BILLET
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.
José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(22/04/2010)
Rideau sur le premier acte du face-à-face Muzito-Députés.En attendant le deuxième acte mercredi prochain, l’heure est à l’entracte. Pendant que les différents acteurs peaufinent leur mise en bouche, dans l’assistance, on commente les scènes passées et on suppute sur la suite de la pièce. Toute cette métaphore théâtrale pour faire droit à ceux de Congolais pour qui les débats parlementaires s’apparenteraient à du théâtre. Ils ont, sans doute, tort ces compatriotes qui empruntent ce raccourci caricatural et donc forcément réducteur.
Mais, l’establishment politique -en ce compris les élus-aurait aussi tort- voire davantage -s’il se contentait de prendre ce jugement populaire au premier degré. En recourant au registre comique pour juger le personnel politique, les Congolais expriment leur dépit. A un an de la fin du tout premier quinquennat issu des élections pluralistes, l’ordinaire de «vrais gens» n’a pas changé. La même galère pour nouer les deux bouts du mois. Dans les bas quartiers de Kinshasa, le même chemin de croix pour se déplacer et s’approvisionner en eau potable et en électricité.
Or, vu de l’homme de la rue, l’après élections devaient se décliner en terme d’amélioration des conditions de vie. Et les candidats députés d’alors n’avaient pas lésiné sur les promesses. Pour se faire élire, nombre de prétendants ont pris des engagements sans commune mesure ni avec la vocation d’un député , ni avec les ressources propres du pays. Des ponts, des routes, des écoles, des hôpitaux, et même la gratuité des soins médicaux ont été promis à des Congolais à la pauvrété légendaire.
Conséquence de ce torrent de promesses, le pouvoir post-électoral a été pris au mot. Démagogues à l’extrême, nombre de députés ont du mal à affronter leurs bases respectives, faute de résultats palpables. Une petite planche de salut tout de même pour ceux des élus des agglomérations où certains de pans de 5 chantiers commencent à être visibles. Ceux-là ont, enfin, un semblant de bilan à brandir dans un an. Le reste, c’est-à dire la majorité de députés du pays profond, sont pris au piège de leurs promesses électorales. Ceux-là risquent d’être privés de scène à la deuxiéme mandature. C’est-à- dire dans pas longtemps. José NAWEJ
Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)
Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa. José NAWEJ.
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A La Une
FACE AU TROP PLEIN DE CANDIDATS A LA CANDIDATURE POUR GOUVERNORATS DU SUD KIVU ET DU MANIEMA
Le PPRD appelé à trancher
* La présence de prétendants inconnus fait des vagues
dans les rangs du parti présidentiel
Depuis que le Chef de l'Etat a agréé les lettres de démission des Gouverneurs du Sud Kivu et du Maniema, il s'observe, sur la scène politique, un déferlement d'ambitions qui laisse pantois les électeurs des provinces concernées. Il ne se passe, en effet, aucun jour sans que des noms de candidats à la candidature se déclarent, soit de leur propre fait directement, soit indirectement au travers de productions médiatiques qui, dans un pays comme la RDC, ne surprend plus sur le comportement de l'homme politique congolais.
D'ordinaire, les vacances constatées à la tête des deux exécutifs provinciaux du Sud Kivu et du Maniema sont censées susciter l'intérêt de différentes formations politiques qui doivent se lancer dans la compétition pour briguer ces postes. Il en est autant dans la jeune démocratie congolaise qu'ailleurs dans les vieilles démocraties.
Il ne reste, cependant, pas moins que chaque citoyen est libre de manifester ses intentions, quitte à savoir les canaliser, soit en solo, soit sous un label donné. C'est pour cette raison qu'en milieu de la semaine dernière, Forum des As s'était fait l'échos de la bataille déjà lancée pour les deux postes désormais vacants, juste au lendemain de la prise d'acte de la démission des deux Gouverneurs concernés.
Depuis lors, en effet, des noms ont circulés, sur lesquels les concernés n'ont pas encore daigné se prononcer officiellement. Rien que pour le Maniema, par exemple, plus de dix noms circulent à travers la presse. On parle de Raphaël Luhulu, Faustin Lwanga, Kalema Losona, Bosaga Sumaili, Godé Sabiti, Aaron Shabani, Pascal Nyembo, etc.
Le dénominateur commun de tous ces prétendants à la candidature pour la candidature est que ceux qui les avancent les donnent pour appartenant à l'AMP, particulièrement au PPRD, alors que ce parti ne s'est encore jamais prononcé sur la question. Et c'est dans cette expectative que s'ajoutent d'autres noms qui se produisent, cette fois dans une démarche plus structurée, si on peut dire ainsi. On cite, en effet, le cas d'un candidat du nom de Joseph Kokonyangi Witanene connu, pour les intimes, sous l'appellation de " José Kamundele. " L'homme se présenterait sous le label PPRD derrière une association dénommée " Solidarité des intellectuels pour la promotion du développement en territoire de Pangi" (SIPRODEPA).
Pour autant que pareille démarche réponde aux ouvertures démocratiques, certains fils du PPRD Maniema demeurent, cependant, curieux quant à la montée en puissance de cette initiative qui suscite des interrogations en tous genres au regard de la composition même de cette association qui regroupe des personnalités de plusieurs horizons politiques qui ne relèvent pas nécessairement de la majorité. On cite, notamment, des personnalités appartenant au RCD/Goma, au MPR, au MLC ou encore au CNDP. Une telle démarche suscite des interrogations quant à sa finalité, du fait qu’elle sort des canaux ordinaires du combat politique congolais, étant donné qu'un présumé candidat est en train d'emprunter des " voies non conventionnelles ", mais avec ceci de différent qu'elles (ces voies) charrient des éléments devant imposer une réaction du principal parti de la majorité, le PPRD. Non sans raison, puisque le candidat dont question, qui, raconte-t-on, bat déjà campagne dans les rues de son Pangi natal au Maniema, se réclame ouvertement du PPRD. Depuis son apparition dans l'espace politique congolais à la suite de la démission officielle de deux Gouverneurs de province, le nom de Kokonyangi, alias José Kamundele, ne cesse de hérisser la pilosité de certains hauts cadres du PPRD qui retracent déjà son parcours professionnel et politique jusqu'à divulguer son palmarès qui, à leurs yeux, ne serait pas des plus élogieux.
De cette situation, les observateurs invitent le principal parti de la Majorité, le PPRD à ne présenter que des personnalités ayant la carte du parti et aux mains propres par rapport à la gestion des mandats publics. En plus, face donc à ce déferlement d'ambitions, les observateurs interpellent les différentes familles politiques, le PPRD en tête, pour qu'elles offrent des garanties d'une sélection efficiente des candidats pour marquer une différence avec les réalités qui sous-tendent l'instabilité constatée des institutions provinciales.
Jonas Eugène KOTA
ENJEUX DE L'HEURE
LE PARTI CHER A TSHISEKEDI A PEUT-ETRE UNE CHANCE POUR SA REUNIFICATION
Des concertations politiques
pour «soigner» l’UDPS
* A l’issue de ces concertations, «un gouvernement consensuel et opérationnel» sera mis sur pied
Ecartelé entre plusieurs ailes qui s’affrontent parfois tout en se réclamant toutes de M. Etienne Tshisekedi absent du pays pour raison de santé, l’UDPS risque d’aller en ordre dispersé lors de prochaines échéances électorales. Heureusement pour ce parti malade de ses ailes qu’une dynamique tente d’arrêter l’hémorragie pour sauver les meubles et ainsi réunifier les différentes tendances pour revigorer cette formation politique dont la lutte pour la démocratie demeure inestimable et qui doit désormais s’impliquer pour le progrès social en RDC. C’est certainement dans ce cadre qu’il faut placer la dernière décision du collège des fondateurs portant convocation des concertations politiques. Ces pourparlers, indique le communiqué daté du 22 avril dernier et portant les signatures des fondateurs Protais Lumbu Maloba Ndiba et Zéphyrin Diayikwa Kimpakala, se tiendront du 05 au 13 mai 2010 à Kinshasa et viseront «l’identification des convergences et l’adoption des mesures susceptibles de réunifier l’UDPS afin de le doter d’un gouvernement consensuel et opérationnel, avec une direction à même de restaurer la cohésion au sein du parti». Il sera également question, dans ces concertations, de «redynamiser tous nos comités et de mobiliser les populations congolaises dans la perspective des échéances électorales de 2011». Il importe de signaler que c’est M. Corneille Mulumba qui est chargé de coordonner ces concertations. M. M.
Décision Nr 2010/CF/ZD-PL/Avril/001
Portant convocation des concertations politiques.
Le Collège des Fondateurs,
- Vu les statuts de l'UDPS tels que modifiés à Bondeko (Kinshasa) en date du 18 octobre 1994 par le Collège des Fondateurs;
- Considérant que cette version des statuts est la dernière à être adoptée avant l'éclatement du Parti en diverses ailes;
- Vu la désignation par le Collège des Fondateurs de MM. Zéphyrin DIAYIKWA Kimpakala et Protais LUMBU Maloba Ndiba en qualité de porte parole du collège au cours de sa réunion du samedi 27 mars courant ;
- Vu l'article 19 statuts, définissant les attributions du Congrès;
- Vu l'article 21 statuts, détaillant la composition du Collège des Fondateurs;
- Vu l'article 22 statuts, définissant les attributions du Collège des Fondateurs;
- Vu l'article 83 statuts, confiant les attributions du Congrès au Collège des Fondateurs;
- Vu l'article 85 du Règlement Intérieur, portant sur l'éventualité d'une prolongation de mandats et la désignation d'intérimaires;
- Vu l'article 114, point 3 du Règlement Intérieur, insistant sur la stricte application de l'exercice du rôle dévolu au Congrès par le Collège des Fondateurs;
- Considérant la cacophonie et la désorganisation qui a élu domicile au sein du Parti, ainsi que les conflits internes et les divisions qui minent toute sa crédibilité;
- Considérant que la proximité des échéances électorales de 2011 et l'ambition affichée par l'UDPS de les emporter haut la main et de diriger le pays imposent des mesures d'exception que seul le Collège des Fondateurs est habilité à prendre avant le Congrès inclusif;
- Considérant la nécessité de prendre des mesures radicales en vue de remettre l'UDPS sur les rails;
- Vu l'urgence et la nécessité;
Décide :
1. Il est convoqué des Concertations politiques entre tous les partis, ailes et courants de la famille UDPS.
2. Ces concertations se tiendront à Kinshasa du 5 au 13 mai 2010.
3. Ces Concertations auront pour objet : l'identification des convergences et adoption des mesures susceptibles de réunifier l'UDPS, de doter celui-ci d'un véritable gouvernement consensuel et opérationnel, une direction à même de restaurer la cohésion au sein du Parti, de redynamiser tous nos comités, et de mobiliser les populations congolaises dans la perspective des échéances électorales de 2011;
4. Monsieur Corneille Mulumba est chargé de coordonner ces concertations.
Ainsi fait à Kinshasa le 22 avril 2010
Pour le Collège des Fondateurs
Protais LUMBU Maloba Ndiba
Zéphyrin DIAYIKWA Kimpakala
ENJEUX DE L HEURE
INTERVIEW
Banza Mukalay : «Les événements de Mbandaka montrent, si besoin
en était encore, la nécessité de la présence de la Monuc»
Baudouin Banza Mukalay Nsungu, qui ne connaît ? Poids lourd de la scène politique zaïro-congolaise depuis près de deux décennies, cet élu de Lubumbashi n’ouvre sa bouche que quand il a à dire. L’importance des sujets d’actualité et la commémoration du 20ème anniversaire du discours historique du Maréchal Mobutu sur le lancement du processus démocratique ont amené le leader de l’UDCO à se confier à Forum des As.
Quelle lecture votre parti (UDCO) et vous-même faites-vous du bras de fer entre la Monuc et le Gouvernement congolais?
Je crois que la Monuc est partenaire du gouvernement congolais. Ils ont le cadre dans lequel ils échangent. Toute divergence n'est pas à mettre sur la place publique. Je souhaite que les rapports redeviennent calmes.
Que pensez-vous du retrait de la Monuc?
Il est vrai que la Monuc ne restera pas éternellement en RDC, mais en ce moment, la Monuc me paraît d'une importance capitale. Sa présence ne nous empêche pas de reconstruire notre pays, de payer les fonctionnaires, de donner à notre peuple des soins médicaux. A la limite, j'estime que ça ne devrait pas être un casus belli.
Que pensez-vous de la révision Constitutionnelle annoncée ?
La Constitution elle-même prévoit la procédure de sa révision ; je crois qu'il faut la respecter scrupuleusement. Je crois qu'il faut éviter de toucher à beaucoup de choses à la fois. La procédure exclut certains points qui ne peuvent être révisables.
A propos des élections de 2011, croyez-vous qu'elles auront lieu ?
Tout à fait, le Président de la République a donné sa parole. Des moyens ont même commencé à être débloqués en faveur de la Commission électorale indépendante.
Par lesquelles des élections souhaitez-vous qu'on commence, car les locales ont pris du retard?
Je pense qu'il faut commencer par les élections présidentielle et législatives pour stabiliser le pays et les locales vont immédiatement suivre. Ce serait suicidaire de tomber dans l'illégitimité au niveau des institutions nationales. Car, le pays serait ingouvernable. Etant donné le niveau de notre administration qui se recherche encore.
On ne vous a pas encore entendu sur Mbandaka ...
Ces événements sont malheureux. Nous les déplorons et les condamnons. Ils montrent, si besoin en était encore, la nécessité de la présence de la Monuc. Nous sommes un pays post-conflit. Notre armée et notre police en pleine formation ne disposent pas encore d'équipements nécessaires pour garantir totalement et efficacement la sécurité sur toute l'étendue du vaste territoire. Reconnaître cela n'est pas une faiblesse. Ce n’est pas non plus un manque de patriotisme. C'est plutôt un sens de responsabilité.
Que vous rappelle la date du 24 avril 1990 ?
C'est un grand moment de l'histoire de notre pays. Grand moment car, c'est le jour où le Président de la République, le Maréchal Mobutu Sese Seko avait lancé le processus démocratique dans notre pays. C'était l'ouverture de l'espace politique, syndical et même médiatique.
Etiez-vous déjà aux côtés du Maréchal Mobutu en ce moment ?
Non, là j'étais encore au Parlement (Conseil législatif). Mais après l'ouverture démocratique, je serai de ceux que le Président de la République va appeler au premier Gouvernement de transition, dirigé par le Professeur Lunda Bululu. Je m'occuperai du ministère chargé des relations avec le Parlement, avant d'aller gérer le ministère de l'Information et Presse. C'est là que je serais appelé au Bureau du Comité directeur du MPR (Mouvement populaire de la Révolution fait privé), comme 1er Vice-président chargé de la Coordination des activités du parti.
Il faut noter que dans son discours précité, le Maréchal Mobutu avait également démissionné du MPR. Il voulait rester au-dessus de la mêlée, être arbitre. Ainsi donc, M. Nsinga Udju a été le Premier président du MPR fait privé. À sa démission, il a été remplacé par le professeur Vundwawe Te Pemako. Après le conclave à N'Sele, les membres du Comité nouvellement élus ont demandé et obtenu le retour du président Mobutu à la tête du parti pour gérer au quotidien le parti, il m'avait fait l'honneur de me désigner comme son adjoint direct.
Pourquoi le processus démocratique a-t-il tant piétiné ?
Je crois que c'était dû à plusieurs facteurs. Il y a la peur de l'incertitude pour les uns et l'extrémisme pour les autres. Dans tous les cas, il faut mettre tout cela sur le compte de l'apprentissage de la démocratie. Nos frères de l'Opposition s'opposaient systématiquement à tout, ils voyaient des pièges partout en tout. Ils voulaient prendre le pouvoir dans la salle du palais du Peuple et ce, au nom du peuple, mais en réalité, en dehors de lui.
Quels sont les acquis de ce processus ?
Mal an, bon an, le processus marche. A part l'interruption qui a été faite par le Régime AFDL, ce processus a été relancé sous le régime du Président Joseph Kabila, qui a même réussi à le faire aboutir, en organisant les élections générales multipartites, libres et transparentes en 2006. Grâce à cela, nous avons des institutions légitimes élues. C'est très important. Propos recueillis par José NAWEJ
DANS LA FOULEE DE LA QUESTION ORALE ADRESSEE AU PREMIER MINISTRE
François Muamba à Adolphe Muzito : Quid du Gouvernement parallèle ?
Lorsqu'il intervient à la Chambre dans le cadre du débat général, François Muamba donne le " la " du ton de l'opposition. Au finish, son intervention s'avère l'étalon de la prestation de l'opposition. Le débat qui a suivi la question orale adressée au Premier ministre par Lucien Busa n'a pas dérogé à la tradition. Une quasi règle. Illustration
QUESTIONS ADRESSEES AU PREMIER MINISTRE LE 21 AVRIL 2010
Excellence Monsieur le Premier Ministre,
Vous êtes le Chef d'un Gouvernement qui, dans ses différentes versions, a l'honneur de diriger notre pays depuis bientôt 4 ans.
L'Opposition a de la mémoire et je gage que vous aussi, en avez une. Il vous souviendra donc, Monsieur le Premier ministre, que du haut de cette tribune, le 31 octobre 2008, je résumais de la manière suivante le contenu de votre Programme : Ce document n'est pas en mesure de rencontrer les objectifs recherchés à savoir, la paix, la sécurité, la bonne gouvernance, l'égalité des chances et la restauration de l'autorité de l'Etat.
L'occasion vous est donnée de me contredire :
1. De l'objectif de paix
Des accords politico-militaires ont été conclus tant avec l'Ouganda, qu'avec le Rwanda. Des opérations militaires conjointes ont été menées. Or, que ce soit en Ituri ou au Nord-Kivu, des tueries, des viols de femmes et enfants ou encore des affrontements entre groupes armés se poursuivent, provoquant encore et toujours des déplacements de populations par milliers.
Monsieur le Premier ministre, quand est-ce que notre pays retrouvera la paix promise avec fracas dans votre Programme depuis octobre 2008 ?
2. De l'objectif de sécurité
Dans les quartiers de la Capitale, dans nos villes, dans nos Territoires et dans nos villages, partout, l'insécurité règne et n'a d'égal que l'impunité dont tous les bandits de grands chemins sont assurés de jouir. Nos propres Services de sécurité ne sont pas en reste. Aux conflits locaux qui naissent dans l'Equateur, dans les deux Kasaï ou dans le Bas-Congo, c'est souvent l'incompétence, le manque de professionnalisme de ces Services qui les font dégénérer en des conflits meurtriers aux conséquences finalement incontrôlées, comme dernièrement à Mbandaka.
Monsieur le Premier ministre, quelle évaluation faites-vous de votre politique en matière de sécurité ? La restructuration de l'armée et de la police est-elle toujours d'actualité ? Et, puisqu'au moindre problème vous recourez systématiquement à l'appui de la MONUC, comment expliquez-vous par ailleurs l'empressement que vous mettez à la voir quitter le pays ?
En outre, bien des congolais qui veulent servir leur pays dans ces secteurs croupissent en prison, certains d'entre eux y meurent d'ailleurs et ce dans l'indifférence totale de votre Gouvernement qui avait pourtant promis à leur profit des mesures administratives de clémence.
Monsieur le Premier Ministre, où en sommes-nous à ce jour avec ce dossier ?
3. De la bonne gouvernance et de la restauration de l'autorité de l'Etat
Le constat le mieux partagé par tous, nationaux comme étrangers, est que, tout comme du temps du Patriarche Gizenga, le Premier ministre Muzito a, officieusement certes, délégué ses prérogatives constitutionnelles à un "Gouvernement parallèle", qui a son siège à la Présidence de la République.
Qu'en dites-vous, Monsieur le Premier Ministre ?
Dans la négative, pouvez-vous alors assurer à la Représentation nationale :
Que les mises en place opérées dans la Territoriale en violation de la Constitution et de l'esprit de Sun City : C'est vous.
Que les contrats léonins, tel celui qui nous lie désormais à certaines entreprises chinoises : C'est encore vous.
Que la revisitation ratée des certains contrats miniers qui crée l'insécurité juridique et judiciaire si préjudiciable à notre pays : C'est toujours vous.
Que le chaos créé dans le processus de remplacements du Gouverneur et du Bureau de l'Assemblée provinciale de l'Equateur: C'est définitivement vous ?
Excellence, Monsieur le Premier ministre, le peuple congolais et sa Représentation nationale sont impatients d'entendre vos réponses précises à toutes ces préoccupations. Et pour ma part, je vous souhaite de les convaincre.
Honorable Président, j'ai dit et je vous remercie.
François Muamba
Député et Président du Groupe MLC
RAPPORTS SUR LES EVENEMENTS DE MBANDAKA ET SUR L'ENLISSEMENT DU PROJET DEMOCRATIQUE EN RDC
Lambert Mende répond à l'Asadho
*Le caractère erroné du rapport de l'Asadho, selon Lambert Mende
Le rapport produit par l'Association africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) sur les événements de Mbandaka intitulé " Les Fardc et Enyele sont responsables notamment des exécutions sommaires " contient des informations soit erronées soit inexactes. Celui de l’International crisis group ICG intitulé " Congo : l'enlisement du projet démocratique " est venu alimenter la polémique autour des relations entre l'Etat congolais et la mission onusienne dans laquelle se sont engagés nombre d'acteurs nationaux et internationaux. C'est en ces termes que le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, s'est expliqué lors de son point de presse tenu jeudi 22 avril en son ministère.
*Le caractère erroné du rapport de l'Asadho, selon Lambert Mende
L'ASADHO vient de rendre public un rapport relatif aux événements du 4 avril à Mbandaka intitulé " Les Fardc et Enyele sont responsables notamment des exécutions sommaires ".
Le Gouvernement de la RD Congo qui prend très au sérieux toutes les dénonciations de violation des Droits de l'Homme par les membres de son personnel militaire a examiné très attentivement ce rapport et procédé pendant toute la journée d'hier à une série de vérifications de fond sur place à Mbandaka.
Il ressort de ce cross-checking un constat accablant : les 19 pages du rapport distribué aux quatre vents par l'ASADHO, manifestement rédigé à la hâte, constituent un véritable cas d'école d'imposture. La quasi-totalité des informations ou des faits présentés comme tels sont soit erronées soit inexactes. Les contre-vérités sont parfois d'une telle flagrance qu'on se demande si vraiment ceux qui se présentent comme les enquêteurs de l'ASADHO ont jamais mis les pieds dans le chef-lieu de la province de l'Equateur après l'agression du 4 avril dernier.
En effet, il appert après vérification auprès de toutes les sources citées par le rapport, que ces dernières n'ont jamais fourni à l'ASADHO les informations alarmantes qui leur sont attribuées. Ni les autorités politico-administratives, c'est-à-dire le Gouverneur Jean-Claude Baende et l'ensemble de son gouvernement, le Maire de Mbandaka et ses édiles, ni le Général Ekutsu et son état-major de la 3eme région militaire, ni le Général Gédéon et ses collaborateurs de la Police locale, ni les magistrats de la Cour Militaire et des juridictions civiles de Mbandaka ne se souviennent avoir rencontré une ou des personnes se réclamant d'une ONG dénommée ASADHO depuis les événements du 4 avril jusqu'à mercredi 21 avril au moment de nos entretiens avec eux. Ce fait en lui-même permet d'évaluer la crédibilité de l'affirmation en page 4 du rapport d'Avril de l'ASADHO selon laquelle ses enquêteurs auraient "... rencontré les autorités politico-administratives, judiciaires, militaires et policières ... ".
C'est probablement ce péché originel dès l'introduction du rapport qui détermine la suite des impostures alignées crânement par l'ASADHO. C'est ainsi qu'au point II du rapport relatif à " l'occupation de Mbandaka par les Enyele", on peut très aisément relever les inexactitudes ci-après :
1) II est dit que le Gouvernement de la République a accusé les Enyele de l'attaque contre Mbandaka le 04 avril 2010, ce qui est faux car au cours de notre point de presse tenu le 10 avril sur ces incidents, nous avions clairement parlé d'insurgés se réclamant d'un groupe dénommé " Nzobo ya lombo " ou " Bandits du village" sur la foi des documents trouvés sur les assaillants capturés. Nous avons par la suite multiplié des mises en garde aux médias et à l'opinion publique en général contre toute généralisation abusive, signalant que la majorité des membres de ressortissants d'Enyele étaient de bons citoyens à ne pas confondre avec des criminels dont certains n'appartiennent pas à ce groupe sociologique.
2) Le gérant du bateau Malaïka, propriété de la société GAP (Groupe Agro Pastoral) n'a pas été assassiné à Mbandaka au moment de l'arraisonnement (p.6) étant donné que l'arraisonnement a eu lieu à Nganda Congo à 150 Km de Mbandaka 3 jours avant l'assaut sur le chef-lieu de la province.
3) Le bateau dont le gérant a été abattu au port de Bankita s'appelle bien MB/Bozengo et non MB/Malaïka. Les 'enquêteurs' de l'ASADHO évoquent la première victime abattue par les assaillants de Mbandaka, feu Roger Mongapa gérant du MB/Bozengo, dont la dépouille a été transférée à Kinshasa pour enterrement aux soins du Gouvernement, en le nommant " Roger Musapa " et en le rangeant parmi les cas dits d'exécutions sommaires imputables aux Fardc, alors qu'il est notoire que ce gérant du bateau MB Bozengo a été tué par les " Nzobo ya lombo" au port privé de Bankita dès l'accostage de ces derniers. Quel crédit peut-on accorder à un rapport bourré de telles incohérences ? Comment des chercheurs qui s'étaient rendus à Mbandaka n'auraient-ils pas vu le MB/Bozengo, toujours immobilisé pour les besoins de l'enquête au port de Bankita où se trouve aussi le MB/Malaïka. Comment n'auraient-ils pas lu, ces chercheurs de l'ASADHO, la plaque commémorative portant le nom correct de l'infortuné Roger Mongapa, placardée bien en vue dans le débarcadère ?
4) Mais il y a pire. A force de vouloir faire feu de tout bois, les rédacteurs du rapport de l'ASADHO se sont entremêlés les pinceaux. En effet, dans le rapport, on peut lire que " M. Musapa, gérant du bateau de la compagnie maritime Malaïka "(s\c) a été tué à la fois par les Farde et par 'les Enyelë qui, selon l'ASADHO, n'auraient tué que 2 personnes. Une simple lecture permet de découvrir que "Roger Mongata, non autrement identifié ", et " M. Musapa, gérant du bateau de la compagnie maritime Malaïka " sont une seule et même personne. Qu'il s'agit de la même personne qui est appelée tantôt Mongata, tantôt Musapa. En fait une légende construite autour du martyre de Roger Mongapa, tué par les assaillants au port de Bankita.
5) Est également fausse, l'information lisible à la page 7, selon laquelle les prétendus 'Enyelë' " étaient habillés soit en pantalon ou culotte avec T-shirt de couleur rouge ". A Mbandaka tout le monde vous dira que les assaillants avaient au-dessus de leurs vêtements des oripeaux traditionnels en raphia. Les 'enquêteurs' d'ASADHO se seraient-ils rendus au chef lieu de la province de l'Equateur qu'ils auraient reçu, eux aussi, cette information.
6) Le rapport de l'ASADHO prétend qu'une femme a été violée par des éléments de la Police Nationale et cite comme source de cette information l'antenne locale du Bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits de l'Homme. Celui-ci, saisi par les autorités militaires des Farde pour en savoir plus, n'ont pas confirmé cette information.
7) S'agissant des affrontements à l'aéroport de Mbandaka, occupé par les assaillants le 4 avril dans l'après-midi, la contre attaque des troupes loyalistes n'a été lancée que le lendemain, lundi 5 avril, dans la matinée pour des raisons stratégiques. Il est donc faux de prétendre comme le fait l'ASADHO que les Farde y avaient attaqué les assaillants le jour même de l'occupation de l'aéroport, c'est-à-dire le 4 avril 2010.
8) Le chapitre consacré aux violations des Droits de l'Homme (pp 7-14) est lui aussi truffé de contre-vérités et approximations sans fondements réels. Le Conseil de guerre de Mbandaka a reçu, instruit et/ou jugé des plaintes ou dénonciations contre 10 militaires des Farde pour les incriminations suivantes liées aux événements du 4 avril :
1. Colonel Mateso : Pillage (Condamné) ;
2. Capitaine Kumeso : Lâcheté et pillage (Condamné) ;
3. Sous-Lieutenant Konemboyo : Pillage (Condamné) ;
4. Sous-Lieutenant Kelani Gbama Libio : Défaitisme (Instruction en cours) ;
5. Adjudant Bala-Bala : Meurtre d'un agent de l'ANR à l'aéroport (Instruction en cours) ;
6. Adjudant Bofola wa Bofola : Meurtre d'un agent de l'ANR à l'aéroport (Instruction en cours) ;
7. Adjudant Abdulaye Kalemire : Meurtre à Bolenge-Pêcheur à 10 Km de Mbandaka (une femme et un jeune homme) le 18 avril (Condamné) ;
8. 1er Sergent-Major Kasongo Saïdi : Meurtre à Bolenge-Pêcheur à 10 Km de Mbandaka (une femme et un jeune homme) le 18 avril (Condamné) ;
9. Sergent Masongo Akawa : Meurtre à Bolenge-Pêcheur à 10 Km de Mbandaka (une femme et un jeune homme) le 18 avril (Condamné) ;
10. Sergent Mamwane Zeno : Pillage (Instruction en cours).
9) En ce qui concerne les exécutions sommaires et morts accidentelles, que l'ASADHO a chiffré à 49 personnes ! On peut sérieusement s'interroger sur la provenance de chiffres aussi rocambolesques quand on sait qu'à Mbandaka, en dehors des camps militaires, il n'a été observé en tout et pour tout que 4 deuils organisés en mémoire de personnes civiles mortes des suites des affrontements du 4 avril. Toutes les familles touchées par ces deuils avaient sollicité et obtenu l'assistance du Gouvernement provincial. Deux des corps qui ont occasionné ces rassemblements mortuaires avaient été rapatriés sur Kinshasa, les deux autres ayant été inhumés à Mbandaka. Même les assaillants morts au combat ou lynchés par la population ont reçu une sépulture digne. Les morts dont parle le rapport de l'ASADHO devraient avoir des parents sur place mais personne n'est parvenu à les identifier. On voit mal une famille congolaise renoncer à porter le deuil d'un être cher quelles que soient les circonstances du décès.
10) Comment comprendre que les Farde qui ont fait prisonniers 58 assaillants "Nzobo ya lombo ", dont la vie a été épargnée alors qu'ils avaient été capturés armes à la main en soient venus selon l'ASADHO à exécuter sommairement 49 civils inoffensifs au motif qu'ils auraient collaboré avec lesdits Nzobo ya lombo ?
11) II est de notoriété publique que les populations de Mbandaka se sont dans leur quasi-totalité défiées des assaillants dont ils avaient lynché quelques uns et ont collaboré avec les FARDC. Il n'y avait dès lors aucune raison pour l'Armée à s'en prendre à ces populations, au contraire.
12) Quelques 5 complices des Nzobo ya lombo ont été interpellés et interrogés avant d'être déférés à la justice. Aucun d'entre eux n'a été tué.
Il y a dans le rapport de l'ASADHO un présupposé surréaliste d'une guerre où l'on ne doit pas questionner les complices des assaillants par respect pour leurs droits humains.
13) II appert assez clairement que le rapport de l'ASADHO a été rédigé sur base de messages envoyés de loin et repris sans la précaution minimale d'en vérifier l'authenticité, la crédibilité du correspondant et ses intentions.
On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu d'erreurs commises dans la gestion de l'attaque terroriste sur Mbandaka. L'opinion se souviendra que le Gouvernement a distribué des sanctions positives et négatives relativement à ces événements. Mais l'on ne peut pas prétendre que les Farde avaient tort de prendre le maximum de précaution contre les ruses éventuelles de l'ennemi qui, il faut le rappeler, avait recruté dans ses rangs même des enfants, dont l'ASADHO renseigne que 8 ont été remis à l'Unicef après avoir été appréhendés par les Farde lors des affrontements du 4 au 5 avril. On ne peut demander à nos militaires de ne plus se conformer à l'art de la guerre.
Quant aux dérapages avérés, il est inutile de rappeler que la justice militaire s'en occupe, comme le reconnaît par ailleurs l'ASADHO qui signale que les avocats des prévenus ont témoigné que les procès se sont déroulés dans le respect des droits de la défense. Inutile de rappeler que la justice militaire a sévi même contre les hauts gradés.
14) L'ASADHO se dit préoccupée par le sort de 53 personnes arrêtées lors des affrontements du 4 au 5 avril qui restent détenues à la base de l'Etat-major de la 3ème région militaire, sans en indiquer les identités, qualités et motifs d'arrestation s'il échet. Elle devrait commencer par nous renseigner à cet égard.
15) S'agissant des recommandations du rapport de l'ASADHO, il sied de relever que les programmes de développement socio-économique n'ont pas attendu le rapport de l'ASADHO pour être mis en œuvre. Une approche plus objective de ce fait devrait démentir l'accusation gratuite de l'ASADHO qui prétend que le Gouvernement central est responsable des conditions socio-économiques difficiles dans lesquelles vivent les populations de l'Equateur en général et celle de Mbandaka en particulier, tout autant que de l'aggravation du conflit actuel. En fait, il s'agit là d'une propagande mal fichue dont la résonnance révèle à qui veut comprendre les sources politiciennes de ce rapport qui ne repose sur aucune motivation humanitaire.
Somme toute, en vertu du principe selon lequel la fraude corrompt tout (Fraus omnia corrumpit), ce rapport ne doit pas retenir l'attention qu'il aurait mérité s'il avait porté sur des faits avérés. Le seul regret, c'est qu'après que l'affaire dite de l'uranium ait révélé que les activistes de l'ASADHO n'hésitaient pas à élaborer des faux rapports sur leur pays uniquement pour garantir leur pain quotidien, cette pratique exécrable continue d'être d'actualité. Lambert MENDE OMALANGA .
INFOS INFOS.
LANCEMENT OFFICIELLE DE LA COMMISSION NATIONALE
La RDC lance le programme de normalisation de l’OHADA
Le vice Premier ministre, ministre de Poste, Téléphone et Télécommunication, Simon Bulupuy Galati, accompagné par le ministre de la Justice et Droits humains, Luzolo Bambi, a procédé samedi 21 avril 2010, au lancement officiel de la Commission nationale de l'organisation pour l'harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). Cette commission constitue un relais entre l'organisation communautaire et la RDC. Les membres de ladite commission vont créer une dynamique favorable de l'Etat en assurant l'encadrement du processus afin qu'il se poursuive de la meilleure façon possible. Cette tâche a été provisoirement accomplie par la commission permanente de réforme du droit congolais. La commission nationale OHADA en RDC, créée par le décret n°010/13 du 23 mars 2010 est placée sous l'autorité du ministre de la Justice et Droits humains, Emmanuel Luzolo Bambi. Aux termes de l'article 2 du décret, la commission nationale OHADA est chargée de l'étude et du suivi des questions relatives à la coopération et à l'intégration en matière du droit des affaires.
Les attributions générales de la commission nationale OHADA visent le traitement, la mise en œuvre et le suivi des actes et des décisions relatifs à l'harmonisation du droit des affaires en Afrique ; l'étude des avant-projets d'actes uniformes ou de règlement et formulation d'observation pour le compte du gouvernement ; l'organisation et le suivi de la mise en conformité du droit national par rapport au droit des affaires harmonisé ; la promotion de la formation sur le droit des affaires harmonisé…
Il s'agit là des attributions importantes dont l'exécution responsable par les membres de la commission contribuera à l'assainissement du climat des affaires dans le pays. La commission comprend en son sein les délégués des institutions de la RDC, des services de l'Etat ainsi que des organisations privées intéressées à l'amélioration du climat des affaires.
La feuille de route de l'OHADA prévoit, notamment, la vulgarisation du droit OHADA, la formation des formateurs, l'impression de l'étude de mise en conformité déjà élaborée ainsi que l'impression de l'étude des modalités d'adhésion, la distribution des ouvrages, la formation des juristes et la sensibilisation.
Au regard de l'importance des attributions confiées à la commission, celle-ci est appelée à jouer un rôle capital dans l'assainissement de l'environnement des affaires et dans la garantie de la sécurité juridique et judiciaire en RDC. Cela va augmenter, sans doute le flux des investissements. Et la santé de l'économie nationale connaîtra un rayonnement significatif.
C'est pourquoi, avant de terminer son propos, le n°1 de la Justice a lancé un appel pressant à tous les membres de la commission de prendre conscience du rôle primordial qui est le leur en mettant tout en œuvre pour donner à la commission toutes les chances de s'acquitter de sa lourde mission. Simard Simon TSOUMBOU
Problématique des sites querellés : Maj Kisimba plaide pour le collectif des enseignants
Les enseignants bénéficiaires des parcelles sur le lotissement " Israël " dans la circonscription foncière de la N'Sele Maluku à l'Est de la ville de Kinshasa, pourraient bénéficier d'un autre site pour des raisons d'intérêt général, estime le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy.
Le ministre qui a débuté samedi, par ladite circonscription, la visite d'inspection des lotissements à problème, a constaté que ce site autrefois attribué à un collectif des enseignants pour construire des maisons d'habitations a été en même temps attribué à l'hôtel de ville de Kinshasa (HVK) qui, avec le concours de l'Union européenne, est déjà avancé dans les travaux de construction d'une usine de traitement des déchets dans le cadre de l'assainissement de la ville de Kinshasa.
Maj Kisimba Ngoy qui a exprimé sa satisfaction du gigantesque travail en cours abattu par l'Union européenne sur ce site pour l'intérêt commun. Pour lui, si le travail d'assainissement de la ville de Kinshasa rentre dans le cadre du programme du Chef de l'Etat, qui veut voir la capitale de la RDC se moderniser, cela ne peut se réaliser au préjudice d'une catégorie des personnes, notamment celles dont le secteur d'activité constitue aussi une des préoccupations du président de la République pour l'avenir de la Nation.
C'est dans ce contexte que Maj Kisimba a saisi cette opportunité pour instruire, d'approfondir me plus vite que possible, l'étude de ce dossier en vue de trouver les voies et moyens de sauvegarder les intérêts des uns et des autres pour saisir le vœu du Chef de l'Etat qui a déclaré 2010 l'année du social. Ainsi, Maj Kisimba a émis le vœu de voir ce dossier aboutir avec l'attribution d'un autre site aux enseignants pour protéger aussi leurs intérêts dans le cadre du social.
Poursuivant sa tournée jusqu'à la Sidérurgie de Maluku, le ministre qui était accompagné de l'autorité urbaine et des représentants de son collègue de l'Urbanisme et Habitat, a fait convoquer tout ceux qui ont construit sur les emprises tout au long de la route Kinshasa-Kikwit afin de les prévenir des limites à respecter à partir de la grande avenue pour ériger leurs constructions. Il a conseillé aux uns et aux autres d'arrêter leurs travaux avant de connaître ce qui a été décidé par l'Etat dans le cadre d'aménagement de la ville. Cette invitation concernait aussi ceux qui ont construit sur le couloir de servitude, c'est-à-dire en dessous de la ligne à haute tension de la Snel ainsi que ceux qui ont envahi l'Echangeur de Kinkole.
Le ministre a également décidé l'ouverture d'un dossier sur l'empiétement du Parc présidentiel de la N'Sele, propriété de l'Institut congolais de conservation de la Nature (ICCN). Les cas les plus flagrants sont ceux de la Fecofa, l'Ong SOS enfant, du Centre sportif Mikala et d'autres occupants. Ce parc comme les camps militaires ont été déclarés sites stratégiques qui méritent d’être protégés.
A ce sujet, le site qui abrite le Centre d'entraînement militaire de Kibomango, propriété des Fardc, a été aussi visité et les occupants anarchiques ont fait l'objet de l'interpellation. C'est sur recommandation du Président de la République qui a relevé un constat sur le ralentissement des travaux de reconstruction nationale à travers la ville suite aux lotissements et constructions anarchiques qui font l'écran sur certains endroits que le ministre Maj Kisimba a entamé cette tournée qui va se poursuivre dans la semaine.
FDA
Rapport mondial sur l'EPT 2010 : le cas de la RDC cité
Dans le cadre de la semaine mondiale d'action éducation pour tous (EPT), l'(UNESCO a présenté hier, le rapport mondial de suivi sur l'EPT 2010, au cercle français. Ce rapport qui a pour thème : " Atteindre les marginalisés ", comprend cinq chapitres. Une première dans l'histoire, la RDC a figuré dans le rapport mondial de suivi sur l'EPT 2010. Ce qui n'était le cas il y a deux ou trois ans. Parmi les six objectifs de l'EPT, le Pr. Gambembo a évoqué l'alphabétisation. A ce jour, a-t-il fait savoir, 153 millions (sur 759 millions) d'adultes sont dépourvus des compétences de base en lecture et en écriture, dont environ 18 millions en RDC.
Un autre élément évoqué, les gouvernements négligent l'alphabétisation, le cas de DSCRP1 en RDC. Ensuite, le rapport indique qu'en 2005, le taux d'analphabétisme aura reculé de 31%, au lieu de l'objectif de 50%. Le Pr Gambembo de l'Unesco qui a présenté ce rapport, a d'abord fait savoir que la marginalisation en éducation est le fait des inégalités extrêmes et persistantes au détriment de certaines populations. A l'entendre, les données sur le dénuement et la marginalisation en éducation mesurent notamment la pauvreté éducative et la pauvreté éducative extrême. Et de poursuivre, la pauvreté éducative résulte de l'accumulation de circonstances.
Le Pr Gambembo est convaincu que la marginalisation en éducation résulte de la combinaison de plusieurs types de désavantages. A ce sujet, il a évoqué deux causes omniprésentes, la pauvreté et l'inégalité entre les sexes. A cela, il a ajouté cinq processus principaux aboutissant à la marginalisation dont la pauvreté, la précarité, le travail des enfants, handicap et le VIH/Sida. Pour ces deux derniers cas, l'expert de l'Unesco a noté que 150 millions d'enfants d'âge scolaire sont handicapés, d'autres vivent avec des proches handicapés avant de souligner que la marginalisation varie selon le type et la gravité du handicap.
S'agissant du VIH/Sida, il a relevé qu'il y a 33 millions d'enfants. Selon lui, la stigmatisation et la discrimination institutionnalisée, la pauvreté et le décès des parents limitent l'accès à l'éducation et fragilisent l'apprentissage.
Le Pr Gambembo estime que les défis de l'EPT sont énormes. Il faut cependant être à la hauteur. Ainsi, il propose la définition des cibles d'équité concernant tous les objectifs de l'EPT et s'assurer qu'elles soient atteintes, l'inclusion des interventions des ONG dans les systèmes éducatifs nationaux et la garantie des droits de personnes marginalisées et aussi la mobilisation des ressources fiscales supplémentaires et rendre plus équitable la répartition des dépenses publiques.
Présent à cette cérémonie, le ministre de l'ESU Mashako Mamba, a interpellé tout le monde d'être le partenaire privilégié de l'Education en RDC. Mathy MUSAU
L’OMEC réfléchit sur la ‘‘tolérance zéro’’ et la sécurité des journalistes
L'Observatoire des Médias Congolais (OMEC) organise du 27 avril au 3 mai 2010 avec l'appui de l'UNESCO, un atelier sur le thème : " La Tolérance Zéro et la Sécurité des Journalistes: Défis et Perspectives".
La cérémonie d'ouverture aura lieu dans la salle Père Boka du CEPAS. Elle sera présidée par le Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Intérieur & Sécurité, le Professeur Adolphe Lumanu Mulenda N'Sefu.
A cette occasion, les professionnels des médias et les invités pourront suivre deux importants messages délivrés par le responsable gouvernemental en charge de la Sécurité sur le thème : " Liberté de la Presse et Sécurité d'Etat : quelle ligne de démarcation ? ", et par le Procureur Général de la République sur le thème " Tolérance Zéro et Sécurité des journalistes : quelles garanties juridiques pour les médias ? ".
L'Atelier, qui va se poursuivre jusqu'au 3 mai 2010, journée internationale de la liberté de la presse, connaîtra d'autres temps forts avec le développement de plusieurs thèmes instructifs : " Tolérance Zéro, bonne gouvernance et liberté de la presse : les attentes de la communauté nationale" (par le professeur JC Ekambo) ; " Liberté de la presse et sécurité d'Etat : quelle ligne de1 démarcation, " (points de vue des services spécialisés) ; " Sécurité des Journalistes en RDC : bilan général " (par Donat Mbaya, président de Journaliste en Danger) ; " Code de Déontologie et d'éthique du Journaliste - lois sur la presse- Code pénal : conflit des textes ou des compétences ?" (par le Bâtonnier National Mbuyi Mbiye Tanayi) ; " Sécurité et Droits Sociaux des Journalistes " ( par Stanis Nkundiye, Secrétaire National du SNPP) etc.
La cérémonie solennelle de clôture interviendra le 3 mai, la journée internationale consacrée à la liberté de la presse. D'autres manifestations importantes seront associées à cette cérémonie.
Fait à Kinshasa, le 25 avril 2010
Pr Bernard Munsoko
Secrétaire éxécutif
PARTENARIAT MIGRATOIRE RDC/GRANDE BRETAGNE
Le vice-ministre Gata parle d’une année des résultats positifs à la MCDEM
09 février 2009, 09 février 2010, un an, jour pour jour depuis que la Maison des Congolais de l’étranger et des migrants (MCDEM) a été inaugurée. Pour marquer ce premier anniversaire de partenariat sur la gestion migratoire gouvernement congolais et le Royaume Uni ont organisé une conférence-bilan, le vendredi 23 avril dernier.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Ignace Gata Mavita a salué les résultats atteints en si peu de temps avant de mettre un accent particulier sur la réinsertion sociale des migrants de retour à travers des initiatives incitatives de développement. Le vice-ministre Gata a indiqué que le ministère des Affaires éntrangères qui s’est engagé à contribuer de manière particulière à la reconstruction nationale tient à la poursuite de ce programme.
Il a encore rappelé que la MCDEM est un projet initié par le ministère des Affaires étrangères, financé par la Confédération helvétique et exécuté par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ce projet, selon lui, a été renforcé par la Grande Bretagne, le 24 avril 2009, par la signature du partenariat migratoire, lequel est arrivé à son terme le samedi 24 avril 2010.
En plus, le vice-ministre Ignace Gata a fait savoir que ce projet a apporté un appui fort appréciable à l’organisation du premier forum économique des investisseurs congolais de la diaspora, les campagnes de sensibilisation menées conjointement ont permis d’atteindre des dizaines de milliers des migrants potentiels de manière directe et indirecte.
C’est ainsi qu’il a remercié le gouvernement britannique pour sa contribution au développement dont la quotité annuelle a été portée à environ 15 millions de dollars américains.
Migration de développement
L’Ambassadeur de la Grande Bretagne, Neil Wigan a fait remarquer que son gouvernement travaille en partenariat étroit avec le gouvernement congolais et l’OIM dans la promotion d’une migration bien gérée qui contribue au développement de la RDC. Il s’est dit fier de tout ce qu’ils ont réalisé à travers la MCDEM, avant de citer le financement de la campagne dinformation à grande échelle, qui relate les réalités liées à l’expérience de la migration, tant régulière qu’irrégulière. «Tous nos efforts visent à promouvoir une migration légale et à informer le public sur les dangers d’une migration illégale».
L’homme d’Etat britannique a salué la collaboration avec la Direction générale de migration (DGM): «Nous réalisons avec la DGM un grand nombre de projets destinés à renforcer la capacité de la RDC à gérer ses vastes frontières» a-t-il poursuivi avant de souligner que son pays est en train de construire trois nouveaux postes frontaliers modernes et informatisés le long de la frontière entre la RDC et l’Angola, ainsi que le Burundi.
La politique de migration simple
L’Ambassadeur Neil Wigan est convaincu que la politique de migration de la Grande-Bretagne est très simple et se veut transparente. «Nous encourageons les gens à venir en Grande-Bretagne», a-t-il lâché avant de soutenir: «Nous voulons attirer les personnes qui y apportent connaissances, talents, opportunités d’affaires et créativité. Ce qui contribue à notre économie et société. Nous voulons que des gens au pays de façon légale».
Pour ceux qui choisissent le retour volontaire, le diplomate britannique a expliqué que son gouvernement et l’OIM les aident à regagner leurs pays d’origine avec l’opportunité de se réinstaller et de construire un avenir durable, contribuant ainsi au développement de leur propre pays. A cette occasion, il a annoncé que son pays et l’OIM viennent d’introduire une nouvelle et généreuse enveloppe d’assistance pour des familles qui se trouvent dans une situation irrégulière au Royaume Uni et qui veulent rentrer chez elles volontairement, d’une façon pratique et soutenable. Mathy MUSAU
La RSA disposée à former des militaires congolais
Au cours de l’audience lui accordé samedi dernier à l’Etat-major général des FARDC, par le ministre congolais de la Défense nationale et des Anciens, Charles Mwando Nsimba, le Chargé d’affaires intérimaire de la RSA, M. Stephen Pearce a rassuré son hôte de la disponibilité de son gouvernement pour la formation d’un premier bataillon des militaires congolais.
M. Stephen Pearce, qui était accompagné du Colonel Mnguni Shipo Josiah, Attaché de la Défense sud-africaine, a évoqué, avec son interlocuteur, la planification de la logistique pour un meilleur encadrement au cours de la formation de ce premier bataillon des FARDC dont la durée a été fixée à un mois. FDA/ACP.
NATION:
DE RETOUR D'UNE MISSION A MBANDAKA
Le calme règne dans le chef-lieu de l’Equateur, affirme Alan Doss
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RDC, M. Alan Doss, a affirmé, à l’issue de l’audience que le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Charles Mwando Nsimba, lui a accordée le vendredi dernier, que le calme règne à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur. M. Alan Doss, qui revient d’une mission à Mbandaka, a fait savoir qu’il a échangé avec son hôte, qui le recevait dans ses bureau de l’Etat-major général au Mont Ngaliema, de la situation prévalant actuellement à Mbandaka, en soulignant l’importance du renfort dépêchés sur place par l’Etat-major général des FARDC.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies a, en outre, fait part de l’appui de la Monuc pour la stabilisation de la situation dans le chef-lieu de la province de l’Equateur.
De l’enquête de la Monuc à mbandaka
Alan Doss a également évoqué avec le ministre Mwando l’enquête diligentée par la Monuc pour déterminer les tenants et les aboutissants des incidents survenus les 4 et 5 avril derniers dans la ville de Mbandaka. Il a déclaré que ses services attedent les résultats de cette enquête afin de pouvoir se prononcer de manière ad hoc. Toutefois, le Représentant spécial de Ban Ki Moon n’a fourni aucune précision sur la durée de ladite enquête.
Porsuite des opérations contre les FDLR dans les kivu
Outre la situation prévalant à Mbandaka, dans la province de l’Equateur, les deux personnalités ont également échangé sur les opérations conjointes FARDC - MONUC contre les FDLR dans les provinces du Nord et Sud Kivu dans le cadre du Programme «Amani leo». Pour Alan Doss, lesdites opérations se poursuivent normalement. Il a fait savoir que ces opérations sont désormais dirigés contre des postes de commandement ou foyers résiduels des FDLR qui agissent depuis un certains temps en ordre dispersé. FDA/ACP
CULTURE & DETENTE
GRACE A LA PRODUCTRICE CLARISSE BABO
Reddy Amisi largue son nouvel album en Europe
Après un long moment d'éclipse, Reddy Amisi signe son grand retour sur la scène discographique. Ce " come back " de l'ancien musicien de Viva la musica a été rendu possible grâce à la productrice Clarisse Babo.
Le nouvel opus de Bailo Canto est sorti en premier lieu en Europe depuis le week-end dernier en support CD et DVD. Les mélomanes qui se procureront l'œuvre de Reddy Amisi intitulée " "Likelemba " en CD, vont bénéficier d'un bonus de DVD contenant 5 clips vidéos.
" A Kinshasa " Likelemba " pourra être disponible dans les maisons d'édition, deux semaines après ", nous confirme une source proche du producteur de Bailo Canto.
" Likelemba " constitue le troisième opus de l'artiste depuis qu'il évolue de ses propres ailes après avoir passé de longs moments dans l'orchestre Viva la musica de Papa Wemba. L’album largué, la grande bataille reste la promotion de ce nouvel album, dont le producteur doit miser des moyens afin de convaincre les mélomanes. Car une chose est vraie, Bailo Canto avait disparu de la scène et que sa relance devra être accompagnée de bonnes stratégies notamment dans la promotion. Dieumerci MAYAMBI
Trophée Maïsha : la première édition vise les artistes de deux Congo
Tout travail bien fait mérite une récompense. Chaque année, les artistes de deux Congo, dans toutes disciplines, produisent des œuvres de haute portée devant être valorisées. C'est ainsi qu'un groupe des chroniqueurs culturels de deux Congo tant de l'audiovisuel que de la presse écrite, ont pensé primer les artistes à travers le trophée dénommé : " Maisha ", terme swahili qui signifie " vie ". C'est une façon pour les organisateurs de soutenir des créateurs des œuvres d'esprit que sont les artistes.
Parmi les particularités de ce prix, " Maisha " valoriser les arts plastiques. C'est ainsi que dans les rubriques retenues par les organisateurs de ce trophée, figurent des prix comme " meilleur peintre et meilleur sculpteur.
La première édition du trophée " Maisha " est annoncée au début du mois de février de l'année 2011. Pour réussir l'événement, les organisateurs travaillent d'arrache-pied à Maisha Park, un cadre très connu pour avoir abrité la défunte association des musiciens congolais. Dieumerci MAYAMBI.
Dakumuda bloqué pour lancer " Antenne parabolique "
Les mélomanes se posent des questions au sujet de la sortie sur le marché de l'opus " Antenne parabolique " de Dakumuda New Man, patron de l'orchestre Lavignora esthétique.
Depuis le lancement du clip du générique de la nouveauté de l'artiste à la télévision, rien ne se réalise concrètement alors que cela fait déjà plus d trois mois que la promotion de " Antenne parabolique " à travers son générique s'effectue sans problème. Malheureusement, la sortie tant attendue de l'opus n'est pas encore intervenue et jusque là, aucune date précise n'a été avancée par l'auteur de " tout est poussière ".
D'après des sources proches de l'artiste, c'est le producteur qui serait à la base de ce blocage. Il semblerait même que les violons ne s'accordent plus entre les deux parties. Dakumuda est appelé à se rattraper pour éviter de tomber dans le gouffre alors que les mélomanes avaient apprécié à leur juste valeur le générique de l'opus.Dieumerci MAYAMBI.
VIVEMEMT LE SPORT
EN BATTANT ENYIMBA (3-0) HIER AU STADE DES MARTYRS
V.Club prend une sérieuse option pour la qualification
Le week-end a été très chaud pour les deux représentants de la RDC aux huitièmes de finales de la 7ème édition de la Coupe de la Confédération, V.Club et DC Motema Pembe. Hier dimanche, V.Club a dominé Enyimba du Nigéria, battu par trois buts à zéro. Les trois buts de V.Club ont été marqués à la 1ère période. Alfred Mfongan a inscrit le premier but dès la 4ème minute, après que le gardien nigérian, Laurence John ait lâché un ballon tiré par Serge Lofo Bongeli sur balle arrêtée. A la 22ème minute, Laurence John commet une autre bêtise sur un ballon en retrait que le défenseur Ilonga n'a eu aucun mal à propulser aux fonds des filets dégarnis, de la tête. Alors que V.Club était dominé dès la fin de la 30ème minute, une contre-attaque amorcée par Eric Bokanga à partir de l'entre-jeu jusqu'au grand rectangle, a vu ce dernier fauché.
L'arbitre central rwandais, Munyemana Hudu n'a pas hésité à siffler un coup de pied de réparation. Le capitaine de V.Club, Serge Lofo qui a repris au sein de ce club n'a pas peiné à le transformer en but à la 39ème minute.
La seconde période, du reste dominée par le nigérian d'Enyimba Fc n'a apporté aucun autre but au marquoir jusqu'au dernier coup de sifflet. Ainsi, V.Club gagne son match aller par trois buts à zéro, se créant une marge en prévision du match retour prévu dans deux semaines.
Par contre, samedi dernier à Niamey au Niger, DC Motema Pembe est tombé les armes à la main devant le Fc Forces Armées du Niger. Battu par un but à zéro, DC Motema Pembe pouvait dominer le match si seulement ses attaquants étaient adroits. Ce score étriqué reste favorable à DC Motema Pembe qui reçoit son adversaire, dans deux semaines au stade des Martyrs. Pascal LIKANA.
CHAPIONNAT D'AFRIQUE U-17 RWANDA 20111
Les Léopards affrontent les Aiglons du Mali au premier tour
V Vainqueurs vendredi dernier des Walyas de l'Ethiopie au stade des Martyrs, les Léopards affrontent, cette fois-ci les Aiglons du Mali. En effet, après l'étape du tour préliminaire du championnat d'Afrique masculin de moins de dix-sept ans ou les Léopards cadets de la RDC ont joué, en aller et retour, contre le Walyas cadets de l'Ethiopie (1-1 à Addis-Abeba et 1-0 à Kinshasa), les choses sérieuses commencent.
La première confrontation entre la RDC et le Mali est fixée le week-end du 27 au 29 août 2010 au stade des Martyrs à Kinshasa et la seconde explication, deux semaines plus tard à Bamako, le week-end du 10 au 12 septembre 2010. Plus de trois mois séparent les deux équipes nationales de cadets avant les chocs. Le staff technique des cadets rd-congolais, dont les insuffisances tant sur le plan technique que tactique de poulains ont été constatées lors de deux matches contre l'Ethiopie ont du travail.
Car, le morceau Malien est plus difficile à croquer par rapport à l'Ethiopien. Tout le monde sait que le football Ouest-africain est très développé au niveau des cadets et juniors. Les Ouest-africains n'ont rien à envier aux autres Nations de football de haut niveau tels le Brésil, l'Italie, l'Argentine… au niveau de ces catégories d'âge. Plus d'une fois, une équipe nationale de l'Afrique de l'Ouest de ces catégories d'âges est montée sur le toit du monde.
Les entraîneurs nationaux de l'équipe nationale des cadets s'ils tiennent à jouer la phase finale au Rwanda, doivent peaufiner de nouvelles stratégies. Les potentialités ne manquent pas ni l'enthousiasme de jouer au football. Il faut donc modeler ces jeunes talents. Pour rappel, vendredi dernier au stade des Martyrs, les Léopards ont battu en match retour les Walyas de l'Ethiopie par 1 but à zéro. But inscrit devant le ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fecofa et le gouverneur du Katanga. Pascal LIKANA.
31eme CHAMPIONNAT D'AFRIQUE-YAOUNDE 2010
Le judoka Gaël Lokoka a ramené une médaille de bronze chez les moins de 60 Kg
La moisson n'a pas été abondante pour la RDC lors du 31ème championnat d'Afrique de Judo, la semaine dernière à Yaoundé au Cameroun. Seule conhsolation: la médaille de bronze arrachée par Gaël Lokoka Mboyo devant le libyen Elkawisah Mohamed Hedi, dans la catégorie de moins de 60 Kg.
Samedi dernier, au cours d'une conférence de presse, le président de la Fédération nationale congolaise de Judo (Fenacoju), Francis Bimuala Wamba a fait la restitution de ce qu'a été ce championnat d'Afrique de Yaoundé et a aussi présenté à la presse ce talentueux judoka et sa médaille ramenée dans l'escarcelle de la RDC. Par la même occasion, le n°1 de Judo a planché sur les perspectives de cette discipline et les différentes restructurations opérées au sein de la Fenacoju.
Pour rappel, la délégation de la RDC était composée de 13 athlètes dont 3 dames (Bagaza Edumbe Santa/ - 57Kg, Bwanga Misenga Monica/ -70Kg et Kasamba Mbombo Trésor / +78Kg). Il s'agit du fleuron du judo rd-congolais qui a une certaine expérience éprouvée des compétitions internationales. Malheureusement, l'application de nouvelles réglementations d'arbitrage a pénalisé les judokas, pas seulement rd-congolais, mais aussi les autres judokas africains, a souligné Francis Bimuala.
C'est pourquoi, le président de la Fenacoju tout en remerciant les autorités du pays en commençant par le Chef de l'Etat et le ministre, le Premier ministre de la Jeunesse et des Sports, souhaite qu'il y ait beaucoup de sorties des athlètes. Car, dit-il : " Avec les sorties dans les tournois internationaux, les judokas rd-congolais vont acquérir de l'expérience et vont se familiariser aussi avec les nouvelles réglementations d'arbitrage qui viennent d'entrer en vigueur’’.
Dans cet élan, l'orateur a rappelé que le judo rd-congolais totalise cinquante ans de pratique. A cette occasion, plusieurs activités seront prévues, de même il sera publié un ouvrage sur l'histoire du Judo en RDC dont l'auteur n'est autre que Maître Mukuna, l'un des pionniers de cet art japonais. Afin de redynamiser le judo en RDC, le président Bimwala vient de nommer un directeur technique national et un nouvel entraîneur qui rejoint le staff technique des équipes nationales. Aussi, trois arbitres de la Fenacoju dont une dame, Maître Nzila " Sandokan " viennent de réussir leurs formations et sont désormais arbitres continentaux.
L'année 2010 reste très chargée pour les judokas de la RDC. Parmi les rendez-vous de l'année, il y a entre autres, le championnat d'Afrique des Nations juniors, l'invitation à se produire en Serbie, les championnats locaux et nationaux, la Coupe du monde en septembre au Japon, les jeux de l'Acnoa au Maroc, les jeux olympiques de la jeunesse à Singapour, etc., a-t-on appris de la source officielle. Afin de rendre attrayants les championnats locaux qui démarrent au mois de mai, la Fédération promet de les soutenir avec des sponsors et des prix aux compétiteurs. Au cours de cette même année, la Fenacoju va poursuivre sa politique de vulgarisation et d'implantation. Après la Province Orientale, la Fenacoju ira à la conquête de l'Equateur.
Lors du 31ème championnat d'Afrique des Nations organisé par l'Union africaine de Judo à Yaoundé, la RDC occupe la 11ème place au classement général devant le Gabon (12e), la Libye (13e), le Burkina Faso (14e), le Mali (15e) et le Togo (21e) ; elle est devancée par l'Angola (10e), la Côte d'voire (9e), l'Afrique du Sud (8e)… et enfin, la Tunisie (1ère). Pascal LIKANA
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