QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3605
Vendredi 07 mai 2010
BILLET

Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.

José NAWEJ


Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ

























































































































































































































































































































































































































A LA UNE

Victime d'attanque personnelles lors de la plènière du 28 avril dernier
Adolphe Muzito saisit Boshab contre Lucien Bussa
*Dans une correspondance adressée au président de la chambre basse, le Premier ministre demande au député accusateur d'apporter des preuves oun à défaut, un déùmenti et présenter des excuses. Sinon, il se réserve le dropit de saisir les copurs et tribunaux
Après un long moment de réflexion, le Premier ministre Muzito contre-attaque. Loin d’escamoter le débat autour des accusations portées contre sa personne par le député Bussa, le chef du Gouvernement veut plutôt jouer carte sur table. C’est en quelque sorte le résumé de la correspondance qu’il a adressée au président de l’Assemblée nationale, le Pr Evariste Boshab. Adolphe Muzito considère ainsi les propos du député MLC, du reste jugés malveillants, comme de véritables «attaques contre sa personne et des imputations dommageables». Voici pourquoi, le Premier ministre exige des preuves.
«Au regard des dispositions légales en vigueur et du règlement intérieur de l’Assemblée, je considère que ces propos sont malveillants et constituent des attaques contre ma personne et des imputations dommageables, qui n’ont aucune relation avec une question orale de politique générale adressée à un Premier ministre. Ainsi, je demande que l’intéressé vous fournisse les preuves de ses affirmations ou, à défaut des preuves, j’exige qu’un démenti soit fait et des excuses me soient présentées dans les mêmes circonstances et dans les mêmes conditions que les déclarations ont été faites. Autrement, je me réserve le droit de recourir aux cours et tribunaux pour que justice me soit faite». Voici donc l’économie de la correspondance que le chef du Gouvernement a adressée, en date du 28 avril 2010, au speaker de la chambre basse du Parlement congolais, M. Evariste Boshab, pour ainsi dénoncer les imputations calomnieuses et dommageables dont il aurait été l’objet dans la conclusion de la question orale du député national du MLC, Jean Lucien Bussa.

AU PIED DU MUR
Comme on s’en rend bien compte, l’heure de vérité, au sujet des accusations portées par Jean Lucien Bussa du haut de la tribune de la chambre basse du Parlement, semble avoir sonné. Pas question d’esquiver le débat. Bien au contraire, Adolphe Muzito met son accusateur au défi d’apporter des preuves de ce qu’il avait avancé dans sa conclusion sous forme d’attaques personnelles - ou ce que le Pr Boshab qualifie de coups en dessous de la ceinture - contre la personne du Premier ministre. Comme qui dirait, il revient à celui qui accuse d’apporter les preuves de ses accusations. C’est un autre feuilleton riche en rebondissements qui commence. Ou Jean Lucien Bussa, au terme de la correspondance du chef du Gouvernement, apporte les preuves exigées ou, à défaut d’en avoir, il fait un démenti dans les mêmes circonstances, c’est-à-dire du haut de la tribune de l’Assemblée nationale à travers une retransmission en direct. Au cas où il ne disposerait d’aucune preuve en la matière, une perche lui est tout de même tendue: c’est la justice qui tranchera. Le député MLC est donc placé au pied du mur.

A DEFAUT DES PREUVES, LUCIEN BUSSA ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME
De l’avis des observateurs, à moins qu’il s’en sorte avec honneur en étalant des preuves palpables, le député accusateur est désormais entre le marteau et l’enclume au cas où il ne saurait apporter des preuves lui exigées. Un démenti avec excuses pour des imputations dommageables ne manqueront pas de le discréditer dans l’opinion en accréditant la thèse du show médiatique souvent avancé par le speaker de la chambre basse. Et cela tendrait à démontrer la légèreté dont feraient preuve certains députés dans leurs interventions. Au cas où le député Bussa, dépourvu de preuves, refuserait de faire un démenti en présentant des excuses, c’est donc la justice qui serait ainsi saisie. Et pour la levée de l’immunité, la majorité ne ménagerait aucun effort pour voler au secours du Premier ministre. La suite est facile à imaginer, car Jean Lucien Bussa se rapprocherait vite de la porte de la prison faute de preuves dans un procès qui, d’ailleurs, risquera d’être revêtu, dans le camp de l’opposition, d’une coloration politique. C’est dire que les choses ne font que commencer. Dossier à suivre. M. M.

ENJEUX DE L'HEURE
Maximisation des recettes
JB Ntahwa cherche 3.880.000 USD pour mettre en oeuvre le code des marchés publics
Le Ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, s'est entretenu hier avec les partenaires au développement sur le financement de la mise en œuvre de la réforme des marchés publics dont le processus est en cours en RDC. Cette rencontre fait suite à la première phase de ce processus qui avait été caractérisée par l'adoption et la promulgation, le 27 avril 2010 au Parlement, du code de passation des marchés publics. La seconde phase, enclenchée avec le nouveau contact établi hier avec les partenaires au développement, va donc consister en la mise en place, conformément à l'article 83 du code, des services et institutions y afférents. Le coût de l'opération, qui doit s'étaler sur six mois, est estimé à 3.880.000$ sur lesquels le Gouvernement attend un apport de 2.430.000$ de la part des partenaires au développement.

"La loi relative aux marchés publics a été promulguée par le Chef de l'Etat depuis le 27 avril 2010. Elle dispose, en son article 83, que les services et institutions à créer soient mis en place dans un délai de six mois à compter de la date de promulgation ", a expliqué le Ministre Ntahwa qui a fait comprendre à ses interlocuteurs que " cette phase devient également urgente. "
Les activités liées à cette seconde phase doivent permettre, entre autres, "l'acquisition des équipements et le démarrage de l'assistance technique ainsi que de la formation, pour un montant de 2.430.000 USD, et d'autre part, le fonctionnement de nouvelles structures pour 1.450.000 USD." Le Ministre du Budget a également fait savoir que ce financement est réparti en deux parties, entre le Gouvernement et ses partenaires. Et d'expliquer : "le Gouvernement assure le fonctionnement de nouvelles structures, et les Partenaires au développement, l'acquisition des équipements et le démarrage de l'assistance technique ainsi que de la formation. "
Au terme des échanges, il s'est dégagé une adhésion des partenaires à la vision ainsi que la démarche du Gouvernement. Tous ont, en effet, réaffirmé leur engagement à accompagner le gouvernement en apportant leur part à l'état besoin dont ils venaient de prendre connaissance.
La troisième phase de la réforme du secteur des marchés publics va concerner l'application effective de ladite loi pour un coût de 9.000.000 USD. Sur ce montant, les bailleurs de fonds devraient apporter 4.750.000 USD, pour l'acquisition des équipements, l'assistance technique et la formation. La partie congolaise porte la responsabilité de 4.250.000 USD utiles au fonctionnement de nouvelles structures. JEK

NJEUX DE L'HEURE
Signature de 11 conventions de financements non rembourssables

L'Union Européenne octroie 307,5 millions d'Euros à la RDC
LSelon un communiqué de l'Union européenne (UE), le ministre des Finances Matata Ponyo et le chef de la délégation de l'UE, Richard Zink, ont signé, hier jeudi 6 mai 2010, 11 conventions de financement pour un montant de 307,5 millions d'Euros, soit près de 410 millions USD. Ces fonds non remboursables, sont destinés à soutenir la réhabilitation des infrastructures prioritaires, le développement économique et la bonne gouvernance.

D'après l'UE, la santé étant une priorité, le projet d'appui au plan national de développement sanitaire, dont le financement s'élève à 51 millions d'Euros, concerne les provinces Orientale, les deux Kasaï et le Nord-Kivu. Ce projet vise à améliorer l'accessibilité et la qualité des services de santé à travers le renforcement du système d'approvisionnement en médicaments essentiels. Il prolonge et consolide le programme de 80 millions d'Euros actuellement en cours, dont les résultats des premières enquêtes auprès des bénéficiaires sont encourageants.
Parmi les innovations, figure le projet d'appui à la navigabilité des voies fluviales et lacustres, qui facilitera la navigation sur le fleuve Congo et la rivière Kasaï. Le projet de réhabilitation routière de l'axe Lubutu - Kisangani sur 245 Km, financé par la Commission européenne entre 2008 et 2009, est en cours. Ce projet vise aussi à relier l'Est à l'Ouest de la RDC.
S'agissant du projet d'entretien et réhabilitation des infrastructures routières en RDC, l'UE a permis d'assurer la réouverture du réseau routier prioritaire dans les provinces de Kinshasa, de Bandundu, de l'Equateur et du Kasaï occidental.
L'entretien de la route Lufimi - Kwango sur 57 Km dans la RN1, dont les travaux de bitumage sont complètement terminés, est également assuré par l'UE. Une autre innovation de ce projet, c'est le passage de trois à neuf communes pour améliorer l'assainissement et assurer la collecte de déchets solides dans la ville de Kinshasa.
Pour la justice et la sécurité qui sont des domaines au cœur des préoccupations des Congolais, le communiqué souligne qu'ils sont un préalable pour la création de plus de richesses et pour leur répartition équitable. Les actions dans ce domaine incluent la gouvernance judiciaire à travers des efforts soutenus pour rapprocher davantage la justice des justiciables et la modernisation des cours et tribunaux. La gouvernance sécuritaire est plus spécifiquement un appui à la police nationale. Elle inclut sa modernisation, son équipement et un renforcement de sa formation.
Quant à la gouvernance économique, elle appuie les autorités dans l'amélioration de la gestion des finances publiques. Tandis que le programme d'aide au commerce, vise à rendre l'économie de la RDC plus compétitive. Cela, n'est possible qu'à travers une amélioration du climat des affaires, la modernisation des procédures de dédouanement, le renforcement des capacités du ministère du commerce ainsi qu'un appui direct aux petites et moyennes entreprises.
En dehors des financements cités ci-dessus, la RDC vient de bénéficier d'un appui budgétaire de l'UE pour un montant de 48,62 millions d'Euros qui a été déjà entièrement versé au mois d'avril de l'année en cours, indique le communiqué de l'UE en RDC. Simard Simon TSOUMBOU

ENJEUX DE L'HEURE
Par la voix de son ministre des Affaires Etrangères

La RDC confirme sa position sur la marocanité du Sahara
Le ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo (RDC), Alexis Thambwé-Mwamba, a réitéré, mardi à Kinshasa, le soutien immuable de son pays à la marocanité du Sahara, indique un communiqué de l'ambassade du Maroc à Kinshasa.
Lors d'un entretien avec le secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Ouzzine, le chef de la diplomatie congolaise a tenu à réaffirmer la position immuable de son pays quant à la question du Sahara et son soutien constant à la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud.
Pour sa part, M. Ouzzine a rappelé la position du Maroc envers la République Démocratique du Congo marquée par un appui inconditionnel à son intégrité territoriale.
Lors de cette entrevue, qui s'inscrit dans le cadre d'une visite de travail de trois jours, les deux parties ont évoqué différents aspects relatifs à la coopération entre les deux pays. Sur ce volet, M. Alexis a exprimé sa volonté d'œuvrer pour le renforcement des relations bilatérales maroco-congolaises et formulé le souhait de son pays de bénéficier de l'expérience et de l'expertise marocaine au profit de plusieurs secteurs névralgiques de l'économie congolaise.
Les deux parties ont ainsi identifié des axes pouvant faire l'objet d'une coopération entre les deux pays, notamment dans les domaines de la formation et de la coopération technique, économique et financière, indique le communiqué à ce sujet, précisant que les deux responsables ont convenu de tenir la 6eme session de la haute commission mixte à Rabat avant fin 2010.
Concernant les questions régionales, M. Ouzzine et son interlocuteur ont évoqué la situation dans la région des Grands Lacs. Les deux parties "se sont félicitées de la nouvelle dynamique de coopération entre la RDC, l'Ouganda et le Rwanda, affirmant que seules les solutions d'avant-garde peuvent permettre aux peuples de retrouver une fraternité séculaire et de dépasser les divergences d'ordre secondaire, et souvent, de création récente", indique le communiqué.
"Les deux ministres ont aussi affirmé qu'un dialogue profond et une coopération structurelle sur les questions sécuritaires et sur la coopération économique sont de véritables acquis sur lesquels il est important de capitaliser pour maintenir la paix et la stabilité dans la région des grands lacs", précise la même source.
Dans le cadre de cette visite de travail, entamée depuis samedi dernier, M. Ouzzine a eu une série d'entretiens avec plusieurs responsables congolais, une occasion d'évoquer les relations bilatérales entre les deux pays et d'envisager des axes de coopération dans différents secteurs d'activité.
Maghreb Agence Press.
La titraille est de Forum des As

ENJEUX DE L'HEURE
Affrontements de Lodja: les fils du Sankuru se mobilisent
La situation sécuritaire qui prévaut dans le district du Sankuru n'a pas laissé indifférents ses ressortissants vivant à Kinshasa. Hier, les fils et filles du " centre " se sont retrouvés pour examiner cette situation afin d'envisager les remèdes appropriés. A cette grande rencontre de l'espace politique du Sankuru, tenue à Limete, on a observé la présence, aussi bien de l'élite politique, des notables que des acteurs du monde des affaires.
Dans un calme qu'imposait la situation actuelle dans leur terroir, les participants ont échangé les informations afin de partager une identité de vues sur les événements qui ont déchiré le Sankuru. Au terme des échanges, Lambert Mende Omalanga, a expliqué à la presse qu'il a été décidé de l'envoi d'une forte délégation sur terrain afin d'approfondir l'examen de la question pour dégager des solutions beaucoup plus appropriées. Cette délégation devra tout faire pour rétablir la paix, la cohésion et la fraternité dans le Sankuru. Mende a insisté sur ce point, convaincu que seule la paix peut permettre d'engager ce district dans le programme de reconstruction nationale.
On rappelle que, mardi dernier, le Premier ministre avait reçu une délégation de parlementaires ressortissants du Sankuru, avec laquelle il a exploré des pistes de solution au conflit qui embrase le "centre. " Et à propos de ce conflit, il est indiqué que tout est parti du mécontentement d'une frange de la communauté locale au regard de la distribution, qu'elle a jugée partiale, de véhicules aux différents centres de santé du district. Par la suite, le mauvais traitement subi par un ressortissant de Lodja à Lubefu a mis le feu aux poudres. Les échauffourées qui s'en sont suivies ont causé la perte d'une vingtaine de maisons ainsi que plusieurs blessés.
JEK

ENJEUX DE L'HEURE
Le IVé congrès africain sur l'hypertension artérielle ouvert jeudi à Kinshasa
La situation sécuritaire qui prévaut dans le district du Sankuru n'a pas laissé indifférents ses ressortissants vivant à Kinshasa. Hier, les fils et filles du " centre " se sont retrouvés pour examiner cette situation afin d'envisager les remèdes appropriés. A cette grande rencontre de l'espace politique du Sankuru, tenue à Limete, on a observé la présence, aussi bien de l'élite politique, des notables que des acteurs du monde des affaires.
Dans un calme qu'imposait la situation actuelle dans leur terroir, les participants ont échangé les informations afin de partager une identité de vues sur les événements qui ont déchiré le Sankuru. Au terme des échanges, Lambert Mende Omalanga, a expliqué à la presse qu'il a été décidé de l'envoi d'une forte délégation sur terrain afin d'approfondir l'examen de la question pour dégager des solutions beaucoup plus appropriées. Cette délégation devra tout faire pour rétablir la paix, la cohésion et la fraternité dans le Sankuru. Mende a insisté sur ce point, convaincu que seule la paix peut permettre d'engager ce district dans le programme de reconstruction nationale.
On rappelle que, mardi dernier, le Premier ministre avait reçu une délégation de parlementaires ressortissants du Sankuru, avec laquelle il a exploré des pistes de solution au conflit qui embrase le "centre. " Et à propos de ce conflit, il est indiqué que tout est parti du mécontentement d'une frange de la communauté locale au regard de la distribution, qu'elle a jugée partiale, de véhicules aux différents centres de santé du district. Par la suite, le mauvais traitement subi par un ressortissant de Lodja à Lubefu a mis le feu aux poudres. Les échauffourées qui s'en sont suivies ont causé la perte d'une vingtaine de maisons ainsi que plusieurs blessés. JEK

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Maj Kisimba rassure les anciens occupants du site RVA/Siforco à Masina
Une délégation des familles regroupant près de 6.000 personnes sans logis, après la destruction de leurs habitations par l'autorité urbaine suite à l'occupation illégale du site RVA/Siforco dans la commune de Masina, a sollicité, à titre purement humanitaire, auprès de Maj Kisimba, ministre des Affaires foncières, un nouveau lotissement pour s'installer.
L'avocat de cette délégation, Me Willy Mbenza, qui s'est dit non concerné par une quelconque plainte sur ce dossier, a exprimé sa satisfaction sur la sensibilité du ministre des Affaires foncières sur la situation de ses clients qui mènent une vie d'errance après la destruction de leurs maisons d'habitation.
Au cours de leur entretien, le ministre Maj Kisimba les a invités pour une nouvelle séance de travail le lundi prochain avec son collègue des Affaires sociales ou son délégué pour une solution d'ensemble avec des mesures d'accompagnement à leur problème.
Les maisons de ces sinistrés ont été détruites le 16 novembre 2009 par l'autorité urbaine. Ces sinistrés occupaient 1020 parcelles avec leurs familles qui passent des nuits au clair de la lune, voivi bientôt sept mois.
FDA

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Sous l'impulsion d'EISA

Formateurs et animateurs des comités locaux de développement à l'école du savoir
Le ministère provincial du Plan, Budget, Travaux publics et Infrastructures a organisé, du 03 au 06 mai 2010 en collaboration avec EISA un séminaire de formation des formateurs et animateurs des comités locaux de développement de la ville de Kinshasa, sous le thème : " La gouvernance participative locale ". Cette rencontre, qui a eu pour cadre le studio CCB du Collège Boboto, vise à rechercher des voies et moyens devant permettre l'amélioration des conditions de vie des populations. La vision du gouvernement provincial de la ville de Kinshasa, dans le cadre de la mise en place des comités locaux de développement, se situe dans la prise de conscience de l'échec des expériences passées.
Pour la petite histoire, plusieurs projets de développement des quartiers et communes ont été initiés. Mais, dans la plupart des cas, ces projets n'ont rencontré ni les préoccupations des populations, ni leur adhésion. C'est pourquoi, lors des états généraux de la ville tenus en mai 2007, les Kinoises et Kinois avaient réfléchi sur tous les secteurs de la vie. Un seul souci avait animé les participants à ces assises à savoir : " Le développement de Kinshasa, par tous et pour tous ".
Tirant les leçons de l'inefficacité des projets imposés aux populations et des recommandations des états généraux, le gouvernement provincial a voulu tenter une autre expérience, celle de mettre en place des mécanismes d'une approche participative de la population à la gestion de la collectivité.
Le présent projet vise l'organisation et la mise en place d'une structure provinciale de développement communautaire basée sur le volontariat et la gestion de la collectivité. Les objectifs à atteindre sont ceux d'assurer la promotion de la bonne gouvernance locale, améliorer les conditions de vie des populations, élaborer le plan de développement local avec l'appui et la participation des populations riveraines ; identifier les préoccupations et besoins des populations. Ce projet a aussi pour mission de récolter, planifier et mettre en œuvre des projets locaux ; réaliser des micro-projets répondant à des besoins cruciaux de la population ; renforcer les capacités des populations destinées à animer les organes communaux. L'exécutif provincial et l’EISA ont élaboré un plan d'action cohérent en vue d'assurer la réussite de cette approche participative.
Les coopérations belge et japonaise ont mis sur pied, dans les communes de Kimbanseke, Kisenso et celle de N’Djili, des programmes pilotes, pour permettre une reconstruction institutionnelle, économique dans ces trois communes. Le gouvernement provincial de Kinshasa, fort des acquis dans ces trois communes, veut étendre cette expérience à toutes les autres communes de la capitale. Cette approche de la gestion de la cité mérite désormais d'être expérimentée par la population pour exprimer ses besoins et préoccupations.
A l'issue de cette formation, les participants ont la lourde tâche de se déployer à travers la ville en vue d'assurer une bonne organisation des élections tant qu'au niveau des quartiers que des communes. D'après Vincent Tobi, directeur résident de l’EISA en RDC, il est important que la population puisse avoir le dernier mot pour asseoir le développement en RDC. D'où, la conception de cette formation à l'attention des formateurs et des animateurs.
Selon le ministre provincial du Plan, Budget et Infrastructures, Robert Luzolanu Mbenza, cette formation rejoint la vision du gouvernement provincial avec l'installation des comités locaux de développement, c’est dans ce cadre qu’il a lancé un vibrant appel aux partenaires au développement à financer ce projet. Pour Temba Kwinika, praticien de la gouvernance participative en Afrique du Sud, la démocratie ne peut être construite qu'à la base. Selon lui, ce travail serait facile avec l'implication de tout le monde. Simard Simon TSOUMBOU

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Promotion de l'art congolais
Alfred Liyolo, Friederike Liyolo et Mutan Mutanda à l'honneur de la 3ème exposition de la Trust Merchant Bank Sarl
Trois artistes congolais ont été à l'honneur, hier, de la 3ème exposition de la Trust Merchant Bank (TMB Sarl) . La cérémonie a eu lieu au Centre culturel de cette institution bancaire située sur l'avenue Tombalbaye, dans la commune de la Gombe. Des nationaux aussi bien que des expatriés amoureux de l'art ont assisté à cette manifestation de vernissage de la troisième exposition de la TMB Sarl.
Le vernissage de la troisième exposition d'art du Centre culturel de la Trust Merchant BanK Sarl (TMB) a vécu hier. Le célèbre sculpteur congolais, Alfred Liyolo Limbe, son épouse Friederike Liyolo, spécialiste en céramique, ainsi que le graffitiste Mutan Mutanda ont été les trois artistes sélectionnés. Ce vernissage, le troisième organisé par le Centre culturel de la TMB Sarl, a offert aux invités, l'occasion, non seulement de découvrir les différentes œuvres des artistes sélectionnées; mais aussi et surtout d'encourager les jeunes talents congolais.
Des graffitis, des céramiques ainsi que des sculptures, œuvres des heureux artistes rigoureusement sélectionnés, ont accroché l'attention des invités. Le décor exigeait un œil artistique pour comprendre le message quelque peu crypté. Car, chaque artiste a donné le meilleur de lui-même pour peindre telle ou telle réalité d'une République démocratique du Congo riche, défiant un quotidien insupportable d'une trop grande majorité de silencieux.
Si Me Liyolo a incarné un certain courant artistique au travers de son " ciseau d'or ", son épouse Friederike Liyolo, pat contre, se distingue par ses tresses à l'africaine. De son côté, Mutan Mutanda s'immortalise à travers ses graffitis.
Loin d'être une chasse gardée des trois artistes ci-dessus cités, le Centre culturel de la TMB Sarl se veut un espace qui sème à tout vent. Sa vocation, mieux son objectif, étant d'encourager les jeunes congolais ayant jeté leur dévolu sur le domaine de l'art. Autrement dit, le Centre culturel de la TMB Sarl se veut un espace d'expression des artistes congolais.

LA RD CONGO : UN RESERVOIR INTARISSABLE DE RESSOURCES
"La RD Congo est un réservoir intarissable de ressources aussi bien naturelles qu'humaines", a déclaré le célèbre sculpteur congolais Alfred Liyolo Limbe. " Je m'adonne à la jeunesse parce qu'il faut encadrer et préparer l'avenir. Dieu a béni ce pays (Ndlr : la RD Congo). Non seulement en richesses du sol et du sous-sol, mais aussi en termes de talents. Malheureusement, ces compétences ne sont pas encadrées ", a-t-il déploré.
Quoi qu'il en soit, Me Liyolo reste opytimiste quant à l'avenir de l'art congolais. Selon lui, les perspectives de l'art congolais sont radieuses. Aussi invite-t-il les jeunes talents à ne point consommer le pain de la paresse. Bien au contraire, Me Liyolo a déclaré que ce vernissage de la troisième édition du Centre culturel de la TMB Sarl offre l'opportunité aux jeunes talents congolais d'exposer leurs œuvres en vue de se découvrir et mieux se faire connaître.
Selon Me Liyolo, le grand obstacle à la promotion de l'art congolais est le "désintéressement" manifeste de l'autorité politique. "La politique de notre pays démontre qu'elle fait très peu cas à ce domaine de l'art. Pour s'en rendre compte, il suffit de considérer la part, très maigre, réservée à l'art dans l'élaboration du budget national. Pourtant, dans certains pays, comme la France, par exemple, le ministère de la Culture vient en seconde position après celui de la Défense. Ce qui n'est pas le cas chez nous en RD Congo". Pour Kimbembe Mazunga, conseiller spécial en charge des infrastructures du Président Joseph Kabila, cette opinion est à relativiser. "Le Chef de l'Etat n'est jamais resté indifférent à la situation des artistes congolais. Il réagit avec spontanéité à toutes les fois que son concours est sollicité. La preuve est que le Président de la République associe, sans discrimination aucune, tous les artistes congolais dans la mobilisation et la sensibilisation de l'opinion, chaque fois que l'intérêt national l'exige", a-t-il dit.

UN DEFI A L'AUBE DE L'ANNEE 2010
Selon M. Robert Levi, Administrateur délégué général de la TMB Sarl, " Le Centre culturel de la TMB Sarl ouvre à l'aube de cette année 2010, les portes du " Monde des Flamboyant à ces femmes et hommes d'exception (Ndlr : les artistes) pour en faire un socle où leurs arts parleront. Ces artistes qui feront briller de mille feux notre Centre, n'attendent que la visite des amoureux de l'art, pour mieux les connaître et, au travers de leurs œuvres, vivre une RD Congo rutilante et fascinante". Laurel KANKOLE

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Congo retro: la Belgique doit-elle demander pardon?
La repentance étant dans l'air du temps, la question est inévitable : la Belgique doit-elle demander pardon au Congo ? Pourquoi pas ? Mais pour y répondre, il faudrait d'abord définir sur quoi devrait porter l'exercice, en essayant d'éviter les anachronismes. Car est-il bien raisonnable d'accuser Léopold II de " génocide " en Afrique centrale ? Non seulement, le concept lui-même ne fut forgé qu'après la deuxième guerre mondiale, mais surtout, le fondateur du Congo, loin de vouloir exterminer les populations locales, entendait les mettre au service d'un projet simple, partagé par toutes les puissances coloniales de l'époque : exploiter les ressources de ce territoire afin de rentabiliser l'investissement initial.
Certes, ce qui s'appelait à l'époque un "projet civilisateur" s'accompagna du travail forcé, de la conscription obligatoire, du déplacement des populations, ce qui suscita la propagation des maladies et accrut la mortalité. Il y eut aussi un certain conditionnement psychologique passant par la négation des valeurs autochtones et par l'évangélisation, sans oublier le recours à la force pour mater les résistances.
Aujourd'hui, les Congolais eux-mêmes reconnaissent que c'est Léopold II, avec sa vision, sa poigne et ses méthodes, (ou plutôt celles de ses fondés de pouvoir, car le souverain ne mit jamais les pieds en Afrique…), qui rendit possible la création de leur vaste pays. Au-delà de tout questionnement moral, ils éprouvent à l'égard du deuxième roi des Belges et du premier roi du Congo le respect du aux "pères fondateurs ".
Par la suite, lorsque l'Etat belge reprit à son compte la "propriété personnelle " du roi, il s'employa à corriger les abus les plus criants, sans modifier en profondeur la philosophie du système, et même les esprits les plus progressistes de l'époque, comme Emile Vandervelde, se gardèrent bien de remettre en cause le fait colonial lui-même, tant il était inscrit dans la philosophie de l'époque et dans l'histoire de l'Europe.
N'est-il pas vain, un demi siècle après l'indépendance, de s'interroger sur une éventuelle demande de pardon, que les intéressés eux-mêmes ne sollicitent pas? Ce qui est sûr, c'est que malgré ses aspects modernisateurs, la colonisation belge fut une entreprise de domination d'un peuple par un autre. Elle fut aussi inspirée par un sentiment de supériorité, largement partagé dans l'Europe de l'époque, qui engendra un comportement paternaliste et empêcha de saisir à temps les aspirations des Congolais. Au lieu de battre une coulpe inutile, ne serait il pas plus intéressant de s'interroger, aujourd'hui, sur les séquelles que ces rapports humains si longtemps biaisés ont laissé, là bas et ici ? Le sentiment de dépendance d'un côté, la "diplomatie de l'injonction " de l'autre ?
La colonisation, malgré ses arguments moralisateurs, n'avait rien d'une croisade philanthropique. La " mise en valeur " du Congo fut une entreprise économique et elle rapporta des bénéfices considérables à ceux qui s'y engagèrent. Mais comment faire le compte de tout cela ? Les historiens, s'ils en avaient jamais l'intention, devraient recourir à la datation au carbone 14 pour retracer les fonds de la Sabena engloutis dans Swissair, les bénéfices accumulés par la Générale et absorbés par Suez puis Fortis, retrouver les comptes de l'évanescente Belgolaise, décrypter les archives de l' ex Union Minière du Haut Katanga devenue Umicore…Rappelons aussi que les comptes des Belges expulsés, " zaïrianisés " ou pillés n'ont toujours pas été apurés…
Au moment de l'indépendance, les Belges avaient mis sur pied un outil économique performant, qui suscitait l'admiration et l'envie, il comptait 145.000 km de routes et de pistes praticables! Le Congo, comme une belle voiture, était " en ordre de marche ". Mais trop rares étaient les Congolais qui avaient appris à conduire, le carburant manquait et la "conduite assistée " qui aurait été nécessaire pendant quelques années de transition s'avéra impossible…
Faut-il aujourd'hui s'excuser de tout cela, se faire pardonner un gâchis qui aurait pu être évité ? Peut-être, mais il ne faudrait pas oublier qu'à tout moment, les Congolais, eux aussi, ont été des acteurs de leur histoire : les esclavagistes ont trouvé des tribus complices, les recruteurs de main d'œuvre ont été assistés par des chefs locaux qui sacrifiaient les plus turbulents de leurs sujets et leur offraient parfois leurs filles; au moment de l'indépendance, les Belges qui souhaitaient la " mise à l'écart définitive " de Lumumba n'ont pas manqué de relais sur place ; par la suite, du temps de Mobutu, une véritable "bourgeoisie compradore " a institutionnalisé la corruption et, faute d'investissements, elle a détruit l'outil économique tandis qu'au cours de la dernière décennie, les prédateurs de tout acabit qui se sont jetés sur les ressources minières ont toujours pu compter sur des complices locaux.
Un mea culpa de la seule Belgique ne contribuerait- il pas à infantiliser à nouveau les Congolais, à leur faire croire, comme ils aiment parfois le faire, que les autres, et eux seuls, sont à l'origine de leurs déboires ?
En réalité, au lieu d'échanger accusations, reproches et demandes de pardon, au lieu de rester l'œil collé au rétroviseur, Belges et Congolais, 50 ans après l'indépendance, auraient mieux à faire. Ils pourraient, ensemble, tenter de tirer les leçons du passé et essayer de corriger, très vite, ce qui peut encore l'être, les effets de certaines injustices pas si lointaines. Comme, par exemple, permettre enfin aux soldats congolais de la Force publique qui combattirent dans les rangs alliés de terminer leurs jours avec une pension décente. Comme s'assurer du fait que la veuve de Patrice Lumumba ne soit pas obligée de vivre dans la pauvreté, que le Fonds Lumumba, dont Louis Michel avait annoncé la création après la commission d'enquête parlementaire, soit enfin alimenté et activé. Comme veiller à ce que des métis, naguère abandonnés par les Belges, puissent être soutenus, moralement ou économiquement…
Sur le plan économique, le Congo, enfin sorti de son long tête à tête avec les Européens, s'est ouvert à d'autres partenaires. Mais, pour les Belges, en plus de ce que réalise déjà la coopération, dans le domaine agricole par exemple, d'autres chantiers demeurent ouverts, comme ceux de l'émancipation culturelle : ne pourrait-on soutenir la publication et la diffusion des auteurs congolais, encourager la circulation des livres à une plus grande échelle que ce que fait déjà le Centre Wallonie Bruxelles ? Et, last but not least, ne pourrait on admettre que si les Belges revendiquent toujours leur "expertise " à propos du Congo, l'inverse pourrait être vrai également : les Congolais, qui nous ont observés et fréquentés durant 130 ans, nous connaissent mieux que nous ne l'imaginons. Certains de leurs experts en ingénierie institutionnelle, l'abbé Malu Malu par exemple, ne pourraient-ils pas être, à leur tour, associés à nos futurs travaux ?…Si la question fait sursauter, c'est la preuve que dans le domaine du partenariat, il reste du travail à faire…
Colette Braeckman

NATION
Nord-Kivu : des foires remplacent les distributions d'aides
Les organisations humanitaires, qui aident les ex-réfugiés en cours de réinstallation près de Goma à l'Est de la RD Congo, organisent des foires qui réunissent des commerçants et ceux qu'ils aident. Ces derniers peuvent acheter des biens d'équipement en échange de coupons qu'elles leur distribuent. Tout le monde y trouve son compte.
Il est 7h30 à Ngungu, une localité montagneuse située à 60 km à l'ouest de Goma à l'est de la RD Congo. Le soleil commence à poindre, ce qui n'empêche une légère brise matinale. Sur la place qui sert habituellement de marché, une longue file se forme, composée d'hommes et de femmes de tous âges. Au milieu du rang, Louise Wacu, une jeune femme de 28 ans, attend son tour pour recevoir des coupons qui lui serviront pour l'achat de biens d'équipement. Comme la plupart des personnes qui attendent, Louise a réintégré sa communauté d'origine en septembre 2009, à la fin des hostilités entre les forces gouvernementales congolaises et les groupes armés du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP). C'est le premier jour de la foire qui va en durer trois.
Après un long séjour dans des camps de réfugiés ou de déplacés, chacun tente de reprendre une vie normale, avec le soutien d'organisations comme CRS (Caritas Etats-Unis), Caritas Goma, Solidarités ou le Norwegian Refugee Council NRC, qui organisent des foires dans plusieurs localités de la région. Ceux qui sont sélectionnés en fonction de leur statut de chefs de ménage ou de leurs capacités physiques, reçoivent des bons à valoir pour des denrées non alimentaires, qu'ils achètent auprès des commerçants du marché.
Dans la bonne humeur
Louise vient d'acheter un matelas et une radio. "J'ai commandé la radio à l'avance, auprès du commerçant. Je peux désormais écouter les informations", se réjouit-elle.
Entre vendeurs et ex-réfugiés, la bonne humeur règne. Eclats de rires, poignées de mains, tapes amicales, l'ambiance est au rendez-vous. Des conversations animées fusent de toutes les échoppes. Les commerçants adhérents acceptent volontiers la formule des foires, malgré les inconvénients liés au paiement différé, sur présentation des coupons. Ils connaissent les clients dont ils acceptent les commandes à l'avance et sont toujours disposés à conseiller sur les meilleurs choix, en fonction des situations : semences et outils aratoires, matériaux de construction ou toute autre denrée non alimentaire. Pour rentabiliser au maximum les bons à valoir de 80 $, il est parfois plus judicieux d'acheter par kit, comme une radio et des piles dans le cas de Louise.
Pour les foires ouvertes, le client peut faire ses courses sur trois jours et en cas de rupture de stock, il conserve la validité de son coupon pour une livraison ultérieure. Ce qui n'est pas possible pour les foires fermées où l'acheteur doit l'utiliser immédiatement.

Une formule adaptée aux besoins
Le grand défi pour les organisateurs, c'est le maintien du caractère humanitaire et non commercial de ces échanges. Ce qui suppose, selon eux, l'adhésion des commerçants qui fournissent les marchandises et l'acceptation du principe de paiement différé. Aucune transaction en argent liquide n'est permise dans l'enceinte de la foire, ce que tout le monde n'accepte pas toujours. Comme ce commerçant qui s'acharne sur un vieillard : "Le prix qu'il me propose est très inférieur au prix de revient", pour des assiettes qu'il préférait plutôt vendre discrètement à un jeune homme qui pouvait payer en liquide.
Pour ceux qui quittent les camps, ce système est bien plus adapté que la distribution habituelle de biens d'équipement identiques pour tout le monde, qui ne tient pas compte des besoins réels. Comme, par exemple, la fourniture de moustiquaires à Ngungu, une localité où il n'y a pratiquement pas de moustiques. Syfia Grands Lacs

NATION
Ocha lance un appel d'aide humanitaire en faveur des retournés de l'Equateur

Plus de 70% de déplacés de l'Equateur sont retournés chez eux. Cependant, ces retournés sont confrontés à de graves problèmes humanitaires dus au manque de financement, a révélé ce mercredi le bureau de coordination des Affaires humanitaires, Ocha, au cours de la conférence hebdomadaire de la Monuc à Kinshasa.
Ocha lance par conséquent un appel au financement des projets humanitaires de réhabilitation des infrastructures de base et de sécurité alimentaire. Maurizio Guiliano, un des responsables de Ocha, décrit l'ampleur du problème:
" Ils (Ndlr: les retournés) avaient quitté leurs milieux d'origine, leurs villages, leurs villes sans rien, ou presque rien. Ils sont maintenant revenus et n'ont, dans beaucoup de cas, rien trouvé de ce qu'ils avaient laissé. Ils doivent vivre, manger… "
Selon Maurizio, les besoins de ces retournés s'expriment en termes des vivres, de matelas, d'ustensiles, de soins de santé, de médicaments et d'assainissement.
Il y a aussi, poursuit-il, des infrastructures à réhabiliter. C'est pourquoi Ocha fait un plaidoyer auprès de bailleurs de fonds pour financer généreusement ses activités humanitaires, a-t-il fait savoir.
Sans un appui humanitaire important, les retournés de l'Equateur auront d'énormes difficultés pour pouvoir survivre, a encore indiqué M. Guiliano.
Pour l'instant, Ocha est en train d'aider autant des retournés que des déplacés. Mais l'assistance pouvait être bien améliorée s'il avait un financement, a-t-il conclu. FDA/RO

NATION
35 000 personnes en RDC bénéficient d'un meilleur accès à l'eau potable, d'après le CICR

Quelque 35 000 habitants de Kitshanga et des environs de cette localité du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo, RDC), bénéficient désormais d'un meilleur accès à l'eau potable, grâce a un projet de réhabilitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Pour améliorer les conditions de vie des habitants de cette localité, privés de longue date d'eau potable, le CICR avait entrepris, en mai 2008, des travaux de réhabilitation du système d'approvisionnement en eau. Ceux-ci ont notamment consisté à construire trois réservoirs (d'une capacité totale de 240 m3) et 42 bornes fontaines, et à procéder au captage de trois sources, ainsi qu'à la pose de 6 km de canalisations. Aujourd'hui le CICR a remis le nouveau système d'approvisionnement en eau aux autorités.
" Cet ouvrage appartient dorénavant à la communauté, et nous invitons les divers acteurs locaux, dont le Comité d'eau et les autorités locales, à veiller à son entretien pour le bien être de tous ", a déclaré Antoine Grand, chef de la sous-délégation du CICR au Nord-Kivu.
En raison d'une succession de conflits dans la région depuis 1993, Kitshanga connaît une instabilité permanente. Le réseau d'adduction d'eau qui alimentait la localité depuis une vingtaine d'années n'avait pas été modernisé depuis longtemps. Conçu à l'origine pour desservir 18 000 personnes, il ne pouvait plus répondre aux besoins d'une population qui avait depuis doublé, l'agglomération ayant accueilli de nombreuses personnes déplacées au fil des ans.
Ce nouveau système simplifiera les tâches domestiques quotidiennes des communautés locales, tout en contribuant à réduire les risques de maladies liées à l'utilisation d'une eau impropre à la consommation.
CICR Comité International de la Croix-Rouge

NATION
ZAPPING
40 ans de carrière journalistique à la RTNC

Le doyen Aneki : un homme dévoué à la culture
Dominique Aneki Ntinu-Lusaku va bientôt achever sa carrière journalistique à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). En 40 ans de vie professionnelle, le présentateur de l'émission " Rendez-vous au théâtre " à la radio nationale, mérite une retraite honorifique. Surtout qu'il est resté un homme dévoué à la culture.
Lorsque vous rencontrez pour la première fois Aneki, vous avez du mal à associer sa voix éloquente de la radio à sa personne. C'est un homme de taille moyenne dont l'humilité dépasse tout entendement. Sa calvitie avancée et ses cheveux blancs constituent les preuves de son expérience dans la presse. Au mois de décembre, le présentateur de l'émission " Kin Théâtre " sur radio Kinshasa totalisera 65 ans d'âge. Et en même temps, son départ dans la presse est annoncé pour le même mois.
Dans les coulisses, l'on apprend qu'une grande manifestation sera organisée à l'honneur du " vieux " qui a servi la nation avec amour et passion. 40 ans de vie professionnelle, ce n'est pas peu. Surtout dans le journalisme. Lorsqu'on aborde Dominique Aneki au sujet de ce qu'il a pu garder comme souvenirs durant sa longue carrière professionnelle, il réagit sans hésiter : " Les souvenirs matériels, je n'ai pas sauf ma petite maison inachevée. La culture ne paye pas. Le grand plaisir pour moi, c'est de réveiller les gens et de véhiculer la quintessence de la vérité ".
L'employé de la RTNC ne regrette rien pour avoir passé 40 ans dans le métier du journalisme. " Le plus grand gain de ma vie, c'est d'avoir réussi à garder ma tête froide à travers une conscience tranquille, éveillée et un discernement au beau fixe ", rétorque ce journaliste. Cependant, a-t-il fait savoir, l'Etat congolais est appelé à accomplir ses obligations vis-à-vis de ses employés comme, c'est son cas sur sa retraite.

Le parcours d'Aneki
Originaire de la province du Bas-Congo, le doyen Aneki a bénéficié de plusieurs stages et formations à l'étranger. Deux ans après son entrée à la RTNC, il effectue son premier stage en France en audiovisuel, à Mont-rouge dans la région parisienne, avec des cours à l'Institut supérieur des animateurs.
En 1978, Aneki est à nouveau en France pour une formation de formateurs en prévision du Sevoza (l'actuel Institut congolais de l'audiovisuel " ICA ") à l'Institut national de l'audiovisuel à Bry-sur-Marne. Ces différentes formations reçues à l'étranger ont permis à ce journaliste de produire de grandes émissions comme " A travers nos campus ", " Kin théâtre ", …
Le doyen Aneki mérite encore beaucoup plus de la part de l'Etat congolais, des artistes et de mécènes pour le travail colossal qu'il a abattu durant sa carrière en participant à la promotion de la culture congolaise. DM

Numerica TV : Huguette Yeta récompensée
La journaliste Huguette Yeta de Numerica TV figure parmi les lauréats du prix Benjamin Franklin, décerné par l'Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, et ce en marge de la journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai dernier.
La première édition du prix Benjamin Franklin a primé les journalistes congolais qui ont fait montre d'excellence dans leur travail, à travers la couverture originale des sujets se rapportant à la politique intérieure, la société, la culture et l'économie américaine.
Huguette Yeta a bénéficié donc d'une somme de 1000 USD remise par l'Ambassade des Etats-Unis qui entend contribuer à la consolidation du professionnalisme et du sens éthique de la presse.
D.M.

*Chouna Mangondo honorée au festival du film européen
L'ancienne présentatrice de l'émission " Hit du passé " sur la chaîne nationale sera à l'honneur au festival du film européen qui cette année se déroulera dans trois villes de la RDC : Kinshasa, Matadi et Kisangani.
Chouna Mangondo qui s'est lancé, il y a peu dans le cinéma, vient de réaliser un film documentaire intitulé : " Le rallye d'Hélène ". ce cour métrage sera projeté le mardi 11 mai 2010 à 19h00 au Centre Wallonie Bruxelles lors de l'ouverture du festival du film européen. D.M.

CULTURE & DETENTE
Papa Wemba de retour à Kinshasa
Le Chef coutumier du village "Molokaï" revient aujourd’hui au pays. Papa Wemba va animer à Kinshasa, une série de six productions "Stratégiques" en version "Notre Père", titre de son prochain album. A cette occasion, le patron de Viva La Musica va dévoiler le message de pais du Pape Benoît XVI dont il se dit être porteur. Lors de son périple européen, Papa Wemba avait été reçu au Vatican par le Saint Père.
Les séances des répétitions ont repris avec une intensité hors du commun à la base du village Molokaï, localisé sur l'avenue Kanda Kanda AJ 42 au quartier Matonge à Kalamu. Les fanatiques y ont accès, avec gratuité pour les filles, à l'acoustique que Bakala Dia Kuba va présenter à l'espace " 4 Saisons du Pdg Bery Yala".
Robert Kiliba, manager-Représentant de Papa Wemba, en partance pour les Etats-Unis, a organisé la dernière séance des répétitions au village Molokaï sous la discipline de Me Bola, les anciens regroupés au sein de la section " Elephants " et les nouveaux " Bana Malongi " ont exécuté, à la plus grande satisfaction, quelques partitions du futur album "Notre Père " en confection à Paris.
Ghetti FELO

Coupes africaines interclubs / Huitièmes de finale -retour
Week-end chaud pour les clubs congolais : DCMP et Mazembe à Kinshasa, V. Club au Nigéria
LLe week-end sera très chaud pour les clubs en lice dans les deux compétitions africaines interclubs, la 14ème Ligue des champions et la 7ème Coupe de la Confédération dont les huitièmes de finale retour interviennent à partir de ce vendredi. Dans cette étape de la compétition, la RDC est présente avec trois clubs qui jouent aussi tous ce week-end. Deux matches à domicile avec DCMP contre l'AS FAN du Niger, samedi 08 mai et Mazembe contre Djoliba du Mali, dimanche 09 mai 2010 au stade des Martyrs à Kinshasa ainsi que le duel Enyimba contre l'AS V. Club à Aba au Nigéria.

* V. Club piégé par Enyimba du Nigéria

Alors que ce club attend jouer son match retour des huitièmes des finales de la 7ème Coupe de la Confédération dimanche 09 mai 2010, le programme qui figure sur le site web de la CAF le fixe à ce vendredi 07 mai 2010 à Aba au Nigéria. Dans cette imprécision, la délégation de V. Club que conduit le secrétaire général de la Fécofa, Grégoire Badi s'est envolée depuis hier jeudi pour le Nigéria via Nairobi au kenya.
Dans l'entre-temps, les dirigeants de la Fécofa ayant découvert cette anomalie ont tout fait pour entrer en contact avec la CAF. Aussi, une lettre de la Fécofa a été adressée à la CAF à ce sujet, hier même jeudi pour être fixé sur la date et le jour exacte du match.
Pour rappel, le match allé disputé il y a deux semaines de cela, V. Club a battu Enyimba au stade des Martyrs par 3 buts à 0. Les trois buts de V. Club ont été marqués par Mfongang, Ilonga et Lofo.

* DCMP doit remonter son retard d'un but samedi au stade des Martyrs
Devant son public traditionnel, les " Immaculés " de DCMP doivent commencer par remonter l'unique but de retard qui les séparent de leurs adversaires des l'AS FAN, encaissé à Niamey, il y a près de deux semaines. Ce n'est qu'à ce moment là que le match DCMP pourra se jouer en vue de la qualification. Celle-ci n'est pas loin du club congolais.
Bien qu'amputé de deux de ses pions majeurs, principalement le gardien titulaire Matampi Vumi et du milieu offensif Landu Makela, DCMP peut toujours surprendre et se qualifier demain samedi au stade des Martyrs.
Le commissaire au match, le Gabonais Placide Engandzas arrive ce vendredi à Kinshasa. Il en est de même du quarto arbitral malawite, attendu ce même vendredi. Il est composé de Ngosi Kalyoto, Champiti Moffat, Makoto Michael et Nguluwe Denis, respectivement arbitre central, premier assistant, deuxième assistant et arbitre protocolaire.
Quant à la délégation de l'AS FAN, elle est à Kinshasa depuis mercredi soir. Cette équipe s'entraîne ce vendredi au stade des Martyrs à l'heure prévue pour le match, 15h30.
* Mazembe part largement favori devant Djoliba du Mali
Absent du pays depuis sont match allé disputé à Bamako contre Djoliba, le TP Mazembe rentre à Kinshasa ce vendredi. Le dimanche, Mazembe affronte Djoliba au stade des Martyrs.
Cette rencontre cadre avec le match retour des huitièmes des finales de la 14ème Ligue des champions de la CAF. Au match allé, les " Corbeaux " l'ont emporté sur le score étriqué d'un but à zéro. But obtenu par son capitaine Trésor Mputu sur coup de pied de réparation.
Le match retour du dimanche sera dirigé par un quarto arbitral togolais composé de Djaoupe Kokou (arbitre central), Nokyo Komi (premier assistant), Ayena Mathias (deuxième assistant) et Bougonou Piou Fabrice (arbitre protocolaire). Ce quarto devant arrivé hier jeudi dans la soirée. Par contre, le commissaire au match, le Camerounais Aboubacar Konaté, arrive ce vendredi à Kinshasa. Pascal LIKANA

Modernisation des stades
Claude Nyamugabo a lance les travaux de réhabilitation de Tata Raphaël
Le stade Tata Raphaël va revêtir une nouvelle robe. Tel est le défi qu'attend les Congolais après le lancement, en début de semaine par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo, des travaux de modernisation de ce stade. Les travaux lancés consistent d'abord en la pose de la pelouse synthétique sur l'aire de jeu, après, bien sûr, les travaux de base dont les caniveaux d'irrigation d'eau.
Trois temps ont marqué cette cérémonie. D'abord, les explications techniques des travaux en chantier par le représentant de la société hollandaise Greenfield, Guy Pachot. Ensuite le mot du président de la Fécofa, Constant Omari, et enfin l'adresse du ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo.
Guy Pachot qui a donné les caractéristiques techniques de ce que sera le stade Tata Raphaël dont les nouvelles dimensions de la pelouse synthétique seront de 105 m X 68 m. Cependant, l'orateur a précisé que son travail se limitera, en ce qui concerne les voies d'évacuation des eaux, sur l'aire de jeu. Les canaux de l'aire de jeu doivent s'écouler vers les canaux centraux du quartier. Malheureusement, ces canaux sont bouchés. Il faudra alors que le gouvernement exécute les travaux de débouchage desdits canaux qui ne sont pas dans le stade. Voilà déjà une première difficulté à affronter pour préserver le nouvel outil. Guy Pachot à précisé que les travaux dureront trois mois et demi.
Quant à Constant Omari, il a rappelé que ce lieu est mythique. Il a vu évoluer sur son aire de jeu des célébrités sportives, culturelles, politiques, … Il a aussi dit que le TP Mazembe a arraché ses deux premiers titres de champion d'Afrique sur ce terrain. Il en est de même de l'AS V. Club.
Le plus grand footballeur du 20ème siècle, Edson Arantes dit Pele, y a évolué. Il s’y est tenu le combat du siècle en boxe entre Mohamed Ali et George Foreman sur ce stade. De même, James Brown, Johnny Halliday, Myriam Makeba, Manu Dibango, etc. s'y sont produits. Bref, bon nombre des Congolais souhaitaient sa réhabilitation. Aujourd'hui, grâce au financement de la Fifa, la Fécofa va poser la pelouse synthétique sur ce terrain. Cette réhabilitation, a-t-il poursuivi, coïncide avec le cinquantenaire de l'indépendance du pays. Une façon pour la Fécofa, consciente des difficultés du gouvernement, d’apporter sa contribution dans les cinq chantiers. Avec le temps, Constant Omari a dit qu'il pourra toujours négocier d'autres pelouses synthétiques dans chacune des onze provinces avec l'apport de chacun des gouverneurs. Actuellement, a-t-il informé, la Fécofa a trois contrats avec la Fifa : le stade de la Kenya à Lubumbashi, la correction de la planimétrie du stade des Martyrs et le stade Tata Raphaël.
Constant Omari a enfin, remercié l'Etat congolais, en commençant, par le chef de l'Etat qui a donné toutes les autorisations à la Fécofa et qui a aussi exonéré toutes les importations liées à ces contrats. Le dernier orateur, le ministre Claude Nyamugabo, a confirmé que l'année 2010 est celle des infrastructures sportives en RDC. Il n'a pas tari d'éloges à l'endroit des dirigeants de la Fécofa qui méritent de la confiance de la Fifa à cause de sa bonne gestion. Pour lui, la Fécofa reste une institution crédible. Il a promis qu'il transmettra d'urgence au gouvernement le projet de réhabilitation totale de ce stade mythique. Pascal LIKANA

ETRANGER
*Angola : l'économie déjà à la relance
Hors secteur pétrolier, l'Angola a ob-tenu, en 2009, plus de trois milliards d'Investissements directs étrangers, alors que de nouveaux forages pé-troliers se sont avérés concluants.
L'Angola, un moment affecté par la crise économique internationale qui a fait chuter son taux de croissance annuel de 20,3% à 14,8%, de 2007 à 2008, se donne les moyens de repartir de plus belle pour reprendre sa place parmi les champions du monde de la croissance. En quatre ans, de 2004 à 2007, sa croissance cumulée avait été de 92,4%. Pour 2009, les prévisions étaient à une croissance négative de 3,6% à prix constant. Selon le ministre de l'Economie, Manuel Nunes Junior, il n'en a rien été. Le taux est ressorti positif à plus de 3%, correspondant au taux de croissance de la population. Ce bon résultat dans la conjoncture économique internationale s'explique d'abord par la vigueur des Investissements directs étrangers (IDE). Hors secteur pétrolier, qui constitue encore près de la moitié du produit intérieur brut, les IDE, selon les chiffres fournis par l'Agence nationale pour l'investissement privé, se sont établis, en 2009, à 3,306 milliards de dollars, permettant la création de 27 729 emplois.

Nouvelles découvertes
Le secteur pétrolier, qui a le plus souffert de la crise avec la chute des cours et la réduction des quotas par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), reste toutefois le moteur du pays. Les IDE, dans ce secteur, s'étaient élevés à 12,207 milliards de dollars en 2008. Le taux de réussite de la prospection pétrolière exceptionnel, 80%, encourage les compagnies pétrolières à explorer de nouveaux gisements en eaux très profondes, qui devraient devenir opérationnels en 2010.
Ainsi, Sonangol, la compagnie nationale associée avec Total, a découvert une nouvelle nappe baptisée Begônia-0, forée à 453 mètres, qui a produit en phase de test, plus de six millions de barils par jour de pétrole brut de très bonne qualité. Ces nouvelles découvertes permettront de remplacer des gisements plus anciens et d'atteindre une production de 2,5 millions de barils par jour, d'ici à 2012. L'Angola deviendrait alors l'incontestable premier producteur africain de pétrole.
Le pays compte renforcer ses efforts pour attirer davantage d'IDE. En 2003, une nouvelle loi sur les IDE est entrée en vigueur. Un nouveau . code minier drjit être promulgué cette année pour, notamment, renforcer la protection des investissements, dont l'indice de 5,7 est certes supérieur à la moyenne subsaharienne (4,3), mais inférieur à celui des Etats-Unis (8,3). Les investissements publics vont aussi se poursuivre. La première session extraordinaire du Conseil des ministres de l'année a approuvé la réalisation d'infrastructures intégrées dans les villes de Cabinda, Soyo, Mbanza Kongo, Nzeto et de Malanje sur la ligne de crédit de la Chine, deuxième partenaire de l'Angola (derrière le Portugal), avec des échanges commerciaux ,Q_i. ont atteint 25 milliards de dollars en 2008.

Relancer l'agriculture
Le président de la République, Eduardo àeS Santos, a par ailleurs signé le décret présidentiel qui définit le nouveau statut de l'agence pour la Reconstruction nationale, le service public dédié à l'exécution de projets considérés comme prioritaires et d'intérêt national. Le pays entend également relancer l'agriculture, 7% du PIB, mais qui fournit beaucoup d'emplois. Une ligne pour le crédit agricole 350 millions de dollars a été approuvée par le gouvernement pour faciliter l'accès aux petits et moyens producteurs et associations d'agriculteurs au crédit de campagne à court terme"; ainsi qu'à l'investissement.
Par Hance Guèye
Tiré du Magazine Les Afriques

*Nigeria: hommage appuyé à Yar'Adua, espoir avec le successeur Jonathan
Le président du Nigeria Umaru Yar'Adua est décédé mercredi à 58 ans des suites de problèmes cardiaques après avoir disparu de la scène politique depuis novembre, laissant pour testament de vives tensions au sein de son parti pour sa succession.
La communauté internationale a rendu hommage jeudi à l'intégrité d'Umaru Yar'Adua, président du pays le plus peuplé d'Afrique, le Nigeria, décédé d'une longue maladie et a accueilli avec espoir son successeur Goodluck Jonathan.
Les Etats-Unis ont été les premiers à réagir mercredi soir, très peu de temps après l'annonce de sa mort.
"Nous nous souviendrons avec respect de la profonde intégrité personnelle du président Yar'Adua et de son profond engagement pour le service public, ainsi que de sa croyance passionnée dans l'immense potentiel et le brillant avenir de 150 millions de Nigérians", a notamment déclaré le président Barack Obama dans un message de condoléances.
L'Union européenne a jugé que le défunt avait grandement contribué à la vie politique et démocratique de son pays, ainsi qu'à la stabilisation régionale.
"Il laisse derrière lui un héritage solide qui représente une inspiration pour ses compatriotes et l'ensemble du monde", a déclaré dans un communiqué le président de la Commission européenne Manuel Barroso.
La France a salué la mémoire de Yar'Adua "dont la visite en France en 2008 avait permis de conclure un partenariat stratégique", a fait valoir le Quai d'Orsay. Le Nigeria, actuel membre non permanent du Conseil de sécurité, est un "partenaire de premier plan" pour oeuvrer à la paix et à la sécurité en Afrique de l'Ouest, a souligné Paris qui "ne doute pas" de la poursuite de cette politique sous la direction du président Jonathan.
Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a évoqué une "grande perte" pour le Nigeria. M. Yar'Adua "laissera entre autres le souvenir de ses efforts pour apporter paix et stabilité à la région du delta du Niger et de son engagement en faveur d'une gouvernance démocratique et de réformes électorales", a dit M. Ban dans un communiqué.
La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO, 15 Etats), qui siège à Abuja et dont Yar'Adua avait été le président, a souligné qu'il avait "été très actif en dirigeant les efforts régionaux pour achever les objectifs d'intégration régionale, en particulier la paix et la sécurité".
Le président du Bénin, pays membre de la CEDEAO, Boni Yayi du Bénin, a déploré "la triste perte d'un grand homme" et "d'un grand ami" pour son pays.
"Grande consternation" de son collègue de Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, exprimée dans un message au président Jonathan. "Nous prions pour le repos de l'âme de ce grand dirigeant que le Nigeria et l'Afrique entière viennent de perdre", écrit-il.
Le président kényan Mwai Kibaki a jugé que c'était une grande perte pour le Nigeria et l'Afrique. "Bien que Yar'Adua nous ait tristement quittés, il a légué aux peuples du Nigeria et de l'Afrique un héritage riche d'intégrité", a-t-il ajouté.
En Afrique du sud, le chef d'Etat Jacob Zuma a rendu hommage à son homologue pour son "rôle qui fait école dans la reconstruction et le développement du Nigeria et dans l'avancée du rôle du Nigeria au sein de la communauté des nations".
Au Nigeria même, les hommages étaient nombreux pour cet homme respecté, quoique considéré comme trop discret et ayant manqué de charisme durant ses deux années et demi de pouvoir.
Son successeur Goodluck Jonathan a décrété sept jours de deuil et parlé d'un "choc" après la disparition de "ce bijou de la couronne du Nigeria".
Même la rébellion du sud, qui lutte pour un meilleur partage des bénéfices de l'exportation du pétrole extrait de sa région, a rendu hommage à l'honnêteté du président défunt. Le chef du principal mouvement Mend, Henry Okha, a qualifié sa disparition d'"énorme coup" pour la recherche d'une solution pacifique dans le sud.
AFP

*Marée noire: le couvercle destiné à reboucher une des fuites a pris la mer
Un énorme entonnoir d'acier destiné à recouvrir la principale des trois fuites de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique a pris la mer mercredi et pourrait commencer à pomper lundi le brut qui menace les côtes de Louisiane.
Ce couvercle sous-marin, considéré comme une pièce maîtresse des opérations de secours, doit permettre d'aspirer le brut qui s'écoule de la fuite vers un navire situé à la surface. Une telle opération n'a jamais été tentée à une telle profondeur.
L'énorme silo blanc d'une centaine de tonnes, ressemblant à un donjon de château-fort, a été embarqué à bord d'une barge partie de Port Fourchon (Louisiane, sud des Etats-Unis) vers 12H30 heure locale (17H30 GMT).
Le navire devait mettre une douzaine d'heures pour rejoindre les lieux du sinistre, à 70 km des côtes, où la plateforme Deepwater Horizon, exploitée par le groupe britannique BP, a coulé le 22 avril après une explosion et un incendie qui ont probablement causé la mort de 11 personnes.
"Si tout se passe comme prévu, nous devrions commencer lundi (à utiliser le couvercle)", a déclaré Doug Suttles, chef des opérations de BP. Il a toutefois souligné que cette opération très "complexe" et "jamais faite auparavant" pourrait rencontrer des "obstacles".
Dans le pire des scénarios, la pose du couvercle pourrait aggraver la fuite et multiplier par 12 la quantité de pétrole rejetée dans la mer, actuellement de 800.000 litres par jour, selon les experts de BP.
"Nous espérons tous que cela marchera, mais je voudrais rappeler à tout le monde que ce dispositif est le premier de ce genre", a renchéri le contre-amiral des garde-côtes Mary Landry.
Les équipes sur place ont déjà enregistré un premier succès en réussissant à "boucher l'une des trois fuites (...) et nous travaillons désormais sur deux fuites", a dit mercredi à l'AFP un responsable des garde-côtes américains, Brandon Blackwell. "Nous nous attendons à ce que l'écoulement reste au même niveau".
Le conduit de la plateforme qui pompait le pétrole du puits situé à 1.500 mètres de profondeur gît percé au fond de la mer. Selon une estimation, quelque 9,5 millions de litres de pétrole se sont répandus dans les eaux depuis le début de la catastrophe.
BP a commencé dimanche à creuser un puits de secours afin de boucher le conduit d'origine.
Autre angle d'attaque: des équipes ont testé une nouvelle technique consistant à injecter un produit dispersant dans le pétrole dès qu'il se répand dans l'eau, "avec des résultats encourageants", selon l'administration américaine.
La nappe de brut, de 200 km de long sur 110 de large, a déjà touché la presqu'île formée par le delta du Mississippi. BP a indiqué mardi soir que 22 navires envoyés en reconnaissance n'avaient repéré aucune marée noire sur le reste du littoral.
Plus de 600 espèces animales sont menacées par la nappe, selon des experts.
Trente-huit tortues ont été retrouvées mortes entre le 13 avril et le 3 mai sur les rivages, sans que leur mort puisse pour le moment être attribuée au pétrole, a indiqué mercredi l'Agence maritime américaine NOAA.
L'administration Obama s'est dite mercredi favorable à une augmentation "significative" du plafond des indemnisations dues par les compagnies pétrolières quand elles polluent l'environnement.
Selon la loi en vigueur, la limite est fixée à 75 millions de dollars. Des sénateurs ont déposé un projet de loi pour relever ce plafond à 10 milliards.
AFP

DOSSIER
Autopsie du Dr Mashako mamba
Le Cidep ou la face peu reluisante de l’enseignement supérieur et universitaire congolais
Chez Mashako Mamba, le politique cache mal l’intellectuel doublé de médecin. Quand il fait l’autopsie de son secteur, ce n’est pas un ministre appartenant à une famille politique qui s’adonne à cet exercice. d’où le consensus que suscite le diagnostic et la thérapeutique de ce «toubib», ministre de l’ESU

Etats des lieux proprement dits du CIDEP / UO
QUID DU CIDEP-UO AU REGARD DES CRITERES DE VIABILITE ET DE SON ORGANIGRAMME ?
Au regard des critères de viabilité ci-dessus évoqués, il est important d'examiner, en pratique, la réalité du terrain afin de se faire une religion sur le CIDEP U-O
LE CIDEP COMME UNIVERSITE :

1. Par rapport aux sites, aux infrastructures et aux matériels didactiques.
A ce jour, il y a plus de 200 sites des CIDEP/U-O CAR L'AUTONOMIE S'EST TRANSFORMEE EN ATOMISATION avec DES APPELLATIONS TROMPEUSES car chaque entité fonctionne comme un Etablissement d'Enseignement Supérieur et Universitaire qu'elle s'appelle Faculté, Département, Extension et Auditoires délocalisés avec plusieurs filières.
Tout cela :
Sans bâtiments en propre, exception de Tshilenge au Kasai-Oriental car, même le Siège Central de Kinshasa constitue une propriété purement privée de l'ex-I.N.E.P. pour lequel le CIDEP ne dispose d'aucun titre y afférent.
Cependant, en dépit de cette absence des bâtiments propres, les Facultés, les Départements, les Extensions et Auditoires dispensent des enseignements dans des locaux qui n'offrent aucune condition optimale d'études et aux filières d'Etudes Scientifiques et Techniques : Faculté de Médecine, ISTM, Santé Publique, Polytechnique, IBTP, Pétrole et Gaz.....
Curieusement, les cours se déroulent à 99% dans les Ecoles Maternelles, Primaires et Secondaires pourvues des bancs non destinés aux adultes ou dans des hangars ou des abris de fortune.
On remarque aussi l'absence totale des matériels didactiques adéquats : Bibliothèques, matériels informatiques, laboratoire, ateliers et salles techniques.

2. Par rapport au Corps Enseignant
Le CIDEP / U-O ne disposant en propre que de 7 Professeurs, 59 Chefs des Travaux et 80 assistants et un effectif estimé fin 2009 entre 40.000 et 45.000 Etudiants. L'état de paie d'avril 2010 en notre possession en fait foi pour le personnel Académique et scientifique propre.
Quant aux membres du Personnel scientifique enseignant, un bon nombre parmi eux ne remplissent pas les conditions initiales de recrutement, lesquelles exigent soit une distinction à la fin des épreuves de l'année terminale de licence, soit 65% aux épreuves de l'année terminale et obtenu au moins une fois la mention "distinction" durant le cursus.
Que dire alors des membres du personnel scientifique non enseignant ?
Un seul Bibliothécaire pour plus de 200 sites universitaires, plus ou moins 40 à 45.000 étudiants, alors que chaque site est sensé avoir au moins une bibliothèque; cet outil indispensable pour un enseignement de qualité et pour des recherches pointues.

3. Par rapport aux filières organisées
Plus ou moins 48 filières répertoriées dans l'ensemble des sites précités, quand on sait que l'Université de Kinshasa organise près de 24 filières diplomantes.
Au total, le CIDEP-UO organise plus des filières que les 4 grandes Universités du pays, prises chacune séparément et possédant près de 90 pour cent du Corps Professoral du pays.

4. Par rapport aux charges horaires
Déjà en son temps, un examen minutieux des charges horaires de la FILIERE SCIENCES INFIRMIERES par exemple a montré que l'attribution des charges horaires au CIDEP-UO se faisait avec légèreté.
En effet, dans cette filière, rien qu'ici à Kinshasa, l'on a constaté que le grand nombre d'Enseignants n'étaient pas de la spécialité enseignée.
Comme cela ne suffisait pas, les travaux de fin de cycle et des mémoires sont dirigés par exemple par des Docteurs en Théologie et en Philosophie en lieu et place des Docteurs en Sciences de Santé.
La légèreté ainsi affichée dans la " pseudo-Formation " des Médecins et des Graduées en Sciences Infirmières a amené Son Excellence Monsieur le Ministre de la Santé Publique en 2007 à refuser tout recrutement des Finalistes du CIDEP/U-O ainsi que l'Ordre des Médecins et l'ANIC ainsi que la prise de position en mars 2007 du Doyen de la Faculté de Droit en rapport avec les enseignements de Droit organisés au CIDEP/U-O. Il disait : " se serait se moquer de tous ceux et toutes celles qui passent plusieurs années à fréquenter les Universités et les Instituts Supérieurs pour avoir une formation de niveau supérieur en parcourant le cursus académique normal car le CIDEP/ U-O n'est pas pourvu en personnel académique de haut niveau de formation pour qu'il puisse se voir confier une mission aussi complexe et délicate que celle d'organiser des Enseignements non seulement de deuxième cycle, mais encore chose gravissime, ceux du troisième cycle. "

5. Par rapport à la qualité d'Etudiant.
Le CIDEP/U-O est caractérisé par le non respect des Conditions d'Admission à l'Université pour bon nombre d'étudiants.
L'admission dans les promotions montantes ne respecte pas non plus les conditions requises.
La durée des études exigée pour les étudiants en formation vespérale qui est de 4 ans ne l'est que de trois ans.
Et surtout, il faut signaler l'apparition curieuse d'une catégorie D'ETUDIANTS APPELES ETUDIANTS DE SALON, c'est-à-dire, ce genre d'apprenants qui n'assistent jamais aux cours dans les auditoires mais reçoivent dans leurs salons de résidence des enseignants qui y défilent pour une causerie dite académique mais surtout pour une gratification avec cette conséquence que ces Etudiants spéciaux sont proclamés à la fin de l'année avec des mentions "Distinctions" si pas "Grande Distinctions" voire "la plus grande distinction."
C'est dans cette catégories que l'on retrouve des Notabilités, des Autorités Politico-Administratives à tous les niveaux et ceux provenant des services et organismes divers sur toute l'étendue de la République.
Telle est, Honorable Président et Honorables Députés, la photographie du CIDEP-UO au lendemain de son déploiement disproportionné l'ayant conduit jusque dans des villages de l'arrière pays. Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Honorables Mesdames et Messieurs les Députés, Auguste Assemblée,

III TROISIEME PARTIE: -
TEXTES DE LOIS ET AUTRES TEXTES REGLEMENTAIRES DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE APPLIQUES AU CIDEP/UO ET LES COMMENTAIRES QUI EN DECOULENT.

Pour comprendre la grande supercherie qui dure et perdure, il est important d'analyser l'Etat des lieux du CIDEP /U-O au regard de la Loi et autres textes réglementaires afin de dégager un commentaire approprié,
a. CADRE NORMATIF
En ce qui concerne le cadre normatif, les 4 textes fondateurs sont :
1. Ordonnance-Loi n° 81-025 du 03 octobre 1981 portant organisation générale de l'Enseignement Supérieur et Universitaire.
2. Ordonnance n° 81-154 du 07 octobre 1981 portant création d'un Service Spécialise dénommé Centre Interdisciplinaire pour le Développement et l'Education Permanente.
3. Loi Cadre n° 86-005 du 22 septembre 1986 sur l'Enseignement National
LES MISSIONS DU CIDEP sont précisées dans les 3 textes de lois, à savoir :
" Servir de charnière entre l'Université et la Société par L'ORGANISATION DES SEMINAIRES DE FORMATION ET DES SESSIONS DE RECYCLAGE. Il dispose, à cet effet, du concours des Universités et des Instituts Supérieurs, ainsi que d'autres compétences tant nationales qu'internationales. "
4. Ordonnance n° 81-160 du 7 octobre 1981 portant Statut du Personnel de l'Enseignement Supérieur et Universitaire.
La section II de l'ordonnance précitée traitant du Cadre Académique et Scientifique, à travers les articles 31 pour le P.O, 32 pour le P, 33 pour le PA, 35 pour le Chef des Travaux, 36 pour l'Assistant, 38 pour le Chargé d'Enseignement, 39 pour l'Assistant de Pratique Professionnelle et 40 pour les Chargé de Pratique Professionnelle, réglemente l'accès aux différents Grades
L'ENSEMBLE DE CES 4 LOIS EST SANS COMMENTAIRES ET LES JURISTES SAVENT QU'EN FONCTION DE LA HIERARCHIE DES TEXTES, tous les 7 Arrêtés Ministériels qui ont été pris, ne sont pas opposables ni à la LOI-CADRE NI A L'ORDONNANCE -LOI NI AUX 2 ORDONNANCES précitées, signées par Son Excellence Monsieur le Président de la République.

DYSFONCTIONNEMENT
Cette série de 7 Arrêtés Ministériels a attribué les missions classiques d'une Université et des Instituts Supérieurs Techniques au CIDEP en violation des textes légaux ci-haut.
Comme on peut le constater, l'avènement malencontreux d'une institution superposée à une autre institution juridiquement existante dotée de la personnalité morale a fait du CIDEP-UO un Etablissement hybride et de facto, aux missions confuses embrassant pêle-mêle les objectifs dévolus aux Universités, aux Instituts Supérieurs et à l'institution chargée de l'éducation permanente tout au long de la vie. Honorable Président de l'Assemblée Nationale, Honorables Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Honorables Mesdames et Mess
ieurs les Députés, Auguste Assemblée,
Pour édifier l'Auguste Assemblée sur le danger que représente le CIDEP /U-O, une comparaison rapide avec les 4 principales Universités Publiques s'impose. Il est connu que la vérité est une et elle est têtue.
Comme il semble que tout est égal par ailleurs, la comparaison chiffrée ci-dessous permettra, je l'espère d'ouvrir les yeux pour comprendre que la recherche de la facilité, de la simplification et de la minimisation des faits et de la vérité est un vrai poison fatal car les dégâts qu'ils provoquent sont irréversibles.
Peut-on aujourd'hui en toute conscience tranquille alors que la loi créant le CIDEP a été violé et qu'elle n'a jamais été respectée que ce soit un motif suffisant pour le Dirigeant Politique pour dire tout va bien, circulez, il n'a rien à voir ici. Le CIDEP-UO est la meilleure chose au monde et en RDC surtout lorsqu'on passe le temps à rappeler à l'Etat, au Gouvernement d'assumer ses responsabilités.
Peut-on en ce 21ème siècle, dire que parce que tous les Etablissements de l'ESU ont un problème d'insuffisance en Infrastructures, en matériel didactique et en personnel académique et affirmer que c'est une situation générale sur l'ensemble du pays et même pour les Etablissements privés parce qu'il est affirmé avec force que ceux qui auraient des équipements adéquats ainsi que du Personnel académique propre sont des oiseaux très rares et on dirait même inexistants.
Ceci m'amène encore à me tourner vers les Saintes Ecritures qui nous interpellent en ces termes :
- " Avez-vous des yeux et vous ne voyez pas
- Avez-vous des oreilles et vous n'entendez pas
- Pourquoi endurcissez-vous votre cœur ? "
La question va plus loin, peut-on élever une nation, une communauté si au niveau de leadership on peut à la nation, à la jeunesse et aux parents, tout est pourri et le meilleur choix finalement pour vous c'est le CIDEP-UO.
Le vrai diagnostic du CIDEP, je l'emprunterai aux acteurs mêmes produits du CIDE/U-O.
L'état des lieux du CIDEP/U-0 pour l'année académique 2007-2008 dressé par le Recteur de l'époque, le 28 décembre 2008, dit ceci :
" Le CIDEP/U-0 fonctionne sur toute l'étendue de la République Démocratique du Congo à l'instar de l'ex-UNAZA."
L'université Ouverte est dite Ouverte parce qu'elle est effectivement ouverte à tous les fils et filles de la République Démocratique du Congo. L'avantage est que les candidats y entrent sans faire des trop longues distances. Elle est ouverte aussi à l'arrière pays, de ce fait, elle lutte contre l'exode rural. Elle est ouverte à toutes les bourses et à tous les âges. Université de proximité, proximité par rapport à son domicile, proximité par rapport à son lieu de travail. Ensuite, le rôle de l'Université ouverte est de servir de charnière entre la Société et l'Université.
Elle offre une formation continue et courte et de moyenne durée (1 à 12 mois) dans divers domaines notamment :
OPJ, Déclarant en Douane, Assistant en Pharmacie, Secrétaire Médical et de Direction, Sciences Bancaires, Expertise Comptable, Marketing et Institutrice maternelle.
Il ajoute que le Comité de Gestion dans sa composition actuelle constitue pour lui, un handicap énorme car composé de 2 membres, anciens cadres de Gestion du CIDEP-UO ancienne formule, qui ont tissé des relations au CIDEP et ont presque tous les membres de leurs familles engagés au CIDEP/ U-O, donc impossible de prendre des sanction administratives à leur sujet et même si certains d'entre eux accusent des longues absences.
Le Secrétaire Général Administratif supporte mal les injonctions du Recteurs que je suis, c'est ainsi qu'il gère seul la paie des agents "

L'Etat des lieux fait par le Recteur en date du 16/02/02009
* La liste des Facultés et départements du CIDEP/U-O est de 60 Etablissements à travers le pays mais cet inventaire ne nous semble pas exhaustif dans la mesure où certains Doyens déclarent ne pas prendre en compte les initiatives prises par ci par là par des Députés qui ont fait du CIDEP/UO, un fond de commerce électoral.
* Sur le plan de gestion financière, toujours dans le rapport du 16 février 2009, il est dit ceci : Gestion calamiteuse et beaucoup de détournement. Un Audit s'avère nécessaire partout "
Auguste assemblée, le 10 août 2009, le Recteur du CIDEP Université Ouverte écrivait au Ministre de Tutelle, après ses tournées en Provinces, je cite : " Partout, la Communauté universitaire du CIDEP UO s'est déclarée reconnaissante à l'endroit de Son Excellence Monsieur le Ministre et s'est sentie soulagée et disposée à accepter le réforme envisagée. Cette reforme, c'est le retour aux missions traditionnellement dévolues au CIDEP selon l'Ordonnance-Loi créant ce Service Spécialisé du Ministère de l'Enseignement de L'Enseignement Supérieur et Universitaire. "
N'est-ce pas étonnant lorsqu'on voit ce que va être l'attitude de la même personne 2 semaines plus tard ?
Si les Comité des Gestion a été nommé en janvier 2009, c'est depuis le mois de décembre , donc avant leur nomination que les Séances de travail avaient commencé au Cabinet du Ministre avec un entendement clair et sans équivoque sur la mission future de l'équipe, c'est-à-dire, ramener le CIDEP à sa mission initiale tel que le rappelle le Secrétaire Général Administratif et Rapport de la séance de travail en août 2009, je cite :.
Le Ministre est resté constant sur sa vision sur le CIDEP-UO. Il a même rappelé les instructions données à ce Comité, le jour même de sa nomination.
Il a également dénoncé la main du politicien dans la prolifération des extensions du CIDEP-UO.
Il a tracé une ligne de démarcation entre, d'un coté, le CIDEP qui a une mission précise et noble ; et, de l'autre, le CIDEP-UO muée en " Université Ouverte " sans logistiques et sans personnel qualifié.
Il a confirmé avoir pris deux arrêtés :
L'un concernant la fermeture des Facultés de Médecine et les différents ISTM, pour qu'ils ne forment pas les " donneurs de mort " à travers le pays ;
L'autre abrogeant tous les Arrêtés qui accordent les enseignements classiques au CIDEP-UO.
Il a également donné les mesures d'accompagnement concernant la fermeture progressive de " l'Université Ouverte ".
Les étudiants en cours de formation ne sont pas concernés par cette décision. Ils doivent passer leur session convenablement, être délibérés et passer des classes normalement.
Cette décision n'entraîne pas la valeur des diplômes déjà délivrés et les diplômes pour ceux qui doivent terminer. Pour cette dernière catégorie, les diplômes seront entérinés par le Ministre.
On ne doit pas avoir des " bisseurs " en 1ère années, celles-ci ne devant plus exister.
Pour le Personnel ; le CIDEP demeure ; l'Etat mettra les moyens pour recycler le staff multidisciplinaire qui doit rester. Il n'y a donc pas lieu de s'agiter.
Commentant les missions nobles du CIDEP, M. le Ministre s'est servi d'une comparaison significative : à l'instar de l'INPP, qui s'occupe des agents d'exécution, le CIDEP doit s'occuper de la remise à niveau des cadres de l'administration et des entreprises. "


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