Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3534 DU VENDREDI 29 JANVIER 2010
Pauvre Nigeria

Ca vole bas au Nigeria. Le plus peuplé de pays africains en est réduit au service minimum. A l'origine de cette inertie ambiante, un homme. Pas n'importe lequel. Le chef de l'Etat. En somme celui qui dont le boulot consiste à faire en sorte que le pays avance. Summum de paradoxe.
Voilà deux mois qu'Umaru Yar'Adua-c'est le nom du président nigérian-est hospitalisé en Arabie Saoudite. Loin de ses terres nigérianes. Jusqu'ici, rien d'anormal. La maladie se moque de titres et statuts sociaux. Tout le monde y passe. Seulement voilà, le numéro 1 nigérian semble loin de se rétablir. En deux mois d'absence du pays, il n'a donné signe de vie qu'une seule fois via une interview laconique...par téléphone.
Pendant ce temps à Abuja et à Lagos, les rumeurs sur la gravité de l'état de santé du Président enflent. D'autant plus dangereusement que le pouvoir nigérian est comme devenu aphone.
Plus grave, le pays est comme décapité. Car, Umaru Yar'Adua n'entend pas passer la main. Ne serait-ce que déléguer le pouvoir suprême de manière à éviter le vide et donc le disfonctionnement à la tête de l'Etat! Ce, alors qu'il y a un vice-président dont justement l'un de rôles est de remplacer le Chef de l'Etat en cas d'incapacité de celui-ci-même mommentanée-à exercer le pouvoir. Résultat, le géant africain tourne au ralenti. Nombre d'engagements nationaux et internationaux doivent attendre.
La situation ubuesque du Nigeria devrait être un cas de conscience pour tous les dirigeants africains. D'abord parce que le Nigeria n'est pas n'importe quel pays africains. C'est sans doute le plus puissant Etat d'Afrique subsaharienne en dehors de l'Afrique du Sud. Et puis, ancien archétype de pouvoirs kaki sur le continent, le Nigeria semblait réussir sa reconversion au pouvoir civil avec une alternance saluée par la communauté internationale. Enfin, pour gagner en respectabilité, les leaders africains feraient œuvre utile en se soumettant à leurs constitutions respectives. En particulier sur le chapitre de la succession.
Le signal envoyé par le Président Yar'Adua ne va sans doute pas dans le sens de crédibiliser le continent. C'est plutôt l'image d'un continent indissoluble dans l'Etat de droit que charrie la chronique sur la santé d'Umaru Yar'Adua, surnommé par la rue lagosoise président "off shore".Allusion faite au très pétrolier Royaume saoudien où est soigné le toujours chef de l'Etat nigérian.
José NAWEJ


Joseph Kabila toujours en quête d’hommes!

Qui aurait parié en ce 26 janvier 2001 que le jeune Général qui prête serment en qualité de chef d’Etat allait faire longtemps au pouvoir? Qui eût imaginé que cet homo novus allait coiffer au poteau tous les vieux briscards de la politique zaïro-congolaise?
En ce jour anniversaire de l’accession de Joseph Kabila au pouvoir suprême, on peut multiplier des interrogations, tant rien ne semblait indiquer que celui qui n’était que le fils de son illustre père, allait devenir un président à part entière! Neuf ans après, Kabila junior -le même-est toujours à la manœuvre. Aux Etats-unis, il aurait déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels, tandis qu’en France, le Raïs serait à un an de son second quinquennat! Un exploit en lui-même pour ce Président que personne n’attendait tout simplement, parce que personne ne le voyait venir.
Parachuté à la tête d’un pays-continent aux mille et un défis, Joseph Kabila peut se flatter d’avoir relevé d’abord un défi personnel: celui de sa conversion d’un Chef d’Etat de transition en un Président de la République auréolé de l’onction populaire via le suffrage universel. Reste que quand il aura soufflé sur ses neuf bougies sur fond d’une autosatisfaction justifiée, Joseph Kabila verra défiler dans sa tête d’autres défis. Ceux-ci vont du déficit de collaborateurs au social de l’immense majorité de ses compatriotes. L’année dernière, le Président avait fait une déclaration qui ressemblait fort à un aveu. Le Raïs confiait à un tabloïd américain qu’il n’avait pas assez d’hommes à ses côtés. Joseph Kabila ne faisait que corroborer ce que nombre d’analystes sérieux n’avaient de cesse de déplorer.
Seulement, si, en neuf ans d’exercice du pouvoir, le Président se plaint de ne pas disposer d’un entourage à la hauteur de sa vision, c’est qu’il y a problème. Car les personnes-ressources, les sherpas intègres et consciencieux ne manquent pas. Nombre d’observateurs équilibrés attribuent le déficit d’hommes de valeur au fait qu’en kabilie, les «recruteurs attitrés» ne proposent au Raïs que leurs hommes de main. D’ou, des castings de complaisance- quand il y en a- à l’issue desquels des «obligés» se retrouvent dans la cour avec pour seule mission de renvoyer l’ascenseur. Difficile, dans ces conditions, pour le Chef d’avoir un entourage de qualité.
Pour relever le défi d’hommes, le Président devrait piocher lui-même pour, à terme, générer sa garde rapprochée. Ses hommes à lui. Cette recette procède de la mystique même du pouvoir. Ici comme ailleurs. . José NAWEJ


Une si longue attente

Bien malin le membre de la kabilie qui parierait sur le moment du remaniement. Dans la cour présidentielle, tout le monde en parle, mais personne ne connaît ni le jour, ni l'ampleur du coup de balai à venir au sein de l'équipe Muzito. Dans tous les cénacles de la Majorité, le remaniement est sur toutes les lèvres Mieux, il régule même toutes les manoeuvres politiques allant des messes noires aux coups fourrés dont raffolent les opérateurs politiques zaïro-congolais. Au sein des cabinets ministériels, c'est quasiment le service minimum. Ministres et collaborateurs sont à l'affût de la moindre indication sur ce fameux remaniement. Dans certains ministères, les cérémonies d'échange des voeux prennent les allures d'adieu.
On l'aura compris. La ville haute est comme tétanisée par la perspective du remaniement ministériel. Voulu par nombre de nos élus comme une espèce d'anti chambre menant au vrai pouvoir, l'hémicycle n'est pas épargné par cette drôle de veillée d'armes. En plus de la poignée de députés de l' "Opposition" prêts à changer de camp, de plus en plus d'élus de la Majorité n'en peuvent plus de ronger leurs freins. Le renvoi, par le Président, du projet de budget 2010 pour une seconde lecture a donné lieu à des scènes de désamour entre la Majorité et l'Exécutif. Son Exécutif. On a frôlé une espèce de rébellion de la Majorité! Laquelle a fait chorus avec l'opposition pour rejeter le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires. C'est qu'au-delà des considérations strictement techniques brandies opportunément par les députés, la passe d'armes entre la Chambre et le Gouvernement n'était dénuée de calculs politiciens. En particulier, dans le chef des élus du Pouvoir. Lesquels font, désormais, flèche de tout bois pour précipiter l'avènement de Muzito II.
Face à cette ambiance délétère, de plus en plus de voix s'élèvent pour inviter le Chef de l'Etat à mettre un terme à l'incertitude actuelle. Tout maître du jeu qu'il est, le Raïs n'en a pas moins intérêt à concrétiser au plus vite son annonce du remaniement...vieille de sept mois! Les travaux d'Hercule doublés du challenge "année du social" qu'il vient de se fixer requièrent l'existence d'un Gouvernement débarrassé du spectre du chambardement. A l'approche de la reddition des comptes, le temps n'est plus le principal atout du Président.
Insondable plus que son prédécesseur de père, jaloux de son agenda et abhorrant, comme Mzee, la moindre pression extérieure, le Raïs devrait tout de même reconsidérer son "festina lente".Sinon, le nécessaire second souffle du quinquennat risque d'être administré trop tard.
José NAWEJ



























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
Enfin, Joseph Kabila promulgue le budget 2010
* D'une hauteur de 5.607.517.614.775 FC, ce budget affecte 795.136.563.568 FC aux dépenses du personnel
* Le taux de croissance du PIB fixé à 5,9% et le taux de change à 650,6 FC/le dollar américain

La direction de la presse présidentielle a rendu public hier, le décret du Chef de l'Etat portant promulgation de la loi financière portant budget de l'Etat pour l'exercice 2010. Ce décret, qui date du 25 janvier 2010, fait suite à une relecture du projet de loi budgétaire par les deux chambres du Parlement après le renvoi, par le Président de la République, du premier projet. Joseph Kabila reprochait à cette première copie des distorsions dans l'affectation des recettes additionnelles entre les dépenses contraignantes et la rétrocession aux régies financières et aux provinces ainsi que les besoins sociaux dont la paie de la solde des militaires et des fonctionnaires.
Selon le communiqué de la Présidence de la République, le budget promulgué traduit la volonté politique du Gouvernement d'assumer ses responsabilités pour l'organisation des élections locales en 2011. Tout en prenant en compte, notamment la crise financière et économique internationale, les résultats des réformes sur la bonne gouvernance et la mobilisation des recettes ainsi que l'impératif de l'atteinte du point d'achèvement de l'Initiative PPTE, ce budget se fixe ce dernier point comme repère d'actions à mener.
Les politiques suivies sont axées sur la paix et la restauration de l'autorité de l'Etat, la décentralisation, la réalisation d'une croissance économique forte et durable, l'assainissement des finances publiques pour une amélioration de la gestion des ressources, la stabilité des prix, l'accès des Congolais aux services sociaux de base tels que l'éducation, la santé, l'eau et l'électricité, etc. Le cadre macro-économique qui sous-tend le budget 2010 se fonde, notamment, sur un taux du PIB de 5,4% et un taux de change de 950,6 FC/le dollar américain.
Ainsi donc, le budget de l'exercice 2010 se présente en équilibre des recettes et des dépenses à hauteur de 5.607.517.614.775 FC. Comparé à celui de 2009 qui se situait à 2.922 milliards de FC, le budget de 2010 représente un accroissement nominal de 91,9%. Les dépenses du personnel qui avaient tant fait couler d'encres et de salives se situent à 795.136.563.568 FC.
La promulgation du budget de l'exercice vient ainsi mettre un terme à une tension qui couvait entre l'Exécutif et le Parlement qui se rejetaient la responsabilité du renvoi de la loi des Finances. Les premiers accusaient les seconds d'avoir été trop gourmands en s'octroyant des salaires faramineux, tandis que ceux-ci accusaient ceux-là d'irresponsabilité pour avoir séché les séances de travail qui examinaient les répartitions et affectations des recettes additionnelles qui avaient fait lever les boucliers. Jonas Eugène KOTA

ENJEUX DE L'HEURE
ACCOMPLISSANT LA PROMESSE DU GOUVERNEMENT
Adolphe Muzito remet à Alan Doss un chèque de 2,5 millions USD en faveur de Haïti
Chose promise, chose due. Concrétisant sa promesse d'apporter une aide financière à Haïti à la suite du tremblement de terre qui l'a frappée à la mi-janvier 2010, le Premier Ministre Adolphe MUZITO a remis hier jeudi 28 janvier 2010, un chèque de 2,5 millions USD à Alan DOSS, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'Onu en RD Congo. Au cours de la cérémonie ad hoc qui s'est déroulée à la Primature en présence du Consul général de Haïti en RDC, Jean François David, le Premier ministre a fait savoir que ce don faisait suite à une instruction du Président de la République en signe de solidarité avec la population gravement sinistrée de Haïti. Il a ajouté que " ce geste est aussi un geste de gratitude vis-à-vis de la communauté internationale qui a posé des gestes pour notre peuple dans les mêmes circonstances de crises humanitaires consécutives aux guerres que nous avons connues dans notre pays. "
En réaction, Alan Doss a remercié le Gouvernement congolais pour ce don qu'il considère comme " un geste de générosité et de solidarité vis-à-vis de ce pays qui a connu ce désastre. Je pense que ce geste sera hautement apprécié par le Secrétaire Général de l'Onu et le peuple haïtien qui a connu ce sinistre choquant. " De même, il a dit considérer ce geste " comme une marque de solidarité envers les Nations Unies qui ont subi des pertes. Je suis certain que ce geste sera utilisé à très bon escient ", a conclu Doss avant de remettre le chèque à Adama Guindo, Directeur pays du Programme des Nations Unies pour le développement en R D Congo.
Adolphe Muzito avait, à ses côtés, le ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu. JEK.

Le Sénat adopte trois projets de loi sur l’amélioration du climat des affaires
La République démocratique du Congo sera bientôt dotée d’un cadre législatif devant inciter les investisseurs à s’impliquer davantage. Après l’Assemblée national, le Sénat a adopté, hier, trois projets de loi sur l’amélioration du climat des affaires au Congo. Il s’agit de la loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi no 68-400 du 23 octobre 1968 relative à la publication et à la notification des actes officiels, à la modifiant et complétant le Décret du 06 mars 1951 instituant le Registre de commerce ; et, enfin, celui modifiant et complétant le Décret du Roi souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié par le Décret-loi du 19 septembre 1965. Ainsi adoptées par les deux chambres, les trois lois n’attendent que leur promulgation par le Chef de l’Etat. D.B

NATION
Katanga : bagarre rangée à l'Assemblée provinciale
Le bâtiment du 30 juin qui abrite l'Assemblée provinciale du Katanga, à Lubumbashi, a connu une ambiance particulière ce jeudi 28 janvier. Une bagarre rangée a éclaté avec comme cibles des députés provinciaux ménacés par une meute de jeunes gens venus suivre la plénière du jour. La scène, indiquent des témoins, s'est caractérisée par un passage à tabacs de quatre députés reprochés par leurs assaillants d'être sortis de la salle en protestation contre ce qu'ils estimaient être une mauvaise modération de la séance assurée par Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, président de l'Assemblée provinciale.
Tout s'est passé au bout de quinze premières minutes de la plénière consacrée à l'examen d'une motion contre le questeur de l'Assemblée provinciale. Après lecture d'une motion incidentielle présentée par le député provincial Monga Tutu (RCD) qui demandait l'examen du dossier dudit questeur, le président de séance a opposé une fin de non recevoir. A la place, il a demandé aux signataires de la motion contre le questeur de se manifester physiquement pour confirmer leur signature, ce à quoi les concernés se sont opposés. Et pour le manifester, ils ont décidé de quitter la salle.
C'est une fois dehors que quatre députés concernésont été interceptés par les jeunes gens qui les ont poursuivis pour " outrage " à la personne du Président de séance. Commence alors, la scène de bastonnade de ces élus du peuple.
L'un d'entre eux, l’honorable Monga, auteur de la motion incidentielle, a eu le visage et les vêtements ensanglantés. Il a regagné la salle où son état a révolté ses collègues qui ont décidé de ne plus poursuivre les travaux de la plénière, d'ailleurs, Kyungu lui-même décide de suspendre la séance immédiatement.
La nouvelle a fait le tour de la ville qui a sombré dans un émoi total. Saisi de l'affaire, le Gouvernement central a décidé, par l'intermédiaire du ministère de l'Intérieur, de fermer jusqu'à nouvel ordre le bâtiment du 30 juin à Lubumbashi.
Cependant, la formulation du communiqué ad hoc laisse un équivoque sur le sort de l'Assemblée provinciale. On ne sait, en effet, pas si la mesure frappe également les membres de l'Assemblée provinciale, députés et personnel administratif.
L'année dernière, l'Assemblée provinciale de l'Equateur avait été fermée momentanément suite à une bagarre qui avait débouché sur des coups de feu en pleine plénière. A Kindu aussi, une plénière s'était soldée par une bagarre, puis une chasse aux députés à travers la ville à la suite du vote d'une motion de destitution du vice-Gouverneur du Maniema, Masudi Mendes. JEK

Equateur : Tensions larvées suite à la « révocation » d’Eugénie Mwana, Maire de Mbandaka
Depuis fin décembre 2009, il s’observe à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur, une tension larvée consécutive à une nouvelle mise en place opérée dans l’administration provinciale par le Ministre de l’Intérieur à travers son arrêté n° 069/2009 du 18 décembre 2009 portant permutation de certains cadres politico-administratifs des provinces du Katanga et de l’Equateur. Cet arrêté, selon des sources à Mbandaka, comporterait une série d’entorses qui lèsent des responsables jusque-là en fonction et dont les entourages politiques et tribaux tendent à lever les boucliers pour se porter au combat contre ceux qu’ils donnent pour responsables de cette erreur.
Cet entourage défend, en fait, la cause de Mme Eugénie Mwana Ibota, Maire de la ville de Mbandaka qui, dans l’arrêté ministériel dont question, s’est vue révoquée purement et simplement, sans motif. Membre du PALU et ressortissante du territoire de Bikoro, Eugénie Mwana Ibota bénéficie, dès lors, du soutien de ses partisans et de ses frères de Bikoro qui accusent le Gouverneur de province, Jean-Claude Baende, d’avoir induit la tutelle en erreur « dans le but de caser ses proches dont certains sont étrangers à l’administration publique, c’est-à-dire qu’ils n’ont jamais presté nulle part en RDC dans la fonction publique. »
Au cours d’une assemblée générale qu’ils ont tenue en date du 2 janvier dernier à Mbandaka, assemblée qui avait cette seule question à son ordre du jour, les ressortissants de Bikoro ont ainsi fait une analyse de l’arrêté du ministre de l’Intérieur pour relever les entorses qu’ils déplorent. Ils notent, avant tout, qu’ «un arrêté ministériel se permet d’abroger les dispositions d’une ordonnance présidentielle », car Mme Mwana Ibota a été nommée par le Chef de l’Etat. En effet, en date du 06 octobre 2008, Jean Claude Baende, vice-Gouverneur de province d’alors et agissant au nom du Gouverneur en mission, avait, suite à l’ordonnance du chef de l’Etat et à la notification du ministre de l’Intérieur, signé la commission d’affectation collective n° 2010/CAB/PROGOU/10.130/GPA/FP/BB/BIL/EO/151/2008 concernant la Maire de Mbandaka et son adjoint.
Les co-régionaires de Mme Eugénie Mwana déplorent, ensuite, qu’ «un arrêté ministériel se donne le pouvoir de révocation et de nomination, car il révoque Mme Eugénie Mwana Ibota (…) pour la remplacer par MonsieurBosau » avant de considérer qu’ «il s’agit d’un manque de concordance entre l’intitulé de l’arrêté et son contenu. » Ils relèvent, par ailleurs, qu’ «un arrêté de permutation, qui est censé ne reprendre que des cadres en fonction, insère des personnes étrangères à la fonction publique ». En fin de compte, les ressortissants de Bikoro estiment que « Mme Eugénie Mwanya Ibota n’ayant fait l’objet d’aucune mesure disciplinaire pouvant conduire à cette révocation, nous considérons qu’il s’agit d’un acte prémédité ou intentionnel. »
La mise à l’écart de la Maire de Mbandaka ayant marginalisé le territoire de Bikoro dans l’administration provinciale et le nouveau Gouvernement provincial n’ayant pas représenté ce territoire dans sa composition, les ressortissants de ce territoire estiment « qu’il s’agit d’une politique délibérée d’écarter Bikoro de la gestion de la province de l’Equateur. » Pour cela, ils en appellent à l’autorité du Chef de l’Etat et du Premier ministre pour qu’ «ils remettent de l’ordre au ministère de l’Intérieur et dans la gestion de la Province de l’Equateur, et rétablissent notre représentante dans ses fonctions, surtout en ce moment où la Province de l’Equateur n’a pas besoin d’autres foyers de tensions. »
Un message qui en dit long sur ce qui peut advenir de cette province aujourd’hui à cheval sur plusieurs tensions.
Jonas Eugène KOTA

Equateur : les Nations Unies appellent à une aide d'urgence dans le district du Sud Ubangi
Selon Abdou Dieng, Coordonnateur de l'action humanitaire par intérim, "après des semaines d'insécurité dans le district du Sud Ubangi, la zone est maintenant suffisamment sécurisée pour le déroulement d'activités humanitaires, ce qui nous permet de les intensifier". La primauté du droit et l'ordre ont été rétablis progressivement à la suite d'affrontements armés importants à l'encontre d'éléments armés non-gouvernementaux, par l'armée nationale avec l'appui de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC).
Les acteurs humanitaires indiquent que la province accueille au moins 60.000 personnes déplacées à l'heure actuelle, mais bien d'autres pourraient se trouver dans des endroits inaccessibles. Par ailleurs, 109.000 autres personnes déplacées ont cherché refuge en République du Congo, pays voisin, et 18.000 personnes se sont déplacées en République centrafricaine (RCA). Une grande majorité d'entre elles ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence, indique le Bureau des Nations unies chargé des Affaires humanitaires (OCHA). En raison de préoccupations sécuritaires, de l'absence d'infrastructures en état de fonctionner et d'approvisionnements dans les zones potentielles de retour, OCHA s'attend à ce que, dans un futur proche, la plupart des personnes déplacées restent là où elles se sont déplacées.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a déjà distribué un total de 48 tonnes métriques en aide alimentaire pour une période de 30 jours à 5.739 personnes se trouvant à Boyazala et Bozene. Quelque 200 tonnes de rations alimentaires supplémentaires couvrant 30 jours devraient être distribuées à 22.393 personnes déplacées supplémentaires à Bokonzi dès que la situation sécuritaire le permettra. Un convoi du PAM pourra se rendre à Libenge et Zongo cette semaine.
Le 26 janvier dernier, un autre convoi de 6 camions de l'ONG MEMISA/Belgique a transporté 18 tonnes de vivres et 22,5 tonnes de non-vivres au profit des déplacés, environ 32 000 personnes, dans la zone de Bokondji. Les taux élevés de mortalité et de morbidité parmi les personnes déplacées constituent une source de préoccupation importante. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) planifie une campagne de vaccination contre la rougeole pour tous les enfants âgés de moins de 5 ans. L'UNICEF compte également fournir des médicaments essentiels et intervenir auprès de 10.000 enfants souffrant de malnutrition. Il est également prévu de distribuer des articles non alimentaires ainsi que de l'eau potable, de remettre en état les écoles et de distribuer du matériel scolaire.
"Les activités de reconstruction restent une priorité et devraient permettre un retour graduel à la normale. Le but des activités humanitaires est non seulement d'alléger les souffrances mais également de faciliter le retour des populations dans leurs lieux d'origine quand les conditions de sécurité le permettent", a indiqué Frederick Sizaret, Chef des programmes d'urgence de l'UNICEF dans ce pays ravagé par la guerre.
Le district du Sud-Ubangi est situé au nord-ouest de la Province de l'Equateur, elle-même se trouvant au sud de la RCA. Au cours des dernières décennies, la région a été à maintes reprises le théâtre de violences intercommunautaires sporadiques liées à l'accès aux ressources qui sont limitées.
Des affrontements importants ont vu le jour en octobre 2009 dans la zone de Dongo en raison de différends relatifs au droit de pêche, le poisson étant essentiel à la survie des populations locales pauvres. Ces violence initiales se sont propagées et ont pris la forme d'affrontements armés généralisés
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*SUD UBANGI: L’urgence des besoins humanitaires s’impose
La persistance de besoins humanitaires urgents dans le district du Sud-Ubangi au nord-ouest du pays, théâtre d'affrontements armés depuis la fin de 2009, préoccupe fortement les Nations unies et leurs partenaires humanitaires. Le 24 janvier dernier, une mission d'évaluation humanitaire des Nations unies était à Libenge et Zongo, localités situées respectivement à 190 et 263 km au nord de Gemena, où elle a constaté que la situation sécuritaire était calme, avec la présence des forces de sécurité nationales. L'équipe a noté la présence de plus de 4.000 civils déplacés, en majorité des femmes et des enfants, à Zongo, et environ 3.000 à Libenge, vivant dans des conditions difficiles.
La persistance des besoins humanitaires urgents dans le district du Sud-Ubangi, dans la province de l’Equateur, au Nord-Ouest de la RDC, préoccupe fortement les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires, rapporte un communiqué de presse de OCHA, avant de rappeler que cette partie du pays était le théâtre d’affrontements armés intensifs depuis la fin de 2009.
Le coordonateur a.i. de l’action humanitaire, Abdou Dieng, a fait savoir qu’après des semaines d’insécurité, la zone est maintenant suffisamment sécurisée pour le déroulement des activités humanitaires. Selon lui, la primauté du droit et l’ordre ont été rétablis progressivement à la suite d’affrontements armés importants à l’encontre d’éléments armés, non gouvernementaux, par l’armée nationale avec l’appui de la mission de l’Organisation des Nations Unies en RDC.
A en croire les acteurs humanitaires, la province accueille au moins 60.000 personnes déplacées à l’heure actuelle, mais bien d’autres pourraient se trouver dans des endroits inaccessibles. Les chiffres montrent que 109.000 autres personnes déplacées ont cherché refuge en République centrafricaine. La source indique, cependant, qu’une grande majorité d’entre elles ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.
En outre, indique OCHA, le taux élevé de mortalité et de morbidité parmi les personnes déplacées constitue une source de préoccupation importante. C’est ainsi que l’Unicef planifie une campagne de vaccination contre la rougeole pour tous les enfants âgés de moins de 5 ans.Cette orgnisation compte également fournir des médicaments essentiels et intervenir auprès de 10.000 enfants souffrant de malnutrition.
Pour sa part, le chef des programmes d’urgence de l’Unicef dans cette partie du pays souligne que les activités de reconstruction restent une priorité et devraient permettre un retour graduel à la normale. Et de noter, le but des activités humanitaires est non seulement d’alléger les souffrances, mais aussi de faciliter le retour des populations dans leurs milieux d’origine quand les conditions de sécurité le permettent.
Le district du Sud-Ubangi est situé au Nord-Ouest de la province de l’Equateur. La région a été, à maintes reprises, au cours des dernières décennies, le théâtre de violences intercommunautaires sporadiques liées à l’accès aux ressources qui sont limitées. La zone de Dongo a connu des affrontements importants en octobre 2009 en raison de différends relatifs au droit de pêche. Ces violences initiales se sont propagées et ont pris la forme d’affrontements armés généralisés. Il faut noter qu’en décembre, l’armée nationale est intervenue pour rétablir l’autorité gouvernementale avec le soutien de la Monuc.
Au Nord-Kivu, OCHA relate que la protection des civils pose problème à Mweso, localité située dans le territoire de Masisi. Selon le comité de déplacés, plusieurs cas de pillages et d’arrestation arbitraires, dont les auteurs sont des présumés FDLR, sont quotidiennement rapportés dans les secteurs de Katuiguru, Buserengenyi et Tanugenda. A la suite des attaques enregistrées au cours des deux dernières semaines dans le district du Haut-Uélé en Province orientale, notre source rapporte que des mouvements de population ont été enregistrés. Il y a environ 1000 personnes déplacées qui se trouvent actuellement à Linafoko, à 12 Km au Nord de Dungu. Des cas de violence par des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) sont rapportés. «Médecins sans frontière – Suisse organise une clinique mobile pour la prise en charge médicale des cas et va procéder, d’ici la fin de ce mois, à une distribution d’articles non alimentaires». Pour sa part, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés est actuellement en mission pour évaluer les besoins en termes de protection. Mathy MUSAU


12ème SESSION DU COMITE DE DIRECTION DU PEAC
Vers l'adoption du plan d'actions 2010

Il se tient du 26 au 29 janvier 2010 au Grand hôtel Kinshasa (GHK), la 12ème réunion du Comité de direction du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC). La présente session est essentiellement consacrée à l'examen et à l'adoption du plan d'actions et du budget de l'exercice 2010. Le PEAC vise essentiellement la sécurisation des fournitures d'énergie électrique des pays membres au travers d'un marché régional, de l'électricité, ainsi que l'accroissement du taux d'électrification encore faible.

Cette organisation compte dans son actifs des réalisations importantes. Il s'agit, notamment, de l'identification en 2004 des projets intégrateurs prioritaires devant permettre l'interconnexion des réseaux électriques nationaux des pays membres ; la réalisation en 2006 de l'étude préliminaire du schéma directeur du marché de l'électricité de l'Afrique centrale ; la finalisation de la déclaration faite le 30 octobre 2007 à Brazzaville lors de la XIIème Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC sur le développement du secteur de l'électricité en Afrique centrale. A ces premiers actions, s’ajoutent la finalisation du Code du marché de l'électricité de l'Afrique centrale, adopté le 24 octobre 2009 à Kinshasa par la XIVème Conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEEAC.
Le secrétariat permanent du pool énergétique de l'Afrique centrale (PEAC) ne cesse de déployer les efforts en vue d'accélérer la mise en œuvre des différents projets prioritaires à l'instar des projets d'électrification transfrontalière en Afrique centrale. Parmi ces projets, il y a lieu de citer l'interconnexion électrique Inga - Cabinda - Pointe Noire dont les études vont démarrer dans les tout prochains jours, en attendant la conclusion des contrats de consultant des cabinets Cabira et Fichtner.
Dans le même ordre d'idées, Mme l'ADGA de la Société nationale d’électricité (SNEL), Bernadette Tokwaulu n'a pas passé sous silence le processus en cours de sélection par la SNEL du consultant en charge de la réalisation, sur financement de la Banque africaine de développement (BAD), de l'étude capitale relative au développement du site hydroélectrique d'Inga et des interconnexions associées. Le souhait de Mme Tokwaulu est que la présente session soit mise à profit pour une vraie évaluation des actions antérieures en vue de ressortir les points forts et les points faibles du marché commun. Ceci dans le but de permettre au PEAC d'avoir un plan d'actions clair dans lequel doivent figurer les activités à réaliser, à court, moyen et à long terme. Elle reste convaincue que les résultats de ces travaux permettront de dégager les lignes maitresses devant renforcer la coopération dans la sous-région pour une véritable intégration régionale en matière d'énergie. A en croire le président du PEAC, l'année 2010 marquera la fin du plan de quatre ans de l’organisation consacrée essentiellement à la réalisation des études des projets et au renforcement des capacités du PEAC et de ses membres. Mme Bernadette Tokwaulu, malgré les moyens faibles mis à la disposition du PEAC a fait des avancées significatives au niveau de la réalisation des études des projets et du cadre juridique du marché régional de l'électricité. Des contrats de service ont été signés avec des consultants qui ont déjà démarré la préparation des études de cinq projets financés par la BAD, un projet financé par la BAD-DBSA/AFD et les Etats promoteurs ; 3 projets PPET financés par l'Union européenne, au total 9 projets. Cela, soit 100 % des études prévues en 2009 qui vont être financés en 2010. Simard Simon TSOUMBOU

CPI : les enfants soldats ont tous menti, selon la défense de Thomas Lubanga
Les témoins présentés comme étant des enfants soldats par l'accusation au procès de Thomas Lubanga, poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI), ont tous menti, a affirmé mercredi la défense de l'ancien chef de milice de RDC. "La défense entend démontrer que la totalité des individus qui ont été présentés comme des enfants soldats ainsi que leurs parents dans certains cas ont délibérément menti devant cette cour", a déclaré Catherine Mabille, l'avocate de Thomas Lubanga. "La défense entend démontrer que six d'entre eux n'ont jamais été des enfants soldats, le septième a menti sur son âge et les conditions de son enrôlement, le huitième n'a jamais appartenu à l'UPC", l'Union des patriotes congolais, la milice de l'accusé, a-t-elle poursuivi.
Selon l'avocate, "les témoins ont été appelés à mentir sur leur âge, leur nom, le nom de leurs parents, les écoles qu'ils auraient fréquentées afin de rendre plus difficiles les vérifications à leur égard". "Des faux témoignages ont été fabriqués avec l'assistance d'intermédiaires et la collaboration du bureau du procureur", a-t-elle affirmé : "cette situation nous paraît extrêmement grave". Seize témoins vont être cités pour "démontrer ce processus frauduleux d'élaboration de faux témoignages", a annoncé Mme Mabille qui présentait les arguments de la défense de Thomas Lubanga, 49 ans, accusé d'enrôlement d'enfants soldats, un crime de guerre.
A l'issue de ces auditions, la défense demandera à la chambre de "tirer les conclusions juridiques de cette situation", a annoncé l'avocate. "Comment les juges peuvent-ils assumer leur rôle fondamental de recherche de la vérité si les témoignages qui leur sont soumis procèdent d'un processus concerté visant à les tromper?", s'est-elle interrogée. "Si le processus judiciaire se poursuit", a poursuivi l'avocate, la défense de Thomas Lubanga prouvera que celui-ci "n'a d'aucune manière participé délibérément à un plan concerté visant au recrutement de mineurs". Il a fait "tout ce qui était en son pouvoir pour démobiliser les mineurs présents dans ses troupes".
Le bureau du procureur avait achevé de présenter ses charges le 14 juillet 2009 après avoir cité 28 témoins pendant les 74 jours d'audience. Le procès avait été suspendu pendant plusieurs mois. Le procès de Thomas Lubanga, le premier de la CPI, s'était ouvert le 26 janvier 2009. Il est accusé de crimes de guerre pour l'enrôlement et la conscription d'enfants de moins de 15 ans pendant la guerre civile en Ituri (est de la RDC) entre septembre 2002 et août 2003. Il est aussi accusé d'avoir fait combattre ces enfants dans l'aile militaire de sa milice. Transféré à La Haye en mars 2006, il plaide non coupable.
Selon des ONG, les affrontements en Ituri entre des milices soutenues par les ethnies Hema (proche de l'UPC) et Lendu, pour le contrôle notamment de mines d'or, ont fait 60.000 morts et des milliers de déplacés depuis 1999. La CPI est le premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. FDA/AFP

AU COURS DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMNBLEE GENERALE DU CPDS
Le Gouvernement invite Marsavco et ses 802 anciens travailleurs à un « arrangement définitif »

Le Vice-premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, a ouvert hier au Grand Hôtel Kinshasa, les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée générale du Cadre permanent du dialogue social, convoquée par le Premier ministre Adolphe Muzito, avec comme mission de « déboucher sur un arrangement définitif » du conflit de travail opposant l’entreprise Marsavco à ses 802 anciens travailleurs. Membres du Gouvernement, délégués syndicaux et employeurs prennent part à ces assises d’intérêt social.
L’Assemblée générale du Cadre permanent du dialogue social (CPDS) se réunit en session extraordinaire les 28 et 29 janvier 2010 au salon « Congo » du Grand Hôtel Kinshasa pour « vider » le dossier social qui oppose la société Marsavco à ses 802 anciens travailleurs depuis plusieurs années.
« Comme nous le savons tous, l’Assemblée générale se réunit pour vider un dossier éminemment social, celui qui oppose, depuis près d’une décennie, 802 anciens travailleurs à un employeur opérationnel, mais incessamment harcelé par ses employés, toutes catégories confondues, qui se fondent sur le Code du travail, réclament une partie non payée de ce qu’ils estiment relever de leurs droits au départ », a rappelé hier après-midi le représentant du chef du Gouvernement, le vice-Premier ministre Emile Bongeli en charge de la Reconstruction, dans son discours d’ouverture . Il a relevé le principe selon lequel la volonté de négocier sans contrainte en vue d’une alternative à trouver par le dialogue face à une situation à prendre ou à laisser qui, en fait, reste un esprit attendu de la part de deux parties et qui demeure un idéal fondamental pour sauver le dialogue social.
Ayant constaté que « les comportements observés de part et d’autre ont vicié le climat marqué par une tension qui ne peut ni favoriser la promotion des affaires, ni assainir l’environnement socioprofessionnel », il a exhorté les parties en présence à « privilégier une solution négociée ».
« Les parties en litige, en l’occurrence l’entreprise Marsavco et ses 802 anciens travailleurs, s’attendent à ce que cette tripartite débouche sur un arrangement définitif qui ne défavorise aucune partie, le principe du Win-Win, (gagnant-gagnant) devant guider notre comportement en ces occasions », a déclaré l’homme d’Etat congolais.
Pour la Fédération des entreprises du Congo (FEC), a renseigné son représentant, « le conflit de travail opposant l’entreprise Marsavco à ses 802 travailleurs, au sujet de la prise en compte de la valeur des colis mensuels dans le calcul de leurs décomptes finals, a fait l’objet d’examen à plusieurs niveaux d’instances politiques et administratives, dont le CPDS ».
Au cours de la session d’août-septembre 2008, a-t-il rappelé, le CPDS avait émis le voeu de voir les parties concernées privilégier la voie de la négociation et régler le litige en dehors de la procédure judiciaire. « Le fait que nous nous retrouvions en ce lieu aujourd’hui pour le même cas nous amène à penser que cette recommandation n’a pas pu rencontrer l’acceptation des deux parties. Car, une solution négociée n’est envisageable que dans la mesure où les deux parties acceptent de recourir à cette voie, sans aucune contrainte », a-t-il relevé.
De son côté, l’Intersyndicale a fait un « constat amer », en notant la « fin de non recevoir de Marsavco qui s’est toujours refusée de prendre part aux réunions convoquées par le CPDS ». A cause de cela, a stigmatisé le président Symphorien Dunia, « plus d’une centaine de travailleurs ont quitté la terre des hommes sans avoir touché leurs droits ».
A son tour, le Secrétaire permanent national du CPDS, Jean-Pierre Kauka, a insisté sur le fait que « la recommandation n° VIII issue de la première assemblée extraordinaire demande, en son point 2, à l’employeur Marsavco et à ses 802 anciens travailleurs de privilégier la solution négociée dans le litige qui les oppose depuis 2001 sur le paiement ou le non paiement de la contre-valeur en numéraires du colis que ces derniers recevaient mensuellement à l’occasion de chaque paie ». « Il est bon de savoir que la mise en œuvre des décisions et autres résolutions de l’Assemblée générale extraordinaire du CPDS relève des missions de son Bureau dont le président n’est autre que Son Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement », a-t-il souligné.
Dorian KISIMBA

SONAS : 37 dossiers disponibles indemnisés avant la FANAF
«Je n’ai pas connu de problèmes. Le dossier a suivi son cours normal pendant une période de trois mois», déclarait un juriste hier au sortir de son indemnisation au pavillon 13 de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN). Pour ce bénéficiaire, « l’assurance c’est l’avenir. Les gens doivent venir assurer la vie de leurs enfants pour l’avenir ». il avoue être habilité à percevoir l’indemnisation d’une fille blessée dans un cas d’accident dans la province du Bas-Congo. Les indemnisés de « Jeudi sinistre » d’hier 28 janvier 2010 ont encouragé l’actuel ADG ad intérim de la Société nationale d’assurances (SONAS) pour le travail abattu. « Qu’elle continue sur cette lancée », a lâché un indemnisé de véhicule automobile qui a requis l’anonymat.
Les festivités de fin d’année 2009 passées, la SONAS compte reprendre le bouclage automobile au cours de ce mois de février. Sur quoi repose donc l’assurance automobile ? La police d’assurance est établie pour un véhicule déterminé et non pour un conducteur. C’est la raison pour laquelle il est indispensable de communiquer à l’assureur les caractéristiques du véhicule à garantir. Cela ne veut pas dire que la personnalité du conducteur devient indifférente à l’assureur.
Cette opération « Jeudi sinistre », qui tombe à quelques jours de la tenue à Kinshasa de la 34è assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurance et de droit national africains (FANAF), a apuré un total de 37 dossiers disponibilisés par les agences de la SONAS/Kinshasa. C’est dans cet esprit de la recherche de l’excellence que l’assureur national recevra, du dimanche 07 au jeudi 11 février prochains, plus de 360 délégués des sociétés d’assurances en provenance du monde entier. Ces assises, prévues au Grand hôtel Kinshasa, seront l’occasion pour la SONAS d’échanger les expériences avec d’autres experts de compagnies d’assurance.
Bien que la 34è assemblée générale de la FANAF ait pour thème général « stratégie de croissance de marché d’assurance dans l’espace FANAF », les participants auront à examiner des cas spécifiques pour chaque journée. Voilà pourquoi, avec l’arrivée, dès le début du mois de février des différentes délégations invitées, le secrétaire permanent de la FANAF fixera l’opinion sur le déroulement des travaux.
Rachidi MABANDU
NATION
NOUS LES FEMMES
La santé et les femmes : Une nécessité pour rendre le monde meilleur

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rendu public un rapport sur la santé et les femmes avec comme thème : « la réalité d’aujourd’hui, le programme de demain ». Ce rapport donne une idée des mesures nécessaires pour améliorer la santé des filles et des femmes dans le monde entier. Il a pour objectif de livrer les informations nécessaires au dialogue politique et d’encourager les pays, les institutions et les partenaires du développement à agir. Car l’amélioration de la santé des femmes est importante pour les femmes, pour leur famille et pour l’ensemble de la société. Améliorer la santé des femmes c’est rendre le monde meilleur. Ci-dessous, la synthèse de ce rapport. (Mathy Musau)
Ce rapport concerne les femmes et la santé, c’est-à-dire les besoins des femmes en matière de santé mais aussi leur contribution à la santé des sociétés. La santé des femmes fait partie depuis longtemps des préoccupations de l’OMS mais, aujourd’hui, elle est devenue une priorité. Ce rapport explique pourquoi.
Sur la base des données actuellement disponibles, il dresse un inventaire de ce que nous savons maintenant sur la santé des femmes tout au long de la vie et dans les différentes régions du monde.
Mettant en évidence des questions essentielles, dont certaines nous sont familières mais d’autres devraient beaucoup plus retenir l’attention, ce texte recense les occasions qui s’offrent de marquer des progrès plus rapides. Il indique dans quels domaines des informations plus fournies, combinées à un dialogue politique aux échelons national, régional et international, pourraient conduire à des démarches plus efficaces. Il démontre l’intérêt des réformes des soins de santé primaires évoquées dans le Rapport sur la santé dans le monde, 2008 – Les soins de santé primaires : maintenant plus que jamais, mettant en particulier l’accent sur le besoin urgent d’un leadership politique et institutionnel plus cohérent et sur la nécessité de parler davantage de la santé des femmes et de mobiliser des ressources suffisantes si nous voulons, au cours des années à venir, sauver davantage de vies et améliorer la santé des fillettes et des femmes. Ce rapport expose enfin les incidences à prévoir du point de vue de la collecte, de l’analyse et de la diffusion de données.
Le choix, fait dans ce rapport, d’envisager les problèmes de santé des femmes sur toute la durée de la vie permet de mieux comprendre comment des interventions dans l’enfance, au cours de l’adolescence, pendant les années où la femme est en âge de procréer et ensuite peuvent avoir un impact plus tard et d’une génération sur l’autre. Il met aussi en évidence les interactions entre les déterminants biologiques et sociaux de la santé des femmes et montre comment les inégalités entre les sexes exposent davantage les femmes et les rendent plus vulnérables aux facteurs de risque, limitent leur accès aux soins et aux informations sanitaires et ont un impact sur leur santé. Si ce rapport demande que l’on accorde davantage d’attention aux problèmes de santé propres aux femmes, tels le cancer du col de l’utérus et les risques associés à la grossesse et à l’accouchement, il montre aussi que les besoins des femmes en matière de santé ne concernent pas simplement la sexualité et la reproduction.
Le rapport expose également les conséquences à attendre et ce qu’il en coûte si les problèmes de santé des femmes ne sont pas pris en charge au bon moment. Dans un monde dont la population vieillit, il s’agit de prévenir et gérer les facteurs de risque d’aujourd’hui pour empêcher qu’ils conduisent aux pathologies chroniques de demain.
Le fait d’envisager la santé des femmes sur toute la durée de la vie révèle l’importance de leurs contributions multiples à la société – au travail et en tant que mères, en tant que consommatrices et, tout aussi important, que dispensatrices de soins de santé. Face à cette évidence, les auteurs du rapport demandent que soient engagées des réformes garantissant que les femmes deviennent des agents essentiels de la fourniture de soins de santé et participent de l’intérieur à la conception, à la gestion et à la fourniture des soins.

Des inégalités répandues et persistantes disparités entre femmes et hommes
Alors que les femmes et les hommes sont confrontés à des problèmes similaires dans le domaine de la santé, les différences entre eux sont telles qu’il faut accorder une attention toute particulière à la santé des femmes. Les femmes vivent généralement plus longtemps que les hommes en raison d’avantages biologiques et comportementaux. Dans certains contextes toutefois, et notamment dans certaines parties de l’Asie, ces avantages sont annulés par les discriminations sexistes dont les femmes sont victimes, à un point tel que leur espérance de vie à la naissance est inférieure ou égale à celle des hommes.
Par ailleurs, si les femmes vivent plus longtemps, ce n’est pas nécessairement en bonne santé. Il y a des états dont seules les femmes font l’expérience et dont elles seules supportent les conséquences potentiellement négatives. Certains de ces états, comme la grossesse et l’accouchement, ne sont pas des maladies, mais des processus biologiques et sociaux qui comportent des risques pour la santé et exigent des soins particuliers. Certains problèmes de santé touchent les femmes comme les hommes mais ont un impact plus grand ou différent sur les femmes et demandent de ce fait des réponses adaptées aux besoins des femmes. D’autres encore touchent les femmes et les hommes plus ou moins à égalité, mais les femmes ont plus de difficultés à accéder aux soins dont elles ont besoin. De plus, les inégalités liées au sexe, par exemple en matière d’éducation, de revenu et d’emploi, privent les filles et les femmes de moyens de protéger leur santé.

Différences entre les pays riches et les pays pauvres
Si les problèmes de santé des femmes présentent bien des points communs partout dans le monde, on relève aussi des différences marquées liées aux conditions dans lesquelles elles vivent. A tout âge, les femmes des pays à revenu élevé ont une espérance de vie plus longue et un risque moins grand de maladie et de mortalité prématurée que les femmes des pays à faible revenu. Dans les pays riches, les taux de mortalité chez les enfants et les jeunes femmes sont très bas et les décès surviennent pour la plupart après 60 ans. Dans les pays pauvres, la situation est toute différente : la population est en moyenne plus jeune, les taux de mortalité chez les enfants sont plus élevés et la plupart des décès féminins frappent des fillettes, des adolescentes et de jeunes adultes.
La différence la plus frappante entre les pays riches et les pays pauvres concerne la mortalité maternelle : 99 % des plus des 500 000 décès maternels enregistrés chaque année surviennent dans des pays en développement. Naturellement, les taux les plus élevés de morbidité et de mortalité, en particulier chez les femmes en âge de procréer, sont observés dans les pays les plus pauvres et souvent institutionnellement les plus démunis, notamment dans ceux en proie à des crises humanitaires.

La sexualité et la procréation jouent un rôle essentiel dans la santé des femmes
La santé des femmes pendant leurs années fécondes (entre 15 et 49 ans) est importante non seulement pour les intéressées, mais aussi pour la génération suivante. Les problèmes de santé observés à ces âges sont pour beaucoup propres aux fillettes et aux femmes. Ainsi, les complications de la grossesse et de l’accouchement sont la première cause de mortalité chez les jeunes femmes entre 15 et 19 ans dans les pays en développement. Au niveau mondial, le VIH/sida est la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer. Les fillettes et les femmes sont particulièrement vulnérables à l’infection par le VIH en raison d’une combinaison de facteurs biologiques et d’inégalités liées au sexe, en particulier dans les sociétés où les femmes n’ont guère de possibilités de s’informer sur le VIH, de se protéger et d’obtenir de leurs partenaires d’être moins exposées. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire et dans ce groupe d’âge, les principaux facteurs de risque de décès et d’incapacités sont l’absence de contraception et les rapports sexuels non protégés. Ces conditions ont pour résultat des grossesses non désirées, des avortements à risque, des complications de la grossesse et de l’accouchement et des maladies sexuellement transmissibles, dont l’infection à VIH. La violence fait aussi peser un risque supplémentaire important sur la santé sexuelle et génésique des femmes et peut aussi provoquer des cas de maladies mentales et d’autres affections chroniques.

Tribut prélevé par les maladies chroniques, les traumatismes et les cas de maladies mentales
Si l’on sait généralement que les femmes ont des besoins spécifiques dans le domaine de la santé sexuelle et génésique, elles sont aussi confrontées à d’autres problèmes importants.
Les accidents de la circulation figurent parmi les cinq premières causes de mortalité chez les adolescentes et les femmes en âge de procréer dans toutes les Régions de l’OMS, à l’exception de celle de l’Asie du Sud-Est, où les brûlures sont la troisième cause de mortalité féminine. Si beaucoup sont dues à des accidents lors de la cuisson des aliments, certaines sont le résultat d’homicides ou de suicides, souvent associés aux violences infligées par un partenaire intime. Il faudrait multiplier les études pour tenter de mieux comprendre les causes de ces décès et élaborer des stratégies efficaces de prévention.
Le suicide est l’une des principales causes de décès chez les femmes âgées de 20 à 59 ans partout dans le monde et la deuxième cause de décès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire de la Région. Dosssier à suivre


SOCIETE
Kalamu : le carrefour des musiciens et des sportifs kinois
Située en plein cœur de Kinshasa, la commune de Kalamu héberge le plus célèbre des quartiers de la capitale : Matonge. Célèbre aussi bien dans la ville que dans le reste du pays, ce quartier chaud est devenu la vitrine des Kinois. Même à l’étranger, il a trouvé une réplique. C’est le cas du quartier bouillant des Congolais à Bruxelles, en Belgique. L’autre particularité de Matonge, c’est sa situation géographique qui fait de cette contrée le carrefour des Kinois, et particulièrement des sportifs et des musiciens.
Chaque jour, dès l’aube, le rond-point Victoire draine du monde. Les véhicules provenant des quatre coins de la capitale y transitent à toutes les heures. Ce carrefour des Kinois, qui fait la fierté du quartier Matongé et de la commune de Kalamu, est devenu quasiment un passage obligé où passants, transporteurs, vendeurs ambulants, commerçants, artistes… et sportifs se côtoient.
Temple des artistes, le quartier Matongé a longtemps hébergé les sièges de plusieurs orchestres en vogue : Viva-La-Musica de Papa Wemba, Quartier Latin de Koffi Olomide, Wenge El-Paris de Marie-Paul... On y trouve également plusieurs bars où les musiciens sont régulièrement invités à agrémenter les soirées des mélomanes.
Pas étonnant d’entendre, à longueur des journées, des répertoires des chansons en vogue émanant de baffles d’une dizaine de maisons de disques et d’une centaine de buvettes disséminées à travers la commune.
C’est devant ces baffles que les passionnés de la musique viennent quotidiennement jauger la température des musiciens et discuter sur la dernière actualité musicale. Pour symboliser l’empreinte de ces vedettes dans la vie des Congolais, l’autorité publique a érigé un monument en forme pyramidale au centre du rond-point Victoire. On l’a baptisé «la place des artistes».

Pôles d’attraction des sportifs
Miroir des amoureux de la mode, Matongé est aussi célèbre pour ses magasins où des commerçants, pour la plupart des Ouest-africains, se particularisent dans la vente des vêtements de haute couture et des chaussures importés. Les prix sont si onéreux qu’ils dépassent parfois ceux des articles vendus en ville.
Si Matonge est le temple des artistes et des mélomanes, les autres quartiers de la commune ne le sont pas moins. Plus, ils servent d’attraction aux nombreux sportifs qui viennent y exercer leurs activités.
Subdivisé en 18 quartiers dont les plus connus sont Matongé ( I, II et III), Yolo Nord (I, II et III), Yolo Sud (I, II et III), Kimbangu (I, II et III), et Pinzi, Kalamu héberge plusieurs sites sportifs qui drainent du monde, surtout le week-end. Le stade du 20 mai, le stadium Tata Raphaël (ex- stade du 4 janvier (YMCA), le Carrefour des jeunes, le Cercle Onatra… sont notamment les principaux pôles d’attraction.
Dans cette commune, les athlètes pullulent. Les plus en vue sont les footballeurs, les judokas, les basketteurs… Les plus grands clubs congolais de basket-ball masculin se sont développés dans cette municipalité : les Bc Onatra, Kauka, Molokaï…

Données administratives
Née sur les cendres des villages autochtones Teke-Umbu regroupés sur les vastes savanes qui formaient les quartiers Yolo, la commune de Kalamu a été reconnue comme entité administrative par décret-royal n°211-429 du 12 octobre 1957. Erigée sur une superficie de 6,60 km2, elle est bordée au Nord par la rivière Funa qui la sépare de la commune de Barumbu, au Sud par les agglomérations de Makala et de Ngiri-Ngiri, à l’Est par la commune de Limete et à l’Ouest par celle de Kasa-Vubu.
Selon des sources administratives, la commune de Kalamu héberge une population estimée à 171.314 habitants, répartie à travers 11.801 parcelles. Ses 369 avenues et rues sont ceinturées par trois grandes artères qui déterminent les limites de cette municipalité. C’est le cas des avenues Université qui la sépare de Limete, Kikwit de Makala, Kasa-Vubu de la commune qui porte le même nom.

Le déclic de l’indépendance
Kalamu doit aussi sa célébrité aux événements du 4 janvier 1959, marqués par des affrontements sanglants qui ont débouché sur l’indépendance de la République démocratique du Congo. Tout est parti des partisans de l’ABAKO (Alliance des Bakongo), furieux de l’interdiction du meeting de leur parti à la place YMCA, auxquels se sont joint les sportifs déçus du match de football qui avait opposé V. Club à Mikado au Stade tata Raphaël.
Le soulèvement contre l’autorité coloniale a suscité des autorités une répression sanglante menée par la force armée royale. Les répercussions seront si retentissantes que l’indépendance de la RDC ne va pas tarder.
Le 30 juin 1960, collés à leurs transistors, les Congolais vont sauter de joie et envahir Matonge au pas de la danse et au rythme de la chanson «Indépendance tcha-tcha», la célèbre chanson de Grand Kallé.
Dorian KISIMBA et Yves KALIKAT


Photographie : la richesse touristique du Congo au menu de l'exposition de Danila Assice
Elle n'est pas Congolaise, mais ses œuvres font bien la promotion de la richesse touristique de la République démocratique du Congo. Française d'origine, la cinquantaine révolue, photographe autodidacte, Danila Assice a été au centre d'une exposition qui s'est tenue du 11 au 27 janvier dernier à l'hôtel Memling. A l'affiche, ses 39 photographies sur le paysage du pays et les personnes rencontrées ont révélé au public les talents d'une artiste qui se veut plutôt modeste.
Il n'est pas courant d'avoir des expositions de photographies à Kinshasa. Au courant de cette réalité, Danila Assice a jugé le moment opportun pour révéler au public de la capitale le secret de ses nombreuses photos numériques prises lors de ses voyages à travers le pays. Greffées sur les murs au premier niveau de l'hôtel Memling, les images exposées n'ont cessé de fasciner, deux semaines durant, de nombreux visiteurs qui ont eu l'occasion de fréquenter cet hôtel.
Le coucher du soleil au large de Kinshasa, une pirogue voguant sur la rivière Lopori (Equateur), un arc-en-ciel sur la chute de Zongo (Bas-Congo), des enfants jouant dans un cours d'eau à Kasangulu (Bas-Congo), une jeune danseuse moulée dans la tenue traditionnelle… sont là quelques illustrations qui n'ont laissé insensibles des visiteurs croisés dans les couloirs de Memling.

Réactions du public
Emerveillé par ces illustrations, le Congolais Jean Goubald, artiste musicien de renommée, n'a trouvé mieux que de se faire photographier avec l'auteur de ces images aux c[otés de "ses œuvres d'art qui chantent la beauté de la nature".
"Ma plus grande joie est, non seulement de vendre, mais surtout d'aider les Congolais à découvrir leur pays à travers la magie de la photo, explique Danila Assice. Arrivée en République démocratique du Congo depuis une année, j'ai sillonné l'Equateur, le Bas-Congo et certaines contrées de Kinshasa, la capitale. Je me plaisais à prendre des photos du paysage que je conservais dans mon ordinateur. Les Européens qui ont vu ces photos, les ont bien appréciées et m'ont poussée à les exposer au grand public pour aider ceux qui n'ont pas les moyens de voyager de découvrir la richesse touristique du Congo".

De l'artistique à l'humanitaire
C'est ainsi qu'en mai 2009, Danila Assice a décidé d'organiser sa première exposition à la Galerie du fleuve, dans la commune de la Gombe. Loin de faire de cette activité culturelle une œuvre lucrative, la photographe française a tenu plutôt à se servir des fonds récoltés pour mener des actions caritatives : scolariser des enfants démunis. La Fondation Danila a ainsi vu le jour pour voler à la rescousse des enfants congolais.
La rencontre avec le céramiste congolais Alain Kadima Dianda, "Cam's" pour les intimes, est venue ajouter de l'eau au moulin de ce projet humanitaire. Diplômé de l'Académie des Beaux arts, Cam's encadrait déjà quelques enfants en rupture familiale à qui il apprenait le métier d'artiste.
Danila Assice et Cam's ont, dès lors, décidé d'organiser ensemble l'exposition du Memling, appuyés par une banque locale. "Les recettes de cette exposition vont nous permettre d'ériger un atelier de céramique pour encadrer des jeunes désœuvrés, affirme Danila. Nous avons eu l'autorisation de l'Académie des Beaux arts pour ériger ce atelier dans leur site".
"Je suis mère de trois enfants, confie Danila Assice. Je sais ce que représente le poids de la scolarité. Pour aider les enfants à réussir leur vie, il leur faut étudier. Or, en RDC, beaucoup d'enfants n'étudient pas. Pour l'instant, j'ai déjà scolarisé huit enfants". Yves KALIKAT


Les francs congolais sous les pieds des danseurs
A
Kinshasa comme en provinces, il est courant de voir, lors d’un concert ou d’une manifestation publique, des fanatiques assiéger le podium pour aller déverser de l’argent sur la vedette qui leur plaît par sa prestation sur scène. Bien souvent, ils lui collent des billets de banque sur le front en sueur ou les glissent dans les poches, dans les blouses, autour de reins… D’autres laissent «couler» la monnaie sur l’artiste au point que la masse d’argent se déverse sur ses pieds.
Généralement, les chanteurs, danseurs, animateurs, instrumentistes… qui se distinguent sur scène, appliquent la loi de deux poids, deux mesures. Lorsqu’ils reçoivent des billets de banque en guise d’encouragement, ils font rapidement le tri. Is s’emparent vite des devises étrangères qu’ils glissent soigneusement dans leur accoutrement, mais laissent souvent choir les francs congolais, et particulièrement les petites coupures.

Ranger les devises, laisser choir la monnaie locale
Les artistes musiciens congolais évitent, par cette pratique, de dégrader la monnaie étrangère, et bien souvent le dollar qui perd sa valeur une fois déchiré, contrairement au franc congolais, consommable quel que soit son état. On voit même certains d’entre eux froisser la monnaie nationale ou marcher dessus, quitte à leurs collaborateurs de venir ramasser les billets éparpillés. Au cas contraire, ces artistes les ramassent eux-mêmes et les introduisent en désordre dans leurs poches, au risque de les salir, de les mouiller ou de les déchirer.
La même scène est perceptible lors des fêtes. Les mariés, les diplômés, les récipiendaires ou bien d’autres personnes en honneur sont souvent inondés des billets de banque lorsqu’ils ouvrent la piste. Ils sont talonnés d’autres invités qui, aussi, reçoivent des sommes d’argent pour avoir bien exhibé certains pas de danse. Ici également, le tri des billets de banque est automatique : la devise est vite enfouie dans le vêtement, tandis que le franc congolais traine parfois longtemps sur le sol.

Negligence
Sur l’ex-avenue des Huileries, dans la commune de Lingwala, en perpendiculaire du Stade des Martyrs, les «Bayudas du Congo», groupe folklorique très prisé par les Kasaiens, livrent des spectacles publics tous les vendredis.
Promoteurs du «mutuashi», célèbre danse luba, ils sont régulièrement assiégés des fanatiques qui les comblent des sous, versés en désordre. Eux aussi n’hésitent pas à froisser l’argent qu’on leur tend, hormis bien entendu le billet vert. Une fois le concert terminé, ils consacrent du temps pour classer les billets récoltés.
A la question de savoir pourquoi ces artistes gardent jalousement la monnaie étrangère et négligent le franc congolais, Kadiyoyo, l’un des leaders du groupe, éclaire l’opinion : «Dans les pays étrangers, les citoyens respectent leur monnaie, ce qui n’est pas le cas chez nous où les billets circulent dans n’importe quel état. Nous remarquons une certaine négligence chez nous, les Congolais. Nous déplorons surtout l’impunité dans le chef de nos autorités».
«Pour lutter contre la mauvaise conservation de la monnaie locale, estiment les artistes du Grand Kasaï, il faudrait que nos dirigeants prennent les choses en mains : qu’ils sanctionnent les contrefacteurs de notre monnaie».
Yvette MBUYI KAPUYA Tiré du Journal du citoyen/Journal école n 36


ZAPPING
Jacques Muluba : « Je dois tout à mon PDG Pius Muabilu et à la Rtg@ »
Parmi les journalistes kinois de la « Télé passion » qui ont réussi à gravir les échelons et à s’imposer dans la présentation du journal télévisé figure Jacques Muluba. Le présentateur du magazine politique « Mise au point » considère la Radio télévision Groupe l’Avenir (RTG@) comme son berceau professionnel. Il reconnaît que c’est dans ce média qu’il a connu une éclosion professionnelle. Jacques qui a abandonné sa vision de devenir prêtre, a trouvé, en journalisme, un espace d’expression.
Licencié de l’ISTI, actuellement IFASIC, Jacques Muluba est heureux d’avoir réalisé son rêve, celui de devenir journaliste. « Le journalisme, c’est une passion. Dans ma vie, j’ai rêvé de faire ce travail, d’être en contact permanent  avec les décideurs», fait savoir cet ancien séminariste. Alors que ses études au Grand séminaire de Kalonda dans la province du Bandundu l’amenaient à devenir prêtre, cette vocation s’est arrêtée à mi-chemin.
Le journaliste de la RTG@ déclare qu’il voulait être indépendant vis-à-vis de son esprit, être libre de son destin. C’est ce qui l’empêchait de poursuivre le chemin dans les ordres.

Parcours
Jacques Muluba passe un petit moment dans la presse écrite avant de se lancer dans l’audiovisuel. La première chaîne de télévision qui l’accueille, c’est Antenne A. « Mes premiers pas dans la présentation du JT, je les ai effectués dans AA. C’est Eric Makulu, alors Directeur de rédaction, qui m’initiait à faire la présentation du JT », raconte-t-il.
Mais, son passage à AA va s’arrêter en 2003 puisqu’il a été indexé parmi les têtes d’affiches du mouvement qui revendiquait l’amélioration du statut du journaliste et de son salaire. Ecarté d’Antenne A, Muluba est allé frapper à la porte de la Radio télévision du Groupe l’Avenir (RTG@). C’est ici que le présentateur de l’émission « Mise au point » a gravi presque tous les échelons. Il débute comme reporter, ensuite secrétaire de rédaction, redacteur en chef, … Pour l’heure, il est l’un des directeurs que la RTGA compte. Mais cela ne l’empêche guère de présenter le JT et l’émission « Mise au point ».

« Je dois tout à la RTGA et à mon PDG Pius Muabilu »
La RTGA constitue, pour ce journaliste passionné des questions politiques, sa maison professionnelle. Il ne manque pas d’affirmer que c’est dans ce média qu’il a connu son éclosion professionnelle dans sa carrière journalistique. C’est ainsi que Jacques Muluba continue à être fidèle à cette télévision. « Je dois tout à la RTGA et à mon PDG, Pius Muabilu », explique-t-il.

Ses modèles dans le JT
Jacques Muluba se dit très fasciné dans la présentation du JT de Bruno Masure, un vieux routier de la télévision française. Sur le plan local, il avait apprécié, à l’époque, le duo Paul Donat Mikombe et Chantal Kanyimbo. Maintenant qu’il est arrivé à la maîtrise de la présentation du JT, il n’hésite pas à encourager la montée de la jeune génération. A ce titre, il fait mention de la percée de la jeune présentatrice du JT Milla Kimbuini qui bénéficie de ses conseils. «Dans le métier de journalisme, surtout la présentation du JT, laisse-t-il entendre, il faut toujours une remise en cause quotidienne afin d’éviter de tomber dans la routine».

Gestion de son vedettariat à la télé
Jacques ne s’estime pas vedette d’autant plus qu’il mène une vie normale. Cependant, il la mène, d’après ses dires, avec beaucoup de retenue pour ne pas blesser les téléspectateurs. « Dès qu’on est emballé par le vedettariat, c’est la carte de décès professionnel qu’on signe », fait-il remarquer.

Souvenirs et perspectives
Le seul souci qui anime ce présentateur du JT à la RTGA, c’est d’être un grand dans la profession. Parmi ses meilleurs souvenirs, Muluba fait allusion à son carnet d’adresse obtenu grâce au métier et aussi la facilité à être à côté des grands. Mais, du côté obstacle, note-t-il, c’est souvent des barrières professionnelles. C’est-à-dire chaque fois qu’on l’empêche d’accéder à une source d’information.

Son avis sur le cinquantenaire
Muluba donne également son avis sur le cinquantenaire de l’indépendance de la RDC. Pour lui, il faudra surtout faire un bilan pour savoir ce qu’on a fait de ce pays pendant 50 ans. Si le bilan est positif, le cinquantenaire peut être célébré, selon le journaliste de la RTGA, avec faste. Mais, si le bilan est négatif, il faudra alors faire un examen de conscience qui devrait déterminer la nature des festivités ou considérer ce cinquantenaire comme un cadre de réflexion pour poser les jalons en vue d’un avenir radieux.
Pour conclure, Jacques Muluba s’est dit ouvert aux suggestions et remarques de la part de ses téléspectateurs. « On accepte sportivement les critiques pour parfaire le travail … », lâche-t-il. Dieumerci MAYAMBI


ETRANGER
Aux cotés d’autres pays
Le Gouvernement américain continue à travailler en coordination avec le gouvernement haïtien, les Nations Unies, et avec plus de 30 autres pays et des centaines d’organisations non gouvernementales(ONG) pour fournir de l’aide humanitaire après le séisme du 12 janvier dernier.
D’après un communiqué de presse de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, à ce jour plus d’1,6 millions de bouteilles d’eau ont été distribuées. Plus de 700 000 rations alimentaires quotidiennes ont été livrées. Des équipes internationales de recherche et de sauvetage ont secouru 122 personnes. Le navire-hôpital USNS Confort a traité plus de 2800 patients. Plus de 7748 patients ont été soignés par des équipes de secours du Ministère de la santé et des Services humains des Etats-Unis ainsi que par l’équipe internationale de chirurgie financée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Par ailleurs, l’aéroport international de Port-au-Prince est ouvert 24 heures sur 24. Les avions venus du monde entier ont apporté plus de 2600 tonnes de vivres et 2500 personnes. Le port maritime est opérationnel à 30% et commence à recevoir quelques navires.
Notre source signale que l’armée américaine a acheté 50 000 radios portables pour les distribuer au peuple haïtien, afin de faciliter la diffusion des informations et des annonces radiodiffusées. Le 22 janvier dernier, l’Ambassadeur des Etats-Unis, M. Kenneth Merten, et le Représentant spécial du Secrétaire-général des Nations Unies en Haïti, M. Edmond Mulet, ont signé une déclaration de principe sur la coordination des opérations entre les Nations Unies et le Gouvernement des Etats-Unis, pour une réponse et des efforts en faveur des sinistrés haïtiens. La déclaration réaffirme la responsabilité principale du gouvernement haïtien pour la réaction au tremblement de terre, mais relève que l’ampleur du désastre et l’urgence de l’aide humanitaire exigent une réponse internationale globale et concertée.
Le Président Obama a déclaré : «  au peuple haïtien, nous disons clairement et avec conviction: nous ne vous abandonnerons pas; nous ne vous oublierons pas. Pendant ces moments difficiles, les Etats-Unis se tiennent à vos côtés. Le monde entier se tient à vos côtés. Nous savons que vous êtes un peuple fort et résistant».
L’on retiendra que parmi les pays qui ont porté secours aux haïtiens, il y a la République démocratique du Congo qui a contribué avec une enveloppe de l’ordre de 2 500 000 dollars américains. Dina BUHAKE

Carla Bruni Sarkozy en croisade contre le sida à Cotonou
Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du président français, est arrivée mardi soir à Cotonou pour une visite de 24 heures consacrée à la lutte contre le sida, a appris l'AFP de source officielle. Mme Sarkozy, qui doit être rejointe au Bénin par Melinda Gates, l'épouse de Bill Gates, a été accueillie à l'aéroport par des représentants du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, dont elle est ambassadrice.
Dans la soirée, la première dame française a été reçue par le président béninois, Thomas Boni Yayi. "En tant qu'ambassadrice du Fonds Mondial, je suis particulièrement concernée par la transmission (du sida) de la mère à l'enfant que nous espérons éradiquer d'ici à 2015. Le Bénin est sur la bonne voie", a-t-elle déclaré à l'issue de cette audience. "Mon message est qu'il est possible de se battre contre ces fléaux en Afrique mais aussi en Europe", a-t-elle ajouté.
Plus tard, Mme Bruni-Sarkozy a passé une soirée privée à la résidence du président béninois. Mercredi, elle devait visiter un hôpital en partie financé par le Fonds mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, avant de quitter le pays. "Pour nous, l'honneur de cette visite et la joie qui nous animent vont de pair quand nous savons l'implication de ces dames dans la lutte contre ces fléaux qui, chaque jour, un peu plus déciment nos sociétés", avait déclaré à l'AFP le président béninois en annonçant la visite en décembre 2009.

Nigeria : bras de fer législatif/exécutif pour démettre le président malade
La bataille autour du président nigérian Umaru Yar'Adua, absent pour maladie depuis 65 jours, a tourné mercredi au bras de fer entre l'exécutif et le législatif: le sénat fédéral lui a demandé de transférer son pouvoir au vice-président Goodluck Jonathan, mais le gouvernement s'y est immédiatement opposé. La décision, annoncée par le président de la chambre haute David Mark, a été prise à l'unanimité des 109 sénateurs. Or, avec 89 élus, le parti au pouvoir, le PDP, sous les couleurs duquel Umaru Yar'Adua avait été élu le 21 avril 2007, contrôle très majoritairement l'hémicycle.
"A l'issue d'une réunion à huis clos pendant deux jours, le Sénat presse le président Umaru Yar'Adua de formellement notifier par écrit l'assemblée nationale (sénat et chambre des représentants) de son absence médicale en application de l'article 145 de la constitution de 1999", précise la résolution. La constitution stipule que, lorsque le président informe le parlement d'une telle absence, le vice-président peut alors agir en son nom comme "président par interim".
Notoirement malade depuis des années, Umaru Yar'Adua, 58 ans, est hospitalisé depuis le 23 novembre en Arabie Saoudite pour une affection cardiaque grave et des problèmes rénaux. Son mandat court jusqu'en avril 2011.
L'appel unanime du sénat "a une grande force morale que le président ne peut ignorer. S'il n'en tient pas compte, il court le risque d'être destitué", a déclaré à l'AFP l'avocat et défenseur des droits de l'Homme Femi Falana, qui a saisi la haute cour fédérale pour pousser M. Yar'Adua à passer le flambeau à son vice-président. Mais presque simultanément, le gouvernement a soutenu qu'il n'y avait aucune raison de démettre Umaru Yar'Adua.
"Le président n'est pas incapable d'assurer ses fonctions. Le traitement médical qu'il reçoit hors du pays ne constitue pas une incapacité qui conduise à lancer une procédure de destitution", a affirmé le ministre de la justice Michael Aondoakaa à l'issue du conseil des ministres hebdomadaire.
Vendredi dernier, la Haute cour fédérale avait donné 14 jours au gouvernement pour décider si le président était apte ou non à rester en fonction. La Haute cour invoquait l'article 144 de la Constitution stipulant que le président doit cesser ses fonctions si les deux-tiers des membres du conseil exécutif de la fédération adoptent une résolution le déclarant "incapable d'assumer ses fonctions", après vérification par une équipe de cinq médecins désignés par le président du Sénat, dont le médecin personnel du président. Depuis son hospitalisation à Jeddah, aucune photo ni vidéo de lui n'a été diffusée. Tout au plus l'a-t-on entendu une seule fois le 12 janvier. Il avait alors assuré dans un bref entretien à la BBC qu'il allait "mieux", mais d'une voix extrêmement faible.

Egypte : la justice suspend une décision d'Al-Azhar d'interdire le niqab
Le tribunal administratif du Caire a suspendu mercredi une décision du Conseil suprême d'Al-Azhar d'interdire le port du niqab dans les établissements dépendant de cette prestigieuse institution de sunnite, a indiqué une source judiciaire. Cette décision constitue un nouveau rebondissement dans le débat, émaillé de recours en justice, en cours depuis plusieurs mois en Egypte sur le port du voile intégral.
Le Conseil d'Al-Azhar avait décidé début octobre d'interdire aux étudiantes et enseignantes de porter le voile intégral, qui ne laisse apparaître que les yeux, dans les cours fréquentés par les femmes et où n'enseignent que des femmes dans tous les établissements dépendant d'Al-Azhar, notamment sa résidence universitaire. Selon cette source judiciaire, une lycéenne du nom de Hoda Ramzi avait porté plainte après avoir été empêchée depuis octobre d'accéder à son lycée, qui dépend d'Al-Azhar, parce qu'elle refusait d'ôter son niqab. L'avocat du cheikh d'Al-Azhar cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, a déclaré devant le tribunal que l'imam n'avait pas pris de décision officielle interdisant le niqab de manière absolue, mais voulait l'interdire dans les cours où il n'y avait que des femmes.
La semaine dernière, la justice égyptienne avait déjà rejeté une décision du ministère de l'Education interdisant le niqab dans les résidences universitaires et les salles d'examens. Une grande majorité d'Egyptiennes musulmanes portent le hijab, un foulard cachant les cheveux et le cou mais laissant le visage à découvert.

L'ONU espère redistribuer des vivres dans le sud de la Somalie en mars-avril
Le coordinateur de l'aide humanitaire des Nations unies en Somalie Mark Bowden a espéré mercredi que les distributions de vivres dans le sud du pays pourront reprendre en mars ou avril, après leur interruption début janvier par le Programme alimentaire mondial (PAM). "J'espère qu'on pourra commencer à examiner un réengagement en mars ou au plus tard en avril", a déclaré M. Bowden lors d'un point de presse à Genève. "J'espère certainement que cette suspension ne durera pas toute l'année", a-t-il ajouté, précisant que "l'aide a été interrompue juste après les récoltes, à un moment où il y avait assez de nourriture disponible" et où les distributions de vivres sont d'habitude réduites.
Le PAM avait annoncé le 5 janvier qu'il suspendait son action dans le sud de la Somalie en raison du "nombre croissant de menaces et d'attaques contre le personnel humanitaire" par les milices islamistes liées aux Shebab qui contrôlent la région. Une porte-parole du PAM à Genève, Emilia Casella, avait fait état de "demandes inacceptables" de leur part. "On nous a demandé de l'argent en échange de notre sécurité et aussi de ne pas employer des femmes", avait-elle expliqué.
Le PAM avait assuré qu'un million de personnes ne recevraient plus d'aide alimentaire après son retrait du sud de la Somalie, mais qu'il continuerait de venir en aide à 1,8 million de personnes ailleurs dans le pays.

VIVEMENT LE SPORT
ASSOCIATION DES COMITES NATIONAUX OLYMPIQUES D'AFRIQUE
CNOC : les protagonistes renvoyés à la table des négociations
L'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa) vient de rendre public un communiqué sportif lié à la " Crise au sein du CNO RDC. Le communiqué fait suite à une enquête menée à Kinshasa par Gilbert Gresinguet, membre du comité exécutif et président de la zone 4 de l’Acnoa, qui était dépêché à Kinshasa par Lassana Palenfo, président de l’Acnoa.

Pendant deux jours, M. Gresenguet a, tour à tour, reçu en séance de travail, le Président du Comité national olympique congolais (CNO RDC), Jean Beya wa Kabenga et le Secrétaire général Alain Badiashile. D'autres responsables sportifs locaux ont également eu des réunions de travail avec l'émissaire de l'Acnoa. Il s'agit des représentants des fédérations sportives et des membres du Comité exécutif du CNO RDC. Cette méthode lui a permis d'avoir une idée plus précise sur les origines et la nature de la crise. Dès son retour à Bangui, M. Gresenguet a fait un compte rendu de sa mission au Président Lassana Palonfo, présent dans la capitale centrafricaine pour la cérémonie de remise des distinctions du CIO et de l'Acnoa à Son Excellence François Bozizé, Chef de l'Etat de Centrafrique.
Le 16 janvier 2010, c'est-à-dire quelques jours seulement après la mission de M. Guesenguet, le Président de l'Acnoa Lassana Palenfo, désormais informé des tenants de la crise, a reçu à Bangui le Président et le Secrétaire général du Comité national olympique de la République démocratique du Congo aux fins de donner la position de l'Acnoa en vue d'un dénouement heureux de cette crise. Ainsi, il ressort de cette rencontre que l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique, qui œuvre pour la promotion de l'esprit olympique sur le continent, souhaite que les parties en conflit se réunissent autour d'une même table pour mettre un terme à ce conflit qui ternit l'image du CNO RDC.
Le Président de l'Acnoa n'a pas manqué de dire à ses hôtes toute la préoccupation qui est celle de l'ACnoa dans cette crise qui pénalise le Mouvement sportif et l'Olympique de la République démocratique du Congo en général et les jeunes sportifs du pays en particulier. Il a également invité ses hôtes, à faire prévaloir le discours de la réconciliation au sein du Comité national olympique. M. Jean Beya wa Kabenga et Alain Badiashile ont répondu au message réconciliateur de l'Intendant général Lassana Palenfo par une chaleureuse poignée de mains qu'ils se sont donnée par la promesse qu'ils ont faite de tout mettre en œuvre pour mettre un terme à la situation de crise qui prévaut au sein du CNO RDC. Pascal LIKANA


MERCREDI DERNIER AU STADE DES MARTYRS
Un supporter de V.Club trouve la mort pendant le match
La mort a été au rendez-vous du match de la 2ème journée de la 15ème édition du championnat de la Linafoot, site de Kinshasa entre le Cs Matiti Mabe de Bandundu et l'As V.Club de Kinshasa, mercredi dernier au stade des Martyrs. Alors que le marquoir était encore vierge, un supporter de l'As V.Club n'en pouvait plus. En effet, Joseph Okito, résident sur l'avenue Kibati n°129 au quartier Djalo, dans la commune de Kinshasa est brusquement tombé, alors que se déroulait encore le match.
Les gens autour de lui ont cru à un malaise passager. Hélas ! Le temps de l'évacuation du " malade " pour les premiers soins par les sécouristes présents au stade des Martyrs, l'irréparable est vite arrivé. Joseph Ngongo Okito n'était plus de ce monde.
Face à cette fatalité, le corps du défunt supporter a été conduit à la morgue en attendant les formalités d'usage pour son inhumation.
En dernière minute, un proche à tout faire de l'As V.Club a promis que le comité sportif du club vert-noir se charge d’enterrer dignement ce supporter qui a rendu l'âme dans les installations sportives du stade des Martyrs. P. LIKANA

APPRENDRE & COMPRENDRE
L'allaitement et son impact sur la sexualité
Une proportion grandissante de mères allaite leur bébé aujourd'hui. Les vertus de l'allaitement sont bien connues, mais on parle peu de l'impact que celui-ci peut avoir sur la sexualité.
Changements physiques
Suite à un accouchement, il y a de nombreux changements physiques qui influencent la sexualité. Le corps a changé de forme, souvent avec des rondeurs supplémentaires et quelques vergetures et il y a les lochies (saignements post-partum). Il peut alors être plus difficile pour la femme de se sentir désirable. À cela s'ajoute le fait qu'il peut y avoir des séquelles de l'accouchement, tel qu'un périnée meurtri.
La montée laiteuse, qui survient dans les premiers jours suivant l'accouchement, peut rendre les seins douloureux. De plus, il est très fréquent que les mamelons soient douloureux dans les débuts d'allaitement. En effet, de nombreuses femmes se retrouvent avec des gerçures, le temps que bébé et maman s'adaptent à l'allaitement et que la prise au sein soit bonne. D'autres problèmes d'allaitement peuvent également survenir, tels que des crevasses ou des mastites. Il est évident que pendant ces périodes où les seins sont sensibles, la femme ne perçoit pas ses seins comme des organes sexuels et n'a pas envie de se faire caresser la poitrine.
Les seins deviennent aussi plus gros et plus fermes, principalement en début d'allaitement et lorsqu'ils sont pleins de lait. Cette nouvelle poitrine galbée peut être source de fierté chez la femme et lui donner le sentiment d'être attirante. D'un autre côté, lorsque les seins se vident et deviennent plus mous, ou lorsqu'il y a des vergetures par exemple, il se peut que certaines femmes se sentent complexées par cette poitrine qui ne correspond pas aux critères de beauté véhiculés par la publicité.
Pendant les relations sexuelles, il est tout à fait normal que du lait s'écoule des seins. La stimulation des seins et surtout l'orgasme provoquent un réflexe d'éjection. Certains couples peuvent se sentir mal à l'aise devant cette explosion lactée, tandis que d'autres peuvent même y trouver un attrait. La plupart des couples sont surpris au début, puis s'y habituent. Au fur et à mesure de l'allaitement, il devient de moins en moins facile de provoquer un réflexe d'éjection en dehors de l'allaitement. Cette situation n'est donc que temporaire.
Donc, l'aspect de la poitrine est certes modifié pendant et après l'allaitement et, selon que l'on considère ces changements positifs ou négatifs, peut avoir un impact sur la place que les seins prennent dans les relations sexuelles et sur la libido en général.

Changements hormonaux
Au niveau hormonal, suite à l'accouchement, il y a une chute importante des taux d'œstrogènes et de progestérone. Cette baisse entraîne souvent une diminution de la lubrification vaginale et un amincissement de la paroi vaginale, rendant les rapports sexuels potentiellement moins confortables. De plus, ces changements hormonaux ont un impact sur la libido et sur le moral. Avec la fatigue et le sentiment de dépassement qu'on peut ressentir lorsqu'on devient parent, le baby blues est souvent au rendez-vous.
L'allaitement aussi provoque des changements hormonaux. La prolactine, hormone responsable de la production lactée, favorise l'attachement au bébé. Quant à l'ocytocine, hormone responsable du réflexe d'éjection du lait, elle favorise l'amour. Ces hormones créent donc un effet de bien-être chez la mère et l'incitent à prendre soin de son bébé. Chez certaines femmes, cet élan d'amour inconditionnel et de bien-être pour leur bébé peut les combler à un niveau où elles peuvent se détourner du conjoint et ne ressentir aucun désir sexuel.
Pour d'autres femmes, l'effet peut être totalement l'inverse. En effet, certaines femmes peuvent vivre une expérience très sensuelle avec l'allaitement. On remarque alors une certaine lubrification vaginale, parfois même de l'excitation sexuelle, voire un sentiment de bien-être comparable à l'orgasme. Ces hormones de l'attachement et de l'amour sont à leur taux maximal après la grossesse et baissent progressivement tout au long de l'allaitement, diminuant par le fait même leur impact sur la sexualité de la mère.

Changements psychologiques
Comme nous l'avons vu un peu plus haut, la femme peut réagir de multiples façons aux changements apportés par l'allaitement. Elle peut se sentir plus belle, plus sensuelle et avoir une libido accrue, comme elle peut avoir l'impression de ne plus tout à fait être une femme.
Le fait que les seins soient considérés comme un atout très important de la féminité et du pouvoir sexuel fait en sorte qu'on peut avoir un rapport très ambigu face à nos seins qui produisent maintenant du lait et qui nous rapprochent de notre animalité, en plus de ne plus ressembler à notre poitrine de jeune femme. Mettre le bébé sur cette zone érogène peut donner l'impression à certaines femmes de commettre un acte quelque peu incestueux et elles devront séparer dans leur esprit le sein nourricier du sein sexuel. Pour certaines, la poitrine se verra donc dépouillée de tout caractère sexuel, tandis que d'autres alterneront entre les deux fonctions ou encore, mixeront harmonieusement les deux réalités.
De plus, la mère est sollicitée plusieurs fois par jour par son bébé. Quand arrive le conjoint avec ses caresses, bien des femmes n'ont qu'une chose en tête : qu'on la laisse respirer! Après des heures d'allaitement, particulièrement quand il y a des écueils, bien des mères ont besoin d'espace et ne se sentent donc pas disponibles sexuellement pour leur conjoint.
Ainsi, bien des femmes vivent une période d'adaptation où elles doivent se redéfinir comme femme et amante et accepter ces changements.

Et l'homme dans tout ça?
Comment réagit l'homme dans tout ça? Il y a bien sûr autant de réactions qu'il y a d'hommes. Les réactions peuvent osciller entre le malaise, l'excitation, la normalité, le dégoût, l'humour, etc.
Certains hommes trouvent que leur amoureuse est d'une beauté resplendissante lorsqu'elle allaite. D'autres sont troublés de voir ces seins devenir la source nutritionnelle de leur poupon. Certains hommes peuvent même ressentir une certaine jalousie, car ils ont l'impression d'avoir perdu leur place. D'autres encore peuvent avoir de la difficulté à percevoir leur conjointe comme une amante maintenant qu'elle est mère, comme si c'est deux rôles étaient mutuellement exclusifs.
Pendant les rapports sexuels, certains hommes sont excités à la vue de ces seins bien ronds ou même par le lait qui en jaillit. Plusieurs toutefois ne savent pas trop où se positionner : ils ont peur de faire mal à leur amante, ils ressentent une certaine pudeur à embrasser ou lécher les seins.
Les hommes doivent donc aussi s'adapter à la situation et trouver leur zone de confort pour poursuivre une sexualité satisfaisante.

Est-ce qu'on peut tomber enceinte quand on allaite?
Que se passe-t-il si nous voulons une autre grossesse maintenant alors que l'allaitement est en cours? Est-ce possible ou faut-il cesser l'allaitement?
Nous connaissons maintenant bien les valeurs contraceptives de l'allaitement. Bien que pour certaines femmes, cet aspect de l'allaitement soit un complément intéressant, ce n'est pas le cas pour toutes les femmes. En effet, que se passe-t-il si nous voulons une autre grossesse maintenant alors que l'allaitement est en cours? Est-ce possible ou faut-il cesser l'allaitement?
Il y a d'ailleurs plusieurs femmes qui allaitent tout en étant enceintes et même qui allaitent en tandem (2 enfants d'âge différent en même temps). Il doit toutefois y avoir des conditions préalables.

Question d'ovulation
Premièrement, si une femme répond aux critères de la MAMA, elle n'a qu'environ 1 % de chance de devenir enceinte. Si elle ne répond pas aux critères, car l'allaitement n'est pas complet, le bébé est âgé de plus de 6 mois ou fait ses nuits, alors il est possible que l'ovulation reprenne. Or, s'il n'y a pas de menstruations, c'est que l'ovulation n'a pas encore repris. Il est malheureusement impossible de prédire quand l'ovulation reprendra. Nous savons seulement que statistiquement, il y a plus de chances que celle-ci reprenne avec le temps et avec la diminution de l'allaitement.
De plus, il faut aussi tenir compte du fait qu'il est fort possible qu'il y ait retour d'ovulation, mais qu'il soit impossible de concevoir, car la phase lutéale est trop courte. Pour le savoir, il faut alors faire le test sympto-thermique (faire ses courbes de température et noter les symptômes du cycle) ou tout simplement prendre sa température. Il faut toutefois préciser que la température seule est beaucoup moins précise et peut donc mener à des erreurs d'interprétation.
Finalement, nous constatons que même les femmes allaitantes qui ont des cycles ovulatoires avec une phase lutéale adéquate ont des taux de grossesse moindre que celles qui n'allaitent pas. Il y a donc une légère baisse de fertilité pendant l'allaitement. Entre autres, nous avons remarqué que la glaire est souvent d'aspect moins fertile pendant l'allaitement, ce qui pourrait être une partie de l'explication.

Allaiter ou devenir enceinte?
Maintenant, en ayant ces informations sous la main, que doit-on faire si nous désirons concevoir un enfant pendant que nous allaitons? Cette décision est tout à fait personnelle et dépend en grande partie de nos valeurs et de nos motivations.
D'un côté, nous devons songer à l'enfant qui est présentement allaité. Nous savons que l'allaitement a des bienfaits considérables sur ce dernier et que ces bienfaits auront un impact positif tout au long de sa vie. Nous savons aussi que le sevrage naturel est ce qui est le mieux adapté pour l'enfant. De plus, il est recommandé d'attendre 18 mois entre deux (2) grossesses pour permettre au corps de la mère de refaire ses réserves de façon optimale. Il est aussi plus facile pour l'aîné de s'adapter à la venue d'un nouveau membre de la famille lorsqu'il est plus âgé. Finalement, rien ne garantit que l'arrêt de l'allaitement mène plus rapidement à une grossesse.
D'un autre côté, il peut y avoir toutes sortes de conditions qui font en sorte qu'avoir des enfants rapprochés soit la meilleure solution. Pour certaines, l'allaitement n'a pas la même importance et l'envie de sevrer est déjà là. Cesser l'allaitement lorsque le bébé a 3 mois ou 15 mois est aussi très différent. Il faut donc peser les pour et les contres en couple et prendre la décision qui semble la meilleure dans l'intérêt de tous.
Il est également possible de considérer un sevrage progressif. Par exemple, on peut couper un boire aux trois semaines. Parfois, le simple fait de couper une tétée peut être suffisant pour déclencher l'ovulation. Cette façon de faire progressive permet à l'enfant allaité de vivre un sevrage plus doux et plus respectueux de son rythme.
Concevoir un enfant exige parfois de la patience, car la fertilité n'est malheureusement pas soumise à notre simple volonté. Lors de l'allaitement, ce n'est généralement qu'une question de patience pour que la fertilité revienne. Et pour certains couples, même après l'arrêt de l'allaitement le temps pour concevoir sera long. Ce n'est donc pas toujours l'allaitement qui nuit à la conception. Il y a tellement de variables qui entrent en ligne de compte dans la fertilité qu'il faut parfois tout simplement faire confiance à la vie! Tiré de : Mamanpourlavie