L’UA sans le patron de la SADC !
Il n’y a pas un seul congolais équilibré qui n’ait salué le retour de la RDC sur la scène internationale. Pas un seul qui n’ait apprécié que Kinshasa ait épongé ou, à tout le moins, payé une bonne part de ses arriérés dans nombre d’organisations sous-régionales ou continentales. C’est le cas de l’Union africaine où la RDC vient de régulariser sa situation financière. Ce géant d’Afrique centrale peut à nouveau se faire entendre au sein de l’organisation panafricaine.
On pouvait donc s’attendre à une représentation au niveau le plus élevé de l’Etat à l’occasion du 14ème sommet de l’UA qui vient de se tenir à Addis-Abeba. La présence du Président Kabila allait parachever, à l’échelle continentale, la renaissance diplomatique de la RDC. De plus, en sa qualité de président en exercice de la SADC, Joseph Kabila est porteur d’un discours qui dépasse le strict cadre rd congolais. Au moment où l’espace SADC charrie des dossiers brûlants comme celui de Madagascar et du Zimbabwe, il était particulièrement indiqué que le responsable attitré de la sous-région édifiât l’organisation continentale à ce sujet.
Certes, Kinshasa a été représenté par son ministre des Affaires étrangères. Lequel, du reste, fait un mandat remarquable à la tête de la diplomatie congolaise. Mais, dans un sommet de chefs d’Etat, un ministre des Affaires étrangères est bien enclin à faire profil bas, préséance et contraintes du protocole obligent. Et en Afrique sans doute plus qu’ailleurs, la diplomatie est avant tout l’affaire du Président. Le poids, et donc le retentissement d’un discours diffère selon qu’il est présenté par un chef d’Etat ou qu’il est lu par un ministre des Affaires étrangères.
C’est donc une participation moyenne que la RDC vient d’accomplir à Addis-Abeba. Le Raïs congolais aura été parmi les grands absents.Ca commence à faire un peu beaucoup. Puisque le Président n’a pas non plus fait le déplacement de New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Dans la maison de verre, plus d’un observateur n’avait pas hésité à parier sur l’arrivée du numéro1 congolais auréolé de son rang de président en exercice de la SADC. Joseph Kabila venait aussi de faire la paix de braves avec ses deux voisins de l’Est:le Rwanda et l’Ouganda. A l’arrivée, le Raïs s’est fait représenter par le ministre Thambwe.
Il y a sans doute l’agenda intérieur qui ne permet pas toujours au Président de se rendre aux sommets internationaux. Il y a aussi les contraintes budgétaires. Le déplacement d’un chef d’Etat nécessitant des moyens autrement plus importants. Par ce temps d’austérité, un service minimum est préférable à une méga représentation par définition fort coûteuse. Joseph Kabila lui-même avait évoqué ces limites financières.
Il n’en demeure pas moins que l’enjeu de la dernière assemblée générale de l’Onu et celui du tout récent sommet de l’UA requérait la présence sinon du chef de l’Etat congolais, mais en tout cas du Président en exercice de la SADC. José NAWEJJosé NAWEJ
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LES DESSOUS D’UNE RUMEUR PERSISTANTE SUR LA VRAIE FAUSSE DEMISSION DU PREMIER MINISTRE
Adolphe Muzito : sa tête à nouveau mise à prix
* A défaut d’ébranler, après moult tentatives, l’alliance Kabila-PALU, des officines politiques reviennent à la charge pour créer une psychose autour de la Primature à l’approche du remaniement
Une fois de plus, la bouillante ville de Kinshasa vient de mettre Adolphe Muzito à la porte. Depuis lundi dernier, en effet, une rumeur persistante fait état de la démission du Premier ministre. Celui-ci aurait déposé sa démission auprès de son parti politique qui devrait, alors, se charger de lui trouver un remplaçant à proposer au Chef de l’Etat, conformément aux accords qui le lient au Parti lumumbiste unifié (PALU).
Qu’est-ce qui aurait poussé Muzito à rendre le tablier ? La question demeure sans réponse, alors que, toujours vivace, la rumeur implique jusqu’à l’épouse du Premier ministre qui aurait été arrêtée pour des raisons que cette même rumeur n’avance pas.
Alors, Muzito a-t-il réellement rendu le tablier et son épouse a-t-elle eu des ennuis avec la police ou la justice ? Ce qui est vrai, c’est que depuis lundi dernier, Adolphe Muzito déploie une intense activité, notamment un ballet diplomatique qu’immortalise la presse congolaise.
Pas plus tard que mercredi dernier, on l’a encore vu aux funérailles de feu son oncle, de la Clinique Ngaliema à l’aérodrome de Ndolo, d’où le corps a été rapatrié au Bandundu. Dans cette procession, on a vu à ses côtés madame son épouse. C’est, d’ailleurs, elle qui a conduit la délégation qui amenait le corps à Gungu, au Bandundu, preuve qu’elle n’a jamais été inquiétée ni par la justice ni par la police.
Et pour le Premier ministre, la direction politique du PALU que «Forum des As» a interrogée, déclare n’avoir reçu aucune correspondance de Muzito relative à sa démission. De même, la question n’a jamais été évoquée.
Pourtant, la rumeur elle, aura été persistante jusqu’aux confins de la folie. C’est, en effet, l’ensemble du microcosme politique que compte la capitale qui a été touchée. Chose rare, les rédactions de la place ont reçu les appels de plus d’un politicien voulant s’enquérir de l’affaire. On a ainsi fait le tour des institutions sans découvrir le moindre fait qui aurait trait à une éventuelle démission du Chef de l’Exécutif national.
Pour qui connaît la classe politique congolaise, ce mode de communication répond à une démarche claire qui s’imbrique dans plusieurs autres moments chauds, toujours autour du sort du Premier ministre Adolphe Muzito. De sorte qu’une fois encore, on en vient à poser la série de questions : qui a distillé pareille rumeur et dans quel but ? A qui profite cette démarche ? Qui a intérêt à voir Muzito quitter la Primature ? En fin de compte, que cache cette rumeur ?
Une fois de plus, le nouvel intérêt sur le poste de Premier ministre, plus que sur la personne de Muzito, touche au dispositif politique qui sous-tend l’environnement institutionnel autour de l’alliance électorale entre le Président Kabila et le PALU. Manifestement, les initiateurs de la nouvelle rumeur viseraient à créer un nouveau malaise dans le tandem AMP (PPRD ?) – PALU autour du contrôle de la Primature. Rien de nouveau sous le soleil politique congolais, pourrait-on dire, puisqu’on en a connu d’autres.
Déjà, durant les vacances parlementaires de juin à septembre 2009, la classe politique avait vécu une forte tension sur l’éventualité de l’éviction d’Adolphe Muzito. Pendant cette période, certaines voix s’étaient élevées au sein de la Majorité, y compris au PPRD, pour exiger la reprise de la Primature jusque-là gérée par le PALU. Et dans le souci d’infléchir le partenaire pour parvenir à cette fin, on a assisté à des assauts contre le PALU, notamment l’affaire répétée d’un PALU dit progressiste dont la tête couronnée, Thérèse Pakasa, était plusieurs fois donnée comme remplaçante d’Antoine Gizenga, comme pour annoncer une nouvelle redistribution des cartes.
En réalité, tous ces assauts n’avaient, manifestement, pour but que d’affaiblir un allié afin d’obtenir de lui ce que l’on attend. La session de septembre 2009, à la Chambre basse, loin d’apaiser les esprits, sera aussi fort mouvementée avec l’annonce répétée des motions de défiance contre Muzito et son Gouvernement, sans suite.
Ces différents cas ramènent donc les esprits à l’éternelle question existentielle : Puisque c’est de nouveau l’alliance au pouvoir qui est au centre des préoccupations de ces officines spécialisées dans ce genre de coups fourrés, quel intérêt aurait le Président Kabila, autorité morale de l’AMP, dans l’hypothèse d’une crise avec son partenaire du PALU ?
A un an de nouvelles élections pour la deuxième mandature, que gagnerait la majorité en s’aliénant le soutien d’un partenaire aussi important que le PALU, qu’on l’aime ou pas ? Mais avant cela, a-t-on observé que la RDC négocie actuellement un virage important dans ses démarches avec les institutions de Bretton Woods pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE ? Le pays a-t-il besoin d’une crise majeure liée au départ du Premier ministre en ce même moment avec les risques de louper cette ultime échéance ?
Aujourd’hui comme hier, les parties à l’Alliance de la majorité devraient clarifier leurs positions respectives pour assurer plus de sérénité dans l’aboutissement du mandat électoral qui tire à sa fin. Jonas Eugène KOTA
Assemblée nationale : le MLC désavoue Delly Sessanga à la tête de la Commission PAJ
La tension monte encore au MLC (Mouvement de libération du Congo). Décidément, les cadres du parti cher à JP Bemba ne veulent plus de leur camarade Delly Sessanga. Le Parti de JP Bemba l’a déjà signifié au bureau de l’Assemblée nationale dans une correspondance ad hoc. Auteur d’une motion incidentielle faite au cours de la plénière d’hier, le député Jacques Bakambe Shesha a dénoncé la démarche de cette formation politique de l’Opposition sur le remplacement de Sessanga à la tête de la Commission Politique, administrative et juridique (PAJ) dont la direction revient à l’Opposition (MLC), sans pour autant se conformer aux prescrits du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Dans sa démarche, l’auteur de la motion a invité la plénière à réaffirmer les principes qui ont toujours guidé dans la direction des travaux de l’Assemblée nationale, lesquels prévoient que le changement requiert la vacance au poste.
« C’est dans ce cadre que le groupe à qui le poste est reconnu peut seulement alors faire des propositions à soumettre à la plénière de la commission comme prévu aux articles 43 et 44 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Or, dans le cas d’espèce, le président de la commission PAJ, Delly Sessanga, existe », a déclaré le député Jacques Bakambe Shesha. Pour lui, la démarche du MLC ne correspond à aucune disposition constitutionnelle ou du règlement intérieur et encore moins à la lettre et à l’esprit des compromis politiques intervenus au sein de la chambre basse dans le cadre de l’élection des membres des bureaux des commissions permanentes et du comité des sages.
Comme l’église au milieu du village, le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a joué à l’apaisement et à la sagesse. « Il s’agit d’une motion d’information à mon avis. La cohésion qui est très importante au sein de l’Assemblée nationale implique que tous les groupes politiques fonctionnent en harmonie. Cette question est transférée à la conférence des présidents avant de la soumettre à la plénière », a souligné Evariste Boshab. Pour ce dernier, « les politiques ne vont pas tuer l’Assemblée nationale, mais vont concourir au bon fonctionnement de notre institution ». Cette option de transférer la décision à la conférence des présidents telle que proposée par le président de la chambre basse du Parlement a été bien acceptée par les députés nationaux.
A une question de la presse, le député Adam Bombole qui tient à la position de son parti a fait savoir que le MLC a pris l’option de procéder au système de la rotation. Voilà pourquoi, la Commission PAJ doit avoir un autre animateur.
Dorian KISIMBA
EN ADOPTANT LES PROJETS DE LOI SUR LA PROTECTION DU PATRIMOINE CULTUREL SUBQUATIQUE, LA DIVERSITE DES EXPRESSIONS CULTURELLES, ETC
L'Assemblée nationale balise la voie pour la protection et la promotion culturelle en RDC
C'est au cours de la séance plénière d'hier jeudi 04 février 2010 que les députés ont adopté trois projets de loi autorisant la ratification de la convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, de la protection et de la promotion de la diversité des expressions culturelles et de la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Ainsi adoptés, ces projets de loi seront envoyés au Président de la République pour promulgation, a indiqué le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab.
Dans l'exposé des motifs du projet de loi autorisant la ratification de la convention sur la protection du patrimoine culturel subaquatique, il est établi que l'exploration des fonds marins a mis à jour différents objets d'une valeur culturelle inestimable. En effet, explique-t-on, dans les milieux subaquatiques reposent des trésors qui témoignent des activités et du mode de vie des hommes à certaines époques, et qui sont d'une importance capitale aussi bien pour l'archéologie que pour la science.
Compte tenu de sa valeur archéologique et scientifique, le patrimoine culturel subaquatique mérite d'être protégé pour le bien de l'humanité toute entière et des générations futures, grâce à des mesures et mécanismes juridiques internationaux et nationaux. La conférence sur la protection du patrimoine culturel subaquatique a été adoptée en 2001 à Paris par la conférence générale de l'Unesco. La chambre basse du Parlement congolais vient ainsi d'adopter un projet de loi autorisant la ratification de cette convention sur la protection du patrimoine subaquatique.
L'autre projet de loi adopté hier par les députés nationaux est celui qui concerne la ratification de la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. " La protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, a -t- on souligné, procèdent du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales universellement reconnus aux pays, groupes et individus ".
En ratifiant cette convention, la RDC bénéficie des avantages préférentiels dans des échanges culturels avec le reste du monde, notamment par la création et le renforcement des industries culturelles, le transfert de technologies et du savoir-faire ainsi que par les aides financières à travers le fonds international pour la diversité culturelle.
Dorian KISIMBA
RECU HIER PAR LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE
L’Asbl « Bana Kin » déplore sa mise à l’écart pour les préparatifs de 50 ans de l’indépendance
Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a reçu hier dans la matinée l’équipe dirigeante de l’Asbl « Bana Kin » venue lui remettre un diplôme de mérite. Les dirigeants de cette Asbl ont encore profité de l’occasion pour lui exprimer leurs frustrations relatives aux préparatifs des festivités de cinquante ans d’indépendance de la RDC.
A l’issue de cette rencontre, le président de cette Asbl, M. Dominique Kabengele, a clairement expliqué les mobiles de leur présence auprès du numéro un de l’Assemblée nationale. « Nous sommes venus lui exprimer les frustrations de l’ensemble de tous les Kinois en rapport avec les festivités de 50 ans de l’indépendance de notre pays», a soutenu Dominique Kabengele avant d’affirmer que les martyrs de l’indépendance étaient pour la plupart des Kinois.
A la question de savoir comment réparer ou éradiquer ces frustrations dont les « Bana Kin » se disent être victimes, le chef de la délégation de cette organisation a fait savoir que les Kinois veulent simplement que ces martyrs soient honorés en ce moment où la ville de Kinshasa se prépare à célébrer avec faste les 50 ans d’indépendance du pays. A vrai dire, les membres de l’Asbl « Bana Kin » tiennent mordicus à leur implication dans les préparatifs de cette grandiose manifestation.
Mais, comment le président de la chambre basse a-t-il réagi après être informé des frustrations dont se plaignent les dirigeants de « Bana Kin »?, le chef de la délégation, Dominique Kabengele, répond en ces termes : « L’honorable Evariste Boshab a été très réceptif aux problèmes que nous lui avons soumis. Il a promis de nous impliquer dans toute démarche relative aux préparatifs de ces assises qui vont permettre aux Congolais de se souvenir de la date de l’indépendance, cinquante ans après.» Dorian KISIMBA.
DU 24 AU 27 MARS 2010
La RDC sera l’hôte du 4eme Congrès et exposition africain du pétrole
Sous le haut patronage de Joseph Kabila, la RDC va abriter le 4eme Congrès et exposition africain du pétrole (CAPE IV), qui se tiendra du 24 au 27 mars 2010 à Kinshasa. Les réunions statutaires se tiendront au Grand hôtel Kinshasa et le congrès proprement dit aura lieu au Palais du peuple, siège du Parlement. L’événement sera organisé par l’Association des producteurs des pétroles africains(APPA), le ministère des Hydrocarbures de la RDC et d’AME Trade Ltd, Royaume Uni.
En marge de cette grande rencontre, l’APPA a tenu une conférence de presse, hier au cercle de Kinshasa, pour marquer le lancement de ce grand messe pétrolière. Celle-ci était animée conjointement par le ministre des Hydrocarbures de la RDC et président de l’APPA, René Isekemanga Nkeka, le ministre des hydrocarbures du Congo-Brazzaville, le représentant du ministre des hydrocarbures de la Côte d’Ivoire dont le pays assure la vice-présidence, du secrétaire Exécutif de l’APPA et le représentant d’AME Trade Ltd.
Après CAPE I à Tripoli, (2003); CAPE II à Alger, (2005) et CAPE III à Cotonou (2007) qui ont compté plus de 500 participants, voici le tour de la RDC qui, selon le ministre congolais des Hydrocarbures, va accueillir entre 800 et 1000 participants. Heureuse coïncidence ou fait du hasard, c’est durant la même année que la coupe du monde de football aura lieu sur le Continent africain et ce pour la première fois. CAPE IV « sera la véritable coupe du monde de l’Afrique pétrolière ».
Moteur de la coopération au service des pays producteurs ou potentiels producteurs des hydrocarbures, CAPE IV sera le pivot du VIIème programme d’action de l’APPA, où des questions pertinentes seront examinées à la réalisation de ces objectifs. Le CAPE est une opportunité pour les opérateurs du secteur des hydrocarbures, établis ou ayant des perspectives d’investissements en Afrique, de comprendre les orientations politiques sur les questions majeures à travers des sous-thèmes du Congrès, et de rencontrer les décideurs politiques, économiques et institutionnels des pays membres de l’APPA.
Les thèmes du CAPE IV seront axés sur : enjeux et stratégie, législation et réglementation, promotion de l’industrie gazière, zone d’intérêt commun, vision et perspectives d’investissement. A l’exposition du CAPE IV, il y’aura la présentation des produits et des technologies de haute pointe. Les exposants seront en mesure de démontrer des services directement aux décideurs africains de l’industrie pétrolière et gazière, et de démontrer physiquement leurs engagements à entreprendre en Afrique.
Parmi les retombées d’ordre économique du CAPE IV près de 2.500.000$ Us qui seront injectés dans l’économie.
L’APPA est une organisation intergouvernementale qui partage les connaissances entre pays producteurs de pétrole. Elle a pour but de promouvoir des initiatives communes afin de tirer profit de cette ressource non renouvelable. Elle est née à Abuja, au Nigeria, en janvier 1987.Il compte 16 membres à savoir et Algérie, Angola, Benin, Cameroun, Congo RDC, Cote d’Ivoire, Egypte, Gabon, Guinée Equatoriale, Lybie, Nigeria, Afrique du sud, Tchad, Mauritanie et Soudan. Son siège est installé au Congo-Brazzaville. C’est la République démocratique du Congo qui en assure actuellement la Présidence. Neuf autres pays sont à la porte d’entrée de cette organisation. Dina Buhake
REUNION AGRICOLE DES PAYS MEMBRES DE LA SADC
15 ministres de la sous-région attendus ce vendredi à Kinshasa
Les ministres en charge de l’agriculture des pays membres de la SADC se réunissent, ce vendredi 05 février 2010, à l'hôtel Venus dans la capitale congolaise. Au menu de leurs discussions, figurent trois points importants, à savoir, la mise en place de la charte de la SADC; la viabilité du centre de recherche agricole et de développement de l'Afrique australe (Cardesa) et la signature d'un protocole d'accord portant harmonisation des systèmes semenciers dans la sous-région.
Après une réflexion approfondie, ces différentes questions seront soumises au sommet des chefs d'Etat. En fait, c'est sur recommandation du sommet des chefs d'Etat de la SADC qui a eu lieu en septembre de l'année dernière à Kinshasa, il a été demandé aux ministres des Etats membres qui ont dans leur attributions de présenter au prochain sommet des présidents, le projet de charte et d'harmonisation du système semencier dans la sous-région.
Il leur a été demandé également de vérifier la viabilité du centre de recherche agricole et de développement de l'Afrique australe (Cardesa). Ce centre a pour mission de coordonner toutes les recherches agricoles dans la sous-région.
Concernant la signature d'un protocole d'accord sur l'harmonisation du système semencier entre les Etats membres de la SADC, il est important de retenir que, désormais, les semences doivent circuler d'un pays à un autre. Pour y parvenir, il est question de s'assurer tout d'abord si ces semences ont été soumises à une bonne protection.
Les travaux techniques qui vont permettre la mise en place de ces différentes opérations sont déjà à pied d'œuvre. Car, chaque pays a son système de production et son système semencier. D'où, il est question d'harmoniser ces différents systèmes qui varient d'un pays à un autre. Il y a même une formation pour le renforcement des capacités des agents agronomes qui est prévue pour une protection optimale des semences.
Raison pour laquelle, une certification des semences dans les services nationaux de 15 pays de la Sadc est recommandée. En RDC, des efforts ont été consentis pour développer l'agriculture, avec la distribution des vélos et de 40 tonnes de matériels composés des houes, des machettes, des bèches, des filets, des intrants agricoles et de pêche. Le Gouvernement a aussi acheté, dans le cadre d'un crédit rotatif, des petits ruminants et des semences aux 11 provinces. C’est de la sorte que, l'année passée est considérée. Comme une année de croissance agricole avec un taux de 6,7 %. Cette relance agricole a commencé à Kinshasa par une culture industrielle, notamment la riziculture. La production de cette culture dans le Pool malebo a atteint plus de 800 tonnes.
Ce domaine agricole a été doté des décortiqueuses. L'objectif visé est d'acheter des décortiqueuses pour 11 provinces de la RDC. Beaucoup d'efforts ont été fournis en collaboration avec la Fao. Le représentant de la Fao a donné un appui à plus de 2.000 ménages dans la plaine de la Ruzizi.
La RDC, en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD), a réussi à réhabiliter les différentes fermes du Domaine agro-industriel et pastoral de la N'Sele (DAIPN). En ce moment, il y a 120 milles poulets et des porcs prêts à être commercialisés.
Plusieurs points de vente ont été installés à travers toute la ville de Kinshasa. D'ailleurs, deux chambres froides sont prévues à Masina et à Matete pour ravitailler la population en poulets. C'est d’ailleurs dans cette optique qu'a été réhabilitée la chambre froide de DAIPN. Simard Simon TSOUMBO
«Jeudi sinistre» : 27 accidentés indemnisés hier par la SONAS
En attendant la reprise, en ce mois de février, du bouclage automobile interrompu en décembre sur demande du Gouvernement central compte tenu des festivités de fin d’année, la Société nationale d’assurances (SONAS) compte apurer les indemnisations des dossiers disponibles des sinistrés. C’est dans ce sens que l’assureur national a poursuivi, hier jeudi 04 février 2010, l’opération « Jeudi sinistre » initiée par le comité de gestion depuis janvier 2008.
Pas de temps à perdre pour la SONAS qui a réglé un total de 47 dossiers dont la plupart résultent des accidents de circulation. Certains cas ont été soldés durant la journée d’hier. Tel est le cas de M. Kamudimba qui a touché le montant de 500 USD suite à l’accident que sa voiture Mercedes avait connu à la hauteur du Pont Matete en date du 27 juillet 2009. Si certains sinistrés ont vu leurs sommes apurées, d’autres par contre, ont touché des acomptes. Dans cette catégorie, on peut citer le responsable d’une l’entreprise de la place qui a totalisé 1400 USD pour un accident mortel d’un véhicule de son entreprise contre un véhicule d’une société brassicole de la place le 06 mars 2009.
En dépit de la crise financière internationale qui frappe la plupart des entreprises congolaises et internationales, la SONAS ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle poursuit ses opérations en vue d’amener les conducteurs, propriétaires des chantiers … à s’assurer. Cette politique, lui reconnue par la Constitution, vise, entre autres, à donner à l’entreprise récemment transformée en société commerciale d’avoir les moyens d’entretenir son personnel et de participer activement au budget national tel que voulu par le chef de l’Etat qui veut voir chaque Congolais participer, à sa manière, à la réalisation des cinq chantiers de la République. Rachidi MABANDU.
Lutte contre le cancer en RDC: Mopipi préconise la prévention
La communauté internationale a célébré le 4 février la journée mondiale de lutte contre le cancer. A cette occasion, le ministre congolais de la Santé publique, Auguste Mopipi Mukulumanya, faisant échos de l'OMS, préconise une série des mesures préventives pour combattre ce mal en République Démocratique du Congo.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 10 millions de nouveaux de cas de cancer ont été détectés dans le monde en 2 009. Le ministre Auguste Mopipi a fait siens ces chiffres, ajoutant que cette maladie est l'une des causes de mortalité dans le monde avec plus de 15%.
Dans le cadre de la lutte contre le cancer, le ministre congolais se range du côté des experts de la santé dans le monde qui préconisent la prévention. C'est d'ailleurs le thème des échanges prévus pour 2010 : "Le cancer peut aussi être prévenu", a fait savoir Mopipi. Pour ce dernier, le cancer ne doit pas être perçu comme une maladie implacable, sans issue ni prévention possible. " Avec un diagnostic précoce et une prise en charge multidisciplinaire appropriée, on peut guérir du cancer", a-t-il laissé entendre. Il faut coupler la prévention au dépistage, a-t-il insisté.
Cette prévention comprend, notamment, la lutte anti-tabac, la lutte contre l'alcoolisme, le surpoids, l'obésité et la sédentarité, la lutte contre l'abus de consommation de graisse, ainsi que contre l'exposition aux substances toxiques comme l'amiante et aux irradiations. RO/FDA
FAUTE DE SUIVI DE L'APPLICATION DE LA LOI
Un enfant d’environ 6 ans meurt dans un accident de moto
Un enfant âgé de quelque six ans a trouvé la mort dans un accident de moto survenu mercredi le 3 février 2010 sur le boulevard Lumumba, précisément à la 16ème rue de la commune de Limete à Kinshasa. Le drame s’est produit lorsque la moto, roulant dans un sens inverse, est entrée en collusion avec un véhicule. Le petit garçon embarqué dans ce taxi- moto n’avait ni casque ni dispositif de sécurité.
La victime, en âge de scolarité, était accompagnée de son père biologique. Celui-ci était assis derrière le motard alors que le jeune enfant, lui, était placé devant le motard. Au contact des deux engins, l’enfant a été violemment projeté par devant la moto et s’est retrouvé sous le véhicule. Il perdait beaucoup de sang. Aussitôt soutiré de l’engin, tous les signes vitaux s’étaient complètement arrêtés. L’enfant est mort sur place. Son front percé d’une fissure béante, laissait couler un jet de sang frais.
Alertée par la tragédie, un groupe d’éléments qualifiés de la Police de circulation routière (PCR) est descendu sur les lieux pour établir le constat. Quelques minutes après, le corps du petit garçon baignant dans son sang a été immédiatement admis à la morgue de l’Hôpital Saint Joseph. L’émotion a été tellement violente que des témoins n’ont pas pu contenir leurs larmes. Le père de l’enfant et le motard ne sont pas sortis indemnes. Ils ont eu des blessures de second degré et leur état n’inspirait aucune inquiétude.
La faiblesse de la réglementation
Les circonstances de la mort de ce petit garçon ont suscité des réactions en sens divers au sein de la population se trouvant sur place. Des commentaires, somme toute convergents, qui ont dénoncé la faiblesse de l’autorité urbaine. On lui reproche le laxisme dans l’application de la loi en matière de circulation routière, précisément en ce qui concerne la circulation de taxi- motos dans la ville de Kinshasa. D’autres personnes ont déploré le zèle des jeunes gens qui utilisent les motos comme moyen de transport en commun.
L’une et l’autre raisons paraissent valables. En ce qui concerne l’autorité urbaine par exemple, des voix se sont levées pour fustiger le manque de suivi dans l’application de la loi. L’opinion se rappelle qu’il y a peu, le ministre provincial des Transports avait pris une série de mesures réglementant le transport en commun par moto. Il s’agit, entre autres, des béquilles et des casques fortement recommandés au motard et à son passager. Cependant, il se trouve vérifié que ces mesures souffrent d’application. Autrement dit, des jeunes exploitant le taxi-moto se moquent de cette décision de l’autorité compétente.
En ce qui concerne les motards, la population dit que nombreux n’ont pas encore acquis la maîtrise nécessaire pour conduire une moto. En d’autres termes, la plupart des motards apprennent à conduire sur le tas.
Par ailleurs, on s’interroge sur l’une des dispositions du Code de la route qui interdit d’embarquer un enfant sur la banquette avant d’une voiture. « Pourquoi la même disposition ne s’appliquerait-elle pas sur la moto », s’interroge-t-on. Laurel KANKOLE
L'avenue du Commerce à Kinshasa, transformée en dépotoir
Kinshasa, autrefois "Kin la belle ", se qualifie aujourd'hui en " Kin la poubelle ". Même les grandes avenues qui constituent le miroir de la ville n'échappent pas à cette triste réalité. C'est le cas, pour l'instant, de l'avenue Du Commerce qui est devenue un véritable dépotoir.
Nous sommes précisément au croisement des avenues du Commerce et Bokassa. L'on est vite frappé par l'impraticabilité de la route Bokassa, où flaque d'eau et immondices décorent cette artère. Ici, en réalité, cette situation ne date pas d'aujourd'hui. Même un vendeur de la place déplore l'insalubrité qui y règne. " Nous supportons cette situation alors que nous payons des taxes de l'Etat. Mais ce dernier ne fait rien pour assainir ce lieu ", s'exclame-t-il.
" C'est comme si cette mélodie de l'insalubrité plait désormais aux autorités du pays et de la ville de Kinshasa en particulier ", souligne un autre vendeur, rencontré sur place, qui ajoute que "l'insalubrité est devenue le rythme de la ville que tout Kinois est censé s’y adapter ".
Lorsqu'on longe ladite avenue, l'on est de plus en plus étonné de voir des dépotoirs des sachets d'eau et autres immondices installés juste à côté de la galerie ex-3Z. Le lieu se transforme en, cimetière d'un bus (Transit) abandonné. Tout près de ce véhicule, c'est la poubelle. D'ailleurs, l'on a trouvé un fou qui est à la recherche de la nourriture.
«Si vous amenez quelqu'un pour la première fois dans cette avenue, il risque de ne pas croire qu'il est en plein centre-ville», clame un Kinois. Outre les immondices, il y a aussi des flaques d'eau qui n'embellissent pas cette artère réputée être l'avenue des affaires de la ville de Kinshasa. En évoluant, c'est le même décor qui longe cette avenue qui abrite des magasins et plusieurs appartements.
Plus loin, flanent des sachets d'eau et des feuilles de chikwangue. Personne ne se gène de ce décor. Les belles demoiselles bien vêtues sont à l'aise de circuler dans cet environnement insalubre qui commence à dégager une odeur nauséabonde. Les immondices trouvées sur place sont devenues des compagnons des vendeurs de la place, d'autant plus que ces derniers ne voient aucun danger dans ces ordures.
Un tenancier d'une cabine téléphonique essaie de nous expliquer l'existence des ordures. " Ce sont les habitants des immeubles envirronants qui polluent le lieu. Les agents de l'Hôtel de ville passent toutefois pour évacuer les immondices, mais en vain ", regrette un passant. Le service de salubrité de l'Hôtel de ville a du pain sur la planche vu l’état avancé des dépotoirs à Kinshasa.
Dans un autre registre, c'est la grogne des vendeurs qui fermaient à peine leurs magasins. " Toutes les routes de Kinshasa sont détruites, mais à la télé, on nous parle d'une somme de 2.500.000$, somme que le gouvernement a allouée pour aider l'Haïti. C'est inconcevable. Comment les pays européens peuvent nous aider… ", a-t-il souligné.
L'avenue du Commerce est parmi les artères principales de la ville par sa fréquentation. C'est un lieu des affaires par excellence. C'est ainsi que l'hôtel de ville de Kinshasa est appelé à se dépêcher pour nettoyer cette avenue pour la rendre propre et fréquentable. Dieumerci MAYAMBI
Sud-Kivu : Le PAM et l'UNICEF redonnent l'espoir aux malnutris de Walungu
Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des NU (OCHA) organise, depuis le lundi 01 février, un voyage de presse avec les professionnels des médias de Kinshasa dans la province du Sud-Kivu en vue de leur permettre de s’imprégner des réalités humanitaires dans cette partie de la RDC. Hier, la délégation des professionnels des médias a été témoin des efforts que fournissent l’Unicef et le PAM pour redonner l’espoir aux populations de Walungu frappées par la malnutrition. Il était 13h30' quand nous sommes arrivés à Walungu centre, précisément à l’Hôpital général de Référence du même territoire, sous un soleil accablant et cela après deux heures de route à partir de Bukavu. L’objectif était de visiter le centre de nutrition de cet hôpital, financé par le Programme Alimentaire Mondial pour les vivres dont l’ong Caritas Développement assure la distribution. Après une brève séance de mise au point avec l’administrateur de l’hôpital, nous nous sommes dirigés au centre de nutrition. Le premier pavillon visité est celui de l’Unité nutritionnelle thérapeutique intensive (UNTI). Là, le constat est amer : des enfants dont l’âge varie entre 1 et 5 ans présentent un déséquilibre total. Certains parmi eux n’avaient plus que leurs têtes, le reste de leurs membres était à peine visible. On ne peut pas comprendre que dans un territoire où tout est vert, on trouve des enfants avec le niveau le plus élevé de malnutrition.
Qu'à cela ne tienne, l'Unicef apporte son appui en distribuant un aliment riche, composé de pate d'arachide très énergétique appelée "plumpy nut". La dose doit correspondre au poids de l'enfant. La pate d'arachide est complétée par le F100, un lait thérapeutique administré au moins 6 fois par jour pendant 7 jours. car, on estime qu'au bout de 7 jours, l'enfant peut être corrigé de son déséquilibre. A ce niveau, le Pam fournit les vivres aux accompagnants des enfants (les parents ou les grands parents de l'enfant malade), cela pendant 10 jours seulement. Au total, 21 enfants sont suivis.
La prochaine étape était l'unité nutritionnelle supplémentaire (UNS) où les enfants présentent des cas de malnutrition modérée. Ils prennent la bouillie de CSB (corn soya blend), c'est-à-dire la farine de maïs et de soja enrichie, mélangée avec l'huile et le sucre. Chaque bénéficiaire reçoit 200gr de bouillie. Pour qu'il n'y ait pas de rechute, le personnel commis au centre fait le suivi à domicile pendant au moins 90 jours. Le Pam appuie les bénéficiaires avec la farine. Il assiste 200 ménages avec des semences et autres vivres pour assurer une bonne alimentation.
Une maman que nous avons pu aborder, a fait savoir que suite à la perte de poids observée sur son enfant, elle l'a amené à l'unité où il sera constaté qu'à 7 mois, l'enfant avait encore le poids de sa naissance. Après quelques temps de traitement, il est passé de 3kg200 à 5kg 300. Bien que fatiguée, lache-t-elle, mais elle n'a pas de choix ; elle doit venir jusqu'à ce que son fils retrouve l'équilibre.
Les témoignages sont poignants. Parmi ces enfants, il y en a qui ont perdu leurs capacités intellectuelles et l’usage leurs membres physiques. Selon certaines indiscrétions, il y a un problème sérieux de manque de terre cultivable avant de noter que les plus forts ont tout envahi. Cette situation, confie-t-on, est à l'origine du taux élevé de mortalité infantile. Mathy MUSAU (de Bukavu)
MALGRE LE DECOUPAGE DU TERRITOIRE EN VUE
Le Forum des associations des ressortissants du Bandundu construit la fibre de l'unité
Le début d'une année offre l'occasion à la plupart d’organisations étatiques et privées d'échanger des vœux. Le Forum des associations des ressortissants du Bandundu (FAR/BDD) n'a pas échappé à cette tradition. La cérémonie a eu lieu le dimanche 31 janvier 2010 au Pavillon 22 de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN). Une messe œcuménique cocélébrée par Mgr Edouard Mununu, évêque de Kikwit et Agrey Ngalasi, pasteur titulaire de l'Eglise la Louange de Kinshasa, a été dite au début de la rencontre.
La cérémonie, au-delà de toute sa valeur symbolique, a occasionné une retrouvaille spontanée entre les ressortissants d'une même aire socioculturelle. La rencontre, souligne Mme Inona Senga Fatouma, membre du comité d'organisation, a poursuivi deux objectifs : " La retrouvaille entre frères et sœurs d'un même aire socioculturelle ; le réchauffement et le renforcement des liens de fraternité, de solidarité et d'unité en vue d'un mutuel réconfort moral et un soutien réciproque dans notre vie sociopolitique ont été les principaux objectifs de cette rencontre ".
Prenant la parole, le Gouverneur de la province du Bandundu, Richard Ndambu Yolang a effleuré le bilan de son action. " Il n'est pas facile de gérer une partie du territoire national, aussi vaste que le Bandundu et atteindre, en temps record, les objectifs assignés ", a-t-il déclaré. Néanmoins, le premier citoyen de la province du Bandundu s'est dit réconforté par quelques réalisations concrètes de son mandat. Il s'agit, entre autres, de la construction et de l'entretien des infrastructures scolaires et routières, auxquels s'ajoutent des bâtiments administratifs construits dans certains coins de la province. Aussi, pense-t-il, " ces ouvrages sont une preuve éloquente de la présence de l'autorité de l'Etat et aussi, la volonté de traduire en actes concrets, le vaste programme de redressement du pays, résumé en Cinq chantiers de la République initié par le Président Joseph Kabila Kabange.
Ces points positifs, explique Richard Ndambu, s'accompagnent cependant, de quelques faiblesses dans le domaine de la justice. " Les cadres, les magistrats et autres officiers judiciaires sont à compter du bout des doigts", a déploré le n°1 de la province du Bandundu ; avant de préciser que ce déficit a entrainé un dysfonctionnement de l'appareil judiciaire de la province.
Par ailleurs, le Gouverneur du Bandundu a déploré l'insuffisance des recettes et le retard observé dans la rétrocession, par le Gouvernement central, des 40 % des recettes courantes allouées aux provinces. " A cause de ce retard, l'administration provinciale
Message du far du Bandundu à l’occasion de la journée de solidarité, d’unité et d’échange des vœux de nouvel an 2010 entre les ressortissants de la province
C’est pour le FORUM des ASSOCIATIONS DES RESSORTISSANTS du BANDUNDU, FAR/BDD un honneur et une joie intense de prendre la parole ce jour, pour vous remercier d’avoir répandu massivement à son invitation, afin d’échanger des vœux de Nouvel an 2010 à l’occasion de la journée de solidarité et d’unité entre fils et filles du BANDUNDU. C’est l’occasion pour nous de rendre un hommage mérité à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Joseph KABILA KABANGE, dont les actions de paix ont rendu possible cette rencontre.
Cette rencontre se fixe un double objectif à savoir :
- Les retrouvailles entre frères et sœurs d’un même territoire socioculturel ;
- Le réchauffement et le renforcement des liens de fraternité, de solidarité et d’unité pour un mutuel réconfort moral et un soutien réciproque dans notre vie socioprofessionnelle.
Ces deux objectifs sont tous basés sur l’amitié et la fraternité qui
constituent le ciment du tissu historique et politique de toute entité
administrative. Voila pourquoi nous devons avoir présent à l’esprit la
détermination de les entretenir.
Chers Frères et Sœurs,
Le FAR, c’est ASSOREKWA, c’est CODELAC, c’est EYUKA, c’est le
GROUPE D’ACTION POUR LE RENOUVEAU ET LE DEVELOPPEMENT DU BANDUNDU, c’est le GROUPE D’OPiNION DU KVVILU, c’est S’UREBAND, et tant d’autres associations autonomes et indépendantes les unes des autres mais qui ont convenu de travailler en synergie pour l’intérêt général de la province.
Il a, à son actif, un certain nombre d’actions en faveur du BANDUNDU et des Bandundoises. Nous citerons notamment la réception en l’honneur des animateurs des institutions de la dernière transition et celle organisée pour célébrer le nouvel an 2004, ainsi que la promotion de notre frère, le Généra! MBWAYAM Rambant Sans oublier les nombreuses concertations avec la MONUC suPTnsîallations à Kikwit et la prolongation de l’enrôlement au BANDUNDU.
Le FAR/BDD s’empresse donc à remercier de tout cœur tous ceux qui ont permis la matérialisation et la concrétisation de cette cérémonie.
Nous pensons particulièrement à :
- Son Excellence Monsieur le Président de la République Joseph KABILA
KABANGE.
- Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Adolphe MUZITO,
- Son Excellence Monsieur le Gouverneur du BANDUNDU, Richard NDAMBU,
- Le ColoneiJean KAM1SENDU,
- L’honorable Gentini NGOBILA et l’équipe sacerdosale ici présente.
II prie le très haut de les bénir d’avantage.
Mais étant entendu que l’action continue, le souhait du FAR est de voir ceux qui n’ont pas encore donné leur contribution de bien vouloir le faire, afin de lui permettre d’organiser la réflexion projetée sur le développement de notre province.
Que vive ie BANDUNDU
Que vive la République Démocratique du Congo
LE COMITE ORGANISATEUR.
Très Chers Frères et Sœurs,
Pouvons-nous, au-deià des retrouvailles, nous permettre une réflexion interpellatrice au regard de certaines évidences qui se présentent à nous ?
Il est, en effet, établi que tout développement part de la base. Que la première ressource pour tout développement c’est l’homme. Le bandundu et les Bandundois peuvent-ils se situer par rapport à ces deux postulats ? La réponse à cette question ne prête à aucune équivoque d’autant plus que la première richesse demeure l’homme et que le BANDUNDU, Quartier Latin de la République Démocratique du Congo, dispose d’une élite qui s’exporte même, en plus de son riche potentiel agro-pastoral.
Il est temps de nous ressaisir. Le FAR/BDD nous invite au courage. Il nous exhorte à un sursaut de conscience qui nous permette de nous rendre compte du rôle que nous sommes appelés à jouer pour la pleine réalisation et le plein épanouissement de notre province et de nous-mêmes, ainsi que de l’impact que cela peut avoir sur l’ensemble de la nation.
II n’ya pas de gêne à s’occuper de sa province ou de son village. Car, même, Jésus-Christ, le Sauveur de l’humanité, se reconnaît fils de Nazareth. Il s’ensuit que î’unité provinciale n’est pas incompatible avec celle de la nation, du District, du territoire ou du village.
Et même le découpage administratif éventuel ne peut et ne pourra jamais nous séparer et surtout pas détruire ce que nous avons en commun depuis nos ancêtres à savoir notre culture, notre éducation, nos liens de consanguinité....
Bien au contraire, plus nous sommes soudés et unis à la base, mieux nous avons la force spirituelle et morale de servir la province et la nation. Ceci dit, cultivons ce sentiment d’amitié et de fraternité pour notre bonheur, celui du BANDUNDU et de la RDC, notre chère patrie.
La Compagnie Marabout Théâtre prépare la 2ème édition du Festival Bonga Yassa
La Compagnie Marabout Théâtre prépare la tenue de la deuxième édition du festival Bonga Yassa. Prévue du 5 au 10 mars prochain, cette activité culturelle va se dérouler dans la cité de Bonga Yassa, dans la province du Bandundu, à 350 kms de Kinshasa.
"Les préparatifs vont bon train, bien que nous n'ayons pas encore suffisamment d'appui financier pour réussir ce festival", explique Nzey Van Musala, le directeur de la Compagnie Marabout Théâtre. Toutefois, précise-t-il, toutes les troupes ainsi que les groupes traditionnels sollicités sont sensibilisés et montent déjà leurs spectacles.
D'après les organisateurs du festival, outre la Compagnie Marabout Théâtre, trois délégations d'artistes de Kinshasa sont attendues dans la cité mission de Bonga Yassa. Il s'agit particulièrement de "Soul'Art", une troupe d'étudiants de l'Institut national des arts (INA), et du groupe traditionnel Mokamo populaire.
Nzey Van Musala a également pensé à associer le Centre dramatique de Kinshasa (CEDRAK) qui forme un nombre important d'acteurs issus des milieux estudiantins. "Bon nombre d'entre eux sont des étudiants de l'Université de Kinshasa, de l'Université pédagogique nationale et de l'Institut supérieur des techniques médicales ", précise le directeur de la Compagnie Marabout Théâtre.
Promouvoir le théâtre dans les langues locales
Destiné à promouvoir le théâtre dans les langues locales de la RDC, le festival Bonga Yassa a, bien entendu, réservé un espace important pour les troupes théâtrales des villages. Encadrés par des intellectuels congolais, ces acteurs issus des milieux ruraux vont présenter des pièces dans les langues vernaculaires du Bandundu. Ces troupes vont précisément interpréter des pièces rédigées par des auteurs congolais en s'inspirant des réalités locales.
La deuxième édition du festival de Bonga Yassa intervient cinq ans après la première édition qui avait eu lieu en 2005, sous l'initiative de la Compagnie Marabout Théâtre. Riche de l'expérience du Festival de théâtre de la fraternité (FESTHEF) où la compagnie congolaise a pris activement part du 18 au 28 décembre 2009 à Lomé, au Togo, l'équipe de Nzey Van Musala s'attend à bien valoriser les ressources culturelles du pays tout en misant sur l'attraction touristique du paysage rural. Yves KALIKAT
Brass'Arts : un groupe pour la promotion de la musique folklorique des Congolais de deux rives
Implantés dans la commune de Lemba, au siège de la Compagnie Marabout Théâtre sur l'avenue Karonge, les artistes du groupe folklorique Brass'Arts suscitent curiosité. Détenteurs d'environs 90 instruments de musique en vogue dans les milieux ruraux de la République démocratique du Congo et du Congo-Brazzaville, ils font la promotion de la musique traditionnelle en recourant aux richesses culturelles de deux rives.
Chanteurs, danseurs et percussionnistes, les sept artistes de Brass'Arts manipulent à merveille les instruments de musique qu'ils ont glanés dans plusieurs contrées de deux pays et d'autres qu'ils ont fabriqués en servant de matériels de récupération. Dans leurs gibecières, on retrouve aussi bien la guitare basse, la guitare rythmique, la batterie que le tam-tam, le balafon, le djembe, le madimba, les castagnettes, les cornes d'animaux, le balai, les bouteilles….
Lors des spectacles tout comme pendant les répétitions, le public est captivé par la diversité de sons que ces artistes arrivent à produire : cris des animaux, vol des oiseaux, clapotis des vagues, souffle de vent... Les spectateurs se sentent aussitôt plongés dans un environnement sauvage, dans un milieu où la nature s'exprime à son aise.
Un groupe
des polyglottes
Se voulant original, le Brass'art fait de toutes les langues son patrimoine. Soudés à travers ce groupe depuis sa création en mars 2006, les artistes congolais de deux rivent déclament des poèmes et chantent en swahili, en lingala, en kikongo, en tshiluba, en pende, en mongo, en teke, en lari, en mboshi, en français, en anglais, en portugais, en espagnol…
Selon Sylvain Scafio, initiateur et directeur artistique du groupe, Brass'Arts est constitué d'artistes polyglottes venus de plusieurs contrées de la région. Toko Muanda et Gisèle Luzolo Maleso sont originaires du Bas-Congo, Yves Mafolo et Price Sukadi du Bandundu, Noëlla Kakule du Nord-Kivu, tandis que Jean-Marie Matoko est lari du Congo-Brazzaville comme l'initiateur du groupe. Au total, cinq hommes et deux dames. Tout le monde joue, chante et danse.
Lutter ensemble pour un brassage culturel
"Notre objectif est de lutter pour un brassage culturel sans distinction de nationalité, de race et moins encore de sexe", commente Sylvain Scafio. Détenteur d'un baccalauréat aux humanités littéraires, façonné dans une école des Beaux arts au Congo-Brazzaville, le porte-étendard de Brass'Arts est fier du succès de son groupe au Togo et au Benin où ces artistes ont été invités pour agrémenter le Festival de Théâtre de la Fraternité (FESTHEF) du 18 au 28 décembre 2009.
En septembre 2010, Brass'Art est invité dans une résidence de travail à Ouagadougou, au Burkinafaso, pour représenter les deux Congo dans cette rencontre où sont associés les délégués du Sénégal, de Burkina Faso et de la Cote d'Ivoire. Yves KALIKAT
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