L’exemple angolais
Rideaux sur la vingt-septième édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Outre le vainqueur sur le terrain de ce rendez-vous bisannuel du football du Continent, une autre palme d’or peut d’ores et déjà être décernée au pays organisateur. L’Angola a prouvé à la face du monde qu’elle s’est bien remise de plusieurs décennies de guerre civile. Le pays de feu Agostino Neto est bel et bien debout. Des stades au standard international ont poussé partout à travers le pays. Ce n’est pas tout. En marge de cette CAN, les Congolais ont pu admirer , via la télévision d’Etat , la capitale angolaise. Une ville moderne où des quartiers neufs clé en mains s’étalent à perte de vue. Une mégapole où des complexes commerciaux haut de gamme sortent de terre. Le président angolais a fait organiser une visite guidée de la nouvelle Luanda à ses collègues chefs d’Etat. Une façon pour Edouardo Dos Santos de montrer à ses hôtes le trophée de la reconstruction. Au vu des images dignes d’une carte postale, on est loin de Luanda détruite par des années de conflits armés sur fond de guerre froide.
L’Angola va donc mieux. Déjà «gendarme» de la sous-région, Luanda entend consolider son statut de puissance économique du Continent. Et ce pays qui rivalise de barils/jour avec le Nigeria a les moyens de ses ambitions. D’autant que le concurrent nigérian est en pleine tourmente. Aux querelles intercommunautaires recurrentes se greffe la maladie du Président’Umaru Yar’Adua.
La montée en puissance de l’Angola devrait interpeller d’autres pays africains post-conflit. Luanda tord le cou à l’afro-pessimisme ambiant. L’Angola donne la preuve qu’avec de la volonté politique, l’Afrique peut offrir au monde une autre image que celle qui fait quotidiennement les choux gras de la presse occidentale. Voisin immédiat de l’Angola, la RDC peut s’inspirer utilement du cheminement angolais. Certes, comparaison n’est pas raison. Mais, il y a quantité de similitudes entre les deux pays qui légitiment un parallèle. Aussi bien l’Angola que la Rdc sortent de la guerre. Même si celle qui a sévi en Angola est de loin plus meurtrière que le conflit armé en RDC. Les deux pays disposent d’énormes ressources naturelles. En plus, tout en restant ouvert aux partenaires occidentaux, l’Angola et la RDC ont fait appel à l’expertise chinoise.
A ce stade, l’Angola a pris plusieurs longueurs d’avance sur son voisin rd-congolais. La Can est l’illustration de la renaissance angolaise. Assisterions-nous déjà à un effet boule de neige du précédent angolais? D’autres pays d’Afrique centrale s’apprêtent à organiser la CAN. La Rdc a pris une option pour 2016. Un vrai challenge pour ce pays-post conflit. Une occasion d’investir dans des infrastructures au bénéfice d’au moins quatre provinces. Car en plus des stades, l’organisation de la Can postule la construction ou la restauration des hôtels, des routes, des aéroports... Bref, une aubaine pour booster des pans entiers de l’économie. Dieu sait si notre pays a le plus grand besoin d’une si heureuse perspective. José NAWEJ
Pauvre Nigeria
Ca vole bas au Nigeria. Le plus peuplé de pays africains en est réduit au service minimum. A l'origine de cette inertie ambiante, un homme. Pas n'importe lequel. Le chef de l'Etat. En somme celui qui dont le boulot consiste à faire en sorte que le pays avance. Summum de paradoxe.
Voilà deux mois qu'Umaru Yar'Adua-c'est le nom du président nigérian-est hospitalisé en Arabie Saoudite. Loin de ses terres nigérianes. Jusqu'ici, rien d'anormal. La maladie se moque de titres et statuts sociaux. Tout le monde y passe. Seulement voilà, le numéro 1 nigérian semble loin de se rétablir. En deux mois d'absence du pays, il n'a donné signe de vie qu'une seule fois via une interview laconique...par téléphone.
Pendant ce temps à Abuja et à Lagos, les rumeurs sur la gravité de l'état de santé du Président enflent. D'autant plus dangereusement que le pouvoir nigérian est comme devenu aphone.
Plus grave, le pays est comme décapité. Car, Umaru Yar'Adua n'entend pas passer la main. Ne serait-ce que déléguer le pouvoir suprême de manière à éviter le vide et donc le disfonctionnement à la tête de l'Etat! Ce, alors qu'il y a un vice-président dont justement l'un de rôles est de remplacer le Chef de l'Etat en cas d'incapacité de celui-ci-même mommentanée-à exercer le pouvoir. Résultat, le géant africain tourne au ralenti. Nombre d'engagements nationaux et internationaux doivent attendre.
La situation ubuesque du Nigeria devrait être un cas de conscience pour tous les dirigeants africains. D'abord parce que le Nigeria n'est pas n'importe quel pays africains. C'est sans doute le plus puissant Etat d'Afrique subsaharienne en dehors de l'Afrique du Sud. Et puis, ancien archétype de pouvoirs kaki sur le continent, le Nigeria semblait réussir sa reconversion au pouvoir civil avec une alternance saluée par la communauté internationale. Enfin, pour gagner en respectabilité, les leaders africains feraient œuvre utile en se soumettant à leurs constitutions respectives. En particulier sur le chapitre de la succession.
Le signal envoyé par le Président Yar'Adua ne va sans doute pas dans le sens de crédibiliser le continent. C'est plutôt l'image d'un continent indissoluble dans l'Etat de droit que charrie la chronique sur la santé d'Umaru Yar'Adua, surnommé par la rue lagosoise président "off shore".Allusion faite au très pétrolier Royaume saoudien où est soigné le toujours chef de l'Etat nigérian.
José NAWEJ
Joseph Kabila toujours en quête d’hommes!
Qui aurait parié en ce 26 janvier 2001 que le jeune Général qui prête serment en qualité de chef d’Etat allait faire longtemps au pouvoir? Qui eût imaginé que cet homo novus allait coiffer au poteau tous les vieux briscards de la politique zaïro-congolaise?
En ce jour anniversaire de l’accession de Joseph Kabila au pouvoir suprême, on peut multiplier des interrogations, tant rien ne semblait indiquer que celui qui n’était que le fils de son illustre père, allait devenir un président à part entière! Neuf ans après, Kabila junior -le même-est toujours à la manœuvre. Aux Etats-unis, il aurait déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels, tandis qu’en France, le Raïs serait à un an de son second quinquennat! Un exploit en lui-même pour ce Président que personne n’attendait tout simplement, parce que personne ne le voyait venir.
Parachuté à la tête d’un pays-continent aux mille et un défis, Joseph Kabila peut se flatter d’avoir relevé d’abord un défi personnel: celui de sa conversion d’un Chef d’Etat de transition en un Président de la République auréolé de l’onction populaire via le suffrage universel. Reste que quand il aura soufflé sur ses neuf bougies sur fond d’une autosatisfaction justifiée, Joseph Kabila verra défiler dans sa tête d’autres défis. Ceux-ci vont du déficit de collaborateurs au social de l’immense majorité de ses compatriotes. L’année dernière, le Président avait fait une déclaration qui ressemblait fort à un aveu. Le Raïs confiait à un tabloïd américain qu’il n’avait pas assez d’hommes à ses côtés. Joseph Kabila ne faisait que corroborer ce que nombre d’analystes sérieux n’avaient de cesse de déplorer.
Seulement, si, en neuf ans d’exercice du pouvoir, le Président se plaint de ne pas disposer d’un entourage à la hauteur de sa vision, c’est qu’il y a problème. Car les personnes-ressources, les sherpas intègres et consciencieux ne manquent pas. Nombre d’observateurs équilibrés attribuent le déficit d’hommes de valeur au fait qu’en kabilie, les «recruteurs attitrés» ne proposent au Raïs que leurs hommes de main. D’ou, des castings de complaisance- quand il y en a- à l’issue desquels des «obligés» se retrouvent dans la cour avec pour seule mission de renvoyer l’ascenseur. Difficile, dans ces conditions, pour le Chef d’avoir un entourage de qualité.
Pour relever le défi d’hommes, le Président devrait piocher lui-même pour, à terme, générer sa garde rapprochée. Ses hommes à lui. Cette recette procède de la mystique même du pouvoir. Ici comme ailleurs.
. José NAWEJ
Une si longue attente
Bien malin le membre de la kabilie qui parierait sur le moment du remaniement. Dans la cour présidentielle, tout le monde en parle, mais personne ne connaît ni le jour, ni l'ampleur du coup de balai à venir au sein de l'équipe Muzito. Dans tous les cénacles de la Majorité, le remaniement est sur toutes les lèvres Mieux, il régule même toutes les manoeuvres politiques allant des messes noires aux coups fourrés dont raffolent les opérateurs politiques zaïro-congolais. Au sein des cabinets ministériels, c'est quasiment le service minimum. Ministres et collaborateurs sont à l'affût de la moindre indication sur ce fameux remaniement. Dans certains ministères, les cérémonies d'échange des voeux prennent les allures d'adieu.
On l'aura compris. La ville haute est comme tétanisée par la perspective du remaniement ministériel. Voulu par nombre de nos élus comme une espèce d'anti chambre menant au vrai pouvoir, l'hémicycle n'est pas épargné par cette drôle de veillée d'armes. En plus de la poignée de députés de l' "Opposition" prêts à changer de camp, de plus en plus d'élus de la Majorité n'en peuvent plus de ronger leurs freins. Le renvoi, par le Président, du projet de budget 2010 pour une seconde lecture a donné lieu à des scènes de désamour entre la Majorité et l'Exécutif. Son Exécutif. On a frôlé une espèce de rébellion de la Majorité! Laquelle a fait chorus avec l'opposition pour rejeter le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires. C'est qu'au-delà des considérations strictement techniques brandies opportunément par les députés, la passe d'armes entre la Chambre et le Gouvernement n'était dénuée de calculs politiciens. En particulier, dans le chef des élus du Pouvoir. Lesquels font, désormais, flèche de tout bois pour précipiter l'avènement de Muzito II.
Face à cette ambiance délétère, de plus en plus de voix s'élèvent pour inviter le Chef de l'Etat à mettre un terme à l'incertitude actuelle. Tout maître du jeu qu'il est, le Raïs n'en a pas moins intérêt à concrétiser au plus vite son annonce du remaniement...vieille de sept mois! Les travaux d'Hercule doublés du challenge "année du social" qu'il vient de se fixer requièrent l'existence d'un Gouvernement débarrassé du spectre du chambardement. A l'approche de la reddition des comptes, le temps n'est plus le principal atout du Président.
Insondable plus que son prédécesseur de père, jaloux de son agenda et abhorrant, comme Mzee, la moindre pression extérieure, le Raïs devrait tout de même reconsidérer son "festina lente".Sinon, le nécessaire second souffle du quinquennat risque d'être administré trop tard. José NAWEJ
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AVEC LA HAUSSE DU PRIX DU CARBURANT HIER
Risque de surenchère généralisée sur le marché
*Les opérateurs économiques, les transporteurs en commun, les petits commerçants risquent de prendre pour prétexte cette hausse pour s’adonner à la valse des étiquettes
Les prix des produits pétroliers ont connu une nouvelle augmentation le week end dernier. Ainsi que l’a officiellement annoncé le Secrétaire général à l’Economie, le litre d’essence qui coûtait 895 FC est passé à 970 FC, soit une augmentation de 75 FC. Celui du gasoil est passé de 885 à 965 FC, soit une augmentation de 80 FC. Ce réajustement fait suite à plusieurs mois de pression exercées par les pétroliers qui n’en pouvaient plus de connaître des pertes sèches en raison de la dévaluation du Franc congolais par rapport au dollar américain, ces prix étant exprimés en monnaie locale alors que les pétroliers s’approvisionnent sur le marché international en devises étrangères. D’autre part, la hausse du prix du baril de pétrole sur le marché international imposait également un réajustement des prix à la pompe.
Le réajustement des prix de carburant intervient au même moment où vient d’être promulgué la loi financière portant budget de l’Etat pour l’exercice 2010. Un budget qui affiche des ambitions d’amélioration de la situation sociale des Congolais. Cette perspective pourrait, cependant, être perturbée par les effets d’entraînement connus. Chaque fois qu’il y a hausse des prix de carburant, il s’en suit le réajustement des tarifs de transport en commun, mais aussi une augmentation généralisée des prix des biens et services.
Le secrétaire général à l’Economie, Boniface Mawatadi, en est conscient et a déjà prévenu les services compétents de l’Etat de prendre des dispositions parer à cette situation. «Les conséquences sont là. Maintenant, il faut prendre des mesures d’encadrement de ces conséquences. Nous vivons au taux du jour. Que ça soit en ce qui concerne les produits de première nécessité ou toute autre marchandise, en dehors des prix de transports qui sont administrés (...) On va voir la structure des prix au niveau des provinces, l’impact de ce réajustement des prix. En ce moment-là, on devrait encadrer les prix de transport et d’autres biens», a-t-il déclaré sur la RTNC avant de noter que les transporteurs savent à quelle porte frapper lorsque les paramètres bougent, pour une concertation préalable avant que l’autorité compétente ne puisse fixer les prix.
Il est, cependant, connu que de tous les temps, le Gouvernement est impuissant face à la dynamique du marché généralement caractérisée par des spéculations de tous genres qui finissent par se consolider. Les Congolais déplorent très régulièrement le manque de mesures d’encadrement pouvant protéger les consommateurs de ces spéculations. Il en est de même du prix du carburant, de la bière comme du taux de change.
Les perspectives socio-économiques consécutives au dernier réajustement du prix du carburant sont d’autant plus inquiétantes qu’elles se profilent dans un contexte d’une tension larvée à la base. Depuis des mois, en effet, les Congolais éprouvent des difficultés face à un pouvoir d’achat qui s’effiloche au jour le jour, alors que ces mêmes congolais ont de plus en plus de mal à accéder à un revenu pouvant leur permettre des transactions.
Les festivités de Noël et de la Saint Sylvestre ont été symptomatiques à ce sujet, alors que la situation s’est encore corsée, surtout pour certains cadres et agents des services publiques qui enregistrent plusieurs mois d’arriérés de salaires. L’austérité que s’est imposé le Gouvernement en vue, à la fois, de faire face à la situation sécuritaire à l’Est et de l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative des pays pauvres très endettés rejaillit également de façon pernicieuse sur la circulation monétaire au profit du peuple. C’est ce qui justifie cette phrase devenue courante chez les Congolais : « l’argent ne se voit plus ».
Pour autant, il incombe au Gouvernement de prendre, cette fois-ci, réellement ses responsabilités pour assurer une régulation objective de l’activité économique dans le sens de la lutte contre les spéculations et la protection des consommateurs. L’assomption de cette responsabilité aurait un double avantage de réarmer le moral abattu des Congolais et renforcer l’autorité de l’Etat fort bafouée sur ce front socio-économique. Il est clair que l’Etat aurait du mal à mobiliser des moyens supplémentaires pour renforcer le pouvoir d’achat des Congolais au rythme de la fluctuation de l’économie, mais son autorité devrait lui permettre au moins de maîtriser les paramètres économiques.JEK
DOCUMENT:
Loi portant budget de l’Etat pour l’exercice 2010 telle que promulguée par le chef de l’Etat
C’est depuis le 25 janvier dernier que le président de la République a promulgué le budget de l’exercice 2010 après une seconde lecture au Parlement. Sa configuration dégage une nette impression de grosses ambitions du gouvernement par rapport à l’exercice 2009. Le budget de 2010 connaît, en effet, un accroissement de 91,9% par rapport à l’année passée. Le Gouvernement compte donc réaliser, avec ce budget, ses différentes pratiques: économie, finances, monnaie, diplomatie, social, etc.
EXPOSE DES MOTIFS
Le Budget de l’Etat pour l’exercice 2010 est élaboré en prenant en compte les effets de la crise financière internationale qui ont durement touché les secteurs économiques porteurs de croissance.
Il prend également en compte les résultats attendus du train de réformes que le Gouvernement mettra en oeuvre dans le domaine de la
gouvernance, en vue notamment d’une mobilisation accrue des recettes publiques et d’une gestion rationnelle des dépenses.
Le Budget 2010 constitue un repère important dans la perspective de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays
pauvres très endettés (I-PPTE) au cours du premier semestre de 2010.
Les politiques poursuivies par le Gouvernement à travers ce budget s’articulent autour des axes principaux ci-après :
Sur le plan politique :
Le Gouvernement s’engage à consolider la paix et l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national. Il s’emploiera à mettre un terme aux activités résiduelles des groupes armés, en consacrant des moyens budgétaires conséquents à cet effet.
En outre, le Gouvernement poursuivra la politique de décentralisation à travers la finalisation de l’élaboration des lois organiques et l’amorce du transfert effectif des charges aux provinces.
Sur le plan économique :
Le programme à moyen terme du Gouvernement vise la réalisation d’une croissance forte, durable et soutenue dans un environnement macroéconomique stable, conformément aux orientations stratégiques du DSCRP.
Sur le plan budgétaire et financier :
Le Gouvernement est déterminé à assainir les finances publiques en vue d’améliorer la gestion des ressources publiques. A cet effet, il devra poursuivre les différentes réformes amorcées dans le domaine des finances publiques en général et des Régies financières en particulier.
Sur le plan monétaire :
La politique du Gouvernement consiste à la réalisation de la stabilité des prix, dans un contexte de taux de change flottant ainsi que la
poursuite des réformes monétaires et financières initiées par la Banque Centrale du Congo, en vue de l’instauration d’un système financier national moderne.
Sur le plan extérieur :
Le Gouvernement est déterminé à obtenir les allègements substantiels de la dette dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés et de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale. Cela permettra au Gouvernement d’élargir l’espace budgétaire nécessaire à la réalisation des objectifs de croissance et de lutte contre la pauvreté.
Sur le plan diplomatique :
L’action du Gouvernement consistera à poursuivre le renforcement des relations diplomatiques avec les pays voisins, la relance des activités
de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs et sa présence au sein des organisations régionales et internationales.
Sur le plan structurel :
Pour 2010, le Gouvernement est déterminé à accélérer la mise en place des infrastructures de base dans le cadre des cinq chantiers de la République. Il compte également accélérer la mise en oeuvre des réformes liées à l’amélioration du climat des affaires ainsi que celles qui
permettront de promouvoir la gouvernance administrative.
Sur le plan social :
La politique du Gouvernement vise l’amélioration substantielle de
l’accès des populations aux services sociaux de base, notamment dans
le secteur de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’électricité et de l’emploi.
Les principaux indicateurs macroéconomiques qui sous-tendent l’élaboration du Budget de l’État pour l’exercice 2010 sont arrêtés de la manière suivante :
Taux de croissance du PIB : 5,4%
Déflateur du PIB : 23,4%
Taux d’inflation moyen : 24,7%
Taux d’inflation fin période : 15,0%
Taux de change moyen : 950,6 FC/USD
Taux de change fin période : 1.008,5 FC/USD
PIB nominal (en milliards de FC) : 11.366,0
Ainsi, le Budget de l’Etat découlant de ce cadre macroéconomique, des différentes mesures et des réformes envisagées en 2010, est élaboré en équilibre et situe les recettes et les dépenses à
5.607,5 milliards de FC, dont 5.300,4 milliards de FC pour le Pouvoir central et 307,1 milliards de FC pour les Provinces.
Comparé au Budget de l’exercice 2009 évalué à 2.922,4 milliards de FC, il se dégage un taux d’accroissement nominal de 91,9%.
1. Recettes
Les recettes du projet du Budget 2010 sont évaluées à 5.607,5 milliards de FC, dont 5.300,4 milliards de FC des recettes du Pouvoir central et 307,1 milliards de FC des recettes des Provinces.
Les recettes du Pouvoir central comprennent les recettes courantes de l’ordre de 2.318,8 milliards de FC, les recettes exceptionnelles chiffrées à 386,6 milliards de FC et les recettes extérieures évaluées à 2.594,9 milliards de FC.
Les recettes courantes de 2.318,8 milliards de FC représentent 41,4% des recettes totales, 20,4% du PIB et un taux d’accroissement de
56,6% par rapport au Budget de l’exercice 2009. Elles sont constituées des recettes des Douanes et Accises chiffrées à 928,5 milliards de FC, des
recettes des Impôts estimées à 798,1 milliards de FC, des recettes non fiscales évaluées à 294,4 milliards de FC et des recettes des Pétroliers producteurs fixées à 297,8 milliards de FC.
Les recettes exceptionnelles évaluées à 386,6 milliards de FC représentent 6,9% des recettes totales et 3,4% du PIB. Elles comprennent le bonus sur le contrat sino-congolais qui s’élève à 70,8 milliards de FC, la vente des participations de l’Etat dans les entreprises CILU, CCT, OKIMO et CINAT estimée à 137, 8 milliards de FC, le pas de porte minier évalué à 130,5 milliards de FC ainsi que le bonus de signature des conventions pétrolières d’exploration-production chiffré à 47,5 milliards de FC.
Les recettes extérieures de 2.594,9 milliards de FC représentent 46,3% des recettes totales, 22,8% du PIB et un taux d’accroissement de 151,6% comparativement au Budget voté 2009. Elles sont constituées des recettes d’appuis budgétaires et des recettes de financement des investissements.
Les recettes d’appuis budgétaires sont estimées à 376,6 milliards de FC. Elles sont composées de dons budgétaires de l’ordre de 158,4 milliards de FC et des ressources PPTE arrêtées à 218,3 milliards de FC. Les recettes de financement des investissements sont évaluées à 2.218,4 milliards de FC. Elles contiennent les dons projets de l’ordre de 1.141,3 milliards de FC et les emprunts projets estimés à 1.077,1 milliards de FC.
Les recettes propres des Provinces évaluées à 307,1 milliards de FC représentent 5,5% des recettes totales, 2,7% du PIB et accusent un taux d’accroissement de 4,8% par rapport aux prévisions de 2009 de 293,1 milliards de FC.
2. Dépenses
Les dépenses de l’exercice 2010 sont arrêtées à 5.607,5 milliards de FC. Elles sont constituées des dépenses du Pouvoir central et des dépenses propres des Provinces.
La présentation par nature de ces dépenses est la suivante :
-Dette publique en capital : 189,9 milliards de FC, soit 3,4% des dépenses totales et un taux de régression de 11,9% par rapport au crédit du Budget voté 2009 chiffré à 215,6 milliards de FC ;
- Frais financiers : 240,2 milliards de FC, soit 4,3% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 56,1% par rapport au crédit du Budget voté 2009 fixé à 153,9 milliards de FC ;
- Dépenses de personnel : 795,1 milliards de FC, soit 14,2% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 34,8% par rapport au crédit du Budget voté 2009 situé à 589,8 milliards de FC ;
- Biens et matériels: 66,6 milliards de FC, soit 1,2% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 51,0% par rapport au crédit du Budget voté 2009 de 44,1 milliards de FC ;
- Dépenses de prestations : 137,6 milliards de FC, soit 2,5% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 134,9% par rapport au crédit du Budget voté 2009 évalué à 58,6 milliards de FC ;
- Transferts et interventions de l’État : 1.372,1 milliards de FC, soit 24,5% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 53,0% par
rapport au crédit du Budget voté 2009 de l’ordre de 896,7 milliards de FC ;
- Dépenses d’équipements : 928,5 milliards de FC, soit 16,6% des dépenses totales et un taux d’accroissement de 422,9% par rapport au crédit du Budget voté 2009 estimé à 177,6 milliards de FC ;
- Dépenses de construction, réfection, réhabilitation, addition d’ouvrages et d’édifices, acquisition immobilière : 1.877,4 milliards de FC, soit 33,5% des dépenses totales et un taux d’accroissement de
138,8% par rapport au crédit du Budget voté 2009 plafonné à 786,2 milliards de FC.
LOI N° 10/001 DU 25 JANVIER 2010 PORTANT BUDGET DE L’ETAT POUR L’EXERCICE 2010
L’Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté ;
Le Président de la République promulgue la Loi dont la teneur suit :
TITRE I : DU BUDGET GENERAL
Article 1er :
Le Budget de l’Etat pour l’exercice 2010 est arrêté en équilibre en recettes et en dépenses à 5.607.517.614.775 FC (Cinq mille six cent sept milliards cinq cent dix-sept millions six cent quatorze mille sept
cent soixante-quinze Francs Congolais).
Il est réparti conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 2 :
Les recettes courantes du Budget 2010 sont fixées à 2.318.770.583.716 FC (Deux mille trois cent dix-huit milliards sept cent soixante-dix millions cinq cent quatre-vingt trois mille
sept cent seize Francs Congolais).
Les recettes exceptionnelles sont fixées à 386.623.466.300 FC (Trois cent quatre-vingt-six milliards six cent vingt-trois millions quatre cent soixante six mille trois cents Francs Congolais).
Les recettes extérieures s’élèvent à 2.594.997.595.396 FC (Deux mille cinq cent quatre-vingt-quatorze milliards neuf cent quatrevingt- dix-sept millions cinq cent quatre-vingt-quinze mille trois cent quatre-vingt-seize Francs Congolais).
Elles sont réparties conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 3 :
Les dépenses de la Dette Publique sont arrêtées à 189.987.502.525 FC (Cent quatre-vingt-neuf milliards neuf cent quatre-vingt-sept
millions cinq cent deux mille cinq cent vingt-cinq Francs
Congolais).
Leur répartition est indiquée au tableau figurant ci-dessous.
Article 4 :
Les crédits de l’ordre de 240.246.021.370 FC (Deux cent quarante milliards deux cent quarante-six millions vingt et un mille trois cent soixante-dix Francs congolais) sont ouverts au titre de Frais Financiers.
Leur répartition est indiquée au tableau figurant ci-dessous.
Article 5 :
Les Dépenses de Personnel sont fixées à 795.136.563.568 FC (Sept cent quatre-vingt-quinze milliards cent trente-six millions cinq cent soixante-trois mille cinq cent soixante-huit Francs congolais). Elles sont réparties conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 6 :
Les dépenses des Biens et Matériels sont arrêtées à 66.556.393.641 FC (Soixante six milliards cinq cent cinquante-six millions trois
cent quatre-vingt-treize mille six cent quarante et un Francs congolais).
Elles sont réparties conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 7 :
Les crédits de l’ordre de 137.609.510.522 FC (Cent trente sept milliards six cent neuf millions cinq cent dix mille cinq cent vingtdeux Francs congolais) sont ouverts au titre de Dépenses de Prestations.
Leur répartition est indiquée au tableau figurant ci-dessous
Article 8 :
Les dépenses de Transferts et Interventions de l’Etat sont fixées à 1.372.087.168.831 FC (Mille trois cent soixante-douze milliards quatre-vingt-sept millions cent soixante-huit mille huit cent
trente et un Francs congolais).
Elles sont réparties conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 9 :
Les dépenses d’Équipements sont arrêtées à 928.514.370.556 FC (Neuf cent vingt-huit milliards cinq cent quatorze millions trois cent soixante-dix mille cinq cent cinquante-six Francs congolais).
Elles sont réparties conformément au tableau figurant ci-dessous.
Article 10 :
Les crédits de l’ordre de 1.877.380.083.762 FC (Mille huit cent soixante-dix-sept milliards trois cent quatre-vingts millions quatre-vingt-trois mille sept cent soixante-deux Francs congolais) sont ouverts au titre de dépenses de Construction, Réfection, Réhabilitation, Addition d’Ouvrages et d’Edifices et Acquisition Immobilière.
Leur répartition est indiquée au tableau figurant ci-dessous.
FINALES
Article 11 :
Le Ministre ayant le Budget dans ses attributions ou son Délégué liquide, par un visa préalable, toute dépense engagée et jugée régulière.
Son visa préalable est également requis pour tout projet de décision, de convention, d’acte d’administration ou toute autre opération financière susceptible d’avoir une incidence sur les recettes ou les dépenses publiques.
Pour un suivi efficient de l’exécution du Budget de l’Etat et une meilleure appréciation du plan d’engagement et du plan de trésorerie, le Ministre
ayant le Budget dans ses attributions reçoit journellement, à travers le Ministre ayant les Finances dans ses attributions, la situation des versements et des décaissements du Compte Général et des Sous-Comptes
du Trésor Public.
Article 12 :
L’exécution du Budget 2010 doit être conforme aux lois et règlements en vigueur.
Article 13 :
La présente Loi entre en vigueur à la date du 1er janvier 2010.
Fait à Kinshasa, le 25 janvier 2010
Joseph KABILA KABANGE
Pour copie certifiée conforme à l’original
Le 28 janvier 2010
Le Cabinet du Président de la République
Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N’SEFU
Directeur de Cabinet
2010 : l’UDCO de Banza Mukalayi invite les Congolais au changement
L’Union des démocrates congolais (UDCO), parti cher à Banza Mukalyi Sungu, a, à son tour, sacrifié, le week end dernier, à la tradition d’échange des vœux en début de chaque année. L’occasion était fort indiquée, pour son président national, de faire une lecture de l’année passée avant de projeter les perspectives de l’année 2010. Banza Mukalyi s’est félicité de l’implantation de son parti à travers le pays et du fait que l’UDCO a, en 2009, maintenu le cap de l’avant-gardisment dans ses différentes prises de position sur la marche de la Nation. L’année 2010 qui vient de commencer est chargée de gros enjeux autour du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, a considéré Banza qui souhaite qu’à cette occasion, les Congolais marquent un temps d’arrêt pour opérer une politique de changement. Ci-dessous le message du Président national de l’UDCO.
Quelle joie, mais aussi quel privilège, de recevoir ce jour au nom de la Direction Politique Nationale, vos vœux les meilleurs pour l’année 2010. Nous voudrions, à notre tour, au nom de La Direction Politique Nationale, vous réciproquer, avec chaleur, les mêmes vœux pour vous -mêmes ainsi qu’à chacune de vos familles respectives.
L’occasion faisant le larron, nous saisissons cette opportunité pour marquer un arrêt, jeter un coup d’oeil rétrospectif sur l’année qui vient de s’écouler, et un regard prospectif sur le futur. Voilà l’exercice auquel nous allons essayer de nous livrer.
L’année qui s’achève a vu notre Parti consolider son envol et son implantation à travers toute La République.
De Kinshasa au Bas Congo, du Kassaï Oriental au Kassaï Occidental, du Bandundu au Katanga, du Katanga au Sud et Nord Kivu, des efforts sont en. cours pour nous confirmer davantage à l’Equateur, au Maniema et dans La
Province Orientale. A l’extérieur du pays, nous sommes déjà représentés aux ? Etats-Unis, au Canada, en Belgique, en France, en Espagne, en Chine et en : Afrique du Sud. Le moins que nous puissions dire est que Dieu a béni son œuvre.
Nous nous félicitons de ce que PUDCO se soit distingué, tout au long de l’année écoulée, par une justesse de vue dans ses prises de positions, qu’il. s’agisse de la revisitation des contrats chinois, qu’il s’agisse des emplois réservés aux Congolais, de la présence de la Monuc en RDC, de la
politique gouvernementale de stabilisation des entreprises qui en fait ne stabilise rien, au niveau de la GCM, SNCC, ONATRA, RVA, etc...
L’UDCO a toujours joué son rôle de sonnette d’alarme. Pour le pays l’année passée n’a pas été facile au plan économique .La grave crise économico-financière n’avait pas épargné La République Démocratique du Congo, notre pays. L’UDCO avait vu juste en recommandant au gouvernement de la république d’harmoniser ses rapports avec les institutions de Bretton Wood grâce aux quelles le pays a pu tenir le coup.
L’année qui vient à peine de commencer est très importante, très importante aussi bien pour le pays que pour notre parti UDCO. Pour le pays d’abord, nous fêterons le 50è anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineténationale et internationale. Un temps d’arrêt et de réflexion qui nous permettra de partir d’un bond nouveau, temps dont il faudra, à notre avis, impérativement mettre à profit pour créer une véritable réconciliation entre les fils et les filles de notre pays et entre nous et le monde, car nous ne pouvons prétendre nous développer en autarcie.
A cet égard, nous encourageons les efforts que déploie le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, à ouvrir la RDC au monde. Nous saluons particulièrement le rétablissement des relation diplomatique avec le Rwanda et L’ounganda et le réchauffement diplomatique avec la Belgique cette politique d’ouverture sur le monde devrait aussi conduire le Gouvernement de la République à rétablir le signal de la RFI en RDC.
Pour l’UDCO, cette année est celle du parachèvement de son implantation et nous invitons, chacun et tous à se mobiliser pour les élections de 2011. En vous engageant à l’UDCO, vous êtes dans une équipe qui a l’ambition de gagner et qui va gagner. Et quand nous aurons gagné, ce sera pour rendre à notre peuple sa dignité. A l’UDCO on considère qu’il y a de la honte à être heureux tout seul, comme disait Albert camus.qu’il y a de la honte à être un îlot de bonheur dans un océan de misère disait Nietzsche, océan réduit à recevoir des dons à l’occasion des fêtes.
Nous devons opérer une politique de changement, de rupture dans notre façon de voir et d’agir. Nous devons avoir une vision de justice distributive, et de justice juste.
L’UDCO lutte pour un Etat impartial et non partisan, un Etat au service de chacun et de tous. Notre parti s’élèvera contre la privatisation de l’Etat au profit d’un groupe d’individus. Tout en étant de PAMP, PUDCO, selon la ligne de conduite qui est la sienne, continuera à exprime les joies, les peines, les attentes et les inquiétudes de notre peuple .Mais en plus ,mieux,continuera à faire des propositions pour le mieux être de cette population. L’UDCO luttera contre la corruption, la concussion, le trafic d’influence, le détournement des deniers publics, l’enrichissement sans cause, la mystification, la démagogie et Thypnotisation de notre peuple.
Le peuple ne peut se développer que quand il connaît ses droits et ses devoirs.
L’UDCO s’emploiera à former et informer notre peuple sur tous ses droits et ses devoirs. A l’UDCO, nous encenssons le culte du travail.nous célébrons, le culte du beau, le culte du bon et le culte du bien.Sb- afin d’asseoir le vrai.
On sait que seul le travail est libérateur, comme disait Bernard Dadié. Pour nous, il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des sottes gens.
L’UDCO est un Parti Républicain et démocratique. Il n’accepte pas de pensées uniques ni la langue de bois. Pour l’UDCO, il ne peut y avoir de démocratie sans démocrate. D’où, la nécessité de cultiver en son sein l’esprit des débats dans la sérénité, dans le respect et la tolérance de l’autre, tolérance envers les camarades, tolérance envers les alliés, tolérance et respect même envers l’opposition. Car, l’opposition est utile à la vie démocratique.
La politique c’est l’art de gouverner l’Etat selon un idéal éthique.la politique ce n’est pas garder les yeux rivés sur le passé, la politique c’est plutôt construire et s’ouvrir sur les solutions d’avenir. Cela demande des propositions, de l’imagination, de la générosité au-delà des lamentations, des jérémiades dont notre peuple commence en avoir assez.
L’UDCO se situera toujours sur le terrain des idées, et des idées à la hauteur de l’enjeu. « L’enjeu » c’est la RDC. C’est l’avenir des Congolaises et Congolais, ne l’oublions jamais.
En terme clair, nous ne devons pas faire de la politique pour aligner en un temps record, des immeubles personnels, des pajeros et des prados, ou encore prendre des parts pour nous même ou nos proches dans toutes les sociétés qui s’installent, dont du reste, les sources de financement sont obscures, mais bien pour répondre aux attentes de notre peuple. La politique est, à nos yeux un sacerdoce, un travail au service des autres, un travail où l’intérêt général doit toujours primer sur l’intérêt particulier. Autrement, la politique n’aurait plus de sens, ce serait le pouvoir pour le pouvoir. A l’UDCO, on doit faire de la politique et non vivre de la politique.
Notre Parti s’est assigné,entre autre, pour mission, d’informer et de former notre peuple sur ses droits et ses devoirs. Devoir par exemple de consolider la paix, l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la démocratie, et les institutions issues des élections.
S’agissant des droits du citoyen nous évoquerons particulièrement ceux liés à la propriété privé garantie par notre constitution. Il est, à nos yeux déplorable que PETAT, sous un prétexte ou un autre exproprie des populations sans aucune compensation. L’Etat ne devrait-il pas être le premier à respecter ses propres normes ?
L’Un des 5 chantiers du chef de l’ÉTAT s’est le chantier emploi. Mais quand on voit des mesures qui sont prises au niveau des entreprises publique et de l’administration publique, on peut se poser des question si vraiment il y a la volonté d’accompagner le chef à réaliser le chantier emploi avant les élections général de 2011.Tenez, il y a un plan de dégraissage dans beaucoup d’entreprises.
Dans l’administration publique, par exemple, près de 5000 fonctionnaires ont été remerciés. Alors que pour leur remplacement seuls 500 sont prévus pour cet exercice budgétaire. Encore faut-il que ceux qui sont partis perçoivent leur droit sans trop de marchandages ?
Sans l’espoir que chacun de nous fera de son mieux pour accompagner le chef de l’Etat Joseph kabila a remporté les élections de 2011, nous réiterons nos voeux les meilleurs à chacun d’eux.
Si Dieu est avec nous qui sera contre nous?
Budget 2010 : les députés insistent sur le respect de 40% alloués aux provinces
La RDC dispose désormais de son budget 2010, chiffré à plus de 6 milliards de dollars américains. Le chef de l'Etat l'a promulgué jeudi, tard dans la soirée. Sa promulgation intervient plus de trois semaines après le début de l'exercice 2010. Les députés se frottent les mains. Mais, ils insistent sur le respect strict, par le Gouvernement, de l'affectation des fonds, notamment les quotités reconnues aux provinces.
L'exécution du budget 2010 par le Gouvernement implique deux facteurs essentiels : d'abord, la mobilisation des recettes ensuite, le respect de l'affectation de ces recettes conformément au budget. Au sujet de la mobilisation des recettes, les régies financières doivent jouer un rôle décisif dans leurs assignations respectives. Il s'agit de la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et de la Direction générale des recettes administratives, domaniales, judiciaires et de participation (DGRAD).
Sinon, les objectifs en terme des projets d'investissement ne seront pas atteints. Ici, rappelle-t-on au siège du Parlement, il faut que l'argent perçu aille effectivement dans le compte du trésor public et non dans les poches des individus. Et le député de l'opposition Emery Okundji d'ajouter : "Il faut que la chaîne de dépense soit respectée."
En revanche, à propos de l'affectation de ces fonds, les députés émettent le vœu de voir le Gouvernement respecter toutes ces affectations parce qu'il s'agit d'une loi. Il doit tenir compte des dépenses contraignantes, notamment des salaires des gagnes petits (fonctionnaires de l'Etat) ainsi que le respect du taux de change. L'exécutif doit veiller que la masse salariale ne dépasse pas 7 % du produit intérieur brut, comme souhaité par le Fonds monétaire international. Les députés insistent également sur le respect des quotités réservées aux provinces, soit 40 % de leurs productions. C'est un engagement constitutionnel, expliquent les mêmes sources.
RadioOkapi.net
12ème SESSION DU COMITE DE DIRECTION DU PEAC
Vers une électrification transfrontalière de l’Afrique centrale
La 12ème session du Comité de direction du pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC) s’est achevée vendredi 29 janvier 2010 au Grand Hôtel Kinshasa (GHK). Sept sociétés membres sur un total de onze ont pris part aux travaux. Il s’agit de AESONNEL du Cameroun, ENERCA de la Centrafrique, SEEG du Gabon, DEGESA de Guinée Equatoriale, SNE du Congo Brazzaville, SNEL de la RDC et STEE du Tchad.
Les décisions et recommandations ci-après sont issues de l’analyse des points inscrits à l’ordre du jour, à savoir, projet d’approbation du rapport d’exécution des décisions issues des réunions statutaires antérieures des organes du PEAC; projet de décision portant approbation du rapport sur l’exécution du plan d’action au 31 décembre 2009; projet de décision portant approbation du plan d’action du PEAC exercice 2010; projet de décision portant approbation du budget du PEAC exercice 2010; projet de décision portant sur l’adoption du manuel des procédures du Secrétariat permanent du PAC; projet de décision portant suggestions au conseil des ministres de confier au PEAC l’étude de interconnexion des réseaux électriques réalisée par RSWI/SOGREAH; projet de décision portant signature d’un avenant d’un contrat avec le commissaire aux comptes Enerst et Young; projet de décision de passer en perte les arriérés non recouvrables de la CEEAC; projet de décision de mandant aux sociétés membres de transmettre au PEAC les informations générales et techniques sur les projets ayant un impact régional, les rapports annuels de leurs sociétés ainsi que toutes aures informations demandées par le PEAC, par l’intermédiaire de leurs points focaux.
La 12ème session de Kinshasa a aussi donné l’occasion de connaître l’état d’avancement des projets du PEAC et des projets d’électrification des Etats membres. Après examen, le bureau du PEAC a été satisfait de constater que presque tous les pays membres de l’organisation ont commencé des vastes programmes de réhabilitation et de construction des infrastructures électriques nationales. Celles-ci vont, d’une manière ou d’une autre, augmenter, chaque année, l’offre de l’énergie et contribuer à la création du marché régional de l’électricité avec la facilitation du PEAC.
Cette session du Comité de direction du PEAC a été consacrée à l’examen des rapports d’exécution du plan d’action et du budget 2009 d’abord et, enfin, à l’adoption du plan d’action et du budget 2010. Ils ont également examiné en profondeur l’évolution des projets d’électrification transfrontalière (PET) et des projets intégrateurs prioritaires (PIP) de production et de transport HT et THT du PEAC.
A cette occasion, les participants ont recommandé aux dirigeants des différentes sociétés de la sous-région qu’au seuil de l’exécution du plan quadriennal 2007-2010, et en prévision de la préparation du prochain plan d’action 2011-2015 qu’elles prennent toutes leurs responsabilités. Car jusqu’ici, les études de tous les projets régionaux sont majoritairement financés par les assistances techniques extérieures. Simard Simon TSOUMBOU
DANS LA PERSPECTIVE DES ELECTIONS 2011
Le GPI veut se muer en Cartel politique pour ratisser large
L’année 2010 annonce déjà ses couleurs. Le Groupe parlementaire des indépendants (GPI) envisage de former un cartel auquel prendront part des partis politiques en vue de ratisser large lors des élections de 2011. Cette annonce a été faite samedi 30 janvier dernier au cours de la cérémonie d’échange de vœux organisée par ce groupe parlementaire des députés nationaux.
«2010, a annoncé le député Modeste Bahati Lukwebo qui dirige le GPI, sera une année pour renforcer notre organisation sur le plan politique pour faire avancer les idées visant à rechercher les intérêts du peuple congolais. Pour ce faire, notre groupe parlementaire va continuer, mieux encore redynamiser son élan de promouvoir l’esprit d’indépendance et de cohésion ». Poursuivant son message, le président du GPI a fait savoir l’idée de former avec certains partis politiques un cartel pour bien affronter les élections futures.
Avant de donner la vision de son groupe parlementaire en 2010, Modeste Bahati a retracé le bilan du GPI en 2009. « L’année qui vient de s’achever a été riche en événements, non seulement à l’Assemblée nationale, mais même au niveau de notre Groupe parlementaire. Outre le changement des membres du bureau de la chambre basse, ou les visites de différentes personnalités du monde politique comme le Président français, du monde économique comme le directeur de la Banque mondiale, de nombreuses lois ont été mises en place. C’est le cas du budget de l’Etat pour l’exercice 2010. Au niveau du GPI, les membres se sont distingués par leur manière de participer et de contribuer en termes d’idées dans différentes commissions de l’Assemblée nationale », a relevé l’ancien questeur de la chambre basse du Parlement congolais.
Dans son message, le président du GPI a remercié tous les députés du groupe pour avoir développé l’esprit de cohésion, de critique et d’analyse en dépit des difficultés et des mauvaises tempêtes. « Le GPI, qui est composé des députés indépendants et des partis politiques, appartient à l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP). Notre groupe reste toujours fidele au chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange », a conclu Modeste Bahati Lukwebo.
Après ce message, les parlementaires et mandataires du Groupe parlementaire des indépendants se sont échangé des vœux pour l’année 2010. Ils ont tenu à ce que cette année nouvelle soit porteuse de bons fruits non seulement pour leur groupe, mais surtout pour toute la République. Dorian KISIMBA.
PARTICIPANT A UNE EMISSION A BUKAVU SUR L' "HERITAGE DE PATRICE EMERY LUMUMBA"
Joseph Kapala ne laisse aucune chance à quiconque tenterait de vilipender Patrice Emery Lumumba
«L’indépendance du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses enfants. Ensemble, mes frères, mes sœurs nous allons commencer une nouvelle lutte. Une lutte sublime qui va amener notre pays à la paix, la prospérité et à la grandeur. Nous allons établir, ensemble, la justice sociale et assurer que chacun reçoive la juste rémunération de son travail. Nous avons connu les ignominies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir parce que nous étions des Nègres. Qui oubliera qu’à un Noir, on disait « Tu » , non certes, comme ami mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls Blancs. Nous avons connu que notre terre fut spoliée au nom des textes prétendument légaux qui ne faisaient que reconnaître les droits du plus fort. Nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agisse d’un Blanc ou d’un Noir, accommodable pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu des souffrances atroces, des relégués pour opinion politique ou croyances religieuses, exilés dans leur propre patrie ; leur sort était vraiment pire que la mort elle-même. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes, des maisons magnifiques pour les Blancs et des paillottes pour les Noirs».
C’est par cet extrait du discours de Patrice Emery Lumumba, prononcé le 30 juin 1960 que Bulambo Mukandilwa, présentateur de « Héritage de Patrice Emery Lumumba », a introduit son émission diffusée le 15 janvier 2010 sur les ondes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) Bukavu.
Présentée 48 heures avant la célébration, le 17 janvier, du 49ème anniversaire de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, l’émission a eu le mérite de recevoir trois invités. Il s’est agi de MM. Joseph Kapala, secrétaire général du Forum civique congolais et Conseiller privé du Premier ministre congolais Adolph Muzito ; Gervais Chiralwirwa, député honoraire du Parlemnt de cooptation sous Laurent-Désiré Kabila et président de l’Association des écrivains du Sud-Kivu; et Abibo Fariala, chercheur à l’enseignement supérieur et universitaire et président provincial de l’Adeco.
LUMUMBA, UN PATRIMOINE INTERNATIONAL
Que peut-on mettre dans l’actif et le passif de la lutte politique de Patrie Emery Lumumba ? Y Existe-t-il des points communs entre Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila ? Patrice Lumumba a-t-il été un communiste habillé en peau de socialiste ? De tous les acteurs politiques congolais actuels, lequel est le dauphin de Patrice Emery Lumumba ? Voilà, les quatre questions ayant constitué le socle de l’émission.
Le premier à réagir, Gervais Chiralwirwa n’est pas allé par le dos de la cuillère pour témoigner la probité morale de Patrice Emery Lumumba. « Dans l’actif du Héro national Patrice Emery Lumumba, l’histoire renseigne qu’il est le pionnier de l’indépendance du Congo. En tout cas, Patrice Emery Lumumba n’a point eu de failles dans sa lutte politique. Sinon, il n’aurait pas dû être proclamé héro national. Quand bien même il aurait commis des erreurs, celles-ci eurent été lavées par le sens de son calvaire qui, toutes proportions gardées, est à comparer avec celui du Christ. Patrice Emery Lumumba est un Héro inégalable. Sa célébrité dépasse celle des autres : Maurice Mpolo, Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Laurent-Désiré Kabila .»
De son côté, Joseph Kapala ne laisse aucune chance à quiconque tenterait de vilipender Patrice Emery Lumumba. « Lumumba n’a pas été proclamé « Héro » national par un quelconque jury. C’est plutôt son courage herculéen de braver l’autorité coloniale pour réclamer l’indépendance nationale. Plus qu’un personnage mythique, Patrice Emery Lumumba a incarné le nationalisme. Ce n’est pas tout. Joseph Kapala est de ceux qui pensent que c’est de par son idéologie, les circonstances de sa mort, sa vision de d’un Congo uni, prospère et grand, sa détermination à réclamer une indépendance totale et non tutélaire, contrairement à la vision de Kasa Vubu qui ont fait de Patrice Emery Lumumba un véritable Héro national ».
« Ce sont les événements qui créent les Héros », a déclaré, pour sa part, Abibo Fariala qui contrairement aux deux premiers intervenants, pense que Patrice Emery Lumumba avait des quand même commis quelque erreurs politiques. A ce propos, Abibo fariala souligne ce qu’il qualifie de bloc Ouest-Est qui serait, entre autres, l’un des défauts de Patrice Emery Lumumba. Cette déclaration a mis Joseph Kapala dans tous ses états. Le conseiller privé d’Adolphe Muzito pense qu’il s’agit-là, d’un blasphème contre le Héro national. Dans argumentaire, Joseph Kapala a évoqué le texte de l’avant-propos d’un ouvrage de Colette Braeckman où il est écrit : « Lumumba assassiné, c’est la victoire des ténèbres ».
LUMUMBA -L-D KABILA COMME MARTIN LUTHER KING-MALCOLM X
Quel lien ferait-on entre Patrice Emery Lumumba et Laurent Désiré Kabila ? A cette question, Joseph Kapala s’est montré relativement prolixe. « Lumumba a combattu pour libérer le pays du joug colonial. Par contre, Laurent-Désiré Kabila qui n’est pas compté parmi les pères de l’indépendance, a mené son combat contre la dictature du président Mobutu. Le trait commun entre les deux est qu’ils avaient un même idéal : le nationalisme. Seulement, Patrice Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila n’ont pas utilisé la même méthode. Lumumba a été pour Le peuple Congolais, ce que le pasteur Martin Luther King a été pour les Noirs américains. Les deux ont mené une lutte non violente. Par contre, Laurent-Désiré Kabila a été sur les traces de Malcolm X. Tout en ayant le même objectif, Malcolm X et Laurent-Désiré Kabila se sont inscrits dans une lutte violente ».
Pour Gervais Chiralwirwa, Patrice-Emery Lumumba et Laurent-Désiré Kabila se sont fait remarquer par leur stoïcisme éprouvé. Quant à la violence « reprochée » à Laurent-Désiré Kabila, Gervais Chiralwirwa estime que M’zee bénéficie de toutes les circonstances atténuantes car le contexte l’y avait obligé. « Laurent-Désiré Kabila a dû être violent, parce que à qui venge son père, il n’y a rien d’impossible », a soutenu Gervais Chiralwirwa qui a ainsi paraphrasé le célèbre classique français, Pierre Corneille. « Lumumba a été un modèle d’héroïsme. Un autre élément de ressemblance, sont les circonstances de leur décès. Tous deux ont été assassinés et à des dates proches : le 16 janvier 2001(Laurent-Désiré Kabila) et le 17 janvier 1961 (Patrice Emery Lumumba.»
« Pionnier de l’indépendance, Patrice Emery Lumumba est une référence pour tout Congolais », estime Joseph Kapala, avant de déclarer que « tout Congolais non Lumumbiste n’est pas Congolais ». Pour ce membre du Parti lumumbiste unifié (PALU), le « Lumumbisme » est entendu dans ce contexte non dans le sens du militantisme, plutôt de l’idéologie. « Car, il n’y a rien qui dépasse l’amour de la patrie ».
ANTOINE GIZENGA,
LE VERITABLE DAUPHIN DE LUMUMBA
Lumumba mort, a engendré beaucoup d’autres qui lui réclament la paternité idéologique. La question qui se pose est de savoir de tous ces politiciens qui se réclament Lumumbistes, qui est le véritable dauphin de Patrice Emery Lumumba ?
A cette question, Joseph Kapala n’est pas allé par le dos de la cuillère pour répondre. « L’héritage du combat politique de Patrice Emery Lumumba est incarné par Antoine Gizenga. Président du Parti solidaire africain (PSA) en 1964, Antoine Gizenga avait refusé de se ranger derrière Joseph-Désiré Mobutu pour s’afficher comme Lumumbiste dans des circonstances historiques connues. Patrice Emery Lumumba, assigné à résidence, il n’avait pas été évident de trouver quelqu’un de courageux qui braverait la dérive totalitaire de Joseph –Désiré Mobutu pour accepter de continuer la lutte de Patrice Emery Lumumba ».
Abondant dans le même sens que Joseph Kapala, Gervais Chiralwirwa trouve, quant à lui, une autre raison. « Antoine Gizenga est le véritable héritier de Patrice Emery Lumumba pour avoir, notamment, inventé l’expression « refonder l’Etat parce que le Congo n’a été indépendant que pendant quelque 4 jours ayant précédé la brouille des cartes ». Laurel KANKOLE
Mbusa Nyamuisi vulgarise les textes de lois sur la décentralisation dans le Bandundu
Le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Antipas Mbusa Nyamwisi, a séjourné dernièrment dans la province du Bandundu précisément dans les districts de Kwilu et de Kwango. L'objet de cette descente dans cette partie de la RDC était de vulgariser les textes de lois sur la décentralisation dans le cadre de sa mise en œuvre. Dans son mot de circonstance , Mbusa Nyamwisi reste convaincu de la réussite de ce processus, gage du développement de la RDC . Il s'est donné le devoir de sensibiliser les acteurs de la décentralisation à tous les niveaux possible.
A l'en croire, si les anciennes expériences de la décentralisation ont échoué faute des mesures d'accompagnement, celle consacrée par la Constitution du 18 février 2006 s'annonce comme une réussite et un processus plein d'espoir et d'avenir. Voilà pourquoi le ministre la Décentralisation a invité les districts de Kwilu et Kwango à s'approprier ces différentes lois et les vulgariser dans leurs juridictions respectives..
Organisée avec l'appui financier de la Banque Mondiale à travers le Projet de Renforcement des Capacités en Gouvernance (PRCG), cette mission qui va couvrir l'ensemble de la province de Bandundu devra amener les principaux acteurs à maitriser les différents textes de lois sur la décentralisation, lois déjà promulguées par le Chef de l'Etat.
Pour sa part, le professeur Michel Bala Bala, Coordonnateur provincial du PRCG, a, lors de son allocution, indiqué que cette mission de vulgarisation vise à faire en sorte que tout le monde puisse avoir la même compréhension sur le concept décentralisation.
Profitant de son séjour dans les Kwilu et Kwango, le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire, Antipas Mbusa Nyamwisi a visité les différents bureaux des districts, territoires, secteurs, cités, communes et quartiers.
Utilisant l'itinérance territoriale pour palper les différentes réalités des administrants et administrés, le patron de la Décentralisation s'est imprégné des réalités territoriales sur la gestion des ETD.
Par ailleurs , Mbusa Nyamwisi a eu des entretiens avec les différents bourgmestres de la ville de Kikwit, les chefs des secteurs de Kwenge et de Bukanga Lonzo, les administrateurs des territoires de Masimanimba et de Kenge, le chef de la cité de Kenge. Sa présence sur terrain, a réconforté non seulement la population locale, mais aussi les différents territoriaux visités.
La traversée par la pirogue sur la rivière Wamba témoigne de la volonté du Ministre de croire à la décentralisation, aussi celui du Gouvernement de voir ce processus aller jusqu'au bout et répondre aux aspirations de la population dans les Entités Territoriales Décentralisées.
Des réalités parfois amères à enregistrer, la décentralisation comme nouveau mode de gestion de la République Démocratique du Congo appelle beaucoup d'engagement et de détermination de la part de tous les acteurs de sa mise en œuvre.
De Kikwit où il a atterri par avion, c'est par route qu'il est arrivé à Kenge. Au niveau de Muluma dans le territoire de Masi Manimba, le Ministre en charge de la Décentralisation et de l'Aménagement du Territoire a constaté la coupure de la route par une énorme érosion, mettant en péril les efforts du Gouvernement. Aussitôt vue, il a directement fait rapport au Chef de l'Etat qui n'a pas tardé à dépêcher une équipe technique de son cabinet sur le lieu.
Antipas Mbusa Nyamwisi a regagné la ville de Kinshasa par route , satisfait d'avoir accompli sa mission dans les Kwilu et Kwango. Prochain étape de sa mission de vulgarisation, Inongo et Bandundu-ville en passant par Nioki.
Mathy MUSAU
Sénateurs et agents se liguent pour l’amélioration des conditions de travail en 2010
C’est une ambiance de famille qui a régné le samedi 30 janvier dernier au Palais du Peuple, à l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux entre le bureau du Sénat et les agents et fonctionnaires de la Chambre haute. Les deux parties ont fait une évaluation de ce qu’a été le rendement au cours de l’année 2009 en vue d’une amélioration attendue par tous.
Le secrétaire général intérimaire du Sénat, Gilbert Kikudi Nkongolo, n’a pas manqué de manifester la fierté des agents et cadres de l’administration à l’endroit du bureau. Selon lui, sous l’impulsion du président Léon Kengo wa Dondo, le bureau ne ménage aucun effort pour l’amélioration, chaque année, des conditions de travail et de vie qui étaient précaires. Le secrétaire général note que les engagements pris ensemble ont été tenus, du moins pour la plupart, mis à part la mise en place du personnel pour des raisons évidentes. Pour une bonne réalisation des vœux, le Sg a insisté sur l’amélioration sensible des conditions sociales et de travail, et surtout le renforcement des capacités du Sénat. Pour l’année en cours, les agents et cadres promettent de travailler davantage en synergie avec le bureau un peu plus et mieux qu’avant.
Le président du Sénat a, pour sa part, reconnu sans ambages que le chemin parcouru jusque là est satisfaisant, mais en tenant compte des réalisations qui ont émaillé notre route depuis 2007, révèle Kengo wa Dondo, «si nous faisons la rétrospective et voir ce qu’a été le Sénat, et ce qu’il est aujourd’hui, nous pourrions carrément dire, que le travail que nous avons réalisé ensemble est satisfaisant. Et comme vous le dites vous-même, on doit encore améliorer ». Selon lui, là où il y a des hommes, on doit toujours améliorer ce qu’ils ont fait pour que le développement puisse être efficace.
Les bonnes œuvres ne passent jamais inaperçues, dit-on. Divers observateurs louent les efforts entrepris par le bureau Kengo wa Dondo depuis son élection en 2007. Le doyen des sénateurs n’avait pas mâché ses mots, dernièrement, lors de la cérémonie d’échange des vœux entre le bureau et les membres de la Chambre haute. Dans son mot de circonstance, il avait loué l’action du bureau en ces termes : « le Sénat avec le bureau actuel est très bien côté et bien apprécié de l’accomplissement de sa mission pendant cette période difficile. Et cela grâce à la sagesse, l’intelligence, l’expertise et l’expérience, bref le leadership exemplaire de son président, Léon Kengo wa Dondo ».
Flatté par ces propos, le président du Sénat avait également trouvé des mots justes à l’endroit des sénateurs : « Aux uns et aux autres, je vous demande pardon si je vous ai offensé, si le bureau vous a offesé. C’est dans la solidarité, dans l’humilité que nous pouvons faire bon travail ». Il a les mains propres mais ils n’ont pas des mains. «Pour dire que ceux qui travaillent n’ont pas peur de se tromper. On se trompe toujours». Aux sénateurs, il avait dit : « je souhaite cette année, à chacun de vous, une bonne heureuse année. C’est la dernière puisque l’année prochaine, c’est l’année des élections. Il y aura encore, comme l’a dit, dernièrement, mon collègue de l’Assemblée nationale, il y aura encore des débordements. Chacun voulant rester là où il est. Mais essayons de rester serein jusqu’à la fin de cette année ». Dina BUHAKE
Maj Kisimba Ngoy met en marche la réforme du système foncier et immobilier de la RDC
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, a lancé samedi à l’hôtel Venus, les travaux préparatoires de la réforme du système foncier et immobilier en RDC. Cette réforme, a expliqué le ministre, vise à corriger et harmoniser la législation foncière et immobilière actuelle, pour l’adapter aux réalités socio-économiques du moment, en vue de la rendre plus attractive, parce que sécurisante et mieux applicable par ses bénéficiaires, personnes physiques ou morales, congolais ou étranger, et les cours et tribunaux. Elle permettra au pays d’amorcer un développement intégré qui partira du foncier agraire et immobilier vers le secteur des finances et banques longtemps négligées.
La réforme en vue inclura aussi le courtage immobilier et l’instauration du corps de mandataires fonciers. Elle se fixe pour ambition de réaliser notamment des objectifs spécifiques, à savoir , la réorganisation des services de conservation des titres immobiliers ainsi que la définition des profils des conservateurs des titres immobiliers et de leur pleine responsabilité civile et pénale pour leurs fautes ou négligences dans l’exercice de leurs fonctions.
Aussi la sécurisation des titres fonciers et l’égalité de tous dans l’accession à la propriété immobilière ; la définition claire des compétences des services qualifiés (affaires foncières, urbanisme, gouverneurs, chefs coutumiers, etc.) la simplification de la procédure d’octroi de concession (guichet unique, coût) et la mise en place des structures de contrôle et de suivi des droits fonciers pour une gestion nationale et régionale des fonds.
Dans cette optique, Maj Kisimba Ngoy, prévoit dans le nouveau texte, l’introduction du système de zoning immobilier avec le concours de l’urbanisme et habitat, c’est-à-dire des aires prédestinées à des constructions de logements à vendre (ou à louer). Ceci, a-t-il ajouté, permettrait aux opérateurs immobiliers d’accéder sans difficultés aux terrains à bâtir.
A cette fin, le ministre a pris un arrêté qui constitue la commission préparatoire dona la mission sera de déterminer les termes de référence, d’arrêter le budget des travaux et de fixer le planning de travail. Elle comprendra en son sein les représentants de toutes les parties prenantes à la réforme et dispose d’un délai de 5 jours pour déposer son rapport.
La présente rencontre s’inscrit dans une démarche de concertation et de partenariat établi entre le gouvernement congolais, le Copirep, le patronnât congolais et les autres structures intéressées, en vue de réaliser la réforme de cette législation vieille de 36 ans qui présente à ce jour des lacunes et autres inadéquations de nature à ne pas favoriser la sécurité juridique voulue ainsi qu’une bonne conditionnalité des investissements immobiliers en RDC, a affirmé Maj Kisimba Ngoy.
Auparavant, la ministre de l’Urbanisme et Habitat, Mme Générose Lushiku, a mis un accent particulier sur le partenariat qui doit exister entre son ministère et celui des Affaires foncières. Tandis que Me Musafiri du cabinet d’étude et d’expertise a mis en exergue l’importance de la réforme.
Les commerçants
du Marché central apprécient le geste Maj Kisimba
L’organisation de la campagne de vulgarisation du code foncier et de la tenue des journées foncières portes-ouvertes dans des points ciblés comme de grande concentration humaine, répond au souci du Chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila Kabange d’assainir le secteur foncier, s’est exprimé un commerçant foncier, s’est exprimé un commerçant de marché central de Kinshasa.
Ce commerçant qui est sorti satisfait des réponses obtenues sur ses préoccupations exprimées auprès du Ministre Maj Kisimba Ngoy a fait ressortir la nécessité d’atteindre la grande masse afin de libérer la majorité de la population de cas de l’ignorance dans la plupart des problèmes auxquel elle sont confrontées.
Selon lui, à travers cette campagne suivie des éclaircissements reçus de Maj Kisimba Ngoy, ce qu’il croyait être un conflit qu’il attribuait parfois à l’administration foncière, révèle tout simplement d’un manque d’information de sa part. C’est pour cela qu’il salue cette initiative du ministre des Affaires foncières sous l’impulsion du président de la République et du gouvernement central, de vulgariser davantage le code foncier à l’intention de la population. FDA
SOUS LES AUSPICES DE L'OIT
Les professionnels des médias formés sur la pertinence des NIT dans le monde du travail
Plus de quinze professionnels des médias congolais ont suivi du 25 au 28 janvier dernier, un cours de formation sur le thème « communiquer sur les droits au travail », organisé par l’Organisation internationale du travail (OIT) à travers son Centre international de formation (CIF).
Ce séminaire s’est penché sur la pertinence directe des Normes internationales du travail (NIT) en vue de permettre aux journalistes de fournir au public des récits adaptés, des reportages exacts et des analyses éclairées.
Le cours a consisté à doter les professionnels de l’information des connaissances et des compétences pour utiliser les NIT et le travail des organes de contrôle de l’OIT dans leurs rapports. A travers ces derniers, les journalistes sont ainsi à même de sensibiliser le public sur les droits internationalement reconnus de l’homme et des travailleurs et sur leur rapport au travail local et aux problèmes sociaux.
Avec cette formation, les participants sont capables de déterminer quand et comment les informations sur le système des NIT peuvent être évoqués dans leur couverture d’événements relatifs au travail ou aux affaires sociales. Ils sont actuellement en mesure de classer par ordre de priorité les divers éléments des normes internationales du travail dans différents contextes journalistiques.
Au nombre des participants à cette formation, assurée par les experts du BIT (Bureau international du travail), venus de Turin en Italie, Genève et du Cameroun, figurent des journalistes, des attachés de presse et des délégués de la Haute autorité des médias ainsi que de l’Observation des médias congolais et de l’IFASIC.
Parmi les organes de presse, dont les journalistes ont suivi les enseignements sur les NIT, il y a lieu de citer la RTNC, Antenne A, Digital Congo, la Télé 7 pour les télévisions et Top Congo pour ce qui est de la radio et Forum des As, la Référence plus, le Phare et La Prospérité pour la presse écrite.
Pendant quatre jours, les représentants de tous ces organes de presse ont reçu des enseignements issus des exposés des experts du BIT. La phase résidentielle du cours de formation a, dans l’ensemble, couvert la présentation de l’OIT et de son système des NIT, avec un accent particulier sur son rapport avec le monde du travail et précisément celui de la communication. Le champ d’application des normes internationales du travail, leur potentiel et leur rapport au travail des médias, le lien entre liberté d’expression, liberté syndicale et promotion des droits de l’homme et des travailleurs ont fait partie des points des enseignements.
Les exercices pratiques qui sanctionnaient la fin de chaque journée ont permis aux participants d’apprécier la composante NIT dans différents reportages, d’évaluer l’importance de la recherche formelle sur lesdites normes et d’identifier les sources adaptées.
En réalité, ce cours assuré par le Centre international de formation (CIF-OIT) a permis aux journalistes de renforcer leurs capacités dans les informations à donner dans le monde du travail. « Cette formation a été pour moi un moment important, une occasion d’échange d’expériences avec d’autres confrères. Les débats engagés en atelier ou lors des exposés étaient de haute qualité. Les experts du BIT comme A. Chiarabini, Benoît Guiguet et C. Perthiuis méritent des encouragements », ont reconnu quelques participants à la fin de la formation. Dorian KISIMBA
Kinshasa : 50 millions d'euros pour les projets de micro finance
Le comité de pilotage du Fonds pour la consolidation de la paix en RDC a adopté, vendredi à Kinshasa, sept projets sur les huit retenus. Ce sont des projets qui ont répondu aux critères d'éligibilité : l'utilisation maximale de la main d'œuvre locale, la rapidité de la création d'emplois, la création des revenus et la redynamisation de l'économie locale, rapporte radiookapi.net
Les fonds mis en jeu pour la concrétisation de sept projets adoptés vendredi par le comité de pilotage du Fonds pour la consolidation de la paix en RD Congo, ramènent à 28 millions d'euros, les fonds décaissés sur les 50 millions disponibles.
La redynamisation de l'économie locale implique la participation de la population, l'égalité du genre, l'efficacité, la durabilité, la stabilisation et la continuité les moyens mis en œuvre pour assurer un impact maximal et pour une visibilité des projets. Ce qui devrait renforcer l'idée que seule la paix apporte des bénéfices à la population. Le Fonds pour la consolidation de la paix en RD Congo est une structure chargée de gérer les fonds débloqués par la coopération germano-congolaise, à travers le ministère congolais du Plan de la RDC et le ministère fédéral de la coopération économique et du développement de l'Allemagne. RadioOkapi.net
Lubumbashi : incidents à l'Assemblée provinciale, l'Unafec plaide non coupable
* Le siège du Parlement du Katanga toujours fermé
Un jour après les incidents à l'assemblée provinciale du Katanga, l'accès est interdit au bâtiment du 30 Juin, siège de l'institution, et ses abords. Entre-temps, l'un des députés victimes, menace de porter plainte contre ses bourreaux, identifiables, d'après lui, tandis que pour sa part, l'Unafec, le parti de Gabriel Kyungu soupçonné dans cette affaire, plaide non coupable.
Dans un communiqué rendu public jeudi, le jour même des incidents, l'Union des nationalistes fédéralistes du Congo (Unafec) aile Kyungu, souligne qu'elle n'est pas impliquée dans les incidents. Réagissant aux accusations de certaines victimes du passage à tabac par un groupe de jeunes qui assistaient à la séance plénière de l'assemblée provinciale. L'Unafec qui est allée plus loin, se réserve le droit de traduire en justice ceux qui s'attaqueraient à son président ou l'accuseraient d'être le commanditaire des incidents de jeudi 28 janvier. Pendant ce temps, l'un des députés tabassés, Monga Tutu, se prépare à porter plainte contre ses agresseurs dont il dit connaître l'identité.
Le bâtiment quadrillé
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité se trouve depuis jeudi soir à Lubumbashi. A son arrivée, il a annoncé la décision du gouvernement central de fermer momentanément le siège de l'assemblée provinciale jusqu'à l'aboutissement d'une enquête judiciaire sur les incidents survenus jeudi matin à l'hémicycle provincial. En application de cette mesure, ce vendredi matin, les abords du bâtiment du 30 Juin qui abrite l'assemblée provinciale, ont été quadrillés par des éléments de la Police nationale congolaise. Ces derniers empêchent tout accès dans le périmètre de cette institution.
" Mettre fin au
laissez aller "
La fermeture du siège de l'assemblée provinciale du Katanga préjudicie également les requérants du passeport biométrique. C'est là que se trouve le centre de capture.
L'onde de choc des incidents de Lubumbashi a été ressentie à Kinshasa, non seulement par le gouvernement central, mais aussi parmi les députés nationaux élus du Katanga. L'un d'eux, Jean de la Croix Mwenze, élu de Kamina, appelle les autorités centrales à mettre fin au " laissez aller " dans sa province. Il l'a dit le vendredi au cours d'une conférence de presse. Trop, c'est trop, le Katanga se comporte comme un Etat à part, a-t-il laissé entendre. Il explique : " Tout tourne autour de la gestion. La province du Katanga est très mal gérée. Les grosses légumes qui ont le pouvoir détournent les fonds. Or, ces fonds devraient aider la province à décoller. Maintenant, les députés provinciaux saisis de ces détournements ont initié des motions. La première motion, c'était contre le ministre des infrastructures, la deuxième contre le ministre des finances, et la troisième, contre le questeur du bureau de l'assemblée provinciale. Les députés provinciaux voulaient voir clair en ce qui concerne la gestion des fonds dans la province. Pouvez-vous accepter qu'une province comme celle du Katanga qui a des moyens et qui génère plus des recettes, soit dirigée sur base des dons ? "
Pour le député national Jean de la croix Mwenze, ces détournements ne peuvent avoir lieu qu'avec la complicité entre l'exécutif provincial et le bureau de l'assemblée provinciale. Et la voix des députés provinciaux du Katanga qui peuvent dénoncer ce mal est etouffée.
Gabriel Kyungu réplique
" Nous sommes à l'époque de la tolérance zéro, il doit dire, tel député a été corrompu tel jour, à telle heure, et avec tel montant. Et on ne peut pas faire des déclarations à la volée comme ça, en l'air. Comme il est l'élu de Kamina, il doit avoir des preuves, parce que les autres peuvent en dire autant pour lui et pour les autres ", a répliqué d'emblée, à partir de Lubumbashi, le président de l'assemblée provinciale du Katanga, en réaction aux propos du député national Mwenze, tenus à Kinshasa. La province du Katanga est-elle gérée plus des dons par les autorités provinciales ? A cette autre allégation du député Mwenze, la réponse de Kyungu wa Kumwanza a été la suivante : "Ecoutez, qu'est-ce qui se passe en Haïti maintenant ? On fait quoi ? Je ne sais pas si les dons sont condamnés quelque part, et dans quel texte. Je ne sais pas. "
Est-ce que l'assemblée provinciale du Katanga fait vraiment son travail de contrôle de gestion du gouvernement Katumbi ? L'ancien gouverneur de province sous Mobutu répond par l'affirmative : " Qu'est-ce qui empêche ! A chaque session, nous avons une commission qui contrôle la gestion de l'exécutif provincial dirigé par Katumbi. "
Concernant la fermeture du siège de l'assemblée provinciale, il faut noter que c'est pour la deuxième fois, sous cette législature, que le gouvernement cenral recourt à cette mesure à la suite d'un climat de trouble créé à partir d'un hémicycle provincial. La première fois, c'était en octobre dernier avec l'assemblée provinciale de l'Equateur. FDA
Kalemie : 9 morts, bilan provisoire d'un naufrage sur le lac Tanganyika
Une embarcation a chaviré la nuit de lundi à mardi dernier à la hauteur du village de Kabumba, non loin de Tembwe, à 68 kilomètres, sur le lac Tanganyika, au sud Kalemie. Le bilan provisoire fait état de 9 morts dont 7 enfants, rapporte radiookapi.net
Une pirogue de pêche couplée à deux autre pirogues des Ets "Tout vient de Dieu", a fait naufrage avec à son bord 42 passagers. Le mauvais chargement des pirogues, le mauvais temps et l'ivresse des membres d'équipage seraient les causes de cet accident d'après une source du commissariat maritime à Tembwe. D'après cette source, la nouvelle de l'accident est arrivée en retard aux services maritimes de Tembwe, étant donné que la localité de Kabumba, située au bord du lac Tanganyika, est difficilement accessible.
Selon Maurice Nkulu-Nkulu Ngoy, officier de police judiciaire du commissariat de Kalemie, ce genre d'accidents arrivent aux personnes qui ne détiennent pas de documemnts de navigation, ne se font pas enregistrer pour se soustraire des taxes et des amendes, et prennent ainsi le risque de naviguer dans des conditions d'insécurité.
RadioOkapi.net
Moanda : table ronde des hydrocarbures, la société civile sollicite une augmentation des taxes
La table ronde sur l'exploitation pétrolière s'est clôturée jeudi, dans la cité de Moanda, située à plus de 200 Kilomètres à l'ouest de Matadi. Les délégués de la société civile et des ONG présents à ces assises ont recommandé au gouvernement d'augmenter les rétributions des sociétés pétrolières au profit des actions de développement communautaire.t
Dans un document de 14 pages contenant les résolutions de cette table ronde, les participants recommandent au Parlement d'accélérer l'examen de la loi sur l'autorité coutumière et de voter un budget conséquent sur la protection de l'environnement.
Les conférenciers demandent au gouvernement provincial du Bas Congo d'indemniser les communautés locales pour toute destruction de l'environnement causée par les sociétés pétrolières, sans intermédiaire, conformément, à l'arrêté provincial du 25 juillet 1998.
Quant aux communautés locales, les conférenciers leur recommandent de ne pas s'en prendre aux installations des sociétés pétrolières en cas de conflits.
Elles sont plutôt encouragées à se référer aux autorités administratives et judiciaires compétentes. Les participants à la table ronde ont aussi recommandé aux autorités administratives locales de Moanda de superviser la restructuration du comité de concertation qui joue le rôle de trait d'union entre les populations locales et les sociétés pétrolières. Avant de signer le rapport final qui a sanctionné les travaux de cette table ronde, les chefs de groupements du territoire de Moanda ont annexé un document dans lequel ils affirment qu'ils renieront leurs signatures si les recommandations adoptées ne sont pas appliquées et que les intérêts des autochtones ne sont pas pris en compte.RadioOkapi.net.
Sake : attaque d'un véhicule de MSF, un assaillant tué par la police
Un véhicule de l'ONG internationale Médecins sans frontières (MSF/Belgique) a été braqué, jeudi dans la localité de Miyumbale, située à environ 30 kilomètres de Goma sur la route Sake-Masisi, par des bandits armés. L'attaque a fait un mort du coté des assaillants. Les employés de MSF sont sains et saufs.
Le véhicule attaqué partait de Goma pour Masisi. Il a été stoppé brutalement dans sa course au niveau de Miyumbale par des bandits qui roulaient à bord d'une Toyota RAV 4, et qui n'ont emporté que des objets personnels des passagers du véhicule MSF, selon des sources de cette ONG ayant requis l'anonymat. Les sources administratives et policières à Sake affirment quant à elles que les assaillants auraient emporté au moins 100 000 dollars américains de cette organisation après avoir exigé de l'argent aux passagers. Après leur forfait, ils ont pris le chemin de la brousse. Ces mêmes sources précisent que la police est intervenue et a abattu le chauffeur de la RAV 4 à bord de laquelle se trouvaient les bandits. L'homme abattu serait identifié comme étant le président des Kadhafi (les revendeurs de carburant) de Goma.
La police a saisi la Toyota RAV 4, immatriculée CGO 2143 AA 19. Des effets militaires, dont les galons d'un colonel, ont été retrouvés dans ce véhicule, a-t-on appris de la police.
UN PHENOMENE TRES RARE CHEZ LES HUMAINS, MAIS PAS IMPOSSIBLE
Des jumeaux nés de pères différents
C’est l’histoire d’un homme, A.K., qui apprend qu’il n’est le père que d’un seul de ses jumeaux... L’information provient du quotidien turc Sabah.
Cet agent de sécurité à Istanbul doutait de la fidélité de son épouse et a fait faire des tests ADN sur ses jumeaux âgés de trois ans. Fiables à 99,9%, les résultats de ces tests ont montré qu’il n’était le père que d’un seul des garçons.
Selon Joëlle Bellaïsch-Allart, gynécologue-obstétricienne, il s’agirait non pas «d’une superfécondation -intervient lorsque la femme est déjà enceinte et qu’une autre fécondation a lieu- mais d’une double fécondation.» «Les spermatozoïdes ayant une durée de vie de huit jours, cette femme a pu avoir des rapports avec deux hommes différents. Son ovulation aurait donc eu lieu au même moment, mais l’ovule aurait été fécondé par deux spermatozoïdes ne venant pas du même homme.»
Une thèse que défend également le professeur Rusen Aytac, chef du département de gynécologie de l’Université d’Ankara: «si cette femme a des relations sexuelles avec deux hommes différents dans une courte période, cela peut aboutir à une grossesse double, chaque ovule portant un matériel génétique différent.»
Et il s’avère que la mère entretenait une relation avec un homme peu de temps avant que sa famille ne l’oblige à se marier avec A.K.. Le dénouement de l’histoire? Le père a engagé une procédure de divorce. Il a décidé de conserver la garde de son enfant biologique. Quant au frère jumeau, il a été placé en institution. Tiré de Lexpress.fr
Clearstream: après l'appel du Parquet, Villepin contre-attaque en accusant l'Elysée
Dominique de Villepin, qui devra comparaître dans un nouveau procès Clearstream prévu dans un an, à la veille de la campagne pour la présidentielle, a contre-attaqué au plan politique vendredi accusant l'Elysée d'être à l'origine de l'appel du parquet contre sa relaxe. "L'Elysée ne répond pas à des allégations mensongères", a réagi la présidence de la République, interrogée par l'AFP.
Après la décision du parquet de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin, le duel se poursuit avec Nicolas Sarkozy, avec en perspective la présidentielle de 2012, estiment samedi les analystes de la presse française.
Quant aux Français, ils sont partagés sur une éventuelle candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2012, 51% ne souhaitant pas qu'il soit candidat et 48% souhaitant au contraire qu'il le soit, selon un sondage Ifop pour La Provence publié samedi.
Vendredi, à 08H20, au lendemain de la relaxe prononcée par le tribunal correctionnel de Paris, le procureur de la République Jean-Claude Marin, qui avait requis contre Dominique de Villepin 18 mois avec sursis et 45.000 euros d'amende, a annoncé sur Europe 1 sa décision "d'interjeter appel". "De manière un peu surprenante, le jugement ne condamne pas Dominique de Villepin", a dit le haut magistrat, ajoutant: "Tout n'a pas été dit dans cette affaire".
Pour l'ancien Premier ministre, "le procureur n'a pas l'autorité pour décider et prendre une telle décision. Il y a eu une réunion hier (jeudi) à l'Elysée où cette décision a été prise", a-t-il affirmé dans la soirée sur Canal+.
"Le président de la République a considéré que la décision de justice n'était pas satisfaisante", a-t-il ajouté. "J'ai été sept ans secrétaire général de l'Elysée. Je connais l'Etat, je connais la fonction publique (...) Je n'ai pas l'ombre d'un doute", a martelé M. de Villepin, assurant tenir l'information de "fonctionnaires de la présidence de la République".
"Cette décision d'appel du parquet, peut-être que ce n'est pas facile à croire mais c'est comme ça, c'est le parquet qui l'a prise", a au contraire déclaré le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, dans une interview à Parismatch.com. "Ce n'est absolument pas sous l'influence de Nicolas Sarkozy ou du ministère de la Justice!", a-t-il assuré, ajoutant n'avoir eu "aucun" contact avec le parquet depuis le jugement.
Alors qu'il couvait jeudi, l'esprit de revanche a vite repris le dessus vendredi, Dominique de Villepin déclarant déjà dans la matinée sur RMC/BFMTV que dans cette affaire Nicolas Sarkozy, partie civile, avait "menti" sur la date à laquelle il a été informé du dossier.
Accusant le président de "persévérer dans son acharnement, dans sa haine plutôt que d'assumer la responsabilité de sa fonction en tant que garant de la justice française", il a relevé que M. Marin était "sous l'autorité hiérarchique du garde des Sceaux et du président de la République".
Dès jeudi, le principe d'un second procès était acquis. Le mathématicien Imad Lahoud et l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, considérés comme les principaux auteurs du complot et condamnés à respectivement 18 et 15 mois ferme, avaient immédiatement annoncé qu'ils faisaient appel.
Nicolas Sarkozy avait fait savoir, lui, qu'il ne ferait pas appel. Une partie civile, quelle qu'elle soit, peut faire appel sur les dommages et intérêts dans une procédure mais n'a pas le pouvoir de contester une relaxe. Ce rôle revient au seul parquet.
M. Marin a assuré de son indépendance: "Je n'ai pas besoin de recevoir d'instructions de quiconque pour faire appel". C'est "ma décision", a-t-il dit estimant que le procès en appel pourrait avoir lieu "fin 2010 ou début 2011". Du point de vue du droit, cet appel est conforme à la pratique: sur les affaires sensibles, il est rare que le parquet, après avoir requis la condamnation d'un prévenu, renonce à faire appel lorsque ce dernier est relaxé. AFP
VAINQUEUR, HIER EN ANGOLA FACE AU GHANA
L’Egypte remporte sa troisième CAN d’affilée !
Il n’y a plus que les Pyramides ou le Sphinx qui nous contemplent depuis l’Égypte. En remportant une troisième Coupe d’Afrique des nations consécutivement, et un septième trophée dans l’histoire du tournoi, ce dimanche à Luanda, les Pharaons ont réalisé un exploit unique qu’aucune formation au monde n’avait réalisé auparavant au niveau continental. Et Gedo, le meilleur buteur de la compétition, en a profité pour inscrire sa cinquième réalisation de la compétition (85e). Champion du monde des moins de 20 ans en mars dernier, le Ghana aura pourtant montré une belle opposition. Mais l’Égypte était trop forte.
Il fallait un Ghana hors-norme pour vaincre l’Égypte en finale de la Coupe d’Afrique des nations en Angola, ce dimanche à Luanda. Passés tout près de l’exploit, les Black Stars et leur jeune génération ont finalement craqué en fin de seconde période contre une formation des Pharaons qui n’a eu besoin que d’une seule occasion pour transformer son rêve en réalité et s’offrir un septième sacre dans la compétition.
Le Ghana réalise pourtant une bonne entame de match et tente, comme contre le Nigeria en demi-finale, de percuter la défense égyptienne dès les premières secondes. Inkoom, le latéral droit du FC Bâle, centre dans la surface pour Emmanuel Agyemang mais le Ghanéen ne peut ajuster sa tête (2e). Les Pharaons ont quant à eux décidé d’évoluer en contres pour lancer leurs flèches Zidan et Motaeb dans le dos de la défense adverse. Sur la gauche de la surface ghanéenne, Ahmed Hassan alerte Emad Motaeb mais l’attaquant, marqué de près, ne peut contrôler le ballon de la poitrine (7e).
Dans les rangs des Black Stars, Gyan est toujours aussi esseulé à la pointe de l’attaque et essaie tant bien que mal de faire la différence, d’abord sur un coup franc à l’angle gauche (9e), puis sur un retourné acrobatique dans la zone de vérité après que El-Hadary, le dernier rempart égyptien, a raté sa sortie dans les airs (10e). Progressivement, les Pharaons montent d’un cran et Ahmed Hassan, tireur d’élite par excellence, prend sa chance de 30 mètres. Buteur contre le Cameroun en quarts de finale sur un tir lointain, le Faucon égyptien ne peut cette fois-ci attraper le cadre. Les Black Stars, impériaux en défense depuis la seconde phase à élimination directe de la compétition, se montrent surtout dangereux sur les coups de pied arrêtés frappés par Kwadwo Asamoah. Sur l’un d’eux, Abd Rabou passe tout près de la correctionnelle en détournant finalement un ballon chaud de la poitrine en corner (15e).
Le Ghana tient l’Égypte en respect
Bloquant les ailes égyptiennes, le Ghana contraint son adversaire à jouer dans les pieds au milieu du terrain et à prendre sa chance de loin. Ahmed Hassan, l’homme aux 172 sélections, ne parvient toujours pas à toucher ses attaquants dans la profondeur et expédie un nouveau missile dans les tribunes du Stade du 11-novembre de Luanda (18e). Une enceinte qui se garnit au fur et à mesure du déroulement d’un match qui a, pour l’instant, beaucoup de mal à prendre son envol. Les Black Stars s’appuient sur leur solide défense pour annihiler les tentatives égyptiennes. De son côté, André Ayew, le milieu de terrain d’Arles-Avignon, fait courir un petit frisson dans le dos des Pharaons avec un tir du gauche à l’entrée de la surface. Champion d’Afrique et champion du monde des moins de 20 ans, le Ghanéen ne peut toutefois ajuster sa tentative pour lancer sa formation vers un cinquième sacre continentale (19e). Moins spectaculaires, les Black Stars se procurent tout de même la plus belle occasion par leur ailier gauche, Kwadwo Asamoah, qui repique légèrement au centre avant de solliciter, enfin, El-Hadary, sûrement le meilleur portier de cette Coupe d’Afrique des nations (24e).
Parfaitement en place tactiquement, les Black Stars se projettent rapidement vers l’avant pour inquiéter El-Hadary. Double buteur lors du quart de finale contre l’Angola, le pays-hôte, et contre le Nigeria, l’attaquant du Stade Rennais, Gyan, est toujours le joueur le plus en vue de cette finale.
Après le repos, le Ghanéen adresse ainsi une frappe puissante de 25 mètres que le dernier rempart égyptien ne peut que claquer au-dessus de sa barre transversale (53e). Zidan et Motaeb sont curieusement absents des débats pour les Pharaons quand l’arbitre malien du match, M. Coulibaly, est l’un des acteurs les plus en vue en adressant quatre avertissements en moins d’un quart d’heure de jeu (de la 47e à la 60e). Souvent débordée, l’Égypte tient tout de même le choc malgré une nouvelle frappe enroulée du droit de Gyan (62e). Abdel-Shafy est pour sa part entré en jeu en lieu et place de Moawad pour apporter plus de poids sur les ailes mais son premier centre dans la zone de vérité ne trouve pas preneur (63e). Les deux formations ayant du mal à développer du jeu sur la pelouse du 11-novembre, Kwadwo Asamoah réalise un festival au milieu du terrain avant d’enclencher une frappe, finalement contrée (68e).
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Gedo, meilleur buteur de la CAN 2010 disputant
un ballon avec deux Ghanéens PHOTO NET |
Gedo, ce héros !
Alors que le rythme semble monter d’un cran, Hassan Shehata se décide alors à faire entrer en jeu le meilleur buteur de la compétition. Nagui Gedo, et ses quatre réalisations depuis le début de l’épreuve, a bien l’intention de profiter des espaces que provoque une fin de match échevelée pour marquer un peu plus cette CAN de son empreinte. Le buteur d’Ittihad est cependant sevré de ballons. Si force est de constater que les espaces s’ouvrent, ces derniers profitent surtout aux Ghanéens avec Gyan qui enroule encore une frappe de son pied droit. A gauche de la surface égyptienne, le joueur passé par l’Udinese voit finalement le ballon frôler la transversale d’El-Hadary (74e). André Ayew percute mais la défense égyptienne veille au grain. Le gardien de but égyptien n’est pas décidé à prendre des risques et, dès que Gyan se mue en artilleur sur coup franc, celui-ci boxe les ballons en corner (79e).
Le Ghana prend le match en mains et Inkoom déboule sur la droite pour centrer au second poteau (80e). L’arrière-garde égyptienne s’en sort indemne mais chaque ballon dans la zone de vérité fait courir un sentiment de frayeur dans le coeur des joueurs et supporters égyptiens.
Éternel remplaçant depuis le début du tournoi, Nagui Gedo a pu quant à lui prouver son réalisme devant le but adverse, aussi bien en quarts de finale qu’en demi-finale. Et poussée dans ses retranchements, l’Égypte sort alors ses deux diables de sa boîte avec Zidan, transparent pendant 85 minutes, et Nagui Gedo, incapable de se mettre en position de frappe.
En sollicitant le une-deux avec l’attaquant du Borussia Dortmund, l’attaquant d’Ittihad pénètre dans la surface et enroule une frappe de l’intérieur du droit côté opposé. Kingson est battu et l’Égyptien scelle le sort du match sur sa seule opportunité. Appelé de dernière minute pour pallier l’absence d’Aboutrika, blessé, Nagui Gedo est devenu le héros des Pharaons. L’Égypte prend l’avantage (85e) et les dernières velléités du Ghana ne changeront rien à la donne. Sacrée pour la septième fois de son histoire, l’Égypte est la première équipe à coiffer trois couronnes continentales d’affilée. Voilà un record que les Pharaons devraient conserver bien longt
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