BILLET
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.
José NAWEJ
Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)
Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa. José NAWEJ
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| A LA UNE
Sud Kivu-Maniema : les candidats AMP posent problème
* A Bukavu et Kindu, de plus en plus de voix s'élèvent contre le diktat de Kinshasa dans la désignation des postulants à la tête des Exécutifs des deux provinces
Les provinces du Sud Kivu et du Maniema sont en train de sombrer progressivement dans des tensions autour de la désignation des candidats Gouverneurs et vice-Gouverneurs.
A la base de la crise latente, de profondes divergences de vue entre différents courants d'opinion sur la désignation des candidats qui sont annoncés ici et là. Plus concrètement, les communautés de base semblent entrer en contradiction avec les états-majors politiques à qui elles reprochent de prendre des initiatives et désigner des candidats à partir de Kinshasa sans les consulter.
Si, pour le Sud Kivu, le candidat à la succession de Louis Léonce Chirimwami Muderhwa n'est pas encore clairement connu, alors que les différents états-majors politiques se regarderent encore en chien de faïence, la population, elle, s'échauffe déjà. Des sources rapportent, en effet, que la population de Bukavu a battu le pavé hier pour prévenir contre " toute tentative d'imposer des candidats " contre sa volonté et sans concertation avec la base.
Les observateurs prennent cette situation au sérieux pour cette province du Sud Kivu qui va avoir son troisième Gouverneur en près de 4 ans. Comme la population, ces observateurs ne s'expliquent pas cette instabilité institutionnelle de la province.
Quant au Maniema, il est rapporté que la Majorité a désigné, pour les postes de Gouverneur et vice-Gouverneur, l'honorable Tutu, député provincial et membre du PPRD, et M. Ndakala, membre de l'ARC, pour succéder à Didier Manara et Masudi Mendes. Une délégation de l'AMP séjourne, d'ailleurs, depuis hier à Kindu, officiellement pour réconforter les familles éplorées suite au naufrage d'une embarcation, mais en réalité pour, indique-t-on, présenter officiellement ces deux candidats.
Des sources à Kindu rapportent qu'une marche devrait avoir lieu ce mercredi pour protester contre ce choix qui se serait opéré sans l'avis des différents courants d'opinion. Et le groupe des 13 députés provinciaux (sur 24) qui avaient destitué Manara menacerait même de présenter ses candidats si un terrain d'entente n'était pas trouvé.
LA NDDM EXIGE DES CRITERES DE SELECTION
A Kinshasa, la Nouvelle dynamique pour le développement du Maniema (NDDM - asbl), qui dit prendre acte du choix opéré par la coalition PPRD-ARC, affirme sans ambages que ce choix " est loin de rencontrer ses préoccupations quant au profil même des cadres appelés à diriger l'Exécutif provincial du Maniema. " Le Secrétaire général de cette Dynamique, Gaston Mbafumoya Mufumu, qui signe une déclaration du groupe, craint que la démarche actuelle " constitue la continuité de l'œuvre de destruction de la province et de dilapidation de ses ressources au profit des puissances obscures. " Mettant en garde les forces politiques et financières qui voudraient imposer des dirigeants à la province sans la volonté de sa population, il en appelle à la conscience des 13 députés provinciaux évoqués plus haut pour qu'ils fassent preuve " une fois encore, de leur attachement à la mère province (…) " et qu'ils fassent honneur au Maniema " en décidant de lui donner des dirigeants de l'Exécutif à la hauteur du défi à relever. " Enfin, tout en invitant la Majorité à cesser "d'imposer toujours à la population des décisions qui ne tiennent pas compte de ses préoccupations ", la NDDM réitère son attachement ainsi que celui de toute la population du Maniema au président Kabila " et compte sur son implication personnelle afin que la province bénéficie des meilleures faveurs pour son décollage. "
L'on espère que la délégation de l'AMP, conduite par Louis Koyagialo qui est aussi attendu à Bukavu, approchera toutes les tendances pour arrondir les angles. Jonas Eugène KOTA
ENJEUX DE L'HEURE
Adolphe lumanu n’ayant pas convaincu les sénateurs sur les décrets
portant érection des nouvelles villes et communes
Adolphe Muzito attendu au Sénat
Adolphe Muzito est appelé à éclairer la lanterne des sénateurs sur les décrets
portant érection de nouvelles villes et communes en RDC.
Après l'Assemblée nationale, le Premier ministre sera prochainement interpellé au Sénat. A la Chambre haute, l'interpellation portera sur les décrets du 08 décembre 2009 portant érection des nouvelles villes et communes en République démocratique du Congo (RDC). Cette décision a été prise hier par la majorité des sénateurs à la suite des réponses données par le Vice Premier ministre en charge de l'Intérieur, Adolphe Lumanu, à la question orale avec débat adressée au Chef du Gouvernement sur lesdits décrets.
Les auteurs de la question n'ayant pas été satisfaits de la réplique de l'envoyé du Premier ministre ont jugé opportun de transformer la question orale avec débat en interpellation. Pour Sesanga Hipungu, il interpelle nommément le Premier ministre, Chef du Gouvernement et signataire des décrets. Ce qui a requis l'adhésion de la plupart des sénateurs. Car, selon eux, ces décrets qui concernent l'ensemble des provinces, à l'exception de l'Equateur et des deux Kivu, provoqueraient des conflits en cas d’application. Ils ont carrément demandé que ceux-ci soient annulés. Ce, malgré les éclaircissements et références donnés par Adolphe Lumanu qui a souligné que les différents décrets sont les préludes à la création des nouvelles provinces. Il a, par ailleurs révélé qu’une commission siège a la Primature, afin de corriger les erreurs matérielles.
Concernant le calendrier d'installation des nouvelles provinces qui avait été soulevé par bon nombre de sénateurs, Adolphe Lumanu a fait savoir que celui-ci (calendrier) avait déjà été déposé à l'Assemblée nationale depuis septembre 2008. Il a même ajouté que les autorités traditionnelles avaient été consultées au sujet du découpage. Adolphe Lumanu a également insisté sur le fait que le Gouvernement central ne s'est pas substitué aux provinces pour l'érection de certaines agglomérations en nouvelles villes et communes. L'initiative est venue des Assemblées provinciales conformément aux textes légaux.
Dans sa conclusion à la question orale avec débat, le sénateur Sesanga a indiqué qu'il n'a pas senti la réfutation concernant la violation de la Constitution et d'autres textes légaux par le Premier ministre. " Je n'ai pas entendu de réponse concernant la conformité relative à la Constitution à propos du mot conférer qui ne signifie pas créer des nouvelles entités ", a-t-il déclaré. Selon lui, la Constitution permet au Premier ministre de constater les agglomérations qui deviennent nouvelles villes ou communes et pas de créer de nouvelles entités ou initier le découpage de celles qui existent.
Il sied de signaler que le Vice Premier ministre en charge de l'Intérieur répondait à la question orale avec débat adressée au Premier ministre sur les décrets portant création de nouvelles villes et communes en RDC, question initiée par les sénateur Sesanga et Siluvangi. Dina BUHAKE
ENJEUX DE L'HEURE
Incidents du match Enyimba-Vclub : Kinshasa proteste et demande réparation
Le ministère des Affaires étrangères a convoqué, hier mardi matin 11 mai, l'Ambassadeur du Nigeria à Kinshasa, M. Ussen Abdoulay, pour lui exprimer les protestations du Gouvernement contre le traitement infligé dimanche dernier, à la délégation de V-Club lors du match qui a opposé cette équipe à celle d'Enyimba..
Le ministère des Affaires étrangères a convoqué, hier mardi matin 11 mai, l'Ambassadeur du Nigeria à Kinshasa, M. Ussen Abdoulay, pour lui exprimer les protestations du Gouvernement contre le traitement infligé dimanche dernier, à la délégation de V-Club lors du match qui a opposé cette équipe à celle d'Enyimba.. Le vice-ministre Ignace Gata Mavita lui a remis une note de protestation de la partie congolaise qui exige également réparation face à ces incidents.
Patrick Mutombo, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s'est exprimé sur Radio Okapi pour affirmer : "Nous attendons de cet ambassadeur qu'il puisse non seulement en faire part à son gouvernement, mais aussi clarifier ce qui est réellement arrivé et qu'on obtienne réparation ". Selon le porte-parole, cette réparation peut consister en des excuses présentées officiellement au gouvernement congolais et à l'équipe de Vclub. Il espère que cette réparation se fera dans des délais requis, autant que la RDC a formulé promptement sa requête.
Enfin, Patrick Mutombo indique que ces incidents n'auront pas d'impact sur le plan diplomatique ou politique dans les relations entre la RDC et le Nigeria. "Nous estimons que ce qui s'est posé comme irrégularités n'est pas un fait de gouvernement. C'est un fait des peuples, des inciviques nigérians et qui est censé être réparé."
Pour sa part, la Fédération congolaise de football (Fecofa) a indiqué que ces incidents ont fait près d'une dizaine de blessés dans la délégation congolaise. JEK
INFOS INFOS
Modernisation des infrastructures aéroportuaires en RD Congo
La RVA et la DGM offrent une nouvelle aérogare à N'dolo
Les passagers au départ de l'aérodrome de N'dolo à Kinshasa attendront l'embarquement en toute sécurité. Une nouvelle aérogare est opérationnelle depuis le 7 mai 2010. L'édifice, construit avec des fonds propres de la Régie des voies aériennes(RVA) et de la Direction générale de migrations (DGM), comporte deux blocs.
Les passagers au départ de l'aérodrome de N'dolo à Kinshasa attendront l'embarquement en toute sécurité. Une nouvelle aérogare est opérationnelle depuis le 7 mai 2010. L'édifice, construit avec des fonds propres de la Régie des voies aériennes(RVA) et de la Direction générale de migrations (DGM), comporte deux blocs. Le premier, d'une capacité d'accueil de 150 places assises, sert désormais de salle d'attente de la Rva. Par contre, le second bâtiment abrite le service de contrôle de la Dgm. La nouvelle aérogare de l'aérodrome de N'dolo inaugurée le 07 mai offre un double avantage aux passagers au départ de Kinshasa. Le premier mérite est que les passagers rempliront toutes les formalités de voyage sur place dans les locaux de la DGM. Ce, avant d'accéder à la grande salle de la Rva, séparée du bloc de la Dgm par un couloir. Le deuxième avantage est que les passagers au départ de N'dolo attendront l'embarquement en toute sécurité.
L'aérodrome de N'dolo vient d'être doté d'une aérogare construite aux normes de l'art. " Avec cette aérogare, l'aérodrome de N'dolo réunit finalement le minimum des conditions requises ", a déclaré un exploitant du trafic aérien interrogé hier. De leur côté, les passagers ne retiennent pas leur souffle. Ils poussent un ouf de soulagement et se réjouissent de cet ouvrage qui leur permet, désormais, d'attendre l'embarquement en toute sécurité. " Pendant plusieurs années, l'embarquement au départ de l'aérodrome de N'dolo a été un véritable casse-tête chinois pour les passagers. Nous n'avons jamais eu d'aérogare. Conséquence, nous attendions l'embarquement dans des abris privés, avec tous les risques possibles, en l'occurrence la perte de bagages. Avec cette construction, nous sommes rassurés ", fait savoir un passager à destination de Kananga, rencontré hier dans la nouvelle salle d'attente.
Côté Rva et Dgm, la construction de cette nouvelle aérogare s'inscrit dans le cadre de l'engagement pris au profit de la modernisation des infrastructures aéroportuaires de la RD Congo. Autant dire que l'aérogare de N'dolo inaugure ainsi le premier projet de la série.
HUMANISER LES CONDITIONS DE VOYAGE
Les infrastructures aéroportuaires de la RD Congo ont mauvaise presse. Celles de Kinshasa en tête. On leur reproche, non seulement la vétusté des locaux, mais aussi et surtout, l'insécurité ambiante consécutive à une pléthore de services. D'où, le devoir de redorer le blason terni. Voilà qui paraît a priori, un véritable défi à relever à deux niveaux. Le premier, celui des organisateurs des services. Le deuxième niveau est celui des usagers.
A la Rva, on s'emploie progressivement à relever le défi. Le pays étant lui-même un vaste chantier, la tache parait énorme au regard de la modicité des moyens. Mais il faut commencer quelque part. C'est donc dans cette logique que se situent les travaux de construction d'une nouvelle tour de contrôle à l'aéroport international de N'djili, la réfection de plus d'un kilomètre de la piste dudit aéroport. Ces travaux, faut-il le rappeler, sont financés par la taxe pour passager (IDF ou go pass).
En ce qui concerne la nouvelle aérogare de l'aérodrome de N'dolo, l'accélération des travaux a été une réponse aux plaintes des passagers. " Il y a un an, les passagers se plaignaient de l'absence d'un cadre où ils pouvaient s'abriter contre la pluie et la chaleur et garder leurs bagages en toute sécurité avant l'embarquement ". Ces mots de Jean Assice, Adg de la Rva, suffisent pour comprendre les motivations de la Régie. " Il faudrait, dans la mesure du possible, humaniser les conditions de voyage ", souligne un autre haut cadre de la Rva. Laurel KANKOLE
INFOS INFOS
OKIMO : les bienfaits de la transaction aurifère en Province Orientale
L'Office des mines d'or de Kilo-Moto (OKIMO) vient de lever le voile sur les contours de la transaction entre lui et le consortium Randgold ressources et Anglogold Ashanti, relative à la cession de la participation de l'OKIMO dans la Joint-venture Kibali Goldmines SPRL. L'ADG de l'OKIMO, qui s'expliquait hier mardi 11 mai devant la presse sur cette affaire qui fait couler encre et salive, a énuméré les avantages que procure à l'Etat congolais, à son entreprise et aux populations locales ce contrat d'association relatif à la constitution de la société commune pour le développement du projet aurifère Motogold dans le territoire de Watsa (Ituri) , en Province-Orientale.
La réalisation de ce projet aurifère, qui couvre une superficie totale de 1.841 Km², est intervenue après l'approbation, par le conseil des ministres, des résolutions de la renégociation entre OKIMO et Moto Goldmines, lesquelles résolutions avaient été préalablement adoptées par le conseil d'administration de l'OKIMO. Cette transaction, a martelé l'ADG de l'OKIMO, Willy Bafoa, présente de nombreux avantages pour l'Etat congolais propriétaire, pour l'OKIMO et en définitive pour les populations locales. " De prime àbord, il faudrait souligner qu'une part importante du produit de cette transaction a été versée au compte du trésor public au titre de recette exceptionnelle d'un montant de 71.932.000 USD ", a déclaré l'ADG Willy Bafoa Lifeta. Selon lui, " ce montant a été régulièrement incorporé dans le budget de l'Etat au titre de recette additionnelle pour l'exercice 2009 par l'autorité budgétaire nationale qu'est l'Assemblée nationale ".
Pour l'OKIMO, cette transaction a également une opportunité pour l'entreprise du portefeuille de sortir du gouffre profond dans lequel il était plongé depuis plusieurs années en permettant à cette entreprise de retrouver un équilibre financier perdu depuis plus de vingt ans. Ainsi donc, soutient l'ADG de l'OKIMO, " ces ressources financières ont été principalement affectées par la Direction générale au financement d'un programme intensif d'exploitation dans les périmètres miniers propres à l'OKIMO, à des actions pour la relance et le développement de ses propres activités d'exploitation ainsi que par la mise en œuvre d'un programme d'assainissement social ".
Parmi les éloges faites en faveur de cette transaction, l'ADG de l'OKIMO note que son entreprise a pu mettre en place un vaste programme de recherche et d'exploitation dans les périmètres miniers propres, pour la découverte de nouveaux gisements aurifères économiques exploitables devant permettre la constitution de nouvelles usines tant dans le Groupe Kilo que dans le Groupe Moto. Le paiement régulier des salaires mensuels en faveur du personnel en activité, paiement des décomptes finals en faveur des milliers de travailleurs retraités, décédés, démissionnaires et licenciés… sont autant d’aspects sociaux mis sur pied par l'OKIMO grâce aux retombées de la transaction entre lui et ses partenaires.
L'ADG de l'OKIMO a précisé que dans la conclusion de ce contrat, " les parties en présence avaient respecté toutes les exigences du Gouvernement notifiées dans le cadre du processus de renégociation des contrats miniers, notamment en ce qui concerne la présence et la visibilité de l'OKIMO ". Le projet Motogold a prévu un budget de 170 millions USD pour le développement des infrastuctures de base en faveur des ommunautés locales. " Comme on peut d'ailleurs facilement le constater, aucune disposition du code minier n'a été énervée dans la mise en place de ce contrat d'association d'où est née la Joint-venture Kibali Goldmines SPRL ", a laissé entendre Willy Bafoa.
Pourquoi alors des agitations autour de ce dossier qui apparemment est clair " ? Le numéro un de l'OKIMO pense que des supputations autour dudit contrat viennent de l'ignorance de la part d'une certaine opinion. " Nous sommes dans une voie expérimentale, mais le contrat apporte déjà ses fruits ", a-t-il déclaré. Si, lors de son passage à l'Assemblée nationale, la ministre du Portefeuille n'a pas abordé cette épineuse question de l'OKIMO, affirme Willy Bafoa, " c'est parce que les vingt minutes lui accordées pour répondre aux préoccupations des élus du peuple paraissaient insuffisantes pour Jeannine Mabunda d'aborder toutes les questions d'actualité touchant son secteur ". Rachidi MABANDU
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Postes frontaliers de Yema et Lufu dans le Bas-Congo
L'Ambassadeur britannique en RDC propose une bonne gestion de la migration
Il est dans l'intérêt de tout pays d'avoir des frontières sécurisées afin de faciliter la circulation légale et décourager la circulation illégale des personnes. Au cours des 18 derniers mois, le Royaume uni est devenu l'un des partenaires importants de la RDC en matière de gestion de la migration.
En partenariat avec la Direction générale des migrations (DGM), le Royaume uni réalise un grand nombre de projets destinés à renforcer la capacité de la RDC à gérer ses vastes frontières. C'est dans ce cadre que le Royaume uni, faisant preuve de son engagement continu à ce partenariat, a financé la construction de deux nouveaux postes frontaliers à Yema et Lufu, le long de la frontière entre la RDC et l'Angola. L’inauguration de ces deux nouveaux postes ont eu lieu le 08 mai 2010.
Vu l'étendu de la RDC, un grand nombre de postes frontaliers reste à ce jour sous-équipé. Ceci rend difficile la gestion opérationnelle à des points de passage importants de la frontière, particulièrement l'enregistrement des entrées et sorties, l'identification des documents falsifiés ou contrefaits, ainsi que les migrants irréguliers. Le Royaume uni, en partenariat avec la DGM et l'Organisation internationale des migrations (OIM), a mis en place un système informatisé de contrôle des documents de voyage et de gestion de données migratoires aux postes frontaliers réhabilités.
Ce système a été installé avec succès dans les aéroports internationaux de Ndjili et Luano, et les postes frontaliers du Beach Ngobila et Kasumbalesa. Ce programme sera lancé avec un financement britannique à un autre poste frontalier à l'Est de la RDC au cours de cette année. Simard Simon TSOUMBOU
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Sans électricité et avec une route de la mort
La Cité spirituelle de Nkamba ne mérite pas son état actuel
Spirituelle, touristique. La cité de Nkamba dans la province du Bas-Congo est tout cela. Située à plus de 125 Km de Mbanza-Ngungu, le siège social de l'Eglise kimbanguiste est sans courant. La route en terre battue qui mène vers cette cité se trouve dans un état de dégradation très avancé. Menacée par des érosions et investie par la boue, cette voie de communication passe pour une route de la mort.
Bien que située dans la province où est érigé le barrage d'Inga, le plus important en Afrique et au monde, « la Nouvelle Jérusalem» dont la renommée est internationale sur le plan de la spiritualité, est sans électricité. Lors des cultes ou des fêtes ecclésiastiques, les responsables religieux recourent au groupe électrogène. Un tour dans cette partie du pays suffit pour s’en rendre compte.
Une route de la mort, c'est celle de Nkamba
De Mbanza-Ngungu à la cité spirituelle de Nkamba, la route n'est plus en bon état. En terre battue, cette voie mérite réhabilitation et entretien au regard des pluies qui provoquent les érosions devenues permanentes. A chaque pluie, la route ne fait que se dégrader au point de devenir impraticable sur la plupart de ses tronçons. Tracées sur un sol argileux, les routes ne permettent pas aux véhicules de rouler. Et pour cause, les pneus ne font que patiner, empêchant ainsi les chauffeurs d'accélérer. Cette situation est due à l'état du sol qui provoque surtout des embourbements des véhicules.
Des passagers et autres usagers de cette voie de communication d'intérêt provincial ne s'en sortent pas au regard des problèmes qu'ils rencontrent chaque fois qu'ils parcourent un tronçon. La vraie difficulté est due au manque de cantonniers manuels devant s'adonner à l'entretien régulier de la route. Il n'est pas facile de parcourir une distance de 10 Km sans que l'on soit buté à un problème de boue, surtout en cette période pluvieuse. Même pendant la saison sèche, à la place de la boue, c'est le sable qui devient un véritable casse-tête pour fréquenter ce coin de la province du Bas-Congo.
De la cité de Mbanza-Ngungu à la mission catholique de Gombe-Matadi, la route demeure un danger permanent dans la mesure où elle est à la base de nombreux accidents. Sur ce tronçon, le nombre d'accidents provoqués par la dégradation routière devient préoccupant, voire inquiétant pour de ceux qui doivent se rendre à la cité de Nkamba, Nouvelle Jérusalem. Même les populations locales ne font que s'inquiéter car l'état de la route ne favorise pas l'accessibilité des camions devant contribuer à l'évacuation des produits agricoles.
De la mission catholique de Gombe-Matadi à la cité de Nkamba, la distance, bien que moins importante du lieu saint de l'Eglise Kimbanguiste, n'épargne pas les usagers des accidents. Le manque de canalisation des eaux de pluie reste la cause primordiale des érosions contribuant à la destruction de la voie.
Les ponts jetés sur les rivières sont aussi une catastrophe
De la cité de Mbanza-Ngungu jusqu'à la Nouvelle Jérusalem, l'on compte au moins 10 ponts jetés sur les rivières qui traversent la route de Nkamba. La plupart d'entre eux sont en bois et accusent déjà un état de vétusté criant. Ce qui fait dire aux observateurs les plus avertis qu'il s'agit là d'une éventuelle catastrophe en perspective si les autorités compétentes ne prennent pas leur responsabilité.
Nouvelle Jérusalem toujours sans électricité
Incroyable mais vrai, le siège social et spirituel de l'Eglise Kimbanguiste est sans électricité. En dépit de sa célébrité depuis des décennies, Nkamba n'a pas changé jusqu'à ce jour. Dès 18 heures, il faut allumer le groupe électrogène. Sinon, c'est la catastrophe. Les nombreux pèlerins qui s'y rendent peuvent se perdre dans l’obscurité. Dans les parages du temple et de la résidence du chef spirituel, tout est clair. Mais l'urgence s'impose pour que ce site touristique puisse être approvisionné en électricité en vue de pouvoir desservir l'ensemble de la cité dont la plupart des habitants sont des fidèles qui viennent de tous les coins de la République.
La cité de Nkamba ne mérite pas cette situation au regard de son caractère spirituel et touristique. La réhabilitation de la route et l'approvisionnement de cette entité en électricité passent pour des préalable majeurs devant contribuer au développement de cette partie de la province du Bas-Congo. Dorian KISIMBA
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Après le renvoi définitif de 120 étudiants
UCC : le doyen de la Faculté de Communication démis !
La Faculté de communication de l'Université catholique du Congo (UCC) est, depuis quelques jours, orpheline de doyen. Le Professeur Mbiye, qui occupait ce poste, a été démis de sa fonction. Selon une source qualifiée, il a été reproché à l'ancien doyen de la Faculté d'être cumulard (Ndlr : le Pr Mbiye occupe des fonctions politiques à la Présidence de la République). Le poste étant désormais vacant, l'impératif des élections pour le pourvoir est irréversible.
Dans les milieux des enseignants de l'UCC, on balaye d'un revers de la main, la raison avancée pour motiver le départ de l'ancien doyen de cette Faculté. Un professeur ayant requis l'anonymat a établi un lien entre cette décision et le renvoi en cascade, en avril dernier, de quelque 120 étudiants de cette même Faculté.
Le Professeur Mbiye, naguère le Doyen de la Faculté de Communication de l'Université catholique du Congo (UCC), ne présidera plus, désormais, aux destinées de cette faculté. Depuis quelques jours, il a été relevé de ses fonctions. Une source digne de foi qui a contacté le Journal hier, indique que le cumul serait à la base de cette décision du rectorat. " Prétexte fallacieux", rétorque-t-on dans les milieux des enseignants qui, d'un revers de la main, balayent cette raison. Selon un groupe de professeurs, le départ forcé de l'ancien doyen de leur Faculté n'est que la continuité de la décision portant renvoi définitif d'une centaine d'étudiants de cette même Faculté.
Depuis, la sanction à la tête de la Faculté de Communication de l'Ucc suscite du chahut. Pour certains enseignants, la véritable raison est qu'il a été reproché au Pr Mbiye le "mauvais " encadrement des troupes. Dans les milieux des enseignants, on ne se contente pas des analyses superficielles. " Appartenait-il au Doyen d'inspirer un certain comportement aux étudiants", s'interrogent certains observateurs qui attribuent le sort réservé au Pr Mbiye à la manifestation estudiantine du 1er mars dernier.
Dans leur argumentation, les enseignants qui rejettent la thèse de " cumul de fonction" reproché au Pr Mbiye enfoncent le clou. " Le doyen n'est pas le premier cumulard à occuper cette fonction. Nous avons connu, pendant plusieurs années, des doyens cumulards, employés à la Présidence de la république. Jamais, les concernés avaient été relevés de leur fonction au motif d'incompatibilité avec leurs charges politiques ", a expliqué, sur un ton d'indignation, un professeur de la Faculté de Communication.
Se basant sur la chronologie des faits, notre interlocuteur ne s'est pas empêché d'évoquer ce qu'il considère comme " sentiment de rejet " de la Faculté de Communication. " J'ai l'impression que la hiérarchie de notre Université a un problème particulier avec la Faculté de communication ", a-t-il conclu. Tout bien considéré, certains observateurs lisent un malaise qui couve à la Faculté de Communication de l'Université catholique de Kinshasa. Laurel KANKOLE
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Faute de centre de traitement des ordures
Kinshasa enfouit ses immondices dans les marécages
La capitale congolaise déverse et enfouit ses déchets sur des terrains marécageux bordant le fleuve Congo. Une solution qui perturbe la vie des riverains habitués à y pêcher et pollue l'air ambiant.
Un peu en amont du beach Ngobila, le port fluvial où se font les traversées entre Kinshasa et Brazzaville, Kingabwa est un vaste quartier populaire qui borde le fleuve Congo. De petits ports privés vétustes y sont installés sur des terrains souvent marécageux. Sur l'un des sites, Mandrandele, toutes sortes de petites activités foisonnent : des pirogues de pêcheurs bravent le courant pour ramener du poisson, des marchands de bois s'affairent à écouler leur marchandise... C'est ici que le Programme d'assainissement urbain de Kinshasa (Pauk), vient déverser des ordures collectées dans trois des 24 communes de la capitale de la Rd Congo. "Chaque jour, des véhicules de 10 t déversent 500 m³ de déchets sur ce site de 3 ha", précise Pierre Mindela, qui s'occupe de la décharge.
Financé par l'Union européenne, le Pauk a démarré en novembre 2009. Mais le choix du site comme centrale de dépôt des déchets de la ville ne s'est pas fait sans mal. Dès le début, les riverains ont vivement protesté dénonçant la pollution de l'environnement. L'air est en effet devenu irrespirable. Des odeurs répugnantes se répandent partout à chaque passage des véhicules du Pauk. On n'y circule plus sans se boucher le nez. "Nous nous réfugions dans nos maisons pour ne pas respirer cette puanteur", raconte Eugène Bayinga. Les habitants du quartier se plaignent accusant ces immondices d'être à l'origine de la recrudescence des maladies comme la fièvre typhoïde et le paludisme.
Menace pour la santé des riverains
Toutes sortes d'ordures ménagères et autres échouent sur le site. À l'exception, selon Pierre Mindela, des détritus d'hôpitaux. Malgré les odeurs que dégagent ces saletés, des personnes démunies viennent y fouiller et ramasser des objets recyclables. Fer, matières plastiques… sont systématiquement récupérés et revendus aux petites usines de transformation. "Je nourris ma famille en revendant les objets plastiques", avoue une veuve. Des jeunes filles ramassent aussi, les mains nues, des mèches usagées pour se faire tresser les cheveux.
Maîtres du fleuve, les pêcheurs ont, eux, perdu une grande partie de leur espace de vie. Les marécages qui reçoivent les immondices constituaient un bon vivier où ils capturaient facilement du poisson. "Notre production a baissé. Et nous sommes obligés d'aller pêcher plus loin dans le fleuve", témoignent-ils. Ils ont en outre perdu leurs cases construites sur pilotis, où ils amarraient leurs pirogues bien attachées à l'aide des chaînes. Sans case, ils parquent aujourd'hui un peu plus loin et passent leurs nuits dans leurs petites embarcations pour ne pas se faire voler…
Au Pauk, les responsables justifient le choix de ce site qui sert de grand dépotoir à la ville. Mégapole de plus de 8 millions d'habitants, Kinshasa produit environ 5 000 t de déchets ménagers par jour. Mais la capitale n'a pas de centre approprié de traitement des ordures. "Les marécages au bord du fleuve ont été choisis pour être transformés en site viable qui accueillera un port et d'autres infrastructures", explique Pierre Mindela.
Un site plus viable ?
Les ordures déchargées dans le dépotoir sont ensuite compactées par des engins puis recouvertes de terre jaune. Lors de l'opération, des barrières sont érigées pour marquer les limites entre les marécages et le fleuve. Une fois enterrés, "il ne se pose aucun problème de pollution, car les déchets ne coulent ou ne flottent pas dans le fleuve", se défend le Pauk. Les riverains ont fini par se calmer et accepter cet état de fait. "Le Pauk a promis de nous reconstruire des vraies maisons à la place des huttes détruites", disent des pêcheurs quelque peu rassurés.
Tout proche de Mandrandele, sur un autre espace marécageux, un vaste projet s'est lancé le défi de bâtir une petite ville moderne déjà baptisée "Cité du fleuve". Sur cet ambitieux chantier, des motopompes géantes aspirent le sable du fond des eaux qu'elles déversent sur les marécages pour solidifier le terrain. "Le Pauk aurait dû recourir à cette technique non polluante pour viabiliser son site", conseille un expert qui se plaint aussi des odeurs qui lui parviennent du dépotoir voisin. Syfia Grands Lacs
Appui à la dynamique communautaire
Philippe Undji s'en va en guerre contre l'exode rural
Le territoire de Kipushi dans le Haut- Katanga, potentiellement riche en minerais est transformé désormais en zone agricole. Le ministre du développement rural, Philippe Undji, y a séjourné, les 06 et 07 mai derniers. Objectif, lancer la récolte avant de visiter les champs de maïs de semenciers du type Babungu, d'une superficie de près de 1371 ha cultivés par les agro multiplicateurs katangais.
Ce projet rentre dans le cadre du volet agriculture du Projet de Réhabilitation du secteur Agricole et Rural (Présar). La visite de la source Mpoleni dans la commune annexe de Lubumbashi a également été visitée. Cette source compte parmi les 150 planifiées dont 12 déjà aménagés avec une capacité de 2m3 de chambre de captage pouvant desservir près de 2000 bénéficiaires et répondant au standard international.
A l'Institut National d'Elude et Recherches agronomiques (Inera) Kipopo à près de 22 Km de la ville de Lubumbashi, où vivent près de 25 ménages, le Présar finance la culture de maïs semenciers et en distribue gratuitement aux agro multiplicateurs. L'accroissement de la production des semences, a indiqué le Numéro 1 du Développement rural, est tributaire de l'appui de centre de recherche et de l'implication des populations. Hormis le maîs semencier, l'Inera produit également du thé, le sapin, le cafés, le bois Lusanga et entreprend du maraîchage. Une visite d'inspection des étangs piscicoles a permis au Ministre de se rendre compte des avancées réalisées dans le cadre de l'amélioration du Tilapia Nilotica. 24 étangs sur 208 que regorgent ce site ont été réhabilités par le Présar et le Prodepaak, un projet du CTB pour l'aquaculture au Katanga. Aussi, le Ministre s'est rendu compte de l'effectivité des travaux réalisés par le Présar dans cette station de recherche, dans la droite ligne de la réhabilitation des entrepôts servant à conserver les échantillons.
Au village de Mukulumbwe, Undji et sa délégation ont assisté au labourage de la terre par traction bovine réalisé par l'ONG Amade avec 50 paires de bœufs, qui labourent près d'un ha chacune.
A la jeunesse rurale de Kipushi, Lubudi et Kambove, Philippe Undji était porteur d'un message d'espoir: le sédentarisme de la jeunesse rurale. Pour y parvenir, il a remis officiellement au centre Social et rural de Kamalenge à Lukotola et au centre de développement intégré de Mulungwishi à Kambove , un lot important de matériels de fabrication de l'outillage de traction bovine ainsi que ceux servant à la menuiserie pour la fabrication des chariots qui serviraient pour le transport des produits agricoles. Cette dotation permettra un accroissement des superficies cultivables de 3 à lOha par ménage. Ce, en vue de renforcer les capacités des jeunes en appui aux centres d'attelage en équipement moderne.
Ce lot est constitué de corroyeuses forges, perceuses, fraiseuses, cisailles, poste à souder à essence, poste à souder pour aluminium, serre-joints, étau parallèle, raboteuse électrique, groupes électrogènes et plusieurs autres machines. Il est prévu l'arrivée d'une équipe d'experts belges pour initier les jeunes congolais à l'usage de ces engins.
Dans cette même optique, le Ministre s'est rendu à Futuka dans une micro centrale d'électrification rurale pour ce village, jetée sur la rivière Kikanda. Une expertise réalisée par les jeunes congolais (Ecoenergie) qui, après études et réflexions, ont choisi de rentrer investir au pays au profit des Cinq chantier, auprès de qui, il a reçu des explications sur cette réalisation. Financée par le Gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, cette micro centrale est d'une puissance de 70 Kva et alimente près de 300 ménages. Une initiative si louable, a reconnu Phlippe Undji avant d'inviter les services d'assiette à appuyer les initiatives congolaises en vue de promouvoir les PME locales. Simard simon TSOUMBOU
Du 02 au 06 juin prochain
Kinshasa va abriter le 11ème forum pharmaceutique international
Kinshasa, capitale de la RDC, va abriter du 02 au 06 juin prochain au Palais du peuple, le 11ème forum pharmaceutique international sous le thème : " La place et le rôle de la pharmacie dans l'intégration et le développement du continent africain ". C'est le président du comité organisateur, Georges Mvumbi Lelo, qui a fait cette annonce au cours d'une conférence de presse. Selon lui, les objectifs poursuivis sont notamment de promouvoir en Afrique un secteur pharmaceutique qui respecte les normes internationales au bénéfice de la population en Afrique ; fournir un espace de rencontres et d'échanges entre professionnels de santé et les opérateurs économiques du secteur pharmaceutique, et aussi servir de tribune de formation, d'information, de concertation et de lancement d'un bon partenariat entre Africains.
Cependant, le président du comité organisateur a indiqué que les résultats attendus de ce 11ème forum pharmaceutique international sont: les échanges entre professionnels de santé en général et ceux du secteur pharmaceutique sont réalisés de part et d'autre ; la promotion du secteur pharmaceutique en Afrique est assurée ; la RDC explique au monde son engagement par rapport au volet santé des 5 chantiers de la République et signe l'appel de Cotonou de la Fondation Chirac.
Les défis sont énormes, a fait savoir le Pr Georges Mvumbi. Il sera question de mettre à jour les connaissances du personnel pharmaceutique et sanitaire, améliorer la lutte contre les maladies, lutter contre le marché illicite des médicaments et assurer la meilleure accessibilité et disponibilité du médicament de bonne qualité.
Les opportunités qu'offre le 11ème forum
Le 11ème forum pharmaceutique international sera une occasion pour les pharmaciens congolais de bénéficier à moindre frais d'une formation continue afin d'améliorer et de mettre à jour leur niveau de connaissance. L'industrie pharmaceutique locale et les industries connexes pourront trouver de nouveaux débouchés et apporter leur contribution à l'effort de reconstruction. Les pharmaciens de tous les horizons auront à échanger avec leurs confrères sur l'exercice de la pharmacie et les meilleurs moyens de lutter contre toutes les menaces sur la profession en particulier et sur le secteur pharmaceutique en général.
A l'en croire, le bénéfice de ces assises reste la formation continue, la communication et l'information dans le secteur sanitaire et socio-économique ainsi que la sensibilisation de la population à jouir de son droit fondamental qui est l'accès aux soins et aux médicaments de qualité. Cette grande rencontre des pharmaciens se tiendra au cours de l'année jubilaire du cinquantenaire de l'accession de la RDC à l'indépendance, a-t-il fait remarquer avant de noter que c'est une occasion pour eux de savoir d'où ils viennent et qu'ils sachent se prendre en charge eux-mêmes.
Le choix de la RDC
Pour Georges Mvumbi, le choix de la RDC se justifie par le fait que ce pays est le fleuron de la pharmacie africaine. Un autre élément est que la RDC est un pays post-conflit. Les pharmaciens Africains veulent par cette organisation apporter un message de solidarité et de réconfort moral au peuple congolais. Ils veulent palper les réalités pharmaceutiques en RDC. Egalement, la RDC dispose d'un énorme potentiel pharmaceutique dont les autres pays peuvent tirer profit. Un grand nombre de pharmaciens africains ont été formés dans les universités de la RDC, notamment à Kinshasa et à Lubumbashi. En effet, a-t-il affirmé, la RDC est l'un des grands réservoirs des plantes médicinales et de la biodiversité du monde, avant de souligner que les climat permet au pays de Joseph Kabila de disposer d'une variété floristique énorme.
Georges Mvumbi a tenu à souligner que ce forum est organisé chaque année en Afrique sous l'égide d'une organisation quadripartite des pharmaciens, à savoir l'Inter ordre des pharmaciens d'Afrique (IOPA), l'Intersyndical des pharmaciens d'Afrique (ISPHARMA), la Direction de la pharmacie et du médicament (DPM) et l'Association des centrales d'achat des médicaments essentiels (ACAME).
Plus de 1000 participants sont attendus pour ce forum. Ils vont provenir de tous les coins du monde, a conclu le président du comité organisateur du 11ème forum pharmaceutique international. Mathy MUSAU
La désertification du Kivu montagneux toujours préoccupante
La désertification du Kivu montagneux a été annoncée depuis septembre 1976. A cette époque, ce mot apparait comme impossible ou une profanation dans un Congo aux forêts sempervirentes. L'étude a d'abord été présentée d'une façon sommaire mais convaincante par le comité anti-bwaki de Buvu lors d'un grand congrès scientifique sur la nutrition organisée par l'Université libre de Bruxelles (ULB) à l'Institut de recherche scientifique (IRS) de Lwiro. Cette étude démontrait, hypothèses et données scientifiques à l'appui, la baisse progressive des pluies et l'élévation de la température depuis 15 ans dans les contrées autour de Bukavu.
ès scientifique sur la nutrition organisée par l'Université libre de Bruxelles (ULB)
Plus armée techniquement et financièrement, la population qui a toujours soutenu le comité anti-bwaki depuis sa fondation, initia plus tard une étude plus large s'étendant sur l'ensemble du Kivu montagneux et menée par Wils, Tondeur et Caraël. Ces trois spécialistes, mathématicien, agronome et sociologue, arrivèrent à travers cette étude analysée et traitée par simulation mathématique. Cette étude a donné le résultat suivant : le processus de désertification du Kivu montagneux a commencé d'une manière douce depuis 1989. Il sera irréversible à partir de l'an 2010 si rien n'est fait.
Les interventions ponctuelles, comme le reboisement ainsi que d'autres techniques de lutte antiérosive, retardent cette évolution néfaste. Elles peuvent réduire ce risque si elles sont menées intensivement d'une façon globale sur l'ensemble de la contrée.
Membre du comité anti-bwaki, le pasteur Rugamika a été parmi les rares personnes qui ont suivi les mesures préconisées par Wils. Son action est présentée dans l'historique de cette approche proposée pour le Kivu montagneux en proie à la désertification. D'où le lancement d'un SOS s'avère indispensable.
Le Kivu montagneux englobe une étroite contrée qui s'étire sur 700 Km de long entre la localité d'Erigenti à 50 Km au Nord de Beni dans la province du Nord-Kivu et la baie de Wimbi par le 5ème parallèle Sud dans la province du Sud-Kivu. Dans le sens Est-Ouest, elle ne mesure que quelques 50 à 100 Km de large entre les limites orientales de la RDC et la côte altimétrique de 1200 m, début de la cuvette congolaise. Au plan physique, c'est un socle continental à l'Ouest de la grande crevasse du Graben formé des Monts Mitumba, comprenant successivement du Sud au Nord, le haut-plateau d'Itombwe, les régions de l'Ouest du lac Kivu, les régions volcaniques de Masisi - Rutshuru et enfin le bloc de la crête Congo - Nil en territoires de Beni - Lubero.
Au plan administratif et démographique, le Kivu montagneux comprend deux provinces, notamment le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, 12 territoires, plus de 15 villes, 32 collectivités, avec une population de 7 millions d'habitants. Ces régions du Kivu montagneux sont surpeuplées et ne bénéficient pas de l'éducation à l'environnement. Même les domaines protégés sont dévastés et déboisés. Les forêts coutumières sont rares ou entamées.
Le feu de brousse est un danger pour la nature et l'écosystème. C'est une pratique dangereuse associée à la ferme ou l'élevage. Les vraies fermes sont suivies par des vétérinaires et leur espace toujours vert n'est pas incendié. Pas loin de Bukavu et de Goma naquirent des déserts sous l'effet de la nature ou de l'homme lui-même. A l'Est du Burundi et du Rwanda, au Nord-Est du Kenya, les rivières ont séché et laissé des lits sablonneux. Les barrages ont été fermés suite à l'étiage. Cependant, des femmes et des hommes conscients ont pris des initiatives locales autour de Nairobi et installé une forêt artificielle qui change le cours des choses.
Dans l'histoire de la lutte contre le désert, la Libye a fait des progrès avec la ceinture verte allant jusqu'à 400 Km dans le Sahara. Le phénomène désertique brutal ou rapide peut former un événement. Il est lent et progressif.
S. Simon TSOUMBOU
SOCIETE
Salubrité publique
La " place Memling " laisse à désirer
Situé dans l'encadrement entre, essentiellement, l'Ambassade de France, le siège de la société de téléphonie cellulaire Zain ainsi que l'hôtel du même nom et des magasins, pour la plupart, de vente de téléphones portables et leurs périphériques, la " place Memling ", est un haut lieu de prestige et de tourisme. De prestige en raison de l'activité socio-économique qui la borde, notamment avec la qualité des fréquentations initiales en dehors du petit commerce qui en découle. Et de tourisme en raison de la valeur historique de l'Hôtel Memling, mais aussi du bâtiment qui abrite l'Ambassade de France qui est l'un des plus anciens de la capitale, depuis l'époque coloniale.
Pour ces raisons, il n'est que normal que ce lieu connaisse un traitement particulier, aussi bien en terme de sécurité des lieux que de salubrité, surtout de salubrité. Cet ensemble d'éléments s'impose du fait de la fréquentation que connaît ce lieu et qui fait qu'il représente une partie de l'image de la ville de Kinshasa d’autant qu’il est bordé par le deuxième grand hôtel de la capitale.
Aujourd'hui, cependant, ce lieu affiche une image plutôt contraire à ce que l'on devrait en attendre. La " place Memling " représente, en fait, un résumé de l'image insalubre de la ville de Kinshasa, image que ceux des visiteurs qui n’ont par le temps de se rendre dans d’autres quartiers de la ville emporte chez eux quand ils ont terminé leur séjour kinois.
Question : si un voyageur doit ramener une photo souvenir de la capitale congolaise en guise d'image de la ville dans laquelle il vient de séjourner, que retiendrait cette image ? Sans doute celle d'une jeunesse flâneuse, en divagation sans activité particulière ; des adolescents et adultes mendiants ; de voleurs aux visages balafrés, spécialisés dans le vol d'accessoires des véhicules ou le pickpoket ; des casseurs prompts à la violence entre eux et contre de paisibles passants. L'image rapporterait également un endroit mal aménagé, concentrant tous les déchets (alimentaires et d'emballages) que produit la population qui séjourne quotidiennement en ce lieu. Elle rapporterait aussi des flaques d'urines laissées, non pas seulement par les pensionnaires de ces lieux, mais aussi par les gardes du corps et des chauffeurs qui, attendant leurs patrons, n'ont pas d'autre lieu d'aisance que l'abri des véhicules. Last but not least, une telle image rapporterait un lieu non aménagé, malgré son étroitesse : des ronds points non entretenus, des bordures de chaussées décolorées et brisées par endroits ; des ornements non entretenus et, la nuit, de l'obscurité ambiante, etc.
Bref, tout un décor qui tranche net d'avec ce que devrait être ce cadre : un lieu de confort pour un séjour apaisant et sécurisant, un lieu attrayant par l'entretien qui devrait y être assuré, un lieu de prestige pour la nature de ses activités et la qualité de ses visiteurs tant nationaux qu'étrangers, etc.
En cette année jubilaire de la RDC, le travail de l'autorité urbaine en cette matière devrait consister à assurer une visibilité plus honorable à ce genre de lieux qui sont nombreux à travers la ville. En effet, rien qu'à Gombe, on compte, notamment, la place Braconnier bordée, notamment, par l'Ambassade de Belgique, les Galeries présidentielles et Albert ainsi que l'immeuble dit du centenaire. Il y a également la place de la Gare centrale qui, heureusement, fait actuellement l'objet d'un aménagement, ou encore la place Forescom qui est bordée par l'immeuble du même nom, le premier construit à Léopoldville.
Comme la place du Memling, tous ces lieux devraient bénéficier d'une attention particulière de l'autorité urbaine qui, la semaine dernière, a réuni les bourgmestres des 24 communes de la capitale pour lancer une campagne spéciale de salubrité dans la ville en prévision des festivités des 50 ans d'indépendance de la RDC, festivités qui vont drainer du monde dans la capitale, à commencer par les Belges parmi lesquels bon nombre ont vécu à Kinshasa (Léopoldville) à l'époque coloniale et n'y sont plus retournés.
Si donc cette autorité a démontré suffisamment d'incapacité, pendant plus de trois ans de mandat, à prendre en charge la question générale et courante de la salubrité et de la sécurité dans la capitale, qu'attendre d'elle pour cet événement ponctuel ? La question vaut son point d'interrogation lorsqu'on observe déjà qu'une semaine après la mobilisation des bourgmestres, pas un sachet usé, par exemple, n'a été retiré de nos trottoirs alors que ceux qui y ont échoué depuis se compteraient par tonne… JEK
INFOS INFOS
Replongés dans l'obscurité suite au vol des câbles
La route de Poids-lourds sera de nouveau éclairée
L'avenue Poids-lourds est en train de subir actuellement des travaux pour le rétablissement de l'éclairage public. Cette avenue, qui va de la Gare-centrale au Pont Matete et qui longe d'abord tous les ports de la ville de Kinshasa et ensuite le quartier Kingabwa de la commune de Limete, est une voie très importante pour l'approvisionnement de la ville en denrées alimentaires en provenance de l'intérieur du pays, ainsi que pour la circulation parce que constituant la deuxième voie pour atteindre la ville lorsqu'on vient de la Tshangu.
Depuis de nombreuses années, l'avenue Poids-lourds était dans une obscurité qui faisait peur aux passants. Beaucoup d'abus se commettaient aux heures tardives et rares étaient ceux qui osaient s'y aventurer à partir d'une certaine heure de la nuit. Il y a quelques mois, une entreprise de la place y avait installé un éclairage public, à la joie de la population riveraine de cette avenue.
Poids-lourds qui devenait, jadis, déserte dès la tombée de la nuit, avait changé de visage. On pouvait y voir des passants, des vendeurs, du transport en commun, bref, ce n'était plus le " terrifiant Poids lourds " d'antan. Il y avait même des bistrots qui commençaient à y naître et les tenanciers y faire de bonnes affaires.
Malheureusement, tous les Congolais n'aspirent pas au développement avec la même intensité. Les câbles alimentant les réverbères de l'avenue Poids-lourds en électricité ont été volés. Les conséquences ont été celles que l’on devine. Poids-lourds redevenait la voie à éviter dès la tombée de la nuit, au risque d'y être agressé. Cette situation a duré plusieurs mois et les pleurs n'ont cessé de s'élever de toute la population usagère de cette voie.
Mieux vaut tard que jamais, depuis une semaine, les travaux d'éclairage public ont repris sur Poids-lourds, à la grande satisfaction de ceux que veulent voir cette avenue perdre sa triste réputation.
On a vu des employés d'une entreprise de construction dérouler des rouleaux de câbles, creusés des trous pour élever des poteaux et une ambiance de chantier reprendre sur cette avenue.
" Forum des As " a approché les employés de cette entreprise pour avoir quelques précisions. En premier lieu, c'est la durée des travaux qui nous a intéressées. " Je ne saurais donner une date précise. Seulement retenez qu'avant la fête de l'indépendance, il y aura de la lumière sur Poids-lourds ", répondait Jean-Mambweni, un employé trouvé sur cette avenue à hauteur de l'arrêt TP. En second lieu, nous avons voulu savoir s'il y a des mesures prises pour prévenir le vol de ces indispensables câbles. Le même employé nous répond : " Il n'y a pas de mesures particulières. Mais seulement cette fois-ci, ce sont des câbles dénudées, donc sans isolant. Il est nettement plus dangereux d'opérer sur ce genre de câbles quand ils sont sous-tension ".
Espérant que l'état de ces câbles découragerait les potentiels voleurs, on souhaite quand-même voir la police mettre un peu plus d'ardeur dans la surveillance de ce bien public. La population de Kingabwa, première concernée par l'insécurité sur Poids-lourds, appelle de tous ses vœux la lumière sur cette avenue.
Bushala BUAMBA
Correspondance particulière
INFOS INFOS
Un nouveau lotissement sera accordé aux magistrats, selon Maj Kisimba Ngoy
Les magistrats pourraient bénéficier d'un nouveau site qui leur servira à la construction des logements après avoir bénéficié des véhicules pour leur déplacement dans le cadre du volet sociale des cinq chantiers du chef de l'Etat.
La délégation de l'intersyndicale des magistrats conduite par son président, M. Sibu, qui a été reçue mardi par Maj Kisimba, ministre des Affaires foncières, a exposé auprès de ce dernier le problème du site " Ngamanzo" dans la circonscription foncière de Nsele-Maluku, à l'Est de Kinshasa, site autrefois attribué aux magistrats, mais qui fait aujourd'hui l'objet de litige.
Le président de l'intersyndicale s'est rejouit de la disponibilité du ministre Maj Kisimba à mettre à la disposition de la magistrature un autre site au cas où l'enquête qu'il vient d'ordonner sur le site "Ngamanzo " s'avérerait négative. Mais pour la viabilité du site, le ministre Maj Kisimba leur a dit qu'il prendra langue avec son collègue de l'Urbanisme et Habitat afin de soumettre ce dossier à la commission mixte eu égard à la vocation dudit site.
Les deux parties, a indiqué M. Sibu, ont profité de l'occasion pour échanger sur des aspects judiciaires compte tenu du nombre de conflits fonciers pendants devant les cours et tribunaux, de la collaboration entre la magistrature et les experts de l'administration foncière et de la sécurisation de ces derniers. Le ministre leur a également fait état de son idée sur la création du corps des mandataires fonciers. FDA
INFOS INFOS
Les catholiques du monde entier soutiennent Benoît XVI à travers un SMS
Un numéro de téléphone a été activé pour que les catholiques du monde entier puissent manifester, par SMS, leur " solidarité " avec la personne du Saint père, suite aux scandales de pédophilie qui secouent l'Eglise catholique. Cette initiative a été lancée à la Télévision publique italienne Rai Uno, à travers son émission religieuse dominicale, a rapporté l'AFP, dans une dépêche rendu public lundi par l’APA.
Selon la source, cette attention au Pape Benoît XVI et à toute l'Eglise catholique est liée au rendez-vous fixé le 16 mai sur la Place Saint Pierre à Rome, par le mouvement laïc pour "témoigner " à Benoît XVI de l'affection des catholiques, après la vague d'accusations d'abus pédophiles qui ont défrayé la chronique ces derniers mois. Les clergés en Europe et ailleurs sont pointés du doigt. La tempête a même éclaboussé le Pape en personne, accusé en Allemagne et aux Etats-Unis d'avoir été informé de cas d'abus alors qu'il était Cardinal, puis Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi et d'avoir gardé silence.
Ce numéro pour envoyer un texto est le (0039) 335 18 36 091. Tous les messages seront remis à Benoît XVI d'ici la fin du mois. Les messages ont commencé à apparaître en surimpression depuis le dimanche 9 mai, au cours de l'émission " A Sua Immagine " (A Son Image ".
" Cette occasion unique permettra à tous les catholiques de manifester leur solidarité au souverain pontife, même sans être présent physiquement sur la Place Saint Pierre ", a commenté Rosario Carello, Directeur de programme du Premier canal public Rai Uno. Ghetti FELO
LIBRE OPINION
Entre l'atteinte du point d'achèvement
et une motion de censure
Les députes nationaux congolais n'ont qu'un choix
La RD Congo a des engagements à honorer vis-à-vis des institutions de Bretton Woods : atteindre le point d'achèvement de l’initiative PPTE d'ici fin juin de l'année en cours. Les jours passent vite. Les échéances prévues approchent. Il faudrait alors donner un coup d'accélérateur aux déclencheurs qui traînent encore les pieds. Mais, les efforts entrepris jusqu'ici par le Gouvernement Adolphe Muzito sont encourageants.
Une mission du Fonds monétaire internationale (FMI), effectuée fin mars dernier en RD Congo, n'avait pas caché son satisfécit. Pendant que le Premier ministre s'affaire sur ce qui reste pour gagner ce pari, voilà que c'est le même Adolphe Muzito qui fait l'objet d'une interpellation muée en une motion de censure à l'Assemblée nationale. Dans l'opinion, les avis sont plus que concordants. " Entre l'effacement de la dette publique du pays, consécutif à l'atteinte du point d'achèvement, et une motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito, les députés nationaux congolais n'ont qu'un choix".
SOLIDARITE INSOUP9ONNEE
DE LA MAJORITE
FACE AUX EPREUVES
Adolphe Muzito partira, partira pas ? C'est la grande question qui alimente les débats dans les rues de Kinshasa. L'affaire parait désormais comme un secret de polichinelle. Après la chape d'une question orale avec débat du député de l'opposition Jean-Lucien Bussa, adressée au Premier ministre Adolphe Muzito, une certaine agitation gagne du terrain dans les milieux de l'opposition parlementaire. L'auteur de la question orale se disant non satisfait des réponses du chef de l'Exécutif central, a promis de passer à la vitesse supérieure. Aussi, Jean-Lucien Bussa a-t-il initié une motion de censure contre Adolphe Muzito et son Gouvernement. Ainsi, une pétition a été initiée pour récolter les 125 signatures requises en vue de la recevabilité de ladite motion.
Plusieurs jours après la circulation de ladite pétition, certaines indiscrétions renseignent que l'ancien candidat Gouverneur/MLC de l'Equateur a encore du mal à réunir le nombre de signatures nécessaires. Au sein de l'opposition-même, les avis seraient partagés. Certains députés nationaux lucides estiment que la voie dans laquelle ils se sont engagés va inévitablement conduire à une impasse. Aussi pensent-ils, abandonner ce qu'il convient, désormais, d'appeler " Affaire Muzito II ". Doit-on, de manière hâtive, conclure que ces députés sont plus que réalistes ? A chacun de voir. Mais les Congolais ont encore frais dans leur mémoire collective, les résultats de toutes les initiatives du genre de celle du député Jean-Lucien Bussa au sein de l'Hémicycle.
On se souvient de différents votes à l'Assemblée nationale. Les leçons d'histoire du jeu démocratique à la Chambre basse du Parlement renseignent qu'aucune motion de censure de l'opposition contre un membre du Gouvernement n'a abouti. Du moins à ce jour en raison de la solidarité insoupçonnée de la Majorité au pouvoir, chaque fois qu'elle se trouve devant un cas de figure.
Dans le lot de ces échecs en série, figure en premier lieu la motion de censure contre Me Nkulu Kilombo, alors ministre d'Etat et qui n'avait pas quitté le Gouvernement à la suite du crash de l'Antonov de la compagnie d'aviation Malila Air Lift, le 04 octobre 2007 au quartier Kingasani de la commune de Kimbanseke. Dans le même tissu, les motions de censure, en 2009 contre le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, et son collègue Alexis Thambwe Mwamba des Affaires étrangères viennent allonger la liste. Au cours de la même année 2009, un autre député de l'opposition Clément Kanku, avait initié une motion de défiance contre le Premier ministre Adolphe Muzito. On en connait la suite.
L'OPINION ECLAIREE
D'UN SENATEUR
Que l'opposition interpelle un membre du Gouvernement, la démarche relève de la pratique classique de l'exercice parlementaire. Cependant, pareille démarche ne doit pas couver un ressentiment. En ce qui concerne la situation du Premier ministre Adolphe Muzito, un sénateur de l'opposition, interrogé hier au Palais du peuple n'a pas avalé sa langue. " Le boum immobilier observé depuis peu à travers la ville de Kinshasa ainsi que les nouvelles unités de production enregistrées dans le secteur des mines(les célèbres minings) ne sont pas que l'œuvre d'Adolphe Muzito".
L'impartialité commande qu'on étende le regard jusqu'à ces chantiers insolites et forcément illicites. Aussi curieux que cela paraisse, le Parlement est demeuré muet face à cette prolifération d'édifices et d'entreprises aux contours suffisamment flous. Néanmoins, il faut reconnaître que plusieurs enquêtes parlementaires ont été diligentées au sujet de certaines dérives mises à charge de certains dirigeants du pays.
On se rappelle, sans doute, l'affaire Claude Baende à l'Equateur. L'opinion en connaît le dénouement. La vérité est qu'il y a dans le "dossier Muzito/Bussa, un côté immoral qu'il faut dénoncer sans ambages : l'acharnement, le règlement des comptes à travers une question orale muée sans transition en une motion de censure ", a déclaré de bonne foi, le sénateur.
Loin de lui l'intention de donner une caution au détournement de deniers publics, à la concussion et à la corruption, le sénateur interrogé a encore fait savoir qu'Adolphe Muzito ne doit pas être sacrifié sur l'autel de la rumeur, des allégations sans preuves qui ternissent son image.
"Sa courtoisie, son élégance politique sont une vertu qui bénéficie d'un large consensus au sein du leadership de sa formation politique, le Parti Lumumbiste unifié (PALU) du patriarche Antoine Gizenga. Cette réputation a permis jusque-là aux institutions, du moins à l'Exécutif, de fonctionner harmonieusement, c'est-à-dire dans le respect de l'Accord politique signé en septembre 2006 entre le Palu et la Majorité au pouvoir. La conséquence de ce respect des textes est que l'Alliance Palu-AMP tient. Bien que cette alliance soit une cohabitation à la congolaise, il fallait une certaine éthique pour défendre les intérêts de la République en mettant en musique des forces politiques aussi disparates sous l'impulsion du chef de la Majorité. Et, c'est ce qui a été observé jusqu'à ce jour ", poursuit la source.
Instruit par l'expérience du passé, notre interlocuteur n'est pas allé par quatre chemins pour prédire l'échec de la démarche actuelle de l'opposition. " C'est une partie perdue d'avance. On ne doit pas avoir la mémoire courte au sein de l'opposition. Dès lors que cette opposition présente des fissures béantes en son sein, on ne peut s'attendre à rien au stade actuel des choses. Nous nous trouvons en face d'une opposition inégale et en mal de se doter d'un leader et drôlement préoccupée par le changement de la Majorité en pleine mandature". Par ailleurs, la mauvaise foi apparaît lorsque l'interpellateur conclut sur l'enrichissement illicite du Premier ministre.
"En embrayant sur une problématique nouvelle, le député Bussa n'a pas donné à Muzito une occasion de se défendre, emporté par le sensationnalisme politique et la culture de l'accusation sans preuve. Peut-on manquer un toit et même une petite pharmacie lorsqu'on a été tour à tour, dans ce pays de Mobutu et de M'zee Kabila , inspecteur des Finances, député de la Transition, deux fois ministre de Budget et à deux reprises Premier ministre? Est-il encore important de rappeler ici, l'ambiance dans laquelle s'est déroulée l'élection du Pr. Evariste Boshab à la présidence de la Chambre basse ? Je crois qu'il faudrait regarder la réalité en face et prendre la mesure de son poids politique effectif par rapport à ce qu'on veut entreprendre et au résultat que l'on escompte. L'opposition qui n'a qu'un tiers des voix à l'hémicycle, par quelle alchimie parviendrait-elle à atomiser la Majorité et parvenir ainsi, à éjecter le Premier ministre, visiblement soutenu par la Majorité présidentielle, de son fauteuil" ? La priorité du Congolais va plus, nous semble-t-il, vers l'atteinte du projet d'achèvement que vers le changement de la majorité en pleine législature. JPM
ETRANGER
Grande guerre patriotique
La Russie convie toutes les forces antihitlériennes au 65ème anniversaire de la victoire
*A Kinshasa, l’Ambassadeur Anatoly Klimenko rend hommage aux trois bataillons congolais engagés sur les fronts d’Ethiopie et du Moyen Orient
Pour célébrer le 65ème anniversaire de la victoire des forces démocratiques sur la coalition hitlérienne et fasciste, la Russie n'a pas lésiné sur les moyens. A Moscou sur la célèbre " Place rouge ", un impressionnant défilé militaire a été organisé le dimanche 9 mai. A Kinshasa, un jour plus tard, l'Ambassadeur de la fédération de Russie a mis les petits plats dans les grands. Une réception à la hauteur de la portée historique de l'événement a été donnée au cercle hellénique de la capitale congolaise. Modeste, l'Ambassadeur Anatoly Klimenko a martelé que la victoire de mai 1945 n'est pas que soviétique. " C'est une victoire commune à toutes les forces antihitlériennes ". Du reste, même sur la place rouge, Moscou a convié les Chefs d'Etat et de gouvernement d'autres pays de la coalition antifasciste. Comme la cerise sur la gâteau, des militaires américains, britanniques, françaises (donc l'OTAN) ont défilé, ont battu le pavé de la " Place rouge" aux côtés de leurs collègues russes. Une première.
Reste que l'Armée rouge que commandait notamment un certain Joseph Staline a joué un rôle décisif dans la défaite d'Hitler et de ses affidés. Honneur donc à l'ex-URSS. FDA
Mot de circonstance de S.E.M. Anatoly Klimenko, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Démocratique du Congo, le 10 mai 2010 à la réception à l'occasion du 65e anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique et de la fin de la 2e guerre mondiale en Europe
Nous célébrons aujourd'hui les 65 ans de la Victoire sur le nazisme l'anniversaire d'un des plus grands événements de l'histoire du XXe siècle qui avait prédéfini les destins et l'image de l'Europe contemporaine et du monde entier.
C'est la Victoire de toute l'humanité. La Russie n'a jamais considéré et ne considère pas la victoire comme scindée en deux parties : "la sienne" et "celle d'autrui".
Ce sont tous les alliés de la coalition antihitlérienne qui ont gagné la guerre et nous
avons rendu hommage à leurs anciens combattants hier, le 9 mai, sur la Place Rouge.
Mais nous, en Russie, n'oublierons jamais que c'est l'Union Soviétique avec son territoire, ses villes et villages qui a subi le choc principal de l'invasion hitlérienne. Les trois quarts des forces armées de l'Allemagne ont été envoyés au front de l'Est et y écrasés.
Je voudrais souligner encore une fois, que c'est une Victoire commune. La Victoire de ces valeurs qui font de nous des êtres humains. Nous tous souhaitons la même chose pour nos enfants et nos petits enfants - c'est la paix, la prospérité, le respect mutuel, le libre échange des idées, la société ouverte. Bref, c'est l'avenir commun que nous voulons.
Comme d'autres pays de la Communauté des Etats Indépendants, la Russie a déclaré l'année 2010 l'Année des anciens combattants de la Grande guerre nationale. Sa devise est "Nous avons vaincu ensemble", ce qui reflète au mieux notre approche commune et omniplanétaire à la Victoire.
J'ai l'honneur et le plaisir particulier de saluer à cet effet les anciens combattants
congolais de cette guerre. II est tout à fait important de souligner que nous considérons la République Démocratique du Congo comme une partie intégrante de la coalition antihitlérienne,
dont 3 bataillons ont pris part dans les combats contre le nazisme et le fascisme en Ethiopie et au Moyen Orient et contribué à la libération de l'Europe et du monde entier de la "peste brune". Ce n'est pas par hasard que tout le complexe des manifestations à l'occasion de la Victoire à Kinshasa a été pris sous son haut patronage par Son Excellence Monsieur Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des Affaires Etrangères de la RD Congo, et le Gouvernement russe lui en est particulièrement reconnaissant.
La Deuxième guerre mondiale a finalement résulté dans la création d'une nouvelle architecture des relations internationales, l'apparition de l'ONU, la fondation de l'Europe Unie, qui vient de célébrer hier son anniversaire. D'une manière objective la fin de la guerre a favorisé le processus de la décolonisation et de l'obtention de l'indépendance par les Etats africains. C'est dans cette optique que nous estimons que le 65e anniversaire de la Victoire est étroitement lié historiquement avec une autre grande date que nous allons célébrer le 30 juin prochain - celle du cinquantenaire de l'indépendance de la République Démocratique du Congo.
C'est avec un grand plaisir que nous Vous présentons aujourd'hui l'exposition des photos sur de diverses étapes de la Deuxième guerre mondiale, la participation aux combats de la Russie, de la RD Congo et de la Grèce. Cette dernière, selon la caractéristique faite à l'époque par Staline, "un tel petit pays, mais quelle contribution énorme a-t-elle fait pour la Grande victoire". Aujourd'hui la Grèce traverse une étape difficile et nous souhaitons à son peuple bonne et heureuse sortie de la crise.
Je tiens à exprimer ma reconnaissance à la Communauté hellénique pour le soutien et concours qu'elle a apporté pour l'organisation et la tenue de l'exposition et de la réception. Je voudrais aussi remercier Professeur Antoine Lumenganeso, Directeur général des archives nationales du Congo, qui a réussi à retrouver dans les archives les photos révélant la participation des Congolais dans la Deuxième guerre mondiale.
Les 65 ans que l'humanité a vécu après la Guerre témoignent qu'il faut toujours combattre pour la paix, et aujourd'hui, où nous commémorons la mémoire de tous les 110 millions des victimes péries dans la Deuxième guerre mondiale, je Vous invite à lever vos verres pour la consolidation de la paix dans le monde entier et en République Démocratique du Congo particulièrement.
Nuage de cendres: 8 aéroports fermés au Maroc
Le Maroc a décidé de fermer provisoirement mardi huit aéroports, dont ceux de Rabat, Casablanca et Agadir, en raison du nuage de cendres volcaniques en provenance d'Islande, a-t-on annoncé de source officielle.
Cinq aéroports (Casablanca, Rabat, Tanger, Tétouan et Essaouira) ont été fermés au trafic dans la matinée. La mesure, prévue dans un premier temps jusqu'à 12H00 GMT, a ensuite été prolongée jusqu'à 18H00 GMT, selon un communiqué du ministère des Transports.
Les aéroports d'Agadir, Tan-Tan et Guelmim (sud) ont été fermés dans l'après-midi, également jusqu'à 18H00 GMT, a indiqué le même communiqué.
Le Maroc est le premier pays du Maghreb à être touché par ces cendres volcaniques, dont le nuage a atteint son littoral nord et ouest.
Sept aéroports espagnols, trois dans le sud et quatre sur l'archipel des Canaries, ont également été fermés mardi matin en raison du nuage,
APPRENDRE & COMPRENDRE
L'opinion de notre médecin
La fibromyalgie est une maladie complexe, encore méconnue. Dans ma pratique, je constate qu'un sommeil non réparateur fait partie intégrante du problème, et de nombreuses recherches arrivent également à cette conclusion. En effet, le mauvais sommeil est reconnu pour aggraver la douleur, la fatigue et les troubles cognitifs (de concentration et de mémoire, par exemple). D'ailleurs, les seuls médicaments qui ont une certaine efficacité contre la fibromyalgie agissent sur le cerveau en favorisant le sommeil profond. Une bonne hygiène du sommeil est donc primordiale. L'exercice physique modéré, l'alimentation et la gestion du stress peuvent y contribuer de façon importante.
Peu de gens guérissent de la fibromyalgie; mais c'est possible. Il n'y a cependant pas de recette. Il semble que parmi ceux qui en sont venus à bout, plusieurs ont vécu une transformation majeure au plan psychologique, souvent au cours d'une thérapie psychocorporelle ou grâce à une pratique spirituelle. L'effet est souvent un regard neuf sur la vie, une façon différente de vivre.
Dr Paul Lépine, M.D. D.O.
Passeportsanté.net
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La fibromyalgie, diagnostic, causes, traitement et prévention
La fibromyalgie (" fibro " pour les tendons, " myo " pour les muscles; "algie " pour la douleur), ou spasmophilie, est un syndrome caractérisé par des douleurs musculaires chroniques et un sommeil non réparateur. L'existence de ce syndrome est reconnue depuis 1992 par l'Organisation mondiale de la Santé. Les statistiques révèlent que, dans les pays industrialisés, la fibromyalgie touche de 2 % à 6 % de la population. Au Canada, 900 000 personnes en sont atteintes.
La fibromyalgie empêche souvent la personne qui en souffre de vaquer à ses occupations quotidiennes. Les symptômes se renforçant les uns les autres, cela crée un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.
Encore mal connue, la fibromyalgie a suscité certaines polémiques dans le milieu scientifique, ses causes et ses symptômes n'étant pas toujours clairement déterminés. Les médecins la considéraient au départ comme une maladie d'origine psychique. Aujourd'hui, en plus d'un profil psychologique particulier (états dépressifs, pessimisme, catastrophisme), on pointe du doigt des facteurs physiologiques (perturbations métaboliques, hormonales, etc.) et un contexte de vie qui prédisposerait à la fibromyalgie (stress, alimentation, sédentarité).
Diagnostic
Ses symptômes nombreux et sa ressemblance ou sa cohabitation avec d'autres maladies ou syndromes (syndrome de fatigue chronique, syndrome de l'intestin irritable, migraine, etc.) complexifient le diagnostic de fibromyalgie.
Voici les deux critères établis par l'American College of Rheumatology, retenus et approuvés par un comité international :
- la présence d'une douleur diffuse pendant plus de trois mois;
- une sensation de douleur sur au moins 11 des 18 points caractéristiques de la maladie, lorsqu'on y exerce une pression d'au plus 4 kg par cm2 (voir schéma).
Note. Certaines formes graves de fibromyalgie causent des douleurs partout sur le corps, et pas seulement aux muscles.
Causes
Bien que la fibromyalgie engendre des douleurs musculaires chroniques, son origine ne serait pas dans les muscles. La cause exacte du syndrome n'est pas encore connue. Selon les connaissances actuelles, le problème se situerait dans le système limbique, une région du cerveau qui joue un rôle dans les émotions, la mémoire et l'apprentissage.
D'autres pistes explorées
- Un trouble métabolique de la substance P, qui augmenterait la sensibilité à la douleur et dont l'association avec le stress, l'anxiété et la dépression est aussi connue.
- Un manque chronique de sommeil réparateur. Il se peut que le mauvais sommeil ne soit pas seulement un symptôme, mais aussi une cause de la fibromyalgie.
Symptômes
- Les symptômes diffèrent d'une personne à l'autre. De plus, le climat, le moment de la journée, le niveau de stress et d'activité physique sont des facteurs qui influencent la gravité des symptômes et leur variabilité dans le temps.
- Des douleurs musculaires diffuses qui persistent souvent des mois et qui s'accompagnent de raideurs, et certains endroits précis du corps douloureux au toucher (voir le schéma).
- Dans les situations les plus extrêmes, le toucher cause des douleurs sur tout le corps.
- Un sommeil non réparateur et des raideurs au lever.
- Une fatigue persistante (toute la journée).
- Des maux de tête ou de fortes migraines, possiblement causés par des tensions musculaires au cou et aux épaules, et par un dérèglement des voies naturelles de contrôle de la douleur.
- Un syndrome de l'intestin irritable: diarrhée, constipation et douleurs abdominales.
- Des états dépressifs ou d'anxiété (chez environ le tiers des personnes fibromyalgiques).
- Des difficultés de concentration.
- Une augmentation de l'acuité des sens, soit une sensibilité accrue aux odeurs, à la lumière, au bruit et aux changements de température (en plus de la sensibilité au toucher).
- Un engourdissement et des fourmillements aux mains et aux pieds.
- Des menstruations douloureuses.
- Un syndrome de la vessie irritable.
Personnes à risque
Les femmes. La fibromyalgie touche environ quatre fois plus de femmes que d'hommes. Les chercheurs croient que les hormones sexuelles influencent l'apparition de cette maladie, mais ils ne savent pas encore de quelle manière précisément. Il semble que la testostérone rendrait les hommes plus résistants à la douleur.
- Les personnes âgées de plus de 50 ans. Paradoxalement, chez les femmes, la maladie est surtout présente entre 40 et 60 ans, et généralement aux environs de la ménopause. Puisqu'à la ménopause le taux d'hormones sexuelles diminue, on aurait pu croire que les femmes seraient alors davantage protégées contre la douleur. Or, l'inverse se produit.
- Les personnes dont un membre de la famille a souffert de fibromyalgie ou de dépression.
- Les personnes qui ont des troubles du sommeil en raison de spasmes musculaires nocturnes ou du syndrome des jambes sans repos.
- Les personnes qui ont vécu des expériences traumatisantes (un choc physique ou émotionnel), comme un accident, une chute, un abus sexuel, une intervention chirurgicale ou un accouchement difficile.
- Les personnes qui ont été atteintes d'une infection virale importante, comme la maladie de Lyme ou le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
Facteurs de risque
- Le manque ou l'excès d'activités physiques.
- La tendance à avoir des pensées catastrophistes, c'est-à-dire à se concentrer sur tout ce que la douleur apporte de négatif dans sa vie.
Prévention
Peut-on prévenir?
La cause de la fibromyalgie n'ayant pas été formellement identifiée, aucune manière de la prévenir n'est reconnue.
Mentionnons seulement qu'il est recommandé de ne pas accumuler de surpoids car celui-ci accentue les douleurs aux articulations et aux muscles.
Pour calculer votre indice de masse corporelle, faites notre test.
Traitements médicaux
Parce qu'on connaît encore peu les origines de la fibromyalgie, les traitements médicaux offerts aux malades reposent davantage sur l'expérience clinique ainsi que sur les connaissances en neurophysiologie de la douleur. La multidisciplinarité est de mise, et des traitements conçus pour soigner d'autres maladies comme la dépression et l'insomnie sont de plus en plus utilisés.
Médicaments
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple l'ibuprofène (comme Advil ou Motrin), le naproxène et l'acétaminophène (Tylenol) permettent parfois d'atténuer les douleurs et les raideurs musculaires. Leur efficacité varie d'une personne à l'autre. Ils sont surtout utiles lorsque la fibromyalgie apparaît chez une personne atteinte d'une maladie inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde. L'aspirine (un autre AINS) serait rarement utile.
Attention. À long terme, l'usage de médicaments de type AINS peut causer des effets indésirables sérieux: douleurs et saignements à l'estomac, ulcères d'estomac, dommages aux reins et hypertension.
Les antidépresseurs, comme les tricycliques ou les inhibiteurs de recapture de la sérotonine, prescrits à faible dose, augmentent la quantité de sérotonine dans le cerveau. De faibles taux de sérotonine seraient liés non seulement à la dépression, mais aussi aux migraines, aux maux digestifs et à l'anxiété, qui font partie des symptômes de la fibromyalgie. De plus, certains antidépresseurs ont des effets antidouleur spécifiques. Par conséquent, ils sont régulièrement utilisés même en absence de dépression. À titre d'exemple, mentionnons l'amitryptiline (Élavil), utilisé comme antidouleur et pour approfondir le sommeil. Il semble que les antidépresseurs constituent le meilleur traitement à long terme contre les douleurs musculaires de la fibromyalgie. Toutefois, tous n'y trouvent pas un soulagement.
Les anticonvulsivants - d'abord conçus pour traiter l'épilepsie - permettent de stabiliser les messages nerveux dans la moelle épinière; par exemple la gabapentine (Neurontin), la prégabaline (Lyrica) et le topiramate (Topamax). Certains de ces anticonvulsivants améliorent la qualité du sommeil (surtout la gabapentine, et moindrement la prégabaline).
Des sédatifs sont parfois prescrits pour faciliter le sommeil, mais leur usage à long terme n'est généralement pas recommandé par les médecins (par exemple, l'Imovane).
Des relaxants musculaires peuvent aussi aider à soulager la douleur. Le seul relaxant musculaire efficace pour la fibromyalgie est le Flexeril. Son efficacité serait attribuable à une action spécifique de la molécule, non liée à son indication habituelle.
À noter
- Les corticostéroïdes (comme la prednisone) n'ont démontré aucune efficacité pour traiter la fibromyalgie.
- Les narcotiques, ou opioïdes, devraient être utilisés seulement en dernier recours, lorsque les autres traitements se sont avérés inefficaces. Leur emploi doit se faire sous surveillance étroite du médecin en raison du risque de dépendance.
Exercices aérobiques
L'exercice stimule l'organisme à produire des endorphines, des hormones qui procurent un bien-être et calme la douleur. Une synthèse d'études publiée en 2002 a conclu que la pratique d'exercices aérobiques supervisés réduit les symptômes de la fibromyalgie et améliore les capacités physiques. Les exercices d'étirement et de flexibilité amélioreraient aussi certains symptômes, mais les preuves à cet effet sont moins nombreuses. Seize études comportant au total 724 participants étaient incluses dans cette synthèse. Deux autres synthèses plus récentes, parues en 2005 et en 2006, parviennent à des conclusions similaires.
On ne doit pas craindre d'aggraver sa maladie en faisant de l'exercice, puisque la fibromyalgie n'est pas un problème d'origine musculaire. D'ailleurs, il est connu qu'une mauvaise condition physique contribue à générer fatigue et anxiété. Il est toutefois important de débuter progressivement, avec un programme adapté à sa condition physique.
Les exercices d'aérobie pratiqués en piscine, préférablement en eau chaude, peuvent être un bon point de départ pour se remettre en action. Selon deux essais cliniques parus en 2006, les exercices d'aquaforme (marcher ou courir dans l'eau, par exemple) sont efficaces pour soulager la douleur causée par la fibromyalgie et améliorer le sentiment de bien-être.
Voici quelques conseils prodigués par l'Association médicale canadienne afin de soulager les symptômes4 :
- limiter les périodes de stress, puisque les symptômes s'accentuent avec le stress;
- avoir un sommeil régulier;
- faire des étirements et des exercices aérobiques;
- appliquer des compresses chaudes sur les points douloureux;
- pratiquer de légers massages.
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