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Quel préjudice
pour Muzito !
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
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Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire. José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila. José NAWEJ |
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A LA UNE
Au regard du trop-plein d’irrégularités et de l’imbroglio autour de la motion Ratée contre Muzito
Opposition : Non à la politique spectacle
*Après la tentative, par l’Opposition, de faire tomber le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement à l’aide d’une motion de censure à l’Assemblée nationale, l’heure est désormais aux réactions tant dans les salons politiques que dans les rues de Kinshasa. Voilà qui justifie l’analyse de certains observateurs qui invitent les opposants congolais à se départir de la politique spectacle généralement réalisé juste pour le besoin du show médiatique.
Une affaire a alimenté, début mai, le suspense dans l'opinion publique en RD Congo, particulièrement dans les rues de Kinshasa, la capitale du pays. Il s'agit de la motion de censure de l'Opposition contre le Premier ministre Adolphe Muzito. Première étape, réunir au moins 125 signatures pour la recevabilité de la pétition. Déjà, dans les rues de Kinshasa, le bon sens donnait peu de chance à une opposition qui, seule, ne pouvait pas rassembler le nombre de signatures requises, si c'est avec l'appui de quelques membres de la majorité au pouvoir. C'est donc à ce premier niveau que se jouait le jeu de l'honnêteté et en même temps, un test de solidarité à l'Alliance.
Comme l'accouchement d'une primipare, la très attendue motion de censure contre Adolphe Muzito a été finalement déposée vendredi le 14 mai. A nouveau, une sorte d'électrochoc a emballé les états-majors des partis politiques congolais. Des passions se sont déchaînées et des commentaires sont allés bon train. C'est donc Adolphe Muzito, comme le Christ à Golgotha, qui pour la énième fois, devra faire la vedette d'une plénière du mercredi 20 mai qui s'annonçait déjà chaude et de toutes les attentes. Coup de théâtre, c'est dans un hémicycle archicomble et bruité à outrance, que l'opposition politique a annoncé le retrait de ladite motion. Folklore politique ou une séquence de la mort de Gavroche de Victor Hugo? C'est selon. Mais le moins que l'on puisse retenir est que l'affaire a fait mouche. La " terrifiante " motion de censure qui annonçait des étincelles dans l'air s'est révélée une comédie. En un mot ou en mille, l'opposition a eu le mérite de s'offrir en spectacle.
PROPOSER DES ALTERNATIVES
Au lendemain de ce que d'aucuns qualifient de spectacles fort peu digne que l'opposition a offert à la nation congolaise au Palais du peuple, des voix s'élèvent de plus en plus pour appeler la classe politique en général et l'opposition politique en particulier, à adopter une posture que requiert la situation générale du pays.
Dans la fougue des réactions, certains analystes de la scène politique congolaise s'en veulent. Ils estiment qu'en démocratie, la Négation, entendez l'opposition politique dans l'entendement de Maurice Duverger, a pour vocation de s'opposer à un Gouvernement établi. Sa mission ne doit pas s'arrêter là. Bien au contraire, l'opposition politique doit proposer des alternatives pour le bien-être de la nation. Vue sous cet angle, l'opposition se débarrasse de sa caquette d'une opposition de prestige pour devenir une opposition positive ou de reconstruction. Honnis, soient, les petits esprits qui y percevraient de l'absurdité. Pareille opposition devient le partenaire du Gouvernement. Elle jouerait ainsi le véritable rôle qui est le sien, c'est-à-dire servir de balise à l'action de l'Exécutif. En d'autres termes, il est de bon droit que l'opposition contrôle l'action du Gouvernement. Mais une telle prérogative garantie dans les règles du jeu démocratique ne peut, cependant, ternir ni l'image du pays ni celle de sa classe politique ni moins encore, celle de l'opposition. Une telle mission ne sous-entend pas une quelconque aliénation de l'opposition. Bien au contraire, elle la crédibilise.
Malheureusement, il se trouve vérifié que depuis qu'a commencé cette affaire de motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito, en ce compris les dérapages constatés, l'opposition a semblé offrir tout autre chose à l'opinion publique. Pour peu que le ton paraisse dur, on a assisté à des tribunes où la vie du pays a été ramenée à une affaire individuelle. " Règlement des comptes de mauvais goût ", disent certaines langues.
Pour ainsi dire, l'opposition a raison lorsqu'elle doit contrôler l'exécutif. Mais cette même opposition a tort lorsque l'un de ses membres fonde ses allégations sur des présomptions. En ce moment, la tribune de l'Assemblée nationale se transforme en une vaste tribune de folklore, de politique-spectacle infâme. La rationalité voudrait que le jeu politique rentre dans les normes. Ceci est d'autant plus important dans le contexte actuel où la RD Congo se trouve être aussi à la veille de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Pays pauvre très endetté (PPTE) que de la célébration du Cinquantenaire. Le tout, au courant du mois de juin prochain.
A QUI PROFITERAIT
LA CRISE ?
Quelques mois séparent les congolais de la fin de cette première législature. Les échéances constitutionnelles prévoient les nouvelles élections en 2011. L'occasion sera au peuple de juger en âme et conscience, les différentes promesses électorales qui lui avait été faites. En politique, la pratique sociale étant le seul critère de la vérité, il appartiendra donc, à la population, d'apprécier l'action de ceux qu'il avait choisis. Selon que le bilan soit positif ou négatif, il reviendra au peuple le pouvoir discrétionnaire soit de réitérer sa confiance à ses dirigeants, soit de la retirer.
En rapport avec ces échéances, il est de bon aloi de se demander à qui profiterait une crise politique à l'aube de la fin de ce quinquennat. En tout cas, pas au pays. Bien au contraire, la chute du Gouvernement Muzito plongerait la RD Congo dans une situation difficile. Cela serait la preuve que le Président de la République n'avait plus de majorité au Parlement. Face à une telle évidence, il reviendrait au Raïs, d'user de ses prérogatives constitutionnelles de dissoudre l'Assemblée nationale et organiser les nouvelles élections législatives dans les soixante jours qui suivraient sa décision.
En 1991, l'actuel président sénégalais, Abdoulaye Wade avait qualifié la classe politique d'une classe sans culture politique. Qui l'eût cru ? Dans les milieux des flatteurs de tous bords, les propos de Wade avaient été très mal récupérés, si peu qu'ils provoqueraient un incident politique entre le Zaïre de Mobutu et le Sénégal d'Abdou Diouf. Voilà que vingt ans après, la classe politique congolaise semble encore loinb d’obtenir ses lettres de noblesse. Laurel KANKOLE
ENJEUX DE L'HEURE
Indépendance de la RDC
Gizenga se produit le 1er juin
*Par ailleurs, la grade relance des relations entre Kinshasa et Bruxelles n'aura plus lieu le 30 juin
Occupé à conduire indirectement les activités de son parti, Antoine Gizenga Fundji va bientôt retrouver la scène publique à travers une intervention qu'il va faire le 1er juin 2010 au Grand hôtel Kinshasa, dans le cadre des grandes conférences organisées par le Commissariat général au cinquantenaire (CGC).
Au cours de cette conférence, le sixième de la série, Gizenga va plancher sur un thème fort évocateur : " Le Congo du cinquantenaire : de la décolonisation à l'invention d'un avenir, regard des premiers membres du gouvernement du Congo indépendant. " Le Lion du Kwilu sera certainement à l'aise dans son élément, car il va participer à la réflexion en sa qualité d'ancien vice-premier ministre du Gouvernement Lumumba.
A ses côtés, on notera la présence d'autres grandes figures du premier gouvernement Lumumba tels que Justin Marie Bomboko, ministre des Affaires Etrangères ; Marcel Bisukiro, ministre du Commerce Intérieur et Christophe Gbenye, ministre de l'Intérieur.
La septième conférence programmée pour le 12 juin tablera, elle, sur le thème " le Congo indépendant : cinquante ans de gouvernance et après ? "
En attendant, la cellule de communication du CGC annonce la suspension, jusqu'à nouvel ordre, des activités de la caravane du cinquantenaire. Cette décision se justifie par le souci de se concentrer sur les activités devant se dérouler le 30 juin 2010.
Un appel a été lancé aux communes non encore visitées à garder leur calme, car la caravane reprendra après le 30 juin. A ce jour la caravane du cinquantenaire a fait le tour de certaines communes jumelées, notamment Kimbanseke-Masina, Maluku-N'sele, N’Djili- Limete et Lemba- Ngaba. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Kinshasa - Bruxelles : la relance n'aura plus lieu le 30 juin
Toujours en perspective des festivités du cinquantième anniversaire de l'indépendance de la RDC, ceux qui s'attendaient à un nouveau départ des relations entre Kinshasa et Bruxelles devront déchanter. Ce grand rendez-vous est, manifestement, rendu impossible à la suite de la réduction drastique de la délégation officielle qui doit accompagner le Roi Albert II. En effet, seul Yves Leterme, Premier ministre, sera aux côtés du Souverain belge.
Le Conseil des ministres belges, qui a pris cette décision, n'a pas révélé les motifs d'une telle réduction. On croit, cependant, savoir que loin d'être due à la crise qui secoue actuellement la Belgique, Bruxelles est plutôt concentré aux préparatifs de sa prise de la présidence tournante de l'Union européenne à partir du 2 juillet 2010.
Par exemple, la formation " Ecofin " est présidée par Didier Reynders, celle sur l'Emploi, par Joëlle Milquet et celle sur la Santé, par Laurette Onkelinx. Tous ces ministres qui devaient faire partie de la délégation belge doivent préparer des rencontres avec des commissions de l'Union avant de faire des présentations devant chaque commission parlementaire. JEK
INFOS INFOS
Assemblée Nationale
L'implication de Boshab sollicitée pour implanter la CENAREF à travers le pays
L'appui de l'Assemblée nationale aux différents projets de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) a été au centre de l'audience que le président de la chambre basse du Parlement congolais, Evariste Boshab, a accordée, hier jeudi 20 mai, à la délégation de cette structure.
A l'issue de cette rencontre, le secrétaire général de la Cenaref, Katuala Kaba Kashala, a fait savoir que les échanges avec le président de l'Assemblée nationale ont tourné entre autres autour de la possibilité d'étendre la cellule à travers le pays en vue de poursuivre sa mission de lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme, la corruption et le détournement des deniers publics.
" La loi régissant la Cenaref a été votée par l'Assemblée nationale. Voilà pourquoi, nous sollicitons du président de cette institution législative de pouvoir peser de tout son poids pour que la Cellule soit élargie jusqu'aux fins fonds de la République ", a souligné le secrétaire exécutif Katuala Kaba qui a conduit la délégation auprès du président de la chambre basse.
Parlant de la réaction du président de la chambre basse à cette demande, le secrétaire exécutif de la Cenaref a indiqué qu'Evariste Boshab a été très attentif et a promis de s'y mettre pour que cette cellule joue pleinement son rôle dans toutes les provinces de la RDC. Dorian KISIMBA
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Monuc: Alan Doss quitte la Monuc
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC quitte la Mission des Nations unies en RDC (Monuc). Dans une lettre adressée au personnel de la Monuc, Alan Doss a fait savoir qu'il a informé au secrétaire général des Nations unies son intention de prendre sa retraite après l'adoption du nouveau mandat de la Monuc.
Selon M. Doss, l'entrée de la mission dans une nouvelle ère est aussi le moment idéal de changer de leadership.
Au cours de la conférence hebdomadaire de la Monuc de ce mercredi, le porte-parole a livré à la presse l'essentiel de la lettre du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC.
Madnodje Mounoubai a indiqué qu'avant son départ, M. Doss a annoncé dans une lettre aux cadres et personnel de la Monuc son intention de prendre sa retraite des Nations unies. Dans cette lettre, Alan Doss a écrit :
"Après 44 ans de service au sein des Nations unies dont près d'une décennie dans le maintien de la paix, il est temps pour moi de passer à autre chose. Je le ferai avec les nombreux et merveilleux souvenirs des gens extraordinaires qui font de l'Onu ce qu'elle est. Je voudrais partager avec vous ma décision avant mon départ pour Londres ce soir, pour une lecture au 7e Folke Bernadotte Mémorial à la Royal United Services Institute. Le titre de la conférence " Maintenir la paix, protéger la population " est une coïncidence, mais il parle de ma motivation personnelle et professionnelle et de mes espérances pour la mission et pour la République démocratique du Congo." FDA/Monuc
NFOS INFOS
La Charte des Nations Unies présentée à des milliers de personnes à Kinshasa
La division de l'Information publique de la MONUC, en partenariat avec le Syndicat des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT), a organisé récemment la deuxième phase de la campagne d'information sur la Charte des Nations Unies à l'intention du public kinois dans 14 communes de la ville de Kinshasa.
Rappelant l'appartenance de la République démocratique du Congo (RDC) à l'ONU, ces conférences permettent d'expliquer aux participants la présence et le rôle de cette organisation en RDC à travers la MONUC, les agences et les fonds des Nations Unies. En effet, comme l'a dit Cardoso Losembe - le premier représentant du Congo à l'ONU et actuellement sénateur - " le premier acte qu'a posé la RDC après son indépendance fut d'adhérer à l'ONU (…) ce qui représentait un gage de reconnaissance internationale de son existence en tant qu'Etat souverain ". Ce faisant, la RDC a droit selon la Charte de l'ONU à une assistance de la part des autres états membres en cas de difficultés, et ce, sur la base des principes édictés par la Charte dont le leitmotiv est d'éviter aux générations futures le fléau de la guerre.
C'est ce qu'a précisé Noel Mbemba, délégué général adjoint du gouvernement chargé de la liaison avec la MONUC, à Ngiri Ngiri. Pour lui, " être soutenu par une mission onusienne est un droit légitime reconnu à tous les états membres de l'Organisation des Nations Unies. Ce fait ne traduit en aucun cas une faiblesse de la part de l'Etat qui demande une telle assistance en temps de conflit ".
Répondant à une question sur le départ de la MONUC, il a ajouté qu'" il (n'était) pas bon que ce pays demeure perpétuellement sous tutelle des Nations Unies. Cela prouve que le pays n'est pas capable de se gérer. Partant de cette logique, le gouvernement a demandé à la MONUC de lui présenter son plan de désengagement parce qu'elle finira par partir un jour. Aujourd'hui, ce plan est en train d'être discuté ".
Pour Patrick Manzonbi du ministère des Affaires étrangères, " le Conseil de sécurité n'avait pas pris seul la décision d'envoyer une mission en RDC, mais cela (s'était) fait de commun accord avec le gouvernement congolais ". Il y a eu, a t-il poursuivi, " un accord de siège, et c'est le ministère des Affaires étrangères qui accompagne le travail de la MONUC pour faciliter sa mission sur le terrain. Il est donc normal que l'Etat puisse demander à la MONUC d'évaluer son travail pour son désengagement ".
Débutée en janvier 2010 dans 10 communes de la ville de Kinshasa, la conférence sur les Nations Unies (lancée par le Ministre des Affaires étrangères lors de la célébration, le 24 octobre dernier, de la Journée des Nations Unies) a pour objectif de vulgariser la Charte de l'ONU au sein de la population, et plus particulièrement chez les élèves, les étudiants, les enseignants de civisme/morale, les leaders d'opinion et les autorités communales.
Trois exposés ont alimenté les conférences, notamment la présentation de la Charte par un enseignant, le mandat de la MONUC par un chargé d'information publique de la Mission, et les relations entre l'ONU et la RDC par un représentant du ministère des Affaires étrangères. Une vidéo de la célébration de la Journée des Nations Unies a fait la ponctuation entre les exposés, en rappelant l'appartenance de la RDC à l'ONU. Le tout a été suivi d'une séance de questions/réponses.
Répondant à une question sur l'utilité de l'ONU dans le monde où les conflits persistent, M. Mbemba a fait remarquer que " dans un monde où ce sont les intérêts qui priment, les pays se bousculent pour leurs intérêts personnels, mais tout cela dépend évidement de chaque Etat ". Par ailleurs, a t-il ajouté, " s'il n'y avait pas une organisation comme l'ONU, les plus forts allaient marcher sur les plus faibles, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ". Pour lui donc, " l'ONU a sa raison d'être ".
Dans l'ensemble, les participants ont été satisfaits. Pour l'élève Mbela Maketi de la 5eme Biochimie de l'institut Kimpangi, " il est important d'apprendre les circonstance de la création de l'ONU et surtout de connaitre les différents secrétaires généraux ". Quant à Tangwa Junior de la 6eme Commercial du lycée Tolendisa, il était heureux d'avoir su la différence entre la MONUC et l'ONU grâce à cette séance sur la Charte des Nations Unies.
Cette campagne d'information se déroule dans les communes de Ngiri Ngiri, de Bandalungwa, de Ngaliema, de Kintambo, de N'djili, de Nsele, de Kalamu, de Kasa Vubu, de Makala, de Kinsenso, de Limete, de Kinshasa, de Selembao, de Mont Ngafula. Elle devrait toucher au total près de 3000 personnes. FDA/Monuc
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Londres satisfait du déroulement de la mise en œuvre des déclencheurs de l'Initiative PPTE
La Grande Bretagne est satisfaite du bon déroulement de la mise en œuvre des différents déclencheurs de l'Initiative des Pays pauvres très endettés (I-PPTE) et encourage le Gouvernement dans le processus de l'atteinte du point d'achèvement. C'est ce que l'Ambassadeur du Royaume Uni en RDC, Neil Wigan, est allé dire hier après-midi au Ministre du Budget, Jean Baptiste Ntahwa Kuderwa. Les deux personnalités ont eu l'occasion, au cours de leurs entretiens, de passer en revue la mise en œuvre des déclencheurs de l'IPPTE, dans ses aspects relatifs au ministère du Budget, notamment la maîtrise des finances publiques et l'adoption et l'application du code de passation des marchés publics.
Face à l'optimisme de son interlocuteur quant à l'atteinte du point d'achèvement, Jean Baptiste Ntahwa l'a rassuré de la volonté et la détermination du Gouvernement à observer tous les critères(déclencheurs) pour ne pas rater ce rendez-vous important qui permettra, d'une part, l'annulation de plus de 90% de la dette de la RDC et, d'autre part, de bénéficier des ressources nécessaires à orienter vers d'autres secteurs de la vie nationale.' 'La Grande Bretagne, membre du club de Paris, veut voir ce partenariat perdurer et se matérialiser davantage dans le cadre du programme d'appui au Gouvernement Congolais dans plusieurs domaines'', a déclaré l'Ambassadeur Wigan à la presse. Quant à la coopération qui lie Londres et Kinshasa, l'hôte de Ntahwa a rappelé que son pays opère à travers la DFID (agence britannique de coopération au développement) qui finance la mise en œuvre du code de passation des marchés publics. Jean Baptiste Ntahwa a plaidé pour le renforcement de cette coopération afin de bénéficier des appuis budgétaires suffisants pour financer d'autres projets. JEK
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Des experts peaufinent des stratégies pour combattre le fléau
La coordination du comité de pilotage anti-corruption du ministère de la Fonction publique a organisé, du 19 au 21 mai 2010 à l'hôtel Sultani, une table-ronde des experts sud-africains et congolais sur la lutte contre la corruption. Ces experts internationaux et nationaux ont eu pour tâche de peaufiner les stratégies dégagées lors de la plénière du mois de décembre dernier afin d'établir un cadre constitution de lutte contre la corruption en RDC.
" En termes clairs, ces assises attestent, non seulement la détermination du gouvernement congolais à éradiquer ce fléau, mais aussi elles sont l'expression de la manifestation de la vision politique du Chef de l'Etat. Car ce dernier fait de l'option zéro de la corruption en RDC le cheval de bataille de l'action du gouvernement ", a déclaré le ministre de la Fonction publique, Dieudonné Upira.
Selon lui, il a plu au Président Joseph Kabila de signer, avec son homologue sud sud-africain, un accord cadre relatif à la promotion de l'éthique et de la culture de la déclaration du patrimoine des agents de l'administration publique congolaise. Ceci, dans le but de renforcer et de légitimer le rôle pivot que doivent jouer les ministères en matière de lutte contre la corruption en RDC.
C'est dans cette perspective que fut signé, au Grand hôtel Kinshasa (GHK), le protocole d'accord trilatéral dans le domaine de lutte contre la corruption le 18 février 2008 entre la RDC, la RSA et l'UNDOC. C'est aux termes des dispositions dudit protocole, que le ministre en charge de la gestion du personnel de l'Etat a reçu le rôle de prévention et de supervision des activités anti-corruption. En même temps, il a été demandé aux institutions publiques, à la société civile et au monde des affaires d'être associés à l'organisation comme à l'exécution des résolutions de ce forum. " Nous sommes tous informés sur les ravages que causent les pratiques de la corruption sur le développement du tissu socioéconomique des nations modernes ", a déploré le coordonateur du comité de pilotage anti-corruption, Saint Augustin Mwendambali. D'après lui, ce moment est historique et particulier, parce que la RDC va se doter des instruments et d'un cadre de lutte contre la pauvreté.
La nation congolaise, par le biais de son gouvernement, attend de ces assises des pistes de solutions pratiques et réalistes susceptibles d'extirper ce mal dans le pays. Puisque ce fléau prive les caisses de l'Etat des moyens d'accroître leurs chiffres d'affaires. D'où, l'importance de ces assises en RDC, classée parmi les pays plus corrompus du monde.
" C'est après avoir mesuré l'ampleur des dégâts du phénomène de la corruption sur le climat des affaires et sur la croissance économique du pays que le Président de la RDC a déclaré que la corruption est l'une des formes de criminalité. Raison pour laquelle, qu'il faut combattre ce fléau avec la dernière énergie ", a indiqué le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi.
En effet, son ministère chargé de l'exécution de la politique judiciaire du gouvernement et du contrôle des activités judiciaires, domaine où la corruption bat son plein. Ce ministère a reçu du gouvernement la mission de lutter contre la corruption, l'impunité et de mener la réforme du secteur de la justice. Par la même occasion, Luzolo Bambi a exprimé son vœu de voir les résultats issus de cette table-ronde définir un cadre légal, institutionnel et éducatif de la lutte contre la corruption. Cela pour aider le gouvernement à mener à bien sa mission pour éradiquer ce mal. C'est pourquoi, tous les experts ont été invité à donner le meilleur d'eux-mêmes pour qu'aucun de leurs échanges d'expériences ne sorte des projets de texte de loi qui vont permettre de faciliter la lutte contre la corruption et les antivaleurs qui ont élu domicile en RDC.
Simard Simon TSOUMBOU
RDC: L'Association congolaise des banques pour un code des investissements du secteur
Réunies au sein de l'Association congolaise des banques (ACB), les banques commerciales souhaitent disposer d'un Code des investissements propre à leur secteur.
Michel Losembe, administrateur délégué de Citybank/RDC et président de l'ACB, reçu en audience, jeudi 13 mai, par Matata Ponyo Mapon, ministre des Finances, a souligné que ce projet de loi vacille encore entre la Banque centrale du Congo et le Parlement.
Il a notamment déploré la perte de temps pour l'adoption du projet de loi spécifique au secteur bancaire, qui stagne entre ces deux institutions. Les Afriques
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Administration Publique
Le ministre du Budget sous le feu rouge des syndicats des ministères impliqués dans la chaîne des dépenses
L'Union des syndicats des ministères des Finances et du Budget (U.SY.FI.BU.) a tenu, hier au grand Bâtiment de la Fonction publique, une assemblée générale à l'intention des agents et fonctionnaires des deux ministères. Au cours de cette rencontre, il a été question d'évaluer, ensemble avec ce qu'ils appellent " base ", l'évolution de leurs revendications adressées au ministre du Budget dans leur correspondance datée du 18 mai dernier.
Dans cette correspondance dont le délai de 72 heures a expiré hier à minuit, les syndicalistes des ministères impliqués dans la chaîne des dépenses ont invité le ministre du Budget à actionner le crédit du budget 2010 devant leur revenir. " Nous militons pour une rémunération équitable et satisfaisante devant assurer aux agents et fonctionnaires de l'Etat une existence conforme à la dignité humaine ", ont déclaré les syndicalistes des ministères des Finances et du Budget.
Pour eux, le ministre du Budget est la seule personne qui bloque le dénouement de nombreux dossiers des fonctionnaires des services impliqués dans la chaîne des dépenses. " Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'ultimatum de 72 heures que nous avions lancé au ministre Ntahwa depuis le 18 mai dernier. Si aucune suite positive ne nous est réservée, il sera seul responsable de tout ce qui pourra arriver au sein des administrations des deux ministères. Nous nous préparons à mener des actions qui pourront avoir des conséquences fâcheuses étant donné que, dans ce pays, on ne reconnaît pas les mérites des agents et fonctionnaires de l'Etat. Trop, c'est trop. Nous sommes fatigués. On dirait que le ministre du Budget nous pousse à marcher, à grever ou à faire un sit in à la Primature pour réclamer nos droits ", a déclaré le syndicaliste Anselme Mufwenge Kapay.
Un autre point débattu au cours de cette assemblée générale était la paie observée au mois de mars dernier où les mêmes syndicalistes déplorent l'injustice manifeste qui a pris corps au sein de l'administration publique. "Nous sommes indignés de constater que les Secrétaires généraux ont été les seuls à bénéficier du premier pallier de Mbudi. Ils ont touché chacun un salaire de 936.283 FC alors qu’un huissier continue de toucher 33.000 FC. Voilà comment l'injustice bat son plein en RDC ", ont fait remarquer les membred de l'U.SY.FI.BU avant d'inviter le ministre du Budget à tout faire pour répondre positivement à leur correspondance datée du 18 mai denier. Dorian KISIMBA
NATION
Catastrophe humanitaire à Nyiragongo après l'éruption du volcan Karisimbi
Le territoire de Nyiragongo, dans le Nord Kivu, vit actuellement une catastrophe humanitaire après l'éruption récente du volcan Karisimbi. Le bilan arrêté à ce jour indique une vingtaine de morts, 26 disparus et plus de 250 familles sinistrées et qui attendent d'être relogées depuis le 16 mai. Sur terrain, la situation demeure préoccupante et les sinistrés continuent de solliciter l'assistance des humanitaires pour relancer leur vie.
"Les familles sont actuellement dans une situation de vulnérabilité, il faut qu'elles soient assistées le plus tôt possible et qu'elles soient délocalisées vers un autre site que celui de Kibirigya", a déclaré à Radio Okapi l'administrateur du territoire de Nyiragongo, Bokele Joy, qui a aussi indiqué que la population de ce village sera réinstallée dans un site proche du village de Kibumba à 25 Kilomètres de Goma.
Pour rappel, une avalanche a enseveli des personnes, des maisons et du bétail dans la nuit de samedi 15 mai à dimanche 16 mai dans la localité de Kibumba, au Nord Kivu. JEK
NATION
Bas-Congo : être prêtre, une vocation et non un métier
Au Bas-Congo comme partout en RDC, devenir prêtre demande de la conviction et de la persévéranceLes études ne sont plus gratuites et ce sacerdoce ne rapporte plus autantSeuls ceux qui ont une véritable vocation rentrent aujourd'hui dans l'Eglise… Ils sont beaucoup moins
Après plus de 17 ans de formation et de patience, Paraclet Nkuti a finalement été ordonné prêtre, en novembre dernier, au diocèse de Matadi, l'un des trois que compte le Bas-Congo. Sur la cinquantaine de candidats de sa promotion au petit séminaire de Kibula, il est le seul à arriver en fin parcours. Heureux, il a du mal à s'expliquer d'être l'unique prêtre de sa promotion "à avoir tenu bon". Le diocèse a dû attendre six autres prêtres de trois promotions montantes pour organiser son ordination sacerdotale. Car, "il n'était pas indiqué de le faire avec un seul prêtre", explique un prélat.
"Devenir prêtre est une vocation. Mon fils a démontré que c'est à cela qu'il a été choisi", s'est écrié Josué Nkuti, le père de l'abbé Paraclet. Attirés jadis par la vie aisée que menait le clergé et par l'image qu'il reflétait dans la société, de nombreux jeunes du Bas-Congo et d'ailleurs choisissaient souvent d'aller au séminaire, pour porter un jour la soutane. Mais aujourd'hui beaucoup de choses ont changé. "Pour éviter que certains aspirants sans réelle vocation ne soient formés gratuitement, les diocèses ne prennent plus que partiellement en charge leurs études", explique un prélat.
Mettre la main à
la poche
Ils doivent mettre la main à la poche pour parachever leur cursus. Les moins tenaces des séminaristes jettent l'éponge en cours de formation s'ils ne sont pas remerciés par leurs formateurs. "Moi, j'ai abandonné car je ne pouvais accepter de continuer de vivre les dures conditions du grand séminaire", affirme un défroqué. Niché à Inga, cité abritant le barrage hydroélectrique du même nom, un prêtre reconnaît que ce n'est pas facile du tout. "Si ce n'est pas à cela que vous avez été choisi, vous ne pourriez tenir le coup".
Après une rigoureuse formation qui dure une quinzaine d'années, les nouveaux prêtres doivent exercer leur sacerdoce dans des conditions beaucoup plus rudes que celles des années des Pères blancs. Le départ des anciens missionnaires à partir des années 80 a, en effet, progressivement entraîné la ruine de la plupart des paroisses. La manne financière qu'elles recevaient alors des Eglises du Nord n'arrive plus qu'au compte-goutte. Pour faire vivre et marcher leurs paroisses, les curés doivent souvent compter sur les bonnes grâces de leurs fidèles. Mais ceux-ci, généralement pauvres, pensent qu'ils donnent déjà assez de leur maigre bourse. "Nous étions habitués à donner des offrandes. C'est difficile de changer d'habitude", affirme Martin Nsololo, de la Famille chrétienne, une structure catholique.
Pour ne pas être très dépendants des subsides ou autres donations, des prêtres exercent de petites activités lucratives. Ils construisent des centres d'accueil ou d'hébergement où sont organisés séminaires et ateliers, montent de petites pharmacies, cultivent des champs... D'autres profitent d'un voyage d'études en Europe pour y rester car les conditions de vie y sont moins éprouvantes. Ils trouvent assez facilement un poste puisque le même problème de crise de vocation se pose dans le vieux continent.
"Qu'avez-vous fait de nos prêtes ?"
Tout cela renforce la crise de la prêtrise. Si au Bas-Congo des prêtres sont encore visibles et officient des messes, ils ne sont plus aussi nombreux qu'avant pour couvrir l'ensemble des diocèses de la province. Chef de secteur de Wombo et fidèle catholique, Kerson Matondo reconnaît que leur tâche n'est pas une sinécure. "Il est difficile qu'ils soient partout dans les 120 villages de ma juridiction", dit-il. Enfourchant leurs motos ou vélos, ils parcourent de longues distances pour rencontrer leurs ouailles. Ils sont relayés dans cette mission par des "Tata Nlongi", des axillaires laïcs formés pour l'encadrement spirituel des fidèles.
Evêque coadjuteur du diocèse de Matadi, Mgr Daniel Nlandu est souvent à l'écoute des abbés et des fidèles pour se rendre compte des difficultés de l'Eglise. Et il ne cesse de galvaniser les chrétiens, pour qu'ils n'abandonnent pas leurs pasteurs. "Qu'avez-vous fait de nos prêtres ?", interroge-t-il à chaque occasion.
Syfia Grands Lacs
SUD-KIVU
Etre prêtre c'est du volontariat
Dans les diocèses du Sud-Kivu, de nombreux avantages alloués aux séminaristes et aux prêtres ont été supprimés entrainant une baisse de vocation sacerdotale. Aujourd'hui, être prêtre est d'abord unevocation.
A Bukavu, les jeunes ne s'engagent plus nombreux dans le sacerdoce. Sur la vingtaine de petits séminaristes qui ont fini en 2008, personne n'a demandé à poursuivre la formation jusqu'au grand séminaire. "La tâche de nourrir leurs pasteurs a été laissée aux chrétiens", déclare sous anonymat, un abbé ordonné prêtre depuis quinze ans. Comme c'est le cas en Europe où les prêtres vivent de peu.
Par ailleurs, l'opulence affichée par certains prêtres les années passées a poussé les fidèles à s'interroger sur la motivation de leur engagement dans la vie consacrée et les évêques, à supprimer les intentions de messe et autres subsides. "Le pécule et d'autres facilités jadis dévolus aux grands séminaristes ont aussi été supprimés", explique un abbé. Chaque communauté ecclésiale de base dont est issu un séminariste paie ses accommodations (vêtements, déplacements, fournitures académiques) et le diocèse, lui, ne paie que le logement et la restauration. "C'est pour que le sacerdoce redevienne difficile", ont décidé les évêques du Kivu, déterminés à avoir des prêtres vraiment convaincus de leur vocation en lieu et place de ceux qui n'ont été attirés que par l'aisance matérielle.
Beaucoup de prêtres sont ainsi devenus pauvres au milieu des pauvres. "Etre prêtre aujourd'hui dans le Kivu, c'est du volontariat", constate D.C., un catéchiste dans une paroisse de Ngweshe. Certaines paroisses ont donc fermé tandis que d'autres fonctionnent avec un minimum de prêtres parce que "leur nombre est insuffisant par rapport aux multiples besoins spirituels de leurs fidèles", déclare une paroissienne.
Syfia Grands Lacs
SOCIETE
Monnaie
Le Franc congolais bradé aux parkings de Kinshasa
La monnaie congolaise s'est stabilisée depuis quelques jours sur le marché de change. Malgré le faible pouvoir d'achat de la population, le Franc congolais (Fc) résiste face au dollar américain considéré comme une monnaie de référence dans les transactions locales. Cette stabilité du Fc s'accompagne cependant, d'un comportement incivique des jeunes gens pratiquant un petit commerce occasionnel de monnaie. Ces cambistes insolites rencontrés dans les parkings échangent ou vendent 900FC en billets de 50 FC à 1000Fc. Les clients cibles sont les transporteurs en commun. Raisons avancées, la pénurie de petites coupures dans les transactions.
Le bradage du Franc congolais se porte bien dans les rues de Kinshasa. Particulièrement à certaines places publiques dont les parkings ou arrêts de bus. Il s'agit d'un commerce insolite de la monnaie locale. Des jeunes gens, trimballant des bottes de billets " fripés " de 50 Fc, les échangent contre les billets de Franc congolais de valeur faciale supérieure, en l'occurrence ceux de 100, 200 et 500 Fc. En pratique, ces commerçants vendent une botte de 900 Fc en billets de 50 Fc à 1000FC en billets de 200 ou 500Fc. Une opération arithmétique que seuls comprennent, les transporteurs en commun privés, clients privilégiés de ces cambistes " new-look ".
Des taximen interrogés hier à la Victoire, ont justifié ce bradage par la pénurie de petites coupures du Franc congolais sur le marché. "Nous éprouvons beaucoup de difficultés, surout lorsqu'il faut restituer la monnaie à un client. Pour nous qui desservons la ligne Victoire-Boulevard du 30-Juin par exemple, la course en taxi coûte 350 Fc. Malheureusement, nous nous trouvons souvent devant une situation où les passagers embarqués donnent, chacun, un billet de 500Fc. Il faut rendre à chaque client le trop perçu. Ce qui n'est guère facile. Les petites coupures sont introuvables. Nous perdons suffisamment de temps pour ce genre d'opération. En même temps, nous subissons la pression des passagers qui s'impatientent et n'entendent perdre aucune seconde d'attente. Grâce au concours de ces jeunes gens qui nous vendent des billets de 50Fc, nous avons de moins en moins de problème. "
Par ailleurs, un autre chauffeur de taxi-bus a pointé un doigt accusateur vers l'autorité bancaire du pays. "Le comportement de ces jeunes est une réponse à la mauvaise politique d'émission de la monnaie. Il n'y a pas assez de billets de 50Fc en circulation. En conséquence, pour contourner cette difficulté, certains chauffeurs ont carrément majoré le coût du billet. C'est le cas de la valeur de la course sur la ligne Victoire-Pétro-Congo par exemple. Celle-ci est passée de 350FC à 400Fc. Nous ne le faisons pas par cupidité, mais plutôt par nécessité. Car, nos receveurs ont plusieurs fois échangé des paroles grossières avec des passagers au sujet de la différence à restituer sur le montant perçu. En tous cas, le jour où le gouvernement mettra suffisamment de billets de 50 Francs congolais en circulation, soyez rassuré que ces jeunes commerçants disparaitront ".
Quelle que soit la pertinence de l'argumentation à présenter, ce genre d'opération est un bradage de la monnaie locale. Autrement dit, un tel comportement doit être interdit et leurs auteurs, ramenés à la raison. Malheureusement, ces fossoyeurs de la devise congolaise bravent les services et se livrent à leur commerce à cœur joie. Laurel KANKOLE
ECHOS D'OTRE-TOMBE
Se souvenant de l'anniversaire du MPR
Mobutu Sese Seko: « Il n’est pas normal que le 17 mai remplace le 20 mai»
Les festivités du 17 mai dernier (culte, dépôt des gerbes de fleurs au mausolée de Laurent-Désiré Kabila ...) ont poussé le maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga, né Joseph-Désiré, à sortir de sa réserve. Il s’étonne que la date du 20 mai 2010 soit oubliée de ses anciens compatriotes qui, à la belle époque, avaient des idées à revendre pour célébrer l’anniversaire du Mouvement populaire de la révolution (MPR). Pendant ce temps, la date du 17 mai, symbolisant sa fuite et même son «hégire», était ferriée sur toute l’étendue du territoire national. Ce qu’il considère, en tout cas, comme une injustice, révolution pour révolution.
Hier, c’était le 20 mai, mais cette date semble avoir été oubliée par les ex-Zaïrois devenus Congolais?
Voilà ce que je considère comme un acte d’ingratitude envers des gens qui ont la mémoire courte au point d’oublier que j’avais consacré toute ma vie à les défendre, à les servir et à sauver leur image. C’est pourquoi, je me demandais un jour qui du président Mobutu et du peuple zaïrois devait à qui. J’avais même instauré la politique de l’authenticité pour revaloriser leur identité avec des noms authentiques à la place des prénoms chrétiens. Ils m’ont payé en monnaie de singe. Les Congolais ont souvent tendance à oublier que j’étais le premier à les libérer du cycle des sécessions et de la tentative de balkanisation en opérant une vraie révolution. J’avais ramené la paix, instauré l’unité nationale et la stabilité au Zaïre. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais créé, le 20 mai 1967, le Mouvement populaire de la révolution (MPR) qui rassemblait toutes les filles et tous les fils du Zaïre sans aucune exception. Depuis cette époque, le 20 mai était devenu une date historique à côté de la date du 24 novembre 1965. Mais, voilà que mois pour mois, le 17 mai a remplacé le 20 mai. Ce qui, à mon sens, n’est pas normal. Il y a eu beaucoup de manifestations le 17 mai dernier et silence coupable le 20 mai.
Mais vous oubliez que cette date ne dit plus rien, même à ceux qui étaient dans votre cour?
Voilà encore une autre preuve d’ingratitude des hommes. Ceux qui, à l’époque, supportaient la chaleur ardente en abas-cost durant les meetings du 20 mai comme si cette tenue était climatisée à l’intérieur, en sont arrivés à ne plus se souvenir de cette date après ma mort. Cela doit en tout cas servir de leçon à tous mes successeurs pour qu’ils apprennent à se méfier de ceux qui passent leur temps à les déifier. Parce qu’après, ils s’empresseront de témoigner leur attachement indéfectible au prochain président comme s’ils n’avaient jamais servi un autre. D’ailleurs, pour n’avoir pas compris le revers de la médaille avec ceux qui me distrayaient en criant «otumoli Mobutu otumoli ba mama», Laurent-Désiré Kabila s’était fié à ceux qui chantaient «Ju ya M’Zee». Car, le vrai problème des Congolais, c’est qu’ils n’ont pas de conviction et ne croient qu’en certains avantages qu’ils peuvent tout de suite tirer du pouvoir. C’est pourquoi, un homme peut avoir été Kasa-vubiste, mobutiste, kabiliste (père et fils) en attendant un autre courant. Et ce n’est pas le discours qui leur manque. Car, ils ‘adaptent à toutes les époques tels des caméléons. Certains de mes hommes se font même passer aujourd’hui pour des libérateurs du 17 mai 1997 alors qu’ils me devaient tout.
Vos impressions sur les 50 ans de la RDC qui seront célébrés le mercredi 30 juin prochain?
Bien-sûr. On ne doit pas oublier l’oeuvre de pacification, de l’unité et de la stabilité que j’avais initiée et sauvegardée tout au long de mon règne. Il faut également considérer beaucoup d’édifices qui font la fierté de ce pays et qui ont été construits sous mon règne. Tout cela fait partie de 50 ans de l’histoire de la RDC. J’avais aussi parcouru la terre entière pour imposer l’image de la RDC et rencontré tous les grands du monde. Qui ne connaissait pas la RDC ou son chef à travers le monde? Je comptais même parmi les plus grands de ce monde, je jouais dans la cour des grands. Même dans les rapports avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, le Zaïre, sous ma direction, passait pour l’élève modèle. Ça aussi, c’est l’histoire du pays. En fait, l’histoire de ce pays, c’est moi et personne d’autre. Cela devrait être l’occasion de me bâtir un grand monument au stade des martyrs et ce, au delà de toute polémique. Mais, la reconnaissance n’étant pas de votre monde, certains iront jusqu’à me calomnier en m’entendant parler de la sorte comme si j’étais le diable.
Vous oubliez que les 50 ans de la RDC constituent un échec dont vous portez, en grande partie, une responsabilité historique?
Soyons sérieux tout de même. Il y a quand même des acquis que j’ai évoqués plus haut. Ne me donnez pas l’impression que le 30 juin prochain, vous passerez votre temps à me calomnier comme si j’étais le diable. Vous oubliez qu’il fut un temps où le Zaïre était le pilier de l’ Afrique centrale et même le leader. N’ayez quand même pas la mémoire courte. La plupart des chefs d’Etat d’Afrique centrale, à une certaine époque, ne pouvaient pas lever le petit doigt sans me consulter d’abord. C’est vrai que la RDC a beaucoup perdu, mais le Zaïre représentait une grande force en Afrique au point nos forces armées intervenaient presque partout. S’il est vrai que tout n’a pas été que rose, il est aussi vrai qu’il y a eu des faits positifs durant les 50 ans de la RDC et surtout durant mes 32 ans de règne.
Un mot sur la motion contre le Premier ministre Muzito retirée par l’opposition elle-même?
Il n’y rien de nouveau sous le ciel. Lorsque la coalition au pouvoir, AMP-PALU-UDEMO, se déploie toujours en observant un mot d’ordre ou une consigne, c’est ce que je faisais avec ma famille politique, la Mouvance présidentielle ou les Forces politiques du conclave. Je suis le précurseur de la politique que la majorité applique actuellement. Mais, ce que je souhaite, c’est que, contrairement à nos erreurs, tout soit fait pour le bonheur du peuple et non seulement pour conserver le pouvoir. Surtout que maintenant, il ne s’agit plus de partager le pouvoir parce que personne n’ayant gagné les élections, mais de recevoir mandat du peuple pour faire la politique. C’est dire que la sanction populaire sera à l’ordre du jour tôt ou tard. Il faut donc, comme disent les pasteurs, semer pour récolter. Les élus du peuple doivent avoir cela constamment à l’esprit pour éviter toute surprise lors de prochaines échéances électorales.
Autre chose à ajouter?
Je formule simplement le voeu que les Congolais fassent une analyse sans complaisance de 50 ans de l’indépendance de la RDC afin de tirer les leçons qui s’imposent et de relever le défi de sortir de leur profond endettement et de leur pauvreté. Et ce, pour que les cinquante prochaines années soient célébrées sous le signe du bonheur, de la prospérité. M. M.
CULTURE & DETENTE
5ème Edition du festival Cœur d'Afrique
Le Centre Wallonie-Bruxelles a vibré au rythme de Wellomoon et K-positif
La salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles (CWB) a vibré, le mercredi 19 mai dernier, dans la soirée, au rythme de Wellomoon et K-positif, deux jeunes groupes musicaux provenant de la commune de Ngaba. Ils ont emballé le public venu très nombreux assister à ce spectacle, autour d'une scène d'une heure, répartie en deux tranches.
La première partie de la soirée a débuté avec Wellomoon qui est un groupe de sept musiciens, essentiellement des jeunes talents. Ils ont démontré, pendant 30 minutes, de quoi ils étaient capables dans leur manière de chanter. Des chansons comme : «Wendo Muzuri», «Take my life», «Yowa nga», «Miracle, Madonna»..., ont été peints d'un mélange harmonieux de styles. Ils passaient aisément de la salsa au makossa, en mettant un peu du zouk et du funk.
Prince K+ très vivant en seconde partie
La seconde partie du spectacle a été beaucoup plus émouvante. " K positif ", le groupe cher à prince Didier Kabamba, dit K+, a réveillé le chat qui somnolait. A travers une musique vivante, des thèmes bien peaufinés, allant de l'éducation à la conscientisation, de mélanges de styles, de langues et de dialectes bien enchainés (rumba, bossa, makossa, mutswashi, français, lingala, kimbala…), le chanteur-guitariste Didier prince a démontré au public, également dans une autre trentaine de minutes, qu'il était un chevronné de la musique congolaise. Un groupe très réduit, composé de cinq membres, a réussi à livrer aux mélomanes le fruit d'une répétition assidue.
Par ailleurs, le public a été enthousiasmé par la diversité thématique de K positif. On pouvait retenir des chansons comme : «Malembe», où l'auteur conseille de marcher progressivement car, tout se construit dans la vie. " On ne peut bâtir un immeuble en un jour ", dit-il. On pouvait également retenir " Tshanga". Ici, ce chanteur compositeur appelle les Congolais à l'unité. " Congo uni, poursuit-il, est synonyme d'un Congo fort et prospère à jamais ". K+ termine son spectacle en jouant une chanson qui renvoie tout le monde au travail. Il s'agit de " Faut pas lâcher " : " il faut se battre jusqu'à atteindre son objectif, s'imposer et imposer son style", a-t-il fait savoir.
La 5ème édition du Festival de musique " Cœur d'Afrique " a pris fin hier soir. Plusieurs nouveaux talents ont été découverts. Les jeunes talents kinois venus de diverses communes ont confirmé que le Congo demeurera à jamais une terre de la musique. Rocco NKANGA
ZAPPING
Rédacteur en chef adjoint à la RTGA
Bibiche Muzeke : une ancienne de la presse écrite qui a embrassé la télé
Elle est à compter parmi les anciens de la Radiotélévision du Groupe l'Avenir (RTGA). Bibiche Muzeke, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, a été la première journaliste à présenter le premier journal télévisé à la RTGA. Ancienne du journal L'Avenir, Muzeke veut que sa télévision puisse atteindre un grand audimat à l'instar de TV5 et CNN.
C'est depuis presque 8 ans que cette licenciée en journalisme en politique extérieure de l'IFASIC travaille à la télé de Pius Muabilu, tel que souhaitait la hiérarchie de cette entreprise. Après avoir passé quelques années dans la presse écrite, Bibiche Muzeke a franchi la consécration (présenter le JT) sans beaucoup de difficultés. " J'ai toujours aimé la presse écrite qui a presque le même style que la télévision. Cependant ma venue à la télé était comme une découverte", déclare la journaliste de la RTGA.
Le goût du métier
La présentatrice du JT à la télé passion a pris goût au métier du journalisme lors de la guerre qui a éclaté en Iran dans les années 80. Elle était impressionnée par le travail que fournissaient les journalistes dans la couverture de cette guerre. "Je voyais à la télévision comment les reporters prenaient des risques pour rapporter les faits. J'ai aimé le sang froid de ces journalistes", concède Bibiche Muzeke. En plus de cette motivation, ces collègues de l'école l'ont beaucoup encouragé à exercer le métier du journaliste.
Le JT est un grand moment …
Le journal télévisé constitue, pour cette diplômée de l'IFASIC, un grand moment pour le présentateur de cette grande émission qui entre dans les salons des millions de personnes sans invitation. Bibiche Muzeke estime que c'est par le JT qu'on accède à certaines connaissances que les gens n'ont pas pu découvrir.
Pour être dynamique lors de la présentation du JT, la journaliste de la RTGA s'inspire de ses aînés. Elle cite Clair Chazal sur le plan international et Nicole Dimbambu sur le plan national. La maîtrise du plateau, la lucidité et le dynamisme sont autant des qualités que Bibiche Muzeke puise auprès de ses aînés.
Fidélité
La présentatrice du JT à la RTGA est parmi les journalistes qui sont fidèles à la télé de Pius Muabilu depuis sa création. C'est à ce titre qu'elle n'a pas hésité à justifier sa fidelité à la RTGA en ces termes : " Etre quelque part dans une entreprise de presse, c'est avant tout une identité que l'on affiche. Je me sens bien à la RTGA. C'est une maison qui m'a fait grandir. Là où on a grandi, l'on ne l'abandonne pas ".
Le cinquantenaire
Par rapport au cinquantenaire de la RDC, Bibiche Muzeke conscientise les Congolais. " C'est vrai que la RDC va célébrer un grand moment de son histoire. Que cela soit une occasion de nous poser des questions : d'où l'on vient et où nous voulons aller, de tirer les conséquences de ce qu'on est devenu au lieu de se limiter uniquement dans la partie festive ", laisse-t-elle entendre.
Pour la journaliste de la RTGA, la RDC est appelée à imiter des pays qui se modernisent. Ce ne sont pas les richesses qui manquent à la RDC selon elle. Seules la volonté et la prise de conscience des Congolais, ajoute-t-elle, peuvent aider la RDC à se moderniser. Dieumerci MAYAMBI
Chroniqueuse de musique
Télé 7 : Gisèle Mfunyi apporte sa douceur dans l'émission "sensation 7"
C'est depuis une année que Gisèle Mfuyi est aux commandes de l'émission musicale " Sensation 7 ". Cette chroniqueuse de musique a apporté sa féminité, sa douceur, son intelligence … Créer son agence de publicité figure parmi ses ambitions. Gisèle Mfuyi travaille depuis 4 ans à la télévision. Mais, son passage à la chaîne du Sénateur Mutinga lui apporte, semble-t-il, du bonheur. Elle monte déjà dans la célébrité.
Très jeune, la présentatrice de " Sensation 7 " caressait l'ambition de devenir journaliste. Le rêve de cette chroniqueuse de musique semble être réalisé puisqu'elle a franchi le monde des médias. Par ailleurs, le choix de la chronique musicale, lui a été imposé par sa hiérarchie alors qu'elle animait une émission socioculturelle tous les samedi.
C'est ainsi que Gisèle Mfuyi entre dans la danse. Elle se fait aider par son réalisateur Papy Nginamau. Toutefois, reconnait-elle, le début a été difficile, mais elle s'est adaptée et s'est imposée. La présentatrice de "Sensation 7 " apprécie le travail que réalisent ses aînés. " J'apprecie mes consœurs comme Hélène Kalema par sa vivacité dans l'émission, Mamy Ilela par sa façon de faire et le sérieux dans le travail et Paulin Mukendi par sa façon de coincer les musiciens ".
Gisèle Mfuyi déplore certaines réalités dans la télévision surtout quand on est femme. " A la télévision quand tu es femme, tout le monde veut te cibler ". Elle avoue que dans l'exercice de son métier, elle arrive à soigner des relations.
Outre le journalisme, cette Graduée à l'IFASIC gère un Night club au quartier Bon marché, dans la commune de Barumbu. Pour être au mieux de sa forme, la présentatrice de " Sensation 7 " pratique la boxe qu'elle apprend auprès de l'entraîneur Romeo Tcsha Kounte de nationalité camerounaise.
Gisèle Mfuyi convie ses fidèles téléspectateurs à continuer à suivre son émission qui passe tous les dimanches à partir de 13 heures et leur rassure qu'elle ferai de son mieux pour les satisfaire.Dieumerci MAYAMBI
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