BILLET
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.
José NAWEJ
Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)
Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa. José NAWEJ
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A LA UNE
VAFFAIRE DES PRESUMES BIENS DE MUZITO
Une lettre de Boshab à Bussa
*Dans une correspondance adressée à l’élu de Budjala, le Président de l’Assemblée nationale attend des preuves quant aux allégations portées à charge du Premier ministre
*Pour sa part, l’auteur de la question orale dément avoir accusé le Chef de l’Exécutif et déclare n’avoir rien contre sa personne
L'affaire des présumés biens du Premier ministre, Adolphe Muzito, tel qu'avancés par le député MLC Jean Lucien Bussa Tongba le 28 avril 2010, n'a pas fini de livrer ses derniers actes. Après le tollé suscité par ces "allégations", le débat qui s'en est suivi et la démarche du Premier ministre auprès du Bureau de l'Assemblée nationale pour sommer l'auteur des propos querellés d'apporter les preuves de ses allégations, sinon de faire un démenti et présenter des excuses, l'heure est à présent à la réaction du Bureau de la chambre haute. Des sources croisées ont, en effet, rapporté à Forum des As que Evariste Boshab a adressé une correspondance à Jean Lucien Bussa lui demandant d'apporter les preuves de ses "informations" attribuant au premier ministre les biens qu'il avait évoqués lors de la conclusion à sa question orale avec débat. Nos sources indiquent, en effet, que l'élu de Budjala est appelé à s'expliquer sur ses affirmations, mais il ne nous a pas été fait état de la suite éventuelle que pourrait connaître ce dossier suite à la requête du Président de l'Assemblée nationale.
Par ailleurs, on rapporte que la démarche du Bureau envers Jean Lucien Bussa pourrait aussi être menée à l'endroit de l'autre député MLC, Fidèle Babala, qui s'était également livré à un "déballage" sans preuves de la Ministre du Portefeuille lors de la plénière du 5 mai 2010 consacrée, notamment, à une question orale avec débat sur la situation du processus de transformation des entreprises publiques.
En attendant, on rapporte que la démarche de l'opposition pour la collecte de 125 signatures en vue de la présentation d'une motion de censure contre le Gouvernement connaît des fortunes fort mitigées. A ce jour, en effet, le nombre fatidique de 125 signatures n’est toujours pas atteint, alors que, dans les rangs de l'opposition apparaît des lézardes sur le dispositif général. Des notes discordantes se font de plus en plus entendre aussi bien quant à l'opportunité de cette campagne qu'au sujet des présumés biens du Premier ministre dont la section ne figurait pas sur le texte final des conclusions de Bussa initialement adopté par toute l'opposition. JEK
Question orale avec débat au premier ministre
La mise au point de JL. Bussa
«Non je n’ai pas accusé le Premier ministre de quoi que ce soit. J’ai parlé des présomptions. Non, je ne suis pas sorti du cadre de ma question orale avec débat parce que l’enrichissement sans cause figurait bien parmi les points sur lesquels j’attendais la réponse du Premier ministre. Ce dernier n’a pas à saisir le Président de l’Assemblée nationale. Cela constitue une entorse au principe de la séparation des pouvoirs. La démarche parlementaire normale consisterait à constituer une commission d’enquête qui mènerait ses investigations sur base de mes éléments. Quitte à savoir in fine si mes renseignements sont vrais ou faux. Peut-être vrais à 100%, à 50%... ça c’est la commission parlementaire qui nous édifiera. Ma démarche s’inscrit dans le cadre de la moralisation des moeurs politiques. Je n’ai rien contre la personne du Premier ministre. Je ne lai ni attaqué ni accusé. C’est vous de la presse qui parlez d’attaques personnelles et d’accusations. Mon souci est de mettre la bonne gouvernance, et son contraire la corruption, le pillage de deniers publics au coeur du débat. C’est un débat que nous devons tenir dans ce pays. Il conditionne le bien-être collectif.» Tout le monde l’aura deviné. Cette réaction est de Jean Lucien Bussa. Ce député MLC a joint la rédaction de «Forum des As» pour faire sa mise au point par rapport à l’article intitulé: «Victime d’attaques personnelles, Muzito saisit Boshab contre Bussa» publié dans notre édition du vendredi 7 mai dernier.
Auteur de la question orale avec débat du 28 mai dernier, Jean-Lucien Bussa est, depuis, au coeur de l’actualité. Normal donc que ce député fasse les Une des journaux. Lesquels, comme Forum des As, font leur travail d’informer. FDA
ENJEUX DE L'HEURE
Commémorant, hier, le 13ème anniversaire des martyrs de Kenge
Théophile Mbemba invite les Kwangolais à soutenir Joseph Kabila et les cinq chantiers
*Très applaudi par les siens, «Ya Théo»,a démontré sa popularité au Camp Luka
Le député national, Pr Théophile Mbemba, vient, une fois de plus ,de démontrer sa popularité. Hier dimanche lors de la commémoration du 13ème anniversaire du massacre de Kenge le 5 mai 1997 à l'entrée de l'AFDL, "Ya Théo" n'a pas hésité d'entrer en contact avec ses frères du Kwango. C'était lors de la messe de suffrage en mémoire des victimes de Kenge, célébrée dans la paroisse catholique Saint Philippe au camp Luka dans la commune de Ngaliema.
Très applaudi par les siens, l'élu de Kenge, dans son message, a exhorté les ressortissants de Kwango à soutenir le Chef de l'Etat Joseph Kabila en appuyant le programme des cinq chantiers de la République. Par ailleurs, Théophile Mbemba appelle ses frères, malgré les divergences politiques, à travailler dans l'unité, la concorde, la tolérance et la sincérité. Ce sera, d'après lui, la meilleure façon de commémorer les martyrs de Kenge. ci-dessus l’intégralité du message du député Théophile Mbemba au Camp Luka, lors de la commémoration des victimes de Kenge. Dieumerci MAYAMBI
Du 5 mai 1997 au 5 mai 2010, 13 ans se sont écoulés depuis que près de 300 de nos frères et sœurs, nos compatriotes, ont été sauvagement massacrés à Kenge par soldatesque du régime de la deuxième République. Ces martyrs étaient originaires de cinq territoires de Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Kasaï, Bas-Congo et peut-être d'autres provinces.
Ils étaient catholiques, protestants, kimbanguistes et d'autres confessions religieuses. Ils étaient des hommes et des femmes, frères et sœurs dans le Christ. Ils étaient tous Congolais, mais, tués lâchement sans distinction de lieu d'origine, d'ethnie, de religion ou de sexe. Ils étaient massacrés parce qu'ils avaient foi en l'avènement d'une ère nouvelle, une ère de libération du peuple congolais de la dictature pour l'instauration d'un pouvoir démocratique, porteur du progrès dans une société rongée par les antivaleurs de tout genre.
Guidés par le bon sens et la ferme conviction du changement, ils se sont ligués comme un seul homme derrière le libérateur, Mzee Laurent-Désiré Kabila, afin qu'aucune entrave ne soit faite à l'avènement de cette ère nouvelle.
Au moment où, nous de la communauté kwangolaise, nous nous souvenons de ces événements, qu'il me soit permis de saluer les distingués invités, de vous remercier pour votre présence à cette manifestation en ce jour de dimanche après-midi. Cet événement que nous célébrons chaque année, est pour moi, un événement politique majeur pour le Kwango, le Bandundu et la RDC. Car, nous les vivants, nous devons veiller à ce que le sang de ces compatriotes massacrés n'aie pas coulé pour rien.
En cette année du cinquantenaire, nous avons choisi de leur rendre hommage, d'honorer leur mémoire dans cette messe d'action de grâce, dans cette église, la paroisse Saint Philippe au Camp Luka, quartier qui a vu le jour par nos aînés dont nombreux ont déjà rejoint le royaume des cieux, et ceux qui sont morts, les martyrs du 5 mai 1997 à Kenge, dépouillés de leur corps, ont souffert de mort, doivent être revêtus de robe du ciel, pour la libération de l'homme congolais et le changement dans son savoir-être.
Et nous qui sommes restés vivants, honorer leur mémoire, c'est de prier pour eux et nous dépouiller de mauvaises mentalités, des antivaleurs tels que la haine, l'égoïsme, le séparatisme, … en vue de promouvoir les droits et libertés des citoyens : la justice sociale et l'égalité des chances entre Congolais. Parce que ces valeurs, c'est le gage d'une société congolaise, porteur d'espoir et du bien être collectif. Quant à nous, la communauté kwangolaise, honorer la mémoire des martyrs de Kenge, c'est aussi nous faire violence pour nous réconcilier avec nous-mêmes en tant qu'individu et avec d'autres frères et sœurs.
C'est aussi fournir un effort de dialogue afin de mettre fin à la haine, la jalousie, l'égoïsme, … Pour nous rendre compte que seuls la vertu de la justice, de la vérité, de la tolérance, de l'excellence et du travail bien fait nous ennoblissons et seront à même de ranger le Kwango dans un ordre utile de lutter contre la pauvreté chronique qui ronge notre société.
Pour ne pas rater le train de l'histoire, nous vous invitons à soutenir le chef de l'Etat, Joseph Kabila, en appuyant le programme des cinq chantiers de la République. Nous exhortons la population de Kwango à se réveiller et resplendir de la lumière pour emprunter la voie de la reconstruction nationale. Malgré nos différents partis politiques, la meilleure façon de commémorer les martyrs de Kenge est de travailler dans l'unité, la concorde, la tolérance et la sincérité.
ENJEUX DE L'HEURE
Réagissant à la question orale avec débat
adressée au Premier ministre
Alain Lubamba dénonce une cabale contre la Majorité
Alain Lubamba wa Lubamba, analyste politique, s’est prêté à une interview accordée par les radios Top Congo et RTGA sur les questions brulantes de l'heure, notamment la question orale avec débat adressée au Premier ministre et l'interpellation de la ministre du Portefeuille. Au cours de cette interview, il a dénoncé la stratégie sournoise de l'opposition qui se livre dans une campagne de diabolisation, d'intoxication à forte dose et de manipulation à outrance. Alain Lubamba a dénoncé aussi le fait que l'opposition a choisi la tribune de l'Assemblée nationale pour porter publiquement des accusations contre les membres de la coalition au pouvoir.
Pour ce faire, l'analyste politique recommande aux animateurs de la coalition au pouvoir, la mise au point d'un dispositif communicationnel approprié et qu'une forte campagne d'information soit instaurée sur le plan national et international. Mathy MUSAU.
En tant qu'analyste politique et ancien membre du Gouvernement MUZITO 1, quelle lecture faites-vous sur la question orale adressée au Premier Ministre et l'interpellation de Madame la Ministre du Portefeuille ?
Je n'ai pas de moyens pour établir la véracité des allégations des honorables Jean Lucien BUSA et Fidèle BABALA sur les biens attribués Premier Ministre et de Madame la Ministre du Portefeuille. Il revient aux instances qualifiées de diligenter les investigations quant à ce. C'est pourquoi, je ne peux aborder cette question que du point de vue de la stratégie politique de l'opposition.
A mon avis, l'opposition annonce déjà ses couleurs, avant la ligne droite vers les élections de 2011.
Il est vrai que, dans un combat politique, tous les coups sont permis pour déstabiliser l'adversaire, voire même obtenir sa disqualification. Néanmoins, par respect pour la population et l'éthique républicaine, le choix des armes de ce combat politique ne doit pas friser l'intolérance, la haine, les imputations dommageables et surtout la manipulation et la désinformation des masses populaires.
A cet égard, vous vous souviendrez qu'en 2006, les mêmes acteurs de l'opposition avaient développé un discours électoral analogue centré sur la soi-disant " aliénation d'une partie de notre pays aux étrangers ". Autrement dit " BATEKI MBOKA ". Les ténors de cette opposition affirmaient, pince sans rire qu'une rivière à Tshikapa avait été vendue ou que le marché central de Kinshasa a été bradé, ou encore qu'une partie de la forêt à l'Equateur a été spoliée, patati patata. Après 3 ans, l'opposition n'est toujours pas en mesure de prouver ces allégations mensongères et fantaisistes.
Et pourtant, cette démarche démagogique bénéficia d'une large diffusion sur les médias proches de l'opposition. Il est démontré que ce venin mortel avait affecté bon nombre de nos compatriotes dans les provinces où ces vendeurs de vent et ces marchands d'illusions avaient plus ou moins pignon sur rue et, par conséquent, les résultats des urnes en furent remarquablement influencés. Il n'est donc pas étonnant qu'à l'approche des échéances de 2011, le même discours de manipulation ressurgisse sous une forme maligne et sournoise.
En effet, la question orale au Premier Ministre sur l'état économique et sécuritaire du pays a curieusement servi de passe-droit à une kyrielle d'accusations gratuites et sans fondements. De même, l'interpellation de Mme la Ministre du Portefeuille le mercredi 05 mai dernier sur la performance des entreprises du portefeuille a étonnement coulé dans le même moule et participe de la même stratégie.
Faut-il être un démiurge pour comprendre que les actions de sape, de déstabilisation et de désinformation contre la majorité et ses animateurs ont commencé ? Si l'on n'y prend garde, les mêmes causes risqueraient de produire les mêmes effets.
Autant l'affirmer, la campagne de diabolisation, d'intoxication à forte dose, de manipulation à outrance et de désinformation tout azimuts, le cheval de troie de l'opposition, vient d'être lancée.
Je voudrais rappeler ici que cette stratégie de l'opposition a créé en 2006 un climat délétère dans la campagne du Chef de l'Etat et de certains candidats députés du PPRD, car la réplique fut non seulement timide, mais aussi tardive et pas toujours à la hauteur de la malveillance.
En choisissant cette fois-ci la tribune de l'Assemblée Nationale pour porter publiquement les accusations contre les membres de la coalition, l'opposition espère ainsi créer une diversion dans l'opinion, jeter le discrédit sur la coalition au pouvoir, au pouvoir afin de retourner, par ce biais, la population contre cette coalition.
Quelle attitude alors prendre face à une telle stratégie ?
Face à ce tissu de mensonges mortifères, l'indolence et l'indifférence ne sauraient être de mise. Aussi, même si les cinq chantiers de la République sont plus qu'une réalité et prouvent à suffisance la volonté absolue du Président de la République et de la coalition au pouvoir de moderniser et de reconstruire notre pays détruit depuis plusieurs décennies, une réplique s'avère indispensable pour contrer ces attaques.
Pour ce faire, je voudrais recommander aux animateurs de la coalition au pouvoir :
- de mettre au point un dispositif communicationnel approprié et qu'une forte campagne d'information soit instaurée sur le plan national et international pour contrer cette manipulation qui sera sans nul doute l'arme fatale de l'opposition aux échéances électorales de 2011.
- que le PPRD, en tant que Parti principal de la majorité et support politique de l'action du Chef de l'Etat, devance les événements afin de les contenir. Faute l'anticipation et de riposte adéquate, il y a à craindre la déconvenue lors des échéances prochaines.
Votre mot de la fin
Ces accusations ont été largement relayées par la presse et les acteurs politiques congolais. L'opinion nationale attend vraisemblablement de la coalition majoritaire une clarification de cette situation. Il en résulte donc un besoin vital : rétablir la vérité des faits en mettant au point une stratégie de communication appropriée.
ENJEUX DE L'HEURE
La loi sur la CENI votée sans l'intégration de la société civile
La loi sur la CENI (Commission électorale nationale indépendante) est enfin là. Les députés l’ont voté le 7 mai dernier Tous les regards se tournent, à présent, vers le chef de l’Etat qui devrait promulguer cette loi nécessaire à l’organisation des élections.
Après avoir adopté in globo et sans débat le rapport de la commission mixte paritaire Assemblée nationale-Sénat relatif à l'harmonisation des divergences apparues dans le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que l'exposé des motifs, les députés ont enfin voté ledit projet de loi au cours de la séance plénière du vendredi 7 mai dernier présidée par Evariste Boshab. Sur 378 députés ayant pris part au vote, 346 ont voté pour, 27 ont voté contre et 5 députés se sont abstenus. Ainsi votée, la loi sur la Ceni sera envoyée au Président de la République pour promulgation.
L'intégration des membres de la société civile au bureau de la Ceni qui posait problème est restée sans objet. " A ce sujet, l'Assemblée nationale a, une fois de plus, reconduit sa position en faveur d'une Ceni composée de sept membres et non 26 comme avancé par le Sénat, pour plusieurs raisons ", explique la commission mixte paritaire. D'abord, avance-t-on comme raisons, dans le souci de mettre sur pied une administration opérationnelle dans laquelle chaque membre aurait une tâche à remplir, et se référant, dans le cadre du droit comparé, au standard international en matière de composition et de désignation des membres des commissions électorales en Afrique, surtout dans les pays de la SADC où leur nombre tourne globalement autour de sept. Pour ce chiffre jugé raisonnable, les délégués de l'Assemblée nationale à la commission mixte paritaire se sont référés aux pays comme la Tanzanie, le Zimbabwe, la Namibie, le Botswana, le Malawi, le Swaziland.
La répartition de 26 membres retenue par le Sénat à raison de 10 de la Majorité, 8 de l'Opposition et 8 de la société civile, a-t-on expliqué, ne prend pas en compte la nécessité d'observer un bon équilibre quant à la représentation proportionnelle des forces politiques en présence, dont le poids a été le fruit du dernier scrutin populaire. Selon le rapport de la commission mixte paritaire, dans la pratique, le mode de désignation de 26 membres de la Ceni proposés par le Sénat s'avérerait être un exercice difficile pouvant devenir une source de conflits et de blocages. Car, a-t-on signalé, les 26 provinces n'étant pas encore effectives, il n'est pas aisé de matérialiser ce souhait de prendre un membre par province.
L'Assemblée nationale a estimé que l'ajoute de la Société civile comme composante de la Ceni était inopportun au risque de remettre en question l'équilibre nécessaire au bon fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante. Ainsi, elle a recommandé à ceux des membres de la société civile, Forces vives, qui réuniraient les critères et présenteraient le profil souhaité de se présenter à travers le mécanisme de la désignation par la majorité et l'opposition à l'Assemblée nationale. Dorian KISIMBA
ENJEUX DE L'HEURE
A l'occasion du cinquantenaire de la RDC
 L'histoire de la loi première Constitution de la RDC, retracée par Félix Vunduawe et Isidore Ndaywel
Au cours d'un programme télévisé enregistré en la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles, le week-end dernier, le constitutionnaliste Félix Vunduawe et l'historien Isidore Ndaywel ont retracé le contexte historique de la Loi fondamentale, œuvre des belges pour les congolais. Une constitution élaborée san tenir compte des réalités politiques congolaises mais aussi de l'esprit africain.
La Loi fondamentale a été promulguée par le roi Baudouin Ier le 19 mai 1960 et le 17 juin 1960 sera publié une seconde loi relative aux libertés publiques. Lesdocuments (œuvres du parlement belge) ont, affirme le constitutionnaliste Vunduawe, constitué un texte constitutionnel provisoire, d'autant plus qu'il y avait une clause suivant laquelle la vraie constitution devrait être réalisée pas avant 3 ans pas après 4 ans et le lieu où elle devait se discuter, c'était Luluabourg (Kananga). " La véritable première constitution congolaise, l'œuvre des congolais, est celle du 1er août 1964 ", a-t-il dit.
Néanmoins, la Loi fondamentale n'avait pas clairement défini le futur pouvoir constituant. Selon cette loi, ce sont les trois pouvoirs qui devaient élaborer la future constitution, alors que cette même loi ne parlait pas du président de la République et retenait l'appellation de l'Etat du Congo parce que, dans le schéma belge, précise le Pr. Vunduawe, c'est le roi des Belges qui allait devenir le chef de l'Etat et le Congo devrait se contenter d’un premier ministre, à l'image du schéma canadien.
Des élections présidentielles et législatives
Dans le schéma belge, indique le Pr Vunduawe, c'est M. Bolikango qui a été retenu comme candidat aux élections présidentielles. Par ailleurs, au niveau interne, il y avait deux personnalités en vue. D'un côté Patrice Emery Lumumba, nationaliste-unitariste et de l'autre, Joseph Kasa-Vubu, nationaliste-fédéraliste. Lumumba, très populaire, avait compris que si Kasa-Vubu n'était pas retenu comme premier ministre ou président de la République, il y aurait une forte pression au niveau de l'Abako, tendant à la proclamation de leur indépendance, raconte Vunduawe. Malgré cela, poursuit-il, avant les élections, Lumumba, accompagné de son secrétaire Mobutu, avaient été voir Bolikango pour des tractations politiques. Lumumba a proposé de trouver de l'argent pour lui rembourser toutes les dépenses effectuées pour obtenir la majorité parlementaire avant d'ordonner à ses amis nationalistes de voter pour lui. " Papa Bolikango accepta le marché. Sa femme joua le rôle négatif en s'interposant catégoriquement. Elle dit à sont mari de ne pas obtempérer aux allégations de Lumumba car, selon elle, il était déjà choisi par le milieu belge et rien d'autre ne pouvait se passer, " insiste Vunduawe.
Le jour convenu vers 22 heures, Lumumba et Mobutu vont se rendre chez Bolikango pour retirer de l'argent. " Devant sa femme, papa Bolikango était gêné. Il dit clairement à Lumumba qu'il se trouvait dans l'impossibilité de satisfaire à sa demande. Pendant ce temps, Kasa-Vubu, informé de cette situation, s'organisa dans le milieu des Bakongo avec l'appui de certains étrangers pour récolter de l'argent en vue de satisfaire aux prétentions de Lumumba. A ce moment là, Lumumba dira à Bolikango que demain les élections auront lieu, tous mes amis nationalistes voteront pour Kasa-Vubu ", révèle le Pr. Vunduawe. C'est de cette façon que Bolikango a perdu dans la nuit du 23 au 24 juin, a-t-il ajouté.
Le conflit au sommet de l'Etat
Selon le professeur, historien, Mag Isidore Ndaywel, la Loi fondamentale stipulait clairement qu'en attendant la mise en place, endéans trois ans, de la Cour Constitutionnelle, comportant trois chambres : de conflit, de constitutionnalité et celle arbitrale, c'est le Conseil d'Etat belge, retenu dans les dispositions transitoires, qui devait statuer en cas de conflit. Arrivé à cette situation du 5 septembre 1960 de la révocation du 1er ministre Lumumba par le chef de l'Etat Kasa-Vubu, on ne pouvait pas recourir au Conseil d'Etat belge parce qu’il y a eu rupture diplomatique depuis le 10 juillet. D’ailleurs, dit-il, le conseil d’Etat avait rendu un arrêt, disant qu'il ne pouvait pas juger le problème d'un Etat indépendant.
Le Pr. Vunduawe complète en disant qu'à ce moment " les belges, qui ont élaboré cette constitution, n'avaient pas eux-mêmes de Cour Constitutionnelle. Ils n'avaient pas une tradition d'un contentieux constitutionnel. Vu leur système politique, le Roi est tellement au dessus avec un premier ministre qu'il peut révoquer à tout moment. Donc, à cet instant, il n'y avait pas de juge constitutionnel ni au Congo, ni en Belgique, mais aussi l'absence des juridictions compétentes pour juger cette affaire ".
Bien que le 1er ministre Lumumba ait fait de Kasa-Vubu ce qu'il est devenu, estime Vunduawe, dès lors qu'il a lui aussi révoqué le président de la République, il s'est trouvé, du point de vue constitutionnel, en situation de rebelle. C'est ainsi qu'aux Nations Unies, la délégation officielle était celle de Kasa-Vubu. Celle de Lumumba conduite par Thomas Kanza n'était pas considérée.
La répartition
des tâches entre
le pouvoir central
et les provinces
L'historien Ndaywel estime que ceux qui ont rédigé l'actuelle constitution du 18 février 2006 n'ont pas tenu compte de l'histoire. Dans la Loi fondamentale, la répartition des tâches et des compétences entre le pouvoir central et les provinces était clairement définie. La rétrocession, premièrement, n'a pas été réglée parce qu'elle ne constituait pas un problème. " Mais dans la loi fondamentale du 1er août 1964, dite constitution de Luluabourg, on a donné même dix ans pour résoudre ce problème là ", renchérit l'historien. Dans cette même loi, un article prévoyait qu'à la 3ème législature, le pays sera appelé " République Fédérale du Congo ". C'est pour dire, martèle l'historien, qu'il a été prévu toute une période d'apprentissage et d'amélioration des choses. " Donc la fédération congolaise n'était pas une invention de la Conférence Nationale Souveraine. C'était déjà prévu dans la Constitution de Luluabourg de 1964 ", conclut l'historien.
Par conséquent, le constitutionnaliste Vunduawe propose quelques leçons. Il déclare que pour rédiger une constitution, il faut d'abord connaître l'histoire, les réalités du pays, la psychologie du peuple, voire sa sociologie. " Les belges ont essayé de calquer leur constitution sur celle du Congo. Malheureusement, on a retenu comme chef de l'Etat, Kasa-Vubu, un homme politique, leader d'un parti politique alors que ce système ne pouvait pas marcher avec un chef d'Etat politicien. Avec le roi, ça peut aller car, il est au dessus et il peut nommer un 1er ministre puis le révoquer à tout moment ", précise-t-il. Donc, le fait de retenir ce système était en contradiction avec l'esprit même de ceux qui ont rédigé cette constitution, a-t-il pensé.
Par ailleurs, l'historien Ndaywel a fait savoir que le mot " Léopard " a été retenu dans la loi du 30 juin 1963, puis repris dans la constitution de Luluabourg. Ce n'est pas l'œuvre de Mobutu comme certains le pensent.
Rocco Nkanga
NATION
Kinshasa abrite la 18ème assemblée régionale Afrique de l'APF
La 18ème assemblée régionale Afrique de l'APF (Assemblée parlementaire de la francophonie) s'ouvre ce matin à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. A ses assises pour lesquelles la mobilisation est totale. Plusieurs pays de l'espace francophone africain .
Lors de la plénière du vendredi 7 mai dernier, le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui annonçait la tenue de ces assises aux députés, a fait savoir que ces travaux sont d'une importance capitale. " Ils vont permettre à notre pays de reprendre sa place dans le concert des Nations à travers les réunions des parlementaires de l'espace francophone de l'Afrique", a-t-il indiqué? comme pour souligner la quintessence de cette 18eme assemblée régionale qui se tient dans la capitale congolaise en cette année jubilaire.
Parmi les objectifs de ces travaux figure la préparation de la grande conférence qui se tiendra au Sénégal. Les problèmes des droits de l'homme, explique-t-on, seront aussi examinés au cours de ce meeting.
Parmi les pays déjà présents sur le sol kinois au plus haut sommet de leurs assemblées nationales, l'on compte le Gabon, le Tchad, le Togo? etc. Ces assises qui débutent ce jour vont se clôturer demain mardi. En deux jours, les participants vont se pencher sur des dossiers devant faciliter la tenue de la grande conférence des parlementaires de l'espace francophone africain qui doit se tenir dans deux mois au Sénégal.
Dorian KISIMBA
Bas-Uélé, Haut-Uélé, Ituri et Tshopo bientôt des provinces !
Le projet de création de nouvelles provinces dans l'actuelle Province Orientale, conformément aux prescrits de la Constitution, fait l'objet d'une sérieuse étude au sein des institutions publiques. C'est, en tous cas, ce que l'on peut comprendre de l'entretien qu'a eu, vendredi dernier, le Premier ministre et chef du Gouvernement, Adolphe Muzito Fumunsi, avec une délégation des élus de la Province Orientale conduite par le sénateur John Tibasima. Les deux parties ont, en effet, réfléchi sur la transformation de ces quatre districts.
De ces échanges, rapporte le service de presse de la Primature, il s'est dégagé une identité de vues sur les forces et les contraintes à la mise en œuvre de la décentralisation des entités administratives du pays, en général, et de la Province Orientale, en particulier. Au titre des contraintes, il s'avère que les données budgétaires représentent un handicap réel à la transformation des entités administratives en provinces. D'où l'option d'agir sur la base du principe de progressivité.
Il s'est dégagé, par ailleurs, une volonté politique, entre le Premier ministre et les élus de la Province Orientale pour mettre sur pied une commission spéciale regroupant les délégués de quatre districts chargée approfondir la réflexion sur la mise en pratique de nouvelles provinces prévues par la Constitution. Dans cette optique, les interlocuteurs ont fait une recommandation quant au renforcement de la communication sur le processus de mise en œuvre de la décentralisation.
Les élus de la Province Orientale ont salué l'attitude attentive et réceptive du Chef du Gouvernement face à cette exigence démocratique et légale. JEK
Katanga : mieux vaut produire son maïs que l'importer
Les prix du maïs commencent à baisser au Katanga, depuis qu'il est produit localement par les entreprises minières et des petits agriculteurs qui s'en étaient longtemps désintéressés. Mais la production reste très insuffisante et la province dépend encore de la Zambie pour son approvisionnement.
"En 2009, nous achetions un sac de farine de maïs de 25 kg importé de Zambie à 25 000 Fc (27,7 $). Aujourd'hui il ne coûte que 15 000 Fc (16,6 $)", se réjouit Jacky Mwambuyi, une vendeuse de ce produit, base de l'alimentation au Katanga. Cette baisse de prix est observée depuis que le gouverneur de cette province minière du sud-est de la Rd Congo a lancé, en 2008, un appel à tous pour retourner au travail de la terre. "Les mines sont épuisables, a prévenu Moïse Katumbi. Voilà pourquoi nous devons investir dans l'agriculture pour réduire nos importations agricoles car nous avons une terre fertile." Chaque entreprise minière basée dans la province est appelée à cultiver 500 ha de champs de maïs, chaque société commerciale 100 ha et les petits agriculteurs au moins 1 ha.
Aujourd'hui, de vastes champs sont visibles le long des routes qui mènent à Lubumbashi, la capitale provinciale. Quelques grosses entreprises minières y ont déjà investi. Bazano mining notamment avec ses 700 ha cultivés, a déjà mis sa production de maïs moulu sur le marché local, ainsi que First Quantum qui possède 500 ha de champs. Le gouverneur lui-même cultive pour donner l'exemple, tout comme la ferme Espoir (700 ha) du président Kabila à 12 km de Lubumbashi. Elle attend ses premières récoltes en juin prochain.
Maigres efforts
Les autorités de la province parlent de "révolution verte", appelée aussi "cuivre vert". "Avec un ha par agriculteur, nous ne dépendrons plus de la Zambie. Et si tout le monde s'y met, nous exporterons au lieu d'importer", commente Barthélemy Mumba, le ministre provincial de l'Agriculture, pêche et élevage. Nombre de paysans qui avaient abandonné l'agriculture pour se livrer à l'exploitation artisanale des minerais jugée plus rentable, commencent à retourner aussi à la terre. Sur la route de Likasi, Zacharie Ndomba, un vieil agriculteur comme de milliers d'autres, n'aimait pas cultiver le maïs jugé difficile et très coûteux. Révolté par la hausse vertigineuse des prix durant les dernières années, il s'est résolu à en cultiver 2 ha. "J'ai décidé de ne manger cette année que du maïs de mon propre champ", se félicite-t-il.
Mais ces premiers efforts restent insuffisants. Selon le ministre provincial de l'Agriculture, la production actuelle de maïs s'élève à 300 000 t/an, soit à peine un tiers des besoins du Katanga évalués à un million de tonnes. Le déficit à combler est énorme. Ce qui énerve un peu le gouverneur Moïse. En février, il a lancé une ferme mise en garde aux entreprises minières qui ne se pressent pas à rejoindre le "cuivre vert". Dix-sept d'entre elles ont été interdites d'exporter leurs minerais tant qu'elles n'investiraient pas un sou dans l'agriculture. Elles ont une année pour le faire, et doivent aussi vendre des engrais aux paysans et Ongs qui cultivent le maïs…
Donner les moyens
aux paysans
Si son sous-sol est riche en minerais divers (cuivre, cobalt notamment), la terre du Katanga a en effet grandement besoin d'engrais pour bien produire. Pour les petits paysans, la culture particulièrement du maïs est une tâche ardue. "Nous sommes en savane. Le sol est pauvre", explique Gérard Mpoyi, ingénieur agronome. Pour cultiver un hectare de maïs, il faut 6 sacs d'engrais chimiques à 50 ou 60 $ la pièce, estime-t-il. Mais la province manque cruellement de dépôts de vente où les agriculteurs peuvent facilement s'approvisionner en fertilisants et semences. "Ces intrants viennent d'Afrique australe et les commerçants qui les importent les revendent cher ou proposent parfois des produits piratés", renseigne Gérard.
Les autorités comptent dès lors sur la bourse des investisseurs miniers, pour donner un coup de pouce à l'agriculture qui nourrit l'homme. "On ne parle pas du développement ventre affamé. Quand on a maîtrisé sa cuisine on peut économiser pour faire de nouveaux projets", reconnaît Ilunga Tshiding, directeur général administratif à Bazano mining qui a cultivé plus d'hectares qu'exigé. D'après l'agronome Gérard, investir dans le maïs coûte cher, mais ce n'est pas à perte. "Si la récolte est bonne, un hectare donne 5 à 6 t. Au prix actuel du marché, cela représente 3 000 $, soit environ le double de ce qu'on peut investir", calcule-t-il. Mais pour le paysan, le nœud du problème c'est de trouver le premier investissement…
Par Taylor Toeka Kakala
Syfia Grands Lacs
INFOS INFOS
Cinq chantiers en milieu rural
Philippe Undji lance le volet infrastructures au Katanga
L'heure n'est plus à la grande rhétorique mais, aux actions concrètes. Philippe Undji, Ministre du Gouvernement central en charge du Développement rural, a bien compris cette vision du chef de l'Etat, Joseph Kabila. Après le Bas- Congo, où il a séjourné le mois dernier, Philippe Undji a entamé, depuis le 04 mai 2010, une visite de travail et d'inspection dans le Sud-Est de la République. Cette visite entre dans le cadre du lancement des travaux du volet infrastructures du Projet de réhabilitation du secteur agricole et rural (Presar), financé conjointement par le Gouvernement congolais et la Banque africaine de développement (BAD).
En séjour au Katanga, le ministre du Développement Rural a procédé au lancement des travaux de modernisation de 5 marchés ruraux. A Sambwa, à 30 Km de la ville de Lubumbashi, il a procédé à la pose de la première pierre de manière symbolique. Question de lancer ces travaux. Situé à 300 m du centre de santé Sainte Rita de Sambwa, cette infrastructure en matériaux durables sera composé de 4 grands pavillons d'une capacité de 320 places, un parking, des latrines modernes, entrepôts d'une capacité de 80m3 et un système d'approvisionnement en eau potable.
Aussi, a-t-il donné le coup d'envoi de début des travaux de réhabilitation de 435 Km de route de dessertes agricoles sur l'axe Sambwa- Kamakanga- Kafubu, à la grande satisfaction de la population bénéficiaire. Cette route de desserte agricole permettra à près de 7000 Katangais de la contrée de faire paisiblement le déplacement de sites de production agricole pour le centre de consommation.
Dans la droite ligne du monitoring des travaux du Presar, le technicien en développement rural (Tdr) Undji Yangya Philippe a visité l'axe routier Kafubu- Kilobelobe-Kalolako sur lequel, 3 ponts de 6 m chacun sont en construction dans le village Kitanda. La réhabilitation du pont Kafubu, long de 40m et le plus important de l'axe dont le platelage est entièrement rouillé est inscrite parmi les priorités en vue d'assurer l'approvisionnement de Lubumbashi en produits agricoles.
C’est sur demande de l'exécutif provincial
Ces travaux sont exécutés par l'Unops, une structure technique des nations Unies.
Accompagné du ministre provincial de l'Agriculture, pêche, élevage et du développement rural du Katanga, M. Barthélémy Mumba Gama et du Coordonateur du Presar, M. Tshumbu Tshumbu, le ministre Undji s'est également rendu à la mission catholique de Kafubu, où, il a eu un entretien fructueux avec le comité de développement des infrastructures de l'Unops. Un plaidoyer pour l'approvisionnement en eau et la réhabilitation des routes lui a été présenté à cet effet.
Philippe Undji tientà l'appropriation
de l'ouvrage par
les bénéficiaires
" Le Gouvernement a fait sa part du travail consistant en la réhabilitation des différents ouvrages, il revient maintenant à la population de s'en approprier ", a lancé le n°l du Développement rural aux villages du Katanga. L'occasion faisant le larron, dit-on. Undji Yangya a invité les populations bénéficiaires à mobiliser les ressources humaines pour l'entretien des routes. Cette orchestration d'actions pour le développement du monde rural, a-t-il insisté, rentre en ligne de mire de la réalisation du volet infrastructures de Cinq chantiers initié par le Chef de l'Etat et exécuté par le Premier-ministre et son équipe gouvernementale.
A en croire notre consoeur Laetitia Mbuyi du journal La Prospérité en mission dans cette partie du territoire national, les populations du Katanga y ont répondu positivement de sauvegarder toutes ces réalisations. Chapeau bas donc au Chef de l'Etat, commente-t-elle.
Tête-à-tête avec
Moïse Katumbi
Notons qu'au lendemain de son arrivée dans la capitale cuprifère, le ministre du développement rural a le gouverneur de cette province, Moise Katumbi Chapwe, dans son cabinet de travail. Au centre de cette entrevue, les 2 personnalités ont défini des mécanismes d'appropriation des ouvrages par la population Katangaise, qui est tributaire, sans nul doute, de l'implication des acteurs.
Une attention particulière a été portée sur le plan d'urgence selon les priorités du secteur du développement rural sous une approche participative. Ce, pour permettre au Gouvernement central de pouvoir l'incorporer et/voir dans quel mesure commencer les travaux dans le temps. " Nous sommes arrivés au Katanga pour faire un état des lieux des actions qui sont menées dans le secteur du Développement rural, parce que c'est un secteur qui connaît la prolifération des acteurs ", a souligné le ministre Philippe Undji du Développement rural. Hormis la réhabilitation de 435 Km de routes de desserte agricole, le Presar entend aménager 150 sources d'eau et 15 infrastructures pastorales, nous rapporte la même source. Simon Simard TSOUMBOU
SOCIETE
" Jeudi sinistre
LES OBJECTIFS DE LA SONAS
La SONAS s'est assignée comme objectifs d'assurer toutes les opérations d'assurances dans les secteurs de transport, incendie, accidents et risques divers et d'assurer les opérations de coassurances et de réassurance avec les sociétés établies à l'étranger. Rendue obligatoire par l'ordonnance-loi n°73/013 du 5 janvier 1973 portant obligatoire de l'assurance, de responsabilité civile automobile des véhicules automoteurs, l'assurance n'a que des avantages. En cas d'accident, c'est-à-dire de la survenance du sinistre, la SONAS indemnise ou remet dans les droits en fonction des pertes subites par le patrimoine de l'assuré. La SONAS peut, dans certains cas, protéger son client contre les dettes de responsabilités civiles qui sont d'habitudes immenses.
Contrairement à ce que pense une certaine opinion, la responsabilité civile est définie comme dommage qu'un propriétaire de véhicule cause sur une tierce personne. Dans ce cas, la SONAS prend seulement en charge les soins médicaux de la personne accidentée et non le véhicule endommagé s'il en est le cas. |
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Sept agences de la SONAS indemnisent 56 sinistrés
Le deuxième rendez-vous du mois des opérations de " Jeudi sinistre " a vu le nombre des personnes à indemniser atteindre la barre de 56. Contrairement à l'indemnisation de jeudi 29 avril où la Société nationale d'assurances (SONAS) a régularisé la situation de 29 sinistrés, celle de jeudi 06 mai dernier à l'agence 7ème Rue à Limete, les guichets de l'assureur national ont connu un peu plus de monde.
La cinquantaine des dossiers traités et payés ce jour a permis à la SONAS de satisfaire un plus grand monde impatient d'être indemnisées. La révision à la hausse de ce chiffre, a confié un agent de cette société du Portefeuille, ne dépend pas d'un individu, mais est le résultat d'un travail collectif. Selon lui, le temps, la situation de la caisse… sont des facteurs déterminants pour arrêter le nombre des sinistrés devant être indemnisés hebdomadairement. " Aujourd'hui, six agences plus la Direction générale ont été prêtes pour servir les 56 personnes ayant souscrit à l'assurance automobile et santé ", a-t-il dit.
Les opérations d'indemnisation de la Société nationale d'assurances (SONAS) auront désormais lieu à l'agence de la 7è Rue à Limete. Déguerpie il y a peu avec tous les autres locataires de la FIKIN qui subit les travaux de réaménagement des festivités du Cinquantenaire, la SONAS compte poursuivre ses actions. Après avoir tenté une fois d'indemniser les sinistrés à la Direction générale basée dans la commune de la Gombe, cette entreprise commerciale du Portefeuille de l'Etat a choisi cette agence de Limete pour continuer à remplir sa tache.Rachidi MABANDU
INFOS INFOS
Du 10 au 11 mai prochain
Les Cliniques universitaires de Kinshasa organisent deux journées portes ouvertes
Les Cliniques universitaires de Kinshasa organisent, à partir de ce matin, deux journées portes ouvertes. Une occasion pour cet établissement médical d'informer la population sur les maladies chroniques telles, le cancer, le diabète et que hyper-tension artérielle. Selon une source de cette formation médicale, la consultation pendant ces deux jours est sans condition. Mathy MUSAU
INFOS INFOS
Arrivés hier pour une mission de 4 jours
Les directeurs exécutifs de l'UNFPA et de l'ONU Sida apportent un message d'espoir aux Congolais
LLa directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Mme Thoraya Ahmed Obaid, et le Directeur exécutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH Sida (ONU Sida), M. Michel Sidibé, sont arrivés hier dans la capitale congolaise pour une visite de quatre jours. Les deux personnalités apportent un message d'espoir sur la prévention de la transmission mère-enfant (PTME) en République démocratique du Congo.
En disant qu’ " Qu'aucun enfant congolais ne naisse séropositif d'ici 2015 ". Les représentants résidents de deux institutions en RDC au cours d'une conférence de presse qu'ils ont animée conjointement le week-end. Il est possible, de réduire le nombre de nouvelles infections grâce à des méthodes de prévention efficaces et surtout à une bonne intégration des services PTME dans la source de la reproduction pour qu'aucun enfant ne naisse séropositif.
Cette visite conjointe a pour but de reconnaître et de soutenir les efforts du gouvernement congolais dans la lutte contre le VIH/Sida et dans le domaine de la santé de la reproduction. Selon leurs dires, cette mission permettra aussi aux deux personnalités de mener un plaidoyer auprès des autorités congolaises pour que les programmes de santé de la reproduction et du VIH/Sida soient intégrés parmi les priorités nationales. Et aussi en sorte que plus de ressources leurs soient allouées, à savoir que le pays puisse faire des avancées considérables vers l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement 4,5 et 6, dont la réduction de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, l'amélioration de la santé maternelle et la lutte contre le VIH/Sida, le paludisme et d'autres maladies d'ici 2015.
Les deux directeurs exécutifs vont également profiter de leur séjour en RDC pour réaffirmer la détermination et la volonté de l'UNFPA et de l'ONU/Sida à continuer d'appuyer les efforts du gouvernement congolais en ce qui concerne l'accès universel à la prévention du VIH, au traitement et aux soins, mais aussi dans la lutte contre la mortalité maternelle, la lutte contre la mortalité maternelle, la lutte contre les mariages précoces des jeunes filles, les violences sexuelles sous toutes leurs formes et les efforts pour l'éradication des fistules.
Mme Thoraya Ahmed de l'UNFPA et M . Michel Sidibé de l'Onu/Sida vont rencontrer les plus hautes autorités congolaises, ainsi que les représentants de la société civile. Le programme prévoit un voyage à Lubumbashi dans la province du Katanga qui enregistre l'une des plus fortes prévalences du VIH (6,2%) en RDC.
Les Raisons d'intégrer la planification familiale/santé reproductive
Le représentant résident de l'UNFPA, Richard Dackam - Ngatchou a, au cours de cette conférence de presse, insisté sur les bonnes raisons d'intégrer la planification familiale / santé reproductive et le VIH (PF/SR et le VIH). A l'en croire, l'intégration conduit à une meilleure santé et un service de livraison des résultats avant de poursuivre, un nombre croissant de recherches montrent que l'intégration conduit à des résultats positifs sur une variété d'indicateurs.
Une autre raison est la planification familiale comme stratégie de prévention clé pour largement sous-utilisés par le VIH. Par ailleurs, les avantages de l'intégration des services de PF VIH sont notamment de maximiser l'utilisation productive des ressources limitées, améliorer la capacité de prévenir de nouvelles infections par le VIH, en particulier chez les nourrissons et les jeunes et aussi assurer une meilleur couverture des populations clés et les domaines de la forte prévalence du VIH. Mathy MUSAU
INFOS INFOS
Sous l'impulsion de l'OMS
L' ALCC s'engage à éradiquer le cancer du col utérin
L'Association de lutte contre le cancer du col utérin (ALCC) a organisé vendredi 07 avril, une conférence sous le thème : " Le cancer du col de l'utérus un fléau qu'on peut prévenir ". Cette conférence vise à faire un état de lieu de la maladie, sensibiliser la population et les professionnels de la santé, appuyer la formation des compétences dans le domaine de la prévention et de la prise en charge précoce et créer un partenariat avec l'Etat et d'autres organisations…
Pour le président de l'ALCC, Banza Kamba, le cancer du col de l'utérus constitue un problème majeur de santé publique, parce qu'il tue de nombreuses femmes à un âge relativement jeune. Selon lui, le VIH/Sida ajoute à l'humanité un fardeau supplémentaire, car l'évolution des lésions cervicales vers un cancer invasif se font plus rapidement chez les personnes vivant avec le VIH (PVV).
A en croire le n°1 de l'ALCC, les échecs gynécologiques personnels sont dus au fait que la quasi-totalité des malades arrivent tardivement aux soins. Cette maladie évolue lentement et donne des symptômes stigmatisant et dégradant dans la société. Pour contribuer à l'éradication de cette maladie dans le pays, l'ALCC s'est fixé les objectifs à atteindre pour sensibiliser le personnel soignant pour l'impliquer dans des activités de dépistage et de prise en charge des malades.
L'ALCC a aussi élaboré un module de formation pour les sensibilisateurs communautaires avec des objectifs définis. Cette ONG a formé puis évalué une cinquantaine de membres pour leur permettre de jouer le rôle de sensibilisateurs dans la communauté. Certes, beaucoup reste à faire pour atteindre les objectifs, mais la volonté d'aller de l'avant et la détermination sont là des atouts majeurs de l'ALCC.
Toutefois, pour éradiquer ce fléau, il faut une structure étatique d'encadrement définissant clairement la politique à suivre, ainsi que les stratégies à appliquer pour tous les acteurs qui s'intéressent à la prévention du cancer du col de l'utérus dans le pays. Fort heureusement, un groupe scientifique de travail dirigé par le professeur Wembodinga de l'école de santé publique composé d'experts en gynécologie, en Anatomie-pathologie, en santé publique et en cancérologie est à pieds d'œuvre pour proposer un projet sur la prévention et le contrôle du cancer du col utérin. Ce projet de prévention de cette maladie est proposé à partir de l'expérience vécue dans un autre pays d'Afrique.
Ce projet envisage également de mener une étude pilote pour expérimenter l'opérabilité de différentes méthodes de dépistage et de prise en charge précoce des états précancéreux. C'est dans ce cadre que l'ALCC compte inviter des chercheurs norvégiens qui ont mis au point une technique de détection et de typage d'HPV qui nécessite d'être expérimentée. Simard Simon TSOUMBOU
NATION
Congo retro: les métis, ces enfants oubliés de la Belgique
Aux yeux de la Belgique, le Congo n'a jamais été une colonie de peuplement. Les colons étaient peu soutenus par les autorités, et les Belges envoyés en Afrique, fonctionnaires, travailleurs embauchés dans les sociétés, n'étaient jamais que de passage : ils menaient à bien des " termes " parfois renouvelés, puis regagnaient la mère patrie. Dans les premiers temps, les Belges arrivèrent seuls : le climat était difficile et la mortalité très élevée. Selon les auteurs de l'époque, ces jeunes hommes envoyés en brousse vivaient dans la solitude, souffraient de l'absence de distractions et étaient guettés par plusieurs maux, l'alcoolisme, la " congolite " sorte de "folie tropicale " et ce que l'on appelait pudiquement " les tentations de la femme noire ". Autrement dit, ces hommes sans épouse trouvaient sur place des "ménagères " avec lesquelles ils entretenaient des relations de concubinage qui duraient le temps de leur affectation. Le terme " ménagère " est d'autant plus ironique que la plupart des tâches domestiques étaient confiées à un " boy ".
Ainsi que le relève Hilde Heynikel, (le Congo des Belges, éditions Duculot) ces relations étaient généralement décriées dans le milieu blanc et il était rare que les couples s'affichent publiquement.
Les rapports entre les hommes blancs et les femmes congolaises n'étaient pas uniquement la conséquence de la solitude : dans certains cas, les chefs indigènes proposaient eux-mêmes des jeunes filles à l'Européen de passage et dans d'autres, celui-ci les réquisitionnait.
Alfred Liyolo, le célèbre sculpteur, originaire du Bandundu se souvient très bien du fait que " lorsque j'étais jeune, on racontait que les Blancs exerçaient le " droit de cuissage ", ils prenaient toutes les femmes qu'ils souhaitaient".
Quant aux missionnaires, qui prônaient la monogamie, ils s'inquiétaient des menaces que ces Européens célibataires représentaient pour les épouses des Congolais fraîchement baptisés et christianisés…
A la veille de la deuxième guerre mondiale, le Congo comptait environ 5000 enfants nés de ces relations interraciales. Ils étaient officiellement appelés "mulâtres ", un terme dérivé du terme espagnol " mulato ", mulet, qui désigne l'animal hybride produit de l'accouplement du cheval et d'une ânesse…A la veille de l'indépendance, le Congo comptait environ 12.000 "mulâtres " aujourd'hui appelés métis.
La question du métissage était largement débattue au sein des congrès coloniaux internationaux et la Belgique, qui prenait part à ces réunions se montrait soucieuse du problème. Dans les premières décennies de la colonisation, les métis étaient considérés comme une menace sur le prestige et les intérêts du pouvoir colonial. Ce potentiel de révolte était attribué à " la goutte de sang blanc " qui coulait dans leurs veines…Selon le chercheur Assoumani Budagwa, qui a eu accès aux archives coloniales en 1987 et prépare un livre sur le sujet, la crainte qu'inspiraient les métis proviendrait de la révolte des métis de Rivière Rouge au Canada, de 1869 à 1870, menées sous la conduite de Louis David Riel, descendant d'une Indienne.
Sous l'impulsion d'organisations caritatives, l'administration prit alors quelques initiatives, afin de rechercher les métis et de les retirer du milieu africain. Auparavant déjà, sous l'Etat indépendant du Congo, les enfants abandonnés par les caravanes esclavagistes et considérés comme orphelins tombaient sous la tutelle de l'Etat. Sous l'autorité coloniale, ces jeunes furent assimilés à des enfants abandonnés que l'autorité s'employait à répertorier, à retirer de leur famille africaine pour les placer dans des internats et des colonies scolaires confiées aux missions.
Devenus adultes, les métis disposaient de cercles qui leur étaient réservés, dans lesquels les Noirs n'étaient pas admis. Selon le professeur Mupapa, " à Kinshasa, le home des mulâtres était situé à la frontière de la ville européenne et de la cité indigène. Cette position devait permettre aux Blancs qui le souhaitaient de venir rencontrer furtivement les rejetons obtenus des négresses. Ces dernières étaient les seules Noires admises dans ce lieu où leurs amants blancs pouvaient venir les chercher. "
Très tôt, les missions s'intéressèrent au sort des métis qui étaient accueillis dans des colonies scolaires. A la fois pour les soustraire au milieu indigène, les scolariser, leur accorder des avantages que les Noirs ne connaissaient pas (une nourriture de meilleure qualité, plus de confort), mais aussi dans l'espoir de les gagner au christianisme plus rapidement que les Noirs et de faire d'eux des catéchumènes ou une main d'œuvre plus qualifiée.
Dans les années 30, alors que les épouses commençaient à s'installer dans la colonie, l'Union des femmes coloniales s'émeut de la condition des métis. En 1932 fut créée l'Association pour la protection des mulâtres, (APPM), afin de lutter contre l'hostilité à leur égard et de leur assurer des moyens d'éducation et de "reclassement social ". En 1935, en marge de l'Exposition internationale de Bruxelles, l'APPM réussit à obtenir l'organisation d'un "Congrès international pour l'étude des problèmes résultant du mélange des races ". Jusqu'en 1960, l'Association demeura active, se plaçant essentiellement sur le plan caritatif et plaidant pour l'accueil des métis en Belgique , une solution préférée à leur intégration au Congo.
L'un de ces métis transplantés, Evariste Nikolakis, a rédigé son " récit de vie " sous le titre " Miye Niko"Moi, je suis. Il écrit : "c'est bien de la lente conquête de mon identité qu'il s'agit. Contrairement aux enfants nés dans des familles " normales " les métis, comme sans doute la plupart des enfants placés, ont du se construire une identité civile, sociale et même psychologique. Au point que j'ai changé plusieurs fois de nom et de langue dans ma vie."
La plupart des métis arrivés en Belgique y prirent racine et y construisirent une vie acceptable. Pour ceux qui sont restés en Afrique, à quelque niveau qu'ils se situent, les problèmes subsistent et le sujet suscite toujours la même émotion. "Nous avons été doublement discriminés sous le régime Mobutu " assure Gabriel Lutula Lemaire, " d'abord parce que les Noirs nous faisaient sentir que nous étions différents, ensuite parce que Mobutu, qui en voulait aux Belges, nous a pénalisés : ceux avec lesquels il a travaillé, et qui sont devenus la nouvelle bourgeoisie congolaise, étaient des métis d'ascendance portugaise comme les Bemba." L'actuel ministre de l'Environnement, José Endundo, dont le grand père était un militaire belge, a fait comme beaucoup de ses compatriotes, épouser lui aussi une femme métisse. "Pour elle, le souvenir de Save demeure très présent : à son hôtel de Goma elle a donné le nom Stella Matutina, en souvenir de l'orphelinat où elle a grandi au Rwanda… "
Quant à Roger Pembe, ministre régional dans le Bandundu, il estime que " rien n'est acquis à un métis, nous suscitons toujours beaucoup de jalousie. Parfois, lorsque j'obtiens pour mon ministère des financements de l'Union européenne, on me dit que c'est parce que mes " frères blancs " préfèrent travailler avec moi… "
Les métis d'origine belge ont toujours le regard fixé sur la lointaine métropole. C'est pour cela que Gabriel Lutula a créé l'Association des enfants laissés par les Belges au Congo : "nous espérons, à l'occasion du 30 juin, que la Belgique reconnaisse enfin ses responsabilités à notre égard. Qu'elle nous aide, qu'elle se serve de nous comme intermédiaires. Qu'elle prévoie de nous aider matériellement. Après tout, nous sommes ses enfants… " Colette Braeckman
SOCIETE
Ronde des Communes
BANDALUNGWA
«Kuluna», terrasses et encombrements des rues rivalisent d’ardeur
Si, il y a encore quelques années, le quartier Matonge dans la commune de Kalamu, passait pour la principale Cité d’ambiance dans la ville de Kinshasa, aujourd’hui, «Bandal» semble lui avoir volé la vedette. Dans la commune de Bandalungwa, les terrasses, bars, boîtes de nuit ... ne se comptent plus, tellement qu’ils ornent les différentes allées, rues et avenues de cette municipalité.
En tout cas, rien d’étonnant pour une commune qui était donnée, jadis, pour celle des musiciens qui y avaient installé leurs quartiers généraux à une certaine époque. Ainsi donc, King Kester Emeneya, Koffi Olomide, les ténors de Wenge Musica et tant d’autres habitaient tous à Bandal. Mais, depuis quelques temps, Bandal connaît l’explosion du phénomène «Kuluna» qui mine la ville de Kinshasa, en genérant une insécurité généralisée.
Le phénomène «Kuluna» à Bandal, nous a-t-on, est surtout des habitants des communes voisines relayés par des jeunes de Bandalungwa. Les effets de ces actes de vandalisme s’observent à n’importe quelle heure et à n’importe quel endroit, et quelques fois au vu et au su des agents de l’ordre censés assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. Des pertes en vies humaines, cas de viols, de vols, consécutifs à ces actes de vandalisme ont été déplorés. C’est surtout au quartier Bisengo, sur l’avenue Isangila, que le phénomène «Kuluna» s’observe le plus avec des jeunes qui viennent du quartier dit Camp Luka dans la commune de Ngaliema. Ce qui provoque, bien souvent, des affrontements avec les jeunes de Bandalungwa.
Un autre phénomène sévit à Bandalungwa, c’est l’encombrement des rues par divers commerçants de la place sous l’oeil complice des autorités concernées. Si, de temps en temps, il y a des actions tendant à les évacuer des rues, il faut tout de même reconnaître que ces commerçants reviennent toujours à la charge au point de s’imposer dans ces rues en gagnant à leur cause les agents de l’ordre lancés à leurs trousses à travers un «partenariat mutuellement avantageux» hostile à la tolérance zéro. Gracia Oleko, Stagiaire/Ifasic
BUMBU
La maison communale, belle illustration de l’insalubrité dans la municipalité
Dans la commune de Bumbu, l’insalubrité se porte très bien. De l’avis de bon nombre d’observateurs, le bourgmestre ne fournit aucun effort pour assainir son environnement. Chose curieuse, l’insalubrité qui caractérise cette commune s’observe d’abord à la maison communale. Les alentours du bureau de l’autorité municipale sont encombrés d’épaves de véhicules qui semblent constituer un véritable lieu de reproduction des moustiques et autres bestioles.
De leur côté, les vendeurs des produits alimentaires au marché appelé communément Selembao, étalent leurs articles à même le sol au mépris des règles d’hygiène. Ce qui constituerait une courroie de transmission de différentes maladies. Pendant ce temps, les jeunes se livrent aux actes de vandalisme à travers le phénomène «Kuluna». C’est souvent aux heures dites de pointe, entre 20h00’ et Minuit, que ces «Kuluna» opèrent dans les grandes avenues ou directions de la commune (Birmanie, Assossa, ...) sous l’oeil impuissant des autorités locales.
Ces inciviques, nous a-t-on confié, attaquent plus les mamans et les filles apparemment très vulnérables. Il revient aux autorités compétentes de sécuriser la population et d’assainir la commune.
Sandrine MUZALIA/
Stagiaire de l’IFASIC.
LEMBA
Des épaves des véhicules servent d’abri aux «Kuluna», «shégués» et voleurs
Dans bon nombre d’avenues de la commune de Lemba, on observe des encombrements qui sont le fait des épaves des véhicules abandonnées. Ce qui cause des embouteillages.
Comme il fallait s’y attendre, ces épaves servent d’abri aux «Kuluna», «shégués» (enfants de la rue) et autres sans-abri. Par ricochet, ces «abris» deviennent des lieux de crimes pour les gangsters (Kuluna) qui y commettent des actes de vandalisme tard dans la nuit.
Une bonne nouvelle tout de même, les éléments de la Police nationale congolaise luttent contre les «Kuluna» et ont réussi à juguler ce phénomène à Lemba. Du côté de la salubrité, il y a des projets pour assainir la commune qui fait face à une insalubrité totale.Giselle ODIA/
Stagiaire de l’UPN.
KIMBANSEKE
Les vendeurs violent le salongo décrété par l’Hôtel de ville chaque samedi
Une note de satisfaction dans la commune de Kimbanseke: la maison communale, située sur le boulevard Lumumba, allie beauté et propreté. De quoi mettre véritablement d’accord tous les observateurs qui, séduits, souhaitent que cet état de choses se maintienne le plus longtemps possible. Mais, juste derrière la maison communale, le marché Kulumba «cultive» une masse d’immondices. Pourtant, plusieurs poubelles y ont été installées pour faire face à ce genre de situation. Tout porte à croire que les vendeurs de ce marché ne sont pas suffisamment encadrés pour se servir des poubelles. Question de les contraindre à garder leur lieu de négoce sain, tout comme les agents de l’ordre veillent en permanence sur la salubrité à la maison communale.
On observe un autre phénomène consistant, pour les vendeurs, à contourner la mesure prise par l’Hôtel de ville de Kinshasa portant «salongo» chaque samedi. Il s’agit, pour les vendeurs, de ne pas exposer leurs produits dans l’avant-midi pour assainir leur lieu de vente. A Kimbanseke, moyennant arrangement avec des agents de l’ordre, certains vendeurs violent cette mesure en vendant comme si le «salongo» n’existait pas.
Voilà un comportement qui étale, indiquent certains témoins, la faiblesse de l’autorité municipale et qui n’est pas de nature à contraindre les vendeurs à savoir rendre salubre leur lieu de négoce. Le travail du bourgmestre devrait d’ailleurs commencer au marché Kulumba situé derrière son bureau.
Ange NZILABA, Stagiaire/IFASIC.
NGABA
Malgré le «salongo», des canniveaux restent encore bouchés, aucune poubelle en vue
La formule «Kinshasa la poubelle» se marie bien avec la réalité dans la commune de Ngaba qui se trouve dans une insalubrité révoltante. Malgré le «salongo» décrété chaque samedi, des canniveaux restent bouchés et il n’y a aucune poubelle en vue. Bref, nous a-t-on confié, il n’y a aucun changement perceptible.
Face à cette négligence de l’autorité municipale, les jeunes se mobilisent parfois et s’organisent pour lutter contre l’insalubrité qui les entoure. Côté sécurité, les «Kuluna», dont l’âge varie entre 14 et 18 ans, demeurent présents à Ngaba avec des objets tranchants qui leur servent d’armes blanches durant la journée, le soir tout comme la nuit.
Une action doit être menée pour assainir et sécuriser la commune de Ngaba. Toutefois, des Ong s’activent pour encadrer les jeunes. Laetitia NGWADI, Stagiaire/IFASIC.
KINTAMBO
Parallèlement aux efforts pour assainr la commune, les «Kuluna» se portent bien
Kintambo n’est pas seulement la première commune de la ville de Kinshasa. C’est aussi la plus petite de par sa superficie, la plus vieille avec des canniveaux, égouts et maisons datant de l’époque coloniale et l’une des plus sales. Mais, toutes ses vieilles infrastructures souffrent visiblement d’un manque criant d’entretien.
Partout, à travers cette commune, il y a des poubelles improvisées qui entretiennent l’insalubrité, des flaques d’eau, des sachets et des moustiques. Heureusement qu’il y a de nouveaux canniveaux en construction le long des avenues Lukengo, Komoriko, Ua (ex Oua) et Bangala. Il y a aussi d’autres projets avec l’Union européenne. Il convient tout de même de relever que le bourgmestre actuel a initié le curage des canniveaux et imposé le salongo chaque samedi entre 6h00’ et 9h30’. Cette opération concerne tant les marchés et les boutiques que les parcelles. Allant même plus loin, le bourgmestre a exigé aux producteurs d’eau en sachet de ramasser les sachets usés éparpillés à travers la commune.
Sur le plan sécuritaire, on assiste à une floraison des «Kuluna» qui font de Kintambo l’une des communes les plus insécurisées de Kinshasa. Cette insécurité s’observe surtout au niveau de la place Kintambo magasin, du camp Babylon et du camp Utexafrica. Il ne se passe pas une semaine, nous a-t-on confié, sans que l’on enregistre un acte de vandalisme portant la signature de ces inciviques et des pertes en vies humaines sont parfois signalées dans la première commune de la ville de Kinshasa. Le dernier cas en date remonterait d’ailleurs à pas plus tard qu’au 27 avril dernier.
Il revient donc au bourgmestre de cette municipalité, parallèlement à tous les efforts déployés pour assainir Kintambo, de juguler le phénomène «Kuluna» qui sévit dans sa commune. NZEJI ILUNGA, Stagiaire de l’UPN.
NGALIEMA
Des avenues encombrées par des vendeurs et des épaves des véhicules
Dans la commune de Ngaliema, les érosions demeurent un véritable casse-tête pour la population qui craint, à chaque pluie, d’avoir à supporter un autre calvaire.
Outre ce phénomène, on remarque la présence des immondices et des épaves de véhicules abandonnés dans plusieurs coins de cette commune du reste dépourvus de poubelles publiques. Et chaque fois qu’il y a une pluie, les immondices sont bloqués par ces épaves. Ce qui serait d’ailleurs à la base de plusieurs cas de maladies, nous a-t-on confié. En dehors des épaves, des avenues sont encombrées par des vendeurs. Dans certains quartiers de Ngaliema privés d’électricité, la population a peur de circuler par crainte de tomber entre les mains des inciviques. Djo Makombo,
Stagiaire de l’UPN
VIVEMENT LE SPORT
Mondial-2010 : la fièvre monte en Afrique du Sud à un mois de la compétition
A un mois de la Coupe du monde, les Sud-Africains s'arrachent les derniers billets, une promesse de voir les stades remplis malgré la baisse du nombre de visiteurs étrangers attendus pour le plus grand événement sportif de l'année. "C'est une occasion unique", se réjouit Brett Solomon, 26 ans, l'un des premiers à acheter son billet directement à un guichet au Cap (sud-ouest). La Fifa a mis en vente le 15 avril les billets dans des points de vente dédiés, alors qu'ils n'étaient jusque là disponibles que via internet ou sur formulaire dans certaines banques.
Ces procédures complexes, dans un pays où l'accès à un ordinateur reste un luxe, avaient limité les ventes auprès de la population locale. Dès la première semaine suivant l'ouverture des guichets, 180.000 billets ont été vendus. Au final, les Sud-Africains devraient détenir 60% des trois millions de places pour les 64 matches, qui débutent le 11 juin au stade de Soccer City à Johannesburg avec un affrontement Afrique du Sud-Mexique. Ils compenseront le nombre inférieur de visiteurs étrangers attendus, passé de 480.000 à 373.000, selon une étude du cabinet de conseil Grant Thornton.
S'ils viennent moins nombreux, les visiteurs resteront plus longtemps et dépenseront davantage, selon cette étude. Le Mondial devrait ainsi ajouter plus d'un demi-point à la croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2010. L'Afrique du Sud, premier pays du continent à accueillir une Coupe du monde, espère également des retombées économiques à plus long terme, grâce aux lourds investissements consentis à l'occasion du tournoi: 55,3 milliards de rands (5,6 Mds Eur, 7,4 Mds USD).
Chaque semaine, de nouvelles infrastructures sont inaugurées, comme l'aéroport international de Durban samedi. "Vous pouvez voir que lorsqu'on dit que nous sommes prêts, ce n'est pas juste de la rhétorique. On fait ce que l'on dit", lançait quelques jours plus tôt le président Jacob Zuma en dévoilant l'aéroport rénové de Johannesburg.
Les organisateurs affirment aussi que les dix stades sont "terminés", même si l'emblématique Soccer City n'a pas encore été remis à la Fifa, les abords étant toujours en cours de finition. "Nos stades sont tout simplement parmi les meilleurs", s'enthousiasme le responsable du Comité local d'organisation, l'optimiste Danny Jordaan.
Des questions subsistent encore sur les transports pour se rendre aux matches dans les neuf villes-hôtes d'un pays trois fois grand comme l'Allemagne, en particulier vers les villes peu conçues pour un tel flot de visiteurs comme Nelspruit (nord-est), Polokwane (nord) ou Port-Elizabeth (sud). A Johannesburg, qui accueille l'essentiel des matches, c'est la menace des mini-taxis collectifs privés, organisés en mafia, qui inquiète. Exclus du Mondial, ils sont en colère contre la mise en place d'un réseau de bus public, dont un véhicule a essuyé récemment des coups de feu, faisant un mort et huit blessés.
L'Afrique du Sud, où une cinquantaine d'homicides ont lieu chaque jour, a toutefois déployé d'importants moyens pour assurer la sécurité de la compétition, recrutant notamment 41.000 policiers supplémentaires. Dans l'ensemble, les problèmes de logement et de transport insuffisants se sont réglés d'eux-mêmes avec la baisse des visiteurs.
La plupart des Sud-Africains vont assister aux matches près de chez eux. Les autres, à l'instar du premier président noir d'Afrique du Sud Nelson Mandela, soutiendront leur équipe, les décevants Bafana Bafana, devant un écran de télévision. AFP/FDA
DCMP : les causes d'une élimination à domicile
Le week-end a été chaud et humiliant pour DCMP éliminé de la compétition par l'AS FAN. Suite au nul vierge lui imposé par les Nigériens samedi dernier au stade des Martyrs, les " Immaculés ", suite à leur défaite de la manche aller, quittent ainsi la compétition à l'étape des 8ème de finale. Tout de même un petit exploit pour ce club souvent éliminé au tour préliminaire.
Samedi dernier, dans un stade des Martyrs acquis dans ses trois quarts à la cause des vert et blanc de Kinshasa, la tension était vive et palpable. Dès l'entrée de jeu, le staff technique de DCMP a lâché les meilleurs pions à leur disposition. Le gardien Mputu Mabu, titularisé aux bois, Issama Mpeko, Gladys Bokese à la défense et d'autres.
C'est ce onze majeur de DCMP qui a débuté la partie alors que le banc de réserves était occupé par Okoto, Tusilu, Kitoko, … Malgré l'absence du commissaire de match, le gabonais Placide Engandzas, le match s'est joué sous l'entière responsabilité de l'arbitre central Ngosi Kalyoto du Malawi. Les quatre arbitres en ont vu de toutes les couleurs, avant, pendant et après le match, et n'oublieront jamais l'enfer du stade des Martyrs.
Sans meneur de jeu, sans milieu du terrain récupérateur, sans casseur dans l'entre jeu, DCMP a présenté un spectacle désolant aux spectateurs présents au stade des Martyrs. Pourtant, des occasions nettes d'ouvrir le score se sont présentés plus de quatre fois mais aucun attaquant n'a pu conclure. Les quarante-cinq premières minutes se sont vite passées sans aucune réalisation, remontant ainsi d'un cran la tension.
Après la pause, la seconde période a été semblable à la première, aucune conclusion positive, aucun changement tactique dans la manière d'évoluer de DCMP. La cassure entre l'attaque et la défense était grande. Le regroupement défensif des militaires nigériens très solidaires a fait face à tous les assauts des Congolais. Que des ratés et pertes de balles tout ce temps. Vers la fin du deuxième quart temps de la seconde mi-temps, la détérioration climatique a fait que le stade est devenu sombre et l'arbitre central a dû interrompre la partie et exiger la mise en marche des projecteurs du stade suite à cette obscurité. A ce phénomène naturel, un autre est venu plonger les " Immaculés " dans le deuil. Dame la pluie s'est fait invitée dans le malheur du club congolais. Stoïques, les supporters de DCMP ont défie la pluie en restant sur place et espérant encore à un but venir. Et, le but n'arriva point. L'arbitre central a mis fin à la partie après avoir récupéré toutes les minutes perdues
Larmes aux yeux, les " Immaculés " n'ont fait que constater impuissants leur élimination devant leur public après ce nul vierge. C'est la seconde fois dans l'histoire de ce club qu'il est éliminé de la sorte, se retrouvant dans l'incapacité de remonter un but d'écart. Ainsi après Sfax de la Tunisie, maintenant c'est FAN du Niger de stopper la course de DCMP dans une compétition africaine.
Les causes d'une élimination à domicile
Le résultat enregistré par DCMP n'a pas du tout surpris ceux qui suivent de près cette formation. Car, les résultats enregistrés ces derniers temps par ce club aussi bien dans le championnat de l'Epfkin que des préliminaires de la Coupe du Congo n'auguraient rien de bon. Que l'on se souvienne de ses dernières prestations contre New Canon Buromeca, contre les Stars de Kinshasa. Le limogeage du staff technique des " volontaires ", le débauchage de l'entraîneur de MK, Zico Kadiwila, la récupération dans son staff technique de Moke Adede écarté de Lupopo pour insuffisance des résultats, … sont les signes précurseurs d'un échec. Sans bien sûr oublier les vieux démons de la division qui refusent de quitter le DCMP.
A ce chapelet des maux énumérés, il faut ajouter la croyance et la pratique fétichiste ancrés dans l'esprit de certains de ses dirigeants. Le spectacle indigne offert au public, samedi dernier au stade des Martyrs devant le ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo est une preuve irréfutable de cet état d'esprit. D'ailleurs, la suspicion et la présence " imaginaire " ou " réelle " de nombreux marabouts et autres féticheurs au stade des Martyrs ont fait des victimes.
Sur le plan technique, le trio Franc Köhl (directeur technique), Zico Kadiwila (entraîneur) et Moke Adede (entraîneur adjoint) qui n'a pas participé au recrutement de joueurs et n'ont pas encore eu suffisamment du temps pour travailler ensemble, ne pouvait opérer en marche. Ce trio a tenté de son mieux d'utiliser les pions à leur disposition. Cela n'est pas non plus une raison pour justifier les mauvais placements des joueurs sur le terrain, ni la pluie des ratés constatée samedi au stade.
De même, la lourde pression exercée sur le nouveau staff technique et les joueurs la veille et le jour du match les condamnant à se qualifier à tout prix n'a pas eu l'effet escompté. Non seulement, les acteurs principaux ont été sous pression, mais même le nouveau staff dirigeant a subi la même pression de la part des marchands d'illusions et autres intermédiaires des féticheurs.
Les dirigeants de MK s'en mêlent aussi
Après la triste élimination de DCMP, les dirigeants de MK club évoluant au championnat de l'Epfkin qui se réclament être le club le mieux organisé de la capitale, croisés dans un " Nganda " célèbre non loin du stade des Martyrs, dans la commune de Kasa-Vubu, donnent leur version de cet échec. " Les dirigeants de DCMP utilisent 'à crédit' notre joueur Tshilembi Tshilembi. Ensuite sans nous consulter, ils ont débauché notre entraîneur, Zico Kadivila en plein championnat. Pensez-vous qu'avec de telles pratiques ce club peut faire de bons résultats? Zico est lié avec nous par un contrat, c'est un bon entraîneur mais un mauvais analyste de jeu pendant une rencontre. Nous nous sommes des 'Bapende', ce club était voué à l'échec ". Pascal LIKANA
V.Club éliminé aux tirs au but !
L’impensable est arrivé hier au Nigeria. Le bateau V.Club s’écroule en huitièmes des finales de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF). Le club vert et noir, parti de Kinshasa avec trois buts d’avance sur son adversaire, n’a pas pu garder son avantage. Mené déjà un but à zéro en première mi-temps, les Dauphins noirs ont encaissé deux autres buts en deuxième mi-temps. C’est au deuxième tour des tirs au but que l’équipe locale a eu raison de son adversaire.
APPRENDRE & COMPRENDRE
Fête des Mères : une journée dédiée !
*Fête des Mères : un incontournable?
*Les petits mettent l'ultime touche à leurs cadeaux
La fête des Mères est une fête annuelle célébrée par les enfants en l'honneur de leur mère dans de nombreux pays. À cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux ou des objets qu'ils ont confectionnés à l'école. Cette fête est marquée également par les adultes de tous âges pour honorer leur mère.
Les premières traces de célébration en l'honneur des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère des dieux et notamment de Zeus. Ce culte était célébré aux Ides de Mars dans toute l'Asie mineure. Une fête religieuse romaine célébrait les matrones le 1er mars, lors des Matronalia.
Au XVe siècle, les Anglais fêtaient le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche du printemps. En 1908, les États-Unis développent la Fête des mères moderne telle qu'on la fête de nos jours, en instaurant le Mother's Day, en souvenir de la mère de l'institutrice Anna Jarvis. Le Royaume-Uni adopte à son tour cette fête en 1914, puis l'Allemagne l'officialise en 1923. D'autres pays suivent comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie ou l'Australie.
Tiré de Wikipédia
*Les petits mettent l'ultime touche à leurs cadeaux
En ce jour de la Fête des mères, les petits écoliers se pressent pour finir de bricoler le cadeau qu'ils offriront à leur maman ce dimanche. Certains enseignants profitent de cette occasion pour sensibiliser les petits au rôle des parents.
Les choses ont évolué. "Contrairement à autrefois, la fête des mères n'est plus seulement un jour où l'on remercie la maman", explique Marie-Hélène Stäger, de l'Association faîtière des enseignantes et des enseignants suisses (ECH). "Il s'agit de rendre les enfants attentifs à ce que les parents font pour eux et que cela ne va pas de soi", ajoute-t-elle.
Les enseignants sont toutefois libres de traiter ou non le thème durant leurs cours. D'une manière générale, ils le font. Et si tel n'est pas le cas, il arrive qu'ils reçoivent des réclamations...de la part des parents eux-même, souligne Mme Stäger.
Les plus grands écoliers passeront peut-être chez le fleuriste. Selon des chiffres de la branche, il se vend pour près de 50 millions de francs de bouquets et arrangements floraux chaque année en Suisse lors de cette célébration.
Les Helvètes fêtent leur maman depuis 1917. Ce sont les fleuristes, les confiseurs et les jardiniers qui ont fait pression pour que cette journée soit instaurée en Suisse.
La décision avait provoqué une levée de boucliers. Selon ses opposants, cette célébration était notamment en contradiction avec la retenue naturelle des Suissesses.
Les origines de la Fête des Mères sont bien plus anciennes. Alors qu'Isis, génitrice de tous les pharaons, était honorée dans l'Egypte ancienne, la Grèce antique vouait un culte à Rhéa, mère de Zeus. Les Romains, eux, célébraient Cybèle, la "Mère des dieux". Tribune de génève.ch
*Fête des Mères : un incontournable?
La fête des Mères est une journée comme une autre pour certaines, un jour magique pour d'autres et une journée douloureuse pour celles qui ont perdu un enfant ou leur mère.
Décriée par plusieurs qui dénoncent la commercialisation éhontée de toutes les fêtes - Noël, Saint-Valentin, Pâques, fête des Mères et des Pères -, la fête des Mères est quand même une occasion pour la majorité de dire à sa mère qu'elle est importante ou d'accepter de l'entourage immédiat les souhaits du cœur parce qu'on est devenue à notre tour une maman.
Le rôle de mère qui varie quand même un peu selon la culture et les origines a subi des transformations au fil des générations. Mais il demeure à la base celui d'être la principale fournisseuse de soins, d'être présente au quotidien pour les petits bonheurs comme les petits malheurs, d'être une conseillère, un guide vers qui on se tourne, celle par qui les valeurs et les traditions se transmettent. Le lien d'attachement qui nous lie à notre mère et qui maintenant nous lie à nos enfants survie à bien des épreuves, nous inspire et nous façonne.
Souvenirs
Je me souviens de mes premières fêtes des Mères. Que j'étais fière de dire que j'étais maman! Cette journée-là était comme une journée d'Action de grâce pour moi, pour remercier la vie de m'avoir fait le cadeau d'être mère deux fois, pour apprécier encore plus la chance que j'ai eue de rencontrer celui qui allait devenir le père de mes enfants et qui s'est avéré un papa merveilleux. Particulièrement, la première fois, en 1996, j'ai passé la journée avec un sourire béat sur les lèvres, ma poulette de 2 mois dans mes bras à la regarder comme la 8e merveille du monde! C'est comme un virus que toutes les mamans développent, et le jour de la fête des Mères, on a le droit de l'afficher sans honte aucune!
Avec les années, j'ai amassé plein de beaux dessins colorés, des cartes bricolées avec imagination, des poteries difformes qui deviennent des œuvres d'art parce qu'elles ont été fabriquées par mes enfants, au moins 3 tasses à café, un porte-clés (fabriqué avec un pot de pilule vide et un crayon de cire) et quelques kilos de chocolat, mon péché mignon! Mamanpourlavie
Témoignage
Nous avons utilisé notre page Facebook pour sonder les autres mamans : Que vous inspire la fête des Mères? Pour vous, pour votre mère, votre grand-mère? Qu'auriez-vous envie de dire? Est-ce une journée spéciale? (réunion de famille, sortie au resto, déjeuner au lit, etc.) Recevrez-vous un cadeau? Voici le résultat de ce sondage éclair!
Première fête des Mères
Pour moi cette année, la fête des Mères représente la réalisation d'un rêve. Le rêve d'une vie, celui d'être enfin maman! Marie-Josée
et Stéphanie
Ce sera normalement ma 1re fête des Mères... Avec cadeau, car ma poupée est à l'école. Sinon, mon plus beau cadeau c'est d'être mère depuis janvier 2007 et de l'être à nouveau bientôt... Pas besoin de jour particulier pour moi, c'est tous les jours la fête des Mères! Frédérique
Pareil pour moi : le rêve d'une vie! J'suis la maman la plus fière du monde! Stéphanie
Ça sera ma première fête des Mères cette année, je suis toute excitée! Avant, on avait un grand souper de famille, maintenant c'est devenu plus tranquille depuis le décès de ma grand-mère. Probablement un souper avec ma maman ou ma belle-maman! Kim
C'est pour moi aussi ma première fête des Mères en tant que maman... Je ne m'attends pas à recevoir de petit cadeau... Normalement, je profite de cette journée pour appeler ma mère et lui souhaiter une bonne fête des Mères... Juste une petite pensée pour cette journée. Anne
J'ai réalisé cette semaine que c'était ma première fête des Mères avec ma fille, wow! Catherine
Ce sera ma première fête des Mères! Je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. Ma fille n'a que 10 mois donc évidemment je ne m'attends pas à grand-chose de sa part, mais sinon je pense toujours à ma maman... Habituellement, on soupe toute la famille ensemble et je lui apporte des fleurs! Annie
Cette année, c'est ma première et ce sera le baptême de mon fils! Je ne donne pas de cadeaux aux mères de ma vie, par contre je profite toujours de cette journée pour leur écrire un petit mot et les dorloter! Vicky
Cette année, c'est également ma première fête des Mères. Habituellement on passait la journée en famille prendre du bon temps. Si je reçois un cadeau, ce sera plaisant, mais passer cette journée avec ma fille de bientôt 9 mois et ma famille me comble déjà suffisamment. Geneviève
Une journée
bien spéciale
Fête des Mères, fête de moi-même, fête de ma maternité, avec mon fils adoré de 15 mois et du bébé que je porte dans mon ventre. Lauren
Pour moi, c'est aussi ma fête alors c'est une fin de semaine toujours bien remplie. Mélanie
Ce sera ma 2e fête des Mères pour ma part. On fête tranquillement cette fête en famille. J'appelle ma mère et ma sœur pour leur souhaiter bonne fête, ma grand-mère est décédée en 1998. Annie-Claude
La fête des Mères est la chance que j'ai d'être mère d'un magnifique garçon de 4 ans et tout le bonheur qu'il m'apporte! Nous fêtons en famille, ma mère, ma grand-mère maternelle et les autres mamans de ma famille élargie. Isabel
Je n'ai aucune idée de combien de fêtes des Mères il me reste… Je suis hypothéquée pas mal. Pour moi, la fête des Mères est une fierté de regarder mes 2 fils et me dire C'EST MOI LEUR MÈRE! Ma fille est morte à l'âge de 5 ans et chaque année, je l'entends me dire Bonne fête maman, xxx Bonne fête à toutes les mamans du monde! Johanne
Habituellement, mon conjoint souligne cette journée en me gâtant un peu! Ce sera ma troisième fête des Mères et j'aime bien ça! Karoline
Pour moi aussi, c'est le rêve d'une vie. Chaque jour, mon fils m'apporte le plus beau des bonheurs, celui d'être maman. Chaque petit pas, chaque petite nouvelle chose, chaque caresse et chaque câlin font que je suis la plus heureuse des mamans. La fête des Mères, c'est une journée spéciale, mais quelle journée ne l'est pas lorsqu'on a l'honneur de se faire appeler maman? Rachel
Il y a deux ans, j'ai appris à la journée de la fête des Mères que j'étais enceinte. Ma fille a aujourd'hui 16 mois et je viens d'apprendre que je suis enceinte de mon deuxième. Je suis vraiment très heureuse. Geneviève
Je fête ma maman
Une fête où je n'oublie jamais de fêter à ma maman, accompagnée d'un petit cadeau. Moi, mes filles sont trop petites pour me faire un cadeau alors si leur père y pense, ce sera une surprise. MAMAN, JE T'AIME. Céline
Pour moi la fête des Mères, c'est un jour où je prends le temps de rendre un peu à ma mère et à ma grand-mère qui ont été très présentes dans ma vie. C'est une journée pour leur faire savoir à quel point elles ont été de bonnes mères et le sont toujours. Si les enfants pensent à moi, tant mieux, mais ce n'est pas pour les cadeaux. Pour moi, c'est tout sauf une fête commerciale (surtout que les cadeaux sont des bricolages souvent! Stéphanie
Je ne fêterai pas cette année, car je suis enceinte de 31 semaines. Par contre, j'en profite pour gâter ma mère à moi. Je l'amène se faire bichonner un peu et en plus, c'est sa fête le vendredi suivant, donc on fait un souper intime pour les deux évènements, mes parents, mon conjoint et moi. Une fondue chinoise + 3 desserts que je vais avoir préparés pour elle. J'ai déjà hâte! Jessica
Mamanpourlavie
Facebook : 48% des parents américains seraient amis avec leurs enfants
Selon une étude récente menée par le site américain Retrevo à l'occasion de la Fête des Mères, portant sur la relation entre les parents et leurs enfants à travers le Net et les gadgets, 48% des parents présents sur Facebook ajoutent leurs enfants dans leur liste d'amis.
" Il apparaît que ce sont principalement les parents d'adolescents qui sont susceptibles d'être amis avec eux sur le réseau social. Beaucoup admettent que c'est une situation parfois difficile, mais qu'ils apprennent énormément sur leurs enfants. C'est probablement pourquoi les adolescents sont réticents à devenir "amis" avec leurs parents " explique Andrew Eisner, l'un des responsables de Retrevo.
Les 1000 personnes interrogées dans le cadre de l'étude ont également été questionnées sur l'âge auquel les enfants devraient, selon eux, avoir accès aux réseaux sociaux. Pour 36% d'entre elles, l'âge idéal se situe entre 16 et 18 ans. 30% considèrent que Facebook et consorts deviennent accessibles entre 13 et 15 ans, 26% après 18 ans, et enfin, 8% fixent la barre en dessous de 13 ans.
Autre point abordé par l'enquête : l'attitude des parents face à des enfants qui se conduisent mal. Et les punitions en rapport avec les accessoires high-tech et Internet dominent, car si les deux premières solutions citées consistent à discuter avec l'enfant ou à le priver de sortie, les options suivantes consistent à le priver de télévision, de téléphone mobile, d'Internet, et enfin… de réseaux sociaux !
Les outils technologiques apparaissent donc, au travers de cette étude, comme un moyen privilégié par les parents pour garder un œil sur leur progéniture... Reste à savoir si la démarche est réellement efficace.
Et puis, avoir sa mère sur Facebook, ça n'est pas toujours l'idéal. La preuve via vidéo issue d'une de nos récentes revues de web ! FB
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