QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
BILLET

Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
Lire la suite


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.
José NAWEJ


«Plénière de chez nous»
(23/04/2010)

Initiée pour saluer le vingtième anniversaire de l’acte fondateur de la démocratisation, la manifestation de l’opposition a été dispersée. Autorisée? Non autorisée? Cela importe peu. A l’heure de l’évaluation, c’est un mauvais signal que Kinshasa envoie à l’extérieur. Surtout en ce moment où les ONG des droits de l’homme déversent quantité de rapports les uns plus négatifs que les autres. Les derniers brûlots de l’incontournable Human Rights Watch et de l’International crisis group sont encore frais dans nos mémoires. Quand on connaît la connexion de ces ong avec les pays qui comptent, il y a de quoi s’inquiéter.
De ce point de vue, il apparaît clairement que la Rdc n’a rien à gagner en prêtant le flanc aux critiques d’organisations des droits de l’homme. En particulier, la dispersion des sympathisants de l’opposition contraste avec la sortie en fanfare, il y a trois semaines, du PPRD à l’occasion de son dixième anniversaire. Pourquoi refuser à l’opposition républicaine ce qu’on a accordé au principal parti de la majorité? On aurait voulu donner la preuve que la démocratie était à géométrie variable qu’on ne s’y prendrait pas autrement. On aurait voulu installer l’opposition dans le rôle enviable de martyr qu’on ne se procéderait pas autrement. On aurait voulu booster une opposition pas toujours à la hauteur des enjeux du pays qu’on ne s’y prendrait pas non plus autrement. Sous Mobutu, la répression systématique de l’UDPS avait eu notamment pour effet de faire la publicité gratuite du parti cher à Etienne Tshisekedi.
D’où la question: à qui profite le zèle de certains de nos agents de l’ordre et surtout celui de leurs supérieurs hiérarchiques? En tout cas, pas au Chef de l’Etat. Ce n’est assurément pas aider Joseph Kabila que de donner au reste du monde l’image d’un régime qui réprime l’opposition. Après avoir rendu le pays fréquentable, le Raïs n’a vraiment pas besoin de tous ces boutefeux qui ternissent l’image de la RDC.
Tout se passe comme si, dans le camp présidentiel, une constellation de matamores s’était liguée à l’effet de pousser le régime à la faute. Principal artisan du relifting de la Rdc, Joseph Kabila. José NAWEJ


























































































































































































Edition n°3620 du Lundi 31 mai 2010

A LA UNE

La cohesion revient dans les rangs de la majorité
Enfin, le CLP dissout
*Dans une lettre adressée samedi au chef de l’Etat, Kamitatu, Bahati, Endundo et Mbusa confirment avoir mis fin à l’existence de leur sous-plate-forme
*Cependant, Joseph Kabila devrait convoquer la Majorité en séminaire d’autoévaluation, suggère l’expert Kabasubabu
*Pour leur part, les députés du Bandundu disent non à la déstabilisation des institutions nationalesde leur révocation du Gouvernement

" AMP : Kamitatu, Mbusa, Bahati et Endundo lâchent prise. " Ainsi titrait, le vendredi dernier, "Forum des As" pour annoncer la décision des sociétaires du Centre Libéral et Patriotique (CLP) de dissoudre leur sous plate forme portée sur les fonts baptismaux 72 heures plus tôt. La décision faisait suite à la vigoureuse interpellation de l'Autorité morale de l'AMP face à la dérive qui s'observait au sein de ce regroupement politique de la Majorité. Joseph Kabila attendait cette décision pour, au plus tard, le 4 juin prochain en guise de cadeau d'anniversaire, indiquait-il, bien que très sévèrement.

Faisant donc suite à cette interpellation, Olivier Kamitatu, Modeste Bahati, José Endundo et Antipas Mbusa ont adressé, samedi 29 mai 2010, une lettre officielle au Chef de l'Etat dans laquelle ils déclarent avoir renoncé à leur plate-forme. Dans cette correspondance, ces ministres et député national, qui réaffirment leur fidélité au Chef de l’Etat et leur attachement aux idéaux de la famille politique, assurent n'avoir jamais eu pour préoccupation de fragiliser l'AMP, ni d'instrumentaliser le nom et la personne du Président la République pour nuire ou à des fins personnelles.
Dans les rangs de l'AMP, ce geste a été vivement salué comme étant une réponse à la volonté de Joseph Kabila de remettre de l'ordre et ramener les brebis égarées aux bons sentiments, mais aussi d'un travail de fond abattu au niveau de ses services spécialisés sous la férule de Pierre Lumbi, le " spécial " du chef de l'Etat.
Ce geste devrait donc consacrer la restauration de la sérénité et de la cohésion au sein de l'AMP, tout en préservant la solidarité gouvernementale. Tout le mérite en revient donc à l'Autorité morale qui, après sa rencontre du milieu de la semaine dernière avec les chefs des partis de l'AMP à Kingakati, s'est entretenu samedi dernier, cette fois-ci avec des députés et sénateurs membres de l'AMP à qui il a répété les mêmes observations.
Dans cette démarche, son souci majeur est de préserver la cohésion de la majorité et la cohérence de sa démarche, étant donné que c'est de ce regroupement politique de la majorité qu'émanait les notes de discordance les plus inquiétantes. Il fallait donc reprendre les choses en main pour relancer l'initiative, et Joseph Kabila a eu un bon réflexe. Dans ces conditions de réarmement moral des troupes, la motion de défiance contre le Gouvernement que l'opposition a réchauffée en vue de la représenter avant la fin de l'actuelle session n'a plus que très peu de chance face à une majorité ressoudée grâce à l'initiative de son Autorité morale.
Pour autant, la famille politique au pouvoir devrait saisir cette opportunité pour se réunir en séminaire d'évaluation générale de la situation. Une telle rencontre serait consacrée à l'esquisse d'un bilan fin parcours de l'action gouvernementale en vue de se mettre en ordre de bataille pour les échéances électorales qui approchent à grandes enjambées.
Une telle démarche s'impose comme une nécessité au regard de tous les soubresauts que vient de traverser l'AMP. JEK

Majorité : un séminaire d’autoévaluation s’impose
M. Kabasubabu, écrivain et expert en gouvernance des partis politiques à l’EISA, a publié, dans les colonnes de notre consœur " La Prospérité ", une analyse intéressante où il relève des incohérences dans la démarche des " libéraux et patriotes " qui ont tenté de créer une plate-forme basée sur une analyse critique de l'action du Gouvernement dont ils sont pourtant membres depuis le sortir des élections. La démarche idoine aurait, pourtant, été de poser le problème au sein même de la famille politique, mais en choisissant de prendre à partie ce même Gouvernement, le quatuor Kamitatu - Endundo - Mbusa - Bahati a prix le gros risque de fragiliser Joseph Kabila à la fin d'un mandat, c'est-à-dire à un moment où il a le plus besoin d'une cohésion autour de lui. Les lecteurs trouveront ci-dessous l'analyse de Kabasubabu.
Contrairement à ce qu'un frémissement instinctif de l'esprit peut amener à penser, au regard du titre de cette réflexion, un sous-ensemble au sein de la majorité n'est pas nécessairement un péril. Dans la situation de l'AMP, en particulier, la naissance d'un courant de libéraux et patriotes peut être un enrichissement. En plus, un sous-regroupe dans une immense alliance est traductrice d'une dynamique intégrative. Elle peut être porteuse des possibilités de cohérence, dans une plateforme par trop hétéroclite. Cela dans la mesure où le sous-ensemble peut opérer avec des passerelles idéologiques et se fonder sur un effort d'élévation politique afin de tracer une surface d'intersection entre plusieurs partis de la coalition. Mais, la valeur ajoutée politique d'un tel sous-ensemble réside dans sa capacité à redéfinir les dossiers fondamentaux de l'Etat, à proposer une nouvelle lecture des déficits de gouvernance et à articuler des solutions novatrices, afin d'impulser la performance de la coalition à laquelle elle appartient. Est-ce le cas pour les libéraux et patriotes ? Une politoscopie est un décryptage utilisant quelques outils conceptuels de la science politique pour illuminer un événement ou un phénomène du pouvoir. En recourant à la théorie des coalitions, on peut tisser une idée claire des versants d'un fait politique, bien au-delà des énoncés des politiciens. Une politoscopie n'a aucune ambition de véracité péremptoire : elle indique le plausible ; le possible. Ceci est d'autant plus vrai que les politiciens congolais en général se distinguent par une frénésie vertigineuse pour les stratagèmes discursifs.

1. UN CENTRE DES LIBERAUX ET PATRIOTES : QUELLE VALEUR AJOUTEE POUR L'AMP ?
Les principaux operateurs politiques du CLP, qui sont des personnalités politiques de proue dans l'arène politique congolaise, avaient créé, peut avant les élections de 2007, un regroupement appelé "Forces du Renouveau". Ce regroupement avait essentiellement une visée électoraliste. Et, il faut le reconnaître, sa moisson fut considérable tant à l'Assemblée Nationale qu'au Senat. Et les leaders de ce regroupement ont été, depuis le début de la Troisième République, des acteurs déterminants de tous les gouvernements AMP. Logiquement, et on n'a pas besoin d'être Raymond Aron ou Mulumbati Ngasha pour le comprendre, les leaders libéraux et patriotes, qui ont opéré sous Gizenga et Muzito, en vertu de leur qualité des forces du renouveau, auraient dû se distinguer par une tangible impulsion de l'action gouvernementale depuis 2007. Or, la dynamique du renouveau du Congo, le génie politique de l'innovation émanant des forces du renouveau n'a pas émis des faisceaux captables. Cela ne veut pas dire nécessairement que ses acteurs ont été politiquement inféconds. La préoccupation ici est de cerner une certaine cohérence entre les énoncés d'une force politique et sa praxis. Si, comme les leaders du CLP soutiennent, l'une de leurs visées majeures est d'améliorer la gouvernance, deux implications émergent. La première est que, logiquement, ils ne peuvent chercher à améliorer que les performances d'un organe qui accuse des déficits. La République leur est reconnaissante. Mais, cela implique, indéniablement (et irrémédiablement), qu'ils partagent la responsabilité de ces déficits depuis 2007 parce qu'ils sont été parmi les principaux animateurs du régime. Pour quoi depuis 2007, n'ont-ils pas proposé des formules de mutation en gouvernance autrement distinguées ? Dès 2007, dans les milieux diplomatiques, on avait déploré les apories exécutives dans certains ministères clés gérés par certains de ces leaders. L'opinion sait également que certains dysfonctionnements de la gouvernance au Congo découlent de la tendance isolationniste (" compartimentaliste ") et des contradictions, émanant des aires gouvernementales confiées à certaines figures de proue de ce qui émerge aujourd'hui comme " centre des libéraux et des patriotes ". Le Premier Ministre Muzito a porté le chapeau pour tous ces dysfonctionnements, alors qu'il n'en était pas l'auteur. La deuxième implication est que si les Forces du Renouveau partagent la responsabilité des déficits de gouvernance depuis 2007, et que certains d'entre ses leaders ont géré des compartiments exécutifs stratégiques dans lesquels les dysfonctionnements on été décelés, il y a, évidement, des nuages sur la vertu corrective de la gouvernance au Congo par un nouveau " centre " émergeant de l'AMP. Cela veut dire qu'un autre courant dans l'alliance présidentielle n'a pas de valeur ajoutée politique. On peut déconstruire son discours et cerner des visées plausibles ailleurs.

2. REALIGNEMENT STRATEGIQUE POUR GERER L'EXECUTIF AUX FINS ELECTORALES ?
Étant donné qu'une visée fondamentale de la transformation de la gouvernance porte des problèmes de crédibilité, on peut, plausiblement, explorer d'autres objectifs. Une première visée à considérer est la recomposition stratégique en vue de constituer un bloc dans l'AMP qui se présenterait en alternative pour gérer le gouvernement. Ce bloc justifierait sa démarche sur la nécessité d'un réalignement des forces politiques capables de préparer la campagne du chef de l'Etat. Le mérite de cette piste est qu'elle indique la nécessité d'un réaménagement du gouvernement afin d'apporte des corrections là où c'est nécessaire et donc de placer la majorité dans une position plus confortable pour affronter les élections (face aussi à un formidable réalignement de l'opposition en vue). Mais, la meilleure préparation de la majorité pour affronter l'opposition (où l'UDPS, l'UN, les Mobutistes et certains acteurs qui vont tourner le dos au prince, vont éventuellement s'unir !), ne passe pas par la déstabilisation à fond du gouvernement, en évacuant le premier ministre. Bien au contraire, une telle déstabilisation va fragiliser la majorité, surtout par rapport à l'exigence de solidité pour faire élire Joseph Kabila. Et dans ce cas de figure, un nouveau regroupement (en plus de ceux existants qui n'ont rien apporté) apporte plutôt de la fragmentation, en créant des antagonismes entres les leaders d'une majorité qui est censée se souder à l'approche des élections.

3. CONCLUSION : JOSEPH KABILA DOIT CONVOQUER UN SEMINAIRE D'AUTO-EVALUATION DE LA MAJORITE
Les coalitions ne sont pas simplement des astuces pour remporter les élections ou pour donner la victoire électorale à candidat président. On le voit dans le cas de la coalition Conservateurs-Libéraux démocrates chez les Anglais, la coalition est une conjonction des intelligences pour trouver des meilleures solutions aux problèmes qui se posent dans le pays. Au Congo, c'est vrai que la coalition au sein de l'AMP a fait voter Joseph Kabila. Mais il apparait très clairement que les operateurs politiques de cette coalition ont passé beaucoup de temps dans des stratagèmes de destruction mutuelle, au lieu de proposer au chef de l'Etat des pistes pour catapulter le pays vers des lendemains meilleurs. Il n'ya pas que des élites arrogantes qui jugent le Chef de l'Etat : Joseph Kabila porte aussi (et légitimement) un jugement sur toutes ces élites qui en prétendant l'aider, compliquent ses responsabilités et le fragilisent. L'AMP doit marquer un temps d'arrêt, mettre de l'ordre dans ses rangs. Le Chef de l'Etat, manager de cette coalition, peut envisager la possibilité d'organiser un séminaire d'auto-évaluation, avant les prochaines échéances, afin d'inculquer une certaine discipline, forger une cohésion interne dans l'AMP. Le gouvernement devrait être à la rigueur remanié, tout en consolidant la position du Premier Ministre, en vidant l'exécutif des électrons libres, et en l'épurant des forces d'obstruction. Les initiatives des courants et autres centres, dénuées de bases référentielles et révérencielles en prouesses gouvernementales, sans paradigmes novateurs, émettent des signaux d'un chaos toléré. Les observateurs internationaux, les partenaires financiers, les diplomates, la population, les jeunes (dont les leaders doivent être des modèles), y décryptent des inepties politiques inadmissibles et impropres à une Cité en reconstruction, à son âge d'or. L'AMP a cessé d'être une simple coalition : elle est la force gouvernante du Congo pour la bona vita de tous. Elle a donc le devoir moral de faire l'honneur de ce pays en régénérescence.Kabasu Babu Katulondi Ecrivain, Expert Principal en Gouvernance des Partis Politiques (EISA, Union Européenne-Tchad)
* Le titre origianl de cette réflexion est: «Une poliscopie des libéraux et patriotes : quelle valeur ajoutée politique pour l’AMP?»

Face à l'agitation de certains acteurs politiques
Les députés du Bandundu disent non à la déstabilisation des institutions nationales
Face aux manœuvres qui secouent le microcosme politique kinois, les députés nationaux originaires du Bandundu donnent de la voix. Réunis hier autour de leur doyen Joseph N'Singa, les élus bandundois soulignent la nécessité de respecter l'équilibre géopolitique établi depuis les élections de 2006. En réaction à ceux qui cherchent à opposer le Président de la République à son Premier ministre, les députés du Bandundu s'engagent à faire triompher la franche et sincère collaboration entre institutions. Outre le doyen N'Singa, les députés Lumeya, Mukwakani et Kutekala étaient au perchoir lors de cette rencontre.

DECLARATION POLITIQUE DES DEPUTES NATIONAUX ORIGINAIRES DE LA PROVINCE DU BANDUNDU
Les Députés Nationaux originaires de la Province du Bandundu, toutes tendances confondues, réunis ce Dimanche 30 Mai 2010 à Kinshasa en vue d'examiner la situation politique de l'heure dans notre beau pays ;
Considérant que la RDC est un pays post-conflit confronté à plusieurs défis, notamment celui du développement économique et social pour lutter contre la pauvreté ;
Considérant la ferme volonté du Gouvernement MUZITO d’atteindre le point d'achèvement dans le cadre de l'initiative PPTE qui demeure le passage obligé pour que l'année 2010 soit effectivement l'année du social ;
Constatant, avec regret, que quelques agitations politiques tendent à conduire à un esprit de division et d'exclusion susceptibles de saper le programme gouvernemental qui s'exécute sous la haute impulsion du Président de la République;
Les députés nationaux originaires du Bandundu signataires de la présente déclaration :
1- Saluent, avec grand honneur, l'engagement et l'implication actifs du Président de la République, garant de la nation, en faveur de la stabilité des Institutions issues des élections de 2006 ;
2- Relèvent, par contre, que quelques acteurs politiques tentent de fragiliser cette stabilité politique en créant, comme en I960, des rivalités entre diverses personnalités politiques, particulièrement entre le Président de la République et son Premier Ministre;
3- Rappellent aux acteurs politiques que l'un des principes fondamentaux qui sous-tend l'ensemble des Institutions issues des élections de 2006 est le strict respect de l'équilibre géopolitique indispensable pour la reconstruction du pays souvent ravagé par des guerres fratricides ;
4- Soulignent que Nous, Députés nationaux de la Province du Bandundu, adhérons au principe dudit équilibre et affirmons que son respect est un impératif nécessaire et indispensable pour la stabilité de notre nation ;
5- S'engagent avec détermination à faire triompher la franche et sincère collaboration entre Institutions aux fins de relever les défis du développement, de la démocratie, de la cohésion nationale et du renforcement de la complémentarité entre l'opposition politique et la majorité au pouvoir ;
6- Invitent la population de notre pays à tenir bon et à ne pas suivre ceux qui, pour des intérêts égoïstes, cherchent à déstabiliser les Institutions nationales au risque de mettre en péril la démocratie et la paix chèrement acquises.
Fait à Kinshasa
Les Députés Nationaux originaires de la Province du Bandundu

FORUM ECO

ACCUSE DE VOULOIR PARALYSER LA RVM A TRAVERS LA SAISIE DE SES COMPTES
«Fretin» éclaire la lanterne de la délégation syndicale et des travailleurs

Accusé par la délégation syndicale nationale de la Régie des Voies Maritimes de vouloir paralyser l’entreprise à travers la saisie des comptes de la RVM, l'entreprise Fretin, par le biais de son Président gérant M. Landu Panzu Konde, étale les différentes péripéties du contentieux entre la RVM et son entreprise et comment la Régie des voies maritimes a été condamnée à toutes les instances judiciaires jusqu'à être obligée de payer à Fretin, en plus de 375.000 Euros pour solder les comptes, un montant de 200.000 Euros à titre de dommages et intérêts et la somme de 250.000 Euros pour accusation téméraire et vexatoire. C'est ce qui aurait conduit à la saisie des comptes. Mais, Fretin demeure disposé à se mettre autour d'une table pour trouver un arrangement avec la RVM. Découvrez la mise au point que nous a fait parvenir son PDG, M. Landu Panzu Konde.
Monsieur l'Editeur, je voudrais par la présente user de mon droit de réponse suite à l'article intitulé "RVM: la délégation syndicale s'insurge contre la saisie des comptes de l'entreprise" paru dans les colonnes du journal "Forum des As" dans son édition n°3613 du jeudi 20 mai 2010 sous la plume de Mme Mathy MUSAU. Dans cet article, la délégation syndicale de cette entreprise semble m'en vouloir suite à la saisie des comptes de la RVM Ce qui appelle, de ma part, la mise au point suivante en vue d'éclairer la lanterne de l'opinion en général et des travailleurs de la RVM en particulier.
Si nous avons été amené à faire saisir les comptes de la RVM, c'est simplement à cause de la mauvaise foi de la délégation générale de cette entreprise au sujet d’une dette dont le paiement avait déjà débuté et a été interrompu par l'actuel Comité de gestion.
Effectivement, l'affaire remonte à 1994 comme l'a indiqué le président de la délégation syndicale lors de la rupture de coopération entre le Zaïre (à l'époque) et ses partenaires extérieurs. Face à cette situation, la RVM avait sollicité les services de mon entreprise ".Fretin" comme transitaire officiel pour le dédouanement de toutes ses marchandises et autres biens provenant des importations et achats divers. La RVM devrait rémunérer les prestations de son transitaire par des honoraires convenus à travers une convention à durée indéterminée. C'est ainsi qu'une Commission technique avait dégagé les besoins techniques pour réhabiliter la RVM. Le tout pour un montant d'environ 2.200.000 D et 546.000 Usd. Les créances furent même certifiées par l'inspection financière. Les fournitures étant livrées, il ne restait plus qu'à me payer.
De 1994 à 1997, la RVM me payait petit à petit, mais n'était pas en mesure de solder les comptes. C'est ainsi qu'en 2006, il y a eu un protocole d'accord rédigé par la RVM et à la RVM où nos créances ont été fixées à 1.920.000 Euros, j'ai fait une remise de 15%. On m'a remis des chèques faisant office de titres de paiement pour un montant de 100.000 Euros chaque mois entre 2006 et 2007. C'est comme ça que je pus toucher, dans l'ensemble, un montant de 1.600.000 Euros et il ne me restait plus qu'à toucher le solde, c'est-à-dire 375.000 Euros. Mais, lorsque I’équipe actuelle arriva aux affaires, elle refusa de poursuivre le paiement, allant jusqu'à suspendre les chèques, malgré toutes les réunions que je sollicitais. C'est là que les Romains s'empoignèrent.
Il y a eu deux actions en justice pour départager les deux parties. D'abord au Tribunal de commerce, le 20 mai 2008, où la Régie des voies maritimes, a été condamnée pour "non respect des engagements" à nous payer 375.000 Euros de solde et 200.000 Euros de dommages et intérêts. En appel à la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe, la RVM perdit de nouveau et le jugement précédent fut confirmé le 18 décembre 2008. Abandonnant la procédure civile, la RVM partit en pénal à la Cour d'appel où elle fut condamnée et que le jugement en civil fut confirmé, à savoir payer les 375.000 Euros de solde et 200.000 Euros de dommages et intérêts. Sans s'arrêter en si bon chemin, la RVM a jugé utile de pourvoir en cassation à la Cour suprême de justice où elle fut condamnée à payer, outre les 375.000 Euros de solde et 200,000 Euros de dommages et intérêts (Dl), encore 250.000 Euros pour accusation téméraire et vexatoire. Il y a donc eu un arrêt en civil et deux arrêts en pénal. Cela parce qu'à la RVM, on a manqué d'analyse objective tout simplement.
Ainsi donc, de 375.000 Euros qu'elle nous devait en 2007, la RVM nous doit en plus 450 000 Euros. Voilà qui avait finalement, à notre demande, pousser le Greffier à saisir les comptes de la RVM. En cas de grève illimitée des travailleurs, seule la RVM sera tenue pour responsable de toutes les conséquences qui en découleraient et non l'entreprise Fretin qui ne cherche qu'à rentrer dans ses droits. Car, si l'on avait accepté de continuer à nous payer en 2007, la dette serait déjà apurée. Aujourd'hui encore, nous sommes disposés à nous asseoir à la table avec les dirigeants de la RVM pour un arrangement qui tient compte de nos intérêts.
Voilà, monsieur l'Editeur, la mise au point que je tenais à faire sur la question en vous priant, conformément à la loi qui régit la presse, de la publier intégralement dans les colonnes de votre journal avec annonce à la "Une".
Fait à Kinshasa, le 28 mai 2010 LANDU PANZU KONPE Président Directeur Général

DE CONNIVENCE AVEC UN SYNDICAT MAISON
SONAS : Un ancien mandataire tente de torpiller l'action d’Agito

Depuis quelques temps, on assiste à une campagne médiatique sans tête ni queue où la presse est très visiblement mise à contribution pour ternir l'image de l'Administrateur délégué général a.i. de la Société nationale d'assurances, Mme Carole Agito Amela. Non seulement, à travers ladite campagne, le fond ne reflète nullement l'intitulé, mais, plus grave, on y décèle un tissu de mensonges juste pour jeter le discrédit sur le comité de gestion de la Sonas.
Et, au nombre de tireurs de ficelles, on cite un ancien mandataire jadis en prison pour des griefs mis à sa charge et qui, indiquent certaines sources, tenterait de pousser les travailleurs à un arrêt de travail. On l'accuse, pour atteindre son but, de manipuler un syndicat maison dont le secrétaire général " se distinguerait par le trafic d'influence ". Raison pour laquelle, la direction générale de la Sonas aurait, dans une correspondance, rappelé à ce syndicat que, sans l'action syndicale, il ne s'agit pas seulement de revendiquer, mais aussi d'éduquer les affiliés pour les concilier avec l'employeur. Ce qui ne serait, malheureusement, pas le cas avec ce syndicat.
La délégation générale rappelle également, dans la même correspondance, qu'au sein de la direction des services généraux, il existe une commission de recours pour recevoir toutes les réclamations se rapportant à la situation administrative et que les agents sont tenus au respect de la procédure dans le cadre des dossiers de prise en charge. " Si, dans ce régime du pluralisme syndical, chaque syndicat se mettait à revendiquer pour le compte de ses affiliés, quel serait le sort de l'employeur face à autant d'estocades ", s'interroge-t-on. " Ce serait, sans nul doute, de part et d'autre, la mesure du paradoxe sans issue ", concluet-on.
FDA

*Assurance : 56 dossiers pour 7 agences indemnisés
S'appuyant sur ses deux béquilles, une jeune dame, la trentaine révolue, ne s'est pas empêchée d'effectuer le déplacement de la 7ème Rue Limete. Comptée parmi les 56 personnes sinistrées du jour devant être indemnisés soit pour l'assurance automobile soit pour l'assurance vie, cette sinistrée a faillit perdre sa jambe lors d'un accident qu'elle a connu à Masina/BKTF. "C'est vrai que mon dossier a pris beaucoup de temps, mais au finish il a aboutit ", a-t-elle reconnu, avant de reconnaitre que la Société nationale d'assurances devra lui rembourser la totalité des frais dépensés pour ses soins médicaux.
Le cas de cette jeune dame, conduite par son frère biologique aux guichets des opérations " Jeudi sinistre " du jeudi 27 mai, reste un témoignage vivant. Beaucoup sont ceux qui doutent encore des opérations d'indemnisation des sinistrés se sont vite rendus compte de la réalité des faits. Si, pour le jeudi dernier seules sept agences ont répondu présent, cela est justifié par le fait que certaines d'entre elles ont déjà épuisé les dossiers à indemniser.
S'il est encore besoin de le rappeler, l'assurance automobile a été rendue obligatoire par l'Ordonnance-Loi N°73/013 du 5 janvier 1973 portant obligation de l'assurance automobile de responsabilité civile des véhicules automoteurs. "La responsabilité civile, précise un expert de la SONAS, signifie le dommage que vous causé à une tierce personne ou encore un conducteur qui cogne, par exemple d’une femme percutée pendant qu’elle traverse un carrefour, au cas où elle se brise le bassin"
La Sonas prend en charge les soins médicaux de la personne qui a subi et non celle qui a commis le dommage, a explicité un expert de la Sonas à la presse.
Rachidi MABANDU

Réhabilitation de la piste, construction du nouveau salon présidentiel…
Aéroport de N'Djili : la RVA déterminée à gagner le pari avant le 20 juin

La Régie des voies aériennes (RVA) réserve une surprise aux usagers de l'aéroport international de N'Djili : sa remise aux normes internationales avant le 20 juin en cours. Le défi, plus qu'une promesse, a été lancé par l'Administrateur délégué général de cette entreprise, Jean Assice, à l'occasion de la visite, jeudi le 27 mai, de la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda. L'accélération et la qualité des travaux observées dans différents chantiers, ont forcé l'admiration du Portefeuille congolais.
Huit cent cinquante mètres de la piste d'atterrissage de l'aéroport international de Nd'jili viennent d'être réhabilités. " Mais le projet prévoit un ensemble de 1600 mètres à remettre en état, avec un coût financier évalué à 36 millions d'Euros ", a expliqué un ingénieur interrogé à l'occasion d'une visite d'inspection des travaux effectuée jeudi par Jeannine Mabunda.
Cependant, " le rythme des travaux a quelque peu perdu de vitesse à cause d'un gel de fonds de la RVA dans une banque sud-africaine ", a indiqué la source. Le blocage de ces fonds est loin de constituer un obstacle pour le comité de gestion de la RVA qui tient à son engagement de finir les travaux avant la célébration, le 30 juin, des Cinquante ans d'indépendance du pays.
Une visite sur le chantier suffit de constater qu'au stade actuel des travaux, la partie de la piste endommagée a été totalement démolie et traitée. Il ne reste donc plus qu'à recharger et à enrober la piste.
Terminer les travaux avant le 20 juin est une chose. Mais la plus importante est de trouver les moyens financiers nécessaires pour gagner ce pari. Ce deuxième aspect a fait l'objet d'un plaidoyer auprès de la ministre, afin que la situation financière trouve une issue enchanteresse avant le retour des pluies.
Selon l'ingénieur exécutant les travaux de réhabilitation de la piste de l'aéroport international de N'djili, " la saison sèche entamée depuis peu, doit être mise à profit pour accélérer les travaux. Car, au cas où les moyens financiers nécessaires ne sont pas réunis, on sera obligé de continuer les travaux pendant la période pluvieuse. Ce qui n'est pas à souhaiter parce qu'avec le retour des pluies, les risques d'érosion et d'éboulement sur le périmètre déjà traité ne sont pas à minimiser. Cela risque d'occasionner des dépenses supplémentaires ", a prévenu l'ingénieur.

KABILA RECEVRA SES INVITES DE MARQUE DANS UN NOUVEAU SALON
Ce n'est pas une hallucination. Le Président Joseph Kabila recevra les grandes personnalités invitées aux festivités du Cinquantenaire dans un nouveau salon. Les travaux de construction de ce Pavillon confiés à l'entreprise sud-africaine ESG-Sogem avancent merveilleusement bien. Après le chantier de la piste, Jean Assise, entouré d'autres membres du comité de gestion de la Rva, a conduit Jeannine Mabunda au nouveau Pavillon présidentiel en cours de construction. " Le coût des travaux s'élève à 25 millions de dollars sur fonds propres de la Rva ", a déclaré à la ministre un haut responsable de la Régie. Cette bagatelle somme provient de la taxe IDEF que la Rva a instituée voici un peu plus d'une année. Cet argent perçu à l'embarquement dans différents aéroports de la RD Congo est directement logé dans un compte de la Rva ouvert à la BIAC.
Très réconfortée par l'avancement des travaux, assorti de la volonté et de l'engagement de la RVA, Jeannine Mabunda n'a pas eu sa langue en poche. " Cet effort fourni démontre à suffisance que les financements chinois ne sont pas les seuls à concrétiser le vaste projet de redressement intégral de la RD Congo résumé en Cinq Chantiers de la République, initiés par le Président de la République, Joseph Kabila. Il faut également compter sur les efforts des Congolais ".
Par ailleurs, la ministre du Portefeuille a loué la discipline observée dans le comportement des agents de la Rva dans la mobilisation des recettes de la taxe IDEF. " Il y avait un défi à relever. A son lancement, la taxe IDEF avait soulevé beaucoup de réactions. Nombreux ont été des Congolais qui se sont posé des questions sur les motivations et la destination des fonds générés par cette taxe. Ils n'avaient peut-être pas tort dans la mesure où cette taxe perçue dans tous les aéroports du monde, paraissait comme une innovation pour plus d'un Congolais n'ayant pas eu l'occasion de sortir du pays. Aujourd'hui, je crois en toute honnêteté que les résultats sont là. Il convient de rappeler, à propos de cette taxe IDEF, que le Chef de l'Etat avait élaboré une feuille de route pour la Rva , lui demandant de moderniser l'aéroport international de N'djili. Voilà, une réalisation qui illustre la destination de ces fonds et prouve que la RVA a suivi le mot d'ordre du Président de la République ".

JEAN ASSICE EXPLIQUE
Après la piste et le nouveau pavillon présidentiel, Jeannine Mabunda a été conduite dans différentes aérogares aussi bien de départ que d'arrivée. Ici aussi, la date butoir de la fin des travaux de réhabilitation des pavillons est fixée au plus tard le 20 juin. Malgré les difficultés qu'elle rencontre en cours des travaux, la Rva tient à sa promesse. A cette troisième étape de la visite, l'Adg de la Rva, Jean Assise a indiqué que le but poursuivi est d'améliorer les conditions de sécurité des passagers et de leurs bagages dans les infrastructures aéroportuaires de N'djili.
En ce qui concerne le nouveau pavillon présidentiel, Jean Assise a expliqué les différentes raisons qui ont motivé la construction de ce salon. La première, selon le numéro 1 de la Rva, est le souci d'améliorer les conditions d'accueil et de sécurité du Chef de l'Etat ainsi que ses invités de marque. A cette première raison s'ajoute la deuxième, à savoir le souci de dégager de nouveaux espaces commerciaux avec le déplacment de la zone de sécurité présidentielle qui empêchait la réhabilitation, de fond en comble, des aérogares et salons Vip.
A cause de ce pavillon construit à une centaine de mètres d'autre aérogares, il n' y aura plus de paralysie des activités de l'aéroport, occasionnée par un voyage du Chef de l'Etat, a déclaré à la presse l'Adg de la Rva. Laurel KANKOLE

A l'approche de l'ultimatum des fonctionnaires fixé au 11 juin prochain
Fonction publique : la tension monte dans les services de l'Etat

L'injustice constatée dans le non respect de la tension salariale au niveau de l'Administration publique, le blocage des crédits de certains services des ministères impliqués dans la chaîne des dépenses ainsi que l'application du premier palier de Mbudi à tous les niveaux, sont autant des sujets qui font monter la tension à la Fonction publique. La semaine dernière, les agents et fonctionnaires de l'Etat, qui étaient en assemblée générale, ont dénoncé ce qu'ils qualifient de la marginalisation sociale dans l'Administration publique.
Au cours de cette rencontre, un ultimatum allant jusqu'au 11 juin prochain a été lancé au ministre de la Fonction publique en vue de trouver des solutions aux problèmes sociaux qui affectent les agents de l'Etat depuis bien de temps.
Dans leur message, les fonctionnaires demandent à leur ministre de saisir le chef du Gouvernement pour que prenne fin l'injustice salariale constatée au sein de l'Administration publique depuis le mois de mars. En fait, la paie des secrétaires généraux pour ce mois de mars ne cesse de soulever des protestations montagnes. Les agents des services publics tiennent mordicus à ce que cette paie, qui constitue en fait le premier palier de Mbudi, soit appliquée à tous les niveaux de l'administration. " Comme le secrétaire général a obtenu 936.000 FC, le huissier doit avoir absolument 93.600 FC. Ce sont là les prescrits même de l'accord de Mbudi signé entre le Gouvernement et l'Administration publique. Comment doit-on seulement payer les secrétaires généraux sans penser aux directeurs, chefs de divisions, et autres agents. Voilà qui justifie l'injustice criante observée dans le chef de notre gouvernement qui a ordonné le paiement au mois de mars pour choyer les patrons de l'Administration publique au mépris des autres agents et fonctionnaires. Nous refusons cette politique de deux poids deux mesures au sein de notre administration ", a déclaré Anselme Mufwenge, président du syndicat dénommé Sygemifin très actif au ministère des Finances.
Dans l'entendement des agents de l'Administration publique, l'ultimatum lancé au gouvernement doit trouver des solutions avant le 11 juin prochain. "Nous attendons que la tension salariale soit respectée à tous les niveaux pour éviter des frustrations et des mécontentements généralisés. C'est du moins ce qui est considéré comme une condition sine qua non devant nous permettre de bien fêter le cinquantenaire de l'indépendance de notre pays", a-t-il expliqué avant d'inviter le Premier ministre à instruire les ministres des Finances et du Budget à faire diligence pour débloquer les dossiers des crédits des services desdits ministères restés pendants depuis un certain temps.
«La fête d'anniversaire de l'indépendance de notre pays, explique-t-on à la Fonction publique, concerne tous les Congolais. Les agents et fonctionnaires de l'Etat y compris doivent bénéficier de leurs salaires tel que prévu dans l'accord de Mbudi. Faute de quoi, le ministre de la Fonction publique sera seul responsable de tout ce qui pourra arriver dans le fonctionnement de notre administration. Ne pas appliquer l'équilibre salarial tel que souhaité par la masse des agents de l'Etat constitue un préjudice pour la Nation. Cela pour la simple raison que des dispositions importantes sont envisagées pour extérioriser notre mécontentement en cette période jubilaire», ont soutenu les dirigeants de l'Intersyndicale de l'Administration publique. Dorian KISIMBA

DGDA/Matadi : le chef de bureau du guichet unique en guerre contre les déclarants mafieux
Les déclarants en douane au port maritime de Matadi doivent désormais opérer un choix : quitter le port ou se conformer aux normes de l'art. Toujours est-il que les nouvelles dispositions prises pour le nouveau chef de bureau du Guichet unique, Eric ATTHA, n'offrent plus aucune possibilité aux déclarants maffieux de voler le trésor public. Mécontents de ces mesures, les déclarants concernés ont tenté de faire du chantage, en menaçant de décréter une grève générale depuis le 27 mai dernier. Mais, selon des nouvelles en provenance de la ville portuaire, la situation au port de Matadi est celle où le chien aboie, la caravane passe.
Dédoubler les recettes de l'Etat. Ce mot d'ordre du ministre des finances Matata Ponyo, donné depuis peu aux responsables des régies financières, n'est tombé pas dans les oreilles des sourds. A la Direction générale de douanes et assises (DGDA), ce pari passe désormais pour le credo de tout responsable. Voilà donc, qui justifie la guerre au sorcier décrétée depuis peu par le nouveau chef du bureau du guichet unique au port de Matadi, Eric ATTHA, contre les déclarants habitués à voler l'argent de l'Etat.
Aussitôt nommé à cette fonction, M. Eric ATTHA a effectué une visite d'inspection au port maritime de Matadi. Objectif : s'imprégner des opérations de douanes dans ce port dont l'importance n'est plus à démontrer dans l'économie congolaise.
Après avoir observé le comportement des déclarants et identifié leurs stratégies, le chef du bureau du guichet unique a initié une série de mesures pour verrouiller toutes les issues des déclarants, " seigneurs " de la magouille, opérant au port de Matadi.
Depuis, ces déclarants derrières lesquels se cachent de gros importateurs, ne savent plus à quel saint se vouer.

MAITRES EN FAUSSE ECRITURE
La question est de savoir ce que l'on reproche exactement à ces déclarants en douane. Selon des sources qui ont requis l’anonymat, ces déclarants sont passés "maîtres" en fausse écriture. " Dans leur sale besogne, ils avaient trouvé la recette : falsifier des documents BIVAC, en présentant des factures largement minorées à l'achat afin de réduire les frais à payer au dédouanement. Cette pratique occasionnait un manque à gagner énorme à la Dgda, appelée pourtant à doubler les recettes ", explique une source généralement informée.
Il convient de rappeler qu'au mois de mars dernier, les responsables de la direction générale de la Dgda avaient décidé de dépêcher le sous-directeur Eric Attha à Matadi. But de la mission : Juguler l'érosion des recettes constatée lors de la première évaluation faite au cours du même mois.
Homme d'une rigueur éprouvée dans la gestion orthodoxe des recettes de l'Etat, Eric ATTHA ne s'est pas donné du repos dans son séjour de Matadi. Les résultats combien encourageants enregistrés jusqu'ici sont une illustration éloquente du travail titanesque abattu au port de Matadi.
Selon des sources, les déclarants ne sont pas seuls à détourner l'argent de l'Etat. Ils opèrent en complicité avec certains douaniers très poussés vers un enrichissement facile et sans cause. Car, ils jouent un double rôle. Ils sont en même temps douaniers et déclarants. Aussi longtemps que ces déclarants et douaniers maffieux ne quitteront pas les postes douaniers, le doublement demeurera un slogan creux. Pour ce faire, les initiatives du genre de celles de M. Eric ATTHA au port de Matadi sont à soutenir et à encourager.
L'heure de la reconstruction et de la modernisation du pays selon la vision du Chef de l'Etat contenue dans le programme de Cinq Chantier a sonné. Il en faut des moyens. Pour les réunir, il est indispensable que soient débusqués tous les prédateurs nichés dans les régies financières ayant, entre autres attributions, la mission de renflouer les caisses de l'Etat. L.K

ENJEUX DE L'HEURE

Lors d'une cérémonie d'accueil A Funa
Alain Lubamba apporte un nouveau souffle au PPRD

Pleine comme un œuf, la maison des Anciens combattants, dans la commune de Kasa-Vubu, a connu une ambiance particulière le samedi 29 mai dernier. Il s'est agi de la cérémonie d'accueil et d'adhésion des cellules de base de la Fondation Alain Lubamba (FAL) à la fédération du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD/Funa). Le «gros poisson», Alain Lubamba pour ne pas le citer, a donc démontré sa force. En un laps de temps, ce «camarade» a mobilisé environ 600 personnes qui ont adhéré au PPRD/Funa. C’est une première dans l’histoire des partis politiques de la RDC, des membres disciplinés et convaincus de la chose qu’ils défendent. Alain Lubamba est arrivé au Parti chèr à JOseph Kabila pour réaliser un travail de fond qui a un plan de bataille précis en perspective de 2011. Le nouveau disciple du Raïs a rassuré les membres du PPRD/Funa qui pensent que lui est venu pour bousculer les choses. C’est plutot pour apporter un plus au parti qui aura des candidats à toutes les échéances électorales.Venus de sept communes du district de la Funa, les coordonnateurs des cellules de base de la FAL ont reçu les symboles de pouvoir et ont tous signé les fiches d'adhésion.

Au nom du secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, le secrétaire exécutif chargé de l'administration, Robert Kabeya, a remis, au cours de cette cérémonie, le symbole de pouvoir, constitué de l'effigie du chef de l'Etat Joseph Kabila, du drapeau et de l'écharpe du parti et autres au président de la Fondation qui porte son nom.
Pour sa part, Robert Kabeya a exprimé la joie d'accueillir et d'accepter l’adhésion de Alain Lubamba Wa Lubamba en tant que digne fils de cette famille politique qu'est le PPRD. Il a aussi salué le fait que le président de la Fondation Alain Lubamba n'est pas venu seul, avant d'inviter les membres des cellules de base de la FAL à appartenir à cette grande famille, et que la maison PPRD, leur appartient désormais.

Engagement à contribuer pour la victoire de Kabila au premier tour
Le désormais camarade Alain Lubamba Wa Lubamba a qu'il n'est pas venu au PPRD pour croiser les bras. Il a plutôt une mission capitale qui est de contribuer pour la victoire du chef de l'Etat Joseph Kabila au premier tour de la Présidentielle de 2011. Il s’est s'assigné l'objectif d'emmener le PPRD à arracher la Majorité au Parlement. Alain Lubamba a profité de cette occasion pour appuyer Evariste Boshab dans la lourde mission de conduire le grand bateau PPRD à bon port et à matérialiser son mot d'ordre : "pas une parcelle sans PPRD". C'est ainsi qu'il va sonner le réveil des Congolais qui dorment encore ou qui hésitent à aller d'une maison à l'autre, d'un quartier à l'autre, ou à demander aux compatriotes de soutenir la mission du chef de l'Etat, et aussi, les mobiliser dans cette dynamique politico-socio-économique jamais comme en RDC.
Alain Lubamba n'est pas venu seul au PPRD. " Je viens avec un grand nombre des compatriotes, membres de la FAL qui croient à la dynamique de la refondation de notre pays lancée par l'initiateur du PPRD, Joseph Kabila ", a-t-il indiqué. Cette fondation est implantée dans la province du Kasaï-Oriental, avec comme épicentre le territoire de Kabinda. La FAL est aussi implantée dans la ville de Kinshasa, à Lubumbashi, à Nyezu, à Boma, à Moanda, dans le nord de la province du Bandundu et dans les provinces du Sud-Kivu et de l'Equateur.
S'adressant particulièrement aux membres de la FAL, Alain Lubamba a signifié que son ASBL assure l'encadrement de proximité. "Dès lors que vous êtes désormais sous l'encadrement de la direction du PPRD/Funa, je vous invite à garder le même élan de combativité et de discipline pour que notre parti rayonne davantage sur terrain ", a-t-il renchéri. Il a ajouté " vous ne ménagerez aucun effort pour que la compréhension et la collaboration élisent domicile entre vous et tous les camarades de la Fédération du PPRD/Funa ".
A cet effet, Alain Lubamba, à travers la Fédération du PPRD/Funa, a confirmé sur le terrain son egangement de sensibiliser les Congolais sur la nécessité de s'approprier la vision de l'initiateur du PPRD qui demeure la voie indiquée pour réhabiliter le social des Congolais et bâtir un Congo plus beau qu'avant conformément à la volonté des pères de l'indépendance. Il a relevé que le programme d'implantation des cellules de base de la " Fondation Alain Lubamba " va se poursuivre dans les trois districts restant avant de se rendre à l'intérieur de la RDC. Alain Lubamba ne pouvait pas clore son message sans féliciter le Président de la République et initiateur du PPRD pour la vision qu'il a eue de lancer l'ambitieux programme de modernisation et de reconstruction de la RDC, à savoir les cinq chantiers de la République.
Le président fédéral adjoint du PPRD/Funa a, pour sa part, noté que l'adhésion de Alain Lubamba et de ses compagnons à la Fédération du PPRD/Funa va accroitre le nombre des militants et militantes de cette structure au niveau de leur district. Députés, mandataires publics de la Funa, comme Mme Mbuyi Meta (présidente des mamans du PPRD/Funa)… ont tous fait le déplacement du lieu de la cérémonie. Une manière pour eux d'accueillir Alain Lubamba et les membres des cellules de base de la FAL. Mathy MUSAU

ENJEUX DE L'HEURE
Faute de quorum de decision vendredi dernier
La loi sur l’audiovisuel sera votée ce lundi au Sénat

Au nom du secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, le secrétaire exécutif chargé de l'administration, Robert Kabeya, a remis, au cours de cette cérémonie, le symbole de pouvoir, constitué de l'effigie du chef de l'Etat Joseph Kabila, du drapeau et de l'écharpe du parti et autres au président de la Fondation qui porte son nom.
Pour sa part, Robert Kabeya a exprimé la joie d'accueillir et d'accepter l’adhésion de Alain Lubamba Wa Lubamba en tant que digne fils de cette famille politique qu'est le PPRD. Il a aussi salué le fait que le président de la Fondation Alain Lubamba n'est pas venu seul, avant d'inviter les membres des cellules de base de la FAL à appartenir à cette grande famille, et que la maison PPRD, leur appartient désormais.

Engagement à contribuer pour la victoire de Kabila au premier tour
Le désormais camarade Alain Lubamba Wa Lubamba a qu'il n'est pas venu au PPRD pour croiser les bras. Il a plutôt une mission capitale qui est de contribuer pour la victoire du chef de l'Etat Joseph Kabila au premier tour de la Présidentielle de 2011. Il s’est s'assigné l'objectif d'emmener le PPRD à arracher la Majorité au Parlement. Alain Lubamba a profité de cette occasion pour appuyer Evariste Boshab dans la lourde mission de conduire le grand bateau PPRD à bon port et à matérialiser son mot d'ordre : "pas une parcelle sans PPRD". C'est ainsi qu'il va sonner le réveil des Congolais qui dorment encore ou qui hésitent à aller d'une maison à l'autre, d'un quartier à l'autre, ou à demander aux compatriotes de soutenir la mission du chef de l'Etat, et aussi, les mobiliser dans cette dynamique politico-socio-économique jamais comme en RDC.
Alain Lubamba n'est pas venu seul au PPRD. " Je viens avec un grand nombre des compatriotes, membres de la FAL qui croient à la dynamique de la refondation de notre pays lancée par l'initiateur du PPRD, Joseph Kabila ", a-t-il indiqué. Cette fondation est implantée dans la province du Kasaï-Oriental, avec comme épicentre le territoire de Kabinda. La FAL est aussi implantée dans la ville de Kinshasa, à Lubumbashi, à Nyezu, à Boma, à Moanda, dans le nord de la province du Bandundu et dans les provinces du Sud-Kivu et de l'Equateur.
S'adressant particulièrement aux membres de la FAL, Alain Lubamba a signifié que son ASBL assure l'encadrement de proximité. "Dès lors que vous êtes désormais sous l'encadrement de la direction du PPRD/Funa, je vous invite à garder le même élan de combativité et de discipline pour que notre parti rayonne davantage sur terrain ", a-t-il renchéri. Il a ajouté " vous ne ménagerez aucun effort pour que la compréhension et la collaboration élisent domicile entre vous et tous les camarades de la Fédération du PPRD/Funa ".
A cet effet, Alain Lubamba, à travers la Fédération du PPRD/Funa, a confirmé sur le terrain son egangement de sensibiliser les Congolais sur la nécessité de s'approprier la vision de l'initiateur du PPRD qui demeure la voie indiquée pour réhabiliter le social des Congolais et bâtir un Congo plus beau qu'avant conformément à la volonté des pères de l'indépendance. Il a relevé que le programme d'implantation des cellules de base de la " Fondation Alain Lubamba " va se poursuivre dans les trois districts restant avant de se rendre à l'intérieur de la RDC. Alain Lubamba ne pouvait pas clore son message sans féliciter le Président de la République et initiateur du PPRD pour la vision qu'il a eue de lancer l'ambitieux programme de modernisation et de reconstruction de la RDC, à savoir les cinq chantiers de la République.
Le président fédéral adjoint du PPRD/Funa a, pour sa part, noté que l'adhésion de Alain Lubamba et de ses compagnons à la Fédération du PPRD/Funa va accroitre le nombre des militants et militantes de cette structure au niveau de leur district. Députés, mandataires publics de la Funa, comme Mme Mbuyi Meta (présidente des mamans du PPRD/Funa)… ont tous fait le déplacement du lieu de la cérémonie. Une manière pour eux d'accueillir Alain Lubamba et les membres des cellules de base de la FAL. Mathy MUSAU

INFOS INFOS
Reagissant à la création du CLP
Kyaviro dénonce le non respect des engagements

La création de la plate-forme " Centre des libéraux patriotiques " en début de la semaine dernière fait couler beaucoup d'encres et de salives. La dernière réaction en date est celle de l'Honorable Jean-Louis Ernest Kyaviro, élu de Beni, en province du Nord-Kivu, pour le compte du RCD/KM-L, parti chèr à Mbusa Nyamwisi.
Au cours d'un entretien téléphonique le week-end, Ernest Kyaviro a expliqué à «Forum des As» les raisons de ne pas adhérer à cette plate-forme qui est illégale. Selon lui, " il est impossible que les gens de la gauche s'allient à ceux de la droite ". " La gauche ne peut pas faire un mariage avec la droite", a-t-il retorqué. " Nous devons respecter le contrat que nous avons signé avec le chef de l'Etat, Joseph Kabila en 2006", a-t-il lâché. Et de poursuivre " il est inconcevable de changer les termes d'un mandat avant son terme. On doit attendre 2001."
JL Ernest Kyaviro a aussi dénoncé le fait que les leaders de la plate-forme CLP n'avaient consulté la base avant de prendre cette décision. " Nous étions surpris d'apprendre cette information à la télévision en même temps que tout le monde ", a indiqué le député national du RCD/KM-L. "Comment peuvent-ils se désolidariser d'un gouvernement auquel il appartient ? ", s'est-il interrogé.
" Il est vrai que le gouvernement a commis beaucoup d'erreurs, fait-il savoir. S'ils ont des choses à reprocher au Premier ministre, qu'ils se réunissent en conseil de ministre. Ce serait pour eux, une occasion de débattre sur certaines anomalies ou de laver les lignes sales en amille ".
Selon lui, cette prise de position ne leur engage pas car, " ils ne peuvent pas nous imposer une ligne de conduite ; nous qui sommes les démocrates ", a-t-il souligné. C'est pourquoi, " je ne peux pas adhérer à cette plate-forme ", a-t-il justifié. " Qu'ils arrêtent d'appeler les gens à les réjoindre car, le Chef de l'Etat est déjà saisi de cette situation. Ils sont donc appeler à renoncer à cette structure ", a-t-il confié. " A l'heure où nous sommes, la priorité est l'intérêt de la population qui nous a donné ce mandat ", relate l'élu de Beni (Nord-Kivu). " Nous devons chercher à résoudre les multiples problèmes que connaît cette population au lieu de nous lancer dans les divers qui ne pourront en rien contribuer au développement du pays", a-t-il conclu.
Mathy MUSAU

CONCOURS DE REPORTAGE AUDIOVISUEL SUR L'AFRIQUE
10.000 euros en jeu pour les lauréats du 4ème Prix Harambee Onlus

Lancé le 7 janvier dernier à Rome, un concours de reportage et de documentaire met en jeu un montant de 10.000 euros au profit des lauréats, a révélé récemment au "Forum des As" le représentant du comité organisateur à Kinshasa. Destinée essentiellement aux journalistes œuvrant à la télévision et aux étudiants de moins de 25 ans qui s'exercent à publier des vidéoclips sur le net, cette compétition, initiative d'"Harambee Africa International Onlus", est ouverte aux candidats jusqu'au 15 septembre 2010. Ci-dessous, nous publions in extenso le contexte et les critères de ce concours.

A. Instructions générales
Ce Prix International est une initiative d'"Harambee Africa International Onlus", dans le cadre de son activité de communication et de sensibilisation permettant de mettre en évidence et de diffuser les côtés positifs de la culture africaine.
Peuvent prétendre à ce prix les documentaires diffusés à la télévision et les vidéoclips d'étudiants de moins de 25 ans publiés sur le net et concernant les sujets ethniques, religieux, sociaux et culturels propres au continent africain. Les trois premières éditions du prix ont eu lieu en 2004, 2006 et 2008.

B. Caractéristiques du Prix
1. Ce prix est un encouragement à porter un regard positif et sensible sur l'Afrique afin de dépasser et de combattre :
- Le silence qui entoure tous ces sujets et qui dévoile le parti pris selon lequel "l'Afrique n'existe pas, ne compte pas" dans le concert international.
- Le stéréotype qui exprime bien que l'on ne s'intéresse à l'Afrique que pour parler de guerres, de drames sociaux, de besoins sanitaires, de catastrophes.
- La vision partielle qui cache l'Afrique dans sa vie quotidienne.
2. On se penchera très attentivement sur les reportages et les vidéoclips qui montreront le poids de l'éducation et la formation, moyens indispensables pour atteindre une promotion intégrale de la personne et un développement pacifique de la société africaine.
3. Le prix comprend deux volets, avec une récompense assignée de 5.000 € pour chacun (la dotation financière du prix est soumise aux lois fiscales en vigueur).
a) Un prix pour les documentaires audio-visuels émis entre le 1er janvier 2009 et le 31 août 2010 (le montant du prix sera ainsi partagé : 1er prix : 2.500 €, 2ème, 1.500€ et 3ème, 1.000€).
b) Un prix aux vidéo-clips d'étudiants de moins de 25 ans, diffusés entre le 1er janvier 2009 et le 31 août 2010 (dont les trois premiers seront ainsi récompensés : 2.500, 1500 et 1000€).

C. Règlement
1. Les documentaires de moins de 60 minutes et les vidéo-clips de moins de 5 minutes qui réunissent les caractéristiques énoncées au point B " Caractéristiques du Prix " sont aptes à concourir.
2. On enverra deux copies de chaque reportage et/ou vidéo-clip (en DVD ou en CD) qui ne seront pas rendus. Les frais d'envoi sont à la charge des participants.
3. Il faut y joindre le bulletin d'inscription en annexe et :
- S'il s'agit de documentaires/reportages, un certificat de la chaîne de télévision où ils ont été émis, avec la date et l'heure de la transmission.
- S'il s'agit d'un vidéo-clip, un certificat de l'université ou du centre scolaire garantissant l'authenticité et la propriété du produit.
4. On fournira aussi l'autorisation du titulaire des droits commerciaux des travaux présentés permettant leur émission dans la cérémonie de remise des prix où cet ayant droit sera cité en bonne et due forme.
5. Les documentaires peuvent être réalisés dans l'une ou l'autre de ces langues : Français, Anglais, Italien, Portugais, Espagnol. Si la langue est autre, le documentaire devra comprendre les sous-titres dans les cinq langues prévues.
6. La liste des oeuvres sélectionnées pour le concours sera publiée sur www.harambee-africa.org, site internet d'Harambee Africa International Onlus.
7. Le jury, composé de personnes de nationalités différentes, se réserve le droit de décider d'accorder ou de ne pas adjuger l'un ou l'autre prix. Ses décisions seront sans appel.
8. La cérémonie de remise de prix aura lieu à Rome le 12 novembre 2010. Le lieu et l'heure seront annoncés ultérieurement et avec un délai suffisant sur www.harambee-africa.org.
9. Dès que l'on s'est porté candidat par l'inscription au concours, on n'autorise les organisateurs à utiliser les documentaires et les vidéo-clips que dans un cadre culturel et sans but lucratif.
10. On considérera que les auteurs des documentaires ou des vidéo-clips sont uniquement ceux qui sont cités en tant que tels sur le bulletin d'inscription.
11. La participation au concours implique l'acceptation de ce Règlement.
12. Les travaux seront envoyés à :
Prix International Harambee Africa International Onlus- Communiquer l'Afrique
Via Pianellari, 41 - 00186 Rome-Italie
Avant le 15 septembre 2010
La date du cachet d'oblitération de la poste fera foi.
Rome, le 07 janvier 2010
Le comité d’organisateur d’Harambee Africa International Onlus

Prix International "Communiquer l'Afrique" (4ème édition)
Fiche d'inscription
Titre:
Catégorie:
A. Prix aux documentaires:
B. Prix aux vidéo-clips:
Script/Scripts:
Producteur:
Caméra:
Graphique:
Musique:
Production:

PROGRAMME :
Durée (en minutes): Langue:
Année de production :
Date d'émission sur chaîne de télévision ou diffusion sur le net : Heure:
Compagnie/Site web (l):
Participation à d'autres concours et éventuels prix reçus:

INFORMATION pour CONTACT:
Nom et prénom :
Compagnie, organisation, université, centre d'études
Adresse:
Code postal / Ville / Pays:
e-mail:
Fax.:
Tel. fixe :
Portable :
(1) Joindre l'autorisation du titulaire des droits commerciaux des travaux présentés qui permettra leur projection dans le contexte de la cérémonie de distribution des prix.
Le comité d’organisateur d’Harambee Africa International Onlus

Selon une étude de l'ESISC
Maroc: le Front Polisario de plus en plus vulnérable

Après plus d'une trentaine d'années de combat mené sans issue, le Front Polisario s'affaiblit de plus en plus. C'est le constat fait par l'ESISC (Europlan strategie intelligence and security center) dans une étude intitulée " le Front Polisario et le développement du tourisme au Sahel ". L'étude révèle que "l'enlisement du conflit dit du Sahara occidental (entendez provinces marocaines du Sud) et l'absence de perspectives de résolution ont considérablement accru la vulnérabilité du Front Polisario ".
Cet état de chose, d’après cette étude, a fortement entamé la légitimité de la direction du mouvement qui s'est encore isolée de sa base, se contenant de défendre les intérêts particuliers et financiers des principaux dignitaires du régime.
" Cette faillite aussi bien morale qu'économique du Polisario, n'est pas nouvelle. Accélérée par le cessez-le-feu de 1991 et la fin de la guerre froide, elle a permis à un nombre important de sahraouis de prendre conscience du caractère vain de la lutte indépendantiste ".
C'est ainsi que l'on indique l'exil vers l'Espagne, le Maroc ou la Mauritanie de nombreux anciens cadres du Polisario qui ont rompu d'avec le mouvement. Ces sahraouis les plus jeunes ou plus modestes partageant ce constat d'échec, ont également cherché à s'émanciper.
" Le Polisario est en situation d'échec, notent les rédacteurs de l’étude. La majorité des anciens combattants l'ont quitté et se sont reconvertis dans les affaires en Mauritanie. De nombreux dirigeants historiques sont partis également. Restent pas mal de jeunes. Que peut leur dire la direction ? Quel espoir peut-elle donner ? Aucun, le mouvement est dans l'impasse".
L'étude de l'ESISC, sous la direction de Claude Moniquet (Président), note sans ambages que le mouvement (Front Polisario) est gangrené par la criminalité et tend vers un terrorisme islamiste. " Cette criminalité, caractérisée par les trafics de drogue et d'armes développés dans la région depuis quelques années, est alors apparue à de nombreux sahraouis comme la seule perspective d'avenir viable " et d'ajouter : " cette dérive criminelle a également permis la transition vers le terrorisme islamiste, tant la frontière entre les deux entités est poreuse en Afrique du Nord ".
L'ESISC note, par ailleurs, que " si l'on prend également en considération le vide idéologique laissé par la faillite du marxisme-léninisme dont se réclamait le Polisario, on comprend aisément que l'islamisme radical se soit, pour certains, substitué au combat indépendantiste ". Toutefois, l'étude précise que la situation est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît et que les parcours qui mènent au terrorisme sont divers. La criminalité organisée peut en effet amener à participer au soutien d'une cellule terroriste en lui fournissant des armes ou du renseignement par simple opportunisme, sans que cela illustre forcément une adhésion à l'idéologie islamiste.
" Cette collusion entre terroristes et trafiquants, qui ne permet pas clairement d'établir des frontières entre ces deux activités, est néanmoins un signe tangible de la détérioration de la situation sécuritaire dans le Sahel, en passe de devenir une véritable zone grise ".
L'étude démontre que les liens entre le développement du Front Polisario et le développement du terrorisme au Sahel sont de plus en plus étroits et que l'effondrement du mouvement indépendantiste sahraoui alimente l'activité de l'Aqmi (Alqaïda au Maghreb islamique). Si cette hypothèse reflétait à l'origine la simple crainte d'une dérive du Polisario, elle devient chaque jour un peu plus concrète, au point de faire désormais consensus chez les analystes de la situation sécuritaire dans la région.
Pour illustrer cela, l'étude fait allusion à l'implication d'Omar de Sahraoui et d'autres membres du Polisario dans l'enlèvement, en novembre dernier, des trois humanitaires espagnols pour le compte de l'Aqmi.
Depuis 35 ans, le conflit autour du Sahara agite l'Afrique du Nord et entretient les tensions entre le Maroc et l'Algérie. Les efforts internationaux de médiation, soutenus entre autres par les Nations Unies qui ont débouché, en 1991, à la signature d'un cessez-le-feu, n'ont pas encore permis d’arriver à un accord concernant ce territoire contrôlé et administré à plus de 80% par le Royaume du Maroc. Dina BUHAKE

INFOS INFOS
Avec le soutien de EUSEC
Mwando Nsimba lance la ferme agricole militaire à Menkao
Le partenariat est désormais scellé entre le ministère de la Défense nationale et la Mission de Conseil et d'assistance de l'Union européenne en matière de réforme du secteur de la sécurité en RDC (Eusec). Les éléments des Fardc et leurs familles verront leur situation socio-économique s'améliorer grâce à des fermes agricoles militaires qui seront implantées dans cinq bases militaires en RDC. Il s'agit des fermes situées à Boko (Bas-Congo), à l'Académie militaire de Kananga (Kasaï occidental), à Kindu (Maniema), à Mura (Katanga) et à Menkao (Kinshasa).
Pour marquer le début de cette activité, le ministre Charles Mwando Nsimba a lancé officiellement la ferme agricole à Menkao. Il a réceptionné, le jeudi 27 mai dernier, des matériels agricoles (tracteurs, brouettes, moulins…) des mains du Chef de la Mission Eusec, le général Jean-Paul Michel.
Le projet " fermes agricoles militaires pour l'autosuffisance alimentaire " entre dans le cadre de la réforme de l'armée. Il vise à améliorer la production et le niveau alimentaires des éléments des Fardc dans les zones ciblées ainsi que de leurs dépendants.
Les fermes ont aussi pour vocation de générer des ressources financières par la vente des produits excédentaires en vue d'assurer l'autonomie d'une part, et de l'autre, de reconvertir, dans la mesure du possible, un certain nombre des militaires en vue de faciliter leur réinsertion sociale après la retraite.
D'après ce projet, le ministère de la Défense nationale et les Fardc s'engagent à mener à bien la montée en puissance des fermes agricoles pour un fonctionnement et une rentabilité optimum en décembre 2010.
Ils devront, notamment, acheminer un kit prévu pour le Katanga à Kindu ; fournir un budget de fonctionnement de chaque ferme ; régler éventuellement la question juridique des terres allouées.
Pour sa part, la mission Eusec s'engage à financer et à mettre en place les matériels agricoles sur les cinq sites ciblés pour assurer la formation des techniciens regroupés à Menkao et fournir un service de maintenance pour une période de deux ans après la période de garantie d'une année (sauf en cas de force majeure).
Le n°1 de la Défense nationale a rassuré, au cours de la cérémonie que la partie congolaise, à travers son ministère, va à mettre tout en œuvre pour la réussite de ce projet en s'acquittant de tous ses engagements. Il a invité tous ceux qui auront à utiliser le matériel à respecter les règles et autres consignes. "Je n'aimerai pas voir le matériel transformé en propriété privée, encore moins en épave", a déclaré Charles Mwando Nsimba.
De son côté, le Chef de la Mission Eusec a promis aussi son soutien à la réforme de l'armée congolaise.
Dina BUHAKE

NATION
Ministère de l'energie
Les Indiens veulent investir dans l'énergie solaire en milieu rural

Le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo Tshibinkubula Wa Ntumba a eu dernièrement une séance de travail avec une délégation de la société indienne «Angelique international», conduite par son président Ajay Krishna Goyal. Leurs entretiens ont tourné autour de la réalisation de plusieurs projets notamment l'énergie solaire en milieu rural ainsi que la construction des routes et des barrages. La délégation de la société Angelique international est en visite de prospection afin d'évaluer les champs de leurs activités en RDC.
Le chef de la délégation, qui s'est confié à la presse au sortir de cet échange à la presse au sortir de cet échange, a indiqué que le souhait du Gouvernement congolais est que ces études se fassent le plus rapidement possible. Il n'a pas manqué d'évoquer les projets de construction des barrages de Katende, au Kasaï-Occidental, et de Kakobola, dans la province du Bandundu.
Le ministre de l'Energie, Gilbert Tshiongo est l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. L'homme d'Etat congolais est au four et au moulin pour que la mission qu'il s'est assignée à sa prise de fonction, à savoir " délestage zéro, manque d'eau zéro ", soit une réalité pour toute la population congolaise. C'est ainsi qu'il multiplie les activités avec tous les investisseurs étrangers qui veulent apporter leur pierre au chantier eau et électricité.
Mathy MUSAU.

NATION
Chishambo retire sa requête contre quatre de ses concurrents pour le gouvernorat de la province
La Cour d'appel de Bukavu a connu, hier, un revirement de situation dans le dossier de la requête déposée par Marcellin Chishambo contre quatre de ses concurrents dans la course pour le gouvernorat du Sud Kivu. Son avocat a tout simplement retiré la requête y relative, contre toute attente.
Cette requête en annulation de ces quatre candidatures avait été déposée par Chishambo au lendemain de la publication, par la CEI, de la liste des candidats gouverneurs et vice-gouverneurs de la province. Son avocat a affirmé qu'il voulait éviter, par ce retrait, le climat de tensions avant les élections, tensions qui, selon lui, pourraient conduire à la contestation des résultats.
Toujours hier, deux autres recours contre la candidature de Chishambo ont été également retirés. Les auteurs dénonçaient le fait que cette candidature ait été déposée par l'AMP qui n'a aucune existence juridique formelle, conformément aux dispositions de la loi électorale en vigueur.
La Commission électorale indépendante a salué le geste de ces candidats. Elle y voit un signe d'apaisement, de maturité politique et la preuve d'appréciation de son travail. C'est ce jeudi que la Cour d'appel de Bukavu rendra son jugement sur tous les recours en annulation des candidatures
. JEK

Equateur: les humanitaires relèvent le manque d'infrastructures pour acheminer les vivres vers les nécessiteux
La situation humanitaire dans la province de l'Equateur était au centre d'un café de presse le week-end dernier. Organisé par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), en collaboration avec le PAM, l'Unicef, Caritas-développement et l'Ong Memisa, cette rencontre était une occasion pour les partenaires humanitaires de faire un état de lieu du terrain. L'intervention de l'Unicef à la crise humanitaire qui sévit dans la province de l'Equateur a déjà des résultats.
Selon le chargé d'information de cet organisme des Nations Unies, les résultats atteints à ce jour sont constitués notamment en biens non alimentaires avec 5.098 kits distribués pour environs 25.000 personnes. Il reste 1.602 kits à distribuer, soit environ 8.000 personnes, sans compter la distribution de 6.660 kits d'hygiène intimes destinés aux femmes.
S'agissant de la protection, l'orateur a fait savoir que sur 503 enfants non accompagnés certifiés, 268 enfants dont 162 filles ont été réunifiés avec leurs familles, tandis que 235 enfants dont 130 filles se trouvent en famille d'accueil provisoire. Cependant, a-t-il noté, 140 volontaires ont été formés pour assurer le suivi des enfants dans les familles transitoires et appuyer le traçage des familles des ENA.
Pour ce qui est de l'eau, d'hygiène et de l’assainissement, le chargé de l'information a fait savoir que l'Unicef a formé 45 personnes dans 9 zones de santé sur les techniques et méthodologies de promotion à l'hygiène et à l'utilisation des aquatabs. A leur tour, a-t-il poursuivi, ces formateurs forment et équipent 294 relais communautaires chargés de promouvoir les pratiques essentielles ainsi que les modalités d'utilisation des aquatabs.
Pendant ce temps, l'Unicef et ses partenaires s'apprêtent à distribuer 1.450.000 comprimés aquatabs pour traiter 29.000.000 litres d'eau pour 64.400 personnes, soit 5 litres d'eau par jour par personne pendant 3 mois.
Au nombre des contraintes enregistrées par l'Unicef, il y a les difficultés logistiques qui ont entraîné des retards dans les activités, la portion du fleuve entre Mbandaka et Lisala est restée longtemps insécurisée. Des zones toujours inaccessibles à ce jour ou l'insécurité perdure encore dans les zones de santé de Makanza, Bonongo, Bolomba, Basankusu et Lukolela. Les administrateurs de territoires de Makanza et autres rencontrés à Mbandaka font état de nombreux besoins qui n'ont pas encore été quantifiés à ce jour.
Concernant les défis importants pour les besoins, l'Unicef identifie les besoins humanitaires non couverts dans les zones au sud de Dongo ainsi que dans les zones de santé de Makanza, Bonongo et autres, un autre défi est d'assurer une continuité des activités d'urgence menées jusqu'à aujourd'hui avec d'autres projets axés sur le relèvement communautaire pour faire un lien entre l'urgence et le développement, à savoir des activités de réhabilitation d'infrastructures de base, sécurité alimentaire qui misent sur le renforcement des capacités des communautés.
En même temps, l'Unicef prépare les conditions d'un retour prochain des populations réfugiées en République du Congo (plus de 113.000 à ce jour) au moins dans les zones sécurisées.

Assistance alimentaire du PAM
Le Programme alimentaire mondial (PAM) poursuit une assistance alimentaire en Equateur à plus de 51.000 écoliers congolais à travers les formations scolaires, a rapporté la chargée de communication, Stéphanie Savariand, avant d'ajouter que près de 600 femmes enceintes et mères allaitantes, plus de 10.000 enfants malnutris et plus de 150 femmes victimes de violences sexuelles ont bénéficié de cette assistance.
Au total, a-t-elle poursuivi, le PAM a distribué 690 tonnes d'aide alimentaire pour plus de 40.000 déplacés internes. Les distributions se poursuivent régulièrement avec des distributions actuellement à Bokonzi, Makengo, Motuba et Dongoma, a déclaré Stéphanie Savariand.
Par ailleurs, elle a indiqué que les vivres distribués sont constitués principalement de maïs produit localement dans les zones du district du Sud Ubangi, les rations sont également composées de haricots, sel et huile végétale enrichie. Mathy MUSAU

CULTURE & DETENTE
Evoloko Jocker, Gina Efonge et Manuaku bientôt sur un même disque
Evoloko, Gina et Manuaku viennent d'entamer la deuxième phase de leur album qui sortira avant la fin de l’année, annonce l’Agence angolaise de presse en faisant appel à l'arrangeur Souzy Kaseya, a rapporté digitalcongo.net.
Au maquis depuis début mai dans les installations de l'école " Le Griot ", située aux pieds de l'université de Kinshasa à Livulu, les musiciens du Clan Langa Langa, Evoloko Lay, Efonge Gina et Pépé Felly Manuaku sont vers la fin de leur internement. A la fin des travaux du studio, les artistes précités, qui préparent leur retour officiel sur scène à Kinshasa, vont créer un double événement, à savoir la sortie de l'opus et leur retour officiel sur scène au cours d'un grand concert qui réunira tous les anciens du groupe Zaïko Langa Langa.
A l'école «Le Griot» où ils sont internés, ces vedettes suscitent l’admiration des mélomanes personnes qui ont eu l'occasion d'assister à des séances de répétition du groupe. Selon Gina Wa Gina, pour la présentation de ce travail, la primeur sera donnée à la presse. Le trio laisse la porte ouverte à tous les anciens collègues de Zaïko
.
FDA

CWB : la chambre de l’INA à interprété un répertoire congolais
L'orchestre de chambre de l'Institut National des Arts (INA) a présenté, le vendredi 28 mai dernier à partir de 19 heures, à la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles, un spectacle de musique instrumentale, composé essentiellement d'un répertoire congolais.
Habitué à l'interprétation des œuvres classiques étrangères (Mozart, Beethoven, Bach, Haendel…), cet orchestre des étudiants de l'INA est sorti cette fois-ci de son cocon, en transportant le public kinois dans un véritable voyage à travers le temps.
Des sonorités des pionniers (Lucie Eyenga), du lyrisme enchanteur des continuateurs (Grand Kalle, Seigneur Rochereau), de la frénésie de nouvelles générations des ferveurs religieuses d'une frange toujours plus féconde de musiciens d'aujourd'hui... autant d'œuvres d'hier et d'aujourd'hui revisitées à travers une coloration instrumentale, allant des sons du violon, de violoncelle, de la contrebasse, du saxophone, de la flûte, un composé d'instruments merveilleux sorti de l'ombre.
Pendant que se jouait la partie instrumentale des chansons comme " ‘’Indépendance " ou "Félicité " de Grand Kalé, ainsi que de certains titres tirés des répertoires de Papa Wemba, Tabu Ley, Mbilia belle, etc., le public venu en grand nombre et composé pour la plupart des étudiants de l'INA, était tenu en haleine. Il s'est même rappelé de bons moments qui ont émaillé l'époque florissante de ces ‘’épopées’’. Cet ensemble instrumental a également bénéficié des cordes vocales du public, ainsi que des applaudissements et des cris de joie.
L'orchestre de chambre de l'INA est composé de 17 musiciens, dont deux musiciennes. Parmi lesquels neuf violonistes, deux violoncellistes, un saxophoniste, une flûtiste, un pianiste, un percussionniste, un guitariste et un contrebassiste.
Rocco NKANGA

Baloji : première réussite à Kinshasa
Beau spectacle. Baloji et son groupe " Le Katuba " ont réussi leur pari. C'était la première production de l'artiste à Kinshasa dans le cadre de sa tournée nationale. Sur scène, ce Congolais de la diaspora a imposé sa musique devant un public métissé (congolais et expatriés). L'événement a eu lieu dans la salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles (CWB).
Cet artiste de grande taille n'a eu comme argument que sa musique où se croise une multitude de styles. Tantôt, c'est de la rumba congolaise, tantôt c'est du reggae … bref un mélange d'une gamme des styles associé au rap " made in Baloji ".
Le live du rappeur est tout de même percutant. Le public a encore envie de rester dans la petite salle du CWB pour écouter Baloji, mais la sauce de l'artiste ne dure qu'une heure et quelques minutes.
Lorsque le leader du groupe " Le Katuba " revisite la chanson " Indépendance cha cha ", c'est toute la salle qui vibre. C'est du " Baloji ", car l'artiste accompagne son chanteur en s'exprimant par le rap. En réalité, l'artiste interprète les œuvres de son nouvel album intitulé " Kinshasa succursale ", ainsi que certains de ses anciens titres.
Baloji n'est pas le seul à faire du spectacle. Il est accompagné de " grands " ou professionnels au vrai sens du terme. Parmi ces ‘’monstres’’, l'on cite Dizzy Mandjeku, artiszte talentieux qui a évolué durant sa carrière dans les orchestres de renom du pays. Afrisa International de Tabu Ley, Zaïko Langa Langa et tant d'autres sont des groupes au sein desquels, ‘’ce sorcier de la guitare’’ a laissé ses empreintes.
Suite de la tournée
Après Kinshasa et Matadi, Baloji et son groupe livrent un concert ce mardi 1er juin à la Halle de l'Etoile à Lubumbashi. Le vendredi 4 juin, ils seront au Collège Manda de Goma. Tandis que le dimanche 6 juin, l'artiste sera à Bagira, à Bukavu. La boucle sera bouclée à l'espace Ngoma à Kisangani, le mercredi 9 juin.
Organisée en collaboration et avec le soutien de Wallonie Bruxelles International, la tournée de Baloji s'inscrit dans le cadre des manifestations de l'indépendance de la RDC.
Dieumerci MAYAMBI

VIVEMENT LE SPORT
Fédération congolaise du cyclisme
Motayo reconduit pour un nouveau mandat de 4 ans

Motayo reconduit pour un nouveau mandat de 4 ans
*Elu 1er vice-président, Rachidi Kongolo, le garde-fou du nouveau comité

La semaine qui vient de s'achèver a vu tourner une nouvelle page dans l’histoire du cyclisme congolais après les élections qui se sont tenues au siège du Comité olympique congolais (COC). A l'issue de ces scrutins organisés, Sylvestre Motayo Mbela a été reconduit pour un mandat de quatre ans à la tête de cette structure sportive.

Après un mandat de quatre ans, Motayo Mbela a été reconduit à la tête du cyclisme congolais. Cependant, des voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’irrégularités dans l’organisation de cette élection. Celle-ci aurait été organisée au mépris des règles de l’art avec, en l’occurence l’absence d’une commission électorale indépendante en vue de recevoir les candidatures et les afficher avant les élections.
« A cause de cette insuffisance, certaines candidatures ont été enregistrées le jour même des élections. Pire, la liste définitive des candidatures enregistrées, mais jamais publiée, n'a été connue que dans la salle, quelques minutes seulement avant le début des travaux de l'assemblée générale», a-t-on appris.
On reproche au président sortant Sylvestre Motayo et président des céans, de n’avoir pas fait adopter son rapport-bilan de la dernière saison sportive ou la quatrième année de son précédent mandat.

Rachidi Kongolo fausse les calculs de Sylvestre Motayo
Alors que Sylvestre Motayo avait sa mouture composée de ses lieutenants avec lesquels il aurait formé son état-major, les cyclistes sont allés chercher Rachidi Kongolo, battu aux élections il y a quatre ans par le même Motayo, pour le positionner à la première vice-présidence face à deux candidats présentés par les co-alliés du président. Sans surprise, Sylvestre Motayo a été élu par les 25 électeurs. A la première vice-présidence, fortement applaudi par l'assemblée, Rachidi Kongolo a battu les hommes du président. Il a recueilli 11 voix, devançant Jean-Marie Salawa (7 voix) et Firmin Ngbongbo (6 voix).
Les cyclistes ayant arraché la première vice-présidence, les autres postes avec un seul candidat par poste, n'ont plus eu d'enjeux. Car, ils appartiennent tous à la mouture pré-conçue, à l'exception du deuxième vice-président, bien que candidat unique, Charles Pembele, un ancien cycliste.
Rachidi Kongolo a redynamisé le cyclisme à Kinshasa pendant ses multiples mandats comme président de l'Entente provinciale de cyclisme de Kinshasa (Eprocykin).
Les cyclistes croient qu'une parfaite entente entre le financier Motayo et l'expert Kongolo pourra replacer le cyclisme congolais sur orbite. En cas de mésentente entre les deux personnalités, le cyclisme sera condamné à disparaître. Ils espèrent aussi qu'après quatre ans d'effacement sur la scène cycliste depuis son échec aux élections de 2006, Rachidi Kongolo pourra rebondir et enrichir la gestion du cyclisme congolais.
Les absences récurrentes de Motayo, souvent à l'étranger, ne vont plus pénaliser le cyclisme. Surtout qu'il y a aussi le deuxième vice-président, Charly Pembele.
Voici le nouveau comité de la Fécocy : président : Sylvestre Motayo ; 1er vice-président : Rachidi Kongolo ; 2ème vice-président : Charly Pembele ; 3ème vice-président: Nonga Ossango ; 4ème vice-président : Lewis Indombe ; secrétaire général : Célestin Mayala ; secrétaire général adjoint : Yabo Mulamimputu ; trésorier général : Jean Makikanda ; trésorier général adjoint : Ndombasi ; membres: Virginie Kusu ; Bonga Oyambo; Mukwa Kifitu ; Olivier Mbuilu. Pascal LIKANA

A l’issue de la réunion de son comité exécutif
La CAF prononce une amnistie générale de toutes les sanctions en cours
.
Nous vous informons par la présente que le Comité Exécutif de la CAF a décidé, lors de sa réunion tenue au siège de la CAF le 14 et 15 mai 2010, de prononcer une amnistie générale de toutes les sanctions en cours, à l’exception de celles qui auraient été prononcées pour une agression physique à l’encontre d’un arbitre ou d’un officiel.
Par conséquent, tous les avertissements, toutes les expulsions et décisions qui auraient été communiqués avant la réunion d Comité Exécutif 2010 sont annulés.
Les associations nationales sont responsables de communiquer le contenu de cette correspondance aux équipes concernées. Meilleures salutations.
Mustapha PAHMY

Football / Championnat national.
Hier à Kinshasa et Mbuji-Mayi, le TP Mazembe atomise Saint Eloi Lupopo par 7 buts à 1. Buts de Trésor Mputu (3ème minute), Alain Kaluyitukadioko (15ème minute), Sunzu (22ème minute), encore Alain Kaluyitukadioko (43ème minute), Bedi Mbenza (63ème minute), Patou Kabangu (72ème minute) et Kasusula (82ème minute) pour le TP Mazembe. L'unique réalisation de Lupopo a été réalisée par Mutombo (43ème minute). A Mbuji-Mayi, l'AS Veti Club de Matadi a contraint SM Sanga Balende en échec (1-1).

Entente provinciale de football de Kinshasa.
V. Club a dominé M.K. par deux buts à zéro, vendredi dernier au stade des Martyrs. Les buts ont été inscrits respectivement par Matadi à la 20ème minute et Rino Inasawa à la 59ème minute. Le second match entre DCMP et RCK s'est terminé en queue de poisson suite à l'envahissement de l'aire de jeu par les supporters vert et blanc. Le marquoir était à zéro but partout au moment de l'arrêt de jeu. P.L.

NOS PARTENAIRES:
Fondation
SADISA BETO FSB/Asbl

La SONAS invite les automobilistes ayant abandonné leurs documents à régulariser leurs situations
(25/03/ 2010)
Lire le communiqué


Réalisation de l'equete devant établir le niveau de satisfaction de la clientele de la régideso
( 05/04/ 2010) Lire l'Avis de la REGIDESO


Avis : Fonds social de la RDC recrute un comptable pour la ville de Lubumbashi
( 09/04/2010)
Lire l'Avis de recrutement

SNEL : Communiqué de confirmation des créances extérieures et l’Appel à manifestation d’intérêt (12/04/2010) Lire le communiqué


BCECO :Avis sur le report de la date de remise des offres Lire l'avis


Avis : L'ONATRA procède à la mise à jour des données relatuves à sa dette extérieure Lire l'avis