Plus de temps
à perdre
Place au travail, mesdames et messieurs les ministres ! Telle devrait être la recommandation de tous les Congolais au Cabinet MuzitoII. Dans un pays où tout est urgence, le " round d'observation" ne devrait pas être de saison pour le gouvernement réaménagé. Face à un peuple qui s'impatiente-avec raison-de tirer enfin les dividendes sociaux des élections quasi générales de 2006, le nouvel Exécutif national est attendu hic et nunc sur le terrain social. Ce, d'autant que le Chef de l'Etat en personne a décrété 2010 année du social. Enfin, en pleine dernière ligne droite du quinquennat, la coalition au pouvoir sait que le temps lui est compté.
On l'aura compris. Le gouvernement réaménagé n'a plus droit à l'erreur. Vice -premiers ministres, ministres et vice-ministres sont astreints à l'obligation des résultats en un temps court. Car, c'est au fond à MuzitoII qu'il appartiendra de convertir des tonnes de promesses, d'options et d'engagements en réalisations concrètes. En clair, c'est cette dernière équipe qui devrait donner un contenu au bilan à présenter à l'heure de la réédition des comptes. Immense responsabilité.
C'est pourquoi, nombre d'observateurs sont d'avis que les ministres nouvellement nommés devraient se garder de céder au tourbillon folklorique -au propre comme au figuré-qui s'empare de tout promu. Il y a notamment ces réceptions à n'en pas finir dont "Leurs Excellences" sont l'objet. Les ressortissants de la chefferie, de la localité, du territoire, du district et de la province d'origine du ministre rivalisent de cérémonials pour partager un verre avec leur "frère" ou "sœur".Des rencontres au cours desquelles la coterie ceinture le ministre. Sous les aisselles des convives des c.v. dont l'élément déterminant est le degré de parenté par rapport à " Son Excellence".Ce dernier en arrive même souvent à oublier qu'il est au service de l'ensemble du pays et non l'avocat de son ethnie au sein du gouvernement.
S'il est humainement difficile de faire l'impasse sur ces orgies bien de chez nous, il est possible d'en limiter l'ampleur. Car, plus les réceptions sont nombreuses, plus le ministre se voit prisonnier de différentes castes qui l'ont "fêté".En plus, pour une équipe dont le compte à rebours a déjà commencé, trop de réjouissances ne feront que distraire madame ou monsieur le ministre. Du temps que l'on peut utilement mettre à profit pour prendre connaissance des dossier.
José NAWEJ
Ces vaillants
chefs de partis...
On se préparait à vivre un tsunami, on n'a même pas senti l'ombre d'une tempête. On s'attendait à un vaste coup de balai, on a assisté à un simple jeu de chaises musicales. Pour le coup, le raccourci " on prend les mêmes et on recommence" ne serait pas caricatural.
Le remaniement annoncé a donc débouché sur un réaménagement technique du gouvernement. Donnés pour partants, les chefs de partis ont, presque tous, survécu à Muzito I. Qui plus est, ils ont conservé leurs ministères respectifs. C'était sans doute cela le prix à payer pour éviter une crise majeure au sein de la coalition au pouvoir. Car, ces plénipotentiaires de l'Amp ont fait chorus pour ne pas céder leurs portefeuilles. Leur résistance n'a pas été vaine. Tant pis, si la principale victime de l' "obstination" des chefs de partis à demeurer aux affaires est... justement le remaniement.
Ceux qui s'attendaient au chambardement annoncé peuvent déplorer ce qui s'apparente quasiment à un événement d’envergure à peine moyenne. Ils n'auront pas tort. Seulement, pour qui connaît les méandres de la politique zaïro-congolaise, l'attitude des chefs de partis ne devrait pas étonner outre-mesure. A quelques exceptions près, en Rdc, le parti politique est en fait la propriété de son président-fondateur. C'est ce dernier qui offre un siège au parti ou, à défaut, utilise concurremment son logis comme résidence et permanence du parti. C'est le leader de la formation politique qui finance toutes les activités du parti. C'est encore le chef du parti qui couvre socialement tel ou tel autre cadre ou militant malade, en instance de déguerpissement, en manque de transport...
Bref, loin d'être un primum inter pares, le chef du parti est le propriétaire exclusif de la formation politique, tant sur le plan "idéologique" qu'au niveau des infrastructures.
L'on comprend dès lors que la tentative de mise au vert des chefs de partis ait tourné court. Car, les ministres-présidents de formations politiques incarnent, mieux personnifient, chacun, leur parti. Les amateurs d'un multipartisme sain y perdront à coup sûr leur latin. Toujours est-il qu'en Rdc comme dans nombre de pays africains, on en est encore là.
Au finish, on peut légitimément regretter qu'un simple réaménagement technique ait fait couler tant d'encre et de salive. On peut, à juste titre, déplorer tout ce temps-si précieux-que le pays a perdu dans l'attente de ce qui devrait apparaître comme le point d'orgue du grand ménage parti de la magistrature. On peut constater, non sans amertume, qu'hier comme aujourd'hui, le gouvernement demeure ce gâteau que l'on se partage sans nécessairement le souci de l'intérêt général.
Le long feuilleton "remaniement" aura au moins le mérite de prouver, par l'absurde, que le Président n'a pas assez d'hommes pour l'épauler, mais qu'autour du Raïs gravitent beaucoup de profito-situationnistes. Toute la question est de savoir dans combien de temps le chef de l'Etat pourra enfin réunir les 15 personnes-ressources dont il a besoin. José NAWEJ
La rançon de l’amnésie collective
Hier, les Congolais avaient rendez-vous avec l’Histoire. Le 16 février 1992, des centaines de milliers de Zaïrois d’alors battaient le pavé pour exiger la réouverture de la Conférence nationale souveraine (Cns).
A Kinshasa, plus particulièrement, la déferlante humaine était sans précédent. Ce sursaut citoyen a été vite noyé dans un bain de sang. Combien de kinois étaient tombés ce jour-là sur le champ d’honneur? Nul ne saurait dénombrer avec exactitude les Congolais qui s’étaient offerts en holocauste pour sauver la Cns. Une seule certitude: la boucherie humaine était perceptible dans les rues de la capitale.
18 ans après ce soulèvement patriotique, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Mieux, les acquis de la Cns ont été sacrifiés sous l’autel des intérêts politiciens de protagonistes d’hier. De sorte que lorsque l’Afdl a conquis Kinshasa, l’ordre institutionnel issu de la Cns n’était plus de saison.
Ce n’est pas un Laurent Désiré Kabila à la tête d’un attelage hétéroclite qui pouvait remettre au goût du jour la logique Cns. Au pays de l’éternel recommencement, quantité de forums se sont tenus par la suite. Le paroxysme de ces palabres à la congolaise aura été ce dialogue de près de deux mois organisé par la communauté internationale en terre sud-africaine. De ces assises naîtra un ordre politique qui débouchera sur les élections quasi-générales de 2006. On en est là.
Question logique: Et la Cns dans tout cela ? Autrement dit, que reste -il de ce forum national? La réponse est à trouver dans le déficit de conscience historique des Congolais. Au fond, la Cns n’a pas échappé au sort de toutes les grand-messes qui se tiennent au Congo-Zaïre. Elles ne survivent que l’espace d’un matin. Les enjeux politiciens liés au forum passés, plus personne ne s’y réfère. Sauf pour des raisons de repositionnement ou de récupération politicienne. D’où le retour à la case de départ, le sur place ou encore le sentiment du déjà vu ou du déjà entendu qui caractérisent l’histoire politique du pays.
Fière chandelle quand même à la poignée de prêtres kinois qui se sont souvenus du 16 février 1992. José NAWEJ
|
CLUB DE PARIS
RDC : 97% de la dette effacée
*Réunis hier à Paris, les principaux créanciers publics de Kinshasa en passe d’opérer cette réduction dans le service de la dette compris entre juillet 2009 et juin 2012
Les créanciers du Club de Paris sont disposés à réduire de 97 % la dette de la République Démocratique du Congo. Cette mesure ne pourra être possible que lors de l'atteinte du point d'achèvement qui pourra permettre à Kinshasa de rétablir la soutenabilité de sa dette. C'est du moins là le message essentiel qui ressort du communiqué du Club de Paris transmis hier à la presse.
Les créanciers du Club de Paris ont conclu avec le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, hier jeudi 25 février, un accord de restructuration de sa dette publique extérieure dans le cadre de l'initiative renforcée pour les Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Cet accord intervenu dans la capitale française fait suite à l'approbation, le 11 décembre 2009 par le Fonds Monétaire International (FMI), d'un nouvel arrangement de trois ans au titre de la Facilité de Crédit Elargie.
Cet accord a été conclu selon les termes dits "de Cologne", élaborés par les créanciers du Club de Paris en vue de la mise en œuvre de l'effort intérimaire de l'initiative PPTE.
D'après le communiqué envoyé à la presse, "l’accord traite d'environ 2.957 millions de dollars de dettes (arriérés et échéances) et conduit à l'annulation de 1.310 millions de dollars et au rééchelonnement d'environ 1.647 millions de dollars, durant la période du programme du FMI".
"A titre exceptionnel, signale le communiqué, au vu de la capacité de paiement limitée de la République Démocratique du Congo, les créanciers ont également accepté de différer, après le 1er juillet 2012, le remboursement des échéances dues par la République Démocratique du Congo sur sa dette court terme et post date butoir, ainsi que sur une partie significative des arriérés sur ces créances. Ils ont également convenu de différer tous les intérêts dus sur les montants traités".
Ces mesures devraient permettre de réduire de 97% le service de la dette due par la République Démocratique du Congo aux créanciers du Club de Paris entre le 1er juillet 2009 et le 30 juin 2012.
Privilégier les objectifs prioritaires
Pour sa part, le gouvernement congolais s'est engagé à affecter les sommes auxquelles les créanciers du Club de Paris ont renoncé aux objectifs prioritaires identifiés dans le cadre de son Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). La RDC s'est, en outre, engagée à rechercher un traitement comparable de la part de ses créanciers non membres du Club de Paris.
Il sied de signaler qu'à Paris, la délégation de la RDC était conduite par M. César Lubamba Ngimbi, Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat. Présidée par Mme Delphine d'Amarzit, Co-présidente du Club de Paris, Chef de Service à la Direction Générale du Trésor et de la Politique Économique au Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi français, la rencontre a réuni autour d'une même table les représentants de principaux Etats membres de cette structure internationale.
Groupe informel de gouvernements créanciers, le Club de Paris s'est réuni pour la première fois en 1956. Constitué des pays industrialisés, le club regroupe des représentants des gouvernements de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Belgique, du Canada, du Danemark, de l'Espagne, des Etats-Unis d'Amérique, de la Fédération de Russie, de la France, de l'Italie, du Japon, de la Norvège, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de la Suède.
Outre ces Etats, le Brésil a également pris une part active à la rencontre sur le réaménagement de la dette de la République Démocratique du Congo.
Les représentants du FMI, de l'Association Internationale pour le Développement et de la Banque Africaine de Développement (BAD) ont également participé à la rencontre de Paris en qualité d'observateurs.
Le programme économique de la RDC est soutenu par un arrangement de trois ans au titre de la Facilité de Crédit Elargie, approuvé par le FMI le 11 décembre 2009.
D'après le communiqué du club de Paris, ce géant pays d'Afrique centrale a atteint le point de décision de l'initiative PPTE renforcée en juillet 2003. Le stock de dette due aux créanciers du Club de Paris était alors estimé au 30 juin 2009 à 6.920 millions de dollars.
La date butoir (30 juin 1983 pour la RDC) est utilisée par les créanciers de ce Club pour les besoins internes des accords. Selon les règles de ce regroupement des donateurs internationaux, les crédits accordés après cette date butoir ne peuvent pas faire l'objet d'un rééchelonnement ou d'une annulation.
La définition de cette date butoir a, en fait, pour objectif de protéger les crédits accordés par le Club de Paris après cette date. Elle permet donc de restaurer l'accès au crédit du pays débiteur après un traitement en Club de Paris.
Obtenir un taux d'annulation de la dette de 90%
Selon les termes de Cologne, les montants dus au titre des dettes non consenties aux conditions de l'Aide Publique au Développement sont traitées de manière à obtenir un taux d'annulation de 90% en prenant en compte les réductions de dette déjà mises en œuvre par les créanciers du Club de Paris.
Les montants restants sont rééchelonnés sur 23 ans, dont 6 de grâce. Les crédits consentis aux conditions de l'Aide Publique au Développement (APD) seront rééchelonnés sur 40 ans, dont 16 de grâce. Yves KALIKAT
ECHOS DE L'ASSEMBLEE PROVINCIALE DE KINSHASA
Finances : Martin Fayulu veut en finir avec Guy Matondo
Le ministre provincial des Finances dans la ville de Kinshasa, M. Guy Matondo, ne semble avoir bénéficié, jusque là, que d’un moment de répit à l’Assemblée provinciale où il a fait face, dernièrement, à une interpellation ayant fait suite à la question orale. L’auteur de cette double initiative n’est autre que le député provincial Martin Fayulu. Insatisfait des réponses apportées jusqu’à ce jour par le ministre des Finances, l’ancien auditeur passe désormais à la vitesse de croisière comme il l’avait déclaré dans une interview à «Forum des As».
Allant plus loin dans sa logique, conformément aux dispositions des textes qui régissent l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Martin Fayulu en est arrivé à transformer, cette fois ci, son interpellation en motion de défiance contre le ministre Guy Matondo des Finances. Et, selon le règlement, cette motion doit être signée par au moins cinq membres de l’Assemblée provinciale pour être valable. Tout en prenant acte de cette démarche, le bureau a renvoyé cette motion à quarante-huit heures, soit à ce samedi 27 février pour son examen en plénière. A la base de cette action, le député se plaint de la mauvaise gestion des finances de la capitale congolaise et l’ouverture, par le ministre kinois des Finances, des comptes bancaires parallèles à ceux de la ville du reste dénommés comptes spéciaux, qu’il actionnerait seul et dans lesquels il aurait placé les recettes provenant de la vente des vignettes dans la ville.
Apparemment, le député le plus redouté par l’exécutif provincial de la ville de Kinshasa, Martin Fayulu, voudrait donc en finir avec le ministre des Finances Guy Matondo. Pour Fayulu, les finances de la ville de Kinshasa ne doivent plus être gérées n’importe comment. C’est pour pousser vers une gestion orthodoxe qu’il avait d’abord initié une question orale, une interpellation ensuite et, enfin, une motion de défiance. C’est donc ce samedi que sera décidé le sort du ministre des Finances. M. M.
AFFAIRES SOCIALES
Comme ses prédécesseurs, le nouveau ministre choqué par les mauvaises conditions de travail
Le nouveau ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ferdinand Kambere, a visité hier les secrétariats généraux de son ministère. Cette première visite avait pour mission de se faire l'idée sur l'état dans lequel se trouvent les services administratifs qui sont distants du cabinet ministériel.
Au Secrétariat général à l'Action humanitaire et Solidarité nationale comme celui des Affaires sociales, les conditions de travail sont déplorables. Si au premier service, l'on a regretté l'étroitesse du cadre qui abrite les bureaux administratifs, au second, ce sont plutôt la vétusté, l'insuffisance des mobiliers et l'état de dégradation avancée du bâtiment qui ont touché le ministre Ferdinand Kambere.
En réalité, les agents et cadres de l'Administration publique du ministère des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale travaillent dans de mauvaises conditions. Touché par ce constat amer, le nouveau ministre a décidé d'œuvrer pour la valorisation des conditions environnementales dans lesquelles devront travailler ses agents. " 2010 étant décrétée année du social par le chef de l'Etat, l'une des priorités de notre action sera orientée vers le social de l'ensemble de la population ", a déclaré le ministre Ferdinand Kambere.
Pour répondre à cette attente, mieux, à cet objectif fixé par le Président de la République en cette année jubilaire, il estime mettre en place un plan de travail devant converger vers le social. "C'est pour cette raison que j'ai tenu à effectuer cette première visite d'abord pour me faire une idée sur la situation des services administratifs de mon ministère et ensuite rassurer les agents sur notre volonté d'être plus proche d'eux ", a expliqué le nouveau ministre des Affaires sociales.
A Kintambo où est situé le Secrétaire général à l'Action humanitaire et Solidarité nationale, les agents et cadres de cette administration, à travers leur secrétaire général, ont clairement exposé leurs doléances. Parmi celles-ci figurent l'exigüité du cadre qui abrite les bureaux de l'administratif, le manque des locaux, la démotivation qui s'explique par la modicité des salaires, le manque de matériel informatique et l'absence de charroi automobile.
Le ministre des Affaires sociales a encore visité le Centre africain de formation supérieure des éducateurs sociaux (CAFES), une unité spécialisée dans la rééducation et la réintégration des enfants victimes de divers problèmes sociaux. Outre la formation, le CAFES dispose d'une bibliothèque et d'un service de publication.
Au secrétariat général aux Affaires sociales situé sur le Boulevard du 30 juin, juste en face du ministère de la Santé, Ferdinand Kambere s’est indigné des conditions de travail au sein de cette administration. Pour le ministre des Affaires sociales, la conjugaison des efforts de tous les membres du Gouvernement va concourir au redressement ou à l'amélioration des conditions sociales des congolais.
Dorian KISIMBA
REUNION DE PRISE DE CONTACT AU MINISTERE DE L'INDUSTRIE
Anicet Kuzunda Mutangiji plaide pour une collaboration franche
Le numéro 1 de l'Industrie congolaise, Anicet Kuzunda Mutangiji a présidé deux réunions marathons, hier mercredi 24 février 2010 dans la salle des réunions de son ministère. La première réunion entre dans le cadre des recommandations faites lors de la première réunion informelle tenue par le Premier Ministre Adolphe Muzito qui instruisait les membres de la nouvelle équipe sur la volonté du Chef de l'Etat Joseph Kabila.
En effet, il a été demandé à chaque ministre de présenter, lors du premier Conseil des Ministres de l'équipe Muzito II, un état des lieux ainsi que le plan d'action 2010 qui sera accompagné, pour chacune des institutions, d'une feuille de routes. Il faut noter que la seconde rencontre était une prise de contact avec les différents directeurs de l'Administration et les Chefs de divisions de la Cellule d'Etudes et de planification industrielle.
Face-à-face avec
les partenaires
Anicet Kuzunda a eu sa première réunion avec les Responsables des Services et organismes attachés au ministère de l'Industrie, à savoir : l'ADG du Fonds de Promotion de l'Industrie - FPI, le PAD de la CINAT, le Coordonnateur de la Cellule d'études et de planification industrielle - CEPI, le Coordonnateur du Corridor de développement du Bas-Congo ainsi que le Coordonnateur adjoint de la Cellule d'appui au projet des zones économiques spéciales - CAZES.
Le ministre de l'Industrie a plaidé pour une collaboration franche devant permettre d'atteindre les objectifs que s'est assigné son ministère. Il a, de ce fait, instruit ses différents responsables de lui présenter, chacun dans son domaine respectif, un cahier des charges contenant des différentes rubriques, telles que la présentation de leurs activités, le budget prévisionnel et le budget déjà disponible ainsi que la mise en exergue des faits saillants de leurs entreprises.
Dans le souci de palper les conditions dans lesquelles travaillent ses collaborateurs, le patron de l'Industrie congolaise a visité tous les locaux de son ministère et a promis améliorer le cadre de travail en vue d'obtenir des résultats conséquents.
Après cette étape, il a eu une seconde rencontre en présence de la Secrétaire générale de l'Industrie, Modestine Sitoni, avec les directeurs de son administration et les chefs de division de la Cellule d'études et de planification industrielle - CEPI, dans son cabinet. Il a souligné, au cours de cette rencontre, la nécessité de mettre en œuvre l'orientation du Chef de l'Etat Joseph Kabila qui met l'accent sur "l'année du social". Anicet Kuzunda entend faire sienne cette vision. C'est ainsi qu'il a demandé aux membres présents à cette réunion de travailler dans un climat harmonieux en vue de l'amélioration du social. L'administration est un pilier pour réaliser des exploits et cela en mettant l'homme au centre a-t-il renchéri. Il a insisté sur l'engagement de chacun à fournir un travail de qualité qui ne peut se réaliser qu'à partir de ce qu'il appelle "la base active". C'est cette base qui doit savoir détecter les différents problèmes qui impliqueront nécessairement des solutions appropriées.
De leur côté, les participants à cette réunion ont préconisé la tenue des missions de sensibilisation des opérateurs économiques en ce qui concerne l'achat des imprimés relatifs aux normes. Ils ont également fait part des tensions qui existent avec les agents de PME pour le partage des locaux et ont exprimé leur inquiétude face aux différents conflits qui les opposent à d'autres ministères relatifs aux normes. Service de Communication du Ministère de l’Industrie
Environnement : Thérèse Olenga plus théorique que pratique
Ministre provinciale en charge de l’Education, Environnement et Genre, Thérèse Olenga n’a pas convaincu les députés provinciaux lors de la question orale initiée par Kalelo Kobi sur l’état de l’environnement de la capitale congolaise. A travers sa démarche, le député initiateur de la question orale voulait en savoir plus sur la pollution du fleuve Congo et ses affluents, les déchets non recyclés, les espaces verts détruits, la prolifération des endroits sonores et la pollution de l’air.
Dans ses réponses, Thérèse Olenga a tablé sur les causes profondes de l’insalubrité, l’état des lieux, les stratégies opérationnelles et les points forts. Les efforts du Gouvernement provincial se focaliseront sur des actions concrètes en y associant les opérateurs économiques nationaux et les partenaires extérieurs ainsi que le Gouvernement central, a-t-elle dit. Elle a déploré, au nombre des difficultés, la faiblesse du cadre juridique, l’absence de culture d’assainissement, dans le chef des populations locales en plus de la faible participation aux travaux communautaires contre l’insalubrité, la faiblesse des capacités humaines avec la prolifération des pousse-pousseurs pour l’enlèvement des déchets ménagers et toxiques, la faible capacité matérielle et financière pour acquérir des engins d’évacuation.
Thérèse Olenga a révélé que la ville ne dispose pas de pelles excavatrices pour les travaux d’assainissement et regretté le manque de suivi du côté des pouvoirs et des comités locaux pour les travaux d’assainissement réalisés par les partenaires extérieurs. Elle s’est, par contre, réjouie de l’attitude de la communauté internationale qui a pris conscience du danger, de la création des comités locaux d’environnement, de l’érection d’une décharge publique à Mpasa, des amas des ferrailles qui ont disparu dans la ville grâce à une entreprise commerciale privée et des efforts en cours au sujet des déchets en plastique non biodégradables.
Mais, lors du débat, les députés provinciaux n’ont pas caché leur déception de voir que, là où les Kinois attendent des actes concrets, la ministre Thérèse Olenga n’offre que promesses et projets. Sauvée par le gong, Mme Olenga a jusque ce samedi pour répliquer aux observations. Mais, elle n’est pas du tout à l’abri d’une interpellation, nous a-t-on confié. M. M.
Déclaration politique du Mouvement du peuple congolais pour la république (MPCR) en rappor avec le rémaniement de l'equipe gouvernementale MUZITO II du 20 février 2010
Après analyse de la situation ; le Bureau Politique du MPCR, Parti Politique de l'Opposition radicale, décrie et dénonce ce qui suit :
- La persistance de la prédominance des ressortissants de l'Est dans le Gouvernement de la République ;
- Le grand nombre des postes ministériels ;
- Le non respect de la géopolitique dans l'équipe gouvernementale;
- Le mépris de la parité au sein du Gouvernement ;
- La confiscation de l'appareil de l'Etat par les Chefs des Partis Politiques.
C'est pourquoi, nous attirons l'attention du peuple congolais que par rapport au temps, aux moyens et aux objectifs assignés à ce Gouvernement, qu'il s'agit là, purement et simplement, des manœuvres de conservation et pérennisation du pouvoir aux objectifs électoralistes.
Nous en appelons le Peuple Congolais à ouvrir l'œil et le bon. Seulement à ce moment là, que le Congolais fera le bon choix, un choix judicieux.
Fait à Kinshasa, le 23 Février 2010
Pour le MPCR
Me. Christian TATY NIMY
Directeur du Bureau Politique
DANS SA LETTRE ADRESSEE AUX CEHFS D'ETAT ET DE GOUVERNEMENT DE L'UE SUR LE CLIMAT
José Barroso insiste sur les respect des résolutions de Copenhague
L'un de nos défis les plus importants consistera, cette année encore, à travailler ensemble à maintenir nos ambitions en matière de changement climatique. Dans la mesure où nous n'avons pas eu le temps d'en discuter lors de notre réunion la semaine dernière, je souhaiterais partager avec vous un certain nombre de réflexions sur le travail en cours à la Commission car je pense que nous devons bien préparer les importantes décisions qui nous attendent.
En effet, si l'Union européenne ne prend pas l'initiative, nous risquons de nous retrouver en fin de compte à la remorque d'initiatives prises par d'autres.
La plupart d'entre nous étaient à Copenhague et je pense qu'aucun d'entre nous n'a été satisfait du résultat. Pourtant, Copenhague a été aussi le constat d'une réalité. Nous avions l'espoir que la conduite par l'exemple et notre engagement à accroître nos efforts jusqu'à 30% seraient suffisants pour en faire venir d'autres à notre bord. Cela n'est pas arrivé. Mais ce n'est pas le moment pour l'UE de commencer à douter de ses propres engagements. Ce serait là une erreur.
Nous devons montrer que nous n'avons pas renoncé à nos ambitions, même si beaucoup de nos partenaires ont trouvé plus facile de se limiter au plus petit dénominateur commun. Nous devons plutôt témoigner de notre engagement à aller de l'avant dans l'obtention des résultats promis - en mettant en œuvre notre paquet énergie-climat, en démontrant comment la lutte contre le changement climatique peut être un élément dynamique d'une stratégie de croissance créatrice d'emplois et renforçant la sécurité énergétique, à mener dans le cadre de l'approche "Europe 2020" que je vous ai présentée et dont nous avons débattu ensemble la semaine passée.
Au-delà de la dimension interne de notre travail, le plan international est plus important que jamais pour répondre à la menace du changement climatique. Nous avons besoin que ce processus international continue, en s'appuyant sur ce que nous avons pu convenir dans l'Accord de Copenhague et en trouvant de nouveaux moyens de réintroduire de la confiance dans le processus.
Un élément important de cette stratégie devra être la mise en place du financement à mise en œuvre rapide que nous nous sommes engagés à créer en Décembre dernier. Nous ne devons pas oublier que ceux qui ont travaillé le plus étroitement avec nous à Copenhague ont été les pays en développement, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables d'entre eux.
Mais notre objectif principal doit être de mieux faire partager par tous nos partenaires nos propres ambitions et notre engagement en faveur d'un accord multilatéral. Copenhague nous a montré à quel point cela sera difficile. Par conséquent, si nous voulons progresser, nous devons repenser notre approche vis-à-vis de ces partenaires.
J'ai donc demandé à Connie Hedegaard, la Commissaire en charge de l'action pour le climat, d'engager une consultation de nos partenaires internationaux majeurs afin de trouver les moyens de redonner sa vigueur au processus international. J'espère pouvoir présenter pour le Conseil européen de printemps quelques premières pistes de réflexion avant de fournir l'ensemble des résultats de la consultation à temps pour les négociations au niveau ministériel, annoncées par la Chancelière Merkel et pour le Conseil européen de juin. Je souhaiterais bien sûr que ce processus puisse également bénéficier de vos propres réflexions sur l'état d'esprit actuel de nos partenaires.
Le travail que nous avons déjà réalisé pour faire face aux défis du changement climatique peut agir comme un puissant levier, entraînant d'autres partenaires à nous suivre - mais il doit être considéré comme relevant d'une approche fondamentalement collective. Je vais discuter avec Herman Van Rompuy de la meilleure façon de traiter ces éléments du dossier en mars ainsi que de la meilleure manière de veiller à ce que l'UE parle d'une seule et puissante voix sur ces questions cruciales pour l'avenir.
Salutations
José Manuel Barroso
Le ministre belge de la Défense attendu à Kinshasa
LLe ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, est attendu à Kinshasa au mois de mars prochain à l'invitation de son homologue congolais Charles Mwando Nsimba. C'est l'Ambassadeur du Royaume de Belgique en RDC, Dominique Destruye, qui l'a annoncé hier jeudi à l'issue de l'audience que lui a accordée Charles Mwando Nsimba. Il a souligné que cette visite entre dans le cadre de la Coopération active qui unit les deux pays.
D'après le diplomate belge, la visite de De Crem permettra aux deux ministres d'aller dans le fond de discussions sur des aspects militaires. Il n'est pas exclu que le ministre belge de la Défense se rende dans certaines villes du pays telles que Matadi, Lubumbashi, Kalemie et Kindu où sont installés des instructeurs militaires belges.
L'on retiendra que c'est dans cette dernière ville que se trouve cantonné le 321ème bataillon commando formé par des instructeurs belges qui a rétabli le calme à Dongo. Le cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC pourrait figurer aussi au menu de la rencontre entre les deux ministres. Dina BUHAKE.
CCUSE DE DETOURNEMENT AUX AFFIRES FONCIERES
Un agent véreux arrêté à Mont-Ngafula
Un réseau des faussaires qui encaissaient pour leur propre compte l'argent destiné au Trésor public perçu sur les taxes foncières à la circonscription foncière de Mont-Ngafula a été démantelé au cours d'une descente surprise effectuée jeudi à ladite circonscription par le ministre Maj Kisimba. Le cerveau moteur de ce réseau, qui est le secrétaire de bureau chargé de taxation et recouvrement, a été mis à la disposition de la justice par le ministre des Affaires foncières, qui a aussitôt ordonné qu’une enquête soit diligentée afin de mettre hors d'état de nuire les alliés de cette bande qui veut anéantir les réalisations déjà effectuées pour la maximisation des recettes dans le secteur foncier.
.
S'adressant aux cadres et agents de cette circonscription, Maj Kisimba a dénoncé tous ceux qui veulent mettre à nu les efforts conjugués ensemble pour éradiquer le mauvais comportement qui régnait autrefois au ministère. Il leur a demandé de se surpasser, car le taux de la rétrocession est fonction des recettes réalisées. C'est pourquoi, il leur a demandé de ne pas fermer les yeux devant le comportement de tous ceux qui veulent se transformer en Trésor public. " Nous devons tous décourager ceux qui croient que la Tolérance zéro, décrétée par le Chef de l'Etat, est une fiction et nous ne sommes plus à l'heure de l'impunité ", a martelé Maj Kisimba.
Au début du dernier trimestre de l'année 2009, le ministre des Affaires foncières avait décidé la création d'une commission mixte regroupant les ministères des Finances, de Budget, de la Justice et la DGRAD pour lutter contre l'évaporation et la minoration des recettes réalisées par les services de son ministère. FDA
AWEPA inculque à 80 agents administratifs provinciaux la culture d'archivage
L'Association des parlementaires européens pour l'Afrique (AWEPA) organise, du 25 au 26 février 2010 au cercle Elaeïs, un séminaire à l'attention du personnel administratif de l'assemblée provinciale de Kinshasa sous le thème : " Le renforcement des capacités en archivage et bibliothéconomie ". Cette rencontre vise à accroître et maximiser les performances du personnel de l'assemblée provinciale de Kinshasa dans la tenue, la gestion et la conservation des documents d'archives. Ce séminaire permet aux participants de maîtriser les techniques de rédaction des différents documents parlementaires. En d'autres termes, l'objectif spécifique est de produire un grand nombre possible de canevas pour la rédaction des documents parlementaires de l'assemblée provinciale de Kinshasa.
Cette formation concerne le personnel d'appui, à savoir les hôtesses, les secrétaires, les rapporteurs, les opérateurs de saisie et le personnel d'appoint. A l'instar de la plupart des administrations des assemblées parlementaires à travers le monde, l'administration de l'assemblée provinciale de Kinshasa dispose déjà d'un personnel autonome, qui devra jouir d'un statut particulier dans un avenir proche. L'assemblée provinciale de Kinshasa s'assure, en effet, de la collaboration d'un personnel stable, disponible à son service. Car, en effet, la stabilité de la fonction publique parlementaire est en elle-même un facteur de la continuité de l'institution parlementaire.
Cette assemblée a hérité d'un personnel de l'ex assemblée régionale de Kinshasa qui devra être au diapason du travail parlementaire en assurant la totalité de tâches qui leur sont confiées. Ceci, afin de permettre aux députés un accès plus large à la documentation, par les services d'archives, informatique, multimédia et bibliothèque. Mais aussi en reproduisant fidèlement les documents issus de tous les travaux parlementaires.
D'où, la nécessité d'un renforcement des capacités en archivage et bibliothéconomie. A en croire Roger Nsingi, président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa, une institution sans archives est comme un peuple sans mémoire. Car, selon lui, détruire les archives c'est couper la branche sur laquelle on est assis.
En clair, un archiviste c'est une personne qui gère les archives. Elle est la gardienne de la mémoire d'un pays, d'une institution, d'un service reconnu officiellement et soutenu par la hiérarchie. Archivéconomie est une science qui apprend à l'homme les notions théoriques de l'archivage. Elle apprend également aux préposés archivistes les méthodes et les procédés de gestion des archives.
Avant et après l'indépendance de la RDC, les archives n'ont jamais été régies par un texte de loi. Jusqu'en 1978, elles étaient réglementées par des circulaires émises par le secrétaire général de la colonie. A cette époque, les archives étaient réglementées par des simples instructions de service d'un supérieur à des subordonnés. Ce constat poussa le législateur à légiférer dans le domaine des archives. D'où, la naissance de la loi 78-013 du juillet 1978 portant régime général des archives. Les objectifs de cette loi sont de poser les principes directeurs qui visent la réception des dépôts administratifs, des publications officielles et privées, la conservation et la mise en valeur des archives du pays, le contrôle général des archives tant publiques que privées.
Les archives bien gérées sont un trésor pour l'institution. Tous les dossiers relatifs aux activités quotidiennes de l'institution méritent d'être gérés convenablement pour une bonne administration. Car, une bonne administration combat la fraude, les injustices sociales et favorise la bonne gouvernance. En dépit de quelques difficultés d'ordre pratique dans la gestion des archives en RDC, l'homme doit sauvegarder sa mémoire. Simard Simon TSOUMBOU
AVEC PLUSIEURS CHANTIERS OUVERTS SUR LES PRINCIPALES ARTERES DE LA CAPITALE
Les pluies de mars font craindre une catastrophe écologique à Kinshasa
La petite saison sèche de février à Kinshasa et dans sa région tire déjà à sa fin. Ainsi, commenceront les pluies diluviennes de Pâque. Soit, la petite saison pluvieuse allant de mars au 15 mai. Sauf changement imprévisible de climat ou de saison. Cependant, le retour des pluies généralement dans la première quinzaine de mars, fait craindre une catastrophe écologique à Kinshasa. Cette crainte légitime des Kinois est motivée par la situation actuelle de l'environnement, du reste dominée par de nombreux chantiers ouverts sur les principales artères de la capitale.
En mauvais présage de cette calamité, une petite pluie d'une dizaine de minutes, qui s'est abattue dans la nuit de mercredi 23 février sur Kinshasa, a annoncé les couleurs d'une ville exposée au sinistre. Que des flaques d'eau ! Par ailleurs, les tronçons des principales artères sur lesquels s'effectuent de grands travaux de construction et de modernisation, ont été transformés en marres "infranchissables ". Et pour cause, d'épaisses couches de boue ayant écumé les tronçons en chantier, ont rendu la circulation difficile.
Parmi les sites qui présagent ce drame écologique figurent, entre autres, les tronçons Gare centrale - entrée avenue des Huileries du Boulevard du 30-Juin, Kabinda-Mont des arts sur les Huileries. Toutes proportions gardées, le Boulevard Lumumba s'annonce le plus grand bourbier. Car, depuis quelques mois, cette principale artère est un vaste chantier des entreprises chinoises de construction. Parmi les réalisations notables et qui attirent encore la curiosité de plus d'un habitant du quartier Musoso de Limete, figure notamment la déviation de la petite rivière Kalamu qui serpente cette commune.
Par ailleurs, le Marché central est le site de tous les dangers. A plusieurs occasions, des voix se sont levées pour décrier la crasse dans ce haut lieu des négoces à Kinshasa. Malheureusement, des actions de salubrité de grande envergure tardent à venir. Face à ce que certains Kinois qualifient de laxisme avéré de l'autorité urbaine, les marchands du Grand marché de Kinshasa sont obligés de pratiquer leurs opérations dans un environnement insalubre. Malgré les taxes qu'ils payent au quotidien.
Outre les Boulevards Lumumba, du 30-Juin et l'avenue des Huileries, la Place des stars située en plein centre de Matonge, est une autre marre du diable. Des montagnes d'immondices perceptibles au loin, restreignent la chaussée. Les caniveaux, bouchés depuis des lustres, refoulent des eaux sales dégageant des odeurs nauséabondes et qui se répandent sur le trottoir. Du côté Gambela, le constat reste le même. C'est la crasse. Quelques tonnes d'enrobées déversées sur cette avenue pour annoncer le début des travaux, se sont éparpillées à la suite des passages des véhicules. C'est le statu quo.
L'avenue Yolo, surtout sur le tronçon allant de l'avenue de l'Université jusqu'au Boulevard Lumumba n'est pas en reste. La commune de Limete, à la 7ème rue du côté résidentiel, est malade de son relief. Couverts de nids de poule béants et profonds, le tronçon n'est plus navigable. Surtout au niveau de la Place commerciale de Limete. Dans son état actuel, cette route semble être réservée aux chars de combat. Les petites voitures, les Jeeps 4x4 méfiantes, sont obligées d'emprunter la bande contraire supposée réservée aux véhicules prenant la direction du Rond-Point Bongolo. Pour ces conducteurs de véhicules, entre le respect du Code routier et la protection de leurs engins roulants, le choix est clair. Ceux des chauffeurs encore dans la rationalité, ne roulent ni à gauche ni à droite. Ils roulent partout, mais en prenant le soin de choisir des trous les moins profonds.
Toujours à cet endroit (7ème Rue Limete/résidentiel), la pluie laisse derrière elle, un environnement qui suggère l'éclosion d'une endémie. Des falques d'eau formant de véritables étangs artificiels, ne laissent aucune possibilité de passage ni aux piétons ni aux automobilistes. C'est ça, Kinshasa !
Plusieurs chantiers à la fois ?
L'état général de l'environnement de Kinshasa, principalement dans le chapitre de la voirie, renseigne que tout est urgence et prioritaire. Aux grands maux, les grands remèdes, il a donc fallu envisager une thérapie efficace pour que les choses se normalisent. Voilà qui justifie le lancement, en cascade, des travaux de construction et de modernisation des routes de Kinshasa. L'initiative, très applaudie par nombre de Kinois, soulève cependant quelques interrogations. Certains observateurs se demandent s'il valait la peine d'ouvrir plusieurs chantiers à la fois. Dans la même logique, certains Kinois pensent que l'idéal aurait été qu'on y aille progressivement. Commencer et finir un chantier avant d'ouvrir un nouveau. Au regard des avatars que connaissent les automobilistes après la pluie, il y a lieu de penser que le transport en commun à Kinshasa, sera assume par des piroguiers. Insolite tout de même pour une ville digne de capitale politique d'une nation aux grands potentiels. L.K.
Le journalisme : un métier noble, passionnant
UUn fait parfois négligeable, peut atteindre des proportions dépassant tout entendement. Tout comme un simple politicien sans carnet d'adresse peut en un clin d'œil voler la vedette à ceux qui sont déjà haut perchés au point même d'incarner les espoirs et exercer de hautes fonctions dans un pays.
Un politicien haut au sommet peut, moyennant une petite campagne, se retrouver au bas de l'échelle. Ça, c'est le pouvoir que détient le presse et c'est ce qui fait la noblesse du métier des journalistes à travers une véritable passion qui leur donne une apparence d'invulnérabilité. Et, dans une société, la presse sert souvent de courroie de transmission entre l'élite et la base surtout lorsque l'organe d'information se transforme en centre de débat politique et que rien ne peut se faire sans la presse. Mais, la noblesse et la passion de la presse appellent des moyens considérables pour mettre les chevaliers de la plume à l'abri des besoins élémentaires. Car, c'est pratiquement chaque jour qu'ils doivent penser la société en termes d'information et d'éducation.
La presse congolaise, fort malheureusement, doit encore en découdre avec ces besoins si élémentaires au risque d'exposer les journalistes à certains pratiques indignes et autres risques et certaines contreperformances. N'eut été la passion qui caractérise ce métier, il serait facile de céder au découragement.
Il appartient, en RDC, au Gouvernement de voler au secours de la presse, même à travers l'aide dite indirecte. Mais, là aussi, les choses ne semblent pas aussi simples si déjà l'enveloppe promise à la presse a disparu de tous les discours politiques comme par enchantement. MM
ECHO FLIGHT
voler vers l'urgence !
Comment accède-t-on aux zones d'interventions humanitaires les plus reculées lorsque les routes sont dans un état désastreux, que les déplacements par la route vous confrontent à un risque d'attaque armée et que les conditions de sécurité offertes par les compagnies aériennes locales vous font réfléchir à deux fois avant d'embarquer? Depuis plus de quinze ans, ECHO Flight, le service aérien humanitaire de la Commission européenne, apporte une réponse concrète et fiable dans la Corne de l'Afrique et la région des Grands Lacs.
Près de 40 destinations desservies pour soutenir 180 projets humanitaires, 1500 passagers chaque mois, 100 partenaires humanitaires qui bénéficient du service, 50 tonnes de fret transportés... Ces quelques chiffres parlent d'eux-mêmes pour illustrer l'utilité d'ECHO Flight, le service aérien humanitaire de la Commission.
Depuis sa mise en place en 1994, ECHO Flight est effectivement devenu un appui essentiel pour la plupart des partenaires humanitaires qui opèrent dans la Corne de l'Afrique et dans la région des Grands Lacs. ECHO Flight y assure le transport de personnel et de fournitures humanitaires dans de nombreuses zones isolées qui seraient sinon coupées du reste du monde. La flotte est composée de trois avions : deux DASH 8 et un petit monomoteur Cessna Caravan flambant neuf. Ses pilotes, très expérimentés, sont en mesure de voler et d'atterrir dans les conditions les plus difficiles sur des pistes de terres improbables parfois longues de seulement 600 mètres.
Le recours aux services d'ECHO Flight accroît la qualité des opérations humanitaires, rendant possible d'opérer plus fréquemment des visites de suivi sur le terrain. Un transport de fret régulier permet aussi aux ONG humanitaires de réduire leurs stocks sur les sites face au risque de confiscation ou de pillage par des factions armées ou des milices locales.
Un service régulier pour une offre flexible
Le service couvre actuellement surtout la République démocratique du Congo et le nord du Kenya, mais est en mesure d'adapter ses plans de vols aux urgences humanitaires. Comme l'explique Guy Van Eeckhoudt, son coordinateur: "A côté des routes de vols réguliers qui sont fixes, nous ajustons notre offre de vols quasiment en temps réel aux besoins humanitaires du terrain. Par exemple, les violences interethniques dans la province de l'Equateur, dans l'ouest du Congo, surgies à la fin 2009, ont provoqué le déplacement de milliers de personnes auxquels nous apportons une assistance humanitaire. ECHO flight y a été mis à contribution pour soutenir les actions humanitaires."
Dans le Haut-Uélé, dans le Nord-Est du Congo, à proximité du Soudan, l'ONG Medair encadre onze centres de santé grâce à un financement de la Commission européenne. Auparavant, par la route, il fallait au minimum une semaine pour effectuer seulement 200 km afin d'acheminer les médicaments et le matériel médical à partir de la ville d'Isiro. Maintenant, grâce à ECHO Flight, il suffit d'un vol de 20 minutes tous les deux mois pour approvisionner l'ONG avec les 3 tonnes de matériel dont elle a besoin. "Avant nous étions confrontés à des pertes de produits allant jusqu'à 10% du total transporté par camion et à des ruptures de stocks dans nos centres de santé", indique Gilbert Mudubangé, logisticien chez Medair. "A présent, nous sommes en mesure d'assurer la continuité du service envers les populations de la région." Raphaël Brigandi
SUD-KIVU
Les femmes enceintes bénies chaque 1er mercredi du mois
Un rendez-vous à ne pas manquer chaque 1er mercredi du mois.
Les femmes enceintes de Bukavu et ses environs se retrouvent à la Cathédrale Notre Dame de la Paix pour recevoir leur bénédiction
.
L'auteur de cette initiative, c'est Père Ricardo, Prêtre dans cette cathédrale, de nationalité italienne qui vit au Sud-Kivu depuis plus de 3 décennies. Ce prêtre s'est engagé dans la pratique d'exorcisme vers les années 90, relate une source que nous avons rencontrée dans la ville. Le Père Ricardo, fait même passer les personnes envoutées par une délivrance, poursuit notre source.
Vu les turbulences que connaît cette province, le Père Ricardo avait décidé d'organiser une prière de bénédiction pour toutes les femmes enceintes, d'abord dans la commune de Kadutu. Cette rencontre de prière a lieu chaque 1er mercredi du mois à la plus prestigieuse cathédrale Notre Dame de la Paix de Bukavu. Celles qui habitent loin de la ville de Bukavu, arrivent le mardi soir et y passent nuit pour être matinale à ce rendez-vous important. Par contre, celles qui travaillent avertissent leur responsable hiérarchique la veille de leur retard le jour de la bénédiction.
Bidon de 2 ou 3 litres d'eau bénie en main, elles sont des milliers, ces femmes enceintes qui quittent la Cathédrale après avoir passé 3 heures. Tel est le spectacle que nous avons vécu le mercredi 03 février 2010 à Bukavu pendant notre séjour humanitaire dans cette partie du pays.
La période de la grossesse n'est pas nécessaire, lâche un habitant de Bukavu, qui note en plus, même si vous avez des projets de tomber enceintes, vous pouvez aussi répondre au rendez-vous du 1er mercredi du mois. " Moi, j'ai deux enfants, poursuit ce «Bekevien», ma femme a toujours suivi les prières du Père Ricardo et elle accouche sans problème". Les prières du Père Ricardo sont efficaces, laisse-t-il entendre, notre province a connu beaucoup de problèmes, il faut que les femmes enceintes soient couvertes par le sang précieux de Jésus-Christ.
Mathy MUSAU
Envoyée spécial à Bukavu
Bukavu : les femmes en tenue décente dans les boîtes de nuit
Cela n'arrive pas à Kinshasa, mais c'est fréquent à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Les boîtes de nuit sont fréquentées par les femmes en tenue décente. Cela n'empêche pas les jeunes filles en tenue légère d'être aussi présentes. Habillées en deux pagnes biens noués ou encore en boubous, ces femmes sont à l'aise. Elles n'abandonnent pas la piste aussitôt. C'est pour dire qu'il n'y a pas une tenue appropriée pour aller danser à Bukavu. Contrairement à Kinshasa, où l’on trouve les femmes mastodontes avec de petites tenues sans gène. Celles que nous avons vues à Bukavu ne sont, nécessairement, pas de femmes mariées. Elles ont peut-être estimé qu'elles pouvaient être à l'aise dans leur tenue de dames respectueuses.
Des fromages servis dans les boites de nuit
A Bukavu, on sert le fromage dans les boites de nuit où les gens sont sensés boire et danser. Coupé en petits morceaux servis sur une sous-tasse, le fromage est consommé en même temps que la bière. Et le serveur reste à côté pour remplacer la sous-tasse chaque fois que la précédente s'est vidée. Une source nous a laissé entendre qu'il y a possibilité aussi de manger. Selon elle, la journée, la boîte de nuit se transforme en restaurant, donc le repas est servi jusqu'en fin de la soirée. «Ne soyez pas surpris de voir les gens manger ici et à cette heure». Notre source n'avait pas tort, les casseroles de repas étaient encore visibles devant le guichet et les tables aménagées pour cette occasion.
Les choses sont vécues différemment à Bukavu. L'ambiance est au top dans les boites de nuit de Bukavu qui reçoivent des Rwandais et des Burundais qui viennent se mouvoir le week-end. Mathy MUSAU
ECHOS D'OTRE-TOMBE
CRITIQUANT LE DERNIER REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT CENTRAL
Philippe Futa : «Le Raïs aurait dû écarter les chefs des partis»
Ancien ministre de l’Economie et premier coordonnateur de l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle), Philippe Futa n’entend pas passer sous silence le dernier remaniement du Gouvernement central. Chose curieuse, il fait partie de ceux qui s’attendaient à ce que les chefs des partis politiques, dont il faisait d’ailleurs partie, quittent l’Exécutif national pour se consacrer à la préparation de prochaines échéances électorales. Raison pour laquelle, il soutient que le président Joseph kabila, en se limitant à un simple réaménagement technique, a raté le coche là où il pouvait faire oeuvre utile.
Quelle lecture faites-vous du remaniement du Gouvernement opéré par le président Kabila?
Je pense que le Raïs, comme vous l’appelez affectueusement, a raté le coche. Car, politiquement parlant, lorsque plus de sept mois s’écoule entre l’annonce d’un remaniement et son effectivité, on doit, logiquement, opérer un remaniement de fond en comble, si on ne change pas de Premier ministre, pour ne pas dire tout le Gouvernement. Or, non seulement que pour un remaniement, ce ne fut qu’un simple réaménagement technique, mais en plus, cela s’est limité à quelques ministres considérés parfois comme des menus fretins. Pour moi cela a été un non événement. Car, l’événement aurait été le remplacement de tous les chefs des partis politiques, qu’ils se consacrent à la préparation de prochaines échéances électorales. De la sorte, ce sont des gens rompus en la matière qui devraient les remplacer au Gouvernement, au lieu de prendre ceux qui doivent encore, pendant trois mois environ, apprendre à maîtriser les dossiers d’Etat. Le cas, par exemple, de Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba prouve qu’il était possible de remercier les chefs des partis pour les remplacer par des «vertébrés».
Vous en parlez si bien comme si vous n’aviez pas été chef de parti politique et ministre vous-même?
Vous avez raison, mais de là où je suis, la lecture n’est plus la même. Sur terre, on a besoin de la richesse pour jouir de la vie. Ce qui n’est pas le cas ici où on a une autre vision et où l’on regrette certaines erreurs commises sur terre. Donc, il ne faut pas attendre de moi aujourd’hui que je débite un discours politicien qui ne va d’ailleurs pas me servir. En un mot, ce n’est plus le même Philippe Futa et c’est pourquoi je ne suis plus du monde pour en garder les habitudes. Une fois dans l’au-delà, on a un regard porté sur ce qu’on aurait pu éviter pour réaliser un bon parcours sur terre. Je peux me permettre de vous rappeler que j’ai pleinement vécu sur terre et ce ne sont pas des richesses qui me manquaient. Mais, actuellement, c’est à peu près le regard d’un sage qui se voit dans l’obligation d’aider les autres, qui ne connaissent pas ce qui survient après la mort, à vivre honnêtement sur terre et à ne pas nuire inutilement aux autres qui ont aussi droit à la vie sur terre.
Que pensez-vous de l’atteinte même du point d’achèvement de l’initiative PPTE d’ici juin prochain?
Oui, c’est une bonne nouvelle, mais c’est le moment ou jamais pour la RDC de tendre effectivement vers la bonne gouvernance. Et cela passe, bien entendu, par la réduction des dépenses politiques où il y a souvent, non pas des imprévus, mais des improvisations. Apparemment, les politiciens qui sont aux affaires au Gouvernement ou ailleurs adorent ce genre de situation en termes de profit à y tirer. Surtout les frais de missions même si ces missions, ne rapportent concrètement rien au pays. Mais, tant qu’il y a un profit, la mission est bonne. L’Etat congolais doit aussi apprendre à respecter les dépenses prévues dans son budget pour ainsi éviter des dépassements budgétaires improductifs et inutiles. Il s’agit donc de bien gérer le pays et de ne dépenser que si c’est vraiment nécessaire. Toutes les dépenses dites de prestige doivent être rejetées. En fait, maintenant que les institutions financières de Bretton Woods et les autres partenaires sont favorables à la RDC dans le cadre de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE pour arriver à l’effacement de plus de 90% de la dette, il revient aux Congolais de se montrer suffisamment responsables pour mériter cette faveur. Dès lors, il faut plus travailler que parler sans la moindre gesticulation politicienne tendant à occasionner la sortie des fonds. Comme on dit souvent, faites-nous de bonnes finances et nous vous ferons une bonne politique.
Cette année, la RDC célèbre les 50 ans de son indépendance sur fond des festivités grandioses, un commentaire de votre part?
C’est vrai, 50 ans dans la vie d’un pays, ce n’est pas peu de choses. C’est tout comme dans la vie d’un homme, parce que c’est la moitié d’un siècle. Mais, quel bilan fait-on de toute cette vie? Le bilan ne peut être que négatif lorsqu’on sait que cinquante ans après, la RDC figure sur la liste des pays pauvres très endettés. Une honte ! Si la RDC, comme l’avait si bien dit le Premier ministre Adolphe Muzito, était seulement pauvre ou seulement très endettée, cela pouvait encore passer. Mais, pays pauvre et très endetté, c’est le bas de l’échelle. Dès lors, qu’allez-vous fêter? L’état de pauvreté ou celui de l’extrême endettement? Voilà la question. Logiquement, plutôt que de laisser libre cours à des festivités qui occasionnent des dépenses pouvant même obstruer l’atteinte du point d’achèvement, il aurait fallu simplement tirer les leçons après un examen minutieux de la vie du pays 50 ans durant et ainsi prendre l’engagement de relancer la RDC sur l’orbite des pays avancés en prenant pour modèles des Etats comme l’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria et autres. Rappelez-vous qu’en 1960, le Congo semblait plus avancé que des pays comme l’Afrique du Sud et le Nigeria, pour ne citer que le cas des pays habités majoritairement par les noirs. Au bout du compte, seul le Congo, conclut-on, a raté son décollage. Il s’agit donc de rattraper ce retard. Des festivités grandioses consistent, comme sous l’époque du MPR parti-Etat de Mobutu, à donner l’impression que la RDC est un géant en Afrique noire, et qui comporte beaucoup de richesses, alors que le verdict, sur le plan international, est sans appel: pays pauvre très endetté. S’il ne dépendait que de moi aujourd’hui, les 50 ans de l’indépendance seraient l’occasion de méditer sur le passé pour envisager l’avenir, en évitant tout gâchis et en promettant de tout reconstruire.
Autre chose à ajouter?
C’est l’occasion pour moi d’inviter mes compatriotes congolais à plus de courage et de détermination pour relever le défi de la reconstruction et du développement. Que l’échec des 50 dernières années leur serve vraiment de leçons pour qu’ils puissent se mettre résolument au travail. Le retard accumulé jusque là ne doit pas pour autant les décourager. Mais, bien au contraire, que cela contribue à faire en sorte que la RDC de demain sorte du lot pour rivaliser d’ardeur avec les autres pays africains. M. M.
Rwanda : Sarkozy reconnaît les "graves erreurs" de la France et met fin à la brouille
Le président français Nicolas Sarkozy a reconnu jeudi à Kigali les "graves erreurs" et "une forme d'aveuglement" de la France lors du génocide de 1994 au Rwanda et a scellé avec son homologue Paul Kagame la réconciliation entre les deux pays après trois ans de brouille.
Vingt-cinq ans après la dernière visite d'un président français au Rwanda, M. Sarkozy a conclu son bref séjour dans la capitale rwandaise, en détaillant comme il ne l'avait encore jamais fait, la part de la responsabilité de la France et de la communauté internationale dans le génocide. Il n'a toutefois pas prononcé les excuses attendues par les victimes rwandaises.
"Ce qui s'est passé ici est inacceptable, mais ce qui s'est passé ici oblige la communauté internationale, dont la France, à réfléchir à ses erreurs qui l'ont empêchée de prévenir et d'arrêter ce crime épouvantable", a-t-il déclaré devant la presse à l'issue d'un entretien avec M. Kagame.
Nicolas Sarkozy a notamment évoqué de "graves erreurs d'appréciation, une forme d'aveuglement quand nous n'avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président qui a été assassiné, des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu".
L'opération militaro-humanitaire Turquoise a été lancée en juin 1994 par l'armée française, mais trois mois après le début du génocide.
Très attendus aussi bien au Rwanda qu'en France, ses propos sur les "erreurs" reconnues par Nicolas Sarkozy ont dépassé les "faiblesses ou les erreurs" concédées en 2007 au sortir de son premier entretien avec son homologue rwandais.
Mais, ils sont restés en-deçà de la mention de "fautes politiques" évoquée début 2008 par son chef de la diplomatie Bernard Kouchner, un proche du président Kagame, ce qui avait suscité une violente réprobation de plusieurs chefs politiques et militaires français de l'époque.
Nicolas Sarkozy, peu enclin à la repentance, s'est également refusé à suivre d'autres responsables, comme l'ex-président américain Bill Clinton, sur la voie des excuses. "Nous ne sommes pas ici pour faire une course au vocabulaire, nous sommes ici pour réconcilier des nations", a-t-il tranché.
Sur le même ton apaisant, Paul Kagame s'est contenté d'évoquer le "passé difficile" des deux pays, avant d'estimer qu'il était "temps de mettre sur pied une nouvelle relation". "Nous refusons d'être otages du passé", a-t-il insisté, "l'essentiel est de regarder vers l'avenir".
Depuis 1994, Paul Kagame accusait la France de complicité de génocide pour avoir soutenu celui de son prédécesseur Juvenal Habyarimana, ce que Paris a toujours fermement nié.
En 2006, Kigali avait même rompu avec Paris fin 2006, après l'émission par le juge français Jean-Louis Bruguière de mandats d'arrêt contre neuf proches du président rwandais, soupçonnés d'avoir fomenté l'attentat qui a coûté la vie en 1994 à son prédécesseur, Juvenal Habyarimana -- un attentat qui avait marqué le coup d'envoi d'un génocide qui a fait 800.000 morts, en grande majorité d'ethnie tutsie. La brouille n'avait pris fin qu'en novembre dernier.
Interrogé sur le sort de cette enquête, Nicolas Sarkozy a répondu qu'il était tenu par "l'indépendance de la justice, par son calendrier" mais a répété sa volonté que "tous les responsables du génocide soient retrouvés et soient punis (..) où qu'ils se trouvent".
Répondant aux victimes qui ont longtemps accusé la France de protéger certains membres du gouvernement génocidaire poursuivis pour génocide, il a rappelé que la France avait refusé l'asile à la veuve de l'ancien président, Agathe Habyarimana.
Avant de rencontrer Paul Kagame, Nicolas Sarkozy s'est symboliquement incliné devant "les victimes du génocide des Tutsis" en visitant le mémorial où sont inhumés plus de 250.000 d'entre eux. AFP
Sarkozy au Gabon pour relancer
la coopération et soutenir le fils Bongo
Le président français Nicolas Sarkozy est venu, mercredi, apporter son soutien au "nouveau" Gabon du fils d'Omar Bongo, élu il y a moins de six mois à l'issue d'un scrutin contesté, avec l'ambition d'en faire la vitrine d'un nouveau partenariat entre la France et l'Afrique.
Lors de ce voyage africain, il se rendra ensuite jeudi à Kigali pour sceller la réconciliation entre la France et le Rwanda, après trois ans de brouille autour du génocide de 1994.
Deux ans et demi après un premier séjour à Libreville, M. Sarkozy a entamé la troisième visite de son mandat dans ce petit pays pétrolier d'Afrique centrale, symbole des errements de la "Françafrique", par une étape à Franceville, le fief de la famille Bongo.
Arrivé en début de matinée, il a été accueilli "à l'ancienne" par le président Ali Bongo, qui a déployé les grands moyens en mobilisant à l'aéroport, une "claque" musicale et chamarrée de plusieurs centaines de personnes. "Opération France-Afrique, au beau fixe. Amitié franco-gabonaise, au beau fixe", chantait notamment un groupe de musiciens.
Même si la journée a été placée sous le signe de la rénovation, les deux dirigeants l'ont débutée en se recueillant au mausolée Omar Bongo, décédé en juin après plus de quarante ans d'un règne sans partage sur son pays.
"La signification première de mon déplacement, c'est l'affirmation d'une fidélité. Je veux montrer que la France entend rester fidèle", a justifié Nicolas Sarkozy dans un entretien au quotidien gabonais L'Union.
Après un entretien en tête-à-tête, les deux présidents ont visité le Centre international de recherche médicale de Franceville, érigé pour l'occasion en symbole de l'avenir de la coopération entre leurs deux pays. Car, il l'a souligné dans L'Union, Nicolas Sarkozy tient avant tout à "faire évoluer" la relation de la France avec le Gabon.
Si l'opposition à Ali Bongo loue, elle aussi, la relation franco-gabonaise, elle a nettement moins goûté l'empressement de Paris à reconnaître son élection, qu'elle juge frauduleuse. Ses chefs seront reçus mercredi par Nicolas Sarkozy pour le lui dire de vive voix. Avant le scrutin, les rivaux d'Ali Bongo avaient accusé la France de faire campagne pour le fils du "doyen" des chefs d'Etat africains, en dénonçant le soutien public à la candidature de l'avocat Robert Bourgi, un proche de Nicolas Sarkozy, présent dans sa délégation mercredi. AFP .
USA: une orque tue sa dresseuse dans un parc aquatique
Mercredi, dans le parc aquatique Seaworld, à Orlando, en Floride, une dresseuse d'orques a été tuée par une des mammifères marines dont elle s'occupait. Le drame s'est produit en pleine représentation, devant le public.
Selon Dan Brown, le directeur général du parc, la victime qui était l'un des "dresseurs les plus expérimentés " s'est noyée " lors d'un accident avec une de nos orques ".
De son côté, la police a réfuté le scénario d'une attaque de l'orque contre la dresseuse.
La victime qui était hors de l'eau, au moment de l'accident, aurait glissé dans le delphinarium, avant d'être attaquée par l'orque.
Une mort accidentelle
Pour les autorités, il s'agit d'une " mort accidentelle ". Une version contredite par les témoignages de plusieurs spectateurs cités par des chaînes de télévision locales.
Selon ces témoins, l'orque se serait hissé hors de l'eau, avant de saisir la jeune femme entre ses mâchoires, sur le bord de l'aquarium.
Victoria Biniak, une spectatrice présente lors du drame, a raconté la scène à plusieurs chaînes de télévision:
" L'animal a décollé de je-ne-sais-où, a saisi l'entraîneur par la taille et l'a secouée violemment. Les sirènes se sont mises à sonner, tout le monde est parti en courant ". AP .
DEUXIEME EDITION NDULE AWARDS
Les lauréats seront connus ce samedi à l'hôtel Venus
C'est ce samedi 27 février que sera organisée la soirée de remise des trophées " Nduleawards, deuxième édition ", à l'hôtel Venus à Gombe. Ce trophée initié par les chroniqueurs de musique de la télévision, récompense les artistes musiciens qui ont excellé pendant une saison musicale allantde novembre 2008 à 2009.
Parmi les nominés, figurent Noël Ngiama Makanda Werrason, Fally Ipupa Dicaprio, Ferre Gola Chair de poule… 22 rubriques sont retenues dans cette édition dont certaines d'entre elles comme Stars de l'année, Meilleure chanson seront soumises au vote.
Dans la rubrique Meilleure chanson, les œuvres sélectionnées sont " Délibération (Fally Ipupa) ", "Moleki Nzela (Jus d'été) ", " Maboko pamba ( Ferre Gola) ", " Feuille de laurriet (Soleil Wanga) " et " 18h30 (Kabose) ".
D'autre part, Jus d'été, Ferre Gola, Fally Ipupa, Soleil Wanga et Montana Kamenga se disputent le trophée de Meilleure voix masculine ; tandis que Barbara Kanam, Meje 30, Laurette la perle et Mimitha pourront se battre pour arracher le trophée de la Meilleure voix féminine.
Dans la catégorie Meilleure album, les opus nominés sont " Moleki Nzela (Jus d'été) ", " Qui est derrière toi ? (Ferre Gola) ", " Arsenal des belles mélodies (Fally Ipupa) ", " Sikila (Tshala Muana feat Meje 30) " et " Techno Malewa (Werrason et Wenge Musica Maison Mère) ".
Koffi Olomide, JB Mpiana, Werrason, Félix Wazekwa, Fally Ipupa et Ferre Gola sont les nominés de la rubrique «Stars de l'année. "
D'autres rubriques feront également partie du trophée comme : " L'artiste du cinquantenaire et la chanson du cinquantenaire». Dieumerci MAYAMBI
APRES S'ETRE ECLIPSE
Reddy Amisi refait surface sur la scène discographique
Le chanteur Reddy Amisi décide de renouer avec la scène discographique après quelques années d’absence. L'ancien musicien de l'orchestre Viva La Musica revient avec sa nouveauté intitulée : " Likelemba ". Cet opus est attendu sur le marché du disque le samedi 20 mars 2010 prochain.
" Likelemba ", traduit littéralement en français par " tontine ", est produit par Mme Clarisse Bobo de Bruxelles et régorgera plus d'une dizaine des chansons comme " Toto " et " Magegot".
Reddy Amisi, selon les informations en notre possession, vient de terminer le tournage de tous les clips de son nouvel album et est plus déterminé à réaliser un come back triomphal sur le marché du disque. Surtout que l'auteur de " Orphelin " est passé à côté de la plaque lors de son dernier album " Ligne droite ". Et pourtant, l'album regorgeait des titres qui pouvaient accrocher les mélomanes comme " Ekutsu ", " Liza "…
Cette fois-ci, Bailo Canto veut rectifier le tir en réalisant un nouvel album de qualité titré " Likelemba ". Le patron de l'orchestre " La casa do canto" compte convaincre les mélomanes comme dans le passé, où l'artiste avait réalisé un grand succès à travers les albums comme " Injustice", " Compteur à zéro "…
Reddy Amisi est un excellent auteur compositeur congolais de la trame de Lutumba Simaro, Koffi Olomide et les autres.
Il est parmi les artistes musiciens congolais qui se sont imposés non pas seulement par leur voix, mais aussi par leur savoir-faire.
Bailo Canto constitue un exemple à suivre dans la musique congolaise pour avoir composé des chansons éducatives parlant de la vie sociale. Dieumerci MAYAMBI
Hummer - C'est fini
Le modèle/marque historique à plusieurs points de vue est morte mercredi soir. La nouvelle a été confirmée par General Motors qui devait pourtant revendre Hummer au chinois Sichuan Tengzhong Industrial Machines. Mais ce dernier a finalement dit non.
Les relations actuelles très tendues entre les Etats-Unis et la Chine n'y sont certainement pas pour rien dans ce refus de dernière minute. Et c'est tout un pan de l'histoire automobile qui se meurt.
Hummer, c'est d'abord l'histoire d'un véhicule militaire, le Humvee (High Mobility Multipurpose Wheeled Vehicle : Véhicule à roues multi-usage de haute mobilité). Celui-ci a été conçu et produit par l'entreprise AM General jusqu'à sa vente, en 1992, à General Motors. A partir de cette date, GM fait du Humvee un véhicule civil.
Le Hummer (dans ses version successives : H1, H2 et H3) devient le symbole de la fortune et de la puissance. Stars du showbiz (en premier lieu desquelles Arnold Schwarzenegger), rappeurs, hommes politiques… le Hummer acquiert une cote incroyable jusqu'au début des années 2000.
C'est à ce moment-là que le Hummer devient le pestiféré du monde automobile. Trop gourmand en carburant (en moyenne 14 litres aux 100 km), trop polluant (en moyenne 372 grammes de C02/km), il est représente du jour au lendemain tout ce que l'automobile a de plus mauvais. Malgré la tentative de GM de redorer son image avec une version diesel lancée en 2002, rien n'y fait vraiment. Il n'y a plus que les rappeurs (français la plupart du temps) pour encore trouver un intérêt au Hummer.
Son inadaptation aux nouvelles données du marché aura donc eu raison en moins d'une décennie du Hummer. L'histoire se termine donc hier, jeudi 25 février 2010. F.Grimpret/Yahoo
PRELIMINAIRE PHASE RETOUR DES COUPES AFRICAINES INTERCLUBS 2010
Lupopo vs Young african à Lubumbashi, DCMP vs Anges de Fatima à Bangui
Les matches retour du tour préliminaire des Coupes africaines interclubs 2010 débutent ce vendredi à travers certains stades du continent et prennent fin dimanche 28 février 2010. Deux clubs de la RDC sont en lice pour la qualification aux seizièmes de finales de la 14ème Ligue des Champions et de la 7ème Coupe de la Confédération. Si Lupopo joue à domicile dans son fief du stade de la Kenya le dimanche, DCMP par contre se produit à l'extérieur à Bangui en République centrafricaine.
.
Vainqueur au match aller à Dar-es-Salaam en Tanzanie, Lupopo reste déterminé à en faire autant à Lubumbashi. Il y a deux semaines exactement, Lupopo a été reçu à Dar-es-Salaam en Tanzanie par Young African. Sur un terrain adverse les Lushois de Saint Eloi Lupopo qui faisaient leur retour en Afrique ont réussi à inscrire trois buts et en ont par contre encaissé deux devant le public de leurs adversaires tanzaniens. Cela dans le cadre du tour préliminaire de la Ligue des champions 2010. Le dimanche 28 février 2010, St Eloi Lupopo qui a déjà un pied en seizièmes des finales n'a pas droit à un faux pas. Surtout que tout le stade de la Kenya sera derrière lui comme un seul homme pour le pousser à la victoire, donc à la qualification. Le public Lushois sera, sûrement, très nombreux pour suivre cette rencontre, la dernière à être organisée dans ce stade de la Kenya avec la pelouse naturelle.
Le même dimanche, cette fois-ci à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, les " Immaculés " de DCMP seront reçus par leurs adversaires des Anges de Fatima pour le compte de la 7ème Coupe de la Confédération. Vainqueur à l'aller au stade des Martyrs, il y a deux semaines, DCMP est condamné à conserver ses trois buts inscrits à Kinshasa. Les Vert et blancs kinois qui n'ont plus goûté aux délices d'une longue présence en compétitions africaines interclubs ont cette fois-ci l'occasion de passer l'étape du tour préliminaire. Ils n'ont qu'à conserver l'avance de Kinshasa tout en cherchant ne fserait-ce qu'à inscrire un but qui sera celui du K.O pour ses adversaires des Anges de Fatima. Pascal LIKANA
EPFKIN, CE DIMANCHE AU STADE DES MARTYRS
L'Amicale sportive Dragons à l'assaut de V.Club en quête des trois points du championnat
L'Amicale sportive Dragons qui a pansé toutes ses blessures de la dernière Coupe du Congo de football ira à l'assaut de l'Association sportive V.Club le dimanche 28 février 2010 à partir de 15 heures 30 au stade des Martyrs. Le match compte pour la phase aller du championnat de l'Entente provinciale de football de Kinshasa (EpfKin). Le match en soi est le premier duel de la saison entre deux de trois grands du championnat d'élite de Kinshasa. Le premier duel programmé du championnat de l'EpfKin entre V.Club et DCMP a été reporté à deux reprises.
Le dimanche, l'un de deux grands entre Dragons et V.Club doit nécessairement pleurer comme aiment bien le dire certains kinois en leur jargon " mukolo moko akolela dimanche ". Mentalement, l'As Dragons se présente plus aguerrie que son adversaire de V.Club. Lors de sa dernière sortie en championnat, l'As Dragons a marché sur l'Olympique club de Kinshasa (OCK) par trois buts à un. V.Club a fait de même devant le même adversaire de l' OCK battu sur le même score de trois buts à un. Mais, contrairement aux véclubiens qui sont mécontents de leur entraîneur qualifié faible, les Dragonmen par contre ont le vent en poupe.
Si V.Club a besoin d'une victoire significative ce dimanche devant Dragons pour se convaincre que tout marche de nouveau mieux en prévision de sa prochaine entrée dans la 7ème édition de la Coupe de la CAF, Dragons par contre, n'a rien à perdre. Finaliste malheureux de la dernière Coupe du Congo, les Dragonmen se sentent abandonnés par les instances sportives et ne jouent plus que pour l'honneur. Pascal LIKANA
Crise cardiaque: cause et conséquence
Lors d'une crise cardiaque, un caillot empêche le sang de se rendre au cœur. Le muscle cardiaque commence alors à mourir. Plus la période d'attente avant le traitement est longue, plus il y a de dommages. Le sang est amené au cœur par les artères coronaires. Une artère coronaire est une artère qui approvisionne le muscle cardiaque en sang (ainsi qu'en éléments nutritifs essentiels). La mort du muscle cardiaque produit souvent des douleurs à la poitrine et peut entraîner une instabilité électrique des tissus du muscle cardiaque, ce qui accélère les battements (fibrillation ventriculaire).
Les signes avertisseurs d'une crise cardiaque comprennent :
- Douleur dans la poitrine. Pendant la plupart des crises cardiaques, on ressent une douleur au milieu de la poitrine. Cette douleur peut durer plusieurs minutes ou disparaît et revient. Elle peut prendre la forme d'une oppression thoracique, d'un serrement, d'une sensation de plénitude ou de malaises.
- Douleur dans d'autres parties du corps. La douleur peut se propager dans l'un ou les deux bras, le dos, le cou, la mâchoire ou l'estomac.
- Essoufflement. L'essoufflement accompagne souvent la douleur dans la poitrine. Il peut cependant se produire avant que la douleur se manifeste.
- Autres symptômes. Ceux-ci peuvent comprendre des sueurs froides, des nausées ou une sensation de tête légère.
Le traitement de la crise cardiaque vise à débloquer l'artère obstruée afin de restaurer le plus rapidement possible le débit sanguin et ainsi prévenir ou limiter les dommages au muscle cardiaque. Il cherche aussi à réduire les risques de nouvelles crises. Plus le traitement est administré rapidement, plus grandes sont les chances de survie et de rétablissement complet.
Description
Le cœur est l'un des plus gros muscles du corps. La paroi du cœur, qui s'appelle le myocarde, est en fait le muscle qui assure la circulation du sang en effectuant le pompage. Lors d'une crise cardiaque, l'obstruction d'une artère prive ce tissu musculaire de sang oxygéné. Quand le manque d'oxygène devient suffisamment grave pour entraîner la mort d'un grand nombre de cellules, il s'agit d'un infarctus. Dans le contexte médical, une crise cardiaque est désignée infarctus aigu du myocarde (IM).
La crise cardiaque est directement responsable d'environ 11 % de toutes les morts survenant au Canada chaque année. Ce chiffre représente 50 % de toutes les morts attribuables à une insuffisance coronaire. Bien qu'une crise cardiaque soit une affection très grave, les chances de survie augmentent considérablement si vous parvenez à vous rendre à un hôpital sans délai.
Causes
Tous les organes ont besoin de sang oxygéné pour maintenir leurs fonctions, et le myocarde (le muscle qui forme la paroi du cœur) ne fait pas exception. Les artères coronaires lui fournissent son propre réseau d'approvisionnement en oxygène. Dans le cas d'une insuffisance coronaire, des dépôts graisseux (la plaque) se forment sur les parois internes des artères coronaires dont ils réduisent le diamètre, et par conséquent la capacité de véhiculer le flux sanguin vers le cœur. Ce processus correspond au développement de l'athérosclérose.
La plupart des crises cardiaques surviennent quand une rupture dans le revêtement de la paroi interne d'une artère libère la plaque d'athérosclérose. Le sang forme alors un caillot sur l'artère endommagée, et sa présence peut bloquer partiellement, ou complètement, le débit sanguin. Si l'obstruction devient suffisamment importante, des symptômes de crise cardiaque apparaissent et les cellules du muscle cardiaque commencent à mourir peu après, c'est alors que l'on parle de crise cardiaque.
Il arrive, mais rarement, qu'un spasme du tissu musculaire de la paroi d'une artère apparemment en bonne santé arrête le débit sanguin et provoque une crise cardiaque. La cause ne peut en être repérée la plupart du temps.
Symptômes et Complications
La majorité des victimes d'une crise cardiaque ressentent certains symptômes durant les jours qui conduisent à la crise. Le symptôme le plus fréquent est l'angine de poitrine (une douleur thoracique). La douleur thoracique survient lorsque le muscle cardiaque ne reçoit pas suffisamment d'oxygène, il s'agit d'un trouble dénommé ischémie. Il est tout à fait possible que l'angine s'aggrave ou devienne plus fréquente au fur et à mesure que la crise cardiaque approche. D'autres symptômes sont susceptibles de se manifester, comme une extrême fatigue et un essoufflement.
Les personnes souffrant d'une angine de poitrine pourraient avoir de la difficulté à faire la distinction entre les symptômes d'une angine et la douleur d'une crise cardiaque. Les symptômes d'une crise cardiaque sont habituellement beaucoup plus intenses et persistants (plus de 20 minutes) que ceux d'une angine de poitrine. Le repos et les médicaments employés pour apaiser l'angine ne soulagent que légèrement, ou provisoirement, les symptômes d'une crise cardiaque.
Un grand nombre de personnes rapportent qu'elles ressentent comme une mise en garde lorsqu'une crise cardiaque est imminente. L'atteinte peut être précédée d'une sensation d'oppression thoracique, de pression, de douleur et de " constriction " du thorax. La douleur peut aussi gagner le dos, la mâchoire, l'épaule ou un bras (surtout le bras gauche). Les battements de cœur peuvent s'accélérer et devenir irréguliers. Bien qu'une douleur thoracique soit habituellement le symptôme préliminaire, près de 20 % des personnes qui font une crise cardiaque ne ressentent aucune douleur thoracique.
Parmi les autres symptômes susceptibles de se manifester, on retrouve :
- l'essoufflement,
- l'anxiété,
- la sudation,
- la confusion mentale,
- la nausée et des vomissements,
- des modifications temporaires de la vision,
- une sensation de tête légère.
Presque toutes les personnes qui souffrent d'une crise cardiaque observent également une arythmie (des battements de cœur irréguliers). Certains de ces battements de cœur irréguliers sont sans danger tandis que d'autres peuvent causer de graves problèmes, même la mort. Un trouble du rythme cardiaque dénommé fibrillation ventriculaire, ou FV, peut mener à la mort dans l'espace de 5 minutes environ. Le ventricule gauche, qui est la principale cavité de pompage du cœur, palpite inutilement au lieu d'envoyer le sang dans le corps. Ce dysfonctionnement du cœur s'explique par le manque d'apport en oxygène.
Les crises cardiaques ne sont pas toutes de cette gravité. En fait, quelques-unes passent inaperçues ou sont mises sur le compte des brûlures d'estomac ou d'une angine de poitrine. La distinction entre une crise cardiaque et des brûlures d'estomac n'est pas aussi facile à établir que vous pourriez le penser au prime abord - les antiacides, et les renvois peuvent vraiment apaiser la douleur de la crise cardiaque, même si elle réapparaît rapidement. La nitroglycérine en aérosols ou en pilules, dont se munissent souvent les personnes atteintes d'une angine de poitrine, peut également soulager provisoirement la douleur. La nitroglycérine ne soulage toutefois pas la gêne thoracique causée par la plupart des crises cardiaques. C'est à vous de juger et de faire preuve de sens commun : si vous avez l'impression que la gêne est pire que d'habitude, ou différente, consultez votre médecin. Tiré de Santécheznous
Brûlures d'estomac
Les brûlures d'estomac sont une sensation de brûlure remontant de l'estomac ou de la partie inférieure de la poitrine vers le cou. Ce phénomène est causé par l'acide de l'estomac qui remonte dans l'œsophage. Parfois, on peut avoir un goût sur ou amer dans la bouche.
Les brûlures d'estomac peuvent être peu fréquentes ou se produire régulièrement chez les patients qui présentent des maladies comme le reflux acido-peptique. Chez ces patients, on observe habituellement une aggravation des brûlures d'estomac après les repas, ou lorsqu'ils s'allongent ou se penchent. Certains médicaments peuvent également causer des brûlures d'estomac.
|
Le cancer et ses risques
Le cancer est souvent perçu comme une maladie incurable, sans issue, même si aujourd'hui, grâce au dépistage précoce et aux traitements, bon nombre de malades en guérissent.
Les tissus et les organes sont composés de millions de cellules. Chez les gens atteints du cancer, l'organisme est assailli par des cellules qui se multiplient de façon exagérée et envahissent les tissus avoisinants. Parfois, certaines d'entre elles peuvent se détacher et migrer vers d'autres régions du corps.
Divers facteurs, par exemple une irradiation, des substances cancérogènes présentes dans les aliments, dans l'air et la fumée de cigarette, ou une prédisposition génétique peuvent altérer la " mécanique " normale de ces cellules et les empêcher de fonctionner harmonieusement. Malades, elles se mettront à proliférer de façon incontrôlée. Normalement, le système immunitaire les élimine ou les empêche de devenir de véritables tumeurs, mais il arrive que ces cellules malades déjouent nos mécanismes de défense.
Mentionnons que les expressions tumeur maligne et tumeur cancéreuse sont aussi employées pour désigner un cancer. La tumeur bénigne n'est pas cancéreuse, et compromet moins la santé. Elle peut faire pression sur un organe ou un tissu, mais occupe un espace limité et ne se dissémine pas dans l'organisme.
Prévalence
D'après des prévisions établies en 2009 par la Société canadienne du cancer, environ 40 % des Canadiennes et 45 % des Canadiens seront atteints d'un cancer au cours de leur vie. Dans plusieurs pays occidentaux, au Canada et en France notamment, le cancer est la première cause de décès prématuré, c'est-à-dire avant l'âge de 65 ans.
L'augmentation de la prévalence du cancer s'explique en partie par le fait que la longévité augmente et que l'on détecte davantage de cancers qu'auparavant, grâce aux outils de dépistage. Ces facteurs expliqueraient environ le tiers de cette augmentation, estime-t-on.
De plus en plus d'enfants et d'adolescents sont touchés par le cancer : une large étude menée en Europe révèle qu'au cours des 30 dernières années, l'incidence du cancer a augmenté de 1 % par année chez les enfants, et de 1,5 % chez les adolescents.
Pronostic
Aucun médecin ne peut prédire, avec certitude, l'évolution du cancer ni les chances de survie pour une personne en particulier. Les statistiques dont on dispose donnent une idée du pronostic pour un large groupe de personnes, mais on ne peut transposer ces chiffres à un individu.
Cela dit, une proportion importante de malades guérit définitivement du cancer. Le taux de guérison dépend d'une multitude de facteurs : du type de cancer (à quel endroit la tumeur a pris naissance), de l'étendue du cancer au moment du diagnostic, de la malignité des cellules, de la présence ou non de métastases, de la disponibilité d'un traitement efficace, etc.
Causes
D'après les autorités de santé publique, les deux tiers des cas de cancer seraient causés par le mode de vie, essentiellement par le tabagisme et une mauvaise alimentation. Les facteurs héréditaires seraient responsables de seulement 5 % à 15 % des cancers. Dans les pays en développement, l'incidence du cancer augmente rapidement, suivant l'industrialisation et l'adoption d'un mode de vie à l'occidental. Mentionnons que certains experts tiennent un discours différent et considèrent la pollution comme l'une des grandes causes du cancer2.
Symptômes du cancer
Le cancer se manifeste de manière très variable. Il évolue généralement sur de nombreuses années avant que les symptômes n'apparaissent. Les symptômes suivants peuvent être des signes de cancer. En leur présence, consulter un médecin.
- Une masse palpable, surtout si elle augmente de volume : un nodule dans un sein, sous la peau, à un ganglion, etc.
- Un grain de beauté ou une tache cutanée qui change d'aspect, de couleur ou de taille, ou qui saigne.
- Un saignement : du sang dans les crachats, les urines ou les selles. Pour les femmes, des pertes sanguines vaginales en cours de cycle ou après la ménopause.
- Des symptômes persistants : une toux et des enrouements inexpliqués depuis plus de quatre semaines, une difficulté à déglutir, des nausées et des vomissements, une plaie qui ne guérit pas en trois semaines, une diarrhée ou de la constipation depuis six semaines ou plus.
- Une rétractation ou un écoulement du mamelon.
- Des maux de tête récidivants et violents.
- Une fatigue extrême.
- Une perte de poids rapide, inexpliquée
Personnes à risque
Certaines familles sont touchées plus fréquemment par le cancer. Il y aurait, dans ces familles, des gènes de prédisposition au cancer, transmis d'une génération à l'autre. Cela peut être le cas pour les cancers du sein, de l'ovaire et du côlon. Même chez les personnes dont le bagage génétique prédispose au cancer, le risque d'en être atteint un jour dépend aussi et en grande partie du mode de vie et de l'environnement.
Les personnes qui ont déjà eu un cancer.
Les personnes âgées de 50 ans et plus. En vieillissant, le risque de cancer s'accentue, car les mécanismes de défense sont moins efficaces et la durée d'exposition aux facteurs de risque augmente.
Facteurs de risque
La recherche scientifique a permis de découvrir des facteurs de risque pour la plupart des cancers. Certains de ces facteurs accroissent considérablement le risque de développer un type particulier de cancer, tandis que d'autres ont une influence plus ténue.
Les deux principaux facteurs de risque
- Le tabagisme. Les produits cancérogènes contenus dans la fumée de cigarette ne s'attaquent pas seulement aux poumons, ils sont également impliqués dans le risque de cancers de la bouche, du larynx, du col de l'utérus, du sein, de l'estomac, de la vessie et plusieurs autres. Le tabagisme est responsable de 30 % des décès liés au cancer. Voir la fiche Cancer du poumon.
- Une mauvaise alimentation. Le régime alimentaire occidental comprend souvent trop de calories, trop de protéines animales, trop de gras, trop de sel et trop de sucre, et insuffisamment de fruits et de légumes ainsi que de céréales à grains entiers. D'après l'Organisation mondiale de la Santé, les facteurs alimentaires sont responsables de 30 % des cancers en Occident, et d'environ 20 % dans les pays en développement.
D'autres facteurs de risque importants
- L'obésité et l'embonpoint. Conséquence de la sédentarité et de la mauvaise alimentation, le surplus de poids serait un facteur de risque très important pour plusieurs cancers, dont ceux de l'oesophage, du côlon, du sein, de l'endomètre et du rein. Voir notre fiche Obésité.
- La sédentarité. En plus de causer un excès de poids, la sédentarité empêcherait le bon fonctionnement de certains mécanismes indispensables au maintien de la santé. La bonne forme physique réduit le risque de cancer du côlon ainsi que du cancer du sein.
- L'exposition à des produits chimiques cancérogènes. Elle causerait 4 % des cas de cancer dans les pays industrialisés. Il s'agit, entre autres, des produits chimiques auxquels on peut être exposé dans un milieu de travail (l'arsenic, l'amiante, le benzène, etc.), de certains produits de nettoyage, des solvants à peinture, du radon terrestre qui s'infiltre dans le sous-sol des maisons et des pesticides répandus sur les terrains (une cause reconnue de leucémie chez les enfants).
- L'exposition à des substances radioactives.
- Une infection chronique. Certains microbes, surtout des virus, peuvent causer des cancers. Ils seraient responsables de 18 % de tous les cas de cancer dans le monde, surtout dans les pays en développement (environ 5 % dans les pays industrialisés). À titre d'exemple, mentionnons le papillomavirus (cancer du col de l'utérus), les virus de l'hépatite B et C (cancer du foie), la douve du foie (cancer des voies biliaires), l'Helicobacter pylori (cancer de l'estomac) et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) (sarcome de Kaposi et lymphome).
- La consommation d'alcool. Les recherches ont démontré un lien entre la consommation d'alcool (même lorsque celle-ci est modérée) et plusieurs types de cancer : du sein, du côlon et du rectum, de l'oesophage, du larynx, du foie, de la bouche et du pharynx68,69. Plus la quantité d'alcool consommée est importante, plus le risque de cancer s'élève, peu importe le type d'alcool (vin, bière ou spiritueux).
- L'exposition exagérée au soleil. Les rayons ultraviolets (UV), à haute dose, peuvent causer un cancer de la peau à long terme. Passeportsanté.net
|