PPTE : Brazza jubile, Kinshasa attend
Ce n’est donc pas un mirage, ce point d’achèvement! Le Congo d’en face vient de l’atteindre. Conséquence logique de cet exploit : la majeure partie de la dette congolaise est annulée. De quelque 9 milliards de dollars, la dette extérieure est descendue à à peine 2 milliards. A Brazzaville, on ne boude pas son plaisir. Normal après tout. Les forces politiques et sociales de la Majorité rivalisent d’imagination pour remercier le Président Sassou Nguesso. Marches, déclarations, messages de félicitations... Tout y passe.
Délesté du fardeau de la dette, le Congo-Brazza devrait enfin pouvoir consacrer l’essentiel de ses ressources aux secteurs sociaux. C’est le dividende le plus attendu de l’atteinte du Point d’achèvement. Du moins, c’est ce que tous les cols blancs du FMI et leurs épigones africains répètent à l’envie.
Situé à un jet de pierre de Brazza, Kinshasa suit naturellement avec attention la success story de son voisin. D’autant que, sauf imprévu, c’est en juin prochain que la RDC devrait atteindre, à son tour, le point d’achèvement dans le cadre de l’Initiative PPTE. Un marathon pour la réduction de la dette dans lequel le Congo Kinshasa s’est lancé depuis des lustres. Sous Mobutu, le Zaïre d’alors s’était même vu gratifié par les institutions de Bretton Woods de l’appellation élogieuse de «bon élève». C’était à l’époque où un certain Kengo wa Dondo-le même- professait la rigueur dans la gestion. Dans la pratique, cette fameuse rigueur ne concernait que le petit peuple, c’est-à - dire la majorité silencieuse. Alors que le clan au pouvoir s’en mettait plein les poches.
Sous le 1+4, le point d’achèvement avait été aussi servi à toutes les sauces. Comme dans le célèbre «Mythe de Sisyphe», ce sommet n’a pu être atteint.
Cette fois-ci, les Congolais touchent du bois. Ils espèrent réaliser le miracle en juin. Signe de temps? Simple hasard de calendrier? Juste une heureuse coïncidence? Toujours est-il que c’est durant le mois par excellence du cinquantenaire de l’indépendance que devrait intervenir la bonne nouvelle.
Reste que l’admission de la Rdc aux ressources dues aux Pays pauvres très endettés n’a pas que de quoi nous flatter. Certes, cette perspective aurait pour effet de libérer le pays du service de la dette. Et donc d’investir les ressources ainsi dégagées dans le social( santé, éducation...). Personne ne s’en plaindrait. Mais, il n’y a pas meilleure manière de mesurer l’étendue de la régression que de trouver normal qu’un pays si gâté par la nature se batte de toutes ses forces pour mériter le statut humiliant de «pays pauvre». Une pauvreté revendiquée en somme. L’atteinte très attendue du point d’achèvement , cinquante ans après l’indépendance, sonnera ainsi comme une preuve par l’absurde que le Congo-Zaïre a atteint le fond. José NAWEJ
Pauvre Nigeria
Ca vole bas au Nigeria. Le plus peuplé de pays africains en est réduit au service minimum. A l'origine de cette inertie ambiante, un homme. Pas n'importe lequel. Le chef de l'Etat. En somme celui qui dont le boulot consiste à faire en sorte que le pays avance. Summum de paradoxe.
Voilà deux mois qu'Umaru Yar'Adua-c'est le nom du président nigérian-est hospitalisé en Arabie Saoudite. Loin de ses terres nigérianes. Jusqu'ici, rien d'anormal. La maladie se moque de titres et statuts sociaux. Tout le monde y passe. Seulement voilà, le numéro 1 nigérian semble loin de se rétablir. En deux mois d'absence du pays, il n'a donné signe de vie qu'une seule fois via une interview laconique...par téléphone.
Pendant ce temps à Abuja et à Lagos, les rumeurs sur la gravité de l'état de santé du Président enflent. D'autant plus dangereusement que le pouvoir nigérian est comme devenu aphone.
Plus grave, le pays est comme décapité. Car, Umaru Yar'Adua n'entend pas passer la main. Ne serait-ce que déléguer le pouvoir suprême de manière à éviter le vide et donc le disfonctionnement à la tête de l'Etat! Ce, alors qu'il y a un vice-président dont justement l'un de rôles est de remplacer le Chef de l'Etat en cas d'incapacité de celui-ci-même mommentanée-à exercer le pouvoir. Résultat, le géant africain tourne au ralenti. Nombre d'engagements nationaux et internationaux doivent attendre.
La situation ubuesque du Nigeria devrait être un cas de conscience pour tous les dirigeants africains. D'abord parce que le Nigeria n'est pas n'importe quel pays africains. C'est sans doute le plus puissant Etat d'Afrique subsaharienne en dehors de l'Afrique du Sud. Et puis, ancien archétype de pouvoirs kaki sur le continent, le Nigeria semblait réussir sa reconversion au pouvoir civil avec une alternance saluée par la communauté internationale. Enfin, pour gagner en respectabilité, les leaders africains feraient œuvre utile en se soumettant à leurs constitutions respectives. En particulier sur le chapitre de la succession.
Le signal envoyé par le Président Yar'Adua ne va sans doute pas dans le sens de crédibiliser le continent. C'est plutôt l'image d'un continent indissoluble dans l'Etat de droit que charrie la chronique sur la santé d'Umaru Yar'Adua, surnommé par la rue lagosoise président "off shore".Allusion faite au très pétrolier Royaume saoudien où est soigné le toujours chef de l'Etat nigérian.
José NAWEJ
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CENI en gestation : le forcing de Bahati pose problème !
*De plus en plus de voix s’élèvent au sein de la Société civile
pour récuser la présence, au sein de la plénière de la prochaine centrale électorale, des hommes de l’initiateur de la SOCICO
que l’on dit inféodée au monde politique
Il ne faudra peut-être pas compter avec un quota de la société civile conduite par Modeste Bahati Lukwebo. Mais l’intéressé, brandissant la casquette de la Société civile, fait un forcing qui, à défaut de déranger, fâche les membres de la Commission technique de la Chambre haute du parlement qui y travaille. En tout cas, dans les couloirs du Palais du peuple, siège du parlement congolais, le nom de Bahati Lukwebo sonnerait mal. « Un quota pour la Société civile, oui. Mais surtout pas celle que prétend incarner Bahati ». Il semble que ce soit cette position qui ait été adoptée à l’unanimité au Palais du peuple. Mais l’intéressé ne l’aurait pas entendu de cette oreille. « Ne s’avouant pas encore vaincu, Modeste Bahati se bat bec et ongles pour faire entendre raison », nous a confié hier, une source crédible du Sénat.
Selon ce qui se raconte dans les couloirs du Palais du peuple, on reproche à Bahati Lukwebo le fait d’avoir inféodé la société civile. Autrement dit, les organisations se réclamant de la Société civile de Bahati sont des structures politisées. Pourtant, la Société civile, entendue comme étant l’Eglise au milieu du village, est de par sa nature une structure apolitique. Et, dans des pays organisés, la Société civile joue un rôle important de groupe de pression à équi distance par rapport à toutes les forces politiques en présence. Cela n’est possible que dans la mesure où les associations qui la composent doivent garder leur neutralité.
UNE SOCIETE CIVILE ATOMISEE
Ils sont très peu nombreux, des Congolais qui croient encore en l’existence d’une Société civile digne de ce nom en RD Congo. Nombreux sont des opérateurs politiques qui opèrent sous la casquette Société civile alors qu’en réalité, ce sont des personnes infiltrées soit par l’opposition, soit par le pouvoir. La preuve est le folklore observé pendant les derniers moments du régime Mobutu. Mais la perfidie a été manifestement observée après la chute de Mobutu. Précisément, lors des tractations préalables à la tenue du Dialogue inter congolais en 2002 en Afrique du sud.
L’opinion doit encore garder frais en mémoire, la chape qui a entouré la désignation des membres de la Société civile qui devaient participer aux assises dudit Dialogue de Sun City, en commençant par les travaux préparatoires de Gaborone au Botswana. A quelque chose, malheur est bon. C’est donc à l’occasion de ce forum que les Congolais les plus avertis ont découvert la vraie face longtemps cachée d’une Société civile qui n’était en réalité qu’un cheval de Troie.
En ce qui concerne Bahati Lukwebo, on lui reproche des accointances avec le monde politique. Certaines langues enfoncent le clou et disent que c’est sur cette corde que Bahati avait joué lors du partage du Portefeuille pour placer ses hommes. « La Commission électorale nationale indépendante (CENI), étant une institution sérieuse et se voulant neutre au regard des missions qui lui sont assignées, il faudrait éviter, dès le départ, que ses membres soient douteux », nous a confié hier, une source qualifiée ayant requis l’anonymat.
LE RODHESIC, LA PIECE
DE RECHANGE ?
Evidemment, la neutralité de la Société civile actuelle est mise en cause. Néanmoins, on éviterait de tomber dans le piège des conclusions hâtives, si l’on n’admet pas que le vrai problème se situe au niveau des hommes qui conduisent ces associations apolitiques. C’est-à- dire une question de probité morale.
FDA
ECLAIREGE: CE QUE CACHE L'INSTABILITES DES INSTITUTIONS
Les provinces congolaises dans la dérive de la pensée unique
Le Katanga vient de s’inscrire sur la liste des provinces secouées par des crises institutionnelles. La semaine dernière, en effet, quatre députés provinciaux ont été passés à tabac par des jeunes gens non encore identifiés, mais qui leur reprochaient d’avoir porté atteinte à la personne du Président de l’Assemblée provinciale. L’incident s’est produit à la suite d’une motion incidentielle d’un des députés infortunés qui sollicitait l’examen de trois motions de défiance contre les ministres provinciaux des Infrastructures et des Finances ainsi que le questeur de l’Assemblée provinciale. Les signataires de ces motions, avaient été amenés à quitter la salle à la suite du refus de la direction des séances d’accéder à leur requête, pourtant, conforme au règlement intérieur dans le cadre du contrôle parlementaire. A la place, il leur était demandé de se manifester physiquement pour authentifier leurs signatures apposées sur les motions susévoquées.
Ce genre d’entorse aux procédures démocratiques n’est pas une nouveauté dans la vie des institutions tant nationales que provinciales. Plusieurs autres provinces ont vécu le même phénomène au point de bloquer le fonctionnement des institutions pendant un moment.
Ce fut le cas, en 2009, du Kasaï Oriental où trois postes (Président, vice-président et questeur) du bureau de l’Assemblée provinciale avaient été repassés aux voix pour la désignation de nouveaux animateurs. Les trois membres précédents s’étaient retrouvés dans une tourmente politique à la suite d’un contrôle des finances de la province initiée par l’Assemblée provinciale. Un contrôle qui suscita une agitation jusqu’au lancement d’un contre-contrôle des finances, cette fois-ci, de l’Assemblée provinciale.
Le même scénario sera vécu dans le Bas-Congo, toujours autour d’un contrôle des finances de la province initié par le Président Kimasi qui, lui, tombera après une enquête sur les finances de l’institution sous sa gestion. Comme on s’en souvient, le rapport d’audit des finances de la province connaîtra un sort particulier : le draft original fut trafiqué avant d’être soumis à l’examen de l’Assemblée provinciale placé sous une nouvelle direction après l’éviction de Kimasi.
En Equateur également, l’Assemblée provinciale s’était retrouvée dans une tourmente, toujours autour de la gestion de la province. La représentation provinciale avait connu de profondes divergences entre le bureau et une frange importante des députés qui en voulaient aussi bien au Bureau de leur assemblée qu’à la direction de l’Exécutif. Plus loin encore, après l’éviction du Premier gouverneur pour fait de détournement des deniers publics, son successeur n’aura pas le temps de savourer sa confirmation, puisque rattrapé très tôt par un spectaculaire rapport d’audit du Sénat qui aboutira au vote d’une motion de destitution avant l’envoi du rapport au Procureur Général qui le sollicitait pour ouvrir un dossier à charge du Gouverneur concerné. Déjà, celui-ci avait subi un interrogatoire autour des faits portés à sa charge.
Il en est de même de son collègue du Nord Kivu qui a été déchu par l’Assemblée provinciale l’ayant reconnu coupable de mauvaise gestion des finances publiques tout en lui reprochant son incapacité à mobiliser suffisamment de ressources pour la reconstruction de la province. Si le Procureur général de la République a déjà entendu le concerné, son dossier transmis au Chef de l’Etat suivant la procédure réglementaire n’a pas encore connu une suite.
Par ailleurs, en Province Orientale, l’Assemblée provinciale engagea une rocambolesque démarche ayant débouché sur l’éviction du Vice-Gouverneur de la province. Celui-ci s’était pourtant retrouvé devant la représentation provinciale pour représenter son titulaire absent, mais qui devait répondre à une motion sur la gestion des fonds destinés à l’achat d’engins pour les grands travaux dans le cadre des cinq chantiers de la République. La question d’actualité se transformera en motion de défiance qui fera alors tomber le Vice-Gouverneur, toujours en l’absence du principal concerné, son titulaire, dont les déplacements coïncidaient curieusement avec les plénières de l’Assemblée provinciale consacrées à l’examen du dossier.
Ces exemples convergent tous vers un constat amer : les institutions de la République, particulièrement celles des provinces, connaissent de sérieux problèmes qui naviguent entre l’incompétence et une corruption érigée en système de gestion. Cet état de chose est trahi par cette hargne des acteurs institutionnels autour du « pouvoir », excluant toute possibilité de transparence que doit consacrer, notamment, le contrôle de gestion. Toutes les crises, ou presque, qui ont secoué les institutions tournent, en effet, autour des initiatives de contrôle de gestion. Les réticences de la plupart des animateurs à se plier à cet exercice ne peuvent qu’éveiller des soupçons légitimes sur leur gestion.
D’autre part, au-delà de ce grave déficit gestionnel, l’on déplore la dérive monolithiste qui accapare nos provinces. Si le principe de séparation des pouvoirs est consacré par la Constitution, la réalité dans la pratique est loin de refléter les engagements démocratiques pris par les Congolais à travers le contrat électoral. En effet, en plus des conflits décrits tantôt où à leur suite, nos provinces sombrent un à un dans une sorte de complicité suspecte entre les Exécutifs et les Représentations provinciales pour ainsi installer une dangereuse opacité sur ce qui est fait de la chose publique.
Les observateurs ne s’empêchent pas, en effet, de se demander si, à Kinshasa par exemple, il existe encore une Assemblée provinciale. Après feu Boteti et en dehors du seul député Martin Fayulu qui assume ses responsabilités en entretenant un contre-pouvoir à l’Exécutif au point de susciter des inquiétudes sur l’acharnement qui caractériserait sa démarche, ces mêmes observateurs s’étonnent que l’Assemblée provinciale de Kinshasa dominée par l’opposition traverse le mandat avec une passivité suspecte. Ici encore, en effet, le rapporteur fut destitué à la suite de ses remontrances à l’endroit du Bureau et sa présidence. Comme toujours, les autorités interpellées s’offusquent, et de manière tout aussi suspecte, de ces initiatives, mettant en exergue seulement les erreurs éventuelles dans les démarches menées à leur encontre. Ce qui vient de se passer au Katanga est fort révélateur de ce genre de dérives. Inexplicable, tout de même, pour une province dont un ministre a déjà été arrêté et traduit en justice pour des faits de mégestion.
Outre Kinshasa, on peut citer le cas d’autres provinces comme le Bas-Congo, la Province Orientale ou encore le Kasaï Oriental et, dans une certaine mesure, l’Equateur où la recomposition des bureaux des Assemblées provinciales se solde toujours par leur allégeance aux pouvoirs exécutifs pour asseoir ainsi une dangereuse pensée unique. Sans chercher à faire la promotion de la conflictualité dans les interactions interinstitutionnelles, il est question, ici, de tirer la sonnette d’alarme sur cet ensemble de faits qui mettent en danger, non seulement la jeune démocratie congolaise, mais aussi les perspectives de développement et, d’une manière générale, l’intérêt commun progressivement occulté par des appétits individuels et/ou partisans.
Dans ces conditions, il est fort à craindre que la « Tolérance zéro » tant clamée ne se solde qu’en un slogan qui, déjà, chagrine les bonnes consciences, alors que les Congolais se demandent comment se déploierait la justice pour défendre l’intérêt général. L’interrogation est d’autant plus valable qu’au niveau national déjà, nombre de résultats d’enquêtes et de recommandations issus de la Représentation nationale demeurent lettre morte aussi bien au niveau de l’Exécutif que de la justice.
En cette période où la RDC enclenche un programme de lutte contre la corruption au-delà de celui (Tolérance zéro) de la répression des délits en général, il est impérieux que nos institutions sortent de leur torpeur en mettant fin à la complaisance qui est en train de faire enliser le pays dans la passivité. Cette nécessité ne saurait se concrétiser sans une réelle volonté des animateurs qui, chacun à leur degré de responsabilité, participent à la gestion de la chose publique. Cette volonté se forge par un véritable sens du bien commun qui caractérise les vrais hommes d’Etat.
Sans cela, la RDC continuera de souffrir de l’irresponsabilité de certains de ses fils qui se comportent en véritables desperados. Jonas Eugène KOTA
Nette amélioration de l'assistance des banques à l'économie congolaise, selon Michel Losembe
Le président de l'Association congolaise des banques, Michel Losembe, se dit confiant en l'avenir du secteur bancaire en RDC. Il l'a dit dans l'interview ci-dessous accordée à Radiookapi.net. Dans le même entretien, il parle des atouts, opportunités, défis et risques de ce secteur en pleine floraison.
Radio Okapi : est ce qu'on peut avoir une idée sur les banques congolaises, aujourd'hui. A qui elles appartiennent ?
Michel Losembe: Actuellement, il y a 16 banques qui opèrent ici en RDC. Probablement, 4 ou 5 autres banques, pour lesquelles la Banque centrale du Congo (BCC) a déjà accordé des agréments, vont fonctionner à partir de 2010. Ces banques ont une diversité d'actionnaires. Je dirais que nous avons plusieurs catégories de banques. Il y a des banques internationales comme celle que je gère, la Citibank, la Stanbic bank... Il y a des banques qui ont un caractère plus régional, qui se déploient dans d'autres pays d'Afrique de l'ouest francophone. Et nous avons des banques qui appartiennent à des groupes d'hommes d'affaires qui évoluent en RDC. Maintenant, nous avons une nouvelle origine des banques, celles de micro crédits, qui appartiennent aussi à des bilatéraux et à certains banquiers européens. Donc, il y a plusieurs types d'actionnaires qui sont intéressés au secteur financier congolais.
Et donc, il y aura encore 4 ou 5 nouvelles banques en RDC en 2010…
D'après les informations dont nous disposons, il y a plusieurs banques qui ont introduit leurs demandes d'agréments à la Banque centrale du Congo et qui vont vraisemblablement les obtenir cette année.
Quelle est la moyenne de capital pour les banques commerciales en RDC ?
Le capital minimum tel qu'imposé par l'autorité de régulation de la BCC est de 10 millions de dollars américains. Donc, toutes les banques ont au moins ce capital là, sinon elles ne peuvent pas obtenir leurs licences bancaires. Il y a, bien entendu, des banques qui ont des capitaux largement supérieurs au montant minimum de 10 millions de dollars. En fonction de leur type d'activités, du niveau de crédits qu'elles ont octroyé à l'économie, elles ont renforcé leurs capitaux.
Et on sait que la BCC avait demandé aux banques commerciales d'augmenter leurs capitaux jusqu'à au moins 10 millions de dollars américains. Où en sommes-nous avec cette mesure ?
Je pense que l'ensemble des banques a agi en fonction de ces instructions parce que la Banque centrale du Congo l'a annoncé, il y a presque une année. Donc elles étaient déjà opérationnelles et ont eu le temps de s'organiser, soit en demandant aux actionnaires de remettre de l'argent sur table, soit en capitalisant leurs revenus qu'elles ont pu générer sur les années précédentes. Aujourd'hui, je dirais que toutes les banques sont en règle avec le capital minimum.
Il y a d'autres banques qui ont un capital beaucoup plus élevé que ce qui est exigé par la BCC. Si elles veulent aller au-delà de 10 millions USD, comment se présentera le scénario ?
Les 10 millions USD est un planché. Aujourd'hui, le niveau du capital est rendu nécessaire par toute une série de ratios prudentiels par lesquelles les banques, si elles veulent donner des crédits à l'économie ou garder des impôts élevés, doivent augmenter le niveau de capital pour que ce dernier serve de coussin de sécurité pour les actionnaires et pour les déposants dans les banques. Donc, le niveau de capital, le planché est réglementé. Mais, plus les activités d'une banque augmentent, plus que le niveau de capital requis pour permettre ces activités est élevé. Donc, l'augmentation de capitaux de ces banques s’est effectuée de la même manière qu'elles l'ont fait pour le planché de 10 millions USD. C'est-à-dire, les actionnaires se mettent autour d'une table en décident d'augmenter le capital pour donner plus d'activités à leurs banques.
Quel est le montant global que font circuler les banques commerciales ?
çà, c'est un chiffre difficile à déterminer. C'est le chiffre d'affaires des banques. Ce que je peux vous donner comme statistiques, qui seront plus complètes dès que nous aurons le chiffre exact des banques au 31 décembre 2009, est que les banques ont des dépôts qui seront, selon toutevraisemblance, supérieurs à 2 milliards de dollars à la fin de décembre 2009. Elles auront financé l'économie de la RDC au-delà de 1 milliard de dollars, le capital de toutes les banques va avoisiner les 200 milliards USD. Si vous regardez les statistiques, aujourd'hui, les banques prêtent 1 milliard Usd à l'économie congolaise, contre 50 millions, il y a 5 ans. C'est une progression exponentielle!
Rien que pour l'année 2009, les banques ont augmenté leurs capitaux de 80 millions USD ; les unes pour rejoindre le planché que nous avons évoqué de la BCC, les autres pour augmenter leurs capitaux. Malgré la conjoncture économique difficile en 2009, le secteur bancaire a été le plus dynamique de l'économie congolaise, avec plus de 1 000 emplois créés. Alors que nous savons ce qui se passe dans le secteur minier, de télécommunication, de la grande distribution…, où les affaires ont été difficiles en 2009.
Vous avez dit qu'il y aura plus de 4 ou 5 banques qui vont ouvrir en 2010. Quels sont les services qu'elles vont apporter?
L'objectif principal des banques qui viennent s'installer en RDC et des banques existantes qui étendent leurs activités est de " ré-intermédier " l'économie. Vous savez que le Congo est le pays le plus sous bancarisé au monde. Nous avons au moins 300 ou 350.000 comptes en banques pour un pays de plus de 60 millions habitants. Ça fait 0,2 % de la population qui est bancarisée. Et ce ratio est l'un de plus faibles au monde. Donc, l'objectif principal de ces banques, et celui de l'autorité monétaire qui encourage aujourd'hui ces banques de se déployer, est de réduire graduellement cette désintermédiation et se ramener à quelque chose de plus proche des économies similaires. Autrement dit, arriver à une intermédiation autour de 15 à 20 % de la population : nous aurions entre 12 et 15 millions de Congolais qui auraient des comptes en banques.
Est-ce que ces banques vont octroyer des crédits aux Congolais ?
L'activité des crédits n'intervient qu'en deuxième position. Parce que les banques sont là, premièrement, pour collecter l'épargne. Elles ne créent pas l'argent qu'elles prêtent. Elles sont là pour prêter les fonds qu'elles collectent. Il faut que les Congolais aient, à nouveau, confiance dans leur système financier, qu'ils viennent y déposer les fonds qui circulent pour l'instant en espèces. A partir du moment où les banques deviennent le gardien de cette liquidité, elles vont commencer à financer les parties de l'économie qui en ont besoin et créer un effet de levier qui permette un décollage économique.
On remarque que les banques qui existent en RDC donnent des crédits à court terme. Pourquoi cela ?
Cette question est liée à la précédente. Les banques peuvent prêter à long terme si les déposants leur confient leur argent à long terme. Vous savez que nous venons d'une longue période d'instabilité économique (les années 90 - 2000). Les gens n'ont pas une grande capacité d'épargne. L'argent qui vient en banques aujourd'hui, c'est de l'argent à court terme : on dépose l'argent aujourd'hui ; et demain, on paie un fournisseur ou on le sort pour faire face à un besoin urgent. Les autorités monétaires étudient comment elles peuvent rendre les banques plus sûres, à travers un certain nombre de réformes de contrôle, pour que celles-ci ne faillissent pas à leur devoir et que les gens leurs fassent confiance.
Alan Doss consulte l’Assemblée nationale sur l’avenir de la Monuc
L’avenir de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) était au centre de l’entretien que le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, qu’entouraient les autres membres du bureau, a eu avec le Représentant spécial du Secrétaire général l’ONU en RDC, M. Alan Doss.
A l’issue de l’audience, le patron de la Monuc a indiqué que l’objectif de cette rencontre était de consulter le président de la chambre bassesur le processus de réflexion entamé par les Nations unies sur l’avenir de l’appui onusien à la RDC. Cela comme le recommande le Conseil de sécurité.
Poursuivant ses réponses, Alan Doss a soutenu que l’entretien avec les membres du bureau de l’Assemblée nationale a porté sur l’avenir de la Monuc à l’heure actuelle où les Nations unies sont en train de rédiger une stratégie ancrée dans la réalité congolaise.
L’hôte d’Evariste Boshab a encore affirmé la détermination de l’Organisation des Nations unies à continuer ces consultations en vue d’avoir une vision commune partagée par les autorités congolaises et onusiennes. D.K.
LE PROCES MIKE KASENGA CONTRE LE MINISTERE PUBLIC REFAIT SURFACE
La vérité sur les fonds destinés aux travaux
de la route de Gambela attendue ce mardi
Mike Kasenga va-t-il enfin s’expliquer sur la gestion des fonds que l’Etat congolais avait mis à sa disposition pour réhabiliter l’avenue Gambela ? Bon nombre d’observateurs se posent cette question avec insistance, au moment où l’ouverture de ce procès refait surface ce mardi 02 février 2010 au Tribunal de grande instance de Kinshasa-Kalamu. Cela, depuis près d’un mois après l’appel fait par le représentant de l’Etat pour un jugement mal rendu, avant de dire droit au Tribunal de paix de Kinshasa-Kasa-vubu.
Cet appel du représentant de l’Etat a éloigné une fois de plus l’éclosion de la vérité en empêchant l’accusé de répondre aux accusations portées contre lui. Tout semble se passer comme si on ne voulait pas que ce procès se déroule normalement. Y a-t-il des révélations que l’on ne voudrait pas que l’accusé mette sur la place publique ? Sinon, pourquoi ce procès traîne-t-il tant alors que l’opinion tant nationale qu’internationale voudrait bien savoir ce que les entrepreneurs font de l’argent du contribuable congolais. Ce fonds de l’Etat mis à la disposition de Mike Kasenga pour la réhabilitation des routes n’a duré que l’espace d’un matin, indique-t-on.
En raison du mot d’ordre « tolérance zéro » lancé par le Chef de l’Etat, qui ne devrait pas raisonner comme un simple slogan, le procès opposant Mike Kasenga au ministère public, devrait bénéficier d’une procédure urgente. Ceci, afin que l’opinion sache ce qui se passe exactement autour des fonds que l’Etat a décaissés pour telle ou telle autre cause.
Ce mardi, au Tribunal de grande instance de Kinshasa-Kalamu, les responsabilités seront établies et les parties en cause vont s’exprimer. Car, il en va de la crédibilité de la justice congolaise et de la concrétisation de la tolérance zéro. Simard Simon TSOUMBOU
AFIN DE PRESERVER DES ACQUIS DE LA DEMOCRATIE
Le MR projette une marche pacifique le 16 février 2010
Le Mouvement pour le Renouveau (MR) demande qu’il soit érigé, dans toutes les provinces de la RDC, la stèle des martyrs, et note, par ailleurs que l’opposition politique a le devoir de présenter au peuple congolais un projet de société en vue d’une alternance en 2011.
C’est le vœu exprimé par le président national du MR et coordonnateur a.i de l’Union pour la Nation (UN), Clément Kanku Bukasa, à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux des membres de ce parti politique organisé le samedi 30 janvier à l’Hôtel Sultani, à Gombe.
L’occasion était donnée pour le président national du MR de faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler et de projeter celle qui commence. Il a fait un survol de ce qu’a été l’année 2009 sur le plan politique, économique, social et sécuritaire caractérisée par la démission du bureau de l’Assemblée nationale, la crise économique consécutive à la crise financière n’a pas épargné la RDC, la crise sociale et l’insécurité a l’Est.
Pour ce qui est de 2010, le député Clément Kanku révèle que cette année coïncide avec la célébration de trois grands évènements qui interpellent la conscience collective. Il s’agit des 51 ans des martyrs de l’indépendance, des 50 ans de cette même indépendance et des 18 ans des martyrs de la démocratie lors de la marche des chrétiens.
Au nom de la liberté, de la démocratie et de la justice, des Congolais ont succombé. C’est dans cette optique qu’en cette année jubilaire de l’indépendance, le MR souhaite que soit érigée la stèle des martyrs. Pour cette formation politique, cela doit se faire dans toutes les provinces de la RDC pour que les générations futures se souviennent et s’inspirent de ces dignes fils qui ont payé de leur vie la libération du Congo.
A l’instar de tous les fils et filles qui ont bravé les différents pouvoirs oppresseurs en s’exprimant à travers les différentes marches pacifiques ; le MR projette d’organiser, avec les forces politiques et les mouvements associatifs, à la date du 16 février 2010, une marche pacifique afin de préserver des acquis de la démocratie.
Pour le parti de Clément Kanku, les 50 ans de l’indépendance ne devraient pas être fêtés avec fastes. « Nous estimons par contre qu’au lieu de festoyer et dilapider le peu de ressources disponibles, ce jour là devrait être un jour de réflexion, de méditation, de prière et de projection pour l’avenir du Congo qui semble être pris entre l’aveu d’une balkanisation annoncée (…) ».
Selon cette formation politique, toutes les institutions de la République ne remplissent pas les missions leur révolues par la Constitution. Au regard de cette situation, révèle le président national du MR, « l’opposition politique a le devoir de se présenter en vue d’une alternance en 2011 ». En l’absence de deux leaders charismatiques de l’opposition, à savoir : Etienne Tshisekedi et Jean Pierre Bemba, indique le député Clément Kanku, cette opposition a connu divers problèmes en 2009, des divergences sont apparues au grand jour à telle enseigne que la population a commencé à perdre espoir. C’est pourquoi, il lance un appel solennel a tous les membres de l’opposition de privilégier la cohésion afin d’être unis pour faire face aux prochaines échéances.
« C’est ici l’occasion pour nous de proposer nos bons offices à tous les partis de l’opposition qui ont connu des dissensions intervenues afin de maximiser nos chance », déclare Clément Kanku. Le MR pense ainsi contribuer à la prise de conscience du peuple congolais pour se réapproprier son destin afin de bâtir un pays nouveau. Dina BUHAKE
CHANCELLERIES: EN VUE D'ATTEINDRE LES OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT
Le Royaume-uni consacre 0,7% de son revenu à l’aide internationale
Le Premier ministre britannique Gordon Brown estime que l’année 2010 sera décisive en vue d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. La preuve en est que la Grande Bretagne est le premier pays à publier un projet de loi conscrant 0,7% de son revenu national à l’aide internationale peut-on lire dans un communiqué de presse de l’Ambassade de ce pays en RDC
Selon cette source, des crises imprévisibles à l’instar du désastre survenu recémment à Haïti démontrent une fois de plus la fragilité de la vie sur la planète, mais aussi la nature humanine à voler au secours des personnes qui sont dans le besoin. Pour le chef du gouvernement britannique, la première décennie de ce millénaire a été marquée par la manière dont la préoccupation sur la pauvreté mondiale avait fait la une des journaux et attiré l’attention politique et populaire. Au cours des années qui ont immédiatement suivi la conclusion de l’accord sur les objectifs du millénaire pour le développement, des progrès considérables ont été réalisés suscitant ainsi des raisons valables d’optimisme.
Face à la gravité et à la simultaneité des défis, les 12 mois de l’année 2010 seront décisifs. La détermination et la mission du gouvernement britannique consiste à la fois à respecter ses engagements antérieurs, à poursuivre de nouvelles voies pour résoudre les problèmes liés aux changements climatiques et à surmonter les contraites économiques susceptibles d’entraîner des centaiones de millions de personnes dans la pauvreté et le désespoir permanent. La Grande Bretagne tiendra ses promesses en matière d’aide en 2010, mais encore elle ira bien au-delà de ses engagements. C’est ainsi que le Royaume-Uni publie un projet de loi qui ferait de lui le premier pays au monde qui puisse assurer une garantie permanente de réaliser et de maintenir l’objectif des Nations Unies qui consiste à consacrer 0,7% du revenu national à l’aide internationale.
Il est évident que l’aide toute seule n’offrira pas une solution globale. Cependant, face à la chute de revenus et à la demande croissante de services dans les pays en voie de développement, l’aide peut jouer un rôle irremplaçable en vue de maintenir les écoles et les hôpitaux ouverts, tout en assurant un réseau indispensable de sécurité en faveur des personnes sans ressources.
Etant donné l’ampleur des défis à relever, la Grande Bretagne cherche de nouvelles sources de financement pour lutter contre la pauvreté et les changements climatiques. D’après le Premier ministre britannique, Gordon Brown, son pays encourage la capacité des pays en voie de développement à forger leur propre chemin pour sortir de la pauvreté. Cette année, a-t-il indiqué, le Royaume-Uni dispose de tous les instruments internationaux souhaitables pour lui permettre d’intégrer les progrès du développement et d’être redevables des engagements pris à l’issue de la campagne: «Abolissons la pauvreté».
A en croire le chef du gouvernement britannique, le Sommet de l’ONU sur la pauvreté prévu en septembre revêt une importance très cruciale. Au cours de ce forum, les pays vont se mettre d’accord sur un plan d’action mondial étayé par des engagements spécifiques qui définissent clairement les voies et moyens visant à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.
Pour imprimer l’élan nouveau, la Grande Bretagne fait de 2010 une année test sur la préoccupation mondiale à l’endroit des personnes les plus pauvres. Ceci, afin de redonner au monde entier l’avenir et l’espoir. Maintenant une convergence des crises mondiales, économique et environnementale menace de renverser la tendance des bénéfices acquis et de mettre fin à une ère de progrès. Pour les pays pauvres, le chengement climatique ne constitue pas un problème abstrait mesuré en termes de générations futures, mais plutôt une réalité crue, dangeureuse et urgente.
Au moment où la crise climatique a été lente à s’installer, les effets de la tempête financière, en revanche, ont été brusques et graves, a reconnu Gordon Brown avant d’ajouter que, loin de minimiser la souffrance infligée par la récession mondiale à de nombreuses familles riches dans le monde, il ne ferait aucune ombre de doute que dans les pays pauvres, il s’agit de la dure différence entre la vie et la mort. Selon lui, les conséquences vécues dans ces pays pauvres persisteront longtemps après la reprise des économies développées.
Le manque à gagner économique et la réduction des revenus ont vu les écoles et les hôpitaux privés de financement et d’investissement. En clair, il est à craindre que 400.000 enfants additionnels mourront chaque année et que des millions d’autres enfants en voie de scolarisation grandissent sans être capables de lire ni d’écrire. D’où la Grande Bretagne soutient l’émergence d’un mouvement en Afrique visant à abolir les frais à charge des usagers des soins de santé pour créer des services de santé sur la gratuité des soins fournis par la santé publique.
A entendre cet homme d’Etat britannique, les terribles événements survenus en Haïti rappellent aussi la nécessité non seulement d’une aide au développement, mais également du sécours humanitaire pour sauver des vies humaines pendant les urgences. Simard Simon TSOUMBOU
AU COURS DE SA TROISIEME JOURNEE DE REFLEXION
La Synergie des forces sociales de la RDC préconise
le changement du système de gestion
La Synergie des forces sociale de la RDC G1000 « Mille citoyens honnêtes au service de la Nation » a organisé le dimanche 31 janvier 2010 à la salle des conférences du collège Saint Joseph (Elykia) sa troisième journée de réflexion dans le cadre de la campagne d’éveil de conscience du peuple congolais.
Au cours de cette conférence, qui a eu pour thème « la mobilisation des citoyens pour le changement du système de gestion de la République », deux sujets ont été à l’ordre du jour : Le premier présenté par Modeste Kayombo a consisté en « la responsabilité des citoyens dans la faillite du système de gestion de la République démocratique du Congo ».
Dans son exposé, l’auteur incrimine cette responsabilité, d’une part, à l’intellectuel congolais, qui a abandonné le bien commun pour son intérêt personnel, en entretenant un système de gestion favorable à la minorité. D’autre part, Modeste Kayombo attribue cette faillite aux citoyens congolais qui font montre d’une incapacité dans la définition de leur droit, qu’il soit civil, politique ou foncier. « Alors, face à un système caractérisé par la pauvreté du plus grand nombre, l’égoïsme, la corruption, le détournement des deniers publics, … nous pouvons encore bâtir un système de responsabilité, à condition de braver la peur, de faire preuve d’éveil et de conscience politique », a-t-il conclut.
Le deuxième exposé intitulé « les droits humains ; fondement du développement des nations », présenté par Me Yangu a déterminé les corrélations existantes entre les droits de l’homme et le développement. L’auteur a souligné que les droits de l’homme constituent le socle de tout développement. Ce développement, selon lui, se traduit par un fonctionnement harmonieux des institutions, la promotion des valeurs positives, la satisfaction des besoins sociaux, etc.
Sur le plan politique, le mérite de la liberté de conscience, de pensée, l’émergence des débats d’idées permettent l’amélioration des visions politiques et actions à mener en ce qui concerne les rapports entre gouvernements et gouvernés, ainsi qu’entre les différents pouvoirs, a-t-il déclaré.
Sur le plan économique, il y a l’économie de marché qui a entraîné la promotion de l’initiative privée. Me Yangu dénonce, par ailleurs, des expropriations sans indemnisation constatées en RDC, occasionnant ainsi une insécurité juridique.
A titre des recommandations, il propose l’intensification des campagnes des droits humains en vue de permettre à chacun de s’imprégner de ceux-ci, leur introduction dans le système scolaire, ainsi que l’application effective des sanctions prévues en cas des violations.
Un mot de circonstance du président de la dite Synergie, M. Jean Bosco Mpuna a circonscrit le contexte d’élaboration de cette organisation. Pour lui, G1000 n’est qu’une symbolique qui signifie beaucoup de gens autour des idéaux forts. C’est-à-dire « mille citoyens honnêtes au service de la nation, pouvant insuffler une nouvelle dynamique ». Il insiste, par ailleurs, sur le fait que si « la force sociale avait joué le rôle attendu et ne s’était pas compromise, la RDC n’arriverait pas à son état de déliquescence. C’est pourquoi G1000 a été pensé pour la qualité de la vie », a-t-il renchérit. La sortie officielle de la Synergie des forces sociales de la RDC G1000 est prévue le 21 février 2010.
La Synergie des forces sociales de la RDC est un groupe de pression mis en place dans l’intention d’éveiller les consciences des peuples congolais. Elle a commencé ses activités à travers des journées de réflexion et des séminaires depuis le mois de novembre. Actuellement, elle en est à sa troisième journée de réflexion.
Rocco NKANGA / Statgiaire
POURTANT LE SYMBOLE DE KINSHASA
Le building ex-Sozacom compté parmi les plus sales de la ville
Si la ville de Paris s’identifie notamment, par sa prestigieuse tour ex-Eifel ; Kinshasa, capitale de la RD Congo, se symbolise à travers le building Sozacom. La preuve, cet immeuble enjolive la vaste métropole congolaise vue de l’espace. La comparaison entre les deux ouvrages s’arrête là. Certaines personnes diront sans doute que nous avons comparé avec l’incomparable. C’est leur droit.
Quoi que l’on dise, si la tour de Paris constitue un site touristique parce que bien entretenu, le building ex-Sozacom, par contre, offre un décor intérieur funeste et crasseux. Des murs très sales et sans éclat. Toujours sur les murs, d’épaisses couches de poussière en forme de filet de pêche pendent comme si on les avait expressément suspendues. C’est donc, ce décor qui accompagne tout visiteur de cet immeuble à chaque étape de la marche.
Pour peu que l’expression ne paraisse exagérée, le building dit Sozacom ressemble à une vieille bâtisse abandonnée. Pourtant, le bailleur aligne nombre de locataires et non des moindres. C’est le cas du ministère congolais des Mines et bien d’autres services d’intérêt public ou privé. Au regard de cet état d’insalubrité quasi permanente à l’intérieur du building ex-Sozacom, le bon sens admet que l’on puisse s’interroger sur la gestion des fonds générés par le bail de cet immeuble. Ou bien, les locataires ne s’acquittent pas de leurs devoirs, ou bien l’argent est régulièrement perçu, mais très mal géré. L’une ou l’autre hypothèse pourrait s’avérer vérifiable. Mais, de l’avis de certains observateurs, la deuxième hypothèse qui évoque la mauvaise gestion des fonds semble être plausible.
Néanmoins, notre descente hier sur les lieux, a renseigné que chaque locataire prend la charge d’entretenir les locaux qu’il occupe. Comme pour dire, si chacun balaye devant sa case, tout le village deviendra propre. Alors, si tel est le cas, le chef du village a aussi sa part de responsabilité de veiller à ce que le principe soit respecté. Pour le cas de figure, les gestionnaires du building ex-Sozacom devraient veiller et, en même temps, s’assurer que la beauté extérieure de l’immeuble réflète aussi l’intérieur. Malheureusement, quiconque sort de cet immeuble et l’observe de l’extérieur n’hésiterait pas à croire qu’il avait affaire à deux immeubles différents. A tout prendre, si certains immeubles pouvaient s’écrouler parce que mal entretenus, le Building Sozacom en plein centre-ville de Kinshasa, serait sans doute parmi ceux-là.
LA TOUR ADMINISTRATIVE DE LA RTNC : UN
AUTRE CAS !
Le constat fait pour le building ex-Sozacom vaut pour la fameuse tour administrative de la Cité de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC). Comptée parmi les éléphants blancs du régime Mobutu, cette tour offre un décor intérieur désolant. Ascenseur en panne et à peine éclairé. Du rez-de-chaussée au 18ème étage, des papiers mouchoirs usés jonchent le pavé et accompagnent le visiteur dans les méandres sinueux de ce labyrinthe érigé dans la périphérie de la commune de Lingwala. Ce n’est pas tout. Car, les pissoirs et autres installations sanitaires mal entretenus font penser à un cadre idéal d’étude épidémiologique.
Pourquoi la tour administrative de la cité de la Rtnc est-elle sale de l’intérieur ? A cette question, un agent rencontré au 10ème étage n’a pas retenu sa langue. « D’une part, le vrai problème est celui lié à la gestion des fonds internes. De l’autre, l’Etat lui-même semble totalement se désintéresser de son patrimoine. L’état actuel du bâtiment est une preuve éloquente de ce manque d’intérêt de l’Etat congolais. La preuve, le ministère de l’Information et presse, devenu ministère de la Communication et des médias qui, naguère avait ses bureaux ici, a fini par déménager parce que ne pouvant supporter cette insalubrité. Plusieurs ministres ont défilé dans cette tour, mais personne n’a laissé des effets louables. Si tout ne dépendait que de moi, la solution serait de signer des contrats de bail avec des tiers. Ainsi, chaque service locataire s’occuperait de l’entretien de l’étage qu’il occupe, ce avec des impenses à payer à la fin du contrat ».
Il va sans dire que le building Sozacom et la Tour administrative de la Rtnc ne sont pas les seules propriétés de l’Etat congolais qui soient malpropres dans la ville de Kinshasa. Il en existe bien d’autres. D’où, la légitime question : « Faut-il attendre un financement spécial pour l’entretien des immeubles appartenant à l’Etat congolais ? » La question a tout son intérêt. Laurel KANKOLE
APRES "TO LOVA RDC, TO PONA PRIMUS"
La Bralima lance la campagne « Suka na loningisa »
Leader des sociétés brassicoles du Congo, la Bralima vient de donner le ton à l’année jubilaire en lançant la campagne « Suka na loningisa ». Considérée comme la bière de tous les grands événements du Congo, de la colonisation à l’indépendance et qui a accompagné les Congolais durant ces cinquante dernières années, la Primus focalisera l’attention de tous les amoureux de la bonne ambiance en 2010.
Que ce soit à Matadi, Mbuji-Mayi, Kasumbalesa …, la Primus sera au centre de tous les grands moments de l’année. Une campagne publicitaire marquée par des panneaux routiers, des étiquettes sur les bouteilles, des affiches sur les camions de vente … vient d’être déclenchée après la conférence de presse tenue, le lundi 01 février, au siège de la brasserie et animée conjointement par le Directeur de marketing, M. Ben Afrifa, le Directeur des ventes, M. Gauthier Samu, et le Manager Primus, M. Luzolo.
Toujours à la pointe de l’innovation et de la création, à travers « Suka na loningisa », la Bralima veut montrer que la Primus reste la reine des bières qui se distingue par la qualité et le message qu’elle transmet à ses consommateurs.
C’est ainsi que les spots ont été habilement préparés pour une « Ambiance plus plus » en toutes circonstances (mariage, collation, anniversaire, …) et quels que soient les obstacles (Coupure d’électricité, concurrence, …).
Une campagne qui exige des moyens colossaux, mais qui tombe à point nommé en cette année jubilaire pour marquer la mémoire des consommateurs et entretenir la notoriété légendaire de la Primus.
Décriptant le spot « Suka na loningisa », le manager Primus, M. Luzolo, a indiqué que cette bière est la seule qui produit une ambiance non stop. Pour sa part, le Directeur vente, Gauthier Samu, s’est réjoui de la part toujours grandissante du marché conquis par la Primus depuis 2005. « Le nombre de camions qui vendent la Primus est passé de 40 en 2005 à 94 actuellement. Tandis que près de 3.000 bars et terrasses kinois sont décorés aux couleurs de la Primus ».
Un nouveau challenge pour la reine des bières que la technologie de fabrication et le marketing rendent incontournable dans toutes les manifestations en RDC.Victoire EYOBI
*La Fondation Bralima dote Barumbu d’un pont moderne
D’une réalisation à une autre, la Fondation Bralima n’en finit pas de répondre aux préoccupations de ses consommateurs de la commune de Barumbu. L’inauguration, le samedi 30 janvier 2010, du pont Nyanza reliant les avenues Kasaï et Flambeau a permis à la Fondation Bralima de marquer un point de plus dans son investissement pour le bien-être de ses consommateurs.
Sous un soleil accablant, en présence de nombreux notables, jeunes et parents de la commune, le Sénateur Léonard She Okitundu, le bourgmestre de la commune de Barumbu, M. Ipaya et l’Administrateur délégué de la Bralima, M. Hans Van Mamaren, ont procédé à l’inauguration de ce précieux ouvrage. Réhabilité sur fonds propres de la Fondation Bralima, ce chantier a été ouvert grâce à l’intervention du Sénateur She Okitundu.
Après la réhabilitation de l’école Don Bosco et du terrain de basket-ball de l’ISTA financée par la Fondation, le pont Nyanza évitera des détours aux populations pour rejoindre les deux grandes artères parallèles de Barumbu (Kasaï et Flambeau).
Prenant la parole à cette occasion, le bourgmestre de Barumbu a salué de deux mains le geste posé par la Fondation Bralima qui se distingue par son souci d’aider et de faciliter l’épanouissement des populations de sa juridiction.
Pour sa part, l’Administrateur délégué de la Bralima a donné le sens de l’acte posé par sa Fondation en réhabilitant ce pont. En effet, la commune de Barumbu abrite le siège de la plus grande brasserie du Congo ainsi que son administration. Par conséquent, Barumbu et ses populations méritent de bénéficier des bienfaits de la Bralima.
Cela avant d’ajouter que les actions de la Fondation s’inscrivent dans le cadre de l’épanouissement des populations. Hans Van Mamaren s’est montré donc rassurant en déclarant qu’avec la réhabilitation du pont Nyanza à Barumbu, le dernier consommateur de la bière concurrente se convertira en consommateur de la Primus.
Avec l’inauguration du pont Nyanza, la Fondation Bralima reste déterminée à poursuivre ses actions sociales en faveur des maraîchers, des enfants vulnérables, des vieillards…
Cette cérémonie a été l’occasion pour les consommateurs d’apprécier les efforts que la Bralima déploie pour leur offrir des produits de qualité (Primus, Maltina, Sprite, …) et d’améliorer le social des populations grâce à sa Fondation. Victoire EYOBI
VIE ASSOCIATIVE
La LUPAKIN a installé son comité directeur
Après son élection le 10 janvier dernier, le nouveau comité exécutif de l’Asbl Lusu Pangi de Kinshasa (LUPAKIN) a été installé le dimanche 31 janvier 2010 au cours d’une cérémonie fort animée au Salon Okapi de l’hôtel Venus. Pour l’occasion, l’Asbl a battu le rappel de tous les léga de Pangi qui vivent à Kinshasa. La cérémonie a aussi connu la participation d’autres membres de la communauté venus de Lubumbashi, Kisangani, Kindu et Goma. Une véritable scène d’intronisation pour laquelle la LUPAKIN a mobilisé aussi bien les autorités coutumières venues du terroir que ce que Pangi compte de leaders politico-administratifs.
L’installation effective du comité exécutif de la LUPAKIN que dirige le député provincial Dieudonné Mbukani a été faite par les bami Ikenge, Sengi et Munguete venus du Maniema pour ce faire. Avant cela, ces gardiens de la tradition lega de Pangi se sont succédés pour exhorter le comité exécutif à œuvrer pour l’unité et la solidarité. Au Président Mbukani, il a été fait une véritable interpellation pour ses responsabilités : «vous portez une grande responsabilité de diriger les balega de Pangi ici à Kinshasa. Vous devez aller vers vos frères pour les ramener vers le Lusu (barza). Il y a parmi eux, des malfrats, des coureurs de jupon ou encore des sages ; mais prenez-les tous comme vos enfants et mettez-vous à leur écoute », ont recommandé les bami.
Aux ressortissants de Pangi vivant à Kinshasa, il a été lancé un appel à la réconciliation et à plus de solidarité : « Réconciliez-vous, retrouvez-vous ensemble pour bien chasser le gibier comme on l’a toujours fait chez-nous », a recommandé un des bami. Outre les autorités coutumières, plusieurs autres notables de Pangi ont, eux aussi, prodigué des conseils au comité exécutif de LUPAKIN. On a vu ainsi défiler le député national Busaga, des délégués de Lusu Pangi de Kindu et Lusu général de Kindu ainsi que le député provincial professeur Tanda. Tous ont lancé un appel à l’unité et à la solidarité des « Pangistans » pour le développement de leur territoire.
Dans son intervention, le député Busaga a rappelé la coutume lega qui se base sur le consensus pour désigner les dirigeants pour rappeler également chacun de ses co-régionaires à l’obligation de résoudre les problèmes dans le cadre de la palabre africaine. « Dans notre coutume, l’élection n’existe pas », a-t-il déclaré avant d’inviter les autres fils du terroir qui se sont désolidarisés de cette initiative à revenir au sein de la famille LUPAKIN.
Embrayant sur le même point, le député provincial Tanda a, pour sa part, exhorté ses frères et sœurs de Pangi vivant à Kinshasa à suivre la sagesse de deux chiens attachés à une même corde qui choisissent de se nourrir collégialement au lieu de se tirailler vers plusieurs intérêts divergents. « Si vous voulez beaucoup manger, étant attachés sur une même corde, tournez-vous vers le premier bassin avant d’aller consommer ensemble ce qui se trouve dans le deuxième »,
Dieudonné Mbukani s’ouvre à tous
Après toutes ces exhortations et son installation, le président du comité exécutif, Dieudonné Mbukani a, invité, à son tour, ses frères lega de Pangi vivant à Kinshasa à mettre fin aux querelles qui les divisent et regarder dans la même direction pour reconstruire leur territoire qui fait face à plusieurs problèmes. « Les portes de LUPAKIN sont grandement ouvertes pour nos frères qui pensent le développement de notre territoire autrement. Le comité exécutif que je dirige s’opposera énergiquement à toute tentative d’instrumentalisation des Balega de Pangi pour des buts inavoués de recherche du pouvoir », a prévenu Dieudonné Mbukani qui s’est engagé à faire respecter les objectifs de LUPAKIN qui est une association apolitique et sans but lucratif.
Conscient des multiples problèmes qui assaillent son territoire de Pangi et de l’ampleur de la tâche qui l’attend, lui et son comité, il a promis de s’y consacrer résolument avec l’appui des siens. « La LUPAKIN étant un espace de résolution des différends, un cadre pour réfléchir sur le développement intégral du territoire de Pangi, j’invite tout le monde au partage, à l’unité et non à l’exclusion », a-t-il conseillé en se référant, pour cela, aux valeurs qui caractérisent le grand pangolin (Ikaga en kilega), logo de LUPAKIN.
La cérémonie d’installation du comité exécutif de la LUPAKIN, pour ceux qui connaissent la force de la parole prononcée par un mwami traditionnel, a scellé la réconciliation des fils lega de Pangi. Cela est un signal fort en direction de tous ceux des fils qui voudraient continuer à demeurer en marge de l’organisation de la communauté.
Le député provincial Dieudonné Mbukani, Lega de la collectivité-chefferie des Babene, est secondé par le 1er vice-président, M. Malumba Kyelu Jean (collectivité de Wakabango II), le 2ième vice-président Kyengi Augustin (collectivité de Beia), le 3ième vice-président Joël Mulubo (collectivité d’Ikama), le secrétaire général Dr Elie Alimasi (collectivité Ikama), le secrétaire général adjoint Basemenane Kasongo (Wakabango II), le trésorier général Kibonge Gaby (collectivité de Beia), le trésorier général adjoint Sengi Antoine (collectivité Babene). Les relations publiques sont assurées par M. Christian Sakana (collectivité Beia) et Mukobya (collectivité Babene), Mme Zaina et Mme Séraphine Atibu. Mme Wasusa Bukanga Suzana et M. Jacques Omombo sont chargés de la logistique.
Pour son fonctionnement, la LUPAKIN s’est dotée d’un siège propre en achetant une maison en étage au niveau de l’arrêt Bakayawu à Bandalungwa. Ce siège a été inauguré le même dimanche 31 janvier 2010. JEK
GRACE A L'ONG MONIB ASSISTANCE
Les enfants mal nourris de Mombele ont bénéficié des vivres
La malnutrition est un fléau qui touche plusieurs enfants dans le monde et congolais en particulier, par un manque d’alimentation équilibrée. C’est le cas au service nutritionnel du Centre de santé Saint Amand, situé au quartier Mombele, dans la commune de Limete, où nous avons trouvé les enfants souffrant d’une malnutrition presqu’avancée. Heureusement ce jour-là, soit le jeudi 28 janvier 2010 dans l’après-midi, l’Ong Monib Assistance était là pour soutenir cette catégorie de la population, en lui apportant son appui.
L’équipe de cette structure sans but lucratif, conduite par son président Olivier Monkha Ibrahim, dit Monib production, est allée donc à la rescousse des enfants en souffrance d’alimentation de Mombele en leur offrant des vivres dont la farine de maïs, celle de soja, de l’huile, des gobelets, du sucre ainsi qu’une enveloppe contenant une importante somme d’argent.
En bon père de famille, Monib production était le premier à servir à un échantillon des enfants sélectionnés par des femmes chargées de nourrir ces enfants du centre de santé Saint Amand. C’est une centaine d’enfants qui ont bénéficié d’un repas contenant le mélange de maïs et Soja. Parmi ces enfants, figurait un enfant d’une année et demie, petit-fils de l’artiste musicien Mopero Wa Maloba. Ce bébé était gardé par sa grand-mère très confiante « Dieu va guérir mon petit-fils. Je profite pour saluer l’acte posé par l’Ong Monib Assistance », lâche-t-elle.
Le responsable du service nutritionnel du Centre de santé Saint Amand a aussi salué l’acte posé par l’Association que dirige Olivier Monkha. « Outre Monib production, personne d’autre ne s’occupe de nous. Or, ici, les enfants malnourris sont nombreux, mais qui manquent d’assistance. Je remercie donc Monib Assistance, car plusieurs enfants sont morts ici par manque d’assistance », souligne-t-elle.
Le geste posé par l’Ong Monib Assistance est à encourager surtout que cette structure d’assistance travaille avec ses fonds propres. Dieumerci MAYAMBI
Mbuji-Mayi : l'enveloppe humanitaire 2010 estimée à plus de 31 millions USD
Plus de 31 millions de dollars américains seront nécessaires pour faire face à toutes les urgences prévisibles au cours de l'année 2010 dans la province du Kasaï oriental. Ce montant a été révélé, samedi à Mbuji-Mayi, à l'occasion de la présentation du plan d'action humanitaire provincial, a rapporté la radio Okapi.
Quatre principaux objectifs stratégiques doivent être atteints au terme de la mise en œuvre du plan d'action humanitaire 2010 au Kasaï oriental, selon le document présenté samedi à la presse. Il s'agit de renforcer la protection des populations civiles, réduire la mortalité et la morbidité, assister ou mieux protéger des personnes déplacées, rélocalisées ou retournées et restaurer les moyens de subsistance.
Pour atteindre ces objectifs, le ministre provincial des Affaires sociales, Roland Shodu, a invité les partenaires humanitaires à plus de réalisme dans l'exécution de ce plan d'action humanitaire. Tout en appréciant le travail que les agences du système des Nations unies fournissent sur terrain, il les a invités à être plus actifs dans leur réponse aux urgences et à ne pas se limiter seulement à la planification et à l'évaluation.
"Pour être un bon plan, par exemple, dans le secteur médical, nous avons eu des interventions qui ont contré la famine, la malnutrition des nourrissons, la mortalité et la morbidité. " FDA/RO
15eme ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE "STEVROS NIARKOS"
Les sapeurs se mobilisent pour honorer la mémoire du fondateur de la « religion kitendi »
Le 10 février prochain, le fondateur de la « religion kitendi » totalisera 15 ans dans l’au-delà. A cette occasion, les sapeurs décident d’honorer la mémoire de celui qui se faisait appeler « Strevos Niarkos », en proclamant le jour de la disparition du « Ngatshie » journée mondiale de la sape.
Le programme de la commémoration de la mort du fondateur de la « religion kitendi » prévoit, en premier lieu, une messe à la paroisse catholique Saint Joseph de Matonge dans la matinée. En suite, suivra le dépôt de gerbes des fleurs au cimetière de la Gombe, où repose le disparu. Par après, les sapeurs de Kinshasa, de Brazzaville et ceux de l’Europe s’affronteront sur un même podium, le vendredi 12 janvier 2010, au studio Maman Angebi de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) dans l’après-midi.
Parmi les invités de marque, figurent les artistes musiciens Papa Wemba, Bozi Boziana, Marie Paul et Adolphe Dominguez, et les comédiens Muyombe Gauche et Mbalio Sombo.
«Strevos Niarkos » un amoureux du beau
Né le 31 mai 1952 à Kinshasa, Mombele Ngatshie allias Strevos Niarkos était un Teke. -les Bateke sont les peuples autochtones de Kinshasa-, c’est ainsi que certains le considéraient comme un vrai Kinois. Dès sa jeunesse, « le Ngatshie » était un amoureux du beau. Lorsqu’il débarque en Belgique, il décide de porter le nom de Strevos Niarkos, nom d’un milliardaire grec très connu alors qu’il appartenait à la famille Mombele. (Mombele constitue également un des quartiers de la commune de Limete dans la ville de Kinshasa).
C’est en Europe que le Ngatshie fonde la « religion kitendi ». Il devient alors le pape de la sape, qu’il définit comme la « Société d’ambianceurs et des personnes élégantes ». Il s’est révélé aux mélomanes comme un auteur compositeur exceptionnel. L‘on se souviendra de sa chanson « Dernier coup de sifflet », interprété par Papa Wemba. Cette œuvre a fait beaucoup de succès et demeure, jusqu’à ce jour, la passion des amoureux de la sape.
C’est le 10 février 1995, alors qu’il purgeait une peine à la prison de Fresnes dans la région parisienne, qu’il quittait ce monde après une longue et pénible maladie. Dieumerci MAYAMBI
ORCHESTRE LELODIE DU CIEL
Quelques musiciens de José Nzita claquent la porte
Un mauvais vent souffle dans l’orchestre Mélodie du ciel de l’artiste musicien José Nzita. En effet, quelques musiciens du groupe de l’auteur de « Je m’en fous », à en croire des sources sûres, ont préféré rompre avec leur patron.
D’après nos investigations, ces artistes reprochent au leader de « Mélodie du ciel » le fait de n’avoir pas pris leur situation sociale en considération alors que depuis des années, ils travaillent aux côtés de José Nzita, avec qui, ils ont réussi à produire trois albums dont « Kotika nga te », « Kanga nga photo » et dernièrement « Je m’en fous ».
Malgré le succès récolté par les premiers opus du patron de l’orchestre Mélodie du ciel, les collaborateurs de ce dernier ont du mal à se retrouver sur le plan financier. Alors que José Nzita préfère s’accaparer du grand morceau et laisse les miettes à ses musiciens. Un de leurs a même laissé entendre, selon une indiscrétion, que « José Nzita préfère rouler carosse alors que nous nous trimons, marchons à pied et avons de la peine à nous loger ».
Cette grogne des musiciens de l’orchestre Mélodie du ciel semble préjudicier le nouveau tube de José Nzita « Je m’en fous » qui peine déjà à prendre de l’envol, car depuis son lancement, l’on ne sent pas le succès comme dans les précédents opus malgré une forte promotion au niveau médiatique.
Le leader de l’orchestre Mélodie du ciel doit rectifier le tir. Il est appelé à remettre de l’ordre dans sa structure pour aller de l’avant. D. MAYAMBI.
La fanfare «La Confiance» à l’affiche ce mercredi au CWB
Le Centre Wallonie Bruxelles (CWB) va accueillir, ce mercredi 3 février 2010, le spectacle de la fanfare «la Confiance». Ce groupe pourra revisiter les grands classiques de la musique congolaise et apporter une adaptation qui donne envie aux spectateurs de suivre.
La fanfare, était, autre fois, un genre de musique d’accompagnement, souvent réduite à l’agrémentation des manifestations et différentes rencontres. Maintenant, elle est utilisée pour des spectacles. Après le spectacle de la fanfare «La Confiance», c’est le groupe Asaph qui montera sur le podium. Ce sera le vendredi 5 février 2010. Le groupe Asaph était vainqueur toutes catégories de la 3ème édition du Festival international de Gospel de Kinshasa.
Dieumerci MAYAMBI
15eme EDITION DU CHAMPIONNAT DE LA LINAFOOT
La manche retour de la phase qualificative démarre ce mardi dans tous les sites
Sans transition, la manche retour de la 15ème édition du championnat de la Ligue nationale de football (Linafoot) démarre cet après-midi dans tous les sites. Les clubs qui se sont affrontés en manche aller vont de nouveau se rencontrer conformément aux dispositions réglementaires de la compétition. Si sur les sites de Kinshasa (stade des Martyrs), de Matadi (stade Lumumba), de Mbuji-Mayi (stade Tshikisha) et à Kisangani (stade Lumumba), toutes les équipes ont jouée leurs différentes rencontres des groupes, il n’en est pas le cas pour les sites de Lubumbashi (stade de la Kenya) et de Goma (stade des Volcans). En effet, à Lubumbashi, l’Ac Saint Luc de Kananga n’a pas pris part aux matches. Il en est de même du Tp Ciod de Pangi du Maniema qui n’a pas effectué le déplacement de Goma. Donc, il y a eu forfait de ces deux clubs dans la phase qualificative de l’actuel championnat de la Linafoot.
Du 02 au 07 février 2010, les 22 clubs en lice vont livrer les dernières batailles afin d’accéder à la phase finale. Seuls, les clubs classés en 1ère position de chacun de six groupes (sites) seront qualifiés pour la poursuite de la compétition. A ces six qualifiés, le meilleur club classé 2ème de tous les groupes sera récupéré comme meilleur perdant. Ainsi, les sept qualifiés vont réjoindre le Tp Mazembe, détenteur de titre à la phase finale. Les huit constituent vont donc les clubs engagés à la phase finale de la 15ème édition de la Linafoot. Nous n’en sommes pas encore à la dernière étape pour accéder à la phase classique.
En attendant, V.Club à Kinsahsa, Elima à Matadi, Sanga Balende classique et Nika à Kisangani dominent chacun son groupe avec 9 points en 3 matches. Dans les groupes où il y a défection, c’est-à-dire à Lubumbashi et Goma, ce sont respectivement Saint Eloi Lupopo et Virunga qui sont en tête avec 6 points chacun en 2 sorties.
Les rendez-vous de cet après-midi
A Kinshasa : 14h00 Tp Molunge (Mbandaka) Vs As Veti Club (Matadi). Aller : 0-1
: 16h00 As V.Club (Kinshasa) Vs Cs Matiti Mabe (Bandundu). Aller : 3-0
A Matadi : 14h00 Dcmp (Kinshasa) Vs As Vutuka (Kikwit). Aller 3-1
: 16h00 As BS (Mbandaka) Vs Tc Elima (Matadi). Aller 0-1
À Mbuji-Mayi : 14h00 As New Soger (L’Shi) Vs Us Tshinkunku (Kananga). Aller : 0-1
: 16h00 SM Sanga Balende (Mbuji-Mayi) Vs OCK (Kinshasa). Aller : 1-0
A Kisangani : 14h00 As Nika (Kisangani) Vs Fc Ajax (Bukavu). Aller 3-2
: 16h00 As Kabasha (Goma) Vs Fc Ndjadi (Kindu). Aller : 5-0
À Lubumbashi: 15h00 Js Likasi (Likasi) Vs As Bantous (Mbuji-Mayi). Aller : 1-1
A Goma : 15h00 Ts Malekesa (Kisangani) Vs Oc Muuingano (Bukavu). Aller : 1-0
Pascal LIKANA
PRELIMINAIRES AFRICAINS DU CHAMPIONNAT FEMININ U-20 DE LA FIFA
Un trio arbitral du Burundi désigné pour le match RDC - Ghana
du 12 février 2010
Le troisième et dernier tour des préliminaires africains du championnat féminin U-20 de la Fifa Allemagne 2010 intervient respectivement les week-end du 12, 13, 14 et 26, 27, 28 février 2010, en aller et retour. Les Léopards dames de la RD Congo reçoivent, le vendredi 12 février 2010 les « Queens » du Ghana en match aller, au stade des Martyrs. A cette occasion, les organisateurs ont désigné les officiels pour toutes les rencontres. Il y a un total de quatre matches pour le troisième tour, RD Congo-Ghana, Ghana-RD Congo et Afrique du Sud-Nigeria, Nigeria-Afrique du Sud.
Ainsi, pour le match de Kinshasa, la partie sera dirigée par un trio arbitral du Burundi. Il s’agit de : Nafisha Christine (arbitre central), Hakiza Airiene-Aile (1ère assistante) et Nduwamana Benigne (2ème assistante). Toutefois, comme l’exige le règlement, l’arbitre protocolaire étant du pays hôte, cette charge revient à Mbiyavanga Lulendo. Et, la Mozambicaine Palmira Francisco est le commissaire au match.
Pour le match retour d’Accra, cette fois-là, c’est un trio arbitral du Bénin qui est désigné. Il est composé de Sitou Rafiatou Anike (arbitre central), Louis Sonia (1er assistante) et Noussiratou (2ème assistante), Aggor Vivian (arbitre protocolaire et la libérienne Izetta Wesley (commissaire au match). Pascal LIKANA
Suspendu quatre ans par la CAF, la TOGO fait appel
La Togo a fait, hier, appel, de la décision de la Commission de discipline de la CAF qui a décidé, samedi dernier, de le sanctionner pour quatre an suite à son retrait de la CAN 2010 après la fusillade du convoi de l’équipe nationale togolaise à Cabinda. Le Togo doit aussi verser une amende de 50.000 dollars (24 millions Frs Cfa), et cela conformément à l’article 78 des Règlements de la compétition, sanctionnant tout retrait de la compétition à vingt jours du démarrage.
Le Président de la CAF, le Camerounais Issa Hayatou, qui avait pourtant promis aux Togolais, au lendemain de l’agression armée ,que leur retrait de la compétition ne sera pas sanctionné, a expliqué que la décision actuelle s’explique par l’interférence du Gouvernement togolais dans la décision de retrait. En effet, malgré la volonté manifestée par les joueurs togolais de participer à la compétition, le Gouvernement togolais par la voix du Premier ministre Gilbert Houngbo, a exigé le retour de la délégation et déclaré trois jours de deuil national.
Les autorités politiques togolaises ont estimé que la décision de la CAF est « surprenante ». Dans une déclaration faite à la Primature par le Porte-parole du Gouvernement, le Ministre d’Etat Pascal Bodjona, le dimanche 31 janvier, « le Togo va explorer toutes les voies légales pour attaquer cette décision ».
Sommet de l'Union africaine : les responsables africains inquiets pour la paix au Soudan
Les responsables africains ont évoqué lundi les "défis d'une ampleur sans précédent" que pose le maintien de la fragile paix au Soudan, à trois mois d'élections générales et à un an d'un referendum sur une éventuelle indépendance du sud, à l'occasion d'un sommet de l'Union Africaine (UA) à Addis Abeba. Au Soudan, "des progrès remarquables ont été accomplis dans l'application de l'accord de paix global (signé en 2005), mais des défis d'une ampleur sans précédent requièrent une attention soutenue", a prévenu Jean Ping, le président de la Commission de l'UA. Le Commissaire à la paix et la sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra, a souligné la nécessité de "travailler avec tous les responsables soudanais pour promouvoir la paix dans ce pays".
"Nous faisons cela tout en respectant pleinement la volonté des peuples soudanais, mais nous devons en tous les cas rendre l'unité attrayante", a-t-il ajouté, reprenant l'expression utilisée samedi par le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon. Une réunion uniquement consacrée au Soudan s'est tenue dimanche en marge du sommet, à l'initiative de MM. Ban et Ping, avec le président soudanais Omar el Béchir, le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, et les président d'Afrique du sud, du Nigeria, du Tchad et de l'Algérie.
Mais pour un des membres de la délégation soudanaise au sommet, Akwei Bona Malwal, "c'est trop tard". "Nous avons demandé depuis longtemps à la communauté internationale de se mobiliser, mais maintenant les gens se sont fait leur opinion au Sud-Soudan", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ils sont en faveur de l'indépendance, donc nous manquons de temps. La communauté internationale peut toujours s'impliquer pour aider les deux parties à faire face à l'après référendum de manière pacifique", a-t-il ajouté, assurant que "le gouvernement de Khartoum n'ira jamais à l'encontre de la décision des peuples du Sud-Soudan".
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a estimé pour sa part dimanche que "le Sud avait le droit de se dissocier du Nord par référendum, mais (qu') il y avait des dangers pour le Sud". "Le risque de guerre est plutôt entre les gens du Sud que entre le Nord et le Sud. Ils ont des différends sur la terre, les points d'eau, et cela entraîne déjà des combats. S'ils venaient à l'indépendance ce serait un micro-Etat qui susciterait la convoitise de ses voisins", a estimé le dirigeant libyen devant la presse.
Le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grande partie chrétien, ont mis fin en janvier 2005 à 21 ans de guerre civile. L'accord de paix global (CPA) a permis la création d'un gouvernement semi-autonome au Sud-Soudan et prévoit la tenue en avril des premières élections - présidentielle, législatives et régionales - multipartites depuis 1986 au Soudan et un référendum en janvier 2011 sur l'indépendance du Sud.
Outre les crises régionales, le sommet de l'UA, qui réunit jusque mardi les représentants des 53 Etats membres de l'organisation, a également à son ordre du jour de lundi la coopération avec la Cour pénale internationale (CPI). L'UA a demandé la suspension de la procédure engagée par la CPI contre Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest soudanais. Alors que l'organisation Human Rights Watch vient de critiquer à nouveau cette position, le président soudanais est pour sa part depuis vendredi à Addis Abeba pour participer au sommet.
Nice va accueillir le prochain sommet France Afrique
Un sommet réunissant les chefs d'Etats africains et français se tiendra à Nice les 31 mai et 1er juin, a indiqué lundi à l'AFP Christian Estrosi, maire de la ville et ministre de l'Industrie. Le sommet devait initialement se dérouler en février à Charm El Cheikh, en Egypte, avant qu'il ne soit décidé de le tenir en France.
"Je m'en réjouis car cela signifie que nous sommes de plus en plus identifiés comme un lieu de grandes rencontres internationales", a dit M. Estrosi, évoquant la capacité hôtelière de sa ville, sa dimension culturelle, son aéroport international, et rappelant aussi que Nice a été retenue pour organiser les jeux de la Francophonie en septembre 2013.
Le choix de Nice pour le prochain sommet France-Afrique est "un gage de confiance renouvelé de M. Sarkozy à l'égard de Nice et peut-être de son maire", a déclaré M. Estrosi..
Les voitures les plus sûres en 2009
Euro NCAP a dévoilé en fin de semaine dernière la liste des modèles les plus sûrs parmi les nouveautés 2009. C'est l'indéboulonnable Volkswagen Golf qui arrive en tête, suivie de près par la Honda Insight et la Toyota Prius. Aucune n'y échappe. Dès qu'une nouveauté est commercialisée, elle doit passer la redoutable épreuve des tests d'Euro NCAP (European new car assessment programme). Cette année, ce sont pas moins de 33 nouveaux véhicules qui ont été massacrés pour le bien commun. Rappelons au passage qu'il y a 4 critères d'évaluation : la protection des adultes, celle des enfants, des piétons, et les systèmes d'assistance à la sécurité (de type ABS, ESP, ...etc).
C'est donc la Golf qui remporte la palme, devant la Toyota Prius et l'Honda Insight. Ensuite on retrouve la surprenante Hyundai i20, devant la robuste Toyota Avensis, la Volvo CX60 et l'Open Astra. Ces trois dernières ont effectué exactement le même score et se classent donc toutes à la cinquième place, à égalité. Dans tous les cas, elles obtiennent toutes les très importantes 5 étoiles.
Parmi les déceptions, on remarquera le Toyota Urban Cruiser et la Suzuki Alto, qui n'obtiennent que trois étoiles sur cinq. On remarquera également qu'il n'y a pas de voitures françaises dans le classement... D'un point de vue plus global, Euro NCAP insiste sur le fait que la moyenne des points obtenus est supérieure à l'année 2008, ce qui appuie donc l'idée que les constructeurs continuent de faire progresser nos véhicules en matière de sécurité. C'est une bonne nouvelle non ? AFP
Tout sur l’automobile hybride
Une automobile hybride est un véhicule faisant appel à plusieurs sources d'énergie distinctes pour se mouvoir. On parle généralement de moteur hybride dans le cas de l'association d'un moteur thermique et d'un moteur électrique. Toutefois l'utilisation d'une pile à combustible dans un véhicule entraîne également son association avec un dispositif de stockage électrique réversible (supercondensateur ou batterie d'accumulateurs), réalisant ainsi une architecture hybride électrochimique/électrique au lieu d'une architecture hybride thermique/électrique.
Principe de fonctionnement
Il existe un principe général de fonctionnement qui consiste à faire fonctionner soit le moteur électrique, soit le moteur thermique, soit les deux en même temps selon les modèles.
Le principe de fonctionnement :
- Lors des phases stationnaires (où le véhicule est immobile), les deux moteurs sont à l'arrêt ;
- Au démarrage, c'est le moteur électrique qui assure la mise en mouvement de la voiture, jusqu'à des vitesses plus élevées (25 ou 30 km/h);
- Lorsque des vitesses plus élevées sont atteintes, le moteur thermique prend le relais ;
- En cas de grande accélération, on observe la mise en marche des deux moteurs à la fois, qui permet d'avoir des accélérations équivalentes au moteur de même puissance, voire supérieures ;
- En phase de décélération et de freinage, l'énergie cinétique est utilisée pour recharger les batteries.
Étant donnés les trois types de fonctionnement différents, le choix du régime est en général confié à l'ordinateur de bord. Toutefois, la transformation de l'énergie cinétique en énergie électrique lors des phases de freinage n'est pas disponible sur tous les véhicules hybrides ; l'achat des engins ne disposant pas de cette fonction est donc moins rentable que celui de leurs concurrents par rapport aux automobiles classiques.
Niveaux d'hybridation
Il existe de nombreux véhicules hybrides que l'on classe en fonction de l'importance de la partie électrique et de la façon dont elle est interconnectée avec le moteur thermique. La nomenclature est très variable selon les sources et les constructeurs.
- La solution Micro Hybride, correspondant au niveau le plus faible d'hybridation, est illustrée par le Stop& Start disponible sur les Citroen C2 et C3. Il s'agit d'une machine réversible remplissant les rôles du démarreur et de l'alternateur d'une voiture classique, qui possède la capacité de couper automatiquement le moteur thermique lors des arrêts (typiquement aux feux tricolores), réduisant ainsi sensiblement la consommation en milieu urbain.
- Les Mild Hybrid sont un niveau d'hybridation légèrement supérieur. Le système appelé Urban Hybrid chez PSA (concept car C5-airscape) est un stop & start aux fonctionnalités élargies, capable également de fournir un freinage régénératif (la machine fonctionne en générateur et fournit un couple s'ajoutant au frein moteur) et de fournir un appoint de puissance pour aider les reprises, l'énergie étant stockée entre temps dans des batteries ou des super capacités. Des technologies comparables existent chez BMW, Honda (Honda insight) ou encore Ford.
- Les hybrides parallèles sont la solution la plus connue. Les mouvements des moteurs thermique et électrique sont additionnés mécaniquement (par exemple avec un train épicycloïdal). C'est le système illustré dans les figures ci-dessous. Ces voitures sont capables de fonctionner en tout électrique. La Toyota Prius, les prototypes Hybride HDi de PSA, la Nissan Altima, les Lexus Rx400h, GS450h, LS600h et d'autres utilisent des variantes de ce principe.
- L'hybride série est en réalité une voiture électrique dotée d'un groupe électrogène. Le moteur thermique ne fait qu'alimenter un générateur électrique, il peut donc tourner à régime optimal. De plus, il n'y a pas de pertes mécaniques dans la transmission. Les batteries et/ou les super capacités permettent de stocker l'énergie de façon transitoire et éventuellement de rouler en "tout électrique". Le freinage est bien sur régénératif. La Chevrolet Volt (concept car dont la commercialisation est prévue à compter de l'automne 2010) illustre cette technologie. De telles voitures préfigurent pour certains la voiture à hydrogène, qui remplace simplement le moteur générateur par une pile à combustible.
- On parle d'hybride branché (plug-in Hybrid) lorsqu'un véhicule hybride, qu'il soit série ou parallèle, peut se recharger sur le réseau électrique, ce qui permet, pour les petits trajets quotidiens, de l'utiliser comme une voiture électrique. Ainsi la Chevrolet Volt permettrait à ses utilisateurs de rouler un maximum de 60 km par jour sans utiliser d'essence, en rechargeant les batteries la nuit. Le moteur thermique est remis en route lorsque les batteries sont épuisées.
- Un concept particulier consiste à utiliser une traction classique plus des moteurs électriques installés sur les roues arrières. Le concept Citroën C-Metisse utilise ce principe. On dispose ainsi de quatre roues motrices, ce qui améliore performances et tenue de route.
Avantages
Ce type de motorisation diminue de 10 à 30 % la consommation des véhicules suivant l'utilisation (la conduite urbaine offrant les gains les plus spectaculaires et la conduite autoroutière les plus faibles) et permet également de limiter les émissions polluantes proportionnelles à la consommation de carburant. La motorisation hybride est donc particulièrement intéressante pour les taxis et elle commence à être appliquée aux autobus aux États-Unis, en Europe et au Japon.
Ne puisant son énergie que dans le carburant, au moins dans les réalisations actuelles, une motorisation hybride ne doit pas être comparée à une motorisation électrique ; il s'agit simplement d'une motorisation thermique optimisant l'usage de l'énergie.
Le premier véhicule de ce type à être mis sur le marché en grande série est la Toyota Prius, fin 1997 au Japon (dans une version jamais commercialisée en dehors de l'archipel), suivie par le coupé 2 places Honda Insight en 1999, qui fut également exporté aux États-Unis et dans quelques autres pays mais pas en France. La troisième version de la Prius (modèle NHW20) a reçu le titre européen de voiture de l'année en 2005. En 2008, Toyota avait vendu un million d'exemplaires de sa Prius. En 2007, Toyota vient avec sa nouvelle Camry Hybride de remporter encore plusieurs prix d'importance dans le monde automobile. Motor Trend leur ayant décerné le prix de voiture de l'année 2007 pour la Camry et l'Association des journalistes automobile du Canada a octroyé à la Camry Hybride 2007 le titre de voiture canadienne de l'année, ainsi que celui de meilleure voiture familiale de plus de 30 000 $CDN. L'Association canadienne des automobilistes leur a décerné le prix tant convoité : Pyramide 2007 CAA pour des initiatives environnementales. Lexus, la marque haut de gamme de Toyota, commercialise des berlines et un 4x4 hybrides, ce dernier (Lexus RX400h) rencontrant un certain succès, malgré son prix. Sans approcher le succès de la Prius, Honda commercialise depuis plusieurs années une version hybride dite IMA de la Honda Civic. D'autres constructeurs ont également sorti des modèles hybrides mais avec des parts de marchés plus marginales (Mazda, General Motors, Renault...). En France, l'effort le plus notable fut Renault, qui produisit quelques milliers de Kangoo hybrides seulement. Crise du pétrole et contrainte écologique obligent, de nombreux constructeurs automobiles ont annoncé des programmes de recherche importants dans ce domaine, notamment General Motors, qui s'associe dans ce domaine avec Mercedes et BMW, Ford ayant acquis la technologie de Toyota de première génération, et plus récemment PSA Peugeot Citroën qui s'est associé à divers grands équipementiers et à une PME française, pour réaliser la première voiture hybride diesel-électrique, dans le cadre d'un important programme de développement soutenu par l'Agence pour l'Innovation Industrielle.
En France, le ministre des transports, Gilles de Robien, a pris la décision d'augmenter le crédit d'impôt pour les véhicules peu polluants comme les automobiles Hybrides. Et au Canada, le Premier Ministre, Stephen Harper, annonçait dans le nouveau budget 2007 qu'à compter du 20 mars 2007 un programme sous forme de remboursement en espèces sonnantes sur plusieurs modèles éco-énergétiques verrait le jour. Encore une fois, c'est le constructeur japonais Toyota qui sortait grand gagnant de cette initiative du gouvernement Canadien avec dix versions de modèles éligibles à ce seul programme, soit 2 000 $ pour la Prius, 1 500 $ pour la Camry Hybride, 1 000 $ pour le Highlander Hybride, 1 000 $ pour la Corolla (manuelle)2007 et 1 000 $ pour toutes les versions de leur Yaris.
En complément sur le crédit d'impôt, en France, le crédit d'impôt s'élève à 2 000 € par véhicule acheté, pour être éligible au crédit d'impôt, le niveau d'émission de CO2 ne doit pas dépasser 160 grammes (en 2008), ce qui est le cas par exemple de la Prius. Il existe d'autres conditions pour l'obtention du crédit d'impôt sur les voitures propres (type de carburant, reprise ancien véhicule...)
Inconvénients
Les accumulateurs électrochimiques de ces véhicules n'auraient pas une durée de vie aussi longue que le véhicule lui-même, il faudrait donc changer ceux-ci une ou plusieurs fois avant le recyclage total du véhicule, ce qui entraînerait un surcoût de maintenance et une obligation importante de recyclage pour le fabricant. Cependant, les marques proposant les systèmes hybrides comptent ceux-ci dans la garantie générale du véhicule (par exemple 8 ans ou 160,000 km pour la Prius en France, 8 ans et kilométrage illimité (999 999 km) pour la Honda Civic IMA).
Critiques
Certains constructeurs ont avancé le fait que l'économie en carburant occasionnée par la technique hybride pour des véhicules à essence était proche de celle du passage de l'essence au diesel, et qu'elle n'était donc pas intéressante pour eux sur les marchés ayant fait le choix d'un fort taux d'utilisation de moteurs diesel comme l'Europe. Ce discours occultant l'impact supérieur des émissions de NOX des diesels, ces mêmes détracteurs projettent donc des hybrides diesel arguant de leur émission de CO2 inférieure. À titre d'exemple, on pourra comparer la quantité de CO2 rejetée par différents modèles vendus sur le marché français (données constructeur) :
- Toyota Prius : 89 g/km
- Citroën C4 1.6 HDI 110ch : 125 g/km
- Citroën C4 1.6i 16v 110ch : 169 g/km
Deux précisions : les prototypes Hybrides HDI développés par le groupe PSA, sur la base, justement, d'une Peugeot 307 et d'une Citroën C4, et présentés à la presse en 2006 rejettent 90 grammes de CO2 par kilomètre parcouru. Mais finalement, deux ans plus tard, le groupe PSA indique qu'il n'est pas en mesure de proposer à terme ces véhicules. D'autre part, la Citroën C4 HDI 110ch a été choisie en exemple parce qu'elle présente l'un des meilleurs rapports performances / consommation de la catégorie des compacts diesel, notamment grâce à un rapport puissance / cylindrée élevé et à une faible traînée aérodynamique. La plupart des berlines diesel vendues en Europe rejettent plus de 140 grammes de CO2 par kilomètre parcouru.
Enfin, d'autres critiques notent que des 4x4 bien que hybrides (Lexus...) restent néanmoins très énergétivores comparés à des berlines, mais bien moins toutefois que des 4x4 non hybride.
Selon Patrick Coroller, Directeur national Air et Transport de l'ADEME, les solutions hybrides ne sont pas pertinentes et ne soutiennent pas la comparaison par rapport aux dernières générations de véhicules purement électriques utilisant des batteries à haute capacité de stockage (allocution Dijon 4 mai 2006 - journée EDF) Toujours selon lui, les solutions d'hybride Essence et à plus forte raison Diesel ne seraient pas adaptées aux marchés des prochaines décennies et sur un plan environnemental, seule la voie de l'hybride plug-in mérite un soutien à condition de maintenir une origine très majoritairement non polluante de l'électricité (c'est la voie choisie pour la Toyota Prius III par exemple). Toutefois, l'avantage des hybrides sur l'électrique pur est leur autonomie non limitée par les batteries qui les rend plus aisément utilisables sur de longs trajets (autoroute par exemple).
On peut cependant souligner les problèmes de recyclage des batteries d'une solution purement électrique ou hybride, ainsi que le problème de ressources qui se poserait si le nombre de véhicules devait être très élevé, par exemple la disponibilité du lithium utilisé dans les batteries de type Ion-Lithium (Chevrolet Volt...). Rappelons que près de 14 millions de véhicules (tous types confondus) se vendent chaque année en U.E…
Tiré de Wikipedia.com
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