QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
BILLET

Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
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Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ


Le «parti» de
Kamerhe ...
(28/04/2010)

Si Vital Kamerhe se fait rare dans les salons politiques kinois, son ombre n’en continue pas moins de planer sur la ville haute. Tout le week-end dernier, le microcosme politique congolais était traversé par des rumeurs sur la «sortie officielle» du parti kamerhiste. Ce parti politique annoncé de longue date mais dont l’archi élu de Bukavu n’a jamais ni confirmé ni infirmé non plus la gestation.
Alors, d’où vient que le cas Kamerhe demeure dans les esprits alors que l’intéressé n’est plus sous le coup des caméras et micros? Depuis son départ, mieux son éviction du perchoir, Vital Kamerhe est entré en hibernation. Quand il ne prend pas des cours du côté de Johannesburg, ce licencié en économie de l’Unikin prend ses quartiers dans ses fermes à la lisière de Kinshasa ou sur ses collines du Kivu. Possible qu’entre ces différents hobbies, Vital Kamerhe tisse sa toile d’araignée. Histoire de donner une suite à sa carrière. Une direction aussi? Laquelle? C’est tout l’intérêt des conjectures sur l’avenir politique de l’ancien speaker de la Chambre. Plus concrètement, Vital Kamerhe va-t-il rentrer dans les rangs kabilistes ou se frayer son chemin? C’est l’une des grandes questions de cette fin de quinquennat. Car, l’ancien feu follet du camp présidentiel n’est pas un politique ordinaire. Il y a en cet homme ce ressort qui fait qu’en politique certains acteurs sont plus égaux que d’autres.
Le problème n’est pas d’être pour ou contre Kamerhe. La question n’est pas d’aimer ou de détester l’ancien secrétaire général du PPRD. Il y a sans doute des raisons pour l’approuver comme pour le désapprouver. Seulement, quand on aura épuisé ces différentes postures s’imposera un fait, voire une évidence: Loin des lambris du pouvoir, l’étoile Kamerhe n’a pas été éclipsée. Sur la bourse politique, la valeur Kamerhe ne s’est pas dépréciée. De retour de Bukavu, un scientifique peu porté sur les joutes politiciennes zaïro-congolaises confie que dans la capitale historique du Kivu holding, Vital Kamerhe est loin d’être un has been. Bien au contraire. C’est tout dire.

José NAWEJ




















Edition n°3621 du Mardi 01 Juin 2010

A LA UNE

Au lendemain de la reddition des géniteurs du CLP
AMP : Doutes sur la cohésion retrouvée

*La saga qui a secoué l'Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) à la suite de l'annonce d'une sous plate-forme née en son sein s'est estompée. Face à cette dérive, l'Autorité morale de l'AMP a eu le bon réflexe pour recadrer les choses en rappelant à chacun, partis et leaders membres, les fondamentaux qui ont sous-tendu la création de la plate-forme et meuvent son fonctionnement à ce jour. Sur un ton sans équivoque, Joseph Kabila n'est pas allé par quatre chemins pour rappeler chacun à sa responsabilité face aux agitations qui prenaient dangereusement des tournures d'une rébellion, mettant l'édifice général en danger.
La sérénité retrouvée ne semble, cependant, pas rassurer certains observateurs quant à la tranquillité définitive revenue dans les rangs. Dans le fond, d'autres observateurs estiment que la problématique à la base des relents d'auto-affirmation à travers le CLP devrait servir de prétexte pour une réflexion en profondeur, maintenant que les esprits sont apaisés. L'exercice s'impose, non pas seulement suite au prétexte de la mini-crise du CLP, mais aussi et surtout en raison de la longue marche de l'alliance depuis le sortir des élections et au suivant la nécessité de faire un état des lieux à l'orée de prochaines élections. Et ce besoin se fait ressentir dans les rangs mêmes des députés et sénateurs de l'AMP qui l'ont déclaré à Forum des As.

Le " démon " de la division a-t-il définitivement été délogé du toit AMP ? Les deux rencontres de Kingakati I et II ont-elles scellé une paix véritable les alliés au pouvoir ? Ces deux questions sont l'échantillon de celles qui alimentent la chronique dans les rues de Kinshasa. Pour certaines personnes, les rencontres de Kingakati, aux allures de mini-conclaves de rappel idéologique de la coalition, ont suffi pour éteindre le feu qui menaçait d'embraser la case. Cette thèse n'est pas celle des députés interrogés hier dans les couloirs de l'hémicycle. Selon ces députés AMP, Kingakati II a bâti une paix " trompe-œil ". " La plupart de nos collègues membres de l'AMP ont accepté, sans conviction, le mot du chef de l'Etat ", a déclaré un élu de la province du Sud-Kivu.
Abondant dans le même sens que son prédécesseur, un autre député a indiqué que l' "édifice AMP’’ présente des fissures béantes qui suggèrent son écroulement lors des échéances électorales de 2011. Pessimisme obsessionnel ou réalisme béat ? A chacun, le droit d'analyser et d'apprécier les faits.
Les Congolais sont-ils en droit de penser que le feuilleton CLP appartient désormais aux souvenirs de la première législature ? Pas évident. Dans les rues de Kinshasa, le doute et la certitude se mêlent. Certains Kinois, réconfortés par les rencontres de Kingakati, tenues respectivement les jeudi 27 et samedi 29 mai sont d’avis que ces réunions, ont eu le mérite de battre le rappel des troupes. Vus sous cet angle, les deux rendez-vous de la ferme présidentielle dans la bourgade de la capitale, ont permis à la coalition au pouvoir de refaire son unité et renforcer sa cohésion.
Cependant, des voix s'élèvent de plus en plus pour émettre des doutes quant aux lendemains meilleurs de l'AMP. Les auteurs du doute, eux-mêmes membres de la Majorité, soutiennent qu'il existe encore un malaise latent au sein de l'Alliance. ‘’Le Chef de l'Etat, en sa qualité d'autorité morale de l'Alliance a bien fait de remettre députés, sénateurs, ministres et vice-ministres de la coalition dans les rangs. Cependant, il est important de relever que certains de nos collègues ont accepté, sans conviction, le mot du chef de l'Etat. Il ne faut pas être un sorcier pour comprendre que l'édifice AMP présente encore des fissures béantes qui augurent un mauvais présage. Désormais, nous sommes voisins de case et non de cœur ", a déclaré un sénateur interrogé pendant la pause observée lors de la plénière d'hier lundi, le 31 mai.

UN SILENCE COMPLICE
Un autre député de la Majorité a enfoncé le clou, affirmant que le Centre Libéral Patriotique (CLP) s'est voulu un éveilleur de conscience au sein de la Majorité. " Nous sommes un gouvernement de coalition. A ce sujet, nous avons une mission à accomplir par rapport aux desiderata de la population’’. Contrairement aux mauvaises langues qui croisent leurs tirs sur les initiateurs du Clp, l'objectif a été d'impulser une sorte d'évaluation de l'action du gouvernement. Ceci, en vue de surveiller l'image de l'Alliance au sein de l'opinion publique. ‘’Lorsque les choses vont mal, je crois qu'il est de bon droit de les dénoncer en vue de corriger les failles. Le plus grand malheur de l'AMP est qu'elle a réuni des vautours de tous les horizons et qui sont friands des coups bas. C'est vrai, la tempête qui a failli emporter la case est passée. Mais elle laisse derrière elle, un climat malsain de méfiance mutuelle. Le Chef de l'Etat a adopté une attitude que nul sage ne saurait lui faire de reproches. Mais au-delà de ce rôle de sapeur-pompier, le Président de la République ne doit pas perdre de vue qu'il aura des comptes à rendre au peuple congolais, en rapport avec toutes les promesses électorales de 2006 ", a fait savoir un autre sénateur ayant requis l'anonymat.
Quoi que l'on dise, les avis restent diamétralement opposés. Le gouvernement étant un système, certains observateurs estiment que les initiateurs du " défunt " CLP, qui sont eux-aussi membres du gouvernement qu'ils critiquent tant, feraient preuve d'honnêteté intellectuelle en quittant la barque à temps. Laurel KANKOLE

ENJEUX DE L'HEURE
Candidat président De la République à l'élection 2011
Emmanuel Ilunga : " la fête du cinquantenaire devrait être précédée de débats contradictoires "

Emmanuel Ilunga, acteur politique, membre du parti Action Républicaine pour le Progrès (ARP), dit son désappointement quant aux festivités que le Congo s'apprête à célébrer le 30 juin 2010. De son avis, le cinquantenaire devait être précédé de débats contradictoires qui permettraient de déterminer les responsabilités des uns et des autres. Candidat à la présidentielle de 2011, Emmanuel Ilunga donne sa vision de la gestion de la chose publique. Une vision fondée sur le service à rendre au peuple pour le sortir de la misère. S'agissant de la question de la mise en place de nouvelles provinces, l'homme politique pense que le Congo n'est pas préparé.

La RDC se prépare à célébrer les 50 ans de son indépendance. Pensez-vous que cela donne lieu à des manifestations grandioses au regard de la morosité que connaît le pays ?

Je pense, à mon avis, que célébrer l'indépendance c'est légitime, mais c'aurait dû être précédé d'un débat. On aurait dû organiser les débats contradictoires pour faire le bilan des 50 ans passés d'indépendance. Malheureusement, aucun dirigeant n'a osé affronter ce moment important pour le pays en proposant des débats contradictoires pour déterminer les responsabilités des uns et des autres.
Pour moi, dire que c'est une fête, je suis embêté car, le bilan est très mitigé et en deça de la raison. C'est pour dire que ce bilan n'est pas bon du tout. La mauvaise gestion du pays laisse une autre vision des choses. Nous observons les choses différemment en considérant la gabegie financière des dirigeants, parce que nous avons touché le fond de la marmite dans la souffrance. Nous fêtons quoi ? Le progrès de ces 50 années ou le fait que nous soyons tombés si bas ? C'est la question à laquelle il faut répondre. Quand on fête, on célèbre une joie, une naissance. Mais nous, nous allons fêter quoi ? Sommes-nous indépendant ? Le pays a progressé ou a reculé ? Il y a donc un certain nombre de questions auxquelles on n'a pas donné de réponse par manque de courage.

Quel commentaire vous inspire l'avalanche de questions orales avec débat et motion de censure contre l'équipe Muzito II ?
La motion de censure est légitime. C'est le rôle de l'Opposition de censurer le gouvernement lorsqu'il ne fait pas son travail. Le Premier ministre, je ne crois pas qu'il soit assez costaud pour réussir sa mission. Je doute un tout petit peu de ses moyens à relever le défi. Ce n'est pas une honte, ni une insulte de considérer que j'ai essayé, j'ai échoué et on passe à autre chose. Jusque là, son mandat est un échec. Le peu de temps qu'il passe au pouvoir laisse les traces de beaucoup de souffrances dans la vie des populations. Il est donc normal qu'il soit interpellé pour qu'il rende compte de sa gestion. D'abord, il ne sait pas s'expliquer et puis, ses militants sont très hostiles à l'interpellation. Et c'est quand même embêtant pour l'unité nationale. Muzito est un Premier ministre national, pas un Premier ministre des militants. A partir du fait qu'il est Premier ministre, il faut que tout le monde se reconnaisse en lui, il doit être capable de répondre aux questions qui lui sont posées concernant les Congolais de l'Est, du Katanga, du Bandundu, du Kasaï… Et si, à chaque fois qu'on interpelle le Premier ministre, ses militants se permettent de taper tout le monde, comment voulez-vous que nous puissions avoir l'idée de vivre ensemble ?

La mise en place de nouvelles provinces suscite des passions dans le microcosme politique congolais. Pensez-vous que la RD Congo est préparée à un tel exercice ?
Non. La RD Congo n'est pas prête à la décentralisation parce qu'elle n'en a pas le moyen. On ne s'éveille pas du jour au lendemain pour livrer un combat de boxe, surtout lorsqu'on n'est pas boxeur et qui on n'est pas entraîné. Le fédéralisme que nous connaissons aujourd'hui est un projet mis sur pied à dessein pour affaiblir un certain nombre de provinces hostiles aux dirigeants, notamment le Kasaï, l'Equateur… Mais on ne peut pas amender une Constitution juste pour affaiblir une province, en même temps prétendre vouloir diriger cette province en étant à la tête du pays. C'est contradictoire. Pour être correct, il faut mettre entre parenthèses la question de la décentralisation fédérale. Parce qu'on n'en a pas les moyens, des hommes pour l'animer. La décentralisation nécessite beaucoup de temps, d'énergie et d'intelligence. Des pays comme les Etats-Unis sont dans la décentralisation et ne l'ont pas encore terminée. Et nous, nous voulons commencer la maison, la terminer et y habiter immédiatement. Des doublons de ministres, ministres provinciaux, ministre intérieur provincial ; cela fait un peu désordre.
Et cela saute aux yeux ; tout Congolais sait que son pays est mal dirigé. Le Congo n'est pas que de nom. Ce n'est pas normal alors que nous voulons que les choses marchent pour tout le monde. Nous ne pouvons pas faire de l'opposition contre un homme, contraire en groupe d'individus, mais contre un système ; celui qui asservit le peuple, un système qui pense que quand on est nommé ministre, dirigeant, on doit immédiatement s'enrichir sans cause.
Alors qu'ils sont là pour rendre service, pour servir. Au Congo, les dirigeants sont là pour se servir. Voilà la difficulté à laquelle nous sommes confrontés. Pour moi, la décentralisation ce n'est pas une bonne chose, à l'heure qu'il est, pour la RD Congo.

Les élections de 2011 s'annoncent déjà. Quelles perspectives entrevoyez-vous pour ces échéances?
Je serai candidat à l'élection présidentielle si mon parti me le permet. J'ai les atouts pour relever le défi dans ce pays. Je peux donner le meilleur pour réussir là où les dirigeants actuels font piètre figure. Je remercie le Bon Dieu de m'avoir donné honnêtement ma pitance, c'est-à-dire la possibilité de vivre ma vie sans mettre à genou le peuple. Je ne suis pas demandeur, dire que je fais la politique pour manger. Ce que la politique peut procurer, je le possède déjà. Je dispose de ressources pour vivre et nourrir mes enfants dignement. Donc, je n'ai pas du tout besoin de la politique pour vivre. Partant de là, si je dirige le Congo, je serai capable de le faite différemment ce qu'on fait pas jusqu'ici. Je suis sûr et certain que je relèverai le défi, avec l'aide de tous les congolais.

Quel avenir pour la RD Congo dans les 50 ans à venir ?
Le Congo c'est comme ma famille. On ne peut que prévoir un avenir radieux. Mais pour construire un avenir radieux, il faut des hommes radieux. L'avenir se prend en charge lui-même. Si l'on veut avoir un avenir, il faut des hommes intelligents, intègres, qui ont la probité comme leitmotiv. Je pense que le Congo de demain sera rayonnant parce que sous sommes en train de travailler pour que ce Congo rayonne et éclaire le monde.

Que pensez-vous de la création des Etats-Unis d'Afrique et la monnaie unique ?
L'idée est bonne, mais seulement, le temps de la mise en place de cette initiative nécessite que les pays respectifs coimposant l'Afrique puissent se structurer. Sinon nous risquons de placer la charrue avant le bœuf. Il se fait malheureusement que les Etats africains sont en construction. Je pense que sur base de ce constat, il est précipité de mettre en place une monnaie africaine unique. Qui va la contrôler ? Qui va battre la monnaie ?...

La guerre pour la gestion de l'eau est définitivement lancée avec le processus de renégociation des quotas de partage des eaux du Nil. Que conseillez-vous à la RDC qui regorge de beaucoup de ressources en eau ?
Nous sommes, si j'ai bonne mémoire, la plus grande réserve d'eau douce du monde. Tout revient à ce que j'ai dit tout à l'heure. Il faut restructurer le pays, mettre chaque homme à sa place. Nous vivons dans le désordre, nous ne sommes représentés dans toutes les institutions internationales, nous sommes absents partout. Je crains fort que dans ce processus, la gestion de nos propres eaux nous échappe. Pour corriger tout cela, il faut que les dirigeants ouvrent l'espace politique au débat, soit, qu'ils apprennent à rendre compte.Propos recueillis par Tetidio Tokio

SOCIETE

SALUBRITE PUBLIQUE
La place du Memling en réhabilitation, celle de l'Hôtel de ville toujours crasseuse !
" Forum des As " a fait état, voici quelques semaines, de l'état crasseux dans lequel se trouvait la place de l'hôtel Memling située dans l'encadrement de cet établissement hôtelier avec le siège d’une société de communication cellulaire ainsi qu'une banque, des boutiques d'habillement et des magasins de vente de téléphones mobiles et leurs accessoires. Pendant longtemps, cet endroit, pourtant prestigieux et revêtant un caractère touristique dans le dispositif de la ville de Kinshasa, était devenu un dépotoir d'emballages divers et des restes alimentaires laissés par la population qui fréquente ce lieu quotidiennement. Il servait aussi de latrines pour les chauffeurs et gardes du corps des personnalités qui séjournent de temps en temps en ce lieu. Sans installations appropriées, tout ce monde se soulageait derrière les véhicules ou contre les pneus. Et à leur départ, des flaques d'urine en rajoutent au décor déjà déplorable, sans oublier les incommodations qu'occasionnent les odeurs qui s'en dégagent.

Aujourd'hui, «Forum des As» se réjouit de constater qu'à la suite de cette dénonciation, des travaux d'assainissement viennent de débuter sur la place de l'hôtel Memling. L'un des ronds points est encadré par des tôles, signe des travaux d'aménagement qui s'y effectuent et qui vont, à coup sûr, embellir cette place prestigieuse. Le week end dernier, des agents d'assainissement ont entrepris des travaux d'évacuation des immondices, et hier lundi, les passants et occupants ont été agréablement surpris de retrouver des conditions de séjour plus saines que d'habitude. Tout leur espoir est que ces travaux se poursuivent, notamment par le curage des caniveaux et le rafraichissement des façades suivi, au besoin, de l'uniformisation des couleurs pour présenter une image beaucoup plus attrayante de cet endroit.

HOTEL DE VILLE TOUJOURS DANS LA CRASSE
Plus loin, cependant, les Kinois constatent qu'alors que les privés s'emploient à assainir et embellir la devanture de leurs commerces, l'Hôtel de ville demeure le seul riverain de la place se trouvant à son arrière qui traîne à engager des travaux d'assainissement. En effet, ceux qui fréquentent cet endroit constatent que la Trust Marchant Bank, installée dans les bâtiments de la défunte NBK, a aménagé et embelli la petite place située sur son flanc gauche. Ici est plantée une pelouse régulièrement tondue. Des corbeilles encadrent le lieu pour recevoir les immondices et, pour un séjour plus confortable, notamment des chauffeurs, quelques bancs y sont installés, tandis que des policiers et autres gardiens civils veillent à la propreté des lieux.
En face, un commerçant a ouvert un casino et a veillé à aménager sa devanture. Depuis lors, les taxis bus qui séjournaient en ces lieux servant alors de parking ont été éloignés et, même alors, des corbeilles sont installées pour que les passants s'en servent. Chaque jour, des ouvriers assurent la propreté des lieux en ramassant ce qui peut avoir échappé à la corbeille et en balayant.
Idem au flanc droit de ce casino où vient d'être ouvert un magasin de vente des pagnes Vlisco. Ce bâtiment, qui a servi autrefois de siège au parti politique ARC, a revêtu sa plus belle robe avec des couleurs incarnant le sérieux. Ne faisant pas les choses à moitié, l'occupant a aussi aménagé sa devanture pour rendre le lieu plus attrayant et le séjour plus agréable.
Ces efforts d'embellissement de la place de l'Hôtel de ville s'arrêtent là. En tournant le dos au magasin Piesauto, tout observateur aura droit à un très beau paysage de laideur. Le bâtiment qui se dresse devant lui est celui qui abrite donc l'Hôtel de ville, même si le paysage d'ensemble est quelque peu obstrué par des arbres jamais élagués. Ici c'est le monde de la crasse devenue une composante sociologique de cette place.
Dans l'enceinte même de l'édifice, les visiteurs sont accueillis, à leur droite, par un cimetière de poubelles cassées ou éventrées dont certaines hébergent encore des immondices que personne ne semble se préoccuper d'évacuer. Quelques mètres plus loin, toujours dans la cour arrière de l'Hôtel de ville, les latrines sont constamment inondées soit d'urines, soit d'eaux de nettoyage mal évacuées. Le visiteur doit alors slalomer entre ces flaques d'eau ou d'urines pour atteindre les toilettes où il a intérêt à se pincer le nez. Authentique ! Et nous sommes ici dans ce qui n'est pas exagéré d'appeler le saint des saints de la ville. Car ,c'est d'ici que la ville est gouvernée. C’est également ici qu’est logée la brigade sde salubrité de la ville.
Faut-il alors s'engager dans les installations du bâtiment pour y évaluer les conditions dans lesquelles la ville est gouvernée ? Mais pourquoi ne pas commencer par les apparences extérieures censées donner les indications des conditions intérieures ? Allons-y donc !
Si la façade avant a eu à recevoir, voici quelques lustres, une couche de peinture pierre de France rayée du blanc, l'exercice de rafraichissement ne semble plus figurer dans les intérêts des occupants. La façade est en phase de décoloration très avancée, tandis que les espaces autrefois blancs sont progressivement couverts des champignons séchés qui virent au noir.
A l'arrière du bâtiment, le visiteur peut penser avoir affaire avec un autre édifice, puisque les couleurs (oui, le pluriel se justifie) sont multiples. Ici, c'est du vert olive, là du jaune-huile de palme, plus loin quelque chose qui fait penser au blanc, etc. Cet ensemble bigarré et décati encadre des fenêtres aux vitres presque totalement cassées ou fendues. A l'intérieur on peut apercevoir soit des morceaux de rideaux en lambeaux, soit des fardes de documents et autres archives mal classés, etc.
On ne s'étonnerait pas alors, en sortant et en tournant le dos à ce bâtiment, de se voir envahir par un environnement qui tranche avec le décor de l'encadrement TMB - Casino - Vlisco. Immédiatement devant se trouve un petit rond point où séjournent des vendeurs, des agents de l'Hôtel de ville pour leur pause ou pour des transactions administratives généralement illicites.
L'endroit semble avoir subi les effets d'un explosif avec ses bordures et des dalles cassées qui ne sont pas peintes en rouge et blanc comme ailleurs. A la fin de chaque journée, les ordures rassemblées sont laissées sur place par tas et peuvent traîner longtemps avant de se disperser à nouveau quand ils ne sont pas enlevés.
A gauche, dans l'encadrement entre le super marché Michaël et l'agence de Hewa Bora, se trouve un autre rond point où il était entrepris des travaux d'aménagement sous le mandat de Kimbembe. Le chantier est resté inachevé depuis et l'endroit sert aux expositions des véhicules de l'ATC. Entre les carreaux placés pousse de l'herbe sauvage que personne ne prend la peine de couper. Le petit monument placé au centre sert de repaire aux ordures des environs. Les poubelles débordantes ne sont que très rarement vidées, tandis qu'ici aussi des passants impatients viennent se soulager sous la couverture des véhicules. La nuit, cet endroit sert aussi de lieu de rencontre des enfants de la rue et autres filles de joie sous le regard indifférent des policiers de garde.
L'ensemble du décor sur cette place de l'Hôtel de ville tranche donc avec les efforts fournis par les privés qui, se conformant aux instructions de l'autorité urbaine, ont rempli leur part du contrat en entretenant la salubrité de leur environnement immédiat. C'est alors cette même autorité qui se distingue par sa démission ou, tout au moins, son peu d'empressement à prêcher par l'exemple. Vive le Cinquantenaire… Jonas Eugène KOTA

NATION
Province Orientale : les affrontements entre miliciens et Fardc à Walendu Bindi font trois morts
Les villages de Matalatala et Mabili, situés à plus de 70 Kilomètres au Sud de la ville de Bunia en Province Orientale, ont été, la semaine dernière, le théâtre des affrontements entre les éléments des Fardc et les miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (FPJC). Ces combats, explique radiookapi.net, ont connu un bilan de trois morts.
Selon la radio de la Monuc qui a cité les sources militaires congolaises, les Forces armées de la RDC ont récupéré le village de Mabili conquis au début de la semaine dernière par des miliciens du Front populaire pour la justice au Congo (FPJC). " Deux miliciens et un militaire des FARDC ont été tués au cours de ces affrontements qui ont duré quatre jours à Matalatala et Mabili, deux villages situés à plus de 70 Kilomètres au sud de Bunia dans la collectivité de Walendu Bindi ", a souligné radiookapi.net.
A bien comprendre la source, les combats ont débuté le mardi 25 mai à Matalatala. Selon un officier des FARDC présent sur le terrain des affrontements, explique la radiookapi.net, les miliciens ont attaqué leur position pendant le mouvement des troupes des FARDC.
Les assaillants du FPJC ont ensuite lancé leur offensive sur le village voisin de Mabili qu'ils ont contrôlé pendant quatre jours jusqu'à samedi matin. Un notable de la collectivité de Walendu Bindi, précise-t-on, renseigne que des détonations d'armes ont été entendues par les habitants de la région vers 5 heures locales, le samedi 29 mai.
Le village de Mabili a été repris par les FARDC le même samedi 29 mai, selon des sources militaires. Un sergent a été tué par balles et les corps de deux miliciens ont été retrouvés dans le village de Matalatala. Les miliciens auraient récupéré les armes du militaire des FARDC tombé sur le champ de bataille avant de se réfugiér dans les forêts de Akpa, Oku et Kule.
" Les sources militaires de la Monuc confirment ces combats et évoquent le bilan d'un mort dans les rangs des FARDC ", a affirmé radiookapi.net.

Dorian KISIMBA

IINFOS INFOS
Programme du financement basé sur la performance
EPSP : la sous-division de Shabunda met le cap sur le développement de l'enseignement primaire
La sous-division de l'EPSP Shabunda a procédé, hier lundi 31 mai 2010 au centre CEPAS au lancement du plan de mise en œuvre du programme de financement basé sur la performance de l'éducation pour tous. Ce programme vise à augmenter l'accessibilité scolaire et améliorer la qualité de l'enseignement. Il a également pour mission de renforcer les capacités institutionnelles des prestataires ainsi que celles du régulateur des division et sous-division de l'EPSP Shabunda.
Le projet a ciblé 106 écoles primaires et pools des inspecteurs dans la zone éducationnelle de Shabunda et Lulingu. Le budget éducationnel qui s'élève à 650.000 USD est destiné à la réhabilitation des infrastructures, à l'achat des services dans les écoles ciblées, aux enquêtes de vérification dans la communauté et à l'appui à la régulation du système éducatif.
La méthodologie de mise en œuvre de ce programme consiste à faire des plaidoyers auprès des autorités et à sensibiliser la population. Ces opérations ont été rendues possibles grâce aux enquêtes de ménage de base, à l'identification et à l'état de lieu des écoles existantes et connues par la sous-division.
La classification des écoles par axe, la formation des directeurs et des présidents des comités de parents ont permis à la sous-division de Shabunda de faire le choix des indicateurs quantitatifs et qualitatifs.
Concernant l'appui à la scolarisation des enfants défavorisés, la sous-division Shabunda a signé un partenariat avec une association féminine locale qui identifie les enfants sur base de cinq critères, à savoir enfant orphelin de deux parents, enfant abandonné par les parents misérables, enfants d'un parent handicapé physique ou mental, enfant né en dehors du mariage et abandonné.
Après cette phase, l'ONG assure le suivi de la scolarisation de ces enfants et leurs apporte un appui matériel et paye trimestriellement 4,5 USD par enfant vulnérable scolarisé à l'école après vérification. Cette somme couvre les différents frais exigés par l'école et les objets classiques.
La réhabilitation des infrastructures dans cette sous-division de l'EPSP se fait par la mise en concurrence des écoles. Le choix des écoles bénéficiaires se fait sur base de la performance. Ce critère de choix consiste en la mobilisation de tous les matériaux locaux, la signature d'un contrat de réhabilitation, la mise en place d'un comité de suivi pour la gestion des fonds et le suivi technique par un ingénieur recruté par l'association.
Les leçons à tirer sont celles de l'accès à l'éducation et à la scolarisation des filles, les initiatives de l'auto-prise en charge, la bonne gouvernance des écoles, le leadership des gestionnaires et l'amélioration de la qualité de l'enseignement. En clair, le programme de mise en œuvre du financement basé sur la performance dans la sous-division de l'EPSP Shabunda met déjà en œuvre la stratégie de développement de l'enseignement primaire. Simard Simon TSOUMBOU

INFOS INFOS
Journée mondiale sans tabac 2010
Tabac et appartenance sexuelle: la question du marketing auprès des femmes s'impose

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a choisi de consacrer le 31 mai de chaque année à la Journée mondiale sans tabac sous le thème " Au tabac et à l'appartenance sexuelle en mettant l'accent sur le marketing auprès des femmes ". Selon l'OMS, toute stratégie globale de lutte antitabac, pour être complète, doit englober la lutte contre l'épidémie de tabagisme parmi les femmes.
Cette journée a pour but de mettre en lumière les effets nocifs du marketing du tabac auprès des femmes et des jeunes filles et souligner également que les quelque 170 parties à la Convention-Cadre de l'OMS pour la lutte antitabac doivent interdire toute publicité en faveur du tabac, toute promotion et tout parrainage, dans le respect de leur constitution et de leurs principes constitutionnels. Dans le monde, explique-t-on, l'on compte plus d'un milliard de fumeurs dont 20% environ sont des femmes. Toutefois, l'épidémie de tabagisme parmi les femmes est en augmentation dans certains pays. Les femmes sont une cible de choix pour l'industrie du tabac, qui doit recruter de nouveaux consommateurs pour remplacer près de la moitié des consommateurs actuels, qui mourront prématurément de maladies liées au tabagisme.
L'augmentation de la prévalence du tabagisme parmi les jeunes filles est particulièrement préoccupante. Le nouveau rapport de l'OMS, intitulé " Les femmes et la santé : la réalité d'aujourd'hui, le programme de demain ", montre que la publicité en faveur du tabac cible de plus en plus les jeunes filles. Il ressort des données de 151 pays qu'environ 7 % des adolescentes, contre 12 % des adolescents, fument des cigarettes. Dans certains pays, il y a presque autant de filles que de garçons qui fument.
La Journée mondiale sans tabac de cette année permet de prendre enfin acte de l'importance de la lutte contre l'épidémie de tabagisme chez les femmes. Comme l'a écrit le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, dans le rapport susmentionné, "Protéger et promouvoir la santé des femmes est essentiel à la santé et au développement, pour les citoyens d'aujourd'hui comme pour ceux des générations futures". La Convention-Cadre, entrée en vigueur en 2005, exprime une inquiétude quant à "l'augmentation de la consommation de cigarettes et d'autres formes d'usage du tabac chez les femmes et les jeunes filles partout dans le monde".
Cette année, la campagne de la Journée mondiale sans tabac est principalement axée sur le marketing du tabac auprès des femmes, mais tient aussi compte de la nécessité de protéger les jeunes garçons et les jeunes filles des tactiques de l'industrie du tabac. Comme indiqué dans le rapport publié par l'OMS en 2007, "les mesures génériques de lutte antitabac ne sont pas toujours aussi efficaces ou efficaces de la même manière pour l'un et l'autre sexe. Il faut tenir compte de la différence entre les sexes [...] Il est donc important que les politiques de lutte antitabac tiennent compte, pour chaque sexe, des normes, des différences et des réactions vis-à-vis du tabac afin de [...] réduire la consommation de tabac et d'améliorer la santé des hommes et des femmes partout dans le monde".
Dans un autre rapport publié en 2007, intitulé Sifting the evidence: gender and tobacco control, l'OMS remarque qu’ " Autant les hommes que les femmes doivent être pleinement informés des effets de la consommation de tabac en ce qui les concerne [...] Ils doivent être protégés de la publicité et du marketing ciblé par sexe et de la mise au point de produits du tabac pour chaque sexe par les entreprises transnationales de tabac [...] [et] ils doivent recevoir des informations sur le tabagisme passif et l'exposition au tabac ou à la nicotine sur le lieu de travail, et en être protégés". La Convention-Cadre reconnaît "la nécessité de stratégies sexospécifiques de lutte antitabac", ainsi que "d'une pleine participation des femmes à tous les niveaux de l'élaboration et de la mise en œuvre des politiques [de lutte antitabac]".
Au cours de cette année, l'OMS encouragera les pouvoirs publics à tenter de déjouer les tentatives de l'industrie du tabac pour attirer les femmes vers un produit qui les rendra dépendantes à vie de la nicotine. En répondant à cet appel de l'OMS, les pouvoirs publics peuvent réduire le nombre d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux et de maladies respiratoires, mortels ou invalidants, dont la prévalence est en augmentation chez les femmes.
La consommation de tabac pourrait faire un milliard de morts au cours du siècle. Si l'on admet qu'il est important de réduire la consommation de tabac chez les femmes et si l'on prend des mesures à cet égard, de nombreuses vies pourraient être sauvées. Mathy MUSAU

CULTURE & DETENTE

Ceux qui ont marqué le cinquantenaire

Franco : l'un des maîtres de la rumba congolaise
Il fait partie des musiciens congolais qui vont marquer le cinquantenaire de la RDC. Franco Luambo Makiadi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est considéré comme l'un des fondateurs de la musique congolaise moderne. Patron du groupe TP OK Jazz, le Grand maître, comme on aimait bien l’appeler, a beaucoup contribué à la création musicale africaine contemporaine.
Franco est surtout connu pour avoir été l'un des maîtres de la rumba congolaise et du Soukous. Aujourd'hui, des jeunes artistes musiciens, comme Ferré Gola, adorent la rumba exploitée par le patron du groupe TP OK Jazz.
Né le 6 juillet 1938 à Sonabata, à 80 Km de Kinshasa, Franco laisse un répertoire riche. La chanson " Mario ". Ce titre, sorti en 1985, a récolté un grand succès grâce à sa thématique. La chanson relate l'histoire d'un gigolo qui vivait chez une femme plus âgée que lui.
Outre ses œuvres musicales, Luambo Makiadi disposait d'un espace très célèbre à Kinshasa dénommé " Place Un-deux-trois ". Cet endroit, situé dans la commune de Kasa-Vubu, tout près du quartier général de Werrason, a servi de cadre à la commémoration du 20ème anniversaire de la mort de Franco.
Peu avant la disparition du Grand maître, une rumeur courait à Kinshasa sur sa maladie. C'est ainsi qu'il sort à l'époque un disque intitulé " Attention na Sida ". C’était une façon pour lui de répliquer de ceux qui pensaient qu'il était séropositif.
Cependant, deux ans après la sortie de ce disque, soit en 1989, Luambo trouve la mort le 12 octobre dans un hôpital en Belgique. Son corps fut rapatrié à l'ex-Zaïre et un deuil national de quatre jours fut organisé pour rendre à ce grand artiste musicien congolais.

Discographie
Franco a rejoint la terre des ancêtres, mais il continue à demeurer dans la mémoire des mélomanes congolais. Il laisse une panoplie des œuvres dont la plupart ont contribué au changement des mœurs. C’est le cas des albums comme " La vérité de Franco ", " Lettre à monsieur le Directeur général ", " Likambo ya ngana ", " Makambo ezali bourreau ", …
Les dernières réalisations de Luambo Makiadi ont aussi séduit les mélomanes congolais. " La réponse de Mario ", sortie en 1988, " Jazz à Naïrobi " en 1986, et d'autres sont autant de titres à classer dans le répertoire du Grand maître.
A la veille du cinquantenaire de l'indépendance de la RDC, l'orchestre TP OK Jazz de Franco n'existe plus. Ses musiciens, comme Lutumba Simaro, continuent de l'immortaliser à travers le groupe Bana OK. Dieumerci MAYAMBI

VIVEMENT LE SPORT
Le CIO prend acte des résultats des élections du COC
Une page d'histoire du mouvement sportif congolais vient d'être définitivement tournée. Désormais, les correspondants officiels du Comité olympique congolais (COC) reconnus par tous sont: Amos Mbayo Kitenge (président) et Alain Badiashile Kayatshi (secrétaire général). Le comité international olympique (CIO) et l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa) viennent de prendre acte des résultats de l'Assemblée générale élective du Comité olympique congolais du 15 mai 2010.

Dans une correspondance datée du 26 mai 2010, l'Intendant général Lassana Palenfo, président de l'Acnoa, et le Père Miro, directeur du Département des relations avec les Comités nationaux olympiques du CIO, reconnaissent avoir reçu le procès-verbal de l'assemblée générale élective du COC qui s'est tenue le 15 mai dernier en présence de M. Mustapha Berraf, 1er Vice-président de l'Acnoa.
On peut y lire : " au vu de ce procès-verbal et du rapport de M. Berraf notamment, nous prenons acte des résultats de ces élections et nous vous adressons nos félicitations ainsi qu'à l'ensemble des membres du comité exécutif de votre CNO élus à cette occasion. Nous espérons que votre CNO pourra désormais travailler dans la plus grande sérénité et servir au mieux les intérêts du Mouvement olympique et des athlètes de votre pays ".
Dans la même correspondance, les autorités du CIO et de l'Acnoa se réjouissent déjà de la future collaboration et restent à l'entière disposition du COC pour l'accomplissement des tâches liées aux fonctions d'un chacun au sein du nouveau comité exécutif. Ce comité doit s'attaquer à la préparation des athlètes congolais pour les jeux olympiques de la jeunesse, Singapour 2010, et surtout les jeux olympiques de Londres 2012 qui coïncideront avec la fin du mandat de deux ans du Comité Amos Mbayo. P.L

Squash : le Pakistanais Shahid enlève le trophée du 8ème Open International de Kinshasa
Le 8ème Open International de Kinshasa appartient au passé depuis samedi dernier après les matches de finales dans les trois catégories ayant pris part à ce rendez-vous. La finale la plus attendue des seniors messieurs entre le Pakistanais Shahid et le Congolais Simon Yoka a été remportée sans panache par l'élément du contingent pakistanais de la Monuc. Dans une expédition très rapide, Shahid a donc eu raison du champion de la RDC de squash, Simon Yoka, par trois sets à zéro (11/1, 11/2 et 11/3). Par cette victoire très expéditive, Shahid remporte cette compétition internationale.
Le même exploit a été réalisé, quelques temps avant, par l'Egyptien Bassem qui a battu l'indien Vikrant en finale chez les vétérans par 3 sets à 2 (10/12, 11/8, 11/9, 8/11 et 11/6). Et, chez les dames, la Française Sophie a remporté la finale devant la Congolaise Agathe par 3 sets à 0 (11/2, 11/3 et 11/6).
Ce 8ème Open international de Kinshasa s'est déroulé, du 26 au 29 mai derniers au cercle Elaeis de Kinshasa. Il a regroupé 48 participants de 10 différentes nationalités dont 18 vétérans messieurs, 10 dames et 20 séniors messieurs.
Se confiant à «Forum des As», Shahid a laissé entendre qu'ila été tout de même surpris de constater qu'il y a de bons joueurs congolais qui pratiquent le squash. Sa victoire résulte aussi des difficultés physiques décelées chez son adversaire, Simon Yoka. Le perdant justifie sa défaite par un manque criant d'entraînement.
Car, a-t-il dit bien que champion du Congo, il est aussi président de la Fédération du Congo démocratique de Squash (Fécodesq). Avec cette dernière qualité, il était tout le temps derrière les potentiels sponsors, manquant du coup les entraînements. Ce n'est que partie remise, a conclu Simon Yoka. Pascal LIKANA

Handball Féminin / Zone IV
Les Diables rouges remportent le challenge Trophy devant les Léopards

Grosse déception, sans surprise, des amoureux du handball congolais, vendredi dernier au stade des Martyrs, à l'issue de la finale qui a opposé les équipes nationales du Congo Brazzaville et de la RDC, les Diables rouges et les Léopards dames. Au dernier coup de sifflet, la victoire est revenue aux Congolaises de Brazzaville avec 28 buts au compteur contre 21 aux Congolaises de Kinshasa. Pourtant, à la mi-temps, les Congolaises menaient par 16 buts contre 9 aux Congolaises.
Epuisées et au bout de leurs forces, les Congolaises ont souffert en cette période, durant les 30 minutes de la partie, elles n'ont marqué que cinq buts durant cette seconde mi-temps, la plus décisive et déterminante. Ainsi, par cette victoire, les Diables rouges juniors dames remportent le challenge Trophy.
Pour rappel, la Fédération de Handball du Congo démocratique (Féhand), avec le concours de la Fédération internationale de Handball (FIH), a organisé, du 24 mai au 29 mai 2010 à Kinshasa, sur le terrain du stade des Martyrs, un tournoi international dénommé " challenge Trophy ". Destiné aux jeunes athlètes (juniors) dont l'objectif est d'aider au développement de handball, ce tournoi a regroupé, à Kinshasa, six équipes nationales de dames: le Cameroun, le Congo, le Gabon, la RCA, le Tchad et la RDC.
Les amoureux de la balle aux sept mètres justifient cet échec, à l'heure où la RDC s'apprête à jouer, pour la première fois de son histoire, une coupe du monde de la spécialité et catégorie, par une mauvaise lecture des faits par les dirigeants de la Féhand.
Ces dirigeants n'auraient pas confiance aux cadres nationaux et auraient une préférence pour les entraîneurs du Congo-Brazzaville.
Certains opérateurs sportifs justifient l'échec en finale des Léopards de la RDC par le manque d'émulation au championnat de Kinshasa et au championnat national. Car, tous les bons éléments du handball en RDC, tant chez les hommes que chez les dames, sont d'office intégrés dans les différentes équipes du groupe " héritage des Vainqueurs ". Pour ces recrutements forcés des meilleurs éléments, tous les autres clubs se sentent diminués et les compétitions semblent évoluer à l'avantage des clubs du groupe " Héritage des Vainqueurs ".
Ainsi, après le tournoi, le Congo se classe en tête du classement. Il est suivi de la RDC, puis vient du Cameroun, du Tchad, de la RCA et enfin le Gabon.Pascal LIKANA

A LA UNE

Affaire Fretin contre RVM
Robert Mbwinga rétabli la vérité
L'Affaire qui oppose les Ets Fretin à la Régie des voies maritimes (RVM) tend au bout du tunnel. L'Administrateur Directeur général de cette régie, Robert Mbwinga Bila, a fixé l'opinion nationale et internationale hier au cours d'une conférence de presse qu'il a animée conjointement avec le Président du Conseil d'Administration, désiré Kashemwa, en présence de leurs collaborateurs.
C'est depuis le mardi 11 mai dernier que M. Landu Panzu Konde, Pdg des Ets Fretin, a déposé au Tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe, dans les banques et auprès des clients de la RVM, la saisie-arrêt des comptes et biens de cette entreprise. Selon les dires de Robert Mbwinga, cette saisie-arrêt provoque le blocage total des activités de la RVM, puisque, a-t-il poursuivi, l'entreprise ne peut plus rien acheter, notamment en terme de réapprovisionnement des unités flottantes qui travaillent sur le fleuve et des canots qui assurent la mobilité maritime de ses pilotes pour la prise en charge des navires et leur pilotage vers l'un ou l'autre de ses deux ports maritimes de Boma et Matadi.
A l'en croire, cette saisie-arrêt a des conséquences énormes, non seulement au niveau de la RVM, mais aussi au niveau des entreprises publiques qui opèrent dans le bief et dans les ports maritimes à savoir l'Onatra, l'OCC et l'Ogefrem, sans oublier les régies financières qui vont prendre les recettes liées aux importations.
La RVM, par son Conseil d'administration, n'a pas croisé les bras. Ils ont rencontré plusieurs autorités du pays et ont bénéficié d'une oreille attentive et les réactions, pour la plupart positives commencent à leur parvenir.
Le PCA Désiré Kashemwa a, pour sa part, rejeté toute option de dialogue que les Ets Fretin préconisent à ce stade. A cette occasion, Robert Mbwinga Bila a exhorté la délégation syndicale de la RVM à retirer le préavis de grève qu'elle avait adressé au Comité de gestion. Ci-dessous l'intégralité de l'adresse de l'Adg de la RVM qui donne avec détails les relations d'affaires qui existaient entre son entreprise et les Ets Fretin depuis 1992 afin de dissiper le malentendu.
Mathy MUSAU

Saisie-arrêt pratiquée par le tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe sur les comptes bancaires et les avoirs de la RVM auprès de ses clients à la requête des Ets FRETIN SPRL
L'invitation que nous vous avons adressée en ce jour est motivée par le souci profond et majeur de la direction générale de la RVM de rétablir la vérité, en prenant à témoin, par votre intermédiaire, l'opinion nationale et internationale et en sollicitant, à travers vous, la conscience des animateurs et des acteurs d'un certain nombre des structures et des services étatiques, concernés à divers titres et degrés, par ce qu'il convient de qualifier de " feuilleton des Ets FRETIN SPRL avec la RVM ".
Rétablir la vérité, parce que, autour de ce feuilleton et après la déclaration de l'intersyndicale de 1a RVM du mardi 18 mai 2010, trop de faussetés ont été à dessein distillées sournoisement et diffusées publiquement à travers certains médias, dont, quel comble de parjure, la toute grande RTNC, qui se définit pourtant comme étant l'église au . milieu du village. Il a été dit en effet, à la radio et à la télévision nationales, le dimanche 23 mai 2010 que la RVM doit d'importantes sommes d'argent aux Ets FRETIN SPRL depuis le début des années 90 et que par, mauvaise foi, elle n'a jamais voulu payer ses dettes à son créancier FRETIN. Que ce dernier, à bout de patience, a fini par recourir à la justice pour faire saisir les comptes bancaires et les avoirs de la RVM auprès de ses clients, en vue de se faire payer son importante et très vieille créance. Il ne s'agit ni plus ni moins que de la désinformation et de l'intoxication ; nous allons vous le démontrer tout de suite.
Solliciter la conscience, parce que dans ce même feuilleton, trop d'abus ont été commis et couverts par et/ou avec la complicité de ceux-là mêmes qui étaient et sont toujours censés défendre et protéger les intérêts de l'entreprise, de l'Etat propriétaire et donc de la population congolaise.
Qu'en est-il au juste ?

Première épisode : le régime de la " Convention d'affaires " 1992 à 1997/2005
La RVM et les Ets FRETIN SPRL de Monsieur LANDU PANZU KONDE Simon ont commencé leurs relations d'affaires en 1992, avec le dédouanement des importations de la RVM par lesdits Ets FRETIN. Ces relations vont être formalisées en 1994 par la signature le 13 octobre 1994 d'une convention d'affaires par laquelle la RVM confiait l'exclusivité des opérations de dédouanement de ses importations aux ETS FRETIN SPRL.
Mais, en réalité, avant même la signature de cette convention, les Ets FRETIN SPRL ont commencé à fournir également différents articles et équipements à la RVM, dans des conditions dignes de la maffia sicilienne : surfacturation des prix (un pneu et chambre à air 1100/20 à 4230 DM, une batterie à 10.000 FB, un sondeur RAYTHON, tantôt à 205.000, tantôt à 105.000 et tantôt à 355.000 DM), absence des bons de commandes de la RVM, présentation de la facture 2 à 3 mois, voire plus, après livraison, etc.
Ces relations vont se poursuivre dans ces conditions jusqu'en 1997/98 à l'arrivée de l'AFDL au pouvoir. EN 1998, lorsqu'éclate la guerre d'agression et le pouvoir décrète la mobilisation de l'effort de guerre auprès des entreprises publiques, le gouvernement de l'époque décrète la suspension des paiements des factures aux fournisseurs et ordonne la certification par l'IGF des dettes des entreprises publiques.
Ainsi, le 16 novembre 1998, une équipe de 5 Inspecteurs des Finances dressent un procès verbal de constat, par lequel ils certifient la créance des ETS FRETIN SPRL sur la RVM à hauteur de 2.202.034 DM et 547.006,70 USD. Sans vouloir remettre en cause le travail fait par ces experts, je voudrais néanmoins souligner qu'il n'y a aucun sous-bassement à ce PV, ne serait-ce par exemple que la liste des factures impayées dont la sommation aboutirait à ces montants. (Commentaires).
Lorsque le gouvernement lève là mesure de suspension des paiements aux fournisseurs, la RVM va consentir un effort important de paiement de sa dette vis-à-vis des ETS FRETIN SPRL, puisque en 1999, elle va lui payer 1.400.000 DM, ce qui ramène le solde à 802.034 DM, converti en 2002 par les mêmes inspecteurs des finances à 410.356,09 Euros.
De 2000 à 2005, la RVM va payer aux ETS FRETIN respectivement 367.689 Euros et 460.091, 78 USD.
En conclusion :
au 31 décembre 2005, la RVM ne doit plus que 42.667,09 Euros et 86.914,92 USD de 1992 au 31 décembre 2005, les Ets FRETIN SPRL ont perçu les sommes suivantes auprès de la RVM : 2.221.666,60 DM ; 367.689 Euros et 460.091,78 USD.
Nous avons au sein de l'entreprise les preuves de paiement de toutes ces sommes (extraits bancaires et documents d'acquit signés par Monsieur LANDU PANZU KONDE).

Quelqu'un peut-il encore traiter la RVM de débitrice de mauvaise foi, qui n'a jamais voulu payer sa dette à FRETIN SPRL ?
Deuxième épisode : le scandale du " Protocole d'accord " : 2006 à 2008
En 2006, pour se faire payer le solde de sa créance, qui s'élève, répétons-le, à 42.667,09 Euros et 86.914,92 USD, monsieur LANDU PANZU KONDE alias FRETIN va initier, comme c'est le cas maintenant, une saisie-arrêt sur les comptes bancaires et les avoirs de la RVM auprès de ses clients. C'est une tactique qu'il utilise pour faire pression sur les gestionnaires de l'entreprise, afin de les emmener à lui payer et à négocier avec lui la nouvelle hauteur de sa créance, à laquelle il ajoute toujours des dommages et intérêts de retard calculés par lui-même.
Usant de plus de faux et usage de faux, de manoeuvres d'intimidation et de trafic d'influence et avec la complicité du ministre du Portefeuille de l'époque, monsieur LANDU PANZU KONDE va réussir l'exploit de contraindre les gestionnaires de la RVM de l'époque à signer avec lui un " protocole d'accord " dans lequel, sur base d'un prétendu rapport de certification de l'IGF du 31 décembre 2003 et du calcul des intérêts de retard selon le procédé convenu à l'époque avec la direction de la RVM (taux de 60% par an), la créance de FRETIN SPRL sur la RVM va effectuer un saut vertigineux, pour atteindre la hauteur de 2.273.295,07 Euros.
Pris de compassion pour la pauvre RVM, monsieur LANDU PANZU KONDE va lui consentir dans ce protocole d'accord un rabais de 15%, ce qui ramène le montant de sa créance à 1.932.300,80 Euros, qui doivent lui être payés par des mensualités de 100.000 Euros.
Puis-je vous faire remarquer, messieurs et mesdames de la presse, que comme pour la première certification de 1998,.,au cours de laquelle les montants de 2.202.034 DM et 547.006,70 USD n'ont pu être rattachés à des factures des fournitures ; ici également le montant de 1.932.300,80 Euros est une création ex nihilo, qui ne peut correspondre à aucune fourniture ou prestation de FRETIN SPRL, dont le courant des affaires avec la RVM s'est interrompu en 1997 avec la fameuse livraison/récupération des 2 jeeps " LEXUS " à hauteur de 270.000 USD et la rocambolesque fourniture d'un container de 1.756 cartons de beurre.

Troisième épisode : l'imbroglio judiciaire et l'existence d'un réseau maffieux
La romance amoureuse de la RVM et des Ets FRETIN SPRL est jalonnée de nombreuses crises et des brusques soubresauts, causés à la fois par les difficultés financières de l'entreprise et la gloutonnerie et l'impatience de FRETIN SPRL.
En effet, si très souvent FRETIN SPRL recourt aux instances judiciaires pour faire saisir les comptes et les avoirs de la RVM ainsi que pour se faire accorder des dommages et intérêts, la RVM, quant à elle, fait souvent appel à la justice, parfois il faut le reconnaître de manière maladroite, pour essayer de défendre ses droits en cherchant à mettre un terme à la vaste escroquerie dont elle est victime.
Les procédures étant toujours pendantes devant les juridictions compétentes, en cassation ou en prise à partie, nous nous abstenons à ce stade de décliner les décisions judiciaires qui ont lourdement et injustement condamné et préjudicié la RVM.
Je signale néanmoins que dans la procédure en saisie-arrêt initiée par FRETIN SPRL en Belgique, le juge belge l'a débouté et l'a même condamné à des dommages et intérêts symboliques de plus de 8.000 Euros à payer à la RVM.
Les développements qui précèdent ont montré clairement que tout au long de ces années au cours desquelles monsieur LANDU PANZU KONDE a pu ainsi arnaquer et sucer à dessein la RVM, il n'a pas agi en solitaire. Il a bénéficié des complicités à l'intérieur de l'entreprise ; au niveau des Inspecteurs des Finances; au niveau des services judiciaires et des cours et tribunaux; au niveau des ministères de tutelle et jusqu'au niveau de hautes sphères du pouvoir (Primature et Présidence de la République).
Ceci est d'autant plus vrai que monsieur LANDU PANZU KONDE, alias FRETIN SPRL, non content de toutes ces sommes spoliées à la RVM, a adressé à l'ADG de la RVM une lettre (annexe 7) dans laquelle il chiffre sa créance à l'égard de la RVM à 16.376.169 USD, conformément aux conclusions de la commission de certification obtenues de ses complices de l'IGF, qui lui reconnaissent dans une lettre (annexe 8) devoir percevoir de la RVM la somme astronomique de 16.376.169 USD.

Quatrième épisode : [ajiaisie-arrêt du mardi 11 mai 2010.
Ses conséquences Le mardi 11 mai 2010, alors que le Chef de l'Etat entamait sa visite de travail dans le Bas-Congo (MATADI, BOMA, MUANDA et INGA), monsieur LANDU PANZU KONDE Simon, alias FRETIN SPRL, lui qui se targue d'être parent de la Première Dame de la République et beau-père du Chef de l'Etat, va s'arranger pour faire déposer, par le huissier MVEMBA YAMONANA (annexez 5 bis) du tribunal de commerce de Kinshasa/Gombey dans les banques et auprès des clients de la RVM son exploit de saisie-arrêt. Le choix de cette date n'est pas hasardeuse, puisque l'objectif visé par le sieur LANDU PANZU KONDE n'était autre que de provoquer les remous sociaux à la RVM et dans la population de BOMA, pendant la présence du Chef de l'Etat, pour faire discréditer l'Administrateur Directeur Général de la RVM et provoquer ainsi son relèvement.
Cette saisie-arrêt va provoquer le blocage total des activités de la RVM, puisque l'entreprise ne peut plus rien acheter, notamment en termes de réapprovisionnement des unités flottantes qui travaillent au fleuve et des canots qui assurent la mobilité maritime de nos pilotes pour la prise en charge des navires et leur pilotage vers l'un ou l'autre de nos deux ports maritimes de BOMA et MATADI.
Le blocage des activités de la RVM se traduira par l'arrêt des activités des entreprises publiques qui opèrent dans le bief et dans les ports maritimes : ONATRA, OCC, OGEFREM ; les régies financières : DGDA, DGI et DGRAD vont perdre les recettes liées aux importations.
La disparition des recettes liées aux importations et la hausse vertigineuse des prix sur le marché vont rompre l'équilibre des finances publiques et du cadre macro-économiques, ne permettant plus au Gouvernement de la République de respecter les critères d'atteinte du point d'achèvement.
Cinquième épisode : Les démarches de la RVM auprès des Hautes Autorités du pays, suite et fin
Dès que les services de la RVM de Kinshasa nous ont fait part de cette nième saisie-arrêt à l'a requête des Ets FRETIN SPRL, nous avons d'abord géré l'information au niveau des responsables de l'entreprise pour ne pas provoquer les remous sociaux au niveau de la . masse laborieuse de la RVM et de la population de BOMA, dont nous attendions qu'elles réservent un accueil délirant au Chef de l'Etat ; ce qui fut effectivement le cas.
Nous avons par la suite informé le Chef de l'Etat de cette situation et de ses conséquences, à travers un mémo que nous avons remis à Monsieur le Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, puis nous avons eu l'opportunité de lui en parler directement à BANANA le vendredi 14 mai 2010.
Nous avons adressé une longue correspondance à S.E. Monsieur le Premier Ministre pour lui présenter le dossier FRETIN et la situation assez grave de l'entreprise.
Nous avons également adressé une correspondance à Monsieur le Vice-Premier Ministre en chargé de l'emploi et Sécurité sociale. Partout nous avons bénéficié d'une oreille attentive et les réactions commencent à nous parvenir : elles sont toutes positives, voilà pourquoi je me permets de dire que cette épisode est la dernière du feuilleton RVM/FRETIN SPRL Je vous remercie.
Prof. MBWINGA BILA Administrateur Directeur Général

INFOS INFOS
Sénat : la loi sur le statut du militaire des Fardc en examen
Dans le cadre du schéma de la réforme de la défense nationale, les éléments des forces armées congolaises seront désormais régis par un nouveau texte législatif. Il s'agit de la loi portant statut du militaire des Forces armées de la RDC. La Chambre haute du Parlement a commencé hier, sous la présidence de Léon Kengo wa Dondo, l'examen et l'adoption article par article de ce projet de loi.
D'après le législateur, c'est la loi n°81-003 du 17 juillet 1981 portant statut des agents de carrière de services publics de l'Etat qui régit à ce jour le personnel militaire. Cette loi, révèle-t-on, a longtemps montré ses limites en ce qu'elle ne prend guère en compte les particularités de la carrière militaire. Il était donc impérieux de tenir compte de cet état de chose. " Les spécificités propres au métier des armes rendent aujourd'hui nécessaire l'adoption d'un statut spécifique applicable aux différentes catégories de militaires, de différents armes, forces ou services, de manière à concilier les exigences de la défense de la patrie avec le respect et la promotion des droits fondamentaux de ces citoyens servant sous le drapeau.
Le nouveau statut offre donc toutes les garanties de légalité et d'équité pour une carrière honorable au sein d'une nouvelle armée qui se veut elle-même républicaine et citoyenne, c'est-à-dire respectueuse et gardienne du droit et de la loi. La loi sur le statut du militaire fixe également les conditions fondamentales du déroulement de la carrière des officiers et des sous officiers, depuis le recrutement jusqu'au terme de leur service sous le drapeau. Elle précise des mesures relatives aux compensations sociales, au reclassement, à la réorientation lors du départ à la retraite. Un fait à signaler est que la loi arrête des dispositions particulières applicables aux militaires de rang qui répondent volontairement à l'appel de la patrie, par contrat pour une durée limitée.
Parmi les innovations majeures que le statut consacre et introduit, il y a lieu de signaler les caractères républicain, national et apolitique de l'armée ; le choix de l'excellence et de la professionnalisation par la consécration de la formation permanente ; de la moralité du militaire tant au niveau du recrutement que de la promotion. Dans ce lot d'innovation, figure également l'amélioration des conditions de vie et de travail du militaire, de son recrutement jusqu'à son départ de l'armée ; le renforcement de la discipline et l'obligation pour le militaire de respecter en toute circonstances les droits de l'homme et la dimension genre. La loi renforce aussi le lien entre l'armée et la Nation par l'institutionnalisation du comité consultatif chargé des conditions sociales du militaire dans lequel siégeront, notamment, les représentants des ministères du Budget, des Finances, des Affaires sociales, du Genre et surtout ceux de la Société civile.
L'article 4 de la loi dispose : " la présente loi s'applique aux officiers, sous-officiers et militaires de rang. Les magistrats militaires sont régis par le statut particulier des magistrats. Cependant, certains dispositions de la présente loi concernant des cas non prévus par le statut des magistrats leur sont applicables ". Cet article a suscité un débat au cours de la plénière. Pour certains sénateurs, un amgistrat militaire est d'abord un militaire. Il est aussi concerné parce que c'est un officier. Mais pour les membres de la commission, le magistrat militaire est d'abord magistrat et devient militaire après. Il est régi d'abord par le statu des magistrats.
Selon la loi, un militaire ne peut exercer les activités lucratives. C'est ainsi qu'on peut lire à l'article 11 ce qui suit : " Il est interdit au militaire d'exercer le commerce ; d'user de sa position en interférant en faveur des activités commerciales de l'épouse, enfant, parent ou toute autre personne ; d'accepter tout mandat électif et d'adhérer ou de prêter son concours à un mouvement, groupement, organisation ou association à caractère politique, ethnique ou tribal ".
Selon la loi, le recrutement des officiers ou des sous-officiers se fera désormais sur toute l'étendue du territoire national, en tenant compte de la participation équitable de toutes les provinces et du genre
. D.B

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