BILLET |
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ
Quel préjudice
pour Muzito !
(21/05/2010)
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
Lire la suite
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)
Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire. José NAWEJ
«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)
Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila. José NAWEJ |
|
Edition n°3618 du Jeudi 27 mai 2010 |
A LA UNE
AMP : les secrets de la rencontre d’hier à Kingakati
Joseph Kabila très fâché !
*L'autorité morale de l'Alliance de la Majorité Présidentielle désavoue la démarche du quatuor Kamitatu, José Endundo, Mbusa et Bahati, et réaffirme son attachement à l'accord avec le Palu
Le Président de la République n'est pas resté insensible aux remous qui secouent l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) dans l'enjeu de la motion de censure initiée par l'opposition en vue de déposer l'Exécutif, mais aussi à la suite de la naissance, au sein de cette famille politique au pouvoir, du Centre Libéral et Patriotique (CLP). Aussitôt après son retour de l'étranger, l'Autorité morale de l'AMP a réuni hier à sa ferme de Kingakati les plénipotentiaires de la principale plateforme de la majorité, y compris les ténors du CLP (Kamitatu, Endundo, Mbusa et Bahati) à qui il s'est adressé sans fard.
Selon certains participants à la rencontre, c'est un Kabila très fâché qui, sur un ton sec, a dit des vérités crues à ses interlocuteurs. Dans sa communication, indiquent nos source, le Raïs a rappelé les fondamentaux de la vision du regroupement politique. L'AMP est avant tout une majorité pour le Président de la République et lorsque l'on s'y engage, c'est en connaissance de cause du fait qu'il s'agit d'un mariage de cœur et de raison, a-t-il signifié.
Kabila a ensuite rappelé que l'AMP représentant la majorité parlementaire, cela implique l'obligation de cohérence à observer dans la démarche et de cohésion à tenir. Troisièmement, il a rappelé que tous les sociétaires de la plate-forme se sont engagés à gouverner dans la vérité et la transparence, et ensemble avec les autres partenaires de la majorité que sont le PALU et l'UDEMO. Il a, à ce sujet, fait spécifiquement allusion au deal qui lie l'AMP au PALU, deal qu'il entend respecter.
Sur ce point, et évoquant certainement les tentatives d'engagement de certains sociétaires de l'AMP dans la motion de censure initiée par l'opposition, Joseph Kabila a formellement déclaré qu'il n'a jamais parlé à quiconque sur tout ce qu'il lui est parvenu, notamment la rumeur selon laquelle l'AMP voudrait se retirer de l'alliance avec le parti cher à Antoine Gizenga.
Douche froide pour
le quatuor
Quant au dossier du CLP qui vient d'être porté sur les fonts baptismaux, Joseph Kabila n'est pas allé par quatre chemins pour faire savoir que la mise sur pied d'un sous plate-forme au sein d'une plate-forme est un acte nul et de nul effet. Motif : les initiateurs du CLP n'ont jamais reçu mandat de l'autorité morale de l'AMP. Très en colère à l'endroit de tous ceux qui affirment parler en son nom, mais à son insu, Kabila a accordé à Kamitatu, Mbusa et consorts jusqu'au 4 juin prochain, jour de son anniversaire, pour que ceux-ci lui apportent un cadeau en lui faisant part de la dissolution de leur plate-forme.
Enfin, toujours selon les sources contactées hier par Forum des As, Joseph Kabila a fait savoir à ses interlocuteurs que s'il y a des problèmes à poser, c'est au sein de la famille politique qu'il faut le faire. Concrètement, il s'est demandé pourquoi ceux qui veulent déposer le Gouvernement et son Premier ministre ne posent pas ouvertement ce problème au sein de l'AMP pour un débat officiel.
Cette mise au point, qui n'aurait fait l'objet d'aucun échange selon nos sources, a le mérite de recadrer sérieusement les choses pour mettre fin à la dérive à laquelle s'en allait la plate-forme au pouvoir. Elle permet aussi à Kabila de rompre le silence pour faire connaître sa position face aux rumeurs qui le mettaient au centre de toutes formes de combines.
Dans la ville haute, il se laissait entendre que les ténors du CLP, membres du Gouvernement, pourraient être amenés à tirer les conséquences de leur acte en rendant leur tablier. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Faute de plénières, des députés tournent les pouces
Depuis que les travaux de réhabilitation de l'hémicycle du Palais du peuple ont commencé, les séances plénières ne se tiennent plus. Nombreux parmi les députés ne viennent plus à la chambre basse que pour contempler simplement la bâtisse du Parlement congolais. Ce qui fait que les élus du peuple sont en vacances forcées et continuent à tourner les pouces..
En réalité, les parlementaires n'attendent que le communiqué du bureau convoquant la séance plénière en vue de retrouver l'ambiance habituelle. Pour certains, l'urgence s'impose pour des travaux en plénière afin d’accélérer l'examen et l'adoption des projets de loi envoyés en commissions. " Le temps passe. Nous devons tout faire pour le rattraper. Il est vrai que nombreux de nos collègues sont dans des commissions pour examiner les dossiers relatifs aux projets de loi. Si leurs séances se poursuivent bien, il est important que le bureau puisse convoquer une plénière devant permettre de débattre en vue d'aboutir à l'adoption de ces lois qui attendent d'être envoyées au Sénat ", expliquent certains élus du peuple.
A bien comprendre et analyser les dires des uns et des autres, il y a lieu de retenir que les députés sont fatigués de tourner les pouces au regard du temps qui presse. Ce qui est intéressant, affirment d'autres, c'est le fait que les commissions parlementaires mises en place travaillent normalement pour faire avancer l'examen de nombreuses lois.
Pendant ce temps, le calme règne au Palais du peuple du moins dans la salle des congrès. Comme les travaux de réhabilitation de certaines salles poursuivent leur bonhomme de chemin, les séances plénières pourraient se tenir dans la salle de spectacle. D.K
ENJEUX DE L'HEURE
Pression sur la mise en œuvre du statut
de Rome de la CPI
La CN-CPI/RDC dépose une pétition à l'Assemblée nationale
Une pétition adressée au président de l'Assemblée nationale pour l'adoption de la proposition de loi de mise en œuvre du statut de Rome de la Cour pénale internationale a été au menu de l'audience que le premier vice-président de la chambre basse, Boris Mbuku, a accordée, lundi 24 mai dernier,à la délégation de la Coalition nationale pour la CPI en RDC (CN-CPI/RDC).
Dans cette pétition, les organisations de la société civile congolaise regroupées au sein de la CN-CPI/RDC ne demandent qu'une chose au président de l'Assemblée nationale : " soumettre à l'examen de la plénière au courant de cette session parlementaire, la proposition de loi portant, modifiant et complétant le code pénal, ceux de procédure pénale, de l'organisation et de la compétence judiciaire ainsi que le code judiciaire militaire en vue de la mise en œuvre du Statut de Rome de la CPI".
A l'issue de l'audience, le porte-parole de la CN-CPI/RDC, Désiré Kazadi, a indiqué clairement que trois raisons motivent cette requête. L'urgence pour la RDC à disposer d'un cadre juridique adéquat pour lutter contre l'impunité des violences massives des droits de l'homme et de droit international humanitaire, le Parlement est responsable du manque d'adoption de la loi de mise en œuvre depuis 2003 et la RDC doit tenir à ses obligations en tant qu'Etat partie au Statut de Rome, sont les motivations majeures de la pétition remise à l'Assemblée nationale par la CN-CPI/RDC.
Selon le porte-parole de la Coalition nationale de la Cour pénale internationale, le premier vice-président de la chambre basse a rassuré de pouvoir accompagner les organisations de la société civile dans cette mise en œuvre du statut de Rome de la CPI.
Il y a lieu de signaler que la RDC a ratifié le statut de Rome le 11 avril 2002 et ce texte est entré en vigueur le 1er juillet de la même année. Les articles 86 et 88 dudit statut imposent l'obligation aux Etats parties dont la RD Congo de coopérer pleinement avec la Cour dans les enquêtes et les poursuites qu'elle mène pour des crimes relevant de sa compétence et, de prévoir dans leurs législations les procédures qui permettent à ces fins la réalisation de toutes les formes de coopération.
La RDC est alors appelée à débattre, adopter et promulguer la proposition de la loi de mise en œuvre pour répondre à ses obligations d'Etat partie au statut de Rome. Dorian KISIMBA
ENJEUX DE L'HEURE
PPTE : " nous sommes à 99% ", assure le ministre JB Ntahwa
" C'est la satisfaction qui nous anime parce qu'on s'approche du Point d'Achèvement de l'Initiative Pays Pauvres Très Endettés et nous sommes à 99% de réalisation des sept principaux déclencheurs. " Ces propos sont de Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, Ministre du Budget. Il les a tenus hier au sortir de la réunion d'évaluation du processus de réalisation des principaux déclencheurs de cette initiative, réunion présidée par le Premier ministre, Adolphe Muzito. La rencontre a connu la participation de tous les experts et partenaires. Côté Gouvernement, seul le ministre du Budget était présent.
Le Ministre du Budget a fait savoir que les sept déclencheurs, à savoir : le DSRP, la stabilité économique, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, secteurs sociaux et rural, ainsi que la gestion de la dette sont presqu'atteints. Il ne resterait plus que le volet relatif à la passation des marchés publics. Celui-ci pourra être à régler dans un délai court, soit avant le 10 juin 2010, a encore assuré Ntahwa qui a ajouté qu'au stade actuel, il se dégage une note très satisfaisante au terme d'une évaluation conjointe du DSRP par les services du FMI et de la BM.
Le Ministre du Budget a, par ailleurs, fait savoir que le cadre macroéconomique est en observation permanente. En effet, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux et rural et la gestion de la dette, offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la RD Congo. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Barack Obama promulgue une loi pour lutter contre la LRA
Le président américain, Barack Obama, a promulgué le lundi 24 mai dans la soirée à Washington une loi visant à combattre les rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Ces derniers ont commis beaucoup d'atrocités en Afrique centrale, notamment dans la Province Orientale en République démocratique du Congo et au Nord de l'Ouganda dont ils sont originaires.
Ce texte engage les USA à protéger les civils contre la LRA, ce qui implique des efforts à déployer pour appréhender le leader de cette rébellion, Joseph Kony, ainsi que ses hauts commandants afin de les traduire en justice, recommande le texte qui préconise également le désarmement et la démobilisation du reste des combattants de cette rébellion.
Pour ce faire, d'autres dispositions de la même loi engagent Barack Obama à lever une stratégie globale afin de mettre définitivement fin aux violences perpétrées par la LRA.
La loi engageant les USA à lutter contre la LRA avait déjà été votée par le congrès américain en mai 2009 avant d'être présentée par 226 parlementaires américains, représentant 49 Etats, soit 86% de la population des Etats-Unis.
Selon des statistiques avancées par des ONG, la LRA a assassiné plus de 1500 civils et a enlevé plus de 1600 autres parmi lesquels des enfants. JEK
ENJEUX DE L'HEURE
Ouverture du nouveau procès des Norvégiens dont la condamnation à mort a été annulée
Le nouveau procès de deux Norvégiens, dont la condamnation à mort pour meurtre et espionnage en République démocratique du Congo a été annulée fin avril par la justice, a débuté mardi devant le tribunal militaire de Kisangani (nord-est), a-t-on appris d'un avocat de la partie civile.
"Le procès a débuté. On a commencé par l'identification" des ex-militaires accusés, Tjostolv Moland, 29 ans, et Joshua French, 28 ans, a déclaré à l'AFP Me Jean Akombo, l'avocat de la famille de la victime, un chauffeur congolais tué le 5 mai 2009 alors qu'il conduisait un véhicule loué par les accusés à Kisangani, chef-lieu de la Province orientale (nord-est).
En décembre 2009, la cour militaire de la ville avait condamné en appel les deux Norvégiens à la peine de mort pour le meurtre du chauffeur et espionnage, confirmant le jugement de première instance rendu début septembre.
Mais le 22 avril dernier, le verdict a été annulé par la haute cour militaire de Kinshasa, pour des irrégularités constatées dans la composition de la cour en appel, conduisant à ce nouveau procès avec d'autres magistrats.
M. French, qui a aussi la nationalité britannique, a toujours plaidé non coupable, avançant que le chauffeur avait été tué pendant une attaque de bandits. M. Moland a défendu cette thèse jusqu'au procès en appel où il a reconnu une certaine responsabilité dans le meurtre, tout en niant avoir tué le chauffeur.
Pour expliquer leur présence dans la région, riche en ressources minières (surtout or et diamant), et où des groupes armés sont actifs, les accusés avaient d'abord déclaré être venus en repérage pour y faire venir des touristes amateurs de sensations fortes. Ils ont ensuite modifié leur version, expliquant qu'ils voulaient implanter une société de sécurité.
Oslo a toujours rejeté les accusations d'espionnage et affirmé que les deux hommes étaient d'anciens militaires, mais selon l'accusation, au moment de leur arrestation ils possédaient des cartes militaires valides, ainsi que des armes.
M. Moland et French avaient aussi été condamnés à verser solidairement avec l'Etat norvégien, à titre de dommages pour préjudice subi, la somme de 501.255 millions de dollars américains (332 millions d'euros), dont 500 millions USD (330 M euros) pour l'Etat congolais, partie civile au procès.
Il n'y a plus eu d'exécutions en RDC depuis l'arrivée au pouvoir du président Joseph Kabila en 2001. La législation pénale prévoyant la peine de mort n'ayant pas été abrogée, les peines capitales prononcées sont commuées en prison à perpétuité. AFP
FORUM ECO
Forum sur le délestage zéro, manque d'eau zéro
Les participants s'engagent à améliorer la desserte en eau potable et en électricité en RDC
Le forum sur l'amélioration de la desserte en électricité et en eau potable dans la ville de Kinshasa s’est clôturé, hier mercredi 26 mai 2009 au Grand hôtel Kinshasa (GHK)...
A cette occasion, les bourgmestres de 24 communes de la ville de Kinshasa et les chefs de quartier se sont engagés à signaler systématiquement aux centres, bureaux ou aux autorités de la Snel et de la Regideso les plus proches, notamment toute perturbation dans la fourniture en électricité et en eau potable, ainsi que toute réclamation à, caractère commercial (surfacturation, facturation forfaitaire des consommations, alors que le compteur est en bon état de fonctionnement, manque de compteur, etc…
Le non-traitement ou le traitement tardif des réclamations par les services de la Snel et de la Régideso ; suivre, avec la Snel et la Regideso, la réparation des pannes et fuites recensées, commune par commune et quartier par quartier ainsi que sensibiliser les administrés à travers une campagne de proximité au paiement, dans le délai, des factures de consommation d'électricité et d'eau potable et au respect des installations et équipements de la Snel et de la Régideso ont constitué matière à reflexion pour les participants.
La Snel et la Regideso ont pris, pour leur part, l'engagement d'enregistrer par un numéro de référence approprié, en vue de garantir un suivi efficace, toutes les pannes, interruptions de fourniture d'électricité et d'eau potable ou plaintes des abonnés. Et cela, quartier par quartier, commune par commune, réparer, dans les plus brefs délai et suivant les règles de l'art, les pannes et fuites signalées, mettre en place, dans chaque commune, un service spécialisé d'enregistrement et de traitement des réclamations, fonctionnant 24h/24 et aussi publier des numéros verts d'appels téléphoniques auxquels les abonnés pourront transmettre leurs réclamations.
Les deux entreprises ont pris l'engagement d'informer quotidiennement le ministère de l'Energie et le gouverneur de la ville de Kinshasa de la situation de la desserte en électricité et en eau potable sur toute l'étendue de la ville.
Cependant, l'évaluation de l'exécution de cet acte se fera contradictoirement tous les 15 jours, au niveau des communes, tous les 30 jours au niveau de l'Hôtel de ville de Kinshasa et tous les 60 jours, au niveau du ministère de l'Energie.
Acte d'engagement, nouvelle approche
de Tshiongo
Le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo Tshibinkubula wa Ntumba a fait savoir que l'acte d'engagement est une nouvelle approche qu'il a initiée. Cette approche, a-t-il poursuivi, consiste en un dialogue et une collaboration entre les habitants de Kinshasa par le biais de leurs autorités ainsi que les responsables de la Snel et de la Regideso.
Pour ce faire, a expliqué le patron de l'Energie, les bourgmestres et chefs de quartiers ont été mis à contribution, non seulement pour recenser les problèmes en rapport avec la desserte en électricité et en eau potable, mais aussi de les signaler en temps réel et surtout d'en évaluer les résultats à la suite des interventions requises de la Régideso et de la Snel.
Pour le ministre de l'Energie, la signature de cet acte d'engagement marque un nouveau tournant, sous son autorité, des relations entre la Snel et la Régideso avec leurs clients. A l'en croire, cet acte devra leur conduire inéluctablement à la réalisation de l'objectif : " Délestage d'électricité zéro, rupture d'eau potable zéro ". Gilbert Tshiongo est d'avis que la signature de l'acte d'engagement sera une occasion d'améliorer et systématiser la communication entre les deux parties, d'améliorer le service rendu tant en qualité ; de traiter rapidement et avec équité des plaintes et réclamation des clients et aussi d'éliminer les câbles dénudés et des malfaçons et des fuites d'eau.
Le ministre de l'Energie estime cependant qu'il sera question désormais de fournir à la population kinoise un service en quantité et en qualité enviable à l'instar de celui que l'on trouve dans les autres grandes villes de l'Afrique et du Monde.
Engagement du Chef de l'Etat
Gilbert Tshiongo a fait savoir que son ministère a reçu du Chef de l'Etat et du gouvernement, la mission technique et politique de fournir l'électricité et de l'eau potable aux populations. C'est ainsi que, son ministère va travailler sans relâche pour notamment accompagner les intervenants dans cette démarche vers le changement radical de mentalité, a-t-il indiqué.
A ce sujet, le ministre de l'Energie a transmis à l'assistance l'instruction du Chef de l'Etat, Joseph Kabila avant la tenue dudit forum : " Ce que vous ferez à l'occasion de ce forum, c'est une opération pédagogique d'une grande portée. Vous pouvez compter sur moi pour que cette rencontre soit un succès. Ne vous contenter pas d'enregistrer les plaintes mais pensez à rendre les résolutions de ces assises opérationnelles ". C'est en ces mots que le ministre a clôturé la cérémonie.
ETAT DES LIEUX
Les Administrateurs directeurs généraux de la Regideso et de la Snel ont, quant à eux, fait état de lieux de la desserte en eau potable et en électricité dans la ville de Kinshasa.
Ils ont tous reconnus le manque d'eau, le vandalisme sur les deux réseaux et les problèmes de câble dénudés. Ils sont convaincus que la situation de délestage de courant électrique et de manque d'eau est en voie de disparaître. Des mesures appropriées sont prévues à court, moyen et long terme. L'étape de questions et réponses était plus enrichissante. Elle a permis aux deux parties d'éclairer les zones d'ombres. Mathy MUSAU
SOCIETE
Transport en commun
Bonjour la moto, aurevoir les embouteillages
A Kinshasa, les embouteillages constituent un cauchemar. Aussi bien pour les conducteurs des véhicules que pour les piétons. Très fréquents aux heures de pointe, ils paralysent la circulation, gaspillent le carburant des transporteurs, amenuisent leurs recettes, provoquent des pannes et freinent la mobilité des passagers. L'avènement des motos-taxis sur les artères de la capitale est venu contourner cette difficulté… au grand soulagement des Kinois. ...
Si, il y a quelques années, la commune de Bumbu ne connaissait pas de motocyclettes qui assuraient le transport en commun, aujourd'hui, elle est envahie par des dizaines de motos qui opèrent principalement sur l'avenue de la Libération (ex 24 novembre).
De jour comme de nuit, une vingtaine de motocyclistes chargent des passagers au parking de l'Université Pédagogique Nationale (UPN) et sillonnent dans tous les quartiers des environs. Pas étonnant de les voir emprunter rues et ruelles, transportant souvent leurs clients jusqu'à destination. Les plus chançards sont même acheminés jusque devant leur domicile.
Un moyen de transport prisé
par des jeunes
Audacieux, les motocyclistes kinois se plaisent de slalomer entre des véhicules aux heures de pointe, évitant ainsi des embouteillages qui énervent les clients et bien d'autres transporteurs. Pratiques, les taxis-motos sont rapides et n'hésitent pas à emprunter des raccourcis, des sentiers sinueux et escarpés.
Conduits pour la plupart par des jeunes, tous hommes, dont l'âge varie entre 25 et 35 ans, ces taxis-motos transportent généralement deux clients qui déboursent 400 FC (environ 0,5 $) par course. Assis à califourchon sur la moto, agrippés au conducteur couvert d'un casque, les clients sont bien souvent des jeunes plutôt que des personnes âgées qui redoutent d'être renversées à la moindre secousse.
Si filles et garçons n'hésitent plus d'emprunter ce moyen de transport agile mais risquant, les femmes enceintes se gardent d'y recourir pour éviter des avortements involontaires dues aux nombreuses secousses sur les artères de fortune.
"L'irruption des taxis-motos est une bonne innovation dans notre commune, se réjouit Mamie Kimbata. On peut sortir et rentrer tard sans s'inquiéter de trouver un moyen de transport. Même vers 2 heures du matin, les motocyclistes attendent patiemment les piétons pour les ramener à domicile".
"La moto me permet d'arriver vite à destination"
Comme à Bumbu, plusieurs communes sont envahies par des taxis-motos. Ils sont plus actifs dans les quartiers reculés du centre-ville. Au fil du temps, ils se sont créés des carrefours qui leur servent de parkings : rond-point Ngaba, Sainte Thérèse et Quartier 6 à N'Djili, 1ère rue et 7ème rue à Limete, station du marché Bayaka à Ngiri-Ngiri, à Super-Lemba et à Lemba Terminus. La liste n'est pas exhaustive.
"Je préfère prendre la moto, parce que c'est le moyen de transport qui m'aide à arriver vite à destination, avoue Eddy M., 27 ans, résidant à Kingabwa, un quartier reculé de la commune de Limete. Les motocyclistes me déposent juste à l'entrée de ma parcelle quelle que soit l'heure. Ils n'agissent pas comme les conducteurs des taxis et taxi-bus qui laissent leurs clients à l'arrêt, loin de leurs résidences".
Elève, Jonas Kaba, 18 ans, se réjouit d'arriver désormais à temps à l'école depuis que les motos pullulent à Masina Pascal. "J'aime beaucoup emprunter ce moyen de transport parce qu'il me permet d'éviter des embouteillages et d'arriver vite en classe, explique-t-il. Les motocyclistes viennent souvent me déposer devant l'enclos de l'école".
Les usagers des motos exposés à la pluie et à la poussière
Les usagers des motos déplorent toutefois l'exposition à la pluie et à la poussière dans une ville de Kinshasa transformée en chantier. "Lorsqu'un passager est sur une moto pendant la pluie, poursuit Eddy M., il arrive à destination mouillé ou couvert de poussière lorsqu'il parcourt des routes défectueuses. Et comme les passagers ne sont pas contraints de porter des casques, ils ne se sentent pas sécurisés et peuvent tomber à n'importe quel moment".
Abordés, les conducteurs des motos reconnaissent le danger auquel ils sont exposés au quotidien. "C'est un métier passionnant, mais il comporte beaucoup de risques, reconnaît Romain B., un quadragénaire venu de la province de l'Equateur. J'exerce cette profession depuis un an depuis que je suis venu de l'intérieur du pays. Père de famille, j'ai décidé de faire le taxi-moto lorsque j'ai vu beaucoup de jeunes venant de provinces s'y adonner à cœur joie. En plus, j'ai été motivé par l'état des routes que j'ai trouvé très défectueux. Le taxi-moto s'est avéré pour moi un moyen rapide et adapté pour aider les piétons".
Passionnante, la profession des motocyclistes n'est pas facile. Romain B. est contraint de quitter très tôt son lit pour se lancer sur la route. "Je sors de mon domicile tous les jours à partir de 5 heures du matin, nous confie-t-il. Je ne retourne chez moi qu'entre 22 heures et 23 heures. En achetant cette moto, je m'attends à faire fortune comme mes autres compagnons que j'ai rencontrés sur terrain".
Refoulé d'Angola, Jean P., 37 ans, s'est tapé une moto avec le peu d'argent qui lui est resté de cette mésaventure sous d'autres cieux. "Aujourd'hui, commente-t-il, je gagne par jour entre 10.000 FC et 17.000 FC, soit l'équivalent de 10 $ à 18 $. Je facture la course à 300 Fc ou 500 Fc si le trajet est court, et à 1.000 FC s'il est long’’, rapporte ce motocycliste qui assure la circulation à Kingabwa, son quartier de résidence.
Au service des couches-tard
Si des dizaines de motocyclistes opèrent le jour, la plupart préfère travailler la nuit, comme des chauves-souris. Dépourvus de plusieurs documents exigés pour exercer ce métier, ils tiennent à sortir leurs taxi-motos très tard dans la soirée pour pouvoir circuler pendant toute la nuit au moment où les agents de la Police spéciale de roulage dorment.
Le matin, quand les motocyclistes empochent leurs recettes, ils vont à leur tour somnoler en attendant la tombée de la nuit pour refaire surface et voler à la rescousse des couches-tard.
SOCIETE
Salubrité à Kinshasa pour le 30 juin : les travaux prennent de l'allure
C'est depuis le 11 mai 2010 que l'Hôtel de ville a lancé l'opération de salubrité publique en prévision des festivités du 30 juin marquant les cinquante ans d'indépendance de la RDC. La ville a mis les moyens nécessaires pour ce faire. Depuis plus de deux semaines donc, plusieurs quartiers de la ville vivent au rythme des travaux....
Dans les communes de Ngaba et Makala, les travaux d'assainissement se déroulent normalement. Sur l'avenue Kianza dans la commune de Ngaba par exemple, ces activités s'observent tout au long de la maison communale et vers le marché Ngaliema où l'on peut observer la présence des agents commis par l'Hôtel de ville.
Le chef de la Brigade de salubrité trouvé sur les lieux assure que les matériels nécessaires aux travaux sont fournis par l'Hôtel de ville et c'est depuis deux semaines que les ouvriers sont au travail de 7 heures à 16 heures. Ils sont chargés de balayer, curer et déboucher les caniveaux, et rassembler toutes les ordures en vue de leur évacuation. Quant au reste des avenues à l'intérieur de la commune, les chefs de quartiers ont été responsabilisés pour les conduire.
A Makala, les travaux s'observent essentiellement sur la direction allant de l'avenue Kwilu à Kikwit. Des travailleurs, jeunes et vieux arborant des cache-poussière jaunes, s'activent aux mêmes tâches. Ici, le chef de brigade déclare que " ces travaux ne se limitent pas seulement au 30 juin. Nous continuerons à les assurer dans le souci d'avoir une ville propre. "
Même rythme des travaux dans le district de Tshangu, particulièrement à Maluku, Kimbanseke, Masina et N’Djili. Le coup d'envoi a été donné à l'aéroport international de N’Djili et les travaux progressent le long du Boulevard Lumumba. A ce stade, l'équipe d'assainissement est arrivée à la hauteur de la maison communale de Kimbanseke. Brosses, râteaux, brouettes, pelles, etc. en main, les ouvriers s'activent passionnément. Ici, le chef de la Brigade de salubrité invite la police à soutenir ces travaux pour discipliner les femmes vendeuses qui jettent leurs immondices sur la voie publique au lieu de s'en débarrasser dans des lieux appropriés. Un habitant affirme, tout de même, que " Kinshasa étant devenue une poubelle, ce qu'ils ne font pas et qu'ils auraient dû faire, c'est de placer des poubelles publiques aux endroits indiqués. "
A Ngaba, Makala comme dans la Tshangu, tous les travailleurs se réjouissent des conditions de travail. Chaque ouvrier touche, en effet, une prime de 27.000 FC chaque fin de semaine. A Makala, les agents ont apprécié l'augmentation de cette prime qui était autrefois de l'ordre de 5.000 FC.
A Kimbanseke, le petit Bababa reconnaît qu'il est bien payé par rapport à ceux qui travaillent pour le compte de la commune. " Je travaillais d'abord pour le compte de la commune qui me payait difficilement 1.000 FC par jour, mais là je touche 4.500 FC par jour. Ma maison ne manque plus à manger ", témoigne-t-il.
Cependant, les agents de la commune de Makala se plaignent de ne pas bénéficier d'une assurance maladie. Ils rappellent aussi que certains agents travaillent depuis plus de deux ans sans être engagés. En attendant, ils remercient l'autorité urbaine pour avoir revu à la hausse leur prime.
Laetitia Ngwadi & Ange Nzilaba (stagiaires IFASIC)
SOCIETE
Kinshasa : l'électricité prépayée limite le gaspillage
Dans quelques quartiers de Kinshasa, le prépaiement de l'électricité lancé à titre de test, a fait changer les habitudes des habitants. Pour limiter les coûts, ils évitent désormais de gaspiller le courant comme ils le faisaient auparavant. Ce système devrait améliorer la distribution et les recettes de la Société nationale d'électricité.
A la périphérie sud-ouest de Kinshasa, loin du centre de la capitale congolaise, quelques quartiers de la ville vivent une expérience tout à fait nouvelle. Depuis octobre 2009, la Cité Maman Mobutu et près de là, la Cité verte et le Camp Badiadingi payent désormais leur électricité avant de la consommer. Exactement comme quand on achète sa carte de téléphone prépayée. "C'est vraiment bénéfique", avoue une jeune femme de Maman Mobutu. Sans compteur, son ménage payait avant une facture forfaitaire de 29 000 Fc (32,2 $) par mois. "En achetant aujourd'hui une carte au même prix, nous avons du courant pendant trois mois", raconte-t-elle. Testé par la Société nationale d'électricité (Snel), ce nouveau mode de tarification vise à améliorer la desserte en électricité et surtout à lutter contre le gaspillage.
A Kinshasa, la majorité des abonnés n'ont, en effet, pas de compteurs. Ils consomment l'électricité sans trop de précaution, puisqu'ils sont facturés de manière forfaitaire. Mais dans les quartiers où sont testés les compteurs prépayés, les habitants apprennent à bien gérer leur crédit d'électricité. Désormais, "nous évitons d'allumer les ampoules pendant la journée", témoigne Jean Kasongo, couturier. Ils savent aussi qu'un fer à repasser utilise un KW/h, soit 14,06 Fc pour le tarif ménage. Dans les foyers, l'usage des appareils électroménagers gourmands en consommation est donc strictement contrôlé. "Comme nous ne consommons que ce que nous payons, nous gérons rigoureusement le crédit acheté", explique une ménagère.
Facile et apprécié
Ce système n'est pas aussi compliqué que les Kinois l'imaginent. Placé dans une logette qui est installée soit dans la maison ou accrochée à un poteau électrique, le compteur est relié à un clavier de commande. Celui-ci sert à introduire les 20 chiffres qui correspondent au crédit acheté. À ce jour, plus de 1500 compteurs à prépaiement ont déjà été installés dans les trois quartiers qui sont assez bien urbanisés. Au total, 5000 devraient l'être en guise de test à Kinshasa, et 2 500 à Lubumbashi dans le Katanga (Sud-est).
Avec ses centaines de villas de standard moyen, construites dans les années 80 et destinées aux cadres supérieurs des entreprises publiques et de l'Administration, la Cité Maman Mobutu notamment, facilite leur implantation. Le système est plutôt apprécié malgré le doute du début. "Cela marche bien, et des clients nous invitent même à aller installer des compteurs chez eux", témoigne Bienvenu Ngoma, ingénieur à la Snel. Les nouveaux compteurs mettent en effet les clients à l'abri de toutes sortes de tracasseries de certains agents de la Société d'électricité. "Nous n'avons plus à corrompre ceux qui menacent tout le temps de nous couper le courant pour non paiement de facture", se réjouit Jean Kasongo.
Mais quelques voix s'élèvent chez ceux qui ont de petites activités commerciales (boutique, bars, moulins...). Propriétaire d'un bar, Palicha Kabwiku estime que la tarification de 117 Fc le KW/h qu'on leur fait payer est chère. Avant, sa facture s'élevait à 200 000 Fc/mois (222 $). Aujourd'hui, pour faire marcher son bar au rythme habituel, elle atteint les 300 000 Fc (333 $). "J'achète désormais une carte de 7 000 Fc par jour pour faire des économies et j'utilise des tubes de 20W plutôt que des ampoules qui consomment plus", explique-t-il.
"Cela fera l'affaire de tous"
Le tarif serait le seul vrai handicap pour des abonnés à faible revenu et habitués à utiliser l'électricité à loisir, et qui rechignent à payer quand les factures sont salées. Mais pour la Snel qui entend progressivement faire payer le courant à son coût normal, le nouveau mode de paiement est plutôt le bienvenu. Grâce à son système informatisé, il devrait déjà apporter une nette amélioration des recettes de l'entreprise. "C'est une garantie parce qu'à chaque achat, l'abonné est directement identifié sur la base des données ce qui facilite le contrôle des recettes", assure Popaul Pakwa, agent cadre à la Snel.
Une fois les compteurs à prépaiement étendus dans toute la ville, le réseau devrait être fiabilisé. Car espère-t-on à la Société d'électricité, l'usage plus rationnel de l'électricité va réduire la surcharge sur les équipements (cabines, câbles). "Quand chaque utilisateur éteindra ses ampoules pendant la journée et utilisera ses machines en respectant les normes, fait remarquer Popaul, cela fera l'affaire des tous et plus personne ne se plaindra."
Sandra Monie, Patience Mbuyi (Syfia Grands Lacs)
NATION
Cinquantenaire de l'indépendance de la RDC
Les Ong des droits humains se mobilisent ou des activités populaires à Kinshasa
Les Ong de défense des droits humains, à savoir l’OCDH, la VSV, la Ligue des électeurs, SCCD, Reprodoc/kin, CODHO, FMJC et ANMDH, organisent une série des activités dans le cadre célébration des cinquante ans de l'indépendance de la RDC. Cette série d'activités a commencé depuis une semaine au Collège Boboto par une journée de réflexion. La rencontre a connu la participation des intellectuels de toutes les obédiences idéologiques et la société civile.
Plusieurs communications ont été faites au cours de ces assises. Si les orateurs ont chacun analysé les 50 ans d'indépendance selon leurs convictions, il sied de reconnaître que le grand nombre de ces intervenants ont noté l'échec dans la plupart d'entreprises depuis 1960.
Le bilan de 50 ans, pour bon nombre de participants à cette journée, demeure négatif. A ce sujet, un orateur a souhaité que soit rouvert le contentieux belgo-congolais. A son avis, ce contentieux porte sur plusieurs sujets, dont la dette publique coloniale.
Par contre, un autre intellectuel a estimé que les grands maux dont souffre le pays sont le tribalisme et la mauvaise gestion de la chose publique. Raison pour laquelle un autre intellectuel a mis à nu la multitude de rendez-vous manqués, notamment la CNS avec ses exclusions et frustrations, les années Mobutu et leur cohorte de misère et dictature…
Les organisateurs de ces activités ont indiqué qu'ils mettent en action une dynamique populaire pour fêter avec faste les 50 ans de l'indépendance de la RDC. La dynamique consistera en trois étapes, à savoir l'inauguration par la journée de réflexion à Kinshasa, la tournée en provinces et à l'extérieur du pays et, enfin, un forum populaire dans la capitale.
Tout cela pour harmoniser les vues entre Kinshasa et les provinces, afin d'aboutir à un plan national de développement participatif. Simard Simon TSOUMBOU.
NATION
Nord-Kivu : Goma souffre d'un déficit
de magistrat pour la juridiction militaire
L'appareil judiciaire militaire de Goma, dans le Nord Kivu, souffre d'un grave déficit de magistrats, occasionnant d'énormes difficultés de fonctionnement. A ce déficit s'ajoute le manque des moyens logistiques, ce qui fait traîner les dossiers judiciaires. Conséquence: les prisons sont plus que jamais surpeuplées. Celle de Goma compte actuellement 333 militaires, prévenus et condamnés confondus.
Le greffier du tribunal militaire de garnison de Goma déplore cette situation. Bukasa Ntamba explique comment fonctionne son appareil: " Nous fixons le dossier lorsque nous sommes saisis. Mais, si le dossier a traîné au niveau du parquet, ce n'est pas l'affaire du tribunal. Nous avons un seul juge avec plus de 100 dossiers. Que la hiérarchie pense à renforcer le tribunal [Militaire] pour que les dossiers ne traînent plus ".
José Ilunga Kasongo, président du tribunal militaire de garnison de Goma et seul juge de cette juridiction, confirme les faits et se dit submergé par le nombre des dossiers qui l'attendent dans d'autres parties de la province qui, malheureusement, sont difficilement accessibles.
La carence de magistrats dans les juridictions militaires du Nord Kivu s'observe partout à travers cette province qui en éprouve un besoin évident. JEK
NATION
Sud Kivu : Chishambo retire sa requête contre quatre
de ses concurrents pour le gouvernorat de la province
La Cour d'appel de Bukavu a connu, hier, un revirement de situation dans le dossier de la requête déposée par Marcellin Chishambo contre quatre de ses concurrents dans la course pour le gouvernorat du Sud Kivu. Son avocat a tout simplement retiré la requête y relative, contre toute attente.
Cette requête en annulation de ces quatre candidatures avait été déposée par Chishambo au lendemain de la publication, par la CEI, de la liste des candidats gouverneurs et vice-gouverneurs de la province. Son avocat a affirmé qu'il voulait éviter, par ce retrait, le climat de tensions avant les élections, tensions qui, selon lui, pourraient conduire à la contestation des résultats.
Toujours hier, deux autres recours contre la candidature de Chishambo ont été également retirés. Les auteurs dénonçaient le fait que cette candidature ait été déposée par l'AMP qui n'a aucune existence juridique formelle, conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur.
La Commission électorale indépendante a salué le geste de ces candidats. Elle y voit un signe d'apaisement, de maturité politique et la preuve d'appréciation de son travail. C'est ce jeudi que la Cour d'appel de Bukavu rendra son jugement sur tous les recours en annulation des candidatures. JEK
NATION
Lodja : mission conjointe Monuc-société civile
Les délégués de la Monuc, de la société civile et du gouvernement provincial ont ouvert mardi 25 mai à Lodja deux séminaires de formation à l'intension des OGN de développement du district du Sankuru. Ceci s'inscrit dans le cadre de leur mission effectuée à la suite des tensions d'avril dernier. Celles-ci ont entraîné des incendies de maisons et des interpellations par la police.
Trente organisations non gouvernementales des cinq territoires de Sankuru, hormis celui de Lusambo, prennent part à cette série de formation. La société civile, qui a débuté ses travaux par une formation sur la prévention et la gestion pacifique des conflits, indique que cette mission n'a aucun rapport avec les tensions du mois d'avril.
Le second séminaire organisé par le PNUD table sur la planification, l'élaboration et la gestion des projets administrables au bénéfice des communautés locales. La section Droit de l'homme et l'unité de la police Monuc Kasaï-Oriental ont rencontré les autorités policières et judiciaires du territoire. L'officier de Droit de l'homme de la Monuc a rappelé aux officiers de la Police nationale congolaise (PNC) les principes fondamentaux, avant de discuter avec les officiers judiciaire sur le sort des présumés coupables de ces incendies.
Les victimes déplorent le manque d'assistance et la remise en liberté de certaines personnes arrêtées au moment des troubles. RO/FDA
NFOS INFOS
Boire moins de boissons sucrées réduirait la tension artérielle
Boire moins de boissons sucrées, une des principales sources de sucre dans le régime alimentaire américain, réduirait la tension artérielle, selon une étude publiée lundi dans le journal Circulation, publication de l'American Heart Association.
:.
"Les résultats de cette recherche conduisent à penser que la consommation de boissons sucrées et de sucre serait un facteur important dans la stratégie diététique pour abaisser la tension artérielle et réduire davantage les maladies découlant de l'hypertension", explique le Dr Liwei Chen, professeur à la faculté de Santé publique de l'Université de Louisiane (sud), principal auteur de ces travaux.
"Il a été estimé qu'une diminution de trois millimètres de mercure de la tension sanguine systolique devrait se traduire par une baisse de 8% de mortalité résultant d'une attaque cérébrale et de 5% de maladies coronariennes".
Or de telles diminutions de la tension systolique pourraient être obtenues en réduisant la consommation de boissons sucrées de deux verres quotidiennement, a-t-il dit.
Ces chercheurs ont analysé des données provenant d'un groupe de 810 adultes âgés de 25 à 79 ans dont la tension artérielle se situait avant le début de l'étude entre 12-8 et 13,9-8,9 considérée comme limite et entre 14-9 et 15,9-9,9 qualifiée d'hypertension phase un.
Durant cette recherche de 18 mois, les participants se sont concentrés sur des efforts de perte de poids et de réduction de leur tension artérielle en faisant de l'exercice et en suivant un régime alimentaire sain.
Au début de l'étude ils buvaient en moyenne un tiers de litre de boissons sucrées par jour.
A la fin de l'étude ils ne buvaient plus en moyenne que la moitié de cette quantité quotidiennement. Cette réduction de la consommation de boissons sucrées s'est accompagnée d'une nette baisse de tension systolique et diastolique, relèvent les auteurs de la recherche.
Une fois pris en compte les facteurs habituels de risque d'hypertension, l'analyse des résultats de l'étude fait ressortir qu'une diminution d'une consommation par jour de boisson sucrée était liée à une baisse de 1,8 millimètre de mercure de la tension systolique et de 1,1 mm de mercure de la tension diastolique sur une période de 18 mois.
Ces chercheurs notent que cette baisse de tension artérielle s'explique aussi partiellement par le fait que les participants de l'étude ont perdu du poids. Mais malgré ce facteur, la réduction de la tension artérielle attribuable à une moindre consommation de boissons sucrées est statistiquement significative.
Les adultes américains consomment en moyenne 0,8 litre de boissons sucrés tous les jours notamment des sodas, des limonades et des boissons fruitées, soit l'équivalent de trois consommations.
Les boissons dites "light" ont été exclues de l'étude. AFP
INFOS INFOS
Opération bec de lièvre à Kinshasa
Le ministre de la Santé encourage les malades et les médecins
Le ministre de la Santé publique, Victor Makweng Kaput, a effectué hier une descente à la clinique Ngaliema où se déroule, depuis le lundi 24 mai, la campagne dénommée opération " Smile South Africa. Cette campagne est organisée par une équipe de médecins composée des ressortissants de 8 pays.
Pendant 4 jours, cette équipe a résolu d'opérer 154 personnes, enfants et adultes. C'est la deuxième fois que cette équipe séjourne en RDC pour rendre le sourire aux enfants congolais. Après l'opération, les malades sont gardés pendant une journée pour observation avant de regagner leurs domiciles. Pour des cas graves, il sera question de trouver des sponsors ou partenaires qui vont soutenir leurs transferts en Afrique du Sud. Cette opération rentre dans le cadre de l'action humanitaire et aussi du transfert des compétences. Car cette équipe travaille en collaboration avec les médecins congolais. Victor Makweng Kaput s'est dit très touché par cette chaîne de solidarité. Il est, cependant surpris par le nombre d’enfants opérés. "Avant l'opération, ces enfants se cachaient le visage mais aujourd'hui, ils sont fiers de sortir", a-t-il laissé entendre. Le ministre de la Santé publique a encouragé ce genre de partenariat qui s'inscrit dans la logique de 2010 proclamée année du social par le Président de la République, Joseph Kabila. Mathy MUSAU
CULTURE & DETENTE
Mayaula Mayoni s'est éteint hier à Bruxelles !
Mayaula Mayoni a rendu l'âme hier mercredi 26 mai 2010 à une heure du matin. La famille biologique, qui a informé l'opinion du décès de l'artiste musicen, n'a pas toutefois précisé les circonstances ayant concouru à sa mort. Mais, toujours est-il que l'artiste Freddy Mayaula Mayoni était très malade depuis plusieurs mois. Voilà qui a poussé certains mélomanes et proches de l'artiste à affirmer que Mayaula semblait être abandonné à son triste sort en la résidence familiale située au quartier du 20 Mai dans la commune de Kalamu.
" Freddy " était devenu aphone c'est-à-dire qu’il ne parlait plus. Son cas requirait des soins médicaux adéquats sans lesquels la RDC allait perdre un artiste talentueux. Un Sos a été même lancé mais sans succès à l'attention de la grande famille musicale de la République Démocratique du Congo, au ministère de la Culture et des Arts, aux mélomanes, fanatiques, sympathisants, amis et connaissances de Mayaula pour des soins médicaux à l'étranger.
Né en 1947, Mayaula Mayoni fut un ancien ailier gauche de renom dans l'association sportive V.Club. De 1968 à 1971, il a évolué dans l'équipe nationale des Léopards. Après cette brillante carrière footballistique, il est parti pour la Tanzanie avec son père qui fut diplomate. De là, Mayaula s'est envolé en Europe. Hormis le football, Mayaula a fait une carrière élogieuse en musique dans l'orchestre Tout Puissant Ok Jazz de Luambo Makiadi. Sa toute première composition était " Chérie Bondowe " qui a fait tâche d'huile. Il a composé plusieurs autres chansons. Dans ce lot, nous pouvons citer sans être exhaustif les titres comme Nabali Misère, Doudou et Ousmane Bakayoko. Mayaula est aussi l'auteur de la chanson " Ndaya " chantée à l'époque par M'pongo Love. Rachidi MABANDU

|
|