QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3593
Mercredi 21 Avril 2010

BILLET

Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ.




















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A la Une

SUD-KIVU ET MANIEMA

Louis Léonce Muderhwa
Didier Manara,

Les secrets de la bataille pour le gouvernorat
A Bukavu et à Kindu, la course pour le gouvernorat de province est lancée. C'est la conséquence directe de la double démission des gouverneurs du Sud-Kivu et du Maniema. Il n'en fallait pas plus pour que le microcosme politique kinois se remette en ebullition. Les couteaux sont tirés. Des manipulateurs tapis dans l'ombre du pouvoir s'adonnent avec un rare cynisme à l'intoxication. Coulisses d'une course au pouvoir.

Les candidats virtuels à la succession de Louis Léonce Muderhwa et de Didier Manara ont bien du mal à ronger leurs freins. Ils n'ont pas attendu l'abdication officielle de deux désormais anciens gouverneurs pour se lancer dans la course pour le gouvernorat. Des sources croisées renseignent que le Palais de la Nation-saint des saints du pouvoir rd congolais, le Secrétariat exécutif de l'Amp et le siège national du Pprd voient défiler des prétendants au poste de gouverneur de Maniema. A Bukavu et à Kindu même, certains députés provinciaux , faute de gagner Kinshasa, se font cornaquer par l'un ou l'autre faiseur de rois qui peuplent la kabilie.Dans ces deux assemblées provinciales archi dominées par le Pprd et ses alliés, tous les candidats savent que les jeux se feront dans la capitale. Et les députés provinciaux n'auront que souscrire à la discipline de la famille politique. En somme, un euphémisme pour ne pas parler du fameux mot d'ordre.
Comme il est de coutume à la veille de grands enjeux, les noms de probables candidats à la candidature circulent. Pour le Sud-Kivu et le Maniema, il y aurait même une inflation de prétendants.Normal quand on sait que sur les listes en vogue se trouvent pêle-mêle des candidats virtuels et imaginaires. Rien que pour le Maniema, près de dix noms sont annoncés. L’ex-Maï-Maï Raphaël Luhulu, conseiller à la Présidence est donné pour partant. Raphaël Luhulu peut se prévaloir de sa legitimité de résistant Maï-Maï dans une province qui a connu les affres de l’occupation. Cité aussi comme candidat à la candidature, Faustin Lwanga n’est pas un inconnu au Maniema. Ce professeur d’université formé au Japon a fait la pluie et le beau temps au cabinet présidentiel il y a une dizaine d’années. Connu pour sa maîtrise des questions pétrolières, Kalema Losona serait également dans la course. Cet ancien ministre de l’Energie a réussi à se faire élire député national dans son Maniema natal. Même chose pour Bosaga Sumaili, élu député sous la bannière du PPRD.
En plus de ces noms, notoirement connus sur la place de Kindu, d’autres candidats sortent du chapeau. Il s’agit de M. Godé Sabiti, Aaron Shabani, Pascal Nyembo... Et depuis lundi, le nom d'un poids lourd de l'espace public du Maniema est sur toutes les lèvres. Athanase Matenda Kyelu, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été donné pour partant dans la conquête du poste libéré par Manara. La nouvelle fait grand bruit dans les cénacles du pouvoir à Kinshasa et alimente les conversations dans le lointain Maniema.
Certes, Matenda Kyelu a tout et même plus pour répondre au profil de gouverneur de sa province d'origine. Ce produit du monde des affaires et donc de la Société civile justifie d'une présence physique, sociale et économique dans son bled. Son ong (CIOD) aide des compatriotes à se prendre en charge au Maniema. Et comme élu de Pangi en plein pays Lega, Matenda dispose de toute la légitimité pour présider aux destinées du Maniema.
Alors, Matenda candidat ? En réserve de la République, l'ancien argentier national n'a pas souhaité répondre aux nombreuses questions que se pose l'opinion. Mais, d'après certains recoupements, Athanase Matenda ne serait pas candidat à la candidature. Il n'en a pas fait acte. Ceux qui le connaissent avancent même que l'ancien ministre de Finances n'est pas un adepte du pouvoir pour le pouvoir. Depuis son départ des Finances, l'homme s'est mis à la disposition de la hiérarchie de sa famille politique à laquelle il demeure loyale. C’est donc à la hiérarchie de sa famille politique d’en disposer. FDA

ENJEUX DE L HEURE
SITUATION SECURITAIRE, ECONOMIQUE ET SOCIALE EN RDC
Adolphe Muzito aujourd'hui face aux Députés
*Les observateurs souhaitent que, face aux enjeux qui se jouent sur le sort de la RDC, la question orale avec débat adressée au Premier ministre ne tourne pas en un pugilat politicien

Le Premier ministre est attendu ce mercredi à l'Assemblée nationale pour répondre à la question orale avec débat lui adressée par le député MLC Jean-Lucien Busa. "Enfin ! " Cette exclamation, les observateurs l'entendaient déjà hier soir là où chacun se trouvait. Non pas que chacun l'entendait dire dans son entourage, mais que tout le monde tirait une conclusion sommaire des attentes " ardentes " d'une certaine opinion, jusqu'à l'Hémicycle, dans une telle démarche pourtant reconnue constitutionnellement et dans le règlement intérieur de la Chambre basse. De toutes parts, nul ne trouve d'intérêt à rappeler à la mémoire collective et personnelle l'objet même de la question orale, alors que tout le monde sait qu'elle a été reformulée.
En effet, du cadre restreint des événements survenus à Mbandaka le 4 avril dernier, il est rapporté que le Chef de l'Exécutif est attendu pour exposer à la Représentation nationale la politique générale du Gouvernement en matière de sécurité, de l'économie et du social. C'est, du moins, ce que l'on a pu retenir de la production médiatique dans la soirée d'hier mardi. Sans plus.
Ceux qui s'attendent à une chaleur particulière à la plénière de ce jour se focalisent, certainement, sur la question de départ liée à la situation de Mbandaka, mais qui, dans la formulation première de la question orale, avait connu des "débordements " ayant amené à sa reformulation. Mais derrière cette psychose d' "échauffourées " autour d'une démarche pourtant normale - même si elle concerne le Chef de l'Exécutif - se profilerait toute l'émotion qui a déferlé à travers le pays au lendemain des événements de Mbandaka, surtout lorsque l'on se rappelle qu'à deux reprises, les Députés nationaux ont été obligés de prendre leur mal en patience , d'abord à la suite du renvoi de la plénière qui attendait le Vice-premier et ministre de l'Intérieur, et le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants; ensuite à la suite du renvoi de la question orale au Premier ministre pour besoin de sa reformulation.
Dans les deux cas, les observateurs craignent que cet exercice parlementaire pourtant classique tourne en une séance de " pugilat politique " autour de ces infinis enjeux de positionnement politique, aussi bien dans les rangs de la majorité que de l'opposition.
Pour cela, les analystes objectifs estiment que l'oral, ce jour, du Premier ministre devrait être replacé dans son contexte traditionnel (puisque démocratique) des prérogatives constitutionnelles du Parlement en matière de contrôle parlementaire, et du Gouvernement quant à son obligation de rendre compte, régulièrement, de la conduite de la chose publique. Pour cela donc, l'opinion attend de la plénière de ce mercredi que le Chef de l'exécutif exposé à l'intention des Congolais la situation générale de la Nation sur les points contenus dans la question orale, et, de la représentation nationale, des interventions devant aider ce même peuple à comprendre la marche du pays.
Dans le contexte actuel de la RDC, une unanimité s'impose au sein de l'opinion pour affirmer qu'il serait malaisé que l'interaction institutionnelle de ce jour au Palais du peuple se réduise à un jeu de positionnement politique face aux échéances délicates que le pays doit honorer, notamment l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, ou encore le parachèvement de l'œuvre de pacification de l'ensemble du territoire national. Les retombées de tous ces efforts n'auront aucune teinte politique, fait observer un analyste qui conclue que c'est tout congolais, quelle que soit son obédience politique qui aura à en bénéficier, d'une manière ou d'une autre.
Pour cela donc, l'on considère que l'heure, aujourd'hui, n'est pas propice pour créer des crises là où il n'en faut pas. Jonas Eugène KOTA

FAISANT LA RESTITUTION DE SON VOYAGE EN BELGIQUE ET EN FRANCE
MPCR: JC Vuemba parle de Tshisekedi et de ses contatcs au Sénat français

«Heureux qui comme Ulysse a fait un bon voyage et qui est revenu plein d’usage et de raison». C’est par cette phrase tirée de la mythologie grecque que le député Jean-Claude Vuemba Luzamba résume son voyage en Belgique et en France où il a eu plusieurs contacts politiques, notamment avec Etienne Tshisekedi, le leader de l’Udps, sur la situation politique en RDC, et au Sénat français sur le cas de pollution à Muanda attribuée à la société PERENCO (une firme de droit française). Profitant du cinquantenaire, tout en fustigeant l’option levée par le Pouvoir, le MPCR, par la voix de son président, demande que Simon Kimbangu, Joseph Kasa-Vubu, Cyrille Adoula, Moïse Tshombe et Mobutu Sese Seko soient élevés au rang de «Héros nationaux».
De sa rencontre, le mardi 23 mars 2010 à Bruxelles, avec M. Etienne Tshisekedi, le député Jean-Claude Vuemba s’étonne des «déclarations fantaisistes» se basant sur l’idée que cet entretien n’ait pas été sanctionné par un communiqué final. «Lorsque deux responsables politiques congolais se retrouvent pour parler des affaires du Congo, doivent-ils forcément le marquer par un communiqué final», rétorque le président national du MPCR. Pour retracer les faits, «JCV» explique que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du resserrement des liens de» partenariat entre deux partis politiques d’opposition radicale (UDPS et MPCR). De cet échange de près de deux heures, poursuit Vuemba, «il est ressorti une identité de discernement aussi bien de la situation actuelle du pays, mais surtout sur des actions à entreprendre ensemble en vue de la transformation réelle de notre cher et beau pays». Lorsque JC Vuemba avait expliqué à Etienne Tshisekedi son souhait de voir l’UDPS piloter l’initiative du rassemblement de l’opposition tant institutionnelle que non-institutionnelle, le «lider maximo» aurait répondu par une «phrase laconique, mais lourde de signification» en lâchant simplement: «Je vous ai compris, comptez sur moi».

DES CONTACTS AU SENAT FRANCAIS SUR LA POLLUTION DE PERENCO A MUANDA
Accompagné de son collègue député Ruffin Mpaka, élu de Kimvula, Jean-Claude Vuemba déclare avoir été reçu au Sénat français par des sénateurs du parti «les Verts». Au sujet de ce contact, «JCV» explique: «J’ai placé cette audience au Sénat français sous le signe d’une démarche de sensibilisation au cours de laquelle j’ai tenu à informer l’opinion publique française, par le biais de ses représentants au plus haut niveau, des affres de la pollution des côtes congolaises par la société PERENCO/MIOC». Ces sociétés étrangères, relève-t-il, «qui n’ont aucun souci du devenir de notre littoral maritime du territoire de Muanda dans la province du Kongo Central, mettent ainsi en danger la vie de toute une communauté, de son environnement et de son écosystème par l’exploitation désordonnée du pétrole et du gaz, sous un silence frisant la complicité de la part des autorités tant nationales que locales».
Les sénateurs écologistes français leur auraient prêté une oreille très attentive en promettant, du fait que cette pollution serait l’oeuvre des sociétés d’origine française, leur soutien total en vue de faire respecter les règles internationales en la matière. Toujours à Paris, l’élu de Kasangulu a assisté au trentième salon du livre organisé à la porte de Versailles sous le signe du cinquantenaire des indépendances africaines. «JCV» déplore le manque des structures d’accueil et de rayonnement de la culture congolaise en Europe. Le seul regret de JC Vuemba, c’est de n’avoir pas pu se rendre à La Haye en vue de présenter sa sympathie au sénateur Jean-Pierre Bemba. Pour se rattraper, il a apposé sa signature, dès son retour à Kinshasa, sur le mémorandum adressé au Premier ministre belge pour solliciter que son pays (la Belgique) accepte d’accueillir JP Bemba pour sa liberté provisoire.

LA POSITION DU MPCR FACE AUX QUESTIONS INTERNES
Les questions internes n’ont pas échappé à la vigilance du président du MPCR. Sur le plan politique, lue de son parti au sujet de la révision constitutionnelle. «La Constitution peut être révisée à tout moment au regard de l’article 218.
Cependant, cet exercice démocratique doit se réaliser dans le strict respect des dispositions pertinentes de cette même Constitution, particulièrement de l’article 220». Après analyse de la situation sécuritaire, le MPCR, par la voix de son président, arrive à la conclusion selon laquelle il n’y aurait «aucune volonté dans le sens du règlement définitif des poches d’insécurité qui minent le pays». Sur le compte des dirigeants de la RDC, il met l’attitude consistant à «privilégier la carotte à l’Est et le bâton à l’Ouest». Sur le plan économique, au sujet de la reforme du portefeuille de l’Etat, il stigmatise le contrat OFIDA-CTC où «les deux tourtereaux d’hier ... sont hélas devenus aujourd’hui pires que des chiens de faïence». Et de conclure, «CTC a filé à l’anglaise après avoir empoché indûment plusieurs centaines de millions Usd, sans rien apporter en retour sur l’accroissement des recettes de l’OFIDA, mais a, par contre, laissé une ardoise de plus de deux millions Usd aux sociétés congolaises de prestations des services auprès desquelles elle n’a pas honoré ses engagements». JC Vuemba invite ainsi le Procureur général de la République à se saisir d’office de ce dossier «hautement mafieux» pour toutes dispositions utiles. «JCV» s’interroge aussi sur le contrat Progosa après deux ans d’exercice et salue le plan de relance avec apport financier, matériel et humain déposé, par le Groupe français Bolloré, sur la table du Gouvernement pour les ports de Banana, Boma et Matadi, sans oublier le chemin de fer Kinshasa-Matadi

D’AUTRES HEROS NATIONAUX POUR LE CINQUANTENAIRE
Tout en spécifiant qu’au plan social, «le Congolais ne vit plus normalement» et en réaffirmant sa détermination à obtenir du pouvoir organisateur la tenue des élections en 2011, le MPCR en vient au cinquantenaire de la RDC. «Contrairement à l’option levée par le Pouvoir d’organiser des festivités grandioses à cet effet, le MPCR aurait souhaité que cette journée soit consacrée au recueillement, à la méditation et au bilan général des cinquante ans de l’indépendance de notre pays». A cette occasion, Jean-Claude Vuemba renouvelle la demande de son parti de voir le prophète Simon Kimbangu, feus les présidents Joseph Kasa-Vubu et Mobutu Sese Seko ainsi que les anciens Premiers ministres Cyrille Adoula et Moïse Tshombé être élevés, chacun, au rang de «héros national». Il sollicite également une amnistie en faveur de Fernando Kutino, Leta Mangasa, Eddy Kapend, Nono Lutula ainsi que des adeptes de Bundu dia Kongo... M. M

FORUM ECO

ECONOMIE INTERNATIONALE
Les compagnies aériennes et le pétrole en chute libre
Les cours des actions des compagnies aériennes étaient en chute lundi après-midi. Le blocage des vols entraînait également une baisse des prix du pétrole, à moins de 81 dollars le baril. A la bourse de Francfort, le titre Lufthansa perdait 3,9 % à 12,24 euros. L'action Air France-KLM reculait de 4,5 %, à 11,87 euros, à Paris, tandis que la baisse était de 4,4 % pour British Airways, à 224,6 pence.
Par ailleurs, l'absence de vols d'avions entraînait le pétrole à la baisse. En début d'après-midi, le baril de brut pour livraison en mai perdait 2,33 dollars, à 80,91 dollars sur les marchés électroniques des matières premières à New York. Selon les investisseurs, le blocage du trafic aérien va entraîner, au minimum, une baisse de la demande en carburant. " Le marché a sous-estimé l'impact du volcan ", expliquait Clarence Chu, trader à Hudson Capital Energy à Singapour. " Il y a encore beaucoup d'incertitude sur la manière dont cela va affecter l'économie de manière générale ".
L'IATA très critique
Le PDG de l'Association internationale du transport aérien (IATA) a sévèrement critiqué lundi la gestion par l'Union européenne de la crise pour le transport aérien provoquée par l'éruption d'un volcan islandais. L'IATA réclame l'ouverture d'" au moins quelques couloirs ". " C'est un embarras pour l'Europe et c'est un bordel européen ", s'est emporté Giovanni Bisignani, interrogé sur la BBC radio Four. " Il a fallu cinq jours pour organiser une conférence téléphonique avec les ministres des transports. " " Les Européens utilisent encore un système basé sur un modèle théorique, au lieu de prendre une décision basée sur des faits et une étude du risque ", a-t-il estimé. " La décision (de fermer les espaces aériens) doit être basée sur des faits et soutenue par une étude du risque ", a-t-il ajouté. " Nous devons remplacer cette approche générale par une approche pratique. "
Les restrictions de vols imposées en Europe en raison de la présence du nuage de cendres ont été jugées excessives par les compagnies aériennes, sous pression après plus de quatre jours de paralysie du trafic. Selon Paul Charles, un expert britannique du groupe international Lewis PR, les quatre jours de paralysie du trafic aérien ont coûté un milliard de livres à l'industrie du voyage européenne. Les aéroports chiffrent leurs propres pertes à 136 millions d'euros.
AP/AFP

L'INSS lance la campagne de paiement des prestations sociales du 1er trimestre 2010 à Kinshasa
La Directroce générale de l 'Institut national de sécurité sociale (INSS), Mme Marie Thérèse Gerengbo, a procédé, hier, au lancement du paiement des prestations sociales du premier trimestre 2010 dans la ville de Kinshasa. La cérémonie a eu lieu dans la commune de Bandalungwa en présence du bourgmestre de cette municipalité et de nombreux retraités de la capitale congolaise affiliés à l'INSS.
Dans son mot du lancement de l'opération, la patronne de l' Institut national de sécurité sociale, qui a rendu un hommage mérité au Président de la République pour l'avoir choisie pour diriger cet établissement public, a souligné que le paiement des prestations sociales constitue la quintessence même de l'objet social de l'INSS. Le fait d'avoir apuré les arriérés des prestations sociales à travers le pays et de les payer à terme échu, devient une fierté pour les autorités de cet institut.
Pour ce premier trimestre de l'année 2010, a souligné Mme Marie Thérèse Gerengbo, la direction générale de l'INSS a décidé d'appliquer, d'une manière progressive en trois tranches, le deuxième palier du SMIG fixé par l'Ordonnance n° 08/040 du 30 avril 2008 portant fixation du Salaire minimum et interprofessionnel garanti. "C'est à ce titre que nous sommes heureux de vous annoncer que le taux minimum des prestations sociales connait un relèvement sensible du minimum ordinairement payé. En effet, au moment où nous nous réunissons ce jour pour lancer le paiement des prestations sociales du premier trimestre 2010 dans la commune de Bandalungwa, le minimum de ces prestations payé passe de 43.680 FC à 50.000 FC pour les pensions de retraite et d'individualité, de 17.472 FC à 20.000 FC pour les pensions de veuve et de 21.840 FC à 25.000 FC pour les rentes d'incapacité permanente, de veuve et d'orphelin ", a souligné le Directeur général de l'INSS avant de signaler qu'à ce stade, seuls les prestataires bénéficiant des montants inférieurs à ce nouveau taux ont vu leurs prestations être revues à la hausse.
Pour Mme Marie Thérèse Gerengbo, le Conseil d'administration de l'INSS ainsi que sa direction générale ont pour objectif d'atteindre progressivement les taux minima prévus, en passant de 50.000 FC à 60.000 FC, jusqu'à atteindre les taux respectifs, à savoir 65.520 FC pour les régimes 11 et 12, 26.208 FC pour le régime 13 et, enfin, 32.760 FC pour les régimes 31, 32 et 33. Poursuivant son adresse à l'endroit des pensionnés et retraités de la ville de Kinshasa, à travers ceux qui étaient présents à la cérémonie de la commune de Bandalungwa, elle a signalé que le relèvement actuel du minimum des prestations sociales découle de la volonté des dirigeants de l'INSS de contribuer au plan d'action du chef de l'Etat pour faire de 2010 une année du social pour les retraités de l'INSS. "Cette augmentation, a expliqué la Directrice générale de l'INSS, se fait sans l'accompagnement des employeurs, qui n'ont même pas encore appliqué le premier palier du SMIG, revu à la hausse par l'Ordonnance du 30 avril fixant le SMIG. La réalisation de cet objectif est tributaire de certains préalables. D'une part, une large couverture d'affiliation des employeurs, et le paiement effectif des cotisations sociales, et d'autre part, une gestion saine et responsable des recettes perçues ".
Pour réaliser cet objectif combien noble de servir ceux qui ont servi la République c'est-à-dire les prestataires, a souligné Marie Thérèse Gerengbo, l'INSS sollicite le concours de tous les employeurs, travailleurs et de toutes les autorités congolaises étant donné que cet objectif fait partie des cinq chantiers de la République.
La patronne de l'INSS a grandement félicité les directions urbaines de Kinshasa à qui elle a demandé de continuer à travailler de manière à accomplir avec efficacité et dévouement leur mission.
Le bourgmestre de la commune de Bandalingwa a, dans son mot de bienvenue, invité tous ceux qui sont encore à se surpasser pour mériter des prestations sociales dans l'avenir. Satisfait de recevoir leurs prestations sociales, les pensionnés et retraités de la ville de Kinshasa ont remercié la Direction générale de l'INSS pour les efforts qu'elle ne cesse de fournir afin de les payer à terme échu. " Cette politique prônée par Mme Gerengbo, ont-ils déclaré, nous permet de faire face à nos problèmes sociaux. Voilà pourquoi nous remercions aussi le Président de la République qui a pensé à placer la femme qu'il faut à l'INSS ".

Dorian KISIMBA

FAPRES CINQ JOURS DE COLERE DE NUAGE DE CENDRES
Enfin, la vie reprend dans le ciel européen
*350 passagers ont embarqué hier au départ de Kinshasa

LLe ciel européen s'est progressivement éclairci hier. Le nuage de cendres provoqué par l'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande s’est dissipé. En conséquence, certains aéroports des capitales européennes ont rouvert. A Kinshasa, près de 350 passagers de la compagnie aérienne belge " Brussels Air-lines " ont embarqué au départ de l'aéroport international de N'Djili, a indiqué Radio Okapi qui s'est référée à une mesure officielle de cette compagnie, annoncée hier.
Les clients de cette compagnie d'aviation belge ont été bloqués depuis plusieurs jours dans la capitale congolaise. Les conséquences auront été fâcheuses. Nombreux ont largement dépassé la durée de leur séjour. D'où, il leur a fallu peaufiner des stratagèmes pour survivre. Pour ceux qui n'ont pas eu de famille d'hébergement, ils auront sans doute passé des moments difficiles pour une auto-prise en charge, notamment en ce qui concerne les frais d'hôtel et de restauration. Qui pis est, certaines marchandises n'ont pas été à l'abri de l'avarie.
Les aéroports européens, coupés du monde durant cinq jours par un nuage de cendres, ont commencé à reprendre leurs activités mardi, mais une partie de l'espace aérien est restée fermée en raison d'informations annonçant l'arrivée possible d'une nouvelle masse de cendres volcaniques. La nouvelle a fait la «une» des médias européens hier.
Le journal «Le Point» a annoncé, à ce propos, que l'Italie, la France et la Suisse ont rouvert leurs aéroports en début de matinée, mais de nombreux vols restaient annulés. " En Italie, seuls quelques appareils ont décollé dans la matinée, principalement des vols intérieurs ", a précisé la source. En Grande-Bretagne, le Service national du trafic aérien (Nats) a indiqué que les vols seraient autorisés sous 6.000 mètres dans l'espace aérien du pays entre 18h00 GMT et minuit GMT.
Selon les prévisions, les restrictions de vol sous ce plafond ont été, cependant, maintenues sur la majeure partie du territoire britannique jusqu'à minuit GMT au moins, les contrôleurs ayant annoncé l'arrivée possible d'un nouveau nuage de cendres venu d'Islande. Cela concerne, en particulier, l'aéroport de Londres-Heathrow, le plus actif d'Europe, mais pas ceux du Nord.
Le ciel était également fermé en Finlande, en Pologne et dans une partie de l'Irlande et de la Suède - où l'aéroport de Stockholm est fermé jusqu'aujourd’hui matin au moins.

Reprise lente en France
Les informations diffusées hier sur TV5 Monde ont indiqué qu'en France, où le trafic a repris très lentement, on s'attendait à ce qu'un petit tiers des vols prévus mardi soient assurés au départ des aéroports parisiens, selon le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. " La France n'hésitera pas à fermer à nouveau son espace aérien ", a rappelé «Le Point qui cite le secrétaire d'Etat au Tourisme, Hervé Novelli. " Il n'y a pas d'hésitation à avoir avec la sécurité des passagers lorsque celle-ci peut être en jeu ", a-t-il dit.
Le territoire français est considéré comme "zone de précaution" par l'UE, qui a fait la distinction lundi avec les "zones d'interdiction" où tout trafic aérien reste banni. Cela a permis de mettre en place des "corridors" pour faire décoller certains appareils vers l'étranger et les aéroports du sud de la France qui sont restés ouverts.

L'UE a reconnu la lenteur des progrès
" Nous savons qu'il y a encore beaucoup de problèmes pour les passagers au sol ", a déclaré Helen Kearns, porte-parole de la Commission européenne, lors d'un point de presse. " Nous faisons face à une crise sans précédent. Les perturbations vont se poursuivre durant la semaine ".
L'Allemagne a annoncé qu'elle maintenait son interdiction de survol jusqu'à 18h00 GMT au moins moyennant quelques exceptions. Quelques compagnies ont profité de cette ouverture. La Lufthansa a ainsi fait décoller des avions qui naviguent à vue, ce qui ne requiert pas l'aval du contrôle aérien, vers des destinations comme Séoul, New York et Lagos.
L'accord par lequel les pays de l'UE ont décidé lundi de réduire la zone d'interdiction de vol a fait suite à d'intenses pressions des compagnies aériennes qui, selon leurs représentants, perdent 250 millions de dollars par jour.
Les perturbations en série provoquées par le nuage de cendres issu d'un volcan islandais ont bloqué des millions de personnes à la fin des vacances de Pâques. Un analyste a jugé possible qu'elles finissent par coûter globalement quelque trois milliards de dollars aux transporteurs de passagers et de fret.

Voyageurs en quête de transport
Il est important de rappeler que de nombreux voyageurs ont passé les cinq derniers jours à rechercher désespérément des moyens de rentrer chez eux par la route, par les chemins de fer ou par bateau, afin de pouvoir reprendre leur travail. Selon le Quai d'Orsay, 85.000 Français restaient immobilisés à l'étranger, dont 12.000 aux Etats-Unis et 10.000 en Turquie.
Un homme d'affaires britannique, Chris Thomas, qui tente depuis jeudi de regagner son pays à partir de Los Angeles, s'est rendu à Mexico et comptait ensuite gagner Madrid pour y louer une voiture et rouler quatorze heures jusqu'à Paris. Il comptait emprunter l'Eurostar sous la Manche, puis faire quatre heures de voiture jusqu'au Pays de Galles.
" C'est un peu fou, mais on est obligé de pécher par excès de prudence", a-t-il dit. "Personne ne veut se trouver sur le premier avion victime d'un nuage volcanique. " Le Nats britannique a annoncé cette nuit que l'éruption volcanique se renforçait et qu'un nouveau nuage de cendres s'étendait en direction du sud et de l'est, vers le Royaume-Uni. Cela démontre " la rapidité des changements qui affectent la situation ", ajoutait-il.
Selon les scientifiques islandais au chevet de l'Eyjafjöll, l'activité du volcan est constante et, même si la lave continue de s'accumuler dans l'un de ses cratères, le panache de cendres qui s'en dégage a perdu en altitude. Selon Gudrun Nina Peterson, des services météo islandais, le panache détecté au nord du Royaume-Uni avait sans doute été émis par le volcan avant que les conditions changent.
Un expert de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a déclaré mardi à Genève qu'une dépression évoluant vers l'Islande devrait contribuer à dissiper dans les prochains jours le nuage de cendres qui perturbe le trafic aérien. L'organisme européen de l'aviation civile, Eurocontrol, estime que 9.000 vols ont pu être effectués en Europe lundi, soit le tiers du volume habituel. Pour mardi, Eurocontrol prévoyait 14.000 vols, contre 27.000 à 28.000 en temps normal. Les perturbations ont pour l'instant coûté 200 millions d'euros aux transporteurs aériens et voyagistes en France, a déclaré le secrétaire d'Etat au Tourisme, Hervé Novelli. Avec les bureaux européens. Gregory Schwartz et Philippe Bas-Rabérin pour le service français
Le transport aérien a enfin repris hier, mardi le 20 avril dans quelques pays d'Europe. Ce, après plusieurs jours d'interruption consécutive à une redoutable éruption volcanique produite en Islande. Quelque 350 passagers ont embarqué hier, à bord d'un régulier de " Burussels Airline ". Laurel KANKOLE

INFOS INFOS

DOSSIER NAWAMAKA DIAMONDS S.A
La justice congolaise mise à l'épreuve

L'opinion nationale attend impatiemment le verdict de la Cour d'Appel de la Gombe sur l'affaire qui oppose l'entreprise «Nawamaka Diamonds S.A» à son ancien associé gérant. Cette instance juridique, qui devait se prononcer depuis hier mardi 20 avril 2010 sur ce dossier, s'est saisie du recours de la société plaignante après que le Tribunal de commerce de Limete a prononcé un jugement en faveur de son adversaire, à la surprise générale. Voilà qui a poussé l'entreprise à interjeter appel au niveau de la Cour d'Appel afin de rentrer dans ses droits.
La société «Nawamaka Diamonds S.A», avait confié la gestion de l'entreprise à son associé gérant. Au terme d'une période d'activité, elle constate des signes graves de mauvaise gestion. Tirant les leçons de ce constat et agissant en toute responsabilité, non seulement dans l'intérêt de l'entreprise, mais aussi des cadres et agents ainsi que de l'Etat qui en tire des recettes au titre de taxes diverses, l’investisseur prend alors la décision de congédier son associé gérant, conformément aux règles et aux textes qui les unissaient.
C'est donc le mécontent de cette décision que l'associé gérant va ester en justice pour finir par l'emporter en première instance, c'est-à-dire au Tribunal de commerce de Limete. Le verdict rendu par cette instance est allé jusqu'à demander la saisie des biens du propriétaire de «Nawamaka Diamonds S.A». Cette saisie n'a pas pu être exécutée suite à l'intervention du ministère public qui s'est plié à la procédure d'appel à la Cour d'Appel de la Gombe.
Tous ceux qui connaissent le dossier Nawamaka Diamonds s'attendent donc à ce que la Cour d'Appel dise le bon droit dans cette affaire qui a suscité un tollé général suite au verdict du Tribunal de commerce. En cette période où, conformément à l'appel du Chef de l'Etat, le Gouvernement s'emploie à assainir le climat des affaires, il est attendu de la justice congolaise l'équité dans ses jugements pour garantir la sécurité juridique et judiciaire des investisseurs afin de rendre le pays beaucoup plus attractif.
Pendant des années, plusieurs investisseurs, et même des entreprises d'Etat ont été victimes de jugements qui systématiquement donnaient gain de cause à des plaignants, généralement des employeurs, pour alors imposer des lourds dommages de nature à aller jusqu'à compromettre ces investissements. C'est cet ensemble de situation qui a donc contraint l'Etat à engager une réforme en profondeur de la justice congolaise pour la mettre en phase avec les ambitions de reconstruction au centre desquelles l'initiative privée est censée jouer un rôle déterminant. Lors de son discours sur l'état de la Nation le 7 décembre 2009 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, était revenu sur cette évidence avant d'inviter l'Exécutif national à renforcer les mesures d'assainissement du climat des affaires.
Aujourd'hui donc, l'affaire Nawamaka Diamonds S.A. se présente comme une mise à l'épreuve de la justice congolaise. L'opinion entend voir comment les tribunaux congolais vont se comporter pour prendre la mesure de l'engagement de la société globale sur la voie de l'assainissement effectif du climat des affaires au-delà des mesures gouvernementales que cette ensemble de la société, la justice en première position, est appelée à traduire en réalité dans sa pratique quotidienne du droit. Il s'agit donc de savoir si, pour l'intérêt supérieur d'un investissement, un homme d'affaire responsable a, oui ou non, le droit et, même, le devoir de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder cet investissement qui, comme indiqué plus haut, rapporte des bénéfices aussi bien à lui-même et à ses associés potentiels qu'à la société congolaise à travers les emplois qu'il crée et les taxes et impôts qu'il paie à l'Etat.
Cette équation est un test grandeur nature aussi bien pour de potentiels investisseurs locaux que ceux des étrangers qui sont déjà attirés par le marché RD Congolais, mais qui attendent de voir comment se traduisent en pratique les différents engagements de l'Etat en cette matière. Affaire à suivre.

Rachidi MABANDU

AU TERME DE SA VISITE EN RDC
Margot Wallström déplore l'impunité des auteurs de violences sexuelles

Arrivée au terme de sa mission d'une semaine en RDC, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la violence sexuelle dans les conflits armés, a animé une conférence de presse le lundi 19 avril, au quartier général de la Mission de l'Onu au Congo (Monuc).
Margot Wallström insiste sur l'impunité. Elle estime que le gouvernement congolais doit poursuivre le contact pour que la question relative à l’éradicationde l'impunité devienne une réalité en RDC. Pour cela, il faut réformer le système judiciaire congolais, affirme-t-elle devant la presse, avant de noter qu'il faut renforcer également la présence des femmes dans la magistrature, la police et l'armée en vue de réduire l'influence des violences, notamment viols sur les femmes.
Pour sa part, Margot Wallström s'engage à suivre de prêt l'application des actions sur l'impunité, du moins pour les auteurs déjà identifiés. Selon elle, la guerre est l’une des causes des violences sexuelles en RDC. Elle estime que la paix est importante. A l'entendre, le Conseil de sécurité a placé la question des violences sexuelles au plus haut de son mandat en créant ce poste.
Selon elle, la femme a sa place non à la maison seulement, mais aussi aux champs et aux sources d'eau pour ravitailler sa maison. C'est ainsi que, poursuit-elle, la Monuc accompagne, dans certains villages de l'Est, les femmes qui vont aux champs ou encore aux sources d'eau en vue d'assurer leur sécurité.
Pour terminer, la représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits armés réserve la primeur de son rapport au secrétaire général des Nations unies.

Qui est Margot Wallström
Nommée le 02 février 2010 par le Secrétaire général des Nations unies, la Représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits armés est de nationalité suédoise. Elle est née en 1954 et est mariée et mère de deux enfants.
Margot Wallström défend les droits et les besoins des femmes depuis longtemps, d'abord comme ministre suédoise, puis comme commissaire à l'environnement et vice-présidente de la commission européenne.
Depuis sa nomination à la Commission européenne en 1999, elle s'est activement engagée dans la promotion de la participation des femmes dans les questions liées à la paix et à la sécurité, et surtout l'injustice et la violence dont elles sont victimes.
Depuis 2007, Margot Wallström était présidente de l'Initiative ministérielle du "Conseil of women world leaders ", où elle a promu la nomination des femmes aux postes de direction. Mathy MUSAU

Journaliste tué à Beni : 2 soldats condamnés à mort
Deux militaires congolais, accusés d'avoir assassiné un reporter cameraman congolais début avril à Béni, dans l'est de la RD Congo, ont été condamnés à la peine de mort, a-t-on appris mardi auprès de l'ONG Journaliste en danger (JED), qui dénonce la condamnation d'"innocents".
"Le sous-lieutenant Songa Safari et le sergent Paluku Selemani Ngwesese ont été condamnés à la peine capitale" pour le meurtre le 5 avril de Patient Chebeya Bankome, 35 ans, reporter cameraman travaillant pour plusieurs médias à Béni, affirme JED dans un communiqué à l'AFP.
"Un troisième prévenu, le capitaine Bisimwa, a été condamné à 5 ans de prison ferme pour +violations des consignes+", a ajouté l'ONG de défense de la liberté de la presse en RDC, qui dénonce un jugement du tribunal militaire de Beni "influencé par les autorités locales".
Selon "un journaliste" cité par JED, "la population de Béni n'est pas satisfaite du jugement rendu en soutenant que le tribunal vient de condamner des innocents. A deux reprises, les membres du tribunal se sont réunis à la résidence du maire de la ville sans que l'on n'en sache les raisons".
L'ONG "réitère sa demande pour une enquête approfondie afin de tirer au clair tout le flou entretenu dans cette affaire". La peine de mort peut être requise en RD Congo, mais elle est commuée en la prison à perpétuité.
AFP

La Monuc en "sous-emploi de ses capacités" !
Le général français Jean-Philippe Ganascia, consultant indépendant depuis qu'il est à la retraite, a passé une semaine en janvier à Lubero, dans la province du Nord-Kivu, en RDC. Il a participé à une mission d'une ONG internationale qui milite pour le maintien de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc).

Cette mission, déployée en 1999, est la plus importante force onusienne en activité, avec des effectifs de 20 500 personnes. Joseph Kabila, le président congolais, souhaite le retrait complet de la Monuc, pour restaurer la souveraineté nationale, à partir du 30 juin prochain, lors du cinquantenaire de l'Indépendance de l'ancien Congo belge.
De leur côté, les ONG actives dans le Kivu estiment que les populations restent en danger, à cause des exactions menées à la fois par les groupes rebelles et l'armée régulière.
Verdict sans appel du général : "La Monuc pourrait faire beaucoup mieux avec les moyens dont elle dispose, ses 18 hélicoptères notamment, qui pourraient servir à marquer une présence". Pendant la semaine passée par le général Ganascia en RDC, y compris dans une "base temporaire avancée" de la Monuc, pas un seul de ces hélicoptères n'a quitté le sol. "Nous avons aussi constaté un sous-emploi des capacités humaines", note l'expert militaire, qui a eu le sentiment qu'un officier de la Monuc "se retenait, ne prenait pas l'initiative de patrouilles dans les villages exposés et ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus". Faute d'action, certaines des bases temporaires avancées n'ont pas "d'impact dissuasif clair" et ne contribuent pas à "changer la perception des populations sur leur sécurité".
Le général Ganascia note aussi un manque de direction homogène des opérations. Les responsables des Nations unies en RDC renvoient aux commandement militaire pour les questions liées aux directives opérationnelles. En clair, il n'y a pas de direction politique de la Monuc, d'où un problème sérieux d'efficacité. Le général Ganascia, qui a aussi travaillé sur la réforme des services de sécurité en République de Centrafrique, pour le compte d'un organisme privé mandaté par l'Union européenne (UE), a été envoyé par la même ONG active en RDC à New York et à Washington, où il a rencontré des responsables onusiens, du département d'Etat américain et des membres du Congrès.
Pour l'instant, il est question du retrait de 2000 hommes de la Monuc. Le Conseil de sécurité doit voter en mai le renouvellement du mandat de la Monuc pour un an, assorti d'un plan de retrait. Le général Ganascia rappelle que les enjeux liés au dossier ont en partie pour "toile de fond la contestation politique, en Afrique, de la présence des missions de maintien de la paix des Nations unies". Reuters

CEPGL: la RDC, le Rwanda et le Burundi ouvrent leurs frontières 24h/24
Les frontières entre le Burundi, la RD Congo et le Rwanda resteront désormais ouvertes 24 heures sur 24. Cette décision ressort de la rencontre des gouverneurs de provinces des trois pays réunis pendant deux jours à Gisenyi, ville rwandaise située à la frontière avec la RD Congo au Nord-Kivu. Le poste frontalier de la corniche entre Goma et Gisenyi a servi d'expérimentation depuis hier.
Dorénavant, les frontières physiques entre le Burundi, la RD Congo et le Rwanda sont ouvertes. Plus de barrières administratives pour les déplacements dans l'une ou l'autre direction. De nuit comme de jour, les populations rd congolaises, burundaises et rwandaises pourront désormais traverser les frontières sans aucune crainte. Ainsi, la frontière entre la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et Gisenyi, une préfecture rwandaise frontalière à la RD Congo, a depuis hier, servi de cobaye à cette décision issue de deux jours de réunion entre les gouverneurs de province de ces trois pays de l'ancienne Afrique belge.
Gabriel Toy, secrétaire exécutif permanent de la CEPGL, cité par Radio Okapi, parle d'une avancée considérable dans le processus de relance de cette organisation sous-régionale. " Il s'agit d'un grand acquis pour les populations de la région. Il va y avoir des retombées très positives en matière de développement économique et social. Quand vous travaillez la moitié du temps, vous avez la moitié des bénéfices que vous devriez enregistrer. Il y a donc un multiplicateur au niveau des affaires", a-t-il expliqué.
Après Goma et Gisenyi, les informations en notre disposition attestent que les frontières de Ruzizi 1 et 2, Kavinvira-Gatumba-Bugarama, resteront ouvertes après une évaluation de la phase expérimentale attendue pour le trimestre prochain. "La quasi totalité des recommandations adoptées lors de la première réunion de Bukavu ont été exécutées ", a constaté le secrétaire exécutif permanent de la Cepgl. Il s'agit notamment des visites entre gouverneurs, de la coopération en matière de sécurité - qui passe par une surveillance conjointe des frontières - et de l'encouragement à la libre circulation des personnes et des biens.

Obligés de cheminer ensemble
La RD Congo, le Rwanda ainsi que le Burundi ont l'avantage de partager une histoire commune. Celle d'être des anciennes colonies belges. La création de la Communauté économique des pays des grands lacs (CEPGL) avait, entre autres mérites, le renforcement des liens de convivialité entre les populations des trois pays. Ce, en plus des avantages économiques, liés notamment à la libre circulation des personnes, des biens et des services. Malheureusement. L'initiative Cepgl n'a pas fait long feu à cause des divergences idéologiques et politiques des dirigeants des trois pays.
La situation s'est davantage dégradée après les années 90 qui annonçaient une nouvelle ère politique consécutive à la " Glastnost " ou pérestroïka de Michaël Gorbatchiev. Après 1990 donc, beaucoup de choses se sont passées dans les relations de coopération entre le Rwanda, la RD Congo et le Burundi. Sur le plan des politiques internes, les trois pays ont traversé des années d'instabilité politique permanente consécutive aux rébellions. Ainsi, les changements politiques intervenus au Burundi, en RD Congo et au Rwanda n'ont pas joué en faveur de la survie de cette structure sous-régionale. Bien plus, les trois pays avaient renforcé les formalités administratives dans leurs frontières communes.
Après des décennies de méfiance mutuelle, la raison semble finalement l'emporter sur la suspicion. Naturellement, le chemin de l'harmonisation des liens, de la reprise de coopération entre la RD Congo et ses deux voisins aura été l'un des plus longs. Toujours est-il qu'en Relations internationales, seuls les résultats comptent. Au stade actuel, il ne serait pas déconseillé de renforcer la sécurité aux frontières, sans basculer ni dans la rançon ni dans la tracasserie des populations. Pour rappel, la délégation de la RDC à la réunion de Gisenyi était composée du gouverneur du Nord-Kivu accompagné des vice-gouverneurs du Sud-Kivu et du Katanga. Laurel KANKOLE

NATION

Les activités minières et l'exploitation forestière illégale, une menace pour les gorilles en RDC
Les gorilles pourraient avoir disparu d'ici une quinzaine d'années, si rien n'est fait pour les protéger du braconnage et du trafic illégal, et pour enrayer la dégradation de leur habitat, ont alerté, dernièrement, des experts du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en rendant public un rapport réalisé avec Interpol, lors de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites).
"Des informations récentes montrent que la situation est alarmante", affirme Ian Redmond, chef du programme de protection des grands singes au PNUE. L'animal, présent dans dix pays d'Afrique centrale, fait face à une conjugaison de menaces qui gagnent toutes du terrain.
La consommation de sa viande est en augmentation, encouragée par la croyance dans ses vertus curatives et fortifiantes. "Je peux comprendre, dit M. Redmond. Si j'avais grandi dans un village où le médecin me dit que pour guérir mon enfant, il faut frotter un doigt de singe sur ses blessures, je le ferais." L'espèce est aussi la proie de trafiquants internationaux qui capturent les petits gorilles pour les vendre comme animaux de compagnie ou de collection. Quatre sur cinq meurent dans l'opération et deux adultes sont tués au moins à chaque capture. Les activités minières et l'exploitation forestière illégales constituent une autre grande menace, surtout en République démocratique du Congo (RDC). "Les concessions illégales s'étendent, détruisant la forêt qui est l'habitat des gorilles, affirme Christian Nelleman, du PNUE. Nous sommes concernés, car les ressources pillées sont vendues à des compagnies européennes ou asiatiques. Ces activités rapportent des centaines de millions de dollars par an."

Braconniers surarmés
Les mammifères sont en outre chassés pour nourrir les employés des mines. Les déplacements de population liés aux conflits armés aggravent la situation : les réfugiés chassent pour se nourrir, et brûlent les forêts pour produire du charbon de bois. Enfin, le virus Ebola menace les populations de gorilles, même au Congo-Brazzaville, où les animaux sont pourtant davantage protégés.
"Il ne s'agit pas de petits problèmes environnementaux, mais de crime organisé, affirme M. Nelleman. Mais Interpol, avec 1 million de dollars par an, n'a pas les moyens d'investiguer." La police et les douanes des pays concernés sont souvent défaillantes. Les agents des parcs nationaux ne sont pas assez nombreux et entraînés pour faire face à des braconniers surarmés. Dans le parc national de Virunga en RDC, près de 200 gardes ont été tués en quinze ans. Selon M. Nelleman, le mandat de la force de maintien de la paix sur place, la Monuc, devrait être étendu au contrôle des ressources naturelles.
Quelques expériences positives offrent tout de même des raisons d'espérer, selon M. Redmond. "Le programme de sauvegarde du gorille des montagnes, qui repose sur la coopération entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda, et le développement de l'écotourisme donnent des résultats, même fragiles", affirme-t-il. Le Monde

ADIB fait un diagnostic sévère sur la gouvernance du Sud-Kivu
L’association pour la défense des intérêts de la ville de Bukavu (ADIB), dans la province du Sud-Kivu, a organisé du 17 au 19 avril 2010 dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, un séminaire atelier sur la problématique d’une gouvernance responsable et durable dans ladite province. Ces assises ont été animées, tour à tour, par d’éminentes personnalités du monde scientifique, politique et académique.
Ces brillants orateurs ont développé, respectivement, des sujets comme: «L’impact des migrations et des guerres sur la gouvernance du Sud-Kivu en incluant les mauvais traitements infligés aux victimes», «Les violences de toutes natures, ainsi que la violation massive des droits de l’homme et la communication politique en rapport avec la bonne gouvernance au Sud-Kivu»; «Le leadership en rapport avec la gouvernance dans cette province en mettant en relief le conflit existant entre l’élite économique et intellectuelle de la province»; «Le rôle de la société civile dans le cadre d’une gouvernance responsable et durable au Sud-Kivu»; «L’impact du ledership du pouvoir coutumier sur la gouvernance de cette province».
Le Pr Ndaywell, dans sa communication, a mis en garde les populations du Sud-Kivu contre certaines croyances et idées selon lesquelles aucune de leurs communautés ne doit souffrir d’un quelconque complexe de persécution ou de culpabilité. Au regard des migrations et des conflits survenus dans la région, il est question que les uns et les autres s’apprécient mutuellement.
Le Pr Dominique Mwenze, à son tour, a déclaré que le déficit de communication politique entre les dirigeants et les administrés du Sud-Kivu semble être pour beaucoup dans le malentedu à l’origine des conflits intercommunautaires et de leur impact négatif sur la gouvernance. Cela, suite à l’absence d’une frange importante de la population aux projets initiés par les autorités de la province. D’où, la nécessité de promouvoir, au Sud-Kivu, une communication permanente, susceptible de rassembler les populations autour des objectifs à atteindre, grâce à la participation de tous.
Pour le Pr. Ferdinand Mushi, la mauvaise gouvernance au Sud-Kivu a conduit à l’extrême appauvrissement des populations locales et à la méfiance totale de celles-ci à l’endroit de leurs autorités. L’enjeu principal dans cette province est la conjugaison de la paix, de la sécurité des personnes et des biens ainsi que l’intégrité du territoire national. Raison pour laquelle il est urgent d’y placer des dirigeants capables de réaliser les trois valeurs essentielles auxquelles aspirent légitimement les populations.
Dans la partie qui semble interresser au plus haut point le séminaire sur la problématique d’une gouvernance responsable et durable au Sud-Kivu, il y a lieu de remonter la question du repli identitaire en donnant un exemple concret qui n’est pas près d’être oublié. Il s’agit de la coexistence des Banyamulenge avec d’autres communautés du Sud-Kivu, a souligné le Sénateur Moïse Nyarugabo. Il a aussi indiqué à ce sujet que le repli identitaire comme handicap à une gouvernance responsable au Sud-Kivu ne se serait jamais produit chez les Banyamulenge si les autres communautés en présence ne se considéraient pas, à tort, comme supérieures à celle à laquelle appartient ce dernier. Selon lui, la réaction de la communauté des Banyamulenge aux prétentions de supériorité d’autres communautés de la province l’avait été dans le cadre d’une légitime défense. Ceci, se justifie par le droit naturel de chaque entité sociologique à l’existence et aux particularités qui les distinguent des autres. Répondant aux allégations du refus d’intégration des Banyamulenge à d’autres communautés du Sud-Kivu, Moïse Nyarugabo a expliqué qu’aucun problème ne se poserait si ces communautés apportaient la preuve qu’elles les acceptaient sans conditions avec les différences qui les caractérisent. Simard Simon TSOUMBOU

ETRANGER:
*Maroc : la vraie guerre contre le terrorisme
Depuis 2003, le Maroc a démantelé une vingtaine de cellules terroristes avant qu'elles mettent leur projet à exécution, cela n'a rien à voir avec la liberté d'opinion.
Après les attentats du 16 Mai 2003, qui ont fait 44 morts, le Maroc a adopté dans l'urgence, mais par consensus de tous les groupes parlementaires, y compris les Islamistes du Parti de la justice et du développement, une loi anti-terroristes. Elle ressemble à celles adoptées par les grandes démocraties. Elle permet aux services de police de prolonger la détention préventive, d'opérer des écoutes et de suivre les flux monétaires.
Il est évident qu'une telle législation est une loi d'exception, et qu'elle ne peut se justifier que par l'existence d'un péril réel. Or depuis 2003 il ntya pas eu d'autres attentats au Maroc. "ANNASSIR", une ONG Islamiste radicale, joue sur les mots pour dénoncer l'application de cette loi. La réalité est toute autre. Pas moins d'une vingtaine de cellules terroristes, organisées, ayant déjà planifié des actes terroristes, choisi les cibles, ont été démantelées et leurs membres déférés devant la justice. Une cellule à la ville Khouribga a été arrêtée alors qu'elle avait déjà confectionné les bombes qui devaient servir quelques jours plus tard.
La plupart des cellules terroristes arrêtées en Europe enregistrent une forte présence de Marocains, ce sont là des faits qui justifient pleinement la politique Sécuritaire, la loi anti-terroriste.

SALAFISTES ET JIHADISTES
L e Maroc est-il un terreau du terrorisme ? Non c'est faux. Mais ce pays a connu depuis les années 80 l'introduction d'un courant, la Salafiya Jihadiste, qui s'est incrusté dans les quartiers Suburbains. Le mouvement national Marocain, la lutte contre l'occupant ont été menés par les Salafistes, Allai El Fassi, Mokhtar Soussi sont de grands théoriciens de la Salafya. Ce mouvement de pensée, s'appuie sur l'Islam comme réfèrent Identitaire, non pas pour rejeter la modernité, mais pour la plier à ce qu'il considère comme des "Spécificités".
La Salafya Jihadia n'a aucun lien avec cette doctrine. Elle refuse la modernité. Elle ne reconnaît pas les Etats-Nation et rêve du retour à la "Ouma Islamique", elle considère comme un devoir religieux d'imposer l'Islam, partout dans le Monde et par la violence. Il n'ya pas de Salafistes Jihadistes pacifiques, parce que le Jihadisme, c'est la guerre contre tous les autres, considérés comme impie. Il faut donc une dose importante d'ignorance pour faire l'amalgame entre la Salafya et le Jihadisme.
Au Maroc ces groupuscules ont pu proliférer dans certains quartiers sans être inquiétés par les pouvoirs publics. Ceux-ci n'y voyaient pas de grands dangers. D'autant plus qu'en imposant une religiosité stricte, Ces groupuscules combattaient à leur manière des phénomènes de délinquance liés à la marginalisation de ces quartiers. Après le 16 Mai, les sécuritaires ont arrêté tous ces groupuscules. Le chiffre exact est de 3000 arrestations. Dont la majorité a été relaxée faute de preuves. Des abus ont été constatés et reconnus par les pouvoirs publics. Les militants des droits de l'home les plus résolus refusent de parler d'abus systématiques. Ceux qui ont été condamnés, l'ont été à l'issue de procès équitables de l'aveu de toutes les organisations de droits de l'homme.
La thèse des rares voix qui les défendent s'appuie sur les cas de ce que l'on désigne comme le "Cheikhs du Jihadisme". Il s'agit des théoriciens de ce courant qui parcouraient le pays pour répondre leur idéologie. Ils ont formé des centaines de Jihadistes, prôné la violence, déclaré la société Marocaine impie. Il est vrai par ailleurs qu'aucun d'entre eux n'avait de lien direct avec la préparation des attentats. L'incitation à la haine, à la violence, n'est pas considérée par la loi marocaine comme une opinion mais comme un délit grave. Les législations anglo-saxonnes sont permissives de ce point de vue, mais elles ne sont pas le modèle du législateur marocain.

Au-delà du sécuritaire
Présenter la lutte anti-terroriste au Maroc comme un simple acharnement sécuritaire est une hérésie absolue. Le pays mène une politique de sécularisation religieuse tous azimut. Le Roi, qui est aussi le commandeur des croyants, c'est-à-dire la plus haute autorité religieuse met toute son aura dans la balance. Il s'agit d'une véritable reconquête de l'espace religieux pour un Islam tolérant, ouvert, inscrit dans la marche vers la modernité. Contrairement à des pays, comme l'Egypte par exemple, le Maroc n'a pas reculé face au phénomène Islamiste. Bien au contraire le pays a promulgué le code de la famille le plus égalitaire du monde musulman et a préservé les libertés individuelles.
L'une des questions soulevées par " Annassir ", et qui trouve un écho chez certaines couches de la population, est la condamnation par les tribunaux marocains de citoyens qui complotaient contre l'Etranger. Le Maroc a démantelé des réseaux qui envoyaient des Jihadistes en Irak ou en Afghanistan renforcé AL QAIDA. Il le fait au nom de son engagement international de lutte contre le terrorisme. Il n'y a pas de " bon terroriste " pour la loi marocaine.
Il s'agit d'une vraie guerre qu'un pays qui entre de plein pied dans la modernité, même contre des courants régressifs alimentés par la précarité des couches les plus démunies de la société. Elle est économique, sociale, culturelle, mais aussi sécuritaire. Le Roi tient à ce qu'elle se fasse dans le cadre de l'Etat de droit. Les quelques abus constatés ont été sévèrement sanctionnés. Le fait que, jusqu'ici, les forces de sécurité ont toujours réussi à démanteler les cellules avant qu'elles ne passent à l'acte, ne signifie pas qu'il n'y a plus de danger. Comme toute la sphère arabo-musulmane, le Maroc se sait menacer et agit en conséquence. Il est puéril d'affirmer le contraire.

Ahmed Charai : Directeur de publication de l'hebdomadaire "L'observateur" ; Président de Med Radio ; Membre du Conseil d'administration de plusieurs ONG et Think-Tank US (CSIS, FPRI, SFCG).

La création d'un Etat non-viable au Maghreb n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis
La création d'un Etat non-viable au Maghreb "n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis", estime le Président du think tank américain, Foreign Policy Research Institute (FPRI), Harvey Sicherman, soulignant que Washington et l'Union européenne ont désormais une "cause commune", dont l'objectif est de mettre fin à ce conflit. "Les paramètres d'un règlement n'ont pas changé, dans la mesure où le Maroc ne peut pas renoncer à une partie de son territoire, pas plus que les Etats-Unis ne peuvent tolérer la création d'un Etat non-viable, qui plus est, aux dépens de leur allié, le Maroc", soutient M. Sicherman, qui était l'un des plus proches collaborateurs de l'ancien secrétaire d'Etat américain, James Baker, entre 1991 et 1992.
La résolution de ce conflit, qui entrave l'édification d'un meilleur avenir dans la région du Maghreb, est "tributaire d'un effort commun des Etats-Unis et de l'Union européenne qui est à même de trouver un règlement à cette question", poursuit le président de ce think tank, dans un essai sur la question du Sahara publié vendredi sur le site du FPRI.

La position US sur le plan d'autonomie réaffirmée sous l'Administration Obama
Il indique, dans ce cadre, que les Européens et les pays du Maghreb "sont pleinement conscients - et s'inquiètent - des conséquences d'un échec à capitaliser sur leur potentiel économique", en expliquant que pour la partie européenne de la Méditerranée, "une économie maghrébine en pleine croissance (...) est la meilleure panacée contre la pression des flux migratoires" clandestins. Pour l'instant, constate-t-il, les échanges commerciaux entre les pays de la région demeurent "insignifiants", notant dans ce contexte que les frontières algéro-marocaines restent fermées, dans l'attente de la résolution de ce conflit régional.
Harvey Sicherman relève, d'autre part, que la position des Etats-Unis vis-à-vis du plan d'autonomie dans les provinces du Sud a été réaffirmée sous l'Administration Obama, Washington ayant à plusieurs reprises qualifié cette proposition de "crédible" et "sérieuse".
L'"Humanitaire" comme couverture à des revendications passéistes
"Dépités par cette position de Washington et par un momentum politique qui leur est défavorable", l'Algérie et le polisario n'avaient de recours qu'auprès de certaines organisations non gouvernementales, dans le but d'instrumentaliser et de "théâtraliser" des cas prétendument humanitaires, a-t-il dit. "Malheureusement, a-t-il déploré, il y a toujours des ONG qui approuvent ce genre de tactiques et des responsables gouvernementaux auxquels manquent le courage de les dénoncer". Et de s'interroger pourquoi ceux qui ont "sympathisé" avec la dénommé Aminatou Haidar "n'ont pas eu la curiosité de se poser des questions sur ce qui se passe dans des les camps de Tindouf, où les populations, qui y sont parquées, sont soumises à un stricte contrôle de l'armée algérienne".
La cause internationale des droits de l'homme "sert ainsi de couverture à des revendications de libération nationale aux relents idéologiques d'un autre temps", fait remarquer Harvey Sicherman, qui avait aussi servi comme consultant auprès de l'ancien Secrétaire d'Etat US, George Shultz et de John L. Lehman, ancien secrétaire à la marine. Bien que l'Algérie traîne le polisario "comme un boulet", elle demeure "néanmoins incapable de se départir des causes obsolètes", martèle le président du Foreign Policy Research Institute.
Il insiste, par ailleurs, que la franchisse d'Al-Qaeda "a une préférence notoire pour les Etats faibles", ajoutant que "la dernière chose dont a besoin l'Afrique est un autre Etat dépendant et inepte" et que la lutte contre le menace grandissante d'Al-Qaeda dans la région est "dans l'intérêt commun des Etats-Unis, de l'UE et du Maghreb". MAP

La paralysie du ciel était-elle inévitable ?
La gestion de la crise provoquée par le volcan islandais suscite de multiples interrogations et mécontentements, quand ce ne sont pas des attaques franches. A la tête de la grogne, IATA, la puissante association mondiale des compagnies aériennes. Sur le banc des accusés, le très respectable VAAC de Londres, le centre d'études des cendres volcaniques.
Qui a ordonné la fermeture de l'espace aérien du nord de l'Europe jusqu'au sud de la France à l'issue de l'éruption du volcan islandais?
Ce cas de figure est prévu dans les statuts de l'Union européenne. Il est stipulé que pour assurer la sécurité aérienne européenne, les pays membres de l'UE doivent suivre à la lettre les recommandations de l'un des centres internationaux d'études des cendres volcaniques baptisés VAAC (Anchorage Volcanic Ash Advisory Center). Il y en a huit dans le monde, dont deux en Europe. L'un, basé à Londres, est responsable pour tout le couloir nord-est de l'océan Atlantique qui comprend l'Islande et la Grande-Bretagne. L'autre, situé à Toulouse, est chargé du reste de l'espace aérien européen, l'Afrique et le Moyen Orient. C'est tout naturellement le VAAC de Londres, le centre le plus proche du lieu de l'éruption du volcan, qui a recommandé à Bruxelles de fermer en partie l'espace aérien pour une durée indéterminée.

Qui conteste cette décision ?
Les attaques les plus virulentes contre la fermeture de l'espace aérien européen proviennent des compagnies aériennes représentées par leur association, IATA. Son président n'a pas hésité à qualifier cette crise de plus grave que celle provoquée par les attentats du 11 septembre. Mais IATA se défend de vouloir uniquement protéger ses intérêts économiques (la perte étant estimée à plus de 200 millions de dollars par jour). L'un de ses membres, la British Airways, remet ainsi en question les fondements scientifiques de la décision du VAAC, en l'accusant d'avoir fait preuve de zèle pour en imposer aux politiques.
Selon cette compagnie, le centre anglais d'études des cendres volcaniques a pris une décision lourde de conséquences, alors que ses scientifiques sont dans l'incapacité de faire un calcul précis de la concentration de cendres dans l'atmosphère. De fait, le VAAC travaille normalement sur la base des images satellites qui indiquent les déplacements des nuages sans qualifier en détail leur contenu.
Comment se défendent les scientifiques et les autorités ?
Du coté du VAAC, très peu d'informations filtrent jusqu'à présent. Elles se limitent à un simple communiqué où l'on peut lire " …Les conséquences pouvant être très importantes, nous avons dû réagir très vite… ". Le VAAC laisse ainsi entendre que ses scientifiques ont été guidés par le principe de précaution plutôt que par des preuves matérielles de la dangerosité des nuages volcaniques. Rfi

Rwanda: Deux généraux mis aux arrêts !
Deux généraux des forces armées rwandaises ont été suspendus de leurs fonctions et mis aux arrêts, indique mardi le quotidien progouvernemental New Times, qui précise que les chefs d'accusation vont de la corruption à la mauvaise conduite. Le major Jill Rutaremara a déclaré que le général Charles Muhire était accusé de "crime grave de corruption et abus de pouvoir" et le général Emmanuel Karenzi Karake de "conduite non conforme aux principes qui régissent la discipline des forces rwandaises de défense". Ancien chef d'état-major des forces aériennes, le général Muhire avait été nommé le 10 avril dernier à la tête de la force de réserve de l'armée. Le général Karake, a quant à lui, revêtu les fonctions de vice-commandant de la mission de paix conjointe de l'Union africaine et de l'Onu (Minuad) dans la région soudanaise du Darfour. Les deux généraux ont tous deux été commandants au sein du Front patriotique rwandais (Fpr), ancien mouvement rebelle, au pouvoir depuis la fin du génocide de 1994. MISNA

APPRENDRE & COMPRENDRE

Nouvelles révélations japonaises sur la cure d'eau
Ce qui suit, ce sont des extraits de La Cure d'Eau (Water Thérapy), publié par une association médicale japonaise.
L'objectif de la cure c'est le traitement de l'une ou l'autres des maladies suivantes:




- Médecine interne

1. Maux de tête, hypertension, anémie, arthrite, rhumatisme, paralysie faciale, paralysie générale, obésité, tachycardie (palpitations du cœur) asthénie (fatigue générale).
2. La toux, l'asthme, la bronchite pulmonaire, la tuberculose.
3. La méningite (maladie hépatique du foie), uropatie (rein).
4. Hyperacidité, ptôsis gastrique, dysenterie, (ulcération des intestins), ptôse rectale (descente d'organe), constipation, hémorroïdes, diabète.

- Ophtalmologie

5. Hémorragie ophtalmique (des yeux)
6. Anthénie (faiblesse des yeux)

- Gynécologie
7. Menstruations irrégulières
8. Leucorrhée (perte blanche)
9. Cancer de l'utérus.
10. Cancer du sein

- Oto-rhino-laryngologie (oreilles, gorge, nez).
11. Titinus (tintement dans les oreilles).
12. Rhinites (infection dans le nez)
13. Laryngite (infection du larynx et de la gorge)
Cette cure d'eau nous paraît incroyable et inconcevable, mais les faits prouvent qu'elle est fondée et recommandée. Boire une quantité d'eau plus grande à la fois rend le côlon plus efficace pour produire d'avantage de sang renouvelé connu en terme médicaux comme hématopoïèse (formation de globules rouges du sang). Ceci est rendu possible, par l'activation des replis de la muqueuse qui se trouvent dans le côlon et l'intestin et qui absorbent les éléments nutritifs de la nourriture que l'on prend et les tournent en sang neuf et frais. Cette théorie a été publiée dans un article écrit par un professeur d'une université médicale, il y a sept ans. En raison de l'insuffisance d'exercice du côlon, l'homme se sent épuisé, et parvient difficilement à se guérir. Le côlon d'un adulte mesure approximativement 8 pieds de long pouvant absorber les éléments nutritifs pris par le corps. Le côlon est nettoyé, alors les aliments que nous mangeons plusieurs fois par jour seront complètement absorbés par les replis de la muqueuse du côlon qui les transforme en sang neuf et frais. Ce sang se charge de nous guérir de nos maladies et on le considère comme la principale force dans le rétablissement de la santé, en d'autres mots, la cure d'eau nous rendra sains et prolongera nos vies mortelles.

Histoire de l'auteur
J'ai rencontré un homme d'un certain âge, il y a trente ans. Cet homme, assez âgé, paraissait très robuste et d'une santé extraordinaire. Je l'ai salué et je lui ai demandé s'il souffrait de quelque maladie.

Il me répondit:
"Depuis longtemps, je n'ai souffert d'aucune maladie. Mais, il y a longtemps, alors que j'avais vingt ans, j'ai souffert de gastrite (inflammations d'estomac) et je fus forcé de m'aliter pour une dizaine d'années. Pendant ce temps, j'ai été traité par cinq médecins qui me prescrivaient toutes sortes d'injections et de médicaments, sans résultats. Par la suite, un vieil ami médecin me dit que ni le docteur ni les remèdes ne pouvaient m'aider, aucun médicaments ne pouvaient me guérir, mais il existait une thérapie que je pouvais essayer."
Je lui demandais de quelle thérapie il s'agissait.

Il me répondit:
"Chaque matin, au lever, ne te lave pas la bouche, bois 1.260 centimètres cubes (soit 1,26 litre, environ six grands verres d'eau) sans arrêter et veille à ne pas manger avant de te coucher."
Il me quitta sans me donner aucun médicament. J'ai suivi ses indications et je bus les six verres d'eau: En moins d'une heure, je sentis le besoin d'uriner trois fois. Je mangeai mon gruau pour mon déjeuner et jamais, depuis une dizaine d'années, je ne l'avais trouvé aussi délicieux. Le matin suivant, j'ai encore bu la même quantité d'eau, mes intestins ont évacué tous les déchets stagnants. Je suis maintenant âgé de 68 ans. J'ai toujours suivi la cure d'eau et n'ai plus été malade; je n'ai même pas pris un rhume.
Au début, après avoir bu toute l'eau, je sentais mon abdomen rempli et j'éprouvais un mal de tête. J'ai réalisé que l'eau du robinet contenait des sels de calcium et de magnésium, ainsi que d'autres impuretés. J'ai alors décidé de faire bouillir l'eau et de la laisser reposer pendant la nuit de façon à laisser les dépôts se ramasser au fond. Le matin, je buvais l'eau claire du dessus.
Maintenant, plus de maux de tête, d'estomac ou de besoin d'uriner: j'éprouve un sentiment de bien-être. La cure d'eau a sauvé ma famille: lorsque mes enfants eurent la méningite, ils utilisèrent la cure d'eau et recouvrirent la santé. Ma femme dix ans passés souffrait d'une maladie du cœur et était obèse: elle ne mesurait pas cinq pieds de hauteur, mais elle pesait 120 kilogrammes. Après avoir suivi la cure d'eau, en moins de dix jours, tout disparut, et après deux mois, elle avait réussi à perdre 8 kilos."
Il y a quelques points qui doivent retenir notre attention au sujet de la cure d'eau: une personne malade trouvera parfois difficile de boire 6 grands verres d'eau d'un trait, mais elle doit être patiente et essayer de faire une marche ou de courir quelques instants. Elle pourra sûrement réussir à absorber toute la quantité d'eau requise. Après avoir bu, refaire l'exercice pendant une vingtaine de minutes, soit en courant ou en faisant du jogging. Le traducteur recommande le jogging sur place dans sa chambre à coucher à sa convenance.
Une personne malade qui ne peut se lever devrait, après la cure d'eau, prendre des respirations profondes, au lit, et se masser l'abdomen, ce qui aidera à faire passer l'eau dans le côlon de manière à laver les replis de la muqueuse intestinale. Il peut arriver qu'une personne souffre de selles claires, ou ait à uriner trois fois en moins d'une heure. Cependant, après trois ou quatre jours, tous ces ennuis disparaîtront (après une semaine, je ne sentais le besoin d'uriner qu'une fois après avoir absorbé l'eau).
Il y a sept ans, un professeur d'université au Japon publia une thèse concernant la fonction de l'hématopoïèse (formation des globules rouges du sang) et, jusqu'à maintenant, nul n'a tenté de contredire sa théorie.
L'expérience nous prouve que les personnes souffrant de gastrite obtiendront un soulagement après une cure d'eau d'une semaine; les hypertendus après un mois; pour la gastrite ptôsis (chute de l'organe), trois jours; la constipation, une journée; les diabétiques, une semaine; le cancer, un mois; les poumons et la tuberculose, trois mois.
Les personnes âgées atteintes d'arthrite ou de rhumatisme devraient suivre la cure d'eau trois fois par jour pendant une semaine, pour une complète guérison; au repas l'on peut prendre le breuvage habituel, mais ne pas boire pendant deux heures après les repas, s'abstenir de nourriture solide avant le coucher, c'est à dire, ne rien prendre avant de se retirer pour la nuit, surtout pas de pommes.

Conseils
- Se masser l'abdomen après avoir absorbé l'eau.
- Laisser l'eau dans un récipient (en verre), le soir, pour permettre aux résidus de se loger dans le fond (l'eau sera plus claire, le matin).
- Au début, boire la quantité d'eau que l'on est capable d'absorber et augmenter la quantité jusqu'à ce que l'on puisse en absorber 6 verres.

Conclusion
Sachant que le sang est composé de 90% d'eau, cette cure ne peut aucunement nuire , elle est bénéfique, c'est prouvé. Tiré de Wikipédia


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