Silence au
Palais !
Calme plat. Silence de cimetière. Rien à signaler. Voilà ce que s'entend répondre tout celui qui s'avise à prendre les nouvelles du Palais de la Nation. C'est à croire que plus rien ne bouge dans le saint des saints du pouvoir rd congolais. Maître du jeu politique, Joseph Kabila n'a jamais autant entretenu sa légende d'homme insondable.
Alors que tout le landerneau politico-médiatique kinois attend les signaux du fameux remaniement, rien ne filtre. Alors que tous les cénacles de la coalition au pouvoir attendent que la "haute hiérarchie" donne le «la» des consultations, rien de tel ne se dessine. Alors que nombre de députés pressentis ministres sont presque fatigués de ronger leurs freins, aucune éclaircie ne se signale dans le ciel gris de la kabilie. Alors que des ministres en fonction attendent depuis longtemps d'être fixés sur leur sort, l'ordonnance-couperet n'est toujours pas sur la table du Raïs.
Est-ce pour meubler ce long suspense que des rumeurs bien de chez nous quittent les bas quartiers de Kinshasa pour atteindre même la ville haute. Possible. Il n'est plus rare de voir un ministre en fonction ou un député se gaver de la rumeur. Les bruits à l'évidence invraisemblables sur la démission du Premier ministre ont été la denrée la plus consommée dans la jet set politique kinoise. Perdant son latin, un diplomate occidental en poste à Kinshasa n' a pas caché son trouble en réalisant que certains officiels congolais aient puisé dans la rumeur pour le renseigner!
Avec la prestation médiatique du chef du gouvernement, la rumeur sur son "départ" s'est dégonflée. A quelle sauce les Congolais seront-ils mangés demain? Attendons voir.
A moins que, sur ces entrefaites, Joseph Kabila décide enfin de faire le ménage. Lui qui avait annoncé urbi et orbi qu'il allait opérer de profonds changements au niveau de son cabinet et du gouvernement. D'une stricte annonce présidentielle, le remaniement est, dans l'entre temps, devenu un impératif. Tant le gouvernement se retrouve amputé de certains ministres.
Tout le problème c'est que, fort de sa majorité, le Raïs a encore toutes ses cartes entre ses mains. Il a donc la maîtrise de son agenda. Mais, un coup d'œil sur l'échéancier du quinquennat renseigne que le Président ne saurait apprivoiser le temps pour longtemps.
José NAWEJ
Homme
de mission
Adolphe Muzito a, enfin, parlé. Au terme d’une heure et demi d’entretien avec une brochette de vedettes du petit écran, un constat : Muzito est resté égal à lui-même. Depuis son accession au n°5 de l’avenue Roi Baudouin à ce jour, le Premier ministre se veut un homme de mission. Pas plus.
D’entrée de jeu, Adolphe Muzito a cru devoir recadrer le débat. L’action gouvernementale s’inscrit dans la trame de la vision globale d’essence nationaliste qu’incarne Joseph Kabila, a martelé le chef du gouvernement. En d’autres termes, Adolphe Muzito n’est qu’un maillon, fût-il important, d’une longue chaîne qui prend racine dans le combat des ancêtres nationalistes.
Autre emphase dans la prestation du Premier ministre, cette référence constante à la Majorité. Signe qu’Adolphe Muzito est parfaitement soluble dans la République. Ce n’est pas sa politique qu’il met en oeuvre. C’est le programme de la Majorité découlant du projet du Président qu’il décline au quotidien. L’on comprend dès lors que tout au long de sa prestation médiatique, le Premier ministre ait fait l’économie du «je».
Plus fondamentalement, c’est un Premier ministre très cinquième République à la française qui s’est exprimé le week-end. Au demeurant, on n’invente pas la roue. Le régime semi-présidentiel rd congolais a été, pour ainsi dire, calqué sur le modèle hexagonal. En France, hormis en situation de cohabitation, le Premier ministre est en somme un homme de mission. C’est le Président qui est l’homme d’ambition. Il en a été ainsi de Pompidou sous De Gaulle, de Barre sous Giscard d’Estaing, de Mauroy sous Mitterrand, de Juppé sous Chirac, et présentement de Fillon sous l’hyper Président Sarkozy.
Plus d’un an après son avènement à la Primature, Adolphe Muzito n’a pour agenda que sa mission. Toute sa mission et rien que sa mission. S’il n’ignore pas qu’au sein même de la majorité des messes noires se tiennent pour obtenir sa tête, Muzito Shindani maintient le cap sur l’essentiel. Ceux de ses détracteurs qui l’attendaient au tournant de la polémique politicienne peuvent déchanter. Aux côtés de Joseph Kabila dans la salle des urgences, le «docteur» Muzito n’a pas une seconde à investir dans la politique politicienne. Il n’a pas non plus une seule minute à consacrer à la gestion des rumeurs, façon très kinoise, que distillent à forte dose des officines politiques.
Moralité : on aura tout reproché au Premier ministre, sauf d’être ...un homme de mission à la tête du gouvernement de mission.José NAWEJ
L’UA sans le patron de la SADC !
Il n’y a pas un seul congolais équilibré qui n’ait salué le retour de la RDC sur la scène internationale. Pas un seul qui n’ait apprécié que Kinshasa ait épongé ou, à tout le moins, payé une bonne part de ses arriérés dans nombre d’organisations sous-régionales ou continentales. C’est le cas de l’Union africaine où la RDC vient de régulariser sa situation financière. Ce géant d’Afrique centrale peut à nouveau se faire entendre au sein de l’organisation panafricaine.
On pouvait donc s’attendre à une représentation au niveau le plus élevé de l’Etat à l’occasion du 14ème sommet de l’UA qui vient de se tenir à Addis-Abeba. La présence du Président Kabila allait parachever, à l’échelle continentale, la renaissance diplomatique de la RDC. De plus, en sa qualité de président en exercice de la SADC, Joseph Kabila est porteur d’un discours qui dépasse le strict cadre rd congolais. Au moment où l’espace SADC charrie des dossiers brûlants comme celui de Madagascar et du Zimbabwe, il était particulièrement indiqué que le responsable attitré de la sous-région édifiât l’organisation continentale à ce sujet.
Certes, Kinshasa a été représenté par son ministre des Affaires étrangères. Lequel, du reste, fait un mandat remarquable à la tête de la diplomatie congolaise. Mais, dans un sommet de chefs d’Etat, un ministre des Affaires étrangères est bien enclin à faire profil bas, préséance et contraintes du protocole obligent. Et en Afrique sans doute plus qu’ailleurs, la diplomatie est avant tout l’affaire du Président. Le poids, et donc le retentissement d’un discours diffère selon qu’il est présenté par un chef d’Etat ou qu’il est lu par un ministre des Affaires étrangères.
C’est donc une participation moyenne que la RDC vient d’accomplir à Addis-Abeba. Le Raïs congolais aura été parmi les grands absents.Ca commence à faire un peu beaucoup. Puisque le Président n’a pas non plus fait le déplacement de New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Dans la maison de verre, plus d’un observateur n’avait pas hésité à parier sur l’arrivée du numéro1 congolais auréolé de son rang de président en exercice de la SADC. Joseph Kabila venait aussi de faire la paix de braves avec ses deux voisins de l’Est:le Rwanda et l’Ouganda. A l’arrivée, le Raïs s’est fait représenter par le ministre Thambwe.
Il y a sans doute l’agenda intérieur qui ne permet pas toujours au Président de se rendre aux sommets internationaux. Il y a aussi les contraintes budgétaires. Le déplacement d’un chef d’Etat nécessitant des moyens autrement plus importants. Par ce temps d’austérité, un service minimum est préférable à une méga représentation par définition fort coûteuse. Joseph Kabila lui-même avait évoqué ces limites financières.
Il n’en demeure pas moins que l’enjeu de la dernière assemblée générale de l’Onu et celui du tout récent sommet de l’UA requérait la présence sinon du chef de l’Etat congolais, mais en tout cas du Président en exercice de la SADC. José NAWEJJosé NAWEJ
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AVEC L’INTERPELLATION A VENIR DE TROIS MINISTRES PROVINCIAUX
L’équipe Kimbuta dans le collimateur des députés
Les plus hautes autorités de la RDC avaient eu à déplorer, plus d’une fois, la passivité frisant la complicité qui a toujours caractérisé les députés provinciaux face aux gouvernements correspondants, c ‘est-à-dire les gouvernements provinciaux. Dans toutes les provinces, les observateurs avertis ont remarqué que les gouvernements provinciaux étaient presque sous la botte de l’Exécutif. Ce qui expliquerait, en partie, que les gouvernements provinciaux ne fournissent pas suffisamment d’efforts pour maximiser les recettes à compétence provinciale. Le Gouvernement central a même déploré plusieurs fois cette attitude parce que les assemblées provinciales n’exerçaient pas assez leur pouvoir de contrôle. En ce début de l’an 2010, les choses commencent à changer. A Lubumbashi, par exemple, des députés provinciaux voulaient interpeller le gouvernement provincial et même le questeur de l’Assemblée provinciale. Et, après Lubumbashi, c’est le tour de Kinshasa où les motions pleuvent non pas pour la parade, mais pour déboucher sur des interpellations. Comme quoi, les députés veulent s’affirmer. C’est ainsi que, dans la capitale congolaise, trois ministres provinciaux se retrouvent déjà dans le collimateur des élus de Kinshasa. On ne peut que s’en féliciter. Car, la collaboration entre les institutions n’équivaut pas à la complaisance. Lorsqu’il est régulièrement contrôlé, le gouvernement provincial peut réaliser beaucoup plus des recettes.
Décidément, à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, les députés tentent désormais de passer à la vitesse de croisière dans leur mission de contrôle de l’Exécutif provincial. C’est du moins ce que l’on peut retenir de la séance d’hier sous la direction du président Roger Nsingi. Guy Matondo, ministre provincial en charge des Finances, Roddy Mpika Massamba, ministre en charge des Transports, Tourisme, Culture et Arts, et Antoine Bidingi, ministre en charge des Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, font désormais l’objet, chacun, d’une interpellation.
En effet , après avoir répondu aux questions orales leur adressées par les députés provinciaux Kiaku Mayamba pour le ministre Roddy Mpika Massamba et Martin Fayulu pour le ministre Guy Matondo, les deux membres de l’Exécutif provincial ont vu ces questions se transformer en interpellations. Car, disent les deux députés «insatisfaits», «ils n’ont pas convaincu à travers leurs réponses». Quant au ministre des Affaires foncières, son interpellation se justifie par le fait qu’il avait fait l’objet, pour les mêmes faits pratiquement, d’une question orale et d’une interpellation à l’Assemblée.
Que faut-il donc attendre de cette série d’interpellations? A en croire certains députés provinciaux rencontrés dans la cour de la salle Boboto qui abrite les plénières de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, si ces trois ministres ne rencontrent toujours pas les préoccupations des élus de la capitale congolaise, il faudra alors en tirer les conséquences conformément à la procédure. Selon un député provincial qui s’est voulu plus précis, cela peut aller jusqu’à la motion de défiance contre les ministres.
Voilà donc qui tend à accréditer la thèse selon laquelle, accusés de complaisance envers tous les membres de l’Exécutif provincial de la ville de Kinshasa, les députés provinciaux, là où seul Martin Fayulu semblait sortir du lot, tentent maintenant de se rattraper en prenant leurs responsabilités. Encore faut-il aller jusqu’au bout de la logique pour que cela serve de leçon et que les Kinois tirent réellement profit du mandat de leurs élus.
Or, à quelque moins de deux ans de la fin du mandat, il importe de redorer le blason, du reste terni, de l’Assemblée provinciale de Kinshasa qui ne semblait pas, jusque là, se démarquer de l’Exécutif. M. M.
REAGISSANT AUX REPONSES DU MINISTRE PROVINCIAL EN CHARGE DES FINANCES
Martin Fayulu crève l’abcès:«Il y a détournement»
Martin Fayulu, député provincial de Kinshasa. Voilà un compatriote qui n’est plus à présenter. Celui que l’on présente parfois comme le bourreau du gouverneur André Kimbuta ou l’un de rares à défendre l’image de l’Assemblée provinciale à travers la mission du contrôle à exercer sur l’Exécutif provincial, s’occupe actuellement du ministre provincial des Finances. Martin Fayulu veut, au nom des Kinois, voir clair dans la gestion recettes réalisées sur la vente des vignettes. Après une question orale à laquelle le ministre concerné n’aurait pas donné satisfaction aux préoccupations des députés, Martin Fayulu passe à une interpellation. Quelle évaluation fait-il des réponses du ministre Guy Matondo et quelle suite pourrait-il réserver à l’interpellation si jamais le ministre ne donnait pas non plus satisfaction, le député Fayulu s’en explique à travers l’interview qu’il nous a accordée hier dans la cour de la salle Boboto.
Il semble que, lors de la question orale adressée au ministre ayant dans ses attributions la Culture et Arts, au sujet de la gestion de la publicité, vous vous étiez montré clément envers le gouverneur?
Non, il ne s’agissait pas du gouverneur, il s’agissait plutôt du ministre des Transports, Tourisme, Culture et Arts et la question portait sur la publicité. Cela parce que l’Assemblée avait pris un édit sur la réglementation de l’affichage des panneaux publicitaires. Le collègue Kiaku Mayamba avait posé la question de savoir qu’est-ce que ce centre de profit a donné comme recettes en 2007, en 2008 et 2009. Il y avait aussi des questions subsidiaires. Le ministre est venu et a répondu que la ville de Kinshasa connaissait beaucoup de problèmes, entre autres que le Premier ministre Antoine Gizenga avait envoyé une lettre au Gouvernement pour dire que cet édit a violé la Constitution et tant d’autres émanant du Gouvernement central et les lettres d’autres ministères. Je suis monté pour dire que j’étais très étonné et que cette situation était très dangereuse et qu’on n’avait pas un gouvernement ici et que les relations entre le gouvernement provincial et l’Assemblée n’étaient pas normales et qu’il y avait donc un problème de communication. Comment se fait-il qu’il y a de telles correspondances qui datent de plus d’une année et que c’est seulement là à l’Assemblée provinciale, parce qu’il y a une question orale du collègue Kiaku Mayamba, que nous devons le savoir. On devrait le savoir depuis très longtemps pendant l’élaboration du budget. D’ailleurs, pendant l’élaboration du budget, j’ai posé la question de savoir pourquoi on a prévu autant pour la publicité et qu’il n’y a rien. On n’a pas donné de réponses alors qu’on pouvait le dire en ce moment là qu’on ne pouvait pas réaliser des recettes pour telle ou telle autre raison. Et qaujourd’hui, on vient nous dire que le Gouvernement central a fait obstruction? Donc, il y a un problème. C’est que ce Gouvernement est un Gouvernement d’incompétents. J’ai dit cela et on m’attribue autre chose. Non, j’ai dit qu’il y avait un problème et j’ai soutenu les collègues qui ont dit qu’il faut saisir la Cour suprême de justice qui fait office de la Cour constitutionnelle pour parler de ce problème. Mais, je suis allé plus loin pour dire qu’il y a des institutions parmi lesquelles il y a la conférence des gouverneurs des provinces. Ce sont des questions sérieuses et le gouverneur de Kinshasa devrait évoquer ce problème lors de ces réunions. Et s’il ne trouvait pas satisfaction, il devrait venir à l’Assemblée provinciale. J’ai posé deux questions: d’abord sur l’état des recettes 2007-2008-2009 comme le collègue Kiaku l’avait demandé et sur la liste exacte des agences qui versent ces recettes, et enfin, quid du plan cadastral qu’il fallait élaborer parce que le ministre a parlé, mais je ne l’ai pas saisi parce qu’il n’était pas très audible et pourquoi il accepte des affiches dans des zones interdites. Avec ça, vous dites que j’étais clément envers le gouverneur, il ne s’agissait pas du gouverneur, mais du ministre qui était devant l’Assemblée et il n’y avait pas à être clément, j’ai fait mon travail de député. J’ai donc posé des questions et j’ai stigmatisé le comportement du gouvernement provincial qui n’était pas un gouvernement responsable.
Vous aviez adressé une question orale au ministre provincial des Finances et, apparemment, on tend vers une interpellation?
Pas apparemment. J’ai posé questions, le ministre a répondu et j’ai conclu que je n’étais pas satisfait sur ses réponses. Le ministre a essayé de fuir la question, de faire une fuite en avant. Mais, il a totalement déstructuré la DGRK, il s’est érigé là en juge et partie, il a ouvert des comptes spéciaux lui-même, qu’il gère lui-même et la loi l’interdit. Je lui ai demandé combien ces comptes ont encaissé et s’il y a eu décaissement de ces comptes sur les recettes des vignettes, combien ont été décaissés et au profit de qui la liste faisant foi. Le ministre provincial des Finances n’a pas su répondre à toutes ces questions et aussi à la question fondamentale pour savoir si ces comptes concernent les recettes, les dépenses ou les deux à la fois. Il n’a pas su répondre, c’est pour cela que j’ai transformé la question orale en interpellation.
Est-ce à dire qu’il n’y a aucune transparence au niveau de la gestion des recettes des vignettes et que vous n’êtes au courant de rien au niveau de l’Assemblée provinciale?
Non, au départ quand on gère les comptes, la Dgrk n’a pas intérêt à nous informer, nous nous allons chercher l’information. Mais, quand nous trouvons que nous avons besoin de l’information, l’Assemblée provinciale a des moyens pour obtenir cette information. Et la question orale est l’un de ces moyens. Je pouvais faire une question écrite, c’est aussi un moyen d’information, mais j’ai fait une question orale pour avoir plus d’informations. J’ai donc posé la question, mais des informations que j’ai reçues, il se trouve qu’il y a comme un détournement, ou tentatives de détournements et même détournements de fonds parce que les fonds de la vignette devraient être payés dans les comptes des receveurs qui, à leur tour, devraient faire des virements pour les envoyer dans le compte général de la ville comme la procédure l’indique. Mais, il se fait que le ministre a fait des dépenses sur ces comptes. Donc, il y a détournement.
Lors du lancement de l’impôt foncier et l’impôt sur le revenu locatif, le gouverneur semblait justifier l’utilisation des recettes des vignettes par l’éclairage public sur l’avenue des Huileries?
Ça, c’est du meli mélo. Il faut que les gens soient sérieux. On ne dit pas aux gens des choses qui viennent comme ça dans la tête parce que les gens sont là, vous pensez que tous les Kinois ne comprennent absolument rien et vous leur dites des choses pour leur faire plaisir. Non, il faut qu’on soit sérieux. L’éclairage public, on nous le dira, on posera la question en son temps pour qu’on nous dise de quoi ça retourne exactement et pour éclairer la lanterne des Kinois. Mais, ça n’a strictement rien avoir, la question que je pose, les gens ont payé la vignette et où est passé cet argent. Monsieur le ministre, vous n’avez pas le droit d’ouvrir d’un compte spécial, pourquoi vous avez ouvert des comptes spéciaux, un point, un trait. Aujourd’hui, il y a des gens qui posent des questions sur la deuxième entrée de la commune de N’Djili. Depuis quand a-t-on lancé les travaux? Cela fait trois ans, voire quatre ans. Pour faire un kilomètre de route, cela doit prendre trois ou quatre ans? Et le jour où il faudra faire deux cents kilomètres, qu’est-ce qu’il faudra faire?
Apparemment, il se pose un problème de fonds parce que l’entreprise avait commencé les travaux en trombe pour les arrêter par la suite?
L’entreprise commence, arrête, reprend, arrête ... Moi même, j’étais à N’Djili samedi dernier, j’ai vu qu’ils ont encore commencé alors qu’il y a trois semaines, il n’y avait rien. Mais, on va reprendre combien de fois? Vous savez, en construction, ça coûte cher ce genre de choses. Aujourd’hui, par exemple, il a plu. C’est-à-dire que là où on avait déjà compacté, l’entreprise doit encore recommencer. C’est un coût supplémentaire. Donc, il faut faire le travail programmé. C’est ce qu’on appelle la méthode perte. Quand on programme, on sait dans quel délai le travail se termine. Certainement que quand SAFRICAS avait commencé, ils avaient convenu d’un délai, je ne pense pas que ce délai était de quatre ans. Aujourd’hui on dépense l’argent inutilement pour des choses dont on n’a pas besoin et on oublie l’essentiel. Les kinois continuent à croupir dans la misère et il y a certaines personnes qui sont en train de se prélasser en utilisant l’argent de la population. C’est malheureux parce que une population aussi démunie, il faut avoir pitié d’elle, il n’y a pas d’amour, il n’y a pas d’amour du prochain.
Mais, en passant ainsi d’une question orale à l’interpellation, à quoi doit-on donc s’attendre ?
Si le ministre ramène les mêmes réponses et que je ne suis toujours pas satisfait, il y a des sanctions supérieures prévues par le règlement intérieur de l’Assemblée provinciale ...
La motion de défiance ?
Peut-être par exemple, c’est une des sanctions prévues par le règlement intérieur.
Et si la majorité ne vous suit pas dans cette voie?
Ce n’est pas mon problème, je ne rends pas compte à l’Assemblée, je rends compte à la population de Kinshasa qui est souveraine. Je suis en train de vivre ma citoyenneté, c’est-à-dire que je dois aider ma communauté et je suis en train de remplir une mission tout à fait constitutionnelle et ce, conformément à l’article 197 de la Constitution dans sa deuxième partie. Je participe au développement de ma communauté et il faut que le peuple ne reste pas amorphe, mais qu’il puisse réagir en temps opportun.
Quelle cote pouvez-vous attribuer à l’Exécutif provincial de Kinshasa?
On m’a déjà posé cette question deux fois. La première fois, j’ai dit zéro pointé et la deuxième fois, j’ai dit deux parce que quand quelqu’un répond à devoir, quand quelqu’un a rempli une feuille juste parce qu’il a utilisé son encre, son stylo pour écrire, on peut ne fût-ce que lui donner deux. Je crois que je serai obligé de revenir sur la cote de zéro pointé. Et c’est vraiment zéro pointé. Propos recueillis par Marcellin MANDUAKILA
ASSEMBLEE NATIONALE
Le député Godefroid Bayoli Kambale confirme sa démission
Après sa lettre adressée au bureau de l’Assemblée nationale pour annoncer sa démission et lorsqu’elle a été lue au cours de la séance plénière du mardi 09 février dernier par le président de la chambre basse, Evariste Boshab, le député Godefroid Bayoli Kambale s’est présenté personnellement hier dans la salle du Congrès. L’ouverture de la plénière, le président del’Assemblée nationale lui a accordé la parole en vue de clarifier le contenu de sa lettre à l’attention de ses collègues. Prenant la parole, l’élu de Butembo a juste persisté et signé pour sa démission telle que signifiée dans sa correspondance.
« Je confirme par cette occasion ma démission suite à ma lettre du 26 janvier 2010. En effet, dans le souci de représenter valablement mon électorat, j’ai établi qu’il était bon de laisser la place à mon premier suppléant. La démission est un droit garanti par notre Constitution », a-t-il souligné.
L’occasion faisant le larron, Godefroid Bayoli Kambale a exprimé son indignation suite à la déclaration d’un de ses collègues députés qui a utilisé le micro de l’Assemblée nationale pour le salir. Dans sa réplique, il a rejeté en bloc ce qu’il a qualifié « de mensonges » mis sur son dos.
En claquant la porte de l’hémicycle, l’élu de Butembo laisse le siège à son premier suppléant. Dorian KISIMBA
AFIN D'Y PUISER FORCE ET MODELE POUR LE DEVELOPPEMENT
Le BDM préoccupé par la vulgarisation de la sagesse négro-africaine
L'idéal du parti panafricain Bundu dia mayala (BDM) de Ne Muanda Nsemi est celui d'approfondir la culture et la sagesse négro-africaine et d'y puiser la force et le modèle du développement de l'Afrique. C'est ce combat d'idées qui a amené l'actuel président de BDM d'écrire plus de deux cents brochures et d'organiser plusieurs causeries, conférences et assemblées de réveil, de sensibilisation et d'orientation de l'opinion publique vers les idées justes. En clair, le BDM travaille pour provoquer l'émergence en Afrique centrale, d'une civilisation moderne particulièrement adaptée à la mentalité négro-africaine. L'émergence d'une pareille civilisation sont notamment, la réhabilitation des valeurs positives de la culture africaine, de la tradition, donc de la sagesse africaine.
A en croire Ne Muanda Nsemi, l'acquisition de la technologie moderne et sa jonction avec les valeurs positives de la sagesse négro-africaine constitue un atout important du développement africain. BDM soutient que l'Africain nouveau du troisième millénaire doit être doté de la science moderne et de la sagesse africaine. Car tout peuple coupé de son passé, de sa langue, de son génie, de ses ancêtres, de sa sagesse traditionnelle est comme un arbre déraciné. Tôt ou tard, ce peuple sombrera dans le vide culturel qui facilite toutes les dominations.
Selon un adage populaire : " Si tu veux changer le monde, change la pensée des hommes ". En effet, lorsque la pensée de l'homme change, l'homme lui-même change. Et lorsque la mentalité de ce dernier change, il peut provoquer des changements dans sa société. Il est donc impossible de changer la situation lamentable actuelle de l'Afrique centrale, sans un changement de mentalité, dans la manière de voir les choses et d'agir.
L'Afrique est paralysée actuellement par une foule d'idées fausses, savamment entretenues par les forces du mal. Il est question de critiquer ces idées fausses, de les déraciner et de les remplacer par des idées justes qui engendrent le progrès matériel et spirituel des peuples. Voilà à quoi le BDM va désormais s'atteler. Ce parti va s'attaquer aux idées fausses en politique, en science et dans le domaine culturel. Car tout combat politique a une dimension culturelle, pense le BDM.
En d'autres termes le BDM livre un grand combat d'idées et non pas d'individus, de tribus, d'églises ou de communautés. Dans un combat d'idées, les armes sont les idées dynamiques. On attaque par des idées et on riposte par des idées. L'objectif est d'ébranler et d'écrouler l'idée fausse, afin de permettre à l'idée juste de prendre sa place et de provoquer ce changement de mentalité qui engendre le progrès matériel et spirituel des peuples.
Dans la vie, on ne peut jamais aimer quelque chose qu'on ne connaît pas. Ainsi, pour amener le citoyen congolais à aimer son pays, il faut faire connaître aux Congolais leur histoire, leurs ressources naturelles. En matière de langues par exemple, chaque vrai nationaliste congolais doit au minimum connaître les quatre langues principales de la RDC à savoir, le kikongo, le tshiluba, le lingala et le swahili. Simard Simon TSOUMBOU
PROFITANT DE LA CRASSE DU MARCHE CENTRAL DE KINSHASA
Des laveurs de pieds se donnent de l’emploi
Bidons d’eau à la main, ils attendent de pieds fermes leurs clients aux différentes sorties du Grand marché de Kinshasa. Ces jeunes gens en âge de travailler s’adonnent au lavage des pieds des femmes en provenance du Marché central et en quête d’un moyen de transport pour rentrer chez elles. Le coût du service s’élève à cent Francs congolais (100 Fc) par pied. Certains laveurs se munissent des gants. D’autres pas.
Le métier paraît quelque peu insolite. Mais il ne constitue nullement un motif de gêne pour ses pratiquants. Car, à la fin de la journée, certains laveurs réunissent facilement neuf mille Francs congolais (9000Fc), soit l’équivalent de dix dollars américains (10$US). « Tout dépend de l’heure à laquelle on commence. Généralement en début d’après-midi. Les Kinois fréquentant le Marché central et qui en sortent par la commune de Kinshasa, rencontrent ces laveurs le long de l’avenue du Kasaï, précisément à ses différents croisements avec les avenues Kato, Rwakadingi et Itaga.
Interrogé, un jeune laveur de 19 ans n’a pas eu sa langue en poche. Hugo est son nom. « Je ne me gêne pas du tout de m’occuper de cette façon. Cette activité m’a rapporté un peu plus d’argent pendant les périodes de fête. Vous vous souviendrez que le mois de décembre a été particulièrement pluvieux à Kinshasa. En même temps, c’est pendant cette période que la plupart des femmes fréquentent le Marché central pour préparer les fêtes de fin d’année. Ce sont ces précipitations abondantes et régulières, couplées avec la forte fréquence qui nous avaient inspiré ce petit job. Les femmes sortent du Marché central avec des pieds complètement couverts d’épaisses couches de boue. Ne pouvant pas monter dans le bus avec les pieds sales, les femmes cherchaient à tout prix à se les laver. Nous étions peu nombreux au début. Actuellement, d’autres jeunes moins âgés et parfois aussi âgés que nous, nous ont finalement rejoints parce qu’ayant compris que ce n’était pas du temps perdu. En tout cas, il n’y a pas de sot métier. Je préfère laver les pieds des femmes en lieu et place de me déambuler inutilement. Mais ce petit métier est ponctuel. Nous le pratiquons que quand il a plu sur la ville.»
Un Grand marché et un dépotoir
L’environnement de la ville de Kinshasa, pris dans son ensemble, pêche par un manque criant d’hygiène. Le constat est irréfutable : Kinshasa est une ville insalubre. Certaines personnes, comparant la capitale de la RD Congo avec celles d’autres pays du Continent noir, concluent que la ville de Kinshasa est la plus sale d’Afrique. Raison ou pas, la réalité nous rattrape. Parmi les sites les plus commentés de l’insalubrité dans la vaste métropole congolaise, figure son Marché central. Des voix se sont plusieurs fois élevées pour décrier cette situation. Des travaux isolés d’assainissement sont parfois engagés. Mais les résultats attendus sont insuffisants. Mieux, insignifiants et donc peu enchanteurs. Conséquence, le Marché central de Kinshasa demeure crasseux. Des montagnes d’immondices, d’ordures ménagères, plastiques et industrielles perceptibles au loin, donnent l’impression d’une ville à peine sortie d’une catastrophe. A ces déchets dégageant des odeurs nauséabondes s’ajoutent des flaques d’eaux de pluie ou des menages qui, faute de politique de leur canalisation, stagnent pendant plusieurs semaines. Ce tableau partiellement peint du Grand marché de Kinshasa renseigne à suffisance sur les conditions de vie des marchands. Plus sale que le Marché central de Kinshasa, on est un site idéal pour des études épidémiologiques. Laurel KANKOLE
L'opération " Salongo " dénaturée au marché Gambela
C'est d'ailleurs ce que l'on peut remarquer depuis un certains temps dans différentes places publiques. Alors qu'ailleurs tous les commerçants s'y impliquent, au marché Gambela particulièrement, un des plus marchés de la capitale congolaise, situé dans la commune de Kasa-Vubu, l'opération " Salongo ", initiée par le gouvernorat de la ville, qui consiste en l'assainissement des espaces publiques tout le week-end, se déroule de manière tout à fait différente. En effet, c'est un groupe des jeunes appelé " Bana salongo " qui s'est formé pour effectuer le travail dans le cadre de l'opération " Salongo ".
Très tôt le matin, ces jeunes nettoient, rassemblent les déchets, sachets et autres immondices avant de les brûler ou les délocaliser. Ce qui parait louable pour plus d'un observateur et pour les tenanciers des établissements de commerce. Ils sont regroupés par groupement de 10 à 15 personnes puis déployés dans l'ensemble du marché. Equipés des outils d'assainissement et de vidange d'ordures tels que houes, râteaux, chariots et autres, ces jeunes, âgés d'une vingtaine pour le plus grand nombre, commencent le travail déjà vers 5h00'.
Cependant, après cette opération, vers 8h00, c'est le désordre dans tout le marché. Les " Bana Salongo " font le tour des maisons commerciales et des étales pour récolter, de manière obligatoire, une somme d'argent qui varient selon les activités entre 300 et 1000 Fc. Cette forme de taxe, jugée trop imposante chez les vendeurs, est qualifiée par ces derniers comme d'une tracasserie bien organisée.
En cas d'une quelconque résistance, c'est le pire. Car, " les immondices ainsi rassemblées seront déversées devant le magasin ou les étalages de celui qui n'obéisse pas à cette imposition, afin d'empêcher les clients de s'approcher même de vos produits en vente ", explique Bayilo Grand Play, un commerçant rencontrée sur place lors de notre descente sur le terrain, qui renchérit avec regret " ce n'est plus le Salongo que nous avons connu ".
En principe, le " Salongo ", de par sa nature, exige la participation de tous, c'est-à-dire que chacun doit arranger ne fut-ce que son environnement immédiat. " Mais quand nous arrivons le matin, vers 6h00 ou 7h00 pour participer aux travaux d'embellissement de la voie publique que nous partageons, on trouve que tout est déjà fait ; caniveaux curés, déchets balayés… et voilà, on trouve des jeunes, des sans abris pour la plupart, devant nos portes, réclamant de l'argent pour un service non commandé ", explique une vendeuse de lait, qui s'est abstenue de se dévoiler, et qui s'interroge en suite " peut-on tous disposer de l'argent aussitôt arrivé au marché ? "
Jérovain, un autre négociant de la place Koweit qu'on a trouvé, affirme que " les Bana Salongo " ne veulent surtout pas voir d'autres personnes s'associer à eux ; cela afin de maximiser leurs recettes -en réalité leurs bénéfices-".
Faisant le tour du marché, nous avons identifié et approché un des " Bana salongo " qui a accepté de nous livrer ses impressions par rapport à cette pratique, qui en fait, terrorise les vendeurs du marché Gambela ; " les responsables de ces établissements de vente ne travaillent presque pas. D'abord ils arrivent en retard et n'entretiennent qu'à la limite de leur portée. Les immondices se déversent dans des caniveaux … C'est pourquoi nous avons résolus de nous prendre en charge et de nous engagés activement dans cette opération. C'est ce qui explique la nécessité de notre collecte d'argent ", a-t-il dit. Face à cette état de chose, les commerçants ne savent pas à quel saint se vouer et en appelle à l'implication des agents de l'ordre. Ghetti FeloCorrespondance particulière
Bas-Congo : ruée des parents pour enregistrer leurs enfants à l'Etat-civil
Ce matin de janvier, dans la cour du Tribunal de paix (Tripaix) de Mvuzi, une commune de Matadi, au sud-ouest de Kinshasa, les parents se bousculent pour déclarer leurs enfants à l'Etat-civil. En trois semaines, "plus de 11 000 enfants de 91 jours à moins de 18 ans ont été enregistrés à l'Etat-civil", signale Robert Ndundula, responsable provincial de l'Unicef. Et dans les différents Tribunaux de paix, les services ont même été saturés. "Nous avons momentanément arrêté l'opération. Nous avons atteint près de 2 000 dossiers dans la seule juridiction de Matadi. Ce nombre est très élevé", explique Claude Francis Nsimbi, président du Tribunal de paix de Matadi qui a dû renvoyer des parents, le temps pour son office d'expédier le trop plein de dossiers réceptionnés
Pour protéger les enfants non déclarés durant la période légale (jusqu'à 90 jours après la naissance), le Fonds des Nations pour l'enfance (Unicef) a lancé début janvier un programme de prise en charge juridique qui permet aux parents d'obtenir gratuitement le jugement supplétif pour les faire enregistrer. Une campagne de sensibilisation a couvert les grandes villes de la province (Kisantu, Mbanza Ngungu, Boma, Tshela, Matadi). Selon R. Ndundula, cette campagne visait au départ 5 000 enfants. Mais l'engouement des parents a été tel que les prévisions ont été largement dépassées, poussant l'Unicef a envisagé une autre phase dans les mois à venir.
"Tripaix" débordés
Au Bas-Congo, de nombreux parents ne déclarent pas la naissance de leurs enfants à l'Etat-civil. Ils invoquent diverses raisons (manque d'information, la coutume…) pour justifier leur attitude. "Je ne savais pas pour mes deux premières enfants. Les deux derniers, eux, je les ai enregistrés à la naissance", affirme Elisa Dilazolangwa, dont les deux filles de 13 et 14 ans ont besoin d'un jugement supplétif pour avoir une existence légale. Elle et son mari n'avaient pas de quoi payer les frais nécessaires (jusqu'à 200 $) pour obtenir ce précieux sésame auprès du Tripaix de leur ressort.
"Je n'ai pas pu le faire avant par manque de moyens. Après l'accouchement du bébé, j'avais eu un retard avec le certificat de naissance", déclare Elodie Maduda, une dame qui veut finalement enregistrer son enfant de 4 ans maintenant que le jugement supplétif est gratuit. Par ignorance, Joël Mbo, un habitant de Belvédère, un quartier de Matadi, ne se faisait jamais de soucis pour son fils : "L'enfant m'appartient même s'il n'est pas présenté à la commune. Ma famille et mon entourage peuvent témoigner cette affiliation".
Sensibiliser en permanence
Les enfants non enregistrés font pourtant face à plusieurs difficultés. "Ils ne sont pas légalement reconnus, ils ne peuvent pas obtenir certains documents administratifs lors des voyages et posent problème en cas d'héritage… Enregistrer son enfant, c'est donc le sécuriser", explique Chérine Luzaisu, avocate.
T.M. conseille aux parents de ne plus négliger cet acte. "A l'époque j'avais été soumis au paiement de 200$ de jugement supplétif pour ma fille qui devait voyager pour la Grande Bretagne. Cet argent pouvait bien servir à autre chose si j'avais déclaré sa naissance à l'Etat-civil", se souvient-il. "L'enregistrement de l'enfant est une question de responsabilité des parents qui sont négligents dans la plupart des cas", condamne Jan Nzeyidio, un activiste des droits de l'homme qui dit qu'une sensibilisation permanente devrait se faire à tous les niveaux, surtout dans les maternités. Syfia Grands Lacs
*Matadi : environ 16 000 USD se volatilisent à la résidence du Gouverneur de province
Près de 15 millions de franc congolais soit environ 16 mille dollars US ont été volés au bureau de l’intendance de la résidence du gouverneur de province du Bas Congo depuis la semaine dernière, selon des sources sécuritaires du Bas Congo qui ont livré l’information ce mercredi. Toujours d’après les mêmes sources, cet argent était destiné à la paie des intendants du gouvernorat du Bas Congo. Les auteurs de ce vol auraient profité d’une manifestation qui se déroulait dans la résidence du gouverneur. En attendant, plus d’une dizaine de personnes, policiers et autres sont aux arrêts au bureau des services spéciaux de Matadi pour besoin d’enquête, ont précisé ces mêmes sources, rapporte radiookapi.net.
Province Orientale : le Bureau de l'Assemblée provinciale menacé de destitution
On n'en finira pas d'assister à des crises à répétition au sein des institutions provinciales. Après la brouille qui vient à nouveau de s'installer à Mbandaka, c'est, à présent, le tour de l'Assemblée provinciale de la Province Orientale de basculer dans la spirale des crises qui semblent se transmettre de province en province comme une épidémie. Mardi dernier, en effet, des députés de l'opposition réunis au sein d'une structure dénommée " Groupe parlementaire de réflexion pour le développement de la Province Orientale " ont annoncé avoir déposé une pétition visant la destitution du bureau de leur organe délibérant.
Ce groupe reproche au Bureau 12 griefs au total parmi lesquels des malversations financières (encore et toujours) qui seraient à la base de la clochardisation des députés provinciaux ; la non convocation des plénières depuis le 15 janvier, date de l'ouverture de la session parlementaire à Kisangani ; le refus du Bureau de se soumettre aux différents contrôles demandés, etc.
Le Président de l'Assemblée provinciale a reconnu avoir reçu la pétition dont il est question. Il a promis que la question sera examinée à la plénière de ce vendredi 12 février. Entre-temps, à Kisangani, on ne se fait aucune illusion quant au sort de la requête des députés de l'opposition qui sont minoritaires. Les observateurs s'attendent à ce que la majorité arithmétique fonctionne. D'autres, cependant, estiment que même les députés provinciaux de la majorité pourraient jouer le jeu de leurs collègues de l'opposition puisqu'ils subissent les mêmes misères dont la responsabilité est attribuée à leur bureau. Dossier à suivre.JEK
Mbandaka : menacé de destitution, le président de l’Assemblée provinciale reçoit le soutient des étudiants
Un groupe d’étudiants des établissements d’Enseignement supérieur et universitaire de la ville de Mbandaka ont manifesté hier pour exprimer leur désapprobation de la motion incidentielle présentée, mardi dernier par le député provincial Jean-Gontran Ibambe contre le président de l’assemblée provinciale de l’Equateur, Edmond Mondombo Kanzo. Ils ont estimé que cette démarche trahissait la mauvaise foi de certains élus de la province qu’ils accusent de vouloir gêner le bon fonctionnement de l’Assemblée provinciale.
On rappelle que lors de la plénière de samedi dernier, l’honorable Ibambe avait sollicité le retrait de la police des débats à Edmond Mondombo Kanzo dont le dossier judiciaire devait faire l’objet d’une « intercession » au cours de cette même plénière. Le Président de l’Assemblée provinciale de l’Equateur a, en effet, déjà été entendu par le Procureur Général de la République au sujet d’un rapport déposé par les élus de l’Equateur qui lui reprochent des malversations financières et d’avoir payé anticipativement les indemnités de sortie aux membres du Bureau.
Lors de la manifestation estudiantine de mardi dernier, le porte-parole des étudiants, Sumalo Atatoni a déclaré que « la province de l’Equateur est en train de tomber dans un trou profond. Nous, étudiants de l’Equateur avons entendu par la voie des ondes que les députés provinciaux ont, pour la énième fois, crée ou tenté de créer un tiraillement entre le bureau de l’assemblée et le parti majoritaire. Notre grande émotion est de constater la déviation de l’idéal qui vous est tracé : représenter [le peuple], voter les édits et contrôler le gouvernement. Nous en avons assez avec vos conquêtes de pouvoir. Cette fois-ci, c’est nous, élites de demain, qui venons à la fois vous conscientiser et vous mettre en garde. Au cas contraire, nous allons anticiper la chose pour trouver une solution purement estudiantine…cessez de distraire la population ».
Réagissant à cette démarche, le député Likoku, qui soutient la motion incidentielle, a rappelé que la démarche de son collègue Ibambe est conforme au règlement intérieur de leur Assemblée. « Les étudiants doivent comprendre quels sont les moyens d’action des députés. Les députés peuvent prendre la parole, mais aussi intervenir par motion. Cela nous est reconnu dans tous les textes, y compris notre règlement intérieur », a-t-il fait savoir avant d’ajouter que « Le député Ibambe a pris la parole par motion incidentielle. Selon le député Ibambe, le président [de l’assemblée provinciale] a été cité dans une affaire de détournement des fonds de l’Etat congolais : 50 mille dollars américains, lui et tout son bureau ».
Au sujet de cette accusation, le rapporteur adjoint de l’assemblée provinciale, David Diaz Yambo, a lancé un appel à l’apaisement, assurant que le contrôle de la gestion du bureau est inscrit à l’ordre du jour de l’actuelle session parlementaire. Il reviendra à la commission qui sera désignée de vérifier ces allégations. JEK
Lubumbashi : 18 Indiens et 8 Bangladeshi expulsés de la RDC
*Lubumbashi : armes de guerre, effets militaires et chanvre saisis au camp Vangu
Vingt-six expatriés ont été expulsés de la RDC, à partir de Lubumbashi, au Katanga, sur décision des autorités provinciales de la Direction générale de migration (DGM). Les uns, pour le séjour irrégulier en RDC, les autres, pour s'être livré à la fabrication des liqueurs à fortes doses sans respect des normes internationales, rapporte radiookapi.net
Le premier convoi de ces expatriés a quitté Lubumbashi mardi pour leur rapatriement. Il comprenait 12 citoyens indiens et 8 citoyens bangladeshi. Au total, 26 expatriés sont concernés par la mesure d'expulsion, soit 18 Indiens et 8 Bangladeshi. Les premiers, détenteurs d'un visa de travail, ne pouvaient plus justifier leur séjour en République Démocratique du Congo, après la fermeture, par le gouvernement provincial du Katanga, de leurs usines de fabrication des liqueurs. Pour les autorités provinciales du Katanga, sur base des analyses de l'OCC (Office congolais de contrôle), les liqueurs des ces Indiens étaient produites sans respect des normes internationales.
Après la fermeture de leurs unités de production, les 18 Indiens ont été arrêtés et mis dans les cachots, de la DGM. D'abord, et du parquet général ensuite, où ils ont passé au total huit jours. Leur libération est intervenue samedi dernier, moyennant paiement de 2 000 US d'amende transactionnelle par personne. Lundi dernier, 10 de ces citoyens indiens s'étaient présentés au bureau de la Monuc Lubumbashi pour demander protection, estimant, après leur relâchement samedi, qu'ils étaient en insécurité.
Quant aux expulsés bangladeshi, ils sont accusés de séjour irrégulier en République Démocratique du Congo. RO/FDA
Maroc : une exposition pour vulgariser l'agriculture des zones désertiques
*Lubumbashi : armes de guerre, effets militaires et chanvre saisis au camp Vangu
La Fondation crédit agricole du Maroc pour les arts et le patrimoine était inaugurée dernièrement à Rabat. D'après le journal " Les Afriques ", l'objectif de cette exposition est de faire connaître l'agriculture des zones désertiques d'une part, et d'autre part, de conserver cet héritage pour les siècles à venir. " A l'heure de la révolution écologique et du développement durable, soutient notre source, c'est tout naturellement que le système agraire multiséculaire, unique, intelligent et simple trouve sa place aux côtés d'un système d'exploitation industrielle qui, hélas, a toutes les faveurs des banques.
Pour les initiateurs de la Fondation, l'exploitation de ce contexte particulier " a donné naissance à une agriculture étudiée au millimètre carré, pensée en adéquation avec la nature. Le centre du débat de cette exposition muséale tourne autour donc de l'agriculture oasienne qui combine une parfaite corrélation entre l'eau, le sol et le climat. Cela prouve que la question écologique est un héritage et que le développement durable est plus qu'une simple doctrine, une réelle préoccupation, et ce depuis bien des années. " Ce n'est pas une simple exposition, c'est un nouveau concept muséal, pédagogique, de découverte, révèle notre source. Et de poursuivre : " C’est un voyage initiatique qui plonge le visiteur dans un univers particulier, riche en enseignements ". L'objectif ést de susciter l'intérêt autour des dangers et des ruptures que courent actuellement les composantes de l'agriculture dans le désert.
Au-delà de l'aspect lié à l'agriculture oasienne, figure également celui qui a trait aux origines et aux politiques de lutte contre la désertification. C'est dans cette optique que des projets d'envergure de replantation des palmiers sont en cours dans les régions telles que Figuig et Tantan. Notre source indique que " le désert est de plus en plus fragilisé par les conditions climatiques actuelles, les deux tiers des palmeraies ont définitivement disparu en moins d'un siècle … ". Dina BUHAKE
Haïti : un supermarché s'écroule sur des pillards
Un des plus grands supermarchés de Port-au-Prince, déjà lourdement endommagé par le séisme, s'est écroulé mardi avec plusieurs personnes à l'intérieur, accentuant l'angoisse d'Haïtiens déjà confrontés au manque de médicaments ou à la difficulté de trouver un emploi
Le Carribean Market, un grand supermarché de Port-au-Prince dont plusieurs étages s'étaient écrasés les uns sur les autres le 12 janvier, s'est effondré mardi en début de soirée sur une poignée de pillards se trouvant à l'intérieur. " Il y avait des pilleurs à l'intérieur du bâtiment, de cinq à huit personnes. J'essayais de les faire sortir quand tout s'est effondré ", a raconté Meir Viknan, responsable des opérations de déblaiement du site.
Des équipes de secours internationales et l'ONU étaient à pied d'oeuvre mardi soir pour extraire les victimes des ruines. Une au moins est sortie vivante des ruines après l'effondrement.
Ce nouveau drame a replongé les habitants de Port-au-Prince dans l'effroi de la catastrophe alors que l'histoire miraculeuse d'un homme qui semble avoir vécu 27 jours sous les décombres faisait le tour de la ville mardi.
Un miraculé
Des médecins qui ont soigné Evans Monsigrace, 28 ans, ont affirmé mardi qu'ils pensaient qu'il avait survécu dans les ruines au séisme du 12 janvier qui a fait plus de 200.000 morts.
Le jeune homme a été amené lundi à l'hôpital de campagne de l'Université de Miami à Port-au-Prince par sa famille. " Il était très amaigri et avait l'air assez déshydraté ", a dit le docteur Dushyantha Jayaweera.
Le rescapé a été découvert par des ouvriers qui déblayaient des ruines, selon le récit de sa mère. Evans Monsigrace a raconté aux médecins de l'hôpital qu'il avait été enseveli alors qu'il était en train de faire cuire du riz.
" Étonnamment, il s'en est sorti après 27 jours. C'est incroyable ", a dit le Dr Jayaweera, précisant que le patient est dans un état stable.
Cette heureuse nouvelle tranche avec les difficultés auxquelles les Haïtiens sont confrontés dans leur vie de tous les jours.
L'OMS suspend ses fournitures
Mardi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de suspendre la fourniture de médicaments gratuits aux cliniques privées et aux ONG, après des informations indiquant que certains patients devaient payer pour en bénéficier.
" On nous a rapporté que des hôpitaux faisaient payer les patients pour leur traitement. Il faut éviter ce type d'abus. Seuls les hôpitaux publics vont continuer à recevoir les médicaments gratuitement ", a déclaré à l'AFP la porte-parole de l'OMS, Marie-Agnès Heine.
La difficulté de trouver un emploi
Autre difficulté pour les Port-au-Princiens : trouver un emploi.
Le coeur commercial de Port-au-Prince a été transformé en terrain vague. Un grand nombre d'usines et d'édifices administratifs ont été détruits et leurs employés ne peuvent pas retourner au travail.
Il n'y a qu'un seul moyen de redresser ce pays, selon Paul Farmer, médecin et émissaire adjoint de l'ONU en Haïti : " Des emplois, des emplois, des emplois ".
Les dirigeants de pays d'Amérique du Sud se sont retrouvés mardi à Quito pour un sommet consacré à l'aide à Haïti autour du président René Préval.
Une nouvelle priorité est apparue mardi : les météorologues d'Haïti, que le séisme a privé de moyens, ont besoin d'aide avant l'arrivée de la saison des pluies et des cyclones, a averti l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Angelina est là
L'actrice américaine Angelina Jolie, ambassadrice du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, est quant à elle arrivé mardi en Haïti où elle a rencontré des enfants victimes de la catastrophe. AFP.
Nigeria: réunion des ministres après le remplacement temporaire du président
Le vice-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, présidait mercredi son premier conseil des ministres après avoir accepté la veille d’être chef d’Etat par intérim, à la demande du parlement, en raison de l’absence prolongée du président Umaru Yar’Adua.
En votant pour que M. Jonathan assure temporairement la présidence, les deux chambres de l’Assemblée nationale ont voulu mettre fin à des mois d’incertitude à la tête du pays le plus peuplé d’Afrique. M. Yar’Adua est hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 23 novembre pour une affection au coeur.
La décision du parlement a soulevé des questions sur sa portée légale mardi. Des voix se sont élevées pour la contester, d’autres pour l’approuver.
Goodluck Jonathan a cependant accepté la tâche dans un discours télévisé mardi soir et c’est dans le fauteuil de M. Yar’Adua qu’il présidait mercredi la réunion ministérielle hebdomadaire, a constaté un photographe de l’AFP.
Le cabinet a jusqu’à présent soutenu que M. Yar’Adua était apte à présider en dépit de son absence. Mais mercredi dernier, des divisions étaient apparues quand Dora Akunyili, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, avait demandé le transfert des pouvoirs à M. Jonathan.
Le gouvernement ne s’était pas exprimé mardi après ces développements.
M. Yar’Adua n’a donné qu’un seul signe de vie depuis son départ, dans un entretien à la radio britannique BBC, le 12 janvier. N’ayant pas formellement transféré ses pouvoirs à M. Jonathan avant de partir, sa longue absence a généré une crise constitutionnelle et soulevé des inquiétudes sur l’avenir du huitième exportateur mondial de brut.
Il y a de plus en toile de fond la question de l’alternance du pouvoir entre chrétiens du nord et musulmans du sud, une règle non écrite mais appliquée. C’est actuellement «au tour» du nord, dont M. Yar’Adua est issu, d’exercer la présidence, et M. Jonathan est originaire du sud.
Cependant, ces dernières semaines, le débat a parfois dépassé ces considérations. Par exemple, les 36 gouverneurs du pays ont adopté une position commune, en faveur d’un transfert temporaire des pouvoirs présidentiels à M. Jonathan.
Selon la Constitution, le chef de l’Etat doit transmettre une «déclaration écrite» au parlement pour lui notifier son absence et permettre au vice-président de le remplacer.
En l’absence d’une telle lettre, le Sénat a jugé mardi que l’interview à la BBC faisait l’affaire.
«Le président, par cette déclaration diffusée mondialement, a donné au parlement la preuve irréfutable qu’il est en congé médical (...) et a ainsi respecté l’article 145 de la Constitution», a déclaré le président du Sénat David Mark.
Des quotidiens estimaient mercredi qu’une solution politique avait été apportée à la crise constitutionnelle.
M. Mark a expliqué que le Sénat avait agi en vertu d’une «doctrine de la nécessité... face à une situation qui n’est pas envisagée par la Constitution».
La chambre des représentants (chambre basse) avait estimé mardi qu’un transfert des pouvoirs était nécessaire «pour la paix, l’ordre et la bonne gouvernance de la fédération».
M. Jonathan, dans son discours, a concédé que les circonstances n’étaient «pas habituelles».
Le processus de pacification du sud pétrolifère, en proie aux violences depuis 2006, est en passe d’échouer faute d’avancées en l’absence de M. Yar’Adua, selon de nombreux observateurs. Les attaques menées par des groupes armés ont repris ces dernières semaines.
Goodluck Jonathan a promis que le gouvernement fédéral allait «prendre toutes les mesures» pour faire avancer ce dossier. AFP
GRACE A UN DON DE 2,5 MILLION DE DOLLARS DE LA FIFA
La Fécofa va doter les stades Tata Raphaël, des Martyrs et de la Kenya du gazon synthétique
Le partenariat Fifa - Fécofa continue de produire de bons fruits pour le développement du football en RDC. Une fois encore, la Fifa vient de faire un nouveau geste à l’endroit du football congolais. Elle vient d’offrir de la pelouse synthétique d’une valeur de 2,5 millions de dollars, a dit Constant Omari au cours d’une conférence de presse au siège de la Fécofa.
La Fécofa destine ce gazon aux stades Tata Raphaël dans la commune de Kalamu, au stade des Martyrs dans la commune de Kinshasa et au stade de la Kenya à Lubumbashi.Le stade de la Kenya sera le premier chantier dont les travaux démarrent le 1er mars et la fin attendue le 30 mai 2010. Ensuite le chantier va rentrer au stade Tata Raphaël, du 1er mai au 15 août 2010, et enfin au stade des Martyrs du 1er juillet au 15 septembre 2010. Pourquoi encore le stade des Martyrs? A cette question, le président de la Fécofa a répondu que l’actuelle pélouse synthétique est surtulisé. En plus, lors des premiers travaux, a planimetrie n’a pas été très respecté. Il faudra, cette fois-ci, a-t-il pousuivi, rendre le terrain du stade des Martyrs très plat, sans ondulation.
Le chronogramme ainsi établi a été salué par tous. Cepenant, des questions demeurent sur le stade Tata Raphaël dont les infrastructures accusent un dégré élévé de viellissement, exposant le public aux multiples dangers. Face à cette question, Constant Omari a répondu que la Fécofa n’est pas propriétaire des infrastructures sportives. C’est un don lui offert par la Fifa. La Fécofa pouvait destiner cette pélouse synthétique à ses terrains de Kinkole, mais préfère le mettre à la disposition du stade Tata Raphaël, un lieu historique pour notre sport. C’est donc à l’Etat de sauver cette infrastructure. Pascal LIKANA
EN PREVISION DU VI eme CHAMPIONNAT D'AFRIQUE DE FOOTBALL FEMININ
Les présélectionnées entament la préparation ce matin au terrain du camp Kokolo
Les séances d’entraînement de l’équipe nationale dames seniors, initialement convoquées hier mercredi matin, seront effectives ce jeudi au terrain de football du camp militaire Lieutenant-Colonel Kokolo. Hier, dame la pluie qui s’est abattue tôt le matin sur la capitale n’a pas permis le démarrage des entraînements convoqués au stade des Martyrs. Cela en prévision du match aller qui va opposer l’équipe nationale de la RDC à celle du Botswana dans le cadre du tour préliminaire du VIIème championnat d’Afrique de football féminin «Afrique du Sud 2010».
A cet effet, le secrétariat général de la Fécofa a convoqué, sur proposition du staff technique, 44 présélectionnées des équipes de football féminin de Kinshasa (26), du Katanga (9), du Sud Kivu (4), du Kasaï Oriental (2), de la Province Orientale (3) et du Kasaï Occidental (1). Ces joueuses font partie des grands clubs du pays comme le Grand Hôtel Kinshasa, Force terrestre de Kinshasa, la Source du Sud-Kivu, OCL City de Lubumbashi, Kamarenge de Lubumbashi, etc. Afin de maximiser les chances de l’équipe nationale dame seniors, un nouveau staff technique a été mis en place sous la direction de l’entraîneur principal Gauthier Muzangi mieux connu sous le sobriquet de «Coach Maboke». Ce dernier a de l’expérience et a eu à entraîner V. Club, Mazembe, Les Stars, OCK et est actuellement le patron technique du RCK. Pour rappel, les Léopards dames seniors ont été éliminées du VIème championnat par les Congolaises d’en face suite aux inimitiés entre joueuses créées par la jalousie.
Cette fois-ci donc, l’équipe nationale entre au tour préliminaire face à celle du Botswana. Le match aller se disputera le week-end du 05 au 07 mars à Gaborone et le retour à Kinshasa le week-end du 19 au 21 mars2010. Outre la RDC et le Botswana, d’autres pays aussi vont disputer les préliminaires. Il s’agit de l’Egypte, l’Algérie, la Namibie, l’Angola, le Sénégal, le Maroc, le Gabon, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sierra Leone, le Togo, la Mali, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Kenya et l’Erithrée. Par contre, la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Nigeria, le Ghana et la Tunisie sont exemptés du tour préliminaire. Pascal LIKANA.
PRELIMINAIRES DU CHAMPIONNAT DEMININ U-20 DE LA FIFA
Mise en place terminée pour le match RDC-Ghana de ce vendredi au stade des Martyrs
* Visites de Patrick Sulubika à l’hôtel des joueuses
Les «Queens» du Ghana devant affronter les Léopards juniors demain vendredi au stade des Martyrs dans le cadre du 3ème et dernier tour des préliminaires africains du championnat féminin U-20 de la Fifa - Allemagne 2010 sont à Kinshasa depuis le mardi 09 février. De même, le trio arbitral burundais désigné pour diriger cette rencontre est à Kinshasa depuis hier mercredi. Il est composé de Nafisha Christine, Hakiza Airiene - Aile et Nduwamana Benigne respectivement arbitre central, première assistante et deuxième assistante.
Les Ghanéennes, dont le football féminin passe pour l’un des plus performants du continent, constituent le dernier verrou sur la route de l’Allemagne pour les Congolaises. Ces dernières sont condamnées à gagner le match de Kinshasa pour espérer réaliser un triplé de participation (U-20). Après la Russie (2006), le Chili (2008), les Léopards visent aujoud’hui l’Allemagne 2010.Toutes les batteries sont en place, le décor est planté pour permettre aux Léopards de mieux jouer. C’est ainsi que le n°1 de la Jeunesse et des Sports, Patrick Sulubika, a déjà rendu visite, à trois reprises, aux joueuses à leur lieu d’internement, à l’hôtel Diplomate. Quant à Raphaël Mosi, le sélectionneur en charge de cette équipe nationale, il assure qu’aucun problème ne se pose à l’heure actuelle pour affronter le match. C’est avec enthousiasme, a-t-il poursuivi, que ses joueuses vont aborder le Ghana. «Bien que le Ghana est un grand pays de football, la RDC a aussi un nom à défendre et cela fait aussi douter nos adversaires».
P. LIKANA. |