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Nous sommes tous kimbanguistes!
Hier mardi 25 mai, les Kimbanguistes ont célébré Noël. Leur Noël. Notre propos n'est pas d'épiloguer sur la pertinence de telle ou telle autre date. Cela équivaudrait à discuter sur le sexe des anges. Tant au sujet de la Nativité, chaque confession religieuse voit midi devant sa chapelle. Le 25 décembre pour les catholiques romains et les églises réformées, une dizaine de jours plus tard pour les Orthodoxes...Nous ne cherchons pas non plus à verser dans un prosélytisme en faveur de l'Eglise kimbanguiste. Noël, fête de l'Amour, devrait être l'occasion pour tenter de sauver une église hantée par le démon de la division. .
Point n'est besoin de donner dans la langue de bois. L'Eglise kimbanguiste va mal.Très mal même. Depuis la mort de Dialungana Kiangani, dernier survivant des enfants Kimbangu,les Kimbanguistes sont divisés. L'Eglise est au bord du schisme. Une dissidence défie l'autorité du chef spirituel et représentant légal. Cette querelle de chapelles, qui s'observe même à l'extérieur du pays, ternit l'image de l'Eglise. Les Congolais non kimbanguistes auraient tort de laisser sombrer l'église inspirée par le prophète Simon Kimbangu. Car, l'Eglise kimbanguiste fait partie du patrimoine congolais. Mieux, d'un point de vue géopolitique, le kimbanguisme participe au prestige du pays. Voici une religion d'essence congolaise qui s'est universalisée. Voilà un prophète congolais dont la réputation a franchi les frontières du pays, voire du continent dans un monde où la tendance est à la ghettoïsation de l'Afrique.
L'enjeu que recouvre le sort de l'Eglise kimbanguiste dépasse donc le strict cadre religieux. Des pays comme l'Arabie Saoudite, la Palestine historique, et même l'Iran ne doivent pas leur renommée uniquement au pétrole. Ces pays ont le bonheur d'abriter des lieux saints de l'Islam. Résultat, tout musulman de par le monde est obligé de faire notamment le pèlerinage à la Mecque. Au-délà de l'aspect religieux c'est l'Arabie Saoudite qui engrange les dividendes multiformes consécutifs à ces flux migratoires. Même chose pour l'Iran qui attire chaque année les musulmans de confession chiite.
Antre du catholicisme romain, l’Italie tire aussi profit des retombées de la présence du Saint-siège sur son sol. On peut multiplier les exemples.
En cette année jubilaire, se mettre au chevet de l'Eglise kimbanguiste est un devoir pour tout Congolais. Il est un intérêt vital que cette confession religieuse refasse son unité. Le pays tout entier y gagnerait. Surtout si les pouvoirs publics et plus généralement l'élite réalisent enfin tout le bénéfice- leadership moral, visibilité du pays avec son corollaire qu'est le tourisme...-que la Rdc peut tirer d'une église kimbanguiste réconciliée. José NAWEJ
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ
Quel préjudice
pour Muzito !
(21/05/2010)
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
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Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire. José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila. José NAWEJ
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Edition n°3616 du Mardi 25 mai 2010 |
A LA UNE
Nouvelle confusion u sein du parti de TSHISEKEDI
UDPS : les "exclus" ignorent leur exclusion
* Affirmant ne pas être officiellement notifié de la décision, Me Joseph Mukendi attend cette notification du président national du parti en personne
Alors qu'il semblait s'en dégager, ces derniers temps, des signaux de normalisation en perspective du nouveau Congrès annoncé par son lider maximo, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) sombre à nouveau dans une confusion qui obstrue les perspectives de son relèvement. A la base, l'information faisant état de l'exclusion qu'aurait prononcée Etienne Tshisekedi lui-même en date du 10 mai à l'encontre de quatre membres, et non des moindres, de ses organes centraux : Aka Mantsia, François-Xavier Beltshika Kalubye, André Gauthier Diatezulua Nsiku, Jean Joseph Mukendi wa Mulumba et Léonard Kabeya Tshikuku. La décision, diffusée par Ali Risasi Kasongo, secrétaire national et porte-parole de l'UDPS, porterait les coordonnées n° 099/UDPS/PN/2010 du 10 mai 2010.
A leur charge, la décision se baserait sur leur " persistance à semer la confusion dans l'opinion par l'utilisation frauduleuse du nom et du sigle de l'UDPS, la désinformation, l'intoxication " et des mensonges à propos de leurs liens avec Etienne Tshisekedi, leur qualité d'engager le parti vis-à-vis des tiers. Les concernés, indique-t-on encore, sont frappés à la suite de leur dissidence qui serait caractérisée par des manquements graves, le rejet des statuts du parti et l'animation d'un organe ayant son propre siège en dehors de celui du parti. Bien entendu, ces griefs sont formulés, ou affirmés, au nom de Tshisekedi par la partie adverse conduite par Alexis Mutanda.
Qu'en disent donc les incriminés ? Contacté hier en milieu de soirée, Me Mukendi wa Mulumba s'est refusé de commenter la décision annoncée, expliquant qu'il n'en est pas encore notifié formellement. Tout en disant ne pas reconnaître ceux qui ont porté l'information à la connaissance du public, il dit, pour lui et ses autres collègues, attendre que Tshisekedi lui-même le saisisse par les voies appropriées.
Cette prise de position en rajoute donc à la confusion qui gangrenait déjà le bon fonctionnement du principal parti politique ayant mené la lutte pour la chute du régime dictatorial de Mobutu en vue de l'instauration de la démocratie en RDC. Une confusion qui se relance de plus belle au moment où " la fille aînée de l'opposition " annonçait avoir pris ses marques pour participer aux élections de 2011.
Par ailleurs, ces nouvelles contestations des décisions attribuées à Etienne Tshisekedi relancent la question de savoir finalement qui dirige l'UDPS. Depuis la maladie qui cloue Tshisekedi en convalescence en Belgique, l'on constate que toutes les décisions lui attribuées font systématiquement l'objet de contestation des deux factions, suivant l'intérêt que chacune peut en tirer. On l'a vu avec le Congrès organisé voici quelques années et qui a consacré la scission du parti. C'est depuis lors que Beltshika et Mutanda revendiquent chacun, les commandes du parti. On l'a vu aussi à l'occasion de l'interview que Tshisekedi avait accordée à Radio Okapi et dont les propos étaient mis en doute par l’aile de Righini dirigée par Beltchika, affirmant qu'il y aurait eu manipulation des propos du lider maximo.
A tout prendre, les observateurs se convainquent de plus en plus que le bras de fer qui oppose les deux factions révèle la lutte qui se serait déjà engagée au sein de l'UDPS pour la succession à son leadership. Ces observateurs regrettent alors que cette course au leadership vient briser l'élan du parti qui a décidé de s'engager dans la course électorale pour 2001, et remet en cause la dynamique de réunification qui s'observait ces derniers temps, depuis que, dans son interview mise en doute, Tshisekedi annonçait la tenue d'un nouveau congrès pour lequel il mettait sur pied une équipe de consultation conduite par Rémy Massamba. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Motion de censure contre le Gouvernement
Le député Valentin Bope dénonce les faussaires
Ce n'est pas de si tôt que s'estompera le scandale de faux et usage de faux dont avaient usé les initiateurs de la motion de censure contre le Gouvernement en insérant des doublons et des fantômes sur la liste des signataires. Concerné par ces cas d'irrégularité, le député Valentin Bope wa Bope Shamba est de ceux dont le nom s'était retrouvé à deux endroits sur la même liste. Choqué par cette situation, il a adressé, en date du 20 mai 2010, une lettre au Président de l'Assemblée nationale pour dénoncer cette situation et exiger des sanctions contre leurs auteurs.
Bope reconnaît, en âme et conscience, avoir signé pour la pétition au numéro 3 de la liste, mais affirme avoir été surpris de voir qu'au numéro 11, son nom était repris avec une fausse signature. " Cette pratique porte à ce jour un discrédit sur mon honneur et sur la crédibilité de ma personnalité. C'est pourquoi, je sollicite votre intervention pour que l'auteur de cet acte soit connu et réparation soit faite. " Exigence de Valentin Bope. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Election de 2011
La LIFDED mobilise déjà pour l'engagement politique de la population de Tshangu
Ce qui peut être considéré comme une première dans la ville de Kinshasa, c'est la campagne de sensibilisation sur la mobilisation pour l'engagement politique de la population du district de la Tshangu qu'a organisée la Ligue des femmes pour le développement et l'éducation à la démocratie (LIFDED), le samedi 22 mai dernier au Centre père Damien dans la commune de Masina. Une première dans la mesure où les femmes et les hommes de cette partie de la capitale sont préparés à l'avance sur la manière de prendre leurs engagements politiques devant les urnes.
Financée par Pain pour le monde, une structure allemande, cette activité a pour mission de sensibiliser la population sur l'attitude et le comportement à adopter lors de prochaines échéances électorales. Au regard des expériences malheureuses des élections de 2006, cette campagne a amené les participants venus de tous les coins de la Tshangu à comprendre que désormais il faudra bien lire et scruter les projets de société des partis politiques avant de voter pour tel ou tel autre candidat.
Dans une approche participative, la coordonnatrice de l'ONG LIFDED, Mme Grâce Lula a fait l'état des lieux des élections organisées en 2006 en RDC. Pour elle, les Congolais se sont engagés sans tenir compte ni des projets de société des partis politiques en lice ni de la moralité de différents candidats à divers échelons. " C'est dans ce rythme que nous avons voté des gens incapables de faire face à nos problèmes. Même les députés que nous avons élus, ils ne connaissent pas les réalités dans lesquelles nous vivons. Cela parce que même pendant les vacances parlementaires, ils ne rentrent pas dans les fiefs électoraux. Ils préfèrent se rendre en Europe maintenant qu'ils ont des moyens grâce aux voix que nous leur avions données. Ils oublient même qu'ils sont sensés rendre compte à la base de tout ce qu'ils ont fait comme travail au Parlement ", a-t-elle souligné avant d'inviter les participants à assurer le suivi de toutes les personnes votées mais qui ne font rien sur le terrain. Prenant le cas de la commune de Masina, la coordonnatrice de la LIFDED a posé à l'assistance la question de savoir si un député national ou provincial a déjà mis à profit ses vacances parlementaires pour circuler dans la municipalité en vue d'échanger avec la population sur des problèmes rencontrés quotidiennement ou sur ce qu'a été une session parlementaire ? A cette question, la salle a répondu en chœur par au grand non. Ce qui a poussé encore Mme Grâce Lula de soutenir que " nous avons voté sans tenir compte des projets de société et de la moralité des candidats. Voilà pourquoi, prochainement nous devons être éveillés si nous voulons vraiment reconstruire, mieux encore développer notre pays".
Dans sa démarche, la coordonnatrice a utilisé la méthode de Socrate, la maïeutique, pour permettre aux participants de faire ressortir les remords qu'ils ont de certaines personnes à qui ils ont donné des voix dans l'espoir de faire avancer le pays.
Les échanges enrichissants qui ont caractérisé cette rencontre ont poussé les habitants du district de la Tshangu à solliciter que la LIFDED puisse étendre cette campagne à travers toute la ville de Kinshasa pour préparer les Kinois à la prise des engagements sérieux lors des prochaines élections.
En écho, les animateurs de cette organisation non gouvernementale ont encore demandé aux participants de pouvoir relayer ce message dans leurs milieux de vie en vue d'atteindre ceux qui n'ont pas eu l'occasion de se déplaces. " C'est de cette manière que cette campagne connaîtra un véritable succès ", a souligné Mme Grâce Lula. Dorian KISIMBA
ENJEUX DE l'HEURE
Ministère du Budget
Jean Baptiste Ntahwa lance la réflexion sur la préparation du budget 2011
Le ministre du Budget, Jean Baptiste Ntahwa Kuderwa, a ouvert hier l'atelier sur les principes et modalités d'élaboration des Cadres des dépenses à moyen terme (CDMT) des secteurs de la santé et de l'EPSP dans la perspective du budget 2011. Cet atelier a pour but de permettre aux partenaires des secteurs concernés de s'approprier les principes et modalités d'exécution du CDMT en vue d'arrêter le budget 2011 sous cette approche. L'objectif ultime, a indiqué le Ministre du Budget, " est d'améliorer la qualité de la dépense afin de consacrer et d'aboutir à son efficacité, son efficience et sa performance. " Au bout du compte, il s'agit d'améliorer quantitativement et qualitativement le vécu quotidien des populations à travers l'amélioration des services sociaux de base inscrits dans les objectifs du millénaire.
Relevant que plusieurs autres forums se sont tenus sous le même thème, Jean Baptiste Ntahwa a souligné que la particularité du présent atelier " est que cette activité est inscrite parmi les activités du calendrier budgétaire, traduisant ainsi la volonté du Gouvernement de traduire ladite approche dans le programme annuel du Gouvernement, et cela à travers l'instrument par excellence et privilégié de gestion des finances publiques qu'est le budget. " L'autre volet de cette particularité est que " cet atelier vise à déterminer de façon concrète la procédure adéquate de cette budgétisation " pour transformer les notions théoriques acquises en chiffres dans les budgets.
Vu l'importance du travail attendu, le ministre du Budget a vivement recommandé aux participants de prêter une attention particulière et contribuer efficacement dans les échanges par des propositions constructives. " Je recommande que les expériences acquises tout au long de différents ateliers tant sur le processus CDMT dans son ensemble que sur ceux relatifs à la validation de la méthodologie des CDMT des secteurs de la santé et de l'enseignement primaire, secondaire et professionnel et des provinces soient mises à profit tout au long de ces trois jours de réflexions ", a insisté Jean Baptiste Ntahwa. Non sans raison car, a-t-il ajouté, le résultat attendu de cet atelier " est très capital ", puisqu'il servira de base pour asseoir progressivement les CDMT dans les secteurs et ministères sélectionnés tant pour l'exercice 2010 que pour les années à venir.
Auparavant, Ntahwa Kuderwa a commencé par rappeler le contexte ayant conduit à la mise sur pieds du CDMT que sont les objectifs du millénaire pour le développement à atteindre d'ici 2015. Pour s'y inscrire et s'y engager, le Gouvernement a élaboré et adopté le Document de stratégie pour la reconstruction et la lutte contre la pauvreté (DSCRP).
Au terme de l'évaluation de l'exécution de ce DSCRP, des leçons ont été tirées pour " dégager le besoin d'établir la cohérence entre les politiques, stratégies, priorités sectorielles avec le budget de l'état, entre les recettes et les dépenses publiques aux fins de réduire les écarts importants entre les prévisions budgétaires et les réalisations effectives des recettes et dépenses, entre les politiques nationales et les politiques sectorielles ou régionales. "
Ce constat a imposé une constante claire : " seules des politiques publiques cohérentes, appuyées des réformes bien administrées, peuvent infléchir la pauvreté et conduire à l'amélioration des indicateurs proposés dans le cadre du millénaire et qui touchent à la santé, à l'éducation, à l'alimentation et à l'environnement. " D'autre part, a encore dit Ntahwa, dans le souci d'améliorer et moderniser le climat des affaires en RDC ainsi que les finances publiques, le Gouvernement a engagé plusieurs autres réformes, notamment dans les domaines des mines, de la forêt et des entreprises publiques qui ont culminé avec la promulgation des codes minier, forestier et de la loi sur la réforme des entreprises publiques.
Le Ministre du Gudget a, cependant, fait montrer que les différentes et multiples réformes " n'ont pas donné les résultats escomptés, d'où l'option prise par le Gouvernement d'adopter un plan global des réformes des finances publiques. " Le plan d'actions attendu a le mérite, a-t-il conclu de " donner une lisibilité sur les différentes réformes à même de moderniser la gestion des finances publiques. " Jonas E. KOTA
INFOS INFOS
Accusé d’avoir outrepassé son mandat dans le dossier Trafigura, SPK et CF Congo
Me Nkwebe désavoué par Relcof !
Là où on s’attendait que les choses évoluent d’elles-mêmes, dans l’affaire opposant l’Ong Relcof à trois sociétés installées à Lubumbashi, dans la province du Katanga, voilà qu’une mauvaise donne vient gâcher la fête. C’est en ces termes que des sources proches de SPK et CF Congo expliquent ce qui serait passé à Lubumbashi. Au cours de l’audience du 19 mai 2010, l’Ong Relcof, partie plaignante au procès l’opposant aux sociétés Trafigura, SPK et CF Congo, aurait fait désavouer son avocat, Me Nkwebe Liriss, en lui reprochant d’avoir «trahi notre confiance et outrepassé sans limite la procuration» lui «confiée dans le cadre du mandat concernant Trafigura, SPK et CF Congo».
On rappelle que le tribunal de commerce à Lubumbashi avait scellé deux entreprises, à savoir SPK et CF Congo à la demande de Relcof. Car, indique-t-on, l’avocat était allé au-delà là où la pollution n’avait pas été démontrée. Logiquement, poursuivent les mêmes sources, lorsqu’on a retiré une plainte, les poursuites devraient s’arrêter. Mais, curieusement, nos sources se poursuivent que les trois Ong auraient récupéré cette plainte avec les services du même avocat désavoué par Relcof et le tribunal semble avoir accepté cette démarche. Ce qui étonne plus d’un observateur à Lubumbashi.
«Il y a vraiment de quoi faire accréditer la thèse d’un acharnement contre les sociétés visées», indiquent les observateurs au vu du retournement de la situation au tribunal parce que convaincus qu’après que Relcof ait décidé d’abandonner les poursuites contre Trafigura, SPK et CF Congo, la logique conseillerait de lever le scellé pour permettre à ces sociétés de reprendre leurs activités. «Mais, pourquoi Me Nkwebe, après son désaveu, tient-il toujours à empêcher ces sociétés de fonctionner? S’agit-il finalement d’une affaire personnelle là où on pensait qu’il défendait son client, en l’occurrence l’Ong Relcof», se demandent, en fin de compte, les observateurs. Voici, en fac similé, la lettre par laquelle Relcof a désavoué Me Nkwebe Liriss. FDA
NATION
Bas-Congo : la mauvaise gestion de l'argent du péage ruine la route
Depuis que l'argent du péage de la Nationale n°1 reliant Kinshasa à Matadi est géré par le Fonds national d'entretien routier, celle-ci se dégrade rapidement. La rétrocession de 20% des recettes à la province, qui lui permettait de faire des travaux utiles, ne suit pas et les agents de péage découragés se laissent corrompre.
Les routes se portent mal dans le Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa. Sur la Nationale n°1 qui relie la capitale congolaise à Matadi, capitale du Bas-Congo, des têtes d'érosion menacent la voie à plusieurs endroits. La chaussée est jalonnée de nids de poule et de dos d'âne. Rouler dessus est un casse-tête pour les conducteurs qui redoutent, à tout moment, des accidents. "Comment expliquer que cette route se détériore ainsi alors que le tarif du péage a été revue à la hausse ?", questionne Mabanga Mabaro, président de l'Association pour l'encadrement des transporteurs poids lourds du Bas-Congo.
Longue de 365 km, la Nationale n°1 a été réhabilitée en 2006, grâce à un financement de la Banque mondiale. Son entretien et le paiement du personnel étaient alors confiés à Malta Forrest, l'entreprise privée qui avait préfinancé les travaux de construction des trois postes de péage installés sur ce tronçon. Selon les autorités provinciales qui percevaient 20 % des recettes du péage (80 % étant gérés par Forrest), cette taxe produisait à l'époque 400 000 $ par mois. "Cela nous a aussi permis de réhabiliter et de construire d'autres routes, de jeter des ponts, d'embellir des ronds-points et d'éclairer des avenues", regrettent les autorités provinciales.
Gestion floue
des recettes
Mais depuis 2008, la gestion de ces recettes a échappé à la province. Elle a été confiée au Fonds national d'entretien routier (Foner), créé la même année avec comme mission de collecter les ressources nécessaires à l'entretien et à la protection des routes, et de la voirie urbaine d'intérêt national. Si les recettes ont entre-temps doublé voire triplé, atteignant selon certaines sources près de 2 millions de $ par mois, cette "passation de pouvoir" tarde à produire des effets sur le terrain. Vitale pour les imports-exports, l'état de la route Kinshasa-Matadi laisse aujourd'hui à désirer.
Après la création du Foner, le gouvernement central a confié la tâche d'entretien de cette route à l'entreprise chinoise Crec. Mais rien de concret n'a encore été fait. "L'idéal du péage n'a jamais été respecté. Les routes que cette entreprise devrait construire sont toujours en état de délabrement", rouspète Mabanga Mabaro. Le gouvernement provincial se plaint, pour sa part, de ne pas recevoir ce qui lui revient. Au lieu de 20 % sur les recettes actuelles, il ne lui serait rétrocédé que 120 000 $ le mois et de manière irrégulière. "Nous aurions pu faire beaucoup de choses", disent les autorités locales. Des travaux d'asphaltage se sont arrêtés à Matadi, les toilettes sont hors d'usage aux postes de péage et plusieurs territoires restent enclavés par manque de routes et ponts en bon état…
Une solidarité démotivante
Au Foner, les explications ne manquent pas. "Le Foner est un fonds de solidarité nationale", dit une source ayant requis l'anonymat. Une part des recettes des péages irait à l'exécution d'autres travaux, notamment la modernisation des grands boulevards à Kinshasa… D'après la même source, le Foner a adressé une demande aux gouvernorats des provinces pour qu'ils envoient leurs programmes prioritaires d'entretien des routes. Ceux-ci devraient déboucher sur l'élaboration, avec le ministère des Travaux publics, infrastructures et reconstruction, d'un programme national d'entretien routier. "Mais le Bas-Congo n'a pas encore répondu."
En attendant la route s'abîme et les agents qui perçoivent les taxes se démotivent. Depuis trois ans, ils travaillent sans contrat et se plaignent d'être mal rémunérés. Ils gagnent, selon les grades, entre 100 et 1100 $. "C'est une tentation de brasser d'importantes sommes d'argent et d'en gagner si peu à la fin du mois", enrage l'un d'eux. Les plus mal payés ont déserté leur poste. Ainsi au péage de Lukala (170 km de Matadi), seuls cinq guichetiers travaillent au lieu de dix. Pour compléter leurs maigres salaires et malgré le risque d'encourir des sanctions, certains trouvent de petits arrangements avec les transporteurs routiers. "C'est l'unique moyen de se faire un peu d'argent", justifient-ils, expliquant que toutes leurs revendications n'ont jusque-là guère trouvé d'écho satisfaisant auprès des autorités. Syfia Grands Lacs
NATION
Sud Kivu : le PPRD soutient la candidature de Marcellin Cisambo au gouvernorat
Une forte délégation du PPRD composée notamment de la Secrétaire générale adjointe, Marie Madeleine Mienze, et du Secrétaire exécutif adjoint de l'AMP, Koyagialo, a séjourné à Bukavu dans la province du Sud-Kivu. Selon notre source, un accueil chaleureux a été réservé à Marcellin Cisambo. En clair, la population de Bukavu manifeste présentement la hâte de voir une nouvelle équipe soudée à la tête de leur chère province. Cela, pour mettre fin aux crises a répétition que connait cette contrée de la RDC.
Dans un meeting populaire tenu au siège du PPRD à Bukavu, la délégation venue de Kinshasa a insisté sur les enjeux et la mission assignée au futur gouverneur, au moment où le Sud-Kivu vient de renouer avec la paix et l'unité. Le secrétaire exécutif de l'AMP, Koyagialo a, à son tour, présenté aux militants, le candidat de la plate-forme, Marcellin Cisambo au poste de gouverneur du Sud-Kivu. Ce dernier sera secondé par Jean-Claude Kibala, actuel gouverneur intérimaire. Selon lui, l'AMP accorde tout son soutien à cette nouvelle équipe pour présider aux destinées de la province du Sud-Kivu. Il a aussi rappelé la mission assignée au nouveau gouverneur, à savoir, conduire la concrétisation des cinq chantiers et poursuivre le processus de pacification de cette partie du pays pour le bien être de la population Sud-kivutienne.
Profitant de ce séjour au Sud-Kivu, la délégation du PPRD s'est rendue à la 5ème Communauté des églises libres pentecôtistes d'Afrique (CELPA), pour relancer les activités avicoles. C'est un projet pilote qui devra alimenter les autres coins de la province. Dans la même foulée, le terrain des associations du Club des jeunes sportifs de Bukavu a été visité. Au cours de cette visite, il a été promis la réhabilitation du stade de Bukavu, dans lequel s'entraîne la jeunesse sportive championne de la province du Sud-Kivu. Ceci, pour barrer la route à ceux qui veulent lotir ce terrain frauduleusement.
Sur le chemin de retour, la délégation de Kinshasa s'est rendue à Kashali, à l'ancienne coopérative où a été annoncé aux militants du PPRD un don des vélos aux responsables des structures de base. Par ailleurs, un marché a été inauguré dans ce même coin de Bukavu où les commerçants vendaient à même le sol. Cela entre dans le cadre de concrétisation de la promesse faite à la population. S. Simon TSOUMBOU
NATION
Lubumbashi : après la panique, le calme règne
Dimanche dernier, les habitants du chef-lieu du Katanga ont regagné très tôt leurs domiciles contrairement à leurs habitudes. A la base de cette rupture dans le vécu quotidien qui caractérise la population de la ville cuprifère, une panique qui est plus le fait d'une certaine rumeur. Et comme cela se fait surtout dans les grandes villes, une peur sans le moindre mal a pris en otage les habitants de Lubumbashi qui craignaient que le pire ne se produise.
Rumeur, cela semble avoir été bel et bien le cas. Car, à en croire des sources dignes de foi, tout serait parti de Manono à plus de 400 km de Lubumbashi d'où seraient partis des éléments armés à qui l'on, prêtait des intentions de proclamer une sécession dans le chef-lieu de la province chère à Nguz a Karl-i-Bond. Face à cette alerte, les autorités locales ont pris quelques dispositions pour éviter toute surprise au cas où cette situation se vérifiait.
C'est pour cette raison qu'en voyant des militaires se déployer en tenue pour garder les édifices publics, les gens ont pris en décidant de rentrez chez eux plus tôt que d’habitude. Surtout que, sur ces entrefaites, il y aurait eu quelques éléments incontrôlés qui tentaient de perturber l'ordre. Mais, nous a-t-on rassuré, la situation est redevenue normale à Lubumbashi où, finalement, il y aurait simplement eu plus de peur que de mal. M. M.
INFOS INFOS
L'OMS s'attaque au fléau de l'abus d'alcool chez les jeunes
Après des années de tergiversations, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient enfin d'adopter une stratégie musclée visant l'usage abusif de l'alcool chez les jeunes, en s'attaquant notamment au grand marché de la publicité. "C'est une réalisation de taille, une véritable percée", s'est félicité le secrétariat de l'OMS après le vote unanime des 193 États membres de l'organisation réunis en Assemblée. Il y a deux ans, le sujet avait déjà été mis sur la table des discussions, donnant lieu à de vifs, mais vains, débats. Les ONG avaient alors dénoncé les pressions des multinationales du secteur qui redoutent les conséquences d'un document qui, un peu sur le modèle de la lutte contre le tabac, propose de s'attaquer de front à la commercialisation de l'alcool et à sa publicité.
Cette fois, selon les experts, la prise de conscience des conséquences socio-économiques de ce fléau a permis un consensus. La consommation excessive d'alcool est le cinquième facteur de risque de décès prématuré et d'incapacité dans le monde, estime l'OMS. Et près de 2,5 millions de morts annuelles (dont environ 45 000 en France) lui seraient imputables.
L'abus d'alcool chez les jeunes, rançon des nouveaux modes de consommation (bitures express ou binge drinking, apéros géants ), a également joué un rôle dans l'adoption du document. En 2004, l'alcool aurait entraîné la mort de 320 000 jeunes de 15 à 29 ans.
"Les beuveries se sont aggravées chez les jeunes. Nous ne pouvons pas nous permettre de retarder encore notre intervention", a insisté le représentant de l'Afrique du Sud, tandis que le délégué du Suriname a remarqué que l'âge moyen d'accès à l'alcool dans son pays était de 12 ans, mais que certains commençaient même dès 10 ans. En France, les spécialistes s'alarment aussi du nombre croissant de coma éthylique chez des adolescents de plus en plus jeunes.
Un marketing pernicieux
L'OMS propose une série de mesures, allant d'un renforcement des lois pour réduire le phénomène de l'alcool au volant avec des sanctions efficaces, à la lutte contre la fabrication illicite de boissons alcoolisées, en passant par la régulation de la vente de ces produits. Elle suggère aussi de s'attaquer à deux autres points sensibles: les prix et la publicité.
De fait, la publicité s'avère particulièrement pernicieuse pour les jeunes, car elle utilise les nouveaux supports tels que les courriels, SMS et forums sociaux sur Internet, estime l'organisation onusienne. Le marketing fait également "appel à des techniques publicitaires et promotionnelles de plus en plus élaborées, qui associent notamment les marques d'alcool à des activités sportives ou culturelles". Le document propose que soient renforcées les réglementations sur "le contenu et le volume du marketing" dans les médias. L'interdiction de "la promotion d'alcool en rapport avec des activités qui visent les jeunes" est même proposée.
Par ailleurs, selon l'OMS, il est prouvé qu'augmenter les prix provoque globalement une baisse de la consommation. Un expert suggère donc d'instaurer des "taxes spécifiques, assorties d'un système de répression efficace", ou encore d'"interdire ou limiter les promotions directes ou indirectes sur les prix".
Reste à savoir quelle sera la portée de ces recommandations. "Le document est non contraignant et sa mise en œuvre ne sera pas simple dans les pays les plus pauvres", reconnaît un expert de l'Organisation. D'autant que les industriels vont eux aussi sans doute réagir. Le Figaro
Pourquoi l'alcool est-il une cause majeure de cancers ?"
* La réponse de Roger Nordmann, biologiste, spécialiste en santé publique.
Si nous sommes tous conscients du rôle du tabagisme à l'origine de cancers, l'association entre consommation excessive d'alcool et cancers est souvent méconnue. Pourtant, environ 150 000 cas de cancers sont directement attribuables à l'alcool en Europe. En France, près de 10% des décès par cancers sont liés au mésusage d'alcool chez les hommes et 3% chez les femmes.
L'alcool est ainsi la deuxième cause évitable de cancers après le tabac. L'association entre consommation de boissons alcooliques et cancers est particulièrement évidente pour les cancers des voies aéro-digestives supérieures, les cancers colorectaux, ainsi que ceux du foie et du sein, mais, si les mécanismes en cause diffèrent d'un cancer à l'autre, on sait que, quel que soit le cancer, ce n'est pas la variété de boissons alcooliques qui est en cause, mais toujours la quantité d'alcool consommée.
La flore bactérienne complice de l'alcool
Les bactéries et les levures présentes dans la cavité buccale et la partie terminale de l'intestin disposent d'enzymes catalysant la transformation de l'alcool en acétaldéhyde. Ce n'est pas l'alcool lui-même mais l'accumulation d'acétaldéhyde qui est toxique. La concentration en acétaldéhyde dans la salive peut devenir de 10 à 100 fois plus élevée que dans le sang, favorisant la survenue d'un cancer.
Cette concentration est d'autant plus forte que l'on est à la fois fumeur et consommateur de boissons alcooliques, d'où un effet synergique de l'alcool et du tabac dans les cancers des voies aéro-digestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage). Une hygiène buccale déficiente favorise également la présence dans la bouche de la flore responsable de l'accumulation locale d'acétaldéhyde à partir de l'alcool. L'oxydation de l'alcool par la flore intestinale avec accumulation locale d'acétaldéhyde explique aussi la majoration importante du risque de cancer colorectal chez les consommateurs réguliers de boissons alcooliques.
Les radicaux libres, arme secrète
de l'alcool
Après son absorption intestinale, l'alcool est oxydé au niveau du foie et éliminé. C'est l'autoroute qu'empruntent les boissons alcoolisées avec l'effet énergétique que l'on sait… jusqu'au moment où, saturée, elle renvoie le surcroît d'alcool vers des "bretelles" de délestage, où sévissent des radicaux libres, espèces réactives susceptibles de provoquer cassures et atteintes des systèmes de réparation de l'ADN, de même que des perturbations de la régulation des gènes protecteurs, avec prolifération anarchique des cellules.
Le stress oxydant lié à l'hyperproduction de radicaux libres lors du métabolisme de l'alcool par cette voie est ainsi une cause majeure de cancer hépatique. Par le même phénomène, l'alcool potentialise l'effet cancérogène des substances toxiques qui peuvent être contenues dans les aliments ou les médicaments. Le mésusage d'alcool agit aussi sur l'équilibre hormonal avec un rôle favorisant le cancer du sein.
Consommer avec modération : un slogan dangereux…
Le risque de cancer augmente en fonction de la quantité d'alcool consommée. Mais les repères ne sont qu'indicatifs, puisque chacun a une réactivité et une susceptibilité différentes à l'alcool. Les campagnes de prévention explicitant les repères de "consommation à moindre risque" n'insistent pas assez sur le risque de cancer, largement méconnu pour les boissons alcooliques. Ces campagnes doivent inciter les consommateurs à réduire leur consommation, mais il est important de signaler qu'un risque potentiel de promotion d'un cancer existe même pour des consommations inférieures à ces repères.
Ill est recommandé -sur la base d'une unité d'alcool=10 g- pour un homme de ne pas dépasser 21 unités d'alcool par semaine et 14 pour une femme. En consommation ponctuelle, pas plus de 4 unités d'alcool et s'abstenir de toute consommation un jour par semaine. Rappelons enfin qu'il est fortement conseillé de ne pas consommer du tout d'alcool pendant la grossesse.
INFOS INFOS
Affaires foncières : un Israélien propose un logiciel pour protéger les titres de propriété
Une entreprise israélienne " Sivan Dessign " se propose de travailler en partenariat avec les ministères des Affaires foncières et celui de l'Urbanisme et Habitat dans un projet pilote d'informatisation des services de renforcement des capacités de l'administration de l'Etat dans ces deux secteurs.
Au cours d'une séance de travail tenue hier lundi au cabinet du ministre des Affaires foncières en présence de M. Olivier Kamitatu, ministre du Plan, " Sivan Dessign " a assuré aux ministres Maj Kisimba Ngoy des Affaires foncières et César Lubamba de l'Urbanisme et Habitat de travailler en partenariat avec eux dans un premier temps par un projet d'installation, dans la ville de Kinshasa, d'un logiciel afin de sécuriser les documents des services, notamment les titres de propriété.
Ce projet, qui pourra s'étendre à travers le territoire national, entre aussi dans le cadre de l'amélioration du climat des Affaires, viendra également rétablir l'autorité de l'Etat et la crédibiliser vis-à-vis des citoyens à travers la protection des documents.
Le ministre Maj Kisimba Ngoy, qui a salué ce partenariat, a invité les experts israéliens de faire un tour de différents services des ces deux ministères pour voir comment adapter leur projet par rapport aux réalités sur terrain avant de les remercier pour leur volonté d'accompagner les deux ministères dans cette réforme avec le concours du ministère du Plan pour renforcer leur rendement. " Après s'être longtemps investi dans la prévention, l'heure est à la sécurisation afin de créer un climat de sérénité en améliorant davantage le travail de nos administrations respectives ", a indiqué Maj Kisimba Ngoy.
Quant à César Lubamba de l'Urbanisme et habitat, il a reconnu que le problème d'urbanisation des villes se trouve être dépassé. C'est pourquoi, les efforts sont en train d'être déployés pour l'intégration du sujet avec un programme planifié, a-t-il conclu.
Selon Olivier Kamitatu, " Sivan Dessign " qui travaille depuis déjà près de 5 ans au Nigeria, vient partager l'expérience vécue dans ce pays qui avait les mêmes problèmes que connaît la RDC, étudier ensemble comment sécuriser et protéger ou conserver le titre de propriété, comment le transmettre pour qu'il n'y aie plus de conflit et comment réduire la procédure d'obtention d'un document. Ce partenariat portera également sur une formation des cadres sur place. FDA
INFOS INFOS
En prévision des festivités du cinquantenaire
Assemblée nationale : la salle des congrès fermée pour 35 jours
* Entretemps, les plénières pourront se tenir dans la salle des Banquets.
En prévision des festivités du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, a procédé hier au lancement des travaux de réhabilitation de quelques salles du Palais du peuple. Il s'agit des salles des Congrès, des spectacles et du halle d'entrée.
Le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Fridolin Kasweshi, qui a accompagné le président de la chambre basse a souligné l'urgence des travaux. Ces derniers, a-t-il dit, s'inscrivent dans le cadre de la fête des 50 ans de l'indépendance de la RD Congo. A l'entendre, ces travaux vont coûter 3.800.000 dollars américains.
Pour le ministre des ITPR, les sociétés qui vont exécuter ces travaux sont chinoises et congolaises. La partie chinoise sera chargée de l'interprétariat et de la sonorisation, tandis que côté congolais on va s'occuper essentiellement du décor.
Face à ces initiatives de réhabilitation de quelques salles, le bureau de l'Assemblée nationale va trouver des mécanismes pour pouvoir délocaliser les plénières qui pourront se tenir sûrement dans la salle de Banquets. Pendant ce temps, il est bien clair que la salle des Congrès sera libérée pour faciliter cette réhabilitation.
Dorian KISIMBA
INFOS INFOS
Ministère de l'Energie
Un forum pour améliorer la desserte en électricité et en eau potable
" Délestage d'électricité zéro, manque d'eau potable zéro ; l'accès à l'électricité et à l'eau potable pour tous, un droit constitutionnel ", c'est le thème qui est au centre d'un forum qui sera organisé demain mercredi 26 mai au Salon Congo du Grand hôtel Kinshasa (GHK) par le ministère de l'Energie.
Ce forum, qui sera ouvert par le vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur et Sécurité, comprendra plusieurs discours, ainsi que des exposés sur la problématique de la desserte en électricité et en eau potable ainsi que des projections des photos sur l'état des réseaux de distribution d'électricité et d'eau potable. Il est aussi prévu la signature de l'acte d'engagement pour l’amélioration de la fourniture du courant électrique et la desserte en eau potable.
Le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo, tient à la matérialisation du chantier Eau-électricité. C'est ainsi qu'il est au four et au moulin afin de faire de 2010, une année du social prôné par le Président de la République.
Mathy MUSAU.
DOSSIER
Comprendre la décentralisation en RDC
Les déclarations des élus du peuple, nationaux comme provinciaux, sur l’existence, à partir du 15 mai 2010, des provinces prévues à l’article 2 de la Constitution (26 provinces) n’ont pas fini de défrayer la chronique dans les milieux intéressés. Heureusement que le Gouvernement, par l’intermédiaire du Ministère de l’Intérieur, a pu recentrer les choses et recadrer ceux que l’opinion avisée a qualifié comme des rebelles au processus de décentralisation.
Après coup, les observateurs avisés ont compris que les Congolais ont été victimes d’un discours politique maximaliste qui a tenté de prospérer sur une matière hautement technique qui dépasse tout calcul politicien. Il est possible que tous les opportunistes en quête d’espace de création et de gestion du pouvoir aient pu manoeuvrer à la faveur du grave déficit d’information et de sensibilisation sur le processus de décentralisation qui, déjà en octobre 2007, avait fait l’objet d’un forum qui avait produit un cadre stratégique prévoyant que ce processus s’étale sur 10 ans, soit jusqu’en 2019. Même si, sur le principe, les 15 nouvelles provinces qui doivent s’ajouter aux 11 existant ne devront pas nécessairement attendre 2019, contrairement au timing constitutionnel les projetant à 2010, il est apparu que le travail, pour y parvenir, nécessite des efforts sur plusieurs plans, notamment financiers, sécuritaires et juridiques.
Par exemple, il faut que toute province à créer soit consacrée par une loi ad hoc qui dépend de l’adoption de plusieurs autres lois cadres et organiques, soit pas moins de 11, dont seuls 4 existent déjà à ce jour. Et même alors, il s’impose la nécessité de l’appropriation, par toutes les couches de la population, du processus dans ses moindres détails pour que le produit final ne souffre pas des contrecoups du découpage territorial tenté dans les années 80 avec l’ancienne province du Kivu.
Ayant certainement compris cette nécessité, le Ministère de la décentralisation et aménagement du territoire, à travers sa Cellule technique d’appui à la décentralisation (CTAD) a engagé, depuis bientôt une semaine, une campagne de sensibilisation de toutes les couches de la population à ce processus.
Le document ci-dessous est une présentation y relatif de Georges Ingole, expert au CTAD, qui retrace aussi bien les éléments théoriques de la décentralisation que les conditions de son accomplissement, ses objectifs, avantages, enjeux et conditions de réussite.
Vu la longueur de l’exposé, cette édition ne va reprendre qu’une partie qui sera complétée dans la prochaine édition. De larges extraits du cadre stratégique de cette décentralisation seront également proposés à la compréhension du public.
INTRODUCTION
La République Démocratique du Congo s'est dotée d'une nouvelle Constitution promulguée le 18 février 2006 après son adoption par référendum. Cette Constitution marque l'avènement de la 3ème République.
Elle consacre, clairement la décentralisation comme un nouveau mode d'organisation et de gestion des affaires publiques en général et des affaires publiques locales, en particulier, en République Démocratique du Congo, en remplacement d'un système de gestion excessivement centralisée institué depuis plusieurs décennies.
La Constitution du 18 février 2006 met en place le pouvoir de l'Etat exercé à deux niveaux complémentaires et étroitement imbriqués l'un dans l'autre:
1) Le niveau national, où le pouvoir est exercé par les Institutions de la République ;
2) Le niveau provincial où le pouvoir est exercé par les Institutions politiques provinciales.
Elle institue 3 paliers de gouvernance : l'Etat, la Province et l'Entité
Territoriale Décentralisée.
La Constitution met ainsi une pluralité des centres de décisions autonomes mais complémentaires: les Institutions de la République, les Institutions Provinciales et les organes des Entités Territoriales Décentralisées, en lieu et place d'un seul centre de décision qui était le Gouvernement central basé à Kinshasa.
La population congolaise, dans sa majorité et dans toutes ses composantes, a accueilli spontanément et avec beaucoup d'enthousiasme cette réforme de l'organisation politique et administrative de notre pays, basée désormais sur la décentralisation.
Notons en passant que la Constitution du 18 février 2006 ne mentionne nulle part en ses 229 articles que " un Etat fortement décentralisé " est la République Démocratique du Congo, expression longuement répendue et qui ressort non seulement des débats parlementaires sur ce qui était encore le projet de la Constitution de la 3ème République, mais aussi de la traduction des aspirations unanimes du peuple congolais qui voudrait tourner définitivement la page d'un système fortement centralisé considéré aujourd'hui, comme étant une des causes principales de la détérioration de ses conditions de vie.
C'est plutôt par l'inscription des principes fondamentaux de la décentralisation territoriale dans les nombreuses dispositions constitutionnelles qu'il est affirmé que la Constitution du 18 février 2006 prescrit la décentralisation territoriale comme un nouveau mode de gestion du pays impliquant la participation de la population au processus de prise des décisions concernant les problèmes auxquels elle est conffrontée dans sa vie de tous les jours dans les différents secteurs.
Ces principes fondamentaux sont :
1) la personnalité juridique accordée à la province, aux villes, aux communes, aux secteurs et chefferies.
2) l'attribution des compétences exclusives aux provinces (29 compétences). La constitution a laissé au parlement le soin de définir les attributions qui seront dévolues aux villes, aux communes, aux secteurs et aux chefferies par une loi qu'on appelle couramment la loi sur la décentralisation.
3) La libre administration qui se caractérise généralement par : l'élection des organes de décision et de gestion de l'entité en vue de promouvoir le développement à la base.
4) L'autonomie administrative et financière
L'attribution des compétences aux provinces et aux entités territoriales décentralisées doit être accompagnée en même temps du transfert des moyens et des ressources nécessaires à l'exercice normal de ces compétences. Les provinces et les ETD devraient disposer de leurs propres organe de gestion, de- leurs propres personnels et de leurs propres services, de leurs propres ressources financières. Tous ces éléments sont réunis dans l'autonomie administrative et financière aux provinces et aux villes, aux communes, aux secteurs et aux chefferies.
5) Le contrôle administratif
L'Elat a transféré des pouvoirs, de responsabilité de ressources et charges aux provinces et aux ETD.
Il est tout à fait normal que l'Etat veille à ce que les provinces, les villes, les communes et les secteurs et chefferies exercent leurs attributions en faveur de la population tout en respectant la Constitution , les lois et les règlements du pays.
Le contrôle qu'exerce l'Etat sur les provinces ou sur les entités territoriales décentralisées peut revêtir généralement deux formes : le contrôle de tutelle, appelé contrôle administratif, et le contrôle juridictionnel. Le contrôle juridictionnel est exercé par les cours et tribunaux d'ordre administratif sur les actes des institutions politiques des provinces. Le contrôle de tutelle sur les actes des organes des entités territoriales décentralisées est exercé par le Gouverneur de Province.
Tout ceci n'est réalisable qu'à condition que les prescriptions constitutionnelles en soient effectivement mises en œuvre.
L'application de la constitution en matière de la décentralisation exige un temps long. Tout sera fait progressivement, étape par étape. C'est pour cela que l'on parle du processus de la décentralisation.
En fait, qu'est - ce que la décentralisation ?
La définition de la décentralisation ne peut être étudiée d'une manière isolée. La réponse à cette question pertinente se situe dans le cadre de l'organisation territoriale, administrative et politique de tout Etat.
Celle-ci est réalisée en recourant à certaines techniques d'organisation administrative, qui sont généralement : la centralisation, la déconcentration et la décentralisation.
1. La centralisation
La centralisation se définit comme un système d'organisation territoriale et administrative où l'autorité vient d'en haut et où le pouvoir de décision est entre les seules mains du Gouvernement Central ou de ses représentants. Dans ce système, le Pouvoir central concentre entre ses mains l'ensemble des compétences pour répondre aux problèmes auxquels la population est confrontée sur l'ensemble du territoire national en quelque secteur que ce soit.
Dans ce système, tous les services publics disséminés sur le territoire national ne sont gérés que par le personnel nommé par l'Etat et soumis au Pouvoir central installé dans la capitale du pays, seul centre de décision pour l'ensemble du pays, quelque soit sa dimension comme celle de la République Démocratique du Congo.
La centralisation est, cependant et généralement, tempérée par la déconcentration, comme c'était le cas de notre pays au temps de la colonisation.
2. La déconcentration:
La déconcentration est une technique administrative dans laquelle le Gouvernement Central confie certains pouvoirs de décision à des agents qu'il nomme et place à la tête des entités (circonscriptions) administratives ou de ses services installés en provinces.
Elle est une technique d'organisation administrative où une même personne publique, ici l'Etat, consistant à distribuer les agents et à répartir les compétences entre une administration centrale et des services déconcentrés jadis, appelés services extérieurs prestant à l'intérieur du pays.
La déconcentration est généralement considérée comme un mécanisme de centralisation ou mieux comme la forme la plus faible de la décentralisation.
Les Entités Territoriales Déconcentrées sont dépourvues de la personnalité juridique et constituent des subdivisions administratives qui gèrent les compétences exclusives de l'Etat (le Territoire, le Groupement, etc.).
Généralement, le cadre géographique d'intervention de la déconcentration coïncide avec les limites administratives d'une Province ou d'une Entité Territoriale Décentralisée, qui sont dotées de la personnalité juridique et gérée par les organes élus.
La déconcentration apparaît d'ailleurs comme un corolaire utile ou même nécessaire de la décentralisation. Les autorités décentralisées auront sur place des interlocuteurs au courant de leurs affaires et problèmes, et aptes à entretenir avec elles des rapports de collaboration harmonieux et efficaces.
Il peut y avoir une déconcentration sans qu'il y ait la décentralisation. Mais la décentralisation est toujours accompagnée de la déconcentration.
3. ET LA DECENTRALISATION ?
3.1. Définition
II n'ya pas une seule définition universelle de la décentralisation. Elle varie selon le contexte historique, politique, économique, social et culturel de chaque pays.
Le concept décentralisation peut aussi être définit selon les auteurs, les époques, les idéologies ou le secteur de la vie.
Toutefois, il ya une acception d'une définition de la décentralisation qui est généralement admise comme un transfert des compétences de l'Etat en direction de ses démembrements.
En République Démocratique du Congo, la décentralisation peut être définie essentiellement comme un mode d'organisation et de gestion par lequel l'Etat transfert une partie des pouvoirs, des compétences, des responsabilités et des ressources aux Provinces et aux Entités Territoriales Décentralisées, dotées de la personnalité juridique distincte de la sienne et gérées par les organes élus.
La décentralisation est réalisée dans certains pays par des lois. En République Démocratique du Congo, elle est une prescription de la Constitution du 18 février 2006.
3.2. Types (modes de décentralisation)
Autant il n'y a pas une définition universelle de la décentralisation, autant il n'y a pas non plus un modèle unique de préférence à caractère universel auquel la République Démocratique du Congo devrait se référer.
Il y a, dans la pratique, deux types courants de décentralisation : la décentralisation territoriale et la décentralisation technique ou par service.
3.2.1. De la décentralisation territoriale
La décentralisation territoriale ou géographique est celle qui réalise le transfert des compétences en faveur des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées (Ville, Commune, Secteur et Chefferie). C'est celle qui est abordée dans le cadre de la présente communication. Les compétences transférées sont multisectorielles (éducation, santé, environnement, agriculture, affaires foncières, etc). Cette décentralisation territoriale comprend une décentralisation politique pour la province dotée d'un pouvoir législatif avec des compétences exclusives définies par la Constitution ; et d'une décentralisation administrative classique pour les Entités Territoriales Décentralisées.
3.2.2. De la décentralisation technique ou par service
La décentralisation technique, par service ou fonctionnelle, est un mode de gestion des services publics dotés de la personnalité juridique : Entreprise Publique et Etablissement public (Regideso, SNEL, Université de Kinshasa, etc.).
Les compétences transférées dans le cadre de la décentralisation par service sont limitées à un ou deux secteurs.
Le service public doté de la personnalité juridique à caractère industriel ou commercial est une entreprise publique (ex. ONATRA). Le service public doté de la personnalité juridique mais à caractère administratif, social, culturel ou scientifique est un établissement public (ex. Université de Kinshasa etc.).
3.2.3. Les conditions d'accomplissement de la décentralisation territoriale
1) La personnalité juridique ;
2) L'existence des affaires provinciales ou locales ;
3) L'élection des animateurs des organes par la population ;
4) L'autonomie de gestion et la libre administration.
Cet exposé va s'articuler autour des points ci-après :
I. L'examen des conditions d'accomplissement de la décentralisation
o La personnalité juridique ;
o L'existence des affaires locales ;
o L'élection des autorités locales ;
o L'autonomie de gestion et la libre administration ;
o La tutelle administrative.
II. Les objectifs, les avantages, les enjeux et les conditions de réussite de la décentralisation.
I. DES CONDITIONS D'ACCOMPLISSEMENT DE LA DECENTRALISATION
1.1. La personnalité juridique
C'est la reconnaissance à une province ou une entité territoriale décentralisée d'être un sujet de droits et d'obligations, de disposer d'un patrimoine distinct de celui de l'Etat; d'ester en justice, de conclure un contrat avec le tiers, etc.
A titre d'exemple, cela signifie que la commune est une personne morale publique qui dispose de ses biens propres distincts de celles de la ville dont elle peut être une composante.
Parmi ses biens, on peut citer à titre exemple : le bureau communal, le marché public, le bâtiment du foyer social, une voiture, un corbillard, un terrain de football, une auberge communale et un home des vieillards. Ils constituent le patrimoine du domaine public de la Commune.
Les biens immobiliers cités ci-dessus, à savoir : le bureau communal, le foyer social, le marché public et le terrain de football, doivent être enregistrés aux affaires foncières, et le certificat d'enregistrement établi au nom de la Commune et non à celui du Bourgmestre.
La voiture et le corbillard seront immatriculés au service des impôts et leurs cartes roses respectives établies au nom de la commune.
Les biens susmentionnés de la commune ne sont ni des biens de la ville ni des biens de la République Démocratique du Congo. Ces biens sont repris dans une comptabilité des matières de la Commune.
Le pouvoir d'ester en justice permet à la commune, représentée par le Bourgmestre, de se plaindre devant un tribunal pour assigner toute personne qui a endommagé une partie du patrimoine de la Commune. Toute personne ayant subi un dommage causé par la Commune ou par un de ses services peut saisir le tribunal compétent contre la Commune en vue de la réparation du préjudice subi.
1.2. L'existence des affaires locales
Les affaires locales sont des affaires de proximité qui intéressent les habitants d'une commune dans leur vie quotidienne. Elles sont gérées suivant le principe de subsidiarité qui consiste à confier la responsabilité à l'échelon le mieux indiqué où le besoin se fait sentir. Les affaires locales sont déterminées par les lois.
Ils constituent les attributions de la ville, de la commune, du secteur ou de la chefferie.
Nous pouvons citer à titre d'exemple l'entretien des voies, l'aménagement, l'organisation et la gestion des parkings, l'entretien des collecteurs de drainage et d'égouts, l'éclairage public communal, l'initiative de création des crèches, des écoles maternelles, l'organisation d'un service d'hygiène, etc...
Dans le domaine de la voirie, il existe une classification des routes urbaines. On distingue :
o Des routes communales : celle-ci sont situées entièrement à l'intérieur d'une commune donnée. L'entretien de ces tronçons revient exclusivement à la commune.
o Des routes intercommunales ou urbaines : ce sont des routes qui traversent ou relient 2 ou plusieurs communes. C'est le cas de l'avenue des huileries, qui va de la commune de la Gombe, traverse les communes de Kinshasa et Lingwala.
L'entretien de cette avenue relève de la compétence des autorités de la ville de Kinshasa.
o Des routes d'intérêt national : la route nationale n°l qui relie la province du Bas-Congo à celle de Bandundu en passant par la ville de Kinshasa dépend de l'autorité nationale qui à la responsabilité de l'entretenir.
Il en est de même de l'éclairage public ou de l'entretien des collecteurs de drainage et d'égouts situés le long de certaines de ces
avenues.
La population communale qui paie ses impôts et taxes a le devoir de connaître cette clarification pour qu'éventuellement elle puisse demander à l'autorité compétente concernée par l'entretien de la voirie de son entité.
1.3. L'élection des autorités locales
Ce procédé permet aux électeurs de choisir librement les animateurs de leurs communes ou de leur province qui deviennent leurs représentants, investis des pouvoirs de décider sur la gestion publique de la communauté. L'élection est l'élément essentiel de la décentralisation et se traduit par le principe constitutionnel de la libre administration.
A suivre
Georges Ingole, expert au CTAD
NATION
Qualifiant de dépassée l'initiative de la Nouvelle société civile du Congo
TPI spécial pour la RDC : Luzolo Bambi consulte le Parlement
Y a-t-il nécessité d'instaurer un Tribunal Pénal international pour la RDC ? Oui, selon la Nouvelle Société civile du Congo (NSCC), coordonnée par Jonas Tshombela. Cette structure à vocation apolitique a lancé, depuis le 24 avril, une campagne de collecte de signatures pour plaider en faveur de l'instauration de cette Cour. Par contre, le Gouvernement central, par le biais de son ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi, estime que cette démarche est dépassée. Bien plus, Emmanuel Luzolo Bambi soutient que la question doit être soumise au Parlement.
La Nouvelle Société civile du Congo (NSCC) de Jonas Tsombela poursuit sa campagne de collecte des signatures en faveur de l'instauration d'un Tribunal Pénal international pour la RD Congo. Un mois après le lancement de la campagne, le 24 avril dernier, l'heure est à l'évaluation du chemin parcouru. Jonas Tshombela, inspirateur de l'initiative ne cache pas son satisfécit. " Près de 2000 signatures récoltées ". Mais la campagne se poursuit jusqu'au 24 juin prochain.
Pendant que Tshombela trouve un motif de fierté légitime de son entreprise, côté Gouvernement central, le ministre de la Justice n'a pas attendu pour qualifier cette démarche de dépassée. Tout en encourageant cette initiative, Emmanuel Luzolo Bambi Lessa, invité de Radio Okapi, pense que la question doit être soumise au Parlement. " L'idée est bonne, mais je crois que la démarche est légèrement dépassée ", a déclaré le ministre de la Justice hier lundi 24 mai à Radio Okapi. Evoquant l'historique de l'initiative, Emmanuel Luzolo Bambi a rappelé que l'idée d'un tel tribunal avait déjà été évoquée lors du Dialogue inter-congolais de 2002 à Sun City. " Cette instance judiciaire devrait statuer sur les crimes de guerre et de génocide commis avant le 1er juillet 2002, date de l'entrée en vigueur du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). La CPI ne juge que les crimes commis à partir du 1er juillet 2002 ", a précisé le ministre.
RESPONSABILISER
LES JURIDICTIONS
Les conflits armés en vagues successives en RD Congo ont occasionné d'importantes pertes en vies humaines. Plus de trois millions de morts, selon des sources. Certaines parlent même de cinq millions de morts. A tout le moins, les spécialistes parleraient d'un bilan noir. Instruit par ces affres de guerre, Luzolo Bambi estime qu'il convient plutôt de trouver des mécanismes pour responsabiliser les juridictions congolaises dans les poursuites de ces crimes. Aussi pense-t-il que " le parlement congolais devra se prononcer sur d'éventuelles poursuites desdits crimes par la CPI ". Pour le ministre, cette récolte de signatures peut laisser croire qu'il n'y a pas de volonté du gouvernement d'élucider ces différents crimes. " Il n'en est rien ", soutient-il.
LES MOTIVATIONS
" L'histoire de la RDC sera écrite par ses propres fils ", avait prédit Patrice Emery Lumumba. Voilà qui constitue l'une des principales motivations de la NSCC dans son entreprise actuelle. " Réécrire l'histoire du pays par des Congolais et au Congo, et non dans les capitales d'autres pays ", telle est l'ambition de la Nscc. Au lancement de la campagne, Jonas Tshombela avait soutenu que la collecte de ces signatures s'inscrivait dans le cadre de la contribution de la Nscc. " Le sang de 5,4 millions de congolais appelle au secours ! Le TPIRDC aura pour tâche l'identification des coupables et des mobiles qui les ont conduits à planifier ce génocide en massacrant plus que beaucoup d'âmes ". Laurel KANKOLE
NATION
Sous l'impulsion de l'AMICUS et du Pnud
L'avant-projet de loi sur l'accès à l'information publique est en gestation
L'Ong Amitié Congo-Usa (Amicus), par le biais de sa commission de travail «bonne gouvernance et participation citoyenne», poursuit la mise en œuvre de son plaidoyer pour doter la RDC d'une loi sur l'accès à l'information publique. C'est dans ce cadre que cette structure non gouvernementale organise, du 24 au 26 mai 2010 à Faden House, un séminaire atelier de validation et d'endossement de l'avant-projet de loi sur l'accès à l'information publique en RDC.
Ce séminaire technique fait suite à celui organisé en juillet 2009 avec l'appui de l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, du Pnud, de la Monuc et de l'Union européenne (UE). Cette rencontre qui réunit 70 participants, notamment des membres de l'Amicus, députés, sénateurs, organisations de la société civile, journalistes, représentants de l'administration publique, partis politiques et experts des organisations internationales va produire un premier draft de l'avant-projet de loi sur l'accès à l'information publique. Ce draft sera enrichi par un groupe d'experts d'Amicus.
Dans le souci d'assurer une large consultation des acteurs concernés dans la mise en œuvre de la loi, il s'est dégagé la nécessité que l'avant projet reprenne les principes et bonnes pratiques internationales en la matière d'organiser un séminaire de validation. Ceci, en vue de voir si l'avant-projet est en phase avec le contexte spécifique de l'évolution démocratique en RDC.
A la suite de cette validation, un groupe de députés membres d'Amicus devront endosser l'avant-projet de loi pour sa présentation formelle au Parlement comme proposition de loi, conformément à l'article 130 de la Constitution. Pour mener à bien le processus législatif d'une part, et d'autre part la campagne de vulgarisation et de sensibilisation à l'appropriation de la loi par le citoyen congolais. D'où, la mise à niveau des participants s'avère très utile. Cela se fera par le partage d'expérience sur un certain nombre des questions, à savoir, les difficultés et les défis auxquels d'autres pays ont eu à faire face durant le processus législatif ; les restrictions au droit d'accès à l'information, particulièrement en ce qui concerne les secrets défenses ainsi que dans la politique extérieure ; la mise en œuvre de la loi par rapport au programme de réforme de l'administration publique en RDC.
Cette mise à niveau est très utile eu égard à la nouveauté de la thématique et est conforme aux recommandations formulées dans la déclaration d'Accra, à la suite de la conférence régionale africaine organisée en février 2010 sur le droit d'accès à l'information publique.
L'objectif de ce séminaire est d'adapter l'avant-projet de loi sur l'accès à l'information publique produit par Amicus au contexte spécifique de l'évolution démocratique en RDC. Les objectifs spécifiques de cet atelier sont de valider l'avant-projet de loi ; de désigner un groupe de députés pour l'endossement de la proposition de loi ; mettre à niveau les connaissances de différents acteurs concernés par le processus législatif ainsi que par la campagne de sensibilisation et de vulgarisation des principes du droit d'accès à l'information publique.
Les résultats attendus sont la validation de la proposition de loi sur l'accès à l'information publique en RDC selon le contexte congolais ; l'engagement des acteurs à participer au plaidoyer pour l'adoption, la promulgation, la mise en œuvre et la vulgarisation de la loi sur l'accès à l'information publique en RDC ; la mise en place d'une commission de plaidoyer et lobbying. Simard Simon TSOUMBOU
CULTURE & DETENTE
En tournée dans six villes en RDC
Baloji replace les 50 ans d'indépendance dans son album
L'artiste musicien belge d'origine congolaise Baloji et son groupe " Le katuba " sont en tournée dans six villes de la RDC. Une occasion pour le chanteur de présenter à la population son nouvel album intitulé " Kinshasa succursale ". Ce tube replace les 50 ans d'indépendance du pays d'origine de l'artiste.
Du 27 mai 2010 au 9 juin 2010, le public congolais sera convié à suivre les spectacles de Baloji qui vont commencer par le Centre Wallonie Bruxelles (CWB) de Kinshasa. C'est un spectacle qui va se dérouler dans la soirée. Après Kinshasa, le groupe " Le katuba " se produira à Matadi dans le Bas-Congo au Centre Liak Likumbi, le samedi 29 mai 2010 dans la soirée.
La Halle de l'Etoile à Lubumbashi dans la Katanga, accueillera le spectacle de Baloji le mardi 1er juin 2010 tandis que le Collège Manda de Goma dans la Nord-Kivu sera en ébullition avec la production du leader du groupe " Le katuba ". le concert de Bagira, à Bukavu dans le Sud-Kivu sera organisé le dimanche 6 juin 2010 à 17 h00. Baloji bouclera sa tournée à Kisangani dans la Province Orientale à l'espace Ngoma.
" Kinshasa succursale " replace les 50 ans d'indépendance
Dans une grande variété de styles, de la traditionnelle rumba congolaise à l'afro-funk nigérian, Baloji offre aux mélomanes dans son nouvel album, six inédits enregistrés dans un studio mobile de Kinshasa avec les musiciens du chaudron local. A ceux-là, s'ajoute une relecture de certains des anciens titres de Baloji contenu dans son premier album " Hôtel Impala ".
Baloji semble plonger dans " Kinshasa succursale ", dans ses racines congolaises. Avec ce chef d'œuvre, cet artiste replace les 50 ans d'indépendance de la RDC dans un contexte musical. Il en résulte un tube varie où se croisent la rumba, le mutuashi, le soukous, le ska, le reggae er le funk nigérian.
Sur scène, le leader de l'orchestre " le katuba " s'entoure d'un groupe composé de musiciens congolais (ou africains) de Bruxelles. Parmi les musiciens qui composent le groupe, il y a lieu de citer le bassiste Didier Likeng qui assure la direction musicale et le guitariste Dizzy Mandjeku, un ancien de Zaïko Langa Langa. Dieumerci MAYAMBI
A travers un documentaire
Le hip-hop marocain propulsé sur la scène mondiale
Grâce à son documentaire intitulé : " I love hip-hop in Morocco " traduit littérallement (j'aime le hip-hop au Maroc), Joshua Asen est devenu un " ambassadeur " fervent de ce style de musique : dans ce film, l'auteur, natif de Brooklyn à New York décrit l'expérience vécue de plusieurs musiciens hip-hop du Royaume chérifien qui s'efforcent, tant bien que mal, de se faire entendre.
D'après une dépêche du département d'Etat américain diffusée par les services de communication du CCA à Kinshasa, M. Asen a aidé les artistes à organiser une série de concerts publics gratuits au Maroc. Les concerts qui ont eu lieu dans trois villes marocaines ont drainé plus de 36.000 spectateurs.
Selon l'auteur, son penchant vers cette discipline s'est manifesté lors d'un séjour au Maroc après ses études universitaires. A cette occasion, il s'est promené dans la médina de Rabat, le vieux quartier de la ville. Il fut émerveillé de voir que les marocains jouaient du hip-hop aussi bien américain que marocain dans la rue. C'est là qu'il a commencé à s'interroger sur le rôle de cette musique dans la société musulmane et sur sa mondialisation. Il est retourné plus tard au Maroc dans le cadre d'une bource Fulbright du Département d'Etat en quête de réponse à ses questions. " J'ai été l'une des premières personnes à faire du hip-hop un thème légitime d'études ", a déclaré Joshua Asen.
Le cinéaste marocain a eu l'occasion de rencontrer et de profiter dans son film l'ensemble Fnaire. Originaire de Marakech, le groupe Fnaire a développé son propre style qu'il appelle " rap traditionnel ". Sa musique mélange les battements et les paroles du hip-hop avec des mélodies traditionnelles marocaines. Selon notre source, au lendemain de l'attentat terroriste de Casablanca, en 2004, Fnaire a réalisé une chanson intitulée : Matatakish Bledi " (Ne touchez pas à mon pays), un message aux extrémistes leur demandant de laisser le Maroc tranquille.
Depuis la réalisation de " I love hip-hop in Morocco ", ce cinéaste américain s'est consacré à promouvoir le dialogue généré par cette musique sur des thèmes de politique et de culture sur le plan international.
M. Asen aspire à établir des partenariats avec des gouvernements pour continuer à organiser des productions publiques de musique hip-hop. C'est dans cette optique qu'il se dit partisan de la diplomatie hip-hop : " je préfère nettement voir la politique se produire dans un milieu culturel et musical, plutôt que dans la rue au moyen d'une bombe artisanale ou par des tirs sur des manifestants ", avant d'ajouter " je me considère comme un partisan de la diplomatie du hip-hop et de l'espoir ".
Amateur de Jazz et de musique classique, le cinéaste américain Joshua Asen ne paraissait pas destiné à devenir ambassadeur fervent du hip-hop dont il vente les qualités artistiques dans ce film. Dina BUHAKE
Les belles affiches cette semaine au CWB
Cette semaine qui commence sera explosifve au Centre Wallonie Bruxelles (CWB) avec des spectacles de musique. Le premier spectacle sera celui de l’artiste musicien Baloji et son groupe « Le Katuba ». Ce sera le jeudi 27 mai 2010 à 19h00 dans la salle Brel du CWB.
Après Baloji et son groupe, sera le tour de l’orchestre de chambre de l’INA de monter sur le podium du CWB, le vendredi 28 mai 2010 à 19h00 toujours dans la même salle que le précédent groupe.
L’orchestre va présenter un répertoire essentiellement congolais. A travers son spectacle, il conviera le public à une véritable ballade à travers le temps en venant bouger le cœur même de la musique congolaise moderne. D.M.
VIVEMENT LE SPORT
Echos du Mondial Afrique du Sud 2010
*Mondial 2010 : Un vrai test pour l'Afrique du Sud
Pays organisateur du Mondial 2010, l'Afrique du Sud a affronté, hier lundi, la Bulgarie en match de préparation. Les Bafana Bafana, qui retrouveront les Bleus pour le dernier match du groupe A, restent sur une victoire probante face à la Thaïlande (4-0), et entament leur dernière ligne droite pour préparer au mieux la Coupe du monde et le match d'ouverture, contre le Mexique, le 11 juin. Une préparation qui rend particulièrement optimiste le sélectionneur, Carlos Alberto Parreira.
Un pays qui organise une Coupe du Monde, c'est aussi une équipe qui joue devant son public. Un public qui impose une pression énorme aux joueurs, qui plus est lors d'un Mondial. Et ça, Carlos Alberto Parreira le sait. Si beaucoup de pronostiqueurs voient le pays organisateur passer à la trappe dès le premier tour, le sélectionneur brésilien pense l'inverse, sent même le contraire. "Mon estomac me dit que nous allons faire quelque chose de bien. J'ai un bon pressentiment. Chaque fois que je vois les joueurs s'entraîner, ils sont de mieux en mieux. Chaque jour qu'ils passent ensemble, vous pouvez voir une amélioration". En affichant ouvertement son ressentiment, quitte à paraître un brin trop optimiste, l'ancien sélectionneur du Brésil va susciter un enthousiasme indispensable qu'une nation doit avoir pour une telle compétition.
Un pays hôte a toujours passé le premier tour
d'un Mondial
L'optimisme c'est bien, mais posséder de vrais atouts pour réussir, c'est mieux. L'un de ceux de l'Afrique du Sud se nomme Steven Pienaar. Le milieu offensif de Everton, qui a été élu meilleur joueur de l'année par les supporters du club, est le dynamiteur de l'équipe par ses dribbles et sa vitesse.
Le joueur clé de Parreira, qui pourra compter sur le jeune gardien Itumeleng Khune, très bon à son poste depuis qu'il s'est imposé au profit de l'expérimenté Rowan Fernandez, aura peut-être en tête cette statistique: le pays organisateur d'une Coupe du Monde ne s'est jamais fait éliminer de la compétition lors de la phase de poules. Ce serait donc une triste première si l'Afrique du Sud rataient les huitièmes de finale devant leur public. Ce premier examen, à domicile face aux Bulgares, doit les aider à éviter cette catastrophe.
Privée de Mondial, la Bulgarie ne fera certainement pas de cadeau. Troisième du Groupe 8 des qualifications, elle a terminé derrière l'Italie et l'Irlande, qu'elle a accrochée à trois reprises. Avec deux défaites, dont une contre les Italiens, elle manque de peu de décrocher une qualification pour les barrages. Avec des joueurs comme Petrov et Bojinov, elle possède quelques éléments capables de mettre en difficulté une équipe peu expérimentée comme les Bafana.
Mais son arme principale est surtout le Mancunien Berbatov, qui permettra aux défenseurs Sud-Africains de s'évaluer face à un joueur de classe internationale, avant d'affronter des joueurs comme Forlan contre l'Uruguay ou Henry face aux Bleus. Mais d'ici là, après le match d'ouverture contre le Mexique, ils devraient en savoir un peu plus sur leurs chances de passer le premier tour. Reuters
*Mondial 2010, Argentine - Maradona réclame des toilettes luxueuses en Afrique du Sud!
Cocasse le sélectionneur argentin. Après nous avoir concocté une liste loufoque, après avoir assuré que Messi était meilleur que lui, Maradona réclame des toilettes de luxe au Mondial. Renversant!
Diego Maradona est un sacré personnage, est-il besoin de le rappeler? Mais pour ceux qui en doutent encore, voici une nouvelle version de son numéro. Il a réclamé aux autorités compétentes que soient installés dans le camp d'entrainement argentin en Afrique du Sud des toilettes dignes de ce nom. Laissons donc la parole au principal intéressé, Colin Stier, qui, vu qu'il gère le High Performance Centre à Pretoria, devra contenter les moindres désirs de Sa Majesté Maradona: "Les bidets sont légions en Argentine, mais c'est dur d'en trouver par ici. Nous sommes parvenus à dénicher des ersatz qui feront l'affaire, mais qui nous obligent à changer toute la salle de bain. Mais nous sommes heureux de le faire. Si cela peut améliorer la vie de Diego durant son séjour, le jeu en vaut la chandelle", a-t-il affirmé selon le Daily Mail.
L'exigence, toujours l'exigence!
Sans oublier que les chambres devront être peintes en blanc, et que le sélectionneur a également demandé 6 playstations! Et n'oublions pas que la Fédération Argentine a aussi exigé que le menu contienne une variété de 14 salades à chaque repas, sachant que le diner devra comporter un choix de trois desserts au minimum. Mariah Carey n'aurait-elle pas des origines argentines? C'est ironique bien sûr, mais ce qui l'est moins, c'est qu'on croirait que Maradona a voulu laisser ses stars hors de la liste (Cambiasso, Zanetti), simplement car la Diva, c'est lui.
Dans cette course au luxe, on notera le Brésil, qui a expressément demandé à avoir des piscines chauffées à 32 degrés, et qui viendra avec ses propres chefs cuisiniers, tandis que les Mexicains veulent un prêtre, et que les Italiens viendront avec leur propre équipement sportif,et leurs pâtes (eh oui!). Voilà qui ne manquera pas de faire jaser sous les chaumières! Si vous étiez Maradona, qu'auriez-vous exiger de plus? Venez nous donner vos idées originales!. Topfoot
*Argentine : Diego Milito veut une place au soleil
Le double buteur de la finale de la Ligue des Champions, Diego Milito, aspire à une place de titulaire avec l'Argentine, lors de la Coupe du Monde 2010.
" On rêve toujours de pouvoir jouer, mais c'est Maradona qui décidera et celui qui sera choisi aura le soutien de tous les autres, c'est sûr ", confiait hier le joueur du FC Barcelone.
Malgré la concurrence d'Higuain, Tevez et Agüero en attaque, Milito croit en ses chances : " Je suis au meilleur moment (de ma carrière), mais je respecterai la décision de (Diego) Maradona ". Topfoot
*Angleterre : le rôle de David Beckham sera minime
Victime d'une rupture au tendon d'Achille, David Beckham ne participera pas au Mondial 2010 en tant que joueur. Il accompagnera néanmoins la sélection anglaise en Afrique du Sud.
En conférence de presse ce lundi, Fabio Capello a insisté sur le rôle qu'allait tenir le " Spice Boy " lors de la compétition : " David sera avec nous et il peut nous aider pendant la Coupe du monde mais pas comme entraîneur. Il faut respecter les autres entraîneurs ". Topfoot
ETRANGER
Les envois d'argent par SMS ont le vent en poupe en Afrique
Les transferts d'argent par SMS ont le vent en poupe en Afrique australe et orientale à tel point que les banques et opérateurs de téléphonie cherchent aujourd'hui à capter la manne provenant des clients sans compte en banque en diversifiant leurs services.
Des millions d'Ougandais, de Sud-Africains, de Kenyans et de Rwandais utilisent un téléphone portable pour envoyer de l'argent, le plus souvent à des proches vivant dans des régions rurales reculées, selon des chiffres compilés par l'AFP.
Lancé en mars 2009, le service "MobileMoney" de l'opérateur de téléphonie ougandais MTN Uganda a permis à 890.000 clients d'effectuer 11,8 millions de transactions d'une valeur de 195 millions de dollars (155 millions d'euros), a annoncé le groupe lundi.
"MobileMoney est l'un des services de transfert d'argent ayant la croissance la plus rapide au monde", a assuré à l'AFP le responsable du programme, Richard Mwami.
MTN, qui s'est implanté au Rwanda en février et espère avoir deux millions de clients d'ici fin 2010 sur le continent, veut maintenant étendre son offre au micro-crédit, autre formule économique en plein boom.
Pour rembourser ses traites, "le client doit normalement prendre le bus pour aller payer. Ce ne sera plus nécessaire", souligne-t-il.
"Il y a des opportunités dans ce secteur" de clients sans compte en banque, "qui constituent la base de la pyramide", explique M. Mwami en soulignant que les usagers de ces services ont peu de ressources et n'ont donc pas les moyens pratiques ni financiers d'avoir un compte en banque.
Un facteur qui explique aussi le succès de l'opérateur Safaricom, au Kenya. Lancé il y a deux ans, son programme de transfert d'argent et de paiement par téléphone portable est passé de 52.000 usagers en avril 2007 à 9,7 millions d'usagers en avril 2009.
"Beaucoup de gens ont accès à la technologie du téléphone portable, mais pas à un compte en banque classique", rappelle pour sa part Franco Gresse, gestionnaire du service eWallet de la banque sud-africaine FNB.
Quelque 130.000 dollars (103.300 euros) sont envoyés chaque jour par les usagers de ce service, en grande partie vers leurs familles restées à la campagne.
FNB s'appuie sur son réseau de 4.300 distributeurs de billets en Afrique du sud. L'argent est envoyé vers un détenteur de téléphone, qui, en tapant son numéro sur le distributeur, peut retirer la somme sans utiliser ni carte ni code secret.
Au Kenya et en Ouganda, où quelque 60% des sommes sont envoyées vers les zones rurales, les infrastructures bancaires sont moins développées, et la distribution se fait par le biais des petits commerces.
Convaincre les petits commerçants de remettre de l'argent sur la base d'un SMS a d'abord été très difficile, reconnaît Richard Mwami, mais une fois leurs réticences vaincues, il a pu être mis en place "dans chaque petit recoin" de l'Ouganda.
"Une fois qu'on a réussi à convaincre (nos vendeurs de cartes prépayées), on a pu se lancer", se souvient-il.
Les opérateurs de téléphonie perçoivent des frais pour chaque opération: 30 shilling kenyans (0,30 euro) pour Safaricom, et des frais similaires chez MTN. Le service de FNB deviendra payant en juillet, où deux rands (0,20 euro) seront demandés par envoi.
Avec l'engouement, la concurrence aussi augmente. Outre le micro-crédit, qui tente nombre d'opérateurs, Safaricom étudie également la possibilité de régler les primes d'assurance par SMS. AFP
Nette réduction de la mortalité des moins de 5 ans dans
les pays pauvres
La mortalité des enfants avant l'âge de 5 ans a nettement régressé dans les pays les plus pauvres, entraînant une baisse dans le monde de 11,9 millions de morts en 1990 à 7,7 millions de morts estimés en 2010, selon une étude publiée en ligne par The Lancet
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3,1 millions meurent avant l'âge de quatre semaines, 2,3 millions entre 28 jours et un an, et 2,3 millions entre 1 et 4 ans, selon les données obtenues par Christopher Murray, de l'Institut d'évaluation et de données sur la santé (Université de Washington à Seattle), et son équipe. Sur la période 1970-2010, les taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans ont chuté d'environ 60%.
La moitié de ces décès interviennent en Afrique sub-saharienne, et le tiers en Asie du sud. Moins de 1% de ces morts interviennent dans les Etats à haut revenu.
Singapour, 27e en 1970, est au premier rang, suivi par l'Islande, la Suède, Chypre et le Luxembourg. La Guinée équatoriale, précédée par le Tchad, occupe le dernier rang de ce classement qui concerne 187 pays. La France est 15e, le Royaume uni est tombé depuis 1970 de la 12e à la 33e place, juste derrière Cuba, et les Etats-Unis de la 20e à la 42e place.
La Grande-Bretagne a le plus haut taux de mortalité des moins de 5 ans en Europe occidentale, avec 5,3 décès pour 1.000 naissances vivantes, un taux cependant réduit des trois quarts depuis 1970.
Dans les pays les moins bien classés, les progrès sont notables. Si en 1970 il y avait 40 pays avec une mortalité supérieure à 200 pour 1000 naissances en vie, il n'y en avait plus aucun dans ce cas en 2010. La baisse de la mortalité s'est notablement accélérée en Afrique sub-saharienne entre 2000 et 2010 par rapport à 1990-2000.
Selon les chercheurs, les efforts d'immunisation, les moustiquaires imprégnées contre le paludisme, le traitement pour prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant et la distribution d'antirétroviraux pourraient tous avoir participé à cette baisse accélérée de la mortalité.
Ces données, précisent les chercheurs, montrent un nombre global de morts chez les enfants nettement inférieur à l'estimation de 2008 de l'Unicef, qui donnait 8,77 millions de morts en 2008, contre 7,95 millions pour cette année là dans cette nouvelle étude. Ils expliquent cette divergence par une baisse plus rapide que prévue de la mortalité et par des méthodes de calcul plus fines. AFP
Etat d'urgence en Jamaïque où les gangs mènent une guerre meurtrière contre la police
Deux policiers ont été tués et six autres blessés dimanche soir en Jamaïque dans le cadre des violences opposant les forces de l'ordre à des gangs fortement armés décidés à empêcher l'extradition aux USA d'un parrain présumé de la drogue, a indiqué lundi la police.
Les policiers sont décédés à l'hôpital après avoir été attaqués alors qu'ils répondaient à un appel de détresse d'une automobiliste, selon la même source. Les autorités jamaïcaines ont annoncé dimanche l'instauration de l'état d'urgence à Kingston et dans ses environs, où la police affronte des gangs prêts à tout pour empêcher l'arrestation de Christopher "Dudus" Coke en vue de son extradition vers les Etats-Unis.
Les gangs ont saccagé la capitale. Une personne a été tuée par balle dans une camionnette devant un commissariat de police soumis à des feux nourris des gangs, selon la police. Deux policiers et un civil ont été blessés par balles dans les émeutes et quatre commissariats attaqués, selon la même source. Un policier a été blessé par balle à la main, tandis qu'une voiture de police était volée, après des tirs destinés à en chasser les occupants. Un commissariat a été incendié après avoir été abandonné par les policiers à court de munitions.
L'état d'urgence, instauré pour une durée d'un mois à Kingston et à Saint Andrew, permettra de "combattre les puissances du mal qui minent la société et nous valent d'être classés comme une des capitales du crime dans le monde", a assuré dimanche soir à la radio le Premier ministre Bruce Golding.
Des hommes armés issus de diverses communautés de cette île des Caraïbes de 2,8 millions d'habitants se sont ralliés à des "éléments criminels", selon la police, pour protéger le parrain présumé de la drogue recherché par les USA, mais apprécié dans son quartier de Tivoli Gardens. AFP
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