une façon de ressouder une communauté contre un ennemi commun, de justifier une forte discipline, voire d'acquérir ou conserver une gloire politiquement nécessaire à un pouvoir se voulant charismatique.
Ces raisons rendent la guerre fréquente dans les dictatures et les États où les hommes voient leurs certitudes troublés par une brutale évolution politique (ethnique), économique ou technique. Il arrive cependant, bien que ce soit plus rare, que des démocraties se fassent la guerre entre elles aussi (voir théorie de la paix démocratique).

Les formes de la guerre
Le génocide au Rwanda opposa les deux ethnies principales du pays en 1994, et fit 800 000 morts en une centaine de jours. Les guerres internes à un pays en cause mettant aux prises une partie de la population contre l'autre sont qualifiées de guerres civiles. Chacun voit dans son ennemi, et même en celui qui voudrait rester neutre, un traître avec lequel il n'est plus possible de cohabiter et avec lequel aucun compromis territorial n'est possible (comme cela serait possible avec un ennemi étranger).
C'est pourquoi l'unique issue envisagée est bien souvent l'anéantissement de l'autre et de ses alliés réels ou potentiels (y compris femmes et enfants), avec emploi de la terreur, ce qui rend ces guerres meurtrières et sans merci. Le statut juridique d'une guerre civile ne permet pas aux puissances étrangères et aux institutions internationales, comme l'ONU d'intervenir, comme la France pour les " intelligences " ou Guerre d'Algérie pour régler les différends.
Inversement, une guerre étrangère est déguisée en guerre civile pour masquer l'agression étrangère, comme la France a déguisé sa reconquête coloniale en guerre civile avec la création d'Un État vietnamien indépendant en 1948, durant la Première Guerre d'Indochine d'indépendance et comme les États-Unis qui ont " aidé " la République du Viêt Nam en lutte contre la République Démocratique du Viêt Nam pendant la Deuxième Guerre d'Indochine ou Guerre du Vietnam de réunification.
Il faut et il suffit simplement de fabriquer un gouvernement à sa solde qui demande l'aide pour intervenir en toute légalité dans les affaires intérieures d'un État souverain.

Autres formes de conflit, La structure d'un conflit
La guerre n'est pas une simple manifestation de la violence humaine, elle est un fait social, qui demande une organisation des hommes, une convergence de leur force, vers un objectif unique. Comme toute organisation de la société, elle est hiérarchisée, et se décompose donc en une structure à deux niveaux principaux : le niveau politique qui initie la guerre lorsqu'on la juge souhaitable ou du moins nécessaire, et le niveau tactique, celui de la bataille et du rapport de force qui, par la fortune des armes, donnera raison politiquement à celui des deux belligérants qui aura su faire fléchir l'autre. Par sa violence, son inhumanité, son coût qui peut condamner à la misère des générations, la guerre imposa le niveau intermédiaire qu'est la stratégie, pour rendre plus efficace et plus soutenable le terrible effort de guerre, pour le rationaliser et le rendre plus " rentable ". Un conflit se décompose donc ainsi :
Le niveau politique. Lorsqu'elle ne peut tolérer une situation, et ne peut obtenir satisfaction, la politique décide de l'entrée en guerre, de manière à obtenir la décision (l'acceptation par l'adversaire des termes qu'on veut lui imposer).
Le niveau stratégique. Parce que la guerre est un phénomène extrêmement grave et ne peut être laissé au hasard, elle se doit d'être pensée, ce que fait la stratégie en planifiant, organisant et rationalisant l'utilisation des forces.
Le niveau tactique. Alors que le rôle de la stratégie est d'apporter à la politique le moyen le moins coûteux d'accéder à la décision (en indiquant la façon dont on use de la diplomatie, de l'économie, de la politique, de la force), celui de la tactique est réaliser ce que lui ordonne la stratégie pour obtenir cette décision. Pour simplifier, la tactique est l'art de gagner les batailles, alors que la stratégie est l'art de savoir gagner la guerre, en décidant quand, où et comment faire les batailles.

Le niveau politique
Si l'on soustrait de la guerre l'aspect psychologique de la haine et de la violence (ce que l'on fait, comme vu plus haut, dans la théorie classique), la volonté politique précède nécessairement la volonté de violence elle-même, et plus encore la réalisation de cette violence. La guerre commence alors bien avant qu'on l'imagine pouvoir éclater, puisqu'elle nait en amont sur le papier, d'ambitions et de nécessités rationnelles.
" La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens " - Général Carl von Clausewitz
La violence est donc un outil dont dispose la politique pour arriver à ses fins. Généralement elle n'est qu'un dernier recours dans le cadre d'une stratégie plus globale (regroupant tous les moyens d'action), car l'objectif du stratège est d'imposer sa volonté, et non pas de gagner des batailles. C'est ce que défend Sun Zi : " L'idéal est que votre adversaire se plie à votre volonté sans que vous ayez à utiliser la force " - L'Art de la guerre ; et à Clausewitz de surenchérir : " Le conquérant aime toujours la paix ; il entre volontiers tranquillement dans notre pays [même s'il n'a pas à faire la guerre] "
Dans les pays développés et démocratiques, où l'État se caractérise de plus en plus par sa fonction abstraite "d'administrateur de la société", on peut effectivement penser que cette appréciation de la guerre comme calcul froid de la nécessité politique correspond à la réalité. Cependant, lorsque la pouvoir se confond avec la personnalité de celui qui l'exerce, la rationalité de la volonté politique à tendance à laisser place à l'irrationalité de l'autocratie, car un despote sera beaucoup plus enclin à considérer la guerre comme une affaire personnelle. Mais l'on remarque que même dans ce dernier cas, on ne peut affirmer que la politique n'est pas à l'initiative du conflit, puisqu'en dictature la volonté personnelle devient la substance même de la politique.


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