Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3530 DU LUNDI 25 JANVIER 2010
Une si longue attente

Bien malin le membre de la kabilie qui parierait sur le moment du remaniement. Dans la cour présidentielle, tout le monde en parle, mais personne ne connaît ni le jour, ni l'ampleur du coup de balai à venir au sein de l'équipe Muzito. Dans tous les cénacles de la Majorité, le remaniement est sur toutes les lèvres Mieux, il régule même toutes les manoeuvres politiques allant des messes noires aux coups fourrés dont raffolent les opérateurs politiques zaïro-congolais. Au sein des cabinets ministériels, c'est quasiment le service minimum. Ministres et collaborateurs sont à l'affût de la moindre indication sur ce fameux remaniement. Dans certains ministères, les cérémonies d'échange des voeux prennent les allures d'adieu.
On l'aura compris. La ville haute est comme tétanisée par la perspective du remaniement ministériel. Voulu par nombre de nos élus comme une espèce d'anti chambre menant au vrai pouvoir, l'hémicycle n'est pas épargné par cette drôle de veillée d'armes. En plus de la poignée de députés de l' "Opposition" prêts à changer de camp, de plus en plus d'élus de la Majorité n'en peuvent plus de ronger leurs freins. Le renvoi, par le Président, du projet de budget 2010 pour une seconde lecture a donné lieu à des scènes de désamour entre la Majorité et l'Exécutif. Son Exécutif. On a frôlé une espèce de rébellion de la Majorité! Laquelle a fait chorus avec l'opposition pour rejeter le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires. C'est qu'au-delà des considérations strictement techniques brandies opportunément par les députés, la passe d'armes entre la Chambre et le Gouvernement n'était dénuée de calculs politiciens. En particulier, dans le chef des élus du Pouvoir. Lesquels font, désormais, flèche de tout bois pour précipiter l'avènement de Muzito II.
Face à cette ambiance délétère, de plus en plus de voix s'élèvent pour inviter le Chef de l'Etat à mettre un terme à l'incertitude actuelle. Tout maître du jeu qu'il est, le Raïs n'en a pas moins intérêt à concrétiser au plus vite son annonce du remaniement...vieille de sept mois! Les travaux d'Hercule doublés du challenge "année du social" qu'il vient de se fixer requièrent l'existence d'un Gouvernement débarrassé du spectre du chambardement. A l'approche de la reddition des comptes, le temps n'est plus le principal atout du Président.
Insondable plus que son prédécesseur de père, jaloux de son agenda et abhorrant, comme Mzee, la moindre pression extérieure, le Raïs devrait tout de même reconsidérer son "festina lente".Sinon, le nécessaire second souffle du quinquennat risque d'être administré trop tard.
José NAWEJ


Nous sommes
tous haïtiens !

C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ


Sortir du folkore

C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ


















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
2011 : Jean-claude Muyambo mobilise pour Joseph Kabila
* Scrutant les horizons électoraux, le Président national de la SCODE dénonce tous les tireurs des ficelles de l'AMP qui sèment le désordre dans la CODECO et promet de les combattre
Le mois de janvier 2010 est exploité à fond par les opérateurs politiques pour tracer les perspectives de la nouvelle année. Des palaces de la ville sont presque quotidiennement pris d'assaut pour cet exercice à travers des cérémonies d'échange des vœux. A la Solidarité Congolaise pour la Démocratie (SCODE), parti cher à Jean Claude Muyambo Kyassa, on n'a pas dérogé à la règle et c'est qui a justifié la cérémonie tenue le vendredi dernier à son siège situé dans la commune de Kintambo.

Seulement, ici, l'exercice ne s'est pas voulu strictement protocolaire et aseptisé comme dans la plupart des cas. Homme de terrain, Jean Claude Muyambo n'a pas lésiné sur les moyens pour faire de cet échange des vœux une véritable fête et un moment de réflexion sur les perspectives électorales qui se profilent déjà à l'horizon 2011. Sous la direction de la présidente fédérale pour la province de Kinshasa, Innocente Bakanseka, la SCODE a battu une véritable mobilisation comme si on se trouvait déjà aux élections. Les militantes et militants des quatre districts de la ville ont tous convergé, en colonnes comme à travers des bus loués pour ce faire, vers le siège du parti. Preuve d'un réel engagement politique, surtout quand on sait que le vendredi est un jour ouvrable.
Dès 11 heures, le siège du parti refuse déjà du monde. La petite avenue n'a plus de place pour laisser passer les véhicules. Ses deux extrémités sont bombées de monde, tandis que règne une véritable ambiance de fête avec la musique que débitent des baffles puissants. Il a fallu au protocole beaucoup d'imagination pour accueillir et satisfaire tout le monde. La pression de l'assistance et la détermination de tout le monde de venir écouter leur président ont même fait qu'une femme s’est fracturée. Mais, malgré sa douleur, elle est restée jusqu'à la fin de la cérémonie qui a viré en un véritable meeting politique ravivé par l'ardent soleil du jour.
Sur les lieux, on remarque la présence d'un bon nombre de pasteurs, mais aussi des invités parmi lesquels des leaders d'autres partis politiques membres de l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP). On aperçoit ici, Venant Tshipasa de la DCF-COFEDEC, Didace Pembe du Parti Ecologiste (PECO) ou encore Bonane Mushi des Patriotes Maï Maï
Et lorsque Jean Claude Muyambo débarque autour de 13 heures, l'ambiance est totale. Elle redouble même d'ardeur. Muyambo est conduit jusqu'à son fauteuil par des chants et slogans. La cérémonie peut enfin commencer.
Elle débute par un moment de prière et de méditation. Lorsque les fondements sont ébranlés, les justes doivent prendre leur responsabilité, énonce le prédicateur du jour qui salue le courage de Jean Claude Muyambo qui, par son engagement politique, a pris la lourde responsabilité de mobiliser ses compatriotes autour d'un projet de société pour la transformation de la RDC. Un pari fort louable, surtout au regard de la nécessité de marcher dans le bien pour produire des résultats profitables aux fils et filles du grand Congo.
Le prédicateur est suivi dans sa logique par la Présidente fédérale de la SCODE/Kinshasa, Innocente Bakanseka, qui a remercié son Président national qui a choisi sa fédération pour communier avec les militants, les réconforter et les galvaniser en vue des prochaines échéances politiques. «Un bon chef est celui qui distribue l'énergie et l'enthousiasme», commente encore Bakanseka qui reconnaît en Muyambo cette qualité.
Lorsque vient son tour de parole, Jean Claude Muyambo préfère s'avancer jusque dans la foule. Faisant une brève lecture de l'année passée, le Président de la SCODE n'a pas mâché ses mots pour reconnaître que c'était une année plutôt difficile. Mais, cela ne doit pas faire baisser les bras, a prévenu Muyambo avant d'annoncer une année 2010 fort animée. " 2010 est une année stratégique qui s'ouvre sur l'année électorale de 2011".
Et pour cela, Muyambo voit grand, très grand. Il explique et martèle que 2011 devra être une nouvelle année de victoire, et pour les Congolais et pour le Chef de l'Etat, Joseph Kabila, autorité morale de l'AMP dont son parti est membre. " La SCODE va ratisser très large pour rafler des sièges aux conseils communaux, à la tête des communes, des mairies, des territoires et des districts ", promet Muyambo manifestement sûr de lui et surtout réconforté par l'engagement de la base de son parti. L'objectif est ainsi d'élargir les assises populaires de la SCODE et de l'AMP à la base en perspective des élections générales (présidentielle et législatives). «Comme aux dernières élections, la SCODE doit gagner des sièges à tous les niveaux», insiste-t-il.
Pour clarifier le fond de sa pensée, Muyambo fait un flash back sur son engagement personnel dans le combat social et politique. Il dit avoir été mu par la volonté d'abolir les vieilles pratiques qui ont conduit la RDC dans le gouffre de la pauvreté. Dès le départ, il s'est préoccupé de savoir que faire pour le Congo. Après ses succès dans la société civile à la tête de la Solidarité katangaise, il se décide alors d'embrasser la carrière politique avec un seul objectif ; placer l'homme au centre de tout à travers une conscience du changement.
" Qu'on ne se moque plus du Congo : ensemble, nous allons gagner et changer le Congo grâce à des dirigeants capables et jouissant de la légitimité populaire ", affirme le leader de Scode qui arrache ainsi des salves d'applaudissement. C'est pourquoi, pour 2011, la SCODE se prépare déjà pour les élections en vue de rééditer, voir dépasser les exploits de 2006. Dans cette perspective, Muyambo se dit confiant et se conforte par le soutien, les encouragements et la solidarité de sa base.

HARO SUR LES PECHEURS EN EAUX TROUBLES
Dans un franc parler qui le caractérise, Jean Claude Muyambo ne pouvait laisser passer cette occasion sans faire certaines mises au point par rapport à la marche du pays jusqu'à ce stade. Se penchant sur la vie des regroupements et associations politiques, il a vivement fustigé le comportement de certains sociétaires de la famille politique du Chef de l'Etat qui ne facilitent pas la tâche à ce dernier dans sa prise en charge de l'avenir des Congolais. Il parle, en fait, de la Coalition pour la Démocratie au Congo (CODECO) dont l'image a été gravement ternie par certains de se leaders qui en sont arrivés à se livrer à des bagarres sur la place publique. Des comportements qui, pour lui, ont sérieusement déteint sur l'image générale de sa famille politique. Fustigeant également la boulimie politique de certains membres, Muyambo a tenu à leur faire savoir que la CODECO n'est pas un parti politique pour que l'on déploie des stratégies les plus machiavéliques en vue de torpiller des partenaires dans une quête effrénée du pouvoir pour le pouvoir.
Tout en présentant ses excuses au Chef de l'Etat, au Gouvernement et au Parlement pour ces comportements indignes, Jean Claude Muyambo a rappelé à ses sociétaires que le vrai combat est celui des idées et non des muscles. Aux opportunistes de tous bords, il a clairement dit que sans la SCODE, la CODECO ne vaut rien. Et tournant son regard à travers la famille politique dont il est membre, il adresse une sévère mise en garde à tous ceux qui appuient et soutiennent les pêcheurs en eaux troubles de la CODECO. «Ceux-là n'aiment pas le chef de l'Etat», a conclu Jean Claude Muyambo qui a aussi prévenu que ceux qui le combattent et qui croient ainsi nuire à sa personne se trompent. Il les invite plutôt au dialogue franc. " Dans une famille, il faut savoir discuter et se dire des vérités", a-t-il conseillé.
Muyambo a terminé par promettre un véritable meeting dans les jours à venir. En attendant, la rencontre de vendredi dernier s'est terminée dans une véritable fête où chacun a trouvé réellement son compte en terme de bière et de bouffe, tandis que la musique a rythmé le reste de la journée jusqu'au couché du soleil. Jonas Eugène KOTA


EN ADOPTANT SAMEDI LES LOIS SUR LE REGISTRE DE COMMERCE, SUR LA PUBLICATION ET LA NOTIFICATION DES ACTES OFFICIEL ET SUR LES SOCIETES COMMERCIALES
Les députés balisent la voie pour le climat des affaires en RDC

La session extraordinaire de janvier 2010 prend une vitesse de croisière à l’Assemblée nationale. Après la loi budgétaire, les députés ont, au cours de la plénière du samedi 23 janvier dernier procédé à l’adoption des trois lois relatives à l’assainissement du climat des affaires et des investissements en République démocratique du Congo. Il s’est agi des lois relatives au registre de commerce, à la publication et à la notification des actes officiels ainsi que celle portant sur les sociétés commerciales. Sur 357 députés votants, 352 ont voté en faveur de ces trois lois qui seront envoyées au Sénat pour examen avant de les acheminer auprès du Chef de l’Etat pour promulgation.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, le travail de titan abattu par la Chambre basse prouve à suffisance que les députés sont déterminés à assainir le climat des affaires en RDC.
Pour ce qui est de la loi modifiant et complétant le décret du 06 mars 1951 instituant le registre de commerce débattu au cours de la plénière du samedi dernier, l’exposé des motifs soutient que le Gouvernement de la République a levé l’option d’améliorer le climat des affaires et des investissements.
A cet effet, souligne-t-on, il a été constaté l’existence de plusieurs contraintes dans les textes légaux et réglementaires créant ainsi l’insécurité juridique dans le secteur. En effet, selon le décret du 06 mars 1951 instituant le registre de commerce, le délai fixé pour l’immatriculation est de 15 jours. Or, explique-t-on, le monde des affaires est caractérisé par la célérité. Voilà pourquoi, les députés ont convenu de réduire ce délai à 5 jours en vue de permettre, en moins de temps, à une société commerciale ou une personne physique d’être à même de fonctionner.
Ainsi, l’article 16, alinéa 1er de la loi du 06 mars 1951 est modifié comme suit «  article 16 alinéa 1er : lors du dépôt du dossier par le requérant, le greffier lui délivre un récépissé avec un numéro valant immatriculation provisoire. Le délai pour l’immatriculation définitive au nouveau registre de commerce est de cinq jours à dater du dépôt du dossier par le requérant sans préjudice au prescrit de l’alinéa 2 de l’article 16 du décret du 06 mars 1951 ».
Quant à la loi modifiant et complétant le décret du Roi souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié par le décret-loi du 19 septembre 1965, l’économie du texte souligne que la lenteur observée dans la parution régulière du Journal officiel fait que certains actes des sociétés commerciales sont inopposables. Ce qui entrave leur fonctionnement et leur action en justice.
Il a donc été jugé nécessaire de simplifier la procédure de publication au Journal officiel en admettant, outre la publication sur support papier, la mise en ligne sur son site internet avec le même effet juridique. D’où, la nécessité d’adapter le Décret du Roi souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales qui n’avait pas prévu cette possibilité.
L’article 2 modifie ainsi l’article 5 alinéa 1er du Décret du Roi souverain modifié par l e Décret-loi du 19 septembre 1965 et est ainsi modifié et complété comme suit :«  article 5 alinéa 1er : les actes des sociétés sont publiés aux frais des intéressés au Journal officiel de la RDC et sur son site internet ».
Pour la loi modifiant et complétant l’ordonnance-loi n° 68-400 du 23 octobre 1968 relative à la publication et à la notification des actes officiels, son article 2 a été modifié et complété de la manière suivante : « les lois, les actes ayant force de loi, les ordonnances du Président de la République, les décrets du Premier ministre et les arrêtés des ministres de la République, sont publiés par voie d’insertion au Journal officiel et sur son site internet ». D.K

NATION
LES AUTORITES DE L'ENTREPRISE JOUENT A FOND LA CARTE DE LA TRANSPARENCE
RVA : Toute la vérité sur la taxe à l’embarquement

* 14 millions Usd générés au 31 décembre 2009, confie l’Adf de cette société
"La prétendue opacité autour de la gestion de la redevance Idef relève d'une campagne des ennemis du vaste programme de redressement de la Rd Congo initié par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila et qui se résume en 5 chantiers de la République ". C’est ce qu’a déclaré, tout de go, Emmanuel Mwamba Sabiti, Administrateur délégué de la Régie des voies aériennes (RVA) au cours d'un point de presse qu'il a animé vendredi, le 22 janvier courant dans son bureau à Kinshasa. De révélation en révélation, l’argentier de la RVA a indiqué qu’une année après son instauration en 2009, la redevance IDEF a permis de génerer près de 14 millions Usd au 31 décembre 2009. Cette redevance aéroportuaire appelée " Gopass " dont le montant est de 10 dollars américains pour des vols locaux et 50 dollars américains pour des vols internationaux. Dénommée " Fonds de reconstruction des infrastructures aéroportuaires (IDEF)", cette taxe est uniquement perçue à l'embarquement. Ce, à tous les aéroports et aérodromes du pays.
Voulant tordre définitivement le coup aux rumeurs sur une prétendue mauvaise gestion des fonds générés par la redevance aéroportuaire en RD Congo, M. Emmanuel Mwamba Sabiti a apporté la lumière nécessaire sur l'objectif de la taxe Idef et la manière dont elle est perçue et gérée. Qui perçoit la redevance ? Où sont logés les fonds générés et à quoi servent-ils ? Y a-t-il mystère autour de la gestion des recettes issues de cette opération ? A toutes ces questions, Emmanuel Mwamba n'a fait aucun mystère. Pour peu que sa façon de faire paraisse rare, outil informatique à l'appui, l'argentier de la Rva a profité de sa rencontre avec la presse pour donner toutes les explications utiles, liées aussi bien à la motivation de cette taxe, à la manière dont elle est perçue qu'à sa gestion. Tout en reconnaissant le rôle de quatrième pouvoir reconnu à la presse, le financier de la Rva soulève cependant une question de responsabilité dans la relation des faits. A ce sujet, il a déploré le moindre effort constaté dans l'agir de certains chevaliers de la plume et du micro qui donnent certaines informations sans pour autant se préoccuper à confronter les sources. " Nos portes sont toujours ouvertes. Il n'y a aucune raison de cacher une information à la presse qui nous contacte ", a-i-il laissé entendre sans trop jeter de l'opprobre sur les médias dont il respecte la liberté d'exercice dans les limites du respect des textes réglementaires en vigueur.

LA BIAC, PARTENAIRE DE LA RVA
La redevance Idef est perçue à l'embarquement. Concrètement, quiconque prend l'avion à partir d'un aéroport ou aérodrome congolais doit payer sa taxe. Cet argent n'est pas compris dans le coût du billet. Pour des vols locaux, le " gopass " est de 10 dollars américains contre les 50 dollars exigés pour les vols internationaux.
Cependant, cette redevance instituée en 2009 soulève des vagues. Que des hallucinations, des fantasmes dans certains esprits qui ne jurent que par la tête de l'Administrateur délégué général de cette entreprise publique en transformation, le français Jean Assice ! En liminaire de son propos, le financier de la Rva a rappelé qu'au lancement de la redevance Idef, la Rva avait signé un contrat de collaboration avec la Banque internationale pour l'Afrique au Congo (BIAC). L'accord ainsi signé, reconnaissait à cette institution bancaire le pouvoir de percevoir la redevance Idef aux aéroports de N'djili, Goma, Lubumbashi, Bukavu ainsi qu'aux aérodromes de Butembo, Moanda et Matadi. "Lorsqu'il est avéré que la Biac n'opère pas dans l'une de nos entités, c'est alors que la RVA prend la charge de collecter la redevance Idef ", a déclaré Emmanuel Mwamba.
En ce qui concerne la canalisation des recettes, la même source précise que les différentes entités (aéroports et aérodromes) envoient directement les fonds collectés à Kinshasa où ils sont logés dans le compte de la Rva, spécifiquement ouvert à la Biac. En ce qui concerne la motivation, l'objectif de la redevance Idef, Emmanuel Mwamba Sabiti souligne que ces fonds ont pour vocation de financer les grands travaux d'entretien et de modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays, tel que vivement recommandé par le Chef de l'Etat, Joseph Kabila.
L'argent étant le nerf de la guerre, il fallait à tout prix placer des garde-fous en vue d'une gestion transparente et orthodoxe des fonds générés. Ainsi, pour éviter tout dérapage, toute gabegie financière consécutive à la mauvaise gouvernance, le Gouvernement congolais, par le biais de son ministère du Portefeuille, avait signé un contrat avec le bureau d'audit d'un cabinet international. A en croire M. Emmanuel Mwamba, des auditeurs de ce cabinet ont déjà fait leur travail depuis quelques deux mois et qu'au niveau du comité de gestion de cette entreprise du Portefeuille de l'Etat congolais, on attend sereinement les résultats du rapport dudit audit.

COMME LE PEAGE
Le Congolais est quelque fois drôle. Parfois, Il aime à la fois une chose et son contraire. Il se contente à vanter les infrastructures aéroportuaires d'autres pays d'Afrique (Afrique du Sud, Kenya, Tanzanie). Mais il ne se soucie pas de chercher à savoir comment ces pays font pour offrir à leurs compatriotes ainsi qu'aux expatriés qu'ils accueillent, des infrastructures aéroportuaires dignes de ce nom. Ceux qui ont eu la chance de sortir du pays savent que le gopass existe à l'embarquement dans tous les aéroports du monde. Un peu comme le péage exigé aux usagers de la route, à la seule différence que ce ne sont pas les passagers qui le payent.
En ce qui concerne le volume des recettes hebdomadaires générées par la redevance Idef, M. Emmanuel Mwamba, jouant à la transparence, a indiqué que celles-ci varient entre trois cents et trois cent cinquante mille dollars américains pour tout le pays. En ce qui concerne les fonds générés au cours de l'année 2009, notre source a précisé que 10 millions de dollars américains ont été mis à la disposition de l'entreprise SOGEA-SATOM qui construit le nouveau Pavillon présidentiel à l'aéroport international de N'djili et dont les travaux évoluent sans désemparer. Dans une ville comme Kinshasa où la radio trottoir constitue un émetteur puissant, l'autorité compétente est appelée à agir avec beaucoup de dextérité, sous peine de sacrifier des compétences acquises à la cause des Cinq chantiers de la République. Laurel KANKOLE


FRUIT D’UNE JOINT VENTURE BIZ AFRIKA ET SOUTH AFRICAN EXPRESS
Congo Express : nouvelle compagnie aérienne dans le ciel congolais
L'espace aérien congolais vient de s'enrichir avec le lancement d'une nouvelle compagnie aérienne dénommée " Congo Express ". L'annonce en a été faite le samedi 23 janvier 2010 au cours d'un déjeuner de presse par le Directeur général de cette société, Didier Indambu, sujet congolais établi jusque là en Afrique du Sud. " Congo Express ", a expliqué Indambu, est une joint venture entre sa société de consultance Biz Afrika et la compagnie aérienne sud africaine South African Express (SA Express), société d'Etat qui dessert essentiellement le réseau domestique sud-africain.
La nouvelle compagnie aérienne est le fruit d'un rêve longtemps entretenu et qui devient aujourd'hui une réalité. C'est, en effet, depuis 2001, lors d'un séjour du Président Joseph Kabila en Afrique du Sud, que Didier Indembu avait commencé à réfléchir sur la manière, pour lui, de revenir s'établir dans son pays. En 2003, il crée alors la société Biz Afrika qui se consacre essentiellement à la consultance d'affaires. L'objectif est de créer des partenariats stratégiques en Afrique du Sud afin d'ouvrir de nouvelles perspectives économiques tant en Afrique australe qu'en Afrique centrale et occidentale.
Un contact est alors établi avec la South African Express qui est séduite par le projet d'une compagnie aérienne opérant en RDC dans le même souci de desserte locale et nationale, et cela, après une tentative de soutenir la compagnie aérienne nationale congolaise, LAC. L'objectif de cette compagnie aérienne est de relier les points secondaires du pays aux grands centres urbains avec une perspective générale d'établir une connexion entre l'Afrique australe, l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest.
Après des tractations et des prospections, " Congo Express" s'établit enfin en RDC le 14 janvier 2010 et se veut comme une entreprise de transport des passagers et de cargo qui aspire à devenir la ligne aérienne préférée d'Afrique. Pour son lancement, " Congo Express " va desservir, dans un premier temps, deux lignes, à savoir Kinshasa - Mbuji Mayi (215 USD) et Kinshasa-Lubumbashi (335USD). Pour cela, elle exploite des avions de marque Canadair Regional Jet Series 200 BAR (CRJ 200) d'une capacité de 50 places. Figurant parmi les avions les plus sophistiqués au monde, les CRJ 200 sont fabriqués au Canada et offrent une nouvelle dimension de confort aux voyageurs grâce à leurs caractéristiques de conception avancée. Ils effectuent une performance remarquable et se conforment aux normes de contrôle de bruit et d'émission européenne.
Les CRJ 200 de Congo Express peuvent atteindre une vitesse maximale de croisière de 879 Km à l'heure et une altitude maximale de 12.496 mètres. D'une envergure de 21,21m, ces zincs mesurent, en longueur, 26,77 m pour une hauteur globale de 6,22m.

Valeurs fondamentales
La flotte aérienne de Congo Express est exploitée en leasing auprès de South African Express qui en assure l'entretien et offre les premiers équipages en attendant que Congo Express forme les siens propres. La société place la sécurité pour ses passagers comme valeur fondamentale qui se traduit par " une adhérence rigoureuse aux normes nationales et internationales ad hoc pour assurer un voyage aérien qui soit à la fois sauf et confortable. "
Par son slogan " Nous volons pour vous ", Congo Express se dit fier d'offrir des niveaux de service incomparables. Avec un équipage et un personnel de terre hautement formés, la compagnie souscrit à l'excellence de service, et vise à offrir aux clients une expérience unique de voyage.
" Le service à bord de la compagnie aérienne est unique et offre aux passagers une variété de repas ou casse-croute sur tous les vols ", peut-on lire sur le site internet de la compagnie aérienne : www.flyexpress.aero qui renseigne également que " la compagnie a lancé son concept unique de boite de repas et les choix de repas sont fréquemment mis à jour et conçus en utilisant des critères équilibrés de nourriture - apparence, goût et valeur nutritive. Les passagers peuvent également apprécier un service de vin et de malt sur des vols spécifiques aussi bien que des rafraichissements sur tous les vols». Et d'ajouter : "nos clients peuvent s'attendre à une expérience de voyage aérien confortable et de qualité, avec des bénéfices supplémentaires de fréquence, de fiabilité, de départs à temps et un rapport qualité-prix sans précédent. "

Partenariat Etat-privé
Face aux autres compagnies qui opèrent déjà en RDC, Congo Express ne vient pas en concurrent, mais apporte une nouvelle manière d'opérer, a dit Didier Indambu qui a aussi rassuré que la stratégie de sa compagnie ne compte pas se fonder sur le mode de l'agressivité.
En se présentant samedi dernier devant la presse, le Directeur général de Congo Express avait, à ses côtés, le chargé d'Affaires de l'Ambassade d'Afrique du Sud en RDC, Steven Pierce, venu faire le témoignage de la caution du gouvernement sud-africain à la joint venture Biz Afrika - SA Express. Pierce a exprimé la fierté de son Gouvernement de participer à ce genre de partenariat avant d'assurer le soutien 0 100% du projet pour une interconnexion dans la région. Jonas Eugène KOTA


RETOMBEES DE LA 1ere REUNION DU COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE ELARGIE
Le taux d'intérêt directeur maintenu à son niveau actuel (70,0%)

Les prix des biens et services ont connu une augmentation, et sur le marché des changes, il s'observe une légère dépréciation du taux tant côté bancaire que parallèle à la date du 21 janvier 2010.
C'est le constat fait par les membres du Comité de politique monétaire (CPM) dans sa configuration élargie, le vendredi 22 janvier 2010, sous la présidence du Gouverneur Jean-Claude Masangu.
Selon le président du CPM, Jean-Claude Masangu, des indicateurs de la conjoncture à la date du 22 janvier 2010 renseignent que sur le marché des biens et services, les prix ont connu une augmentation de 2,04% contre 5,88% à la période correspondante de l'année 2009. " Cette évolution est de loin meilleure que celle de l'année dernière ", affirme le président du CPM. Sur le marché de change, il s'observe une légère dépréciation du taux sur les deux segments, bancaire et parallèle. Le CPM assure que les fluctuations actuelles du taux de change demeurent contrôlables comparativement aux périodes correspondantes des quatre années antérieures.
Pour le président du CPM, "ces évolutions résultent notamment des anticipations des agents économiques ainsi que du phénomène saisonnier de reconstitution des encaisses en devises de ces derniers ".
Pour ce qui est des autres fondamentaux de l'économie, la réalisation des excédents de trésorerie par le Gouvernement ainsi que l'action des billets de trésorerie de la BCC ont contribué à réaliser une ponction nette des liquidités de 21 milliards de CDF au 15 janvier 2010.
C'est dans cette optique que le CPM a pris diverses décisions. C'est le cas du maintien du taux d'intérêt directeur à son niveau actuel, soit 70,0% ; du maintien du coefficient des réserves obligatoires à 7,0%. S'agissant des billets de trésorerie (BTR), on fait état de la détermination des fourchettes d'appels d'offres adéquates en vue d'éviter toute éventuelle injection des liquidités. Il en est de même du renforcement de la surveillance des indicateurs des marchés monétaires et de change, essentiellement l'encours de refinancement, des biens et services. En ce qui concerne les interventions sur le marché de change, le CPM a souhaité qu'on puisse envisager l'intervention en cas de nécessité en vue de lisser les fluctuations du taux.
Le CPM a aussi recommandé à l'Etat de poursuivre l'exécution du Plan de trésorerie sur base caisse en vue de prévenir toute détérioration de la position nette du Gouvernement ; de lisser les fluctuations du solde budgétaire intérieur technique des prévisions de la liquidité toutes les informations utiles sur les dépenses de l'Etat pour la prévention de la liquidité.
Jean-Claude Masangu a révélé qu'en 2010, la politique monétaire demeurera prudente en raison de la nécessité d'amorcer la désinflation de l'économie et d'assurer la stabilité de la monnaie nationale. La cible d'inflation est établie à 15% dans un contexte de ralentissement de la croissance de la base monétaire et de la masse monétaire fixée respectivement à 22% et 27%.
Le comité de politique monétaire est un cadre de conception, d'exécution, de suivi et d'évaluation de la politique monétaire. Parmi ses missions, il y a le suivi, au quotidien, de l'exécution de la politique monétaire et de change ; l'évaluation des résultats par rapport aux cibles fixées par la fragmentation monétaire et de proposer à l'autorité monétaire des mesures de politique monétaire et de change ainsi que toute autre mesure pouvant améliorer la conduite de cette dernière.
La stabilisation macroéconomique étant devenue, pour la RDC un pari, le CPM a jugé opportun, dans cet objectif d'intégrer, dans la structure, des cadres et experts de la Présidence, de la Primature et des ministères des Finances et du Budget. Cette réforme vise, d’une part, à renforcer la collaboration entre la Banque et les autres institutions de la République et, d'autre part, à améliorer la circulation et l'échange d'information en vue de déboucher sur des décisions de politique monétaire et de change optimales. Dina BUHAKE

NATION
SELON UNE ETUDE PRESENTEE A L'ONU
Estimé à 5,4 millions de morts, le bilan de la guerre en RDC serait inférieur à ce chiffre
« En appliquant un taux de mortalité plus approprié, on obtient une esimation de 900.000 morts entre 2001 et 2007», prétend un groupe de chercheurs de Vancouver

Le bilan de la guerre en République démocratique du Congo, estimé jusqu'à présent à 5,4 millions de morts, serait en fait nettement inférieur à cette estimation, selon une étude présentée mercredi dernier aux Nations unies à New York par un groupe de chercheurs de Vancouver, au Canada.
Selon ce Rapport sur la sécurité humaine élaboré à l'Université Simon-Fraser à Vancouver, les estimations publiées par la RDC sont au moins deux fois plus élevées que ce qu'elles devraient être. Le chiffre de 5,4 millions de morts depuis 1998, consécutif au conflit le plus meurtrier depuis la deuxième guerre mondiale, a été largement utilisé dans le monde pour obtenir le soutien de la communauté internationale à une importante mission de paix de l'ONU et une aide humanitaire conséquente pour le troisième plus vaste pays d'Afrique.
Cette estimation, qui inclut les victimes de malnutrition et de maladies, a été calculée à partir de cinq études de l'IRC (International Rescue Committee, organisation fondée en 1933 à l'appel d'Einstein), réalisées en partie avec l'institut australien Burnet.
Mais, les méthodes utilisées sont jugées peu fiables par Andrew Mack, ancien directeur de la sécurité auprès de l'ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui dirige aujourd'hui le projet du Rapport sur la sécurité humaine à l'université Fraser.
L'IRC a notamment adopté, pour la République démocratique du Congo, le taux de mortalité moyen en Afrique sub-saharienne avant la guerre, alors que ce pays se plaisait "au niveau le plus bas" de chaque indice, a dit M. Mack à l'AFP.
En appliquant un taux de mortalité "plus approprié", on obtient une estimation de 900.000 morts entre 2001 et 2007, beaucoup moins que le bilan estimé de l'IRC de 2,83 millions, a-t-il affirmé.
Le chercheur relève que deux études de l'IRC ne s'appuyaient pas sur un échantillon de la population dans une zone choisie au hasard, contrairement aux règles des recherches statistiques.
L'IRC et l'Institut Burnet ont rejeté ces critiques dans un courriel adressé à l'AFP. Les deux organismes confirment "avec force" leurs estimations "fondées sur une méthodologie habituelle et ayant des bases scientifiques" et qui sont, selon eux, "les meilleures estimations disponibles de la mortalité liée au conflit au Congo". Les critiques contenues dans le Rapport sur la sécurité humaine "n'invalident pas nos données", soutenues "par de nombreuses autres études", déclarent-ils.
Le rapport en question, intitulé "Effondrement de la guerre", affirme que les estimations du nombre de morts faits par la guerre en Irak, au Soudan et au Congo sont devenues controversées et hautement politisées.
La controverse met en péril des milliards de dollars d'aide humanitaire en "jetant un discrédit sur les estimations de l'état de santé des populations", a observé Andrew Mack. Le Soir

SOUS L'EGIDE DE L'UNESCO
Les opérateurs pédagogiques de l'EPSP font la restitution de leur formation
Au total 600 inspecteurs, Chefs d'établissements et Conseillers pédagogiques du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel ont suivi une formation d’octobre à décembre 2009 dans le cadre de renforcement de leurs capacités.
Au cours d'un atelier de restitution qui s'est tenu hier vendredi le 22 janvier au centre Béthanie, le patron de l'Epsp a attiré l'attention sur la nécessité d'harmoniser les potentialités, avant de souligner, surtout lorsqu'il s'agit de mêmes thèmes à exploiter au profit de mêmes cibles. Cela, a-t-il poursuivi, permet de gagner du temps et de faire des économies des ressources pour atteindre des groupes plus larges. A en croire Maker Mwangu, l'année 2010 est, pour la RDC, une année du défi en ce qui concerne l'enseignement classique.
Le ministre de l'Epsp a fait savoir qu'il n'est pas possible de développer un pays si l'on n'accorde pas une attention particulière à l'éducation, avant de mettre l’accent sur la formation de l'homme qui est l’agent et la finalité même du développement recherché.
Il a indiqué que cette formation était une occasion de mesurer les forces et les limites de l'action, d'en proposer des pistes de prorogation ou encore de démontrer la nécessité de son arrêt. Il a aussi relevé l'impact de toutes les ressources mobilisées pour cette formation, notamment des ressources humaines, intellectuelles et logistiques. Cet atelier s'inscrit dans le cadre du Projet d'appui au secteur de l'éducation qui connaît l'appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) et a comme agence d'exécution l'Unesco.
C'est ainsi, a fait remarqué Boubacar Diara, représentant résident de l'Unesco, que l'objectif de cette formation est d'améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages au sein du système éducatif congolais. En outre, il a noté que les opérateurs pédagogiques sont les premiers acteurs sur lesquels le Gouvernement doit s'appuyer depuis le niveau central jusqu'à l’échelle locale, en passant par le niveau provincial.
Depuis la mise en œuvre du projet de renforcement des capacités institutionnelles de planification, de formation et de gestion pédagogique, plusieurs actions ont été entreprises et ont conduit à la mise en place d'un pool de compétence de formateurs des formateurs au niveau central, a-t-il conclu. Mathy MUSAU

POUR JUGULER L'EXPLOITATION ET LE COMMERCE ILLEGAUX DES RESSOURCES
Les militaires interdits d’accès dans les zones minières
Le Gouvernement congolais vient de renforcer les mesures de sécurité concernant l’exploitation et le commerce illégaux des ressources naturelles à l’Est de la RDC. Parmi ces mesures, figure notamment le retrait des forces militaires des zones d’exploitation et de commercialisation minières. Ce sont les retombées des deux jours de réflexion organisée par le Gouvernement de la RDC avec la Task Force international du 21 au 22 janvier 2010 à l’hôtel Venus à Gombe. Cette rencontre avait porté sur le thème : « comment renforcer les actions contre le financement des groupes armés à partir de l’exploitation et du commerce illégaux des ressources naturelles dans l’Est de la RDC !».

Le ministre des Mines, Martin kabwelulu,et le représentant spécial de l’Union européenne, Roeland Van de Geer, au nom de la Task Force international, ont axé leurs discours principalement sur les voies et moyens susceptibles de concourir concrètement à réaliser les objectifs fixés par le Gouvernement, dans ses actions contre le financement des groupes armés à partir de l’exploitation et du commerce illégaux des ressources naturelles à l’Est du pays.
C’est dans cette optique que l’état de lieu des objectifs posés par le Gouvernement et les propositions de la Task Force ainsi que les différentes interventions ont conduit à un débat qui a permis de circonscrire les actions prioritaires. C’est le cas de la mise sur pied d’une structure nationale de coordination et de suivi dont le point focal au niveau du Gouvernement représenté par le ministère des Mines est la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM). Cette structure comprend, entre autres, les représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, du STAREC et de l’IRTIE. Elle assurera le contact permanent avec la Task Force dans la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi des actions prioritaires communes, principalement à travers les plates-formes de dialogue existant entre le Gouvernement et ses partenaires au développement, notamment le groupe thématique des mines.
Une autre action prioritaire dégagée par les participants, c’est en rapport avec la lutte contre l’impunité, notamment par le retrait des forces militaires dans les zones d’exploitation et de commercialisation minières. A cet effet, le STAREC devra développer déjà une action de grande ampleur dans laquelle toute autre initiative de même ordre peut s’inscrire.
Les participants ont ainsi souhaité la réalisation d’une cartographie ou maping des sites d’exploitation artisanale et l’identification de ceux d’entre eux qui sont sous contrôle du gouvernement et des ceux qui ne le sont pas pour la traçabilité des flux matières. Ils ont également émis le vœu de voir le renforcement et l’application de l’arsenal juridique congolais existant à travers l’action que mènent déjà la Banque mondiale et la Conférence internationale pour la région des grands lacs (CIRGL) avec le ministère de la Justice. Sur le plan international, ils ont souhaité l’établissement d’un cadre formel de collaboration entre le Gouvernement et la Task Force qui pourra, si besoin est, constituer la loi des partenaires.
La diligence raisonnable qui vise principalement le respect par les investisseurs des lois du pays et des principes et outils de l’OCDE et de l’ITRI dans l’amélioration du climat des affaires d’une part, et d’autre part, la transparence à travers le renforcement, par le Gouvernement, des mécanismes de l’ITIE sont également parmi les actions prioritaires.
Les participants ont retenu comme action prioritaire, les initiatives régionales en vue de mettre sur pied un cadre concerté et harmonieux, à travers la communauté des pays des Grands lacs et la conférence des Grands lacs, cadres susceptibles de concourir à la certification des ressources naturelles, ce qui aura pour effet de juguler l’exploitation et la commercialisation illicites. Dina BUHAKE

MISE EN PLACE DES COMITES LOCAUX DANS LES COMMUNE
L’exécutif provincial de Kinshasa préoccupé par le développement communautaire à la base
Sous le patronage du gouverneur de la ville de Kinshasa, en collaboration avec EISA, le ministre provincial du Plan, Budget, Travaux publics et infrastructures, Robert Luzolanu, a organisé, vendredi 22 janvier 2010, au Grand hôtel Kinshasa, une réunion technique, dans le cadre du projet de mise en place prochaine dans les communes de la capitale des comités locaux de développement. Cette réunion vise la formation et la mise à niveau des personnes destinées à assurer la vulgarisation, la sensibilisation et la mobilisation des populations sur le bien fondé de la mise en place des comités locaux de développement, la détermination de la méthode de sensibilisation des populations, le mode d’organisation des élections et la philosophie qui sous-tend cette structure.

Cet atelier a aussi pour mission de produire le calendrier de la campagne de sensibilisation et de la période de la mise en place effective de ces comités locaux, la vulgarisation de la méthode d’élaboration des plans de développement communaux et provinciaux, notamment l’élaboration des cahiers de charges, la priorisation et l’évaluation des projets. Cette campagne vise la sensibilisation et la mobilisation des populations locales à travers les medias et l’organisation des rencontres dans les 24 communes de la capitale, soit dans environ 326 quartiers.
Le présent projet a pour objectif la création, l’organisation et la mise en place d’une structure provinciale de développement communautaire basée sur la gestion participative de la collectivité. Ceci, afin d’assurer la promotion de la bonne gouvernance locale, pour avoir une interaction efficace entre l’exécutif provincial et les populations, d’améliorer les conditions de vie des populations, d’élaborer le plan de développement local avec l’appui et la participation des populations riveraines.
L’expérience de la mise en place des comités locaux et des commissions communales de développement dans les communes de Kisenso et de Kimbanseke va servir d’exemple à d’autres communes. En clair, ce programme d’appui à la population a été effectué par les associations à la base, actives dans les deux communes. Il s’est articulé sur le DSRP et sur le processus de décentralisation de la RDC avec un budget total de 5,9 millions de dollars américains.
L’objectif global de ces travaux réalisés est de contribuer à la reconstruction institutionnelle, économique et sociale de la ville de Kinshasa et d’améliorer, de manière durable, les conditions de vie des populations à travers la promotion d’une bonne gouvernance locale dans les communes de Kimbanseke et Kisenso.
Les comités locaux de développement ont une mission d’interface entre la population du quartier et les partenaires au développement à savoir l’Etat, les bailleurs multilatéraux, bilatéraux et les ONG. Ces comités locaux sont, en quelque sorte, des maîtres d’œuvre du plan de développement de l’identification à la pérennisation. Ces structures sont élues pour un mandat de deux ans.
La JICA a aidé le ministère provincial du Plan à élaborer un système de planification pour la réhabilitation urbaine sur le modèle ou l’expérience, d’élaboration du plan d’action pour la réhabilitation de la commune pilote de N’Djili. L’équipe d’étude de la JICA a introduit l’expérience japonaise sur la reconstruction d’après guerre et le développement communautaire. Selon le schéma de l’équipe de la JICA, cinq Congolais stagiaires ont visité le Japon en vue d’apprendre au sujet de l’expérience japonaise.
Les leçons tirées sont que l’approche participative par l’activité de l’éducation civique est une des valeurs essentielles pour le programme de réhabilitation de Kinshasa. La réhabilitation des routes par la technologie « Donou » est une technique appropriée pour la réhabilitation et l’entretien des routes. D’où, la nécessité de mettre en place un système d’entretien des équipements ainsi qu’un système de recouvrement des frais.
Simard Simon TSOUMBOU

DU 24 AU 27 JANVIER
Les hommes d'affaires tunisiens à Kinshasa pour une mission de prospection
Une délégation d'hommes d'affaires tunisiens séjourne dans la capitale congolaise depuis hier 24 janvier 2010. Ce matin, cette délégation aura une séance de travail avec le ministre du Plan Olivier Kamitatu et les membres de la Fédération des entreprises du Congo (fec). A cette occasion, les hommes d'affaires congolais et les entreprises congolaises intéressées sont invités à prendre part à cette rencontre d'échange en vue d'établir des contacts d'affaires et de partenariat avec leurs homologues tunisiens.
Au cours d'un échange avec la presse hier, à l'hôtel Memling, l'ambassadeur tunisien en RDC, Mohamed Messaoud, a fait savoir que c'est une première mission des hommes d'affaires tunisiens en Afrique, particulièrement en RDC. Ce choix se justifie, selon l'ambassadeur, par l'importance des ressources que regorge la RDC et aussi par le fait que ce pays a retrouvé sa stabilité grâce aux efforts de son président, Joseph Kabila, dans son programme des 5 chantiers.
Mohamed Messaoud a, cependant, émis le vœu de voir cette mission aboutir et produire des résultats escomptés grâce à la volonté des deux pays. De son côté, l'Administrateur de la Fec a salué les efforts du Chef de l'Etat Joseph Kabila, pour le rétablissement de la paix au pays afin d'attirer les investisseurs étrangers. Il a fait savoir qu'au cours de cette mission, les deux parties vont aborder les questions liées aux efforts consentis par le Gouvernement congolais pour améliorer le climat des affaires. Cette mission d'hommes d'affaires tunisiens est conduite par Mme Chéfia Chelbia, directeur central au Centre de promotion des exportations en Tunisie (Cepex).
Dans son mot de circonstance, elle a indiqué que sa structure est chargée de promouvoir les produits et les services tunisiens à l'extérieur. A l'en croire, cette mission s'inscrit dans le cadre du plan quinquennal du président tunisien Zine el Abidine Ben Ali qui consiste à créer des partenariats dans tous les secteurs où il y a un intérêt commun.
La Tunisie compte offrir son expertise dans les secteurs tels que la technologie de l'information et de la communication, les finances et assurances, l'agriculture avec l'industrie agro-alimentaire et projets et matériels agricoles, le cosmétique et aussi l'électricité et le bâtiment. Mathy MUSAU

Kikwit : Trop d'orchestres de jeunes inquiète les parents
A près de 500 km à l'est de Kinshasa, la ville de Kikwit connaît une floraison sans précédent d'orchestres de jeunes fascinés par les grandes vedettes de la musique congolaise. Ce phénomène inquiète bien des parents dont les enfants, partagés entre l'école et la musique, finissent parfois par abandonner les études.

"Je veux devenir comme King Kester Emeneya, Werrason ou Papa Wemba qui gagnent déjà leurs vies. Avec mes musiciens, nous essayons d'avoir un style original", explique Blaise Mboma de l'orchestre El Champion. C'est une véritable déferlante qui s'est emparée des jeunes de Kikwit depuis qu'ils ont vu des orchestres de ces grandes stars de la musique congolaise défiler et se produire dans leur ville entre 2005 et 2008. L'organisation, durant la même période, des festivals culturels au Stade du 30 juin et de la Révolution par la "Fondation Bon Samaritain", a renforcé chez eux l'envie de créer des groupes musicaux.
On assiste ainsi, dans différents quartiers de cette ville de plus de 600 000 habitants, à la naissance, presque chaque trimestre, de nouveaux orchestres aux appellations souvent fantasques : Collège de Washington, Université des stars, Gens cassés, Cœurs brisés… L'Union des musiciens de Kikwit (Umuki), la structure chargée de l'encadrement technique des orchestres, estime leur nombre à près de 200 aujourd'hui, contre quelques dizaines auparavant.

Entre l'école et la musique
A différents endroits, la ville vibre au rythme des répétitions ou concerts de ces formations musicales. Comme en ce début d'après-midi au siège de l'auto-école ADK, dans la commune de Kazamba. "Mudondo samba" (tireur de vin), une chanson composée par l'orchestre El Champion en hommage aux nombreux tireurs de vin de la province de Bandundu, tient en haleine un public bigarré. L'orchestre joue en fait en prélude à la remise des brevets aux nouveaux chauffeurs lancés sur le marché de l'emploi.
Cette vague touche aussi bien des chômeurs que des scolaires. Fondateur de Cracca Musica, Hervé Kapala, qui se dit grand admirateur de Werrason, affirme comme nombre de ses collèges avoir embrassé la carrière musicale parce qu'il n'avait "rien à faire toute la journée". Des écoliers partagent aussi leur temps entre études et musique. La moitié des musiciens de Collège Washington, notamment, sont dans ce cas. Ce qui inquiète de nombreux parents. Car, selon des chiffres avancés par la division provinciale de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), près de 30 % d'élèves qui combinaient les deux activités ont soit échoué, soit abandonné leurs études en 2008.
Les plaintes des parents sont d'ailleurs légion. Modeste Ndanu regrette le renvoi de son fils Ezer, qui a échoué à l'Institut technique professionnel de Kikwit tenu par des Jésuites. A cause de ses activités musicales, "il dormait souvent tard", se plaint-il. Jacques Mawete constate, presque impuissant, les dérives de son fils aîné qui, aujourd'hui, n'étudie plus et "ne fait que fumer du chanvre avec ses amis", tandis qu'une mère de famille redoute de voir son fils "toucher aux fétiches" pour réussir sa carrière musicale…

Besoin d'un encadrement
"Nous sommes dépassés par la fougue de ces jeunes qui créent des orchestres parfois sans instruments de musique", se désole Jean Kitoko, président de l'Umuki. Le bureau urbain de la Culture et des Arts peine à contrôler ces groupes musicaux sans moyens, qui doivent pourtant débourser 20 $ pour obtenir leur certificat de recensement annuel et une attestation d'existence que délivrent les communes. "Aucun de ces orchestres n'est en règle. Quand nous les invitons, ils fuient", explique Bruno Kakesa Mazemba, de la Culture et des Arts.
Certains, qui louent souvent à 50 $ les instruments de musique et les salles (10 % des recettes) pour leurs concerts, et tentent de gagner ainsi leur vie, pensent que l'Etat leur en demande trop. "Nous manquons de producteurs pour nous soutenir. Payer 20 $ à l'Etat, c'est très cher. Où allons-nous trouver cet argent ?", demande Blaise Mboma de l'orchestre El Champion. Le chef de bureau de la Culture et des Arts se dit néanmoins prêt à faire un plaidoyer auprès de sa hiérarchie, pour un meilleur encadrement de ces jeunes. Syfia Grands lacs


Réfugiés de Dongo : l'inquiétude grandit à mesure que le fleuve baisse
Une grande partie des réfugiés de la RDC sont des enfants. John Kanilamba est assis sous le porche d'une maison inachevée en périphérie de Dongou, où il habite depuis début novembre malgré l'absence de portes et de fenêtres. Ses quatre enfants jouent distraitement à ses pieds. Ils sont tous des réfugiés ayant fui les conflits intercommunautaires dans la province de l'Équateur, dans le nord-ouest de la RDC.
Nous avons assisté à de violents combats. Personne n'était à l'abri ", a dit l'homme de 39 ans, en racontant le voyage éprouvant sur des routes jonchées de cadavres et sur le fleuve Oubangui pour atteindre cette ville, située à environ 850 km au nord de Brazzaville, en RDC. " Des amis m'ont proposé de me faire traverser le fleuve en pirogue. Je ne sais même pas pagayer", a raconté M. Kanilamba. " Je n'envisage même pas de [rentrer chez moi], même si les autorités [de Kinshasa] veulent nous rassurer ".
Pour M. Kanilamba, la situation est désespérée. Les travailleurs humanitaires et les familles locales, qui ouvrent encore leurs portes à de nouveaux arrivants le savent trop bien. Parmi les plus de 107 000 arrivants enregistrés au total par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans la région de la Likouala, environ 5 000 sont arrivés à Dongou.
La plupart s'abritent dans des huttes en paille et en feuilles de palmier construites sur 70 sites situés dans une bande de 250 km le long du fleuve Oubangui. L'inquiétude croît du fait que le niveau de cette voie fluviale vitale, qui marque la frontière entre les deux Congo et qui constitue le seul itinéraire disponible pour fournir de l'aide humanitaire à de nombreux réfugiés, baisse à cause du manque de précipitations.
" Les moyens nous font défaut. Nous avons lancé un appel [initial] pour assister 35 000 personnes, mais aujourd'hui nous plus de 107000 ", a dit Daniel Roger Tam, l'un des coordonnateurs régionaux pour le HCR. " Tout le monde doit agir, sinon on ne s'en sortira pas ".
Le HCR a réussi à livrer 160 tonnes métriques d'aide (des couvertures, des bâches en plastique, des ustensiles de cuisine, des tapis de sol et des moustiquaires) aux réfugiés les plus vulnérables.
En outre, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a commencé à distribuer, à Likouala, environ 20 tonnes d'aide, incluant des kits de nutrition, des tentes, des médicaments délivrés sur ordonnance, des kits " école-en-boîte " ('school-in-a-box'), des kits de jeux et de loisirs et des réservoirs d'eau.

Pénuries d'équipements et de soins
Au manque de nourriture vient s'ajouter l'insuffisance de l'aide et des équipements médicaux. À l'hôpital évangélique voisin d'Impfondo, les médecins missionnaires américains s'occupent des blessés, presque tous de jeunes hommes. " Depuis la fin octobre, j'ai soigné environ 40 blessés. Seuls trois d'entre eux avaient été [blessés] à l'arme blanche, les autres présentaient des blessures [par balle] ", a dit Joseph Harvey, le directeur de l'hôpital.
Les risques auxquels est confrontée la population sont encore plus graves à cause de l'absence de précipitations. La production locale de nourriture est en baisse et les infirmiers qui se déplacent habituellement avec des cliniques mobiles sur le fleuve Oubangui ont été obligés de suspendre leurs activités, car ils ne peuvent pas se déplacer sur cette voie fluviale.
Médecins d'Afrique, une organisation non gouvernementale qui effectue des examens de santé et autres interventions médicales pour le HCR, a dû faire passer le nombre de cliniques fixes de huit à 15 sur une distance de 100 kilomètres, a dit Rufin Mafouta, du HCR.
Bien que le manque de ressources pose de gros problèmes aux travailleurs humanitaires, il n'y a eu aucun incident en matière de sécurité depuis que les réfugiés sont arrivés. Les réfugiés armés sont séparés des civils et leurs armes sont confisquées et remises aux autorités, selon M. Tam.
Les gouvernements américain et français ont respectivement accordé 4,6 millions de dollars et 400 000 euros (568 330 dollars) en réponse aux appels humanitaires. L'ambassade de France à Brazzaville a confirmé que les troupes françaises basées à Libreville, au Gabon voisin, allaient apporter du matériel à Impfondo avant la fin janvier, notamment des véhicules, des bateaux et d'autres équipements essentiels aux opérations du HCR dans la région.
IRIN


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Okito et Mpolo : «Il faut corriger l’injustice et faire de nous aussi des héros nationaux»
On semble les avoir complètement oubliés comme s’ils n’avaient pas apporté leur contribution à la lutte pour l’indépendance du Congo. A peine, certains compatriotes se souviennent encore qu’ils ont été des compagnons de Lumumba et donc, des combattants de la liberté en 1960. En scrutant les images sur l’arrestation du tout premier chef de Gouvernement en Rdc, on se rend compte que deux autres Congolais avaient des mains ligotées comme Patrice Lumumba parce qu’arrêtés ensemble: Okito, premier vice-président du Sénat, et Maurice Mpolo, ministre des Sports au sein du Gouvernement Lumumba. Profitant du cinquatenaire de l’indépendance du Congo, tous les deux exigent, eux aussi, d’être élévés au rang de «héros nationaux».

On ne parle presque pas, pour ne pas dire jamais, de vous deux alors que vous aviez été arrêtés ensemble avec Patrice Lumumba?

Okito :
Merçi de nous offrir une tribune pour nous permettre de sortir de notre réserve afin de dénoncer une injustice très grave commise à notre endroit depuis des décenies. Vous avez vous-même remarqué qu’on ne parle jamais de nous comme si nous n’avions rien fait pour le Congo et que Patrice Lumumba avait tout fait seul au point qu’on en fasse un héros national. Mais, nous étions deux compagnons de lutte de Lumumba et avions aussi exercé de hautes fonctions dans ce pays: Mpolo était ministre des Sports au sein du Gouvernement Lumumba et moi, vice-président du Sénat. De plus, examinez soigneusement toutes les images sur l’arrestation de Lumumba, vous vous rendrez compte qu’il avait bel et bien été arrêté avec deux de ses compagnons, Okito que je suis et Maurice Mpolo. Alors, dites-moi, au nom de quoi tous les honneurs reviennent aujourd’hui à Lumumba seul et même à certains soit-disant lumumbistes là où nous avons connu le sacrifice suprême pour que nos compatriotes soient libres? Non, il faut corriger l’injustice et faire de nous aussi des héros nationaux.

Mpolo :
Vous savez, tous ceux qui pavoisent aujourd’hui grâce à ce qu’ils appelent «lumumbisme» et qui se retrouvent souvent aux premières loges en proclamant un nationalisme parfois douteux et aux contours flous sont loin d’imaginer que nous avions, en 60-61, un choix à opérer entre trahir le Congo pour sauver nos vies, pour nous enrichir et respecter à la lettre notre engagement de ne jamais trahir le Congo et accepter de sacrifier nos vies pour servir d’exemple. Je le répète, il nous était possible d’abandonner le combat ou de fuir comme bien d’autres. Mais, à quoi cela nous aurait-il servi en fin de compte et quel modèle aurions-nous proposé à la postérité? Si nous avions été des simples jouisseurs, le colonisateur belge se serait, en tout cas, frotté les mains en crachant sur l’indépendance du Congo. Ne nous oubliez donc pas si vite.

A force de réclamer le titre de héros national, vous risquez bien de finir par exiger qu’on érige aussi des monuments pour vous là où des avenues portent vos noms?


Okito :
Dire qu’il y a juste quelques rues, et non avenues, pour nous immortaliser, c’est minimiser notre contribution à la lutte pour l’indépendance du Congo et pour ’avénement de la démocratie. Lorsque vous faites allusion à l’érection des monuments en notre honneur, je vous réponds: et alors, où est le problème? Il vous revient de réécrire l’histoire du Congo en rappelant d’autres faits où des compatriotes qui ont été intentionnellement, pour ne pas dire injustement, oubliés. Qu’est-ce que cela vous coûte d’ériger des monuments en notre honneur ne fût-ce que dans les villages? Si on ne peut pas nous bâtir des monuments aussi grands que ceux de Lumumba et Kabila à Kinshasa, on peut tout de même nous immortaliser à travers de petits monuments en provinces et ce n’est pas l’espace qui fera défaut. C’est une question de volonté simplement, d’esprit patriotique et de bon sens. Les chrétiens au moins se souviennent de deux brigands ou malfaiteurs qui ont été crucifiés avec Jésus-Christ, là où les Congolais accusent des trous de mémoire pour reconnaître la lutte patriotique menée à juste titre par certains combattants de la liberté.

Mpolo :
Que voulez-vous que je dise de plus? Quoi que vous fassiez, l’histoire étant têtue, elle retiendra toujours que Lumumba n’a jamais lutté en solo et n’avait pas été arrêté seul, mais deux nationalistes, deux patriotes, deux combattants de la liberté avaient, eux aussi, accepté de sacrifier leurs vies pour que vous ayez aujourd’hui l’occasion de fêter le cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Ces gens auraient mille fois mérité de sabler du champagne le 30 juin 2010 que tous les invités qui prendront part à cette fête. De grâce, soyez modestes et reconnaissez notre combat, le ciel vous en saura gré et mieux vaut tard que jamais, dit-on. Et la date du 30 juin 2010 vous en donne l’opportunité.

Quel bilan faites-vous alors des cinquante ans de la RDC?

Okito :
Un bilan négatif, parce que vous n’avez pas pu, cinquante ans après, assurer le bien-être des populations afin que les richesses du Congo profitent d’abord aux Congolais. Comment pouvez-vous donc expliquer qu’un étranger qui débarque au Congo vive mieux et devienne heureux quelques mois seulement après, là où les Congolais, eux-mêmes triment depuis des decenies? Il faut une juste redistribution des richesses. Car, s’il fallait se battre en 1960 pour juste se contenter des résultats médiocres obtenus aujourd’hui, peut-être que nous aurions choisi de nous abstenir en laissant libre cours au fameux plan de Van Bilsen. Et je suis tout aussi étonné de voir des mobutistes, comme vous les appelez souvent, trôner comme si Mobutu avait laissé un très bon hétitage en 32 ans de gestion.Il ne faut pas non plus oublier que c’est le même Mobutu qui avait stoppé l’avénement d’un Etat de droit pour s’impliquer dans l’arrestation et la mort de Patrice Lumumba. Pour ensuite patronner un coup d’Etat et instaurer, à la place de l’Etat de droit que nous étions en train d’installer en 1960, un régime dictatorial et sanguinaire bâti d’ailleurs sur le sang des patriotes qui sont morts pour l’indépendance du Congo.

Mpolo :
Plutôt que de me limiter au désastre ci-haut décrié, je voudrais saisir l’occasion pour en appeler à la conscience de mes compatriotes. A mon avis, le cinquantenaire qui va être fêté le 30 juin prochain, devrait être une belle occasion pour une méditation générale et pour jeter les bases d’un nouveau Congo. L’important n’est pas de fêter, encore faut-il savoir ce qu’on fête réellement quand le bilan des cinquante ans du Congo est négatif. Le plus important, pour moi, c’est de faire une évaluation, sans complaisance et indépendamment des époques, du bilan des cinquante ans et prendre rendez-vous avec l’histoire en termes de défis à relever parce qu’au bout du compte, le bilan n’est pas l’affaire des politiciens, mais des populations qui sont les mieux placées pour savoir si les cinquante ans ont réellement servi à quelque chose. Car, le bilan des politiciens est déjà connu, il suffit tout simplement de voir de quelle manière ils débarquent sur le terrain politique et comment ils se métamorphosent en seulement quelques temps sans être en mesure d’en fournir des explications plausibles et convaincantes.

Autre chose à ajouter?
Okito :
Je voudrais rappeler aux Congolais qu’il importe de corriger l’injustice commise à notre endroit en nous proclamant, Mpolo et moi, héros nationaux et que des monuments soient érigés pour nous immortaliser. Plus qu’un simple devoir, c’est toute une exigence historique parce que nous avons combattu aux côtés de Lumumba et avons payé ensemble le plus lourd tribut pour permettre au Congo d’accéder à l’indépendance, mieux pour permettre au Congo d’aujourd’hui d’accéder ainsi à la souveraineté nationale et internationale.

Mpolo :
Je formule simplement le voeu que les cinquante prochaines années permettent au Congo de quitter le cap des pays pauvres très endettés (Ppte) et que les richesses de ce pays lui permettent, si pas de se développer, au moins d’être rangé dans la catégorie en voie de développement. On pourrait encore comprendre que certains pays soient très pauvres et très endettés, mais le Congo tout de même. M. M.

Nguz a Karl-i-Bond : «Il est temps de doter l’AMP d’un bon chef»
Autrefois l’un des diplomates chevronnés que comptait le Zaïre, ancien Premier ministre et président de la famille politique du maréchal Mobutu, Jean de Dieu Nguz a Karl-i-Bond scrute le microcosme politique congolais à la lumière de l’expérience vécue sous la transition mobutienne. Nguz a le mérite, plus que tout autre acteur politique congolais jusqu’à ce jour, d’avoir dirigé, en l’espace de quelques jours seulement, et la grande famille politique de l’opposition (Union sacrée de l’opposition radicale dite Usor) et celle de la mouvance présidentielle (Forces politiques du conclave dites Fpc). A ce titre donc, il est mieux placé pour examiner les stratégies des uns et des autres.

Quelle lecture faites-vous du jeu politique en Rdc aujourd’hui?

Je voudrais d’abord féliciter les Congolais d’avoir pu organiser les élections en 2006 afin de mettre fin à la confusion qui régnait autrefois parce que personne n’ayant gagné les élections, il fallait procéder par le fameux principe de partage équitable et équilibré du pouvoir durant la transition. Et, à force de partager le pouvoir sans associer le peuple au nom duquel tout le monde parlait pourtant, les acteurs politiques zaïrois avaient finalement pris goût au gâteau et n’étaient donc plus pressés d’aller aux élections. C’est comme cela que la transition, prévue pour un an au départ, avait, en fin de compte, pris sept ans. Cette situation allait se poursuivre si l’Afdl n’avait pas pris les armes.

Le jeu politique aujourd’hui?

J’en arrive. Cela étant, le jeu politique congolais n’est pas du tout équilibré suite à l’absence de Jean-Pierre Bemba Gombo toujours en détention à La Haye. Car, les deux principales familles politiques doivent avoir, chacune, un leader. Or, cela n’est pas le cas aujourd’hui. Là aussi, c’est le Mlc qui entretient inutilement le flou en pensant que son Chairman sera libéré de sitôt. C’est une belle manière de bloquer l’opposition et de donner l’avantage à la majorité. A la place, il aurait pourtant fallu tirer les conséquences de l’indisponibilité de Jean-Pierre Bemba en permettant à l’opposition d’avoir un chef de manière à occuper l’espace et maintenir, dans l’opinion, cette flamme de l’espoir.

Apparemment, l’Amp ne lésinerait pas sur les moyens pour fragiliser l’opposition?

Mais, c’est de bonne guerre en politique et je ferais la même chose si j’étais membre de cette famille politique. Nous le faisions de même au sein des Fpc pour affaiblir la popularité de Tshisekedi et des autres opposants. Ce qui est par contre à condamner, c’est le fait qu’après la démission de Katumba Mwanke, l’Amp demeure sans chef. Et, je ne parle pas de l’autorité morale. Il est donc temps de doter l’Amp d’un bon chef capable de gérer les différents intérêts et d’arrêter les dernières stratégies en prévision des élections de 2011. Et, ce ne sont pas des candidats valables qui manquent dans cette famille politique, mais je m’abstiens de citer les noms.

Avez-vous un profil à proposer?

Pensez-vous que c’est par hasard que Mobutu, après mes déboires avec mes collègues de l’opposition, avait tenu à ce que je dirige sa famille politique? Parce qu’il connaissait ma capacité en matière de négociations et savait que je pouvais affronter n’importe quelle situation et même rassembler les forces de la mouvance tout en affaiblissant l’opposition. En principe, ne peut diriger une aussi grande famille politique que quelqu’un qui peut rencontrer facilementle Chef de l’Etat, quelqu’un d’expérimenté, un véritable homme d’Etat respecté au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale, bref quelqu’un de crédible. Le maréchal Mobutu, à l’époque, ne confiait pas ce poste à n’importe qui. Il fallait avoir été Premier ministre ou vice-Premier ministre ou encore avoir été longtemps au gouvernement ou dans la diplomatie. Ceci pour avoir du répondant de l’autre côté ou pour jouer au complexe de supériorité. Il fallait donc un vertébré en la matière. Il faut aussi éviter que ce chef soit originaire de la même province que le chef de l’Etat. De préférence, il faut tenir compte du clivage Est-Ouest pour équilibrer les choses et ainsi éviter des susceptibilités. Rappelez-vous, à l’époque, lors des débats au parlement (Hcr-Pt, je montais à la tribune pour défendre nos positions et de l’autre côté, Kibassa Maliba faisait de même. Le jeu politique était beau à l’époque. L’Amp devrait profiter de l’indisponibilité de JP Bemba pour mieux s’organiser et disqualifier l’opposition, avant même la tenue de prochaines élections.

L’actualité en Rdc, c’est le renvoi du budget au Parlement pour une seconde lecture parce que le personnel se serait taillé la part du lion, un commentaire?

C’est justement là que se ressent le plus ce besoin de doter l’Amp d’un bon chef pour anticiper sur les événements. Avec un bon chef capable de conduire les troupes, l’Amp allait s’opposer à ce que l’on gonfle les émoluments du personnel politique. Car, le peuple n’ayant pas encore trouvé son compte, il importe de miser sur cela en vue de déblayer le terrain pour permettre à Joseph Kabila de se taper un second mandat. Or, même les parlementaires de l’Amp ont mordu à l’hameçon oubliant qu’au bout du compte, c’est le chef de l’Etat qui allait faire les frais de l’impossible écart entre le personnel politique et les fonctionnaires de l’Etat. Politiquement parlant, il s’agit vraiment d’un manquement grave. Mais, fort heureusement, l’opposition aussi a mis la main à la pâte dans cette messe. A l’époque, il y avait des questions sur lesquelles on discutait au sein de la famille politique en faisant même des propositions au chef de l’Etat, avant de donner notre position au parlement. Il faut donc avoir une vision et tenter de l’imposer à l’autre famille politique. Je me demande si les députés et les sénateurs de l’Amp se réunissent régulièrement pour déterminer ce qu’ils doivent soutenir au Parlement. Nous avions des réunions avant les plénières où il y avait des enjeux à défendre. C’est tout cela que l’on a perdu. Mieux vaut tard que jamais, il faut y penser pour éviter que certains se conduisent comme des moutons en attendant que le fameux mot d’ordre ou voter sans savoir pourquoi, on soutient telle ou telle autre position dans un débat.

Un mot sur le remaniement?

Je crois qu’en cette matière, il faut toujours savoir saisir les opportunités. Un Gouvernement amputé de plusieurs membres pendant un long moment, cela n’est pas de nature à faciliter les choses dans la gestion des affaires nationales. Autre chose également, si ce remaniement avait eu lieu depuis plusieurs mois, cela aurait permis de comprendre le visage qu’il fallait afficher en l’an 2010 pour atteindre l’aspect social de l’année. Le risque maintenant, c’est de remanier sans apporter un changement notable et de rejoindre l’adage selon lequel «on prend les mêmes et on recommence». Il faut tout aussi éviter que le remaniement tant attendu pousse, en fin de compte, à se demander pourquoi avoir attendu longtemps pour le faire alors que cela ne consistant pas en une grosse affaire. Car, généralement, plus ça traîne, moins il y a des surprises au bout du compte. Mobutu, on peut ou ne pas l’aimer, savait anticiper en étalant des cartes dont il se servira par rapport à certains enjeux futurs. En fait, plus qu’une simple opération de routine, le remaniement doit incarner certaines stratégies en politique de manière à placer les pions en fonction d’ailleurs des résultats politiques escomptés.

Autre chose à ajouter?

C’est seulement de souhaiter une bonne année 2010 aux Congolais en leur demandant de ne pas perdre courage parce qu’il leur appartient désormais de prendre leur destinée en mains. Il suffit de profiter du système électoral pour savoir sélectionner les politiciens en sanctionnant ceux qui n’auront pas été à la hauteur pour les remplacer par d’autres. Ce qui aura pour effet de pousser le personnel politique à savoir oeuvrer pour le bien-être du peuple au nom duquel on parle toujours. Quelle que soit la longueur de la nuit, le soleil apparaîtra, disons-nous à l’Uféri, mon parti. M. M.


CULTURE & DETENTE
A TRAVERS SON PROGRAMME D'ACTIVITES JANVIER-FEVRIER 2010
Le CWB fait découvrir à son public des jeunes musiciens
Le Centre Wallonie Bruxelles (CWB) n'a pas changé sa politique qui consiste à faire valoir la musique des jeunes. C'est ainsi qu'à travers son programme d'activités des mois de janvier et février, le CWB offre son podium à des artistes et des groupes qui ont soif d'émerger.
Parmi les groupes qui seront à l'honneur au CWB figure Gossa. Ce groupe vient de la commune de Ngaba. Il présentera le mercredi 10 février 2010 à 19h00, le spectacle intitulé : " Swidila " qui signifie " Espoir ". Les musiciens de Gossa produisent une musique de recherche puisée dans la profondeur des différents genres musicaux. Ils chantent en français, en lingala, en tshiluba, en kikongo, mais aussi en wolof avec un répertoire riche tant sur le fond que sur la forme et ce, dans un style diversifié allant de la salsa à la rumba, en passant par le folk, le reggae, …
Un autre artiste sera également en vedette au CWB. Il s'agit de Shak Shakito. Son concert est programmé pour le jeudi 19 février 2010 à 19h00. Shak Shakito recourt aux sources traditionnelles anamongo pour exprimer davantage ses émotions, ses joies, ses angoisses, …
Le vendredi 12 février 2010, ce sera le tour de la chanteuse Maryse Ngalula et son groupe Maryz Band qui vont présenter le spectacle : "Nkesha ". Maryse Ngalula dénonce, à travers sa musique, les injustices commises dans différents pays. Cette musique est un mélange des rythmes et des musiques croisés : zoulou, mandingue, blues et mutuashi.
Par ailleurs, le groupe Big Band proposera au public un concert de jazz intitulé : " Big Band Folk ". Ce groupe exploite des richesses folkloriques autochtones profondes teke, luba, kabinda et humbu assaisonnées au jazz. Le spectacle de ce groupe est prévu pour le vendredi 29 janvier 2010.
Le spectacle de Gospel est aussi programmé au CWB, c'est le groupe Asaph, vainqueur toutes catégories de la 3ème édition du Festival international de Gospel de Kinshasa année 2009, qui sera à l'honneur le vendredi 5 février 2010. La musique électrisante d'Asaph constitue
un mélange de musique traditionnelle et moderne. Les chants sont soutenus par des battements de tambours presque hypnotiques et accompagnés de chorégraphies harmonieuses et entraînantes. Asaph puise son originalité dans le folklore Balubakat et dans les chants des églises protestantes du Haut Lomami dans le Katanga.
Un autre rendez-vous musical est prévu le mercredi 3 février au CWB. Cette fois-ci, c'est la fanfare La Confiance, un groupe habitué du Centre. Ce groupe revisite, à travers la fanfare, les grandes œuvres classiques de la musique congolaise et apporte une adaptation à sa manière.

Les danses urbaines au programme
Outre les concerts de musique, le CWB organise également des spectacles des danses urbaines avec les groupes " Meka dance " et "Folie danse". Le premier groupe présentera " 3 faces ", une chorégraphie de Doudou Saïdi. Trois danseurs vivent dans un même univers : les yeux du premier voient, les mains du second soutiennent et les pieds du dernier dirigent. C'est dans cet univers urbain qu'agit, sous ce triangle, l'impulsion du corps, de l'âme et de l'esprit en prenant une seule forme : la danse. Spectacle programmé le jeudi 25 février 2010.
" Ba sango " est un spectacle de la Compagnie "Folie danse " qui sera présenté le vendredi 26 février 2010. L'actualité dans le monde ressemble à un puzzle où il faut placer chaque élément à côté d'un autre pour former un tout.
Ce programme d'activités des mois de janvier et de février au CWB permettra à la jeunesse de bien s'exprimer et de prouver ses talents. D M


APRES AVOIR FAIT LA PROMOTION DE SON ALBUM
Kino Mabella souhaite se produire sur scène

Artiste musicien congolais de la diaspora, Kino Mabella se dit content d’avoir fait une bonne promotion de son tube intitulé «Emotion» au niveau des médias. Prochaine étape, souligne-t-il, c’est la production scénique.
Kino Mabella exprime son voeu de se produire sur scène. C’est pourquoi, il compte recruter des jeunes artistes qui vont l’accompagner. Il jette son devolu sur les produits de l’Institut national des arts (INA). «Même si je n’ai pas de sponsor, je suis obligé de prendre en charge un groupe», argumente Kino Mabella qui signale que chacun des artistes aura un contrat de collaboration avec lui.
Par ailleurs, fait-il savoir, la promotion de son tube «Emotion» pourra continuer. D’où, il lui faudra encore beaucoup de moyens pour réaliser cette tâche combien difficile. Pour rappel, Kino Mabella est venu à Kinshasa afin de promouvoir son tube «Emotion» qui comporte 4 titres dont «Tu n’as pas le droit» et «Anima mundi». Dans cet opus, l’artiste a proposé aux mélomanes des rumba qu’il désigne comme «originales» et où les thèmes sont diversifiés.
Par exemple, dans la chanson «Tu n’a pas le droit», Kino Mabella invite les Congolais à aimer le travail et à bannir certaines pratiques comme le pillage.
C’est cette oeuvre que l’artiste offre aux Congolais qui célèbrent cette année le cinquantenaire de l’indépendance. Pour lui, demain se prépare aujourd’hui. «Si on ne fait rien aujourd’hui, 50 ans après on se retrouvera dans la même situation», conclut-il. D.M.

VIVEMENT LE SPORT
A MOINS DE 20 JOURS DES COUPES AFRICAINES INTERCLUBS
DCMP : carence des candidatures au comité de direction
Le compte à rebours est déclenché pour le démarrage de la phase préliminaire des coupes africaines interclubs 2009-2010 dont le coup d'envoi est prévu le week-end du 12 au 14 février 2010. Deux clubs congolais sont concernés par les éliminatoires ou phases préliminaires (32ème des finales). Il s'agit de DCMP de Kinshasa qui reçoit, le 14 février 2010 au stade des Martyrs, les Anges de Fatima de la République Centrafricaine en manche aller et le retour est prévu deux semaines plus tard à Bangui.
Malheureusement, jusqu'à ce jour, DCMP demeure sans correspondants officiels, entendez le président et secrétaire sportif du comité de direction. Ces deux postes-clé, en dehors d'autres comme celui du vice-président du comité de direction en charge de la section football, du trésorier général, … demeurent sans titulaires depuis la cascade des démissions volontaires ou contraignantes de leurs animateurs.
Depuis, les candidats pour succéder aux partants sont invisibles, les élections prévues maintes fois sont régulièrement reportées. La raison est fort simple. Les daringmen ne manquent pas de personnalité à même de briguer les fauteuils vacants. Mais le potentiels candidats évitent de subir les humiliations infligées aux partants par certains fanatiques manipulés à souhait. L’absence des correspondants officiels risque de pénaliser le club omnisport DCMP conformément aux textes qui régissent la pratique des sports.
Toutefois, afin de se conformer aux textes, les daringmen projettent un autre rendez-vous électoral le mardi 26 janvier courant dans l’espoir de mettre en place, par voie électorale, un comité sportif en place. Pour y parvenir, il faut qu'il y ait des candidats. Les postes clés à pourvoir sont ceux du président du comité de direction, secrétaire sportif et président de la section football. En attendant, les rescapés du comité Alain Sudi Zimamoto expédient, bon gré, mal gré, les affaires courantes. Pascal LIKANA

ACNOA, ZONE 4
Le COC présent à l'assemblée générale de la Zone 4

L'Association des comités nationaux olympiques africains de l'Afrique central (ACNOA, Zone 4), Zone 4 vient de clôturer les travaux de son assemblée ordinaire. Lesdits travaux se sont déroulés à Bangui en République Centrafricaine (RCA) sous la direction de son président, Gresenget. Le Comité olympique congolais (COC) a participé à ces travaux, représenté par ses correspondants officiels.
diashile, respectivement président et secrétaire général du COC ont pris activement, côte-à-côte, part aux travaux de l'ACNOA Zone 4 à côté d'autres représentants des comités olympiques nationaux, des pays membres de l'Afrique centrale. Autrement dit avec les autres correspondants officiels des pays de la Zone 4 du Conseil supérieur des sports en Afrique (CSSA).
A leur retour à Kinshasa, le président du COC, Jean Beya s'est confié à la presse congolaise. Pour lui, il n'y a eu ni vainqueur ni vaincu dans la guerre stérile qui avait eu lieu ces derniers mois au sein de cette institution. Toutefois, il a martelé qu'il y a certainement un vainqueur. C'est le mouvement sportif congolais.
Désormais, a-t-il poursuivi : " Nous devons privilégier ce qui nous unit. Et ce qui nous unit, c'est l'idéal que nous poursuivons qui est le développement du sport national. Par contre, nous devons minimiser ce qui nous divise ". Ainsi, après le passage à Kinshasa du représentant du Comité international olympique (CIO), le triste feuilleton qui a divisé le mouvement sportif congolais a pris fin. Place maintenant au travail d'équipe. Pascal LIKANA

As V. Club :Fiston Dikasa "Mausolée" en panne
Le nouvel attaquant de l'AS V. Club, transfuge de DCMP, Fiston Dikasa surnommé " Mausolée " ne pourra pas servir son club ces jours-ci. Ce feu-follet a le pied en plâtre depuis la semaine dernière. Ce n'est pas une fracture comme telle, mais l'état de son pied nécessite une immobilisation pendant au-moins trois semaines, a confié à Forum des As, une source proche de ce club.
Le cas qui arrive à Fiston Dikasa est semblable à ce qui était arrivé dernièrement à Serge Lofo. Que les Véclubiens se tranquillisent, nous rassure la source. Car dès que le plâtre sera ôté, Dikasa pourra taper sur le ballon dans la semaine même.
Tous ceux qui ont suivi les dernières prestations de ce joueur ont remarqué qu'il traînait sa jambe. En lieu et place des médicaments en comprimés, son médecin-soignant a jugé bon de le plâtrer. Il y a eu plus de peur que de mal.
P.L