QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3603
mercredi 05 mai 2010
BILLET

Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti»
de Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.

José NAWEJ


Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ

































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE

Motion Bussa : des notes discordantes au sein de l’Opposition
* Certains députés du groupe des chrétiens démocrates expriment des réserves
Déjà en peine de réunir les 125 signatures nécessaires à l'enregistrement de la motion de censure contre le Gouvernement, l'Opposition parlementaire ne parle plus le même langage et encore moins d'une seule voix en rapport avec l'initiative du député Jean Lucien Bussa.
Au cours d'une émission télévisée diffusée hier, deux députés du Chrétiens démocrates ont d'abord déploré le déficit de concertation préalable au sein de l'Opposition sur certaines matières-clé. Allusion faite sans doute aux allégations contre le Premier ministre dans le cadre de la question orale avec débat. Dans un langage à peine voilé, Denis Kambayi a mis en exergue l'absence de preuves en rapport avec les accusations portes portées contre des responsables de l'Exécutif. Nombre d'analystes ont perçu dans ces propos les réserves émises en rapport avec les allégations sans preuves formulées dernièrement par le député Bussa contre le Premier ministre.
A ce sujet, son collègue Patcho Panda a fait le distinguo entre l'Opposition et l'extrémisme basé sur la passion confinant à la haine. Il a aussi stigmatisé la politique d'ôtes-toi de là que je m'y mette. Pour ces deux députés, cette démarche consistant à faire tomber le Gouvernement ne saurait aboutir dès lors que la Majorité n'est pas partie prenante. FDA

ENJEUX DE l'HEURE
Décentralisation : le pavé de l'Ituri !
Les députés nationaux et provinciaux originaires du district de l'Ituri, dans l'actuelle Province Orientale, ont rendu, hier à Kinshasa, une déclaration appelant le Gouvernement à tirer les conséquences des dispositions de la Constitution, en son article 2, pour ériger à partir du 15 mai courant cette entité en province. Dans leur argumentaire, les signataires de la déclaration évoquent, avant tout, le fait que le délai imparti pour l'effectivité du découpage territorial va devoir échoir à la mi-mai 2010. Ensuite, ils avancent que l'Ituri, à l'instar des 6 autres entités parmi celles qui sont destinées à devenir des provinces, réunit suffisamment de conditions pour rendre viable une province, notamment, les infrastructures et une activité socioéconomique à même de produire des ressources suffisantes pour faire fonctionner la nouvelle province.

UN PAVE DANS LA MARRE
L'annonce de cette déclaration a résonné comme un coup de tonnerre pour ceux qui observent l'évolution du processus de décentralisation en RDC. En effet, nul n'ignore qu'à ce jour, ce processus a pris sérieusement du retard par rapport au timing imparti dans la constitution pour rendre effectif le nouveau découpage territorial. La Constitution prévoit que celui-ci intervienne 36 mois après l'installation des institutions de la République.
Bien avant cette échéance, une évidence s'est dégagée selon laquelle la RDC ne saura jamais réaliser ne fut-ce que le minimum requis des préalables à l'effectivité de ce découpage. C'est, d'ailleurs, ce qui justifie ce consensus qui se dégage pour une révision constitutionnelle visant, soit à sortir ce détail de timing de la constitution pour l'inscrire dans une autre loi, soit de la modifier en établissant des repères infranchissables dans le processus de décentralisation. Et au même moment où se tient le débat autour de cette perspective de révision, des juristes débattent eux sur la détermination du concept des institutions dont la fin de la mise en place devrait servir de repère sur les 36 mois évoqués dans la Constitution. Les uns soutiennent que la dernière institution à avoir été installée a été le Sénat, tandis que d'autres affirment qu'il reste encore d'autres institutions telles que la Cour constitutionnelle.

VIABILITE ET FRAGILITE
D'autre part, l'on fait observer que le processus de décentralisation, qui inclut le découpage des provinces, est un mouvement global qui devrait être exécuté tout aussi globalement. Car, procéder par vague sous prétexte de viabilité progressive des entités visées contribuerait à exacerber ces sentiments latents de discrimination dans l'action gouvernementale.
Une perspective qui effarouche les observateurs au regard, par ailleurs, de la grande fragilité des rapports intercommunautaires. Engager donc un découpage territorial dans ces conditions provoquerait un déchainement d'ambitions qui mineraient, dès le départ, la sérénité nécessaire à l'éclosion des nouvelles provinces. A l'appui de cet argument, les observateurs évoquent les conflits intercommunautaires latents ou en activité, et qui nécessitent une profonde action de pacification pour instaurer un nouvel " animus vivendi. " C'est le cas, notamment, de la future province du Sankuru où prévaut actuellement un climat fort vicié à la suite d'affrontements interethniques dus, entre autres, à une distribution jugée partiale de véhicules aux différents centres de santé. Même le principe du chef-lieu de la future province fait l’objet d’âpres tiraillements entre les pro Lodja et les tenants de Lusambo. C’est le cas aussi du Lualaba dans la Katanga où certaines factions tribales centrifuges cherchent à faire de Kolwezi une entité autonome.

KIBALI-ITURI BIS ?
Au-delà de toutes ces observations, les observateurs considèrent que l'initiative des élus de l'Ituri pourrait constituer un précédent qui entraînerait d'autres revendications de nature à faire pression sur le Gouvernement, voire lui forcer la main pour emporter son fléchissement prématuré, sous prétexte de le voir se plier à la volonté du peuple. On estime, en effet, que si plaidoyer il faut mener, celui-ci devrait consister à inciter à plus de célérités dans la démarche tendant à réviser la constitution sur les matières concernant la décentralisation, tout en mobilisant ce même peuple dans le processus de décentralisation dont le grave déficit de visibilité fait qu'une très grande majorité des Congolais ne sait pas dire où en est le Gouvernement.
Enfin, on rappelle que l'Ituri, malgré ses éléments de viabilité, sort d'une longue période de conflits interethniques dont le plus en vue est celui entre Hema et Lendu et se situe dans une zone de fragilité due à la survivance de résidus de groupes armés accrochés à l'exploitation illicite des ressources de la contrée. Pour autant que les acteurs politiques lorgnent des postes qui découleraient de l'érection de cette contrée en province, pour ainsi avoir le contrôle de la gestion de ses richesses, la réflexion devrait pousser encore loin pour savoir si les communautés qui se sont affrontées autrefois ont réellement résolu de vivre de nouveau dans la paix. Il faut, par ailleurs, rappeler que ce n'est pas la première fois que s'observe des relents d'érection de l'Ituri en province. Cette contrée l'était devenue une fois, sous occupation ougandaise lorsqu'il se dénomma brièvement Kibali Ituri. JEK

Après une décenie de froid
La RD Congo et le Maroc signent un protocole de coopération économique
La République Démocratique du Congo et le Royaume du Maroc ont signé hier à Kinshasa, un protocole de coopération économique qui devra, désormais dynamiser leurs relations. La cérémonie a eu lieu dans la salle des réunions du ministère congolais de la coopération internationale et régionale. La délégation marocaine, forte de sept personnes a été conduite par M. Mohamed Ouzzine, Secrétaire d'Etat auprès du ministère marocain des Affaires étrangères et de la coopération. Aussitôt après, le ministre rd congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda et son hôte ont répondu à quelques préoccupations de la presse.
Dans la matérialisation de son vaste projet de redressement, résumé en Cinq chantiers de la République, la Rd Congo devra, dorénavant, compter sur le Royaume du Maroc Un protocole de coopération économique a été signé hier entre les deux pays. Selon le ministre rd Congolais de la Coopération internationale et régionale, le document signé a force de feuille de route des actions à mener dans le cadre de la redynamisation de la coopération entre le Royaume du Maroc et la RD Congo.
Détendu, le Secrétaire d'Etat marocain, Mohamed Ouzzine a déclaré que la présence de sa délégation sur le sol congolais est un témoignage du Royaume du Maroc de renforcer sa coopération avec la RD Congo. Dans son mot de circonstance, Mohamed Ouzzine s'est félicité de la position de Kinshasa sur la situation du Sahara.
A une question de la presse sur les innovations de cette coopération " new look " entre la RD Congo et le Royaume cher à sa Majesté le Roi Mohamed VI, M. Mohamed Ouzzine a répondu avec spontanéité qu'une feuille de route a été mise sur pied. Le document, précise le Secrétaire d'Etat marocain auprès du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, «reprend des actions concrètes ciblées, inscrites dans le vaste programme de redressement intégral de la RD Congo, résumé en Cinq chantiers de la République».

TRADUIRE LA VOLONTE EN ACTES CONCRETS
Dire et faire sont deux. Le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda n'a émis qu'un seul souhait. Celui de traduire en actes palpables l'engagement pris par les deux pays. Raymond Tshibanda qui a refusé de souhaiter un bon voyage à ses hôtes a plutôt préféré leur réitérer, au nom du Président Joseph kabila, ses vœux de bienvenue en terres congolaises. C'est donc, tout dire. Par ces mots de convivialité, le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale reste persuadé que la RD Congo est ouverte aux investisseurs marocains. " La signature et l'échange ce jour, du protocole d'accord de coopération économique, vient à point nommé, contribuer à la redynamisation des relations entre nos deux pays ", a déclaré Raymond Tshibanda Ntungamulongo, avant d'inviter les deux parties à poser des actes concrets.
" Vous êtes venus pour tenir la route avec nous dans les efforts de reconstruction de ce grand pays ", a déclaré le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale, avant de poursuivre que les relations entre la RD Congo et le Royaume du Maroc sont excellentes.
Selon le ministre Raymond Tshibanda, les relations de coopération RD Congo-Royaume du Maroc ont été davantage réaffirmées au quotidien et avec force de manière que de part et d'autre, on eu le plus besoin de solidarité des uns et des autres. Ce n'est pas tout. Raymond Tshibanda a, par ailleurs, laissé entendre que la signature de ce protocole d’accord économique s'inscrit notamment dans le cadre de donner de la consistance à la relation entre les deux pays, en redynamisant la coopération dans tous les domaines en capitalisant les avantages comparatifs des deux pays. " Le Maroc, l'une des économies les plus dynamiques et les plus prospères d'Afrique, la RD Congo, un réservoir inépuisable de ressources (humaines et naturelles) ; ensembles nous pouvons non seulement aider ce pays à jouer son rôle de puissance économique en Afrique, mais nous pouvons aider notre continent à jouer le rôle qui lui revient dans ce siècle, qui est le siècle de l'Afrique ", a renchéri Raymond Tshibanda.
Tout bien considéré, le ministre congolais de la Coopération internationale et régionale a soutenu que traduire rapidement en actes, l'engagement pris est la volonté de sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila. "Cela relève de notre devoir (des deux ministres). C'est la responsabilité des experts des deux pays de veiller à ce que ce qui a été convenu soit suivi au quotidien ", a conclu le ministre Raymond Tshibanda Ntungamulongo. Laurel KANKOLE

ENJEUX DE L'HEURE

Coopération sud-sud
Mohammed Ouzzine loue " des relations politiques exemplaires " entre le Maroc et la RDC
Le Secrétaire d'Etat marocain auprès du ministère des Affaires Etrangères et de la coopération, Mohammed Ouzzine, a eu, en début de semaine, des contacts avec les autorités congolaises dans le cadre de sa visite en RDC. Au sortir d'une audience auprès du Ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe-Mwamba, il a salué "l'excellence des relations politiques exemplaires entre le Royaume du Maroc et la RDC qu'il faut capitaliser pour le plus grand bien des deux peuples respectifs ". Il a, à cette occasion, mis en exergue les relations traditionnelles d'amitié et de coopération qui lient Rabat et Kinshasa et au renforcement desquelles il séjourne en RDC.
Dans ce cadre, Mohammed Ouzzine a dit avoir échangé avec le ministre des Affaires étrangères sur des aspects liés aux secteurs de la coopération dans les domaines de l'agriculture, des transports, de l'éducation, du renforcement des capacités des fonctionnaires de l'administration publique, de l'industrie et d'autres secteurs névralgiques de la coopération maroco-congolaise. L'homme d'Etat marocain a indiqué que sa visite devrait permettre de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales tant au plan politique, économique, commercial que culturel, cela grâce à un cadre juridique déjà existant entre les deux pays.
On rappelle que ca cadre avait été enrichi à l'occasion de la dernière visite à Kinshasa de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2006. Plusieurs protocoles d'accords avaient été signés à cette occasion, notamment le Mémorandum d'entente pour l'établissement de consultations politiques entre les Ministères des Affaires étrangères des deux pays ; la Convention relative au financement du projet de renforcement des capacités d'analyse des laboratoires de l'Office congolais de contrôle (OCC), financé par l'Agence marocaine de coopération internationale ; le protocole d'accord dans le domaine de la pêche maritime ; le protocole d'accord dans le domaine agricole ; le protocole d'accord de coopération dans le domaine de la Santé ; l'accord de coopération industrielle et commerciale, etc.
Actuellement, les deux parties examinent les modalités pour l'aboutissement d'autres projets d'accords touchant, entre autres, la protection des investissements et la non double imposition pour permettre aux investisseurs marocains de travailler dans un environnement économique sécurisé en RDC.
La présence du secrétaire d'Etat marocain en RDC devrait, par ailleurs, aboutir au relèvement du niveau des échanges commerciaux bilatéraux estimé relativement faible entre le Maroc et la RDC. Les échanges escomptés doivent permettre de répondre réellement aux besoins des populations des deux pays à travers l'exploitation des opportunités qu'offrent les deux Etats. C'est cela qui suscite la nécessité, selon la vision marocaine, de hisser les échanges économiques et de partenariat au niveau des relations exemplaires entre Rabat et Kinshasa.
Pour le cas spécifique de la formation qui occupe une part significative dans le programme de coopération entre Kinshasa et Rabat, il est indiqué que le Royaume du Maroc continue à contribuer à la formation des cadres congolais à travers l'octroi, chaque année, de bourses d'études dans différents établissements marocains. A travers l'Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), le Maroc octroie également des bourses de 3ème cycle ainsi que des places pédagogiques pour des études de spécialisation en médecine.
JEK

ENJEUX DE l'HEURE ssemblée nationale
Adoptée, la loi sur l'enseignement national envoyée à la commission socioculturelle
Initié par le gouvernement de la République, le projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national a été adopté hier à la chambre basse du Parlement. C'était à l'issue de la réplique des ministres de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu, de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Mashako Mamba, et celui des Affaires sociales, Ferdinand Kambere, intervenue au cours de la séance plénière présidée par le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Me Boris Mbuku.
Dans leurs interventions, les trois ministres ont apporté des réponses aux préoccupations soulevées par les députés lors du débat général organisé la semaine dernière en vue d'enrichir le projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national. Si le ministre de l'EPSP a donné des éclaircissements sur le bien fondé de la réforme de son secteur, celui de l'Esu a encore apporté la lumière sur l'urgence de mettre de l'ordre dans l'enseignement supérieur et universitaire.
Le ministre des Affaires sociales, lui, est intervenu parce que son ministère possède des établissements scolaires qui organisent l'éducation non formelle dont le but est de récupérer les enfants, les jeunes et les adultes analphabètes et ou déscolarisés en vue de leur insertion socio professionnelle par l'acquisition des outils fondamentaux et des compétences nécessaires.
Les réponses de ces trois membres du Gouvernement ont permis aux députés d'adopter le projet de loi portant organisation et fonctionnement de l'enseignement national. Le projet a été envoyé à la Commission socioculturelle pour son enrichissement. Il y a lieu de relever que ce projet de loi répond pratiquement aux recommandations de la Constitution et de certains instruments juridiques internationaux qui consacrent, par exemple, l'égalité de tous devant la loi en matière d'éducation, le droit pour toute personne à l'éducation scolaire que l'enseignement national assure à travers les établissements publics et privés.
La présente loi apporte des innovations importantes. C'est le cas du niveau préscolaire qui, organisé en cycle unique de trois ans, est facultatif et accueille les enfants ayant trois ans révolus. L'enseignement supérieur et universitaire organise des pré-cycles appelés " année préparatoire " dans des établissements ad hoc, des cycles de 3 ans de graduat, 2 ans de licence ou d'ingéniorat, quatre ans de doctorat en médecine.
Les enseignements dispensés par les établissements universitaires sont organisés en cycles, filières et modules sanctionnés par les diplômes nationaux. La loi sous examen garantit par voie réglementaire les mécanismes du partenariat éducatif dans la gestion de l'enseignement national. Dorian KISIMBA

NATION
Au terme de sa visite en RDC
John Holmes : «Les besoins humanitaires sont énormes au Sud-Kivu, en Province Orientale et à l'Equateur»
Au terme de sa mission de cinq jours en RDC, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, John Holmes, a animé une conférence de presse hier qui avait pour but d'évaluer la situation humanitaire sur terrain. Au Sud Kivu, à l'Equateur et en Province Orientale, John Holmes a relevé que la situation humanitaire demeure préoccupante. Pour cause, a-t-il évoqué, les exactions des FDLR renforcent l'insécurité au Sud-Kivu.
A Mwenga où il est passé, les besoins humanitaires sont élevés, les difficultés alimentaires énormes: la population n'a pas accès aux champs, elle fuie les FDLR sans oublier les violations des droits de l'homme et les violences sexuelles. En Province Orientale, les milices de la LRA affaiblissent l'autorité de l'Etat, ils continuent avec la brutalité et la criminalité qui entraînent déplacements massifs de la population. Même situation, a-t-il poursuivi, à l'Equateur où on note un retour timide de la population à Dongo, suite aux craintes d'insécurité et au fait que les conditions de retour ne sont pas réuni.
John Holmes est convaincu que les humanitaires sont disponibles pour répondre aux besoins humanitaires.

Nécessité de trouver des fonds
Le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires est réaliste face aux besoins humanitaires qui persistent dans les provinces du Sud-Kivu, Equateur et Province Orientale. Selon ses dires, il y a nécessité de trouver et d'augmenter les fonds existants pour faire face à ces besoins. Il a estimé que beaucoup de travail reste à faire. Il a promis d'inciter les bailleurs de fonds dès son retour, à disponibiliser beaucoup de moyens financiers pour répondre aux besoins imminents dans ces trois provinces.
S'agissant de la question liée au mandat de la Monuc en RDC, John Holmes a exprimé le désir de la présence de la Monuc en RDC vu la situation humanitaire et sécuritaire de l’heure. Car, a-t-il ajouté, les autorités locales apprécient le travail abattu par la Monuc. C'est ainsi qu'il a invité le gouvernement et la Communauté internationale à se mettre ensemble pour trouver une solution durable. Pas de précipitation, a-t-il lâché. John Holmes est arrivé à Kinshasa le 29 avril dernier, il a rencontré le chef de l'Etat, Joseph Kabila, et le Premier ministre, Adolphe Muzito, ainsi que d'autres officiels. M. MUSAU

Luzolo Bambi et Maj Kisimba au secours d'une famille et d'un député en situation de déguerpissement
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, a fait appel au pouvoir judiciaire devant un conflit foncier qui a débouché sur le déguerpissement d'un député national et d'une veuve, mère de famille nombreuse propriétaire de la parcelle querellée au croisement des avenues Rwakadingi et des huileries, dans la commune de Kinshasa.
Le ministre Maj Kisimba, qui a effectué mardi une descente sur invitation d'un sénateur, a trouvé les éléments de la police nationale congolaise en plein exécution d'une décision de justice portant déguerpissement des occupants de cette parcelle suite à une vente contestée par ces derniers.
C'est dans ce contexte que, voulant faire la part des choses pour ce qui est de ses prérogatives, qu'il a immédiatement saisi son collègue de la Justice, Luzolo Bambi Lesa, qui est aussitôt descendu sur le lieu. Ce dernier a fait appel au service de l'inspectorat général de la justice pour étudier la procédure de suspension de cette mesure pour permettre d'approfondir l'étude du dossier.
Mais, le ministre des Affaires foncières a, pour sa part, invité toutes les parties, ce mercredi, dans son cabinet de travail pour connaître les tenants et les aboutissants de ce conflit, à savoir l'origine des titres que chacune d'elle possède pour se faire prévaloir.
Cette descente d'ordre humanitaire, a dit Maj Kisimba, s'inscrit dans le cadre de l'année du social décrétée par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange, qui, dans ses préoccupations, tient à la protection des droits des veuves et des orphelins et à ce que les plus faibles ne soient pas brimés par les nantis.
FDA

NATION

LIBRE OPINION
(Par Jethro Kombo Yetilo, Assistant au département des Sciences politiques et administratives, Faculté des Sciences sociales à Université de Kinshasa; Chercheur au Centre d'Etudes politiques (CEP) de l'UniKin).

L’Etat invité à prévenir les conflits intercommunautaires
Le 04 avril dernier, les insurgés Enyele ont attaqué, par surprise, la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Equateur. Ils ont pris temporairement le contrôle de l'aéroport de la ville et ont provoqué la mort de trois personnels de la Monuc. Depuis, de nombreux commentaires fusent de partout, mais peu d'analystes cherchent à comprendre clairement la part de responsabilité de l'Etat congolais dans ce conflit, afin de prévenir, dans l'avenir, de tels actes qui jettent un discrédit sur la bonne conduite des affaires publiques et sur l'image du pays.
Tel est le but de cette réflexion, qui analyse successivement l'origine et l'évolution du conflit, les acteurs impliqués ainsi que la responsabilité de l'Etat congolais.
L'attaque de Mbandaka, le 04 avril 2010, est la résultante d'un vieux contentieux interethnique. En effet, depuis le mois de juin 2009, les tensions ethniques se sont considérablement aggravées dans le secteur de Dongo, sur base de revendications socioéconomiques ignorées par les autorités politiques depuis les années 1940.
Selon les ethnographes, le secteur de Dongo est habité principalement par les Lobala (qui sont les autochtones et dont font partie des Enyele) et les Munjombo (qui sont venus s'y installer après). Avec un fort taux de natalité, les Munjombo (dont font partie les Munzaya) sont devenus majoritaires dans le secteur.
Par conséquent, les Lobala, devenus une minorité d'origine (une communauté ethnique minoritaire sur son propre territoire et en conflit avec les autres communautés ethniques qui représentent la majorité).
Devenus majoritaires, les Munzaya ont interdit aux Enyele l'accès à leurs propres étangs, qui constituent pourtant leur principale source de revenus. Depuis les années 1940, les Enyele ne font que s'en remettre aux autorités politiques, mais leurs revendications sont ignorées.
C'est ainsi que le 29 octobre 2009, suite à cette querelle sur les droits de pêche, un conflit violent sera déclenché entre les Munzaya et les Enyele, provoquant ainsi le massacre de nombreux civils et un déplacement massif de population.
Selon radio Okapi, près de 130.000 Congolais avaient franchi la frontière avec la RCA ou avec la République du Congo. Et le 27 novembre 2009, les Fardc et la Monuc ont évacué sous les balles la ville de Dongo occupée jusque là par les insurgés Enyele. Les autorités de Kinshasa ont considéré que la crise avait été réglée. Avec l'assistance de la Monuc, elles ont entrepris d'inciter vigoureusement les populations déplacées à retourner dans leurs villages. Et pourtant, ce conflit n'était pas complètement réglé. Car, le 04 avril 2010, un groupe de combattants Enyele a attaqué la ville de Mbandaka, située à plus de 500 Km au Sud de Dongo, montrant ainsi que l'Etat congolais rencontre encore des difficultés énormes pour mettre fin aux conflits interethniques.

L’Etat invité à prévenir
Les affrontements interethniques entre Enyele et Munzaya, autant que bien d’autres à travers le pays, posent une problématique lancinante: celle de la gestion de ces conflits pour épargner les communautés des conséquences généralement déplorables. Globalement, l’on constate que l’action publique minimise souvent les signaux annonciateurs de ces crises, et généralement, les interventions ne s’observent qu’après coup, c’est-à-dire lorsque le pire se produit.
Dans ce nouvel environnement, toute initiative produit, généralement aussi, des sentiments de brimade dans le chef de l’une des parties au conflit, au motif que la solution apportée n’aurait pas été satisfaisante. Cet état de choses s’observe aussi lorsqu’à un conflit intercommunautaire basé sur des intérêts de survie, comme des espaces arables, des rivières, etc ... l’on apporte des solutions politiques avec la montée en puissance des élites tout aussi politiques de tous bords. L’escalade d’insécurité observée en Equateur procéderait donc de cette logique.
Par solidarité pour leurs frères Enyele, tous les Lobala ont prêté main forte aux insurgés. Ce qui n'était au début qu'une simple querelle interethnique sur les droits de pêche, est devenu un véritable problème sécuritaire. Il y a donc mutation de conflit.
L'attaque de Mbandaka montre, une fois de plus, que l'Etat congolais a encore du mal à mettre en place des mécanismes de cohésion sociale et des politiques d'intégration nationale. Cet état des choses est aussi source de certaines injustices susceptibles d’engendrer des frustrations. Lesquelles peuvent s’exprimer de plusieurs manières.

Réagissant à la déclaration du ministre de communication et des medias
Le Collectif de 96 magistrats révoqués répond à Mende
NDLR : Nos lecteurs constateront que ce n’est pas un droit de réponse à «Forum des As», mais plutôt une prise de position en rapport avec les déclarations du ministre de la Communication et des medias tenues en date du jeudi 22 avril 2010 lors de son point de presse sur le rapport de «ICG». «Forum des As» publie cette réaction juste pour le besoin du débat démocratique.


Monsieur le Président Directeur Général,
Le Bureau du Collectif de 96 Magistrats congolais révoqués illégalement a lu avec un intérêt particulier l'article intitulé "ICG accuse Kabila, Mende réplique", dans votre parution n° 3595 du vendredi 23 avril 2010, sous la plume de Monsieur M.M. Dans cet article, publié à la une, il est fait état des réactions du Ministre Lambert MENDE OMALANGA à la publication du dernier rapport de l'ONG " International Crisis Group ". A cette occasion, le Ministre a appuyé la dernière révocation de magistrats en affirmant que, proposée par le Conseil supérieur de la Magistrature, cette sanction était conforme à l'article 152 alinéa 3 de la Constitution (lire à la page 13).
S'agissant-là d'un mensonge grossier nous
causant un préjudice certain, nous nous référons aux articles 37 et suivants de la loi n° 96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités d'exercice de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo pour vous adresser notre droit de réponse, que nous vous prions de publier dans le numéro qui suit le surlendemain du jour de la réception de la présente par votre bureau, conformément à l'article 40 de la loi précitée. En voici la teneur :

Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des médias,

Après avoir lu attentivement vos réactions sur le dernier rapport de l'ONG "International Crisis Group " dans les colonnes du journal "Forum des As", nous venons, par la présente, vous manifester notre vif regret de constater qu'au nom d'une certaine solidarité gouvernementale, vous continuez à vous efforcer à convaincre l'opinion publique de la légalité des mesures de révocation massive de 96 magistrats, au motif qu'elles ont été proposées par le Conseil supérieur de la Magistrature, alors que, de par votre position sur l'échiquier politique national, vous êtes censé ne pas ignorer que lesdites mesures sont le produit d'une honteuse et odieuse falsification opérée en dehors du Conseil supérieur de la Magistrature.
Présumant tout de même votre bonne foi, nous tenons à vous signifier avec insistance que notre révocation n'a jamais été proposée par le Conseil supérieur de la Magistrature, l'organe constitutionnel de gestion du pouvoir judiciaire. Cessez donc, Excellence, d'invoquer à tort et à travers l'article 152 alinéa 3 de la Constitution.
Votre collègue de la Justice s'est, en effet, au mois de juillet 2009, avec un groupe d'individus de son Cabinet et de la Présidence de la République, substitué au Conseil supérieur de la Magistrature pour trafiquer le rapport final de ses travaux et faire croire au Chef de l'Etat que la proposition de révocation de 96 magistrats venait dudit Conseil. La mention " sur proposition du Conseil supérieur de la Magistrature " insérée dans la motivation de nos ordonnances de révocation constitue donc un mensonge grossier.
Il s'est agi-là d'une violation massive des droits de l'homme que toute personne de bonne foi doit se faire le devoir de combattre avec la dernière énergie. C'est ce que sont entrain de faire exactement les organisations de défense de droits de l'homme comme l'ASADHO, l'INTERNATIONAL CRISIS GROUP et tant d'autres encore, pour ne pas les citer. Et nous vous disons, Excellence, que leur rapport est vrai en ce qui concerne le cas de la révocation de 96 magistrats.
Outre les témoignages des participants aux assises du dernier Conseil supérieur de la Magistrature, le rapport final des travaux dudit Conseil constitue la preuve irréfutable de l'illégalité et de l'arbitraire dont sont entachées les ordonnances présidentielles décriées, car il y est mentionné clairement que le Conseil supérieur de la Magistrature n'avait proposé que 5 magistrats à la révocation et non 96, et que la question en rapport avec les dossiers de prise à partie était renvoyée à une session ultérieure. Le Conseil supérieur de la Magistrature n'a donc jamais proposé à la révocation les magistrats condamnés à l'issue de procédures de prise à partie.
Et si un quelconque doute persiste tout de même dans votre esprit quant à nos affirmations, nous vous demanderons, Excellence, en votre qualité de Ministre de la Communication et des médias, d'organiser sur cette question un débat radiotélévisé qui mettra face à face les magistrats révoqués, les délégués du Ministère de la Justice et de la Présidence de la République, les syndicats des magistrats, les membres du Bureau du Conseil supérieur de la Magistrature actuels et anciens, ainsi que les magistrats qui ont pris part aux assises du Conseil supérieur de la Magistrature de 2009. C'est de cette manière, pensons-nous, que l'opinion sera finalement fixée et le Chef de l'Etat, en sa qualité de Garant du bon fonctionnement des institutions de la République, suffisamment éclairé.
Nous vous disons pour terminer, Excellence, qu'aussi
longtemps qu'elles ne seront pas purement et simplement retirées, les ordonnances falsifiées du Chef de l'Etat continueront à ternir l'image de marque de notre pays, de son Président et de ses institutions politiques. Or, en tant que Congolais et dignes fils de ce pays, nous avons tous intérêt à ce que le Chef de l'Etat se ressaisisse en rapportant ses ordonnances sans nécessairement attendre le verdict d'une Cour suprême de justice dont l'indépendance et l'impartialité dans le traitement de notre dossier sont absolument sujettes à caution. Cette solution de sagesse mettra le Chef de l'Etat à l'abri de sévères récriminations qui ne cesseront de provenir des organisations de défense des droits de l'homme et des instances internationales. "
Dans l'espoir que vous publierez notre droit de réponse dans le respect strict des dispositions des articles 37 et suivants de la législation en vigueur en la matière, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l'assurance de notre considération distinguée.

Pour le Collectif de 96 Magistrats révoqués
Le Rapporteur Général
Alidor KABAMBI BEYA USHIYE
Le Président Albert LUKAMBA MUGANZA

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Congo retro : des origines de l' "aliénation" des Congolais
Le Professeur Michel Ange Mupapa Say est Docteur en psychologie (Sorbonne 1973) et ancien directeur de cabinet adjoint du président Kabila. Il donne quelques clés à propos des complexes nourris par les Congolais… Entretien


Les Congolais ont-ils été aliénés par la colonisation ?

Sans aucun doute : le Blanc a été pris (et imposé) pour modèle. On vit comme lui, on l'imite, on modifie son nom. Quelqu'un qui s'appelait "Dibuka " changera son nom en " De Boeck ", d'autres en "Dericoyard ", afin de gommer les connotations du terroir…La situation coloniale englobait à la fois le vécu du Blanc, qui s'identifiait au meilleur, à tout ce qui était propre. Le Noir, lui, c'était l'autre pan, une noirceur qui évoquait Satan. Cette dichotomie imprégnait l'ambiance coloniale ; le Blanc était identifié à l'intelligence, à la beauté, le Noir était son contraire. Tout ce qui était culturel dans l'héritage des Congolais a été nié : les "fétiches "étaient mauvais, la statuaire devait être détruite, les langues indigènes devaient être remplacées par celle du colonisateur, il fallait adopter le mode de vie de l'Européen, considéré comme supérieur. Cette distinction, peu à peu, est entrée dans la tête des Congolais…

Le fait colonial a-t-il engendré ailleurs des traumatismes du même ordre ? Qu'en est-il de l'Asie ?
L'Asie était au départ beaucoup mieux organisée. Elle avait des entités administratives politiques bien ancrées, une culture très ancienne. Le Congo, lui, était un amalgame d'entités organisées, de royaumes et même d'empires, mais il comptait aussi des petits groupements de type tribaux, où n'avait pas été façonnée une culture, un mode de vie communs. A l'inverse de l'Asie, il n'y avait pas de phénomène étatique.
Il faut souligner aussi que des royaumes qui existaient déjà, comme au Bas Congo, avaient été, avant la colonisation, décimés par l'esclavagisme. Le Noir a été pris comme une marchandise, choisi en fonction de sa capacité de travail physique. L'esclavagisme a ravi à l'Afrique les meilleurs de ses enfants et laissé exsangue le cœur du continent. Au Congo, la ponction s'est exercée sur l'Est du pays, dans le Maniema, via Zanzibar. A l'Ouest, le Bas Congo, le Bandundu ont été décimés, d'autant plus que les esclavagistes emmenaient les hommes les plus forts, les meilleurs " reproducteurs ". En arrivant, les colonisateurs ont donc trouvé des populations déjà très affaiblies physiquement et moralement. Les colonisateurs sont alors apparus comme des sauveurs, délivrant les populations de l'esclavagisme puis les mettant au travail et les dominant à leur tour. Il y eut cependant des résistances..,

Comment expliquer qu'un demi siècle après l'indépendance, le traumatisme né de la colonisation n'ait toujours pas été dépassé ?
Le sentiment de dépendance découlait de la pratique coloniale elle-même qui s'accompagnait du fouet, des corvées obligatoires…Les gens se sont sentis infantilisés face au Blanc, qui représentait l'employeur, le maître… Pour eux, tout ce que fait le Blanc, c'est bien. Après l'indépendance, le même système d'exploitation économique a continué. S'y est ajouté l'appauvrissement du pays, alors qu'il était désormais dirigé par des nationaux. Pour les Congolais, le Belge est toujours le " noko ", l'oncle…Si cinquante ans après l'indépendance, les gens disent que les Belges doivent revenir, c'est qu'ils manquent toujours de confiance en eux, c'est à dire envers leurs frères, leurs compatriotes… Je me souviens qu'à l'école secondaire, dans les années 60, mes professeurs étaient des Belges. A l'arrivée des premiers enseignants congolais sortis des écoles normales, nous avons été malheureux d'avoir des enseignants noirs. Il nous semblait qu'avec leur arrivée le niveau d'enseignement allait baisser. Nous ne pouvions pas faire confiance à un Noir, nous préférions des enseignants blancs, moins bien formés, voire dotés d'un faux diplôme. Ils étaient respectés, parce que Blancs…Cette mentalité a survécu à la colonisation et, au vu des difficultés économiques, les gens ont souhaité qu'on fasse revenir les Blancs…Ils se souvenaient du fait que les Belges leur avaient construit des maisons, des dispensaires, souvent autour des grandes entreprises qui prenaient soin de leur main d'œuvre…
Aujourd'hui encore, c'est par manque de confiance en eux que les Congolais demandent que les Belges reviennent. Comme si, tout seuls, ils n'allaient pas pouvoir s'en sortir…Par rapport à ce qui vient de l'Europe, de Belgique, la dépendance n'est pas seulement matérielle, elle est aussi psychologique, morale…

Si on le compare à d'autres, le système colonial belge était il plus aliénant, plus infantilisant ?
Absolument. Au Congo belge, nous n'étions pas loin de la situation qui régnait en Afrique du Sud : même s'il ne disait pas son nom, l'apartheid existait. Blancs et Noirs ne pouvaient pas fréquenter le même magasin, le même cinéma, le même bus de transport en commun. La ligne de partage s'étendait à l'habitat, les Blancs habitaient à Kalina, la Gombe d'aujourd'hui, les Noirs habitaient la Cité. Chez eux ce n'était pas éclairé, chez les Blancs il y avait la lumière, un domestique noir qui travaillait chez un Blanc devait avoir un permis pour rentrer chez lui à la Cité le soir et même porter une lampe sur la tête afin que l'on puisse suivre ses mouvements. Dans les magasins réservés aux Blancs, les Noirs étaient chassés comme des malpropres. Même les messes avaient lieu à des heures différentes…

Comment jugez-vous l'idée selon laquelle les Noirs auraient été en état d' " évolution ", l'idéal à atteindre étant le style de vie des Blancs ?
C'est l'une des particularités de la colonisation belge. Dans les colonies françaises, l'idéologie de base était différente : à Brazzaville, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, il y a eu dès le départ une certaine assimilation, pas seulement mentale. Si les Noirs atteignaient un certain niveau d'éducation, ils pouvaient occuper des fonctions importantes dans les colonies et même en métropole. Il y a eu des députés français, des ministres d'origine africaine, comme Senghor, Houphouet Boigny…Il y a avait donc une meilleure préparation à la conduite des affaires de l'Etat. L'éducation pouvait faire de vous l'égal d'un Français. Chez les Belges, ce n'était pas possible.
Voyez l'exemple de Thomas Kanza. Alors qu'il était le premier universitaire congolais diplômé en 57 ou 58, on ne l'a pas renvoyé au pays ; on a préféré lui donner un poste d'enseignant en Belgique afin qu'il n'aille pas "contaminer" ses compatriotes avec des idées nouvelles. On a évité de former une élite congolaise. Seule l'Eglise, confrontée au manque de prêtres, a formé des Congolais dans les séminaires. Le premier gouvernement du Congo a ainsi été appelé le gouvernement des séminaristes. Ces derniers étaient les seuls qui avaient étudié…
Cette thèse de l'évolution s'inspire de Darwin, de l'idée de l'évolution des espèces. On observait les Congolais dans leur comportement, leur manière de parler à table, de s'exprimer en français, de s'habiller. En fonction de ces apparences, on décidait si la personne était " évoluée " ou non. Avec le recul, tout cela semble insensé. L'évolué avait quitté une étape considérée comme inférieure pour arriver à un stade plus "avancé ". Mais même alors, les " évolués " n'étaient pas assimilés, n'étaient pas mis sur le même pied que les Blancs, ce qui a donné lieu à beaucoup de frustrations…
Les Congolais ne s'acceptaient pas bien dans leur peau, littéralement. C'est ce qui explique l'utilisation des produits blanchissants, défrisants. Une femme pense que pour être belle, aimée, elle doit avoir une peau blanche.
Aujourd'hui cette aliénation diminue peu à peu. Les Congolais s'identifient de plus en plus à des Noirs qui ont fait des choses importantes…

La politique de l'authenticité, lancée par Mobutu, n'a-t-elle aps été une forme de résistance ?
Avant l'indépendance déjà il y avait eu des mouvements de résistance. Au Kasaï chez les Lulua, ailleurs aussi. L'idée de l'authenticité lancée par Mobutu n'était pas mauvaise, mais elle a été caricaturée et s'est réduite au port de l'abacost, au rejet des prénoms chrétiens.

1960 : l'indépendance était elle réelle, ou tronquée ?
C'était une vraie indépendance, dans ce sens que les Congolais devaient désormais s'administrer eux-mêmes, conduire leur politique. Mais cette indépendance était tronquée dès le départ car la Belgique avait manipulé les Congolais. A La Table ronde politique, les Belges avaient échoué car les Congolais avaient envoyé les meilleurs de leurs leaders, et ces derniers avaient créé un front commun. Mais à la Table ronde économique, des sous fifres avaient été envoyés à Bruxelles sans maîtriser les problèmes économiques et financiers, alors que la Belgique avait mobilisé les meilleurs de ses experts. Bref, les Congolais se sont fait rouler : les avoirs des sociétés à charte de droit congolais ont été envoyés vers la Belgique. Il y a eu pire : le 11 juillet, le Katanga a proclamé sa sécession, et le 8 août le Kasaï a suivi : les Belges voulaient séparer le " Congo utile " et laisser le reste…

Y a-t-il eu d'autres menaces contre l'unité du pays ?
Il y a eu d'autres tentatives de balkanisation, à l'Est cette fois, suite à la découverte du coltan et autres minerais rares. On a prétendu que le Congo était trop grand pour être dirigé à partir de Kinshasa, qu'il fallait séparer une partie pour la confier au Rwanda une autre à l'Ouganda..
Le jeune président a du jouer serré, avec beaucoup de doigté, pour sauver l'unité nationale et déjouer ce plan de balkanisation. Quoi qu'on en dise, ce sentiment de nationalité existe chez les Congolais qui n'accepteraient nulle part devenir les appendices d'un autre pays. Partout, des gens ont lutté pour l'unité nationale…Des enquêtes ont démontré que le peuple refusait l'idée d'une séparation, mais le président devait jouer au plus fin, au plus serré. Il ne sera pas facile de balkaniser le pays.

Le Congo donne l'impression de rester un pays sous tutelle…
Le Congo veut se reconstruire ou plutôt se construire. Il faut qu'entre les provinces la circulation soit rétablie, construire des routes, des chemins de fer. Kabila sait très bien que ni la Belgique ni la France ni même l'Europe ne pourraient lui donner les milliards dont il a besoin et s'est donc tourné vers un partenaire, la Chine, qui a accepté de prêter des milliards. Ce fut un tollé, une indignation générale.
Le Congo a comme particularité d'avoir des richesses immenses, en 1885 déjà lors de la conférence de Berlin, si on a octroyé au Congo le statut d'Etat indépendant, ce n'était pas pour qu'il le soit vraiment, c'est parce qu'aucune puissance ne pouvait prendre le Congo au détriment des autres. Pour ne pas se faire la guerre, il a été décidé de laisser le Congo à la portée de tous, accessible à tous, d'instaurer le droit de libre navigation sur le fleuve. Ce pays est devenu la propriété d'un seul homme, puis de la Belgique, un pays faible par rapport aux grandes puissances de l'époque et qui pouvait donc gérer le Congo sans gêner ces dernières. Les Belges ont joué avec finesse pour maintenir leur suprématie sur le Congo. Jusqu'aujourd'hui, les Occidentaux ne veulent pas que le Congo leur échappe, que ces richesses, qui sont immenses, appartiennent à d'autres et pas même aux Congolais. Chaque fois qu'un président congolais veut affirmer son indépendance, son droit à exploiter ces richesses au profit de sa population, il devient l'ennemi : c'est ainsi que Lumumba est mort, que Laurent Désiré Kabila a été assassiné, et Joseph Kabila sait qu'il prend beaucoup de risques…Il semble très prudent, mais il a un fond de témérité. Via le FMI, les Occidentaux se sont farouchement opposés aux contrats chinois alors que ces derniers n'allaient pas alourdir la dette puisqu'il s'agît de troc…Le président l'a dit récemment : maintenant au moins les Congolais verront à quoi sert leur cuivre, leur or, leur coltan : il permettra de construire des routes, des hôpitaux…Si Léopold II a été nommé le " Roi-bâtisseur", c'est grâce à tout ce qu'il a construit, en Belgique, avec l'argent venu du Congo. Nous, nous voulons que nos enfants puissent voir ce qui a été fait au départ de nos ressources. Et un jour il faudra transformer ces richesses sur notre propre sol…

Que pensez-vous du "devoir moral " qui est souvent évoqué à l'égard de la Belgique et du Congo ?
Ce devoir moral est un droit que les Belges se donnent de s'immiscer dans les affaires du Congo, alors que ce qu'ils auraient dû faire, ils ne l'ont pas fait : former des cadres, donner aux Congolais l'esprit d'initiative, d'invention…Aujourd'hui il est trop tard pour que la Belgique se donne ce droit moral de surveiller le Congo. Parce que la Belgique a beaucoup perdu, que la France désormais, et les Etats Unis, sont plus présents que les Belges. Par la maladresse de leurs dirigeants, le manque d'aptitude à rectifier eux-mêmes leurs erreurs, les Belges ont perdu leur place au Congo…Les Congolais se sont faits d'autres amis, ont trouvé d'autres partenaires…Louis Michel a rattrapé la situation alors que le Congo avait été complètement abandonné.

Aujourd'hui ce devoir moral apparaît comme une insulte…
De quel droit nous enjoint on, depuis la Belgique, de cesser les opérations militaires au Kivu, de ne pas y rétablir l'autorité de l'Etat ? L'image d'une Belgique bienveillante est loin d'être d'actualité. Cela dit, les monuments font partie de l'histoire du Congo, il faut les redresser, les remettre en place car ils appartiennent à l'histoire de notre pays et il est tout à fait normal que la Belgique soit présente lors de l'anniversaire de l'indépendance du Congo et qu'elle-même, à partir de cette année, refonde, pour le demi siècle à venir, les relations avec notre pays. Entretien réalisé avec Colette Braeckman

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L’Afrique, nouvel eldorado du tourisme sexuel
Après l'Asie et l'Amérique latine, l'Afrique est devenue une destination privilégiée pour les touristes sexuels, attirés par le laxisme juridique ambiant et des mythes d'une sexualité africaine plus épanouie.
Les safaris, le soleil, les plages et les paysages tropicaux ne sont plus les seules attractions touristiques en Afrique. A en croire un rapport publié récemment par le réseau africain de l'organisation non gouver-nementale ECPAT (End Child Prostitution, Pornography And Trafficking of children for sexual purposes), les touristes sexuels jettent de plus en plus leur dévolu sur le continent, depuis le lancement, au début des années 2000, de plusieurs vagues de répression étatique dans les pays traditionnellem ent récepteurs de ces globe-trotters du sexe, comme la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et le Brésil.
L'ONG, qui dispose d'antennes dans quinze pays du continent, estime que le dixième des touristes qui ont visité le continent au cours des cinq dernières années (32 millions en moyenne par an) se sont prêtés au tourisme sexuel. Une estimation qui corrobore les conclusions d'une étude, publiée en 2003 par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), selon lesquelles environ 10% des touristes qui se baladent à travers le monde choisissent leurs destinations en fonction de l'offre qui s'y trouve en matière de sexe. Intitulé Le tourisme sexuel impliquant les enfants (TSIE), le rapport d'ECPAT révèle également qu'une trentaine de destinations africaines sont concernées par le phénomène.
Parmi les pays africains " les plus sexuellemei touristiques " figurent la Gambie, le Sénégal, Kenya, l'Ile Maurice, Madagascar, l'Afrique c Sud, le Bénin, le Maroc, la Tunisie et l'Egypte.

Gigolo, un métier d'avenir sur le continent
Outre le tourisme sexuel impliquant des enfants, qui est en général l'œuvre d'homme:-en provenance de l'Europe, des Etats-Unis, du Japon ou encore des monarchies pétrolières du Golfe, l'Afrique est touchée de plein fouet par un nouveau phénomène : la croissance rapide du nombre de femmes occidentales à la recherche d'aventures sexuelles. " Le tourisme sexuel féminin augmente en Gambie et au Sénégal, où les femmes représenteraient jusqu'à 20% des touristes sexuels, contre 5% à 6% dans le reste du monde ", indique la sociologue canadienne Mélanie Claude, dans un livre intitulé Prostitution et traite des êtres humains, paru en 2009. Le sociologue tunisien Mehdi Mabrouk, qui travaille sur les circuits de l'émigration africaine vers l'Europe, estime, de son côté, que le tourisme sexuel féminin touche aussi plusieurs filles touristiques d'Afrique du Nord, comme Marrakech, Agadir (Maroc), Hammamet [Tunisie) ou encore Charm-el-Cheikh et Mexandrie (Egypte). " Au Maghreb, comme en Afrique subsaharienne, la rencontre d'une veille iame qui cherche à fuir la froidure et la solitude m Europe est désormais perçue par les jeunes Africains comme un métier d'avenir ", précise-t-1. Et d'ajouter : " Tomber sur de riches touristes jJanfhes-vehues chercher plus que le soleil, la mer '.t le sable chaud est pour ces jeunes hommes un \esame qui permet d'accéder à l'un des quatre V, m l'occurrence villa, voiture, virement et visa. "

Laxisme juridique et mythes bien entretenus
L'essor du tourisme sexuel en Afrique s'explique, selon les experts, par la pauvreté endémique qui sévit sur le continent.
A la misère affective d'une bonne partie des touristes, qui arrivent la tête pleine de fantasmes et les poches remplies de devises fortes, s'oppose souvent une misère matérielle des jeunes Africains. A cela s'ajoutent des mythes bien entretenus par l'industrie de la pornographie sur la sexualité plus ouverte de la femme africaine ou de l'homme noir, dont le sexe serait surdimensionné. Le principal motif de la ruée des touristes sexuels vers le continent demeure, toutefois, le laxisme juridique ambiant qui y règne. Vu le poids important de l'industrie touristique dans les économies africaines, les pouvoirs publics ferment souvent les yeux sur le phénomène. "
La cécité volontaire des autorités locales trouve son origine dans la manne financière de ce nouveau genre de tourisme, qui reste indissociable du tourisme traditionnel. Chez les professionnels du secteur touristique, comme les hôteliers et les gérants des discothèques, la réticence à dénoncer le phénomène est motivée par la crainte de ternissement de leur image et la baisse de leurs chiffres d'affaires ", note le représentant d'un tour-opérateur européen au Maghreb.
Jusqu'ici, seuls le Maroc et Madagascar ont introduit dans leurs législations le terme de " tourisme sexuel ". Cinq autres pays ont adopté des plans nationaux de lutte contre le phénomène (Sénégal, Afrique du Sud, Angola, Maurice et Togo). Les autres pays du continent continuent à pratiquer la politique de l'autruche face à un phénomène associé essentiellement à l'Asie. Du côté des ONG, la principale difficulté réside dans le silence qui entoure le fléau. Dans ces conditions, le tourisme sexuel, considéré comme le troisième commerce illégal à l'échelle mondiale, derrière la drogue et les armes, a encore de beaux jours devant lui en Afrique... Les Afriques n°117 du 22 au 28 avril 2010

NATION
Bilan des activités 2009
Le Pnud se félicite de la consolidation du partenariat avec la RDC
Le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) a procédé, mardi 04 mai 2010, au lancement du bilan de ses activités 2009. Ce bilan présente les lignes directrices des programmes en mettant en avant les temps forts de l'année comme la visite, en juin, d'Helen Clark, administrateur du Pnud et revient sur les activités phares réalisées en 2009.
Après plusieurs années de conflit et d'instabilité politique, des avancées ont été enregistrées en matière de relèvement communautaire, d'environnement des affaires, de gestion de l'aide publique au développement, de décentralisation et de réforme du secteur de la sécurité. L'année 2009 a également été marquée par le renforcement du partenariat avec les structures gouvernementales suite à l'installation effective des institutions provinciales sur tout le territoire.
Autre fait saillant est la demande croissante de la partie nationale pour une réduction de l'aide d'urgence au profit d'actions de développement. Il s'agit d'un défi auquel le Pnud a commencé à répondre en dépit de la diminution de ses ressources suite à la crise financière internationale. D'après Réné Guiraud, directeur pays par intérim, leur organisation a un rôle de premier plan à jouer pour accompagner la transition de l'humanitaire vers le relèvement et le développement de la RDC.
Concernant l'appui à la mise en place d'un système de gouvernance démocratique stable et légitime en RDC, les deux chambres du Parlement national, les assemblées provinciales, les partis politiques ont été les principaux bénéficiaires des activités réalisées dans le cadre du programme gouvernance. 6000 militants des partis politiques ont été formés à la démocratie interne et à la mobilisation des ressources, 1200 personnes ont participé à des réunions d'échanges et de partage d'informations sur les activités liées à la préparation des élections locales. Un recueil des textes sur les partis politiques et les élections a été diffusé à 70 exemplaires et des conseils ont été prodigués pour la rédaction des propositions et projets de loi. Le renforcement des capacités des députés provinciaux a modifié la perception que les élus avaient de leur propre fonction.
Plus de 1.405.000 citoyens se sont fait enregistrer et ont reçu une carte d'électeur lors de l'opération de révision du fichier électoral à Kinshasa organisée par la Commission électorale indépendante (CEI) avec le soutien du projet d'appui au cycle électoral (Pace) du Pnud.
Les fondements de la décentralisation en RDC ont été posés à l'occasion d'une réunion à Kinshasa des gouverneurs de province et des présidents des assemblées provinciales. Le statut général des agents et fonctionnaires de l'Etat a été finalisé et le code de bonne conduite de l'agent public vulgarisé. Des outils de planification et de gestion des ressources, parmi lesquels la plate-forme de gestion de l'aide et des investissements mise en place au sein du ministère du Plan, ont été élaborés et diffusés.
Dans le domaine de la gouvernance judiciaire et sécuritaire, plus de 10.500 militaires et 30.000 de leurs dépendants ont bénéficié du projet post-brassage qui vise à renforcer la capacité d'accueil des brigades intégrées à l'Est du pays et l'amélioration des conditions de vie des militaires, de leurs familles et des populations environnantes. Des camps et des casernes ont été réhabilités par le Pnud ainsi que des centres de santé, des routes et des sources d'eau.
Depuis 2002, le Pnud est le récipiendaire principal, désigné par la partie nationale congolaise, des subventions du fonds mondial de lutte contre le VIH/Sida, la Tuberculose et le Paludisme. En 2009, plus de 750.000 personnes ont bénéficié de services de conseil et de dépistage volontaire du VIH/Sida. Les programmes et projets du Pnud en RDC ont été réalisés grâce au soutien des partenaires sud-africains, allemands, belges, français, irlandais…
Les ressources mobilisées par le Pnud en RDC se sont élevées à 161.302.644 Usd en 2009 contre 203.656.530 en 2008. l'année 2009 a été une année de consolidation du partenariat entre la RDC et ses partenaires au développement dont le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui s'est résolument engagé dans des actions décisives d'appui afin d'accompagner ce vaste pays sur le chemin du développement durable. Il a poursuivi la mise en œuvre du plan d'action du programme qui couvre la période de 2008-2012 et qui repose sur deux piliers, notamment la promotion de la bonne gouvernance et la réduction de la pauvreté.
Simard Simon TSOUMBOU

ETRANGER
*Madagascar: le président Rajoelina discute avec l'armée d'un "gouvernement neutre"
Le président du régime en place à Madagascar Andry Rajoelina devait rencontrer mardi pour la deuxième journée consécutive les responsables des forces armées du pays pour discuter de la mise en place d'un "gouvernement neutre", a-t-on appris de source officielle.
Ces rencontres interviennent après l'échec des pourparlers de Pretoria qui ont réuni la semaine dernière les quatre principales mouvances politiques de la Grande Ile, sous l'égide de la communauté internationale.
Elles coïncident surtout avec la fin d'un ultimatum lancé le 12 avril par les forces armées du pays qui exigeaient de M. Rajoelina une "feuille de route précise" sur la conduite des affaires du pays et un calendrier de sortie de crise.
Lundi, "le Président Andry Rajoelina a rapporté à l'assistance le déroulement (...) de la +Rencontre de Pretoria+. Lors de son intervention, le Président Andry Rajoelina a fait montre de sa volonté d'aller de l'avant et de sa détermination de tenir une élection libre et transparente", selon le communiqué de la présidence de la Haute autorité de transition malgache (HAT).
A cette occasion, M. Rajoelina a expliqué "qu'à défaut d'un consensus, un gouvernement neutre sera mis en place dans les meilleurs délais", ajoute le communiqué.
On ignorait dans l'immédiat quelle pourrait être la composition de ce "gouvernement neutre", les médias malgaches évoquant mardi deux possibilités: un gouvernement militaro-civil ou un gouvernement composé de technocrates sans étiquette politique.
Les forces armées devaient exprimer mardi, au cours d'une nouvelle rencontre, leur "position finale" à M. Rajoelina sur cette proposition de gouvernement, selon le communiqué.
Le Premier ministre Camille Vital, le chef d'état-major le général André Andrianarijaona ainsi que le commandant de la gendarmerie nationale le général Bruno Razafindrakoto prenaient part notamment à cette décision.
Le 12 avril, les forces armées avaient "demandé aux autorités de la HAT de publier une feuille de route précise que l'on peut vérifier", souhaitant des précisions sur "les projets et les voies et moyens pour sortir de la crise".
Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Marc Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant et ex-maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, soutenu par l'armée.
Une nouvelle tentative de médiation internationale s'est soldée par un échec ce week-end à Pretoria. Depuis décembre, Andry Rajoelina, dont le régime est sous le coup de sanctions de l'Union africaine, fait part de sa volonté d'organiser des élections législatives le plus rapidement possible. AFP

CULTURE & DETENTE

Taxes sur l'autorisation de sortie des artistes
*Fally Ipupa : " ces prix sont assez trop pour nous "
Il n'est plus à présenter au public. Fally Ipupa est parmi les jeunes artistes musiciens congolais qui font la fierté de la RDC sur le plan musical. L'auteur d'Arsenal de belles mélodies, revenu fraichement de l'Europe, n'a pas hésité de rencontrer le nouveau ministre de la Culture et des Arts, Mme Jeannette Kavira, le 04 mai dernier, pour l’entretenir de la situation consécutive à l’instauration des taxes sur l'autorisation de sortie des artistes. Chose qui ne semble pas évidente pour les artistes congolais qui, tous genres confondus (musique, théâtre, arts plastiques…), sont taxés pour leur autorisation de sortie lorsqu'ils se déplacent à l'étranger.
Abordé par la presse au sortir de l'audience lui accordée par la patronne de la culture congolaise, l'ancien musicien du groupe Quartier Latin international justifie sa rencontre avec la ministre : "Etant qu'artiste musicien, je suis venu ici, au ministère de la Culture et des Arts, essentiellement pour me renseigner sur le problème des taxes sur l'autorisation de sortie des artistes ", a-t-il dit. Selon lui, la contribution attendue des artistes est " éxagérée ", alors que ces derniers sont les ambassadeurs culturels du pays à l'étranger.
" Nous sommes contraints de verser l'argent ayant trait aux taxes sur l'autorisation de sortie des artistes, soit 10 % du cachet de l'artiste avant de se produire à l'extérieur du pays ", déclare Fally Ipupa, avant d'ajouter " Moi, je suis d'avis que ces taxes sont trop élevées pour nous et nous devons avoir suffisamment d'informations sur cette contribution ".
Fally Ipupa poursuit son discours en déplorant le fait que les artistes congolais ne sont pas aidés par les autorités du pays. " Cela nous fait tiquer parfois de constater qu'il faut, en plus de nos efforts, payer des taxes alors qu'à l'étranger, nous représentons les couleurs de la République démocratique du Congo ", fait-t-il savoir.
Par ailleurs, l'artiste s'est dit à moitié satisfait après sa rencontre avec la ministre de la Culture et des Arts, en attendant la grande rencontre devant réunir tous les artistes qui ont l'habitude de se déplacer à l'extérieur en vue d'essayer d'éclairer certaines zones d'ombre autour de la problématique du taux des taxes sur l'autorisation de sortie des artistes.
L'auteur d'Arsenal de belles mélodies est en train de préparer deux grandes productions musicales dans la ville de Kinshasa, après avoir réussi son périple européen qui lui a permis, en début d'année, d'affronter la salle mythique du Zénith de Paris. Après la réussite de son deuxième album, Fally Ipupa promet encore plus à ses nombreux fanatiques.
Dieumerci MAYAMBI

Au terme des dossiers déjà enregistrés à la Fecofa
Léopards : plus de 30 candidats pour succéder à Patrice Neveu
La course à la succession de Patrice Neveu à la tête de la sélection nationale de football sénior de la RDC s'annonce ardue au vu du nombre des candidatures enregistrées au secrétariat général de la Fédération congolaise de football Association " Fécofa ". Plus de trente candidatures sont déjà enregistrées. Et la date limite d'enregistrement est fixée à ce mercredi 05 mai 2010.
Ce n'est qu'après la clôture d'enregistrement que le secrétariat général de la Fécofa publiera la liste de tous les techniciens qui ambitionnent de prendre la tête de l'équipe nationale de la RDC. Car, les Léopards qui attendent leur animateur principal sont engagés aux éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations, Gabon-Guinée équatoriale 2012.
Toutefois, avant la levée du voile sur les noms de postulants, des sources fiables annoncent le dépôt de candidature de l'actuel sélectionneur des Léopards "Locaux " Jean Santos Muntubile, du belge Jean Thissen, du français Elie Baup, de l'analyste Guillaume Ilunga, d'un entraîneur serbe, etc. Tous aspirent à succéder à Patrice Neveu.
Cependant, la tâche ne sera pas facile pour le successeur de Patrice Neveu qui sera condamné à qualifier les Léopards pour la phase finale de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations. D'autant plus que les Léopards de la RDC ont été absents aux dernières phases finales de la même compétition.
Pour rappel, les Léopards de la RDC disputeront la qualification avec le Cameroun, le Sénégal et l'Ile Maurice. Le coup d'envoi sera donné au mois de septembre 2010.
Pascal LIKANA

Comité olympique congolais
La commission électorale fixe les montants pour la caution des candidats
* 2.000, 1.500, 1.000 et 500 dollars américains aux différents postes
Du 30 avril 2010 au 8 mai 2010 à 18h00, les portes de la commission électorale indépendante du COC resteront ouvertes. A cet effet, elle informe le public sportif congolais que durant cette période, elle procède à l'enregistrement et au dépôt des candidatures aux postes des membres du comité exécutif du COC. Il est demandé à quiconque désire faire partie de ce comité exécutif de passer au siège du COC, chaque jour de 9h00 à 15h00.
Par ailleurs, la commission précise que la caution, non remboursable, à verser est fixée de la manière suivante : candidat président 2000 USD, candidat vice-président 1500 USD, candidat secrétaire général et secrétaire général adjoint 1000 USD, candidat trésorier général et trésorier général adjoint 1000 USD et, enfin, le candidat membre 500 USD. La commission précise aussi qu'outre cette caution non remboursable, le dossier d'un chacun devra être conforme aux statuts du COC en la matière.
Pour rappel, le premier vice-président de l'ACNOA, l'Algérien Mustapha Berraf, a laissé en place une commission électorale indépendante. Elle est présidée par Wembo Ossako (Fédération des luttes associées), Célestin Mayala vice-président (Fédération du cyclisme), Simon Malueki rapporteur, Adonis Mbambi, membre (Fédération de Handball
) et Jean Jacques Mohila, membre (Fédération de culture physique et haltérophilie). Pascal LIKANA

Un allemand pour coacher DCMP
L Le DCMP, qui vient de retrouver le sourire et l'aisance financière qui lui faisaient défaut avant l'avènement de l'actuel comité de direction que préside Antoine Musanganya, a fait de nouveaux recrutements. D'abord, un entraîneur principal de nationalité allemande a été embauché. Il s'agit de Frank Kahl. A ce technicien allemand, le staff dirigeant vient de se taper Zico Mokey. Kiadivila, ancien entraîneur de MK Etancheité. En sus de cet entraîneur, DCMP a repêché Moke Adede, un ancien acteur de ce club et qui était, il y a peu, entraîneur principal du FC Saint Eloi Lupopo.
Selon le président de la section football de DCMP, Paul Kasembele, surnommé " Lifan ", les anciens animateurs techniques du club, le technicien camerounais Roger Ebouélé et le préparateur physique Léon Makanzu, ont été demis de leurs fonctions pour indiscipline caractérisée. Si le départ de Roger Ebouélé était prévisible, certains " Immaculés ", par contre, déplorent le départ de Léon Makanzu alias Malé qui est resté longtemps fidèle au club et même durant des moments difficiles que le club a connu. Ce technicien est allé au-delà de sa fonction de préparateur physique pour devenir entraîneur principal.

Ottawa de retour dans V.Club
Dans le camp de V.Club, il est signalé le retour de l'Ivoirien Aboubacar Ouattara au sein du staff technique. Ancien entraîneur de V.Club, avant l'arrivée de l'Irlandais Chris O'Loughlin, il vient de regagner le club non pas comme entraîneur, mais plutôt comme directeur sportif. Selon Patrick Banichay, le secrétaire sportif du club vert et noir, le nouveau rôle confié à l'Ivoirien Ouattara est de s'occuper beaucoup plus de contacts extérieurs en faveur de V.Club. Ainsi, en retrouvant ses pénates dans V.Club, Aboubacar Ouattara abandonne ses fonctions de directeur technique du Centre de formation du TP Mazembe. Pascal LIKANA

Dakar: Conférence internationale pour l'interdiction de l'excision
Des parlementaires de 27 pays africains ont entamé lundi à Dakar une conférence pour "promouvoir l'adoption d'une résolution de l'ONU qui interdise explicitement les mutilations génitales féminines comme une pratique contraire aux droits humains".
Des représentants des Nations unies, de l'Union africaine et de diverses ONG participent également, jusqu'à mardi, à cette rencontre "en faveur de l'interdiction de la pratique" de l'excision par l'Onu.
La vice-présidente du Sénat italien, Emma Bonino, a pris la parole à l'ouverture de la rencontre, en tant que présidente de l'organisation No peace without justice, et a lancé: "il n'y a pas de solution miracle (contre l'excision). Il y a une stratégie complexe à mettre en oeuvre".
"C'est le moment d'aller de l'avant avec une résolution spécifique au niveau de l'Onu qui peut donner un nouvel élan, un nouvel espoir aux activistes, aux gouvernements et aux parlementaires", a ajouté Emma Bonino.
Le président de l'Assemblée nationale du Sénégal, Mamadou Seck, a appelé les participants à faire preuve, dans la lutte contre l'excision, "de pédagogie et de persuasion, à convaincre sans contraindre".
Le Sénégal fait partie des 19 pays africains (sur 53) qui ont adopté une loi interdisant cette pratique, selon des documents distribués durant la conférence.
La mutilation génitale féminine - ou excision - concerne toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme, pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses. AFP

La doyenne de l'humanité décède au Japon à l'âge de 115 ans
La Japonaise Kama Chinen, considérée comme la doyenne de l'humanité, est décédée à une semaine de son 115e anniversaire après avoir connu trois siècles, a annoncé mardi le Livre Guinness des Records.
"Guinness est triste d'apprendre la nouvelle de la disparition de la plus vieille personne au monde, Kama Chinen, du Japon, décédée le 2 mai 2010 à 114 ans et 357 jours", selon un communiqué.
"Bien qu'elle ait passé ses dernières années dans un fauteuil roulant, Mme Chinen continuait à aimer être dehors et contempler les merveilles de la nature", a-t-il ajouté.
Le titre de doyenne de l'humanité revient désormais à la Française Eugenie Blanchard, 114 ans, qui vit sur l'île de la Guadeloupe, selon le Groupe de recherche en gérontologie.
Mme Blanchard est née le 16 février 1896, selon ce groupe.
Mme Chinen avait elle-même succédé en septembre 2009 à l'Américaine Gertrude Baines, décédée à l'âge de 115 ans, selon le Livre Guinness.
Les médias japonais sont restés discrets sur cette information, se contentant d'annoncer, comme l'agence de presse Kyodo, qu'une femme de 114 ans était décédée dimanche sur l'île d'Okinawa (sud), sans révéler son identité à la demande de la famille.
Le Japon jouit de l'un des taux de longévité le plus élevé au monde, selon les chiffres de l'ONU, et Okinawa est connue pour abriter beaucoup de centenaires, une particularité due au régime alimentaire sain et au climat favorable de cette île subtropicale.
D'autres femmes dans le monde prétendent détenir le record de longévité, mais le Livre Guinness n'a pas authentifié leur date de naissance.
La Cubaine Juana Rodriguez aurait fêté en février son 125e anniversaire et l'Israélienne Myriam Amash serait elle âgée de 122 ans.
La Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans, 5 mois et 14 jours, est considérée comme la personne ayant vécu le plus longtemps et dont la naissance a pu être établie de manière certaine.
AFP


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