QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES
 

Edition n°3611
Mardi 18 mai 2010
BILLET

Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.
José NAWEJ


Hier desbanyamulenge, aujourd'hui des Enyele
(22/04/2010)

Au Congo-Kinshasa sans doute plus qu'ailleurs, l'histoire de rébellions est un éternel recommencement. En août 1998, l'insurrection des Tutsi congolais avait comme cahier de charges la traque de "génocidaires" hutus sur les montagnes du Kivu. A Kinshasa, on était à mille lieues d'imaginer que la croisade armée contre les forces dites négatives allait amener les insurgés jusqu'à Kitona dans le Bas-Congo. Province située à 2000km de la frontière congolo-rwandaise, le légendaire Kongo central n'hébergeait pas un seul extrémiste hutu. Le corps expéditionnaire dirigé par le général rwandais James Kabarebe -le même- effectuera un atterissage dramatiquement spectaculaire à la base militaire de Kitona. On connaît la suite.
Voilà que près de 12 ans après ce sinistre exploit de ceux qu'on appelait de façon générique "insurgés banyamulenge", apparaissent les Enyeles. Ces derniers étaient censés se battre contre une ethnie rivale pour la maîtrise de quelques étangs de poissons. Un cas récurrent en Afrique où des tribus, des clans et même des sous-clans recourent à des flèches pour régler des différends liés à l'espace vital. De fait, à en croire tous les récits, le combattant Enyele est l'archétype du guerrier traditionnel: flèche, raphia, recours aux incantations... Comme en 1998 avec les insurgés tutsi congolais, les masques Enyele n'ont pas tardé à tomber. Le dimanche de Pâques, les Enyele ont accosté à Mbandaka. Cette fois-ci, pas seulement munis de flèches. Cette fois-ci pas pour affronter leurs rivaux au sujet des étangs de poissons. Même si Mbandaka baigne dans l'eau, mais on est loin, très loin de Dongo. Depuis ce dimanche pascal, l'opinion sait que les Enyele sont tout sauf des guerriers- pêcheurs en mal d'étangs. Ainsi naissent des rébellions au Congo-Kinshasa.
José NAWEJ
















































































































































































































































































A LA UNE
ONATRA: des réseaux maffieux démantelés !
* A en croire des sources proches de la Police de cette entreprise, directeurs, sous-directeurs et inspecteurs seraient impliqués dans des détournements des fonds.
Au sein de l’Office national de transports (Onatra), il existerait d’importants réseaux de détournements de fonds. Certains de ces réseaux ont été démantelés par la Police de cette entreprise dans trois départements: Chantier naval, Services généraux, et Ports et transports fluviaux. Des fonds importants auraient ainsi été détournés et des responsables de cette entreprise seraient impliqués jusqu’au cou.

En fait, ce sont les agents de la Régie des travaux ayant travaillé à la Fikin (Foire internationale de Kinshasa) qui, mécontents d’avoir trop attendu leurs primes, auraient finalement mis la puce à l’oreille de la Police de l’Onatra. Ce qui aurait, du coup, permis à la Police de l’Onatra de découvrir certains cadavres. On fait un projet de réfection des maisons des cadres de l’Onatra, on sollicite une sortie des fonds pour l’achat des matériels. Dès que les fonds sont débloqués, les maisons en question ne sont même pas réfectionnées et l’argent est détourné. Une autre procédure, après la sortie des fonds, on se passe de la Régie des travaux pour un partenaire extérieur sans contrat avec l’Onatra. Cette affaire serait déjà au parquet, confient nos sources.

350 vrais faux bonsà payer découverts
Il ressort du recoupement de différentes informations portées à notre connaissance que plusieurs réseaux de détournements de fonds auraient été démantelés au Chantier naval. D’importantes sommes d’argent auraient ainsi pris une destination inconnue. On indique qu’un directeur de département et ses collaborateurs auraient même été remerciés. Un autre réseau découvert au Chantier naval se résumerait en un système de double paiement des fournisseurs. A travers ce système, on remet ainsi un bon à payer à un fournisseur qui l’acquitte sans le moindre soupçon pour s’entendre dire par la suite que faute de liquidités, on lui établit un chèque. Une fois que le fournisseur touche son argent à la banque, les tenants du système de double paiement se servent à la caisse de l’Onatra avec le bon à payer acquitté par le fournisseur.
Ce qui constitue un double paiement au fournisseur, car le bon à payer valant également titre d’ordonnancement pour la sortie de fonds à la caisse. Nos sources soutiennent qu’à la Police de l’Onatra, on détiendrait toutes les preuves sur ces réseaux. Au niveau du département de Ports et transports fluviaux (PTF), on aurait découvert 350 vrais faux bons à payer et l’on parle de 60 millions Fc détournés. En outre, un autre système de détournement consisterait à scanner des bons à payer en effaçant l’ancien numéro pour en mettre un autre à la place. De la sorte, avec un seul bon à payer (BA), on peut tirer 20 ou 30 exemplaires constituant de vrais faux bons à payer.

SOUS FACTURATION ET DETOURNEMENT DES FRAIS DES MARCHANDISES
Encore un autre réseau de détournement de fonds à l’Onatra. Il s’agit du système de sous facturation et de détournement des frais des marchandises. Le réseau de sous facturation se situe au niveau des envois importés qui transitent par la RD Congo pour atteindre le Congo-Brazzaville. Ce qu’on qualifie, dans les milieux de la Police de l’Onatra, de vols et méfaits intellectuels. Il s’agit de changer la qualification des marchandises pour aller du simple au double afin de réduire les frais de transport dus à l’Onatra. Par la suite, on récupère le surplus. A la gare fluviale, un réseau y a installé ses pénates. Ce réseau s’est spécialisé dans une pratique consistant à faire traverser les marchandises sans payer des frais de transports. C’était lors du départ du bateau Kotakoli avec toute une barge chargée sans qu’un seul rond ne rentre dans la caisse alors que le propriétaire avait bel et bien déboursé de l’argent. L’argent payé est ainsi détourné. «Ça fait de gros montants», confie une source avant d’ajouter: «Deux hauts responsables risquent d’être sanctionnés». Il semble que des gens ont même été entendus sur procès-verbal. A la direction technique du Chantier naval, un réseau excellerait dans un autre détournement de fonds. C’est le cas des câbles de transbordeur volés. En fait, on aurait sectionné un câble de 180 m pour pousser la direction générale de l’Onatra à en acheter un autre. Mais, l’enquête de la Police de l’Onatra aurait démontré que le nouveau câble a été acheté trois fois plus cher que ce qu’il coûtait en réalité. Il faut aussi ajouter à la longue liste de détournements à l’Onatra, les 85.000 Usd destinés à la fabrication des canots rapides et bacs. L’argent aurait été détourné au département et ce, avec la complicité d’un responsable financier.

DES RESPONSABLES DE L’ONATRA IMPLIQUES
A travers tous ces réseaux mafieux, des directeurs de départements, directeurs, sous-directeurs et inspecteurs de l’Onatra (Office national de transports) seraient impliqués dans des détournements de fonds. Actuellement, on en serait encore à la procédure administrative avant que les dossiers ne soient transférés au Procureur général de la République. Comme qui dirait, l’Onatra serait à l’heure de la tolérance zéro grâce à l’action déclenchée par sa Police et ce, nous a-t-on confié, malgré certaines pesanteurs qui tentaient d’empêcher à ce corps de contrôler les caisses, pouvoir leur conféré par une instruction datant de 1989. Il importe, à la lumière de l’action déclenchée, d’intégrer le volet sécuritaire dans la reforme de l’Onatra. Il faudra aussi, expliquent les observateurs, que les responsables de la Police soient protégés par la direction générale et même récompensés pour le travail abattu jusque là à Kinshasa, avant de s’attaquer aux réseaux mafieux au Bas-Congo et ailleurs. M. M.

ENJEUX DE L'HEURE
RVA : cadres et agents informés sur le fonctionnement de l’AIS
La Régie des Voies Aériennes (RVA), en sa qualité de responsable du Service d'information aéronautique (AIS) en République Démocratique du Congo, a organisé, le vendredi 14 mai dernier dans la matinée, une journée porte ouverte pour célébrer le 57ème anniversaire de l'AIS. Cadres et agents invités à cette circonstance ont obtenu des informations relatives à l'importance de ce service.

Dans son mot de circonstance, M. Justin Okana, l'ADGA de cette entreprise de navigation aérienne congolaise, a relevé les efforts fournis au niveau de son entreprise, en vue de répondre tant soit peu aux normes de l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI). Ces efforts consistent notamment en l'élaboration et la publication d'un nouveau AIP en 2006, la modernisation des supports de communication avec le projet " Aéronav ", ainsi que la formation et la mise à niveau des agents AIS à l'ATNS à Johannesbourg. Toutefois, poursuit-il, les défis à relever sont encore nombreux pour se mettre au diapason des autres Etats. "Car, l'émergence des nouveaux concepts tels : l'automatisation de l'AIS, la mutation de l'AIS vers l'AIM, la mise en œuvre des données électroniques des terrains et d'obstacles (e-TOD), la publication des cartes aéronautiques et la mise en œuvre du format électronique de l'AIP, nous oblige à de nouvelles adaptations", a-t-il dit.

AIS, boussole de l'aviation
A en croire M. Pascal Izai, directeur de la navigation aérienne, l'AIS est un service très capital de l'aviation. D'une part, il a pour rôle de mettre à la disposition des usagers aériens toutes les informations utiles pour la bonne exécution des vols. Ces informations sont disponibles aux bureaux AIS situés aux aéroports (BNA ou Bureau Piste), à travers plusieurs supports (AIP, NOTAM…). D'autre part, ce service d'information publie les renseignements nécessaires à la sécurité, à la régularité et à l'efficacité des vols civils. " Son aptitude à jouer ce rôle important, souligne Mme Mussimbi, chef de division AIS, dépendra dans une grande mesure de l'obtention, en temps voulu, des données brutes requises, suffisantes et exactes auprès de tous les services de l'Etat, associés à l'exploitation des aéronefs ".
" Pour quitter Kinshasa pour Lubumbashi, par exemple, explique M. Yzai Mutoto, chef de bureau publication information aéronautique, le pilote doit savoir la route à emprunter et les éventuels dangers à survenir. Il doit également connaître le fonctionnement des installations au niveau de la ville de Lubumbashi. Il y a des pistes décalées, d'autres en mauvais états. Faute de toutes ces différentes informations, l'atterrissage risque de se poser sur un sol glissant ".

De la diffusion des informations
La diffusion des informations, fait savoir M. Ambroise Mayele, chef de service NOTAM International, passe premièrement par le bureau NOTAM (Notice for man ou avis aux usagers), sous forme de réseaux AFTN (Réseau fixe des télécommunications aéronautiques). " A ce niveau, renchérit-il, nous diffusons des informations à caractères temporaires, de courtes durées, allant de 12h01' à trois mois. Avant douze heures, nous informons l'équipage par VHF (radio) sur l'évolution de la situation ". Ces informations récentes ne durent que trois mois, a-t-il déclaré. Après ce délai, poursuit-il, on passe au supplément d'AIP (Publication d'information aéronautique). Dans ce cas, l'information devient temporaire, mais de longue durée (3 mois encore). Si au-delà de 6 mois la situation ne change toujours pas, l'information devient à caractère durable et peut demeurer pendant des années. Elle est maintenant incorporée dans l'AIP (manuel d'information aéronautique).
Par ailleurs, l'AIS invite les Etats à mettre en place un système Qualité et instaurer des procédures de gestion de la qualité à toutes les étapes (réception et/ou production, compilation, édition, formatage, publication, stockage et diffusion) du processus d'information aéronautique. Cela prouvera aux utilisateurs que les informations/données ont la qualité requise. Néanmoins, ce service se félicite de quelques innovations, telles le passage de l'AIS à l'AIM, c'est-à-dire de la diffusion de l'information au management de l'information. Rocco Nkanga

ENJEUX DE L'HEURE
SONAS : l'Intersyndicale monte au créneau !

Dans une déclaration faite à la presse, l'Intersyndicale de la Société nationale d'assurances (SONAS) dénonce une cabale ourdie contre les intérêts de leur société. M. Anatole Muanza, président de l'Intersyndicale de la SONAS, s'insurge aussi contre la campagne médiatique intempestive engagée contre la délégation syndicale de l'entreprise depuis quelques temps.
A travers cette déclaration, l'Intersyndicale pointe du doigt certaines personnes mal intentionnées qui veulent à tout prix, saper l'image de l'entreprise auprès du personnel et créer ainsi le doute dans le chef de cette dernière sur sa détermination à défendre les intérêts de l'entreprise.
L'intersyndicale rappelle à ces arnaqueurs qui ont vite oublié que les arriérés des salaires dont ils sont devenus brusquement les défenseurs, que ces arriérés ont pour causes, le recrutement massif du personnel et les promotions en cascade indûment accordées à quelques nouvelles unités au cours de ces dernières années. Ces nombreux actes de mégestion poursuit-ils, ont en effet, compromis les chances de redressement de la société et plombé d'avance l'avenir de celle-ci.
L'Intersyndicale dénonce ainsi ce comportement qui "frise la ruse et la malhonnêteté intellectuelles". Partant, elle demande à ses affiliés " d'ouvrir l'œil et le bon, afin de ne pas céder à l'intoxication et à la fourberie de ceux là qui veulent du service dans le seul but de parachever l'œuvre de destruction de la société qu'ils ont entamé". L'ensemble du personnel de la SONAS a été appelé, par ailleurs, à faire confiance à sa représentation syndicale qui s'engage, au moyen de dialogue permanent avec l'employeur, à trouver de solutions adéquates et durables aux problèmes récurrents des arriérés de salaire.
Quant à l'employeur, il lui est demandé de redoubler d'effort en vue de poursuivre le processus de recouvrement forcé des assurances afin de régulariser la paie des salaires du personnel. Rachidi MABANDU

" Jeudi sinistre " : sept agences répondent à l'appel!
Au cours de l'opération "Jeudi sinistre " du 13 mai 2010, organisé à l'agence de la Société nationale d'assurances (SONAS) de la 7ème Rue Limete, Place commerciale, l'assureur national a indemnisé 53 dossiers de sinistrés pour un total de sept agences.
Les dossiers se rapportaient essentiellement à l'assurance automobile, à l'assurance vie, et à l'assurance tous risques chantiers, selon des précisions données par le directeur en charge des sinistres, Pascal Bushibwe. L'objectif assigné par l'ADG ai, Carole Agito Amela, c'est de compter " zéro sinistre " à Kinshasa ou, tout au plus, réduire au maximum le risque d'accidents de circulation par le paiement de la police assurance et l'expertise régulière de l'Etat du véhicule.
A ce jour, plusieurs abonnés de la SONAS reconnaissent le travail réalisé depuis l'arrivée de la nouvelle équipe dirigée par Carole Agito. D'ailleurs, un sinistré, dont le véhicule a été endommagé à la suite d'un accident de la circulation, n'a pas caché sa satisfaction. " Je remercie la Sonas pour avoir rempli sa mission en un temps record ( ) et j'invite les autres à souscrire leurs polices assurances et de faire confiance à la nouvelle Sonas", a-t-il déclaré.
Au cours de la même opération " Jeudi sinistre " du 13 mai 2010, à l'agence de la 7ème Rue Limete, la Société nationale d'assurances a rappelé à ses nombreux abonnés le caractère obligatoire de l'assurance automobile sur toute l'étendue de la République démocratique du Congo. La loi en vigueur depuis 1973, portant obligation de l'assurance automobile n'a pas changé. A la même occasion, la Sonas confirme la poursuite du contrôle de la police d'assurance sur les artères de Kinshasa.
S'il est encore besoin de le rappeler, l'assurance automobile a été rendue obligatoire par l'Ordonnance-Loi N° 73/013 du 5 janvier 1973 portant obligation de l'assurance automobile de responsabilité civile des véhicules automoteurs. "La responsabilité civile signifie le dommage que vous causé à une tierce personne ou encore un conducteur qui cogne, par exemple, une femme en train de traverser un carrefour, et cette dernière se casse le bassin"
La Sonas prend en charge les soins médicaux de la personne qui a subi et non celle qui a commis le dommage, a explicité un expert de la Sonas à la presse. Rachidi MABANDU

ENJEUX DE L'HEURE
Face aux attaques contre le bilan de la majorité
Le silence de l'AMP et du Palu inquiète

Les dés sont jetés. Après 15 jours de collecte des signatures, l'opposition, à travers le député Mlc Jean-Lucien Bussa, a déposé, le vendredi 14 mai 2010 au bureau du rapporteur de l'Assemblée nationale, la motion de censure contre le Gouvernement. Celle-ci fait suite aux conclusions faites, le 28 avril 2010, par Lucien Bussa à sa question orale avec débat adressée au Premier ministre Adolphe Muzito.

Le même vendredi 14 mai, le Président de la Chambre basse, Evariste Boshab, a notifié le Premier ministre de cette motion, et, logiquement, c'est ce mercredi 19 mai que doit se tenir le débat qui va aboutir au vote à bulletin secret. Pour ce faire, l'Assemblée nationale ne pourra siéger qu'à la majorité de deux tiers des membres la composant, soit 333 députés.

TOUJOURS PAS DE CONCERTATION DANS LA MAJORITE : LE GOUVERNEMENT ABANDONNE ?
Pour l'heure, l'opinion s'attend à ce que la Majorité, qui est visée par cette motion qui concerne, non pas seulement le Chef de l'Exécutif, mais aussi l'ensemble du Gouvernement, engage des concertations en vue de dégager la démarche à suivre face à cette situation. Sur ce point, des sources contactées en début de week end, indiquaient que l'AMP attendait des avis et propositions de son partenaire, le PALU, pour dégager une vision commune qui pourrait se transformer, le cas échéant, en consigne de vote.
Cependant, jusqu'à hier, lundi 17 mai, en fin d'après-midi, toutes les sources contactées indiquaient qu'aucune concertation formelle, aussi bien dans les rangs du Palu que de l'AMP - un consortium comportant des partis politiques et des indépendants, n'avait encore été engagée. De même, aucune rencontre officielle entre des représentants de ces deux composantes de la Majorité n'avait encore été signalée. Durant tout le long week-end, les différentes parties se seraient consacrées à l'examen de la situation née de l'échéance de la période impartie pour la réalisation du découpage territorial tel que prévu à l'article 2 de la Constitution.
On rapportait, enfin, que c'est probablement à partir de ce mardi que la Majorité pourrait se pencher sur le dossier de la motion de censure contre le Gouvernement. Il faut rappeler que l'enjeu de la démarche que sous-tend la motion de censure est le maintien ou pas du Gouvernement actuel. Concrètement, un vote positif (c'est-à-dire en faveur de cette motion) conduirait à la chute du Gouvernement, auquel cas, le Premier ministre déposerait sa démission auprès du Chef de l'Etat qui nommerait alors un formateur ou un informateur pour composer une nouvelle équipe gouvernementale, avec la conséquence de créer un vide institutionnel, mais aussi une crise politique qui se déclarerait par le fait que la Majorité s'est fait hara-kiri. Toute cette perspective se profile en cette période de grands enjeux autour de la célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC, du débat sur l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE, de la question de la réalisation du découpage territoriale et de l'entrée progressive dans l'année électorale.
Le processus qui s'ouvre devant l'échéance immédiate du vote sur la motion de censure contre le Gouvernement étant déjà connu, et sa mise en perspective avec les enjeux ci-haut décrits dégageant la nécessité d'une gestion conséquente du dossier, les observateurs ont exprimé, durant tout le week-end dernier, des inquiétudes quant à cette impression d'indifférence qu'affichent les différents états-majors de la majorité. En effet, l'absence de concertation dans les rangs de la famille politique au pouvoir laisserait entendre, selon ces observateurs, que cette famille aurait choisi de laisser son Exécutif se débrouiller seul.
Les tenants de cette thèse croient comprendre que la Majorité parlementaire aurait déjà les regards tournés vers sa reconduction aux élections et estimerait que le Gouvernement et ses "ennuis" actuels avec l'opposition seraient devenus une écharde, pire un poids dont elle voudrait se débarrasser pour " ne pas couler " aux élections. En un mot, l'on craint que la majorité parlementaire ait décidé de se " désolidariser " du bilan de son mandat.
Pour ceux qui suivent objectivement l'actualité politique en RDC, une telle attitude, si elle arrivait à se confirmer au regard du fait que l'opposition a réussi à piocher dans les rangs de la Majorité pour réunir plus de 125 signatures à la motion de censure, tendrait à faire conclure en l'aveu même de l'échec du mandat de cette même Majorité. Traduction : aussi bien le Gouvernement que le Chef de l'Etat et leur Majorité parlementaire auraient failli durant ces quatre années du mandat qui arrive à échéance fin 2011.
Pourtant, indiquent encore les observateurs, une telle attitude serait contradictoire avec la posture qu'a affichée cette même Majorité parlementaire durant la même mandature à travers différentes joutes qui l'ont mise aux prises avec l'opposition. De l'affaire Nkulu à l'actuelle motion de censure contre le Gouvernement en passant par les assauts contre Mende et Thambwe-Mwamba, l'affaire Kamerhe ainsi que la motion Kanku contre le Premier ministre, la majorité a affiché une constance et une cohésion qui se lisaient comme un soutien à l'action gouvernementale. Et à une année des élections, se défiler face à ses responsabilités ne serait d'aucune productivité, estiment les analystes qui sont convaincus qu'une volte-face à ce stade ne contribuerait qu'à énerve encore plus l'opinion et mettre plus de vent aux voiles de l'opposition qui en a déjà en poupe, du moins si l'on en croit l'attitude actuelle qu’affiche la majorité.

LES CONTRADICTIONS DE L'OPPOSITION
Quant à l'objet même de la motion de censure qui, découlant de la question orale avec débat, porte sur la mise en œuvre de la politique gouvernementale, les mêmes observateurs s'étonnent que la majorité tarde à s'y pencher pour s'en faire une religion. Selon le contenu de la motion, l'Exécutif national est mis en cause sur deux faits essentiels : La première est la démission alléguée du Premier ministre de la plénitude de ses prérogatives au profit d'une structure, toujours alléguée, dénommée " gouvernement parallèle ". La seconde est l'incapacité du Gouvernement à mettre en œuvre la politique gouvernementale conformément aux engagements pris en octobre 2008. Cette incapacité, l'opposition l'allègue sur le déficit de l'action gouvernementale face aux aspirations de la population, à la restauration de la paix et la sécurité, la bonne gouvernance et la création des emplois ; et, enfin, la finalisation de la décentralisation.
La première observation que font les observateurs est cette contradiction qui se dégage de la position de l'opposition. En effet, comment peut-on taxer un exécutif d'incapable lorsqu'on l'on affirme, avant tout, qu'il a perdu le contrôle de ses prérogatives au profit d'un "gouvernement parallèle " ?
Qu'à cela ne tienne, de tous ces reproches, la Chambre basse a eu à en débattre tout au long de l'actuelle mandature et la majorité est bien placée pour savoir y apporter les réponses appropriées qui sortent de la surenchère populiste qui se dégage de la production médiatique générale, avancent les analystes objectifs de la vie politique nationale. La situation du pays, au sortir des élections, nécessitait des actions en profondeur visant à stabiliser le cadre macroéconomique pour assurer une meilleure relance de la vie nationale. Cette phase de l'action ne permettait pas de possibilité d'impact sur l' "assiette du plus démuni ". A l'heure actuelle, il s'observent, de toute évidence, des efforts qui se traduisent par des chantiers en cours à travers le pays et les avancées réalisées avec les institutions de Bretton Woods qui ont abouti à la conclusion d'un programme formel avec le FMI et conduisent bientôt au point d'achèvement de l'initiative PPTE avec les conséquences que l'on connaît.
Quant à la décentralisation, les analystes notent également que la démarche attendue ne devait pas être mécanique ou sanctionnée par un décret, mais qu'il s'agissait d'un processus. Celui-ci devait commencer par une étude de faisabilité avant de déboucher sur une programmation ad hoc. Cette démarche a effectivement été réalisée, même si elle a manqué de visibilité auprès des élus du peuple. La déclaration faite le 12 mai dernier par Adolphe Lumanu, Vice-premier ministre et ministre en charge de l'Intérieur, en est une démonstration éloquente.
Bref, la Majorité, affirment les observateurs avertis, est suffisamment outillée pour pouvoir se défendre, aussi bien à l'Hémicycle que face à l'opinion. L'enjeu, ici, tourne définitivement autour de l'attitude que chaque camp politique semble avoir choisi face aux échéances électorales : l'opposition, elle, semble être déjà partie à la pêche aux suffrages et tous les moyens sont bons pour elle. La cible, on le sait en pareille circonstance, est la corde sensible du souverain primaire que chacun peut allègrement faire vibrer, surtout quand on lui livre les présumés auteurs de sa misère.
Il revient alors à la Majorité de se déterminer dans cette opération, d'autant plus que c'est elle, face à l'opinion, qui aura le rôle le plus ingrat : celui de défendre un bilan. En effet, plus qu’elle semble viser la personne du Premier ministre, c’est le bilan de la colation AMP-PALU qui est mis en cause avec, en subluminal, la responsabilité de l’autorité morale de cette majorité. Même dans les érapages allégués par l’opposition, on n’a pas beaucoup senti la majorité monter au front pour se défendre pour contrebalencer les arguments. En cette période qui pécède l’entrée dans l’année électorale, une indifférence de la Majorité dans l’enjeu de la motion qui la cible reviendrait à faire croire que rien, depuis 2006, ne s’est produit sous le soleil démocratique congolais. Cela donnerait lieu à toutes sortes de spéculations qui ne trouveraient aucun obstacle féace à la surenchère qui a, notamment, pris en otage l’opinion sur des questions de nationalité des personnalités congolaises. JEK

ENJEUX DE L'HEURE
26 provinces : Adolphe Lumanu recadre les opportunistes
La tension autour de l'effectivité des 26 provinces est loin de tomber. Malgré les évidences dégagées jeudi dernier à l'Assemblée nationale quant à la nécessité de réviser la Constitution et adopter une loi de programmation, des réunions tribalo-provinciales se sont multipliées, tant à Kinshasa qu'à travers le pays. Elles réunissaient, non pas seulement des acteurs politiques et les députés provinciaux, mais aussi toutes sortes de leaders d'opinion et de notabilité autour de leurs exécutifs provinciaux. Pendant ce temps, parallèlement, il s'observait comme des initiatives de résistance de certains groupuscules qui se dérobaient des initiatives communes. Cela était surtout l'apanage des partis politiques.
Les conclusions à tirer de la crise née d'une déclaration des élus de l'Ituri (Province Orientale) ne devraient pas se baser sur l'établissement des responsabilités quant au retard observé dans la réalisation du découpage territorial suivant le délai constitutionnel imparti. S'il faut faire une évaluation de ce processus sur pied des prescrits de la Constitution, l'on en viendrait à interroger le constituant qui a consigné, dans une loi fondamentale, des échéances pour l'application de certaines de ses dispositions, ce qui n'est pas de pratique courante.
En effet, indiquent toujours les analystes, si les acteurs politiques, sur base de leurs calculs individuels, en sont venus à imposer des données politiciennes dans un document juridique, ils ont tous péché par un manque de technicité. Une attention sur cet aspect de la question leur aurait imposé de faire une évaluation préalable pour dégager un chronogramme objectif qui justifierait la formulation d'un délai à la décentralisation. C'est seulement sous une telle condition qu'il aurait pu être envisagé l'inscription, dans la Constitution, d'une échéance à la loi fondamentale.
Malgré ce déficit général de vision - par omission, négligence ou par calcul politicien - le "réveil " de tous les "indépendantistes provinciaux " aura été à la mesure des ambitions individualistes que d'un besoin réel d'affirmation des entités provinciales attendues. Nul ne s'est donné la peine d'initier une évaluation du processus censé conduire à la décentralisation, et chacun a choisi de chercher des boucs-émissaires. Pourtant, la responsabilité, si responsabilité il y a eu dans le retard du processus, est bien partagée entre le constituant, le peuple qui est allé au référendum, l'exécutif et le Parlement.
Dans tous les cas, Adolphe Lumanu, Vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur et sécurité, a su recadrer tout le monde à travers sa déclaration ci-dessous. JEK

Déclaration du Gouvernement en rapport avec l'installation de nouvelles provinces

La Constitution du 18février 2006 dispose, en son article 2, que la République Démocratique du Congo est composée de la Ville de Kinshasa et de 25 Provinces, dotées de la personnalité juridique.
Aux termes de l'article 226, alinéa I de la même Constitution, il est prévu que les dispositions relatives à l'installation des nouvelles Provinces, entreront en vigueur endéans les 36 mois qui suivront l'installation effective des institutions prévues par là Constitution.
Prenant en compte ces dispositions constitutionnelles, la loi n°08/012, du 31juillet 2008, portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces, enjoint, en son article 75, au Gouvernement, de transmettre, à l'Assemblée Nationale à l'Assemblée Nationale et au Sénat, le calendrier d'installation de nouvelles Provinces, dans le mois qui suit la promulgation de la loi précitée, c'est-à-dire, au plus tard, le 1er septembre 2008.
Soucieux de faire aboutir ce processus, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, Garant du fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des Institutions, ainsi que de la continuité de l'Etat, avait invité les Institutions concernées par l'installation de nouvelles Provinces, à prendre les dispositions nécessaires à cet effet.
C'est ainsi qu'il avait exhorté le Parlement à adopter, au cours de sa session de septembre 2008, les lois suivantes, indispensables à l'installation de nouvelles Provinces
- La loi portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des Provinces;
La loi organique portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l'Etat et les Provinces; La loi organique sur la Commission Nationale Electorale Indépendante; La loi sur les limites des Provinces et celles de la Ville de Kinshasa La loi sur les subdivisions administratives à l'intérieur des Provinces; La loi sur les Entités Administratives, Déconcentrées; La loi financière La loi sur la nomenclature des recettes administratives et fiscales; La loi organique sur la caisse nationale de péréquation
La loi organique sur la fonction publique provinciale La loi sur, le statut de la fonction publique provinciale;
La loi sur la programmation de la décentralisation.
Au Gouvernement, il avait donné des instructions pour réaliser les différentes étapes ci-après
1) Elaboration des textes législatifs et réglementaires
2) Mise en place des Institutions provinciales et locales;
3) Construction des infrastructures et installation des organes provinciaux, municipaux et locaux;
4) Renforcement des capacités desdits organes
5) Transfert des ressources humaines, financières et techniques
6) Evaluation de la viabilité de nouvelles entités.
En application des instructions du Président de la République, le Gouvernement, par lettre du Premier Ministre n° RDC/ GC1PMI25912008, du 02 septembre 2008, a transmis à l'Assemblée Nationale, un calendrier d'installation de nouvelles Provinces à créer, établi le 22 août 2008. Cette Chambre parlementaire lui en a accusé réception par la lettre de son Président référence RDC/AN/CP/ Vlftd/776/2008, du 11 septembre 2008.
Faisant le point de la situation, le Gouvernement s'est trouvé buté à un certain nombre de contraintes, A ce titre, il y a lieu de sLgna1er que, au plan juridique, la plupart des textes législatifs en la matière sont en cours d'élaboration.
Sur le plan économique et financier, les coûts d'installation des Institutions provinciales et locales se sont révélés exorbitants. A titre illustratif
- pour l'installation de 26 Provinces, les coûts estimés s'élèvent à un milliard trois cent cinquante millions de dollars américains (USD 1.350.000.000), soit cinquante millions de Dollars Américains (50.000.000 USD) par Province;
- pour l'installation des Entités Territoriales Décentralisées prévues, l'enveloppe globale estimée est de un milliard quinze millions de dollars américains (1.015.000.000 USD), soit près de un million de dollars américains (1.000.000 USD) Par Entité;
- Le budget global, pour l'installation des institutions provinciales et locales s'élève à deux milliards trois cent soixante-cinq millions de dollars américains (2.365.000.000 USD), Outre ces cocotes exorbitants, il convient de rappe1er que le Gouvernement de la République a conclu, depuis 2008 un nouveau programme avec les Institutions de Bretton Woods, pour atteindre, en 2010, le point d'achèvement d l'initiative PPTE.
Nonobstant ces contraintes et bien d'autres, le Président de la République, Chef de l'Etat, a instruit le Gouvernement d'exami ner, en urgence, la loi sur les limites des provinces et celles de la Ville de Kins hasa, ainsi que la loi sur la programmation de la décentralisation.
Le Gouvernement de la République tient à rassurer la population sur sa détermination à faire aboutir ce processus qui, du reste, est impérieux pour le développement de notre pays.
Aussi, dans le souci de préserver l'unité nationale et la paix chèrement acquise, la population est invitée au calme et à l'apaisement.
Je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 12 mai 2010
Pr. Adolphe LUMANU MULENDABWANA N'SEFU
Vice-Premier Ministre, Ministre de l'intérieur et Sécurité

INFOS INFOS
Affaires foncières

3 géomètres traduits en justice

Trois géomètres œuvrant au sein de la circonscription foncière du Mont-Amba viennent d'être mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs implications dans le morcellement d'une concession située aux environs de l'emplacement TP à Kingabwa, dans la commune de Limete.
Ces trois cadres ont été présentés au ministre des Affaires foncières qui a effectué une descente sur place, sur invitation du député provincial Gérard Mulumba en présence de M. Godard Motemona, ministre provincial en charge de l'Intérieur et Sécurité.
Cette descente, a dit le ministre Maj Kisimba, lui a permis de palper du doigt les réalités sur le terrain en vue de les confronter avec les dénonciations reçues. Ce qui aboutira à prendre une solution équitable et durable. En outre, elle s'inscrit dans le cadre de la recherche de la paix sociale voulue par le président de la République en ce moment où l'on s'apprête à célébrer le 50ème anniversaire de la souveraineté nationale.
Le ministre a, à cet effet, invité toutes les parties en cause à se retrouver dans son cabinet de travail afin d'examiner les documents que chacune d'elles détient pour se faire prévaloir.
Plus de 1500 familles résidant dans des maisons de fortunes occupent cette concession dans des conditions hygiéniques qui laissent à désirer. Il s'agit, pour la plupart, des sinistrés de 2001 qui ont bénéficié d'un site à Kinkole, mais qui serait attribué à d'autres personnes par un acte d'un agent de l'Etat. Les délégués de l'Urbanisme et Habitat ainsi que de l'Hôtel de ville prendront part à cette rencontre. Le ministre a, par la même occasion, invité dans, un industriel qui a construit sur une emprise. La construction sur les emprises se trouve être parmi les causes qui bloquent l'avancement des travaux de reconstruction nationale. FDA

La conférence sur la problématique foncière veut révolutionner le secteur
La conférence sur la problématique foncière n'était un cadre ni pour changer la loi, ni pour la revisiter, a déclaré Maj Kisimba, ministre des Affaires foncières, qui a procédé, vendredi 14 mai 2010, à la clôture de ladite conférence.
Par ce geste, Maj Kisimba a tenu à apaiser des esprits surchauffés qui, à tort se croyaient dépouillés de leurs prérogatives en matière foncière et qui ont confondu ces assises à celles de l'organe légiférant. Il a expliqué que l'objectif principal de cette rencontre était de répondre aux préoccupations du Chef de l'Etat en vue de l'accompagner dans sa politique de modernisation des centres urbains, et de la reconstruction de la nation par l'éradication des conflits fonciers.
Ces journées de réflexion, a fait savoir le Ministre des Affaires foncières, ont apporté des précisions quant aux attentes de la population et de l'Exécutif. Il s'est réjoui de constater des avancées significatives à travers cette rencontre. "Ne dit-on pas que du choc des idées jailli la lumière ?", a martelé Maj Kisimba.
L'objectif, selon Maj Kisimba, était de parvenir à établir une feuille de route devant servir à une politique foncière qui a pour finalité de se débarrasser de l'incivisme fonciér pour améliorer et rationnaliser ce secteur, 50 ans après l'accession du pays à la souveraineté nationale. Il a émis le vœu de voir ce genre de rencontres se poursuivre d'une manière régulière, avant d'inviter tout ce qui agissent au nom de l'Etat dans ce domaine à prendre conscience afin d'offrir à la population un travail sécurisant. Mais tout cela, a-t-il conclu, doit passer par travers des réformes en profondeur.
Ces travaux, qui se sont clôturés en présence du ministre en charge de l'Urbanisme et de l'Habitat, ont connu la participation des gouverneurs de provinces, des ministres provinciaux aux Affaires foncières ainsi que des experts des ministères dont les prérogatives sont liées à la terre, notamment l'Agriculture, le Développement rural, les Hydrocarbures, les Infrastructures, Travaux publics et aménagement du territoire, l'Environnement, Tourisme et conservation de la nature, etc. "Un arrêté interministériel va créer le cadre permanent de concertation piloté par le ministère des Affaires foncières", a encore annoncé Maj Kisimba qui a aussi fait état de la recommandation de la conférence quant à la mise sur pied d'un cadre identique dans les provinces, sous la supervision des gouverneurs de provinces.

Recommandations
A l'issue de ces travaux, plusieurs recommandations et résolutions ont été formulées pour une gestion efficiente du domaine foncier de l'Etat. Au nombre de celles-ci, il a été recommandés par exemple, dans le cas des abus sur la gestion des "biens sans maîtres" du domaine public, l'application du principe d'observation d'un délai de 30 ans pour que l'Etat rentre dans ses droits. Les ministères ayant en charge la gestion des immeubles du domaine public et du domaine privé de l'Etat ont reçu la recommandation de publier des arrêtés répertoriant tous les immeubles appartenant à l'Etat, cela afin de prévenir leur spoliation.
Quant à la réforme de la loi foncière, la "conférence sur la problématique foncière", a recommandé d'impliquer, dans son application, de nouveaux intervenants tels que le Parlement, les assemblées provinciales, les gouverneurs de provinces et les ministères provinciaux ad hoc. D'autre part, les chefs coutumiers ont obtenu de cette conférence que la question de délimitation des terres des communautés locales puisse passer par une étude à l'occasion de l'examen de la délimitation du domaine public foncier de l'Etat.
Les questions d'expropriation pour raison d'utilité publique ont également été abordées au cours de la conférence sur la problématique foncière. A ce sujet, les participants ont recommandé que, dans son action, l'Etat s'assure que les personnes à exproprier disposent et justifient des titres de propriété en bonne et due forme ; que l'indemnisation soit garantie conformément aux textes en vigueur et "sans discrimination de classes sociales".
Sur le volet des autorisations de bâtir, la conférence a recommandé la décentralisation de la signature de l'autorisation de bâtir avec la création des commissions permanentes ad hoc à travers les provinces. FDA

Stratégies politiques au top
Gaston Mongbondo dans l'Unafec
Elections en 2011, Joseph Kabila devra compter sur l'Union nationale des fédéralistes du Congo (UNAFEC). Son président, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, l'a déclaré vendredi le 14 mai, lors de la cérémonie de clôture du conclave de ce parti politique, membre de la Majorité au pouvoir de Kinshasa. Ce conclave, organisé du 11 au 14 mai, a eu le mérite de doter l'Unafec de quatre fédérations à Kinshasa. Celles-ci sont les quatre districts de la capitale, à savoir Tshangu, Mont-Amba, Funa et Lukunga. Les différents comités de ces fédérations ont été installés par le Dr Modeste Omba Sakatolo, Secrétaire général de l'Unafec.

Gabriel Kyungu wa Kumwanza en séjour à Kinshasa, en tout cas ce n'est pas pour des raisons de tourisme. Il est 18h30' lorsque la luxueuse et confortable jeep Armada du président national de l'Unafec arrive sur les lieux de la manifestation en plein centre-ville. Moulé dans un boubou bourgeois aux couleurs du drapeau du parti (jaune vif), le Mulopwe de l'Unafec, cigare à la main, est accueilli par le directoire du parti. " Unafec, Force tranquille ! Unafec, Eléphant du Congo"! Ces deux apostrophes, slogan de l'Unafec, ont suffit pour conduire le président national de ce parti dans la salle. L'assistance, debout et applaudissant, se lève spontanément pour témoigner son attachement même si elle attendait depuis plusieurs heures.
" Après quatre jours de réflexion, nous avons procédé à des réformes au sein du parti, en vue de lui donner beaucoup plus de dynamisme et mériter davantage, la confiance du Chef de l'Etat Joseph Kabila. Ceux qui font du bruit, n'ont ni le monopole de la science, ni de la politique. Nous devons nous positionner en ordre utile pour le prochain combat (Ndlr : les élections en 2011) ", a déclaré Gabriel Kyungu en liminaire de la manif. La foule, en signe de soutien à la philosophie politique du chef du parti, s'est avérée incapable de contenir sa joie. Femmes et hommes ont applaudi avec frénésie.
Par ailleurs, le président national de l'Unafec n'a pas eu des mots au bout de la langue pour décrier ce qui a souvent tendance à fragiliser son parti. " Le plus grand problème est le monstre de division au sein du parti. A ce jour, nous avons décidé d'enterrer ce démon au profit de l'unité du parti, comme le prônait de son vivant, le père de l'Unafec, le bâtonnier Honorius Kisimba Ngoyi ", a encore dit Gabriel Kyungu.

GASTON MONGBONDO, VICE-PRESDENT DU BLOC NORD DE L'UNAFEC
Après l'appel lancé à l'unité du parti et la cohésion qui devra caractériser les liens entre ses militants, la parole a été donnée au secrétaire général du parti, Modeste Omba Sakatolo, de procéder avant tout à la présentation des dirigeants des différents blocs du parti. Cinq au total, ces blocs sont : Nord, Sud, Est, Ouest et Centre. Le bloc Nord englobe l'Equateur et la Province Orientale. Il sera désormais dirigé par Mme Sakina Binti, assistée par l'ancien DG de la Contribution, Gaston Mongbondo à qui a été confiée la responsabilité de vice-président du bloc Nord.
Quant au bloc Sud, qui comprend les provinces du Katanga et du Maniema, M. Oscar Rachid Akida présidera, dorénavant, à ses destinées. Il lui a été adjoint M. Mbuyu Omanga. Par contre, M. Arsène Mbaku Nymi supervisera le bloc Ouest. Celui-ci comprend les provinces du Bandundu et du Bas-Congo. En ce qui concerne le bloc Centre, qui regroupe les deux provinces du Kasaï, la présence a été confiée à Me Edouard Kabukapwa, ministre honoraire des Affaires foncières.
En ce qui concerne les quatre fédérations, le Secrétaire général de l'Unafec n'a pas attendu longtemps pour présenter les différents animateurs choisis. La Tshangu, par exemple, sera présidée par Mme Rosita Pinto. MM. Nicaise Mutuena et Philémon Kalangizi, présideront respectivement les fédérations de la Funa et la Lukunga. De son côté, Rémy Simbi a été porté au perchoir de la fédération du Mont-Amba.
Toujours dans cette logique de la restructuration de l'Unafec, le parti compte, dorénavant, vingt-deux membres du directoire et soixante membres du comité politique. Cette structure sera présidée par le président national du parti, Gabriel Kyungu. Des insignes du parti, en l'occurrence le drapeau, ont été remis à chaque président de fédération.
" Chaque président est chargé de trouver un bureau de la fédération devant lequel devra désormais, flotter le drapeau du parti. Le président fainéant sera remplacé. Nous ne devons pas nous sentir dépassés. Bien au contraire, nous avons le noble devoir de constituer des états-majors en vue de prochaines élections " a conclu Gabriel Kyungu. Laurel KANKOLE

A travers une proposition de loi
La RDC veut endiguer le libertinage dans l'audiovisuel
Le Sénat a adopté le vendredi 14 mai 2010, le rapport de la commission socioculturelle sur la proposition de loi portant principes fondamentaux de la radiodiffusion sonore et télévisuel en RDC. En initiant cette loi, l'auteur, le sénateur Modeste Mutinga, a entre autres voulu extérioriser le souci de mettre fin au libertinage qui fait de l'audiovisuel congolais un espace de non droit.
Pour la présidente de la commission, Eve Bazaiba, cette loi, qui va légiférer sur la production des entreprises audiovisuelles, va s'ajouter à celle de l'autorégulation du personnel des médias. C'est le consommateur qui est mis en exergue pour qu'il ne consomme pas des produits impropres. Parmi les innovations de cette proposition de loi, il y a le fait que la RDC a opté pour la modernisation en ce qui concerne la qualité de la diffusion où un accent est mis sur l'équipement et le délai par rapport aux nouvelles technologies de l'information et de la communication. Le Congo va donc quitter la diffusion par analogie pour basculer vers le numérique.
Lors du débat qui avait précédé l'adoption du rapport, certains sénateurs ont déploré le cas des mineurs qui font la publicité des boissons alcooliques. " Je n'ai pas vu un article qui interdit la publicité à travers les danses ou gestes obscènes ". Certains ont estimé qu'il faut élargir le concept de parrainage. C'est le cas de Nzege qui relève : " Je crois qu'on peut financer un programme d'alphabétisation non pas seulement pour parler de soi, mais des fléaux qui rongent l'humanité ".
Certains encore ont fustigé le déséquilibre entre la presse privée et les médias de l'Etat. Le sénateur Jacques Ndjoli note à ce sujet qu'il ne faut pas faire la discrimination. Il cite en exemple la BBC qui est une chaîne publique mais qui est soumise aux mêmes contraintes que les privés. Dina BUHAKE

A l'occasion du Jubilé d'argent de Mgr Edouard Mununu
La communauté du Bandundu consolide son unité autour de l'évêque de Kikwit

Cette fois, c'est parti pour la province du Bandundu. C'est à l'occasion de la cérémonie du jubilé d'argent de Mgr Edouard Mununu Kasiala, évêque du diocèse de Kikwit, que les fils et filles de cette province ont démontré qu'au-delà de diverses opinions politiques et religieuses qui les animent, ils sont déterminés à regarder la même direction pour un développement durable. L'unité, la cohésion provinciale et la volonté de travailler prônées dans les messages des uns et des autres à cette occasion jugée exceptionnelle témoignent à suffisance que la communauté du Bandundu s'est réveillée de son sommeil de plusieurs décennies. Venus du Kwilu, du Kwango, du Maï-Ndombe et de Kinshasa, tous les fils et filles de la province ont pratiquement consolidé leur unité au tour de l'évêque de Kikwit.

Les évêques de l'ensemble de la province du Bandundu, l'archevêque de Kinshasa, les pasteurs des autres églises œuvrant dans la province ont pris une part active à cette cérémonie. A Kinshasa comme dans la ville de Kikwit, les acteurs politiques ont bien compris que le marketing collectif dépasse le marketing individuel. Voilà pourquoi, ils ont été invités à se surpasser davantage et à mettre fin aux querelles byzantines qui ont plongé la province dans le joug de la pauvreté la plus criante.
Dans la foule, il a été rappelé aux acteurs politiques originaires du Bandundu qui ont choisi librement les partis politiques auxquels ils appartiennent pour des intérêts personnels mais personne d'entre eux n'avait choisi d'être né dans le Bandundu. Avec cette nouvelle façon de voir les choses, l'on peut croire que la province des " Bangwashi " se remettra débout.
Au nombre des messages qui ont souligné la pertinence de l'unité, de la cohésion et du souci de travailler ensemble pour l'émergence de la province, figurent ceux du Forum des associations des ressortissants du Bandundu (FAR/BDD), du clergé diocésain de Kikwit et celui de la communauté diocésaine de la ville de Kikwit. Le FAR/BDD, dont Jean-Marie Ntantu Mey est l'initiateur, a apprécié la promptitude avec laquelle Mgr Edouard Mununu s'est rendu disponible pour la réalisation de la manifestation. "Cet esprit fédérateur et cet oubli de soi au profit de la communauté du Bandundu nous a profondément marqué. Nous souhaitons que chacun de nous imite l'évêque Mununu en se mettant à la disposition des autres pour que le Bandundu puisse bénéficier de chacun de ses fils et filles", a déclaré Albert Nzama qui a lu le message du FAR/BDD.
Pour Justin Kangundu, ministre honoraire de l'Agriculture, qui a lu le message de la communauté diocése de Kikwit à Kinshasa, a exhorté Mgr Edouard Mununu, en sa qualité d'autorité morale du diocèse, à mettre en garde tous les fils et filles de son entité contre l'autosuffisance dans laquelle les élites de Kikwit baignent actuellement. " Nous vivons sans grande solidarité, sans esprit de partage, dans un égocentrisme à outrance où seul compte le pouvoir de l'argent. Pendant qu'ailleurs, les communautés réfléchissent, peaufinent des stratégies et mettent les moyens pour lutter ensemble contre la pauvreté dans l'arrière pays. Nos intellectuels comme nos politiques déconsidèrent cet escalier qui les a fait monter dans les hautes sphères de la société congolaise. Nous avons oublié Kinzambi, Kikwit Sacré-cœur, Kiniati, Bonga-Yasa, Kingandu, Soa, Pindi, Djuma, Makungila, Kingungi, Kikombo etc. ", a souligné Justin Kangundu.
Dans son message, le clergé diocésain de Kikwit, M. l'Abbé Kimoni Iyay Valentin, a fait savoir que l'année jubilaire était aussi inévitablement une année de réconciliation. " Nous saisissons cette occasion pour vous demander pardon pour les blessures et faiblesses dont nous, clergé diocésain de Kikwit, avons pu nous rendre responsables, au point de vous offenser et de vous affliger. Nous prenons l'engagement de passer et de traverser le reste de temps avec vous dans la paix, l'obéissance, et surtout en communion de cœur et d'esprit avec vous, notre pasteur ", a indiqué le clergé diocésain de Kikwit.
Il y a lieu de souligner que lors de la cérémonie de Kinshasa, l'autre message venu de très loin est celui du Saint Père, le Pape Benoit XVI. " Nous reconnaissons ta piété, ta sollicitude missionnaire et ta préoccupation pour adapter la pastorale aux exigences de notre temps, pour promouvoir les familles chrétiennes, l'apostolat des laïcs, le développement aussi bien spirituel que social de tes fidèles que tu avais courageusement secourus lors de la grave épidémie appelée " Ebola " : pour tout cela, nous t'honorons par un éloge bien mérité ", a écrit le Saint Père.
Au regard de l'engouement, qualifié d'exceptionnel comme jamais connu auparavent, observé lors du jubilé d'argent de Mgr Mununu, il y a lieu de comprendre que la communauté du Bandundu était véritablement soudée pour parler un seul langage. Hommes, femmes, enfants jeunes et vieux de toutes les opinions politiques et religieuses prônent la consolidation de la paix et de la cohésion nationale. Il y a lieu de rappeler que tous les fils du Bandundu ont, à cette occasion si l'on en croit le contenu de leurs messages, accepté de travailler la main dans la main. Surtout qu'ils ont compris que la lutte individuelle ne fait pas avancer les choses. Voilà pourquoi, ils ont été exhortés à privilégier le marketing collectif pour sortir la province du joug de la pauvreté dans laquelle les populations vivent depuis plusieurs décennies. Dorian KISIMBA

Décentralisation à Kinshasa :
Une campagne de communication sociale pour informer la population sur les enjeux du processus

C'est parti pour la campagne nationale de vulgarisation des textes de lois et du Cadre stratégique de mise en œuvre de la décentralisation en RDC pour une appropriation de ce processus. C'est le ministre de la Décentralisation et de l'Aménagement du Territoire qui a lancé cette campagne le samedi 15 mai à la maison communale de Kasa-Vubu . Cette campagne s'inscrit dans le cadre de la communication sociale sur la décentralisation ouverte par le Premier ministre Adolphe Muzito, le 11 juin 2009, a indiqué Mbusa Nyamuisi . La stratégie de communication sociale sur la décentralisation vise à changer les comportements et les attitudes de tous les acteurs de la décentralisation dans la perception et la gestion des affaires publiques tant au niveau du pouvoir central, dans les provinces que dans les entités territoriales décentralisées.

Pour le ministre, l'objectif général de la campagne est d'informer et sensibiliser la population congolaise tant du milieu rural que des villes sur la réforme de l'organisation territoriale, opérée par la Constitution du 18 février 2006. Et d'ajouter que cette nouvelle réforme est basée sur la responsabilisation des provinces et des entités territoriales décentralisées dans la gestion de leur développement respectif. Elle implique l'ensemble des acteurs de la décentralisation dans le processus de mise en œuvre de celle-ci.
A l' en croire , le gouvernement de la faire sortir le pays de son carcan technocratique pour en faire une réforme vivante.
Selon ses dires, la campagne vise, d'une part, à faire connaître et comprendre la réforme de la décentralisation et, d'autre part, susciter la mobilisation de tous en vue de l'appropriation effective du processus de décentralisation par chacun des congolaises et des congolais.
Le ministre de la Décentralisation a fait savoir que la campagne de vulgarisation a plusieurs objectifs, notamment, expliquer le concept, la portée, les avantages, les enjeux et les défis de la décentralisation dans le développement de la démocratie locale et la consolidation de l'unité nationale ; vulgariser les lois et les règlements sur la décentralisation ; vulgariser et diffuser la politique nationale de la décentralisation constituée par le Cadre Stratégique de Mise en Œuvre de la Décentralisation; susciter le désir de la participation des citoyens dans la vie locale ; éveiller l'attention des populations au développement des provinces et des ETD ; et aussi mobiliser tous et partout à la cause de la décentralisation.

Les activités à déployer à Kinshasa
Pour ce faire, Le patron de la décentralisation a fait remarquer qu'une série d'activités seront déployées à Kinshasa, à savoir la formation pendant cinq jours des vulgarisateurs de la Ville dont les bourgmestres et les bourgmestres adjoints, les chefs des bureaux communaux, les chefs des Divisions urbains et la Direction de l'Administration de l'Assemblée Provinciale, les délégués des organisations de la société civile.
Aussi, la campagne d'information et de sensibilisation de masse regroupant 60 délégués de chaque commune parmi ceux-ci : les chefs des quartiers, des médias, les chefs des services municipaux, les organisations des femmes, les délégués des organisations de la société civile. Qui seront, a-t-il dit, regroupés dans un centre choisi par ce qu’il appellent communément District, à l'exception du District de la TSHANGU qui comprendra 1 centre supplémentaire à KINKOLE pour les habitants des Communes de MALUKU et N'SELE à cause du facteur distance.
Il est d'avis que le processus de la mise en œuvre de la décentralisation deviendra une affaire de tous et que les citoyens congolais participeront massivement aux élections urbaines, municipales et locales en connaissance de cause.
A travers cette campagne de communication sociale, a-t-il évoqué, le Gouvernement de la République exprime sa foi dans la décentralisation et manifeste sa détermination à mettre effectivement la décentralisation en œuvre avec la participation de tous les congolais, des villages et villes car le développement durable de la RDC en dépend.

Le choix de la maison communale de Kasa-Vubu
Par ailleurs Mbusa Nyamuisi a expliqué que le choix de la Maison Communale de KASA-VUBU pour lancer cette campagne dans la ville de Kinshasa.
En effet, a-t-il poursuivi, les villes et les communes congolaises ont été le premier champ d'expérimentation de la décentralisation territoriale dans en RDC depuis 1957.
La Commune de Kasa-Vubu à ceci de particulier, a-t-il noté, que le premier bourgmestre de cette commune, élu selon les principes de la libre administration, deviendra le premier Président de la République Démocratique du Congo le 30 juin 1960, j'ai cité feu KASA-VUBU.
On peut donc affirmer a-t-il souligné, que la décentralisation, école de la démocratie, a donné à notre pays, son Premier Président en la personne de feu le Président KASA-VUBU : la Commune de KASA-VUBU constitue donc un symbole historique de la décentralisation en République Démocratique du Congo, a-t-il laissé entendre.
Voilà pourquoi, a justifié Antipas Mbusa, «nous avons choisi le siège de la Commune de Kasa-Vubu pour lancer la campagne de vulgarisation de la décentralisation dans la ville de Kinshasa, capitale de la République»
En outre, le ministre a déploré le fait que la décentralisation est ma connue de la population et des acteurs de celle-ci avant d'ajouter que les expériences antérieures en RDC ont échoué. IL a affirmé que la décentralisation est considérée, à travers le monde comme un des principaux piliers et indicateurs de bonne gouvernance.
Pour terminer, il a rendu un hommage mérité au Président de la République, Joseph KABILA KABANGE, pour tous les efforts qu'il ne cesse de déployer pour consolider la paix sur l'ensemble du territoire national, pour reconstruire notre pays et pour appuyer le Gouvernement dans la mise en œuvre de la politique nationale de la décentralisation prescrite par la Constitution du 18 février 2006. Mathy Musau

Grâce à l'agence EXPERTS et a un financement inter-bailleurs:
Des journalistes congolais initiés aux études de marché et réalisation de sondages

20 journalistes de la presse écrite kinoise ont été initiés, durant toute la semaine dernière, aux études de marché et réalisation des sondages. Inscrite dans le cadre dans le cadre du Projet "Médias pour la démocratie et la transparence en RDC " que pilote la structure France coopération internationale (CFI) du ministère français des Affaires étrangères, cette initiation avait pour but de " permettre en premier lieu aux professionnels des médias de commander et de réaliser des études de marché et des sondages d'opinion pour connaître la côte de leurs organes ainsi que de leurs productions sur le marché " afin de faire valoir cet outil auprès des annonceurs.
D'autre part, il s'agissait de doter les rédactions, à travers leurs membres formés, des outils d'appréciation pour être en mesure de critiquer des études réalisées par des cabinets de sondages.

CONTENU DE LA FORMATION
Sous l'encadrement de très haut niveau technique et pédagogique de " Experts " coordonné par Serge Mumbu, les participants ont, pendant quatre jours, été mis au contact des généralités sur les études de marché et les sondages d'opinion. Sur ce point, ils ont appris l'importance, le but et les objectifs des études de marché et des sondages d'opinion dans un monde moderne et particulièrement des médias, ainsi que les différents types d'études de marché, leurs détails et leurs spécificités. Les participants ont ensuite été initiés à la conception d'une étude de marché et d'un sondage d'opinion. Dans ce volet, ils ont reçu des informations sur les différentes étapes de réalisation d'un sondage (de l'idée ou le problème à la confection d'un questionnaire, sans oublier de constitution d'un échantillon) ainsi que les outils de récolte des données.
Le troisième volet de la formation a porté sur la collecte et le traitement des données (techniques d'échantillonnage, différents modes de récolte des données, notions de base de données et de traitement des données). Enfin, la formation a porté aussi sur l'exploitation des données de sondage d'opinion et des études de marché (analyse des résultats d'une étude de marché et exploitation des résultats d'un sondage pour l'amélioration des contenus des programmes, etc.)
Au terme de la formation, les journalistes formés sont censés avoir acquis des outils pouvant leur permettre de " mener de manière autonome une étude sur les médias afin de mieux comprendre les clients ". Ils peuvent également mener un sondage sur les questions d'opinion en général. Quant aux organes de presse bénéficiant de cette formation à travers leurs membres formés, ils devraient, notamment, pouvoir renforcer l'intérêt des annonceurs et, par conséquent, augmenter leur chiffre d'affaires.

NOUVEAU REGARD SUR LES SONDAGES ET ETUDES DE MARCHE
Tous les participants ont été unanimes pour remercier sincèrement l'agence "Experts" et ses partenaires financiers pour cette initiative qui leur a permis d'avoir un regard plus averti, surtout sur la matière des sondages qu'ils manipulent déjà à travers les productions des agences et instituts fonctionnant actuellement. Cette formation a, en effet, pu démontrer que ce n'est pas donné à n'importe qui d’avoir les capacités de produire une étude de marché ou un sondage d'opinion, car si la théorie et les techniques peuvent paraître accessibles à tout intellectuel, les moyens pour les réaliser sont importants. Il faut, par exemple, disposer d'un logiciel approprié qui coûte pas moins de 15.000 USD ; avoir suffisamment des ressources pour déployer un nombre convenable d'enquêteurs sur terrain et disposer de capacités à traiter les résultats dans un délai raisonnable, un sondage étant strictement une photographie, un instantané de l'opinion sur une question donnée à un moment précis de la vie nationale. Vu sous cet angle, une évidence s'est dégagée parmi les apprenants selon laquelle beaucoup de sondages produits actuellement ne remplissent pas les critères voulus pour produire une vraie photographie de l'opinion, en sorte qu'ils ne seraient globalement que des moyens pour manipuler l'opinion.
Enfin, les participants ont noté que dans un pays à la démocratie naissante et à l'économie en phase de relance, aucun acteur politique ne peut mépriser les sondages d'opinion au risque de se couper justement de la base émettrice de cette opinion et aucun entrepreneur ne peut prétendre prospérer sur un marché qu'il ne connaît pas, puisque n'ayant mené aucune étude.
La formation assurée par l'agence " Experts " a reçu l'appui financier des coopérations britannique, franco-congolaise, suédoise et le gouvernement français à travers son ministère des Affaires étrangères. JEK

A travers une rencontre amicale de football loisir disputée dimanche
Camerounais de la RDC et DHL raffermissent leurs relations

L'équipe de la communauté camerounaise en République démocratique du Congo et les employés de la société internationale DHL ont disputé, le dimanche dernier, une rencontre amicale de football loisir organisé par M. Weladji Jacob Zito, président des ressortissants du pays de Paul Biya en République démocratique du Congo.
Cette rencontre, qui a vu la victoire de DHL international sur l'équipe camerounaise par la marque de 5 buts contre 3, s'inscrivait dans le cadre des festivités marquant le cinquantenaire de l'accession à la souveraineté nationale et internationale du Cameroun. Présent au match, l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en République démocratique du Congo, Chungong Ayafor, a mobilisé les moyens matériels nécessaires en vue de la matérialisation de ladite rencontre.
Du côté de DHL international, on a noté la présence très remarquée de M. Patrice Moudiki, directeur des opérations et représentant de Bruno Oudart, directeur général de la firme et grand mécène du football loisir dont l'absence sur les lieux se justifiait par sa ferme volonté de prendre part à un tournoi de golf. Bruno Oudart, rappelle-t-on, est cité parmi les grands mécènes et admirateurs du golf en République démocratique du Congo. Voilà pourquoi, sa présence lors des grandes compétitions de la discipline au niveau national est toujours réclamée par les passionnés du golf. Mais, cela n'empêche pas que le directeur général de DHL international mise sur les grands moyens pour relancer l'équipe de football loisir de son entreprise qu'il dirige de mains de maître.
Comme l'a voulu l'ambassadeur du Cameroun en République démocratique du Congo, le match qui a opposé la communauté camerounaise en République démocratique du Congo à DHL international s'est joué dans un esprit de sportivité et de fair-play et l'idéal sportif a triomphé. Un rafraichissement a été offert au bar Aminata de la commune de Kasa-Vubu. Rachidi MABANDU

NATION
17 mai 1997-17 mai 2010
Les congolais honorent la mémoire de M’zée L.D. Kabila

20 journalistes de la presse écrite kinoise ont été initiés, durant toute la semaine dernière, aux études de marché et réalisation des sondages. Inscrite dans le cadre dans le cadre du Projet "Médias pour la démocratie et la transparence en RDC " que pilote la structure France coopération internationale (CFI) du ministère français des Affaires étrangères, cette initiation avait pour but de " permettre en premier lieu aux professionnels des médias de commander et de réaliser des études de marché et des sondages d'opinion pour connaître la côte de leurs organes ainsi que de leurs productions sur le marché " afin de faire valoir cet outil auprès des annonceurs.

D'autre part, il s'agissait de doter les rédactions, à travers leurs membres formés, des outils d'appréciation pour être en mesure de critiquer des études réalisées par des cabinets de sondages.

CONTENU DE LA FORMATION
Sous l'encadrement de très haut niveau technique et pédagogique de " Experts " coordonné par Serge Mumbu, les participants ont, pendant quatre jours, été mis au contact des généralités sur les études de marché et les sondages d'opinion. Sur ce point, ils ont appris l'importance, le but et les objectifs des études de marché et des sondages d'opinion dans un monde moderne et particulièrement des médias, ainsi que les différents types d'études de marché, leurs détails et leurs spécificités. Les participants ont ensuite été initiés à la conception d'une étude de marché et d'un sondage d'opinion. Dans ce volet, ils ont reçu des informations sur les différentes étapes de réalisation d'un sondage (de l'idée ou le problème à la confection d'un questionnaire, sans oublier de constitution d'un échantillon) ainsi que les outils de récolte des données.
Le troisième volet de la formation a porté sur la collecte et le traitement des données (techniques d'échantillonnage, différents modes de récolte des données, notions de base de données et de traitement des données). Enfin, la formation a porté aussi sur l'exploitation des données de sondage d'opinion et des études de marché (analyse des résultats d'une étude de marché et exploitation des résultats d'un sondage pour l'amélioration des contenus des programmes, etc.)
Au terme de la formation, les journalistes formés sont censés avoir acquis des outils pouvant leur permettre de " mener de manière autonome une étude sur les médias afin de mieux comprendre les clients ". Ils peuvent également mener un sondage sur les questions d'opinion en général. Quant aux organes de presse bénéficiant de cette formation à travers leurs membres formés, ils devraient, notamment, pouvoir renforcer l'intérêt des annonceurs et, par conséquent, augmenter leur chiffre d'affaires.

NOUVEAU REGARD SUR LES SONDAGES ET ETUDES DE MARCHE
Tous les participants ont été unanimes pour remercier sincèrement l'agence "Experts" et ses partenaires financiers pour cette initiative qui leur a permis d'avoir un regard plus averti, surtout sur la matière des sondages qu'ils manipulent déjà à travers les productions des agences et instituts fonctionnant actuellement. Cette formation a, en effet, pu démontrer que ce n'est pas donné à n'importe qui d’avoir les capacités de produire une étude de marché ou un sondage d'opinion, car si la théorie et les techniques peuvent paraître accessibles à tout intellectuel, les moyens pour les réaliser sont importants. Il faut, par exemple, disposer d'un logiciel approprié qui coûte pas moins de 15.000 USD ; avoir suffisamment des ressources pour déployer un nombre convenable d'enquêteurs sur terrain et disposer de capacités à traiter les résultats dans un délai raisonnable, un sondage étant strictement une photographie, un instantané de l'opinion sur une question donnée à un moment précis de la vie nationale. Vu sous cet angle, une évidence s'est dégagée parmi les apprenants selon laquelle beaucoup de sondages produits actuellement ne remplissent pas les critères voulus pour produire une vraie photographie de l'opinion, en sorte qu'ils ne seraient globalement que des moyens pour manipuler l'opinion.
Enfin, les participants ont noté que dans un pays à la démocratie naissante et à l'économie en phase de relance, aucun acteur politique ne peut mépriser les sondages d'opinion au risque de se couper justement de la base émettrice de cette opinion et aucun entrepreneur ne peut prétendre prospérer sur un marché qu'il ne connaît pas, puisque n'ayant mené aucune étude.
La formation assurée par l'agence " Experts " a reçu l'appui financier des coopérations britannique, franco-congolaise, suédoise et le gouvernement français à travers son ministère des Affaires étrangères. JEK

SOCIETE
Transport en commun : retour en force de la pratique de "demi-terrain"

A Kinshasa, les conducteurs des véhicules ont de plus en plus du mal à circuler. Surtout aux heures de pointe. Les taxis, les bus assurant le transport en commun se font rares et incitent les clients à la bousculade une fois à l'arrêt. Appâtés par le lucre, les conducteurs recourent davantage à la pratique dite de " demi-terrain ", se plaisant ainsi à sectionner le trajet en mi-distance.

Etudiante à l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC), Crizzy M. est impatiente ce matin. Arrivée à 7h30 à l'arrêt de Matadi-Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, elle vient de passer une heure debout en train d'attendre un taxi qui tarde à venir. Pourtant, elle a cours à 8h 00 dans son école, située dans la commune de la Gombe, à environ une heure de route.
Comme Crizzy, une vingtaine de piétons s'impatientent à l'arrêt des matadi-kibala depuis des dizaines de minutes, épiant le moindre véhicule qui ose stationner dans les parages. A peine voient-ils une voiture ralentir, ils accourent aussitôt et s'agglutinent autour du chauffeur pour demander la destination et le tarif. Quand la réponse du conducteur les satisfait, ils se ruent dans le véhicule et se bousculent pour avoir la place.

La surfacturation des courses
Bien souvent, les taximen évitent d'emprunter la ligne directe quand ils se retrouvent face à de nombreux clients aux heures de pointe. Ils préfèrent sectionner le trajet à mi-distance. En route vers le centre-ville, Papy K. recourt à cette stratégie de plus en plus depuis que le transport devient un casse-tête. Face au déséquilibre entre une forte demande et une offre insignifiante, il arrive à arrondir ses recettes journalières en faisant de petits parcours.
Si, généralement, les passagers paient 700 FC pour effectuer le trajet Matadi-Kibala - centre-ville, ils sont contraints de débourser plus dans les bus. Les chauffeurs exigent 500 FC pour atteindre le rond-point Kintambo Magasin, et de nouveau le même montant pour arriver à la Gare centrale, au centre-ville, aux heures de pointe. Ils perçoivent ainsi 1000 FC pour le même trajet, soit 300 FC de plus par client quand ils recourent au "demi-terrain". "Nous sommes souvent traqués par les contrôleurs de la Société nationale d'assurances (SONAS) et de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK),ainsi que des agents de la Police spéciale de roulage (PSR) qui nous exigent un tas de documents pour nous soutirer de l'argent, même si nous sommes en ordre, se plaint un chauffeur de taxi-bus desservant la ligne de Matadi-Kibala - centre-ville. Et pour récupérer au plus vite l'argent dépensé, nous pratiquons le demi-terrain. Sinon, nous ne saurons même pas mobiliser les fonds à verser auprès de nos patrons".
Les conducteurs avancent aussi d'autres raisons qui le poussent à fractionner leur trajet traditionnel. Ils évoquent les embouteillages qui deviennent courants aux heures de pointe, surtout sur les grandes artères où ont démarré, depuis quelques mois, des travaux de réfection. Ainsi, pour ne pas perdre du temps et du carburant, ils ont trouvé des astuces pour renflouer les poches.
Ceux qui ne supportent pas les tracasseries, moins encore les embouteillages, sortent carrément leurs véhicules le soir, un peu comme des chauves-souris. A cette heure où les contrôleurs de la Sonas, de la Dgrk et les agents qualifiés sont pratiquement invisibles sur la route, les taximen s'attendent à œuvrer en toute quiétude et à gagner beaucoup plus d’argent.

Les piétons aux abois
Pour leur part, les piétons tâchent désormais d'être plus prudents pour ne pas connaître de mauvaises surprises. Contraints souvent de payer le double, voire le triple ou le quadruple de la course, ils veillent à sortir avec beaucoup plus d'argent qu'à l'accoutumée. Certains sont même prêts à mobiliser un taxi express à 20 dollars Us ou plus pour arriver rapidement à destination.
D'autres préfèrent carrément prendre la moto, souvent aux heures tardives. Ils déboursent 500 FC pour le tronçon Gare centrale - Kintambo ou Kintambo-Binza Pompage. Ils sont ainsi épargnés des embouteillages.
Quant aux moins nantis, faute de mieux, ils tâchent de quitter la maison très tôt, aux abords de 5 heures du matin. A ces heures-là, les transporteurs ont du mal à imposer à leurs clients un "demi-terrain". Bien au contraire, ils rôdent dans les arrêts… à la recherche des passagers. Yves Kalikat

VIVEMENT LE SPORT
Délégué du CIO-ACNOA
Mustapha Berraf : "les différentes étapes qui ont mené à la consécration de l'équipe dirigeante actuelle est le fruit de la confiance mutuelle des uns et des autres"

Chargé des résolutions des conflits et des relations avec les gouvernements, le premier-vice président de l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA), Mustapha Berraf, séjourne à Kinshasa depuis le samedi dernier. Au cours de ce second voyage en RDC en moins de trois semaines, l'Algérien Berraf est venu dénouer la crise récurrente qui a miné le Comité olympique congolais (COC) depuis plus de huit mois. Depuis le dernier week-end, cette crise appartient désormais au passé avec la mise en place, par voie référendaire, d'un nouveau comité exécutif du COC. A l'issue de cet exercice démocratique, Mustapha Berraf a accordé une interview exclusive à «Forum des AS».

Etes-vous satisfait de votre mission à Kinshasa. En quoi enne consistait-elle ?
La mission que j'ai effectuée m'a été confiée par l'ACNOA. J'étais chargé d'une mission sensible, la toute dernière de bons offices afin d'amener le COC vers une sortie de crise, une crise récurrente et qui a vu tous les acteurs de ce comité se perdre dans une multitude de complications internes au lieu de s'attaquer à aider les jeunes de la RDC à s'épanouir et à réussir des résultats à même d'honorer leur pays.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées dans votre mission ?
Les difficultés ont été nombreuses, particulièrement d'ordre humain. Une grande incompréhension des uns avec les autres, d'une part, et des velléités personnelles d'autre part. Je crois que grâce à la bonne volonté de tous, nous avons trouvé une solution. Du point de vue juridique, la résolution est juste, de même que du point de vue moral et sportif, tout est plus qu'équitable. J'estime personnellement que les différentes étapes qui ont mené à la consécration de l'équipe dirigeante actuelle ont été empreintes de serenité et d'une confiance mutuelle des uns et des autres membres élus. Sans cela, rien ne serait fait. La crise de confiance qui existait a été annihilée parce que nous sommes entrés en symbiose entre sportifs dans un langage franc et direct empreint de sincérité. Particulièrement, je suis très fier et honoré d'avoir participé à cette opération du renouveau du COC.

La crise au sein du COC est-elle définitivement close, il n'y aura plus d'interférence ?
Oui, la crise du COC est définitivement close. Le COC est maintenant engagé résolument vers la voie du progrès, de l'harmonie, de la modernité entre tous les acteurs du sport et aussi avec les pouvoirs publics, avec lesquels j'ai pu m'entretenir et au sein desquels j'ai relevé beaucoup de compréhension et d'intérêt pour le dénouement de la crise au sein du COC. J'estime sincèrement que le ministre de la Jeunesse et des Sports, Claude Nyamugabo, a fait preuve d'une attitude exemplaire dans la parfaite application de la Charte olympique. Je crois que cela a beaucoup contribué à la résolution de la crise. Mais, c'est aussi le haut degré de responsabilité des membres de l'assemblée générale qui a pesé sur la balance et a permis de relever le défi. Bref, il n'y a pas eu ingérence du politique comme ailleurs, dans certains pays africains.

Quelles sont vos impressions après les élections de samedi dernier ?
Honnêtement, les élections se sont déroulées dans un climat démocratique exceptionnel et dans des conditions extrêmement intéressantes. La grande satisfaction, a-t-il relevé, c'est l'élection de trois femmes au sein du comité exécutif. Ce qui est rare même dans certains comités nationaux olympiques de certains pays. Je profite pour rendre hommage à l'assemblée générale qui a su transcender leurs intérêts personnels pour assurer à cette institution sportive l'homogénéité en rapport avec les valeurs et idéaux olympiques dans le monde.
J'ai été mandaté, en ma qualité de premier vice-président de l'ACNOA, pour provoquer le dénouement de cette crise. Cela s'est fait dans la sérénité voulue et les standards internationaux du fonctionnement des comités nationaux olympiques (CNO) dans le monde. Le CIO et l'ACNOA sont particulièrement regardants sur les aspects liés à la liberté, à la démocratie et refusent toute ingérence dans la composition ou l'élection des organes dirigeants des CNO. Pascal LIKANA

En prévision du match RDC - Cameroun dames
LA CAF remplace la nigériane Hannah Bola par l'éthiopienne Beletsh Gebremarianne au poste de commissaire du match
Dans le cadre du premier tour du 17ème championnat d'Afrique de football féminin, la Division des compétitions de la CAF vient d'accéder au vœu de la Fécofa de changer le commissaire de match. De ce fait, la Nigériane Hannah Bola, initialement désignée commissaire du match entre les Léopards dames de la RDC et les Lionnes du Cameroun prévu le vendredi 21 mai 2010 au stade des Martyrs, a été changée. Désormais, c'est l'Ethiopienne Beletsh Gebremarian qui assumera la mission de commissaire du match.
En effet, la Fécofa, dans une correspondante de 12 mai dernier adressée au secrétaire général de la CAF, lui a fait comprendre que les Congolais ont dans leur mémoire, encore frais des incidents survenus à Abba Stadium dans le cadre du match retour Enyimba contre V. Club du dimanche 09 mai 2010.
Devant cet " argument-massue ", la CAF, par le biais de la directrice de la Division des compétitions, Mme Abla Hassan, a procédé au remplacement de la Nigériane par une Ethiopienne. Par ce geste, la Caf confirme le calvaire vécu par V. Club à Abba au Niger. Pascal LIKANA

NOS PARTENAIRES:
Fondation
SADISA BETO FSB/Asbl

La SONAS invite les automobilistes ayant abandonné leurs documents à régulariser leurs situations
(25/03/ 2010)
Lire le communiqué


Réalisation de l'equete devant établir le niveau de satisfaction de la clientele de la régideso
( 05/04/ 2010) Lire l'Avis de la REGIDESO


Avis : Fonds social de la RDC recrute un comptable pour la ville de Lubumbashi
( 09/04/2010)
Lire l'Avis de recrutement

SNEL : Communiqué de confirmation des créances extérieures et l’Appel à manifestation d’intérêt (12/04/2010) Lire le communiqué


BCECO :Avis sur le report de la date de remise des offres Lire l'avis


Avis : L'ONATRA procède à la mise à jour des données relatuves à sa dette extérieure Lire l'avis