ECHO AU DOUBLEMENT DES RECETTES FISCALES INITIE PAR LE MINISTRE DES FINANCE
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De g à d, l’ADG Luc Badibanga et l’ADF Augusto Da Cunha (PHOTO DR) |
Fiscalité excessive : BAT Congo interpelle le Gouvernement
* «La fiscalité accrue, par le doublement fiscal, aurait pu être acceptable si et seulement si elle s’appliquait à tous les acteurs de la même façon», fait observer l’Adg Luc Badibanga
* En attendant l’organisation des états généraux de l’Industrie, le ministre Kuzunda entend faire des suggestions à l’Exécutif congolais sur la situation du secteur tabacicole
Sous la conduite de l'Administrateur délégué général Luc Badibanga, le staff dirigeant de BAT Congo - constitué également du nouveau PCA, le prof Mabi Mulumba, de l'Adf Augusto Da Cunha, du Directeur de la taxation Richard Kasumba et du Directeur des relations publiques Steve Lusinde - s'est félicité de l'effort entrepris par le gouvernement pour le doublement des recettes fiscales. C'est une opportunité pour le ministre des Finances, a laissé entendre l'Adg de la filiale congolaise de la multinationale British American Tobacco, de mettre la main sur 44 millions Usd qui échappent chaque année au Trésor Public en raison de l'évasion fiscale organisée dans le secteur tabacicole. Ce, du fait du commerce illicite qui prend des proportions sans précédent en RDC.
Cette communication a été faite lors d'un point de presse tenu jeudi 8 avril, dans le cadre du Salon Virunga de l'Hôtel Memling de Kinshasa. Stigmatisant la pression fiscale excessive qui ne permet pas aux opérateurs du secteur du tabac d'opérer de façon appropriée, BAT Congo en appelle à une règlementation juste et forte qui fait cruellement défaut pour le moment et à même de mettre tout le monde sur un pied d'égalité dans le paiement des taxes et autres droits dus à l'État.
Statistiques à l'appui, Luc Badibanga a laissé entendre que le marché congolais de cigarettes est envahi par des produits illicites, sans qu'aucun effort ne soit entrepris pour combattre cette fraude qui est flagrante. De 14 % en 2005, ce commerce illicite est passé à 34 % en 2009. Les projections de 2010 sont de l'ordre de 42 %.
Sur 8 milliards de cigarettes vendues chaque année sur le marché congolais, BAT Congo estime à 3 milliards la quantité de celles illicites, ce qui - la base taxable (droits de consommation, ICA, Taxe provinciale, FPI, Impôt sur le bénéfice, ….) étant connue - engendre un manque à gagner énorme pour le compte du Trésor Public. Sont réputés produits illicites aux termes de la réglementation de 2004, a dit l'Adg de BAT Congo, tout paquet de cigarette, importé ou fabriqué localement, qui ne porte pas de timbre fiscal ; preuve suffisante de paiement par les opérateurs tabacicoles des taxes et autres droits dus à l'Etat. Le caractère illicite transpire également au travers du prix qui défie toute concurrence. Même si la pratique d'un prix inférieur à celui de BAT Congo ne peut fonder le caractère illicite dudit produit, il a, cependant, fait remarquer qu'il existe des marges en deçà desquelles on ne peut descendre, étant donné les prix des intrants nécessaires à la fabrication des cigarettes (papier, tabac,…..) auxquels il sied d'ajouter la gamme des taxes et autres droits à payer. Cela étant, on ne peut vendre la cigarette au prix de revient constaté sur le marché en RDC. Ce phénomène de fraude n'est pas l'apanage du domaine tabacicole, bien d'autres secteurs connaissent la même triste réalité.
Luc Badibanga s'est tourné vers le gouvernement, lui demandant de prendre conscience de cette situation pour mettre en place une batterie de mesures et d'actions afin de disposer des sommes faramineuses d'argent, pourtant, à sa portée. Autrement dit, il faut élargir l'assiette fiscale et non asphyxier ceux qui s'acquittent déjà de leurs obligations fiscales et qui traversent une conjoncture difficile en augmentant les taux. C'est à l'exécutif, bien que le secteur tabacicole dispose d'informations et ne manque pas d'ébauches de solutions pour la maîtrise de ce commerce illicite, de s'assumer pour venir à bout de cette contrebande systématique.
Le Congo est un marché porteur, mais…..
Implantée depuis 70 ans en RDC, BAT Congo compte y rester encore longtemps. Elle n'envisage pas sa disparition, à l'instar de l'industrie textile. " Le Congo est un marché porteur, mais la viabilité de mon entreprise est fortement dépendante du cadre réglementaire qui doit être mis en place et qui fait cruellement défaut aujourd'hui afin d'opérer de manière appropriée ", a dit Luc Badibanga. Dénonçant les discussions en cours et dont l'objet pourrait être de revoir à la hausse le niveau actuel de la fiscalité dans le domaine du tabac, il a noté : " La fiscalité accrue, par le doublement fiscal, aurait pu être acceptable si et seulement si elle s'appliquait à tous les acteurs de la même façon ".
Pour Luc Badibanga, " trop d'impôts tuent l'impôt ".C'est pourquoi, il a exhorté le ministre des Finances à ne ménager aucun effort, dans le cadre de sa campagne du doublement des recettes fiscales, en obligeant ceux qui ne s'acquittent pas du paiement des taxes à y être désormais contraints.
Le ministre Kuzunda prend la température
" Je constate que BAT Congo est présente en RDC depuis 70 ans, emploie 331 personnes directement et a contribué au Trésor public à concurrence de 32 millions Usd. BAT Congo fustige la fiscalité excessive qui risque de compromettre son avenir en RDC. J'encourage BAT Congo à persévérer dans l'effort pour la recherche d'une solution adéquate à ce problème". C'est ce qu'a consigné le tout nouveau ministre de l'Industrie dans le livre d'or de BAT Congo, au terme de la visite des installations de cette entreprise, le lundi 12 avril, à Kinshasa-Kingabwa.
Se confiant à la presse, Anicet Kuzunda n'a pas caché son admiration pour le nouveau style de management adopté à la BAT Congo. Style qui met l'homme au centre du système et selon lequel chaque employé a une pierre à apporter à l'édifice de la construction du futur de l'entreprise. Il est, cependant, resté sensible aux deux facteurs qui minent le secteur du tabac en RDC, à savoir la fiscalité excessive et le commerce illicite. Partageant le point de vue du staff dirigeant de BAT Congo relativement à ces deux fléaux, M.Kuzunda a déclaré : " C'est un des freins à la promotion de l'industrie qui doit être au cœur du développement du pays. Seule l'industrie procure l'emploi et la richesse et les grandes nations sont des nations industrielles ".
En attendant l'organisation des états généraux de l'industrie qui vont déboucher sur des mesures consensuelles entre l'Etat et les privés permettant à toutes les parties de gagner, le ministre Kuzunda entend faire des suggestions au gouvernement sur la situation difficile du secteur tabacicole où le lourd fardeau fiscal est supporté par quelques opérateurs réguliers. A ce sujet, l'élargissement de l'assiette fiscale par la formalisation de l'informel est une voie indiquée.
Par ailleurs, le N°1 de l'Industrie attend d'être saisi officiellement par BAT Congo afin de faire des propositions concrètes par le truchement du gouvernement. FDA
FORUM ECO:
RETOMBEES DES ASSISES DE L'HÔTEL SULTANI
Ministres nationaux et provinciaux harmonisent sur les Finances
Il s'est tenu du 17 au 19 avril dernie des travaux préparatoires d'experts à la concertation des ministres provinciaux et nationaux des Finances et Budget. Ces assises entrent dans le cadre de la politique du Gouvernement central qui tend à favoriser la collaboration entre l’exécutif national et les gouvernements provinciaux en matière d'encadrement des finances publiques. Cette rencontre, qui a été initiée par le ministre des Finances du gouvernement central, Matata Ponyo, vise l'harmonisation des actions des ministères tant nationaux que provinciaux des finances et du Budget, histoire d'impliquer les ministères provinciaux et nationaux dans la réalisation du pacte de doublement des recettes conclu entre le ministère national des finances et les régies Financières.
Cette harmonisation des actions tourne autour de la nécessité d'une synergie entre les ministères nationaux et provinciaux des Finances et Budget en matière de mobilisation des recettes à caractère national et des recettes propres aux provinces, conformément aux dispositions légales et règlementaires en vigueur ainsi que les modalités pratiques de mise en œuvre de cette synergie.
Pour mettre en œuvre une synergie entre les ministères nationaux et provinciaux concenés, il faut l'existence des mêmes opérateurs devant s'acquitter des impôts, droits, taxes et redevances aussi bien envers les services nationaux déconcentrés que les services provinciaux ; la nécessité d'une cohérence globale de toutes les actions de l'Etat et de préserver l'image et la crédibilité de l'Etat au niveau national, provincial et local ; les besoins d'œuvrer en faveur de l'amélioration du climat des affaires qui participe à l'attractivité du territoire national pour les investissements privés, gage de toute croissance économique durable.
Les modalités pratiques de mise en place d'une synergie exigent la mise en place d'un cadre de concertation destiné à promouvoir les contacts humains et à résoudre les problèmes de manière concertée, notamment à travers la collaboration dans la gestion de certains impôts, droits, taxes et redevances ; l'appui des autorités provinciales aux actions initiées par les services déconcentrés ; le respect de la répartition des compétences en matière fiscale.
Ce cadre de concertation pourra s'organiser de manière trimestrielle et, si nécessaire, par rotation. Les modalités de prise en charge pourront être convenues entre le gouvernement central et les autorités provinciales.
Problématiques
de mobilisation
des recettes
Au cours de ces travaux, il a été noté que le niveau de la pression fiscale en RDC est très faible. Elle se situe à 13% contre une moyenne régionale de 18%. Pour remédier à cette situation, le ministre des Finances a signé des pactes de doublement des recettes avec les régies financières. L'objectif d'une mobilisation optimale des ressources publiques à caractère national nécessite une implication des ministres provinciaux des Finances et du Budget dans la réalisation des pactes de doublement des recettes.
Pour ce faire, les recommandations ci-après ont été retenues, à savoir, l'accélération du processus de conception et d'adoption des textes législatifs en matière des finances publiques prévus dans la loi sur la libre administration des provinces.
A cet effet, la DGRAD devra soumettre au ministre des Finances l'avant-projet de loi sur la nomenclature au plus tard le 30 avril 2010.
Sensibilisation
de la population
au civisme fiscal
Pendant les assises, une information a été portée à la connaissance des représentants des ministères nationaux et provinciaux des Finances et du Budget. L'idée d'organiser une campagne de sensibilisation de la population au civisme fiscal est une initiative de la très haute autorité de l'Etat. La nécessité d'une campagne nationale de sensibilisation pour le civisme fiscal part des constats suivants: l'état de délabrement très avancé des infrastructures de base sur l'ensemble du territoire national ; la pauvreté quasi nationale endémique de la population ; la mauvaise qualité des services publics et le faible niveau de prélèvement des recettes.
Face à cette situation, cette campagne nationale de sensibilisation pour le civisme fiscal entend mobiliser les énergies à travers une communication responsabilisante, une sorte de sociothérapie collective mettant à contribution toutes les compétences nationales. Cette campagne consiste en une série d'activités visant à réveiller la conscience des populations, toutes classes et couches confondues, en leur inculquant le sens civique d'appartenir à un pays qu'elles ont la noble obligation de soutenir.
Après échanges et débats, il a été formulé des recommandations en vue d'atteindre les objectifs fixés. Parmi ces recommandations il y a lieu de citer, la poursuite des réformes des administrations fiscales, la vulgarisation du code d'éthique et de bonne conduite de l'agent public de l'Etat, en y associant l'observatoire congolais d'éthique professionnelle …. Simard Simon TSOUMBOU
ENJEUX DE L HEURE
AFIN QUE LA RDC SE DONNE LES MOYENS POUR LA PAIX, LA STABILITE ET LE DEVELOPPEMENT
Michaëlle Jean appelle à un soutien accru à la femme
La Gouverneure générale et commandante en chef du Canada, Michaëlle Jean, a invité, hier au cours d'une séance académique au Palais du peuple, le Gouvernement et les autres partenaires à donner aux femmes les moyens de vivre en sécurité et dans la dignité, ainsi que des moyens d'agir pour renforcer leur participation aux efforts de paix, de stabilisation et de développement de la RDC. Ce faisant, a-t-elle affirmé, la RDC verra " reculer la violence, la corruption, la pauvreté, la maladie, l'injustice et l'analphabétisme ’’.
‘’ C'est en donnant des moyens aux femmes que l'on donne aux familles, aux communautés, aux pays auxquels elles appartiennent des chances d'une vie meilleure et plus juste ", a déclaré Michaëlle Jean dans un exposé fort applaudi par la junte féminine qui avait pris d'assaut la salle des Congrès du Palais du peuple.
Pour autant, le Gouverneure Générale canadienne est convaincue que, dans les Grands Lacs "la voix des femmes a transcendé les frontières, les divisions, la cupidité pour rétablir le dialogue et contrer la haine. " C'est pour cela qu'elle leur a rendu un vibrant hommage, avant d'exprimer sa joie de voir que " la liberté de la femme, son droit à l'éducation et sa participation au pouvoir politique soient reconnus formellement dans la Constitution " de la RDC. De même, a-t-elle applaudi les "efforts déployés pour promouvoir les droits de la femme congolaise " dans les programmes et plans nationaux du pays.
En saluant ces aspects positifs des efforts des Congolais, Michaëlle Jean a estimé qu' "il n'y a pas de démocratisation ni d'avancement possible sans la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement des sociétés et sans l'assurance que leur intégrité physique et psychologique est protégée. " Elle en est, alors, venue au constat selon lequel " il se vit dans plusieurs régions du pays une crise dont le degré d'horreur est inouï " et qui ne laisse personne indifférent.
Tout en se disant convaincue de la volonté des Congolais d' "en finir avec une histoire tourmentée et des années de guerre qui ont laissé des séquelles profondes dans la population " et en regrettant que " les tueries et les crimes se poursuivent en certains points chauds du territoire congolais (…), pour constituer un terreau fertile pour la violation des droits les plus fondamentaux.’’ Elle a fait part de la détermination de son pays à accompagner les efforts de la RDC pour éradiquer ce mal de la violence. Michaëlle Jean, qui a rendu hommage à Marie Ange Lukiana, Ministre du Genre, de la famille et de l'enfant, pour sa campagne "Je dénonce ", a aussi exprimé sa solidarité et appelé aussi à la solidarité de la communauté internationale " qui ne peut ignorer cette tragédie qui se déroule au cœur même de l'Afrique. "
Par ailleurs, la Gouverneure générale canadienne s'est réjouie que la RDC et la région des Grands Lacs se soient engagées à " prévenir, éradiquer et punir toutes les formes de violence, d'exploitation et d'abus contre les femmes, les filles et les jeunes garçons et, ce faisant, à fournir l'assistance aux survivants. " Considérant un tel engagement comme " un gage d'espoir ", Michaëlle Jean a dit que " c'est dans cet esprit que le Canada a contribué et continue à contribuer à plusieurs programmes en vue d'aider les femmes congolaises victimes des violences sexuelles à se rétablir, à se reconstruire, à participer à des activités génératrices de revenus et, surtout, à témoigner, à dénoncer, à porter plainte. "
Avant la Gouverneure générale et commandante en chef du Canada, le Président de l'Assemblée nationale, qui a présidé la séance académique, a rendu hommage au Canada qui ne ménage aucun effort pour continuer à soutenir la RDC depuis l'aube de son indépendance. Il a rappelé, à ce sujet, la participation d'un contingent canadien à la toute première mission onusienne en RDC dans les années '60. C'est encore le Canada qui présidait le club des amis des Grands Lacs au moment de la conférence qui visait le rétablissement de la paix dans cette sous-région. Evariste Boshab s'est également souvenu des multiples appuis de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) à travers son programme d'aide au développement.
Pour cette nouvelle démarche canadienne, le speaker de la Chambre basse dit la placer sous les auspices du renouveau. J.E. KOTA
RDC - Canada : Joseph Kabila souhaite le renforcement de la coopération
Au cours du toast qu'il a prononcé hier en l'honneur de la Gouverneure générale et commandante en chef du Canada, Michaëlle Jean, le président de la République, Joseph Kabila, a émis le souhait de voir se renforcer le niveau de la coopération entre Ottawa et Kinshasa. Joseph Kabila, rappelait que la RDC, un pays post-conflit, s'est, enfin, réconciliée avec elle-même pour devenir politiquement stable tout en se tournant vers la reconstruction. Dans ce contexte, il a fait savoir que la RDC a toujours besoin des partenaires et se dit heureux de compter le Canada parmi les partenaires sûrs et crédibles. C'est pourquoi il a souhaité que la visite de la Gouverneure générale du Canada " ouvre une nouvelle ère de coopération plus agissante entre les deux pays. "
Toujours à l'occasion de la réception organisée hier au Palais de la Nation en l'honneur de son hôte de marque, Joseph Kabila a rappelé les bonnes relations qui lient la République démocratique du Congo au Canada depuis 1960. ‘’Le bilan de quatre décennies de ces relations témoigne de la volonté sans cesse renouvelée du rapprochement des deux peuples du Congo et du Canada ", a dit le chef de l'Etat Congolais qui a aussi rappelé que le Canada avait apporté une contribution substantielle pour le retour de la paix, tout en maintenant sa présence au pays, notamment à travers des investissements et des entreprises canadiennes.
" L'Afrique a grand besoin que la paix prévale en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs. L'avenir de tout le continent en dépend. " C'est en ces termes que l'hôte de Joseph Kabila a répliqué avant de qualifier sa visite d'historique. Tout en félicitant les Congolais pour la détermination avec laquelle ils tiennent à tourner définitivement le dos aux années de tourments, a affirmé l'engagement de son pays à toujours demeurer aux côtés de la RDC.
Michaëlle Jean est, par ailleurs, revenue sur le dernier message à la Nation de chef de l’Etat congolais lorsque ce dernier exprimait sa détermination à lutter contre la corruption, assurer la bonne gouvernance et mettre fin à l'impunité pour l'encourager dans son combat. Elle s'est dit consciente des ressources dont regorge la RDC pour son développement, notamment les ressources humaines, les femmes et les hommes auxquels il faut donner l'occasion de participer à l'exercice démocratique.
Avant ce déjeuner d'Etat, Joseph Kabila et son hôte de marque ont eu, en début de matinée, un long tête-à-tête à huis clos. Rien n'a filtré de cet entretien. Jonas Eugène KOTA.
Les efforts de Marie-Ange Lukiana sur la campagne " Je dénonce
et je dis non " appréciés
Assurément, les messages des femmes congolaises visant à dénoncer les violences sexuelles retentissent jusqu'aux confins de la terre. Dans son adresse devant les Députés et Sénateurs réunis en congrès, la gouverneure générale et commandante en chef du Canada l'a témoigné. Michaëlle Jean a grandement loué les efforts menés par les femmes congolaises en ce qui concerne les violences sexuelles dont leurs sœurs sont victimes dans les zones en conflits armés. Elle a encouragé les initiatives du Gouvernement de la République, à travers la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, en vue de mettre fin à toute sorte de violences qui déshumanisent la femme.
Le travail abattu par Marie-Ange Lukiana se résume dans la campagne " Je dénonce et je dis non " contre les violences sexuelles. Cette initiative lancée par la Congolaise est devenue régionale dans la mesure où elle a été adoptée par dix pays de l'ensemble des pays des Grands Lacs à savoir le Rwanda, le Burundu, la Tanzanie, la Zambie, la RDC, l'Ouganda, le Kenya. A ces pays qui ont adopté et milité pour que cette campagne devienne régionale, s'ajoutent aussi le Congo-Brazzaville, la République centrafricaine etc.
La violence sexuelle est pratiquement devenue comme une arme de guerre dans les zones en conflit. Face à cette humiliation, la ministre du Genre, de la Famille et de l'Enfant, avait lancé, depuis le mois de décembre 2008, la campagne " Je dénonce " mobilisant près de 15.000 femmes sur le boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe. Les échos mobilisateurs de cette initiative traversé les frontières de la RDC. Voilà qui a poussé les pays africains souvent victimes de ce fléau qui déshonore la femme, à s'approprier de la campagne pour en faire une idée régionale. Cette appropriation a fait que la campagne soit intitulée " Je dénonce et je dis non ".
Le fait que la Gouverneure générale du Canada reconnaisse le mérite de cette démarche de la ministre Marie-Ange Lukiana, témoigne à suffisance que les échos des efforts de la femme congolaise retentissent jusqu'aux confins de la terre. Le Canada, qui s'est toujours investi dans le domaine de lutte contre les violences sexuelles, veut qu'à travers le travail fourni par la femme, le gouvernement de la Rd Congo y accorde une attention particulière visant à promouvoir la parité pour bien développer le pays. Dorian KISIMBA
ENJEUX DE L HEURE
DESAVOUES PAR LEURS ASSEMBLEES PROVINCIALES RESPECTIVES
Muderhwa et Manara démissionnent
Alors qu'ils ont déjà été déchus de leurs fonctions de Gouverneurs des provinces du Sud-Kivu et du Maniema par leurs Assemblées provinciales respectives, Louis Léonce Muderhwa et Didier Manara viennent de déposer leurs démissions, conformément à la loi, auprès du Président de la République qui en a pris acte. C'est, en effet, ce qu'indique un communiqué de la Présidence de la République signé par le Directeur de cabinet du Chef de l'Etat.
Le Cabinet du Président de la République porte à la connaissance de l'opinion qu'en date du 15 avril et du 17 avril 2010, Son Excellence Monsieur le Président de la République a reçu les courriers, d'une part, de Monsieur Louis Léonce Cirimwami Muderhwa et d'autre part, Monsieur Manara Didier, l'informant de la décision des intéressés de démissionner de leurs fonctions respectives de Gouverneur de la Province du Sud-Kivu et de Gouverneur de la Province du Maniema.
Le Président de la République leur en a donné acte.
Fait à Kinshasa, le 19 mars 2010
Gustave Beya Siku
Directeur de Cabinet du Président de la République
RETOMBEES DU CONGRES DES ECOLOGISTES DE KAMPALA
Didace Pembe élu président des partis des verts de la Fédération de l'Afrique centrale
Le président du Parti écologiste congolais (Peco), Didace Pembe a pris part, du 16 au 18 avril dernier, dans la capitale ougandaise, à un Congrès qui a réuni tous les partis verts de l'Afrique.
Face à la presse hier, le président du Peco a fait savoir qu'il était question, au cours de ce congrès, de ratifier la charte africaine des écologistes. L'Afrique, selon lui, occupe le premier rang mondial sur le plan de la biodiversité et a un rôle à jouer pour le changement climatique.
A l'en croire, plusieurs objectifs ont été définis au cours de ces travaux, notamment l'élection des représentants africains des verts sur l'échiquier mondial, mais aussi de découpage de l'Afrique en fédérations et cela selon les différentes sous régions du continent noir.
Après l'élection, le Peco, par son président national, a été élu président de la fédération de tous les partis verts de l'Afrique centrale, a affirmé Didace Pembe.
Pour montrer que nous sommes bons négociateurs, le secrétaire administratif national du Peco a été élu à son tour doublement, d'abord au poste de commissaire au comptes pour l'Afrique et secrétaire administratif pour l'Afrique tout entière.
Ainsi, il va représenter les africains écologistes sur le plan international et aura le contrôle des entrées et sorties des finances qui seront affectées pour tous les partis verts africains, a souligné le président du Parti écologiste.
S'agissant de la délégation africaine des verts, 4 personnes ont été de manière consensuelle, élue, pour représenter le continent africain.
Parmi les quatre congolais, Didace Pembe a raflé un poste. Raison pour laquelle, a-t-il signifié, le bureau de la représentation des verts de la sous-région de l'Afrique centrale verra ses portes ouvertes à Kinshasa les jours à venir.
Le président national du Peco a dévoilé les grandes lignes de la charte, il faut citer le respect et la préservation de l'environnement, de l'environnement. Cette charte est internationale, a-t-il noté, avant d'ajouter qu’elle se donne comme priorités de consolider tous les groupes des verts, imposer aux gouvernants la bonne politique environnementale.
Pour terminer, le président du Parti écologiste a cité aussi les différentes fédérations, notamment celle de l'Afrique maghrébine, de l'Afrique australe, de l'Afrique centrale et les autres.
Enfin, Pembe Didace met en garde tous les pollueurs de l'environnement et se dit rassurant de tout mettre en marche pour lutter contre les pollueurs. Mathy MUSAU
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Les initiatives de Maj Kisimba tendent à éradiquer la mafia dans le secteur foncier
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Affaires foncières : Maj Kisimba lance une synergie inter-institutionnelle contre le banditisme foncier
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, a procédé lundi à l'ouverture de la réunion regroupant des experts des ministères qui utilisent la terre dans l'accomplissement de certaines tâches à leur charge afin d'étudier les voies et moyens de mettre fin au banditisme foncier qui freine l'élan du programme de reconstruction nationale. Cette réunion, qui a regroupé autour du n°1 des Affaires foncières, le ministre César Lubamba de l'Urbanisme et Habitat, et Kimbembe Mazunga, Conseiller principal chargé des infrastructures à la Présidence de la République, se tient sur instruction du Chef de l'Etat, Joseph Kabila, qui, dans ses préoccupations, souhaite une rationnalisation de la gestion de la terre afin de baliser la voie à la reconstruction nationale et disponibiliser cette terre pour les investisseurs de demain, a souligné Maj Kisimba dans son mot d'introduction.
Il a, à cet effet, annoncé la création d'un cadre de concertation permanent entre les ministères qui, dans leurs attributions, utilisent la terre afin de voir ensemble comment résoudre ce phénomène d'anarchie et de d'incivisme foncier qui ouvre la voie aux lotissements et à des constructions anarchiques. Le but principal, a-t-il ajouté, c'est de créer un front pour décourager tous ces délinquants fonciers.
Le ministre Maj Kisimba a également fait état de la réforme du code foncier qu'il vient d'initier et qui tiendra compte de la coexistence de plusieurs codes, notamment ceux qui font un télescopage à l'actuel code foncier. Cela, a-t-il renchéri, c'est pour jeter un coup d'œil sur ce qui va être touché, en tenant également compte de ce qui se fait ailleurs, en vue d'intégrer le nouveau code à certains principes au regard de l'appartenance de la RDC aux sous ensembles, notamment la SADC, ainsi qu'à l'organisation pour l'harmonisation du droit des affaires (OHADA).
C'est dans ce contexte qu'il a émis le vœu de voir cette rencontre des ministères impliqués d'une manière ou d'une autre à la gestion de la terre se tenir entre fin mai et début juin pour voir comment sécuriser, notamment les emprises publiques où, malgré les interdictions du Gouvernement, les constructions poussent, bloquant ainsi certains travaux. Les travaux de cette rencontre connaîtront également la participation des chefs coutumiers pour qu'ensemble il soit mis un mécanisme pour extirper ces empiètements au lieu de se limiter aux simples constats.
Pour sa part, le conseiller du Chef de l'Etat Kimbembe Mazunga, qui a dénoncé le banditisme foncier qui contribue au ralentissement fâcheux des programmes de reconstruction nationale, s'est déclaré heureux de voir que l'appel du Chef de l'Etat Joseph Kabila n'est pas tombé sur une " assiette vide " au regard d'un cadre qui existe déjà avec la mise en application du programme d'assainissement foncier qui va bientôt être étoffé avec le résultat de cette réunion.
Après avoir émis sa crainte devant la disparition de certaines villes menacées par les érosions suite au non respect de la loi en matière foncière et de l'urbanisme, Kimbembe Mazunga a dit que le Chef de l'Etat, le Gouvernement et la population congolaise tout entière attendent beaucoup des résultats qui découleront de cette rencontre pour baliser l'avenir.
Pour sa part, César Lubamba, ministre de l'Urbanisme et Habitat, a interpellé les experts et l'ensemble des participants afin qu'ils saisissent cette opportunité pour réfléchir sur ce qui a été fait et sur ce qui reste à faire pour arrêter des mesures pouvant sécuriser les citoyens, l'Etat et les investisseurs. Les travaux des experts prendront une semaine.
Le FPI rassuré
Toujours au cours de ses activités d'hier, le ministre des Affaires foncières a assuré sa collaboration et celle l'administration de son ministère au Fond de promotion de l’Industrie (FPI) pour la récupération de ses droits auprès des opérateurs économiques insolvables. Maj Kisimba, qui a eu une séance de travail lundi dans son cabinet de travail avec une délégation du FPI conduite par son directeur général, Constantin Mbengele, a été saisi des difficultés rencontrées par cette entreprise dans l'exécution de certaines décisions en sa faveur pour recouvrer ses créances suite aux exceptions d'ordre d'administratif.
Il a dit à la délégation du FPI que dans le cadre de la mise en application des recommandations reçues du Gouvernement, plus particulièrement celle liée à la sécurisation du patrimoine de l'Etat, le ministère des Affaires foncières ne peut, en aucun cas, faire obstruction à un service de l'Etat pour rentrer dans ses droits. Et dans le cadre de la politique de prévention qu'il a instaurée au sein de son ministère, il a demandé à ses interlocuteurs de le tenir informé dès que la procédure est engagée afin de permettre à son cabinet de faire le suivi des dossiers.
Le FPI, a indiqué son secrétaire général, travaille en collaboration avec les affaires foncières dans la récupération de ses créances par la voie des ventes immobilières. Il a constaté que, dans certains cas, l'intervention de l'administration foncière constituait un obstacle pour couvrir ses dettes.
La concession "Liminga" de la Snel prise en charge
Par ailleurs, le ministre des Affaires foncières a effectué, toujours hier, une descente à la direction de transport du courant continu de la Snel au sein de la concession "Liminga", dans la commune de Limete, dont une partie fait l'objet d'un conflit foncier. Le ministre, qui était accompagné de membres de son cabinet et des responsables des circonscriptions foncières de la Tshangu et du Mont Amba, a voulu se rendre compte des réalités sur le terrain avant de prendre une décision durable. Il a assuré aux uns et aux autres que l'étude du dossier est avancée.
Le secrétaire général de la Snel, qui s'est félicité de cette descente, a émis le vœu de voir ce litige trouver au plus vite une solution qui permettra à la Snel de travailler dans la quiétude, avant de mettre un accent particulier sur l'inaliénabilité du patrimoine de l'Etat. FDA
Les églises de réveil reformées sollicitent de la terre pour se relancer dans la production agricole et la construction
des écoles
Les Eglises de réveil reformées se proposent de se lancer dans la construction des écoles et d'une grande cité qui sera réservée aux serviteurs de Dieu, a indiqué l'Evêque général de ces églises, le pasteur Dénis Lessi au sortir de l'entretien avec le ministre Maj Kisimba en charge des Affaires foncières.
L'Evêque général Dénis Lessie qui a conduit la délégation de cette église, a sollicité au ministre des Affaires foncières des terrains pour la construction des écoles et aussi pour ériger des champs afin de rendre effective la participation de leurs églises aux cinq chantiers du Chef de l'Etat dans son volet social.
Par ce programme, a ajouté Denis Lessie, les églises de réveil voudraient établir un partenariat avec l'Etat pour participer à la reconstruction de la Nation. FDA
LIBRE OPINION:
Eric Mulumba jette les fondements d'une basée sur la valorisation du capital humain
Cette contribution vise l'amélioration du capital humain utilisé au plan politique, économique, administratif, technologique etc. Si l’on veut voir l'Afrique ou la République Démocratique du Congo sortir de son marasme économique amplifié par la crise financière internationale de septembre 2008, la mise en application des mesures visant l'éradication de la corruption, de la fraude et promouvant l'éducation et la formation s'impose. Eric Mulumba Zozo estime qu'au lieu de s'appuyer essentiellement sur les richesses naturelles ou de n'attribuer les causes de leurs contre-performances qu’aux pays industrialisés, les pays d'africains doivent valoriser et améliorer le capital humain qui est l'unique facteur de production capable de générer et d'entretenir le progrès. Eric Mulumba Zozo jette les fondements d'une réforme porteuse de croissance économique et de développement durable en Afrique et en RDC.res visant l'éradication de la corruption, de la fraude et promouvant l'éducation et la formation s'impose.
Bien que limitées dans leurs applications, les théories économiques sont sources d'inspiration et indispensables à la mise en œuvre des politiques économiques et sociales efficaces. La littérature économique accorde une place importante au concept capital humain développé par l'économiste américain Théodore Schultz (prix Nobel d'économie 1979) au début des années soixante. En effet, les économistes s'accordent pour reconnaître le rôle prépondérant du capital humain dans le processus de production qui débouche sur la création des richesses, la croissance économique et le développement durable.
Le capital humain peut être défini comme l'ensemble des capacités, connaissances et compétences que les personnes acquièrent par l'éducation, la formation et l'expérience. Cet ensemble d'aptitudes, qui détermine en grande partie la capacité d'un individu à travailler ou à produire pour lui-même ou pour les autres est évolutif, il s'acquiert et peut se développer.
L'histoire nous apprend que les individus ou groupe d'individus ont connu des changements à travers le temps. Dans toutes les sociétés du monde, africaines et congolaises y compris, l'on a observé des progrès de l'homme tant au plan individuel que collectif grâce à l'acquisition d'un savoir ou savoir-faire. A titre indicatif, les nouvelles technologies comme internet et la téléphonie mobile ont modifié les comportements des hommes à travers le monde, congolais y compris. En effet, l'assimilation de ces technologies a amélioré, dans une large mesure, les capacités de communiquer à distance entre individus ou groupes d'individus dans le monde, en Afrique et même au Congo. Ainsi, il sied de noter que tous les hommes ou tous les peuples du monde, y compris les africains et congolais, peuvent améliorer grâce à l'acquisition de nouvelles connaissances, compétences et capacités, leurs prestations, accroître leurs productivités et ainsi promouvoir une croissance économique et un développement durable.
REVALORISER LE CAPITAL HUMAIN
Brian Keeley précise que la théorie du capital humain a contribué à mettre l'accent sur le rôle de l'éducation et de la formation dans la croissance et dans des retards de développement. La valeur du travail qualifié, complexe et créatif, croît rapidement. En conséquence, le succès économique des pays et des individus repose de plus en plus sur le capital humain - nos compétences, nos apprentissages et nos talents.
Les théories économiques qui ont pendant longtemps considéré le travail comme un simple facteur de production, appréhendé exclusivement à travers des mesures quantitatives telles que le nombre de travailleurs ou d'heures de travail, soulignent de plus en plus la dimension qualitative du facteur travail. Ces théories mettent l'accent sur l'amélioration du capital humain. Et, comme le mentionne Gary Becker (prix Nobel d'économie 1992) il existe une corrélation d'une part entre le niveau d'éducation et de productivité et d'autre part entre l'accumulation du capital humain et la croissance économique.
Au lieu de s'appuyer essentiellement sur les richesses naturelles et s'en vanter, les pays d'Afrique doivent plutôt considérer et valoriser le capital humain qui est l'unique facteur de production capable de générer et d'entretenir le progrès. En effet, un pays qui n'entretient et n'améliore pas le capital humain qu'il regorge ne peut se développer. Pour assurer la réussite d'un programme ou d'une politique économique, il est impérieux de commencer par évaluer le capital humain disponible. Ensuite il faudrait mettre en place des structures adaptées aux besoins d'éducation et de formation en vue d'améliorer ce capital et le rendre apte à exécuter de manière optimale les programmes ou les politiques mise en œuvre.
Un pays comme la République Démocratique du Congo, première puissance démographique d'Afrique centrale, doit considérer l'importance du capital humain et en faire son cheval de bataille. Les attitudes réfractaires qui prônent l'incapacité des peuples d'Afrique ou du peuple congolais à changer et à s'améliorer doivent être bannies car ces déclarations sont à la fois mensongères et suicidaires. En effet, il est prouvé que les individus ou peuples exposés de manière réfléchie et soutenue à un apprentissage de savoir ou savoir-faire changent et s'améliorent dans une très large mesure en adoptant des comportements plus rationnels. Un peuple incapable de croire en ses capacités de changer et de faire changer les choses à l'instar des américains et européens ne peut progresser et marquer l'histoire.
CAPACITÉS DE REBONDIR
Contrairement à ce que l'on laisse croire, l'Afrique a acquis à travers les temps et grâce à ses échanges avec les pays industrialisés des moyens et des capacités pouvant lui permettre d'améliorer sensiblement son capital humain. En effet, force est de constater que depuis plusieurs décennies, les pays industrialisés ont investi et continuent d'investir pour accorder aux africains un accès à des formations tant au niveau supérieur, secondaire, primaire qu'au plan académique, scientifique et professionnel. Des universités telles que l'université Lovanium (Université de Kinshasa) ainsi que d'autres institutions de qualités offrant des formations équivalant à celles offertes en occident ont été construites en Afrique avec l'aide des pays occidentaux. En outres, les universités et autres institutions d'Europe et d'Amérique, même les plus prestigieuses comme les universités de Harvard, Cambridge, Paris-Sorbonne, Louvain-la-Neuve et tant d'autres ont formé une élite africaine. A ceci s'ajoute les nombreuses formations et stages de perfectionnement offerts par les organismes internationaux et les firmes multinationales.
L'Afrique doit considérer l'importance de la dimension qualitative du capital humain dans la mise en œuvre des politiques économiques, au lieu d'attribuer les causes de ses contre-performances aux pays industrialisés. Les politiques ou programmes économiques africains ne seront porteurs d'une croissance soutenue promouvant le développement durable que si les pays d'Afrique arrivent à améliorer qualitativement le capital humain.
Pour améliorer le capital humain, les pays d'Afrique doivent promouvoir l'éducation et la formation continue, sous différentes formes, de manière à accroître simultanément la productivité du capital humainutilisé et disponible. Ce faisant, les pays d'Afrique doivent s'atteler à éduquer et former par la sanction à tous les niveaux (politique, économique, administratif, technologique etc.). Au regard du taux élevé de corruption et de fraude en Afrique, aussi bien dans les institutions publiques que privées, l'amélioration du capital humain n'est pas essentiellement fonction des connaissances ou compétences acquises. Le capital humain ne pourrait s'améliorer et accroître sa productivité que dans la mesure où l'on applique des sanctions punitives pour réprimer et corriger le comportement des magouilleurs. Les sanctions infligées devront, pour produire les effets escomptés, être proportionnelles aux fautes commises.
Ces pays d'Afrique doivent aussi promouvoir les formations professionnelles et stages organisés par les employeurs en vue de favoriser l'adaptation du capital humain aux changements, de combler ses carences ou déficiences et d'accroître sa compétitivité. Par ailleurs, des programmes d'études et de formation pour adulte doivent être organisés pour rehausser le niveau de ceux qui n'ont pas fait de longues études afin d'accroître leur productivité.
RÉORGANISER LE SYSTEME ÉDUCATIF
Enfin, une attention toute particulière doit être accordée au système éducatif classique, de l'école élémentaire aux institutions supérieures et universitaires. L'éducation classique, ou formelle définie comme un ensemble d'enseignements réguliers dispensés au niveau élémentaire, primaire, secondaire et supérieur, et sanctionnés par l'obtention d'un diplôme ou un titre reconnu, demeure le socle du système éducatif. De ce fait, les pays d'Afrique doivent s'investir pour mettre en place un système éducatif accessible et adapté aux besoins locaux des trois principaux secteurs économiques, à savoir les secteurs primaire, secondaire et tertiaire.
Plutôt que de promouvoir essentiellement la formation des bureaucrates ou prestataires de services destinés au secteur tertiaire, le système éducatif dans les pays d'Afrique doit valoriser et assurer la formation d'une main d'œuvre qualifiée dans le secteur primaire pour garantir l'extraction rationnelle et optimale des ressources de la terre et une exploitation agricole productive et rentable. Aussi, le système doit assurer la formation d'une main d'œuvre qualifiée dans le secteur secondaire, secteur de l'industrie de transformation ou de l'industrie manufacturière, moteur du développement.
L'amélioration du capital humain passe par l'éducation, la formation continue et nécessite de gros moyens. Cependant, les moyens ne manquent pas, il faut simplement savoir les mobiliser. Aucun pays ne peut connaître un véritable progrès sans investir dans l'amélioration du capital humain, unique facteur de production susceptible de générer et pérenniser la croissance économique et le développement durable. Les pays industrialisés ont investi énormément pour se développer et continuent à le faire pour se maintenir. Les pays d'Afrique, plutôt que d'envier ou condamner les pays industrialisés, doivent se laisser inspirer par ces derniers à travers notamment les théories économiques émises pour se développer et devenir des partenaires économiques forts et stables. Ceci ne relève pas de la fiction. C'est 'réalisable'. En effet, l'histoire est pleine de réalisations inespérées. ERIC MULUMBA ZOZO
Economiste
NATION:
TRANSPORT EN COMMUN
En colère contre le gouverneur André Kimbuta, des transporteurs paralysent Tshangu
La population de l'Est de Kinshasa s'est réveillée, hier, lundi le 19 avril, sous le choc de la colère des transporteurs en commun contre le gouverneur de la ville André Kimbuta. " André Kimbuta alekisi ", clamait un groupe de jeunes gens aux apparences " drogués " qui, tôt le matin vers 6h30', ont organisé une véritable chasse à la sorcière contre tout transporteur en commun qui tenterait d'embarquer des clients.
Le transport en commun, déjà un calvaire à Kinshasa, a davantage été difficile dans la matinée d'hier mardi le 19 avril, à cause d'un malaise observé chez les transporteurs en commun. Les privés, principaux exploitants du transport en commun à Kinshasa ont failli décréter " Kinshasa ville sans transporteur en commun " pour manifester leur colère contre le gouverneur de la ville André Kimbuta.
Interrogé sur la motivation de leur mécontentement, un chauffeur taxi a déclaré : " Nos dirigeants exagèrent. Ils ne planifient rien. Pendant qu'ils nous exigent de payer la vignette et l'assurance, voilà que vient s'ajouter une troisième campagne de recouvrement de la nouvelle plaque minéralogique. Ca fait trop de taxes à la fois. Les sujets d'impôts que nous sommes, ne savons plus à quel saint nous vouer. C'est le gouverneur André Kimbuta qui est à la base de cette situation qui couve une grogne sociale. "
TSHANGU PARALYSE
Le malaise a été réel et diversément ressenti dans différentes communes de Kinshasa. A Tshangu, particulièrement, des foules sans nombre ont pris d'assaut les abords du Boulevard Lumumba. Elèves, employés, professionnels des métiers libéraux, marchands, tous à la queue leu leu, comme une colonie de fourmis, avançaient le long du Boulevard Lumumba, avec l'espoir de trouver un moyen de transport. En vain. Car, ils ont augmenté le nombre des centaines d'autres qui attendaient depuis plusieurs heures aux arrêts.
La situation est restée la même jusqu'en début d'après-midi. Visiblement, il n'a pas été question d'un mouvement de grève programmé. Bien au contraire, une révolte spontanée d'un groupe de chauffeurs. Même si on n'a pas observé dans d'autres coins de la capitale, des manifestations de rue comme au quartier pétro-Congo de la commune de Masina, il reste cependant vrai que le transport en commun a été particulièrement difficile hier à travers la ville.
Le même décor a été observé à Matete, Rond-Point Ngaba et à Yolo Ezo. Quiconque arriverait à Kinshasa pour la première fois et qui observerait ces marrées humaines, croirait facilement à une population mobilisée pour accueillir un invité de marque du pouvoir. Pourtant, rien de semblable.
UNE PEDAGOGIE FISCALE
Les Congolais en général, et les Kinois en particulier, vivent depuis plusieurs décennies en rupture de la culture d'impôts. Celle-ci étant abusivement considérée comme l'apanage des grands investisseurs. Surtout les expatriés. C'est ainsi qu'il s'est développé une mauvaise mentalité qui fait penser que la RD Congo est un paradis fiscal. D'où, restaurer cette culture de l'impôt exige une pédagogie, des stratégies savamment peaufinées afin que les sujets d'impôts ne ressentent pas trop le coup. Autrement, l'impôt qui est au départ un devoir civique, risque de se transformer en une sorte de tracasserie administrative.
L'Etat a le droit de recouvrer ce qui lui est dû. Mais, en même temps, il a l'obligation de sécuriser ses citoyens. Dans leurs causeries quotidiennes, les Kinois s'interrogent sans cesse sur la gestion même des recettes générées par les différentes campagnes de recouvrement de la vignette. " Nous payons de l'argent à la Direction générale des recettes de Kinshasa. Mais, en retour, nous ne voyons rien qui soit des travaux d'intérêt public, financés par ces recettes. L'Hôtel de ville devrait jouer à la transparence pour gagner la confiance des contribuables. C'est ça la meilleure façon de gérer. Malheureusement, il s'observe une mauvaise politique de communication du côté de l'Hôtel de ville. Conséquence ? Les relations DGRK-Contribuables sont des rapports conflictuels et de méfiance permanente ", a déclaré un autre chauffeur interrogé à la station -service construite sur l'avenue des Huileries, non loin du Palais du peuple. Laurel KANKOLE
EN SEJOUR DANS LE BAS-CONGO
L'ambassadeur de Zambie en RDC exhorte les " Bas-Congolais " à l'agriculture et au tourisme
En séjour à Matadi dans le Bas-Congo, l'ambassadeur de Zambie en République Démocratique du Congo, Maybin Kabamba Mubanga, a, au cours d'un entretien qu'il a eu avec la presse au Gouvernorat de la province, rendu compte de différentes potentialités dont regorge la République Démocratique du Congo. Il considère ce pays membre de la Sadc, frontalier à son pays, la Zambie, comme étant un géant qui dort. Tout en reconnaissant combien la RDC a un grand rôle à jouer en Afrique dans le cadre du développement de cette sous-région, il a fait allusion aux relations qui existent si heureusement entre les deux pays -la RDC et la Zambie - relations qui sont profitables à leurs peuples respectifs.
Concernant le Bas-Congo, l'agriculture et le tourisme sont les deux domaines qui l'intéressent le plus. Cette province dispose des étendues vertes à capitaliser dans le domaine agricole, sans oublier le secteur touristique. Le Territoire de Muanda est riche en sites touristiques. Le marché des esclaves à Nsiamfumu (ex Vista) le long de l'océan, a-t-il signalé, est une véritable source de recettes à ne pas négliger. Il faut, a-t-il dit, que l'Etat prenne en compte ces potentialités touristiques. L'agriculture, a-t-il déclaré, est un facteur de développement.
En Zambie, a-t-il expliqué, la politique est basée sur l'implication des masses paysannes dans ce sens que le gouvernement met à la disposition des agriculteurs des intrants. Après les récoltes, ils restituent le surplus au gouvernement. Cette politique continue à faire le bonheur dans le domaine agricole, lequel (domaine) occupe une place de choix dans l'exploitation agricole. Cette même politique motive les masses paysannes à travailler davantage pour une production agricole maximale.
Ancien ministre de la province de Luapula dont la capitale est Mansa au Nord de la Zambie, voisine du Katanga, l'ambassadeur zambien a dégagé sa similitude avec le Bas-Congo au Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo. Ce, avec un projet de jumelage. Aussi, a-t-il souhaité voir le Gouvernement provincial du Bas-Congo s'inspirer des nations développées et surtout des provinces limitrophes. En sa qualité d'ancien Professeur d'Université, M. Maybin Kabamba Mubanga a fait allusion à la coopération entre la RDC et la Zambie dans le domaine de l'enseignement supérieur, surtout dans le secteur des sciences. La proximité géographique entre la Zambie et la RDC appelle impérativement la consolidation des relations bilatérales soudées entre Kinshasa et Lusaka.
A une question sur les festivités marquant les 5O ans de l'indépendance de la République Démocratique du Congo, le 3O Juin prochain, le diplomate zambien a exhorté le peuple congolais à soutenir le gouvernement en place. Si le peuple congolais soutient le Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, pour un second mandat, il y aura la possibilité de développer la RDC.
Abordant le point relatif à la paix, Maybin Kabamba Mubanga a invité le peuple congolais à préserver la paix chèrement acquise. Le développement de la RDC passe également par la mobilisation des recettes. C'est dans ce cadre qu'il souhaite voir le peuple congolais éviter de mettre en poche les fonds devant revenir au trésor public. Enfin, il a plaidé en faveur de la construction du port en eaux profondes à Banana.
Charles KIPINGANI
Correspondant provincial.
Plus de la moitié des auteurs des viols commis en RDC sont des « hommes armés »
' ''Nous les avons trouvés dans notre maison. Ils avaient tout volé. Ils ont mis mon mari sur le lit et l'ont battu. Ensuite, deux soldats m'ont violée (...) Aujourd'hui, je ne suis plus de ce monde en raison de ma situation'', raconte une des victimes, citée dans un rapport publié jeudi par Oxfam International. Plus de la moitié des cas de viols commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où sévissent milices et mouvements rebelles, sont le faits d''hommes armés', affirme l'ONG dans ce document.
Cette enquête, intitulée ''Aujourd'hui, je ne suis plus de ce monde'', a été réalisée à Bukavu (est, province du Sud-Kivu) durant quatre années et ''montre que 60 % des victimes de viols interrogées ont été violées par des bandes d'hommes armés et que plus de la moitié des agressions ont eu lieu au sein même des domiciles''. Elle révèle que ''56 % des agressions ont été perpétrées au sein même du foyer familial par des hommes armés, près de 16 % de ces agressions dans des champs et près de 15 % dans la forêt'', selon les témoignages de 4.311 femmes de l'hôpital de Panzi, spécialisé dans le traitement des victimes de viols.
Réalisé pour le compte de l'ONG par The Harvard Humanitarian Initiative, ce rapport évoque également ''la stigmatisation dont sont victimes les femmes au sein de leurs familles après avoir été violées et des difficultés qu'elles rencontrent en matière d'accès aux soins médicaux''. ''Moins de 1 % des femmes victimes de viols sont allées à l'hôpital de Panzi avec leur mari et 9 % d'entre elles ont été abandonnées par leur conjoint', souligne Oxfam International. D'après l'étude, ''12 % des femmes et certaines d'entre elles ont été retenues en captivité pendant des années'' et ''moins de 1% des viols étaient commis par des civils'', mais en 2008, cette proportion avait atteint 38 %. La représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les violences sexuelles dans les zones de conflit, Margot Wallstrom, séjourne depuis lundi en RDC. Elle devrait se rendre dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Ces deux régions, frontalières avec l'Ouganda, le Rwanda le Burundi, sont instables en raison de la présence de plusieurs groupes armés qui y commettent toutes sortes d'atrocités, notamment les violences sexuelles, depuis plus d'une décennie.
Oxfam International recommande, par ailleurs, au gouvernement congolais de "réformer le secteur de la sécurité et le système judiciaire pour garantir une intolérance totale vis-à-vis des viols, qu'ils soient commis par des civils, des miliciens ou des soldats". En 2009, près 15000 nouveaux cas de violences sexuelles ont été enrégistrés en RDC, selon le bureau local du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Lemonde.fr
VIVEMENT LE SPORT:
PRELIMINAIRE DE LA COUPE DU CONGO/LIGUE DE FOOTBALL DE KINSHASA
La finale entre l’As Dragons et New Canon Buromeca compromise !
Alors que le décor était planté pour l'organisation de la finale des préliminaires de la 46ème Coupe du Congo samedi dernier? au stade des Martyrs, une correspondance du vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, Clément Bafiba Zomba? est venue décider du report du match qui devrait opposer l'As Dragons à l'As New Canon Buromeca.
L'autorité politico-administrative a expliqué "qu'au regard des informations en possession des services de sécurité provinciaux, le match susvisé est reporté à une date ultérieure ". Devant cette décision de l'autorité, le comité d'organisation de la Ligue de football de Kinshasa (LifKin) n'a fait que l'exécuter. Pourtant, les deux clubs finalistes, Dragons et New Canon Buromeca, ont engagé des frais pour le match. Et, New Canon Buromeca était déjà présent dans le vestiaire. Dans l'entretemps, dans les gradins, les supporters de DCMP ont occupé les sièges pour assister à l'entraînement de leur club programmé, par défi, au stade des Martyrs, à l'heure du match officiel.
Annoncé pour ce mardi au stade des Martyrs, la finale de la LifKin pour connaître le nom de son club représentatif à la 46ème Coupe du Congo n'est pas à l'ordre du jour. L'autorité politico-administrative de la ville a pris la décision du report de la finale à une date ultérieure d'en fixer une nouvelle date quand les services de sécurité provinciaux lui feront signe des conditions sécuritaires réunies. Aussi, DCMP, non content de la décision du comité exécutif de la LifKin, a fait appel à la Fecofa.
En effet, la LifKin a infligé un forfait au DCMP/K, soit 3-0 en faveur de l'As New Canon Buromeca, et une amende correctionnelle de 480 Usd, payable dès réception de la notification. Ces amendes découlent de la violation de la zone neutre par ses supporters, les pratiques occultes et réserves mal formulées et non appuyées par une réclamation.
Des raisons ayant entraîné l'interruption
du match
Le score final (1-1), n'ayant pas départagé les deux clubs, l'article 6 du Règlement de la compétition avait prévu l'exécution des tirs au but. A la 1ère série, le joueur du DCMP/K a refusé de se placer au but, soutenant que la lumière était devenue insuffisante, alors que tous les tirs au but, du premier jusqu'au sixième botté par un de ses coéquipiers, ont été exécutés dans les mêmes conditions de luminosité. Après quinze minutes réglementaires, l'arbitre a quitté l'aire de jeu, constatant par ce fait l'abandon manifeste par le refus de poursuivre la partie par DCMP/K (cfr article 59CF) à travers le comportement de son gardien de buts. En plus, les réserves formulées par le DCMP/K au verso du rapport du commissaire au match et non au verso de la feuille du match (cfr article 298 alinéa 2 § 2 et 3) n'ont pas été appuyées par une réclamation dans le délai fixé par l'article 8 du Règlement de la compétition.
DCMP/K n'a pas été le seul à être sanctionné et à l'encontre de l'As New Canon Buromeca, l'entraîneur Bruno Bla est suspendu pour deux mois et une amende correctionnelle de 500 Usd payable dès réception de la notification pour violation de la zone neutre et de l'aire du jeu par un de ses sympathisants en guise de contestation du but marqué par le DCMP/K et les propos injurieux proférés à l'assistant 1 par l'entraîneur Bruno Bla.
DCMP/K a viol le règlement des préliminaires
En date du 03 mars 2010, le comité exécutif de la LifKin a rendu public le règlement des préliminaires de la 46ème Coupe du Congo. Dans son article 13, il est dit : " les décisions prises par le comité d'organisation sont irrévocables " ; et l'article 14 : "le comité d'organisation ".
Dans le même règlement, il est dit dans l'article 8 : " toute réclamation devra être précédée des réserves d'usage formulées au verso de la feuille de match et confirmées par écrit dix minutes après le match. Pour être recevable, la réclamation doit être accompagnée d'une caution non recevable de 150 Usd ".
Malheureusement, les dirigeants de DCMP/K n'ont pas respecté toute la procédure ci-dessus et sont allé en appel à la Fécofa. Aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers cette institution sportive nationale. P.L
JEUX DU CINQUANTENAIRE DE LA RDC
Spécial Olympic s'invite dans les activités sportives
Les enfants intellectuellement handicapés de la RDC, communément appelés "les mongols ", sont aussi retenus dans le programme des activités sportives commémoratives du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC. Le projet présenté au Commissaire général du cinquantenaire par le président de Spécial Olympic, regroupant ces enfants, a été accepté, a dit Philippe Lokange Boleko. Ce dernier, outre la fonction de président de Spécial Olympic/RDC, est aussi Secrétaire général de la Fédération nationale des Jeux pour handicapés " FNHAN ".
En accord avec le directeur national de Spécial Olympic du Congo-Brazzaville, Célestin Biampandu, un tournoi des enfants mongols sera organisé à cette occasion. Les mongols de la RDC et du Congo-Brazzaville vont s'affronter dans le cadre du cinquantenaire des indépendances des deux pays. Le tournoi, d'après le président du Spécial Olympic/RDC, démarre le 1er mai et la finale intervient le 30 juin 2010. Plusieurs disciplines sportives sont retenues dans ce programme, principalement le basket-ball, l'athlétisme, le football et le nzango moderne pour les filles.
Tout en félicitant le secrétaire général du cinquantenaire qui a accepté la participation des enfants mongols dans la fête, le président de Spécial Olympic et secrétaire général de la FNHAN, Philippe Lokange, déplore le fait que les handicapés physiques soient négligés au ministère de la Jeunesse et des Sports. Il cite en exemple le tournoi international de " Poussa ndembo ", organisé dernièrement à Nairobi au Kenya.
La FNHAN de la RDC y était invités. Il fallait trouver 3500 dollars américains pour la délégation. Le dossier n'a jamais trouvé solution au ministère de la Jeunesse et des Sports. Faute de mieux, la Ligue de Bukavu a dépêché ses athlètes qui ont fait le déplacement de Nairobi par route, entassés comme des bétails dans un camion. Arrivée le jour même de l'ouverture de ce tournoi international, ils y ont aussi joué. La RDC a occupé la 3ème place. Pourtant, a-t-il dit, cette discipline sportive pour handicapés a été créée en RDC.
Présent lors de la dernière assemblée générale du COC à l'hôtel Venus de la Gombe, Philippe Lokange s'invite aussi dans le débat sur va validité ou non de l'élection d'un nouveau président de cette institution sportive nationale. Sans détours, il déclare qu'il s'oppose à l'acte posé par les membres de l'assemblée générale car, lui prône la réconciliation au sein du mouvement sportif national. Pascal LIKANA
ETRANGER:

La Russie et les USA signent un nouveau Traité de réduction et de limitation des armements stratégiques offensifs
Les présidents de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev et des Etats-Unis Barack Obama ont signé le 8 avril 2010 à Prague le nouveau Traité de réduction et de limitation des armements stratégiques offensifs (Traité START). Les parties ont convenu de réduire d'un tiers le nombre total de charges par rapport au traité analogue signé en 2002 à Moscou, en les portant à 1.550 pour chaque partie (contre 1.700 à 2.200 aux termes du traité de Moscou). S'agissant des vecteurs stratégiques, leur plafond sera abaissé de plus de deux fois: jusqu'à 800 unités.
Le START comprend deux documents: le Traité proprement dit de 12 pages et le Protocole de 138 pages expliquant les termes employés dans le traité et déterminant les procédures d'application et de contrôle du respect de ses dispositions.
La Russie pourrait néanmoins dénoncer nouveau Traité si le développement du système américain de défense antimissile (ABM) lèse les intérêts russes, ce qui a été indiqué dans une déclaration de la Partie russe dans le cadre de la signature du START.
"Le traité START restera en vigueur tant que l'accroissement du bouclier antimissile US n'aura pas présenté de menace pour le potentiel stratégique russe.
Le Traité russo-américain réduisant et limitant les armements offensifs stratégiques, signé à Prague le 8 avril 2010, ne peut rester en vigueur et être viable qu'en l'absence d'accroissement quantitatif et qualitatif des possibilités des systèmes de défense antimissile des Etats- Unis’’.
Par conséquent, les "circonstances exceptionnelles" mentionnées à l'Article 14 du Traité font aussi état d'un accroissement des possibilités de la défense antimissile des Etats-Unis, en mesure de menacer le potentiel stratégique nucléaire de la Fédération de Russie".
"Les projets américains concernant l'ABM se développent et la Russie veillera très attentivement à ce qu'ils ne lèsent pas les intérêts stratégiques russes", a fait savoir à ce sujet M. Serguei Lavrov, Ministre des Affaires Etrangères russe, ajoutant que le nouveau traité signé à Prague "n'est la défaite de personne, mais une victoire commune".
Le nouveau Traité tient compte de la préoccupation de Moscou face à la mise en place d'un système américain de défense antimissile, a déclaré à son tour le chef d'état-major des Troupes de missiles stratégiques russes, le général Viktor Essine.
"La décision de la Russie de dénoncer le traité sur le développement du système AbiVl prend des proportions susceptibles de menacer sa sécurité nationale, traduit au plus haut degré la préoccupation de Moscou face au déploiement éventuel d'un bouclier antimissile américain", affirmé M. Essine. "Dans l'idéal, il aurait fallu négocier ces deux facteurs parallèlement. C'est précisément ainsi que les parties ont procédé autrefois lorsqu'elles ont conclu les traités précédents sur les armements stratégiques et les systèmes de défense antimissile", a-t-il rappelé.
Cependant, estime le général, le bouclier antimissile actuel ne met pas en danger les potentialités de dissuasion russes, car les Etats-Unis ne possèdent que 30 silos de lancement d'intercepteurs de missiles balistiques: 26 en Alaska et quatre en Californie. "Les anti-missiles Patriot et Aegis, que Washington envisage de déployer en Pologne et en Roumanie, ne peuvent intercepter que les missiles à courte et à moyenne portée. Ces derniers ne sont plus en service dans les forces armées russes", a conclu M.Essine.
Le développement du système américain de défense antimissile ne mettra pas en danger la sécurité de la Russie, a déclaré à son tour à Prague le président Barack Obama.
"Je tiens à souligner que les démarches que nous envisageons de déployer ne menaceront d'aucune manière la sécurité stratégique russe", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue Dmitri Medvedev.
Selon M. Obama, les deux parties poursuivront les négociations bilatérales en vue d'approfondir les ententes intervenues dans le cadre du traité START. "Nous espérons qu'il (le traité) servira de base pour une discussion avec la Russie permettant de réduire, non seulement nos armements stratégiques, mais également nos armements tactiques, notamment ceux qui n'ont pas été encore déployés", a déclaré le président américain.
"Il existe toute une série de domaines où nous pourrions réaliser des progrès substantiels", a constaté le leader des Etats-Unis.
Le nouveau traité de réduction des armes stratégiques offensives (START) a renforcé la confiance entre la Russie et les Etats-Unis, a estimé le président russe Dmitri Medvedev lors de cette conférence de presse conjointe. Le nouveau traité de réduction des armes stratégiques offensives (START) constitue, d'après lui, un équilibre entre les intérêts russes et américains.
La ratification du traité de réduction des armements stratégiques offensifs (START), par les parlements russe et américain, doit être synchronisée, a-t-il précisé. "Signer le traité est important, mais il faut aussi synchroniser le processus de ratification", a indiqué M.Medvedev.
Tous les pays disposant de l'arme nucléaire doivent procéder à terme à une réduction de leurs arsenaux, une entente sur ce sujet ayant été atteinte lors des consultations russo-américaines sur le nouveau traité START, a déclaré le 12 avril Nikolaï Makarov, le chef d'état-major général de l'armée russe.
"Nous comprenons que c'est anormal: deux pays réduisent leurs potentiels nucléaires et tous les autres pays augmentent les leurs. Nous envisageons d'entraîner dans les négociations tous les pays du club nucléaire", a indiqué Nikolaï Makarov.
Il a également fait savoir que la Russie et les Etats-Unis mèneront des entretiens sur la réduction des armes nucléaires tactiques en avril. Les Américains ont également suggéré une rencontre avec Hillary Clinton et Robert Gâtes.
"Les armes nucléaires tactiques n'ont pas été évoquées, mais elles figurent de plus en plus souvent parmi les sujets d'entretiens. Je compte rencontrer le président du Comité des chefs d'états-majors interarmées aux Etats-Unis dans la deuxième quinzaine d'avril, nous examinerons cette question", a indiqué le général. "Quant aux vecteurs, ils ne figurent pas non plus parmi les armements stratégiques offensifs. Ils n'ont même pas été évoqués", a ajouté le général.
Les Etats-Unis proposent d'organiser une rencontre entre le chef de l'Etat-major"
général russe Nikolaï Makarov, d'une part, et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le chef du Pentagone Robert Gâtes, de l'autre, a annoncé lundi à RIA Novosti le général Makarov lui-même.
Ambassade de la Fédération de Russie en RDC
*Soudan : l'UA et les Arabes saluent des élections "libres" et " exemplaires "
L'Union africaine et la Ligue arabe ont qualifié dimanche de "libres et équitables", ou encore d'"exemple" pour le continent, les premières élections multipartites en 24 ans au Soudan, un bilan en décalage avec les commentaires des observateurs américains et européens. "Il ne s'agit pas d'une élection parfaite (...) mais il s'agit d'une élection historique", a déclaré à la presse Kunle Adeyemi, ancien ambassadeur du Nigeria et chef des observateurs de l'UA au Soudan.
"Evaluer ces élections dépend de savoir si vous considérez cette réalisation à la lumière des difficultés qui ont dû être surmontées et dans le but de savoir si elles ont été libres et équitables. De ce que nous savons, nous n'avons aucune raison de penser qu'elles ne l'ont pas été", a-t-il ajouté. M. Adeyemi a relevé qu'il s'agissait du premier scrutin multipartite en près d'un quart de siècle au Soudan et que la commission électorale avait dû surmonter des défis logistiques afin de permettre sa tenue.
"Nous n'avons pas trouvé de fraude, ça c'est la vérité. Nous avons vu un scrutin très transparent", a encore ajouté M. Adeyemi. Auparavant, le principal responsable de la Ligue Arabe avait reconnu que le scrutin, compte tenu de ses "carences", n'avait pas satisfait aux normes internationales. Mais, il avait souligné qu'il ne demeurait pas moins un "exemple" pour le reste du continent. "Il y a un consensus entre les observateurs internationaux pour dire que ce qui s'est passé au Soudan est meilleur que ce qui s'est passé dans d'autres pays africains. De ce fait, (...) nous souhaitons que le Soudan soit un exemple pour les autres pays africains et arabes", a souligné Salah Halima.
"Si les élections n'ont pas répondu à tous les critères internationaux, ça ne minimise pas l'expérience soudanaise de transformation démocratique. (...) Le gouvernement a fourni un espace de démocratie et il faut en profiter", a-t-il enchaîné.
La Ligue Arabe comptait 50 observateurs sur le terrain contre plus de 70 à la Fondation Carter et 130 pour l'Union européenne (UE). Samedi, la mission d'observation de l'UE et la Fondation Carter avaient souligné que le scrutin, qui a lieu la semaine dernière et doit reconduire au pouvoir Omar el-Béchir, n'avait pas satisfait aux normes internationales.
L'ancien président américain Jimmy Carter avait toutefois estimé que "la majeure partie de la communauté internationale (...) accepterait le résultat", la mission de l'UE jugeant que les élections ouvraient la perspective d'une "transformation démocratique". Interrogé sur le non respect des "normes internationales", un proche d'Omar el-Béchir et numéro deux du parti présidentiel (NCP), Nafie Ali Nafie, a tenu dimanche à nuancer les propos des observateurs internationaux.
"Ils n'ont pas dit que l'ensemble de l'élection ne remplissait pas les normes internationales, mais seulement certains aspects, et ça fait une grande différence", a-t-il déclaré à la presse. Le président Béchir compte sur ces élections législatives, régionales et présidentielles pour gagner en légitimité populaire. AFP
*Djibouti : le parlement autorise un troisième mandat au président Guelleh
Le parlement djiboutien a ratifié lundi à l'unanimité des députés présents la réforme de la Constitution du pays, qui autorise le président Ismaël Omar Guelleh à briguer un troisième mandat, a constaté l'AFP. Les 59 députés présent se sont retrouvés pendant une heure et demi dans la matinée au palais du Peuple (parlement) pour examiner les amendements à la loi fondamentale qui avaient déjà été adoptés en première lecture le 14 avril dernier.
"La procédure veut que le texte soit d'abord adopté en première lecture par l'Assemblée", a expliqué à l'AFP le président de l'Assemblée nationale, Idriss Arnaoud Ali. "Le président de la République peut décider de faire un référendum pour valider la réforme constitutionnelle, ou bien de demander aux députés d'examiner à nouveau la loi qui doit être adopté par les deux tiers des élus", a précisé M. Ali.
C'est donc cette deuxième procédure qu'a choisie le président Guelleh. "Les 59 députés présents, sur 63 -il y avait trois absents et un malade- ont ratifié la loi constitutionnelle portant révision de la loi fondamentale", a-t-il dit. L'opposition, qui avait boycotté le dernier scrutin législatif en 2008, n'est pas représentée à l'Assemblée.
En revanche, un député de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP, au pouvoir), Aden Robleh Awale, a annoncé son départ de cette formation et sa candidature en 2011 à la magistrature suprême. Outre l'abolition de la limite des mandats présidentiels à deux termes, cette révision constitutionnelle fixe un âge limite à 75 ans pour les candidats à la présidence, et réduit le mandat de six à cinq ans. AFP
France : le triple procès pour corruption de Pasqua a débuté
Charles Pasqua est arrivé vers 14 heures, lundi, à la Cour de justice de la République où il doit être jugé pour des faits présumés de corruption dans trois dossiers datant de l'époque où il était ministre de l'Intérieur. Il est arrivé plutôt souriant, vers 14 heures ce lundi, au palais de Justice de Paris.
Encadré de ses avocats, le sénateur UMP Charles Pasqua, 83 ans, n'a pas souhaité faire de déclarations à la presse avant de prendre place dans le fauteuil à accoudoirs prévu pour lui, sous les hauts plafonds et les ors de la première chambre du Tribunal de grande instance transformée pour l'occasion en Cour de justice de la République (CJR).
La CJR est en effet seule compétente pour examiner des crimes et délits reprochés à un membre du gouvernement dans l'exercice de ses fonctions (lire article). Pendant quinze jours, les 15 membres qui la composent (3 magistrats et 12 parlementaires) vont examiner l'éventuelle implication de l'ancien ministre de l'Intérieur dans trois dossiers de malversations financières ayant bénéficié à des proches, voire, selon l'accusation, au ministre lui-même.
Au cours des deux semaines de procès, cinquante-sept témoins seront appelés à la barre, dont des figures du monde politique : le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, ancien directeur adjoint du cabinet du ministre, Philippe de Villiers qui s'était allié à Pasqua lors de la création du RPF, Jean-Marc Sauvé, vice président du Conseil d'Etat, sont attendus dès le deuxième jour. Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, Pierre Falcone, incarcéré dans l'affaire de l'Angolagate, et le fils de Charles Pasqua témoigneront la deuxième semaine.
Les juges rendront leur décision le 30 avril. A 83 ans, Charles Pasqua encourt dix ans de prison, mais reste protégé par son immunité parlementaire et pourra encore engager un recours. AFP
APPRENDRE & COMPRENDRE:
Tatouage : histoires, art et techniques
Véritable phénomène de mode, les tatouages et piercings se sont démocratisés et sont actuellement très répandus notamment auprès des plus jeunes. Loin de l'affichage d'une appartenance à un groupe, l'affirmation de convictions personnelles, le tatouage et le piercing sont davantage considérés comme un accessoire de mode, une manière de s'affirmer tout en embellissant son corps, en l'ornant de bijou ou dessins. Parce que cet embellissement du corps n'est pas une démarche anodine, nous vous proposons une rubrique riche d'informations et conseils sur le tatouage et le piercing, sur les risques, les précautions à prendre. Parcourez nos articles pour tout savoir sur le tatouage et le piercing.
L'art du tatouage
Les tendances en matière de tatouage, les précautions et mesures d'hygiène impératives dans la réalisation d'un tatouage. L'image de la femme nue tatouée sur l'ensemble du dos ou des serpents, dragons et autres animaux recouvrant les bras est certes toujours d'actualité mais fait de plus en plus place à des tatouages aux dimensions plus réduites, aux lignes fines et harmonieuses. Signe d'élégance, le tatouage s'est démocratisé pour être aujourd'hui l'apanage de beaucoup.
Pratiqués à la cheville, sur l'épaule, dans le bas du dos ou sur toutes les zones du corps même les plus intimes, les tatouages sont devenus une véritable mode qui touche toutes les couches et âges de la population. Parce que l'acte du tatouage est loin d'être anodin, les risques sont effectivement réels et bon nombre de précautions doivent être prises avant de prendre la décision de se faire tatouer.
Le tatouage au fil des siècles et des peuples
L'art du tatouage date de la nuit des temps, une pratique usuelle chez les aborigènes et qui a évolué au fil des siècles pour devenir un phénomène de mode, une manière de s'exprimer, de s'affirmer. Parcourons les siècles et l'univers du tatouage.
Le tatouage d'un peuple
à l'autre
D'importants témoignages de l'usage du tatouage proviennent des peuples indigènes en diverses parties du monde qui pratiquaient l'art de tatouer depuis des époques lointaines.
En Birmanie, les indigènes s'incisaient la peau des cuisses en créant des blessures qu'ils remplissaient d'un liquide noir extrait d'une plante spécifique. Il s'agissait, en opérant de la sorte, de se protéger des animaux dangereux de la jungle, les cuisses étant laissées à l'air libre pour conjurer le mal.
Par la suite, le tatouage connu une évolution significative et devint un mode d'identification pour les esclaves de la part de leurs patrons. La technique elle aussi avait changé : on utilisait alors une baguette en laiton qui était taillée en son extrémité pour former une pointe très aigue permettant d'inciser la peau. On déposait ensuite le pigment (substance organique présente dans les cellules des tissus végétaux ou animaux) après quoi le dessin était tracé sur la peau à l'aide d'un pinceau en bambou.
Les deux pratiques décrites étaient plutôt douloureuses et provoquaient chez le sujet tatoué des effets collatéraux entraînant de fortes fièvres, des gonflements et infections.
Des pratiques similaires ont été constatées à Bornéo et il semble qu'elles aient été importée, au treizième siècle, par des populations qui depuis la Birmanie s'étaient déplacées en Malaisie et ensuite à Bornéo.
La pratique pris alors des significations diverses selon que le tatouage était effectué sur la population masculine ou féminine : pour les hommes il s'agissait d'un symbole de virilité et d'érotisme alors que pour les femmes c'était plutôt un signe d'appartenance à une tribu ou, selon une croyance antique, un viatique au règne des morts.
Pour les populations maories, en Nouvelle Zélande, le tatouage était pratiqué comme en embellissement du corps ou comme un instrument de communication social (le fils aîné d'un chef de tribu était tatoué dès l'adolescence pour pouvoir être reconnu comme étant le futur chef) qui a d'ailleurs été perpétué jusqu'à nos jours où le tatouage tient encore parfois lieu de signe d'appartenance à un groupe.
Au Japon, le tatouage a été pratiqué pendant des siècles pour des raisons différentes. Il fut très répandu jusqu'à la fin du XVIIème siècle. A partir du XIXème, le tatouage est devenu pour le peuple japonais un véritable art, soutenu par un goût pour la décoration et l'ornement extrêmement sophistiqué qui était l'héritage de la maestria des artistes figuratifs japonais.
La principale différence entre le tatouage japonais et celui occidental réside dans le fait que ce dernier est pratiqué en général sur une partie limitée du corps alors que le tatouage japonais revêt l'intégralité du corps, en suivant les lignes de l'anatomie du sujet et en devenant un véritable vêtement très recherché, à la fois d'un point de vue technique et expressif, avec des résultats esthétiques qui ne trouvent pas d'égaux auprès des autres populations et cultures.
Les indiens aussi, tout comme pour les habitants de Bornéo, ont appris l'art du tatouage du peuple de Birmanie, probablement il y a 2000 ans avant J.-C. Aujourd'hui survit la pratique d'un tatouage de petits symboles sur certaines parties du corps féminin, avec une origine probablement liée à des rites matrimoniaux.
En Afrique du nord, les tatouages ont également toujours été pratiqués pour conjurer le mauvais sort et prévenir les maladies.
En Egypte, le tatouage était pour les femmes une garantie de fécondité.
L'histoire du tatouage
en Europe
Le tatouage a été longtemps interdit par l'Eglise bien que pratiqué en toute discrétion également par les religieux. Les témoins des voyageurs dans des pays exotiques ont provoqué à partir du dix-neuvième siècle de nombreuses émulations, notamment par rapport à l'art du tatouage japonais qui passionna, entre autres, le Roi Georges V et le Tsar Nicola de Russie.
Dans les pays européens de la zone méditerranéenne, une exception significative à l'hostilité religieuse est constatée par rapport aux tatouages. Les frères du sanctuaire de Loreto, Italie, avaient même développé une tradition consistant à tatouer les pèlerins qui en faisaient le souhait par des symboles religieux, peut être en souvenir des stigmates de Saint François qui fonda le sanctuaire.
Depuis l'époque des temps modernes, la pratique du tatouage a été diffusée depuis les Etats-Unis où elle avait été importée par James Cook à son retour de Tahiti où elle était courante. C'est au dix-neuvième siècle, aux Etats-Unis qu'est née la profession de tatoueur avec l'ouverture de lieux spécifiquement dédiés à la pratique du tatouage.
C'est un new-yorkais, Samuel O'Reilly, qui inventa la machine électrique à tatouer en 1880 qui fut ensuite brevetée en Angleterre par un cousin à lui. Environ 40 ans plus tôt, toujours à New York, le premier "Tattoo Studio" avait été ouvert et comptait parmi ses clients surtout des militaires de la guerre civile. La curiosité était telle que le tatouage dans sa forme la plus extrême à savoir pratiquée sur tout le corps, devint entre 1800 et 1900 un phénomène de cirque ou de foire où les indigènes étaient conduits après avoir été capturés par des aventuriers de retour de pays exotiques.
De nos jours, le tatouage s'est considérablement démocratisé et n'a plus la signification d'appartenance à un groupe qu'il pouvait avoir il y a quelques dizaines d'années seulement. Bon nombre sont ceux qui arborent un petit dauphin, une rose, un cœur… discrètement tatoué sur l'épaule, la cheville ou ailleurs par simple goût esthétique.
Les tatouages temporaires ont aussi fait des émules et permettent de s'offrir une fantaisie le temps des vacances...
Dermopigmentation pour un maquillage permanent
C'est en 1984 qu'a pour ainsi dire eu lieu la fusion entre l'art du maquillage sur le visage et l'art du tatouage. C'est ainsi que naît la dermopigmentation ou maquillage permanent (encore appelé maquillage cosmétique). Le tatouage cosmétique consiste en une correction du bord des lèvres, des sourcils et de la fente palpébrale par inoculation sous la peau de pigments colorés. Il s'apparente en ce sens au tatouage dit artistique mais devra être effectué par un spécialiste en raison des zones concernées.
Cette pratique est réalisée pour remplacer de manière permanente le maquillage et faire ressortir les yeux ou la bouche sans besoin de maquillage au quotidien.
Les applications de la dermopigmentation
Le maquillage permanent c'est la solution pour toutes celles qui chaque jour considèrent les gestes du maquillage des lèvres, des yeux comme une contrainte. C'est non seulement un gain de temps mais aussi l'assurance d'un maquillage soigné, qui ne coule pas et ne s'atténue pas en fin de journée.
Une pratique appréciée des sportives qui peuvent ainsi garder un maquillage net même lors de l'entraînement, des compétitions... La dermopigmentation permet d'être belle au lever du lit !
Les techniques de maquillage permanent sont utilisées pour dessiner le contour des lèvres, pour dessiner ou redessiner les sourcils mais aussi l'alignement des cils. Le tatouage cosmétique peut aussi permettre une fantaisie de grains de beauté ou mouches. Les nouvelles techniques utilisées pour la dermopigmentation permettent de réaliser un travail très précis, poil par poil au niveau des sourcils et cils par exemple. Le terme " permanent " est en fait impropre dans la mesure où le maquillage dit permanent va s'estomper au fil du temps pour totalement disparaître. Sa tenue varie en fonction de la profondeur du tatouage dans le derme, de la teinte utilisée mais aussi de la qualité de la peau et des habitudes de vie de la patiente (exposition au soleil….).
En règle générale, le tatouage cosmétique disparaît au bout de 3 à 5 ans.
Le maquillage permanent des lèvres
Il permet de redessiner un contour de lèvres, de le corriger en cas d'asymétrie ou encore de donner plus d'épaisseur à des lèvres jugées trop fines. Le contour de lèvres doit être d'une couleur naturelle identique à la pigmentation des lèvres pour un résultat parfait. Le maquillage permanent du contour des lèvres peut par ailleurs être associé à des injections pour redonner davantage de volume aux lèvres.
Le maquillage permanent des sourcils
Il s'agit de redonner à vos sourcils une courbe idéale, de les redessiner ou au besoin de les rendre plus denses. En effet, si la mode était aux sourcils très fins auparavant, ce n'est plus le cas aujourd'hui et certaines femmes font appel au maquillage permanent pour redonner plus d'intensité à des sourcils clairsemés voire totalement absents.
Le maquillage
du contour des yeux
Il s'agit de donner au regard davantage d'intensité et de profondeur par le dessin d'une ligne au niveau des cils supérieurs de l'oeil (eye-liner). Le tracé pourra être plus ou moins épais selon l'effet souhaité et permettra de donner une impression de cils plus épais. Le maquillage permanent peut par ailleurs être utilisé dans le cadre de corrections suite à des interventions médicales (reconstruction du mamelon suite à une ablation du sein, dessin des sourcils suite à une brûlure, à un traitement de chimiothérapie…).
Les types de tatouages
Choisir le motif que l'on souhaite voir tatouer sur son corps n'est pas une mince affaire... Nous vous proposons toute une série de thèmes qui vous aideront à faire votre choix. Jadis symbole d'un style de vie rebel, de revendications, d'appartenance à un groupe, le tatouage s'affiche désormais comme un bijou que l'on porte à vie, que l'on montre ou que l'on dissimule. Un tatouage est aussi esthétique et beau, mais le choix du motif à tatouer n'est pas toujours aisé ; une décision qui sera quasiment irréversible pour un tatouage permanent.
A moins d'avoir une idée précise du tatouage désiré, il convient avant tout de définir quel type de tatouages vous souhaitez : plutôt nature (fleurs, animaux), ou plutôt symboles, ethniques....
Les tatouages d'amour
Ils se rapportent à la personne aimée, à l'élu de son coeur... le grand Amour que l'on veut graver à jamais sur sa peau et porter dans son coeur. Ils peuvent aussi représenter une personne aimée mais jamais conquise, un amour lointain perdu ou encore un ami, un proche parent défunt. Le cœur traversé par une flèche, une hirondelle, une fleur (le plus souvent une rose), un parchemin avec quelques mots romantiques ou le prénom de la personne concernée, ses initiales…. sont les symboles d'amour les plus couramment tatoués.
Les tatouages symboliques
Il s'agit de signes liés à la mythologie, la divinité ou à la superstition. Ils véhiculent des significations particulières, des croyances. Des tatouages porte-bonheur tels le trèfle à 4 feuilles ; la Licorne qui est le symbole de la pureté et de la chasteté.
On retrouve également des cœurs, des étoiles, le soleil (qui représente la vie), la lune (symbole du renouveau, de la régénération) ou encore une représentation divine (telle Dionysos, Dieu romain du vin et de l'agriculture). Le tatouage est une pratique très ancienne. Des momies égyptiennes remontant à des centaines d'années avant Jésus Christ arboraient des tatouages. La plupart des symboles étaient directement liés au culte de la divinité.
Le tatouage religieux
Les croix, saints, madones, anges ou mains jointes en signe de prière, les tatouages religieux se rattachent souvent à un évènement important de la vie de la personne concernée tel qu'un pèlerinage, une conversion, un moment sacré…
Les tatouages d'animaux
Parmi les animaux les plus demandés on retrouve :
Les dauphins : très présents dans la mythologie grecque, le dauphin symbolise l'équilibre du corps et de l'esprit. Animal favori des amis des bêtes, il est le symbole du sauveur.
Le lion : Symbole de la puissance, du courage et de la bravoure, le lion est un tatouage très prisé par la gente masculine.
Le tigre : Seigneur des animaux, il symbolise la force, la puissance.
L'oiseau : Symbole du voyage, de l'évasion, les oiseaux représentent la liberté.
Le cheval : Ami de l'homme le cheval est majestueux, ses représentations sur un tatouage sont diverses et variées.
Le faucon : Il représente l'âme pour les Egyptiens.
L'aigle : Il est le symbole de la toute puissance.
Le tatouage tribal
Il est généralement réalisé en noir et blanc. Son origine est religieuse ou sociale ; il représentait le poste occupé dans la hiérarchie dans les tribus. Il associe des dessins abstraits, des formes ethniques.
Le tatouage esthétique
Très répandu, le tatouage esthétique se veut être simplement décoratif. Tel un bijou, il orne le corps, met en valeur une chute de reins, une épaule… Principalement effectué sur des femmes, il s'agit le plus souvent de reproduction de bracelets, de colliers, d'anneaux, de petites fleurs aux chevilles...
Les idéogrammes japonais
Les idéogrammes japonais sont un ensemble de traits ayant une signification bien précise ; ce sont des signes qui signifient ce qu'ils représentent. Un instrument de musique, un personnage, un animal sont les plus courants. Au-delà de sa signification, l'idéogramme japonais séduit par son graphisme, ses lignes pures et majestueuses.
Les tatouages de rébellion
Ces types de tatouages sont particulièrement répandus au sein des détenus d'une prison, des membres d'un clan ou d'une bande. Il s'agit de symbole de vengeance envers une injustice subie, envers l'Etat ou la société qui les a condamnés. Les dessins représentent en général des tombes, des têtes de mort, des armes… ou des termes ou phrases plus ou moins explicites.
Les signes du zodiaque
Le signe du zodiaque de la personne concernée est souvent choisi dans le cadre d'un tatouage. Les motifs sont divers et peuvent être adaptés selon les souhaits de chacun, colorés ou non… Les signes de l'horoscope chinois (rat, tigre, chien...) sont également très demandés pour un tatouage.
Les tatouages érotiques
Des images pornographiques, des actes sexuels, homosexuels ou non peuvent être immortalisés par un tatouage. Une forme de transgression affichée souvent vulgaire et violente. Ce type de tatouage peut également être localisé sur les parties intimes de la personne, sur son sexe, autour de l'anus...
Le tatouage permanent
Orner son corps d'un tatouage pour la vie... un acte très tendance qui mérite réflexion. Trouvez tous les renseignements utiles pour un tatouage réussi en parcourant notre article. Le tatouage a été à nouveau introduit en Europe par le navigateur et explorateur britannique James Cook de retour d'une exploration dans le Pacifique. Jadis l'apanage d'une certaine catégorie plutôt marginale de la société, une marque d'appartenance à un groupe, les tatouages sont désormais très tendance ; bien loin du caractère rebelle qui les caractérisaient, ils ne s'associent plus uniquement à la provocation mais de plus en plus à l'élégance, la sensualité.
Les tatouages se sont démocratisés et connaissent actuellement un vif succès. Triste revers de la médaille, la demande croissante a vu des tatoueurs improvisés et non professionnels proposer leurs services…
Le premier conseil si vous souhaitez vous faire tatouer est donc de choisir sciemment le tatoueur à qui vous allez confier cette tâche. Renseignez-vous impérativement sur son professionnalisme. Vous pouvez également vous référer au Syndicat National des Artistes
Tatoueurs qui propose entre autres une charte d'hygiène pour la pratique du tatouage.
Quelques règles d'or : le tatouage consiste à injecter de l'encre dans la surface supérieure de la peau pour la marquer. En raison des risques sanitaires encourus lors de l'injection de l'encre par aiguille (infection, contamination par les virus du sida mais aussi de l'hépatite B ou C), des mesures d'hygiène strictes et rigoureuses doivent être respectées tout comme la pratique d'un acte médical : assurez-vous que le tatoueur respecte les règles d'hygiène absolues : port de gants jetables, stérilisation des buses et aiguilles, utilisation de matériel à usage unique. La peau de la zone à tatouer doit être saine, un antiseptique devra être soigneusement appliqué sur la peau avant l'intervention.
La qualité des pigments utilisés est importante afin de ne pas voir les couleurs de votre tatouage se ternir avec le temps.
La décision de se faire tatouer ne doit pas être prise à la légère. Ce doit être le résultat d'une mûre réflexion.
La variété des motifs à tatouer est infinie. Animaux, fleurs, symboles, dessins ethniques... Assurez-vous du dessin que vous avez choisi, son emplacement, ses dimensions et couleurs vous donneront pleine satisfaction et que vous ne le regretterez pas dans quelques années… notamment s'ils se situent sur une partie visible (avant-bras, main, cou...). Si vous avez le moindre doute sur votre réel désir de tatouage, optez plutôt pour un tatouage temporaire (au henné). Vous pourrez ensuite, si vous êtes pleinement satisfait, opter pour un tatouage permanent.
Les compétences artistiques du tatoueur sont également importantes. Assurez-vous de ses capacités avant de vous lancer. Effectivement, il ne faut pas oublier qu'un tatouage c'est pour la vie... et le seul moyen d'enlever un tatouage est une intervention chirurgicale ou au laser.
Après l'intervention
Une fois le tatouage réalisé, des précautions doivent être prises afin d'éviter tout risque d'infection. Le tatoueur devra apposer sur votre tatouage un pansement que vous devrez changer au bout de quelques heures et ce pendant les premiers jours suivant l'intervention. Prenez soin de nettoyer la zone tatouée à l'aide d'un savon antiseptique et de bien rincer. Vous devrez pendant quelques jours soigneusement protéger votre peau d'une fine couche de crème (type Bépanthène en pharmacie).
L'exposition au soleil, aux UV et les bains sont à proscrire pendant quelques semaines (il faut attendre la complète cicatrisation de la plaie). Une contre-visite chez le tatoueur est recommandée au bout de quelques jours pour s'assurer de la bonne évolution et cicatrisation du tatouage.
Le détatouage, informations et techniques utilisées
Lassé d'un tatouage datant de plusieurs années, vous pouvez le faire détatouer. Nous vous informons sur les différentes techniques de détatouage, les résultats escomptés, les risques... Parce que le motif de votre tatouage ne vous plait plus, l'élu de votre coeur du moment dont le prénom orne votre bras a changé, les couleurs se sont affadies, son emplacement choisi sur votre corps peut nuire à votre évolution professionnelle, ou vous souhaitez le faire remplacer par un nouveau tatouage...
Les raisons sont multiples et variées mais le désir est le même : se faire détatouer ! Deux solutions s'offrent à vous : l'intervention chirurgicale ou le laser
L'intervention chirurgicale
Il s'agit alors d'enlever l'intégralité du tatouage. Si le tatouage en question est gros, l'enlèvement devra se faire en plusieurs fois. Il restera quoi qu'il en soit une cicatrice au minimum de la longueur du tatouage.
La technique chirurgicale est aujourd'hui peu utilisée en raison des cicatrices résiduelles.
Une anesthésie locale est pratiquée. Si la taille du tatouage est moindre, une seule intervention peut suffire. Parfois même des techniques de chirurgie plastique peuvent être utilisées. Une technique qui peut être justifiée par la rapidité et le caractère radical de l'acte.
Intervention au laser
De nouveaux types de laser ont récemment été expérimentés tels que le laser Qswitched Nd-yag qui agit de manière sélective et puissante sur le pigment des cicatrices en tuant les cellules qui ont absorbé la couleur sans endommager la peau. Les lasers Yag, au CO2 ou Erbium sont également utilisés.
Le renouvellement naturel de la peau permet de remplacer les cellules mortes par de nouvelles (qui, elles, ne sont pas pigmentées). L'enlèvement d'un tatouage par le laser doit être pratiqué par un dermatologue lasériste qualifié.
Plusieurs séances sont nécessaires dont le nombre varie selon la qualité et la quantité d'encre utilisée, la couleur, la profondeur du tatouage et la nature des pigments (les pigments acryliques sont les plus récalcitrants). Des couleurs comme le jaune et le vert sont également plus difficiles à enlever et nécessiteront une intervention spéciale de la part du médecin lasériste.
Comptez au minimum 4 séances pour un tatouage amateur, et le double pour un tatouage professionnel. Chaque séance devra être espacée de plusieurs semaines (environ 6 à 8 semaines) afin de permettre à l'organisme d'éliminer le pigment détruit.
Les conséquences d'une intervention au laser
La réalisation au laser d'un détatouage n'a généralement pas d'effet secondaire si l'acte est effectué par un professionnel qualifié. Une coloration brune foncée de la zone détatouée peut se produire notamment si le patient s'expose au soleil sans protection après l'intervention. Cette hyperpigmentation laisse apparaître le contour du tatouage enlevé qui disparaîtra plus ou moins au fil des mois.
Un éclaircissement de la peau, la présence de taches au niveau de la zone détatouée peut être le résultat d'une hypopigmentation notamment sur les peaux bronzées ou foncées. Des cicatrices peuvent persister notamment si l'attente entre chaque séance n'a pas été respectée ou si le patient a gratté les petites croûtes qui se sont naturellement formées après l'intervention au laser.
Tout comme lors d'une égratignure, il faut laisser ces croûtes sécher et tomber d'elles même.
Le détatouage n'est pas un acte anodin et devra être réalisé par un médecin, le plus souvent dermatologue qualifié. Oubliez les recettes artisanales (chaux, toile émeri…) qui en plus d'être inefficaces peuvent laisser des séquelles irrémédiables sur votre peau.
Si vous souhaitez faire enlever votre tatouage, vous pouvez consulter votre médecin traitant qui saura vous orienter vers un professionnel reconu. Tiré de feminin-masculin.com