QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3590
Vendredi 16 Avril 2010

BILLET

Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ.











































































































































































































































































































































































































































































































































































A La Une

JEU DE PING-PONG AUTOUR DES DERNIERS EVENEMENTS SURVENUS A MBANDAKA
Polémique entre la RDC et la MONUC
*ASSASSINAT D'UN CIVIL PAR LES " ENYELE " A MBANDAKA
Mende réaffirme la responsabilité de la Mission onusienne
«Le Ministre de la Communication et des Médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a réitéré, dans un communiqué déposé hier aux rédactions des "Forum des As ", la responsabilité de casques bleus de la MONUC dans le meurtre du nommé Roger Mongapa au port de Bankita à Mbandaka lors du débarquement des terroristes " Enyele " dans cette ville le 4 avril 2010. Il a souligné que le comportement des casques bleus à cette occasion, alors qu'ils étaient équipés pour agir, " ne peut être qualifié autrement que de non assistance à personne en danger."
Mende a aussi rappelé que " l'obligation d'assister une personne en danger ne relève pas uniquement des attributions régaliennes d'un Gouvernement, mais s'impose à tout individu, a fortiori un corps organisé et équipé comme la MONUC, chargé, de surcroit de la protection des civils en RDCongo aux termes de la résolution 1906 (2009) du Conseil de Sécurité».
Cette réaction du Ministre Mende fait suite à la réaction de la mission onusienne qui, au cours de son point de presse de mercredi 14 avril, affirmait, en rapport avec le compte rendu de la réunion du Conseil supérieur de la défense, que l'accusation portée contre son chef quant à la " non assistance à personne an danger " était grave.
Ci-dessous le communiqué du Gouvernement. JEK

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo est heureux d'apprendre que la Monuc a décidé de diligenter sa propre enquête sur les incidents ayant entraîné le meurtre de M. Roger Mongapa au port de Bankita, à proximité de son Quartier Général de Mbandaka le 4 avril 2010.
Le Gouvernement réitère sa satisfaction quant à la collaboration exemplaire des forces de la Monuc avec les FARDC pour la reprise, un jour plus tard, de l'aéroport de Mbandaka qui était tombé aux mains des terroristes ; tout en exprimant ses réserves les plus formelles quant au comportement qui ne peut être qualifié autrement que de " non assistance à personne en danger " dans le chef des préposés de la Mission, témoins armés du meurtre de ce citoyen congolais.
Il est inutile de rappeler à cet effet que l'obligation d'assister une personne en danger ne relève pas uniquement des attributions régaliennes d'un Gouvernement, mais s'impose à tout individu, a fortiori un corps organisé et équipé comme la Monuc, chargé de surcroît de la protection des civils en RD Congo aux termes de la Résolution 1906 (2009) du Conseil de Sécurité.
La responsabilité régalienne du Gouvernement ne peut en aucune façon justifier la non-assistance à personne en danger de la part de préposés présents sur les lieux et disposant de moyens d'action de loin plus importants que ceux des agresseurs.
En tout état de cause, le Gouvernement souhaite qu'un tel dysfonctionnement, s'il est avéré, soit géré comme il se doit.


DE PLUS EN PLUS D’OBSERVATEURS S’INTERROGENT AU VU DES ELEMENTS EN PRESENCE
Que cache donc la question orale adressée à Muzito ?
C'est le mercredi 21 avril prochain que le Premier ministre Adolphe Muzito sera face aux députés à l'Assemblée nationale pour répondre à la question orale avec débat (alors reformulée) de leur collègue Jean-Lucien Busa du Mouvement de libération du Congo (MLC). Si, au départ, la question originelle visait deux membres du Gouvernement, à savoir le vice-Premier ministre et ministre en charge de l'Intérieur et sécurité, Adolphe Lumanu, et le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, une certaine incompréhension, de l'avis de nombre d'observateurs, semble avoir poussé certains députés à aller au-delà, c'est-à-dire à sauter sur l'occasion pour placer le Premier ministre Adolphe Muzito devant la barre parlementaire. Ce qui amène les observateurs à s'interroger sur les motivations réelles de certains députés tant de la majorité que de l'opposition.
Que cache donc la question orale adressée au Premier ministre Adolphe Muzito ? Voilà qui résume, aux yeux de bon nombre d'observateurs, l'enjeu réel autour de la démarche émanant, à première vue, d'un député de l'opposition. Car, apparemment, le rendez-vous du 21 avril 2010 au Palais du peuple, entre les députés nationaux et le Premier ministre Adolphe Muzito, dépasse le cadre sectoriel sécuritaire des affrontements survenus le dimanche 04 avril dernier à Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Equateur, pour passer à la politique générale du Gouvernement, à en croire les informations en notre possession.
C'est ce passage qui fait tiquer les observateurs et les poussent à se demander s'il n'y aurait pas, quelque part, un coup fourré. Car, la vitesse à laquelle une question orale adressée à deux membres précis du Gouvernement responsables, tous deux, de leurs secteurs respectifs, peut faire du Premier ministre la cible des députés, étonne plus qu'elle ne rassure.

UNE INCOMPREHENSION QUI PROFITE A L'OPPOSITION
Au fait, à y regarder de près, les deux membres du Gouvernement visés au départ par la question orale avec débat sur les événements de Mbandaka, Adolphe Lumanu et Charles Mwando Nsimba, ne se sont pas défilés. Pour justifier cette absence apparemment mal digérée par les députés nationaux, le Premier ministre Adolphe Muzito avait bel et bien écrit au bureau de l'Assemblée nationale, au moment où le premier vice-président Boris Mbuku assumait l'intérim du président Evariste Boshab en voyage, pour expliquer que les deux membres du Gouvernement étaient concernés par la réunion du Conseil supérieur de la défense qui allait se tenir à Mbandaka, ce qui les empêchait de se présenter devant la représentation nationale le jour prévu. Mais, précisent les observateurs, cela ne les dispensait nullement de se mettre à la disposition des députés nationaux après cette réunion.
Mais, curieusement, ces explications ne semblent pas avoir été portées comme il fallait à la disposition des membres de la chambre basse au point de faire l'affaire de l'opposition qui a ainsi saisi la perche pour adresser, par l'entremise de Jean-Lucien Busa, d'abord une question orale trop élargie au Premier ministre, pour ensuite reformuler cette question, au départ sectorielle, en passant de la situation sécuritaire à Mbandaka à la politique générale de la RDC.
Or, s'il est de leur prérogative de demander des comptes au Gouvernement, les députés ne doivent pas non plus se tromper d'époque, soulignent particulièrement les observateurs, en confondant l'époque des commissaires d'Etat sous la deuxième République où ces "ministres" n'étaient pas vraiment responsables de leurs départements, à cette période où chaque ministre est responsable de la gestion de son secteur.

L'ETERNEL PIEGE DES QUESTIONS ORALES
En fait, le schéma dans ce genre de circonstances est bien connu. Généralement, l'auteur de la question, après avoir suivi les explications du Premier ministre, n'aura qu'à se déclarer insatisfait pour aussitôt tenter de transformer sa question orale avec débat en interpellation du Chef du Gouvernement.
Ce qui, au rythme d'un règlement des comptes, pourrait bénéficier d'abord à certains au sein de la majorité où des ténors seraient toujours en embuscade pour viser la primature. Ensuite, cela ferait l'affaire de l'opposition qui, après avoir échoué dans la dernière tentative de faire tomber le Premier ministre lors du mémorable vote de défiance avorté pour vice de procédure, tenterait de revenir à la charge à la faveur du débat sur les Enyele. Pourtant, font remarquer les observateurs, à l'heure actuelle, les priorités se situent plutôt du côté des urgences telles que l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés) en vue de l'effacement de 90% de la dette extérieure de la RDC ainsi que les questions sécuritaires.
C'est donc le passage d'une question orale portant sur les événements de Mbandaka à une question très ouverte sur la politique générale du Gouvernement qui intrigue les observateurs.
Pour les mêmes observateurs, dévier ainsi le sujet de son contexte originel paraît suspect. Pourvu que les membres de l'Assemblée nationale se ressaisissent pour ne s'en tenir qu'à l'essentiel sans sacrifier ce qui est le plus important aux yeux du peuple au profit de l'accessoire, à savoir la polémique politicienne bien connue en RDC. M.M


Grands Lacs : Kinshasa et Bujumbura scellent un nouveau partenariat économique
Heureux qui, comme Pierre Nkurunziza, a fait un bon voyage en RDC. C'est ce qu'il convient de retenir de la visite que vient d'effectuer, à Kinshasa, le Président du Burundi, Pierre Nkurunzia. Pendant 72 heures, le Chef de l'Etat Burundais a eu des échanges profonds avec son homologue congolais après plusieurs années de brouille entre leurs pays respectifs. Leurs différentes rencontres se sont déroulées à huis clos, mais tout porte à croire que les entretiens ont abordé des questions sensibles qui, pense-t-on, sont aujourd'hui aplanies pour tourner les regards vers l'avenir. L'enjeu de la reconstruction des pays des Grands Lacs aura ainsi dominé au profit des peuples de la sous-région.
Le tour des chantiers de Kinshasa effectué par le Président burundais aura servi de preuve de ces nouvelles relations, en ce que Nkurunziza a eu l'occasion de s'imprégner de l'expérience congolaise en matière de reconstruction après des années de conflits armés destructeurs. C'est dans cet esprit qu'il convient d'inscrire le forum économique qui a réuni les parties congolaise et burundaise à l'occasion, toujours, du séjour kinois de Pierre Nkurunziza.
Ce forum où la haute hiérarchie congolaise a été représentée par le Premier Ministre, Adolphe Muzito, a abordé les différentes opportunités d'affaires qui peuvent lier les opérateurs économiques des deux pays, au-delà de la coopération bi et multilatérale dans la sous-région des Grands Lacs.
A l'occasion de ce forum économique, le chef du gouvernement congolais a salué la clairvoyance du Président Joseph Kabila et son homologue burundais pour la relance des relations entre les deux pays dans l'intérêt des populations. "Nous avons œuvré ensemble à la relance de la CEPGL et nous préparons les travaux de la Grande Commission Mixte Burundo-Congolaise, lieu par excellence pour des discussions approfondies ", a dit Muzito avant d'ajouter : "Nous devons reconnaitre que nos deux peuples n'ont pas attendu ce moment pour nouer des relations d'affaires dans les domaines aussi variés que le tourisme, la culture, le commerce, l'exploitation du bois, l'agriculture et la pêche. De même, pendant les années difficiles, nos populations se sont engagées sur la voie de la normalisation sans attendre l'impulsion provenant de gouvernants. "
Pour cela, le Premier ministre congolais a estimé qu' "il est indéniable que la frontière que nous partageons est une des zones les plus dynamiques sur le plan des échanges commerciaux dans la sous-région, entre des populations condamnées à vivre ensemble, liées en cela par une histoire et une géographie communes. Nous devons encourager ce dynamisme et œuvrer pour créer le climat le plus propice pour son accompagnement dans le cadre des institutions dont la CEPGL».
Ci-dessous l'adresse du Premier ministre à l'occasion du Forum économique RDC-Burundi.
Jonas Eugène KOTA

L'adresse du Premier ministre au forum économique
C'est pour moi un honneur et un réel plaisir de vous réitérer, au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo et à celui de mon Gouvernement, les souhaits de bienvenue et d'un agréable séjour en terre congolaise. La visite que vous effectuez ce jour à Kinshasa, Excellence Monsieur le Président de la République, souligne, si besoin en était encore, la relance effective des relations privilégiées entre la RDC et la République du Burundi.
La République Démocratique du Congo est fière de vous accueillir et se réjouit d'avance des résultats qui sortiront de vos échanges avec ses hommes d'affaires. Ces dernières années, les relations entre nos deux Etats ont été soumises à des dures épreuves.
Cependant, grâce à la volonté commune de nos dirigeants respectifs d'œuvrer pour la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs, nous avons surmonté nos difficultés pour le bien-être de nos populations respectives. Aujourd'hui, nous pouvons nous féliciter et clamer haut et fort que nos deux peuples ont la sagesse et la grandeur d'esprit nécessaires pour surmonter les problèmes et difficultés de toutes sortes placés sur leur parcours.
Cette visite résulte donc de la clairvoyance du Président Joseph KABILA KABANGE et de vous-même de consolider les relations de fraternité et de bon voisinage entre nos deux peuples. Je saisis cette occasion pour vous remercier, au nom du Gouvernement Congolais, d'avoir répondu présent pour la réalisation de ce tournant historique dans nos relations et d'avoir partagé la même vision avec votre collègue de la RDC pour le bienfait de nos populations. En effet, nous avons procédé avec succès à un échange des Ambassadeurs.
Nous avons œuvré ensemble à la relance de la CEPGL et nous préparons les travaux de la Grande Commission Mixte Burundo-Congolaise, lieu par excellence pour des discussions approfondies. Nous devons reconnaitre que nos deux peuples n'ont pas attendu ce moment pour nouer des relations d'affaires dans les domaines aussi variés que le tourisme, la culture, le commerce, l'exploitation du bois, l'agriculture et la pêche.
De même, pendant les années difficiles, nos populations se sont engagées sur la voie de la normalisation sans attendre l'impulsion provenant de gouvernants. Il est indéniable que la frontière que nous partageons est une des zones les plus dynamiques sur le plan des échanges commerciaux dans la sous-région, entre des populations condamnées à vivre ensemble, liées en cela par une histoire et une géographie communes.
Nous devons encourager ce dynamisme et œuvrer pour créer le climat le plus propice pour son accompagnement dans le cadre des institutions dont la CEPGL.
Mon Gouvernement est plus que jamais résolu à œuvrer dans le cadre de l'intégration régionale de façon à assurer un cadre adéquat à la promotion des investissements transfrontaliers entre nos deux pays, créateurs de richesses. Cette visite est aussi à placer dans ce cadre, et l'adresse que vous allez faire aux membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) démontre l'importance que vous accordez à l'intensification et à la diversification de nos relations économiques et commerciales.
La République Démocratique du Congo compte sur le dynamisme de la FEC et de ses hommes d'affaires pour jouer un rôle primordial dans la réalisation de cet objectif commun. Il appartient désormais à nos gouvernements respectifs de donner davantage d'impulsion afin de matérialiser cette vision pour les générations futures.
C'est fort de cette perspective que j'invite les membres de la FEC ici présents de demeurer attentifs à cette nouvelle donne et de saisir cette opportunité pour aller de l'avant. Je ne pourrais terminer ce mot sans vous remercier une fois de plus pour votre visite fraternelle en République Démocratique du Congo. Je vous remercie. Adolphe MUZITO


Vers la certification des "minerais de sang" dans les Grands lacs
Les experts des dix pays des Grands Lacs sont réunis au Brurundi pour étudier et jeter les bases d'un mécanisme de certification des minerais produits dans la région. Objectif : combattre le circuit des minerais dits "de sang" et améliorer les conditions de vie des populations locales grâce aux ressources minières. Coltan, cassitérite et Wolframite sont les principaux minerais de la région des Grands Lacs.
Les récents rapports d'ONG et des experts de l'ONU ont démontré que dans la l'Est de la RD Congo, ces minerais servaient à financer les activités des groupes armés. D'où, le qualificatif de "minerais de sang". Ce qui justifie les travaux de Bujumbura.
La certification de ces minerais pourra être assurée par le secrétariat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, dans la région même, contrairement au processus de Kimberley où le centre de certification du diamant se trouve à Londres. Les Etats de la région devraient collaborer pour faire aboutir ce nouveau processus. RO/FDA

SOUS L'IMPULSION DE LA BANQUE MONDIALE
La RDC à l'heure du renforcement des normes et pratiques comptables
Le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, a procédé jeudi 15 avril 2010 à l'ouverture de l'atelier de dissémination de l'étude sur les normes et pratiques en matière de comptabilité et d'audit au sein du secteur privé, dans le cadre du programme " ROSC ".Ce programme comporte un objectif de diagnostic consistant à faire une analyse comparative des normes nationales de comptabilité et d'audit financier dans le secteur privé et parapublic, par rapport aux normes internationales (IFRS et ISA). Ceci, en faisant une évaluation des pratiques effectives par les entreprises et les auditeurs.
Le ROSC est une initiative de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) et a aussi un objectif de développement en ce qu'il vise à formuler des recommandations au gouvernement congolais pour renforcer les normes et pratiques en comptabilité et audit, stimuler l'investissement privé et une meilleure gouvernance des entreprises privées et publiques. Cela, pour une intégration accrue de l'économie congolaise au plan international.
Le gouvernement de la RDC a adhéré au programme ROSC en 2008 et a adopté avec le Banque mondiale une approche très significative pour conduire l'étude qui a vu l'implication de toutes les parties prenantes sous le pilotage du ministère des Finances, à travers son point focal. L'étude a été faite à partir des outils de diagnostic ROSC définis au plan mondial et complétés par les apports des praticiens nationaux et internationaux. Démarrée en juin 2008, l'étude a été achevée en juin 2009. Le gouvernement a marqué son accord pour la publication officielle du rapport.
La normalisation comptable n'a pratiquement pas évolué en RDC depuis la mise en place du plan comptable congolais en 1976 et, par conséquent, se trouve en net décalage par rapport aux récentes évolutions observées au plan international. Il en résulte ainsi de nombreuses différences par rapport aux normes internationales, notamment IFRS et ISA, au plan de son architecture et de son contenu.
L'utilité des états financiers présentés suivant le plan comptable congolais reste à prouver pour les investisseurs du fait de sa lourdeur et complexité qui rendent sa lisibilité peu accessible. Le niveau de formation en comptabilité et audit en RDC reste très faible au plan national et il n'existe pas de cursus ni de diplôme national défini, permettant d'accéder à la profession de Réviseur ou d'Expert comptable en RDC à l'instar de ce qui se pratique sous d'autres cieux et tel que défini par les exigences internationales de l'IFAC en la matière.
Aucun texte légal ou réglementaire ne régit l'exercice de la profession comptable ni les normes d'audit en RDC. Ce qui a donné naissance à plusieurs organisations professionnelles qui méritent d'être déférées pour parler d'une seule voix et assurer de l'ordre dans la profession tant dans l'intérêt de l'Etat, des opérateurs économiques que des professionnels eux-mêmes.
Compte tenu de cet environnement, la demande d'information comptable et financière reste très faible, sinon suscitée pour répondre aux exigences fiscales uniquement.
À l'issue de cet atelier, plusieurs recommandations ont été formulées. Parmi ces recommandations, il y a l'adoption d'un nouveau référentiel comptable qui soit compatible avec les normes internationales, soit par la refonte du plan comptable congolais ou l'adoption du SYCOHADA dans le cadre de l'adhésion de la RDC au traité OHADA. Il est aussi recommandé d’instituer par la loi, un ordre professionnel des experts comptables qui devra fédérer toutes les organisations existantes puis progressivement adhérer à l'IFAC qui est l'institution de référence en la matière afin de bénéficier des synergies au plan mondial ; réviser les programmes de formation en comptabilité pour le graduat et la licence en gestion, puis définir et mettre en place au plan national, un cursus et un diplôme professionnel pour accéder au titre de Réviseur ou Expert comptable conformément aux standards internationaux de l'IFAC ; mettre en place un comité de pilotage pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations du ROSC.
Le gouvernement congolais a fait de la transparence son cheval de bataille pour conduire le pays sur la voie du développement durable. Cette transparence ne peut-être assurée que par une information financière de qualité, laquelle ne peut provenir que des états financiers fiables, établis par des professionnels compétents, selon les règles de l'art et certifiés par des commissaires aux comptes ou des réviseurs indépendants.
Au moment de la vulgarisation de ce rapport final, certaines recommandations formulées par l'étude de ROSC à l'attention du gouvernement sont déjà en cours d'application. Ce qui matérialise la détermination et l'engagement du gouvernement vis-à-vis des partenaires dans le cadre de la mise en œuvre des réformes structurelles et de l'important chantier lié à l'assainissement du climat des affaires en RDC. Simard Simon TSOUMBOU

LE MINISTRE DE L'EPSP INTERPELE
Exétat : les écoles se préparent à corrompre les inspecteurs à Tshangu !
*En plus de 12.000 FC exigés pour la participation, les préfets imposent les frais de suivi

A quand l'opération "Tolérance zéro" dans le secteur de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel ? Pourquoi, les autorités gouvernementales se taisent-elles devant des situations qui dépassent tout entendement au sein des établissements scolaires de la ville de Kinshasa ? Autant de questions que ne cessent de se poser des parents pratiquement estomaqués d'entendre leurs enfants qui présentent les épreuves d'examen d'Etat..
Ces frais, expliquent les jeunes rencontrés à la place Pascal, dans la commune de Masina, permettent aux chefs d'établissements dont les élèves finalistes présentent les épreuves pratiques de payer les «frais de transport» des inspecteurs et des examinateurs de l'oral de français. Et ce, malgré que le ministère de l'EPSP ait pris des dispositions visant à prendre en charge les inspecteurs et autres agents intervenant dans les opérations de passation de toutes ces épreuves pratiques qui constituent la première étape de l'examen d'Etat, édition 2010.
Hier dans les communes de Masina et Kimbanseke, l'ambiance était morose dans les périphéries des centres d'examen d'Etat. La plupart des enfants devant passer leur oral de français ont été simplement recalés pour revenir le jour suivant. Et pour cause, nombreux d'entre eux n'ont pas payé la totalité de frais exigés par l'école.
Il s'agit en fait des frais de participation fixés à 12.000 FC par l'Hôtel de ville de Kinshasa, et les frais de suivi qui varient selon les écoles. "Il y a des préfets qui ont exigé 25.000 FC, ou 30.000 FC, les frais de participation compris", ont affirmé les élèves finalistes trouvés entrain de boire au niveau du marché de la Liberté.
Pour contraindre les élèves à payer ces frais tels qu'imposés à l'école, les préfets des études ont trouvé des stratégies. " Ils collaborent avec les inspecteurs à qui ils ont demandé de ne considérer que les listes qu'ils leur donnaient pour examiner les élèves. Sur ces listes, les chefs d'établissements ne mettent que les noms des finalistes en ordre, c'est-à-dire ceux qui ont payé les frais de participation et de suivi. Devant cette méthode, les élèves qui n'ont payé que les 12.000 FC fixés par l'Etat sont considérés comme non en règle de paiement. Voilà comment les inspecteurs s'impliquent dans la rançon des finalistes se trouvant dans les centres qu'ils dirigent ", ont expliqué les mêmes élèves qui revenaient de leur centre d'Exétat situé à quelques mètres de la maison communale de Masina.
Les parents qui suivaient cette conversation se sont sentis estomaqués de voir que la corruption continue de battre son plein dans le secteur de l'enseignement. "Une fois ces frais payés, les examinateurs peuvent donner facilement aux finalistes des points sans tenir compte de leurs efforts ou de leurs mérites. Voilà comment les préfets des études et les inspecteurs contribuent à la baisse du niveau de l'enseignement déploré depuis un certain temps ", ont regretté les mêmes parents frustrés d'entendre ces récits d'élèves finalistes.
Pour eux, le ministre de l'EPSP doit s'impliquer pour sanctionner les inspecteurs qui se compromettent dans de tels actes. Dorian KISIMBA

EN VISITE HIER A L ECOLE DE JOURNALISME DE KINSHASA
Mashako Mamba salue les efforts de redynamisation de l'IFASIC
L'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASIC) se métamorphose. Le ministre Léonard Mashako Mamba de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) en est convaincu. Il l'a déclaré tout haut hier jeudi 15 avril devant les étudiants de cet établissement lors d'une visite qu'il a effectuée sur place avec les délégués de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de la Délégation Wallonie-Bruxelles et du projet SESAM.
Le ministre de l'ESU s'est rendu à l'IFASIC hier. Contrairement à l'accoutumée, sa visite n'était pas une surprise. Averties, les autorités de la place ont eu le temps de prendre des dispositions pour préparer cette visite officielle.
Dès son arrivée, l'autorité de tutelle de l'IFASIC a fait le tour de quelques salles et du chantier de 1er graduat en compagnie des délégués de l'OIF, de la Communauté française de Belgique et du responsable du projet français SESAM.
Mashako Mamba a particulièrement apprécié l'engagement des dirigeants de l'IFASIC qui ont démarré la construction de leur bâtiment sans attendre des fonds extérieurs. "Qui n'avance pas, recule", a-t-il fait remarquer.

Visite au journal-école de l'IFASIC
Le recteur Kitima a conduit son hôte de marque au journal-école de cet institut. Ils ont surpris des étudiantes de 2eme licence journalisme presse écrite en pleine séance de travail sur la mise en page. "C'est pour une des rares fois que nous puissions accueillir beaucoup plus de filles que des garçons en presse écrite, a expliqué Yves Kalikat, le directeur du journal-école. Généralement, les filles préfèrent plus l'audiovisuel aux études comme dans la vie professionnelle. L'année passée, quand le projet Journal du citoyen (JDC) a démarré ici, nous avons enregistré 48 étudiants, dont 38 filles. Appliquées comme leurs collègues masculins, elles ont appris à peaufiner leur écriture et à saisir leurs textes sur ordinateur avant de les envoyer à la rédaction par internet".
Le directeur du JDC a profité de l'occasion pour parler des objectifs de la formation en cette année préélectorale. Formé par l'Institut Panos Paris dans l'animation des blogs en Tanzanie, il tâche pour le moment d'aider les étudiants finalistes en licence presse écrite à maîtriser la mise en page et la mise en ligne pour qu'ils soient eux-mêmes en mesure d'animer leurs propres blogs au terme de leurs études.

Pour la promotion du blog
Cette idée a rejoint la préoccupation d'Alain Canonne, le chef du projet SESAM. Intervenant lors d'un exposé dans la cour de l'IFASIC, il a signalé que le projet qu'il pilote promeut la vulgarisation du blog. Il s'attend ainsi à développer dans le futur cette branche des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Désireux de promouvoir la langue française en RDC, Alain Canonne a reconnu que les enseignants, tant du cycle primaire que de l'université, jouent un grand rôle dans la formation des jeunes générations autant que les journalistes, dont bon nombre ont été formés à l'IFASIC. C'est dans ce cadre qu'il se félicite de bénéficier de l'expertise de deux collaborateurs issus de cet établissement.
Conscient du grand rôle que joue cette institution dans la formation des professionnels de la presse au Congo, le responsable du projet SESAM s'est dit disposé à apporter son concours pour appuyer, avec les Espagnols, le studio-école de l'IFASIC afin qu'il soit en mesure de travailler avec des supports audiovisuels de qualité.
C'est aussi dans le cadre de cette collaboration que SESAM a offert récemment un lot de dictionnaires et d’encyclopédies à l'IFASIC pour renforcer sa bibliothèque, a indiqué Alain Canonne.

Nécessité de formuler des projets
Saisissant la balle au bond, Didier Mwewa, le délégué général de la Francophonie en RDC, a salué le dynamisme du recteur de l'IFASIC, le professeur Jean-Lucien Kitima. Il a émis le vœu de voir cette école de formation bénéficier aussi de projets d'appui à la presse que promeut l'Organisation internationale de la Francophonie.
"Le Fonds d'appui à la presse et le fonds d'appui à l'audiovisuel concernent, non seulement les organes de presse de la RDC, mais aussi les institutions de formation des journalistes", a reconnu Didier Mwewa. Il a, dès lors, demandé aux autorités de l'IFASIC de profiter de cette opportunité pour formuler des projets utiles à l'institution et qui pourront contribuer au rayonnement de la Francophonie.

"Filmer moins les ministres…"
Francophone aussi, Kathryn Brahy, déléguée de la Communauté Wallonie-Bruxelles, a tenu à encourager les efforts de redressement de l'IFASIC. Journaliste depuis 25 ans et présent elle a salué le travail des journalistes congolais, et particulièrement des étudiants de l'IFASIC qui produisent le Journal du citoyen.
"Vous êtes des jeunes journalistes, témoins des heures cruciales de votre pays, mon vœu le plus ardent est de vous voir filmer moins les ministres et les dirigeants des organismes, pour vous focaliser davantage sur les nombreuses réalités que vit votre population", a souligné l'oratrice devant un parterre d'étudiants.
Comblé de joie, le recteur Kitima a apprécié les différentes interventions de ses hôtes. Il a promis de continuer les travaux de construction et d'assainissement de l'IFASIC pour le rendre beaucoup plus viable. YKM


CONSTRUCTION DU NOUVEAU BATIMENT DE L'IFASIC
Espérance Bayedila : "l’argent utilisé pour construire l’Ifasic provient des étudiants"
Secrétaire général administratif de l'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASIC), Mme Espérance Bayedila a été désignée présidente du comité de suivi institué lors de l'assemblée générale des anciens de cette institution publique le 18 décembre 2009 à Notre-Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe. Dans cette interview accordée à la révue «Ifasic Contact», elle nous parle de la construction du nouveau bâtiment de l'IFASIC sur fonds propre.

Quelle est la capacité d'accueil de l'auditoire en chantier ?
E.B. L'auditoire de 1er graduat en construction contiendra 800 étudiants, tout simplement parce que nous ne sommes pas capables de faire plus par rapport à l'espace que nous avons. Il sera agrandi et élevé en hauteur. Ce bâtiment aura trois niveaux. Nous voulons lui donner une forme moderne. Il sera très aéré. Il y aura suffisamment de lumière. On le fera en gradins, un peu comme un amphithéâtre. Selon l'entreprise qui construit ce bâtiment, le local sera disponible en ce mois d’avril 2010.

Qu'est-ce qui vous fait croire que ce local sera livré aux étudiants dans les délais?
Lorsqu'on effectue ce genre de travaux, ce n'est pas au hasard qu'on les réalise. Il existe ce qu'on appelle des calculs de structure. Ils nous permettent de savoir exactement quels sont les matériaux dont nous avons besoin pour soutenir un bâtiment de deux ou trois niveaux. Un certain nombre de travaux ont été effectués en amont, et cela nous donne les garanties sur l'achèvement.

Faut-il plus de quatre mois pour les travaux de construction ?
Le rez-de-chaussée qui soutient tout le bâtiment exige ce délai. Il doit être solide. Il est également le plus cher. Quand on va commencer la construction des autres niveaux, ça ne va pas nous prendre beaucoup de temps. En plus, cela nous coûtera moins cher et le temps sera plus court que pour la construction du premier étage.

Outre les auditoires, prévoyez-vous aussi la construction des bureaux des professeurs ?
Nous devons absolument construire des bureaux. D'ailleurs, j'ai demandé une maquette du projet de modernisation de l'IFASIC. Même si cette construction ne se termine pas sous notre mandat, il faut que les Congolais apprennent à inscrire les choses dans la durée. Notre vœu est que ceux qui viendront après nous puissent continuer cette œuvre dans la même vision. C'est comme cela que le développement arrive. S'inscrire dans une logique de développement est très important.

Ne trouvez-vous pas trop osé de vouloir construire un bâtiment de trois niveaux ?
Mais nous allons construire partout ! Le bâtiment où se trouvent les bureaux du décanat et des départements sera aussi construit. C'est le côté facial de l'IFASIC qui accueille le monde. Derrière nous, nous allons amorcer des grands travaux, parce qu'il y a de l'espace. Tout le bâtiment de l'IFASIC sera en forme de "U" en dehors du bâtiment administratif. Auparavant, peu de gens avaient la vision de l'exploitation de la hauteur. Aujourd'hui, nous sommes conscients que la hauteur nous appartient. En plus, nous avons un grand avantage d'être en plein centre d'affaires de la ville de Kinshasa. C'est également ici que beaucoup d'organes de presse ont leurs rédactions. L'IFASIC est un institut de communication. Il a besoin de contacts, ce qui nous pousse à aménager où nous sommes.

D'où proviennent les fonds ?
La gestion de la chose publique est une question de volonté et de savoir-faire. Il faut avoir les idées et l'argent viendra après, car il faut le chercher. L'argent que nous utilisons pour la construction provient des frais que payent les étudiants. Le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire, le professeur Mashako Mamba, a autorisé toutes les institutions d'enseignement à prélever 20$ sur les frais académiques que paient les étudiants pour la construction.

Cette contribution n'est-elle pas insignifiante pour achever la construction ?
Nous avons 2.400 étudiants à l'IFASIC. Si chaque étudiant paye normalement ses 20 $, le calcul nous amène à 96.000$. Avec ce montant, nous pouvons déjà offrir les meilleures conditions d'études aux étudiants. C'est pour cela d'ailleurs que je demande aux étudiants de payer les frais académiques. Nous avons aussi interpellé les anciens de l'Institut. Beaucoup d'entre eux sont devenus de grandes personnalités. C'est ainsi qu'à l'issue de l'assemblée générale organisée le 18 décembre dernier, la structure de suivi de ce projet a été installée. Nous voulons savoir combien d'argent a été utilisé et pour quelle fin, pour éviter la confusion. Déjà, nous venons de recevoir 80 sacs de ciment des mains de deux anciens de l'IFASIC.

La concession qu'occupe l'IFASIC appartiendrait à l'école Notre-Dame de Fatima. Quelles sont les garanties de droits de propriété que vous détenez ?
Il faut tirer les choses au clair. Cette concession n'a jamais appartenu à Notre-Dame de Fatima. La preuve, nous occupons la plus grande partie de la concession. L'IFASIC existe depuis 1973. Cela fait 37 ans et personne n'a jamais vu un bailleur venir nous demander le loyer. Nous sommes une institution publique, cette concession appartient à l'Etat avec qui nous sommes en procédure pouvant nous confirmer comme propriétaire. Notre-Dame de Fatima fonctionne également comme une institution de l'Etat. Nous ne sommes pas locataire d'un quelconque propriétaire.

Cette construction aura-elle une incidence sur les fréquences des cours qui sont actuellement de trois fois par semaine ?
Le comité de gestion veut apporter beaucoup de changements. Une fois que les bâtiments seront aménagés, il est possible que nous rentrions dans les normes. Nous osons croire que la stratégie mise en place sera une réussite, et je crois que nous allons y arriver.

L'IFASIC a bénéficié de deux espaces : à côté de la RTNC et récemment dans la commune de Mont Ngafula. En aménageant à Gombe, vous donnez l'impression d'avoir oublié ces concessions...
Pour ce qui concerne le terrain de la RTNC, vous devez savoir qu'à l'époque nous n'étions pas aux commandes. Nous avons hérité de l'actif et du passif. C'est vrai que l'espace à côté de la RTNC n'a pas été suffisamment protégé. Il était possible d'empêcher la construction des bâtiments. 78 personnes ont construit sur ce site. La récupération devient quasiment impossible. Ce qu'il faut faire, c'est de rencontrer ces personnes par le canal de notre avocat conseil pour qu'elles dédommagent l'IFASIC. C'est de l'argent qui nous permettra d'achever la construction actuelle et surtout que nous sommes une institution à caractère social. Concernant le terrain de Kimbondo, j'aimerais exprimer ma joie pour ce premier cadeau du ministre Mashako et son collègue des Affaires foncières. Pour le moment, nous comptons délimiter ce terrain avec des barbelés et placer un panneau avec mention: "Ici sera érigé le bâtiment de l'IFASIC". Et donc, nous envisageons de le mettre en valeur.
Propos recueillis par Primo NZELA KAYA

Chute significative de la mortalité maternelle dans le monde, selon une étude du "Lancet"
Le nombre de femmes décédant en couches a chuté de façon significative dans le monde, selon une nouvelle étude publiée dans la revue médicale britannique "Lancet" alors que s'ouvrait mercredi une série de réunions aux Nations unies destinées à mobiliser des milliards de dollars pour financer les programmes internationaux de santé publique.
Le "Lancet" dit avoir fait l'objet de pressions pour que la publication de cette nouvelle étude soit reportée à septembre, à l'issue des réunions onusiennes. L'étude publiée dimanche a en effet créé la surprise parmi les experts, établissant que le nombre de femmes décédées pendant la grossesse ou en couches a chuté de plus de 35% ces 28 dernières années. Un autre rapport publié mardi par une organisation dépendant de l'ONU estime de son côté que les chiffres peuvent toujours atteindre jusqu'à 500.000 décès par an.
Le désaccord entre ces deux études met en lumière les enjeux politiques de la santé publique et notamment, la façon dont les progrès réalisés sur le plan médical peuvent compromettre le financement de programmes d'aide. Ces enjeux sont d'actualité, alors que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devait lancer mercredi soir une nouvelle initiative internationale sur la santé reproductive, de la mère et du nouveau-né à New York.
Le rédacteur en chef de la revue "Lancet" s'est dit déçu que des militants de la santé maternelle lui aient demandé de reporter la publication de l'étude. "Les militants estiment qu'un chiffre inférieur de mortalité maternelle brouille leur message", a-t-il déclaré mercredi à l'Associated Press. "La défense des causes peut parfois se mettre en travers de la science", a-t-il déploré.
Dans leur étude, Christopher Murray et ses collègues de l'Institut des indicateurs de santé de l'université de Washington ont trouvé que le nombre de décès en couches a chuté de 500.000 en 1980 à environ 343.000 en 2008. Cette étude, financée par la Fondation Bill et Melinda Gates, est basée sur un plus grand nombre de données et une modélisation statistique différente des études précédentes.
Le rapport publié par le "Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l'enfants" (PMNCH), une alliance internationale hébergée par l'Organisation mondiale pour la santé (OMS), a pour sa part établi que les progrès en santé maternelle se sont "ralentis". A partir d'une "analyse détaillée", dont les sources et la méthode n'ont pas été précisés, le rapport du PMNCH conclut que 350.000 à 500.000 femmes meurent en couches chaque année. Les responsables de l'ONU estiment ainsi avoir besoin de 20 milliards de dollars (environ 15 milliards d'euros) par an entre 2011 et 2015 pour sauver les femmes et les enfants dans les pays en développement.
Le Dr. Flavia Bustreo, directrice du PMNCH, a estimé qu'il n'y avait aucun conflit entre les deux études. Le PMNCH n'est pas impliqué dans les pressions exercées sur la revue "Lancet", a-t-elle ajouté. Pour les experts, les statistiques sur la santé publique doivent être considérées avec la plus grande attention, notamment lorsqu'elles sont établies par des personnes qui sollicitent également des financements pour leurs programmes.
"L'ONU a déjà par le passé gonflé les statistiques des maladies afin de continuer à recevoir des financements, donc j'accorderais davantage de crédit à des statistiques qui donnent une mesure inférieure de la maladie", a affirmé Philip Stevens de l'''International policy network", un groupe de réflexion londonien. Pour lui, "cela confirme que celui qui dépeint le tableau le plus apocalyptique est celui qui reçoit le plus d'argent, même s'il doit pour cela manipuler et inventer les chiffres".
L'ONU tient cette semaine à New York une réunion sur la santé de la mère et de l'enfant réunissant des experts en santé publique et des chefs d'Etat. Elle sera suivie d'une seconde réunion en juin à Washington. AP

A la Cour suprême, la religion ne compte plus
La démission, le 9 avril, du juge de la Cour suprême John Paul Stevens pose la question de sa succession. Mais, avant même que Barack Obama n'ait annoncé le candidat qu'il compte soumettre à l'approbation du Congrès, le New York Times prédit déjà que l'appartenance religieuse du futur juge ne pèsera pas dans le choix du président.
Mis à part cinq juges, la Cour suprême des Etats-Unis a toujours été composée d'hommes blancs comme John Paul Stevens. Mais, parmi les neuf membres actuellement en fonction, Stevens se distingue toutefois. Il est le seul protestant. Son départ à la retraite, annoncé vendredi 9 avril, rend envisageable une chose qui aurait été inimaginable il y a une ou deux générations : une Cour suprême sans aucun représentant de la religion majoritaire du pays. "La réalité aux Etats-Unis, c'est que la religion joue un rôle bien moins grand dans la vie quotidienne qu'il y a cinquante ou cent ans", confie Geoffrey R. Stone, professeur de droit à l'université de Chicago. La nomination d'un protestant ne changerait pas vraiment les débats de la Cour.
"Depuis quelque temps, nous sommes passés à d'autres sources de diversité", explique Lee Epstein, une professeure de droit de la Northwestern University qui fait autorité sur la Cour suprême, "entre autres la race, le sexe et l'appartenance ethnique". Ce basculement témoigne de la profonde l'évolution de notre manière d'envisager le droit et les enjeux identitaires. D'une part, le travail de juge à la Cour suprême s'est transformé au point d'exiger un ensemble de qualifications très spécifiques. A part le juge Stevens, tous les membres actuels de la Cour ont fait des études de droit à Harvard ou à Yale. Comme Stevens, tous ont travaillé dans une cour d'appel fédérale avant leur nomination, en rupture avec la tradition qui voulait qu'on fasse appel aussi bien à des juristes éminents qu'à des personnalités politiques. Et tous, à part le juge Stevens et le juge Anthony M. Kennedy, ont travaillé dans une cour d'appel située dans le couloir Boston-Washington. D'autre part, la Cour doit maintenant refléter la mixité démographique du pays. La présence d'un juge noir est aujourd'hui regardée comme une nécessité, et il se pourrait bien que le siège occupé actuellement par Sonia Sotomayor devienne le "siège hispanique" [nommée en 2009, cette femme d'origine portoricaine est la première Hispanique à accéder à ce poste].
Avec le départ du juge Stevens, personne ne serait surpris si le président Obama tentait de faire passer à trois le nombre de femmes à la Cour, [puisque c'est à lui qu'il revient de désigner un candidat que le Congrès doit ensuite approuver]. Il n'y a pas si longtemps, on parlait officieusement d'un "siège catholique" ou d'un "siège juif". Aujourd'hui, la Cour compte six catholiques, deux juifs et Stevens, le protestant. Il n'en a pas toujours été ainsi. Les présidents étudiaient deux critères principaux pour choisir les juges. "Jadis, la religion était un critère très important", explique le professeur Epstein. "C'était l'élément le plus important, avec la provenance géographique." Il n'existe par exemple aucune photographie officielle de la Cour de 1924. La séance photo avait dû être annulée cette année-là parce que James C. Reynolds, qui était antisémite et raciste, refusait de prendre la pose aux côtés de Louis D. Brandeis, qui était le premier juif à siéger à la Cour.
Le fait que William J. Brennan ait été catholique semble avoir joué un rôle dans sa nomination par le président Dwight D. Eisenhower en 1956, alors qu'il allait chercher à se faire réélire cette même année. En revanche, quand Abe Fortas quitta en 1969 de ce qui était considéré comme le "siège juif", le président Nixon ne vit aucun intérêt politique à le remplacer par un autre juif et porta son choix sur le méthodiste Harry A. Blackmun. Il en va tout autrement aujourd'hui. La liste des candidats à la succession de John Paul Stevens compte deux juifs - Elena Kagan, dont le rôle actuel consiste à défendre les positions du gouvernement Obama devant la Cour, et Merrick B. Garland, juge auprès de la cour d'appel fédérale du district de Columbia - et une protestante, Diane P. Wood, juge auprès d'une cour d'appel fédérale à Chicago. AP

Fédération congolaise de football association
Le contrat de Patrice Neveu ne sera pas reconduit
Après une prestation comme sélectionneur principal de l'équipe nationale des séniors A, Patrice Neveu fait déjà ses valises au terme de son contrat. Celui-ci ne sera ni reconduit ni renouvelé. Patrice Neveu a eu la décision finale du comité exécutif de la Fécofa mercredi dernier.
La nouvelle de la fin du contrat et le refus de la Fécofa de le reconduire nous a été livrée par l'intéressé lui-même, hier jeudi, au cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, au stade des Martyrs. Patrice Neveu qui sortait du cabinet, abattu, n'a pas eu trop de mots pour nous annoncer cette nouvelle.
Cependant, il a été surpris de recevoir sa lettre non des mains du secrétaire général de la Fécofa, ni d'un autre membre du Comité exécutif mais d’une tierce personne. Pour lui, les membres du Comité exécutif n'ont pas eu le courage de faire cette annonce.
Pour la petite histoire, Patrice Neveu a succédé à son compatriote Claude Leroy à la tête de l'équipe nationale comme sélectionneur principal. Malheureusement, il n'a pas atteint le double objectif lui assigné dans le contrat qui l'a lié au gouvernement congolais par le biais de la Fécofa. Avec lui, les Léopards ont loupé et la qualification à la dernière Coupe d'Afrique des Nations, Angola 2010 et la Coupe du monde 2010 qui débute au mois de juin en Afrique du Sud.
Face à ce double échec, les ponts ont été rompus entre lui et le public sportif congolais. Le score des Léopards locaux à la 1ère édition du championnat d'Afrique des Nations avec un entraîneur national en la personne de Mutubile Santos, n'a fait qu'aggraver le mécontentement des congolais. Surtout, le salaire mensuel lui alloué, près de 30.000 Usd, n'a fait qu’amplifier le ressentiment populaire contre le technicien français.
Toutefois, Patrice Neveu s'est toujours donné un alibi, " je n'avais pas l'information exacte sur les joueurs congolais de l'étranger. On m'a imposé une liste des joueurs, soi-disant les meilleurs de l'extérieur, alors qu'ils ne valaient pas un sou. C'est avec cette ossature que j'ai évolué. En plus de cela, les conditions d'internement des joueurs de l'équipe nationale n'étaient pas dignes nonobstant l'indiscipline affichée par certains joueurs professionnels et les sorties nocturnes des mêmes joueurs". Malheureusement, l'alibi de Neveu n'a pas été un " argument-massue " à même de lui faire renouveler le contrat. Les résultats sur terrain ont été des facteurs déterminants dans la prise de décision des décideurs congolais. Pascal LIKANA

Bas-Congo : André Phanzu restaure la paix au sein de Veti Club
Le Ministre provincial de la Jeunesse, Sports, Loisirs, Culture et Arts du Bas-Congo, Don André Phanzu, militant convaincu du MSR, a suscité un intérêt très enthousiaste dans l'opinion bas-congolaise pour le développement du sport dans cette province. Pour d'aucuns, sa nomination a permis de donner de nouveaux repères au sport dans cette province. Depuis sa prise de fonctions, en effet, Don Phanzu ne cesse d'imprimer ses marques, notamment à travers les succès de l'une des plus grandes équipes du Bas-Congo, le FC ELIMA, durant toute la phase aller de la LINAFOOT.
Palpant du doit les réalités qui rongent Veti Club, actuellement 2e équipe de la Province qui éprouve des faiblesses dans cette phase aller, le Ministre Phanzu a, au cours d'une réunion qu'il a présidée mercredi dernier, permis d'aplanir les différends qui opposaient les sociétaires depuis belle lurette. A cette occasion, Don Phanzu a reconnu que Veti a de bons joueurs, mais de par son rendement, l'opinion constate qu'il y a des problèmes au sein de l'équipe qui nécessitent une étude minutieuse et une thérapeutique appropriée. Il a exhorté les dirigeants à beaucoup travailler pour remettre l'équipe sur les rails.
L'union faisant la force, il en a appelé à la mobilisation pour la qualification de l'équipe en phase des pools. Pour cela, Don Phanzu a demandé aux animateurs de Veti Club d'éviter l'hypocrisie en réglant les différends en famille pour donner la chance à l'équipe d'aller plus loin.
C'est en ces termes que la parole a été accordée tour à tour aux participants pour qu'ils s'expriment librement. Un des intervenants, a remercié le ministre pour son initiative avant de solliciter encore son concours pour impliquer les supporters dans le financement de l'équipe. D'autres intervenants ont dénoncé la gestion de l'actuel comité directeur avant de solliciter le concours de Phanzu pour réconcilier les factions en conflit au sein du Club.
Un autre intervenant est venue dénoncer la haine qui anime les sociétaires de Veti Club et bloque l'éclosion de l'équipe. Il a demandé au Ministre Don Phanzu de s'impliquer pour pacifier les cœurs des uns et des autres, tout en invitant ses pairs au respect mutuel et à une concertation régulière sur les problèmes de l'équipe.
Au terme de toutes ces interventions, le Ministre Phanzu a invité les dirigeants de Veti Club au renouvellement des esprits et à s'investir avec détermination dans l'apaisement du climat au sein de l'équipe en évitant toute action et déclaration conflictuelle et inutilement provocatrice. Il les a conviés à faire corps afin de sauver l'équipe et mieux préparer celle-ci à affronter la phase retour du championnat.
Les dirigeants de Veti Club ont exprimé leur détermination à démocratiser le club et d'y promouvoir le dialogue interne afin que les décisions engageant le club soient toujours prises de manière concertée et non unilatérale. Le tuteur doit désormais jouer pleinement son rôle d'autorité morale de l'équipe. Séance tenante, quelques dirigeants présents à cette réunion et qui avaient des différends entre eux se sont pardonnés. Un des anciens dirigeants de Veti Club qui étaient en procès au parquet de grande instance de Matadi a décidé de renoncer à sa plainte pour choisir le règlement à l'amiable de leur différend. Charles KIPINGANI


NOS PARTENAIRES:

Fondation
SADISA BETO FSB/Asbl

La SONAS invite les automobilistes ayant abandonné leurs documents à régulariser leurs situations
(25/03/ 2010)
Lire le communiqué


Réalisation de l'equete devant établir le niveau de satisfaction de la clientele de la régideso
( 05/04/ 2010) Lire l'Avis de la REGIDESO


Avis : Fonds social de la RDC recrute un comptable pour la ville de Lubumbashi
( 09/04/2010)
Lire l'Avis de recrutement

SNEL : Communiqué de confirmation des créances extérieures et l’Appel à manifestation d’intérêt (12/04/2010) Lire le communiqué


BCECO :Avis sur le report de la date de remise des offres Lire l'avis