BILLET |
Nous sommes tous kimbanguistes!
Hier mardi 25 mai, les Kimbanguistes ont célébré Noël. Leur Noël. Notre propos n'est pas d'épiloguer sur la pertinence de telle ou telle autre date. Cela équivaudrait à discuter sur le sexe des anges. Tant au sujet de la Nativité, chaque confession religieuse voit midi devant sa chapelle. Le 25 décembre pour les catholiques romains et les églises réformées, une dizaine de jours plus tard pour les Orthodoxes...Nous ne cherchons pas non plus à verser dans un prosélytisme en faveur de l'Eglise kimbanguiste. Noël, fête de l'Amour, devrait être l'occasion pour tenter de sauver une église hantée par le démon de la division. .
Point n'est besoin de donner dans la langue de bois. L'Eglise kimbanguiste va mal.Très mal même. Depuis la mort de Dialungana Kiangani, dernier survivant des enfants Kimbangu,les Kimbanguistes sont divisés. L'Eglise est au bord du schisme. Une dissidence défie l'autorité du chef spirituel et représentant légal. Cette querelle de chapelles, qui s'observe même à l'extérieur du pays, ternit l'image de l'Eglise. Les Congolais non kimbanguistes auraient tort de laisser sombrer l'église inspirée par le prophète Simon Kimbangu. Car, l'Eglise kimbanguiste fait partie du patrimoine congolais. Mieux, d'un point de vue géopolitique, le kimbanguisme participe au prestige du pays. Voici une religion d'essence congolaise qui s'est universalisée. Voilà un prophète congolais dont la réputation a franchi les frontières du pays, voire du continent dans un monde où la tendance est à la ghettoïsation de l'Afrique.
L'enjeu que recouvre le sort de l'Eglise kimbanguiste dépasse donc le strict cadre religieux. Des pays comme l'Arabie Saoudite, la Palestine historique, et même l'Iran ne doivent pas leur renommée uniquement au pétrole. Ces pays ont le bonheur d'abriter des lieux saints de l'Islam. Résultat, tout musulman de par le monde est obligé de faire notamment le pèlerinage à la Mecque. Au-délà de l'aspect religieux c'est l'Arabie Saoudite qui engrange les dividendes multiformes consécutifs à ces flux migratoires. Même chose pour l'Iran qui attire chaque année les musulmans de confession chiite.
Antre du catholicisme romain, l’Italie tire aussi profit des retombées de la présence du Saint-siège sur son sol. On peut multiplier les exemples.
En cette année jubilaire, se mettre au chevet de l'Eglise kimbanguiste est un devoir pour tout Congolais. Il est un intérêt vital que cette confession religieuse refasse son unité. Le pays tout entier y gagnerait. Surtout si les pouvoirs publics et plus généralement l'élite réalisent enfin tout le bénéfice- leadership moral, visibilité du pays avec son corollaire qu'est le tourisme...-que la Rdc peut tirer d'une église kimbanguiste réconciliée. José NAWEJ
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ
Quel préjudice
pour Muzito !
(21/05/2010)
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
Lire la suite
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire. José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila. José NAWEJ
|
|
Edition n°3617 du Mercredi 26 mai 2010 |
A LA UNE
Tentée de larguer une séconde motion contre le Premier Ministre Muzito
L’Opposition bloquée par le PGR !
* A en croire des sources dignes de foi, dans une lettre adressée au président de la chambre basse, le procureur général de la République s’est saisi du dossier en rapport avec la motion de censure contre le Gouvernement pour «faux et usage de faux»
Une seconde motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement au Palais du peuple a-t-il de chances d’aboutir? Cette question semblait encore hanter les esprits de certains Congolais. Mais, à la lumière des dernières informations en notre possession, il apparaît que ceux des opposants ayant apposé leurs signatures sur ladite motion, en l’occurrence les députés François Muamba Tshishimbi (MLC), Gilbert Kiakwama Kia Kiziki (GPCD) et Emery Okundji (agissant pour le compte de Roger Lumbala président de l’ODR) sont désormais soumis à l’action judiciaire déclenchée lundi dernier par le Procureur général
C’est depuis le lundi 24 mai que le PGR (Procureur général de la République) a écrit au bureau de l’Assemblée nationale pour l’informer qu’il s’est saisi du dossier pendant au Palais du peuple pour faux et usage de faux autour de la motion de censure contre le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement. A ce sujet, indiquent des sources dignes de foi, la conséquence découlant de l’ouverture directe de cette action judiciaire veut que tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire et ceux qui l’ont cautionnée ne peuvent plus, pendant cette période où l’affaire est encore pendante au niveau des cours et tribunaux, initier une action du même genre parce que les incriminés doivent, en tout cas, répondre de leurs actes. Ainsi donc, tentée de larguer une seconde motion contre l’Exécutif national, l’opposition se voit bloquée.
NI A LA DEMANDE DU PREMIER MINISTRE, NI A CELLE du bureau de la chambre basse
A ce stade, précisent nos sources, il importe de relever deux choses: ce n’est ni à la demande du Gouvernement, ni à l’instigation de l’Assemblée nationale que le procureur général de la République s’est saisi du dossier. Mais, bien au contraire, expliquent les observateurs avertis, en matière pénale, quand l’organe de la loi constate une violation des dispositions légales, il est en droit de se saisir du dossier. «Ce qui vient d’être fait», affirment bon nombre d’experts contactés hier soir. Ainsi donc, par déduction logique, aucune autre motion provenant des mêmes personnes ne peut plus passer parce que, tout simplement et conformément à l’action initiée par le Procureur général de la République, ces personnes doivent répondre de leurs griefs devant les instances judiciaires congolaises habilitées.
«CEUX QUI SERONT TENTES DE SIGNER UNE AUTRE MOTION,
LE FERONT A LEURS RISQUES
ET PERILS», PREVIENT-ON
Allant plus loin, comme pour interpréter l’action ouverte par le PGR, les observateurs se rangent derrière l’avertissement des experts. «Aucune motion ne peut être articulée par les signataires de la motion incriminée parce qu’ils sont sous le coup d’une enquête judiciaire pour faux et usage de faux. Ceux qui seront tentés de signer une seconde motion, le feront à leurs risques et périls parce que les promoteurs doivent répondre devant le PGR, c’est-à-dire le procureur général de la République», prennent soin de prévenir quelques experts en la matière contactés dans la soirée d’hier mardi. C’est dire que que la seconde motion initiée contre le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement n’a pas vraiment de chances d’aboutir.
UNE BARRIERE A L’OPPOSITION DURANT LA SESSION PARLEMENTAIRE
De là à prédire que la seconde motion déclenchée contre Muzito est, de ce fait, déjà bloquée, il n’y a qu’un pas à franchir. Car, comme le PGR s’est saisi du dossier, il faudra donc, logiquement, attendre l’aboutissement de l’enquête judiciaire en cours qui devra statuer sur la violation ou pas de la loi avant d’entreprendre une autre action du genre. Ce qui, toute chose restant égale par ailleurs, constituer une véritable barrière face à la détermination de l’opposition, avec la complicité de certaines personnalités de l’AMP talonnées par leurs partis politiques, de faire tomber le Premier ministre et chef du Gouvernement central lors de l’actuelle session parlementaire. M. M.
ENJEUX DE L'HEURE
organisation dirigée par les présumés auteurs de la supercherie
autour de la motion contre le gouvernement
«CLP», un nouveau regroupement politique né au sein de l’AMP !
«Centre libéral et patriotique» (CLP). Ce nom est entré, depuis hier mardi 25 mai 2010 dans le vocable politique congolais. Ce nouveau regroupement politique au sein de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) est né au lendemain de la dénonciation de la supercherie dont ont fait montre certains cadres de la Majorité pour couler le Gouvernement lors de la motion de censure manquée, déposée par l’Opposition, le mercredi le 19 mai, à l’Assemblée nationale. La journée d’hier, qui a vu la naissance de la nouvelle structure au restaurant Inzia à Gombe, a donc permis la retrouvaille des présumés auteurs de cette supercherie contre l’Exécutif. Ainsi donc, on a noté la présence de l’ARC Olivier Kamitatu, du PDC d’Endundo, le RCD/KML de Mbusa Nyamuisi, du leader de la Société civile du Congo (Socico) Modeste Bahati... En attendant, Forum des As publie, ci-contre, la charte signée par les partis et regroupements membres du CLP. R.M
Charte portant création du «centre libéral et patriotique» (CLP)
Préambule
- Considérant notre appartenance à la Majorité Présidentielle et notre engagement à œuvrer à la réussite du Mandat de Son Excellence Joseph Kabila Kabange à la tête de l'Etat par la mise en œuvre des promesses faites à la population lors de sa campagne électorale de 2006;
- Considérant notre loyauté au Président de la République, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, Autorité Morale de l'Alliance de la Majorité Présidentielle et Chef de l'Etat, élu au suffrage universel, détenteur de la légitimité populaire ;
- Considérant l'action gouvernementale conduite depuis plus de trois ans, tout particulièrement, les résultats atteints au regard des attentes de notre peuple ;
- Considérant la fin prochaine de la législature issue des élections de 2006 et les perspectives électorales qui s'annoncent en 2011;
- Considérant les objectifs et les stratégies de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) tels que consignés dans la Charte portant création de cette plate-forme;
- Considérant les dispositions pertinentes de la Charte de l'Alliance de la majorité Présidentielle(AMP) spécialement en son article 5 alinéa 1 qui garantissent la libre expression des sensibilités politiques au sein de l'alliance, gage de cohésion interne et d'efficacité.
- Considérant la nécessité de mettre en place un bloc politique fort, national et homogène en vue des enjeux futurs ;
- Conscients de nos responsabilités devant DIEU, le Peuple Congolais et l'histoire;
Nous, soussignés,
Responsables de partis, forces politiques et sociales, membres de l'Alliance de la Majorité Présidentielle;
Soucieux de l'impérieuse nécessité d'accélérer les réformes indispensables à l'action gouvernementale et à la consolidation de la paix, la bonne gouvernance, la relance économique et l'amélioration des conditions de vie de la population.
Décidons ce jour de créer, au sein de la Majorité Présidentielle, le Regroupement politique dénommé CENTRE LIBERAL et PATRIOTIQUE dont la Charte est ainsi libellée :
Titre I. Des dispositions générales
Article 1er. II est créé en République Démocratique du Congo, au sein de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), un Regroupement de forces politiques et sociales dénommé, " Centre Libéral et Patriotique, en sigle " (CLP), ci-après désigné par les termes " Regroupement " ;
La présente Charte définit la vision et les objectifs du Regroupement et organise les o rapports entre ses membres
Article 2. L'objectif général du Regroupement est de contribuer à l'édification d'un CONGO fort, pacifié et prospère pour tous.
Article 3. Le Regroupement s'engage à promouvoir un dialogue permanent au sein de \a~0m Majorité, à assurer en son sein un fonctionnement harmonieux et efficient, à favoriser l'accomplissement des objectifs de l'alliance de la Majorité Présidentielle, à veiller à l'exercice efficace du Pouvoir par la Majorité et à garantir un partage équitable des responsabilités entre ses membres ;
Article 4. Le Regroupement est composé de partis et forces politiques et sociales membres de l'Alliance de la Majorité Présidentielle.
Article 5. Le siège du Regroupement est établi à Kinshasa et peut être transféré en tout autre lieu de la République Démocratique du Congo sur décision du Conseil des Présidents.
Titre II. De l'organisation et du fonctionnement Article 6. Les organes du Regroupement sont :
(1) Le Comité Politique
(2) Le Conseil des Présidents
(3) Le Secrétariat Exécutif
Article 7. Le Comité politique est l'organe suprême du Regroupement. Il est composé de représentants des partis, forces politiques et sociales membres à raison des 4 délégués par groupe parlementaire et de deux par parti politique ou organisation sociale. La représentation du genre est prise en compte.
Le comité politique est l'organe d'orientation du Regroupement.
Article 8. Le Conseil des Présidents est l'organe de décision du Regroupement. Il est composé de tous les Présidents des Partis politiques et des Présidents de groupes parlementaires.
Il est présidé de manière rotative, chaque trimestre, par un membre désigné par consensus. Le Président du Conseil est assisté d'un vice-président, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur adjoint.
Article 9. Le Secrétariat Permanent est composé de quatre membres désignés par le Comité des présidents. Il s'agit d'un Secrétaire Permanent, d'un Secrétaire Permanent Adjoint, d'un Trésorier et d'un Porte-parole.
Article 10. Le Secrétariat Permanent gère l'activité quotidienne du Regroupement et veille à l'application des décisions du Conseil des Présidents. Il assure le Secrétariat du Conseil des Présidents.
Titre III. De la mise en œuvre des objectifs
du regroupement
Article 11. Les Membres du Regroupement s'engagent à:
- Demeurer loyal au Président de la République Joseph Kabila Kabange ;
- Rester membre de la Majorité Présidentielle et soutenir les objectifs de l'Alliance pour la Majorité Présidentielle ;
- Respecter et faire respecter dans leur intégralité les articles de la Charte de l'AMP;
- Favoriser la cohésion, le dialogue et l'harmonie entre eux et défendre ensemble les missions assignées à la Majorité et au Gouvernement par le Chef de l'Etat ;
- Veiller à la promotion et à l'épanouissement des Partis et forces politiques et sociales membres;
- Assurer la promotion du genre à tous les niveaux ;
- Promouvoir l'épanouissement intégral de la jeunesse ; - Informer et consulter les membres sur tout événement de nature à affecter les objectifs du Regroupement.
- Œuvrer à l'émergence d'une démocratie pluraliste et à l'avènement d'un Etat de Droit ;
- Défendre et promouvoir les droits fondamentaux et les libertés des citoyens.
Article 12. Le Regroupement se dote d'un pacte de gouvernance et d'un pacte électoral comme cadre de référence pour la conquête et l'exercice du pouvoir pour ce mandat et pour les échéances à venir.
Article 13. La qualité de membre du Regroupement s'acquiert par la signature de la présente Charte.
Elle se perd par démission écrite, dissolution légale ou judiciaire ou par exclusion du Parti ou organisation membre.
Article 15. La présente Charte sera exécutée de bonne foi. Elle reste ouverte à de nouveaux adhérants.
Article 16. La présence Charte entre en vigueur à la date de sa signature par les Membres fondateurs.
Fait à Kinshasa, le
ENJEUX DE L'HEURE
Après les incidents du 19 mai au Palais du peuple
Le groupe parlementaire du Palu présente ses excuses à Boshab
* En même temps, les députés du Parti lumumbiste unifié dénoncent
l'infiltration de leurs militants
Le groupe parlementaire du Parti lumumbiste unifié (PALU) a rencontré hier mardi le 25 mai, le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, pour échanger sur ce qui s'est passé lors de la séance plénière du mercredi 19 mai au Palais du peuple. Au cours de cette rencontre, les élus du Palu ont présenté leurs excuses au président de la chambre basse et lui ont en même temps, rassuré que leurs militants qui soutiennent avec détermination les actions menées par le Président de la République, le Parlement et par le Premier ministre, ont été infiltrés.
A l'issue de l'audience, le président de ce groupe parlementaire, le député Zénon Mukwakani, a fait savoir qu'après ces incidents, tout a été mis en œuvre pour savoir si réellement les militants du Palu étaient impliqués dans le désordre déploré lors de la plénière du mercredi à l'Assemblée nationale. " Ce qui est sûr est qu'à la veille, un leader politique avait invité des femmes des militaires, des étudiants pour venir au Palais du peuple afin d’assister à la chute du Premier ministre Adolphe Muzito. Après notre enquête, nous avons constaté clairement que nous étions infiltrés. C'est pour dire que les militants du Palu n'ont pas cette culture de désordre", a déclaré le député Zénon Mukwankani.
Comme on peut le constater, les militants du Palu étaient infiltrés. " Ce sont les infiltrés qui ont causé le désordre déploré par tous au Palais du peuple ", a déclaré le président du groupe parlementaire Palu qui s'est excusé auprès du président de la chambre basse. A la question de savoir la réaction d’Evariste Boshab, Zénon Mukwakani a été clair et précis : " le président de l'Assemblée nationale était très détendu. Il nous a même dit que pour lui, le problème était terminé le même jour et qu'il a accepté les excuses que nous lui avons présentées ". D. KISIMBA
INFOS INFOS
interviewé par clément Nzau
Le député Kin Kiey conseille la cohésion au sein de l’AMP
* «Ce n’est pas un tireur d’élite, mais les armées rangées qui font bouger les lignes de l’adversaire», déclare l’élu de Masi
A partir de Bruxelles, l’élu de Masimanimba a délié sa langue. Tryphon Kin Kiey Mulumba se prononce sur la motion contre le Premier ministre Adolphe Muzito et son Gouvernement et sur la crise qui semble secouer l’Alliance de la majorité présidentielle dont certains sont accusés de trahison pour avoir soutenu la démarche de l’opposition. Kin Kiey conseille plutôt la cohésion parce que, explique-t-il, «aucun snipper n’a jamais gagné la bataille seul». Il invite également à ne pas confondre la ligne de son journal «Le Soft» et ses convictions. Il déclare soutenir le Premier ministre Muzito et l’accord AMP-Palu qui doit aller jusqu’à la fin de la mandature.
Clément NZAU : Elu de Massimanimba, honorable Kin kiey, bonjour !
Hon. Kin Kiey : Bonjour
La case AMP brûle ou a failli brûler et on cite, parmi les pyromanes, un des membres du groupe GPI auquel vous appartenez. Doit-on considérer que le groupe parlementaire des indépendants était dans le coup?
Moi, je me trouve à Bruxelles, ce qui se passe au pays m'amène à dire qu'on a face à soi deux phénomènes qui sont observés en ce moment au sein de la classe politique. C'est, d'une part, une opposition qui dit, retenez moi ou je fais un malheur, signe qu'elle ne peut croire à l'aboutissement logique de sa démarche ; la fameuse motion, la première, la deuxième ou la troisième, d'où les fissures en son sein qui témoignent à mon avis d'âpres luttes de positionnement.
De l'autre, la majorité au sein de laquelle fait partie effectivement le groupe GPI comme vous le dites, qui lasse et on peut comprendre, de voir les choses démarrer et qui s'interroge elle-même sur son avenir, sur son devenir, joue à se faire peur. On peut comprendre le jeu de l'opposition qui consiste à créer une sorte de chienlit, on comprend moins, par contre, le jeu de la majorité ; et donc du groupe dont vous parlez.
A mon avis, clairement, la majorité aurait pu jouer serré, jouer cohésion, mais je crois que certains leaders de la majorité trouvent que le train train lassant, trop long, et ce train train est donc trop long, qu'ils ne savent plus se reproduire, peut-être ont-ils déjà donné le meilleur d'eux-mêmes. Mais, ce qu'il faut savoir, c'est que en politique, il faut savoir procéder à des renouvellements, la politique n'est jamais un lieu de rente viagère, et on ne s'éternise jamais en politique. La politique, ce n'est pas le service rendu, mais le service à rendre, voila ! Alors comme vous voyez, ce n'est pas tout à fait les détails de celui-ci à celui là qui m'intéressent, ce qui m'intéresse moi, c'est où nous allons.
Quelles leçons tirer de ce comportement au moment où vous avez cheminé tous ensemble et à quelques mois de la fin de la mandature, et voila qu'on veut faire exploser le groupe ? Quelles en sont les conséquences ?
Oui, une fois de plus, là je pense il faut qu'on fasse attention ; et moi j'ai toujours dit que face à une situation politique, il faut savoir revenir sur les fondamentaux, et comme vous le savez, j'étais l'homme, l'homme seul qui a fait la campagne pour que s'installe le premier fondamental pour le respect de l'accord. Pour l'accord, rien que l'accord passé par l'AMP avec le PALU entre les deux tours. Vous savez que je me suis battu au vu et au su de tout le monde sur les chaines de télévisions, sur des radios, à l'Assemblée Nationale, à la Conférence des Présidents, à l'Assemblée des députés membres de l'AMP, j'ai été rejoint par le groupe du député Tshibangu Kalala, puis plus tard par le PPRD, et je suis heureux, parce que nous avons gagné et nous avons gagné ensemble. Je pense que les gens oublient souvent qu'on ne gagne jamais seul ; jamais un snipper, jamais un franc tireur n'a remporté une victoire, ce sont des armées alignées qui font bouger les lignes de l'adversaire. Alors moi je dis ceci, à partir du moment où on oublie ces fondamentales et qu'on va vers des positions de type personnel, et bien, des stratégies de repositionnement, là on perd le cap.
Je pense qu'aujourd'hui plus que jamais, ce qui compte plus pour la majorité, c'est demain ; comment demain nous allons gagner ensemble, alors si nous pouvons nouer des accords pour mettre en place les stratégies pour que demain nous puissions gagner ensemble, le plus sûrement, le plus nettement de manière incontestable, alors là, effectivement, nous sommes bien partis. Mais, malheureusement, les choses telles qu'elles se déroulent aujourd'hui nous amènent à nous poser des questions.
Mensonges, manipulations, ce sont les deux termes qui reviennent dans la presse parue lundi dans la capitale par rapport à l'action menée par le groupe de Quatre. Mais, quelles peuvent être les implications des députés qui ont cru en cette démarche ?
Moi, je me trouve loin du pays, tout ce que je peux dire est que s'il y a des problèmes, il faut sans doute éviter de jeter et l'eau du bain et l'enfant. L'eau du bain qu'elle ait été sale et puante, ne peut pas être jetée en même temps que l'enfant. Je pense qu'effectivement, il y a certainement des problèmes qui se posent, les gens se demandent si nous allons droit vers la réalisation de nos objectifs de 2006 ; le temps commence à jouer contre nous, mais ce qu'il faut aujourd'hui plus que jamais comme je le disais, c'est revenir sur des fondamentaux et se mettre tous dans la cohésion, et une fois de plus savoir que les snippers n'ont jamais gagné une bataille, que ce sont les armées rangées qui gagnent une bataille. Je crois beaucoup aux principes moi.
Quelle attitude l'Autorité Morale de l'AMP doit-elle adopter face à cette crise qui couve au sein de la majorité ?
Moi, je pense que l'Autorité Morale jusqu'aujourd'hui joue mieux, et vous savez très bien que nous sommes dans un système parlementaire donc c'est le Premier Ministre qui est au devant de la scène et le Président de la République est en retrait ; il observe, je pense que le moment venu, d'après ce que j'ai compris, il y a beaucoup d'échéances qui se présentent à nos yeux, j'entends parler d'une réunion du Comité Politique qui doit être convoquée incéssamment, je pense qu'à cette occasion, les options seront levées. Et je sais comment fonctionne l'Autorité Morale, elle est à l'écoute et lorsqu'elle a écouté tout le monde, c'est en ce moment là qu'elle lève les options. J'apprécie beaucoup cette attitude parce qu'il faut rester à l'écoute.
Un message à vos collègues députés de la majorité qui vous écoutent en ce moment ?
A la Communauté de la presse d'abord, vous savez avant tout que cette Communauté me tient à cœur, et j'ai lu ce matin sur internet un article de mon estimé confrère " l'Avenir ", un éditorial, qui dit que l'honorable Kin Kiey n'est pas tendre avec le Gouvernement Muzito, particulièrement avec le Premier Ministre. Non, je pense qu'il ne faut pas confondre les prises de position du "Soft " qui est un journal qui a son identité, sa ligne éditoriale, joue à fond sa crédibilité, le professionnalisme, qui commente ; avec ou sans le recul nécessaire. Heureusement avec le recul nécessaire Dieu soit loué, nous y veillons, les événements tels qu'ils nous arrivent au jour le jour et on ne peut donc confondre ces prises de position du journal " Le Soft " si vous voulez, aux convictions de l'honorable Kin Kiey Mulumba même si ce journal appartient à l'honorable Kin Kiey Mulumba. Donc, je pense qu'en ce qui me concerne, je vous ai dit tout à l'heure comment je me suis battu pour le respect plein de l'accord, je n'ai pas changé, j'estime qu'il y va de la crédibilité de l'AMP qui a passé cet accord, et qui l'a passé pour la mandature, de respecter cet accord. ça c'est clair ; et donc, je dis que nous pouvons effectivement interroger : Est-ce que les choses marchent toujours dans le bon sens ? ça, je peux comprendre ; mais, on ne peut pas dire que l'honorable Kin kiey aie un problème personnel avec tel ou tel membre du Gouvernement et encore moins avec le Premier Ministre qui se trouve être, pardonnez-moi, pourquoi ne pas le dire de ma région, et j'en suis fier. Et à partir du moment où ma province a mené un Premier Ministre au Gouvernement, naturellement, mon souci c'est que ma province en tire un bénéfice. C'est normal, je suis l'élu de cette province, et c'est normal même si je suis l'élu de la Nation, mais je suis l'élu d'une province, demain nous allons nous retrouver ensemble dans cette province. Donc, quand ça ne va pas au niveau de la province, quand ça ne va pas au niveau du pays, je peux m'interroger avec mes collègues députés sur ce que demain nous arrivera.
Un message à vos collègues députés?
Je n'ai aucun message à donner à mes collègues qui sont des personnalités politiques responsables, qui ont été élus sur base sans doute de promesses qu'ils ont dû faire dans le cadre chacun de sa circonscription électorale. 2011 nous attend, je pense que chacun de nous sera comptable de ce qu'il aura été pendant cette législature, et je pense que c'est tout à fait normal que chacun de nous essaie de faire en sorte qu'en ce qui concerne sa circonscription, les choses aillent pour le mieux et donc aussi en ce qui concerne le pays tout entier, donc on ne peut pas exclure la circonscription du pays tout entier. Propos recueillis par
Clément NZAU
INFOS INFOS
En marge du cinquantenaire
Le Palais du peuple en pleine réfection
La session parlementaire du 15 septembre se tiendra dans un hémicycle new-look. Les travaux de réfection du Palais du peuple lancés lundi, le 24 mai, ont effectivement démarré hier mardi. Le coup d'envoi est parti des deux grands locaux du siège du parlement, à savoir la salle des Congrès et la salle de cinéma. En ce qui concerne la salle des spectacles, précisément, les travaux ont commencé par le démontage des chaises et le remplacement des lampes.
L'engagement d'un groupe de Chinois rencontrés à l'œuvre dans la salle de cinéma, fait penser à la fin des travaux en temps record. En plus de l'éclairage, les travaux de réfection de la salle des spectacles consistent également en l'organisation d'un service d'interprétariat. Voilà, qui constitue une innovation dans la mesure où ce service n'a jamais existé depuis l'histoire du Palais du peuple.
Au remplacement des lampes projecteurs et des chaises s'ajoute le changement des rideaux. Selon M. Mafumba, chef de division du département Electricité du Palais du peuple et superviseur des travaux pour le compte de l'Assemblée nationale, la salle des Congrès et la salle des spectacles ne sont pas les seules concernées par ces travaux de réfection.
Quant à la salle des Congrès, les travaux ont aussi commencé hier. "Pour cela, les plénières de l'Assemblée nationale se tiendront momentanément dans la salle de Banquet ", a soutenu une source crédible. Il convient de rappeler que tous ces travaux s'exécutent dans la perspective de la commémoration des 50 ans de l'indépendance du pays, le 30 juin prochain.
Vu sous cet angle, le Palais du peuple doit offrir des salles réunissant un minimum de confort et dignes de servir de cadre à des série de conférences qui seront données à l'occasion de la célébration de ce cinquantenaire. Le coût des travaux est estimé à 3 millions huit cents mille Usd (3.800.000 ).
Depuis la construction du Palais du peuple par les Chinois, c'est la première fois que les travaux de réfection y sont engagés. Siège du parlement depuis plusieurs décennies, le Palais du peuple abrite des différentes manifestations foraines.
Près de 20.000.000 USD mobilisés pour la première phase du projet
Les travaux d'élargissement de l'esplanade du Palais du peuple poursuivent leur bonhomme de chemin. Jusqu'hier mardi le 25 mai, 452 nouvelles lampes projecteurs ont été fixées. Les unes, en candélabres et les autres, fixées sur des poteaux de quelques deux mètres. Par ailleurs, l'étendue de l'esplanade du Palais du peuple est désormais élargie de 24.300 m², a affirmé Dany Mbuyi, ingénieur du bureau de contrôle de l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT), rencontré hier au chantier du Palais du peuple.
Selon la source, les travaux sont exécutés par l'entreprise chinoise CREC. Le Bureau d'étude d'aménagement et urbanisme (BEAU) en est le maître d'œuvre sous le contrôle de l'ACGT. Le ministère des Infrastructures, Travaux publics et réhabilitation (ITPR) quant à lui, est le maître d'ouvrage.
Le chantier de l'esplanade du palais du peuple en face de l'entrée principale de l'hémicycle, prévoit entre autres, l'érection d'un monument de soldat inconnu ainsi qu'un podium démontable, uniquement réservé aux cérémonies officielles.
Le projet d'élargissement de l'esplanade du palais du peuple prévoit deux phases. Pour cette première étape dont la fin prévue avant fin juin prochain, le coût financier s'élève à 20.000.000 USD, a affirmé une source digne de foi, interrogée sur le chantier. Notre interlocuteur a laissé entendre que la deuxième phase du projet interviendra après le 30 juin. " Mais le coût des travaux n'est pas encore connu à l'avance, tant le contact reste encore à négocier ", a-t-il précisé. Il est important de rappeler que les travaux d'élargissement de l'esplanade du Palais du peuple ont commencé en janvier dernier.
Ange Nzilaba, Laeticia Ngwadi,
Giselle Odia et Bijou Mbuyi
Stagiaire IFASIC et l'UPN
INFOS INFOS
Fermé au trafic
Le Boulevard Triomphal occasionne des bouchons entre le pont Cabu et l'avenue Wangata
*Boshab rassuré de la fin des travaux au 10 juin prochain
La circulation a été paralysée pendant près d'une demi-heure, dans la matinée d'hier, mardi le 25 mai sur le tronçon routier compris entre Pont Cabu et l'avenue Wangata, à son croisement avec l’avenue Kasa-Vubu dans la commune de Lingwala. Entre 8 heures et 8h30', des véhicules appartenant aussi bien aux privés qu'aux services de l'Etat ont été immobilisés. Ces embouteillages observés au quotidien depuis quelques jours, sont la conséquence de la fermeture du Boulevard Triomphal au trafic. Ainsi, les véhicules du Parlement censés entrer dans l’enceinte du Palais du peuple et ceux d'autres ministères à destination du centre-ville par l'avenue des Huileries, sont obligés de passer le Stade des martyrs. Mais ce raccourci reste incertain à cause d'un zèle outré des agents de la police commis à l'entrée principale dudit stade. Hier, la situation a failli tourner au drame.
Un redoutable embouteillage a été observé hier mardi en début de matinée, sur le tronçon routier compris entre Pont Cabu et le croisement des avenues Wangata et Kasa-Vubu. La fermeture du Bld Triomphal au trafic s'est avérée la principale cause de cet embouteillage. Des véhicules des institutions et autres services de l'Etat qui ont tenté de contourner l'obstacle, en passant par le stade des Martyrs ; ont été empêchés d'accès par des agents de la Police commis à l'entrée principale dudit stade. La situation a failli tourne au drame. Un officier supérieur de la Police nationale congolaise, fâché par ce zèle outré desdits agents, n'a pas retenu sa langue pour menacer ces policiers qui se sont montrés intransigeants.
Malgré les supplications des agents de l'administration des deux chambres du Parlement, le policier est resté dur comme du fer. Cette attitude du policier a ahuri plus d'un observateur. Dans la foule, on a entendu des réactions spontanées du genre : " ce sont les véhicules de l'Etat ". Du coup, le comportement dudit policier a relancé la problématique de la coopération entre les institutions du pays.
ACCELERER LES TRAVAUX
DE BADIGEONNAGE
Deux raisons justifient la fermeture du Bld Triomphal au trafic. La première, le badigeonnage de l'ancien tronçon de cette route, reliant la chaussée Kasa-Vubu et l'avenue des Huileries. La deuxième raison est celle des travaux proprement dits de prolongement de cette route jusqu'à l'ex-avenue du 24-Novembre.
Cependant, si la deuxième phase des travaux évoluent à la grande satisfaction des curieux sans nombre qui, tôt le matin, viennent en observateurs l'exécution des travaux ; la seconde phase par contre, suscite des inquiétudes. Des usagers du Bld Triomphal, impatients, pensent qu'on a mis plus de temps que prévu rien que pour le badigeonnage. " Pourtant, ce tronçon sert de bretelle et épargne les automobilistes d'épuisantes acrobaties d'atteindre l'avenue des Huileries, en empruntant le tronçon routier Kasa-Vubu-Wangata, désormais ouvert à deux sens pour la circonstance".
Il est important de rappeler que tous ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la célébration du Cinquantenaire de l'indépendance du pays. D'où, l'urgence à finir les travaux avant la date du 30 juin. Selon un ouvrier interrogé hier sur place, " la nouvelle chaussée sera bel et bien achevée avant la date butoir du 30 juin. Mais des travaux de finissage s'effectueront après la célébration des 50 ans d'indépendance du pays ". Gracia OLEKO
Stagiaire de l'IFASIC
Visitant les chantiers boulevard Triomphal et esplanade du Palais du peuple
Boshab rassuré de la fin des travaux au 10 juin prochain
Le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, a visité hier les travaux de construction et de du prolongement du boulevard Triomphal, de la tribune pour le défilé du 30 juin et de l'esplanade du Palais du peuple. Sur place, il a bénéficié des explications des contrôleurs de l'Agence des grands travaux (ACGT) sur l'évolution de tous ces chantiers dont la fin est prévue avant le 30 juin prochain.
Pour ce qui est de l'esplanade du Palais du peuple, le président de la chambre basse a été informé des efforts fournis par les entrepreneurs pour lutter contre l'aspect marécageux qui caractérise le terrain travaillé jusqu'à devenir un espace ouvert au grand public.
Le prolongement du boulevard Triomphal dont les travaux avancent bien a permis à Boshab de s'interroger si réellement la date avancée par les contrôleurs de l'AGT sera respectée. " Nous avons pris toutes les dispositions pour terminer les travaux à cette date ", ont indiqué les contrôleurs de l'AGT.
Quant à la tribune escamotable, l'on a souligné qu'elle va servir d’abri aux officiels lors du défilé du 30 juin. Long de 137 mètres, et large de 10 mètres, cette tribune qui a une capacité de 2500 places est d'abord provisoire.
A l'issue de la visite, Evariste Boshab a été satisfait de la manière dont les travaux s'éxécutent. Il a invité les entrepreneurs à redoubler d’efforts pour que la date du 10 juin prochain soit respectée. Dorian KISIMBA
NFOS INFOS
Le PNUD offre un lot d'équipement au Parlement congolais
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a remis hier, aux deux chambres du Parlement, un lot d'équipements. comprenant 649 ouvrages ainsi que d’autres matériels pour les services de communication et des ordinateurs qui serviront à mettre à jour les arriérés des salaires et les édits.
Selon la représentante du PNUD, ce lot d'équipements entre dans le cadre du programme " bonne gouvernance ". et s’inscrit dans le volet "appui logistique ".
Le secrétaire général du Sénat, David Byaza Sanda a, au nom des deux chambres, remercié le PNUD pour le geste modeste, mais significatif. Cela prouve, a-t-il souligné, le bon climat de partenariat entre le PNUD et le Parlement. Il a, en outre, fait savoir que ce lot d'équipements complémentaires pour les deux chambres apportera un plus au bon fonctionnement du Parlement congolais.D.B
INFOS INFOS
Initiée par Marco Banguli pour la visibilité des habitants de la capitale congolaise
Une action d’éveil de conscience des Kinois en prévision de 2011
Kinois parmi les Kinois dits «pur sang et 100%», Marco Banguli a initié une action d’éveil de conscience pour aider les Kinois à voter utile. C’est donc l’heure de l’identité kinoise face à certains leaders politiques qui ont peur de s’identifier comme des kinois et qui se réfugient derrière leurs provinces d’origine autres que la ville-province de Kinshasa. La sortie officielle de l’Action Marco Banguli (AMB) a eu lieu en la salle des réunions du lycée Sainte Germaine au quartier 7 dans la commune de N’Djili.
«Plusieurs politiciens demeurent attachés à leurs provinces d’origine et non à la ville-province de Kinshasa en revendiquant ainsi la fibre tribale». C’est fort de ce constat que l’Action Marco Banguli a initié un éveil de conscience dont la sortie officielle a eu lieu à N’Djili, au quartier 7, dans la salle du lycée Sainte Germaine. Devant une multitude de N’Djilois émerveillés par le discours d’un de leurs, Marco Banguli n’y est pas allé par quatre chemins pour mettre les Kinois en garde contre un phénomène qui, en réalité, constitue un réel danger pour les habitants de la capitale congolaise à l’approche de prochaines élections en RDC.
«Comment expliquer qu’un représentant de Kinshasa n’ait aucune racine dans les quartiers de la ville de Kinshasa ?»
Venu à l’invitation du comité de N’Djili, M. Marco Banguli ne s’est pas fait prier pour dévoiler le contenu de son message. «Je ne suis pas venu pour poser des actions comme en 2006 parce qu’on avait des moyens durant la campagne électorale. Mais, pour vous préparer à la campagne de 2011, vous former parce que sans idéologie, vous risquerez de voter sans comprendre. Je ne vous demande pas de me voter parce qu’on ne connaît pas encore la loi électorale. L’Action Marco Banguli, c’est pour vous aider à choisir ceux qui peuvent drainer la population pour les former et les préparer aux élections. Car, comment expliquer qu’un représentant de la ville de Kinshasa à l’Assemblée nationale ou au Sénat n’ait aucune racine dans les quartiers de la ville de Kinshasa?». Ce seul constat a ému l’assistance venue nombreuse suivre cet éveil de conscience.
«Si les Kinois ne revendiquent pas leur identité, Kinshasa risque d’être dirigé par un non Kinois»
Sans s’arrêter en si bon chemin, l’orateur du jour est allé droit au but. «Comment peut-on accepter comme représentant des Kinois, quelqu’un qui demeure encore attaché à sa province d’origine? Savez-vous qu’un originaire du Bandundu a été élu à Lubumbashi parce qu’il a des racines dans cette ville? Si les Kinois ne revendiquent pas leur identité, Kinshasa risque d’être dirigé par un non KInois, là où cette ville a le statut d’une province. Tous les Congolais peuvent habiter à Kinshasa, mais on doit tisser des liens sevrés des origines ethniques et tribales pour s’attacher à la ville. Pour ce faire, le Kinois doit prendre conscience de son identité et se l’approprier pour lutter contre les anti-valeurs et la perversion des moeurs. Il faut être fier de l’identité kinoise et notre province aura une même âme». Les applaudissements de la foule en disaient long sur l’adhésion des Kinois à une démarche jugée originale.
«En 2011, les représentants de Kinshasa doivent être des Kinois convaincus»
Remontant à l’histoire, Marco Banguli a rappelé qu’en 1967, lorsque les trois entité qui formaient la province de Léopoldville (Bas-Congo, Kinshasa et Bandundu) furent scindées, ceux qui sont restés à Kinshasa avaient du coup pour province la capitale congolaise. «Les anciens ressortissants de l’ancienne province de Léopoldville restés à Kinshasa doivent revendiquer leur province et non les provinces d’origine de leurs parents. Sinon, vous donnerez raison à ceux qui vous exploitent», prévient l’initiateur de l’éveil de la conscience kinoise. «En 2011, les représentants de la ville de Kinshasa doivent être des Kinois convaincus. Pour éviter qu’un jour vos enfants soient des parias, c’est-à-dire des gens qui ne savent pas où aller, qui manquent d’origine, il faut revendiquer l’identité kinoise». Toutefois, Marco Banguli a invité d’autres mouvements ou associations à mettre la main à la pâte pour compléter l’Action. Après N’Djili, où il a reçu le soutien de la population, Marco Banguli se rendra à Masina, Kimbanseke et ailleurs. M. M.
INFOS INFOS
Religion : Les Kimbanguistes du monde entier ont commémoré hier la naissance de Jésus-Christ
Les chrétiens kimbanguistes ont commémoré hier mardi le 25 mai la fête de Noël, symbolisant la naissance de Jésus-Christ, au Centre d'accueil kimbanguiste dans la commune de Kasa-vubu, à Kinshasa. Pour les Kimbanguistes, cette date coïncide avec celle de la naissance de Dialungana Kiangani Salomon, du deuxième fils du prophète Simon Kimbangu.
C'est depuis le 25 mai 2000 à Nkamba, dit Nouvelle Jérusalem, ville sainte et siège international du Kimbanguisme, que le chef spirituel à cette époque, son éminence Dialungani Kiangani déclara officiellement, en présence de nombreux fidèles kimbanguistes, la célébration de la fête de Nativité à cette date. C'était alors le jour de son anniversaire, soit le 25 mai 1916.
Pour le directeur du cabinet de l'actuel chef spirituel, Papa Simon Kimbangu Kiangani, "la question sur la vraie date de naissance de Jésus-Christ fut plusieurs années auparavant posée aux Kimbanguistes par le premier chef spirituel, Papa Diangenda Kuntima Joseph. Ce dernier a promis alors qu'elle serait révélée dans les jours à venir".
Plus de 2000 ans se sont écoulés depuis la naissance de Jésus en Judée et plus de 2000 ans aussi que les exégètes se sont perdus dans la lecture de cette fabuleuse histoire divine, jetant dans l'erreur des milliards de croyants à travers le monde. "C'est pourquoi, poursuit le dircab, papa Simon Kimbangu, révélateur des choses cachées, avait accompli sa mission par le biais de ses enfants, les détenteurs des pouvoirs de leurs pères ".
A en croire la prédicatrice Wambu Brigitte, pasteur et secrétaire générale académique à l'université Simon Kimbangu, la date du 25 mai 1916 marquant la naissance de Dialungana, coïncide avec la naissance de Jésus-Christ, car, au sein de l'église kimbanguiste, des chants inspirés et des visions ont donné beaucoup de révélations sur la personnalité de Dialungana Kiangani. " A l'église Kimbanguiste, dit-elle, la révélation est progressive et continue. C'est grâce à elle que nous avons su par ailleurs que le 25 mai est réellement la date de naissance de Jésus-Christ. D'ailleurs, les recherches menées par plusieurs théologiens démontrent clairement que Jésus est noir et africain. Même le Pape Jean-Paul II l'a affirmé lors de son passage au Kenya. Comme les noirs préfèrent valoriser et accepter facilement ce qui vient de l'extérieur, voila notre difficulté ", a fait savoir la prédicatrice du jour.
Par ailleurs, le chef spirituel de l'église kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, a placé son mot de circonstance sous le signe de la paix. "Nous devons méditer dans la prière pour que la RDC atteigne un état de parfaite quiétude, afin que ce qui nous est promis soit réalisé. Notre pays est appelé à accueillir un grand monde, préparons-nous en. C'est dans le travail que nous y arriverons. Bâtissons Nkamba, la Nouvelle Jérusalem ", a-t-il dit.
Flutes et tambours kimbanguistes font vibrer les rues de Kinshasa
Ils sont venus en grands groupes, répartis selon les paroisses. Comme chaque paroisse dispose d'un groupe musical, dénommé " Fluki " (flute kimbanguiste), c'est au rythme de ces instruments et des tambours que les chrétiens kimbanguistes ont parcouru les différentes artères de la ville de Kinshasa. Certains même ont marché sur des dizaines de kilomètres à pied, aller comme retour, pour atteindre le Centre d'accueil kimbanguiste.
À l'entrée de l'église, on pouvait déjà constater la fête. Des tentes arborées aux abords de la chaussée, un protocole bien installé pouvait accueillir fidèles et invités, en les souhaitant, sourire aux lèvres : " joyeux noël ". Deux couleurs pouvaient frapper la rétine : vert-blanc. Les fervents fidèles à la doctrine du prophète Simon Kimbangu, étaient habillés soit en chemise pagne vert-blanc, soit en veste vert et pantalon blanc pour les hommes, alors que les femmes se moulaient en pagne cousu à la congolaise pour les uns ou en robe coupée toujours à la congolaise pour les autres.
Pour les fidèles de cette église, la date du 25 mai demeure incontournable. Tous les chrétiens du monde doivent s'en approprier en emboitant le pas des kimbanguistes avec courage.Rocco NKANGA
ETRANGER
*La Corée du Nord rompt toutes ses relations avec le Sud
La Corée du Nord a décidé mardi de rompre toutes ses relations avec la Corée du Sud ainsi que les communications entre les deux pays, a annoncé l'agence officielle KCNA reçue à Séoul.
Les Nord-Coréens ont en outre fait savoir qu'ils expulseraient tout le personnel sud-coréen travaillant dans le complexe industriel de Kaesong, situé au nord de la ligne de démarcation, mais financé par Séoul, selon la même source.
Tous les navires et avions sud-coréens se verront en outre interdire l'accès aux eaux maritimes et à l'espace aérien nord-coréen, a ajouté KCNA.
Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Il a placé son armée en état d'alerte après que Séoul a menacé de "faire payer le prix" à la Corée du Nord du naufrage fin mars de sa corvette Cheonan, avaient auparavant annoncé des transfuges nord-coréens.
La Corée du Sud a déclaré lundi qu'elle allait demander de nouvelles sanctions à l'ONU et suspendre les échanges commerciaux avec son voisin du Nord.
La Corée du Nord a été rendue responsable la semaine dernière par des enquêteurs internationaux du torpillage de la corvette Cheonan, qui a fait 46 morts parmi les marins sud-coréens, des allégations que Pyongyang a fermement démenties. AFP
*Sénégal : le Maroc rend hommage au troisième Khalif Tidjane
* El Hadj Ahmed Ibrahim a été inhumé à la cité religieuse de Kaolack
Une délégation marocaine conduite par le ministre des Habous et des affaires islamiques a pris part, vendredi le 21 mai, aux funérailles du 3ème Khalif de la grande confrérie Tidjane des Niassènes, El Hadj Ahmed Ibrahim Niasse. Sa dépouille avait été rapatriée, vendredi matin, du Maroc où il est décédé mardi à l'âge de 80 ans, à Kaolack, à 200 Km au Sud-est de Dakar.
Selon l'Agence Maghreb presse (MAP), les funérailles de Khalif Tidjane ont drainé une affluence des milliers de disciples de la confrérie qui se sont réunis autour de la grande mosquée " Medina Baye " où le corps du défunt a été inhumé à côté de la tombe de son feui père, Ibrahima. Outre le 1er ministre sénégalais, on a noté la présence de plusieurs délégations officielles de différents pays de la région de l'Afrique de l'Ouest qui compte de fortes communautés de disciples de la confrérie. C'est dans ce cadre qu'une délégation marocaine a pris part à ces funérailles. Conduite par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, la délégation du Royaume chérifien était porteuse d'un message de condoléances de SM le Roi Mohammed VI à la famille des Niasses. Ahmed Toufiq a souligné : " Je suis venu représenter SM le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminin, aux funérailles du Khalif général des Tidjanes Niassènes et remettre un message de condoléances aux membres de la famille Niasse en cette douloureuse circonstance ".
Le ministre a rendu hommage à la mémoire du défunt, révèle notre source, "réputé pour son érudition, sa sagesse et ses louables efforts sur la voie du fondateur de la confrérie Niassène pour le rayonnement de la Tariqa Tijaniya au Sénégal et au-delà des frontières de la terre de la Teranga ".
Le délégué du Maroc a également salue " les profonds liens ancestraux entre le Maroc et le Sénégal où le champ religieux, à travers la Tariqa Tijania, constitue un ferment séculaire et un facteur de rapprochement entre les deux peuples frères ".
Cheik Ahmed Ibrahima Niasse, plus connu sous le nom de Serigne Dame Niasse, Khalif général des Niassènes, est décédé à l'âge de 80 ans au Maroc où il séjournait pour des raisons de santé.
Son père Ibrahima Niasse fut le fondateur de la confrérie Tidjane des Niassènes. Ses disciples l'appelaient affectueusement " Dame Niasse ". Il a accédé au califat de la grande confrérie Niassène en 2001, après le rappel à Dieu de son grand-père El Hadj Abdoulaye Niasse qui fut, après Serigne Aliou Cissé, le 2ème Khalif d'Ibrahima Niasse, également fondateur de la grande mosquée " Medina Baye " de Kaolack.
Notre source révèle qu'en neuf années de califat, et malgré la maladie qui l'a longtemps alité, limitant considérablement ses sorties en public, Ahmed Ibrahima Niasse a réussi d'importantes réalisations. A son actif on cite l'agrandissement et la rénovation de la mosquée de " Medina Baye ", la construction d'un centre d'accueil des pèlerins et le lancement du chantier d'une université islamique. Près de deux millions de fidèles tidjanes ont assisté, en février dernier, à l'inauguration de l'agrandissement de la grande mosquée qui a coïncidé avec la célébration de l'Aid Maoulid Nabaoui.
L'important édifice avec ses quatre minarets typiques de la région était embelli aux matières nobles grâce à de longs travaux sur plusieurs années. Le Maroc a apporté plusieurs contributions à la reconstruction de ce lieu de culte, devenu un joyau architectural où l'expertise des artisans marocains est visible. Cela, que ce soit pour le zellige, le bois ciselé ou les ornements éblouissants sur plâtre.
Depuis son accession au khilafat des tidjanes Niassènes, le défunt Serigne Dame Niasse a suivi scrupuleusement le pas de son père. Il a œuvré pour consolider sa mission spirituelle fondée sur les enseignements soufis du Cheik Sidi Ahmed Tijani (1150 - 1230hégire), fondateur de la Tariqa Tijania qui est partie du Maroc pour rayonner sur l'ensemble de l'Afrique.
Ibrahima Niasse a acquis très vite une grande notoriété au Sénégal et les pays de la région d'Afrique de l'Ouest, non seulement grâce à la diversité et la richesse de son savoir spirituel, mais grâce à son implication dans les causes africaines.
Voilà qui explique la véritable marrée humaine sous une ambiance de tristesse et de recueillement qui a baigné la cité religieuse de Kaolack lors des funérailles. Dina BUHAKE
*Nigeria : 5 militaires en cour martiale suite aux violences inter-communautaires
Le procès de cinq militaires impliqués dans la répression brutale de violences inter-communautaires qui ont fait des centaines de victimes dans le centre du Nigeria a commencé la semaine dernière, a indiqué mardi un porte-parole militaire.
"La cour martiale s'est réunie la semaine dernière et continue de siéger", a déclaré le colonel Kinglsey Umoh, joint par l'AFP au téléphone à Jos, capitale de l'Etat du Plateau (centre). Il s'est refusé à tout autre commentaire.
Des exactions inter-communautaires religieuses (chrétiens, musulmans), ethniques (Fulani, Berom) et socio-économiques (fermiers, éleveurs) ont fait des centaines de morts dans cette région depuis le début de l'année.
L'armée est intervenue pour ramener le calme mais des habitants se sont plaint des militaires les accusant d'exécutions extra-judiciaires, de tirs indiscriminés et de meurtres de civils dans les zones touchées par les violences.
Les délits qui sont retenus contre les cinq militaires portent notamment sur des aggressions, l'usage inconsidéré de leurs armes et sur l'usage inapproprié de matériels militaires.
La cour martiale a été formée le 4 mai.
Jos, capitale de l'Etat central du Plateau, à la frontière du nord musulman et du sud chrétien et animiste du Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 150 millions d'habitants, est l'épicentre de ces affrontements.
Selon des groupes locaux de défense des droits de l'Homme, ces violences ont fait plus de 1.500 morts depuis le début de l'année et des dizaines de milliers de déplacés, selon les ONG. AFP
CULTURE & DETENTE
Ils ont marqué le cinquantenaire
Grand Kallé : le monument de la musique congolaise moderne
S'il faut répertorier les artistes musiciens congolais de la musique moderne ayant marqué les 50 ans d'indépendance de la RDC, on commencera à citer en premier lieu ce monument de la musique congolaise moderne. Lui, c'est joseph Kabasele Tshamala wa Nkongolo wa Bena Dipumba alias Grand Kallé.
Cet artiste décédé il y a plus de deux décennies, fait partie du panthéon de la musique africaine pour avoir crée de nouveaux rythmes dans la musique congolaise qui a influencé toute l'Afrique. Né à Matadi dans la province du Bas-Congo, le 16 décembre 1930, Kallé Jeef, fut le cadet d'une famille de six enfants. Joseph Kabasele fut neveu de par sa mère, du feu Cardinal Malula.
Chanteur et auteur compositeur talentueux, il fut influencé par ses amis dont Vicky Longomba pour embrasser la carrière musicale. Après la création d'African Jazz, tout est parti de là. " Para fifi " constitua la première œuvre de Grand Kallé révélé au grand public qui a découvert un musicien extraordinaire.
Les chercheurs en musique témoignent de ce monument de la musique congolaise que le ressort de sa musique fut d'abord la recherche de nouveaux rythmes qu'il a intégrés dans son répertoire avec une «alchimie» dont il détenait seul le secret, le tout soutenu par un style étincelant et par la virtuosité, sans égale, d'un interprète brillant. Ils ajoutent que l'on retrouvait dans l'œuvre de Grand Kallé des partitions éblouissantes de beauté et d'harmonie.
Le salut vient de Bruxelles en 1960
7 ans après la création du groupe African jazz, Grand Kallé et ses complices sont invités à la table-ronde de Bruxelles. Pour Joseph Kabasele, le salut est venu de là. A cette occasion, ce monument de la musique congolaise moderne crée son succès " Indépendance cha cha " à la faveur de la table-ronde.
Outre ce tube, Grand Kallé laisse à la postérité des œuvres magnifiques comme "Table-ronde ", " Naweli boboto ", " Sentiment emonani" et tant d'autres. C'est le 11 février 1983 à Paris que Joseph Kabasele a rendu l'âme en ayant accompli sa mission sur terre, celle de moderniser la musique congolaise.
Pour avoir contribué à l'émergence de la musique congolaise, Grand Kallé mérite un monument qui doit être érigé dans son pays comme le réclame Lutumba Simaro, un autre pilier de la musique congolaise. Dieumerci MAYAMBI
En marge du cinquantenaire
Un grand spectacle musical se prépare à Sainte Anne
En marge du cinquantenaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo, un grand spectacle musical se prépare à la paroisse Sainte Anne, dans la commune de la Gombe, non loin de la gare centrale.
Sous la direction artistique de Maika Munan, un arrangeur congolais de renom, les artistes musiciens congolais répètent pour offrir à la population un spectacle digne du cinquantenaire.
Ce projet est rendu possible grâce au Palais des beaux arts de Bruxelles, en partenariat avec le Commissariat général du cinquantenaire (CGC), structure qui chapeaute les activités du cinquantenaire de la RDC.
Dans la salle du spectacle de Sainte Anne, l'on a reconnu le Grand père Bozi Boziana, Manda Chante, Jean Goubald… bref, un parterre de professionnels de la musique congolaise se retrouvent dans ce site.
D'après Maika Munan, ce spectacle a pour objectif de faire revivre aux mélomanes les meilleures chansons qui ont marqué la scène musicale congolaise. DM
VIVEMENT LE SPORT
Echos du Mondial Afrique du Sud 2010
*Mondial 2010: la France doit passer aux actes face au Costa Rica
Après les belles paroles sur la bonne ambiance lors de son stage de préparation, la France doit maintenant passer aux actes et insuffler de la vie dans son nouveau système en 4-3-3 face au Costa Rica en amical ce mercredi pour faire taire les critiques avant le Mondial-2010.
Les sourires affichés aux entraînements ont convaincu Raymond Domenech qu'il n'avait pas besoin d'appeler un remplaçant pour Lassana Diarra et qu'il pouvait partir au Mondial avec les 23 joueurs présents. Le départ du joueur du Real Madrid, victime d'une maladie du sang, aurait même "soudé" un peu plus les Bleus. C'est donc un sérieux changement par rapport à 2008, quand les dissensions internes entre jeunes et vieux avaient fissuré le groupe.
Un autre changement est lui plus marquant: Domenech, longtemps critiqué pour sa fixation sur un 4-2-3-1 manquant d'audace, a fait souffler un vent de révolution en mettant en place un 4-3-3.
Si le nouveau schéma des Bleus est établi, sa composition reste floue face au Costa Rica. Au jeu des pronostics, cela pourrait donner: Lloris - Sagna, Gallas, Abidal, Evra - Gourcuff, Toulalan, Malouda - Gignac (ou Govou), Henry (ou Anelka), Ribéry.
Soit un seul récupérateur devant la défense (Toulalan) et cinq joueurs offensifs.
Si Henry, affaibli par son temps de jeu réduit au Barça, est placé en pointe, il doit pouvoir utiliser au mieux son flair et moins courir sur le terrain. Il restait sur un dernier passage catastrophique chez les Bleus lors de l'amical contre l'Espagne en mars (défaite 2-0). A la question, +Henry sera-t-il capitaine à Lens?+, Domenech a dit mardi: "On verra. Il n'y a pas de titulaire indiscutable."
Henry n'est pas le seul à poser question. La saison de Gallas s'était terminée sur une rechute à son mollet gauche. Mardi, Domenech déclarait à son sujet: "Son mollet est une interrogation. Jusqu'au 1er juin (dépôt des listes de joueurs à la Fifa), rien n'est définitif".
De façon générale, le 4-3-3 doit apporter des garanties.
Mercredi à Lens, les Bleus jouent gros. La sérénité de leur préparation nécessite une bonne prestation pour faire oublier leur parcours catastrophique en qualifications. AFP
*Mondial 2010 - Un Portugal sur la défensive
Si depuis quelques matchs, la Seleçao a trouvé une vraie assise défensive, l'équipe lusitanienne impressionne tant elle a du mal à faire trembler les filets adverses. Inquiétant à deux semaines du Mondial. Goal.com déniche les éléments de réponse.
Le Portugal sera dans le groupe de la mort lors de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Opposés au Brésil, à la Côte d'Ivoire et à la Corée du Nord, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo auront tout intérêt à retrouver de l'allant pour ne pas finir à la trappe. Car hier soir, opposée à la très modeste équipe du Cap Vert, on ne peut pas dire qu'elle ait rassuré les nombreux fans qui souhaiteraient voir la sélection de Carlo Queiroz répéter sa performance de 2006 (où elle s'était hissée en demi-finales) avec un 0-0 sans saveur. "Nous en sommes au début, c'était juste un match de préparation pour nous remettre en forme. Bien sûr qu'on voulait gagner, mais je suis sûr que nous serons mieux lors du Mondial. Mieux physiquement et psychologiquement, et nous allons démontrer que nous sommes une excellente équipe" a déclaré Cristiano Ronaldo à l'issue de la rencontre face aux Capverdiens.
Une défense qui tient la route
Si son discours est tout à fait logique, reste qu'il aurait dû y avoir au moins une classe d'écart entre des Lusitaniens qui jouent presque tous dans les plus grands clubs européens et une équipe africaine 117e mondiale. Les raisons de cet échec sont multiples. Tout d'abord, comme le rappelait CR9, l'équipe est en phase de préparation, elle emmagasine beaucoup de travail foncier et cela s'est vu sur le terrain. Lents, prévisibles, les Portugais n'ont jamais semblé en mesure de peser sur le match, s'en remettant à de rares accélerations de Nani et Ronaldo, ses maitres à jouer.
La défense tient le coup, et elle ne constitue pas l'interrogation majeure des observateurs. Depuis que Queiroz a eu l'idée lumineuse de replacer Pepe en milieu défensif devant la charnière centrale dans laquelle il a fait entrer Bruno Alves pour accompagner Ricardo Carvalho, le Portugal est vierge de tout but. La série en cours dure depuis 7 matchs et un nul (1-1) face au Danemark. Mais dans les mouvements d'attaque, les latéraux ne montent pas assez, et les milieux de terrain (Meireles, Veloso, Tiago incertain depuis sa blessure d'hier) sont plus concentrés sur la récupérations que sur la construction.
Pas d'attaquants,
pas de buts
Mais surtout, l'équipe souffre d'un vrai problème générationnel: elle est orpheline d'attaquants de niveau international, au point de lorgner sur Kevin Gameiro, au point surtout que son meilleur atout est un Brésilien de 32 ans naturalisé il y a 6 mois. Liedson sera donc chargé de mener à bien les attaques lusitaniennes durant le Mondial, et d'exploiter les (bons) ballons de Simao, Deco et consorts, ce qu'il n'a pas su faire hier, échouant dans ses tentatives. Les alternatives s'appellent Almeida et Danny. Exit Makukula qui avait pourtant un profil intéressant. Bien sûr, Ronaldo peut être utiilisé en attaque, cela libérerait en plus un des deux postes d'ailiers ou les Portugais ont déjà deux grands joueurs en la personne de Simao et Nani. Francefoot
*Brésil : Kaka toujours absent
Toujours convalescent suite à sa blessure à l'adducteur gauche, le Brésilien Kaka a manqué le premier entraînement de son équipe nationale ce mardi à Curitiba, au sud du pays. L'encadrement médical de la Seleção a cependant assuré que Kaka serait remis à temps pour la première rencontre du Brésil face à la Corée du Nord le 15 juin à Johannesburg.
Mercredi, les joueurs brésiliens doivent se rendre à Brasilia, où ils rencontreront le président Lula, avant de s'envoler pour Johannesburg. Ils affronteront en match amical les 2 et 7 juin la Tanzanie puis le Zimbabwe. Francefoot
*Algérie : Meghni n'ira pas au Mondial
Coup dur pour l'Algérie et pour le milieu de terrain de 26 ans, Mourad Meghni. Blessé au genou, il ne verra pas l'Afrique du Sud, ainsi en a décidé lundi soir le sélectionneur Rabah Saadane, rapporte L'Equipe. Meghni, qui traîne une blessure au tendon rotulien du genou gauche depuis le mois de novembre, a pourtant tout fait pour être présent au rendez-vous. Soigné au Qatar en avril, sans grand résultat, et titulaire seulement trois fois en Serie A avec la Lazio, il est finalement trop juste pour la sélection, dont il est pourtant un des piliers. Mais Saadane a "refusé de prendre un risque avec la santé du joueur. Il y avait de trop gros risques que ça lâche à tout moment. C'est une décision médicale et non technique."
Dimanche, l'ancien Sochalien a bien participé à l'entraînement collectif à Crans Montana, en Suisse, où les Fennecs sont en stage, sans ressentir de douleur particulière, mais le staff médical a finalement tranché en sa défaveur : "Les examens ont démontré que sa capacité de résistance était nulle, souligne Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération algérienne. Sa blessure ne guérit pas et il doit se faire opérer le plus rapidement possible. C'est une décision qui m'a beaucoup touché, mais, comme on dit chez nous, c'est le mektoub (destin)."
Du coup, Rabah Saadane, qui avait emmené 25 joueurs en Suisse, n'a plus qu'à écarter un des quatre gardiens pour rendre ce mercredi sa liste définitive des 23. Quant à Mourad Meghni, "extrêmement déçu" selon son entourage, il devrait se faire opérer dans les prochains jours. Francefoot
APPRENDRE & COMPRENDRE
Le rhumatisme : une inflammation des articulations
*Pourquoi faut-il étirer la musculature ?
Plus d'un tiers des français souffrent de rhumatisme : arthrose, plyarthrite, rhumatoide, spondylartrhite, arthrite. Le rhumatisme est une inflammation des articulations. Il existe deux grandes sortes de rhumatismes: les rhumatismes inflammatoires (ex : polyarthrite rhumatoide) et les rhumatismes d'usure (ex : l'arthrose)
En Janvier 2000, l'Organisation Mondiale de la Santé a déclaré la première décennie du troisième millénaire comme étant celle des maladies des os et des articulations donc des rhumatismes. Cette "Bone and Joint Decade" est d'autant plus justifié que le rhumatisme représente, et de loin, l'affection responsable du plus grand nombre de handicaps dans le monde. L'accroissement du nombre et de l'espérance de vie de la population ne pourra qu'aggraver ce fléau dans les prochaines années.
Qu'est-ce que
le rhumatisme ?
Le terme de rhumatisme englobe environ quatre-vingts affections douloureuses de l'appareil locomoteur dont le degré de gravité varie et dont on distingue trois groupes principaux : le rhumatisme inflammatoire qui comprend les inflammations des articulations (arthrites), plus particulièrement la polyarthrite rhumatoïde, et celles de la colonne vertébrale (spondylites) comme la maladie de Bechterew; le rhumatisme dégénératif qui désigne les manifestations d'usure des articulations (arthroses) et de la colonne vertébrale (p.ex. le lumbago, la hernie discale et la sciatique qui la caractérise); enfin, le rhumatisme des parties molles qui désigne les états irritatifs des insertions musculaires, tendons et tissu conjonctif inclus, qui peuvent provoquer entre autres une raideur de l'épaule ou un coude du joueur de tennis.
Voici quelques variances des rhumatismes :
L'arthrose : L'arthrose est une maladie du cartilage considérée comme dégénérative et souvent localisée à un nombre limité d'articulations. Très fréquente, elle toucherait 4 à 17 % des sujets de 55 à 64 ans. Elle se traduit par des douleurs, parfois une réaction inflammatoire et à plus long terme une diminution de la qualité de vie et une dégradation de l'articulation. Les articulations les plus touchées sont la hanche, le genou et les mains.
L'arthrite : L'arthrite, inflammation aiguë ou chronique de l'articulation, atteint la synoviale (membrane tapissant la face interne des articulations mobiles), les cartilages et les tissus avoisinants. Les articulations deviennent rouges, gonflées, chaudes et douloureuses. Les mouvements deviennent difficiles voire impossibles. L'arthrite se caractérise par des crises aiguës (le malade est fatigué et la chaleur est localisée au niveau de l'articulation), entrecoupées de périodes de calme pendant lesquelles la douleur est moins importante.
Autres formes courantes d'arthrite :
- l'arthrite infectieuse : elle peut survenir lorsqu'une infection atteint directement une articulation et engendre de l'inflammation;
- l'arthrite réactive : cette forme d'arthrite apparaît aussi à la suite d'une infection, mais celle-ci se produit ailleurs dans le corps;
- l'arthrite juvénile : une forme rare de polyarthrite rhumatoïde qui survient chez les enfants et les adolescents, et s'atténue souvent avec l'âge;
- l'arthrite psoriasique : une forme d'arthrite qui s'accompagne de lésions de la peau typiques du psoriasis.
Goutte : La crise de goutte fait partie des arthrites aiguës. Dans cette affection, le sang et les liquides organiques sont saturés en acide urique, favorisant la formation de cristaux d'urate de sodium qui se déposent principalement dans la cavité articulaire du gros orteil, déclenchant le processus inflammatoire.
Ces rhumatismes apparaissent avec l'age et sont souvent considérés comme inéluctables par les malades, et de par ce fait, non soignés. Or il est possible avec le Viofor de soulager bon nombre de rhumatismes et d'en calmer la douleur, notamment en retrouvant une bonne circulation sanguine.
Qu'est signifié par rhumatisme articulaire ?
Le rhumatisme articulaire est une forme très généralement trouvée d'arthrite. C'est une maladie qui obtient empirée sur une certaine période de temps et mène au gonflement douloureux et aux dommages permanents dans les joints du corps en particulier les doigts, les poignets, les pieds et la cheville. Le rhumatisme articulaire est une maladie autoimmune c.-à-d. une maladie dans laquelle le système immunitaire du corps endommage ses propres tissus. Les tissus blessés causent le rougissement, gonfler et la douleur dans le secteur particulier. Indépendamment des joints inflammatoires, cette maladie peut même frapper les organes internes à un tels que des poumons, des yeux et le coeur. C'est donc un mal systémique qui produit souvent la douleur intolérable atroce.
Le rhumatisme articulaire enclin de personnes
Les femmes particulièrement entre 20 à 60 ans sont plus susceptibles pour développer le rhumatisme articulaire dû aux changements hormonaux innombrables de leur corps en raison de diverses raisons. Cependant, des jeunes et le vieux, n'importe qui peuvent être affligés par cette maladie systémique autoimmune.
Symptômes et causes de rhumatisme articulaire
La douleur, irritation, la rigidité, lassitude extrême après avoir effectué le travail du jour et avoir même gonflé des joints, marquent le début de l'arthrite. Si la situation détériore graduellement, c'est certainement rhumatisme articulaire.
Le contraire au développement progressif, dans certains cas la maladie pourrait juste frapper dans peu de secondes avec l'inflammation et la fièvre.
La rigidité des joints et de la fatigue en raison du rhumatisme articulaire est extrême et entrave les activités quotidiennes de l'individu. Le problème peut préoccuper plus pendant la saison d'hiver.
Une douleur brûlante dans les joints (gauche ou droit, cartilage et os etc.) qui prolonge pour six semaines ou plus à un bout droit indique le rhumatisme articulaire. Mais si la douleur voyage aux joints du sacroiliac de l'individu d'arrière inférieur ou à l'épine supérieure, la maladie est autre que celle-ci. www.sesoigner-viofor.fr
Pourquoi faut-il étirer la musculature ?
* 10 exercices de gymnastique proposés par la Ligue suisse contre le rhumatisme
pour étirer les principaux groupes musculaires.
En cas de maladie de l'appareil locomoteur, les muscles dits toniques ont tendance à se rétracter (raccourcissement), empêchant alors les muscles dits phasiques de déployer toute leur force. Ce phénomène perturbe le mouvement et peut causer des désordres physiologiques. C'est ce que l'on appelle un déséquilibre musculaire. La pratique régulière des exercices d'étirement permet de prévenir ce déséquilibre en assouplissant la musculature, en diminuant les douleurs et en augmentant la sensation de bien-être.
Comment étirer ?
- Placez-vous dans la position de départ indiquée sur l'illustration; Modifiez lentement cette position en vous étirant dans le sens de la flèche; Evitez de faire des mouvements saccadés (pas de balancement !); Conservez la position d'étirement pendant 15 ? 30 secondes; Répétez l'exercice 2 à 3 fois tout en respirant tranquillement et régulièrement.
Quand faut-il étirer ?
- Pour que ce programme de gymnastique soit efficace, vous devez pratiquer tous les exercices trois fois par semaine.
- En cas de problème particulier de l'appareil locomoteur, il peut être indiqué d'effectuer certains exercices chaque jour. Demandez conseil à un médecin ou un physiothérapeute.
www.prevention.ch
|
|