Ces vaillants
chefs de partis...
On se préparait à vivre un tsunami, on n'a même pas senti l'ombre d'une tempête. On s'attendait à un vaste coup de balai, on a assisté à un simple jeu de chaises musicales. Pour le coup, le raccourci " on prend les mêmes et on recommence" ne serait pas caricatural.
Le remaniement annoncé a donc débouché sur un réaménagement technique du gouvernement. Donnés pour partants, les chefs de partis ont, presque tous, survécu à Muzito I. Qui plus est, ils ont conservé leurs ministères respectifs. C'était sans doute cela le prix à payer pour éviter une crise majeure au sein de la coalition au pouvoir. Car, ces plénipotentiaires de l'Amp ont fait chorus pour ne pas céder leurs portefeuilles. Leur résistance n'a pas été vaine. Tant pis, si la principale victime de l' "obstination" des chefs de partis à demeurer aux affaires est... justement le remaniement.
Ceux qui s'attendaient au chambardement annoncé peuvent déplorer ce qui s'apparente quasiment à un événement d’envergure à peine moyenne. Ils n'auront pas tort. Seulement, pour qui connaît les méandres de la politique zaïro-congolaise, l'attitude des chefs de partis ne devrait pas étonner outre-mesure. A quelques exceptions près, en Rdc, le parti politique est en fait la propriété de son président-fondateur. C'est ce dernier qui offre un siège au parti ou, à défaut, utilise concurremment son logis comme résidence et permanence du parti. C'est le leader de la formation politique qui finance toutes les activités du parti. C'est encore le chef du parti qui couvre socialement tel ou tel autre cadre ou militant malade, en instance de déguerpissement, en manque de transport...
Bref, loin d'être un primum inter pares, le chef du parti est le propriétaire exclusif de la formation politique, tant sur le plan "idéologique" qu'au niveau des infrastructures.
L'on comprend dès lors que la tentative de mise au vert des chefs de partis ait tourné court. Car, les ministres-présidents de formations politiques incarnent, mieux personnifient, chacun, leur parti. Les amateurs d'un multipartisme sain y perdront à coup sûr leur latin. Toujours est-il qu'en Rdc comme dans nombre de pays africains, on en est encore là.
Au finish, on peut légitimément regretter qu'un simple réaménagement technique ait fait couler tant d'encre et de salive. On peut, à juste titre, déplorer tout ce temps-si précieux-que le pays a perdu dans l'attente de ce qui devrait apparaître comme le point d'orgue du grand ménage parti de la magistrature. On peut constater, non sans amertume, qu'hier comme aujourd'hui, le gouvernement demeure ce gâteau que l'on se partage sans nécessairement le souci de l'intérêt général.
Le long feuilleton "remaniement" aura au moins le mérite de prouver, par l'absurde, que le Président n'a pas assez d'hommes pour l'épauler, mais qu'autour du Raïs gravitent beaucoup de profito-situationnistes. Toute la question est de savoir dans combien de temps le chef de l'Etat pourra enfin réunir les 15 personnes-ressources dont il a besoin. José NAWEJ
La rançon de l’amnésie collective
Hier, les Congolais avaient rendez-vous avec l’Histoire. Le 16 février 1992, des centaines de milliers de Zaïrois d’alors battaient le pavé pour exiger la réouverture de la Conférence nationale souveraine (Cns).
A Kinshasa, plus particulièrement, la déferlante humaine était sans précédent. Ce sursaut citoyen a été vite noyé dans un bain de sang. Combien de kinois étaient tombés ce jour-là sur le champ d’honneur? Nul ne saurait dénombrer avec exactitude les Congolais qui s’étaient offerts en holocauste pour sauver la Cns. Une seule certitude: la boucherie humaine était perceptible dans les rues de la capitale.
18 ans après ce soulèvement patriotique, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Mieux, les acquis de la Cns ont été sacrifiés sous l’autel des intérêts politiciens de protagonistes d’hier. De sorte que lorsque l’Afdl a conquis Kinshasa, l’ordre institutionnel issu de la Cns n’était plus de saison.
Ce n’est pas un Laurent Désiré Kabila à la tête d’un attelage hétéroclite qui pouvait remettre au goût du jour la logique Cns. Au pays de l’éternel recommencement, quantité de forums se sont tenus par la suite. Le paroxysme de ces palabres à la congolaise aura été ce dialogue de près de deux mois organisé par la communauté internationale en terre sud-africaine. De ces assises naîtra un ordre politique qui débouchera sur les élections quasi-générales de 2006. On en est là.
Question logique: Et la Cns dans tout cela ? Autrement dit, que reste -il de ce forum national? La réponse est à trouver dans le déficit de conscience historique des Congolais. Au fond, la Cns n’a pas échappé au sort de toutes les grand-messes qui se tiennent au Congo-Zaïre. Elles ne survivent que l’espace d’un matin. Les enjeux politiciens liés au forum passés, plus personne ne s’y réfère. Sauf pour des raisons de repositionnement ou de récupération politicienne. D’où le retour à la case de départ, le sur place ou encore le sentiment du déjà vu ou du déjà entendu qui caractérisent l’histoire politique du pays.
Fière chandelle quand même à la poignée de prêtres kinois qui se sont souvenus du 16 février 1992. José NAWEJ
Bayoli: un exemple à suivre
Au sein de l’hémicycle, il n’est pas une grande gueule. Dans cette Chambre des députés où les éléphants sont connus, il est même inconnu au bataillon. Dans cette Assemblée où les vedettes rivalisent des motions, d’interpellations, il serait presqu’à classer aux abonnés absents. Lui c’est le député Godefroid Bayoli Kambale. Cet élu de Butembo ne passera plus inaperçu. En milieu de cette semaine, il a créé l’événement en se délestant de son mandat de député. Une première dans les annales du Parlement issu des élections de 2006. Plus généralement, un fait rarissime sur l’échiquier politique zaïro-congolais.
Pour justifier son acte, Godefroid Bayoli évoque ses charges qui ne lui permettent plus de remplir ses obligations de député. En somme, l’élu de Butembo ne se sent plus en situation de représenter ses électeurs. Il s’est trouvé des députés pour chercher des poux sur la tête apparemment «chauve» de Godefroid Bayoli. Rien n’y a fait.
Tout s’est passé comme si certains désormais futurs ex-collègues de Bayoli avaient du mal à se faire à l’idée qu’un de leurs renonce au pouvoir. Dans un pays où la démission n’est pas la tasse de thé des opérateurs politiques, la réaction des députés est compréhensible. Dans un pays où le pouvoir est perçu davantage comme une rente de situation que comme une charge, la controverse autour de la démission du député Bayoli trouve sa place.
Reste que, quelle que soit la raison du retrait de l’élu de Butembo, son geste a valeur de leçon pour ses pairs, toutes chambres et assemblées confondues. Ils ne sont pas à compter ceux des parlementaires qui ne considèrent leurs sièges que comme un tremplin pour un poste ministériel. Ils ne constituent pas la minorité ceux des élus qui assiègent à longueur des journées les antichambres des cabinets ministériels. Ce, non pour contrôler leurs «Excellences», mais dans le but de solliciter la générosité de ceux qui tiennent le cordon de la bourse. Ils sont nombreux ceux des députés et sénateurs qui ont tourné le dos à leurs électeurs. De sorte que quand viennent les vacances parlementaires, les élus se pavanent à Kinshasa quand ils ne se rendent pas en Afrique du Sud ou en Europe où se trouve le «fief» familial. La véritable base n’a droit qu’à deux ou trois jours, voire quelques heures. L’essentiel pour l’élu du peuple est de se munir de quelques ballots de fripperie ou comprimés à remettre sous l’oeil de la caméra. José NAWEJ
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Muzito II :
le secret d’un arbitrage serré
* Le nouvel Exécutif en équilibre entre les choix politiques et le souci d’efficacité
* Gilbert Tshiongo Tshibinkubula Wa Ntumba parmi les entrées les plus remarquées
* La feuille de route du Gouvernement* Transports : Matthieu Mpita s’en va la tête haute* Lire aussi le sondage «Les points» sur le gouvernement
La tension est enfin tombée dans la soirée de vendredi dernier avec la publication de la nouvelle équipe gouvernementale. Il aura fallu à Joseph Kabila plus de huit mois pour procéder au remaniement qu'il avait lui-même annoncé dans une interview à un journal new-yorkais. Au-delà du redimensionnement de l'Exécutif, la lecture générale laisse croire que l'enjeu politique l’est disputé avec le souci d’efficacité. Il est clair que la réduction des portefeuilles, qui a impliqué celle des ministres, ministres et vice-ministres, va occasionner la réduction des dépenses du Gouvernement. Le Comité de politique monétaire (CPM), qui s'était réuni mardi dernier, accusait justement le Gouvernement d'être trop dépensier, ce qui a un impact notamment sur l'inflation et le taux de change. Il faut alors espérer que le nouvel Exécutif maîtrisera son train de vie pour permettre à l'Etat de faire des économies d'échelle. Perspective fort utile dans l'enjeu de réaliser les sept déclencheurs pour l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE.
Quant à la lecture politique du réaménagement du Gouvernement, l'on constate que la logique des chefs de partis a partiellement fonctionné au regard du maintien d'un certain nombre d'entre eux. Cela se justifierait par la proximité des prochaines élections. Le temps imparti pour ce faire étant très court, on croit comprendre que, par réalisme, la famille politique du chef de l'Etat a voulu éviter des crises entre alliés à l'orée des échéances électorales. Les alliances, on le sait, sont toujours difficiles à nouer en politique. C'est ce qui justifie donc que les équilibres des composantes aient été sensiblement reconduits.
Cette pesanteur politique est, tout de même, compensée par une dimension d'efficacité imprégnée au Gouvernement, et de plusieurs manières. D'abord, on remarque que ce nouveau Gouvernement bénéficie du sang neuf au regard du nombre de départs et d'entrées. Ensuite, la fusion de certains ministères devrait inciter à plus d'assiduité et, partant, produire un meilleur rendement.
Il est, tout de même, difficile d'être formel à ce propos, du fait que la plupart des ministres entrants sont inconnus du grand public. Il faudra donc les découvrir et les juger à la tâche.
Quant à ceux des ministres qui ont été reconduits, la grande majorité d'entre eux l'ont effectivement mérité en raison de leurs compétences avérées. C'est le cas, notamment, de Maj Kisimba dont le dynamisme aux Affaires foncières ne souffre d'aucun doute. C'est également le cas de Lambert Mende à la Communication et médias, Maker Mwangu à l'EPSP et, surtout, de Mashako Mamba qui a redonné vie à l'Enseignement supérieur et universitaire. Pendant longtemps, en effet, tous ceux qui se faisaient confier ce ministère criaient à une punition tant la plupart d'entre eux ne savaient pas exactement y apporter un contenu autre que la gestion des grèves des professeurs ou les nominations des comités de gestion des instituts supérieurs et universités.
Enfin, le redimensionnement des vice-primatures, qui ont désormais des portefeuilles, permet de leur donner un contenu et des responsabilités à leurs animateurs. Sous Muzito I, en effet, ces vice-primatures transpiraient trop les calculs politiques qui visaient à satisfaire les alliés. C'est, en tous cas, ce qui permettait de justifier l'existence d'une vice-primature aussi vague que nébuleuse des " besoins sociaux de base. " C'est ce qui pouvait aussi justifier que leurs animateurs passaient leur temps à inaugurer les chrysanthèmes. Désormais donc on pourra les juger sur base de leur efficacité ou pas.
On finit alors par conclure que le tandem Kabila-Muzito est parvenu à couper la poire en deux en maintenant les équilibres politiques au sein de ses alliances tout en imprimant au Gouvernement plus d'efficacité.
Jonas Eugène KOTA
La feuille de route de l’équipe Muzito II
PARTICULARITES DE
LA NOUVELLE EQUIPE GOUVERNEMENTALE
Réduction de la taille du Gouvernement par le regroupement de certains portefeuilles départementaux avec comme objectif :
- De rendre plus compacte l'équipe gouvernementale pour plus d'efficacité ;
- De diminuer le train de vie de l'Etat en vue d'atteindre les objectifs du point d'achèvement et de stabilisation du cadre macro-économique.
Missions
1. Consolidation des acquis du Gouvernement de mission en ce qui concerne la paix, la restauration et l'affirmation de l'autorité de l'Etat et l'ouverture diplomatique ;
2. Poursuite du programme de la reconstruction nationale et de la réalisation des 5 chantiers de la République par l'accélération de la croissance économique ;
3. Amélioration du social des populations grâce notamment aux mesures d'assainissement du climat des affaires, à l'application de la politique de "Tolérance zéro " et aux avantages d'atteinte du point d'achèvement et de la stabilisation du cadre macro-économique ;
4. Organisation des élections.
Conclusion
Sur ces missions assignées au Gouvernement, un accent particulier est mis sur le social et l'organisation des élections.
ORDONNANCE N° 10 DU PORTANT NOMINATION
DES VICE-PREMIERS MINISTRES, DES MINISTRES
ET DES VICE-MINISTRES
Le Président de la République,
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 78, 79 et 90 ;
Revu l'Ordonnance n° 08/067 du 26 octobre 2008 portant nomination des Vices-Premiers Ministres, Ministres et Vice-Ministres ;
Sur proposition du Premier Ministre;
ORDONNE :
Article 1er :
Sont nommées Vice-Premiers Ministres, les personnes ci-après :
1. Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Emploi, Travail et Prévoyance Sociale:
Monsieur François-Joseph NZANGA MOBUTU NGBANGAWE
2. Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité :
Monsieur Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
3. Vice-Premier Ministre, Ministre des Postes, Téléphones et Télécom-munications :
Monsieur Simon BULUPIY GALATI
Article 2 :
Sont nommées Ministres aux fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après :
1. Ministre des Affaires Etrangères:
Monsieur Alexis THAMBWE MWAMBA
2. Ministre de la Coopération Internationale et Régionale :
Monsieur Raymond TSHIBANDA N'TUNGAMULONGO
3. Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants :
Monsieur Charles MWANDO SIMBA
4. Ministre de la Justice et Droits Humains :
Monsieur LUZOLO BAMBI LESSA
5. Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire :
Monsieur Antipas MBUSA NYAMWISI
6. Ministre des Relations avec le Parlement :
Monsieur Richard MUYEJ MANGENZ
7. Ministre de la Communication et Médias :
Monsieur Lambert MENDE OMALANGA
8. Ministre des Finances :
Monsieur MATATA PONYO MAPON
9. Ministre du Budget :
Monsieur Jean-Baptiste NTAHWA KUDERWA BATUMIKE
10. Ministre du Plan :
Monsieur Olivier KAMITATU ETSU
11. Ministre du Portefeuille :
Madame Jeannine MABUNDA LIOKO
12. Ministre de l'Economie Nationale:
Monsieur Jean-Marie BULAMBO KILOSHO
13. Ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction :
Monsieur Fridolin KASWESHI MUSOKA
14. Ministre de l'Energie :
Monsieur Gilbert TSHIONGO TSHIBINKUBULA WA TUMBA
15. Ministre des Mines :
Monsieur Martin KABWELULU LABILO
16. Ministre des Hydrocarbures :
Monsieur Celestin MBUYU KABANGO
17. Ministre de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme:
Monsieur José ENDUNDO BONONGE
18. Ministre des Transports et Voies de Communication :
Madame Laure-Marie KAWANDA KAYENA
19. Ministre de la Santé Publique:
Monsieur Victor MAKWENGE KAPUT
20. Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire :Monsieur Leonard MASHAKO MAMBA |
21. Ministre de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel:
Monsieur Maker MWANGU FAMBA
22. Ministre de l'Agriculture :
Monsieur Norbert BASENGEZI KATINTIMA
23. Ministre du Développement Rural :
Monsieur Philippe UNDJI YANGYA
24. Ministre de l'Industrie :
Monsieur Anicet KUZUNDA MUTANGIJI
25. Ministre du Commerce, Petites et Moyennes Entreprises :
Monsieur Bernard BIANDO SANGO
26. Ministre du Genre, Femme et Enfant:
Madame Marie-Ange LUKIANA MUFWANKOLO
27. Ministre des Affaires Foncières:
Monsieur KISIMBA NGOY MAJ
28. Ministre de l'Urbanisme et Habitat :
Monsieur César LUBAMBA NGIMBI
29. Ministre des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité Nationale :
Monsieur Ferdinand KAMBERE KALUMBI
30. Ministre de la Fonction Publique:
Monsieur Dieudonné UPIRA SUNGUMA KAGIMBI
31. Ministre de la Recherche Scientifique :
Monsieur Jean-Pierre BOKOLE OMPOKA
32. Ministre de la Culture et Arts :
Madame Jeannette KAVIRA MAPERA
33. Ministre de la Jeunesse et Sports :
Monsieur Claude BAZIBUHE NYAMUGABO
Article 3 :
Sont nommées Vice-Ministres aux fonctions en regard de leurs noms, les personnes ci-après :
1. Vice-Ministre de l'Intérieur :
Monsieur Georges ZUKA MON'DO UGONDA-LEMBA
2. Vice-Ministre des Affaires Etrangères:
Monsieur Ignace GATA MAVITA WA LUFUTA
3. Vice-Ministre des Finances :
Monsieur Joas MBITSO NGEDZA
4. Vice-Ministre du Budget :
Monsieur André SHIKAYI LUBOYA BANKINA
5. Vice-Ministre du Commerce :
Madame Xaverine KAROMBA MITIMITUJE
6. Vice-Ministre des Travaux Publics:
Monsieur Gervais NTINUMENYERWA KIMONYO
7. Vice-Ministre de l'Enseignement Professionnel :
Monsieur Arthur SEDEA NGAMO ZABUSU
Article 4 :
Sont abrogées, toutes les dispositions antérieures contraires à la présente Ordonnance.
Article 5 :
Le Premier Ministre est chargé de l'exécution de la présente Ordonnance qui entre en vigueur à la date de sa signature.
Fait à Kinshasa, le 19 Février 2010
Joseph KABILA KABANGE
Président de la République
Adolphe MUZITO
Premier Ministre |
NOMME UN AN ET QUATRE MOIS APRES MUZITO I ET A UN AN DE L’ANNEE ELECTORALE
Que faut-il attendre de Muzito II ?
Nommé le 26 octobre 2008 par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, le Gouvernement dit Muzito I aura presté pendant plus ou moins un an et quatre mois, avant que ne survienne, le vendredi 19 février 2010 à 22 heures, l’avènement de l’Exécutif dit Muzito II. Beaucoup de départs et d’entrées sortent du lot, sans oublier la réduction, tout de même remarquable, de l’effectif gouvernemental sur fond de la fusion de certains ministères. Il était bien possible d’aller au-delà du travail abattu en dépit des pressions des éternels «demandeurs d’emplois politiques», plus motivés par leurs intérêts que par la réduction des dépenses politiques.
Annoncé depuis juin 2009, c’est finalement le vendredi 19 février dernier que le remaniement du Gouvernement central est intervenu. De Muzito I, on en est aujourd’hui à Muzito II. Comme d’habitude, il y aura eu beaucoup d’appelés (on fait état d’environ trois cents candidats ministres) et, à l’arrivée, peu d’élus. Les candidats malheureux connaissent la règle: il faut attendre la prochaine occasion ou prier que certains ministres échouent. Chose curieuse, au nombre de ces éternels candidats, on retrouve bon nombre des députés nationaux élus. Pourtant ils étaient censés défendre leurs électeurs au Parlement à travers le vote des lois et le contrôle de l’Exécutif en vue de s’assurer que l’amélioration des conditions de vie de la population est au centre de l’action du Gouvernement central. Pour le cas de la RDC, s’assurer que les cinq chantiers initiés par Joseph Kabila se déroulent comme prévu. Certainement qu’à environ un an des prochaines élections, chacun serait tenté de préparer ces échéances en se basant sur certains avantages que procure le poste de ministre.
On comprend dès lors pourquoi, jusqu’à la dernière minute, les chefs de partis au sein de la coalition au pouvoir se seront battus becs et ongles pour ne pas quitter le navire. Ils auront, en fin de compte, joué et gagné en démystifiant tous les pronostics qui les donnaient partants.
REMANIEMENT
A LA LOUPE
En quoi le Gouvernement Muzito I se distingue-t-il de l’équipe actuelle dénommée Muzito II? Voilà donc qui préoccupe l’opinion face à un remaniement intervenu plus de huit mois après son annonce en juin 2009.
Le nombre des membres de l’Exécutif national, hormis la personne du Premier ministre, est passé de 54 à 43. Si Adolphe Muzito sera assisté, comme avant, par trois vice-premiers ministres, de 37 ministres connus sous Muzito I, on en est aujourd’hui à 33, soit quatre ministres de moins.
Du côté des Vice-ministres, la poire a pratiquement été coupée en deux pour passer de 14 sous Muzito I à 7 actuellement. Ce qui fait un total de 11 postes supprimés. Il faut également signaler quelques ministères qui ont été fusionnés, notamment Justice et Droits humains, Commerce et PME, ESU et Recherche scientifique. Pour leur part, Economie et Commerce, qui jusque là convolaient en justes noces, ont été séparés.
Pour ce qui est des départs, deux Vice-premiers ministres, dix-sept ministres et huit vice-ministres quittent le Gouvernement central, tandis que deux autres vice-premiers ministres, quatorze ministres et cinq Vice-ministres font leur entrée.
Quatre permutations à signaler dans l’ensemble: le vice-premier ministre Nzanga Mobutu, tout en gardant son rang, passe des Besoins sociaux de base à l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale; le ministre Célestin Mbuyu quitte l’Intérieur pour les Hydrocarbures; l’ancien vice-ministre aux Finances César Lubamba est titularisé à l’Urbanisme; le ministre Ferdinand Kambere quitte l’Emploi, travail et prévoyance sociale pour les Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale.
QUELQUES NOTES D’INSATISFACTION
En ce qui concerne l’équilibre géopolitique, c’est-à-dire entre les différentes provinces, il ne semble pas avoir été respecté. Sinon, il aurait été plus simple d’avoir trois ministres par province pour un total de 33 incarnant ledit équilibre, le bonus étant à trouver au niveau des vice-premiers ministres et des vice-ministres. Tout comme, signale-t-on, d’autres ministères symbolisant une sorte de redondance, si pas appelés à n’en faire qu’un seul, pouvaient aussi intéresser les instances habilitées. Il s’agit, on ne le dira jamais assez, des Affaires étrangères et de la Coopération (tant internationale que régionale) pour éviter qu’un interlocuteur étranger se voie toujours obligé de traiter avec deux ministres congolais pour une seule matière. C’est aussi le cas des ministères de l’Intérieur et de la Décentralisation qui devraient évoluer ensemble avec le même animateur. Pourquoi pas fusionner également d’autres ministères, Economie et Industrie, Agriculture et Développement rural, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat ... Ce qui aurait permis de réduire encore l’effectif de l’Exécutif national au rythme de la compression budgétaire, plutôt que d’avoir toujours pour préoccupations de créer de l’emploi politique qui, généralement, alourdit le budget et tant à reléguer au dernier plan les attentes du peuple.
En fin, on remarque de nouvelles figures là où on aurait souhaité une experte en la matière au regard du temps qu’il reste pour atteindre la fin de la mandature fixée, sauf changement de dernière minute en tout cas , en 2011.
QUE FAUT-IL ATTENDRE
DE MUZITO II ?
A première vue, la réponse à cette question tombe d’elle-même: le contraire de Muzito I ou faire mieux que les prédécesseurs. Sous-entendu, quitter le cap de conseils d’experts en conseils d’experts ou d’études en études. En d’autres termes, concrétiser la vision du chef de l’Etat qui a décrété 2010 année du social. Il s’agit donc de juguler la misère de la population en améliorant sensiblement ses conditions de vie et faire en sorte que les cinq chantiers soient plus visibles qu’avant. Plus loin, il est question de matérialiser le bilan que le chef de l’Etat aura à présenter pour briguer un deuxième et dernier mandat à la tête de la RDC. Vu sous cet angle, plus qu’une simple routine, Muzito II a un défi à relever à environ un an seulement de la fin du mandat présidentiel et de la législature en cours. Il faut donc mettre toutes les batteries en marche pour réussir le sprint final à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Le Gouvernement Muzito II n’a donc pas droit à l’erreur. M. M.
* Enfin, Michel Lokola libère le Budget !
Ce que nous pressentions est enfin arrivé. Michel Lokola quitte le Gouvernement. Le malheur de cet ancien ministre du Budget, nous l’avions dit, était d’avoir succédé à deux poids lourds à la tête du ministère du Budget: François Muamba qui avait su donner à ce ministère toute sa valeur et son poids réel, et Adolphe Muzito qui n’avait pas fait moins que son prédécesseur. Et, quand Michel Lokola s’est embourbé dans ce ministère au point de le «dévaluer», plus rien ne s’opposait à son départ. Finalement, le vrai problème de Lokola, c’est d’avoir hérité d’un mégaministère et de l’avoir tout simplement réduit au rang d’un ministère quelconque. Voilà qui justifie le soulagement qu’éprouvent certains avec le départ de Lokola du ministère du Budget et du Gouvernement. M. M.
* Le grand Tshiongo reprend du service
Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba. L’homme qui constitue en soi tout un mythe. Ayant commencé comme simple plombier à la Régideso, Gilbert Tshiongo aura gravi tous les échelons jusqu’à devenir PDG. Depuis qu’il avait quitté cette entreprise, Tshiongo semblait avoir emporté avec lui le secret de la réussite. Voilà qu’aujourd’hui, les bienfaits n’étant jamais perdus, le grand Tshiongo signe son retour. Mais, cette fois-ci, à la tête du ministère de l’Energie. Pour ne pas dire qu’il aura à s’assurer que les Congolais seront mieux servis en fourniture d’énergie électrique et en eau. Un autre défi à relever après le mythe qu’il s’est tissé autrefois grâce à ses performances à la Régideso. Ou le mythe meure ou il subsiste. M. M.
MINISTERE DES TRANSPORTS ET VOIES DE COMMUNICATION
Matthieu Mpita s'en va la tête haute
Depuis le vendredi 19 février dernier, le ministère des Transports et voies de communication a un nouvel animateur. Matthieu Mpita, le titulaire sortant, vient de céder son fauteuil à Mme Marie-Laure Kawanda. Ce, après un passage salué par nombre d'observateurs avertis et des spécialistes du secteur.
Dans l'univers des opérateurs actifs au ministère des Transports et Voies de communication, on estime que ce ministre issu du Parti Lumumbiste unifié (PALU) a joué un rôle non négligeable dans l'avancement des dossiers. Technocrate, chef des travaux à l'Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), rompu dans le domaine de l'aéronautique, ce cadre qui a gravi tous les échelons de la Régie des Voies Aériennes (RVA), n'est pourtant pas un habitué de la sphère politique congolaise.
Au regard de son bilan jugé positif, les observateurs saluent son engagement actif cristallisé par une série d'actions d'éclat : la mise sur pied du projet de loi sur l'aviation civile, le projet de modernisation des aéroports, des voies navigables… et de certains navires. Des dossiers les plus brûlants, la réglementation du secteur aérien est le dossier que les spécialistes du secteur estiment que ce membre du gouvernement sortant a réellement fait avancer.
Un cadre qui honore
le Palu
Il sied, par ailleurs, de souligner que, tout au long de son mandat, le ministre Matthieu Mpita n'a pas été mêlé aux traditionnels scandales qui occasionnent autant de couacs dans ce secteur hypersensible.
Par son passage réussi au ministère des Transports et voies de communication, du reste apprécié par la plupart des députés, Matthieu Mpita a prouvé aux yeux de l'opinion que le Palu, son parti, ne manque pas de cadres d'envergure, contrairement à ce que claironne bien souvent l'homme de la rue à Kinshasa.
L'homme, on l'a vu au front lors de la défense du dossier congolais dans l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) qui avait inscrit la RDC sur sa liste noire. Grâce à l’intervention, l'ouragan est désormais derrière le pays de Joseph Kabila.
Honnis soit qui lierait le départ de Matthieu Mpita du Gouvernement au motif de compétences. Bien au contraire. L'homme sort la tête haute et ne laisse derrière lui aucun dossier susceptible d'attenter à sa personnalité.
Laurel KANKOLE et YKM
Le STAREC met en exergue l'importance de l'armée dans l'autorité de l'Etat
L'importance de l'armée dans la restauration de l'autorité de l'Etat a été mise en exergue au cours de l'audience accordée, vendredi dernier, par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, au coordonnateur du STAREC, l'abbé Apollinaire Malu Malu. Ce dernier, qui l'a déclaré à la presse à l'issue de cette audience, a indiqué que la police et la justice ont la même importance.
L'abbé Malu Malu, reçu en sa qualité de coordonnateur du STAREC chargé de la mobilisation des ressources, a fait savoir que l'armée figure en bonne place dans le programme de la mise en place des infrastructures liées à la construction des camps militaires pour les individus en provenance des groupes armés ayant opté pour les FARDC.
Concernant le développement communautaire, le coordonnateur du STAREC a indiqué que le rôle de ce dernier consiste à apporter assistance à ceux ayant porté leur choix sur la vie civile.
Pour ce qui est des poches résiduelles encore en action, l'abbé Malu Malu a déclaré que l'appui de STAREC dans le cadre du retour à la normale n'excédera pas un mois. Passé ce délai, ces groupes seront considérés comme rebelles et traités comme tels d'autant plus qu'ils avaient librement apposé leurs signatures sur ce document officiel.
La MONUC poursuivra son appui aux FARDC dans l'opération " Amani leo "
Alan Doss, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU au Congo, a déclaré, vendredi dernier, que la Mission onusienne au Congo (MONUC) poursuivra son appui aux FARDC dans l'opération " Amani leo " dans le Kivu.
Le patron de la MONUC, qui venait d'être reçu en audience par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, Charles Mwando Nsimba, dément ainsi les informations persistantes et faisant état du retrait par la MONUC de son appui aux FARDC engagées dans l'opération " Amani leo " à la partie Est de la République. A ce sujet, il a souligné que le Gouvernement de la RDC et la MONUC évoluent en parfaite harmonie en faveur de la paix dans le Kivu.
Le représentant du secrétaire général a révélé, en outre, que la MONUC effectuera une mission d'évaluation de sa participation à la pacification de l'Est du pays. Il sera également question des possibilités de réduction de l'effectif de la MONUC et l'étude des domaines nécessitant le renforcement de l'appui de la MONUC aux FARDC.
Bonne gouvernance
de l'aide extérieure
Une mission d'experts indépendants commis par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) s'enquiert, depuis quelques jours, sur la bonne gouvernance dans le cadre du programme de cette branche en RDC.
Mme Pada Barragan, consultante, a porté cette information à la connaissance de la presse à l'issue de l'audience que lui a accordée le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants Charles Mwando Nsimba.
Selon Mme Barragan, cette équipe d'évaluation a été constituée pour avoir un regard sur l'aide des bailleurs extérieurs en faveur de l'action du PNUD en RDC. L'armée est un important partenaire dans cette action, a-t-elle conclu. Dina BUHAKE
Une délégation de la CEPGL et le Parlement congolais échangent sur les textes de cette organisation
Conduite par l'ambassadeur Tony Gabriel, une délégation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) s'est entretenue, en fin de la semaine, en la salle des réunions de l'Assemblée nationale avec les membres des deux bureaux du Parlement congolais.
Du côté de la chambre basse, le bureau était représenté par le Questeur alors que le Sénat, lui, était représenté par son Rapporteur. Depuis la relance de cette communauté, il semble plus exact d'affirmer que le processus de la finalisation des textes de la refondation poursuit son bonhomme de chemin. Voilà qui a fait que la situation desdits textes soit au centre des entretiens entre les deux bureaux du Parlement et la délégation de la CEPGL dans laquelle se trouvait aussi le professeur Ntumba Luaba.
Il y a lieu de souligner que la question des textes, qui avait été à l'étude autrefois du 21 au 23 décembre à Bujumbura au Burundi, est arrivée à son étape finale du 16 au 18 février 2010 à Kinshasa. Pour l'ambassadeur Tony Gabriel, qui répondait à la presse, le Parlement et le Gouvernement sont appelés à analyser l'effort de visitation des textes fournis au Secrétariat exécutif de la CEPGL en vue d'améliorer l'avenir de cette organisation sous-régionale. Le comité a encore sollicité le soutien du Parlement tout au long du processus de finalisation de tous ces textes.
Dans l'entendement du chef de la délégation, les textes proprement dits sont scindés en deux parties dont celle se rapportant à la création de la CEPGL, le 20 septembre 1976, et l'autre concernant la circulation des personnes et des biens entre les trois pays à savoir la RDC, le Burundi et le Rwanda. Pour le chef de la délégation, " nous voulons qu'il y ait une nouveauté. Nous voulons instaurer une assemblée parlementaire qui puisse faire partie des organes de la CEPGL ". Poursuivant ses propos, Tony Gabriel a indiqué que, comme ils viennent de terminer l'analyse des textes, la prochaine étape sera de soumettre ces derniers à l'approbation des trois gouvernements respectifs. Après l'approbation, viendra ensuite le tour des chefs d'Etat qui donnera lieu à leur promulgation. Dorian KISIMBA
ANALYSANT LA SITUATION GLOBALE DU PAYS AU COURS DE SON ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
La SOCICO interpelle le Parlement,
le Gouvernement et la Monuc
La Société civile du Congo (SOCICO) était, samedi dans l'amphithéâtre de l'Institut supérieur pédagogique de la Gombe, en assemblée générale ordinaire. Au cours de cette grande réunion présidée par le député Modeste Bahati Lukwebo, les participants venus de tous les coins de la ville de Kinshasa ont analysé, sans tabou, la situation globale du pays en cette année du cinquantenaire de la RDC.
Cette analyse, qui s'est enrichie des échanges entres le président de la Socico et les participants, a débouché sur la formulation d'un certain nombre des recommandations en l'endroit du Parlement, du Gouvernement et de la Monuc.
A l'issue de cette assemblée générale, les participants ont fait une déclaration, dans laquelle ils encouragent et soutiennent le Président de la République dans sa détermination à pacifier le pays et à assurer la sécurité à tous les Congolais, spécialement dans les provinces de l'Equateur, du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et dans la Province Orientale où les conflits armés ont fait rage.
La Société civile du Congo exhorte, dans cette déclaration, le Parlement à accélérer l'adoption de l'arsenal législatif indispensable au renforcement du processus démocratique en RDC. Elle félicité aussi le Sénat pour son patriotisme lors de l'adoption du projet de loi portant composition et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par l'intégration de la Société civile et la prise en compte du genre. Pour ce fait, elle exhorte également l'Assemblée nationale à faire de même.
Une attention particulière a été attirée à l'endroit des opérateurs politiques sur le fait que la Société civile ne se sentira pas concernée par une CENI qui ne comptera pas en son sein ses représentants.
Au Gouvernement de la République, la Socico demande de poursuivre sans désemparer la pacification du pays, de mener de toute urgence des actions visant à améliorer les conditions sociales et à assurer le bien-être de la population au cours de l'année 2010 décrétée "année du social " et d'intensifier la mise en œuvre des cinq chantiers de la République.
A la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc), la Socico demande de cesser de décourager les Fardc dans l'œuvre de pacification du pays, mais de les aider à renforcer le système judiciaire pour combattre efficacement les violences des droits humains, renforcer la protection des populations civiles innocentes, d'intensifier les opérations d'assistance humanitaire et d'appuyer la RDC dans la formation d'une armée républicaine en vue d'assurer durablement la protection des citoyens et de leurs biens ainsi que la préservation de l'intégrité territoriale.
Avant cette déclaration, les participants ont posé un certain nombre des questions en vue d'avoir des idées fixes sur la situation du pays. A la question de connaître le statut de la Socico, le président de cette structure de la société civile a été très clair et précis : " La société civile du Congo est une association des associations. Elle inclut les églises, les Organisations non gouvernementale, les organisations des jeunes. Notre mission est de chercher le bien-être de la population ". Dorian KISIMBA
MISE AU POINT DU CONSEILLER EN COMMUNICATION DU GOUVERNEUR
Province Orientale : les raisons cachées du passage à Kinshasa
de Médard Autsaï Asenga
Beaucoup de choses ont été dites après le passage éclair à Kinshasa du gouverneur de la Province Orientale, accompagné des membres du bureau de l'assemblée provinciale de la province. La nouvelle a tellement défrayé la chronique que M. Jean-Stani Bilanga, conseiller en communication de Médard Autsaï Asenga, a réuni la presse pour dissiper certains malentendus autour de la crise qui sévit actuellement entre les institutions de la province et qui est consécutive à la motion de défiance signée par une dizaine de députés provinciaux de l'opposition ainsi que de la majorité présidentielle contre le numéro un de la Province Orientale.
D’entrée de jeu, le conseiller en communication du gouverneur Médard Autsaï balaye d'un revers de la main les griefs retenus à l'endroit du gouverneur, notamment la gestion opaque de la direction des recettes de la Province Orientale (DRPO), le détournement des salaires des fonctionnaires, la non visibilité des travaux de cinq chantiers de la République… " Il n'y a pas eu de détournement. Nulle part, l'auteur de la motion a présenté des preuves ", a reconnu M. Jean-Stani Bilanga reconnaissant qu' " il appartient à l'auteur de la motion de prouver ces accusations ". Sur quels éléments les députés se fondent-ils pour accuser le gouverneur ? A cette question, le conseiller du gouverneur de la Province Orientale dit ne pas se mettre à la place du député auteur de la motion (Heri Baraka, député provincial de l'opposition, membre du groupe parlementaire des chrétiens).
Pour ce proche du gouverneur, le passage à Kinshasa de Médard Autsaï, coïncide avec la motion de défiance contre lui et n’est pas intervenu en catastrophe. " Le mot catastrophe n'est pas à sa place. Ce n'est pas pour la première fois que le gouverneur de la Province Orientale vient à Kinshasa. Il a été appelé par sa hiérarchie en l'occurrence le ministre de l'Intérieur qui voulait en savoir un peu plus sur la situation dans la province ". Dans les explications fournies à la presse, le conseiller de Médard Autsaï soutient que le Gouvernement central, tenant compte de la situation de la Province Orientale, est intervenu pour que la province ne connaisse pas un vide juridique à sa tête. Voilà pourquoi, poursuit-il, eu égard à l'absence du vice-gouverneur ayant démissionné et les menaces d'un groupe des députés provinciaux voulant à tout prix se débarrasser du bureau de l'assemblée provinciale, " une motion de défiance contre le gouverneur n'était pas la bienvenue dans ce sens que la province ne serait plus dirigée dès lors que l'assemblée provinciale n'aura plus les membres du bureau et que le vice-gouverneur n'existe pas ".
A la question sur l'absence de la visibilité des cinq chantiers dans la Province Orientale, Jean-Stani Bilanga affirme que " les cinq chantiers sont visibles". Il cite, à titre illustratif, l'acquisition, sur fonds propres du gouvernement provincial, des engins pour des travaux, l'achat des véhicules 4x4 destinés aux responsables territoriaux, la construction en Ituri d'un complexe commercial, la réhabilitation ou construction des écoles et centres de santé … Comme pour répondre aux accusations selon lesquelles le gouvernement provincial n'a jusque-là exécuté un budget voté par l'assemblée provinciale, le conseiller du gouverneur Autsaï soutient que " ces travaux démontrent à suffisance que les budgets sont exécutés. Ce sont les moyens mis à la disposition du gouvernement provincial par l'assemblée provinciale ", avant d’ajouter, " je comprends que les députés provinciaux disent qu'on n’a pas assez vu, mais les cinq chantiers se réalisent". Rachidi MABANDU
AVEC LE CHANGEMENT DE L'EXECUTIF
La campagne de vulgarisation du code foncier a pris une autre dimension
Le début de la campagne de vulgarisation du code foncier, programmée samedi dernier dans la circonscription foncière de la Tshangu après Lukunga, Funa et Mont Amba, s'est subitement transformée en une grande fête de joie vue sa coïncidence avec le changement opéré au sein du gouvernement qui vient de confirmer Me Maj Kisimba à la tête du ministère des Affaires foncières. Des calicots ont été improvisés sur lesquels on pouvait lire des messages de remerciements au Chef de l'Etat, Joseph Kabila, pour le renouvèlement de la confiance au ministre Maj Kisimba.
Accueil chaleureux avec ovation, ce sont des bouquets de fleurs qui ont été remis au jeune ministre du gouvernement central dont la confirmation vient de couronner les efforts engagés pour répondre aux recommandations du Président de la République. Sur place, on a vu la naissance d'un jeune pasteur en la personne du CTI de la Lukunga, M. Katanga, qui n'a pas manqué d'évoquer la grâce de Dieu pour le sérieux qui a caractérisé la gestion de Maj Kisimba à la tête du ministère avant de souhaiter que cela soit autant dans ce nouveau mandat.
Le ministre des Affaires foncières a exhorté les agents et cadres de son ministère à plus d'engagement dans la quête de la sécurisation de la population pour réduire de plus en plus les conflits fonciers. Le ministre, qui répondait au mot de félicitations pour sa reconduction au sein du gouvernement prononcé par le Secrétaire général dudit ministère au nom de tous les agents, a indiqué que les actions entreprises durant son mandat constituent le résultat des efforts d'un chacun pour l'accompagner dans la lourde mission lui confiée par le Chef de l'Etat, à savoir assainir le secteur foncier.
Il leur a demandé de se surpasser pour répondre à la confiance que le Président de la République et son Premier ministre viennent de témoigner aux Affaires foncières en sa personne. Auparavant, le Secrétaire général a qualifié la campagne de vulgarisation de la loi foncière programmée samedi dernier à la circonscription foncière de Tshangu, d'exceptionnelle. Car coïncidant avec le changement intervenu au sein du gouvernement. Cette journée qui marque un début de mandat pour Maj Kisimba, a-t-il soutenu, doit interpeller tout le monde avant de solliciter la grâce de Dieu afin que rayonne ce ministère pour s'élever à un très haut niveau.
Cette campagne a été marquée par une marche débutée ai siège de la circonscription, situé aux eucalyptus à N’Djili pour s'achever au marché de la Liberté à Masina où une journée foncière porte ouverte a été tenue. Le souci du ministre Maj Kisimba, à l'issue de la journée, était de vulgariser davantage pour mettre fin à l'ignorance du code foncier qui est à la base de la plupart des conflits enregistrés. FDA
Le PNUD déterminé à améliorer la gestion des ressources minières en RDC
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a soumis aux décideurs et acteurs publics et privés de la RDC, un certain nombre de recommandations préliminaires qui aboutiront à des actions concrètes d'appui touchant à la gestion et à l'exploitation des ressources minières.
Ces recommandations sont elles-mêmes fondées sur les avis exprimés, lors de nombreuses consultations par les représentants des secteurs public-privé? Avant d'arrêter les lignes d'action d'un plan d'appui du PNUD pour une meilleure gestion juridique et économique des ressources minières en RDC, il convient de soumettre les propositions aux personnes qui ont participé à leur formulation. Ceci afin d'en débattre, de rectifier ou de compléter certaines propositions et dégager un consensus entre les principaux intéressés. Cette phase consultative se déroule avec des réunions prévues à Kinshasa, Goma et Lubumbashi. Une fois finalisées, les recommandations seront mises en œuvre à compter du premier semestre 2010.
Ce travail est affecté en réponse à une demande du Gouvernement congolais auprès du PNUD. Cela afin que ce dernier apporte un appui à l'amélioration de l'encadrement juridique et économique de l'activité minière. Au départ, la demande d'appui concernait essentiellement le processus de revisitation des contrats miniers pour lequel un premier rapport avait été soumis en mai 2008 avec un certain nombre de proposition. Par la suite, en raison de la clôture du processus de révisitation pour ce qui concerne la majorité des contrats examinés et l'évolution moins favorable de la conjoncture mondiale. La demande du Gouvernement a été axée sur la question de gestion juridique et économique du secteur minier. A cet effet, un groupe international composé d'experts internationaux a été mis sur pied et des consultations ont été menées.
Ce rapport préliminaire est donc un document de travail à finalité pratique permettant de déboucher sur des réalisations concrètes. Pour des raisons pragmatiques, certains thèmes spécifiques n'ont pas été privilégiés lors des consultations. Ainsi, il a été jugé ni souhaitable ni possible pour les experts de s'immiscer dans les affaires de l'Etat concernant le processus de révisitation des contrats miniers.
En effet, ce processus a fait l'objet de plusieurs études pertinentes et les négociations ont été menées par les conseils respectifs des parties en cause. Il n'était donc pas indiqué d'entrer activement dans ce processus qui est pour le groupe d'expert une donnée à prendre en compte dans l'analyse globale et sur le sujet d'étude de la mission.
Toutefois, afin de donner au rapport toute sa portée, la question des contrats futurs et moyens à mettre en œuvre pour améliorer dans l'avenir la gestion desdits contrats n'a pas été écartée. C'est l'élaboration de propositions normatives et structurelle portant sur la gestion de ces contrats qui est visée.
D'autres thèmes n'ont pas été retenus parce qu'ils étaient déjà pris en compte par des programmes multilatéraux, bilatéraux, nationaux ou parce qu'ils se situaient hors du champ d'intervention ou de compétence du PNUD et de l'ITC. Il s'agit, notamment, de la traçabilité, du renforcement de l'administration fiscale, de la réforme et la restructuration des entreprises publiques et du développement des infrastructures.
Sur les réunions tenues à Kinshasa, au Kivu et au Katanga, il convient de souligner que si des perceptions et des avis très différents ont pu être exprimés, notamment en raison de la situation géographique des personnes consultées et des priorités relevant de leur propre fonction, de nettes convergences se dégagent sur l'analyse de la situation actuelle, jugée insatisfaisante par l'ensemble des personnes rencontrées.
Le groupe d'experts s'est entretenu sur le protocole de conduite des entretiens. Il a été décidé que l'ensemble des interlocuteurs seraient invités à partager leurs vues sur deux thèmes principaux, à savoir comment améliorer la gouvernance juridique du secteur minier et quelles mesures faut-il envisager pour développer économiquement et durablement ce secteur. A cet égard et concernant ces points servant de lignes de conduite aux entretiens, il a été décidé d'opter une écoute positive et neutre afin de permettre aux acteurs de s'exprimer librement et éclairer les experts sur les problèmes rencontrés par ceux-ci dans le cadre de leur activité dans le secteur minier.
Simard Simon TSOUMBOU
LUTTE CONTRE LE TABAGISME EN RD CONGO
Le PNCLT déjà prêt avec un avant-projet de loi à soumettre au Gouvernement
Le Programme national de lutte contre les toxicomanies et les substances toxiques (PNLCT) en RD Congo, vient d'adopter un projet de loi anti tabac à soumettre à l'approbation du Gouvernement. Le texte, comprenant quelque 59 articles, a été discuté au cours d'un atelier organisé du 18 au 20 février 2010 dans la salle des Conférences de l'Institut technique médical (ITM) de Kintambo.
Le texte, une fois adopté à l'Exécutif, sera soumis au Parlement pour la sanction finale avant sa promulgation par le Chef de l'Etat. Au-délà de son caractère disciplinaire, l'économie du texte renseigne une batterie de sanctions à appliquer aussi bien aux consommateurs qu'aux industriels qui ne se seront pas conformés aux nouvelles dispositions légales.
La réglementation concerne aussi bien la culture, la commercialisation que la consommation du tabac. Dans la motivation des assises, les participants ont soutenu à l'unanimité que ledit projet de loi a le mérite de décourager le consommateur des produits de tabac ainsi que de ses dérivés.
Dans l'exposé des motifs, il a été rappelé que, depuis son accession à l'indépendance, la RD Congo n'a pas suffisamment légiféré sur le tabagisme. Les quelques rares dispositions existantes ne concourent guère à la prévention de la santé publique.
L'idéal serait de supprimer les usines tabacicoles. Mais il semble que le combat s'annonce assez rude et quelque peu échoué à l'avance par les Gouvernements locaux. Même dans des pays réputés de vieille démocratie, pareille entreprise n'a pas encore abouti. Plusieurs raisons justifient cette faiblesse des Etats. Mais la plus importante à retenir est que les usines de tabac contribuent à une hauteur remarquable aux budgets des Etats. Certaines sources ont même avancé 40% en termes de participation de ces usines au fisc. D'où, l'embarras des Etats à décider carrément de la fermeture des usines de fabrication de tabac.
Quoi qu'il en soit, des astuces ont été trouvées pour essayer de décourager les consommateurs et, ainsi provoquer une baisse sensible du chiffre d'affaire des industriels au point qu'ils se sentent obligés de mettre la clef sous le paillasson. Malheureusement, l'expérience atteste que les consommateurs de tabac et de ses dérivés se moquent de toutes les alertes aussi bien de l'Organisation mondiale de la santé que des structures sanitaires locales. La mention : " fumer est préjudiciable à la santé ", par exemple, n'est qu'un slogan creux auquel très peu de fumeurs font cas. D'ailleurs, plus il lit ce message, plus il augmente sa quantité au moment d l'achat et la vente au détail.
L'expérience d'ailleurs
La France est parmi les premiers pays européen engagés dans la lutte antitabac. Il a fallu imaginer beaucoup de scénarii pour arriver à de bons résultats. Une telle lutte voulant qu'on y aille lentement, le pays de Nicolas Sarkozy avait d'abord commencé par interdire de fumer dans les lieux publics.
Face aux difficultés réelles de gérer le syndrome de manque chez les accrocs au mégot, le Gouvernement français avait obligé aux chefs d'entreprises et autres propriétaires de Night clubs de créer des fumoirs pour leurs clients. Objectif, créer un certain malaise psychologique chez les fumeurs et les contraindre progressivement au sevrage. Actuellement, la France est passée à la vitesse supérieure. Tous les fumoirs ont été supprimés. Les fumeurs sont obligés d'aller au-delà des zones non fumeurs lors qu'ils ont envie d'expédier une cigarette. Laurel KANKOLE
BANDUNDU
Antipas Mbusa Nyamuisi satisfait des réalisations du PAIDECO à Kikwit
Reconduit à son poste, le ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire Antipas Mbusa Nyamuisi a séjourné dernièrement à Kikwit, dans la province de Bandundu, où il s'est imprégné des réalisations du Programme d' Appui aux Initiatives de Développement Communautaires (PAIDECO) de la Coopération Technique Belge (CTB) , rapporte un communiqué de presse de ce ministère. Le PAIDECO vient de construire 17 bureaux de quartiers, 4 salles polyvalentes, dont une par commune et de réhabilitater la maison communale de LUKEMI et celle de NZINDA pour ce qui concerne les infrastructures administratives en vue de permettre aux communes et quartiers de la ville de Kikwit de bien fonctionner pour la réussite du processus de la décentralisation dans ce coin de la RDC .
Ce projet de la Coopération technique belge (CTB), qui œuvre dans le Bandundu depuis août 2006, ne s’est pas arreté là . Ce programme intervient aussi dans les infrastructures sociales, c’est dans ce cadre que PAIDECO vient de construire 2 écoles primaires, réhabiliter 4 autres à travers la ville de Kikwit, sans oublier la construction de 4 centres de santés, de la Banque de sang dans la commune de Lukolela, d'un pavillon de la maternité de l'hôpital général de Kikwit 2 et la construction de 47 bornes fontaines reliées au réseau de la Régideso.
La lutte antiérosive fait aussi partie des préoccupations de PAIDECO. Les systèmes de succession des digues et pépinières vétivers, de construction de bassin de rétention ont été appliqués et exigent de la population un réel suivi. Pour ce, plusieurs séminaires de formation ont accompagné ces actions.
Dans ce cadre, les personnels soignants et administratifs locaux ont suivi des séminaires de Renforcement des Capacités afin d'améliorer leur savoir.
Satisfait par ces réalisations, le Ministre Mbusa Nyamwisi a encouragé les responsables de ce programme de continuer dans la même lignée pour le temps qui reste, tout en impliquant les bénéficiaires afin de bien identifier les besoins prioritaires.
Au cours d'un entretien avec les différents bourgmestres de la ville de Kikwit, les responsables des écoles locales ainsi que quelques personnalités de la société civile, le patron de la Décentralisation a expliqué aux uns et aux autres la nécessité de s'approprier le processus de la décentralisation, socle du développement de la RDC.
Le PAIDECO est présent dans 7 provinces de la RDC. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Décentralisation, le PAIDECO dispose d'une structure mixte de concertation locale SMICL présidée par le Ministre provincial de l'Intérieur qui siège avec ses paires du Plan, des TPI, de l'Agriculture et du Développement rural aux côtés de l'équipe locale de PAIDECO.
Ce projet de la CTB met plus d'accent sur le développement économique local. Voilà pourquoi, partout où il est localisé, le PAIDECO appuie les filières agricoles pour permettre aux Entités territoriales décentralisées (ETD) de disposer des moyens de se développer. Mathy MUSAU
Le FAR/Bandundu réitère la demande de la liberté provisoire pour Lutu Mabangu
Le Forum des associations des ressortissants de Bandundu (FAR/Bandundu) réitère la demande de la liberté provisoire du Coordonateur de la RTNC2, Lutu Mabangu, encore en détention et en procès à la Cour d'appel de la Gombe.
Le vendredi 19 février dernier, c'était la deuxième comparution de Lutu Mabangu à la Cour d'appel de la Gombe sur une affaire de détournement des biens de la RTNC2. Une fois de plus, le prévenu a prouvé son innocence avec documents à l'appui sur les griefs qu'on lui reproche : le détournement du groupe électrogène...
Concernant la question sur la vente du groupe électrogène, Lutu Mabangu est allé tout droit au but. " Tout a été fait dans les normes ". Le Coordonateur de la RTNC2 a expliqué à la Cour que lorsque ce groupe a été vendu, tout l'argent est entré dans la caisse. Cette mitraille déclassée, fait-il savoir, a été vendu à 6.000 USD.
Selon les avocats de Lutu Mabangu, ce groupe installé par les Pères scheutistes depuis 1969 a été déclaré déclassé en 1982. En 1984, poursuivent-ils, ce groupe constituait un bien abandonné qui encombrait le local et en 2007 lorsque la RTNC2 acquiert un nouveau groupe, on demandera à Lutu de se débarrasser de l'ancien groupe. " On n'a pas à qui justifier les recettes de ce bien abandonné ", rétorquent ces avocats.
Concernant d'autres biens vendus (mini-bus, …), les avocats de Lutu Mabangu se sont justifiés auprès de la Cour par le fait que cela faisait partie de la gestion quotidienne de leur client en tant que Coordonateur de la RTNC2, qui faisait toujours un rapport mensuel.
La comparution de l'ADG de la RTNC exigée
Lors du procès de Lutu Mabangu, les avocats de ce dernier ainsi que le ministère public ont trouvé nécessaire que l'ADG de la RTNC puisse comparaître à l'audience prochaine. Le prévenu souhaite aussi la présence de son Directeur financier et de sa caissière pour éclairer la Cour sur cette affaire. A la question de savoir si Lutu a de bons rapports avec son ADG, le détenu répond : "Je ne suis pas en conflit avec Kipolongo", d'autant plus que tous les actes que je «j’e posais étaient apportés à la connaissance de sa hiérarchie.
Une nouvelle demande de liberté provisoire
Les avocats de détenu ont, une fois de plus, formulé une demande à la Cour pour la Liberté provisoire de leur client qui continue à croupir en prison, malgré le fait que le ministère public s'y oppose jusque là. Ils ont défendu leur requête en soulignant que Lutu, qui a déjà prouvé son innocence et, a des problèmes graves de santé, surtout qu'il est diabétique telqu’attestent ses médecins.
Mais aussi, la liberté provisoire de leur client lui permettra de mieux justifier, avec preuves à l'appui, tous les griefs reprochés contre lui. La Cour a fixé une autre audience pour le lundi 22 février 2010 où l'on pourra connaître le sort réservé à la demande des avocats de Lutu sur sa liberté provisoire.
Rappel des faits
Le Coordonnateur de la RTNC2 a été arrêté depuis le 14 décembre 2009 par le Parquet général et puis le lendemain transféré à Makala. Deux jours après, alors qu'il croupissait déjà en prison, il sera suspendu de ses fonctions de Coordonnateur de la deuxième chaîne de la RTNC. Il lui est reproché d'avoir détourné les biens de la RTNC2 dont le groupe électrogène. Dieumerci MAYAMBI
SONDAGE LES POINTS
Tshibanda, Kisimba, Mende... toujours parmi les ministres les mieux cotés
" Les Points " respecte les normes scientifiques et déontologiques en matière de réalisation des sondages et tient à préciser que les résultats de ces enquêtes doivent être interprétés comme les rapports de force à la date de leur réalisation et non comme prédictifs des événements.
Les commentaires repris dans ce rapport sont faits par les enquêtés et ne constituent en aucun cas nos analyses personnelles.
Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans notre express accord.
Frédéric PANDA
Comprendre comment le vent tourne pour mieux saisir
l'air du temps
«Les points opinion» est au service des stratégies nécessitant de capter l'état d'esprit d'un public externe ou interne. Sur la base d'une méthodologie rigoureuse, les études «Les points opinion» apportent des renseignements clairs et utiles à l'action.
Terrains d'application :
- Etudes politiques et sociétales ;
- Etudes de santé publique ;
- Etudes de climat social ;
- Etudes d'environnement
I. FICHE TECHNIQUE DU SONDAGE
- Conception questionnaire : les points
- Mode de récolte des données : Enquête réalisée par SMS.
- Terrain d'application : Kinshasa.
- Echantillon Général : 1.000 enquêtés âgés de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, Etudes faites, profession)
- Date de terrain : du 15 au 16 Fév. 2010
Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumis aux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques.
Commentaire des enquêtés
Depuis février 2009, alors que le Gouvernement Muzito I totalisait ses 100 jours, l'institut «Les Points» a capté l'état d'esprit de la population sur cette équipe que d'aucuns n'ont cessé de qualifier d'éléphantesque. Ainsi, la rigueur qui caractérise son travail, a révélé, plus d'une fois, que les résultats de ses sondages sur le palmarès du gouvernement ont toujours été la copie conforme de la vraie lecture faite par la population. A ce sujet, le sondeur avait révélé, à travers ses enquêtes, que le manque de visibilité de la quasi-totalité de ministres, soit 50%, était la cause principale d'un certain immobilisme observé au sein du gouvernement.
Curieusement, la lecture que la population s’est faite de ce gouvernement n'est pas différente de celle de l'autorité morale de l'AMP et alliés. Ce qui s'est matérialisé, dans le ressent remaniement, par la réduction du nombre de portefeuilles : plus de 17 ministres cèdent leurs tabliers. En outre, tous les ministres classés dans le palmarès des membres du gouvernement ayant marqué 2009 sont maintenus à leur poste dans le gouvernement Muzito II.
Même si le début de l'année 2010 a été caractérisé par le baromètre une rentrée gouvernementale très timide, due à l'attente du remaniement, le baromètre «Les Points» est resté dominé par les traditionnels ministres les plus en vue. Ils ne se sont pas déchargé de leurs fonctions en janvier. C'est le cas du ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda, dont la population retient à son actif la relance des relations entre Kinshasa et la Havane ; la tenue de la neuvième réunion du groupe de travail des ministres de la SADC ; les efforts pour l'implication du patronat privé français en RDC etc. Il se pointe en première position avec 15%.
Il est suivi du Ministre des Affaires foncière, Maj Kisimba Ngoy, dont la dernière descente sur terrain dans le cadre de la campagne de vulgarisation du code foncier a attiré l'attention des Kinoises et Kinois qui, pour le moment, ne sont plus surpris du souci de ce fils du pays de les informer sur leurs droits en matière foncière, afin de réduire le nombre de conflits dans ce secteur. Il totalise 11%.
En troisième position, se trouve le duo Lambert Mende-Mashako Mamba, respectivement ministre de la Communication et medias et de l'Enseignement supérieur et universitaire qui ont chacun 8%. Le premier, Lambert Mende est apprécié par les Kinois pour son dynamisme et son sens elevé de communication. "C'est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut ", disent-ils. Quant à Léonard Mashako Mamba, ses efforts pour l'assainissement des milieux académiques lui ont valu une fière chandelle auprès des Kinois.
Sondage exclusif " les points " réalisé à Kinshasa du 15 au 16 Fév. 10
RETOMBEES DU TIRAGE AU SORT ORGANISE SAMEDI A LUBUMBASHI
CAN 2012 : la RDC, le Cameroun, le Sénégal et l’Ile Maurice dans le groupe E
La Confédération africaine de football a procédé, samedi à Lubumbashi, au tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2012, co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale. La RDC évoluera dans le même groupe que le Cameroun, le Sénégal et l'Ile Maurice, dans le groupe E. Le coup d'envoi des éliminatoires est programmé pour le week-end du 3, 4 et 5 septembre 2010 au Gabon.
Groupe A
Zimbabwe
Liberia
Cap vert
Mali
Groupe B
Nigeria
Madagascar
Ethiopie
Guinée Conakry
Groupe C
Zambie
Comores
Mozambique
Libye |
Groupe D
Maroc
Centrafrique
Algérie
Tanzanie
Groupe E
RDC
Sénégal
Cameroun
Ile Maurice
Groupe F
Mauritanie
Burkina Faso
Gambie
Namibie |
Groupe G
Afrique du Sud
Niger
Egypte
Sierra Leone
Groupe H
Cote d'Ivoire
Rwanda
Benin
Burundi
Groupe I
Soudan
Congo
Swaziland
Ghana |
Groupe J
Guinée Bissau
Kenya
Ouganda
Angola
Groupe K
Tunisie
Botswana
Tchad
Malawi
|
Le GOSM voit le jour
Le Groupement omnisports militaire (GOSM) vient d'être créé grâce à une arrêté interministériel signé conjointement par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants Charles Mwando Nsimba et son ancien homologue de la Jeunesse et des Sports Patrick Sulubika.
On retiendra que parmi les onze missions dévolues au GOSM, il y a principalement la promotion et la généralisation de la pratique des activités phyisiques et sportives dans toutes les unités des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Il est aussi question de la planification, de l'épanouissement de toutes les disciplines du sport au sein des FARDC.
Pour le ministre Mwando Nsimba, le sport constitue le ciment de l'unité de la Nation et joue un rôle important dans la recherche et la consolidation de la paix. A ce titre, l'armée doit participer au sport. De son côté, le ministre sortant des Sports a indiqué que l'acte de ce jour était la manifestation de la volonté de son ministère à la refondation de l'armée. Ce qui, a-t-il dit, constituait une fierté.Dina BUHAKE.
COUPE DU MONDE AFRIQUE DU SUD 2010
«African village» obtient la vente exclusive pour le programme d'hospitalité Fifa
«Match hospitality AG», détenteur exclusif des droits pour le programme d'hospitalité de la Fifa dans le monde entier jusqu'en 2014, a désigné «African village» comme son agent de vente autorisé pour différents territoires sur le continent africain pour le Programme officiel d'hospitalité de la coupe du monde de la Fifa.
Les territoires concernés par l'exclusivité accordée à «African village» en termes de ventes incluent la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, la Guinée, le Soudan, la RDC. Les marchés non exclusifs sont le Sénégal, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon, l'Egypte et la Tunisie.
Le programme d'hospitalité de la Fifa propose à ses clients un large éventail de services : billets de match, installations au sein des stades (y compris des loges privatives et des salons, des tentes luxueuses, une restauration gourmet, des places de parking préférentielles, des services de transport, des animations et des cadeaux) et, pour la première fois, des Packages "Full Hospitality" optionnels comprennant activités touristiques, hébergement et transports en Afrique du Sud et dans les pays voisins. "Nous avons le plaisir de nous associer à African Village pour les ventes du Programme d'hospitalité de la Coupe du Monde de la Fifa 2010", a déclaré Pascal Portes, directeur des opérations de «Match hospitality».
«African village» est un projet fascinant et ambitieux qui a pour objectif de rapprocher la coupe du monde de la Fifa 2010 de différents pays africains et d'attirer les passionnés et les fans de football africain en Afrique du Sud. «Nous sommes convaincus que notre alliance commerciale est la meilleure option pour «Match hospitality» au sein des marchés africains importants», a-t-il dit.
«MATCH Hospitality» et le Programme d'hospitalité de la FIFA
La Fifa a désigné «Match Hospitality» comme détenteur exclusif des droits pour le Programme d'hospitalité de la Fifa dans le monde entier pour la Coupe du monde de la Fifa, Afrique du Sud 2010, la coupe du monde féminine de la Fifa, Allemagne 2011, la coupe des Confédérations de la Fifa 2013 et la Coupe du monde de la Fifa, Brésil 2014. «Match Hospitality AG» est une société basée à Zurich (Suisse) qui a des bureaux à Johannesburg et dont les actionnaires sont Byrom Holdings pic, Dentsu Inc., Infront Sports & Média AG et Bidvest Hospitality (Pty).
«Match hospitality» est la seule société officiellement autorisée par la Fifa à travers le monde à proposer et garantir des packages d'hospitalité exclusifs comprenant des billets et des services pour tous les matches de la coupe du monde de la Fifa 2010, à travers ses agents de vente désignés. Rachidi MABANDU
Le pardon de Jean Beya, président déchu du COC, rejeté par le comité exécutif
Nonobstant le plaidoyer du président de l'Association des comités olympiques nationaux africains, Zone IV (ANOA), les membres du Comité olympique congolais (COC) ont dit niet et maintiennent la décision de l'assemblée générale extraordinaire du 29 novembre 2009, à savoir la radiation de Jean Beya du Mouvement sportif et olympique congolais.
A ce sujet, il y a lieu de souligner que sous la houlette de son président intérimaire, Jacob Ndombe, les membres du Comité exécutif se sont retrouvés en réunion ordinaire le samedi 6 février 2010 au siège du Comité olympique situé au n°10 de la rue Dima dans la commune de Kinshasa.
Conformément au troisième point de l'ordre du jour, le Secrétaire général du COC, Alain Basiashile était invité à faire à ses homologues, membres du C.E, la restitution des travaux de l'assemblée générale de l'ACNOA, Zone IV, organisés à Bangui du 12 au 14 janvier, juste après la visite de travail de son président, Gilbert Gresingué, à Kinshasa où il a été mandaté par le président de l'ACNOA, l'intendant général Palenfo.
Après exposition du Secrétaire général qui a apporté le message de l'ACNOA, selon lequel il a été mandaté d'informer les membres du C.E du souhait émis par les frères africains qui sollicitent la réhabilitation du président déchu, Beya wa Kabenga, suite au pardon qu'il a demandé aux membres du COC et aux fédérations congolaises.
Par ailleurs, il a été fait à l'intention des membres présents, la lecture du rapport final des travaux de Bangui, transmis par mail au Secrétaire général du COC par l'ACNOA, Zone IV, à travers lequel il a été repris in extenso, les recommandations du président de l'ACNOA, Zone IV précitées ainsi qu'une photo souvenir illustrant la présence du président de l'ACNOA, , Zone IV, le S.G du CNOC/Congo Brazza ainsi que le S.G. du COC.
Après un débat houleux autour de ce point, le C.E du COC a émis les points de vue ci-après : l'indignation à exprimer auprès de l'ACNO pour avoir invité un président radié par l'assemblée générale extraordinaire souveraine (un mémorandum de mécontentement a été signé par tous) ; la désolation à exprimer auprès de l'ACNOA, Zone IV suite à l'absence prolongée du rapport consécutif à la mission d'information effectuée par Gilbert Gresingué depuis le début du mois de janvier alors que dans son programme de travail, ce dernier avait promis de le rendre public avant de rentrer à Bangui (ce qui cache des manœuvres dilatoires avec manigances souterraines à l'africaine et dessous de table …) ; l'impossibilité de répondre positivement à la requête de l'ACNOA qui arrive fortement en retard du fait de la décision de l'assemblée générale extraordinaire prise le 29/11/2009 d'une part et d'autre part suite au comportement antisportif et pratiques de gangstérisme opérées par l'incriminé auprès de ses paires du Comité exécutif en l'occurrence : campagne mensongère sur sa réhabilitation, injures et outrages, menaces sur l'occupation forcée des bureaux du siège par lui et son comité fantoche ; méthodes d'intimidation des membres et agents du COC en date du 2 janvier 2010 par deux jeeps d'éléments armés de la Police d'intervention spéciale ; Initiation d'une campagne de forte agitation et menaces des membres du COC au Beach à l'arrivée de Gresingué, président de la Zone IV, et du secrétaire générale du CNO/Brazza ; embuscade et tentative d'enlèvement du président intérimaire, Ndombe Jacob, le soir du dimanche …… à la hauteur du Camp Badiadingi ; incitation des éléments de l'inspection provinciale de la Police pour empêcher la tenue de l'assemblée générale du 29/01/2010 par une campagne d'intimidation des responsables du GHR et abstraction du président a.i, Ndombe Jacob ; bracage du S.G Alain Badiashile au siège du COC par le garde du corps de Beya qui voulait occuper anarchiquement le bureau du COC ; arrestation arbitraires par les agents de l'ANR de Dombe, président a.i, suite au rapport mensongère et calomnieux de ce dernier.
Ainsi, tous les membres du Comex du COC ont purement et simplement rejeté la proposition des homologues africains qui ont intervenus fort en retard alors que le Comité international olympique (CIO), avait depuis lors penché ses réactions dans les sens du règlement de ce conflit interne par l'organisation d'une assemblée générale extraordinaire, (cfr le mail du CIO du 24 et 27 nov. 2009 par lequel il a été clairement dit que tout le monde devait être présent et que les absents tireront les conséquences).
Les membres du comité exécutif ont relevé également le fait que S.E. Monsieur le ministre de la Jeunesse et des Sports a adressé une mettre de désapprobation à Gilbert Gresingué pour avoir usé d'une supercherie en essayant de transformer sa mission d'information à une attribution indue d'un mandat de résolution de conflit en s'appuyant sur des manœuvres dilatoires et suspects avec comme objectif de maintenir Beya à la tête du COC en sabordant la décision de l'assemblée générale des fédérations, contrairement aux promesses qu'il avait faites lors de son séjour à Kinshasa. Ainsi, S.E M ; le ministre a à travers sa lettre posé une série des questions à Gresingué dont les plus pertinentes : " Quelles sont les compétences de l'ACNOA, Zone IV sur les décisions souveraine de l'AGE du COV ? ", " L'ACNOA, Zone IV constitue-t-il un degré d'appel des décisions de l'AGE du COC ? ".
Par ailleurs, les membres du comité exécutif ont fait des commentaires très positifs concernant le projet de partenariat avec Synergy Group, une agence de management de marketing, qui a proposé ses bons offices au COC en ce qui concerne la recherche de financement pour ses acticités.
Pour clore, le comité exécutif du COC a présenté son programme d'activités selon le Plan et développement 2010 -2012 qui en filigramme reprend quelques événements importants en l'occurrence les stages techniques pour la préparation des athlètes à la participation aux jeux, séminaires de formation locale et à l'étranger, l'académie olympique, le musée olympique, etc.
Bravo pour le comité Ndombe et badiashile, respectivement président et secrétaire général du comité des quinze (15 membres) qui travaillent réellement. A suivre
FDA
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