BILLET
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire. José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila n’a aucun intérêt à voir son pays revenir sur la liste des Etats jugés peu recommandables.
José NAWEJ |
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A LA UNE
Le duel de ce jour constituant une épreuve pour la majorité au pouvoir et son patron
Quitte ou double pour
Joseph Kabila
* Le Gouvernement Muzito n’est ni d’union nationale, ni de cohabitation, mais issu d’une coalition où le Premier ministre est l’obligé du chef de l’Etat
*Par ailleurs, un observateur d’obédience nationaliste dénonce «l’acharnement contre le Premier ministre»
C’est ce mercredi 19 mai 2010, jour réservé au contrôle parlementaire à la chambre basse du Parlement congolais, que ce joue l’enjeu incarnant le vote de la motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement. Au delà d’une simple action déclenchée contre le chef du Gouvernement, en fait c’est le sort de la coalition au pouvoir qui sera au centre d’une initiative émanant de l’opposition qui se retrouve à son énième essai ou tentative politique contre attelage AMP-PALU-UDEMO.
Hormis des irrégularités constatées dans la collecte des signatures (au moins 125) pour la motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito à l’Assemblée nationale et dans la motion elle-même et qui meubleront sans nul doute, le débat avant l’entrée en matière, le duel se joue ce mercredi à la chambre basse.
Après avoir récolté les 126 signatures exigées par le règlement intérieur (sur fond d’irrégularités constatent les observateurs avertis), les députés nationaux devront se prononcer sur la motion portant la signature de leurs collègues Gilbert Kiakwama (GPCD), Emery Okundji (ODR) et François Muamba (MLC). Et ce, conformément aux dispositions du règlement intérieur régissant la chambre basse du Parlement.
Décortiquant l’enjeu même de l’épreuve de ce jour, bon nombre d’observateurs tirent la sonnette d’alarme. Car, au delà des apparences, somme toutes déjà suffisamment révélatrices de l’éternel duel majorité-opposition, c’est le coeur de toute une coalition qui sera au centre de l’enjeu.
L’enjeu de la motion contre muzito
Dans l’hypothèse où, au terme du vote à la chambre basse, le Premier ministre tomberait, c’est le régime issu de la Constitution de 2006 qui porterait un sacré coup. Car, font-ils remarquer, l’enjeu réel ne réside en la personne du Premier ministre Adolphe Muzito qui serait, comme par hasard, en concurrence avec le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila.
«Ce n’est pas du Chirac-Mitterrand ou du Mitterrand-Balladur, c’est-à-dire ni un Gouvernement d’union nationale, ni celui de cohabitation. Mais, il s’agit d’une coalition où Muzito est l’obligé de Kabila, le vrai patron de la majorité», nous confiait hier un observateur. A ce titre donc, fait-il observer, sanctionner Adolphe Muzito équivaudrait à sanctionner la majorité et in fine le Président. «Si la motion passe, l’Assemblée nationale aura, en fin de compte, désavoué le Président en désavouant sa majorité», conclut-il.
Les observateurs y vont sans mettre des gants. Si Kabila, expliquent-ils, ne veut plus de Muzito, il pourrait procéder de deux manières: soit il signe une ordonnance le démettant, soit il l’approche pour lui demander de rendre le tablier.
Or, pour le cas sous examen, l’initiative en soi est parlementaire et est dirigée, en réalité, contre le chef de l’Etat. Il s’agirait donc, en fait, de désavouer le chef de l’Etat à travers sa majorité.
En France par exemple, confient les observateurs, la majorité parlementaire UMP ne peut pas désavouer le Premier ministre François Fillon pour faire plaisir aux socialistes qui constituent l’équivalant de l’opposition en RDC.
Vu sous cet angle, la chute de Muzito ouvrira la voie à toute une crise politique parce que la majorité aura désavoué son maître comme dit plus haut. Il faudra, dès lors, trouver une autre majorité au travers des élections. Car, rappellent les observateurs, «on ne peut pas désavouer Muzito sans désavouer le patron de la majorité, coalition oblige».
Et, ajoute-t-on, «on n’est pas en 1960 où, au terme de la loi fondamentale, Lumumba était le chef du Gouvernement et le président Kasa-Vubu devait régner sans gouverner conformément au régime parlementaire. Plutôt, en plein régime semi-présidentiel tel un serpent à deux têtes».
QUITTE OU DOUBLE
POUR LA MAJORITE
Au-delà des apparences, l’enjeu du jour est avant tout un test grandeur nature initiée par l’opposition contre la majorité. Au cas où, ce jour à l’Assemblée nationale, le Premier ministre tombait, les opposants ne se réjouiraient pas d’avoir fait tomber un homme ou un Gouvernement, mais d’avoir finalement réussi à ébranler la majorité pour ne pas dire, le camp de Joseph Kabila à un an des élections théoriquement prévues en 2011. Et ce, après moult essais s’étant tous soldés par une solidarité sans faille.
C’est donc, au bout du compte, un quitte ou double pour la majorité et son chef. Les députés de la coalition AMP-PALU-UDEMO ont, de ce fait, concluent les observateurs avertis, une lourde responsabilité et ce, à l’approche de nouvelles échéances électorales. De l’issue du vote dépendra la suite des événements. FDA
ENJEUX DE L'HEURE
Résultat du sondage «les points»
Maj Kisimba à la tête du top 10 des ministres de Muzito II
Commentaire
des enquêtes
Vendredi 19 février-mercredi 19 mai 2010. Le Gouvernement dit Muzito II gouvernement totalise 100 jours. C'est devenu une tradition mondiale que de faire à cette occasion une évaluation des performances d'un Gouvernement à cette échéance. L'institut des sondages " LES POINTS " en tant que miroir et reflet de l'opinion, n'a pas dérogé à sa tradition et a décidé d'interroger la population Kinoise sur ce qu'elle pense du Gouvernement et de son action.
Une première constatation apparait de prime abord au terme de cette enquête : la plupart des sondés font une fixation sur le social de la population et en font le principal critère sur le jugement qu'ils portent sur le gouvernement Muzito II. Tous reconnaissent la précarité de la situation sociale actuelle, mais reconnaissent néanmoins un certain effort du gouvernement à y faire face.
Ainsi, pour 38% des enquêtes, le bilan du Gouvernement Muzito II est globalement négatif. Certains parmi eux lui accordent cependant des circonstances atténuantes et se disent conscients des contraintes liées à l'atteinte du point d'achèvement qui asphyxie l'action gouvernementale.
Par contre, 16% des personnes sondées affirment que 100 jours ne constituent pas une période assez suffisante pour juger de l'action d'un Gouvernement dans un contexte de crise comme celui que traverse actuellement la RDC. Ils réservent donc leur jugement.
41% des Kinois pensent, de leur côté, que le bilan des 100 jours du Gouvernement Muzito II est globalement positif et ne peut être évalué sur le seul plan social. Ils mettent à l'avant-plan la maîtrise du cadre macro-économique, la gestion saine des finances publiques, la stabilité de la monnaie, l'amélioration progressive du climat des affaires, le rétablissement en cours d'un climat de stabilité et de sécurité sur l'ensemble du territoire national.
Dans le Top Ten des ministres qui ont marqué les 100 jours du Gouvernement Muzito II, on retrouve quelques noms habituels et certains nouveaux venus. C'est le cas de Maj Kisimba qui garde le maillot jaune du Gouvernement avec une moyenne de 14%. Selon les enquêtes, c'est le ministre qui a le plus de visibilité grâce à ses initiatives novatrices à la tête du portefeuille des Affaires foncières, notamment ses efforts en matière de vulgarisation du code foncier et de réduction des conflits liés aux contestations foncières devant les cours et tribunaux. Sa dernière initiative de doter la RDC d'un cadastre agricole est aussi pour beaucoup dans l'appréciation des sondés.
En seconde position, on retrouve Raymond Tshibanda avec une moyenne de 12%. Le Ministre de la coopération continue à bénéficier de son aura grâce à son rôle crucial dans la coopération de proximité qui a permis à la RDC de renouer des relations amicales avec ses voisins, et de retrouver sa place dans les organisations de coopération régionales comme la S ADC et la CEEAC. Parmi les nouveaux venus, le Ministre des Finances Matata Ponyo Mapon fait une entrée remarquée. Ses mesures énergiques vis-à-vis des régies financières, dans le sens de la maximisation des recettes publiques et sa rigueur apparente contre les hauts fonctionnaires des structures financières du pays l'ont fait directement exposé à l'attention de l'opinion.
Une autre personnalité qui monte, c'est le Ministre des Sports Claude Nyamugabo qui s'est attiré les faveurs du public depuis sa nomination à la tête de ce Ministère. Ses fréquentes apparitions au stade et ses initiatives pour la promotion du sport national n'ont pas échappé à l'attention des sportifs et de la population kinoise. Les Kinois le gratifient d'une côte de 8%. Sondage Les Points
LIBRE OPINION
Quand un nationaliste congolais s’insurge contre
la diabolisation du premier ministre
Non à l’acharnement contre Adolphe Muzito
Face à la campagne de déstabilisation et de dénigrement tous azimuts menée contre Adolphe Muzito, des voix commencent à s’élever dans le bloc progressiste. Sentant le remake d’un coup fourré des forces réactionnaires -les mêmes qui avaient diabolisé Lumumba, Gizenga et Kabila père et fils-, le secrétaire général du Forum civique congolais a pris sa plume pour dénoncer cette énième manoeuvres contre le camp nationaliste. Voici l’intégralité du texte.
Le 28 avril 2010, le Premier ministre Adolphe Muzito terminait sa réponse aux préoccupations des députés par cette phrase laconique : "Vos suggestions constructives ne sont pas tombées dans les oreilles d'un sourd. De même, je réitère le vœu que, sous l'impulsion du chef de l'Etat, toute la classe politique travaille, la main dans la main et dans un dialogue franc, pour le développement de notre pays et le mieux-être du peuple congolais."
Cette réponse claire et courageuse du Premier ministre ne satisfait néanmoins pas le député Bussa, qui se lance alors dans une diatribe inattendue, inappropriée et indigne, centrée sur le soi-disant enrichissement illicite d'Adolphe Muzito.
Abusant de sa position de député, de son immunité parlementaire, de son droit à la parole, il porte son attaque contre la personne d'Adolphe Muzito et non du Premier ministre. Son accusation, non vérifiée, se base sur des rumeurs de bas étage.
De nombreux Congolais, parmi lesquels des
parlementaires (y compris certains de l'opposition), des analystes politiques et des journalistes, sont choqués par cet acharnement de haine contre un homme. Ils s'étonnent qu'une " auguste Assemblée " devienne une simple tribune pour rendre publiques des rumeurs de bas
étage et régler des comptes personnels. Pourtant, le règlement d'ordre intérieur de cette Chambre parlementaire, en son article 156, stipule que " la question orale ou écrite ne peut contenir des attaques ou imputations personnelles, des injures ou des propos malveillants à l'égard des personnes questionnées... ".
C'est de cette manière que l'on peut affirmer que le député Bussa a affiché un comportement indigne, une attitude qui n'est rien d'autre que de la dérive. A la question orale du député Bussa, le Premier ministre a apporté une réponse technique.
Dans une question orale, l'on cherche normalement une information. Or, le but avéré du député MLC était d'aboutir à une motion de censure. L'auteur de la question orale a donc débordé de l'objet du jour pour chercher autre chose. De l'avis général, cette attitude est extrêmement dangereuse, car elle débouche sur une dérive susceptible de porter un coup dur à la bonne marche du processus de démocratisation et à l'honnêteté intellectuelle. Cette sale affaire n'étonne point. Elle ne constitue qu'une énième épisode de la lutte féroce et injuste que les forces réactionnaires ont toujours menée contre les forces progressistes. En effet, chaque fois que les nationalistes arrivent au pouvoir et appliquent une politique salutaire pour notre peuple, l'ennemi a toujours cherché à les abattre par tous les moyens.
Aux premiers jours de l'indépendance, Patrice Lumumba a été accusé de vouloir introduire le communisme au Congo, alors qu'il n'en était rien, ainsi que l'avoueront plus tard eux-mêmes ses accusateurs congolais et étrangers. Le héros national fut éliminé politiquement et physiquement.
A Stanleyille en 1961, son héritier spirituel Antoine Gizenga a essuyé les mêmes tirs réactionnaires ; il fut arrêté et réduit au silence. En 2006, quand il s'est présenté à l'élection présidentielle, on l'a accusé d'avoir payé la caution de 50.000 dollars avec l'argent qui serait venu du président Joseph Kabila, alors que tout le monde sait que ce sont les militants du Palu qui ont cotisé à cet effet.
En mai 1997, quand le grand combattant Laurent-Désiré Kabila chassa la dictature trentenaire et obsolète du maréchal Mobutu, il fut accusé d'avoir vendu le Congo au Rwanda, alors qu'un an plus tard, il fut le premier à dénoncer ce pays et à rompre ses relations avec lui. Son successeur de même, Joseph Kabila, fut accusé de ce mal, mais l'on sait qu'il ne renoua avec ce pays que dans l'intérêt d'une coexistence pacifique avec tous les voisins.
Aujourd'hui, c'est le tour d'Adolphe Muzito d'être la cible de certains néo-mobutistes. Il est accusé de s'être enrichi illicitement, alors que les gens de bonne foi savent bien que cet homme ne possède que le fruit d'un travail titanesque qu'il a lui-même abattu, un fruit qui ne germe pas avec sa fonction actuelle, mais qui puise sa substance dès le début des années 1990 quand, économiste et gestionnaire de talent, il comprit que le Congolais ne peut mieux vivre qu'en se mettant au travail. Ministre et Premier ministre, il n'a cessé d'inviter ses compatriotes à cette vertu cardinale qu'est le travail. Au fil des années, par son travail, il a acquis certains biens que l'on sait et que Bussa, avec mauvaise foi, tente d'amplifier l'importance et d'expliquer l'origine sur le seul fait qu'il occupe la Primature.
Il est vrai que Premier ministre, Adolphe Muzito, comme tous ses précédents, jouit.de dotations spéciales qui ont été votées au Parlement. Comme tout chef du gouvernement, la République a voulu que ses émoluments n'équivalent pas à ceux d'autres citoyens, pour le mettre précisément à l'abri d'une quelconque idée d'un enrichissement irrégulier. Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de rage, disent bien les Français.
Quand Bussa porta ses fameuses accusations, l'on s'attendait à ce que le Parti lumumbiste unifié réagisse immédiatement, mais ce parti est connu pour sa sérénité dans toute sa pensée, toutes ses actions et toutes ses réactions. Il met le temps qu'il faut, afin d'apparaître sous un jour dépouillé de toute passion.
Cela ne veut pas dire qu'il n'a rien à dire. Au contraire, dans le cas d'espèce, il considère extrêmement graves les accusations tendancieuses portées contre l'un de ses brillants cadres. Aussi, réagit-il vigoureusement contre l'attitude malhonnête du député Bussa qui n'a pour but que de discréditer le chef du gouvernement congolais. Joseph Kapala Luwang secrétaire général
du Forum civique congolais
NATION
Réagissant à l'éjection de la Société civile de la CENI
Ntantu Mey : " Le chef de l'Etat ne doit pas pénaliser les forces vives à cause de la Socico "
La loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), votée dernièrement à l'Assemblée nationale, continue de soulever les montagnes. Des réactions fusent de partout du fait que la chambre basse a écarté la société civile au sein de cette structure d'appui à la démocratie.
Soucieuse d'une société véritablement démocratique, Jean-Marie Ntantu Mey, promoteur du Comité de concertation de la société civile, estime que la RDC ne doit pas avoir une CENI partisane où s'affronteraient deux forces en présence, à savoir la Majorité et l'opposition. Voilà pourquoi, il invite le chef de l'Etat à ne pas pénaliser les forces vives à cause d'une de ses structures qu'est la SOCICO.
Si les députés sont opposés à la composante Société civile, explique Jean-Marie Ntantu Mey, c'est parce que l'Opinion réduit à tord l'ensemble de cette structure à une de ses plateformes qu'est la Socico. Celle-ci s'étant déjà fait membre de l'Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP), poursuit-il, a poussé les députés à trouver incorrect de lui confier encore un quota en dehors de la Majorité. "Mais l'on doit savoir qu'à côté de la Socico, existent d'autres organisations structurées’’. C'est le cas du Comité de concertation de la société civile dont il est lui-même promoteur, le Secrétariat technique de la société civile du Dr Matusila et Me Mwila ainsi que la Confédération nationale des ONG du Congo de Kombo.
Les quatre formations, poursuit-il, avaient délégué des représentants de la société civile au Dialogue inter congolais de Sun City en Afrique du Sud. A côté de toutes ces structures, il y a encore d'autres organisations des forces vives, clame Ntantu Mey.
Jean-Marie estime que c'est une ineptie que les députés exigent de la société civile des textes statutaires pour faire partie de la CENI. Car l'on sait que la société civile est le Tiers état.
" Dans tous les forums internationaux, explique-t-il, pour parler de la population l'on exige toujours trois composantes, à savoir les institutions étatiques, les institutions privées et la société civile. C'est sur ce principe que s'est fondé le Sénat. Voilà pourquoi le chef de l'Etat a intérêt à n'avoir pas une CENI partisane où s'affronteraient deux forces en présence que sont la Majorité et l'Opposition ".
Ce qui est vrai, est que le Président qui doit promulguer cette loi ne doit pas chercher à condamner la société civile à cause des erreurs de quelques éléments de la Société civile.
" Ce qui est encore étonnant, c'est le fait que dans certaines lois déjà votées au Parlement, les députés ont pris en compte la société civile. Et pourquoi cela devient un problème pour la Ceni ? ", s'interroge Jean-Marie Ntantu Mey. Dorian KISIMBA
Coopération bilatérale : le Japon mobilise 94 millions de dollars pour la RDC
Les gouvernements congolais et japonais ont signé, hier mardi 18 mai, un accord d'entraide s'élevant à 94 millions de dollars.
Selon le représentant de l'ambassadeur du Japon, ce geste s'inscrit dans le cadre de la reconstruction et du développement en République démocratique du Congo. Quatre secteurs sont concernés : la santé, l'eau, la sécurité humaine et l'environnement.
Ce financement recouvre des projets d'équipement des cliniques universitaires de Kinshasa, la réhabilitation et la modernisation de l'avenue Poids-Lourds et l'extension de l'usine de traitements d'eau de Ngaliema.
Selon José Endundo Bononge, ministre de l'Environnement 10 millions de dollars seront mobilisés dans le cadre du programme de présentation des forêts : " Cette somme, explique-t-il, permettra de mieux contrôler la gestion forestière de notre pays à travers des observations et des images satellitaires. Il faudra aussi renforcer les structures provinciales en termes d'équipements. "
Le premier volet sera doté de 5 millions de dollars, et le second d'à peu près 3 millions. Un troisième aspect concerne le renforcement des capacités du ministère pour assurer un meilleur contrôle de l'exploitation forestière. " Le Japon est le premier contributeur financier dans le système des changements climatiques, " a souligné José Endundo Bononge. RO/FDA
Les assureurs africains du commerce en Assemblée générale à Kinshasa
Les travaux de la 10ème Assemblée générale annuelle des Agences d'assurance du commerce en Afrique (ACA) ont débuté hier mardi 18 mai à Kinshasa. Les assises sont axées sur l'impact du risque dans les échanges commerciaux et les investissements en Afrique. Cette table ronde vise la promotion du commerce et des investissements dans le continent africain.
L'agenda des assises prévoit l'étude de différents risques qui freinent la croissance économique en Afrique. "Ces risques sont notamment d'ordre politique, sécuritaire et monétaire", ont révélé les participants à l'ouverture des travaux.
Pendant la table ronde de deux jours, ces risques seront examinés et comparés afin de mieux les gérer. L'objectif est d'aider les investisseurs africains à œuvrer dans un secteur assaini.
"En organisant cette Assemblée générale, la RDC désire confirmer son effort à la stabilité de son cadre macro-économique et affirmer sa volonté d'attirer un plus grand nombre d'investisseurs", a affirmé le vice premier-ministre congolais en charge des Postes, Téléphones et Télécommunications Simon Bulupi.
Les responsables gouvernementaux africains en charge du secteur du commerce et de l'industrie, des opérateurs économiques et autres partenaires intéressés par les investissements participent à cette Assemblée générale. RO/FDA
Affaires Foncières
Un conseil français en performance opérationnelle pour le renforcement de l'administration de l'Etat
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, et son collègue de l'Urbanisme et Habitat, César Lubamba Ngimbi, ont accueilli, mardi, l'expertise de la firme française " Nomia " Conseil en performance opérationnelle conduite par M. Olivier Kamitatu, ministre du Plan.
La présence de cette firme en terre congolaise, a dit Olivier Kamitatu, au cours de cette rencontre qui s'est tenue dans la salle des réunions du cabinet des Affaires foncières, s'inscrit dans le cadre du renforcement des capacités de l'administration de deux ministères, considérés comme secteurs clés, et par où doit passer le développement d'un Etat.
Pour le ministre du Plan, les Affaires foncières, l'Urbanisme et habitat, constituent une priorité de son programme pour l'amélioration du climat des affaires. C'est l'amélioration et la rationalisation des services de ces deux ministères qui doivent attirer les investisseurs en République démocratique du Congo (RDC), a-t-il indiqué. ‘’ Il était temps d'identifier les besoins des services de ces secteurs pour leur sécurisation afin de livrer aux assujettis de services de qualité’’, a poursuivi Olivier Kamitatu.
Après avoir suivi sur une image projetée dans la salle les différents projets et réalisations de " Nomia ", suivis des explications de son Président Directeur général, notamment en matière informatique, les experts de cette firme visiteront les services des circonscriptions foncières de la Lukunga et du Mont-Amba ainsi que d'autres services de l'Urbanisme et habitat pour palper du doigt de leur fonctionnement avant l'identification proprement dite de leurs besoins.
Les ministres des Affaires foncières et son collègue de l'Urbanisme et Habitat en réunion d'évaluation
Par ailleurs, les ministres des Affaires foncières et de l'Urbanisme et habitat se sont retrouvés en réunion interministérielle pour évaluer le travail déjà abattu par la commission mixte sur les urgences assignées aux deux ministères.
Il s'agit, notamment, de l'identification des maisons appartenant à l'Etat, la campagne pour les répertorier et les identifier, ainsi qu’inventorier les constructions érigées sur les emprises qui freinent l'avancement des travaux de la reconstruction nationale. FDA
INFOS INFOS
De l'eau potable partout pour le bonheur de chacun
Le ministre de l'Energie relance les activités du comité de suivi des programmes PEASU et PEMU
Le ministre de l'Energie a eu hier une séance de travail avec le comité consultatif de suivi des programmes du secteur de l'eau géré par la Régideso à travers la cellule d'exécution des projets - Eau (CEO -O). Il s'agit du programme PEMU (projet d'Alimentation en eau potable en milieu urbain) financé par la Banque mondiale et le projet eau et assainissement en milieu semi-urbain (PEASU) qui concerne 3 villes dont Tshikapa, Kasangulu et Lisala financé par la Banque africaine de développement (BAD).
Le ministre Gilbert Tshiongo a tenu à relancer les activités du comité de pilotage de ces deux projets afin d'atteindre les objectifs poursuivi, " De l'eau potable partout, bonheur pour chacun". Pour le Coordonateur de la cellule d'exécution de projet Eau, J.L. Bongungu, PEASU et PEMU offrent des perspectives d'amélioration à court terme de fort impact par rapport à la situation de la population globale du pays estimée à 62,7 millions en 2007, en matière d'atteinte des OMD, soit directement pour le septième d'entre eux qui vise la réduction de moitié, d'ici 2015, du pourcentage de personnes ne bénéficiant pas d'un accès durable à une eau potable de bonne qualité ni à des installations sanitaires de base.
Selon lui, le PEMU vise notamment à améliorer la gestion du sous-secteur urbain, en particulier par l'amélioration des rendements et des performances opérationnelles, redresser la situation financière de la Regideso afin d'assurer sa viabilité financière et aussi réduire le déficit de l'alimentation en eau potable en milieu urbain et améliorer l'accès à l'eau potable dans les zones défavorisées des centres urbains.
Le coordonnateur de la CEP-O a fait savoir que le défi pour la mise en œuvre du PAMU est d'accélérer la mise en œuvre et partant la capacité d'absorption des ressources du Don moyennant la maîtrise du Plan de passation des marchés.
J.L. Bongungu a, en outre, fait savoir que le projet PEASU a comme objectif d'assurer un service d'alimentation en eau potable et d'assainissement avec pour résultats à moyen terme notamment l'amélioration du taux d'accès à l'eau potable et aux services d'assainissement adéquat et diminution du taux de prévalence des maladies d'origine hydrique et du taux de mortalité infantile. Et de poursuivre, les résultats attendus de PEASU à l'horizon 2011 sont environ 1,5 million de personnes supplémentaires ont accès à l'eau potable dans les trois centres Regideso, faisant passer le taux d'accès moyen à l'eau potable de 22% à 27%, soit une augmentation de 5 pourcent pour l'ensemble de la population du pays.
A ce sujet, a-t-il fait savoir, le gouvernement de la République a une stratégie qui vise à la fois l'augmentation de la production d'eau potable pour tous les centres, l'amélioration de la maintenance et de l'entretien des équipements ainsi que la remise à niveau, le renforcement et l'optimisation des infrastructures de production et des réseaux d'eau. Mathy MUSAU
Les opérations de " bec de lièvre " démarrent jeudi à Kinshasa
Un groupe de médecins sud-africains arrivés lundi dans la capitale congolaise et d'autres médecins congolais vont procéder, ce jeudi, aux opérations chirurgicales gratuites de fentes palatines et labiales, malformations buccales communément appelées " bec de lièvre " à la clinique Ngaliema.
Au préalable, ont contre ces médecins à la radio onusienne Okapi, les malades seront consultés et évalués dans cette première étape du processus qui devra aboutir aux interventions chirurgicales de plus de 220 personnes dont les enfants et des adultes de Kinshasa et de la périphérie. Ces malades vont être opérés et internés gratuitement.
En prévision de cette opération, l'équipe médicale en séjour à Kinshasa invite les personnes atteintes par ces pathologies à se faire enregistrer à la clinique Ngaliema. Cette année, les soins des fentes palatines et labiales seront prodigués du 21 au 30 mai.
217 interventions
en 2009
La même équipe médicale a séjourné à Kinshasa l'année dernière pendant la même période pour la même raison. 217 personnes avaient alors subi des interventions chirurgicales gratuites des fentes labiales et palatines sur les 555 patients examinés.
Cette initiative a pour but de réduire l'ampleur de ces pathologies en RDC et donner un nouveau sourire aux enfants congolais qui présentent des déformations buccales.Ghetti FELO
Correspondance particulière
CONGO PROFOND
Sud-Kivu : les militaires et les groupes armés font main basse sur les minerais
Les hommes en armes se sont appropriés de nombreux carrés miniers du Sud-Kivu où ils rançonnent les creuseurs artisanaux et entretiennent l'insécurité. Les minerais extraits sont considérés comme des "produits du sang", car ils servent souvent à acheter des armes.
Peu à peu les creuseurs artisanaux des minerais du Sud-Kivu s'organisent en coopératives "pour réduire l'insécurité et les tracasseries dont nous sommes l'objet de la part des hommes en armes", déclare Jean Pierre Balagizi, leur porte parole.
En effet, explique Jean Claude Meya, de la Société civile du Sud-Kivu, "dans les mines, les hommes armés exigent des creuseurs un pourcentage sur chaque quantité de minerais extraite et le contrôle est sévère. Cela leur permet de moins dépendre financièrement du soutien extérieur parce qu'ils contrôlent des ressources locales."
Selon Serge Mulenda, le porte-parole des habitants d'Uvira et Fizi qui s'expliquaient aux Journées minières organisées fin janvier 2010 à Bukavu, "les FARDC (Forces armées de la RDC) sont maîtres de certains carrés miniers d'or, de cassitérite, de coltan, de cadmium et de diamant à Fizi et à Misisi."
"D'autres, mines sont sous la houlette des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et des Maï-Maï", ajoute Pablo Muke, membre de la Coalition pour la justice transitionnelle. "Dans la mine d'or de Mukungwe, surnommée Maroc, il existe un puits baptisé 10e Région militaire parce qu'appartenant aux Forces armées de la RDC affectées sur les lieux pour la sécurité", fustige-t-il.
"Avant la traque des FDLR, en juillet 2009, ceux-ci occupaient près 40 % des gisements miniers stratégiques de la province", explique le Colonel Delphin Kahimbi, commandant des opérations Amani Leo.
Mais, selon les associations qui accompagnent les creuseurs dans leur démarche de regroupement en coopératives, "les autres groupes armés et les FARDC se sont appropriés des carrés miniers", déclare Tibère Kajemba, directeur de l'Observatoire gouvernance et paix.
Un rapport des experts des Nations Unies de novembre 2009 qualifie de "produits du sang" les minerais du Sud-Kivu parce qu'ils entretiennent l'insécurité et le trafic d'armes, ce qui a amené des sociétés européennes à en suspendre l'achat.
Remettre de l'ordre
En se regroupant, les creuseurs tentent d'échapper aux taxes illicites auxquelles ils ne coupent pas individuellement. Ce que n'apprécient guère les hommes en armes. "Ceux nouvellement affiliés à la Coopérative des creuseurs artisanaux des minerais bruts de Kalehe (COOCAMBKA) sont pourchassés et leurs biens sont souvent ravis par les chefs des groupes armés et même par des chefs coutumiers", dénonce Balthazar.
"A certains endroits, précise un creuseur de la mine de cassitérite de Nyabibwe à Kalehe, à plus de 100 km au nord de Bukavu, les creuseurs travaillent deux jours pour eux-mêmes la semaine, deux jours pour les militaires et un jour pour les chefs de la colline où est située la mine".
Pour sortir les artisans de la clandestinité et améliorer leur sécurité, les différents intervenants sur ces questions minières proposent plusieurs solutions. Jean-Pierre Balagizi estime qu'il faudrait "initier des projets communautaires qui permettraient d'atténuer l'abandon de l'agriculture au profit de la ruée vers l'or, diminuer le taux de déperdition scolaire, les conflits fonciers et la propagation du Vih/sida dans les zones minières."
D'autre part, demande Cyprien Birhingingwa, président de la Société civile, il est indispensable de "renforcer la sécurité des biens et celles des personnes vivant dans les villages avoisinants les mines par la responsabilisation de la police minière, comme c'est le cas au Katanga." Le code minier le prévoit, mais il n'est pas respecté. Syfia Grands lacs/RD Congo
Kalemie : un conflit de compétence empêche la vaccination des poules
Les éleveurs de poule à Kalemie devront encore patienter avant de voir vacciner leurs poules. Le service vétérinaire a stoppé la campagne initiée par l'ONG Human Dignity in the World (HDW).
Ce service refuse de reconnaître à un autre service, celui de la quarantaine animale, la compétence de superviser la vaccination.
L'action devait initialement débuter lundi 17 mai sur toute l'étendue de la ville. Le médecin vétérinaire du district, Kaut Mutomb, explique: " Le service de la quarantaine est à la frontière, et la cellule de la production et de la santé animales gère la situation au niveau du district et du territoire. Il faut simplement que les uns et les autres puissent respecter la loi."
Pour sa part, l'ONG HDW souhaite que les services concernés puissent rapidement harmoniser leurs vues.
Cette campagne de vaccination sera d’ores et déjà écourtée à cause de cet incident et ramenée de quatre à trois semaines. L'inspection de l'agriculture, pêche et élevage s'est aussi saisie du dossier. RO/FDA.
Nord Kivu : les conflits fonciers menacent la stabilité de la région
A Masisi, à l'Est de la RD Congo, de plus en plus de villageois sont expropriés par de riches propriétaires terriens et poussés à l'exode vers Goma. La situation risque de s'aggraver, avec le retour annoncé de milliers de Congolais réfugiés au Rwanda. Certains s'inquiètent pour la stabilité dans la région.
Fuir ou défendre ses droits est devenu le quotidien des villageois de Masisi, dans le Nord Kivu, à l'Est de la RD Congo, face aux riches propriétaires terriens qui, munis de certificats d'enregistrement, ont parfois recours à la violence pour récupérer des terres.
Depuis le retour des déplacés de guerre en septembre 2009, les conflits fonciers se multiplient dans la région. Pour la seule localité de Kitshanga, à 100 km au nord-ouest de Goma, le bureau des Nations unies pour l'Habitat (UN Habitat) en a enregistré 350. En cas de résistance, les militaires en position dans le secteur sont appelés à la rescousse pour faire déguerpir les habitants. "Ils m'ont d'abord battu, les yeux bandés, ensuite ils m'ont ligoté, avant de me jeter dans un cachot souterrain à Mushaki [Ndlr : à 40 km à l'ouest de Goma]", témoigne Sengihuva Mugabo, un habitant de Masisi-centre. "Ils espéraient m'intimider et me forcer à abandonner mon champ", ajoute-t-il.
Les militaires jugent leur implication dans des affaires civiles nécessaire et répondre au besoin du maintien de l'ordre. "L'autorité de l'Etat n'est pas encore rétablie à Masisi", déclare un major qui précise qu'en l'absence de policiers en nombre suffisant, les militaires sont chargés de faire respecter la loi.
La loi du plus fort
Les conflits résultent de l'ambiguïté du régime foncier fixé par la loi de 1973 qui prévoit la cohabitation de deux systèmes, l'un basé sur des principes juridiques, l'autre sur des pratiques coutumières ancestrales. D'une part, le Mwami, chef coutumier, est garant des terres communautaires, qu'il est autorisé à redistribuer aux populations. De l'autre, la loi accorde tous les pouvoirs à l'autorité administrative qui peut confisquer le sol et le sous-sol, propriétés de l'Etat. De cette confusion, naissent des tensions sociales entre des individus et des communautés qui partagent le même espace : un groupe minoritaire composé de riches propriétaires terriens, un autre qui réunit de puissants éleveurs et la grande majorité formée de paysans pauvres.
"Le régime des circonscriptions foncières créées pendant la rébellion est le principal mal qui ronge Masisi", déclare le Mwami Bashali, l'un des quatre chefs coutumiers coptés pour siéger à l'Assemblée provinciale du Nord Kivu. Une circonscription foncière accorde la possibilité à toute personne d'obtenir un titre foncier. Une mesure contestée par les chefs coutumiers qui entendent défendre "leurs terres ancestrales".
Stabilité de la région menacée
Avec la multiplication des expropriations, la région de Masisi, autrefois appelée la petite Suisse et connue pour sa richesse en viande et produits laitiers, vit aujourd'hui dans la crainte d'une rébellion et de nouveaux conflits armés. Avec peu de terres habitables et cultivables, la situation risque d'empirer avec le rapatriement prévu de plus de 50.000 Congolais réfugiés au Rwanda.
Le long de l'axe Goma-Masisi, des paysans expropriés dressent des cases de fortune qui hébergent des familles entières, sans électricité et sans eau potable, dans l'attente d'un exode vers Goma. Exode qui fait craindre une poussée démographique dans une ville qui manque déjà cruellement d'infrastructures sociales et sanitaires de base.
Pour les organisations de défense des droits de l'homme, les conflits fonciers à Masisi sont une véritable bombe à retardement et exigent des responsables politiques des mesures urgentes, car la sécurité et la stabilité dans la région sont menacées. Syfia Grands Lacs/RDC
VIVEMENT LE SPORT
Championnat national
V. Club en danger cet après-midi devant Elima au stade Lumumba de Matadi
Après une interruption indépendante des organisateurs, le championnat national reprend ses droits à partir de cet après-midi avec le duel entre l'As V. Club de Kinshasa qui joue en déplacement contre Elima de Matadi. Le match retour de la 15ème édition du championnat national entre le premier du groupe, Elima et son poursuivant immédiat V.Club, se dispute donc cet après-midi au stade Lumumba de Matadi, au Bas-Congo.
Invaincu à la phase aller du championnat en cours, Elima de Matadi doit prouver ce jour, surtout qu'il évolue à domicile que son parcours exceptionnel de la phase aller n'était pas un fait du hasard. Devant son public, avec l'appui de toute la province, le Tout capable Elima tient à battre V. Club et conserver son leadership à la tête du groupe.
De son côté, l'AS V. Club, distancé à un seul point du leader Elima, a deux objectifs cet après-midi. D'abord, venger sa défaite surprenante au stade des Martyrs, à la manche aller, où le club kinois a été battu par un but à trois. Ensuite, gagner la victoire pour positionner à la tête du classement.
Cependant, eu égard à la forme des deux clubs, le duel de cet après-midi sera âprement disputé. V. Club au palmarès plus élogieux que son adversaire, reste, malgré lui, un challenger. De l'autre côté, la formation d’Elima de Matadi, qui n'a pas de référence au niveau national réfuse de laisser passer sa chance de se faire un nom dans les annales du football national.
Plus que jamais, Elima de Matadi soutenu par toute une province rêve d'un titre national, à défaut une place confortable à la fin du marathon afin de voir la réalité d'une compétition africaine interclubs en 2011.
Pour le match aller de ce mercredi, l'As V. Club, selon des sources proches du club, s'envole seulement ce matin pour la ville portuaire de Matadi dans la province du Bas-Congo, à quelques heures du coup d'envoi. C'est leur stratégie et il n'y aura aucune raison d'avancer l'argument fatigue en cas d'un résultat négatif. Pascal LIKANA
Mondial : l'Afrique du sud écarte prostituées, mendiants et enfants des rues
L'Afrique du Sud a vidé ses carrefours des prostituées, mendiants et enfants des rues, en un grand nettoyage avant le Mondial-2010 visant, selon des associations, à dissimuler les populations qui dérangent.
"Les gens sont retirés de la rue et envoyés dans des refuges, mais ce sont des camps de concentration", tonne Warren Whitfield de l'Addiction Action Campaign, une organisation spécialisée dans l'aide aux toxicomanes.
"C'est une violation de notre droit constitutionnel", affirme-t-il, accusant son pays d'attenter "aux droits de l'Homme pour préparer cet événement mondial".
A Durban (sud-est), où aura lieu une demi-finale, le front de mer est inhabituellement calme. Depuis la rénovation de la promenade (pour environ 20 millions d'euros), les clochards et vendeurs à la sauvette se sont envolés.
Quant aux 400 enfants qui survivent d'ordinaire dans les rues de la ville, ils ont été en majorité transportés par la police dans un foyer en périphérie, selon plusieurs associations. "Ils nous ont dit de retourner d'où nous venons. Ils disent que Durban est sale à cause de nous", a témoigné un jeune de 13 ans au journal The Times.
Le quartier malfamé des docks, près du plus grand port du continent, a également dit adieu à ses prostituées, remplacées par des commerces de luxe et des appartements de standing.
Les autres villes-hôtes ne sont pas en reste. Au cours des deux derniers mois, Johannesburg s'est vidé des aveugles zimbabwéens et des mères avec enfant qui mendiaient aux principales intersections de la ville.
"Leur présence viole les règlements municipaux et nous les arrêtons (...) C'est un exercice de police classique, que nous avons intensifié en vue du Mondial", reconnaît Edna Mamonyane, porte-parole de la police municipale. "Dans la plupart des cas, les femmes avec enfants ou les handicapés sont envoyés dans des centres sociaux", ajoute-t-elle. "Seules les prostituées nous donnent vraiment du fil à retordre. Nous les arrêtons chaque jour de nouveau".
La prostitution est illégale en Afrique du Sud. Pour des raisons de santé publique, plusieurs groupes de pression plaident pour sa décriminalisation pendant le Mondial, du 11 juin au 11 juillet. Mais devant l'opposition farouche d'associations familiales et religieuses, les autorités ont opté pour une approche à la dure. Dès septembre, la ville du Cap (sud-ouest) a ainsi mis en place une "Brigade du vice".
Cela n'empêchera pas les péripatéticiennes d'offrir leurs services aux fans de foot, souligne la Cellule d'action pour l'éducation et la défense des travailleurs sexuels (Sweat), basée au Cap. "Nous pensons plutôt voir une augmentation de l'activité des travailleurs sexuels pendant la Coupe du monde", relève l'organisation. AFP
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