Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3540 DU LUNDI 08 FEVRIER 2010
Homme
de mission

Adolphe Muzito a, enfin, parlé. Au terme d’une heure et demi d’entretien avec une brochette de vedettes du petit écran, un constat : Muzito est resté égal à lui-même. Depuis son accession au n°5 de l’avenue Roi Baudouin à ce jour, le Premier ministre se veut un homme de mission. Pas plus.
D’entrée de jeu, Adolphe Muzito a cru devoir recadrer le débat. L’action gouvernementale s’inscrit dans la trame de la vision globale d’essence nationaliste qu’incarne Joseph Kabila, a martelé le chef du gouvernement. En d’autres termes, Adolphe Muzito n’est qu’un maillon, fût-il important, d’une longue chaîne qui prend racine dans le combat des ancêtres nationalistes.
Autre emphase dans la prestation du Premier ministre, cette référence constante à la Majorité. Signe qu’Adolphe Muzito est parfaitement soluble dans la République. Ce n’est pas sa politique qu’il met en oeuvre. C’est le programme de la Majorité découlant du projet du Président qu’il décline au quotidien. L’on comprend dès lors que tout au long de sa prestation médiatique, le Premier ministre ait fait l’économie du «je».
Plus fondamentalement, c’est un Premier ministre très cinquième République à la française qui s’est exprimé le week-end. Au demeurant, on n’invente pas la roue. Le régime semi-présidentiel rd congolais a été, pour ainsi dire, calqué sur le modèle hexagonal. En France, hormis en situation de cohabitation, le Premier ministre est en somme un homme de mission. C’est le Président qui est l’homme d’ambition. Il en a été ainsi de Pompidou sous De Gaulle, de Barre sous Giscard d’Estaing, de Mauroy sous Mitterrand, de Juppé sous Chirac, et présentement de Fillon sous l’hyper Président Sarkozy.
Plus d’un an après son avènement à la Primature, Adolphe Muzito n’a pour agenda que sa mission. Toute sa mission et rien que sa mission. S’il n’ignore pas qu’au sein même de la majorité des messes noires se tiennent pour obtenir sa tête, Muzito Shindani maintient le cap sur l’essentiel. Ceux de ses détracteurs qui l’attendaient au tournant de la polémique politicienne peuvent déchanter. Aux côtés de Joseph Kabila dans la salle des urgences, le «docteur» Muzito n’a pas une seconde à investir dans la politique politicienne. Il n’a pas non plus une seule minute à consacrer à la gestion des rumeurs, façon très kinoise, que distillent à forte dose des officines politiques.
Moralité : on aura tout reproché au Premier ministre, sauf d’être ...un homme de mission à la tête du gouvernement de mission.José NAWEJ


L’UA sans le patron de la SADC !

Il n’y a pas un seul congolais équilibré qui n’ait salué le retour de la RDC sur la scène internationale. Pas un seul qui n’ait apprécié que Kinshasa ait épongé ou, à tout le moins, payé une bonne part de ses arriérés dans nombre d’organisations sous-régionales ou continentales. C’est le cas de l’Union africaine où la RDC vient de régulariser sa situation financière. Ce géant d’Afrique centrale peut à nouveau se faire entendre au sein de l’organisation panafricaine.
On pouvait donc s’attendre à une représentation au niveau le plus élevé de l’Etat à l’occasion du 14ème sommet de l’UA qui vient de se tenir à Addis-Abeba. La présence du Président Kabila allait parachever, à l’échelle continentale, la renaissance diplomatique de la RDC. De plus, en sa qualité de président en exercice de la SADC, Joseph Kabila est porteur d’un discours qui dépasse le strict cadre rd congolais. Au moment où l’espace SADC charrie des dossiers brûlants comme celui de Madagascar et du Zimbabwe, il était particulièrement indiqué que le responsable attitré de la sous-région édifiât l’organisation continentale à ce sujet.
Certes, Kinshasa a été représenté par son ministre des Affaires étrangères. Lequel, du reste, fait un mandat remarquable à la tête de la diplomatie congolaise. Mais, dans un sommet de chefs d’Etat, un ministre des Affaires étrangères est bien enclin à faire profil bas, préséance et contraintes du protocole obligent. Et en Afrique sans doute plus qu’ailleurs, la diplomatie est avant tout l’affaire du Président. Le poids, et donc le retentissement d’un discours diffère selon qu’il est présenté par un chef d’Etat ou qu’il est lu par un ministre des Affaires étrangères.
C’est donc une participation moyenne que la RDC vient d’accomplir à Addis-Abeba. Le Raïs congolais aura été parmi les grands absents.Ca commence à faire un peu beaucoup. Puisque le Président n’a pas non plus fait le déplacement de New York pour l’Assemblée générale de l’ONU. Dans la maison de verre, plus d’un observateur n’avait pas hésité à parier sur l’arrivée du numéro1 congolais auréolé de son rang de président en exercice de la SADC. Joseph Kabila venait aussi de faire la paix de braves avec ses deux voisins de l’Est:le Rwanda et l’Ouganda. A l’arrivée, le Raïs s’est fait représenter par le ministre Thambwe.
Il y a sans doute l’agenda intérieur qui ne permet pas toujours au Président de se rendre aux sommets internationaux. Il y a aussi les contraintes budgétaires. Le déplacement d’un chef d’Etat nécessitant des moyens autrement plus importants. Par ce temps d’austérité, un service minimum est préférable à une méga représentation par définition fort coûteuse. Joseph Kabila lui-même avait évoqué ces limites financières.
Il n’en demeure pas moins que l’enjeu de la dernière assemblée générale de l’Onu et celui du tout récent sommet de l’UA requérait la présence sinon du chef de l’Etat congolais, mais en tout cas du Président en exercice de la SADC. José NAWEJJosé NAWEJ




















A LA UNE
ADOPHE MUZITO FACE A LA PRESSE
Une prestation qui dément la rumeur
*Adolphe Muzito révèle les signaux de la relance de la RDC
* Chiffres, tableaux et graphiques à l’appui, le Premier ministre révèle les signaux de la relance multisectorielle de la République démocratique du Congo
Il n’y a pas meilleur démenti aux folles rumeurs sur la démission du Premier ministre que cette première prestation médiatique d’Adolphe Muzito, le samedi 6 février. Abhorrant la politique-spectacle, le chef du gouvernement n’a même pas daigné consacrer une seconde à ce qui tout l’air du versant politicien des «kinoiseries».
Il n’y a pas meilleure illustration de l’osmose idéologique entre Joseph Kabila et Antoine Gizenga que lorsque Muzito parle de retrouvailles des nationalistes plutôt que d’alliance. Une façon subtile pour ce nationaliste de la «deuxième génération» de faire la part des choses entre les partenaires conjoncturels du Raïs et ses compagnons de lutte. Une manière aussi de clarifier idéologiquement l’agora politique entre la Droite et la Gauche. Les amateurs du débat de fond-le seul qui vaille la peine-apprécieront.
Il n’y a pas meilleure réplique aux accusations d’immobilisme du gouvernement que la vérité des chiffres que l’économiste Muzito a étalés avec maestria. S’il admet volontiers que la situation socio-économique n’est pas rose, c’est pour immédiatement souligner que c’est essentiellement au regard de l’héritage fort salé trouvé par le pouvoir nationaliste. A l’heure de l’évaluation chiffrée, les indicateurs économiques sont en nette progression.
Pib, Pib par habitant, budget, évolution des salaires, progression du réseau bancaire... montrent bien que le pays va moins mal qu’hier. Tout le problème, concède Muzito, c’est que l’on est parti d’un seuil si bas que c’est difficile de ressentir au quotidien les efforts accomplis. En somme, trouvé en coma avancé, la Rdc est sur le point de sortir des soins intensifs! Aux démagogues de bas étage, le Premier ministre Muzito a cette formule: «on ne peut pas créer un paradis social dans un désert économique».
Il n’y a pas meilleure façon d’expliquer en grande partie la pauvreté actuelle que cette courbe chiffrée de l’histoire des cinquante dernières années, où l’on constate que de 1960 à 2000, le pays n’a fait que décliner jusqu’à toucher le fond. Et qu’avec l’avènement des nationalistes au pouvoir, de 2000 à ce jour, la tendance s’est inversée. En fait, note Muzito, en 8 ans on a rattrapé le retard de 40 ans!
Enfin , il n’y a pas meilleure façon de mesurer l’ampleur de la tâche du pouvoir nationaliste conduit par Kabila que cette image que Muzito puise dans sa propre enfance. «Moi pour jouer, je devais d’abord fabriquer moi-même les jouets et seulement jouer par la suite». A l’avènement de notre majorité, le premier défi était de reconstruire l’Etat congolais qui avait cessé d’exister. Cette tâche ne sera totalement finie qu’avec l’installation des dirigeants élus à la base. Il fallait ensuite reconstruire le pays sur le plan économique et enfin relancer le tertiaire formel. En même temps, il y avait des urgences comme la guerre, le front diplomatique , la normalisation avec les institutions de Bretton Woods... Rien que des urgences. Et quand un médecin est dans la salle des urgences, il ne parle pas. Il n’ouvre sa bouche que si nécessaire. Pas donc beaucoup de temps pour les discours. Ce qui est vrai du Premier ministre l’est aussi pour le Président. L’autre raison du silence, Adolphe Muzito la voit dans la posture inhérente aux nationalistes de la deuxième génération. «C’est parce que nos aînés parlaient beaucoup qu’on les a mangés», dit-il.
De fait, pour ce dialecticien qui occupe le n°5 de l’avenue Roi Baudouin, toute son action s’inscrit dans la trame de la vision nationaliste incarnée depuis 2001 par Joseph Kabila et qui prend racine dans la révolution de 1997.

José NAWEJ.

Adolphe Muzito révèle les signaux de la relance de la RDC
* Si le pays a réellement amorcé une courbe ascendante vers le progrès, le Chef de l’Exécutif prévient,
dans son premier oral face à la presse, qu’ « on ne peut pas bâtir un paradis social dans un désert économique » avant d’assurer que le gouvernement s’emploie à baliser l’avenir d’un Congo meilleur

Depuis qu’il a pris ses fonctions de Premier ministre voici deux ans, Adolphe Muzito n’a jamais parlé, sinon à chaque fois qu’il est attrait à l’Assemblée nationale soit pour présenter et défendre le budget de l’Etat, soit pour répondre à de multiples motions des représentants du peuple. Le tableau générale de l’opinion courante sur sa personne laisse croire, sans trop d’exagération, que le successeur de Gizenga serait comme un enfant renié par l’un des parents qui, pis en encore, tend à renier même l’acte de mariage avec son conjoint. Jamais, en effet, alliance politique n’a été aussi malmenée que celle qui justifie les fonctions qu’assume Muzito. Le discours général, aussi bien ouvert qu’ «undergroundesque », sur le partenariat Kabila-PALU donne, en effet, l’impression que l’un des partenaires n’en voudrait plus. Ce qui donne libre cours à une campagne de diabolisation à vue de l’Exécutif en général, et de sa direction en particulier. Combien de fois, au nom du remaniement tant attendu, n’a-t-on pas annoncé le départ soit de Muzito, soit d’une très large frange de son équipe gouvernementale ?
En recourant à notre image de départ, on arriverait à des conclusions sur le sort courant des enfants non désirés : ils se mettent en rupture familiale et même sociale. Seulement, Adolphe Muzito figure parmi les exceptions. Sous son affabilité apparente, cet Inspecteur des finances chevronné, qui passe plus pour un col blanc qu’un politique, vient pourtant de surprendre l’opinion par la profondeur de sa vision sur la RDC et son avenir. Pendant tout le temps qu’il préside aux destinées de l’Exécutif national, Adolphe Muzito a scruté la vie de la Nation sous toutes ses coutures pour produire une réflexion qui tranche nette d’avec le discours politicien ambiant.
Aujourd’hui on peut dire, sans crainte d’être contredit, que le Premier ministre vient, à travers son entretien du week end avec la presse, de soumettre au débat national une nouvelle thématique qui devrait changer le regard général sur les destinées de la République. En cette année jubilaire des cinquante ans de l’indépendance nationale, on ne pouvait s’attendre à mieux qu’une telle réflexion qui ramasse l’ensemble de la marche de la Nation avant de faire des projections sur l’avenir. La démarche embarque le lecteur dans l’analyse de la situation du pays, secteur par secteur, nommant les maux qui ont rongé et ronge encore la chose publique en plaçant le social au centre de sa réflexion. Parce que, de toute évidence, toute action politique est censée concourir au bien-être de la population qui doit également en être l’actrice principale.

Une courbe historique désormais convexe
Enfin de compte, Muzito trace la courbe historique de la RDC qui dégage un demi cercle convexe avec l’année 2000 comme plancher entre 1960 et 2010. La première partie de la courbe qui court de 1960 à 2000 représente les années de déchéance de tous les compartiments de la vie nationale, tandis que le parcours de 2000 à ce jour dégage clairement la relance générale couramment appelée « reconstruction ». Tout de suite, Adolphe Muzito prévient que le pays ne connaît pas encore les années roses et que, même s’il y a désormais des raisons d’espérer, l’on ne devrait pas trop rêver, mais plutôt être encore plus assidu dans le travail pour maintenir le cap et soutenir la tendance ascendante. « On ne peut pas bâtir un paradis social dans un désert économique », prévient le Premier ministre. Si, en effet, les efforts de relance consentis jusqu’à ce jour ne se font pas encore sentir dans l’’assiette du plus démuni, c’est parce que la RDC est tombée très bas et que le gouffre est si profond qu’il faudra encore du temps pour en ressortir.
Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Comme pour décortiquer les différentes stations du supplice du Christ, le Premier ministre chronogramme les événements socio-politiques et économiques qui ont émaillé la vie nationale pour nommer les maux qui ont plongé la RDC dans l’âbime. Ces maux se nomment rébellions, sécessions et instabilité politico-institutionnelle dans les années 60-65. Ils se nomment zaïrianisation et crash mondial du pétrole dans les années 70, crise de partenariat bi et multilatérale dans les années 80 autour de la guerre froide ; conflits politiques, rupture de la coopération et guerres dans les années 90 ou encore rébellions multiples et agressions du pays en début du second millénaire, etc. Tous ces événements, couplés à la mauvaise gouvernance, ont eu un impact fort dommageable sur la situation économique avec des répercussions sur le social des zaïro-congolais.

Des espoirs sur le revenu par habitant
Adolphe Muzito démontre, dans sa leçon magistrale, que le revenu par tête d’habitant a continuellement diminué jusqu’à l’année dernière. Il relève qu’en 1960 le produit intérieur brut par habitant qui était de 450$, a chuté jusqu’à 80$ en 2000. En 2001, avec l’avènement de Joseph Kabila, cette courbe a amorcé la remontée pour atteindre 200$ en 2009, mais ce niveau demeure parmi les plus bas d’Afrique. « Seule une croissance élevée et soutenue de la production nationale est de nature à augmenter le revenu par tête d’habitant », souligne Adolphe Muzito. Pour l’heure, il note également que l’augmentation continue de la population contraste, en proportion, avec la croissance des richesses qui a connu, à partir de 1989, une chute jusqu’à 4,3 milliards USD en 2000.
Après ce constat général, et graphiques à l’appui, le Premier ministre analyse les nouvelles tendances pour constater que depuis 2000, le pays a amorcé la relève. Les tendances actuelles, si elles sont soutenues et renforcées, devraient permettre de dépasser le revenu par habitant de 1960 (450$) à l’horizon 2018, soit dans 18 ans. « Abstraction faite de l’économie informelle, avec un taux de croissance de la production nationale de 10% par an et un taux de croissance de la population de 3%, le niveau du revenu par habitant de 1690 (450$) sera théoriquement atteint vers 2020, mais le Gouvernement travaille pour y parvenir le plus tôt possible », dit le Premier ministre. Les efforts du Gouvernement ciblent l’horizon 2040 pour pouvoir atteindre le niveau du Congo-Brazzaville de 2008 (4.000$).

Les indicateurs passent au vert
Pour l’heure, Adolphe Muzito démontre que les différents indicateurs économiques sont en nette amélioration, ce qui fonde toutes les raisons d’espérer en un avenir plus radieux. Le Gouvernement de la majorité fait, en effet, preuve de bonnes capacités à mobiliser toujours plus de ressources pour le budget de l’Etat. Ces ressources propres sont passées de 1,5 milliards USD en 2007 à 3 milliards en 2010, dégageant ainsi un accroissement du rythme de mobilisation des ressources. « En 4 ans, le Gouvernement a plus que triplé les ressources budgétaires propres par rapport à 2006 », se réjouit Muzito qui ajoute qu’il en est de même de la mobilisation des ressources extérieures.
Et afin de soutenir les efforts de l’ensemble du pays dans cette action, le Gouvernement a fait droit aux prescrits de la constitution pour assurer la rétrocession des recettes aux provinces. A ce jour, fait encore savoir le Premier ministre, « le transfert aux provinces est la plus importante rubrique budgétaire, mais aussi il a été multiplié par 10 comparé aux années avant 2010. » Il faudra, cependant, que toutes les provinces s’impliquent réellement dans la mobilisation des ressources afin de pouvoir répondre aux multiples défis qui se posent à la Nation. Une interpellation légitime du Gouvernement qui constate qu’à ce jour, trois provinces seulement financent essentiellement le reste des entités provinciales. Il s’agit de Kinshasa (56,31%), du Katanga (20,50%) et du Bas-Congo (16,59%). Globalement, les contributions des provinces au budget de l’Etat depuis 2007 se situent seulement à 9%, constate le Premier ministre qui annonce, néanmoins, que « les perspectives des productions minière et pétrolière dans la plupart des provinces de l’Est et du Sud Est et même de l’Ouest vont, dans les prochaines, modifier cet équilibre en faveur des zones aujourd’hui en baisse de contribution au budget consolidé de l’Etat. » Grâce aux efforts consentis depuis 2007, le Gouvernement a pu assurer une amélioration progressive, quoiqu’encore sans impact substanciel, des salaires des fonctionnaires de l’Etat. Adolphe Muzito assure, en effet, que « la masse salariale, est en nette progression, 40% en moyenne du budget de l’Etat suite à l’explosion des effectifs et aux modifications des barèmes des agents. »
Autre signe de la reprise, le secteur bancaire connaît un relèvement fort significatif qui fait dire au Premier ministre que « le secteur bancaire en restructuration commence à doper l’économie par une forte collecte d’épargne nationale et une expansion du crédit à l’économie. » 20 banques fonctionnent aujourd’hui en RDC contre 7 en 2000. Les crédits atteignent aujourd’hui 1,9 milliards USD contre 40 millions dix ans plus tôt, tandis que les dépôts sont passés de 620 millions USD en 2000 à 2,1 milliards en 2010. « L’accroissement sensible du nombre de guichets/banque et de comptes de banques dans notre pays dénote de la reprise de la santé de l’économie congolaise et de la remontée du taux de bancarisation de cette dernière », constate le Premier ministre qui relève aussi que «cette amélioration des activités des banques donne une indication sur la réduction du taux de thésaurisation de la monnaie et l’accélération du financement de l’économie. »
Sur le même volet, le Premier ministre se réjouit de constater que les réserves de change du pays sont également en réel accroissement. Chiffres à l’appui, il explique qu’à partir de 1990, le pays a connu une chute continue du niveau des réserves de change. A partir de 2001, avec l’avènement de Joseph Kabila au pouvoir, ces réserves ont amorcé un relèvement grâce, notamment, à l’amélioration progressive de la situation économique du pays.

Avec les nationalistes, nous vaincrons…
Scrutant alors les perspectives d’avenir, Adolphe Muzito fonde ses espoirs sur les ressources du secteur privé comme source de croissance grâce aux réformes liées à la transformation des entreprises publiques, l’amélioration du climat des affaires et la modernisation des systèmes bancaire et financier. Il compte également sur les ressources liées aux financements chinois ainsi que sur celles liées au programme avec le FMI et au point d’achèvement de l’initiative PPTE.
Après avoir ainsi balayé la situation générale du pays, de l’indépendance à ce jour, Adolphe Muzito attribue la palme de la relance multisectorielle à la clairvoyance des nationalistes qui, depuis plus de dix ans maintenant, et particulièrement à partir de 2007, ont instauré une nouvelle vision d’un Congo prospère. Il en réserve une mention spéciale au Chef de l’Etat qui, avec son programme des cinq chantiers de la République, a donné le ton pour imprimer un nouveau rythme et un nouveau style de travail qui place réellement l’homme au centre des préoccupations. Les perspectives de la bonne gouvernance qui se dessinent avec la fin de l’impunité et le programme de lutte contre la corruption devraient cimenter l’ensemble du dispositif gestionnel avec comme finalité de réorganiser la distribution du revenu national au profit de tous. En attendant, l’on peut rappeler que l’analyse (rétrospective et prospective) du Premier ministre a le grand mérite de recadrer le dialogue des sociétés avec plus de pragmatisme que de spéculation politicienne. Une preuve également que, contrairement au discours largement répandu sur une prétendue incompétence de l’Exécutif en général, le travail de fourni abattu à ce jour a réellement replacé la République Démocratique du Congo sur l’orbite de la relance. Jonas Eugène KOTA


ENJEUX DE L'HEURE
CONTRAIREMENT A L'ASSEMBLEE NATIONALE
Le Sénat décide de repêcher la société civile dans la CENI
La Commission politique, administrative et juridique du Sénat propose d'intégrer la Société civile parmi les membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). C'est ce qui ressort du rapport de la Commission PAJ adoptée à l'unanimité, le vendredi 05 février par la plénière de la chambre haute du Parlement.

Contrairement à la chambre basse qui a opté pour 7 membres du bureau sans la présence de la société civile, le Sénat décide que le bureau de la CENI soit composé de 9 membres. Ces postes seront partagés entre la majorité (4 membres) ; l'opposition (3 membres) et la Société civile (2 membres).
Une innovation introduite par le Sénat, c'est la création d'une plénière au sein de cette institution qui sera composée des représentants de 26 futures provinces de la RDC. Une disposition qui n'a pas été prévue par l'Assemblée nationale. Selon le rapport de la commission, l'assemblée plénière aura pour mission ; le contrôle de la gestion de la CENI. Comme pour le bureau, ses membres seront choisis dans la majorité, l'opposition ainsi que dans la société civile. Cependant, le mode de désignation pose encore problème. Cette question a été soulevée plusieurs fois lors du débat. Une autre question qui a été soulevée, c'est celle de l'équilibre en termes de parité homme-femme. Une frange de Sénateurs estime que les femmes représentent 52% de la population active et les dispositions constitutionnelles sont claires. De ce fait, elles méritent aussi une place de choix dans la CENI.
C'est à la plénière prévue ce lundi que la loi sur la CENI sera soumise au vote. Mais comme on peut déjà le constater, de nombreuses divergences sont déjà relevées avec le texte adopté en première lecture par la chambre basse. Nous avons cité, entre autres, le nombre de membres du bureau, la présence de la Société civile et deux organes qui sont préconisés par le Sénat.
Même si la loi est adoptée en ces termes, la commission mixte paritaire Assemblée nationale - Sénat sera mise en place pour harmoniser les vues. Mais si les divergences persistent, in fine, c'est le point de vue de l'Assemblée nationale qui prime.
Dina BUHAKE

SOUCIEUX DE LA SITUATION DES DEPLACES DE DONGO
Evariste Boshab dépêche le questeur adjoint de l’Assemblée nationale à Brazzaville
La situation des déplacés du territoire de Dongo dans la province de l’Equateur préoccupe au plus haut point l’Assemblée nationale de la RDC. C’est pour cette raison que le président de la chambre basse du Parlement, Evariste Boshab, a dépêché vendredi 05 février à Brazzaville, le questeur adjoint de l’Assemblée nationale, Robert Bopolo pour s’entretenir avec les autorités parlementaires du Congo d’en face.
A la tête d’une délégation dans laquelle figurait le député Engwanda, président des députés ressortissant de la province de l’Equateur, le questeur adjoint, qui après avoir été reçu par le président de l’Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, a longuement échangé avec les déplacés de Dongo qui se trouvent actuellement dans le département de la Likouala. S’adressant aux déplacés, Robert Bopolo leur a demandé simplement de regagner leurs milieux d’origine. « Je vous prie de rentrer étant donné que la situation est revenue à la normale surtout que le Président de la République, Joseph Kabila, s’est impliqué dans la pacification totale cette partie du territoire national et dans la recherche des solutions durables », a rassuré l’émissaire du président de l’Assemblée nationale.
Quant aux préoccupations des déplacés sur l’assurance sécuritaire, le questeur adjoint a fait savoir qu’avant la fin de la session extraordinaire, la chambre basse va entendre les ministres de la Défense nationale, de l’Intérieur et des Affaires sociales en vue de prendre des dispositions utiles pour asseoir une paix durable dans le district du Sud-Ubangi.
Il convient de souligner que le déplacement de la délégation de l’Assemblée nationale de la RDC est la réponse à la démarche des parlementaires du Congo-Brazzaville qui demandaient aux autorités de la RDC de prendre des dispositions urgentes pour les déplacés de Dongo. Ces derniers évalués à 110.000, déploraient les députés du Congo Brazzaville, sont plus nombreux que les habitants de la Likouala. Avec cette mission, il y a lieu de dire que les autorités de la RDC se préoccupent sérieusement pour trouver des solutions aux problèmes des déplacés de Dongo. Dorian KISIMBA

D'APRES L'ONG JOURNALISTE EN DANGER (JED)
La loi sur le CSAC demeure introuvable
La loi sur le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC) demeure introuvable. L'ONG Journaliste en danger (JED) dénonce la " dissimilation délibérée " de ce texte plus d'un mois après sa promulgation le 31 décembre 2009.
Au cours d'une conférence de presse tenue le vendredi 05 février dernier à son siège, le président de cette organisation, Donat Mbaya a révélé que toutes les démarches menées auprès du Journal officiel, du cabinet du chef de l'Etat et du gouvernement, pour en obtenir une copie sont restées vaines. Selon lui, c'est une loi qui fait partie du domaine public et de ce fait, elle devrait être à la portée de tout citoyen. Malheureusement ce n'est pas le cas. La préoccupation de JED réside dans le fait que cette loi qui n'a pas de traces ne puisse pas respecter ses propres principes quant à sa composition. Ce qui fait dire à Donat Mbaya " Nous pensons que quelque part, se cache une main noire qui essaie de soustraire cette loi à la connaissance des gens pour pouvoir les surprendreavec une liste ".
Le président de JED note tout de même que ce qui intéresse son organisation, ce n'est pas la liste, mais plutôt que cet organe soit une structure avec des gens compétents. C'est pourquoi, il insiste pour que tout se passe dans la transparence la plus totale. C'est dans cette optique qu'il invite les journalistes à la mobilisation pour une bonne composition du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication.
Le CSAC est un organe de régulation des médias appelé à remplacer la haute autorité des médias (HAM).
Dina BUHAKE


INFOS INFOS
LUTTE CONTRE LES VILENCES SEXUELLES A L'EST DE LA RDC
Le Canada apporte 15 millions de dollars américains
Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a échangé, samedi 06 février dernier, tour à tour avec les ambassadeurs du Canada, Singrid Anna Johnson et de l’Angola, Emilio Gerra, en poste en RDC. Les entretiens avec les deux diplomates ont porté sur l’état des rapports entre la RDC et les deux pays.
Avec l’ambassadeur du Canada, il s’est agi de renforcer les relations bilatérales entre Kinshasa et Ottawa. « Nous sommes venues ce matin pour discuter, mieux échanger avec le président de l’Assemblée nationale M. Evariste Boshab sur les enjeux et l’avenir des relations entre nos deux pays. Les enjeux du Parlement étaient aussi au cœur des entretiens entre les deux personnalités », a soutenu Mme Singrid Anna Johnson. «La question des violences sexuelles en RDC surtout que le Canada est très impliqué dans la lutte contre ces violences», a-t-elle déclaré à la presse.
Pour matérialiser son implication dans cette question, la diplomate canadienne a annoncé que son pays a un projet de 15 millions de dollars pour la lutte contre les violences sexuelles dans la partie Est de la République démocratique du Congo. Pour Singrid Anna Johson, le Canada trouve nécessaire d’améliorer l’appui des bailleurs de fonds avec la République démocratique du Congo pour lutter contre l’impunité qui pose trop de problèmes dans la partie Est de la RDC.
Comme on peut le constater, le Canada est l’un des pays du monde occidental qui accordent plus d’attention sur la question de violences sexuelles en République démocratique du Congo. C’est pour cette raison qu’il a mis en place un projet dont le coût s’élève à 15 millions de dollars en guise de sa contribution à la lutte contre les violences dans les provinces de l’Est de la République démocratique du Congo. L’ambassadeur du Canada était accompagnée de la Directrice aux Affaires étrangères à Ottawa chargée des relations avec l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. Dorian KISIMBA.

FACE A LA MENACE DES REBELLES DE LA LRA
Grands lacs : des religieux suggèrent une coopération renforcée entre la RDC, la RC, le Soudan et l’Ouganda
Un cadre de concertation permanent et de coopération renforcée pour résoudre le problème des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) a été instauré par les leaders religieux et laïcs congolais, centrafricains, ougandais et soudanais, rassemblés à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale.

Après deux décennies de violences sur les civils dans le Nord de l'Ouganda, et malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis 2006, la rébellion sous commandement de Joseph Kony s'est déplacée jusqu'aux frontières du Congo et du Centrafrique où elle attaque les villages des deux pays et du Sud-Soudan. Le gouvernement ougandais qui a combattu les rebelles pendant de longues années, est sollicité de reprendre les colloques de Juba avec le chef de la Lra pour parvenir à la conclusion formelle d'un accord de paix.
De même, les religieux invoquent la protection des autorités congolaises pour les villages et les populations de Province Orientale et somment le gouvernement centrafricain de prendre ses mesures pour conjurer la menace de la Lra à ses frontières. Compte tenu de l'ampleur régionale du problème, les chefs religieux catholiques, protestants, orthodoxes et musulmans suggèrent une coopération renforcée entre les quatre pays concernés tant du point de vue politique que sécuritaire. Enfin, la communauté internationale est appelée à instaurer un Groupe de contact (constitué de représentants de l'Onu, Union européenne, Grande-Bretagne et États-Unis) chargé d'élaborer des stratégies à même de rétablir la paix dans la région. La conférence internationale de Kisangani sur la Lra a été organisée à l'initiative de l'archevêque local, Mgr Marcel Utempi Tapa, en collaboration avec la section Pax Christi des Pays-Bas.
La rencontre a vu la participation d'une quarantaine de leaders religieux et laïcs. Sur le terrain, l'organisation Caritas-Congo est présente dans les diocèses de Dungu-Doruma, Isiro-Niangara, Buta et Bondo où elle porte assistance aux victimes des attaques des rebelles ougandais.
FDA/Misna
Muzito et Mgr Moko pour le développement d'Idiofa
Le Premier ministre Adolphe Muzito et Mgr José Moko Ekanga, evêque du diocèse d'Idiofa situé dans la province du Bandundu ont échangé ce vendredi 05 février 2010 sur des questions de développement de cette circonscription ecclésiastique. Il s'agit, entre autres, des questions liées à l'appui communautaire et la réhabilitation des infrastructures diocésaines de développement en vue de permettre aux populations locales de se prendre en charge.
Selon Mgr Moko, il existe un système de développement qui peut aider les populations autochtones à affronter les défis de la pauvreté et de l'autosuffisance alimentaire. En effet, il s'observe des cas de malnutrition non seulement chez les enfants mais aussi aussi chez des personnes adultes. Cette situation soulève tant d'interrogations et appelle à des réponses efficaces dont l'objectif vise à assurer la sécurité alimentaire à une population estimée à plus de 2 millions d'habitants sur une superficie de 40.000 km².
Mgr José Moko et le Premier Ministre Adolphe Muzito se sont fixés une échéance d'un mois pour évaluer les promesses relatives aux questions évoquées et leur mise en route. FDA

«Jeudi sinistre» : la SONAS indemnise 47 accidentés
La Société nationale d’assurances (SONAS) compte apurer les indemnisations des dossiers disponibles des sinistrés. C’est dans cette logique que l’assureur national a poursuivi, jeudi 04 le février 2010, l’opération « Jeudi sinistre » initiée par le comité de gestion depuis janvier 2008.
Pas de temps à perdre pour la SONAS qui a réglé un total de 47 dossiers dont la plupart résultent des accidents de circulation. Certains cas ont été soldés durant la journée de vendredi. C’est le cas de M. Kamudimba qui a reçu le montant de 500 USD suite à l’accident que sa voiture Mercedes avait connu à la hauteur du Pont Matete en date du 27 juillet 2009. Si certains sinistrés ont vu leurs sommes apurées, d’autres par contre, ont perçu des acomptes. Dans cette catégorie, on peut citer le responsable d’une entreprise qui a totalisé 1400 USD pour un accident de circulation mortel le 06 mars 2009.
En dépit de la crise financière internationale qui frappe la plupart des entreprises congolaises et internationales, la SONAS ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle poursuit ses opérations en vue d’amener les conducteurs, propriétaires des chantiers … à s’assurer. Cette politique, lui reconnu par la Constitution, vise, entre autres, à donner à l’entreprise récemment transformée en société commerciale les moyens d’entretenir son personnel et de participer activement au budget national tel que voulu par le chef de l’Etat qui veut voir chaque Congolais participer, à sa manière, à la réalisation des cinq chantiers de la République. Rachidi MABANDU


Une marche de santé annonce l’ouverture de la FANAF ce lundi
Cadres et agents de la Société nationale d’assurances (SONAS), quelques membres des institutions de la République, les représentants des entreprises publiques associés aux clubs des marcheurs de la capitale sont descendus, hier dimanche 07 février 2010, dans les artères des communes de la Gombe et de Lingwala pour une « grande marche de solidarité des assureurs africains ». La promenade de santé marquant l’ouverture des travaux, à Kinshasa, de la 34è assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF), a connu également la participation des participants à ces assises dont l’ouverture officielle est prévue ce lundi 08 février 2010 au Grand hôtel Kinshasa.

Le vice Premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli qui a représenté le Gouvernement congolais dans cette marche de santé, a signifié que le pouvoir exécutif congolais, à travers sa participation, « tient à informer la population sur les avantages que procure la marche avant de souligner que la santé fait partie des priorités du Gouvernement tels qu’inscrites dans les cinq chantiers de la République ». Pour Emile Bongeli, « il faut lier l’utile à l’agréable. Demain les participants aux travaux de la FANAF vont bien travailler et les résultats seront meilleurs. »
Pour l’ADG ai de la SONAS, cette marche est une manière pour l’assureur national congolais d’accueillir ses hôtes de marque. Carole Agito Amela, tout en saluant le fait que la RDC organise la 34è assemblée générale de la FANAF, a demandé à la population congolaise à ne pas négliger la marche car, à ses dires, elle garantit la santé.
Rachidi MABANDU

PROFITANT DE LA VISITE DU MINISTRE MAJ KISIMBA NGOY
L’administrateur de Gambela dénonce la spoliation de la ceinture du marché
L'organisation de la campagne de vulgarisation du code foncier dans des milieux à forte concentration humaine, traduit la volonté d'instaurer la paix sociale voulue par le Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, a déclaré le ministre Maj Kisimba Ngoy, en charge des Affaires foncières.
Le ministre Maj Kisimba Ngoy qui a repris cette campagne, samedi, par le marché municipal des Anciens combattants, communément appelé Gambela, dans la commune de Kasa-Vubu, a manifesté, à l'issue de cette journée, sa volonté d'accompagner la consolidation de la paix sociale instaurée par le président de la République avec la diminution des conflits fonciers.
La paix, a-t-il martelé, étant un facteur important pour la sécurité des cinq chantiers, il est très important d'informer davantage la population de leurs droits, notamment foncier, afin d'éradiquer les conflits enregistrés quotidiennement dans des secrétariats de parquets et des greffes des cours et tribunaux.
Le ministre a profité de l'occasion pour tenir une journée foncière porte-ouverte dans un bureau aménagé dans le bâtiment administratif de ce marché. Près de 50 personnes ayant des conflits fonciers ont été reçues et orientées pour trouver des pistes de solution à leurs dossiers.
L'administration de ce marché a profité de la présence du ministre des Affaires foncières pour poser le problème de ceinture de ce lieu de négoces, envahi par des maisons de commerce et d'habitation. Ces maisons, a-t-on indiqué, ont été construites pendant la deuxième République. Et l'administration du marché qui ne bénéficie d'aucun avantage sur ces concessions pourtant de commerce, voudrait connaître leur statut notamment les origines du lotissement ou d'attribution. Le ministre a préféré renvoyer ce dossier à l'étude de son cabinet pour approfondir l'étude et de connaître les pièces que détiennent chaque occupant.
L'administrateur titulaire du marché, M. Fulayote,a exprimé la joie des commerçants de ce marché qui, pour la première fois, accueillent une autorité du gouvernement soucieuse du bien-être de la population. «C'est un exemple sans précédent», a-t-il souligné, avant de remercier le ministre Maj Kisimba Ngoy.
Auparavant, une marche de vulgarisation du code foncier a été organisée à partir du siège de la circonscription foncière de la Funa sur le croisement des avenues Kasa-Vubu et Assossa et s'est achevée au marché Gambela. Tout au long du parcours, le ministre, en compagnie des agents et cadres de la Funa ainsi que de dix responsables de cinq autres circonscriptions foncières de Kinshasa, ont distribué des dépliants à la population qui répondent à leurs préoccupations. Il s'agit notamment des explications sur le rôle d'un certificat d'enregistrement. Ce qui le différencie d'autres titres parcellaires devenus caducs. Le souci de Maj Kisimba Ngoy, c'est l'appropriation de cette initiative par la population. C'est pour quoi, a-t-il conclu, "on ne cessera jamais de vulgariser ce qui traduit cette politique d'approche vers la population ".
FDA

REUNION EXTRAORDINAIRE DES MINISTRES EN CHARGE DE L'AGRICULTURE DE LA SADC
La sécurité alimentaire de la sous-région jugée satisfaisante
Les ministres de la SADC en charge de l'Agriculture et de la sécurité alimentaire (FANR) ont clôturé vendredi le 5 février à l'hôtel Venus, les travaux de la réunion extraordinaire de la sous-région sur une note satisfaisante. Les ministres de la SADC ont examiné et adopté le projet d'harmonisation du système semencier entre les pays membres; le rapport de viabilité du Centre de coordination de la recherche et de développement agricole (Cardesa), l'établissement d'une organisation sous-régionale pour la coordination de la recherche et le développement agricole.
En vue de coordonner la coopération régionale sur la recherche agricole, le secrétariat de la SADC a cherché le soutien de l'Usaid afin de faire une étude d'une durée de 6 mois. Cette étude visera la mise à jour des priorités de la recherche agricole. Elle va aussi conduire à la révision des priorités de recherche dans les institutions nationales qui peuvent devenir des centres d'excellence spécialisés dans les domaines particuliers de la recherche.
Les ministres de la SADC se sont mis d'accord sur l'harmonisation de mise en circulation de la variété semencière. Selon ce système, toute nouvelle variété semencière qui a été testée et mise en circulation dans deux Etats membres de la SADC et qui est listée dans le catalogue commun de la SADC. Actuellement, de nouvelles variétés semencières doivent être testées pendant au moins 2 à 4 ans avant qu'elles ne soient mises sur le marché.
Raison pour laquelle un système de certification et d'assurance de la qualité de la semence de la SADC ont été mi en place. Les variations qui existent dans les systèmes de certification et d'assurance de la qualité dans les Etats membres rendent difficile la comparaison de la qualité et des catégories de semences entre les pays. Elles font monter également le prix de semences lorsqu'elles sont importées, à cause de la nécessité d'établir la qualité de la semence en se basant sur les normes du pays importateur.
Le système de mesures phytosanitaires de la SADC pour les semences, se base sur l'utilisation de mesures communes de quarantaine phytosanitaires, ainsi que d'une liste harmonisée des insectes nuisibles. Il vise à orienter la circulation, sans danger de semences entre les Etats membres et également hors de la SADC. Ce système bénéficiera du soutien des normes communes et des procédures scientifiques ainsi que d'une documentation phytosanitaire efficace basée sur la liste harmonisée des insectes nuisibles.
Les ministres sous la direction de FANR sont entrain de mettre en œuvre le renforcement de capacité du projet de contrôle de résidus qui vise la sécurité sanitaire des aliments (Fscbrc). Ce projet a pour mission de renforcer la capacité des pays membres afin qu'ils répondent aux normes SPS sur le commerce agricole.
Les ministres ont été également invités à demander aux Etats membres de mettre en œuvre les activités sur la sécurité sanitaire des aliments, le renforcement de capacité du projet de contrôle des résidus afin de maximiser les bénéfices et d'augmenter la capacité de la région dans la réalisation des normes sanitaires et phytosanitaires liés au commerce. Ils ont aussi exhorté les Etats membres à participer à la réunion du Conseil des ministres qui se tiendra du 22 au 25 février 2010 à Kinshasa, en RDC au cours de laquelle l'établissement des nouvelles organisations sous-régionales sera discuté. Simard Simon TSOUMBOU

Cinquantenaire : l’Afrique sans archives audiovisuelles !
Abandonnées à la chaleur, la poussière et victimes de l’usure du temps, les archives audiovisuelles se détériorent lentement mais sûrement dans les radios et les télévisions africaines. Les premiers documents des années 1950 sont déjà perdus… Heureusement, certains pays et médias réagissent.

Le K.O. est proche. «Le temps est compté. Je suis comme un boxeur à terre sur le ring. Certaines bandes, trop détériorées, sont déjà inutilisables… Numériser l’ensemble de nos archives prendra des années…», explique Ouezen Louis Oulon, directeurà la Radio Télévision du Burkina. Situation quasi identique à la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC) en RD Congo. «Nos archives représentent une mine d’or. Nous devons à tout prix agir maintenant, sinon nous risquons de tout perdre», observe Faustin Muley, chef du service informatique à la RTNC.
Dans la plupart des pays africains, les radios nationales, créées dans les années 1950, détiennent des milliers d’heures de sons (discours historiques, musiques et contes traditionnels, etc.) enregistrés sur bandes magnétiques. Ce patrimoine doit être très rapidement sauvegardé et numérisé, faute de quoi il sera définitivement perdu. Les premiers éléments sonores, exposés à la chaleur et à la poussière et victimes de l’usure du temps, sont d’ores et déjà inutilisables... Moins soutenues que les télévisions par leurs États, les radios sont au quotidien confrontées à différents problèmes : insuffisance d’appareils de lecture adaptés en raison de l’arrêt de la fabrication du matériel analogique et investissements trop lourds pour informatiser toute la chaîne d’archivage, manque de personnel qualifié disponible (une heure de numérisation demande près de deux heures de travail), etc.

Nouvelles opportunités
Sur ces difficultés viennent se greffer d’autres liées à l’instabilité de certains pays et l’absence de sécurisation des archives. «À la télévision et à la radio, aucune copie de sauvegarde n’a été faite et tous les originaux ont été stockés en un seul endroit», déplore Monique Razafy Rahajarizafy, présidente de l’association malgache FL@H (Sauvegarde des patrimoines audiovisuels). «Faute de moyens, certains supports magnétiques ont été effacés et réutilisés. Les tragiques événements de janvier 2009 (Ndlr: lors des émeutes du 26 janvier 2009, les locaux de la station de la Radio et télévision Malagasy à Antananarivo ont été pillés puis incendiés.) ont provoqué la destruction totale des archives de 1931 à 2009 de la radio et celle quasi totale des archives de 1980 à 2009 de la télévision.»
Aujourd’hui, le matériel informatique est heureusement moins cher et plus performant. Des systèmes d’archivage numérique de grande capacité et d’utilisation relativement simple se sont développés. Depuis 2004, le Conseil international des radios-télévisions d’expression française (CIRTEF)* installe ainsi dans les médias de 18 pays africains un logiciel de numérisation et forme des personnels locaux à son utilisation et à sa maintenance. «Nous sommes à moins du tiers de l’objectif que chaque pays s’était fixé, à savoir archiver cinq heures d’émissions par jour», regrette Roshan Sujeebun, expert technique et informatique pour le CIRTEF.
Il note tout de même plusieurs évolutions intéressantes : «Le Togo et le Maroc prennent désormais en compte l’impact de leurs nouveaux équipements sur la sauvegarde de leurs archives. En 2006, l’Île Maurice a défini un plan de sauvegarde pour son patrimoine audiovisuel. Et le Niger a commencé à traiter ses archives par thèmes prioritaires.» Dans bon nombre de pays et de médias, on semble avoir pris conscience qu’un savoir était entrain de disparaître. «Je me souviens dans une petite radio du sud du Maroc d’un archiviste qui avait le même âge que ses innombrables bandes magnétiques bien rangées à la verticale sur les murs. Il se rendait bien compte qu’elles ne tiendraient plus très longtemps…», raconte Élisabeth Clémentin, fondatrice et directrice de l’association Archives du monde**, une association française créée en 2006 qui organise régulièrement des formations à l’archivage de techniciens africains dans leurs radios.

Intérêt grandissant
Documentaliste et responsable de la bandothèque à la Radio nationale du Burkina, Céline Kaboré a suivi une de ces formations. Elle souhaite voir des formations spécialisées se développer en Afrique : «Avant, affecter quelqu’un aux archives était considéré comme une punition, mais les gens commencent à prendre conscience de l’importance de ce travail.» Un intérêt sensible aussi au niveau du grand public : «Les gens sont avides d’Histoire. Nos émissions qui retracent le parcours d’une grande figure de notre pays attirent les foules», se félicite Hyacinthe Mienandi, directeur des programmes de Télé-Congo, assurant que le Congo Brazzaville doit faire plus par lui-même avant d’appeler des organismes extérieurs comme l’INA (Institut national de l’audiovisuel) français à la rescousse.
Ouezen Louis Oulon insiste, lui, sur la nécessité pour les médias africains de rester propriétaires de leurs archives pour, qui sait, demain mettre en ligne et commercialiser certains extraits, mais pas n’importe comment : «Je ne suis pas pour leur publication dans la première boutique Internet du coin. C’est comme le vin : plus il est vieux, plus il est bon…» Et plus il faut en prendre soin en le conservant mais pas trop jalousement pour que les connaisseurs et le grand public puissent aussi l’apprécier… CIRTEF


AYANT ETE CONDAMNESDEFINITIVEMENT
70 "Kulunas" transférés à Osio et Bandundu
Le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi a procédé du 05 au 06 février 2010 au transfèrement de 70 "Kulunas " de la prison centrale de Makala (PCM) aux établissements pénitentiaires d'Osio en Province orientale et à la prison du cinquantenaire dans la province du Bandundu. A raison de 40 "Kulunas " à Osio et de 30 autres à la prison de cinquantenaire.

Ces détenus dont l'âge varie entre 25 et 40 ans vont purger leur peine dans ces deux centres carcéraux, parce qu'ayant été condamnés définitivement. A en croire le n°1 de la Justice congolaise, le transfèrement est la mesure légale et criminologiquement prévue pour résorber ce mal. Selon lui, il a observé délibérément un temps pour donner la chance à toutes les autres solutions proposées à prouver leurs effets. Malheureusement, a-t-il indiqué, le phénomène "Kuluna", symbole de la criminalité pratique en RDC qui a connu une recrudescence, nécessité une solution forte. Car, a-t-il ajouté, aux grands maux, de grands remèdes. Voilà pourquoi, a affirmé le ministre Luzolo Bambi la reprise de l'opération de transfèrement. A l'entendre, ce transfèrement reprend et va se poursuivre aussi longtemps que le phénomène " Kuluna " continuera. Contrairement à certaines déclarations de la population, s’est exprimé le ministre de la Justice. Les premiers "Kulunas " transférés à Buluwo sont bel et bien en vie et en pleine rééducation.
D'une manière ou d'une autre, ils ont mis la société à l'abri du mal, c'est ça la fonction pénale a expliqué Luzolo Bambi. Pour le reste, a-t-il déclaré, l'Etat restera l'Etat. La justice est un élément de paix et de sécurité. Avant de poursuivre, que les " Kulunas" se fatigueront, mais l'Etat ne se fatiguera jamais. Parce que l'opération de transfèrement se poursuivra aussi longtemps que les "Kulunas" s'entêteront. Cela, qu'il s'agisse des "Kulunas " simples ou violents, des " Kulunas " en cravate et à col blanc, c'est-à-dire intellectuels.
D'après le ministre de la Justice, cette opération de transfèrement est routière. C'est cela la " tolérance zéro", dans sa deuxième phase 2010 qui met le cap sur l'objectif 2011. Donc, incessamment cette opération va se poursuivre. En d'autres termes, les " Kulunas " qui ont fait l'objet d'une condamnation définitive, ce sont ceux-là qui ont été transférés. D'après le ministre de la Justice, ils ont été transférés dans un centre carcéral où ils vont purger leur peine tout simplement parce qu'ils ne peuvent plus être appelés par un tribunal pour un jugement quelconque. Car, ils ne sont pas en détention préventive, mais plutôt, ils ont été condamnés et il n'y a plus d'appel pour eux.
S'agissant des " Kulunas " en cravate, a laissé entendre le ministre, ils n'ont pas encore fait l'objet d'une condamnation définitive. Parce que la grandeur de leur criminalité dépasse l'entendement, car ils ont détourné des millions de dollars.
Selon lui, leur instruction prend généralement du temps. Mais aussitôt que les décisions définitives seront prises, ces gens qui sont en instance pour le moment partiront. Ce qu'il faut retenir est que dans le cadre de l'opération "tolérance zéro " du Chef de l'Etat, Luzolo Bambi est formel, il n'y aura pas de recul ou de retard. Pour lui, les " Kulunas " partiront là où ils doivent poursuivre leur peine. Parce qu'il faut qu'ils soient mis hors d'état de nuire.
Le ministre a saisi cette occasion pour s'adresser à tous les responsables politique de tout bord, qui le plus souvent, lorsque la sanction intervient, ils réagissent sur quelques prétextes. Il a aussi rappelé combien ce phénomène est en train de revenir, cela signifie que les "Kulunas " simple ou en cravate n'entendent qu'un seul langage ; " C'est le langage de la force de la loi et de la sanction ". C'est ce langage que le ministre de la Justice va utiliser quelles que soit la qualité de la personne concernée.
En clair, que ça soient les "Kulunas " ordinaires ou intellectuels, leur destination finale sera Ekafela, Angenga en transit à Osio, Buluwo, peut-être à la prison du cinquantenaire et dans d'autres établissements pénitentiaires. Il va en être ainsi pour tout le monde. Parce qu'a déclaré le ministre, il faut que la sanction revienne. Car, une société sans discipline est vouée à l'échec. Avant d'expliquer que l'arme de la discipline d'un peuple, c'est la menace légitime et légale par la sanction pénale. Simard Simon TSOUMBOU


Qui est Anne-Marie Idrac?
Anne-Marie IDRAC, née en 1951 à Saint-Brieuc, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, est ancienne élève de l'ENA (1974). Affectée au ministère de l'Équipement, elle y a mené l'essentiel de sa carrière dans les domaines de l'environnement, du logement, de l'urbanisme et des transports. Directrice générale de l'Etablissement public de Cergy-Pontoise de 1990 à 1993, elle fut ensuite Directrice des Transports Terrestres.
Elle a assumé les fonctions de Secrétaire d'État aux Transports, de mai 1995 à juin 1997.
Élue Député des Yvelines en 1997 et en 2002, ainsi que Conseillère régionale d'Ile-de-France en 1998, Anne-Marie IDRAC fut vice-présidente, puis secrétaire générale de l'UDF.
Elle a démissionné de ses mandats et fonctions politiques, pour être nommée Présidente-Directrice-Générale de la RATP le 25 septembre 2002, et renouvelée à ce poste le 26 juillet 2004. Durant son mandat, la RATP acquit une stratégie internationale en se développant en Afrique du Sud, au Maroc et en Italie.
Le 12 juillet 2006, succédant à Louis GALLOIS appelé à EADS, elle devient Présidente de la SNCF. Durant son mandat, Mme IDRAC a adapté l'entreprise à l'échéance de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire et développé l'entreprise à l'international, notamment en Argentine et au Maroc.
Anne-Marie IDRAC était également, depuis 2004, administrateur du groupe DEXIA ainsi que de la Fondation Robert Schumann.
Elle est nommée, le 19 mars 2008, Secrétaire d'État chargée du Commerce extérieur.
Ancienne auditrice de l'IHEDN (1986), elle a présidé le Mouvement Européen-France de décembre 1999 à janvier 2005 et a siégé, de 2004 à 2008, comme représentante des entreprises publiques au Conseil économique et social.
La secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur attendue ce lundi en RDC
Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat française au Commerce extérieur entamera en République Démocratique du Congo, les 8 et 9 février 2010, une tournée régionale, qui la conduira au Kenya et au Bénin.
Ce déplacement en RD Congo s'inscrit dans la suite de la table ronde économique organisée à l'occasion du voyage officiel du Président de la République française, M.Nicolas Sarkozy, le 26 mars 2009 à Kinshasa. Mme Idrac sera à la tête d'une délégation d'entreprises françaises, dont notamment ADPi, Alstom, Areva, Bolloré, Gemalto, Lafarge, Prooftag.
Le 8 février, Mme Idrac rencontrera le Premier Ministre, M.Adolphe Muzito et coprésidera avec lui une réunion de travail à laquelle prendront part les ministres des Finances, Athanase Matenda, de l'Industrie, Simon Mboso, du Portefeuille, Jeannine Mabunda, et des Mines, Martin Kabwelulu ainsi que la délégation d'entreprises françaises. Plusieurs questions économiques sont à l'ordre du jour comme la perspective d'atteinte du point d'achèvement en juin 2010, la problématique de la remise de dettes et l'environnement des affaires. Les projets suivis par les groupes français seront également évoqués.
Mme Idrac et sa délégation auront également des contacts avec le secteur privé congolais, et notamment avec la Fédération des Entreprises Congolaises (FEC) avec laquelle sera signé le Programme de Renforcement des Capacités Commerciales de cette institution.
La délégation se rendra aussi sur le chantier de réfection de l'avenue Lumumba pour donner le premier coup de pioche de cet important projet de voirie urbaine entièrement financé par l'AFD. Mme Idrac visitera enfin, la banque de microcrédit Advans et s'entretiendra avec sa clientèle.
Demain mardi 9 février, la Secrétaire d'Etat s'envolera pour Muanda, afin d'y visiter l'un des sites d'exploitation pétrolière onshore du groupe français Perenco ainsi que le village de Nsianfumu qui comme d'autres agglomérations de la région, bénéficie des initiatives de cette entreprise en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE).
Ambassade de France en RDC

Haïti: près de 15 millions USD, don des pays africains aux victimes du séisme
Plusieurs pays africains ont volé au secours du peuple haïtien, victime du séisme, le 12 janvier 2010. Selon le journal « Les Afriques » , les pays africains ont contribué à près de 15 millions de dollars. « Rapportés aux budgets et aux difficultés des donateurs, souligne la source, il s’agit d’efforts sans précédents, soutenus par la rue ».
Parmi les pays africains qui ont contribué figure le Liberia (50.000 dollars), le Nigeria (5 millions de dollars), la RDC (2,5 millions de dollars) et «le Sénégal qui propose de ramener les Haïtiens en Afrique, le geste fut instantané », fait savoir la source. Celle-ci écrit : « l’exercice n’a pas toujours été facile pour certains Etats africains, habitués à recevoir et peu enclins à faire l’inverse. Cette première sortie « massive » des Africains sur la scène de l’aide internationale marque un tournant ».
De tous les pays africains qui ont apporté leurs aides en Haïti, le Nigeria se trouve en tête avec une enveloppe de l’ordre de 5 millions de dollars. La RDC vient en seconde position avec une contribution de 2,5 millions de dollars, suivi de la Guinée équatoriale avec 2 millions de dollars. Ensuite viennent respectivement le Rivers (Etat du Nigeria), le Congo Brazzaville, le Maroc et le Sénégal qui ont donné chacun 1 million de dollars ainsi que d’autres pays tels que le Burkina-Faso (0,215 millions de dollars), le Sierra Léone (0,1 millions de dollars), le Rwanda (0,1 millions de dollars) et le Libéria (0,05 millions de dollars). On note également la contribution de l’Afrique du sud qui a dépêche une équipe des secouristes. Pour la source, « compte tenu de son poids économique, l’Afrique du sud n’a guère pesé dans la contribution africaine ».
Tout en saluant le geste des Etats africains, certains observateurs estiment qu’il n’y a pas eu une coordination à leur niveau, c’est-à-dire au niveau de l’Union africaine, contrairement à l’Union européenne qui s’est réunie pour coordonner son aide. Dina BUHAKE

IFASIC : l'assistant Robert Tshimungu porté en terre
L'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication est en deuil. Il vient de perdre l'assistant Robert Tshimungu wa Tshimungu, époux de Mme Espérance Bayedila, Secrétaire général administratif de cette école de formation des journalistes. La mort l'a surpris dans la soirée du mardi 2 février dernier, alors qu'il se rendait sur la route du Bas-Congo en provenance de Kinshasa. C'est le samedi qu'il a été enterré au cimetière de Benseke nouvelle cité.
La levée du corps du disparu est intervenue le vendredi 5 février aux abords de midi. La dépouille de l'assistant Robert Tshimungu a été acheminée de la clinique Ngaliema à l'Ifasic pour un recueillement. On a retrouvé sur place un important effectif d'étudiants de cet établissement ainsi que le personnel tant scientifique qu'administratif de l'Ifasic.
Plusieurs journalistes et anciens de l'Institut étaient aussi venus réconforter la famille éprouvée. Il y avait notamment le Vice-Premier ministre en charge de la reconstruction, M. Emile Bongeli, et la Vice-ministre chargée des Congolais de la diaspora, Mme Colette Tshomba. Etait aussi présent l'ancien ministre de la Communication et des medias, M. Toussaint Tshilombo.

Témoignages des proches
Dans son mot de circonstance, le recteur de l'Ifasic, le professeur Jean-Lucien Kithima, s'est montré particulièrement peiné de perdre brusquement cet enseignant de qualité qui n'était, selon lui, jamais querelleur. "Robert Tshimungu ne se fâchait presque jamais", a relayé le professeur Philippe Tonda, son condisciple depuis Mbandaka (province de l'Equateur) en 1976.
"C'était un passionné de l'informatique, a ajouté pour sa part, le professeur Matumweni, cadre de la Radiotélévision nationale (RTNC). Robert Tshimungu m'a particulièrement aidé dans la mise en forme d'un livre que j'ai publié il y a trois ans. Je me suis convenu de l'associer dans l'élaboration d'un nouvel ouvrage : ''Les vertus de l'échec''. Et comme ça tardait, il m'a un jour interpellé en ces termes : ''Mais mon ami, est-ce que tu attends ma mort pour publier ce livre ?'' Vous comprenez donc mon émotion lorsqu'on m'a annoncé son décès il ya trois jours ! "

"Il ne manquait jamais d'initiatives"
Assistant principal du Professeur Ekambo, l'ancien recteur de l'Ifasic, Hubert Temina a tenu aussi à saluer la mémoire de celui qui fut son proche collaborateur pendant une dizaine d'années : "Le premier service dans lequel Robert Tshimungu a travaillé, c'est le rectorat. Il était l'assistant du recteur chargé des affaires économiques. Il ne manquait jamais d'initiatives, surtout dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication. C'était, en outre, un homme calme, discret, patient, qui savait observer, patienter, supporter… même quand on le critiquait en public".
Après tous les hommages rendus à l'illustre disparu à l'Ifasic, la dépouille a été acheminée dans la résidence familiale avant son exposition dans l'Eglise presbytérienne sur l'avenue Bakundumu, à Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu. C'est là qu'a eu lieu le culte d'actions de grâce le samedi 6 février avant le départ pour le cimetière de Benseke. L'Ifasic s'est vidé de son monde ce week-end, le personnel et les étudiants étant partis rendre un dernier hommage à celui que d'aucuns appelaient affectueusement "Ya Robert".Yves KALIKAT


VIVEMENT LE SPORT
SELECTIONNEUR PRINCIPAL DES LEOPARDS
Patrice Neveu prêt à rebondir avec les Léopards s'il y a changement de méthode de travail
Le sélectionneur principal des Léopards senior, Patrice Neveu, a échangé avec la presse sportive. Tout a tourné autour de sa gestion de l'équipe nationale A' et de son avenir immédiat avec la RDC en ce moment où son contrat est presqu'à terme. Enfin, Neveu a mis en exergue les difficultés qu'il a éprouvées pendant son mandat.

Comment jugez-vous votre bilan en RDC ?
Ce n'est pas à moi de faire le bilan, c'est plutôt aux autres de me juger. Une chose est certaine, j'ai été mal informé. Je n'avais pas la bonne information sur les joueurs de la RDC.

Comment dites-vous que vous étiez mal informé ?

A mon arrivée, une liste de joueurs m'a été proposée, élaborée par un groupe des Congolais de la diaspora. Sur cette liste, il y avait un pléthore de noms des joueurs, tels qu'Oualembo, Gondol, Zakwani, etc. Ces gens m'ont dit que ce sont les meilleurs joueurs congolais de l'étranger. C'est donc avec cette liste que j’ai fait mes premiers pas avec l'équipe nationale de la RDC.

Ensuite ?

Outre cette liste, il y a eu beaucoup de pensateurs autour des Léopards et de diverses injonctions de certaines personnes au nom des autorités du pays. Aussi, j'ai remarqué que l'équipe nationale est plus fonction de noms de joueurs que des meilleurs du moment, ici en RDC.

Les gens racontent qu'il y a eu beaucoup de coup de cas d'indiscipline des joueurs au sein de l'équipe nationale. Qu'en dites-vous?

Cela n'est pas de ma faute, je fais de mon mieux pour que règne la discipline. Sans pointer du doigt quiconque, je vous cite un exemple. Lors de l'internement à l'hôtel Venus, le joueur Nonda Shabani préfère rester dans un appartement. La nuit, je fais la ronde des chambres de joueurs, je constate qu'il n'est pas dans sa chambre, ni à l'hôtel. Les autres joueurs sont à deux par chambre dans de lits simple et non double. Il en est de même pour Lualua qu'un gars venait chercher, soi-disant, au nom des hautes autorités.

Revenons sur l’équipe nationale. Comment avez-vous évolué avec des joueurs professionnels sans les locaux ?

Comme je vous ai dis, j'ai eu une mauvaise liste au départ et j'ai perdu beaucoup de temps avec ces joueurs, sans beaucoup de moyens et je n'avais pas la liste des joueurs locaux. Pourtant, beaucoup de joueurs locaux que j'ai découverts plus tard sont de loin supérieurs à ceux de l'Europe mis à ma disposition.

L'échec des Léopards au Malawi, comment le justifiez-vous ?

Au départ de Kinshasa, il y a eu une désorganisation pour le déplacement de Malawi. Nous sommes arrivés tardivement à Blantyre. Et, les joueurs ont joué dans les conditions que tout le monde connaît. Pourtant, la RDC n'était pas loin de la qualification.

Qu'est-ce qui ne va pas entre Shabani Nonda et vous ?

Nonda Shabani n'est pas du tout un mauvais garçon et il n'est pas non plus un leader au sein de l'équipe nationale. Un leader se dégage lui-même, on ne l'impose pas. Il n'est pas non plus un meneur d'hommes. Une équipe nationale n'est pas constituée de noms, mais de meilleurs joueurs du moment.

Quelles sont les faiblesses que vous avez constatées ?

Une bonne équipe nationale doit avoir une base constituée des joueurs locaux. Avec une ossature locale, l'équipe nationale de la RDC peut aller loin, mais avec elles seulement, elle ne peut gagner une coupe d'Afrique des nations par exemple. Il faut donc un bon mélange entre les locaux et les professionnels.
Actuellement, la grande faiblesse de l'équipe nationale, c’est que la RDC n'a qu'un seul gardien, Robert Kidiaba qui a beaucoup travaillé. Il n'a pas de remplaçant valable, de même il manque aussi un véritable meneur d'hommes.

Avez-vous eu suffisamment de moyens pour gérer l'équipe nationale ?

Les moyens doivent provenir du Gouvernement, car la Fécofa n'en dispose pas pour bien gérer. Il y a eu insuffisance des moyens.

Vous êtes fin-mandat avec le gouvernement de la RDC. Allez-vous partir ou rester ?

Mon contrat expire au mois de mars 2010. Mon départ ou mon maintien ne dépend pas de moi. Avant que nous en arrivions là, je vais d'abord avoir un entretien sérieux avec mon président de la fédération, M. Constant Omari. Après ce face-à-face, je pourrais me décider, mais comme je le dis, cela ne dépend pas de moi. Cependant, je dois vous dire que j'aime le football sub-saharien. J'aime donc la RDC, un pays qui a d'énormes potentialités en matière de football. Il y a de l'avenir dans le football congolais.
Si les décideurs me demandent de rester, il faudra changer la manière de travailler. Je n'accepterai plus de travailler comme je viens de le faire.

Certaines personnes trouvent qu'il y a incompatibilité entre vous et Santos Muntubile, l'entraîneur des locaux.

Rien du tout. Nous sommes tous deux des techniciens. Seulement, il y a certaines personnes, dont vous autres les journalistes, qui nous opposent. Nous avons eu un long entretien au siège de la Fécofa. Je pense que nous avons balayé les points de divergence entre nous.

Pouvez-vous travailler dans un même staff technique avec Santos Muntubile ?

Pourquoi pas? Personnellement, je ne m'oppose pas à une telle union.

Quelle expérience avez-vousdu football africain ?

Après la France où j'ai fait mes premiers pas, je suis arrivé en Afrique en 1998 à Rabat (Maroc). J'ai été au Niger comme Directeur technique national et entraîneur national. J'ai fais la Tunisie pendant trois saisons. De là, j'ai eu deux saisons en Chine avant de revenir en Afrique, cette fois-ci par la Guinée. Dans ce dernier pays où je suis arrivé en mai 2004, j'ai été Sélectionneur principal de l'équipe nationale. Avec elle, nous avons fait les éliminatoires Coupe du monde 2006 et Coupe d'Afrique 2006 (Groupe 5). Nous étions qualifiés pour la CAN - Egypte 2006 et sommes restés invaincus à domicile lors des éliminatoires. Nous avons quitté la CAN en quarts de finale après avoir été premiers du Groupe C. En plus, nous avons remporté, en battant le Sénégal en finale, le tournoi international Amilar Cabral. Au mois de mai 2004, lors de ma prise de fonction, l'équipe nationale de la Guinée était classée 92ème (Classement officiel FIFA). Au mois d'août 2006, la Guinée était 22ème soit une avancée de 70 places en deux années et demie de fonction. J'ai aussi été en Egypte avant d'atterrir en RDC où j'ai pris ma fonction en mars 2008. Pascal LIKANA


FECOFA
Ouverture ce lundi du stage de formation des entraîneurs pour la Licence C de la CAF
La Fédération congolaise de football association (Fécofa) poursuit son programme de formation des cadres techniques de la jeunesse et des sports, le stage de formation pour la Licence C de la Confédération africaine de football (CAF).
Selon le directeur technique national, Joseph Mukeba Mulumba, qui est aussi Instructeur de la CAF et directeur du stage, il y a quarante entraîneurs qui y sont retenus. Il y aura à ce stage, 15 techniciens de la Ligue de football de Kinshasa (Lifkin), 12 de la Ligue de football du Katanga (Lifkat), 3 du Nord-Kivu, 3 du Sud-Kivu, 2 du Kasaï Oriental, et 1 respectivement du Kasaï Occidental, Maniema, Equateur, Bas-Congo et de la Province orientale..
Le programme de la cérémonie d'ouverture tel qu'arrêté par le secrétaire général de la Fécofa prévoit l'arrivée des participants à 9h00 et du ministre de la Jeunesse et des sports à 10h00. Outre le ministre, le Secrétaire général aux sports, le président du Comité olympique congolais, les membres du Comité exécutif de la Fecofa, les présidents des Ligues nationales (Linafoot), Linaff et Linafj) le président de la Lifkin, ainsi que les Ententes urbaines de football de Kinshasa et des Instructeurs y prendront également part. Pascal LIKANA