Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3537 DU MERCREDI 03 FEVRIER 2010
PPTE : Brazza jubile, Kinshasa attend

Ce n’est donc pas un mirage, ce point d’achèvement! Le Congo d’en face vient de l’atteindre. Conséquence logique de cet exploit : la majeure partie de la dette congolaise est annulée. De quelque 9 milliards de dollars, la dette extérieure est descendue à à peine 2 milliards. A Brazzaville, on ne boude pas son plaisir. Normal après tout. Les forces politiques et sociales de la Majorité rivalisent d’imagination pour remercier le Président Sassou Nguesso. Marches, déclarations, messages de félicitations... Tout y passe.
Délesté du fardeau de la dette, le Congo-Brazza devrait enfin pouvoir consacrer l’essentiel de ses ressources aux secteurs sociaux. C’est le dividende le plus attendu de l’atteinte du Point d’achèvement. Du moins, c’est ce que tous les cols blancs du FMI et leurs épigones africains répètent à l’envie.
Situé à un jet de pierre de Brazza, Kinshasa suit naturellement avec attention la success story de son voisin. D’autant que, sauf imprévu, c’est en juin prochain que la RDC devrait atteindre, à son tour, le point d’achèvement dans le cadre de l’Initiative PPTE. Un marathon pour la réduction de la dette dans lequel le Congo Kinshasa s’est lancé depuis des lustres. Sous Mobutu, le Zaïre d’alors s’était même vu gratifié par les institutions de Bretton Woods de l’appellation élogieuse de «bon élève». C’était à l’époque où un certain Kengo wa Dondo-le même- professait la rigueur dans la gestion. Dans la pratique, cette fameuse rigueur ne concernait que le petit peuple, c’est-à - dire la majorité silencieuse. Alors que le clan au pouvoir s’en mettait plein les poches.
Sous le 1+4, le point d’achèvement avait été aussi servi à toutes les sauces. Comme dans le célèbre «Mythe de Sisyphe», ce sommet n’a pu être atteint.
Cette fois-ci, les Congolais touchent du bois. Ils espèrent réaliser le miracle en juin. Signe de temps? Simple hasard de calendrier? Juste une heureuse coïncidence? Toujours est-il que c’est durant le mois par excellence du cinquantenaire de l’indépendance que devrait intervenir la bonne nouvelle.
Reste que l’admission de la Rdc aux ressources dues aux Pays pauvres très endettés n’a pas que de quoi nous flatter. Certes, cette perspective aurait pour effet de libérer le pays du service de la dette. Et donc d’investir les ressources ainsi dégagées dans le social( santé, éducation...). Personne ne s’en plaindrait. Mais, il n’y a pas meilleure manière de mesurer l’étendue de la régression que de trouver normal qu’un pays si gâté par la nature se batte de toutes ses forces pour mériter le statut humiliant de «pays pauvre». Une pauvreté revendiquée en somme. L’atteinte très attendue du point d’achèvement , cinquante ans après l’indépendance, sonnera ainsi comme une preuve par l’absurde que le Congo-Zaïre a atteint le fond. José NAWEJ


Pauvre Nigeria
Ca vole bas au Nigeria. Le plus peuplé de pays africains en est réduit au service minimum. A l'origine de cette inertie ambiante, un homme. Pas n'importe lequel. Le chef de l'Etat. En somme celui qui dont le boulot consiste à faire en sorte que le pays avance. Summum de paradoxe.
Voilà deux mois qu'Umaru Yar'Adua-c'est le nom du président nigérian-est hospitalisé en Arabie Saoudite. Loin de ses terres nigérianes. Jusqu'ici, rien d'anormal. La maladie se moque de titres et statuts sociaux. Tout le monde y passe. Seulement voilà, le numéro 1 nigérian semble loin de se rétablir. En deux mois d'absence du pays, il n'a donné signe de vie qu'une seule fois via une interview laconique...par téléphone.
Pendant ce temps à Abuja et à Lagos, les rumeurs sur la gravité de l'état de santé du Président enflent. D'autant plus dangereusement que le pouvoir nigérian est comme devenu aphone.
Plus grave, le pays est comme décapité. Car, Umaru Yar'Adua n'entend pas passer la main. Ne serait-ce que déléguer le pouvoir suprême de manière à éviter le vide et donc le disfonctionnement à la tête de l'Etat! Ce, alors qu'il y a un vice-président dont justement l'un de rôles est de remplacer le Chef de l'Etat en cas d'incapacité de celui-ci-même mommentanée-à exercer le pouvoir. Résultat, le géant africain tourne au ralenti. Nombre d'engagements nationaux et internationaux doivent attendre.
La situation ubuesque du Nigeria devrait être un cas de conscience pour tous les dirigeants africains. D'abord parce que le Nigeria n'est pas n'importe quel pays africains. C'est sans doute le plus puissant Etat d'Afrique subsaharienne en dehors de l'Afrique du Sud. Et puis, ancien archétype de pouvoirs kaki sur le continent, le Nigeria semblait réussir sa reconversion au pouvoir civil avec une alternance saluée par la communauté internationale. Enfin, pour gagner en respectabilité, les leaders africains feraient œuvre utile en se soumettant à leurs constitutions respectives. En particulier sur le chapitre de la succession.
Le signal envoyé par le Président Yar'Adua ne va sans doute pas dans le sens de crédibiliser le continent. C'est plutôt l'image d'un continent indissoluble dans l'Etat de droit que charrie la chronique sur la santé d'Umaru Yar'Adua, surnommé par la rue lagosoise président "off shore".Allusion faite au très pétrolier Royaume saoudien où est soigné le toujours chef de l'Etat nigérian.
José NAWEJ



































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
LES NON-DITS D’UN INTENSE BALLET DIPLOMATIQUE BELGE EN RDC
Le duo Michel-Onkelinx pour contrer De Gucht

*Pendant que le député européen salue le fonctionnement du Parlement congolais, la vice-Première ministre belge signe un accord de cooopération avec Kinshasa
Deux semaines après le passage du patron de la diplomatie belge Steven Vanackere en RDC, deux autres Belges sont signalés à Kinshasa. Il s’agit du député européen Louis Michel et de la vice-Première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx. Au-delà d’une simple visite protocolaire, que cache donc ce ballet diplomatique belge en RDC à l’approche du cinquantenaire et après les déclarations qualifiées de provocation du libéral flamand Karel de Gucht, encore et toujours le même, commissaire au Développement et à l’aide humanitaire? Voilà donc la question qui préoccupe l’opinion surtout congolaise.
Là où Karel De Gucht, commissaire européen au Développement et à l’aide humanitaire, avait semblé ranger les autorités congolaises dans le même panier, voilà qu’un autre Belge, prédécesseur de Karel De Gucht à la Commission européenne tout comme autrefois au ministère des Affaires étrangères, le député européen Louis Michel, vient exactement confirmer le contraire. «J’apprécie la manière dont fonctionnent l’Assemblée nationale et le Sénat congolais qui fonctionnent vraiment sur les modèles internationaux et sur les standards démocratiques internationaux, puisqu’il y a un vrai travail entre majorité et opposition», a-t-il déclaré au sortir d’une visite de travail avec les présidents des deux chambres du Parlement congolais, Léon Kengo wa Dondo (pour la chambre haute) et Evariste Boshab (pour la chambre basse).
Réagissant, sans ambages, aux déclarations très critiques de M. Karel De Gucht, commissaire européen au Développement et à l’aide humanitaire, contre les dirigeants congolais, Louis Michel a estimé qu’il faut être équilibré et tenir compte des avancées accomplies. Apparemment, Louis Michel est venu corriger les propos de son compatriote De Gucht irrité par l’accueil combien amical réservé, il y a deux semaines à Lubumbashi, au ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere par le président Joseph Kabila. Ce qui avait poussé Karel De Gucht à critiquer son successeur à la tête de la diplomatie belge sur le plateau d’une télévision belge. En fait, Karel De Gucht n’appréciait guère que Steven Vanackere soit d’un avis opposé à lui au sujet de la situation en RDC.

MICHEL ET ONKELINX POUR CONTRER DE GUCHT A KIN
A la lumière de cet incident, on comprend mieux pourquoi, deux semaines seulement après, deux autres Belges se signalent à Kinshasa: le prédecesseur du même Karel De Gucht à la tête de la diplomatie belge et aussi au commissariat européen au Développement et à l’aide humanitaire, Louis Michel, et la vice-Première ministre Laurette Onkelinx en charge des Affaires sociales et de la Santé publique. Très visiblement, les deux personnalités sont venues pour contrer Karel De Gucht à Kinshasa. Karel De Gucht, sans cacher ce que certains observateurs qualifient de «haine» et sans aucune forme diplomatique avait, à l’issue de la visite de Steven Vanackere, déclaré ce qui suit: «Ce qui se passe au Congo est un drame inconcevable. En tant qu’être humain, je n’aurais pas pu me résoudre à avoir un entretien agréable avec Kabila, un verre de bière à la main».
Dans son agenda de visite, Laurette Onkelinx a aussi prévu des entretiens avec les autorités congolaises. Elle a même salué l’année du social en RDC et est venue signer un accord de coopération, au nom du Gouvernement belge, en matière de santé publique et des sciences médicales avec le Gouvernement congolais. Elle prévoit de s’intéresser, jeudi et vendredi, aux activités de prise en charge médicale, psychologique, sociale, économique et juridique des femmes victimes de violences sexuelles à Bukavu, ainsi qu’à la prise en charge des malades mentaux et au contrôle de qualité des médicaments au sein du département de pharmacie de l’université officielle de Bukavu qui bénéfice de l’appui technologique de la VUB du professeur Jacqueline Plaizier Vercammen. M. M.

ENJEUX DE L'HEURE
COOPERATION RDC-BELGIQUE
La ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique en visite en RDC
La Vice-Première ministre et ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique séjourne en République démocratique du Congo depuis le lundi dernier. Selon une dépêche de l’agence Belga mise en ligne le 31 janvier dernier, Laurette Onkelinx a entrepris une visite de cinq jours qui la fera sillonner de Kinshasa à Bukavu, à l’est du pays.
D’après la Libre Belgique, la ministre belge vient notamment signer un accord avec son homologue congolais et s’intéresser au développement des mutuelles dans ce pays, comme l’a annoncé son cabinet le dimanche dernier.
Mme Laurette Onkelinx séjournera durant trois jours à Kinshasa, avant de se rendre pendant deux jours à Bukavu, le chef-lieu du Sud-Kivu. La ministre et vice-Première ministre socialiste est notamment accompagnée de responsables des trois grandes mutualités belges (socialiste, chrétienne et libre), a indiqué sa porte-parole, Annaïk De Voghel.

Agenda chargé
À Kinshasa, Mme Onkelinx a rencontré son homologue le ministre Auguste Mopipi et le vice-Premier ministre en charge des Besoins sociaux de base, François-Joseph Mobutu Nzanga. Au Salon rouge du ministère des Affaires étrangères, elle a signé un accord de coopération entre les deux départements, belge et congolais, de la Santé publique. Cette démarche vise particulièrement à assurer le contrôle de la qualité des médicaments, l’accès aux soins médicaux et la formation du personnel de santé.
Laurette Onkelinx était attendue hier mardi à N’Dolo, dans la commune de Barumbu, pour visiter un laboratoire en vue de s’assurer de la qualité des médicaments destinés à la population de la capitale. En visite à l’Hôpital général de Kinshasa, elle s’est intéressée à la prise en charge des malades de diabète.
Dans son agenda, la ministre belge des Affaires sociales et de la Santé publique prévoit également de rencontrer le ministre congolais de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Ferdinand Kambere Kalumbi, de même que la ministre du Genre, Famille et Enfant, Marie-Ange Lukiana, ainsi que la société civile et des ONG s’occupant des problèmes de genre et de la condition féminine, fait remarquer Mme De Voghel.

Le volet humanitaire
Demain jeudi et vendredi, la ministre belge sera à Bukavu, où elle se rendra notamment à l’hôpital de Panzi, où le docteur Denis Mugweke, un gynécologue congolais, a créé en 1999 un centre spécialisé dans le traitement de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles, ainsi qu’au centre psychiatrique Soins de santé mentale (Sosam) de Karhale.
Bien avant son retour en Belgique le samedi prochain, Mme Laurette Onkelinx s’informera sur le fonctionnement des mutuelles au Sud-Kivu, a précisé sa porte-parole.
Cette visite, à l’invitation du ministre congolais de la Santé, Auguste Mopipi Mukulumanya, intervient moins de deux semaines après celle du chef de la diplomatie belge, Steven Vanackere, alors que le président Joseph Kabila a annoncé avoir invité le roi Albert II à assister aux commémorations du 50ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, le 30 juin prochain. Une invitation sur laquelle le gouvernement belge aura à se prononcer dans les prochaines semaines. Yves KALIKAT


Adolphe Muzito et Allan Doss harmonisent leurs vues sur l’avenir de la Monuc
La reconfiguration de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo préoccupe particulièrement l’Exécutif congolais. Hier mardi 2 février, la délégation onusienne dirigée par Allan Doss, le numéro un de la Monuc, et l’équipe gouvernementale, sous la conduite du Premier ministre Adolphe Muzito, ont échangé sur la mise en œuvre d’un cadre stratégique commun à l’Hôtel du Gouvernement.

D’après un communiqué émanant de la Primature, Adolphe Muzito, s’est présenté devant le représentant du Secrétaire général des Nations Unies avec, à ses côtés, les ministres de la Défense, de la Justice, ainsi que le vice-ministre des Affaires étrangères et le Coordonnateur du programme «Amani Leo».
L’objectif de ce cadre stratégique, signale le cabinet du chef du Gouvernement, est de réduire la pauvreté sur l’ensemble de la République démocratique du Congo.
Suivant les termes de référence soumis à l’échange, quatre axes sont importants. Il s’agit notamment de mettre fin à la présence des groupes armés, de stabiliser les zones affectées par le conflit, de consolider la paix et d’assurer un développement sur l’ensemble du pays.
«Les discussions se poursuivront dans les jours qui suivent», indique le cabinet du Premier ministre congolais.
Yves KALIKAT

FORUM ECO
RETOMBEES DE LA VISITE DU PRESIDENT DE LA BANQUE MONDIALE
Plus de 3 milliards Usd pour l'infrastructure en Afrique
La Banque mondiale (BM) est engagée à aider l'Afrique afin de réparer les dégâts causés par la crise financière internationale. Cette institution de Bretton Woods va investir plus de 3 milliards USD, dans le domaine de l'infrastructure pour le continent. Cependant, pour le président Robert B. Zoellick, "des perspectives de l'Afrique vont dépendre des Africains. On ne peut pas faire le développement à partir de l'extérieur ".

Le président de la BM a animé, hier, avec la presse, à partir d'Ethiopie, dernière étape de son périple sur le continent et où il a pris part également au sommet de l'Union africaine. La question des entreprises chinoises sur le projet d'infrastructure a été soulevée par beaucoup de journalistes.
Le président de la BM a souligné que son institution est résolue à aider l'Afrique pour que tous les dollars dépensés ou investis servent à surmonter la pauvreté et à créer de l'emploi pour la croissance. C'est dans cette optique que la BM va pouvoir lancer des nouveaux fonds afin d'attirer des investisseurs vers l'Afrique. La BM va donc investir 500 millions USD pour l'Afrique subsaharienne pour financer les entreprises ; 200 millions pour les banques et 3.000.600.000 (trois milliards six cent mille) dans l'infrastructure.
En rapport avec la collaboration de la BM avec les entreprises d'une part, et d'autre part, le détail de coopération entre la BM et la Chine, Robert B. Zoellick a été clair. Il a affirmé que pour l'instant, la BM veut travailler à la fois avec l'Afrique et la Chine pour que tout le monde puisse en profiter. " On essaie de suggérer des moyens pour que les investissements soient plus productifs ". Il a donné l'exemple de la RDC pour le projet d'infrastructure avec la Chine. " Par exemple, pour la RDC, lorsque la Chine avait créé le projet d'infrastructure important, on a voulu s'assurer que les garanties du gouvernement ne viennent pas enfreindre les règles… On n'a pas dit qu'on retire des garanties pour la RDC, mais les garder", a-t-il noté.
Il a également fait allusion aux deux entreprises chinoises qui ont investi en Ethiopie. «L'essentiel dans cette collaboration, c'est de créer des emplois, de donner l'expérience aux marchés locaux. Mais, pour être là, il faut également s'assurer qu'il ait une bonne éducation et une bonne formation, donc créer des efforts majeurs pour essayer d'améliorer l'éducation, améliorer la santé et essayer d'accroître certaines des formations professionnelles à plus haut niveau».
Le président de la BM avait entamé, depuis le 26 janvier 2010, une tournée dans huit pays africains. Le but de son voyage en Afrique était de s'instruire davantage sur les voies adoptées par les différents Etats à travers le continent afin de juguler l'impact de la crise alimentaire d'une part, et d'autre part, de voir dans quelle mesure continuer à œuvrer ensemble dans le but d'améliorer les perspectives de croissance économique et d'élargir le champ des opportunités dont le continent peut tirer profit. Selon lui, " une grande partie de l'Afrique a su enregistrer une croissance soutenue, y compris certains Etats fragiles, c'est donc dire que le continent a le potentiel de devenir un autre pôle de croissance pour l'économie mondiale ".
Entré en fonction le 1er juillet 2007, Robert B. Zoellick est le onzième président du Groupe de la Banque mondiale, organisation qui compte 185 pays membres. Avant d'être nommé à ce poste, il a été, en 2006-2007, vice-président du groupe Goldman Sachs pour les questions internationales. Dina BUHAKE

SOCIETE
CADRE PERMANENT DE CONCERTATION DE LA FEMMES CONGOLAISE (CAFCO)
Mémorandum des femmes congolaises " Pour l'intégration de la dimension genre dans la composition du Bureau de la Commission électorale nationale indépendante "
Honorable Président du Sénat
Nous, femmes congolaises, toutes tendances réunies,
Rappelons que le projet de loi portant organisation et fonctionnement de la CENI qui a déjà duré deux ans, a fait l'objet de nombreux amendements lors de son examen au niveau de l'Assemblée Nationale, a suscité des vives réactions au sein des forces vives de la nation qui déplorent la non intégration du genre dans la composition du bureau conformément à la disposition de l'article 14 de la Constitution du 18/02/2006.

L'analyse de cette situation révèle un recul alors que la CEI compte 8 membres dont 3 femmes, soit 38% en son bureau, et 11 femmes dont 21 membres, soit 52% en son assemblée plénière.

Voilà ce qui motive les femmes congolaises qui se réfèrent aux Instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux, notamment :

- la Constitution de la transition de la République Démocratique du Congo, spécialement en ses articles 17 et 51

- la Constitution de la République Démocratique du Congo promulguée le 18 février 2006, spécialement en son article 14 qui dispose : "les pouvoirs publics veillent à l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard de la femme et assurent la protection et la promotion de ses droits. La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L'Etat garantit la mise en œuvre de la parité Homme - Femme dans les dites institutions.... "

- la loi n°04/009 du 5 juin 2004 portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission Electorale Indépendante, spécialement en son article 3 qui dispose : "la CEI est constituée de 21 membres désignés de façon paritaire par les composantes et entités du Dialogue inter congolais, sur la base des principes de compétence, d'expérience, de haute moralité et de représentation provinciale à raison de 3 membres par composante et de 2 membres par entité dont au moins une femme par composante et entité " ;

- la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard de la femme " CEDEF"
* Considérant la faible représentation de la femme au sein de deux chambres du Parlement soit 5,5% au Sénat et 8,4% à l'Assemblée Nationale ;
* Convaincues, qu'il y a lieu à travers les postes nominatifs de corriger les inégalités existantes liées au sexe en énonçant clairement, dans le projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale : nationale indépendante (CENI), sous examen au Sénat, la représentation chiffrée de la femme ;

Eu égard à ce qui précède, nous, femmes congolaises revendiquons :

- L'expression sans équivoque de la volonté politique du législateur congolais par la représentation paritaire Homme - Femme, comme principe quant aux modalités de désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante : ceci doit être énoncé dans l'exposé des motifs.

- le respect de la constitution en son article 14 énonçant sans ambiguïté le principe paritaire Homme - Femme dans la gestion de la respublica.

- La reformulation suivante des articles 7 et 34 du projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante comme suit :

L'article 7 se lira :
La CENI est composée de 7 membres désignés comme suit :
- 3 membres désignés par la majorité dont une femme
- 2 membres désignés par l'opposition, toutes composantes confondues dont une femme
- 2 membres désignés par la société civile dont une femme.

Et l'article 34 se lira
Le secrétaire exécutif national, les secrétaires exécutifs provinciaux et les autres agents de la CENI sont recrutés suivant une procédure d'appel à candidatures en intégrant la dimension genre à tous les niveaux et dans toutes les opérations électorales,

Les femmes congolaises gardent l'espoir qu'au niveau de votre haute chambre, leurs propositions pourraient être examinées avec attention et intégrées dans la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI sous examen. Les femmes congolaises revendiquent la reconnaissance par tous les sénateurs des efforts fournis par elles, pour soutenir le processus démocratique en RDC en donnant une suite favorable à la présente requête.

Fait à Kinshasa,
le 29/01/2010
Pour les femmes Congolaises toutes tendances réunies


INFOS INFOS
ENVOYE SPECIAL DE L'ONU POUR LE PALUDISME
Ray Chambers en visite de deux jours à Kinshasa
L'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la malaria, Ray Chambers est en visite de travail depuis hier en RDC. Au cours de son séjour à Kinshasa, l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Paludisme a rencontré des représentants du gouvernement congolais, des agences des Nations Unies et des Ong. Cette visite vise à renforcer le plaidoyer en faveur de la lutte contre le paludisme en RDC et à évaluer les efforts menés en matière de prévention et du contrôle du paludisme.

Le Paludisme est la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans et responsable d'une proportion considérable des décès chez les enfants plus âgés et les adultes. On estime à plus de 180.000, le nombre de décès annuels d'enfants de moins de cinq ans dus à cette maladie.
" Le paludisme tue un enfant africain toutes les 30 secondes et touche les régions du monde, pourtant cette maladie n'a pas la même visibilité que d'autres questions qui ont la même ampleur et le même impact ", a indiqué le communiqué de l'Unicef.
Ray Chambers aidera donc le Secrétaire général de l'Onu à placer cette maladie dans les programmes politiques internationaux et de développement.
Le nouvel envoyé spécial est un philanthrope engagé dans des causes humanitaires qui a passé les 19 dernières années à plaider pour la cause des enfants défavorisés.
Ci-dessous, le communiqué de l'Unicef annonçant sa nomination. Simard Simon TSOUMBOU

Le Copirep préoccupé par la dimension sociale de la reforme des entreprises publiques
Le Copirep a organisé, mardi 02 février 2010, une réunion conjointe des entreprises du Portefeuille, sous le thème : " Dimension sociale au cœur de la réforme des entreprises publiques ". Cet atelier, qui a eu pour cadre l'hôtel Sultani dans la commune de la Gombe, vise à réfléchir sur la dimension sociale de la réforme des entreprises publiques.
Au cours de ces assises, les participants ont donné des réponses précises à certaines questions pour soutenir le redressement des entreprises publiques. Parmi ces questions, il y a lieu de citer ; Peut-on soutenir que la dette sociale des entreprises publiques est entièrement payable par chaque entreprise dans un délai raisonnable? le passif social lié aux retraites ; quand et comment peut avoir lieu le traitement de la dette?
Le Gouvernement congolais s'est engagé, depuis décembre 2009, sur la voie du traitement de la dimension sociale de la réforme. Raison pour laquelle, il est en train de mettre un " groupe-action " et une feuille de route jusqu'en juin 2010.
Les résolutions issues de ces travaux seront présentées pour examen au cadre permanent de dialogue social (CPDS) avant 2011. Les conclusions du CPDS à son tour seront transmises au "groupe-action " pour la mise en œuvre.
C'est dans le cadre du redressement macroéconomique de la RDC que ces réformes des entreprises publiques du Portefeuille ont été engagées. Ce processus a aussi ses conséquences sociales. Mais, il sied de signaler que ces réformes des entreprises publiques insuffleront un souffle nouveau à celles-ci.
La RDC a été plongée dans une longue nuit. Les entreprises publiques jadis prospères se caractérisent aujourd'hui par une gestion non maîtrisée, un personnel vieux qui traîne des arriérés de salaires…
A en croire le Vice premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, qui a ouvert ces assises, cette rencontre a été organisée pour transformer les entreprises publiques afin de leur donner une image appréciable. Selon lui, le Gouvernement dont il est membre souhaite que cet atelier tienne compte de la dimension sociale. Car, a-t-il ajouté, l'intérêt de la Nation doit primer sur tous les impératifs de la réforme.
En examinant l'impact sur la performance des entreprises publiques, la masse salariale consomme jusqu'à 80% du chiffre d'affaires. Comment peut-on résoudre la dimension sociale de la réforme, a indiqué Emile Bongeli.
Vu leurs passifs, de nombreuses entreprises publiques devraient être liquidées. D'où, il y a urgence que soit traité le passif social qui devient très lourd, a-t-on expliqué.
Face à une dette sociale gigantesque, il est impérieux que les partenaires financiers viennent en appui à ces différentes entreprises de l'Etat congolais par des programmes, des projets et des actions déterminées.
Il est donc question de trouver des solutions afin de résorber la situation de la dette sociale en préservant l'outil de travail. Pendant les travaux, les participants à cet atelier ont réfléchi pour produire des résolutions par commission formalisées sur une feuille de route. Des lignes directrices ont été remises aux commissions pour faciliter la réflexion des séminaristes. Simard Simon TSOUMBOU

INFOS INFOS
Kinshasa : Suite à un problème de pression, le Boeing 727 de Hewa Bora regagne l'aéroport de N'Djili 30 minutes après le décollage
Un boeing 727 de Hewa Bora, qui avait à son bord plus d'une centaine de passagers, a regagné l'aéroport international de N'Djili hier trente minutes seulement après son décollage. Cet aéronef devait se rendre à Goma via Kisangani, à en croire radiookapi. net

Lorsque le boeing 727 de la compagnie Hewa Bora quittait l'aeroport international de N'Djili hier vers 8h45, personne ne se doutait qu'il allait, seulement trente minutes après, rebrousser chemin plutôt que d'atteindre la ville de Goma, au Nord-Kivu, via celle de Kisangani, chef-lieu de la province orientale. Mais, une demie heure après, cet aéronef regagnait l'aéroport de N'Djili avec tous ses passagers estimés à plus d'une centaine.
Une passagère en donne les raisons en ces termes : "Après trente ou trente-cinq minutes de vol, nous sommes retournés sur Kinshasa. Le pilote nous a dit qu'on avait un problème de pression. Mais, apparemment, dans l'avion, la pression était bonne. Nous sommes ici dans l'aérogare, on attend qu'on arrange l'avion. On était plein, je crois, dans les cent et quelque…ou, à peu près deux cents personnes. Nous sommes dans l'aérogare, on ne nous dit rien, absolument rien. Nous ne sommes même pas servis, pas de collation, nous nous sommes reveillés depuis 4h du matin avec de petits enfants, on ne nous donne rien, vraiment… "
Pour rappel, cet incident constitue le deuxième du genre à la compagnie Hewa Bora en trois jours. Car, dimanche dernier, indique-t-on, un Boeing de Hewa Bora, à destination de Kananga via Mbuji-Mayi, a raté son décollage à Kinshasa suite à une crevaison de pneus. L'appareil avait à son bord plus de 250 passagers. M. M.

Bas-Congo : Mbatshi Batshia écoeuré par l'acquittement des huit Ukrainiens accusés d'avoir jeté des jeunes Congolais dans le fleuve Congo
Statuant dans l'affaire opposant huit Ukrainiens à quatre jeunes Congolais, le tribunal de grande instance de la Gombe, à Kinshasa, a acquitté les huit marins étrangers. Ce qui a suscité la réaction du gouverneur de la province du Bas-Congo, Simon Mbatshi Batshia, qui n'a pas caché sa déception. L'autorité provinciale se dit écœurée après l’aquitèment des huit Ukrainiens accusés d'avoir jeté dans le fleuve Congo, à partir de leur navire, 5 jeunes clandestins congolais. A la place, Simon Mbatshi aurait simplement souhaité une condamnation au vu du fait de mort d'hommes, à en croire radiookapi.net

"On était certain que ces gens seraient condamnés parce qu'il y a eu mort d'homme", déclarait le chef de l'exécutif provincial du Bas Congo. Sans vouloir interférer dans la justice, il espère toutefois, à la faveur de l'appel interjeté par les plaignants, que justice sera faite. " C'est un scandale, non seulement pour les parents des victimes, mais également pour moi-même en tant que gouverneur de province et parent ", a-t-il indiqué.

Fabrice Puela, député national, abonde dans le même sens
Elu de Matadi, le député national Fabrice Puela a également réagi au verdict rendu par le tribunal de grande instance de la Gombe, en faveur des huit Ukrainiens du bateau "Island of Luck", accusés d'avoir jeté des clandestins congolais au mois de novembre 2009 dans le fleuve, à Matadi. "Lorsque des Congolais sont jetés dans l'eau sur leur propre territoire, certains sont tués, et des preuves sont là…et que les juges estiment qu'il y a doute sur l'intention de donner la mort, c'est vraiment dommage par ce que d'après ces juges, les Ukrainiens ont donné des gourdes aux Congolais pour les empêcher de se noyer. Mais, ces juges oublient que le capitaine a mis le moteur en marche pour brouiller l'eau et enfoncer les Congolais dans l'eau…C'est une situation regrettable pour notre justice, par ce que ce n'est pas à l'équipage de se faire justice en tuant des clandestins", indique l'élu de Matadi.
Fabrice Puela se dit pessimiste quant à l'appel interjeté par les plaignants, parce que, " à l'heure qu'il est, ces Ukrainiens ne sont plus sur le territoire congolais ". FDA/RO

*Bandundu : les habitants du secteur Nko-Musuku saluent la construction du pont "Vital Mbeshi"
La construction du pont sur la rivière Mikulungu dans le secteur de Nko-Musuku, territoire de Bulungu, district du Kwilu dans la province du Bandundu, constitue un ouf de soulagement pour les populations. Cet ouvrage d'intérêt territorial passe pour un moyen de désenclaver le secteur qui était, depuis un certain temps, coupé du reste du territoire étant donné que les mouvements des habitants dépendaient de la liaison entre les deux rives de la rivière Mikulungu.
En initiant ce projet, Vital Mbeshi, fils du terroir, a trouvé juste. Il a ainsi répondu aux besoins et aux attentes de l'ensemble de la population du secteur de Nko-Musuku. Financé sur fonds propres avec un montant évalué à 4800 dollars américains, le pont jeté sur la rivière Mikulungu est considéré par les autochtones comme une grande réussite pour l'évacuation des produits agricoles. Avec cet important ouvrage, ce digne fils a réussi là où de nombreux acteurs politiques du coin ont lamentablement échoué. " Cet homme mérite le soutien et les encouragements de tous les habitants de Nko. Aujourd'hui, les deux rives de Mikulungu sont reliées et cela permet ainsi la circulation des personnes. Ce sont des hommes dont le secteur, mieux le territoire de Bulungu a besoin pour son développement plutôt que ceux qui ne font que nous nourrir avec des promesses non tenues ", ont déclaré les notables du secteur Nko. Dorian KISIMBA.

*Maniema: Les élèves déplacés de Lubutu autorisés à achever l'année scolaire 2010
Le chef de sous division de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, EPSP/Lubutu, situé à plus de 400 Kilomètres de Kindu dans le nord du Maniema, a recommandé le week-end dernier, aux directeurs des écoles primaires et secondaires de ce territoire d'admettre les élèves ayant fui les affrontements du 20 janvier dernier dans 5 villages de ce territoire, a rapporté la radio onusienne Okapi

5 villages du territoire de Lubutu ont été désertés par leurs populations, après les affrontements survenus le 20 janvier dernier entre les éléments de force d'autodéfense populaire appelés Simba Maï-Maï et les Forces armées de la RDC, a déclaré l'administrateur de territoire de Lubutu, Issa Kalimasi. Plusieurs familles des villages Amisi, Mungele, Kingombe, Saliboko et Osso ont fui leurs foyers, perturbant ainsi la scolarité de leurs enfants, a indiqué la même source.
D'après elle, à l'heure actuelle, il n'y a pas d'espoir pour une réinstallation de ces familles dans leurs villages d'origine avant la fin de l'année scolaire 2010. Une clôture qui intervient au mois de juin de chaque année. La décision du chef de sous division EPSP/Lubutu vise donc à permettre à ces élèves déplacés de terminer l'année scolaire dans leurs villages d'accueil sans trop de dégâts.

Rappel des faits
Deux personnes sont mortes et sept autres blessées dans des affrontements survenus mercredi 20 janvier dans cinq villages du territoire de Lubutu, au nord de la province du Maniema, entre les rebelles Simba et les FARDC, selon les témoignages recueillis par radiookapi.
Les habitants de cinq villages de Lubutu avaient déserté leurs foyers. Les affrontements entre les rebelles Simba et les Forces armées de la RDC (FARDC) avaient eu lieu à Mungele, localité située à 75 kilomètres de Lubutu sur l'axe Walikale, d'après des témoins joints par radiookapi.net
Selon l'administrateur de territoire de Lubutu, Issa Kalimasi, l'incident ayant conduit aux affrontements s'était produit mercredi 20 janvier dans la soirée. Trois militaires FARDC transportaient un malade au dispensaire de la localité de Mungele, en compagnie d'un infirmier lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade des rebelles Simba, avait-il raconté.
L'un des militaires avait succombé à cette attaque, le deuxième en était sorti avec une blessure. Alertés par les tirs, d'autres militaires FARDC étaient intervenus en renfort de leurs compagnons. Prise de panique, la population avait pris la fuite. FDA/RO

*Nord-Kivu : L'opération fusil contre argent lancée à Goma
La campagne de sensibilisation de l'opération de désarmement fusil contre argent, annoncée par les autorités nationales à travers le programme œcuménique PAREC, Paix et Réconciliation, a été lancée lundi à Goma. Pendant deux semaines, le programme va tenter de récupérer entre 20 et 30 mille armes à feu illégalement détenues dans la province du Nord-Kivu, a rapporté radiookapi.net

L'Opération consiste à échange l'arme individuelle contre une somme d'argent, entre 50 et 100 dollars américains, selon son calibre. L'objectif visé est de combattre la circulation des armes et de sécuriser la population de la province, a précisé le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku.
Ce dernier invite ainsi toute personne de sa province détentrice d'une arme à feu à la remettre sans hésitation, rassurant qu'aucune poursuite ne sera amorcée contre personne. Du côté de la population, cependant, une certaine opinion pense que, pour que l'opération ait plus de chances de réussir, il faudrait que les organisateurs revoient à la hausse le montant d'échange.
En réponse à cette demande, le président de l'assemblée provinciale du Nord Kivu, Leo Bariyanga, estime qu'il ne faut pas voir le gain en terme d'argent, mais plutôt en terme de paix. C'est cela l'objet visé, a-t-il souligné, précisant que la petite somme remise contre l'arme n'est donnée que comme un symbole. Elle n'est nullement une récompense ou un achat. FDA/RO

*Sud-Kivu : Des FDLR attaquent et tuent encore dans le village Kakenge
Encore une désolation dans la province du Sud-Kivu. Une personne tuée, sept autres emportées dans le parc de Kahuzi Biega et 50 maisons pillées, tel est le bilan d'une attaque attribuée aux FDLR dans le village Kakenge, territoire de Kabare, à 25 kilomètres au nord de Bukavu, dans la nuit de dimanche 31 janvier à lundi 1er février 2010.
Selon radiookapi.net, la société civile de Kabare Nord renseigne que les opérations ont duré plus de trois heures dans cette localité située à moins de 500 mètres de l'aéroport de Kavumu à vol d'oiseau. Une femme qui tentait de crier pour alerter les autres habitants a reçu une balle dans les jambes avant que les assaillants ne l'achèvent au moyen d'un couteau, a précisé le président de cette société civile, Ibrahim Kahirho. Ce dernier, explique la même source, affirme que cette incursion a été suivie d'un pillage systématique dans une cinquantaine de maisons d'habitation, avant l'intervention des FARDC. Le président de la société civile de Kabare Nord indique que les faits se sont déroulés à une centaine des mètres des positions des FARDC, et non loin de la base des casques bleus de la Monuc à Kavumu.
Le porte-parole des opérations "Amani Leo", Olivier Hamuli confirme la nouvelle de l'attaque. Il ajoute néanmoins que les FARDC ont réussi à récupérer tous les biens pillés et à libérer les 7 civils qui étaient pris en otage. L'officier se réjouit plutôt des efforts fournis par les troupes congolaises de cette attaque. Avec ces attaques, il y a lieu de comprendre que la paix dans la province du Sud-Kivu passe par l'éradication définitive des éléments FDLR.
Dorian KISIMBA

*Province orientale : Des rebelles soudanais construisent déjà dans le territoire d'Aru en Ituri
Incroyable mais vrai. La Province Oriantale connaît des situations qui dépassent tout entendement. Des éléments de l'ancienne rébellion sud soudanaise du SPLA ont décidé de s'installer définitivement sur le territoire congolais au regard des bâtiments qu'ils ont construits dans deux localités congolaises à la frontière entre la RDC et le Sud Soudan, en territoire d'Aru.
Radiookapi.net qui a donné cette information, a souligné que le gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsaï Asenga qui a séjourné dernièrement à Aru, a indiqué que les deux localités seront vite libérées. Il a soutenu avoir déjà instruit le comité de sécurité du district de l'Ituri d'entrer en contact avec les autorités du Sud Soudan à ce sujet.
Likambo Araba, chef de collectivité de Kakwa, affirme pour sa part que c'est depuis un mois que ces militaires sud soudanais ont construit des bâtiments dans son entité, notamment dans la localité de Kimba à 200 mètres de la frontière. Il s'agirait des bureaux administratifs. La même information est confirmée par certaines sources policières et militaires.
D'autres sources font savoir que des inquiétudes deviennent grandissantes dans le chef des populations autochtones du territoire d'Aru dans le district de l'Ituri. Cela pour la simple raison que les rebelles du sud soudan qui ont commencé par construire les infrastructures administratives cherchent à occuper cette partie du territoire national. Ce qui deviendra, si le Gouvernement congolais ne prend pas des dispositions utiles, une autre épine sous les pieds des populations congolaises. Dorian KISIMBA.

*Mbuji-Mayi : l'enveloppe humanitaire 2010 estimée à plus de 31 millions Usd
Plus de 31 millions de dollars américains seront nécessaires pour faire face à toutes les urgences prévisibles au cours de l'année 2010 dans la province du Kasaï oriental. Ce montant a été révélé, samedi à Mbuji-Mayi, à l'occasion de la présentation du plan d'action humanitaire provincial, a rapporté la radio Okapi.
Quatre principaux objectifs stratégiques doivent être atteints au terme de la mise en œuvre du plan d'action humanitaire 2010 au Kasaï oriental, selon le document présenté samedi à la presse. Il s'agit de renforcer la protection des populations civiles, réduire la mortalité et la morbidité, assister ou mieux protéger des personnes déplacées, rélocalisées ou retournées et restaurer les moyens de subsistance.
Pour atteindre ces objectifs, le ministre provincial des Affaires sociales, Roland Shodu, a invité les partenaires humanitaires à plus de réalisme dans l'exécution de ce plan d'action humanitaire. Tout en appréciant le travail que les agences du système des Nations unies fournissent sur terrain, il les a invités à être plus actifs dans leur réponse aux urgences et à ne pas se limiter seulement à la planification et à l'évaluation.
"Pour être un bon plan, par exemple, dans le secteur médical, nous avons eu des interventions qui ont contré la famine, la malnutrition des nourrissons, la mortalité et la morbidité. " FDA/RO


INFOS INFOS
ECHOS D'OUTRE-TOMBE
Mobutu : «2010 année du social? Faites attention aux promesses»
A l’approche du 30 juin 2010 marquant le cinquantenaire de la RDC, le maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga, né Joseph-Désiré, s’invite à la fête pour livrer son point de vue sur les festivités en gestation et également inviter le pouvoir actuel à ne pas trop promettre à la population. C’est plutôt un Mobutu transformé, ironie de l’histoire, en donneur des leçons qui scrute le ciel congolais au regard des éléments en présence là où, à son époque, il n’avait pas fait mieux. Mais, ne dit-on pas qu’il faut être clément envers les morts et que seuls les vivants ont droit à une sévère sanction? Le dernier maréchal d’Afrique se penche sur le 30 juin 2010, l’année du social et bien d’autres sujets.

Le 30 juin 2010, la RDC aura ainsi totalisé 50 ans d’existence, selon vous, est-ce un motif de fierté?

Vous savez, 50 ans dans la vie d’un homme, ce n’est pas peu de choses. Généralement, cela mérite que l’on sable le champagne. Cela est de même pour un pays, la RDC en l’occurrence, qui accédait à la souveraineté nationale et internationale le 30 juin 1960. J’ai d’ailleurs personnellement vécu ce grand événement à l’époque et j’avais même joué plusieurs rôles tant aux côtés du président Kasa-Vubu que de celui de mon ami Patrice Lumumba. Ça, c’est l’histoire. Quand je vois certains apprentis lumumbistes qui ont fait leurs premiers pas dans le mobutisme me présenter aujourd’hui comme le diable, c’est vraiment l’ingratitude que l’artiste-musicien Lutumba avait chantée. Me renier de la sorte, moi qui ai fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui et leur ai tout donné? Vraiment, le monde est méchant. Mais, que cela serve de leçon à Joseph Kabila qui s’encombre des mobutistes et qui doit donc savoir qu’ils, tous ces mobutistes, le renieront de la même manière après lui ...

Si l’on revenait à la question ...

Oh, excusez-moi de m’être égaré ainsi parce que ce n’est pas facile de voir ses propres fils vous renier. Un cinquantenaire, ça se fête. C’est vrai, j’ai suivi le débat et les arguments de ceux qui s’opposent à ces festivités au motif que les cinquante ans de la RDC se seraient plutôt soldés par un échec à tout point de vue et qu’il fallait, au contraire, méditer au lieu de fêter. Je le leur concède. Mais, cela n’empêche nullement de fêter modestement l’événement en impliquant les Belges qui nous ont colonisé et saisir l’occasion pour lancer un grand débat national après un bon bilan sur les cinquante ans où les mêmes Belges trouveraient leur part de responsabilité dans l’échec. Mais, plus exactement, le cinquantenaire de la RDC doit constituer l’occasion, pour tous les Congolais, de réécrire leur histoire sans passion, sans idéologie et sans coloration politique. De sorte que cette histoire se transmette fidèlement de génération en génération. Il s’agit de réécrire l’histoire du pays pour la postérité. Mais, un vrai bilan doit être établi à l’occasion du cinquantenaire afin de repartir de bon pied en prenant l’engagement de reconquérir la place de la RDC dans le concert des nations du monde.

Saisissant la balle au bond, Joseph Kabila a décrété 2010 année du social, qu’en pensez-vous?

Mon homonyme doit faire attention et il ne doit pas oublier qu’on les qualifie aujourd’hui de Zaïrois ou de Congolais, c’est encore et toujours le même peuple que j’avais dirigé pendant trente-deux ans pratiquement. Vous savez lorsqu’on promet, on a souvent tendance à croire que le temps est suspendu. Mais, bien au contraire, en ce moment là, le temps va même trop vite. Souvenez-vous que j’avais décrété tout un septennat du social. Croyez-moi, le temps est allé vite et même trop vite au point de me surprendre. Quand on considère les éléments en présence, on se rend compte que dans l’entendement de la population, 2010 l’année du social signifie qu’il y aura désormais des salaires décents pour fonctionnaires et agents de l’Etat afin de leur permettre de faire face aux besoins de leurs familles (nourriture, scolarisation, soins médicaux ...). Mais, cette année commence mal avec une majoration du prix de carburant à la pompe, ce qui entraînera sans nul doute la hausse des prix des biens et services sur le marché. Or, à considérer le budget 2010, on ne sent pas tout à fait ce qui permet de croire que les salaires subiront une révision sensible à la hausse et il faut aussi craindre une nouvelle dépréciation du taux de change du franc congolais par rapport au dollar américain avec son cortège de malheur. Tout cela comprimé dans une année du social, il faudrait craindre des surprises durant une année du social. Car, même si la RDC accède au point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), ce ne sera pas non plus le paradis parce qu’il faudra rentabiliser les ressources ainsi dégagées pour produire. Ce n’est pas une mince affaire. C’est dire que rien n’est encore joué en faveur d’une année consacrée au social de la population congolaise. Soyez prudents.

La matérialisation des cinq chantiers ne pourrait-elle pas répondre au social des Congolais?

D’abord, ce que vous appelez les cinq chantiers, cela constitue le devoir même d’un Etat digne de ce nom: l’emploi, la santé, l’éducation, les infrastructures, l’électricité et l’eau. En faire un défi, n’ajoute rien de plus au devoir d’un Etat ou d’un pouvoir. Dès lors, il ne suffit pas de le clamer, faut-il encore réaliser ce rêve sans avoir à fournir des explications plus tard pour justifier pourquoi on ne l’a pas fait comme promis. Il s’agit maintenant de chercher à rattraper le temps pour éviter que le peuple ne tourne ce programme en dérision. Ce n’est donc pas gagné d’avance. Mais, comme 2010 a déjà été décrétée année du social, il s’agit de mettre les bouchées doubles pour sauver la face. Et, je le répète encore, il faut surtout avoir le même entendement que le peuple au sujet du contenu qu’on attribue à une année dite du social. Car, le jugement se fera sur cette base et il ne faudra pas passer son temps, à la fin de l’année, à développer la langue de bois ou à fournir de nouvelles explications pour justifier un échec. L’entendement doit être le même dès maintenant pour émettre sur le même diapason.

L’opinion en RDC attend aussi un remaniement annoncé il y a plus de six mois par le chef de l’Etat...

C’est cela le problème. L’annonce n’est rien, mais il importe de mettre en place un Gouvernement capable de relever le défi du social et de rentabiliser les effets qui découleraient de l’atteinte du point d’achèvement si jamais cela était le cas en juin prochain. Si hier, il n’était que question de combler quelques vides au sein de l’Exécutif, aujourd’hui, il s’agit de donner le ton pour l’année du social. L’équation, qui déjà n’était pas facile lorsqu’il s’agissait simplement de remanier, se complique désormais parce qu’il est question de mettre le cap vers l’année du social qui doit déblayer le terrain en faveur d’une autre année, celle dite électorale en 2011. Mais, dans tous les cas, il ne faut pas attendre longtemps pour remanier un Gouvernement, car les données sur terrain peuvent évoluer rapidement. Dans une telle opération politique (remaniement), il faut toujours éviter de rater le coche, c’est-à-dire d’en arriver, finalement, à ne réaliser qu’une simple opération protocolaire qui n’incite pas le peuple à adhérer à la politique du Gouvernement. Si ce remaniement a un arrière-goût du déjà vu ou entendu, pour ne pas simplement dire qu’on prend les mêmes et on recommence, à quoi donc aura servi la longue attente? C’est cela la question.

Autre chose à ajouter?

C’est seulement de souhaiter une bonne année aux Congolais et je sais que, du fond de leur coeur, ils regrettent mon absence parce que je voyais tout en grand. Mais, le plus important, c’est de tirer les leçons du passé pour faire en sorte que le groupe des mots «Pays pauvres très endettés» ne convienne plus comme adjectif à la RDC. Il faut donc un nouveau départ et un nouveau type de mentalités pour reconstruire la RDC, assurer l’avenir du peuple. M. M.

CULTURE & DETENTE
Musique chrétienne : le goût du lucre hante désormais les artistes
La musique chrétienne est devenu actuellement un domaine comme tant d'autres où le goût du lucre hante désormais les artistes. Outre sa vocation à évangéliser, cette catégorie de musique constitue en ce moment un vrai business où musiciens, producteurs et consorts se retrouvent. D'où l'on assiste à un engouement sans pareil des jeunes vers cette musique.

Support incontournable qui a contribué à l'évangélisation, la musique chrétienne a réussi à s'imposer sur le marché du disque au même titre que d'autres musiques comme la musique dite " typique " ou " mondaine " ou encore de divertissement. Cette musique est aussi devenue présente dans des spectacles, voire payant. Aujourd'hui, la musique chrétienne a aussi donné naissance à certaines branches à l'instar de la musique chorale qui commence également à intéresser les mélomanes.
C'est ici l'occasion de saluer les pionniers de la musique chrétienne qui ont abattu un travail appréciable et combien pénible afin de préparer le chemin à la nouvelle génération. Ils ont payé le prix pour que cette catégorie de la musique soit acceptée auprès des mélomanes, car ils étaient animés d'un esprit de sacrifice et le souci d'évangéliser, c'est-à-dire d'apporter la bonne nouvelle de Jésus Christ à travers la chanson.
A noter qu'à cette époque, les supports discographiques étaient gratuits et même les spectacles. Certains ont même abandonné le chemin et n'ont pas profité matériellement de leur travail. Toutefois, si le paradis existe, ils ont leur place dans cet endroit pour leur attitude à servir le peuple de Dieu sans qu’en retour, ils puissent bénéficier de quelques choses de concret. En réalité, note un observateur, un musicien chrétien est avant tout un chrétien qui a reçu un appel de Dieu afin de le servir à travers la chanson.

Les données ont changé
Outre la vocation de la musique chrétienne à évangéliser, cette catégorie de musique constitue un vrai business où artistes, producteurs … se retrouvent. Aujourd'hui, un producteur peut miser beaucoup des moyens sur un artiste musicien chrétien convaincu qu'il va réaliser des bénéfices.
Conscients du fait qu'ils sont devenus des produits, les musiciens chrétiens n'hésitent pas d'exiger de gros cachets à leurs producteurs. D'après des informations en notre possession, un album chrétien se négocie désormais entre 20.000 et 40.000 USD. Quand l'artiste se voit roulé par son producteur, il est prêt à résilier le contrat, voire même à le traduire en justice. Comme cela se fait dans d'autres musiques.
Même sans producteurs, certains musiciens courageux osent s'autoproduire. Il suffit de trouver un bon distributeur et l'affaire est réglée. Les musiciens chrétiens sont désormais préoccupés par l'argent. Ce dernier leur permettent de concurrencer d'autres vedettes de la chanson dite " mondaine ". Ils préfèrent rouler avec des voitures de luxe comme des jeeps, d'avoir de belles maisons, bref, d'avoir un bon statut social.
Le souci d'évangéliser, commence petit à petit, à disparaitre chez les musiciens chrétiens au profit du goût du lucre. Un disquaire sur l'avenue Victoire, à Kinshasa, déplore cette attitude : " Les artistes musiciens chrétiens d'aujourd'hui sont plus dans le business. Ils préfèrent être dans le confort au détriment de leur vocation ".

"Un engouement sans pareil des jeunes vers la musique chrétienne"
La musique chrétienne semble être une spécialité très pénétrable où un artiste peut embrasser facilement et réussir en utilisant le nom de Jésus-Christ. Surtout que dans l'autre musique, la porte semble verrouillée.
D'où la nouvelle génération des artistes musiciens a compris le jeu. Ils s'aventurent à réaliser des albums même sans producteurs. Si le message passe, c'est une grande affaire pour lui. Avec la floraison des studios d'enregistrement et des chaînes de télévision, les jeunes musiciens chrétiens ont plus d'avantages de se faire accepter auprès des mélomanes.
L'engouement des jeunes à embrasser la musique chrétienne est à encourager. Cela ne doit pas se faire dans le souci de rechercher l'argent, mais dans le souci d'évangéliser. C'est cet esprit qui a animé autrefois les pionniers de la musique chrétienne. Dieumerci MAYAMBI


VIVEMENT LE SPORT
15eme EDITION DU CHAMPIONNAT DE LA LINAFOOT
Les résultats de la manche retour de la phase qualificative
La manche retour de la 15ème édition du championnat de la Ligue nationale de football (Linafoot) a bel et bien démarré dans tous les sites sélectionnés. Après les affrontements des clubs en manche aller, voici les résultats des rencontres de ces mêmes clubs en manche retour, conformément aux dispositions réglementaires de la compétition
A Kinshasa : 14h00 Tp Molunge (Mbandaka) Vs As Veti Club (Matadi). (1-3)
: 16h00 As V.Club (Kinshasa) Vs Cs Matiti Mabe (Bandundu). (9-0(
A Matadi : 14h00 Dcmp (Kinshasa) Vs As Vutuka (Kikwit). (3-0)
: 16h00 As BS (Mbandaka) Vs Tc Elima (Matadi). (1-2)
À Mbuji-Mayi : 14h00 As New Soger (L’Shi) Vs Us Tshinkunku (Kananga). (1-0)
: 16h00 SM Sanga Balende (Mbuji-Mayi) Vs OCK (Kinshasa). (1-2)
A Kisangani : 14h00 As Nika (Kisangani) Vs Fc Ajax (Bukavu). (1-0)
: 16h00 As Kabasha (Goma) Vs Fc Ndjadi (Kindu). (7-1)
À Lubumbashi: 15h00 Js Likasi (Likasi) Vs As Bantous (Mbuji-Mayi). (3-1)
A Goma : 15h00 Ts Malekesa (Kisangani) Vs Oc Muuingano (Bukavu). (1-0)
Pascal LIKANA

TRIPLE CHAMPION D'AFRIQUE
Les Pharaons d'Egypte sont les grands absents de la coupe du monde
Les lampions se sont éteints dimanche dernier à Luanda, en Angola sur la 27ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) ave le sacre, sans surprise, des Pharaons d'Egypte au détriment de quinze autres pays en lice dans la phase finale. Ce sacre est le troisième d'affilié des Egyptiens et le septième depuis que cette compétition existe. Les Pharaons ont été sacré d'Afrique en 1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008 et 2010. Cette étonnante prouesse égyptienne de réaliser un triplé, le premier de l'histoire de la CAN n'a pas pour autant donné totale satisfaction au peuple égyptien et aussi à tous les sportifs africains.

Car, le pays le plus puissant d'Afrique en football ne sera pas présent à la Coupe du monde qui sera organisée, pour la première fois en Afrique, précisément en Afrique du Sud à partir du mois de juin 2010. A ce rendez-vous élitiste, le tenant du sacre africain, même ceux des autres continents auraient bien voulu voir les Pharaons d'Egypte, dominateur en Afrique, affronter les équipes nationales autres que celles du continent africain.
Pour autant, l'Egypte était au starting-block des éliminatoires de la Coupe du monde de la zone afrique. Ironie du sort, le chemin de la qualification au plus grand rendez-vous planétaire du football lui a été barrée par l'Algérie. Eliminé après un match de barrage disputé sur pays neutre, au Soudan, a été très dramatique pour le peuple égyptien. Cette défaite et élimination ont provoqué en son temps des émeutes intercommunautaires.
Bien que l'Egypte a pris sa revanche sur l'Algérie lors de la CAN Angola 2010, en la corrigeant sur le score sans appel de quatre buts à zéro en demi-finale, pour autant il n'est pas réhabilité. Par conséquent, le triple champion d'Afrique de la CAN ne pourra pas démontrer ses prouesses et sa suprématie sur le football continental en juin 2010 en Afrique du Sud.
Disposant d'une équipe cohérente dont les joueurs évoluent ensemble dans l'équipe nationale depuis des années et aussi évoluant encore ensemble dans le championnat local, les Pharaons d'Egypte seront vraiment le grand absent de la Coupe du monde.
Pour démontrer sa supériorité footballistique et que son élimination de la Coupe du monde serait un accident de parcours, l'Egypte, lors de la CAN Angola 2010, a eu à battre quatre équipes sur les cinq qualifiées pour l'Afrique du Sud. D'abord le Nigeria, qui est passé sous le rouleau compresseur en match de groupe (3-1) ; ensuite le Cameroun, qui a subi le même sort, cette fois là aux quarts de finale (3-1), l'Algérie en demi-finale (3-2) et enfin, le Ghana en finale (1-0). Seule la Côte d'ivoire en a échappé, car les deux pays ne se sont pas croisés au cours de cette compétition continentale.
L'absence des Pharaons d'Egypte en Afrique du Sud en 2010 ne doit en rien occulter la présence des Fennecs d'Algérie, des Eléphants de la Côte d'Ivoire, des Lions indomptables du cameroun et les Black Stars du Ghana. Sans oublier aussi la présence des Bafana-Bafana qui jouent à domicile sans avoir pris part, règlements obligent, aux éliminatoires. Pascal LIKANA


ETRANGER
Union Africaine: Zimbabwe et Côte d'Ivoire entrent au Conseil de paix et sécurité
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) réunis en sommet à Addis Abeba ont renouvelé les membres du Conseil de paix et sécurité de l'organisation, où entrent notamment le Zimbabwe et la Côte d'Ivoire.
Les 15 membres du CPS ont "été élus par le Conseil exécutif (réunion des ministres des Affaires étrangères africains) et adoptés par la 14e session ordinaire de l'Assemblée des chefs d'Etat", indique un communiqué de l'UA publié mardi.
Cinq pays, un par région du continent, sont élus pour une période de trois ans à partir de mars 2010: la Guinée Equatoriale, le Kenya, la Libye, le Zimbabwe et le Nigeria, indique le texte.
"Les dix autres membres sont élus pour une période de deux ans à partir du 1er avril 2010", ajoute l'UA. Il s'agit du Burundi, du Tchad, de Djibouti, du Rwanda, de la Mauritanie, de la Namibie, de l'Afrique du Sud, du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Mali.
La Côte d'Ivoire connaît la plus grave crise politique de son histoire depuis un coup d'Etat manqué en 2002, qui a coupé le pays en un nord rebelle et un sud loyaliste.
Un accord de paix a été conclu prévoyant une élection présidentielle qui a déjà été six fois reportée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005.
Le Zimbabwe est également dans une période difficile politiquement et économiquement après l'élection controversée de mars 2008. La crise a été partiellement réglée grâce à un accord de partage du pouvoir en septembre 2008.
Interrogé sur le choix du Zimbabwe, le commissaire à la paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, a répondu au cours d'une conférence de presse que "les protocoles et procédures ont été respectés".
Le CPS est un organe souverain de l'UA, qui se saisit des conflits et crises politiques en Afrique et peut notamment décider de sanctions contre les Etats qui ne respectent pas les textes fondateurs de l'organisation panafricaine, comme cela a été le cas récemment pour la Guinée. AFP

Sud-Soudan: 4,3 millions de personnes ont besoin d'aide alimentaire
Le nombre de personnes ayant besoin d'aide alimentaire a quadruplé en un an au Sud-Soudan en raison des violences et de la sécheresse, pour atteindre 4,3 millions soit la moitié de la population, ont indiqué mardi le Programme alimentaire mondial (PAM) et les autorités locales.
"Les conflits internes et les incursions de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) doublés de la sécheresse a fait en sorte qu'environ la moitié de la population du Sud-Soudan manque de nourriture", a déclaré dans un communiqué le ministre Sud-soudanais de l'Agriculture, Samson Kwaje.
La violence et la sécheresse ont fait passer d'un million l'an dernier à 4,3 million cette année le nombre de personnes nécessitant une aide alimentaire au Sud-Soudan, où vivent quelque 8,5 millions de personnes, a précisé le Programme alimentaire mondial (PAM)
Le Sud-Soudan, région sous-développée aussi vaste que la France et gorgée de ressources naturelles, a mis fin en 2005 à deux décennies de guerre civile avec le Nord du pays, un conflit à l'origine de deux millions de morts.
Mais au cours de la dernière année, une recrudescence des violences entre tribus rivales et des raids commis par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont fait plus de 2.500 morts et forcé le déplacement de 350.000 personnes.
A cela s'ajoute une faible récolte liée à une mauvaise distribution des pluies (parfois trop abondantes, parfois pas assez) et à la sécheresse, soulignent les autorités. AFP

La Banque africaine de dévoloppement table sur une croissance de 5% en 2010
Le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka, s'est déclaré optimiste sur la reprise de la croissance économique en Afrique et table sur une croissance proche de 5% en 2010 pour le continent, dans un entretien à l'AFP.

On parle de reprise dans les pays occidentaux. Qu'en est-il pour l'Afrique?

La reprise est là. En 2010 avec la Banque Mondiale, nous prévoyons entre 4,5% et 5% de croissance, et environ 6% en 2011, grâce notamment à la reprise de nos exportations et au maintien des prix des produits agricoles comme le café ou le cacao.
On n'est pas encore sorti de l'auberge, mais on aborde 2010 avec plus d'optimisme. Contrairement à ce qu'on craignait, les grands bailleurs de fonds ont tenu leurs engagements vis-à-vis de l'Afrique.

La Chine est de plus en plus présente sur le continent africain notamment par des prêts. N'y a-t-il pas un nouveau risque de surendettement pour l'Afrique?

Dans le passé, l'Afrique s'est endettée pour l'amélioration du bien social public, donc des projets sans capacité rapide de remboursement. Mais là où la Chine investit (actuellement), c'est dans les infrastructures qui créent des dynamiques commerciales et de développement, ce qui minimise le risque d'endettement sur le long terme.
Les gens se focalisent beaucoup sur la Chine, mais il y en a aussi d'autres, le Brésil, l'Inde, les pays du Golfe, qui arrivent en Afrique. L'entrée des pays émergents est souhaitée par l'Afrique et les Africains. La Chine est très présente, c'est vrai, là où le secteur minier est important mais où les infrastructures sont faibles.

Le thème du sommet de l'UA porte sur le développement des nouvelles technologies en Afrique. Est-il encore possible de combler le fossé technologique?

C'est un domaine où l'Afrique a fait d'immenses progrès. Il faudrait être aveugle pour ne pas le reconnaître. C'est un domaine où l'Afrique peut faire un saut technologique, sauter des étapes. Mais pour l'instant, l'Afrique est handicapée par les coûts d'accès. C'est le consommateur africain qui paye le plus cher au monde son internet et son téléphone mobile.
C'est pourquoi la BAD est très active dans les investissements sur les fibres optiques, les câbles sous-marins. Il faut aussi absolument privatiser le secteur et faire une bonne régulation. Il y a beaucoup de bons élèves, le Rwanda, le Burkina, le Sénégal. AFP