Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3532 DU MERCREDI 27 JANVIER 2010
Le Nigeria inquiet

Ca vole bas au Nigeria. Le plus peuplé de pays africains en est réduit au service minimum. A l'origine de cette inertie ambiante, un homme. Pas n'importe lequel. Le chef de l'Etat. En somme celui qui dont le boulot consiste à faire en sorte que le pays avance. Summum de paradoxe.
Voilà deux mois qu'Umaru Yar'Adua-c'est le nom du président nigérian-est hospitalisé en Arabie Saoudite. Loin de ses terres nigérianes. Jusqu'ici, rien d'anormal. La maladie se moque de titres et statuts sociaux. Tout le monde y passe. Seulement voilà, le numéro 1 nigérian semble loin de se rétablir. En deux mois d'absence du pays, il n'a donné signe de vie qu'une seule fois via une interview laconique...par téléphone.
Pendant ce temps à Abuja et à Lagos, les rumeurs sur la gravité de l'état de santé du Président enflent. D'autant plus dangereusement que le pouvoir nigérian est comme devenu aphone.
Plus grave, le pays est comme décapité. Car, Umaru Yar'Adua n'entend pas passer la main. Ne serait-ce que déléguer le pouvoir suprême de manière à éviter le vide et donc le disfonctionnement à la tête de l'Etat! Ce, alors qu'il y a un vice-président dont justement l'un de rôles est de remplacer le Chef de l'Etat en cas d'incapacité de celui-ci-même mommentanée-à exercer le pouvoir. Résultat, le géant africain tourne au ralenti. Nombre d'engagements nationaux et internationaux doivent attendre.
La situation ubuesque du Nigeria devrait être un cas de conscience pour tous les dirigeants africains. D'abord parce que le Nigeria n'est pas n'importe quel pays africains. C'est sans doute le plus puissant Etat d'Afrique subsaharienne en dehors de l'Afrique du Sud. Et puis, ancien archétype de pouvoirs kaki sur le continent, le Nigeria semblait réussir sa reconversion au pouvoir civil avec une alternance saluée par la communauté internationale. Enfin, pour gagner en respectabilité, les leaders africains feraient œuvre utile en se soumettant à leurs constitutions respectives. En particulier sur le chapitre de la succession.
Le signal envoyé par le Président Yar'Adua ne va sans doute pas dans le sens de crédibiliser le continent. C'est plutôt l'image d'un continent indissoluble dans l'Etat de droit que charrie la chronique sur la santé d'Umaru Yar'Adua, surnommé par la rue lagosoise président "off shore".Allusion faite au très pétrolier Royaume saoudien où est soigné le toujours chef de l'Etat nigérian.
José NAWEJ


Joseph Kabila toujours en quête d’hommes!

Qui aurait parié en ce 26 janvier 2001 que le jeune Général qui prête serment en qualité de chef d’Etat allait faire longtemps au pouvoir? Qui eût imaginé que cet homo novus allait coiffer au poteau tous les vieux briscards de la politique zaïro-congolaise?
En ce jour anniversaire de l’accession de Joseph Kabila au pouvoir suprême, on peut multiplier des interrogations, tant rien ne semblait indiquer que celui qui n’était que le fils de son illustre père, allait devenir un président à part entière! Neuf ans après, Kabila junior -le même-est toujours à la manœuvre. Aux Etats-unis, il aurait déjà épuisé ses deux mandats constitutionnels, tandis qu’en France, le Raïs serait à un an de son second quinquennat! Un exploit en lui-même pour ce Président que personne n’attendait tout simplement, parce que personne ne le voyait venir.
Parachuté à la tête d’un pays-continent aux mille et un défis, Joseph Kabila peut se flatter d’avoir relevé d’abord un défi personnel: celui de sa conversion d’un Chef d’Etat de transition en un Président de la République auréolé de l’onction populaire via le suffrage universel. Reste que quand il aura soufflé sur ses neuf bougies sur fond d’une autosatisfaction justifiée, Joseph Kabila verra défiler dans sa tête d’autres défis. Ceux-ci vont du déficit de collaborateurs au social de l’immense majorité de ses compatriotes. L’année dernière, le Président avait fait une déclaration qui ressemblait fort à un aveu. Le Raïs confiait à un tabloïd américain qu’il n’avait pas assez d’hommes à ses côtés. Joseph Kabila ne faisait que corroborer ce que nombre d’analystes sérieux n’avaient de cesse de déplorer.
Seulement, si, en neuf ans d’exercice du pouvoir, le Président se plaint de ne pas disposer d’un entourage à la hauteur de sa vision, c’est qu’il y a problème. Car les personnes-ressources, les sherpas intègres et consciencieux ne manquent pas. Nombre d’observateurs équilibrés attribuent le déficit d’hommes de valeur au fait qu’en kabilie, les «recruteurs attitrés» ne proposent au Raïs que leurs hommes de main. D’ou, des castings de complaisance- quand il y en a- à l’issue desquels des «obligés» se retrouvent dans la cour avec pour seule mission de renvoyer l’ascenseur. Difficile, dans ces conditions, pour le Chef d’avoir un entourage de qualité.
Pour relever le défi d’hommes, le Président devrait piocher lui-même pour, à terme, générer sa garde rapprochée. Ses hommes à lui. Cette recette procède de la mystique même du pouvoir. Ici comme ailleurs. . José NAWEJ


Une si longue attente

Bien malin le membre de la kabilie qui parierait sur le moment du remaniement. Dans la cour présidentielle, tout le monde en parle, mais personne ne connaît ni le jour, ni l'ampleur du coup de balai à venir au sein de l'équipe Muzito. Dans tous les cénacles de la Majorité, le remaniement est sur toutes les lèvres Mieux, il régule même toutes les manoeuvres politiques allant des messes noires aux coups fourrés dont raffolent les opérateurs politiques zaïro-congolais. Au sein des cabinets ministériels, c'est quasiment le service minimum. Ministres et collaborateurs sont à l'affût de la moindre indication sur ce fameux remaniement. Dans certains ministères, les cérémonies d'échange des voeux prennent les allures d'adieu.
On l'aura compris. La ville haute est comme tétanisée par la perspective du remaniement ministériel. Voulu par nombre de nos élus comme une espèce d'anti chambre menant au vrai pouvoir, l'hémicycle n'est pas épargné par cette drôle de veillée d'armes. En plus de la poignée de députés de l' "Opposition" prêts à changer de camp, de plus en plus d'élus de la Majorité n'en peuvent plus de ronger leurs freins. Le renvoi, par le Président, du projet de budget 2010 pour une seconde lecture a donné lieu à des scènes de désamour entre la Majorité et l'Exécutif. Son Exécutif. On a frôlé une espèce de rébellion de la Majorité! Laquelle a fait chorus avec l'opposition pour rejeter le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires. C'est qu'au-delà des considérations strictement techniques brandies opportunément par les députés, la passe d'armes entre la Chambre et le Gouvernement n'était dénuée de calculs politiciens. En particulier, dans le chef des élus du Pouvoir. Lesquels font, désormais, flèche de tout bois pour précipiter l'avènement de Muzito II.
Face à cette ambiance délétère, de plus en plus de voix s'élèvent pour inviter le Chef de l'Etat à mettre un terme à l'incertitude actuelle. Tout maître du jeu qu'il est, le Raïs n'en a pas moins intérêt à concrétiser au plus vite son annonce du remaniement...vieille de sept mois! Les travaux d'Hercule doublés du challenge "année du social" qu'il vient de se fixer requièrent l'existence d'un Gouvernement débarrassé du spectre du chambardement. A l'approche de la reddition des comptes, le temps n'est plus le principal atout du Président.
Insondable plus que son prédécesseur de père, jaloux de son agenda et abhorrant, comme Mzee, la moindre pression extérieure, le Raïs devrait tout de même reconsidérer son "festina lente".Sinon, le nécessaire second souffle du quinquennat risque d'être administré trop tard.
José NAWEJ




































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
SUITE A LA CONFISCATION DU POUVOIR ET AU NON PAIEMENT DU PERSONNEL
Apolinaire Malu Malu désavoué !
* Les réunions de bureau et de la plénière sont suspendues jusqu’à ce que les revendications trouvent des solutions, indique Mme Carol Kabanga, rapporteur adjoint de CEI
«Elections 2011 : L’incertitude plane encore» titrions-nous dans notre dernière édition comme pour sonner la sonnette d’alarme sur la situation qui prévalait au sein de la Commission électorale indépendante (CEI). Voilà qu’hier, le Rapporteur adjoint de cette institution d’appui à la démocratie, Mme Carol Kabanga, a craché le morceau. A en croire ses dires, c’est le président encore en exercice de la CEI, l’abbé Apollinaire Malu Malu, qui est responsable de cette situation. Déjà, les réunions du bureau et de la plénière sont suspendues a-t-elle déclaré. Comme qui dirait, révoltés, cadres et agents de la CEI ont purement et simplement débrayé.
Absences prolongées et le non paiement du personnel, voilà, en gros, ce que cadres et agents de la Commission électorale indépendante reprochent à leur président, l’abbé Malu Malu. Etalant l’affaire sur la place publique, par la voix du Rapporteur adjoint Carol Kabanga, les membres de la CEI déplorent le dysfonctionnement et la paralysie de tous les organes de cette structure «délibérément entretenus par le président». Ils déplorent également leur situation sociale depuis bientôt un an.
Toujours à travers Carol Kabanga, cadres et agents de la CEI dénoncent «l’indifférence et l’insensibilité du Gouvernement» malgré toutes les démarches menées jusque là, la confiscation du pouvoir par le seul président (abbé Malu Malu) et ce, regrette-t-on, en dépit du principe sacro-saint de collégialité.

MALU MALU DESAVOUE PAR LES CADRES ET AGENTS DE LA CEI
Tirant les leçons de l’attitude de leur président, les membres de la CEI ont décidé, depuis hier, de «suspendre leur participation aux réunions du bureau et de la plénière jusqu’à ce que les revendications du personnel trouvent des solutions». En fait, comme on s’en rend bien compte, cadres et agents de la CEI ont complètement désavoué l’abbé Malu Malu qu’ils rendent, sans autre forme de procès, responsable de leur malheur.
Voilà donc qui confirme, si besoin en était encore, l’incertitude qui plane sur les élections prévues en 2011 lorsqu’on sait, par ailleurs, que l’opération portant révision du fichier électoral s’est limitée à la seule ville de Kinshasa, alors que l’on attendait qu’elle s’étende à toutes les provinces de la RDC. Mais, l’on croit savoir que la quote-part attendue du Gouvernement central n’est jamais tombée et ce, malgré toutes les démarches menées jusqu’à ce jour par la CEI. Du coup, la machine s’est grippée et donc les élections générales prévues en 2011 en RDC pourraient ne pas avoir lieu.

IL EST TEMPS DE METTRE SUR PIED LA CENI
Face à cette situation où, très visiblement la machine électorale est bloquée, de l’avis de bon nombre d’observateurs, il serait temps de penser à mettre sur pied la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin de signer le certificat de décès de la CEI (Commission électorale indépendante) dont le président ne semble plus avoir le coeur à l’ouvrage.
Mais, de toute évidence, la loi portant création et fonctionnement de cette structure (CENI) appelée à remplacer la CEI figure dans l’ordre du jour de la session extraordinaire au Parlement et ce point n’a pas encore été abordé.
Du côté du Gouvernement, faut-il le rappeler, le ministre de l’Intérieur Célestin Mbuyu s’est déjà acquitté de sa tâche et la balle est dans le camp de l’Assemblée nationale qui doit d’abord examiner et adopter ce projet de loi avant de l’envoyer au Sénat pour, pratiquement, le même type de gymnastique intellectuelle, avant que n’intervienne, en fin de compte, la sanction présidentielle à travers la promulgation de la loi sur la CENI. Une démarche très attendue du reste. Mais, en attendant, la machine est bloquée.

KABILA ET MUZITO INVITES A VOLER AU SECOURS DE LA «MORIBONDE» CEI
S’il est vrai que c’est la CENI qui doit donc succéder, constitutionnellement parlant, à la CENI, il est aussi vrai qu’en attendant cet évènement, c’est bel et bien la CEI qui gère encore toutes les opérations en RDC et qu’il sied, à ce titre, de doter cette structure de tous les moyens nécessaires afin de lui permettre de continuer à jouer son rôle.
Il serait donc souhaitable que la RDC s’acquitte de ses obligations pour que la révision du fichier électoral se tienne dans les provinces. Question surtout de ne pas semer le doute dans l’opinion quant à l’organisation effective des élections en 2011. Même au cas où cette échéance électorale serait très peu probable, l’on pourrait poursuivre la révision du fichier électoral ne fût-ce que pour permettre à ceux qui ont perdu leurs cartes ou à ceux qui totaliseraient bientôt l’âge requis pour le vote de se mettre en règle avec la loi. Une panne sèche ne serait pas la bienvenue. M. M.


ENJEUX DE L'HEURE
RETOMBEES DE LA RENCONTRE D'HIER A LA PRIMATURE
Adolphe Muzito met les bouchées double pour juin 2010
La RD Congo est déterminée a atteindre le point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) dont les échéances ont été convenues en juin prochain. Le temps ne suspendant guère son vol, il est tout a fait normal que le Gouvernement central puisse évaluer le chemin parcouru jusqu’ici. C’est dans cette logique que le Premier ministre Adolphe Muzito a présidé hier, mardi le 26 juin dans son cabinet de travail, une importante réunion avec des experts de l’Exécutif central impliqués dans les indicateurs concernés par l’initiative nommée ci-dessus.
L’objectif de cette réunion de près de trois heures a consisté a évaluer les indicateurs déclencheurs de ce Point d’achèvement. Il s’agit, notamment des indicateurs suivants: -L’achèvement du Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP) complet suivant un processus participatif – la Stabilité du cadre macroéconomique, particulièrement le maintien constant de la stabilité macroéconomique après le passage du point de décision dans la mise en œuvre du programme appuyé par la FRPC (Faire Reculer la Pauvreté pour la Croissance), -L’utilisation de l’épargne budgétaire au profit de la lutte contre la pauvreté ; - La gestion de dépenses publiques avec des exigences de la bonne tenue de la comptabilité reposant sur des pièces justificatives. A cela s’ajoutent la Gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, les Secteurs sociaux et rural a savoir l’adoption des stratégies de développement sectoriel satisfaisantes et la mise en œuvre des plans y afférents pour la santé, l’éducation et le développement rural ainsi que la gestion de la dette ; nécessité de mise en œuvre d’un système informatique d’enregistrement de la dette.
Voila qui constitue les sept Déclencheurs du Point d’achèvement de l I PPTE. En rapport avec l’objet de la réunion d hier, il est important de préciser que le Gouvernement Muzito a fourni des efforts considérables qui rassurent les partenaires de la RD Congo, principalement le Fonds monétaire international (FMI). Pour l heure, il est question de voir les repères ou se posent encore quelques problèmes. daudit international relaye la cour des Comptes dans cet audit. C’est le cas de l’Epargne publique, précisément l’utilisation des ressources PPTE. A ce sujet, nous avons appris hier que la Cour des comptes est présentement en train d’auditer sur l’utilisation des Fonds des ressources des pays pauvres. A ce stade, il est donc important qu’on clarifie les termes de référence, de préciser s il s agit des dépenses pour pauvres ou des dépenses PPTE. Car, les dépenses pour pauvres englobent aussi des ressources PPTE pour que l’attention de la Cour des Comptes ne porte plus sur l’utilisation des ressources PPTE. Il va falloir que le Cabinet d’audit international relaye la Cour des comptes dans cet audit.
Un autre déclencheur, qui a retenu l’attention de la réunion d hier, c’est la gestion des dépenses publiques ; La comptabilisation de gestion a partie double. On attend, a ce sujet, une mission d Afritec. Quant a la Gouvernance et l’offre des services dans le secteur primaire, le ministre du Plan devra harmoniser avec les ministres des secteurs concernes en vue d’un plan d’actions synchronisées.
Les sept déclencheurs exigent une attention particulière de la part du Gouvernement en perspective des engagements avec les bailleurs (BM et FMI). A tout prendre, il est avère que certains repères nécessitent des actions dans le temps. Un chronogramme a été mis en route a ce propos. Parmi les membres du Gouvernement ayant participé à cette réunion, figurent Athanase Matenda ministres des Finances, Simon Mbosso de l’Industrie, Michel Lokola du Budget, Célestin Mbuyu de l’Intérieur, du développement rural, Maker Mwango de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) et Olivier Kamitatu du Plan.
Laurel KANKOLE
INFOS INFOS
SOUCIEUSES DE CONCRETISER SA VISION
La CTCPM sollicite le concours de sa nouvelle délégation syndicale

Une année après son installation, la coordination de la Cellule technique de coordination et planification minière (CTCPM) sollicite le concours de sa délégation syndicale en vue de concrétiser sa vision et réussir son action en cette année 2010. Le coordonnateur de cette structure l’a déclaré lors de la cérémonie d’échange des voeux, organisée hier au restaurant «Les Délices» dans la commune de la Gombe. Il attend fermement de chaque cadre et agent un meilleur rendement dans le but de faire progresser la CTCPM.
Devant le Secrétaire général aux Mines qui représentait le ministre des Mines, la coordination de la CTCPM a procédé, à l’installation officielle de la nouvelle délégation syndicale. Aussi, a-t-il, reconnu «qu’elle a pris ses fonctions dans une période difficile caractérisée par la crise financière internationale dont les conséquences néfastes ont été aussi ressenties par les cadres et agents de notre institution». En clair, le coordonateur Donat Kampata, a reconnu que les cadres et agents de la CTCPM ont été victimes de non-paiement des salaires. En conséquence, le fonctionnement de la structure avait été très sérieusement affecté.
Par ailleurs, Donat Kampata a révélé que la période difficile que la CTCPM a traversée avant l’arrivée de l’actuelle coordination avait conduit les cadres et agents à un laisser-aller entraînant l’abandon de postes de travail. «Avec le paiement progressif des salaires, la coordination de la CTCPM a pu faire renaitre l’ordre et la discipline qui ont permis aux employés de se remettre au travail avec l’ambition de conduire la cellule technique du Gouvernement vers l’excellence».
Au concret, depuis son arrivée, la coordination a occasionné le paiement des salaires des cadres et agents, l’octroi d’un crédit aux agents par une institution bancaire. Parmi les réalisations de Donat Kampata, figurent la restauration du cadre organique de la CTCPM pour l’adapter aux exigences du moment par la création des postes de chefs de service et l’implantation des acteurs en provinces.
En 2009, la visibilité de l’action de la coordination s’est traduite par plusieurs actions dont l’implication de la CTCPM dans le projet « Promines » initié par la Banque mondiale, le lancement du plan d’action pour la réhabilitation du secteur minier à l’Est de la République. La lutte contre l’exploitation et le commerce illégaux des substances minérales avec le concours de l’Union européenne dans le projet « Task Force », le renforcement des capacités des agents de la CTCPM à travers le projet Koica en partenariat avec la Corée du Sud constituent une des réalisations de la CTCPM pour 2009.
N’entendant pas dormir sur ses lauriers, la coordination dirigée par Donat Kampata promet, entre autres, l’amélioration des conditions de travail des agents de la CTCPM, le renforcement des capacités pour les rendre plus compétitifs. Dans ses perspectives d’avenir, la CTCPM vise notamment la reprise des activités de la taillerie de diamant de Kananga, la création d’une école pour la formation des experts évaluateurs et la maîtrise des statistiques de production et d’exportation des produits pour permettre une meilleure traçabilité.
L’opportunité offerte, à la délégation syndicale lui a permis d’exprimer sa gratitude au ministre des Mines qui s’est impliqué pour doter la CTCPM d’une convention collective dûment élaborée de commun accord entre la partie syndicale et l’employeur.
Rachidi MABANDU
JOURNEE MONDIALE DES DOUANES
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) lance le logiciel Sydonia ++
C’est à l’occasion de la journée mondiale des douanes, ce mardi 26 janvier que le Vice-ministre des Finances, M. César Lubamba, a procédé au lancement du logiciel « Sydonia ++ » en remplacement du logiciel « Sydonia 2.7 » à la salle banalisée du guichet unique dans la commune de la Gombe.
La DGDA (ex-Ofida) veut rompre avec le passé, par l’amélioration de la gestion, la modernisation et la facilitation de la douane congolaise, a déclaré le Chef de site de la DGDA Kin-Est.
Par rapport au thème retenu cette année : « Partenariat douanes : secteur privé », le gouvernement congolais, à travers son programme économique, a décidé de se mettre à la hauteur des nouvelles exigences du Commerce international, pour arriver à bien négocier avec ses partenaires nationaux et internationaux dans le domaine d’import-export et accises.
Ainsi, la migration du « Sydonia 2.7 déjà utilisée à Kin-est et à Matadi» vers « Sydonia ++ » s’inscrit dans le cadre du programme de reforme et de modernisation de l’administration des douanes congolaises.
Pour l’ADGA de la DGDA, le logiciel Sydonia permet de traiter tous les types de procédures liées au commerce international : les déclarations en douanes, le transit et la gestion des entrepôts… Il vise à améliorer les procédures et le métier douanier, rendre le trafic international plus fluide par l’automatisation des traitements et la transmission directe des déclarations.
Quelques avantages fonctionnels ainsi évoqués sont la douane de proximité ; c’est-à-dire, les transporteurs, les commissaires en douanes agréés et autres partenaires disposent des postes de travail, chacun dans ses locaux, reliés à l’ordinateur central qui consolide le traitement des données. Voilà qui va réjouir, les grands partenaires de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), terminologie à laquelle nous devons nous habituer en lieu et place de l’Ofida.
Toujours dans le cadre de la réforme de l’administration des douanes congolaises, la DGDA lance pour les jours à venir l’application du logiciel « Sydonia World » qui permettra le contrôle des marchandises par le Système informatisé. En d’autres termes, ce système facilite le lien entre les marchandises et les documents attachés. Aussi, il facilite l’identification des marchandises, l’inspection et leur suivi.
A en croire toutes ces déclarations, nous allons assister à une réelle modernisation de notre système de l’administration douanière comme sous d’autres cieux.
Jean Réné TSHIAMA Correspondance particulière
Sénat: Trois projets de loi sur l’assainissement du climat des affaires en examen
Trois projets de loi sur l’assainissement du climat des affaires ont suscité un débat houleux, hier à la Chambre haute du Parlement. C’est le ministre de la Justice, Luzolo Bambi Lesa qui a présenté l’économie de ces trois textes.
Il s’agit des projets de loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n°68-400 du 23 octobre 1968, relative à la publication et à la notification des actes officiels ; du projet de loi modifiant et complétant le décret du 06 mars 1951 instituant le Registre de commerce ; et enfin, celi modifiant et complétant le Décret du roi souverain du 27 février 1887 sur les société commerciales tel que modifié par le décret-loi du 19 septembre 1965.
Présentant l’économie des textes, le ministre Luzolo Bambi a fait savoir que l’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo est une préoccupation du Président de la république Joseph Kabila. Une fois le climat des affaires amélioré, a noté le représentant du Gouvernement, cela va permettre d’attirer davantage des investisseurs d’une part, et d’autre part, d’assurer la sécurité juridique et judiciaire des affaires. Parmi les innovations contenues dans les textes, le ministre a relevé la réduction de 15 à 5 jours la durée prévue pour obtenir le numéro de registre de commerce, ainsi que la notification des actes officiels non seulement dans le journal officiel mais aussi sur Internet. L’avantage que présentent ces textes de loi est qu’ils vont permettre au pays d’éviter le blanchiment des capitaux.
Le pays sera également épargné de l’évasion fiscale qui représente, selon le ministre, plus de dix milliards de dollars par an. C’est ainsi qu’il a invité les sénateurs à les adopter en urgence.
Au cours du débat, certains sénateurs ont jugé que l’adoption de ces trois projets de loi ne changera rien à l’amélioration du climat des affaires. Selon eux, il faut plutôt s’attaquer aux racines, c’est-à-dire, à la bonne gouvernance, à la lutte contre la corruption, au rajeunissement du personnel et au renforcement de sa capacité.
Il est aussi question du respect des engagements pris vis-à-vis des partenaires, de combattre toutes les tracasseries administratives et de limiter le nombre de services préposés aux frontières.
D’autres sénateurs ont estimé qu’il faut mettre en place une nouvelle loi sur les sociétés commerciales à la place des modifications successives au décret du roi souverain datant de février 1887. D’autres encore ont souligné qu’il y a incohérence dans la démarche du Gouvernement en présentant ces projets de loi. Pour eux, le travail du Gouvernement est superficiel et insuffisant, tout en recommandant la modification de ces projets de loi.
Les trois projets de loi sur l’assainissement du climat des affaires ont été jugés recevables et ont été envoyés à la commission ad hoc pour un examen approfondi. Dina BUHAKE

EDUCATION EN URGENCE EN RDC
Les humanitaires réitèrent leur soutien à la protection des enfants

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), en collaboration avec l’Unicef, handicap International et Save the children, a organisé hier un café de presse qui avait pour thème « Education en urgence en RDC ».
L’oratrice principale, Mme Tressy de l’Unicef a d’abord donné l’importance de cette éducation en urgence qui est notamment d’offrir une protection aux enfants. A l’en croire, l’éducation est essentielle pour le développement cognitif et affectif de l’enfant avant d’expliquer que l’éducation fournit aux enfants les compétences et les connaissances de base pour survivre et s’en sortir dans la vie. Et aussi a-t-elle poursuivi, l’éducation facilite le développement optimal des enfants qui renvoie à leur capacité à acquérir des compétences et comportements culturellement pertinents qui leur permettent de fonctionner efficacement dans leur contexte actuel, ainsi que de s’adapter facilement quand leur contexte actuel change.
Cependant, elle a signifié que l’objectif de l’éducation en urgence est de contribuer au retour à une vie normale à travers l’accès à des activités d’éducation de qualité dans un environnement protecteur en faveur des filles et des garçons, adolescentes et adolescents de 3 à 18 ans, victimes de catastrophes naturelles ou causées par l’homme de conflit ou vivant dans des conditions de forte vulnérabilité ainsi que les filles et les garçons des communautés hôtes.

Résultats attendus
L’oratrice a fait savoir qu’en déployant cette stratégie globale, les interventions d’éducation visent un accès pour toutes et tous à une éducation de qualité, un environnement d’apprentissage adapté et protecteur ainsi que la réduction de l’inégalité des sexes.
S’agissant des défis, Mlle Tressy a signifié que, pour certains bailleurs, l’éducation n’est pas « life saving », il y a peu d’engagement des donateurs : 19% des besoins dénoncés, faible implication du gouvernement et enfin, difficile de lier urgence et développement. Cas des activités d’urgence dans les localités non encore couvertes par le programme de développement.
Selon les statistiques, a-t-il évoqué, le contexte global de la situation d’éducation en RDC, révèle que le taux brut de scolarisation est de 90%, le taux net de scolarisation est de 52%, soit 48% pour les filles et 54% pour les garçons et seulement 34% des locaux scolaires sont en matériaux durables, avant d’ajouter le frais de fonctionnement des écoles sont pris en charge par les parents d’élèves.

Médias, meilleur relai
Les partenaires humanitaires sont tous convaincus du rôle que jouent les enfants dans une société. En organisant ce café de presse, l’objectif est de demander aux médias de relayer leur plaidoyer sur l’éducation en urgence en RDC afin d’améliorer cette situation et d’inciter les bailleurs de fonds à donner plus d’argent pour que chaque enfant ait accès à l’éducation.
Au cours du débat, les partenaires humanitaires ont souligné le fait qu’il faut établir un environnement d’apprentissage de qualité ou les parents sont impliqués davantage. Ils ont aussi noté que l’Unicef et le PAM préparent à manger pour les élèves et les enseignants tous les jours de cours. Les enfants vulnérables étudient ensemble avec les autres sans discrimination, ils suivent le programme national d’enseignement. Mathy MUSAU


POUR UNE SECURITE NUTRITIVER DES ANIMAUX.
Emile Bongeli inaugure l’usine d’aliments pour bétail de DAIPN
Le Vice premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, a procédé mardi 26 janvier 2010, au domaine agro-industriel de la N’Sele (DAIPN) à l’inauguration de l’usine de fabrication d’aliments pour bétail (UAB). Cette cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de tutelle et d’autres personnalités de marque. La relance de cette infrastructure de base en matière d’élevage qui a été abandonnée à son triste sort, vient d’être réhabilitée pour éviter d’importer à l’étranger la nourriture des bêtes.
Le Vice Premier ministre, Emile Bongeli a également saisi cette occasion pour lancer un appel sensibilisationnel à toutes les entreprises privées d’investir dans l’agriculture. Car selon lui, ce domaine constitue le socle du développement de la RDC.
Au moment où le domaine de la N’Sele reprend ses activités, il est donc impérieux que les Congolais prennent conscience que le gouvernement vient par ce acte de montrer sa volonté politique de donner à manger à tout le monde. Il a été aussi heureux de constater que les anciens travailleurs de ce domaine soient tous récupérés par l’entreprise.
A entendre l’ingénieur agronome zootechnicien qui s’occupe de la préparation des aliments pour bétail, Adrien Mbanzidi, dans cette usine d’aliments pour bétails, ils traitent les légumineuses et les gramineux.
Le maïs et le soja constituent les principales matières de cette usine en terme de protéine, pour que les bêtes tirent profit de protéine qui se trouve dans ces deux éléments. Pour y parvenir, il faut griller un peu le soja pour détruire un facteur anti-nutritionnel qui se trouve dans le soja. D’après l’ingénieur, sans griller le soja, les poules ne peuvent pas tirer profit de ce protéine. La machine qui sert à griller ce soja s’appelle «toréfactaire», et cette opération se fait en une heure.
Normalement, a indiqué Adrien Mbanzidi, s’il y a une presse mécanique, le soja pouvait être pressé pour recueillir l’huile. A l’usine d’aliments pour bétail (UAB), pour arriver à bien nourrir les animaux, ils utilisent des sous produits industriels, à savoir : les tourteaux de soja, d’arachide, de palme, cela dépend de la disponibilité des matières premières. Parce qu’avec l’huile de soja, d’arachide ou de palme, les techniciens d’UAB font la combinaison des types des aliments en tenant compte des besoins. Car, à chaque catégorie d’âge des animaux, il y a un besoin.
Pour parvenir à fabriquer des bons aliments pour bétail, les matières premières à utiliser sont notamment l’huile de palme, le maïs, le soja, le riz, le blé, la Chaux éteinte ou la poudre de calcaire, le sel de cuisine, le phosphore et un pré mélange minéraux vitamineux qu’on importe de l’étranger.
Avec ces différentes matières, on peut faire un mélange pour obtenir un aliment pour les poussins de ponte, de chair et pour les porcs a soutenu Mbanzidi. Mais, il faut faire attention parce qu’à chaque âge correspond une formule d’aliment pour bétail, a-t-il ajouté.
Cette usine est composée d’une deuxième machine qu’on appelle mélangeur. Elle est utilisée pour mélanger les aliments. Cette opération se fait pendant 15 minutes, et s’achève dès que les techniciens constatent que le mélange est homogène.
Ce moteur a une vitesse de 2950 tours par minute. Cela pour faire de telle sorte que la poule pondeuse qui consomme 225g par jour puisse trouver tous les ingrédients dans les aliments en terme de vitamine.
Simard Simon TSOUMBOU

INFOS INFOS
TSUNAMI HIER AU CAMP MILITAIRE KOKOLO
Des dizaines de familles des militaires jetées dans la rue
Des dizaines de familles militaires du camp lieutenant Kokolo, à Kinshasa, ont été déguerpies hier, mardi le 26 janvier et leurs maisonnées concentrées à pont Cabu, précisément sous un large panneau publicitaire placé non loin du carrefour Boulevard Triomphal et avenue Kasa Vubu, dans la commune de Kasa Vubu. L’opération a commencé tôt dans les quartiers I, II et V de ce grand camp militaire situé dans la commune de Bandalungwa, a confirmé un témoin sur place a Pont Cabu.
L’opération a été menée par des officiers de Police militaire (PM) qui ont utilisé de grands camions pour le transport des biens. C’est a 9h34 minutes locales que le premier véhicule a déversé le premier convoi, sous le regard interrogateur de nombreux curieux qui ont afflué sur les lieux pour en savoir plus.
Interrogé sur les principales motivations de cette décision, un officier PM a précisé que cette opération n’est ni ponctuelle ni fortuite.  «On a déguerpi les familles dont les enfants en âge de responsabilités se sont rendus coupables des actes de criminalité dans la ville», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, une autre source militaire a laissé entendre que cette opération de déguerpissement s’inscrit dans le cadre des stratégies arrêtées par la haute hiérarchie militaire pour lutter contre la criminalité à Kinshasa et dont les auteurs, pour la plupart des fils des hommes en uniforme, proviennent des camps militaires.
Notre tentative d’obtenir le point de vue de quelques responsables des familles concernées s’est avérée infructueuse. Nos interlocuteurs nous regardait avec mépris. Enervés, ils étaient méfiant. L’important pour eux étant de repérer les biens de la famille mêlés avec ceux d’autres familles. Car, dans cette vague de déménagement collectif, des cas de perte ne sont pas forcément à exclure.
Mais la cause principale de l’inquiétude a été l’ignorance du destin, étant donné que toutes ces familles soudainement transformées en «sans abri», ne savaient pas immédiatement la direction a prendre pour trouver une nouvelle habitation.

LA JOIE DES KINOIS
De nombreux Kinois, témoins des vagues de débarquements de ces familles, n’ont pas caché leur joie. Dans la foule, on a entendu des réactions allant toutes dans le sens d’encourager et de soutenir l’autorité dans sa démarche. Les enfants des militaires, usant des armes a feu de leurs parents commettent impunément des actes criminels dans la population civile.
Les plus exposées sont les habitants des quartiers voisins des camps militaires. Les hommes en armes instaurent la terreur et créent un climat d’insécurité totale et permanente surtout à des heures tardives de la nuit.
«Depuis les années Mobutu par exemple, le tronçon de l’avenue de la Victoire devant la concession de l’ex IEM, a constitué un passage de la mort. Il en est de même de l’axe de l’avenue du 24 Novembre, compris entre l’avenue Kabinda, dans la commune de Lingwala et la station service de Moulaert a Bandalungwa», a déclaré un homme d une quarantaine d’années.
Un autre Kinois a montré un doigt accusateur sur le camp militaire Lufungula, dans la commune de Lingwala. «Ils opèrent, arme à la main, sur l’axe avenue des Huileries 24 Novembre ainsi que dans les environs du Grand Marché de la capitale. Après le camp Kokolo, l’autorité ferait aussi mieux d’organiser la même opération au camp Lufungula», a-t-on entendu dans la foule.

LA TRAQUE DES KULUNA
La pertinence du fond de cette opération de déguerpissement massif des familles, renseigne qu’on est dans la logique de la traque des brigands, connus sous le néologisme de «Kuluna» a Kinshasa. Ainsi donc, le vœu de Kinois est que ce genre d’opération ne puisse s’arrêter en si bon chemin, quelles qu’en soient les conséquences.
Au-delà de cet acte, plus d’un observateur pense que l’idéal aura été de décaserner, la ville de Kinshasa. Autrement dit, les camps militaires hérités des Belges doivent être délocalisés et aménagés en dehors de la ville. Pour certaines personnes, cette proposition, bien que pertinente dans le fond, pêche cependant par l’irréalisme. Car, il faudrait du temps et beaucoup de moyens financiers et matériels. Laurel KANKOLE


SELON UN RAPPORT DE L'ASADHO DIFFUSE PAR RADIO OKAPI
L'entreprise chinoise CREC accusé de violer le code du travail congolais
L'Association Africaine de défense des droits de l'homme (Asadho) déplore les conditions des travailleurs congolais au sein de l'entreprise chinoise "CREC". L'ONG a rendu public un rapport à ce sujet dont elle a révélé le contenu lundi, au cours d'un point de presse , ténu à Kinshasa, rapporte la radio Okapi.
L'entreprise chinoise "CREC" s'occupe,dans le cadre du programme gouvernemental de cinq chantiers, de la réhabilitation de certaines artères principales. Dans son rapport, l'Association africaine des droits de l'homme (Asadho) accuse cette entreprise de violer le code congolais du travail.
Elle relève ainsi plusieurs griefs à charge de CREC, notamment, l'absence des mesures de sécurité sur les lieux de travail, le non respect des heures du travail, une faible prise en charge médicale en faveur des travailleurs, le non respect du taux de change dans les calculs de paie des salaires des travailleurs, ainsi que l'absence des contrats de travail en bonne et due forme entre l'employeur et les employés.
Selon Jean-Claude Katende, président de l'Asadho, son ONG avait enregistré des plaintes de plusieurs travailleurs de cette société avant d'initier une enquête du 17 au 21 novembre dernier, laquelle a débouché sur la confirmation de ces griefs. «Il faut, estime-t-il, des actions urgentes de la part du gouvernement congolais pour protéger la main d'œuvre congolaise».
L'Asadho recommande ainsi au ministère de l'Emploi, travail prévoyance sociale d'enquêter sur ce dossier et d'initier des mesures nécessaires à ce propos. Elle recommande aussi à l'inspection générale de ce ministère de contrôler régulièrement les activités de l'entreprise "CREC" et d'exiger la signature des contrats de travail entre cette société et tous ses travailleurs.
Le ministre de l'Emploi, travail et prévoyance sociale a reconnu avoir reçu des informations sur la manière dont les travailleurs de "CREC" sont traités. Il a promis d'impliquer l'inspection du travail pour trouver une solution à ce problème qui se pose, d'après lui, dans plusieurs autres entreprises du pays. Tiré de Radio Okapi.net

Mbuji-Mayi: l'enveloppe humanitaire 2010 estimée à plus de 31 millions USD
Plus de 31 millions de dollars américains seront nécessaires pour faire face à toutes les urgences prévisibles au cours de l'année 2010 dans la province du Kasaï oriental. Ce montant a été révélé, samedi à Mbuji-Mayi, à l'occasion de la présentation du plan d'action humanitaire provincial, a rapporté la radio Okapi.
Quatre principaux objectifs stratégiques doivent être atteints au terme de la mise en œuvre du plan d'action humanitaire 2010 au Kasaï oriental, selon le document présenté samedi à la presse. Il s'agit de renforcer la protection des populations civiles, réduire la mortalité et la morbidité, assister ou mieux protéger des personnes déplacées, rélocalisées ou retournées et restaurer les moyens de subsistance.
Pour atteindre ces objectifs, le ministre provincial des Affaires sociales, Roland Shodu, a invité les partenaires humanitaires à plus de réalisme dans l'exécution de ce plan d'action humanitaire. Tout en appréciant le travail que les agences du système des Nations unies fournissent sur terrain, il les a invités à être plus actifs dans leur réponse aux urgences et à ne pas se limiter seulement à la planification et à l'évaluation.
"Pour être un bon plan, par exemple, dans le secteur médical, nous avons eu des interventions qui ont contré la famine, la malnutrition des nourrissons, la mortalité et la morbidité. Dans les cas d'urgence, nous voulons surtout voir nos partenaires des Nations unies beaucoup plus présents dans l'action et non pas seulement dans les évaluations ", a-t-il déclaré.
Pour sa part, la communauté humanitaire de cette province a estimé que la mise en œuvre du plan d'action humanitaire doit demeurer un domaine de collaboration entre le gouvernement provincial et les partenaires humanitaires.
Se confiant à la radio onusienne Okapi, le chef de bureau du Programme des Nations unies pour le développement, Pnud/Kasaï oriental, Marie Tunis, a déclaré: " Nous espérons que toutes les crises qui émergent au niveau du Kasaï oriental ne seront pas uniquement le souci des humanitaires, mais en premier lieu du gouvernement. Même la réponse à chaque crise, nous souhaitons la trouver en collaboration avec tous les partenaires. C'est une collaboration souhaitée à la fois dans la programmation et dans la mise en œuvre " FDA/RO

CULTURE & DETENTE
APRES SON SUCCES AUTOUR DE LA PISCINE DU GHK
Werrason : cap sur le Zénith de Paris
L’année 2010 démarre avec beaucoup de succès pour le patron de Wenge MMM. Werrason a réussi totalement son concert le week-end dernier autour de la piscine du Grand Hôtel Kinshasa (GHK). Après ce triomphe, le « roi de la forêt » a désormais les yeux tournés vers le Zénith de Paris.

Se produire autour de la piscine du GHK n’est pas une chose facile. Les rares artistes musiciens congolais qui ont réussi à livrer des spectacles dans cet endroit sont à compter du bout des doigts à l’instar de Werrason qui a brillé de mille feux dans ce milieu VIP.
C’est un spectacle haut en couleur que le public a vécu autour de la piscine du GHK. Car le « roi de la forêt » a sorti ses griffes cette fois-ci du côté de la rumba. Werrason a proposé aux nombreux spectateurs une sélection des rumbas qu’il a puisé dans ses derniers albums : « Temps présent » et « Techno malewa ». Le grand invité à cette soirée, a été l’homme d’affaires congolais Didi Kinuani, patron du groupe Dikin.

Cap sur le Zénith de Paris
Après le GHK, Noël Ngiama Werrason et son groupe se préparent fiévreusement à livrer leur concert de Zénith à Paris. La date choisie pour ce grand spectacle est le samedi 13 mars 2010. Le « roi de la forêt » est très confiant pour le concert du Zénith de Paris. Ce sera une occasion pour le leader de la Zamba Playa de présenter officiellement à la diaspora congolaise et africaine son opus « Techno malewa ».
Le dernier album de Werrason a permis à celui-ci de se maintenir sur scène durant l’année passée. Outre le générique, les chansons comme « Par amour », « Diego music » … ont été appréciées par le public.
Il faut dire que Werrason est un habitué de la salle de Zénith. Il ne manquera pas, certes, à réaliser un spectacle époustouflant le samedi 13 mars prochain. Dieumerci MAYAMBI


A TRAVERS DEUX BELLES AFFICHES
Le cinéma africain à l’honneur au Centre Wallonie Bruxelles
Le Centre Wallonie Bruxelles vibre au rythme du cinéma africain, à travers deux belles affiches. La première projection est prévue le mercredi 27 janvier 2010. C’est le film sénégalais « Tilai » qui sera à l’honneur. C’est une œuvre cinématographique du réalisateur Idrissa Ouedraogo, avec comme acteurs Ina Cissé, Roukietou, Bany, …
Le film parle de l’inceste et tourne autour de deux personnes Saga et Nogma. Saga revient dans son village après deux années d’absence … Beaucoup de choses ont changé. Sa fiancée Nogma est devenue la deuxième femme de son père. Mais Saga et Nogma s’aiment toujours. Ils se rencontrent et font l’amour. Pour le village, c’est un inceste et Saga doit mourir.
Le deuxième rendez-vous cinématographique au CWB est fixé pour le jeudi 28 janvier 2010 avec le film malgache intitulé : « Quand les étoiles rencontrent la mer ». C’est une œuvre cinématographique du réalisateur Raymond Rajanarivelo avec Jean Rabenjamina, Rondro Rasoaanaivo, …

Sypnosis du film
Les habitants de Madagascar n’ont jamais cru au hasard. La nature par ses phénomènes leur impose sa loi et régit l’univers. Selon la croyance, un enfant né un jour d’éclipse de soleil possède une force incroyable de destruction et, pour qu’il ne détruise pas ses semblables, il doit subir l’épreuve du parc à bœufs. Le nouveau-né doit passer une nuit entière au milieu du parc. Mourir piétiné ou vivre et au petit matin, redevenir un homme comme tous les autres.
De la malédiction de sa naissance, Kapula, le boiteux gardera toute sa vie l’infirmité qui lui a donné son nom, ainsi qu’un certain pouvoir que personne ne domine, même pas lui. D.M.


Djouna reprend le chemin du studio
Djouna Mumbafu Big One veut effectuer un grand retour sur la scène discographique après avoir cartonné à travers son premier album intitulé : « Tonnerre de Brest ».
L’enregistrement du prochain tube de l’ancien animateur de l’Empire Bakuba se réalise au studio Meko, situé dans la commune de Limete. Cet opus s’intitulera « Foudre » et comptera 11 titres.
Malgré son absence sur le marché du disque, Djouna Mumbafu a été beaucoup sollicité l’année passée partout en Afrique : Zambie, Zimbabwe, Tanzanie, Guinée équatoriale … A en croire des sources proches de l’artiste, Djouna Mumbafu pourra effectuer une grande tournée dans les prochains jours en Europe. D.M.

VIVEMENT LE SPORT
COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS, ANGOLA 2010
Vice-président de la Fécofa, Roger Bondombe déplore l’absence des pays de l’Afrique centrale dans le carré d’as
Lentement et surement l’on s’achemine vers le dénouement de la Coupe d’Afrique des Nations, Angola 2010. L’on est déjà dans la phase décisive des demi-finales de l’épreuve continentale qui intervient régulièrement dans l’intervalle de deux ans. Roger Bondombe, l’un des vice-présidents de la Fécofa, déplore l’absence de pays de l’Afrique central dans le carré d’as du football continental dans la Coupe d’Afrique des Nations qui s’achève.

Au cours d’une interview exclusive, Roger Bondembe, ce magistrat de carrière et passionné de football regrette réellement l’absence de la sous-région de l’Afrique centrale, la Zone 4 à ce niveau de la compétition. D’abord, a-t-il dit «La sous-région de l’Afrique centrale n’était représentée à la phase finale de cette CAN que par deux pays, le Cameroun et le Gabon. Par contre l’Afrique de l’Ouest a aligné 7 pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Nigeria et Togo) bien que ce dernier a quitté la compétition d’une manière dramatique avant le démarrage de la compétition. L’Afrique du Nord a eu,quant à elle, 3 représentants (Algérie, Egypte et Tunisie) et l’Afrique australe a été présente avec 4 pays (Angola, Malawi, Mozambique et Zambie)».

Comment jugez-vous la prestation de deux représentants de l’Afrique centrale?
Le Gabon a fait une entrée remarquable dans la compétition. Il a bien débuté ses rencontres mais n’a su gérer cet acquis dans la suite de la compétition. Mais, le Gabon a une bonne équipe avec laquelle l’Afrique centrale peut compter pour la CAN 2012. Quant au Cameroun, c’est un habitué de la compétition, pour ne pas dire des phases finales. Il a timidement commencé la compétition. Cela est normal pour une équipe expérimentée. Malheureusement, le Cameroun est tombé, armes à la main, contre l’Egypte. Pourtant, le Cameroun était à mesure de gagner le match et faire la différence en seconde période. Nous ne devons non plus oublier que l’erreur d’arbitrage qui a fait que l’arbitre a validé un but qui n’en était pas un, a davantage assomé le Cameroun au moment où il était mené par un seul but d’écart.
Pour espérer revoir le Cameroun, ce geant de football continental trouver ses lettres de noblesse, son entraîneur Paul Legouen doit, à tout prix, chercher à renforcer ses compartiments de la défense et du milieu de terrain en prévision des grandes hostilités du mois de juin en Afrique du Sud, lors de la Coupe du monde.
Nous continuons à regretter l’absence du Cameroun. Ce sombre tableau de cette absence laisse voir la suprématie du football de l’Afrique du Nord et de l’Afrique de l’Ouest. Le premier aligne deux pays dans le carré d’as (Algérie, Egypte) et le second aussi en aligne deux (Ghana et Nigeria).

Comment expliquez-vous cette suprématie?
D’abord, l’organisation sur le plan infrastructure. Ces deux sous-régions sont en avance par rapport à l’Afrique centrale. Ils ont des stades, des écoles de formation des jeunes et les moyens de communication sont faciles, d’un pays à l’autre, d’une ville à une autre, contrairement à l’Afrique centrale.
Secundo, la facilité des transport fait que les différentes équipes de ces pays se retrouvent régulièrement dans des tournois au niveau des zones, d’où une certaine émulation qui se dégage et permet au football de ces pays de se développer.
Tertio, il y a particulièrement, en Afrique du Nord, la stabilité des joueurs dont la plupart évoluent dans leurs pays, contrairement à ceux de notre sous-région qui rêvent tous de l’Europe. C’est ainsi que l’ossature des équipes de l’Afrique du Nord est constituée des joueurs évoluant ensemble. D’où, la cohésion et la performance de ces équipes. Pascal LIKANA


15eme CHAMPIONNAT DE LA LINAFOOT
La deuxième journée de la phase qualificative intervient ce mercredi dans les différents sites
* AS Saint Luc et TP Ciod de Pangi déclarent forfait
Les stades nationaux retenus pour abriter les matches de groupes du tour qualificatif de la 15ème édition du championnat de la Linafoot seront en éffervescence ce mercredi avec les rencontres de la deuxième journée. Il s’agit des stades des Martyrs à Kinshasa avec deux rencontres, l’AS Veti Club de Matadi qui réçoit le TP Molunge de Mbandaka en lever des rideaux de celle qui oppose le CS Matiti Mabe de Bandundu à l’AS V. Club de Kinshasa.
Au stade Lumumba de Matadi, deux rendez-vous aussi au programme. D’une part, le DC Motema Pembe de Kinshasa sera reçu par l’AS Vutuka de Kikwit et d’autre part, en seconde rencontre, le TC Elima de Matadi affronte l’AS Babeti ya sika de Mbandaka.
Au stade Tshikisha de Mbuji-Mayi, il y a aussi deux rencontres: l’Olympic Club de Kinshasa reçoit Sanga Balende de Mbuji-Mayi avant l’explication entre Tshinkunku de Kananga et New Soger de Lubumbashi.
Quant au site de Lubumbashi, les joutes démarrant cet après-midi avec trois clubs seulement suite au refus de l’AC Saint Luc de Kananga d’y prendre part. il en est de même du TP Ciod de Pangi de la province de Maniema qui n’a pu effectuer le déplacement de Goma. Ce dernier site va poursuivre la compétition avec trois clubs.
Au stade Lumumba de Kisangani, tout serait prêt pour le démarrage de la compétition avec l’arrivée dans cette ville du délégué de la Linafoot. Pascal LIKANA

ETRANGER
REAGISSANT A L'ELAN DE SOLIDARITE INTERNATIONALE AVEC HAITI
Fidel Castro: «Dépechons des médecins, non des soldats»
Dans mes Réflexions du 14 janvier, rédigées deux jours après la catastrophe qui a détruit Haïti, pays voisin frère, j’écrivais :
« Dans le domaine de la santé et d’autres, Cuba, bien que pays pauvre en butte à un blocus, coopère depuis des années avec le peuple haïtien. Environ quatre cents médecins et spécialistes de la santé lui prêtent des services gratuits. Nos médecins travaillent tous les jours dans 227 des 337 communes du pays. Par ailleurs, au moins quatre cents jeunes Haïtiens se sont formés comme médecins dans notre pays. Ils travailleront maintenant auprès des renforts que nous avons dépêchés hier pour sauver des vies dans cette situation critique. On peut donc mobiliser sans efforts spéciaux jusqu’à un millier de médecins et de spécialistes de la santé qui sont presque tous déjà sur place et prêts à coopérer avec n’importe quel État qui souhaiterait sauver des vies haïtiennes et soigner des blessés. »
« Le chef de notre brigade médicale a informé : « La situation est difficile, mais nous avons déjà commencé à sauver des vies. »
Les personnels de santé cubains ont entrepris de travailler sans trêve heure après heure, de jour et de nuit, dans les rares installations restées debout, sous des tentes ou dans des parcs et des espaces publics, parce que la population redoutait de nouveaux tremblements.
La situation était encore plus grave qu’on ne l’avait imaginée au départ. Des dizaines de milliers de blessés réclamaient de l’aide dans les rues de Port-au-Prince, tandis qu’une quantité incalculable de personnes gisaient, vivantes ou mortes, sous les ruines des maisons de pisé et de torchis qui abritaient l’immense majorité de la population.
Même des bâtiments plus solides s’étaient effondrés. Il fallut aussi rechercher, au milieu des quartiers détruits, les médecins haïtiens diplômés de l’École latino-américaine de médecine (ELAM), dont beaucoup avaient été touchés directement ou indirectement par la tragédie.
Des fonctionnaires des Nations Unies sont restés attrapés dans plusieurs de leurs édifices, et des dizaines ont perdu la vie, dont plusieurs chefs de la MINUSTAH, une force de l’ONU, et on ignorait le sort des centaines d’autres membres de ce personnel.
Le Palais présidentiel s’était effondré. De nombreuses installations publiques, dont plusieurs hôpitaux, avaient été converties en ruines.
La catastrophe a bouleversé le monde qui en a été témoin grâce aux images des principales chaînes de télévision internationales. Les gouvernements ont annoncé de partout l’envoi de secouristes, d’aliments, de médicaments, d’équipements et d’autres ressources.
Conformément avec la position annoncée publiquement par Cuba, des personnels médicaux d’autres nationalités, dont des Espagnols, des Mexicains, des Colombiens, ont œuvré ardûment auprès de nos médecins dans les installations que nous avions improvisées.
Des organisations comme l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et des pays amis comme le Venezuela et d’autres ont fourni des médicaments et des moyens variés. Les personnels médicaux cubains et leurs chefs, faisant preuve d’une conduite dénuée de chauvinisme, ont refusé absolument de se mettre en vedette.
En des circonstances similaires, quand le cyclone Katrina fit d’énormes ravages à la Nouvelle-Orléans et y mit en danger la vie de milliers de personnes, Cuba avait offert de dépêcher une brigade médicale complète pour coopérer avec le peuple des États-Unis, un pays qui, on le sait, possède d’immenses ressources, mais manque de médecins formés et équipés pour le sauvetage de vies.
Ainsi donc, plus de mille médecins cubains de la Brigade Henry Reeve étaient prêts à partir, dotés des médicaments et des équipements pertinents, à toute heure du jour ou de la nuit vers cette ville proche de Cuba par sa position géographique.
Nous n’avions jamais supposé un instant que le président de cette nation refuserait cette offre et condamnerait à la mort nombre d’Étasuniens qu’on aurait pu sauver. L’erreur de cette administration-là a été peut-être son incapacité à comprendre que le peuple cubain ne voit pas un ennemi dans le peuple étasunien, ni ne l’accuse des agressions dont a souffert notre patrie.
Cette administration-là n’a pas été non plus capable de comprendre que notre pays ne mendie pas les faveurs ou les pardons de ceux qui ont tenté en vain, un demi-siècle durant, de le mettre à genou.
Dans le cas d’Haïti, notre pays a accepté aussitôt, à la demande des autorités étasuniennes, de permettre le survol de notre région orientale et d’offrir d’autres facilités nécessaires pour pouvoir prêter au plus vite de l’aide aux Étasuniens et aux Haïtiens touchés par le séisme.
Cette conduite morale de notre peuple, de pair avec son équanimité et sa fermeté, n’a cessé de sous-tendre notre politique extérieure. Tous ceux qui ont été nos adversaires dans l’arène internationale le savent pertinemment.
Cuba est résolument d’avis que la tragédie qui a frappé Haïti, la nation la plus pauvre de notre continent, est un défi pour les pays les plus riches et les plus puissants de la communauté internationale.
Haïti est un pur produit du système colonial, capitaliste et impérialiste imposé au monde. C’est de l’étranger que l’esclavage y a été introduit, ainsi que la pauvreté qui en a découlé. Ce terrible séisme a eu lieu peu après le Sommet de Copenhague où les droits les plus élémentaires des cent quatre-vingt-douze États membres de l’Organisation des Nations Unies ont été bafoués.
La tragédie a déclenché, en Haïti, une course à l’adoption hâtive et illégale de garçons et de filles, au point que l’Unicef a dû prendre des mesures préventives pour empêcher le déracinement d’enfants qui seraient séparés de parents proches.
On compte déjà plus de cent mille morts. Nombre d’habitants ont perdu des bras ou des jambes, ou ont souffert des fractures, de sorte qu’ils doivent suivre un traitement que leur permettent ensuite de travailler ou de mener leur vie.
Il faut relever 80 % du pays et créer une économie assez développée pour satisfaire les besoins de la population dans la mesure de ses capacités productives. Il fut relativement aisé, compte tenu de leurs capacités productives et du niveau technique de leur population, de relever l’Europe ou le Japon, en comparaison des efforts à consentir en Haïti.
Là, à l’instar d’une grande partie de l’Afrique et d’autres régions du Tiers-monde, il est indispensable de créer les conditions d’un développement durable. Dans seulement quarante ans, l’humanité comptera plus de neuf milliards de membres et doit faire face aux changements climatiques que les scientifiques acceptent comme une réalité inévitable.
Or, au beau milieu de la tragédie, sans que nul ne sache pourquoi ni comment, des milliers de soldats de l’infanterie de marine, des troupes aéroportées de la 82ème division et d’autres forces militaires des USA ont occupé Haïti. Pis encore, ni l’Organisation des Nations Unies, ni l’administration étasunienne n’a offert à l’opinion publique mondiale une explication au sujet de ce déploiement de forces.
Plusieurs gouvernements se plaignent que les avions qu’ils ont envoyés en Haïti n’ont pas pu y atterrir pour débarquer des ressources humaines et techniques.
Divers pays annoncent, de leur côté, qu’ils enverront d’autres soldats et équipements militaires. Ce qui, à mon avis, contribuerait à aggraver encore plus le chaos et à compliquer la coopération internationale, déjà complexe en soi. Il faut en discuter sérieusement et assigner à l’ONU le rôle dirigeant qui lui incombe dans cette question délicate.
Notre pays remplit une mission strictement humanitaire. Il fournira les ressources humaines et matérielles à sa portée. La volonté de notre peuple, fier de ses médecins et coopérants dans des activités vitales, est grande et sera à la hauteur des circonstances.
Notre pays ne refusera aucune coopération importante qu’on lui offrirait, à condition toutefois qu’elle soit en accord avec l’importance et la valeur de l’aide qu’on exigerait des ressources humaines de notre patrie.
Il est juste de signaler que nos modestes moyens aériens et les importantes ressources humaines que Cuba a mises à la disposition du peuple haïtien n’ont eu aucun mal à arriver à destination. Dépêchons des médecins, non des soldats ! Fidel Castro Ruz»

ETRANGER
Soudan: Omar el-Béchir visé par un jet de chaussure, comme Bush
Un homme aux motivations inconnues a lancé lundi sa chaussure en direction du président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), sans l'atteindre, ont indiqué des témoins.
Cet homme a retiré sa chaussure et l'a lancée en direction du président Béchir alors que ce dernier se trouvait dans le hall du "Qaat as-sadaqa", centre des congrès au coeur de la capitale soudanaise, ont dit des témoins sous couvert de l'anonymat. Les forces de sécurité ont aussitôt arrêté l'individu qui n'a pas atteint Omar el-Béchir avec son jet de chaussure.
Le "lanceur de chaussure" est un homme âgé d'une quarantaine d'années se nommant Adil Mohammed Fath al-Rahman Mahjoub et souffrant des troubles psychiatriques, a indiqué l'agence de presse officielle Suna.
"Il voulait remettre une lettre au président de la République (...), mais il a été intercepté par les gardes du président qui lui ont signifié qu'il ne s'agissait pas du lieu et du moment appropriés. Il a alors retiré sa chaussure et l'a lancée", a ajouté l'agence.
L'homme "n'est affilié à aucun parti politique, mais a déjà occupé des postes dans l'administration (...) il n'était pas armé" a souligné Suna, précisant que le lanceur de chaussure était actuellement traité dans un hôpital psychiatrique et qu'il serait plus tard remis à sa famille.
Le 14 décembre 2008, dans un geste qui lui avait valu un statut de "héros" dans le monde arabe, le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi avait lancé ses chaussures sur l'ancien président américain George W. Bush lors d'une conférence de presse d'adieu de ce dernier à Bagdad, en criant: "C'est le baiser d'adieu, espèce de chien !".
Condamné à un an de prison pour "agression contre un chef d'Etat en visite officielle", Mountazer al-Zaïdi a été libéré au bout de neuf mois pour bonne conduite. Mais craignant pour sa sécurité, il s'est réfugié au Liban.
M. Béchir a pris le pouvoir en juin 1989 à la faveur d'un coup d'Etat soutenu par les islamistes. Il est candidat à sa succession lors des élections -présidentielle, législatives, et régionales- d'avril prochain.
Le raïs soudanais est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui l'accuse de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie depuis 2003 à une guerre civile complexe. Ce conflit est à l'origine de 300.000 morts selon les estimations de l'ONU - 10.000 d'après Khartoum - et 2,7 millions de déplacés. AFP

Liberia: la présidente Ellen J. Sirleaf annonce sa candidature en 2011
La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, élue en 2005, a annoncé sa candidature pour un deuxième mandat à la présidentielle de 2011, malgré sa promesse précédente et l'avis d'une Commission nationale recommandant son inéligibilité pendant trente ans.
"J'annonce aux milliers de supporters qui m'écoutent et ceux de la diaspora que je serai candidate" en 2011, a déclaré lundi soir à Monrovia Mme Sirleaf dans un discours à l'Assemblée nationale.
"Je le répète. Je serais candidate, une candidate recommandable", a-t-elle insisté.
En 2005, Mme Sirleaf avait promis au cours de la campagne électorale de ne pas se présenter pour un deuxième mandat si elle était élue.
"Les recommandations portant sur des investigations criminelles, la création d'un tribunal de guerre, des sanctions publiques ainsi que des délits et investigations économiques, ont fait l'objet de débats depuis la publication du rapport final de la TRC (Commission Vérité et Réconciliation)", a déclaré Mme Sirleaf, première femme élue chef d'Etat en Afrique.
"Pour résoudre ce problème, je propose que des amendements soient faits à la loi créant la Commission nationale des droits de l'Homme, de sorte que cette commission travaille en collaboration avec le ministère de la Justice pour déterminer les recommandations de la TRC qui sont applicables et en conformité avec nos lois et notre Constitution", a-t-elle ajouté.
Le rapport de la TRC, publié en juin 2009, a enquêté sur les crimes commis dans le pays de 1979 à 2003, dont les 14 ans de guerres civiles (1989-2003) ayant fait quelque 250.000 morts.
Dans ses conclusions, la TRC a notamment souhaité que la présidente Sirleaf n'ait plus le droit d'occuper un poste officiel pendant 30 ans, en lui reprochant d'avoir financièrement soutenu la guerre civile au Liberia.
La TRC a aussi recommandé que huit ex-chefs de guerre, dont Prince Johnson, comparaissent devant un tribunal spécial au Liberia pour "crimes contre l'humanité". Prince Johnson a également annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle de 2011. AFP

Nigeria: 63 jours sans président, le pays s'enfonce dans l'inconnu
* Plus de 300 morts dans le centre du pays, un président malade et invisible depuis 63 jours, des anciens "militants" qui menacent de reprendre les armes au sud, l'armée qui juge nécessaire de réaffirmer sa légalité: le Nigeria s'enfonce dans l'inconnu chaque jour un peu plus.
Depuis qu'officiellement le pays est revenu en 1999 à la démocratie avec l'élection d'Olusegun Obasanjo, tout de même un général en retraite, l'hypothèse d'un retour aux "vieux démons" était totalement écartée: malgré des élections largement truquées et un mélange sulfureux entre politique et affairisme, la plupart des analystes s'accordaient à juger que le processus enclenché était sur la bonne voie.
"Aujourd'hui, tout est possible", estime un diplomate, même si des experts militaires consultés par l'AFP estiment une option militaire improbable, pour l'instant. "La haute hiérarchie aurait beaucoup à y perdre", juge l'un d'eux.
Pas de bruits de bottes mais "pas d'Etat, pas d'autorité", relève un diplomate selon qui l'armée et les forces de sécurité sont plus que jamais l'épine dorsale du pays. Et pour le principal parti d'opposition, Action Congress, "les choses n'ont jamais été aussi mauvaises pour la démocratie".
Dernièrement un ex-ambassadeur américain en poste au Nigeria de 2004 à 2007, John Campbell, n'excluait plus un putsch "si la crise (institutionnelle) actuelle devient incontrôlable".
Les militaires, analysait-il, "justifieraient leur action en disant qu'il faut combattre les extrémistes", au sud pétrolifère et au nord où les idées islamistes se développent.
Car au nord, les heurts à connotation islamiste et/ou ethnique se sont multipliés depuis six mois: entre 800 et 1.700 morts l'été dernier, 70 morts fin décembre et la semaine dernière au moins 326 morts au centre du pays, une zone ultra sensible où chrétiens et musulmans éprouvent de grandes difficultés à cohabiter.
A la suite des affrontements de Jos (centre), l'armée a estimé nécessaire lundi de sortir de son silence: "l'armée continuera à contribuer à l'affermissement de la démocratie", a déclaré le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Danbazzau.
Traduction selon plusieurs journaux mardi: la "grande muette" exclut un coup d'état.
Le général, qui a partiellement consigné les troupes dans les casernes, a dénoncé des "tentatives visant à entraîner l'armée" sur un terrain politique en pleine ébullition. La bataille tourne à la guerre de succession du président dont on n'a vu aucune image depuis son hospitalisation en Arabie saoudite le 23 novembre.
Le sénat, le parti au pouvoir (PDP) sont de plus en plus divisés sur la question: le vice-président Goodluck Jonathan, un chrétien du sud, doit-il formellement terminer le mandat de M. Yar'Adua, un musulman du nord, jusqu'en avril 2011?
Selon une règle non écrite mais bien établie d'alternance tous les huit ans, la présidence doit revenir aux musulmans jusqu'en 2015, après deux mandats d'Olusegun Obasanjo. Devant le blocage et les tiraillements palpables entre nord et sud, la justice s'en est mêlée: vendredi, la Haute cour fédérale a donné 14 jours au gouvernement pour décider si Yar'Adua est apte à gouverner.
La paralysie n'épargne pas l'économie: le président ne pouvant pas signer une loi fixant de nouvelles règles du jeu pour les compagnies pétrolières opérant au Nigeria, 8ème exportateur mondial, celles-ci ont pratiquement suspendu leurs investissements.
C'est dans ce contexte que des chefs de groupes armés du Delta pétrolifère du Niger ont menacé lundi de reprendre les armes.
Leurs actions avaient fait chuter la production du pays d'un tiers depuis 2006 et, après avoir accepté fin 2009 une amnistie présidentielle, ils se disent aujourd'hui "trahis".
"Cela pourrait contribuer à l'escalade, dans un contexte politique déjà surchauffé". AFP

Crash au Liban: pas de survivants, les boîtes noires recherchées
D'importants moyens de recherches étaient déployés mardi sur le site du crash de l'avion d'Ethiopian Airlines, près des côtes libanaises, avec pratiquement plus aucun espoir de retrouver des rescapés et l'objectif de découvrir les boîtes noires. Quelques débris, dont une partie de l'aile gauche de l'appareil, ont été retrouvés par la marine libanaise, a affirmé un communiqué de l'armée dans l'après-midi.
Secondé par la Force des Nations unies au Liban (Finul), le navire de guerre américain USS Ramage, équipé de sonars, poursuivait ses recherches au large du sud de Beyrouth où s'est écrasé l'avion qui a décollé en pleine tempête, selon le communiqué.
Plus de vingt-quatre heures après l'accident, il restait peu d'espoir de retrouver un survivant.
"Les recherches se concentrent sur une zone de 35 km² au large de Khaldé (6 km au sud de l'aéroport de Beyrouth)", a indiqué à l'AFP le ministre des Transports Ghazi Aridi.
Pour des causes encore inexpliquées, le Boeing 737 d'Ethiopian Airlines s'est abîmé en mer lundi quelques minutes après son décollage, à 02H30 locales (00H30 GMT), de l'aéroport de Beyrouth, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais et trois Français.
"Il n'y a aucune réponse tant que nous n'avons pas retrouvé les boîtes noires", a souligné le ministre.
Quatorze corps ont été repêchés jusqu'à présent, dont ceux de deux enfants, nés en 2006 et 2007, d'après l'armée.
"Il est très difficile d'imaginer qu'il y a des survivants", a indiqué mardi un haut responsable des services de sécurité.
Une porte-parole de la compagnie Ethiopian Airlines a également estimé comme "très peu probables" les chances de retrouver des rescapés.
Selon M. Aridi, le pilote a confirmé avoir reçu des instructions de la tour de contrôle lui demandant de prendre une certaine direction, mais l'avion est parti dans un autre sens.
"Il a donné son ok après avoir reçu des instructions lui disant d'aller dans une direction, mais l'appareil a dévié, et quand la tour de contrôle a tenté d'entrer en communication avec lui, elle a perdu tout contact", a dit le ministre.
"Le temps orageux ne peut être la seule explication de cette catastrophe", a affirmé de son côté le capitaine Houmani, président du syndicat des pilotes de la Middle East Airlines (MEA), le transporteur national libanais.
"Le moteur ne lui a peut-être pas permis d'aller dans la direction voulue, ou il y a peut-être eu un problème d'hydraulique, mais on ne peut pas se lancer dans des hypothèses avant la découverte des boîtes noires", a-t-il précisé à l'AFP.
D'après le capitaine Habib Karam, ancien président de ce syndicat, l'avion aurait pu entrer dans un cumulonimbus, ce qui a pu le déstabiliser. "Si le pilote entre dans ce type de nuage, c'est fini", ajoute-t-il.
Pour Vincent Favé, expert aéronautique français, "en cas de gros orage, des rafales verticales très importantes au coeur d'un nuage ont une conséquence directe sur la pilotabilité de l'avion, parce que la vitesse de l'avion va évoluer et éventuellement l'appareil peut décrocher suivant la vitesse à laquelle il est en train de voler".
Le Bureau français d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile participait également à l'enquête. Des témoins ont raconté avoir vu une boule de feu plonger dans la mer.
Les autorités libanaises et la compagnie éthiopienne ont écarté "tout acte de sabotage" ou "terroriste".
Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu'ils allaient envoyer des experts pour aider le gouvernement libanais dans l'enquête sur l'accident.
Parmi les passagers se trouvait Marla Sanchez Pietton, l'épouse de l'ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton. AFP

APPRENDRE & COMPRENDRE
Le téléphone portable et le gorille
*Victimes de la déforestation à outrance, menacés par l'exploitation minière, l'avenir des grands singes est très sombre.
Nos cousins les grands singes sont en train de disparaître. On aimerait dire... lentement. Mais, en réalité, la diminution de leurs populations est rapide. Une réunion, tenue à Paris entre responsables du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) et de l'Unesco, a d'ailleurs tiré la sonnette d'alarme. En effet, vingt-trois pays d'Afrique et d'Asie abritent ces grands primates, animaux vivant dans des forêts surexploitées et massacrées dont les surfaces se réduisent comme peau de chagrin. Ainsi, 80 % des forêts abritant des orangs-outangs à Sumatra et à Bornéo ont disparu au cours des vingt dernières années !
Si ce rythme se poursuit - et rien ne laisse penser qu'il puisse se ralentir -l'orang-outang disparaîtra en même temps que la forêt sans laquelle il ne peut vivre. Il en subsiste environ 27.000 aujourd'hui. Qu'en sera-t-il demain ?

Moins de 600 gorilles au Congo
La situation des gorilles est pour le moins aussi préoccupante. Au Congo, où ils sont aujourd'hui moins de 600, leurs maigres populations sont directement menacées par l'exploitation forestière et surtout minière.
Le Congo dispose de ressources importantes en métaux rares et précieux dont le tantale, un métal dur et résistant, nécessaire à la fabrication des ordinateurs et des téléphones portables. Or, l'exploitation de son minerai, le coltan, se fait dans des conditions désastreuses au détriment de la forêt qui part en lambeaux et où les gorilles "ne se retrouvent plus".
Il existe ainsi une surprenante et consternante corrélation entre notre boulimie de technologies et le rapide déclin des gorilles, pas seulement d'ailleurs en République démocratique du Congo, mais aussi en Ouganda et au Rwanda.
Une note optimiste toutefois : les gorilles du Parc national ougandais de Bwindi ont vu leur effectif augmenter de 17 % depuis 1989.

Les mesures de protection seront-elles suffisantes ?
Les ouvriers exploités et mal payés qui extraient le coltan à leurs risques et périls, car les accidents dans ces mines sont nombreux et dévastateurs, n'hésitent pas à se nourrir de "viande de brousse", souvent prélevée sur des animaux protégés dans des parcs et des réserves. Les chimpanzés et bonobos n'échappent pas aux effets du braconnage, de sorte que les quatre espèces de grands singes, nos cousins les plus proches, sont toutes en grand danger.
On est très loin encore d'une prise de conscience écologique au niveau de ces pays pour qui ces animaux sont plus des butins de chasse que des valeurs patrimoniales telles que nous pouvons, en Occident, les considérer.
À l'issue de la réunion de Paris, une stratégie de protection fondée sur des programmes nationaux a été élaborée. Un plan que dix-sept des vingt-trois pays concernés ont déjà accepté.
Seul l'avenir dira si ces mesures seront suffisantes pour permettre à nos plus proches cousins de continuer à vivre désormais sous notre protection, car nous sommes immédiatement responsables de leur avenir et de leur survie.
Tiré de Santémagazine


Le miel, aliment ou remède
Le miel est avant tout la nourriture destinée aux abeilles. Il est le produit du nectar des fleurs et du miellat (sécrété par les pucerons), récolté par les abeilles et transformé par les enzymes de leur estomac en glucose et en fructose. La riche teneur du miel en glucose (env. 30%) lui permet de passer très rapidement dans le système circulatoire.
On distingue le miel de fleurs (produit par les abeilles à partir du nectar) et le miel de forêt (issu du miellat). Le miel est extrait par centrifugation à froid ou à chaud, le pressage, ou des processus d'égouttage - ou de déposition.

Scientifiquement parlant
Il existe un secteur scientifique qui se penche sur les qualités thérapeutiques des produits des abeilles et du miel, c'est «l'apithérapie». Le miel contient plusieurs substances qui empêchent le développement de diverses bactéries.
Le miel se compose à 80% de sucres divers, principalement le glucose et le fructose. Ce sont les différentes sortes de sucres qui valent au miel ses effets bénéfiques.
Il contient en outre des acides, de l'acétylcholine pour la transmission des influx au système nerveux, des enzymes, des protéines, des acides aminés libres, des acides organiques, plus de 300 substances aromatiques, pigments, minéraux et vitamines. Le miel a des propriétés antioxydantes qui freinent le vieillissement.
En dépit de toutes ces vertus, le miel doit être consommé avec modération car, comme tous les produits contenant du sucre, l'abus peut entraîner des caries et de fortes variations du taux de glycémie.

Le miel : un remède ?
Le miel est un antibiotique naturel. Le lait ou l'infusion, sucrés au miel, soulagent le rhume et la toux. Dans l'eau chaude ou l'infusion de sauge, il convient aussi aux gargarismes.
Le miel est aussi un fournisseur d'énergie rapide dans les états d'épuisement, l'effort physique ou intellectuel, car glucose ou fructose passent directement de la bouche au coeur et au cerveau, consommateurs de grande énergie. Le miel est aussi "du baume pour les nerfs".

Acheter du bon miel
Acheter du miel est affaire de confiance. En achetant directement un miel auprès du producteur, on est sûr de sa provenance.
Si on n'a pas cette possibilité, mieux vaut acheter son miel dans un magasin qui peut renseigner sur l'origine.
Outre la provenance, le traitement du miel est décisif de la qualité. Ce produit naturel pâtit de la chaleur. Chauffé à plus de 40 degrés, on détruit ses précieuses substances. Par contre, le miel centrifugé à froid conserve entièrement ses effets. Il faut donc le préférer, malgré son prix légèrement plus élevé.
Une grande part du miel n'est pas chauffé lors de l'extraction et de la mise en pots. Il est donc naturel.

La cristallisation est signe de qualité
Oubliez le préjugé selon lequel le miel cristallisé serait de médiocre qualité. C'est tout le contraire : la cristallisation est justement signe d'un produit de haute qualité. Si un miel est chauffé à plus de 40 degrés lors de la centrifugation ou de la mise en pots, il cristallise lentement, en cristaux grossiers.
Il suffit de chauffer un miel cristallisé au bain-marie (40 degrés max.) pour le liquéfier. Le chauffage direct au micro-ondes est à éviter.
A l'extraction, le miel est clair et épais. Avec l'entreposage, il se fige, car il contient du glucose qui se candit. Plus il contient de glucose, plus il se fige vite (miel de trèfle). Si le fructose est plus abondant (miel d'acacia), le miel reste liquide un à deux ans.
On observe chez les miels contenant très peu d'eau, la formation d'une "fleur" à la surface. C'est un phénomène naturel qui ne nuit pas à la qualité Dites-nousdocteurs.net


Traiter les parasites du chat
Le problème n’est pas à négliger, d’autant que certains parasites peuvent se transmettre à l’homme. Signes d’alerte et modes d’emploi des bons traitements.
Chat d'appartement ou de jardin, les parasites ne font pas la différence. Observez attentivement votre animal : il est abattu, apathique, boude sa nourriture, fréquente souvent sa litière, régurgite sans cesse, ou se cache... ce sont les symptômes d'un mal-être.

Les parasites externes

Les puces : elles transitent d'un animal à l'autre. Traitez sans tarder, car elles se reproduisent vite et pondent allègrement dans les tapis, les coussins, les sols.
Attention aux allergies cutanées. Le chat se gratte anormalement, se lèche et se mordille localement. Des petites lésions apparaissent, offrant un terrain propice aux germes de toute sorte.

Traitement :
si le peigne n'en vient pas à bout, optez pour une poudre insecticide spécial "chat". Méfiez-vous du collier antiparasitaire (ou assurez-vous de sa non-toxicité), si vous avez des enfants, ou d'autres animaux.
Le traitement en pipette est efficace, mais doit être renouvelé après trois semaines/un mois (si les puces font de la résistance), et coûte cher. Certains de ces traitements éloignent aussi les tiques, relativement rares chez le chat, mais porteuses d'une mauvaise maladie parasitaire du sang.
En homéopathie : Ledum palustre 5 CH (trois granules, matin et soir) soulage ses démangeaisons. Les oligoéléments cuivre/or/argent renforce ses défenses immunitaires.

La teigne :
cette maladie de peau est due à un champignon. Surveillez les petites zones chauves dans le pelage et consultez un vétérinaire.
Attention : elle est transmissible à l'homme (rougeurs prurigineuses), et aux autres animaux.
Traitement : sous forme de fongicide chimique, en pommade ou en comprimés, il tue le champignon. Nettoyez avec soin les endroits où le chat se couche.
En homéopathie : manganèse et cuivre/or/argent complètent le traitement allopathique.

La gale ;

cet acarien se loge dans le conduit auditif, forme des croûtes de couleur sombre, cause une inflammation de l'oreille et un excédent de cérumen à l'odeur désagréable.
Attention : ce parasite est parfois responsable de la surdité, des chats blancs en particulier.
Traitement : des gouttes acaricides qui tuent le parasite, en plusieurs instillations.
En homéopathie : les granules de Kali-phosphoricum soulagent efficacement la douleur.

Les parasites internes
Les vers ronds et les vers plats (ascaris, ankilystomes et ténia) sont des parasites internes auxquels les chatons sont particulièrement sensibles.
Attention : votre chat mange trop, mais il maigrit. Il y a du sang dans ses selles.
Traitement : un vermifuge polyvalent, en comprimés ou en pâte, qui élimine le parasite et doit être administré régulièrement.
En homéopathie : Cina 9 CH (dix granules, une fois par semaine) renforce les défenses des chats les plus fragiles et évite les réinfestations.

Bon à savoir
Apprenez-lui, dès deux mois, à se laisser examiner, à avaler un comprimé ou des granules, bref, à se laisser soigner sans se contorsionner et sortir furieusement les griffes. Cela vous simplifiera la vie.
Tiré de Santémagazine