QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3602
mardi 04 mai 2010
BILLET

Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti»
de Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.

José NAWEJ


Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa
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José NAWEJ




































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE


La Majorité dit non à l'initiative de Jean Lucien Bussa
* Contrairement à ce que des sources ont annoncé à Forum des As, le député MLC n'a pas encore réuni 125 signatures requises pour la motion de censure

Viendra, viendra pas ? L'opinion commence à s'interroger sur le dépôt et l'examen de la motion de censure du Gouvernement depuis que Jean-Lucien Bussa l'a annoncée, le 28 avril 2010, "dans les heures qui viennent." Tout le problème c’est que les obstacles n’en finissent pas de se dresser sur la voie de Jean-Lucien Bussa. D’abord, l’atteinte réglementaire de 125 signatures s’avère difficile à réaliser. Et puis, dans le camp présidentiel, on n’entend pas cautionner l’initiative de l’opposition. Au risque de se faire hara-kiri. La Majorité au pouvoir opposerait, en effet, un double non à l'initiative lancée par le député MLC Jean-Lucien Bussa. D'abord, la famille politique du Chef de l'Etat estimerait qu'en souscrivant à la motion de censure initiée par l'opposition, elle aura démontré par l'absurde que le pays est mal géré. En se risquant une telle posture à une année des échéances électorales, elle peinerait à défendre un bilan qu'actuellement elle (la Majorité) soutient être positif. Deuxièmement, et en corollaire de la première motivation, la Majorité trouverait inconvenant que la sanction du Gouvernement, qui est son émanation, s'opère à l'initiative de l'opposition. Comme dans le premier cas, cette nouvelle éventualité la mettrait en difficulté dans l'opinion face à l'opposition.
L'on peut, alors, comprendre que cette Majorité ait choisi d'affirmer sa solidarité au Gouvernement, un signal voulant prouver que, quoi qu'il arrive, elle se rangerait derrière l'Exécutif national dans l'éventualité du vote sur la motion de censure.

Une malencontreuse méprise a fait écrire à Forum des As, dans son édition de lundi 3 mai 2010, que Jean-Lucien Bussa a réuni les 125 signatures nécessaires pour déposer valablement la motion de censure contre le Gouvernement, motion qu'il avait annoncée le 28 avril 2010 dans ses conclusions à la question orale avec débat adressée au Premier ministre. Des vérifications faites à la suite des réactions de plusieurs lecteurs avertis, il s'avère que jusqu'au moment où, dimanche 02 mai 2010, nous mettions sous presse l'édition parue lundi, les 125 signatures n'avaient pas été réunies. Que nos lecteurs nous excusent pour cette méprise.
Hier, aux heures de 14h00, Emery Okundji, chargé de coordonner l’opération, a indiqué à Forum des As qu’une centaine de signatures étaient déjà récoltées.
Les sources proches du MLC, qui étaient contactées par le journal ont reconnu s'être laissées emporter par l'engouement observé au départ de la campagne de pêche aux signatures, ce qui les a amenés à se livrer à des anticipations. Deux faits les ont, en effet, convaincus de l'atteinte de cet objectif fatidique. D'abord que jusqu'à samedi, l'opposition déclare avoir atteint le cap d’une centaine de signatures. Ensuite qu'un programme prévisionnel avait été arrêté pour que la motion de censure soit déposée au Bureau de l'Assemblée nationale le lundi 3 mai 2010. En réalité, rien de tel n'était encore possible lorsque notre journal s'est retrouvé sur le marché aux premières heures de lundi.
Plusieurs lecteurs avertis de Forum des As ont expliqué hier que la démarche de l'opposition n'est pas gagnée d'avance, car, toutes composantes réunies, elle n'atteint pas le nombre fatidique de 125 députés à l'Assemblée nationale. Il lui faut donc " piocher " dans les rangs de la majorité. Exercice difficile eu égard à la cohésion qui se renforce au sein de la Majorité.
De même, il s'avère que la campagne de la motion de censure contre le Gouvernement n'est pas une opération isolée de la seule personne de Jean-Lucien Bussa ou son parti, le MLC, mais bien une action collective de l'opposotion. Le Secrétaire général du parti cher à JP Bemba, François Muamba, qui s'est exprimé le week end dans une émission en lingala diffusée sur plusieurs chaînes de télévision, a, en effet, porté la précision. Cette démarche trouve son départ de son intervention du haut de la tribune de l'Assemblée nationale lorsqu'il avait suggéré que suite au rendez-vous manqué avec le Vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur, et celui de la Défense précédemment attendus pour des questions orales, la chambre basse devait entendre le Premier ministre dans le cadre du programme général du Gouvernement. Le principe étant ainsi adopté, l'opposition s'est à nouveau réunie pour désigner le député qui devait présenter la question orale avec débat. A l'étape actuelle de la motion de censure, a encore précisé François Muamba, l'opposition doit se réunir pour désigner le député qui devra présenter cette motion. Jonas Eugène KOTA .

ENJEUX DE l'HEURE
ASSEMBLEE NATIONALE
Matata Ponyo ce vendredi pour répondre aux préoccupations de la loi sur les finances publiques
Réunis hier en séance plénière, les députés ont examiné le projet de loi portant réforme des finances publiques, initié par le gouvernement de la République. A ce débat général, l'Exécutif national était représenté par les ministres des Finances, Matata Ponyo, et celui du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa, en vue de présenter à la représentation nationale l'économie générale de ce projet de loi de 240 articles.
Dans le débat qui a suivi l'intervention du ministre des Finances, les députés ont relevé beaucoup d'insuffisances dans ce projet de loi défendu par les délégués du gouvernement de la République. Au nombre de failles répertoriées par les élus du peuple, figurent en bonne place l'absence de chronogramme de mise en œuvre de ce projet, l'impression que donne cette loi d'obéir plus aux institutions financières internationales ou d'être soumise à un rythme qui dépasse les compétences du gouvernement, le manque de clarté dans la répartition des compétences entre le pouvoir central et les provinces, etc.
Invité par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab qui a dirigé la plénière, pour répondre aux préoccupations soulevées par les députés, le ministre des Finances a sollicité un délai qu'il a estimé raisonnable en vue de donner des réponses beaucoup plus fouillées et détaillées devant satisfaire la représentation nationale. Devant une pluie de questions et suggestions ou enrichissements évoqués par les élus du peuple, le ministre Matata Ponyo a obtenu de la plénière le délai sollicité. Voilà qui fait que le ministre reviendra ce vendredi pour apaiser la soif des députés. Dorian KISIMBA

REAGISSANT A "L'AFFAIRE STOCKAGE PETROLIER DU KATANGA ET CONGO FRET SPRL"
Francis Kalombo interpelle les ministres Mbuyu et Luzolo ainsi que le gouverneur Moïse Katumbi
Ce qu’il convient d’appeler «Affaire Stockage pétrolier du Katanga et Congo fret SPRL» continue à faire couler beaucoup d’encre et de salive. Après la sonnette d’alarme de la Licop, c’est désormais au tour du député national Francis Kalombo de donner de la voix pour inviter les ministres des Hydrocarbures Célestin Mbuyu et de la justice Emmanuel Luzolo Bambi, ainsi que le gouverneur de la province du Katanga, M. Moïse Katumbi à s’impliquer.
Après son séjour dans la ville de Lubumbashi, où il aurait palpé du doigt la situation de la distribution des produits pétroliers au Katanga sur fond d’une «concurrence déloyale», le député national Francis Kalombo met la main à la pâte pour s’indigner du sort des agents et cadres de Stockage pétrolier du Katanga (SPK) et Congo fret SPRL qui seraient même descendus samedi dernier, au nombre de plus de 150 personnes, dans les rues de la ville cuprifère pour exiger la réouverture de leurs deux sociétés qui sont des partenaires de la multinationale TRAFIGURA.
Francis Kalombo prend ainsi ses responsabilités. Au cours d’un entretien avec la presse, cet élu du district de la Funa invite les ministres Célestin Mbuyu des Hydrocarbures et Lozolo Bambi Lesa de la Justice ainsi que le gouverneur de la province du Katanga, Moïse Katumbi, à s’impliquer dans le dossier afin que «les choses reviennent à la normale et que SPK et CF soient de nouveau opérationnels pour le bien du trésor public et des milliers de Congolais».
La semaine dernière, rappelle le député Kalombo, «trois organisations de la société civile acquises à la lutte contre la corruption ont fustigé l’implication des sociétés Hyper Psaromatis, Groupe Bazano et Socodam dans la manipulation de la justice, ce qui a conduit à la fermeture de ces deux filiales rd congolaises du groupe Trafigura». Et de poursuivre: «Alors que le procureur de la République avait déjà demandé la levée des scellés sur SPK et CF, des mains noires politiques continuent à obstruer l’application de cette décision de justice».
Cette situation, conclue le député Kalombo, n’est pas de nature à encourager les investisseurs qui participent à la concrétisation surtout du chantier Emploi. M. M.,

PROJET DE LOI PORTANT STATUT DES MAGISTRATS
Luzolo Bambi a convaincu hier au Sénat
" Sauf prolongation du stage pour une nouvelle durée de douze mois décidée par le Conseil supérieur de la Magistrature, le magistrat qui fait l'objet d'un rapport de stage défavorable est relevé de ses fonctions par le Président de la république sur proposition du Conseil supérieur de la Magistrature ", stipule l'alinéa 4 de l'article 4 du projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats. C'est donc hier, lundi le 03 mai, que le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi Lessa, a fait l'exposé des motifs dudit projet de loi devant le Sénat.
La loi sur le statut des magistrats est muette quant au magistrat dont le rapport de stage est désavoué, a déclaré le ministre Luzolo Bambi qui s'est référé à l'article 4 de la loi en concerne. Celle-ci dispose : " les candidats retenus pour la magistrature sont nommés substituts du Procureur de la république avant d'être soumis à un stage de douze mois. Partant, le ministre congolais de la Justice a estimé utile d'insérer l'alinéa repris ci-dessus dans l'article 4 du projet de loi sous examen’’.
Par ailleurs, le magistrat des magistrats congolais a réagi aux dispositions de l'article 12 de l'ancienne loi qui stipule : " en cas d'urgence, le Premier Président de la Cour de Cassation pour les magistrats du siège, ou le Procureur Général près cette Cour pour ceux du parquet, peut désigner provisoirement à un grade immédiatement supérieur, un magistrat remplissant les conditions prévues pour la promotion. " A cause de cette disposition, déplore le ministre Luzolo, " le Premier Président de la Cour suprême de Justice et le Procureur Général de la République y recourent actuellement pour opérer des désignations au motif que leurs juridictions et offices respectifs exercent les attributions dévolues à la Cour de Cassation selon l'article 223 de la Constitution ".
Le ministre de la Justice, qui fustige cette pratique, n'a pas tergiversé pour la proscrire. Aussi, estime-t-il, qu'il s'agit-là d'un abus des compétences administratives du Premier Président de la Cour de Cassation et du Procureur Général près cette Cour. Pour enfoncer le clou, le ministre rd congolais de la Justice soutient qu'il est dangereux de confier un tel pouvoir à un individu. " Il devrait revenir au Président du Conseil Supérieur de la Magistrature sur proposition du Bureau dudit conseil ", a-t-il précisé.
Ainsi donc, après y avoir apporté des amendements, le libellé de l'article 12 de la loi organique du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats a été modifié. Désormais, il dispose : " En cas d'urgence, le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, sur requête du Premier Président de la Cour de Cassation ou du Conseil d'Etat pour les magistrats du siège ou du Procureur général près l'une de ses juridictions pour les magistrats du ministère public, peut, après avis du bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature, désigner provisoirement à un grade immédiatement supérieur tout magistrat remplissant les conditions prévues à l'alinéa premier de l'article 11 ".
Dans son argumentaire devant les membres de la Chambre haute, le ministre Luzolo Bambi a précisé que cette désignation est soumise à l'approbation de la plus proche réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature. " Au cas où le Conseil Supérieur de la Magistrature ne se prononce pas ou est dans l'impossibilité de siéger endéans deux ans, la désignation devient caduque, sans préjudice du droit du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature de la renouveler aux conditions prévues à l'alinéa premier de la présente disposition ".

QUID DE L'INJONCTION DU GOUVERNEMENT ?
Une autre disposition qui pose problème dans la loi du 10 octobre est celle reprise en son article 15 qui, selon le ministre, institue l'injonction du Gouvernement à l'endroit du Procureur Général près la Cour de Cassation. Cependant, Emmanuel Luzolo Bambi relève que le Procureur Général près la Cour de Cassation, qui héritera du statut du Procureur Général de la République près la Cour Suprême de justice, ne dispose pas de la plénitude de l'exercice de l'action publique devant toutes les juridictions nationales. " Il n'exerce l'action publique que devant la Cour de Cassation et à l'égard des faits commis par les juridictions de cette juridiction." En conséquence, a poursuivi le ministre, " il ne peut ni instruire ni poursuivre des faits commis par les justiciables autres que ceux de la Cour de Cassation que sur injonction du ministre de la Justice ". Par souci d'efficacité Luzolo Bambi reste convaincu que celle-ci devrait être libellée dans les mêmes termes que l'article 12 susvisé.
Une autre modification est celle qui concerne l'article 61 du statut des magistrats. A ce propos, le ministre Luzolo a expliqué que " le magistrat n'est, en principe révoqué, qu'à la suite d'une faute disciplinaire établie par le Conseil Supérieur de la Magistrature, juridiction disciplinaire du magistrat qui propose la peine de révocation ".
Le nouvel article 61 devient ainsi : " l'action disciplinaire demeure distincte et indépendante de l'action répressive ou autre de droit commun à laquelle peuvent donner lieu les mêmes faits. L'action judiciaire n'est pas suspensive de l'action disciplinaire. Dans le cas où une peine disciplinaire a été prononcée avant que la juridiction judiciaire ait statué, le magistrat peut, si cette dernière l'a renvoyé des poursuites faute de preuve ou a déclaré l'action non fondée, demander la révision de la mesure disciplinaire.
Par dérogation aux dispositions du présent chapitre, dans le cas où le magistrat était condamné définitivement à une peine de servitude pénale principale pour infraction intentionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature est tenu de le proposer à la révocation sur simple constatation de la condamnation… "
Après cet exposé technique du ministre, un débat général a été ouvert. Premier à prendre la parole, le sénateur Jacques Mbadu a relevé les principaux maux qui gangrènent l'appareil judiciaire congolais, en l'occurrence la corruption et la concussion. Le mal étant profond, " il faut renforcer la sanction ", a souligné le sénateur. Un autre Jacques, le professeur Ndjoli, a suggéré, pour sa part, la réhabilitation de l'Ecole supérieure de la magistrature. Réagissant aux dispositions de l'article 61, le sénateur Jacques Ndjoli n'est pas allé par quatre chemins. " Ce n'est pas dans la magistrature qu'il faut chercher les maux de la société congolaise. Il faut plutôt chercher les maux de la magistrature dans la société " a-t-il conclu. A tous égards, le ministre Luzolo s'est vu convaincant. La balle est désormais dans le camp de la commission PAJ pour amendements. Laurel KANKOLE

INFOS INFOS
RETOMBEES DU DERNIER CONSEIL DES MINISTRES A LA CITE DE L'OUA

STUC et City-Train : le Gouvernement promet d’apporter une solution efficace
Deux sociétés de transport en commun de la RDC pourront être remises sur pied. Le dernier conseil des ministres a permis au ministre des Transports et voies de communication de présenter au Gouvernement deux dossiers, à savoir ceux de la STUC et de City-Train. La démarche de la ministre de tutelle tombe quelques jours après la grève des transporteurs à Kinshasa. Le Gouvernement, qui a promis de répondre à la préoccupation de la population «de manière durable et efficace», entend apporter des solutions dans ce secteur détenu par les privés. Ci-dessous, l’intégralité du compte-rendu dudit conseil des ministres.

Le Premier ministre Adolphe Muzito a présidé vendredi dernier à la Cité de l'Union Africaine une réunion ordinaire du Conseil des ministres dont le compte rendu donné par le ministre Maj Kisimba Ngoy est présenté dans son intégralité dans le texte ci-après
Il s'est tenu le vendredi 30 avril 2010 à la cité de l'Union africaine une réunion ordinaire du Conseil des Ministres présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Monsieur Adolphe MUZITO.
A l'ordre du jour étaient inscrits trois points :
1. Points l'informations
2. Examen des dossiers
3. Examen et adoption des textes

I. Points d'informations
1. Etat du territoire

Faisant le point sur l'état du territoire, le Vice-Premier Ministre. Ministre de l'Intérieur et Sécurité a indiqué une situation de calme général à l'exception des cas d'insécurité enregistrés dans certains coins de l'Est du pays et de la province de l'Equateur où se poursuivent les opérations militaires en vue du rétablissement de la situation sécuritaire.
Il a en outre fait état du refoulement de certains de nos compatriotes en séjour irrégulier en provenance d'Angola vers les provinces du Bandundu, du Bas-Congo et du Kasaï Occidental. Le Conseil des ministres l'a instruit à prendre toutes les dispositions d'accueil qui s'imposent à cet effet.
Dans les provinces, les faits saillants ci-après ont retenu l'attention du Conseil des Ministres. Pour ce qui est de la province de l'Equateur, la situation sécuritaire demeure relativement calme en dépit des incursions sporadiques des insurgés Enyele. On note la poursuite des opérations de ratissage par les FARDC dans ladite province.
Dans la province du Nord-Kivu, on note la poursuite avec succès de l'opération arme à feu contre 50 $ à Kania Bayonga et ses environs par l'ONG PAREC. Il a été fait également état de l'attaque de la carrière artisanale d'exploitation d'or d'Omate dans le territoire de Walikale par les FDLR et les Maï-Maï dans la nuit du 22 au 23 avril 2010. Les FARDC ont eu à repousser cette attaque.
Toujours dans la même province, on signale l'attaque du centre de formation militaire de Waleke situé à 10 Km de Béni dans la nuit du 24 au 25 avril 2010 par des éléments armés non autrement identifiés, le bilan enregistré est de 7 morts, plusieurs blessés et quelques maisons incendiées.
Les services compétents ont été instruits pour une enquête approfondie. Pour ce qui est de la Province Orientale, le Conseil des Ministres a été informé de l'élection de Monsieur Israël Arama en qualité de Vice-Gouverneur. Dans la province du Sud-Kivu, on note la poursuite de l'opération Amani Leo et l'intensification des patrouilles par la Police Nationale Congolaise.
Pour la ville-province de Kinshasa, il a été fait état de la satisfaction des usagers de l'avancement des travaux de modernisation du boulevard du 30 Juin. Le Gouvernement entend sécuriser davantage le trafic sur cet important axe routier en y installant des passerelles.

2. Situation opérationnelle et sécuritaire du pays
Le rapport du Ministre de la Défense sur la situation sécuritaire du pays fait état d'un calme relatif sur l'ensemble des zones opérationnelles, à savoir: Equateur, Nord et Sud Kivu ainsi que la Province Orientale.
Pour ce qui est de l'Equateur. Il a été fait état de la poursuite de la traque des insurgés Enyele par les FARDC.
Dans la Province Orientale, on note la découverte d'une cache importante d'armes enterrés sur la route de l'aéroport de BANGBOKA à Kisangani. Le Gouvernement en appelle à la vigilance de la population. On note également la recrudescence des activités criminelles de la LRA dans les Haut-Uélé précisément dans le triangle Banga-Niangara-Dungu.
Le Gouvernement a chargé le 91 3ème bataillon à s'investir dans le nettoyage de cette zone. Au Nord-Kivu, on note un franc succès des opérations conjointes Fardc-Monuc, contre les objectifs ciblés avec comme résultats la destruction de 12 camps FDLR la reddition de 21 combattants et leurs dépendants ainsi que la mort d'une vingtaine de combattants FDLR tués à Muhanga dans le territoire de Walikale.
Le Gouvernement de la République encourage la poursuite des opérations de nettoyage ciblée ainsi il en appelle à l'adhésion au processus DDRRR. Dans la province du SudKivu, on note la poursuite de l'opération de nettoyage dans le territoire de Fizi et on note la prise de contrôle de plusieurs localités dont Misufi. Kasakwa, Bwala et Ibindi par les FARDC des mains de la coalition FDLR et Maï-Maï yakotumba.
Le Gouvernement félicite et encourage nos vaillants soldats à maintenir la pression et prône la poursuite de la sensibilisation pour l'adhésion au processus DDRRR.

II. Examen des dossiers
1. Ministère de l' Intérieur et Sécurité

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité a présenté au Conseil le dossier relatif à la feuille de route de la Commission Politique, Défense et Sécurité.
Après examen, ce dossier a été adopté.

2. Ministère des Postes, Téléphones et Télécommunications
Trois dossiers ont été présentés par le Vice-Premier Ministre. Ministre des Postes. Téléphones et Télécommunications. Le premier dossier portait sur le projet Magnet Technik Innovation sur l'informatisation des services publics de l'Etat et l'implantation du réseau gouvernemental intégré.
Le deuxième sur le renouvellement du contrat programme entre le Gouvernement et la Sotexki et le troisième relatif à la feuille de route unique de la Commission Économie et Reconstruction (ECOREC) portant sur les actions prioritaires du Gouvernement en 2010. Après examen, le 3ème dossier a été adopté tandis que le Ier et 2ème ont été renvoyés pour enrichissement.

3. Ministère des Finances
Le Vice-Ministre des Finances a présenté le dossier en rapport avec l'invitation adressée à la RDC pour adhérer à l'initiative Cabri. Après débat et délibération, ce projet a été renvoyé pour enrichissement.

4. Ministères du Portefeuille et des Transports et Voies de Communication
Les Ministres du Portefeuille et des Transports et Voies de Communication ont présenté conjointement le plan de stabilisation de la SNCC et l'impact à fin mars 2010 ainsi que la note sur l'arrangement institutionnel pour l'exécution du projet. Après examen, ces deux dossiers ont été adoptés.

5. Ministère de l'Economie Nationale
Le Ministre de l'Economie Nationale a présenté un dossier sur une éventuelle hausse de prix de produits pétroliers consécutive à l'augmentation des prix Plat sur le marché international, l'alignement du PMFf au PMFc ainsi qu'à l'augmentation du taux FONER.
Après examen, le Conseil a décidé du renvoi du dossier à la Commission Economie et Reconstruction pour des mesures d'encadrement préalables.

6. Ministère des Transports et Voies de Communications
Deux dossiers ont été présentés par Mme la Ministre des Transports et Voies de Communication.
Le premier dossier portait sur l'intervention économique spéciale en faveur de la STUC et le deuxième dossier sur la situation préoccupante de City-Train. Après examen, le Gouvernement a décidé de répondre à la préoccupation de la population de manière durable et efficace.

7. Ministère de l'Industrie
Le Ministre de l'industrie a présenté au Conseil le dossier relatif au partenariat SOSIDER- GLOBAL ITCM.
Après examen, le Conseil a décidé du renvoi dudit dossier
à la commission économie et reconstruction pour enrichissement.

8. Ministère du Plan
Le Ministre du Plan a présenté le dossier relatif à la politique agricole et du développement rural. Après examen, le conseil a adopté ledit dossier.

III. Examen et adoption des textes
1. Ministère de la Décentralisation et Aménagement du Territoire

Le Ministère de la Décentralisation a présenté au Conseil des Ministres le projet de lois organiques portant organisation et fonctionnement de la Caisse nationale de péréquation. Après examen, ledit projet a été renvoyé pour enrichissement.

2. Ministère du Portefeuille
Mme la Ministre du Portefeuille a sollicité du Conseil des Ministres la prorogation par décret du délai de présentation des statuts des entreprises publiques transformées en sociétés commerciales. Après examen, le Conseil a approuvé cette prorogation.

3. Ministère de l'Economie Nationale
Le Ministre de l'Economie Nationale a présenté au Conseil des Ministres 3 projets d'ordonnances portant respectivement autorisation de création d'une Société par Action à Responsabilité Limitée dénommée " BGFIBANK RDC " Sarl, autorisation de création d'une société par Action à Responsabilité Limitée dénommée " United Bank for Africa- RDC " en sigle UBA-RDC, Sarl ainsi que celle portant autorisation de création d'une société par Action à Responsabilité Limitée dénommée " LIFE VEST " Sarl. Après examen, le Conseil a adopté ces 3 projets.
Commencé à 11h5', le Conseil des Ministres a pris fin à 15h15'.

Je vous remercie.
Pour le Ministre de la Communication et des Médias Porte-parole du Gouvernement
Me. KISIMBA NGOY MAJ
Ministre des Affaires Foncières

INFOS INFOS
DIVISES AU SUJET DES FRAIS ACADEMIQUES ADDITIONNELS IMPOSES

Les étudiants de Bel Campus dans le tourment !
DLes étudiants de l'université technologique Bel Campus dans la commune de Limete sont dans la tourmente, à la suite de frais additionnels équivalant à 76 dollars imposés par les autorités académiques de cette université.
Dans ce montant, il y a, notamment, cinquante dollars destinés aux professeurs visiteurs dont les étudiants ignorent l'identité et le nombre, tandis que vingt dollars sont affectés à la construction des nouveaux bâtiments et six dollars pour la certification des dossiers. Tout cela se fait au moment où le minerval a été arrêté à 370 dollars. Cette année, ont déploré les étudiants, le payement de ces frais leur a été imposé cash. A en croire ces étudiants, à la faculté de médecine, les frais vont jusqu'à 450 dollars américains. S'il faut ajouter encore les frais additionnels, les calculs donnent les montants de 446 dollars pour les étudiants en technologie et 526 dollars pour ceux de la faculté de médecine.
Bon nombre d'observateurs s'interrogent sur l'importance de ces frais additionnels qui interviennent au milieu de l'année académique. C'est vraiment injuste qu'une institution privée puisse demander des sommes colossales comme celles-ci. " Car, en tout état de cause, ce ne sont pas les étudiants qui en sont bénéficiaires " a indiqué un parent qui a requis l'anonymat. Un autre parent s'est insurgé en ces termes : " quelle est cette université qui fait payer aux étudiants des frais pour des professeurs visiteurs qu'ils n'ont jamais vu ou qui viennentsporadiquement?".
Les étudiants, de leur part, qualifient d'injuste la politique d'interdiction d'accès au site universitaire. A l'université Bel Campus, il y a malheureusement des étudiants qui acceptent cette mesure par contrainte. Par contre, une autre frange d'étudiants dénoncent et boudent pour être rétablis dans leurs droits. " Certains étudiants ont peur de revendiquer, d'autres sont énervés par cet état de chose, et le poids de tout cela retombe sur les parents qui payent difficilement ces frais additionnels ", a fait savoir un parent.
En outre, les étudiants ont rappelé que les années passées, en cas de retard de payement des frais de scolarité, il fallait payer une rallonge. Il sied de signaler que le gouvernement, par le biais du ministère de l'Enseignement supérieur et universitaire, est intervenu pour que la paix revienne à l'université Bel Campus et pour que les étudiants reprennent les cours dans de bonnes conditions. Mais les autorités de cet établissement sont restées catégoriques.
Simard Simon TSOUMBOU

NFOS INFOS
JOURNEEN INTERNATIONALE DE LA LIBERTE DE PRESSE
L'UNPC et l'OMEC instaurent un prix congolais de la liberté de presse
L'Union nationale de la presse du Congo (UNPC) et l'Observatoire des médias congolais (OMEC) ont annoncé la création d'un prix de la liberté de presse. Cette annonce a été faite au cours d’un atelier organisé par l’OMEC. Chantal Kanyimbo, présidente nationale de l'UNPC a indiqué que ce prix, qui devra être soutenu par différents partenaires tant nationaux qu'internationaux, est destiné à récompenser les professionnels des médias congolais qui se distinguent dans l'exercice de leur profession, notamment par leur goût du risque, la rigueur et l'objectivité dans le traitement de l'information. .
Cinq catégories composent ce prix, à savoir le prix du meilleur débat public (audiovisuel), le prix de la meilleure caricature (presse écrite), le prix de la meilleure enquête, le prix sur d'autres formats (genres) journalistiques tels que l'éditorial, le reportage ou le dossier, etc., ainsi que le prix du meilleur jeune journaliste. Il est envisagé, dans un proche avenir, un sixième prix concernant le journalisme en ligne.
Pour l'année 2010, ces prix vont être décernés le 22 juillet à l'occasion de la journée nationale de la liberté de presse, tandis que les autres années seront centrées sur la journée internationale célébrée le 3 mai.
Quant à l'atelier qui a réuni plus de 80 journalistes, juristes et autres représentants de la société civile autour du thème " la tolérance zéro et la sécurité des journalistes : défis et perspectives ", les participants ont formulé une série de recommandations à l'intention aussi bien du Gouvernement, des professionnels des médias que d'autres composantes de la société congolaise. Au Gouvernement, par exemple, ils ont recommandé de renforcer la concertation avec les organisations professionnelles des médias et de mettre en exécution les mesures d'application des prescrits de la loi sur les aides à la presse. Au parlement, ils ont recommandé l'adoption d'une nouvelle loi cadre devant régir l'exercice de la liberté de presse en RDC.
Aux professionnels des médias, les participants ont recommandé la stricte observance de leur code d'éthique et de déontologie, et de faire montre de plus de solidarité et d'esprit de corps. Les patrons de presse ont, pour leur part, été invité à dégager des moyens pour mettre les journalistes dans de meilleurs conditions de travail.
Quant aux partenaires extérieurs, ils ont été invités, notamment, à financer des sessions de formation et/ou de recyclage des journalistes, la production et la distribution du code d'éthique et de déontologie, etc.
Toujours dans le cadre de l'atelier organisé par l'OMEC avec l'appui de l'Unesco, les participants ont adopté un vade-mecum pour la sécurité des journalistes en RDC. Ce vade-mecum recommande aux journalistes, notamment, de s'abstenir de publier des faits non vérifiés, de s'assurer que les informations à diffuser sont traitées de manière équitable et équilibrée, de s'abstenir de consommer l'alcool pendant les heures de service, etc.
Au chapitre des discours de clôture, Polydor Muboyayi Mubanga, Président de l'Omec, s'est appesanti sur le thème arrêté par l'Unesco pour la célébration de la journée internationale de la liberté de presse en son édition de 2010, à savoir " La liberté d'information : le droit de savoir. " Les quatre mots que renferme ce thème, a noté Muboyayi, rappellent que le concept de liberté n'est pas seulement un mot magique, mais surtout une réalité qui humanise et donne un contenu au système politique qui régit la société. En y accolant le concept de presse, la liberté dégage des éléments se rapportant au fonctionnement de tout système démocratique en mettant en interaction le droit du journaliste d'informer et celui du public d'être informé. Pour lui donc, le droit de savoir, qui résulte de cette interaction, doit conduire à l'autonomisation du citoyen autant qu'à la sublimation de l'obligation de transparence, de la responsabilité publique et à la lutte contre la corruption.
Vu sous cet angle, a poursuivi le Président national de l'Omec, toute exaction contre les professionnels des médias concourt à compromettre ses bases essentielles de la vie d'une société post-conflit comme la RDC. Dans le dispositif des responsabilités qui incombent à chacun pour sauvegarder la liberté de presse, il a interpellé les journalistes pour qu'ils remplissent leur part de contrat en respectant les prescrits de leur code d'éthique et de déontologie.
En attendant, il a formulé une requête à l'intention du Ministre de la communication et des médias tendant à obtenir la réouverture des médias sanctionnés et la relaxation des journalistes actuellement emprisonnés.
M. Dieumerci Mutombo, Directeur de cabinet du Ministre empêché, s'est engagé à faire parvenir cette requête à qui de droit. Avant cela, il a transmis aux participants les félicitations et les encouragements de Lambert Mende pour toutes les réflexions qu'ils ont produites lors de leurs travaux. Il a aussi rassuré l'assistance de l'engagement du Gouvernement à réprimer toute action tendant à contrarier les professionnels des médias dans l'exercice de leur métier d'informer. Convaincu que le droit à l'information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout citoyen, il en a, à son tour, appelé à la responsabilité du journaliste. Lorsqu'un journaliste quitte son champ d'information, il devient une cible facile, a-t-il noté, avant de rappeler que le Gouvernement n'encouragera jamais les violences contre les journalistes, car le concept de tolérance zéro indique aussi cette obligation de les protéger.
Jonas Eugène KOTA

PRIX BENJAMIN FRANKLIN DE LA LIBERTE DE PRESSE
L'Ambassade des USA prime 4 journalistes congolais
Profitant de l'opportunité offerte par la journée internationale de la liberté de presse célébrée le 3 mai de chaque année, l'Ambassade des USA à Kinshasa a procédé, hier, à la proclamation du concours organisé sur le prix Beinjamin Franklin de la liberté de presse. Le concours, qui concernait des journalistes de toutes les catégories professionnelles (audiovisuel, presse écrite et journalisme en ligne), consistait en la production de cinq reportages sur l'actualité liée aux Etats-Unis d'Amérique en faisant preuve d'originalité, d'objectivité, de responsabilité et d'indépendance.
Quatre journalistes sont sortis du lot et ont donc été primés en recevant chacun une enveloppe de Usd 1.000 et quelques ouvrages. Pour le concours de la Télévision, c'est la journaliste Huguette Yeta de Kinshasa qui a été primée. Serge Bahati Sikuli de Butembo a remporté le prix pour le reportage radio, Luc Roger Mbala pour celui de la presse écrite et Franck Baku pour le prix du blog.
Benjamin Franklin (né le 17 janvier 1706 à Boston - 17 avril 1790 à Philadelphie) est l'une des plus illustres figures de l'histoire américaine, à la fois écrivain, journaliste, physicien et diplomate.
D'abord imprimeur à Philadelphie, il se fait connaître par le succès de ses almanachs. Attaché à la liberté, homme des lumières complet, franc-maçon de la tradition britannique, précurseur des " encyclopédistes " et inventeur, il démontre la nature électrique de la foudre. Administrateur, philanthrope et élu de Philadelphie, il représente les colons de Pennsylvanie à Londres. Nommé Maître des postes des colonies, il est chargé de protester contre les taxes britanniques au nom des colons. Co-rédacteur et signataire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique de 1776, il est l'un des " pères fondateurs des États-Unis ", dont il devint le premier ambassadeur en France.
JEK

Les journalistes catholiques en séminaire international de formation
Le Centre Nganda organise un séminaire de formation des journalistes catholiques de l'Afrique centrale et australe du 16 au 21 mai 2010 dans la commune de Kintambo, indique un communiqué de l'Ucip (Union catholique internationale de la Presse). Selon la source, la session de Kinshasa aura pour thème principal " Défis de l'intégration en Afrique centrale et australe, rôle et responsabilités des journalistes ". Ces assises vise à mettre l'information et la communication au service du dialogue entre les peuples et également à renforcer les capacités des professionnels de médias.
Ce séminaire connaîtra la participation des scientifiques qui peuplent l'univers des médias en RD Congo, en Afrique centrale et australe. A ce sujet, indique-t-on, 21 sous-thèmes seront repartis entre les différents conférenciers attendus des pays participants et contribueront à l'explosion du thème principal de ce forum international.
Ange Nzilaba / Stagiaire Ifasic

Vade- mecum pour la sécurité des journalistes en RDC

Préambule.
Adhérant à la Résolution 1738 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 26 décembre 2006 sur la sécurité des journalistes, des professionnels des médias et du personnel associé ;
Rappelant la Résolution 29 de la 29ème session de la Conférence générale de l'Unesco condamnant la violence contre les journalistes, telle qu'adoptée le 12 Novembre 1997 à Paris ;
Considérant les différents rapports publiés par la Fédération Internationale des journalistes (FIJ) sur les assassinats et agressions perpétrés contre les professionnels de la presse ainsi que l'impunité dont jouissent les prédateurs de la liberté de la presse ;
Faisant nôtre la Déclaration de Windhoek de 1991 ;
Conscient de notre attachement à la protection des droits et libertés fondamentaux tels que garantie par la Constitution, les textes législatifs et le Code de déontologie ;
Nous, journalistes et professionnels de la presse de la RDC, conscients du rôle que nous avons à jouer au sein de la société, et convaincus que notre sécurité est aussi tributaire de notre comportement, nous engageons à observer scrupuleusement le présent vade-mecum libellé en douze points :
1. Nous interdire de publier des faits non vérifiés ;
2. Nous assurer que l'information à diffuser est traitée de manière équitable et équilibrée ;
3. Nous engager à être solidaires de nos confrères en difficulté dans le cadre de l'exercice du métier ;
4. Nous abstenir de poser des actes qui énervent les principes d'éthique et de déontologie professionnelle ;
5. Prendre soin d'informer la rédaction et les organisations professionnelles des médias avant de répondre à une quelconque convocation des services ou de la justice ;
6. Nous faire accompagner d'un avocat en cas d'interpellation au niveau du parquet, d'un]
tribunal ou des services pour délit de presse ;
7. Avertir la rédaction ou le poste de police le plus proche en cas de menaces;
8. Nous abstenir de consommer l'alcool pendant les heures de service ou loin de nos lieux' de résidence ;
9. Demeurer vigilant en tout temps et en tout lieu, l'être davantage dans les zones de-conflit ;
10. Disposer d'une alarme à domicile et éventuellement à bord du véhicule personnel;
11. Disposer en tout temps d'un crédit suffisant pour des appels d'urgence;
12. Ne céder ni à la colère ni à la provocation, ni à la manipulation des acteurs politiques.
Fait à Kinshasa, le 03 mai 2010

Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 3 mai 2010

Cette Journée mondiale de la liberté de la presse, qui a pour thème la liberté d'information, vient nous rappeler l'importance de notre droit de savoir.
La liberté d'information est le principe selon lequel les organisations et les gouvernements ont le devoir de communiquer ou de rendre facilement accessibles les informations qu'ils détiennent à quiconque souhaite en prendre connaissance, en vertu du droit du public d'être informé.
Le droit de savoir est la clé d'autres droits fondamentaux, et le gage de plus de transparence, de justice et de développement. Avec la liberté d'expression, qui lui est complémentaire, il est l'assise même de la démocratie.
Nous n'avons pas forcément conscience d'exercer notre droit de savoir. Mais chaque fois que nous ouvrons un journal, que nous allumons la télévision ou la radio à l'heure des informations, ou que nous nous connectons à Internet, la qualité de ce que nous voyons ou entendons repose sur l'accès de ces médias à des informations exactes et à jour.
Les obstacles à notre droit de savoir prennent des formes diverses, qui peuvent aller du manque de ressources et d'infrastructures adaptées, à l'obstruction délibérée.
Bien trop de journalistes font leur métier dans un contexte où des restrictions sont imposées à l'information, où les pressions, le harcèlement, l'intimidation, voire les agressions physiques, font partie du quotidien.
L'an dernier, l'UNESCO a condamné les meurtres de journalistes. La plupart de ces journalistes ne couvraient pas de conflits, mais des sujets locaux.
J'invite tous ceux qui célèbrent la Journée mondiale de la liberté de la presse partout dans le monde à observer une minute de silence en mémoire des journalistes qui ont payé de leur vie notre droit de savoir.
Mais nous devons reconnaître que des progrès ont été accomplis.
Dans le monde, de plus en plus de pays adoptent une législation sur la liberté d'information. Il est ainsi plus aisé pour le public d'être au fait de l'action des gouvernements, pour plus de transparence.
Dans le même temps, des technologies plus rapides et moins chères permettent à un nombre croissant de personnes d'accéder à des informations qui vont au-delà de leur environnement quotidien.
Il est temps de mettre à profit ces avancées, en renforçant les institutions, en assurant I1ndispensalbje_ formation _des professionnels de lïnformaiion, et en-encourageant une plus grande ouverture au sein de nos secteurs publics, ainsi qu'une plus grande sensibilisation du public.
J'appelle les gouvernements, la société civile, les médias et chacun à se mobiliser aux côtés de l'UNESCO pour promouvoir la liberté d'information dans le monde entier.

ECONOMIE

POUR UNE BONNE PRODUCTION
Les employeurs congolais invités à sécuriser et soigner leurs agents sur le lieu du travail
La Journée internationale du travail fêtée le 1er mai de chaque année a vécu à Kinshasa et à travers les autres provinces de la RDC. Avant cette journée, le monde du travail a eu encore à commémorer l'autre moment dédié par les Nations-Unies à la sécurité et à la santé au travail. En cette période, de nombreux messages ont été lancés en vue de revaloriser le secteur du travail. Au nombre de ces adresses figure celle du Directeur général du Bureau international du travail, M. Juan Somavia. Dans son message, le buméro un du BIT invite les employeurs congolais à sécuriser et à prendre soin de leurs travailleurs en lieu de travail.
" Le moment est venu de déployer des efforts concertés pour veiller à ce que la sécurité et la santé au travail fassent partie intégrante des stratégies pour un développement fort, durable et équilibré. Les travailleurs et leur famille, les entreprises, la société et l'économie ont tous à y gagner. Chaque jour, 6,300 personnes meurent des suites d'un accident ou d'une maladie professionnelle, soit plus de 2,3 millions de décès par an. Les 337 millions d'accidents du travail qui se produisent tous les ans entraînent généralement des arrêts de travail prolongés ", a souligné le directeur général du BIT avant de faire remarquer que le coût humain quotidienne de cette tragédie est incalculable. Dans son message, Juan Somavia a indiqué que le coût économique des décès qui surviennent suite aux accidents et aux maladies professionnels pose encore d'énormes problèmes dans la mesure où cette situation fait perdre des journées de travail.
Selon le patron du BIT, le coût des traitements médicaux et des prestations en espèces est estimé à 4 pour cent du PIB mondial annuel. " C'est plus que le montant total des plans de relance adoptés face à la crise économique des années 2008-09. Alors que nous cherchons encore à remédier aux conséquences des méthodes de travail dangereuses héritées du passé, nous sommes aujourd'hui confrontés à de nouveaux enjeux de sécurité et de santé au travail dans un monde professionnel en mutation rapide. De nombreux dangers au travail continuent d'être occultés et méconnus, en particulier dans l'économie informelle ", a relevé le directeur général du BIT.
La Journée mondiale de sécurité et de la santé au travail a été l'occasion pour Juan Somavia d'attirer l'attention de tous sur ces risques nouveaux et sur les nouvelles méthodes de prévention dans un monde du travail en pleine évolution. Dans son entendement, le progrès technique s'accompagne de nouveaux risques sur le lieu de travail, de diverses modalités d'emploi et d'une modification du profil démographique de la main-d'œuvre.
Insistant sur l'urgence de prendre en compte la sécurité et la santé au lieu de travail, le patron du BIT a annoncé que des risques nouveaux se font jour dans des domaines comme les nanotechnologies, la biotechnologie et la manutention de produits chimiques. " Une main-d'oeuvre vieillissante ainsi que l'augmentation du nombre de travailleuses, de travailleurs migrants et de travailleurs informels sont autant de facteurs qui ont des incidences sur les stratégies de sécurité et de santé au travail. Une autre évolution frappante est l'augmentation des pathologies psychosociales liées aux nouvelles formes de stress et de contrainte qui caractérisent la vie professionnelle dans l'économie mondiale. Récemment, les répercussions de la crise économique sur les entreprises ont fait payer un lourd tribut à de nombreux travailleurs ", a-t-il insisté.
Pour lui, les stratégies de prévention doivent être adaptées à cet environnement. Evaluer et renforcer constamment les systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail, si l'on veut mettre un terme aux pratiques défaillantes héritées du passé, relever les défis du présent et prévenir les risques futurs deviennent à ses yeux une priorité dans un lieu de travail. " L'expérience, a souligné le patron du BIT, montre que la prévention est efficace pour tous. Alors que nous nous attachons à forger et à soutenir la reprise, mettons à profit cette occasion pour définir des stratégies de travail décent cohérentes dans lesquelles la sécurité et la santé au travail occupent une place essentielle. Dans le sillage de la crise, agissons ensemble pour éviter le nivellement par le bas des conditions de travail et fonder la reprise sur la sécurité au travail ".
Il convient de signaler que de nombreuses normes internationales du travail et de nombreux recueils de directives pratiques sur la sécurité et la santé au travail ont pour mission de guider l'action à mener en vue d'atteindre cet objectif. " En cette Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, réaffirmons l'engagement que nous avons pris d'œuvrer ensemble afin de transposer ces normes et directives en politiques judicieuses et en bonnes pratiques qui soient profitables à tous ", a exhorté Juan Somavia. A bien analyser l'adresse du directeur général du BIT, il y a lieu de comprendre que les employeurs congolais sont sensés améliorer les conditions de travail de leurs agents en vue d’augmenter la production. Dorian KISIMBA

INFOS INFOS
Victor Makwenge inaugure le bâtiment de la 3e et 5e direction du ministère de la Santé
La 3e et 5e direction du ministère de la Santé publique est dotée d'un bâtiment pimpant neuf, bien meublé et aussi d'un réseau de câbles au standard de nouvelles technologies de communication. Ce bâtiment, dont l'inauguration est intervenue hier, est le fruit du partenariat entre le gouvernement congolais et de la Commission européenne dans le cadre du Programme santé du 9ème Fonds européen de développement.

Cette nouvelle bâtisse va offrir un cadre de travail plus spacieux, confortable et mieux adapté aux besoins et aux normes d'hébergement des services bénéficiaires de la Direction des pharmacies et médicaments et de la Direction des soins de santé primaire.
Le ministre de la Santé publique, qui a mis ce bâtiment à la disposition de ses services pour utilisation, les a exhortés à l'utiliser en bon père de famille. En plus, Victor Makwenge Kaput les incite à faire une allocation rationnelle des services en accordant priorité à ceux qui sont les plus productifs. A l'en croire, son entretien est capital pour qu'il garde l'éclat de sa belle robe de ce jour le plus longtemps possible. " Il faudra bien prendre soins de le protéger pour qu'il demeure perpétuellement un cadre de travail, d'inspiration et de production des services où rayonnent le savoir-faire, l'éthique, la discipline et la bonne gouvernance ", a-t-il soutenu. Et de poursuivre, cet édifice doit aussi être protégé pour que nous le léguions aux générations futures.
Cependant, a-t-il précisé, ceci implique un changement de mentalités et de notre façon actuelle de gérer les biens et édifices publics. Le n°1 de la Santé publique a estimé que ce changement nous en avons besoin, il doit s'opérer au sein même de l'ensemble des services de l'administrations, Victor Makwenge s'est engagé à veiller et à soutenir les efforts sur la voie de la bonne gestion du patrimoine dans son secteur.
Il est d'avis que son combat demeurera toujours celui du changement, de faire mieux chaque jour pour améliorer leurs conditions de travail et leurs productions pour la reconstruction et le développement de la RDC.
Selon le ministre de la Santé, cette nouvelle bâtisse est une réponse aux besoins de ses services avant d'ajouter qu’il s'agit d'une réponse non pas d'un jour, mais durable et pour autant d'années que la durée de vie de ce bâtiment le permettra. C'est ainsi qu'il n'a pas manqué de remercier la Commission européenne pour avoir accordé ce financement qui a couvert l'ensemble des travaux d'érection de cet édifice et bien d'autres dans le cadre du Programme santé du 9ème Fonds européen de développement. Mathy MUSAU

CULTURE & DETENTE
A L'APPROCHE DU 30 JUIN 2010
Kinshasa vibrera au rythme du premier festival chrétien du Cinquantenaire
A l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, plusieurs manifestations culturelles sont prévues comme c'est le cas avec le premier festival chrétien du cinquantenaire.
Cet événement chrétien d'une grande envergure sera organisé peu avant le 30 juin 2010 et connaîtra la participation de grandes vedettes de la chanson chrétienne à l'instar de l'Or Mbongo Lemba, Alain Moloto et son groupe Gael Music, Micheline Shabani, Frank Mulaja, Paul Balenza, Frère Mente…
Par ailleurs, les organisateurs du festival chrétien du cinquantenaire prévoient aussi l'enregistrement d'une chanson chrétienne du cinquantenaire. Cette manifestation est l'œuvre de Parfait Mande Ilunga, producteur et animateur de la Radio télévision Puissance (RTP), qui a réussi, dans son actif, plusieurs concerts chrétiens sous son initiative. Les auditeurs de la RTP peuvent le reconnaitre à travers son émission qui passe chaque samedi à 21 heures, intitulée " Nguya ". Ce même intitulé est aussi attribué à son association sans but lucratif (asbl).
Le premier festival chrétien du cinquantenaire se déroulera sous les couleurs du commissariat général du cinquantenaire (CGC) que dirige Denis Kalume.
Dieumerci MAYAMBI

THEATRE/TARMAC DES ACTEURS
" Oxygène " : l'histoire confuse d'un garçon et d'une fille
L'espace Tarmac des auteurs situé dans la commune de Kintambo a été en ébullition le week-end dernier avec la représentation de la pièce "Oxygène" pièce du russe Ivan Viripaev qui constitue un melange du théâtre avec d'autres genres artistiques comme la musique, la vidéo et la peinture.
" Oxygène " relate l'histoire d'amour passionné et confuse d'un garçon et d'une fille. Ce garçon, issu d’une province russe, tombe amoureux d'une fille de la haute société soviétique. Conduit par cette passion, il en vient à tuer sa femme. Ces deux personnages se rencontrent et s'affrontent dans le champ de leurs différences profondes, inconciliables, à l'image de la confusion qui règne autour d'eux, sur l'ensemble de la planète.
Sur scène, on a retrouvé deux compagnies théâtrales : Mabel octobre de la France ainsi que Théâtre Malaïka de la RDC avec comme acteurs : Cajou Mutombo (fils du célèbre dramaturge congolais Mutombo Bwitshi, Molly Mokelenge, Freddy Mutombo qui s'occupe de la peinture et de la scénographie.
Lors de la représentation de la pièce, le public a observé dix compositions musicales dont chacune s'appuie sur une citation de la bible, réinterprétée à la lumière de l'histoire mondiale et des grands événements contemporains, mais qui trouve écho dans les confrontations d'elle et de lui, sur l'amour, la vérité, la conscience, le présent et l'avenir.
Mise en scène par Judith Depaule, la pièce a déjà été jouée à la Halle de la Gombe et à l'espace Ecurie Maloba situé dans la commune de Bandalungwa. Il est prévu une autre représentation dans les prochains jours au Centre d'initiation artistique pour la jeunesse (Ciaj) à N'Djili et à Lubumbashi.
Par rapport à l'auteur russe de la pièce, il faut retenir que Ivan Viripaev est né en 1974 en Sibérie. Il a écrit " Oxygène " en 2003. Par après, " Oxygène " sera mise en scène par Viktor Rytakov.
La pièce a aussitôt occupé le devant de la scène théâtrale à Moscou, avant de faire le tour des festivals internationaux. " Oxygène " a obtenu plusieurs prix et a été traduite et mise en scène à plusieurs reprises en Allemagne, en Italie, en Pologne, en France, etc.
Dieumerci MAYAMBI

VIVEMENT LE SPORT
CHAMPIONNAT DE LA LIGUE NATIONALE DE FOOTBALL
Les équipes boudent les sanctions leur infligées
Au cours d'une réunion tenue la semaine dernière, le comité de gestion de la Linafoot (Ligue nationale de football) a eu à examiner les conclusions lui transmises par la commission des arbitres et celle de discipline et de championnat. Après l'examen desdits rapports et des réclamations enregistrées, le comité de gestion a pris ses décisions. Toutes ces décisions sont liées aux matches de phase des poules A et B de la 15ème édition du championnat national 2009-2010 Vodacom-Super League.
L'AS Nika de Kisangani a été sanctionnée de la manière suivante. De un, pour avoir écopé un forfait à la suite de l'alignement contre V. Club d'un joueur qui n'était pas qualifié contre, elle paie une amende de 100 USD, son secrétaire sportif est suspendu pour une durée de trois mois et condamné au paiement de 50 USD d'amende conformément à l'article 65 du Code Disciplinaire de la Fécofa.
De deux, pour envahissement de la zone neutre et de l'aire de jeu par ses supporters, l'équipe paie une amende de 300 USD conformément à l'article 80 du CDF.
De trois, pour avoir (aspersion de liquide) jeté les fétiches sur l'aire de jeu par ses supporters, elle paie une amende de 30 USD conformément à l'article 70 CDF.
De quatre, pour conduite incorrecte marquée par l'avertissement de quatre joueurs au cours d'une même rencontre, elle paie 100 USD conformément à l'article 48 CDF. Le total d'amendes est payable dans 8 jours qui suivent la notification.
L'AS V. Club de Kinshasa paie une amende de 300 USD conformément à l'article 80 du CDF pour envahissement de l'aire de jeu et de la zone neutre par ses supporters lors du match contre Nika, et aussi de 30 USD pour s'être adonné aux pratiques fétichistes sur l'aire de jeu (centre), conformément à l'article 70 du CDF. En plus, pour avoir refusé de se présenter aux dispositions protocolaires et être resté aux vestiaires, une lettre de blâme sévère est adressée au club et une autre de la mise en garde au secrétaire sportif.
L'AS Malekesa de Kisangani répond du comportement de ses supporters conformément aux articles 80, 70 et 51 du CDF pour avoir arrêté momentanément le match contre l'AS V. Club durant huit minutes par un jet de pierres, l'envahissement de l'aire jeu et de la zone neutre, les pratiques fétichistes au moyen des mascottes. Aussi pour avoir injurié, menacé les officiels du match et les agents de l'ordre par le président et les fanatiques ainsi que pour avoir donné un coup de bâton au gardien de l'AS V. Club, elle paie une amende correctionnelle de 300 USD et de 30 USD pour pratiques occultes. Son président, Mosindo Soleil, son président des supporters, Mardochée et son entraîneur adjoint, Katanga, sont suspendus pour une durée de trois mois et au paiement d'une amende de 50 USD chacun.
SM Sanga Balende de Mbuji-Mayi paie une amende correctionnelle de 300 USD pour envahissement de la zone neutre et de l'aire de jeu par ses supporters après un nul obtenu contre TP Mazembe au stade des Martyrs.
Enfin, les résultats homologués sont les suivants : TS Malekesa - AS V. Club (0-2), TP Mazembe - St Eloi Lupopo (5-0), TP Mazembe - AS Veti Club (5-2), TP Mazembe - SM Sanga Balende (3-3), St Eloi Lupopo - SM Sanga Balende (1-0), AS Nika - AS V. Club (ff 0-3) et AS Nika - TS Malekesa (ff 3-0).
Face à ces multiples sanctions, les clubs AS Nika et TS Malekesa boudent et menacent de se retirer. En attendant, le championnat de la Linafoot, Vodacom Super League, reste suspendu momentanément suite à la participation du TP Mazembe et l'AS V. Club aux compétitions africaines interclubs et aussi au moratoire adressé à la Ligue de football du Bas Congo (Lifbaco) qui a deux semaines pour réfectionner le stade Lumumba de Matadi. Sauf imprévu, la reprise des hostilités intervient le 12 mai 2010.
Pascal LIKANA

RETOUR A LA CASE DE DEPART
COC : de nouvelles élections générales convoquées le 15 mai 2010 à Kinshasa
L'Algérien Mustapha Berraf, premier vice-président de l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA), a fixé au 15 mai 2010 l'organisation de nouvelles élections générales au Comité olympique congolais (COC). Par cette décision, le délégué de l'ACNOA a mis en place son scénario promis de sortie de crise qui a miné le comité exécutif du COC pendant près d'un semestre, en conformité avec les dispositions de la Charte olympique et les orientations du CIO et de l'ACNOA. Ainsi, au cours d'une simple réunion avec l'ensemble des fédérations sportives nationales en présence des parties, 'Algérien a balayé d'un revers de la main la souveraineté tant vantée de l'assemblée générale du COC.
Désormais, face à l'incapacité des dirigeants sportifs et autres encadreurs des associatives sportives congolais de s'entendre et de résoudre eux-mêmes leurs conflits liés surtout à l'argent, un étranger est venu y mettre fin en renvoyant tout le monde à la case de départ. Négocier de nouveau des nouvelles voix pour accéder au comité exécutif du COC : Le bras de fer qui a longtemps paralysé le bon fonctionnement du COC a fait tâche d'huile et créer un précédent dans les annales du sport en RDC. La jurisprudence fait qu'un délégué d'une association sportive continentale est parvenu à détruire toute l'édifice montée par les dirigeants congolais au cours d'une réunion. Pourtant, la même démarche tentée à l'époque pour évincer Wembo Ossako de la tête de la même structure avait échoué. Car le président Wembo, le seul président ayant accompli deux mandats à la tête du COC et qui s'est donné aussi un sursis supplémentaire, avait eu des arguments solides pour se défendre et se maintenir. Dommage !
L'homme congolais retiendra la leçon du balayage d'un comité élu par une décision non statutaire. L'histoire retiendra que le grand vainqueur de l'échec de la souveraineté de l'assemblée générale du COC n'est autre que Jean Beya, crucifié par ses paires pour trois sorties bancaires de 5000 USD chacune, argent qui a servi à l'organisation de l'assemblée générale statutaire du COC au centre Cepas à Gombe. Chacun des membres du bureau exécutif a géré sa quote-part dans la cagnotte générale de 15.000 USD retirée de la banque.
Une chose est vraie, la dernière configuration du comité exécutif du COC balayé le 28 avril 2010 ne sera plus la même à l'issue des scrutions du 15 mai 2010. De nouvelles ambitions sont nées chez les sociétaires-électeur qui leur tour, veulent entrer au comité exécutif du COC. Certains, si pas tous, les électeurs lorgnent désormais sur la manne de la Solidarité olympique qui n'a pas cessé de tomber et se préparent à présenter leurs candidatures pour les prochaines élections. L'épée de l'audit initié par le CIO reste suspendue sur la tête de ceux qui ont géré la cagnotte internationale. L'Algérien Mustapha Berraf a promis la sanction du CIO à la fin de l'audit. Bref, il a imposé son dictat au mouvement olympique congolais.
Pascal LIKANA


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