Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3528 DU JEUDI 21 JANVIER 2010
Nous sommes
tous haïtiens !

C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ


Sortir du folkore

C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ


L’équation
De Gucht

Et si Karel De Gucht ne faisait qu’exécuter une partition écrite par d’autres dans le saint des saints du pouvoir européen! Et si l’euro-commissaire ne faisait qu’interpréter une pièce dont le metteur en scène serait tapis dans l’ombre des hautes instances européennes! Et si hier, alors ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht était chargé de dire tout haut ce que l’establishment fédéral bruxellois disait tout bas! En un mot comme en mille, et si le très controversé euro commissaire flamand jouait à la perfection au fou du roi!
A considérer de plus près les différents «dérapages» de De Gucht, une constante se dégage. Aujourd’hui comme hier, les critiques du ministre devenu euro-commissaire n’ont pas changé d’un iota. Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht prenait des libertés avec les fondamentaux du langage diplomatique pour passer une volée de bois vert aux autorités congolaises. A part une timide levée de boucliers dans la composante francophone du cabinet belge, les diatribes de De Gucht ne lui valaient aucune remontrance notable. Bien au contraire. Rue de la Loi-la Primature belge-, et même à la Chambre, on disait souscrire au fond de philippiques de l’alors chef de la diplomatie.
Ce scénario semble se répéter à l’échelle européenne. Les propos outranciers du jusqu’à présent commissaire européen au Développement et à l’action humanitaire n’ont guère suscité de désaveu. En décryptant tous les discours d’officiels européens, on n’y trouve pas condamnation contre De Gucht. Toute la langue de bois débitée par les «gris» de l’Union européenne tend plutôt à accréditer les déclarations de l’euro-commissaire flamand. Tout se passe comme si vu de Bruxelles, les provocations à répétition de Karel De Gucht ne sont que du détail. Les protestations légitimes de Kinshasa semblent ne pas émouvoir grand’monde dans les cénacles bruxellois. En tout cas, la fatwa congolaise contre De Gucht ne saurait empêcher le président de la Commission Barroso de présenter, le mois prochain, le même De Gucht au portefeuille hyper convoité du Commerce extérieur.
Les choses étant ce qu’elles sont, les termes de l’équation De Gucht comportent sans doute plusieurs inconnus. A Kinshasa, on gagnerait plus à savoir quelle valeur recouvre ces inconnus qu’à vilipender-quoi qu’à raison-un De Gucht que bien des éléments portent à conclure qu’il est en mission commandée.
José NAWEJ






























































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
SIGNE AVANT-COUREUR DE LA RECONCILIATION AUTOUR DU 30 JUIN 2010
La Belgique se démarque de Karel De Gucht

*Par ailleurs, la venue, non encore confirmée, du Roi Albert II pour le cinquantenaire de l'indépendance du Congo-Kinshasa résonne comme le dernier acte devant sceller la normalisation entre Kinshasa et Bruxelles

Après plus de huit mois de gel de leurs relations, la République Démocratique du Congo et la Belgique ont relancé leurs rapports voici quelques deux mois. La coopération a, de ce fait, repris avec, récemment, la conclusion d'un programme de coopération 2010 - 2013. En décembre 2009 déjà, Yves Leterme, alors ministre belge des Affaires étrangères, avait effectué le déplacement de Kinshasa où les autorités congolaises lui avaient confié l'invitation au Roi Albert II pour sa participation aux festivités des 50 ans d'indépendance de la RDC. Autres retombées de la visite du ministre belge des Affaires étrangères, cette position selon laquelle Kinshasa et Bruxelles ne sont pas concernés par les prestations de Karel De Gucht sous son statut actuel d’euro-commissaire.
La répétition incessante de cette reprise des rapports conforte les observateurs dans leur point de vue selon lequel Kinshasa et Bruxelles se trouvent en plein processus de normalisation, puis de réconciliation. Une manière de dire que les rodomontades verbales de Karel De Gucht, alors Vice-premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, étaient allées trop loin au-delà des rapports inter-Etat pour toucher à l'amour propre des autorités congolaises et des Congolais en général.
Mardi dernier encore, le Président de la République, Joseph Kabila, qui recevait à Lubumbashi Steven Vanackere, le tout nouveau chef de la diplomatie belge, a réitéré à celui-ci l'invitation adressée au Roi des Belges pour une visite en RDC. " Je l'ai déjà invité (…), officiellement oui ", a déclaré Kabila à la presse, selon ce que rapporte le quotidien belge Le Soir. "J'espère qu'il va venir ", a ajouté le chef de l'Etat qui a admis, par là, qu'il n'avait pas encore reçu de suite côté belge. Sur le même propos, Vanackere s'est montré plus prudent, affirmant que Bruxelles attendait encore une invitation officielle par écrit. Une ouverture, tout de même : " Il y a un certain espoir ", a-t-il dit sur un ton manifestement dubitatif. On se souvient qu'en son temps, Yves Leterme avait aussi parlé d'invitation écrite avant d'ajouter qu'il reviendra à son Gouvernement d'évaluer l'opportunité du déplacement du Roi Albert II le 30 juin 2010.
Il ne reste, tout de même, pas moins que dans sa ferme de Lubumbashi, Joseph Kabila, détendu, a reçu Steven Vanackere " en plaisantant ". Une image de contraste avec la dernière rencontre, en 2008, avec Karel De Gucht qui lui cracha littéralement des invectives en direct. A l'époque, Kabila s'était encore montré calme, affirmant qu'il n'y avait pas eu d'incident, mais que la prochaine fois il allait y en avoir. Doit-on donc comprendre ainsi la décision de Kinshasa de ne plus accorder de visa à l'euro-commissaire belge ? En attendant, notre confrère belge, toujours au sujet de l'audience de Lubumbashi, estime que l'"entretien qui doit sceller la réconciliation entre la Belgique et la RDC après une crise profonde ". Preuve qu'il demeurerait encore de l'eau dans le gaz entre Kinshasa et Bruxelles ? En tous cas, loin d'un moment de re-visitation des statistiques, le déplacement attendu d'Albert II ne sera pas seulement le premier du genre après la dernière visite de feu le Roi Baudouin en 1985, lors du 25ème anniversaire de l'indépendance de l'ex-Zaïre. La presse belge annonçait d'ailleurs que Vanackere arrivait à Kinshasa " pour y prendre la température. " Très au fait des relations entre Kinshasa et Bruxelles, notre consœur Colette Braeckman prévenait que " la visite du chef de la diplomatie belge, longtemps attendue à Kinshasa, devrait mettre un terme, sinon définitif, en tout cas officiel, à la brouille qui avait séparé les deux pays à la suite des propos très critiques tenus par Karel De Gucht et mené à la fermeture des consulats belges à Lubumbashi et à Bukavu. " Si, depuis, le consulat de Lubumbashi a été rouvert, les Congolais ne s'opposeraient à l'ouverture d'une représentation belge au Kivu. De l'autre côté, les deux capitales affirment ne plus être concernées par les productions de De Gucht passées sous le statut d'Européen " dont les déclarations ne refléteraient en rien le point de vue de la Belgique", commente Le Soir en faisant allusion à l'exposé de De Gucht le 16 décembre 2009 devant le Parlement européen. " Car l'heure est à la normalisation, sinon au beau fixe, comme s'il s'agissait de franchir sans incidents la dernière ligne droite menant aux cérémonies du 50eme anniversaire de l'indépendance. " Il ne reste pas moins que le cinquantenaire du Congo indépendant est pris au sérieux en Belgique où s'observerait une certaine effervescence. Plusieurs personnalités belges sont, en effet, attendues à Kinshasa. A ce nombre, on parle de l'éventuelle venue de Herman Van Rompuy, le très récemment ancien Premier ministre belge devenu président du Conseil européen. Van Rompuy est l'un des frères Rompuy qui étudièrent durant deux ans au collège Albert II, aujourd'hui Boboto. D'autres " anciens " se prépareraient activement aussi. Dans tous les cas, le 30 juin 2010 ne passera pas inaperçu dans les rapports entre Kinshasa et Bruxelles lorsque l'on rapporte qu'à Kinshasa, Steve Vanackere doit inaugurer la " maison Schengen ", un service géré par les services diplomatiques belges et qui sera, désormais, chargé de délivrer des visas valables dans tout l'espace européen. Jonas Eugène KOTA

ENJEUX DE L'HEURE
Crédits provisoires : Faute de matière, le Sénat bloqué
Les violons ne se sont pas accordés hier au Sénat sur l’examen et l’adoption des crédits provisoires sollicités par le Gouvernement, inscrits à l’ordre du jour. Le sénateur Ekombe a estimé, à travers une motion, que la démarche tendant à examiner l’ouverture des crédits provisoires sur base de la motion de la Chambre basse ne s’inscrivait pas dans l’esprit de la Constitution et du Règlement intérieur de la Chambre haute du Parlement ; car, soutient-il, l’ouverture des crédits provisoires n’a pas été examinée à l’Assemblée nationale. C’est plutôt la motion initiée par un député qui a engendré le rejet du projet de loi adhoc. Sa motion a été aussi soumise au vote et n’a pas requis la majorité absolue. D’où, la nuit portant conseil, la plénière a été suspendue. Les travaux reprennent aujourd’hui.

Pour l’auteur de la motion, le Sénat n’a pas à examiner et adopter la demande d’ouverture des crédits provisoires sur base d’une lettre du président de l’Assemblée nationale par laquelle il informe le Sénat du rejet des crédits provisoires à la suite d’une motion. « Nous allons examiner quoi ? », s’interroge-t-il, avant d’ajouter: « la motion ? »
La lettre de l’Assemblée nationale au Sénat lue en plénière souligne : « j’ai l’honneur de vous informer qu’à la suite de la motion incidentielle de la séance plénière du mardi 19 janvier 2010, par l’honorable Faustin Kambala Ilunga tendant à ne pas examiner le projet de loi portant l’ouverture des crédits provisoires pour l’année 2010, les honorables députés ont voté majoritairement pour cette motion. (…) Par conséquent, la représentation nationale a entamé en urgence l’adoption du Budget de l’Etat pour l’exercice 2010 en fonction des recommandations du Chef de l’Etat (…)».
La motion du sénateur Ekombe a été soutenue par certains des ses collègues. Pour les tenants de cette thèse, le débat n’avait pas d’intêret par manque de matière. Selon eux, un projet de loi est déposé dans l’une des deux Chambres. C’est donc une chambre qui est saisie et envoie à une autre la matière. Or, dans le cas d’espèce, poursuivent-ils, le président de l’Assemblée nationale n’a pas transmis la matière à examiner, mais plutôt fait part du rejet de l’examen de la demande d’ouverture des crédits à la suite d’une motion.
Par contre, d’autres sénateurs n’ont pas voulu entendre de cette oreille la thèse du camp du sénateur Ekombe. Eux pensent plutôt qu’il y a matière et que le projet reste entier parce qu’il n’a pas été rejeté. Ceux-ci pensent que l’Etat doit fonctionner. Dans ce cas, il faut doter le pays des crédits provisoires.
A l’issue du débat, la motion a été soumise au vote par appel nominal. Mais celle-ci n’a pas requis la majorité absolue, car sur 73 votants signalés, 48 ont voté pour, 26 contre et 9 se sont abstenus. (Le calcul fait par Forum des As démontre qu’il y a eu 83 votants au total  cela n’influence pas le résultat).
Cet état de chose a encore compliqué l’équation, car les sénateurs n’ont pas su quoi faire exactement. Ils ont finalement résolu de suspendre la séance et d’aller interroger la sagesse. La plénière a exigé pour la séance de ce jour, la présence du ministre du Budget.
Mais un fait à signaler est que la motion du sénateur Ekombe a été soumise deux fois au vote. La 1ère fois c’était à main levée. A l’œil nu, le résultat indiquait que la majorité des sénateurs soutenait la motion. Et c’est quand l’auteur de la motion demande au Président du Sénat de proclamer le résultat officiellement que celui-ci dira pour la 1ère fois : « les résultats sont clairs, que voulez-vous que je dise ». Et ensuite, il va décider de reprendre le vote par appel nominal qui aboutira aux résultats signalés ci-haut.
Cherchant à faire l’interprétation des résultats du vote, Léon Kengo Wa Dondo va accorder la parole au sénateur Nyarugabo. Celui-ci a déploré le fait que le vote a eu lieu deux fois et que certains sénateurs ont voté deux fois de manière différente. « Mais le fait que le vote se fasse deux fois, c’est déjà un problème », a-t-il déclaré, avant de noter « on a proclamé seulement le résultat du 2e vote (appel nominal). La majorité que nous avons tous vue (lors du vote à main levée) est allée où ? ». Mais selon le président du Sénat, il fallait absolument procéder au vote à main levée pour pouvoir proclamer les résultats.
Un fait particulier à signaler lors du vote est le fait que tous les membres du bureau ont voté contre la motion.
Dina BUHAKE

RETOMBEES DE LA DEUXIEME SESSION D'EVALUATION DE L'OPERATION "KIMIA 2"
Nouveaux engagements des armées congolaise, rwandaise et burundaise pour renforcer la sécurité dans les Grands lacs

L La deuxième session d'évaluation de l'opération "Kimia 2" s'est achevée tard dans la nuit de mardi dernier à Matadi où s'étaient réunis les chefs d'état-major des armées de la RDC, du Rwanda et du Burundi, en présence du Commandant des casques bleus de la MONUC. Au terme de leur évaluation, les participants ont arrêtés, dans un communiqué conjoint, une série de mesures visant à consolider la sécurité dans la région des Grands Lacs.
Niyombare du Burundi, James Kabarebe du Rwanda et Didier Etumba de la RDC ont convenu, entre autres, de maintenir le rythme des opérations en vue de la réussite de l'opération " Amani Leo ", mettre en place un monitoring conjoint sur le terrain et un mécanisme d'échange d'informations entre les services des renseignement du Rwanda, du Burundi et de la RDC. Les participants se sont aussi engagés à intensifier la sensibilisation de la population pour l'amener à se désolidariser des éléments résiduels des FDLR ; organiser des rencontres régulières à tous les échelons de commandement pour échanger les renseignements et les informations dans le cadre des opérations.
Le chef d'état-major général de l'armée rwandaise a encouragé les FARDC et la Monuc à poursuivre la traque des éléments résiduels des FDLR en vue de leur éradication totale. Son collègue du Burundi a, pour sa part, préconisé l'intensification des échanges de renseignements pour démanteler ces milices armées afin de mieux sécuriser la frontière commune.
Pour sa part, Babacar Gaye, commandant des forces de la MONUC, a souhaité que les experts des états-majors des FARDC et des forces de défense du Rwanda se réunissent régulièrement en vue d'harmoniser leurs points de vue et d'atteindre les objectifs fixés. Le chef d'état-major général des FARDC a, de son côté, rassuré ses collègues que l'armée congolaise va poursuivre sans relâche les opérations jusqu'à l'éradication des FDLR.
La prochaine tripartite d'évaluation se tiendra à Kisangani, le 15 avril 2010. JEK.

LES TRACTATIONS N'AYANT PAS ENCORE COMMENCE
Remaniement : Koyagialo attend les instructions de Kabila

Le remaniement du Gouvernement central est l’un des sujets qui défraient la chronique à Kinshasa. L’impatience semble avoir atteint son comble. Entre-temps, dans les états-majors des partis politiques alliés de la Majorité au pouvoir, il s’observe une agitation qui ne dit pas son nom. Comme si le Gouvernement était un jeu de dame, certains partis de la Majorité se préparent déjà pour changer les pions. Bien plus, une guéguerre gagne du terrain au sein de certains mouvements associatifs aux couleurs tribales où se pose avec ardeur, un sérieux problème de leadership. Que des fils d’une province, vivant naguère dans une harmonie insoupçonnable se livrent à une guerre de positionnement motivée par la boulimie du pouvoir, la chose ne peut qu’interpeller les bonnes consciences.

La question serait sans doute : « Qu’en-est-il de ce remaniement annoncé depuis plusieurs mois ? » - « Les consultations ont-elles déjà commencé ? » -« Si oui, où en est-on ?» Si non, qu’est-ce qui bloque la machine jusqu’ici ?» Voilà, autant de préoccupations de l’opinion qui nous ont poussé à contacter hier au téléphone, M. Louis Koyagialo, Secrétaire exécutif adjoint de l’Alliance pour la majorité au présidentielle (AMP).
En rapport avec l’agitation évoquée ci-dessus, ce haut cadre de l’Amp n’a pas balbutié dans son propos. « Ce sont les partis politiques qui ont perdu leurs postes au sein du Gouvernement et qui pensent les récupérer à l’issue du remaniement. ¨Pourtant, ce n’est pas évident », a déclaré Louis Koyagialo.
Par ailleurs, le Secrétaire exécutif adjoint de l’Amp dit n’avoir reçu jusqu’ici, aucune consigne de l’autorité morale de l’Alliance au pouvoir (Ndlr : le Chef de l’Etat Joseph Kabila), d’amorcer les consultations à ce sujet. Autrement dit, Louis Koyagialo précise que les tractations n’ont même pas encore commencé pour remanier l’Exécutif central actuel. « Il n’y a pas péril en la demeure. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’agitent. On a souvent accusé le Gouvernement de budgétivore sous-prétexte qu’il était pléthorique. Maintenant qu’on a des ministres en moins, il est étonnant que les mêmes personnes qui dénoncent la pléthore des membres de l’Exécutif tirent le hallali pour que soient comblés certains vides. Je crois qu’avec des ministres de moins, on a aussi des dépenses en moins », estime Louis Koyagialo.

PLUS QU’UNE NECESSITE
L’idéal n’est pas d’avoir chaque année, un nouveau Gouvernement. Le Président Mobutu, en son temps, a excellé dans cet art. Pendant plus d’une décennie, on a vu des Commissaires d’Etat puis des ministres carriéristes qui ont battu le record des mandats. Des Professeurs d’université et autres experts ont participé à la gestion active de la chose publique. Des gens ambitieux aux apparences d’une probité morale éprouvée, mais qui se salissaient dedans. C’est le système.
Les résultats ont été ceux que les Zaïrois d’alors et Congolais d’aujourd’hui connaissent. Rien n’avait changé. Plus qu’un jeu, le remaniement avait été pour l’Homme à la célèbre toque en peau de léopard, une formule politique pour récompenser ses meilleurs « élèves » ou descendre ses ennemis.
Cependant, il est établi que dans le contexte actuel de la RD Congo, le remaniement est plus qu’une nécessité et cela pour plusieurs raisons. La première est liée aux vides occasionnés par des ministres soit décédés, soit révoqués, soit encore appelés à d’autres fonctions. Dans l’actif, le Gouvernement Muzito accuse un « déficit » de quelque quatre membres. C’en est trop. Il s’agit, entre autres, de trouver les remplaçants des ministres de l’Economie, André Philippe Futa (décédé), des Affaires sociales Barthélémy Botswali (récemment révoqué), des relations avec le Parlement, le Pr Lumanu (nommé Directeur de cabinet du Chef de l’Etat). Le dernier vide à combler est celui laissé par le ministre de la Recherche scientifique.
La deuxième raison est la recherche de l’efficacité. Nombre de ministres font ombrage à la réalisation du vaste programme de développement, résumé en Cinq chantiers de la République initié par le Président Joseph Kabila. C’est donc l’occasion de se débarrasser de toutes ces queues trainantes pour les remplacer par des personnes ayant des compétences avérées.
De l’avis des observateurs, le chef de l’Etat a tout intérêt à filtrer la sélection. Autrement dit, le remaniement, loin d’être considéré comme une sanction extrême, un règlement des comptes aux ministres visés (pourtant ils l’auront mérité), est une remise en selle du Gouvernement. Car, lorsque les Congolais feront le procès du quinquennat du Président Joseph Kabila en 2011, ils ne verront jamais un seul ministre. Bien au contraire, le chef de l’Etat répondra seul. Aussi, pense-t-on que le moment est venu pour un choix judicieux des candidats ministrables, remplissant le minimum des conditions de véritables hommes d’Etat et non des hommes politiques motivés par des intérêts partisans.
En attendant, les membres du Gouvernement sortant se comportent tous désormais, comme des animaux de la Fontaine, dans sa célèbre fable « Les animaux malades de la peste. » « Est-ce moi ou l’autre », s’interrogent-ils sans doute. Toujours est-il que « riche ou pauvre, le dernier jugement de la cour le rendra noir ou blanc ». Il appartient donc à chaque ministre de faire une autoévaluation de son action au sein du Gouvernement. Dès lors que la Première dame, Olive Lembe Kabila, soit plus visible sur le terrain que la plupart des membres du Gouvernement, il se pose alors un sérieux problème à résoudre. Laurel KANKOLE


NATION
TEMOIGNAGE A L'ISSUE DE LA PRESENTATION DU LIVRE DE JEAN MPISI
Gizenga immortalisé par Bwabwa wa Kayembe, J. Diana, W. Makiashi et F. Malutshi à l’ABA
Le jeudi 14 janvier dernier, la salle de promotion de l’Académie des beaux arts (Aba) a servi de cadre au débat autour du livre «Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de Lumumba», une oeuvre de Jean Mpisi. Ce débat était organisé en prélude à la commémoration du double anniversaire des assassinats des héros nationaux, Lumumba et LD Kabila. Cette rencontre culturelle était l’oeuvre du BAC (Bureau d’actions et déveil à l’éducation culturelle) que dirige Jean-Marie Ntantu Mey) . L’on a pu suivre les témoignages de Bwabwa wa Kayembe, président de l’Union des écrivains congolais (Ueco), Joachim Diana Gikupa (journaliste à L’Avenir), Willy Makiashi et François Malushi (Assistant du Premier ministre Adolphe Muzito).
Un ouvrage pour permettre aux Congolais de découvrir le combat politique mené par l’un des monuments de la scène politique congolaise, digne continuateur du combat de Patrice Lumumba «Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de Lumumba» est une oeuvre de Jean Mpisi préfacée par un baobab en la matière nommé Elikia M’Bokolo. Quatre intervenants ont ainsi apporté leurs témoignages à l’immortalisation de Gizenga: Bwabwa wa Kayembe, Joachim Diana Gikupa, Willy Makiashi et François Malushi. Dans chacun de ces témoignages, c’est le combat de l’héritier de Patrice Emery Lumumba qui était au centre des débats.

«ANTOINE GIZENGA EST UN MODELE POUR LA JEUNESSE CONGOLAISE»
Le tout premier à prendre la parole, c’était le président de l’Union des écrivains du Congo (Ueco), Matthias Bwabwa wa Kayembe. «Antoine Gizenga, c’est un baobab de la scène politique congolaise, celui-là même qui a su marquer des empreintes indélébiles toute l’histoire de la vie politique de notre pays, depuis l’époque de l’indépendance à nos jours. Ceui-là même qui, encore vivant, est inscrit dans le petit cercle des champions incontestables de la cause émancipatrice et libératrice du Congo»,a expliqué Matthias Bwabwa. Avant d’indiquer que le mythe Gizenga allait au-delà des frontières nationales. En fait, pour lui, «Antoine Gizenga est une des figures les plus singulières et les plus importa ntes de l’histoire de l’Afrique contemporaine, engagé toute sa vie durant dans le combat pour la liberté et la dignité».
Le Pr Bwabwa wa Kayembe s’interroge si, finalement, Antoine Gizenga ne serait pas le premier résistant congolais à l’ordre néo-colonial. «A 24 ans déjà, l’homme considéré comme le plus sage de tous les intellectuels de sa contrée, est élu président national du Parti solidaire africain (Psa), le parti rival à l’Abako de Joseph Kasa-Vubu». Malgré son absence à la table ronde de Bruxelles convoquée le 15 décembre 1959 fait observer Bwabwa wa Kayembe, Gizenga n’avait pas manqué d’inviter avec Mulele les délégués congolais à ne présenter qu’une seule volonté à l’indépendance. Tout en relevant les éléments qui ont ponctué la vie politique de Gizenga, le président de l’Ueco en arrive à la conclusion selon laquelle «Antoine Gizenga, c’est un modèle pour les politiciens et pour l’ensemble de la jeunesse congolaise». Surtout qu’il n’a pas hésité à rendre le tablier au prestigieux poste de Premier ministre lorsqu’il sentit que le poids de son âge ne lui permettait plus de donner à son peuple le meilleur de lui-même en exerçant ces hautes fonctions.

«ANTOINE GIZENGA : CE QU’ON DIT ET QU’IL N’EST PAS»
C’est au journaliste Joachim Diana Gikupa qu’est revenue la charge de décortiquer le thème «Antoine Gizenga : ce qu’on dit et qu’il n’est pas». Dans ce chapitre, Joachim Diana Gikupa évoque ce qu’il considère comme les trois icônes du lumumbisme: Pierre Mulele, Laurent-Désiré Kabila et Antoine Gizenga. Leur lien commun, explique-t-il, c’est «la fidelité à Lumumba» qui se traduit par l’engagement de «ne jamais trahir le Congo». Tout en relevant que les trois personnalités n’ont jamais trahi le Congo, Joachim Diana conclut: «la seule différence entre Gizenga et les autres, c’est qu’il est encore vivant». D’autres différences, notre confrère les situe sur le frond de la pensée lumumbiste où chacun des trois, précise-t-il, représente un courant, mieux un accent, une nuance. Patrice Lumumba, rappelle-t-il, avait foi en la lutte démocratique. Ses partenaires (Mulele, Gizenga et Kabila) s’étaient également inscrits dans cette voie démocratique. Après Lumumba, poursuit Diana Gikupa, Pierre Mulele choisit la voie révolutionnaire et la lutte armée, tout comme Laurent-Désiré Kabila. Antoine Gizenga est, lui, resté dans la lutte démocratique.
Quant aux relations entre Antoine Gizenga et les autres lumumbistes, l’orateur en donne un aperçu. Pour ce qui est des relations entre Gizenga et Mulele, Joachim Diana balaie d’un revers de la main la version selon laquelle Gizenga aurait trahi Mulele. «Personne ne l’a jamais démontré. Par contre, on peut démontrer que les deux hommes sont restés unis et n’ont été séparés que par des circonstances douloureuses» tranche-t-il. Entre Gizenga et LD Kabila, Diana écarte aussi toute idée de trahison, même lorsque l’aviation de Mobutu avait bombardé le maquis de M’Zee Kabila à Hewa Bora où séjournait Antoine Gizenga. «En conclusion, Gizenga n’est pas un révolutionnaire au sens où l’étaient PIerre et Laurent-Désiré Kabila. Mais, il n’a jamais été un réactionnaire, un anti-révolutionnaire ... Il s’avère que Antoine Gizenga n’a jamais été qu’en position de la lutte démocratique sans jamais refuser les méthodes révolutionnaires».

«HERITAGE LUMUMBISTE ET IMPERATIF DE REFONDATION DE L’ETAT CONGOLAIS: QU’EST-CE QU’ETRE NATIONALISTE AUJOURD’HUI»
Me Willy M. Makiashi a tout d’abord, dans son exposé, fait comprendre que «la vertu nationaliste est la ressource sociale et politique la plus précieuse au monde et, néanmoins, la plus rare dans nos coeurs en Rdc». Des expériences de Patrice Emery Lumumba et Antoine Gizenga, Willy Makiashi relève la bonne gestion du pouvoir politique. «L’importance de cet héritage communautaire est fort capitale comme source de génération de l’esprit citoyen, éthique et républicain», indique l’orateur. Pour ensuite s’interroger, «cinquante ans après, pouvons-nous dire que le clan des nationalistes congolais peut avoir un bilan à présenter à la collectivité nationale?» A partir de la signification même de l’héritage lumumbiste pour l’émergence de l’Etat et du contenu de l’éducation au nationalisme, Willy Makiashi conclut qu’il est plus que pressant d’aller puiser aux sources des valeurs positives permanentes, en tant qu’énergie nécessaire à l’érection d’un Etat imposant, fort et prospère qui profite du maximum d’avantages que lui offre la nature pour son développement intégral.
«Refonder l’Etat congolais, c’est dans cette perspective, le restaurer pour le présent et pour l’avenir. C’est aussi le préparer à savoir affronter les défis majeurs qui se dressent devant lui», soutient l’orateur qui rappelle deux recomman dations d’Antoine Giuzenga lorsqu’il était Premier ministre: «ne faisons pas du Congo une jungle où les grands arbres absorberaient pour eux-mêmes toutes les eaux de pluie au détriment de petits arbres; attention le poisson commence à pourrir par la tête, il y a donc besoin d’une bonne dose de moralité en politique, il convient donc que la justice s’occupe sans complaisance aussi bien des puissants que des misérables». Me Willy M. Makiashi termine son exposé par un questionnement: «Que deviendrait la Rdc dans les 50 ^prochaines années, si nous n’ouvrons pas grandes nos portes à l’investissement dans l’avenir de la postérité à travers les valeurs permanentes sus évoquées? Que deviendrait notre jeunesse congolaise, faite des héritiers de Gizenga et, de Lumumba de demain, si léveil au nationalisme n’est pas encore devenu l’épine dorsale de notre éducation civique et morale?»

«LES RAISONS DE L’AXE JOSEPH KABILA - ANTOINE GIZENGA»
Dans ce dernier chapitre, l’Assistant du Premier ministre Adolphe Muzito, M. François Malutshi s’est intéressé aux rapports entre Gizenga et Lumumba, aux rapports entre Gizenga et LD Kabila et à alliance avec Joseph Kabila. «Sans évoquer ici toutes les séquences de l’histoire politique de notre pays qui
caractérisent les relations entre Antoine Gizenga et Patrice Lumumba, nous pouvons dire que l’idéal de liberté, de l’indépendance pour lequel Lumumba a donné sa vie, cet idéal donc, est resté vivace chez Antoine Gizenga. Ce qui démontre jusqu’à ce jour, sa fidélité envers son camarade, son compagnon de
lutte, bref son ami, Patrice Emery Lumumba», confie François Malushi. Quant aux rapports entre Gizenga et LD Kabila, l’orateur explique que «Gizenga connaissait bien LD Kabila et la lutte qu’il menait contre le régime dictatorial, et je n’en veux pour preuve que l’importante visite que Gizenga rendit à LD Kabila au maquis de Fizi Baraka (Hewa Bora) en 1973 qu’il atteignit du reste difficilement. Cette visite a fait dire à LD Kabila, en voyant le Patriarche, qu’il était un grand nationaliste car de tous les anciens, il était le 1er et le seul à aller à sa recherche. Cette visite, a-t-il ajouté, constituait pour lui un grand réconfort et un grand encouragement».
De l’alliance entre Antoine Gizenga et Joseph Kabila, François Malushi explique: «Comme le disait un homme politique Français pour Martine Aubry qu’elle était née dans une couveuse politique de son père (Jacques Delors), Joseph KABILA a grandi dans la pouponnerie politique de son père et aux mamelles du Lumumbisme. Donc il va de  soi que les rapports entre A.GIZENGA et Joseph KABILA ne pouvaient et ne peuvent être que ceux de deux nationalistes qui se rencontrent, malgré la différence de générations. Il était aussi clair que le choix fait par le PALU pour soutenir Joseph KABILA au second tour ne pouvait souffrir d’aucune ambiguïté, de même que l’accord conclu entre le PALU et l’AMP. Donc, au regard de ce qui est dit plus haut, il est tout à fait normal que la convergence idéologique, servant de soubassement, puisse, au delà de quelques péripéties d’appréciations individuelles, expliquer la pérennité, la fidélité et même le respect mutuel des leurs rapports politiques», a conclu François Malutshi, Assistant du Premier ministre Adolphe Muzito.
Les débats qui ont suivi ces différents exposés ont montré à quel point le combat de l’héritier de Patrice Lumumba intéresse les Congolais, jeunes et vieux. M. M.


NATION
Monuc : l’évaluation de l’opération Kimia II à l’ordre du jour
L’évaluation de l’opération Kimia II était au centre d’une réunion le mardi 19 janvier dernier à Matadi, dans la province du Bas-Congo, a-t-on appris hier lors du traditionnel point de presse de la Monuc à Kinshasa. Ont pris part à cette rencontre, le commandant de la Force de la Mission onusienne ainsi que les chefs d’état-major de la RDC, du Burundi et du Rwanda. Un autre point abordé au cours de ce rendez-vous hebdomadaire, est celui de la tournée qu’a effectuée le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Alan Doss, qui était accompagné du commandant de la Force de la Monuc, du 16 au 18 janvier de l’année en cours au Nord-Kivu.
Pour le porte-parole de cette institution, Madnodje Mounoubai, cette visite avait pour objectif de faire le point sur la situation sécuritaire et humanitaire et discuter des modalités de mise en œuvre de la Résolution 1906, notamment en ce qui concerne la protection des civils dans le cadre de l’opération «Amani Leo».
Par ailleurs, Madnodje Mounoubai a fait savoir que la Monuc a tenu une réunion le 19 janvier à Kisangani pour faire un brainstorming sur la question des LRA dans le Haut-Uélé. Une occasion, a-t-il ajouté, pour le Bureau des Droits de l’homme de donner le bilan des attaques des LRA pendant la période de mi-novembre à mi-janvier qui est de 100 personnes tuées, 81 enlevées et 9 blessées.
Dans un autre chapitre, le porte-parole de la Monuc a indiqué que dans le cadre de la stabilisation et du programme DDR, son institution, les Fardc, Eusec, la Pnc et le Pnud ont mis en place un plan opérationnel pour une intégration rapide de quelque 1700 Mai-Mai du groupe Kifuafua à Walikale et Hombo dans le Nord-Kivu. L’’exécution de ce plan est prévu pour le 24 janvier courant avant de souligner qu’il devra durer, en principe, 3 semaines et pourra s’élargir à d’autres groupes d’ex-combattants congolais soit pour leur intégration dans les Fardc, soit pour le retour à la vie civile.

Les infrastructures routières rendent difficile l’accès DES humanitaires
La chargée de l’information publique adjointe de Ocha a, pour sa part, indiqué que la dégradation des infrastructures routières et la situation sécuritaire au Sud-Kivu rendent difficile l’accès aux humanitaires. A ce sujet, a-t-elle poursuivi, la rupture de l’axe Kalehe-Nyabibwe-Minova, dans le territoire de Kalehe, ne permet pas d’atteindre les populations déplacées à Lushebere et Nyabibwe. Cette situation, a évoqué Stefania Trassari, n’a pas permis au Pam d’organiser les distributions des vivres en faveur de ces déplacés.
Tandis qu’au Nord-Kivu, la communauté humanitaire déplore une fois de plus le non respect du caractère civil des camps des personnes déplacées.
A entendre Ocha, les Fardc ont, le 15 janvier, fait une incursion dans le camp de Muihanga, dans le territoire de Masisi, où ils ont exercé des violences contre le personnel des organisations humanitaires et procédé à l’extorsion des biens. Stefania a déploré le fait que cette action a perturbé la distribution des biens non alimentaires en cours dans le camp. Entre-temps, relève-t-elle, la liste des incidents contre les humanitaires dans la province s’allonge, avant d’ajouter que la protection des populations civiles reste une préoccupation dans le territoire de Masisi.
Mathy MUSAU

POUR UNE GESTION DURABLE DE SES RESSOURCES NATURELLES
La RDC met le cap sur la surveillance de l’exploitation forestière
Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo a procédé, mercredi 20 janvier 2010, à la signature d’un contrat de surveillance forestière avec la Société générale de surveillance (SGS) qui a été représentée par M. Alain Verney. Ce contrat vise à permettre à la RDC d’avoir des retombées exactes en termes de devises, d’emplois et de la gestion durable de ses ressources naturelles.
A en croire le n°1 de l’Environnement congolais, ce contrat a été négocié depuis deux ans pour une surveillance plus approfondie du secteur forestier et de l’exploitation des ressources naturelles. Cela a été rendu possible avec l’appui des partenaires traditionnels de la RDC, notamment l’Union européenne, la Banque mondiale, les gouvernements allemand, belge, du Royaume uni et des USA.
Selon José Endundo, d’autres contrats vont se suivre pour que rapidement le pays se mette à niveau pour être éligible à tous les mécanismes qui vont être mis en place.
Ce projet concerne d’abord trois provinces forestières congolaises à savoir, l’Equateur, le Bandundu et la Province Orientale. Il a aussi laissé entendre qu’une deuxième phase de l’opération va s’étendre sur toute l’étendue du territoire. A l’entendre, la RDC a d’importantes ressources naturelles, car elle est le premier pays africain en matière de ressources avec 1 million et demi de kilomètres carré de forêts ; de 250 milles kilomètres carré d’aires protégés, la moitié d’eau douce d’Afrique. C’est qui revient à dire que la RDC est un scandale écologique.
Dans le cadre du Comifac, a expliqué le ministre de l’Environnement, le pays a pris un retard en matière de qualification des ressources. Pour que la RDC soit éligible au fonds vert de 10 milliards de dollars chaque année mis en place au sommet international de Copenhague, il faut mettre à niveau tous les agents du ministère de l’Environnement a soutenu José Endundo. Ce qui justifie d’ailleurs la mise à niveau de l’administration, dans la revue institutionnelle du ministère aujourd’hui, on a réduit de 24 à 12, le nombre des directions et il y a une politique de mise à la retraite de certains agents de son ministère, a-t-il poursuivi. Pour lui, il faut également des mécanismes de contrôle pour mettre fin à l’exploitation forestière illégale.
A son tour, le représentant de la Société générale de surveillance (SGS), Alain Verney, a déclaré que  « la tâche va être difficile pour surveiller l’exploitation forestière, parce que la RDC est un grand pays forestier que d’autres pays où nous avons jusqu’à présent mis le dispositif de contrôle, notamment la Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Cameroun et le Gabon ». Avant d’ajouter : « Mais c’est une tâche qui ne nous fait pas peur. Puisque nous avons la technique et l’expertise forestière. Je suis convaincu que sur un programme de cinq ans, on pourra arriver à construire un service de contrôle efficace qui peut couvrir toute l’étendue du territoire congolais ».
Selon M. Alain Verney, tout va se passer dans de bonnes conditions, car c’est la main d’œuvre congolaise qui sera utilisée pour mettre le fameux dispositif en place. D’après le n°1 de la SGS, l’idée est de faire une intégration au sein du ministère de l’Environnement et d’utiliser autant que possible les compétences et les experts de ce ministère. D’où, il y a un programme de formation qui est prévu dans ce contrat. Ceci, pour qu’au terme de ce contrat, la SGS se retirera et donnera le relai du programme aux agents qui ont été formés au sein de l’administration sans besoin d’une assistance.
Ce programme de surveillance forestière sera basé en plusieurs périodes et s’inscrit dans un programme global de la Banque mondiale. C’est ce qui revient à dire que la SGS bénéficiera d’un financement conséquent de la Banque mondiale pour la mise en œuvre de ce projet ambitieux.Simard Simon TSOUMBOU
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Un cas de vol constaté hier  aux bureaux de l’UNPC !
Un voleur a réussi à entrer dans les bureaux de l’Union nationale de la presse du Congo(UNPC) où il a emporté un ordinateur portable. Contactée hier au téléphone, Mme Chantal Kanyimbo, présidente de cette structure de la presse congolaise, a confirmé les faits. Le vol  a été perpétré dans la nuit du mardi 19 à mercredi 20 janvier courant. Dans sa sale besogne, le voleur a d’abord cassé la serrure de l’entrée principale des installations de l’Unpc, avant de casser celle du bureau de Mme Chantal Kanyimbo. Le bureau du secrétaire général n’a pas non plus été épargné, nous a-t-on appris hier lors d’une descente sur les lieux.
Selon un sexagénaire préposé à la réception, un haut Commissaire de la Police nationale congolaise alerté par la haute hiérarchie de l’UNPC, a effectué une descente sur le terrain pour constater les faits. Ledit officier de la Police a établi un Procès verbal (PV) de constat, avant de promettre la poursuite des enquêtes.
Sur place dans les bureaux de l’UNPC, aucun des agents rencontrés n’a été en mesure de fournir plus de détails sur les circonstances du vol. Tous ont eu les nerfs tendus. « Vous ne constatez pas que les portes des bureaux ont été forcées », se sont-ils limités à dire sur un ton n’admettant pas la moindre réplique.
Les bureaux de l’UNPC sont situés au 2ème étage de l’immeuble Moanda (derrière l’Hôtel Memling), sur l’avenue de la Presse dans la commune de la Gombe. Selon une source contactée, c’est la première fois qu’un cas de vol  est déclaré dans les bureaux de l’UNPC depuis que Mme Chantal Kanyimbo a été placée à sa tête. Mais qu’un « Lap-top » puisse constituer le motif d’un acte de cambriolage, il y a de quoi s’interroger sur le voleur. Toujours est-il que le vrai mobile du cambrioleur ne vient jamais de loin. Laurel KANKOLE

CONGO PROFOND
Bulungu : le pont de Vital Mbeshi  sur la rivière Mikulungu désenclave le secteur Nko-Musuku
Longtemps resté enclavé, le secteur Nko-Musuku dans le territoire de Bulungu, district du Kwilu, province du Bandundu s’est ouvert depuis le 19 décembre 2009 au reste du territoire. Cette ouverture porte ainsi la signature d’un fils du terroir qui a débloqué ces propres moyens pour jeter un grand pont sur la rivière Mikulungu et réhabiliter la route de dessertes agricoles reliant le centre de Kikongo à celui de Kivanda. Vital Mbeshi, parce que c’est de lui qu’il s’agit, a réussi là où beaucoup d’acteurs du territoire de Bulungu ont échoué. Avec 4.800 dollars américains, il est parvenu à poser ce pont d’intérêt territorial
Privé des interlocuteurs valables au sein des institutions de la République, le secteur Nko-Musuku se trouve dans un état du sous-développement criant occasionné par le manque d’infrastructures de base. Depuis la disparition de la société huilière « Plantations Lever au Congo (PLC ex PLZ», les routes de dessertes agricoles de cette agglomération manque des routes. Seules qui existent sont pratiquement des sentiers ne pouvant pas faciliter la circulation des véhicules capables de contribuer à l’évacuation des produits agricoles.
Face à cet état de choses, Vital Mbeshi s’est décidé d’aller au front de la reconstruction du désenclavement de ce secteur. « J’ai toujours été choqué de voir notre secteur sombrer alors qu’il regorge d’énormes potentialités en termes des ressources naturelles. Privé des députés et autres responsables dans les institutions du pays, le secteur demeure un véritable orphelin au niveau des instances de prise de décisions. Voilà qui fait que Nko-Musuku soit oublié à chaque fois que l’on pense aux actions visant la reconstruction du pays, du moins dans le territoire de Bulungu. La plupart des personnalités ressortissants de notre territoire ne songent jamais à ce coin. Ce qui fait que les habitants sont butés à d’énormes difficultés relatives aux infrastructures de développement de base », a souligné ce natif du secteur Nko-Musuku.
A la question de connaître la motivation principale des actions qu’il mène dans le secteur, Vital Mbeshi a donné des réponses étonnamment révélatrices. « Mon souci est de chercher tout d’abord de sortit mon secteur du joug  de l’enclavement. Mon combat consiste à montrer aux populations que les efforts de développement ne doivent pas venir seulement des acteurs politiques mais des acteurs privés que nous sommes. Par ces actions, je tiens à donner l’occasion aux commerçant d’avoir accès facile dans le secteur en vue de chercher à évacuer les produits champêtres qui pourrissent par manque ders routes et des ponts », a-t-il déclaré avant de dire qu’il est déterminé à étendre ses actions à travers toute l’étendue du secteur Nko-Musuku.
Outre le pont qu’il a réussi à jeter sur la rivière Mikulungu sur financement propre avec un coup évalué à 4.800 dollars américains ., Vital Mbeshi a réhabilité la route Kikongo-Kivanda, longue de 11 Km. L’abbé curé de la paroisse catholique de Lusanga, Fabien Kipela Mondo, qui a inauguré cet important ouvrage, a remercié ce digne fils pour ce qu’il vient de réaliser pour le désenclavement du secteur. « Depuis que je suis dans cette paroisse, je n’ai jamais eu l’occasion de célébrer une messe dans nombreux coins du secteur par manque d’infrastructures de base. L’absence du pont sur cette rivière nous a beaucoup bloqués. Maintenant que Vital Mbeshi a réussi à jeter ce pont et à réhabiliter cette route, nous sommes à mesure de circuler librement à travers l’entité », en déclaré l’abbé Fabien Kipela. Le commissaire de district du Kwilu, M. Tshibuyi, a fait savoir que l’action posée par ce digne fils appelle encouragement et soutien. Dorian KISIMBA

Équateur : le football conduit à l’information de la population
En RD Congo, de plus en plus d’habitants de Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, s’équipent en antennes paraboliques pour capter les télévisions étrangères. Ils suivent ainsi les grands événements sportifs du monde entier, mais aussi l’actualité internationale.
Mbandaka, 12 janvier. Il est 16 heures. Les quartiers pauvres de la capitale de l’Équateur, située au nord-ouest de la RD Congo, se vident. Par petits groupes, les gens se déplacent, certains avec des chaises sur les dos, à la recherche de parcelles où sont installées les antennes paraboliques. Une heure plus tard démarre la retransmission en direct des matchs de la 27e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2010), en Angola. Depuis le début de cette compétition, le 10 janvier, cette scène est quasi quotidienne dans la ville. À l’occasion de la retransmission de grandes compétitions internationales de football, la plupart des propriétaires d’antennes paraboliques ouvrent les portes de leurs concessions au grand public. Celles-ci se transforment du coup en mini-stades. Dans la cour d’une propriété, on peut compter jusqu’à cent personnes venues des environs, enfants et adultes, pour voir les matchs.
L’engouement du public est vif dans une ville où l’électricité n’est pas accessible à la grande majorité des gens, où la télévision nationale n’émet que par intermittence et les radios locales ne livrent que des informations de proximité ou régionales. L’occasion est, en effet, ainsi donnée aux populations de suivre également des informations de l’étranger. L’intérêt du public pour l’actualité internationale est réel. Ainsi, entre deux matchs, le public zappe d’une chaîne étrangère à l’autre pour suivre les nouvelles du monde. Tout récemment, lors de la mi-temps de la finale de la Coupe du monde des Clubs, disputée à Abu Dhabi (Émirats arabes unis), une grande clameur s’était élevée de la foule à la vue des images de Barack Obama sur France 24, amplifiée par les cris des enfants qui avaient reconnu le président américain. «Du calme, c’est le moment de suivre les infos. Celui qui ose faire du bruit sera mis dehors !», avait grondé un téléspectateur âgé pour imposer le silence.

Informations venues d’ailleurs
Ces rares opportunités permettent aussi aux jeunes d’être mieux informés qu’il y a quelques années, quand ces antennes paraboliques n’existaient pas. Il n’est pas rare désormais d’en rencontrer à un coin de rue en train de discuter de nouvelles venues d’ailleurs. Ici, on parle de la famille ou du mandat de Barack Obama ou de Nicolas Sarkozy. Là, on discute de l’environnement ou de la société. D’autres se plaisent à comparer leur ville ou leur pays avec ceux qu’ils ont vus à la télé… Élève en classe terminale dans une école secondaire de Mbandaka, Désiré Bokungu estime que les informations qu’il suit l’aideront à mieux se préparer de l’examen d’Etat (Bac), notamment pour la matière «Culture générale». «En voyant les items d’examen des années précédentes, je me rends compte que les connaissances livresques ne suffisent pas. Il faut en plus se cultiver et être à la page de l’actualité», remarque-t-il.
Passion pour les grands événements sportifs, envie de s’informer… Les habitants de Mbandaka font désormais de leur mieux pour s’équiper en antennes paraboliques. La ville qui n’en comptait qu’une poignée en a aujourd’hui plusieurs dizaines. «J’en avais marre de manquer les grands derbies de football. J’ai dû me procurer ma propre antenne afin d’être présent à tous les grands rendez-vous», raconte John Moluka, enseignant à l’Institut supérieur pédagogique. La solidarité est d’ailleurs souvent de mise lors de grands événements. «Pendant la Ligue des champions de la CAF (Confédération africaine de football, Ndlr), des volontaires férus de ballon rond se cotisent pour acheter un ou deux litres de carburant. Ce qui nous permet de suivre les matchs et les infos en toute quiétude», témoigne encore John Moluka.
Pour une antenne et un abonnement minimum de trois mois, il faut débourser entre 270 à 300 $. Malgré ce coût assez élevé, on voit de plus en plus de ces petites cuvettes accrochées aux murs ou sur des poteaux en bois ou en fer. Une évolution qui permet à ce chef-lieu de province de ne pas vivre coupé du monde. Mathieu Mokolo
(Syfia Grands Lacs
)


Mbuji-Mayi : les professionnelles du sexe revendiquent leurs droits
En plein cœur de la RD Congo, les professionnelles du sexe de Mbuji-Mayi, longtemps marginalisées, sortent de la clandestinité. Aidées par le Collectif pour le développement économique, social et culturel intégré, elles revendiquent leurs droits auprès de leurs clients, des autorités et de la population.
«Certains clients ne paient pas. D’autres nous obligent à avoir des relations sexuelles non protégées et nous tombons enceintes. Ensuite, les pères nous abandonnent avec ces enfants. Nous subissons aussi des arrestations arbitraires de la police quand elle nous trouve sur les trottoirs...», raconte une prostituée du Quartier latin. À Mbuji-Mayi, au centre de la RD Congo, cet endroit compte plus de 200 professionnelles du sexe.
Pour faire entendre leur voix et mettre un terme à ces abus, le Collectif pour le développement économique, social et culturel intégré (Codesci) a décidé de les amener à se constituer en comités. Patrick Cibangu, coordonnateur de ce collectif, explique : «La population kasaïenne estime que celles qui se prostituent ne sont pas respectables. À côté du VIH/sida et des violences sexuelles, ces femmes sont aussi exposées à la violation de leurs droits parce qu’elles sont considérées comme n’en ayant pas.» Considérées comme de simples objets, jusqu’il y a un an, les prostituées vivaient repliées sur elles-mêmes, n’osant revendiquer leurs droits et n’en ayant parfois pas connaissance : «La majorité d’entre elles sont illettrées. Certaines ne savent même pas écrire leur nom. Elles ne sont pas accueillies facilement, même par les pouvoirs publics. Pourtant, ce sont des êtres humains !», rappelle Patrick Cibangu.

Plus fortes en comités
Depuis qu’elles se réunissent en comités, les professionnelles du sexe arrivent plus facilement à se faire respecter de leurs clients et du reste de la population. Selon Emmanuel Makoyo, l’un des participants à ce plaidoyer et membre de la structure Lève toi et marche, «leur message a interpellé la société et si elles n’ont plus à cacher leur identité, elles seront respectées». L’une d’elles a déjà observé un changement d’attitude. «Avant, nous étions injuriées, frappées ou arrêtées sans raison valable. Aujourd’hui, nous savons qu’il est possible de recourir à certaines ONG qui peuvent plaider notre cause». Pour cette femme, c’est le plus grand changement. En plus du fait que, désormais, elles peuvent éventuellement voir punir celui qui leur a causé du tort.
Fortes de ces premiers résultats, les prostituées s’adressent à présent à l’État congolais : «Nous souhaitons qu’il nous prenne en charge en nous donnant soit du boulot soit de l’argent pour monter de petits commerce», revendique l’une d’elles. Les travailleuses du sexe estiment qu’il incombe à l’État de garantir un travail convenable aux parents afin que ceux-ci puissent s’occuper de leurs enfants et éviter que les filles soient obligées de se prostituer. Des messages importants, alors même que la ville de Mbuji-Mayi et les villages environnants, qui ont des carrières de diamant, connaissent une augmentation du nombre de prostituées depuis près de trois ans.

À peine 14 ans
Ces êtres humains vendent leurs corps pour diverses raisons. Jamais par choix. M., 22 ans et mère de deux enfants raconte son histoire, les larmes aux yeux «J’ai été mariée à 16 ans. Mon mari était creuseur. Un jour, lors d’un affrontement entre des éléments incontrôlés et la police des mines, une balle perdue l’a atteint et il est mort. Ne sachant pas ce que je pouvais faire avec mes enfants, je me suis lancée dans cette vie...» J., quant à elle, confie : «Avec mon époux, cela faisait sept ans que nous étions mariés, mais nous n’avions pas d’enfants. Sa famille a fait pression sur lui et l’a forcé à me quitter pour se marier avec une autre femme. C’est pourquoi je me retrouve dans cette situation.» Jean-Marcel Mukendi (Syfia Grands Lacs)


Kananga : vivants et morts se disputent les terres
À Kananga, ville du centre de la RDC, vivants et morts se disputent les terrains disponibles. Depuis 2007, la ville connaît une poussée démographique importante qui nécessite la construction de nouveaux logements. Dans les cimetières, les «bonnes places» sont prisées. Quitte à empiler les cercueils.

À Kananga, capitale de la province du Kasaï oriental, le moindre espace est convoité. Que ce soit pour construire des habitations ou pour enterrer ses morts, le combat ignore les frontières de l’au-delà. Depuis plus de deux ans, en effet, Kananga connaît une croissance démographique importante à la suite de l’arrivée de refoulés d’Angola. Selon la MONUC, citée par Radio Okapi, 4 500 Congolais provenant du pays voisin, via les postes frontière de Kamako, dans le territoire de Tshikapa, à 400 km à l’est de Kananga y vivraient.
«Je comprends que tout le monde aimerait avoir un lopin de terre pour son habitation, mais où le trouver?», s’interroge le maire de Kananga, Antoinette Kapinga Tshibuyi. La ville est obligée d’étendre les zones constructibles ; parfois au détriment des cimetières dénoncent certains. «Ils distribuent des parcelles jusque dans les cimetières, juste par cupidité», s’insurge un habitant. Pour Modeste Mpoyi, président d’AVOFIA (Action pour l’intégration familiale et l’adoption des veuves et orphelins), une Ong spécialisée dans la salubrité des cimetières à Kananga, «cela relève d’un manque de respect envers les morts». Mais pour d’autres, les besoins des vivants priment. «Nos morts, que nous respectons beaucoup, ne posent pas les mêmes problèmes que les vivants. Ces derniers devront être ‘servis en premier’. Chacun de son vivant a besoin d’être logé, je pense», affirme Kapinga Tshibuyi qui reconnaît que même en empiétant sur les cimetières, il n’y a pas assez d’espace.

Tombes d’honneur
Dans les cimetières aussi on se dispute la place pour les morts. Jusqu’à fin 2005, les morts étaient répartis en deux catégories, riches et pauvres. «Les indigènes et les sans-familles étaient inhumés sans trace ni signe de croix», confie un croque-mort qui a travaillé jadis comme infirmier à l’hôpital général de l’ex-Luluabourg (l’ancien nom de Kananga). Depuis 2007, les familles qui ont une certaine notoriété veulent enterrer leurs défunts dans le cimetière de la commune de Kananga alors qu’il en existe dans chaque commune. Au sein même du cimetière de la ville, certaines places sont jugées meilleures que d’autres. Ainsi, des familles refusent les places «ordinaires», au profit de celles dites d’honneur. «Les proches creusent où ils veulent et ils superposent les cercueils, car ils ne veulent que des places à l’entrée du cimetière», explique le maire.
Les familles des défunts se passent de la loi et ne déclarent pas les décès auprès des services de l’état civil. Cela leur évite de payer l’acte d’inhumation. «Il coûte 1 000 Fc (1 $), tandis que la construction d’une tombe revient à 10 000 Fc (10 $). Cet argent est utilisé pour acheter du matériel aratoire pour l’entretien des cimetières, mais les gens ne paient pas», assure Kapinga Tshibuyi. C’est ainsi qu’au cimetière de Kananga, qui peut continuer d’accueillir les morts jusqu’en 2035, il arrive que déjà aujourd’hui cinq cercueils soient placés dans une même tombe.

Cercueils superposés
Au décès d’un parent, il est fréquent que, par manque de moyens, la tombe soit simplement marquée d’une croix en bois. Souvent, ces croix disparaissent, volées par les gens qui vivent à proximité pour servir de bois de chauffage. Ou bien elles sont enlevées par d’autres familles qui enterrent leur mort sur cet emplacement. La tombe ainsi devenue anonyme est difficilement repérable. Ceux qui économisaient pour construire de vraies tombes hésitent à le faire puisque d’autres personnes ont été enterrées au même endroit. C’est le cas d’Oscar Ngindu, un agent de la société DHL à Kananga, dont l’épouse, assassinée en 2002, a été enterrée dans la commune de Kananga : «Je cherchais des moyens pour construire sa tombe, mais maintenant que d’autres personnes ont été enterrées avec elle, je fais quoi?», s’interroge-t-il.
Une première action a été entreprise par la Ville qui a fait appel à l’expertise d’AVOFIA. «Nous avons reçu mandat de nous occuper de la propreté dans tous les cimetières, moyennant 70 % du montant des actes d’inhumation. Nous assurerons aussi en permanence la sécurité sur place», explique Modeste Mpoyi. Le maire de Kananga estime que cela pourrait mettre un terme à l’empilement des cercueils.
Pour faire face à la poussée démographique, le déplacement des cimetières semble indispensable. Mais pour cela, il faut que la population en exprime le souhait via son autorité communale qui transmettra la demande à la Mairie, seule à même d’agir. Francis Kalonga (Syfia Grands Lacs)


CULTURE & DETENTE
Bébé Tshanda porté disparu
Alors que beaucoup d’observateurs pensaient que la jeune étoile Bébé Tshanda pourrait percer dans la musique congolaise, le parcours de cet enfant s’est arrêté à mi-chemin. Personne ne parle plus de cet petit prodige dont on disait être sur les traces de la stars planétaire décédé Michael Jackson.
Fils de Maray Maray, un artiste musicien bien connu, Bébé Tshanda a fait parler de lui. Sous l’encadrement de son père et de sa mère (une Suisse), la petite star a brillé de mille feux. L’on se souviendra de sa production au stade des Martyrs où Bébé Tshanda a réuni un monde fou en commençant par les grandes vedettes de la chanson congolaise comme Noël Ngiama Werrason, JB Mpiana, Koffi Olomide... Ces derniers ont réussi dans le passé à exploser dans ce sanctuaire du sport.
Et maintenant, c’est l’éclipse pour ce jeune enfant. On ne parle plus de lui. Beaucoup se posent des questions sur cette vedette. En fait, qu’est devenu Bébé Tshanda ? La réponse à cette préoccupation semble être difficile. Toujours est-il que, d’après les informations en notre possession, le jeune artiste est actuellement en Suisse, en compagnie de sa mère, où il poursuit ses études.
Une source nous a fait savoir que Bébé Tshanda aurait abandonné totalement la musique au profit de ses études. Le père de ce jeune enfant, quant à lui, est resté au pays. Cependant, un constat se dégage. Après le départ de Bébé Tshanda pour l’Europe, plus rien ne va pour Maray Maray alors que le succès de ce jeune enfant a permis à son père de réapparaître sur la scène musicale congolaise.
Maray Maray a maintenant du mal à se relancer suite au départ de son enfant dans le vieux continent. C’est comme si l’ancien musicien de Viva La Musica avait beaucoup misé sur son gamin, surtout que certains considéraient déjà Bébé Tshanda comme leader de la cinquième génération.
Dieumerci MAYAMBI.
Faute de promotion, l’album de Soleil Wanga fait naufrage
L’ancien musicien de Quartier latin international a lancé son tout premier album l’année passée sur le marché du disque. Soleil Wanga, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a proposé aux mélomanes plus d’une dizaine de titres.
Lorsqu’on a écouté l’opus, l’on a été surpris de voir l’artiste abattre un travail exceptionnel. Des chansons bien fignolées, qui arrosent une mélodie à vous couper le souffle. C’est ce qui explique le choix de la chanson « Feuille de laurier » de Soleil Wanga comme nominée de la deuxième édition du trophée « Ndule Awards ».
L’œuvre de l’ancien musicien de Quartier latin international va compétir avec des chansons comme « Délibération » de Fally Ipupa, « Moleki nzela » de Jus d’Eté, « Maboko pamba » de Ferré Gola, « 18h30 » de Kabose...
« Feuille de laurier » est ainsi nominée dans la rubrique « Meilleure chanson du Meilleur auteur compositeur ». Selon un observateur, si cette composition passe comme « Meilleure chanson », cela ne va pas surprendre personne.
Malheureusement, la promotion a trahi l’artiste. Soleil n’a pas engagé beaucoup de moyens pour faire la promotion de son album. D.M.

Les caricaturistes veulent s’associer à la fête du cinquantenaire
A l’occasion de la fête du cinquantenaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC) qui sera célébrée le 30 juin 2010, les artistes congolais seront les plus sollicités durant ces festivités. C’est ainsi que les caricaturistes congolais veulent aussi être associés à la fête, surtout qu’ils sont artistes.
Un structure de caricaturistes congolais que nous avons contactés se disent disposés à déployer leur arsenal artistique durant les festivités du cinquantenaire. « Nous sommes prêts à mettre à la disposition du public nos talents et notre créativité au service de la population », déclare Patou Kanzi, Coordonnateur de cette jeune association des artistes.
Comme on le sait, les musiciens et les comédiens seront mis à contribution pour célébrer cette fête de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. D’où, le souci des caricaturistes d’être associés à la fête en tant qu’artistes. Les caricaturistes souhaitent que le Commissariat général du cinquantenaire (CGC) puisse les valoriser durant ce jubilé.
La caricature, outre sa fonction d’informer à travers les dessins, a aussi vocation d’éduquer et de détendre. Dans ce sens, Patou Kanzi fait savoir que « nous ne voulons pas que la caricature ne puisse transmettre que l’image négative et avilissante du pays ; mais qu’elle puisse contribuer à la prise de conscience et à la liberté d’expression, à la démocratie et au développement.» D.M.

VIVEMENT LE SPORT
CAN-ANGOLA 2010, LES DERNIERSD CHOCS QUALIFICATIFS
Le Cameroun en danger devant la Tunisie, le Gabon favori face à la Zambie cet après-midi
Les derniers qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations Angola 2010 seront connus à l'issue de deux derniers matches du groupe D. Les matches du jour, qui rendront visibles les affiches des quarts de finale, vont opposer à la même heure, les Lions Indomptables du Cameroun aux Aigles de Carthage de la Tunisie au stade de Lubango et les Panthères du Gabon aux Cipolopolo de la Zambie au stade de Benguela.
Si les Aigles du Carthage n'ont perdu aucun de leurs deux matches déjà disputés, ils constituent un grand danger pour les Lions Indomptables du Cameroun. Deuxième du groupe derrière le Gabon, son tombeur de la première journée, le Cameroun doit batailler très dur pour ne pas décevoir son public. Depuis le démarrage de la phase finale de la CAN - Angola 2010, les Camerounais refusent de décoller en faisant le sur place. Son unique victoire au fil de l'aiguille sur la Zambie ne suffit pas. Sa grande faiblesse reste son axe défensif. Quant à la Tunisie, elle n'est pas loin de la qualification.
Le second match du jour opposer au stade de Benguela, les surprenants Panthères du Gabon, leaders du groupe, qui joueront leur va tout pour se qualifier devant les Cipolopolo de la Zambie. Le match reste ouvert entre les Panthères, premiers du groupe, et les Cipolopolo derniers du groupe.
Hier, les Pharaons d'Egypte ont obtenu leur qualification devant les Ecureuils du Bénin (2-0). Les Egyptiens ont fait un parcours sans défaut. Aussi, les Eagles du Nigéria accèdent en quarts de finale en battant le Mozambique.
Pascal LIKANA

Cameroun : «Nous sommes sur nos gardes»
S'il n'a besoin que d'un nul pour se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d'Afrique des nations, le Cameroun devra se méfier jeudi de la Tunisie, à la recherche d'une victoire pour ne pas rester sur le quai à l'issue de la phase des poules. Contre des Aigles de Carthage revanchards après leur élimination sur le chemin de la Coupe du monde, les Lions Indomptables joueront sans filet. Et ça se sent...


Idrissou: "Nous sommes les meilleurs"

Au vu de ses deux premières prestations, le Cameroun en est loin, en dépit de son statut de favori, Paul Le Guen étant le premier à en convenir, mécontent du niveau de jeu affiché par son équipe qui est, certes, toujours en reconstruction. Reste que la Tunisie n'attendra pas ces Camerounais toujours en rodage. "Nous avons vraiment à coeur de nous qualifier", prévenait ainsi Faouzi Benzarti, le sélectionneur tunisien, à l'issue du nul de son équipe contre le Gabon (0-0). Résultat, les Lions Indomptables sont sur leurs gardes, prenant très au sérieux cette formation tunisienne revancharde après son élimination de la course à la Coupe du monde 2010.
Pour masquer cette prudence, pour ne pas dire la fébrilité qui pourrait gagner les rangs camerounais, les Lions Indomptables sortent les crocs. Au risque de faire preuve d'arrogance. "Nous sommes les meilleurs. Tant sur le plan du jeu que du mental", avance ainsi Mohamadou Idrissou, l'homme de la victoire contre la Zambie, dans les colonnes du Messager. "Maintenant, le football a ses réalités. Nous le savons. Nous nous préparons en conséquence, en respectant les Tunisiens qui sont aussi de bons joueurs. Il n'est plus question de calculs. Il est question de jouer, de se donner entièrement, pour vaincre. Même par la plus petite des marges."
Rare point d'espoir pour les fidèles Camerounais, la capacité des Lions Indomptables à se relever lorsqu'ils sont dos au mur, comme en 2008 au Ghana. "C'est un constat réel", reconnaît Samuel Eto'o à nos confrères du Messager. "Peut-être que nous sommes nés comme ça. Peut-être nous aimons montrer toute l'étendue de nos talents quand nous sommes en difficulté, sous la pression." Les Aigles de Carthage sont prévenus. TV5.org


ETRANGER
Barack Obama perd sa majorité au Sénat
L'implication de Barack Obama dans la dernière ligne droite de la campagne n'a pas suffi à sauver l'élection. Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, un candidat républicain a remporté mardi soir un siège de sénateur du Massachusetts, laissé vacant par la mort de Ted Kennedy. Un an jour pour jour après l'investiture du président, ce revers hypothèque l'avenir de sa réforme de la santé.
C'est un cadeau en forme de camouflet. Un an jour pour jour après son investiture à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama a perdu mardi soir la majorité qualifiée qu'il détenait au Sénat. Pour la première fois depuis des décennies dans l'Etat du Massachusetts, un candidat républicain a remporté mardi soir un siège de sénateur. Sur près de 100% des bulletins dépouillés, Scott Brown récolte 51,8 % des voix, contre 47,2% à son adversaire démocrate Martha Coakley, qui a admis dans la soirée sa défaite. La Maison-Blanche indique que Barack Obama a félicité le vainqueur.

Obama en déficit de popularité
Sur le papier, l'élection semblait pourtant jouée d'avance, le Massachusetts constituant historiquement un bastion démocrate américain. Lors de l'élection présidentielle, Barack Obama y avait d'ailleurs devancé son adversaire John McCain de 26 points.
Ted Kennedy, mort en août dernier, avait avait lui-même gagné ce siège en 1962 pour ne jamais le lâcher.
A l'échelon local, cette défaite semble sanctionner une campagne menée avec désinvolture par la candidate démocrate qui se considérait comme invincible. Le soutien du président Barack Obama, dimanche à Boston, n'aura pas suffi à enrayer les sondages qui s'étaient inversés dans la dernière ligne droite. A l'échelon national, l'échec marque le déficit de popularité du président, hypothèse qui semble confirmée par le taux relativement élevé de participation.
Outre le mauvais augure que constitue cette défaite pour les élections de mi-mandat en novembre, elle fait d'ores et déjà perdre aux démocrates la majorité qualifiée de 60 voix qu'ils détenaient au Sénat. Avec 59 sièges sur 100, ils disposent toujours de la majorité absolue mais ne peuvent plus éviter certaines manoeuvres d'obstruction que ne manqueront pas de mettre en place les républicains. "Les démocrates sont désormais officiellement avertis", écrit le président du comité national du Parti républicain américain, Michael Steel, dans un communiqué publié mardi soir, qualifiant l'élection de Scott Brown d'"historique".

Dix jours pour sauver la réforme de la santé
Ce revers hypothèque en effet l'avenir des réformes voulues par le président, en premier lieu celle du système de couverture médicale. Celle-ci a été adoptée en première lecture au Sénat le 24 décembre dernier, par tout juste 60 voix. Mais le changement de donne pourrait faire capoter le projet en deuxième lecture.
Car les républicains sont viscéralement opposés à cette réforme, visant notamment à fournir une couverture à plus de 30 millions d'Américains qui n'en ont pas les moyens actuellement. Le nouveau sénateur Scott Brown a déjà ouvertement affirmé qu'il serait la 41e voix dont les républicains ont besoin pour faire échouer la réforme.
Le principal espoir des démocrates repose désormais sur la loi électorale. Selon Brian McNiff, un porte-parole de la plus haute autorité électorale du Massachusetts, la loi exige "au moins 10 jours" avant une validation officielle. Les démocrates du Congrès américain et le président des Etats-Unis pourraient donc accélérer les dernières étapes de la réforme de la santé afin de la faire adopter avant l'échéance. Lefigaro.fr


Nouveau séisme hier à Haïti : pas de dégât
Un puissant séisme de magnitude 6,1 sur l'échelle de Richter a secoué Haïti mercredi 20 janvier au matin, huit jours après le tremblement de terre du 12 janvier, a annoncé l'Institut de géophysique américain, ce qui a donné lieu à des scènes de panique dans Port-au-Prince.
Le séisme s'est produit à 6h03 locales à 60 km à l'ouest de Port-au-Prince. Son hypocentre a été localisé à une profondeur de seulement 9,9 kilomètres. La secousse a duré quelques secondes alors que la capitale dévastée se réveillait. Des gens se sont mis à courir dans la rue. Aucune victime n'était signalée dans l'immédiat mais des journalistes présents à Port-au-Prince ont rapporté des bruits d'effondrement, ce qui semble indiquer que des bâtiments endommagés par le séisme survenu il y a huit jours se sont écroulés.
Par ailleurs, le ministère des affaires étrangères français a établi un nouveau bilan provisoire de dix-sept Français morts dans le séisme. Seize sont toujours portés disparus. La capitale haïtienne a été dévastée il y a huit jours par un tremblement de terre de magnitude 7 qui a fait au moins 75.000 morts et 250.000 blessés. Lemonde.fr

Liste des pays ayant signalé des décès et disparus dans le séisme du 12 janvier à Haïti

1) Allemagne: 1 mort, 16 disparus.
2) Antigua et Barbuda: 2 disparus.
3) Argentine: 1 mort
4) Autriche: 1 mort
5) Belgique: 1 mort, 1 disparu
6) Brésil: 19 morts, 1 disparu
7) Canada: 11 morts, 699 personnes dont on est sans nouvelles
8) Chili: 1 mort, 1 disparu
9) Chine: 8 morts
10) Colombie: 4 disparus
11) Costa-Rica: 2 disparus
12) El Salvador: 2 disparus
13) Espagne: 3 morts, 9 personnes dont on est sans nouvelles
14) Etats-Unis: 28 morts, dont 1 employé du gouvernement américain; 2 disparus. Le nombre total d'Américains en Haïti est estimé à 45.000.
15) France: 12 morts, mais le gouvernement craint la mort de 20 à 30 personnes supplémentaires
16) Grande-Bretagne: 1 mort
17) Italie: 2 morts, dont un responsable de l'ONU, 2 disparus dont on craint qu'ils soient mort, 7 personnes dont on est sans nouvelles
18) Jordanie: 3 morts, 23 blessés, tous membres de la Mission des Nations unies en Haïti (MINUSTAH)
19) Kenya: 1 mort, 2 disparus
20) Mexique: 1 mort, 27 disparus
21) Pays-Bas: 11 disparus, dont 3 enfants adoptés; 3 blessés
22) Pérou: 1 mort
23) Pologne: 4 disparus
24) République Dominicaine: 24 morts, 24 disparus
25) Tunisie: au moins 1 mort (Hédi Annabi, chef de la MINUSTAH)
26) Uruguay: 1 mort, deux disparus (dont un enfant de trois ans)
27) Nations unies: 37 membres du personnel de l'ONU sont morts et près de 330 sont portés disparus. Certains membres du personnel peuvent aussi être comptabilisés par nationalité
28) Délégation de l'Union Européenne: 3 disparus
AP


Guinée : un opposant désigné Premier ministre d'une délicate transition
L'opposant guinéen Jean-Marie Doré a été désigné mardi Premier ministre pour une délicate transition en Guinée, étape importante peu après la signature d'un accord de sortie de crise prévoyant une élection présidentielle "dans six mois" pour un retour des civils au pouvoir. "Le général Sékouba (Konaté, président de transition) et le président (Moussa) Dadis (Camara, chef de la junte) ont pris la décision d'un commun accord de choisir Jean-Marie Doré comme Premier ministre pour gérer la transition", a indiqué à l'AFP une source proche de la junte.
Agé de 71 ans, M. Doré est président de l'Union pour le progrès de la Guinée (UPG, opposition) et porte-parole des Forces vives, une coalition de partis politiques, syndicats et associations opposés au régime militaire. M. Doré avait été blessé pendant la répression sanglante d'une manifestation de l'opposition, ayant fait plus de 150 morts le 28 septembre à Conakry.

APPRENDRE & COMPRENDRE
Janvier : le mois des résolutions
Le mois de janvier, la période des résolutions! Le temps de l'année où l'on réfléchit à ce que l'on veut pour la prochaine année. Vous avez fait votre liste? " La santé n'est pas un cadeau, mais plutôt la responsabilité quotidienne de chacun. " (Ryuseki Nakayama) La santé est ce que l'on devrait souhaiter et envisager. Il existe différentes façons d'améliorer notre condition physique, et ce en gardant le sourire!

Quels sont les avantages de l'activité physique?
L'activité physique, tant musculaire que cardio-vasculaire, sur une base régulière permet :
- D'avoir plus d'énergie
- De réagir plus facilement au stress
- D'avoir un meilleur sommeil
- De mieux contrôler son poids
- D'être en meilleure forme physique et mentale.
Le fait d'être actif physiquement permet de diminuer les risques d'avoir des problèmes de santé comme l'hypertension, le diabète, la dépression et l'obésité. L'activité physique augmente l'endurance musculaire, la flexibilité, la force et l'équilibre.
Pour maximiser nos performances athlétiques, toutes les composantes de notre corps doivent être en parfaite condition et travailler ensemble. Prenez l'habitude de vous mettre en forme. Si vous ne faites aucune activité, commencez par quinze minutes par jour. Il vous suffit de faire une activité précise pour commencer à prendre de bonnes habitudes. Trois aspects sont à prendre en compte dans l'amélioration de la condition physique : la forme cardiovasculaire, la musculation et la souplesse.
Les activités d'endurance favorisent la santé du cœur et des poumons. Marcher est le moyen le plus facile pour améliorer votre système cardiovasculaire1. Les activités d'endurance vous donnent de l'énergie. La bicyclette, la natation, le patinage, le tennis et les travaux de jardinage sont tous des exemples d'activités que vous pouvez réaliser.
La musculation vise la santé des muscles. Des muscles plus forts contribuent à la santé des articulations en leur assurant un meilleur soutien. Des muscles et des articulations en forme vous aideront à accomplir plus facilement toutes sortes de tâches.
La souplesse est liée aux mouvements du corps. Une bonne souplesse vous évitera la sensation de raideurs et vous permettra de vous pencher, de vous étirer et de vous tourner plus facilement. Les activités n'ont pas besoin d'être difficiles. Prenez simplement le temps de modifier vos occupations habituelles :
- Évitez de prendre l'ascenseur lorsque vous pouvez prendre les escaliers
- Évitez de conserver une même position trop longtemps; levez-vous de votre chaise et bougez quelques minutes toutes les heures
- Étirez-vous avant d'aller au lit
- Allez jouer dehors avec les enfants
L'alimentation est également très importante à considérer dans un programme de remise en forme. Colorez votre assiette! Cela vous permettra d'ajouter une quantité de vitamines et minéraux ainsi que des fibres à votre repas d'une manière toute simple :
- Diminuez l'ajout de sel et sucre à vos assiettes;
- Utilisez des huiles végétales pour la cuisson (olive, canola, soya) au lieu du beurre;
- Savourez une variété d'aliments provenant des quatre groupes alimentaires;
- Buvez de l'eau régulièrement;
- Buvez chaque jour du lait de vache ou de soya afin d'avoir suffisamment de calcium dans votre organisme;
- Prenez un supplément de Vitamine D pendant la saison d'hiver (pour ceux qui vivent dans les pays sous ce climat);
- Ajoutez du tofu et des graines de lin moulues à votre alimentation; ceux-ci sont une excellente source de phytoestrogènes alimentaires, éléments très importants pour la santé de la femme;
- Consommez du poisson comme le saumon afin d'augmenter votre apport en oméga-3.
Le rôle du chiropraticien est de détecter, corriger et prévenir l'apparition des restrictions articulaires et des tensions musculaires. Les traitements ont pour objectif de redonner de la mobilité aux articulations, de la souplesse aux muscles et de diminuer l'inflammation. Ainsi, la douleur diminue.
Les soins incluent également des recommandations quant au renforcement des muscles, à la modification de la posture et aux habitudes de vie en général. Le chiropraticien est en mesure de vous aider à prévenir les blessures, les traiter et réhabiliter votre corps de manière à vous permettre d'atteindre vos objectifs de remise en forme. Il saura vous conseiller sur la façon d'éviter de vous blesser lors de la pratique de votre sport.
Il existe plusieurs façons de se remettre en forme. Que ce soit à la maison ou dans un centre de conditionnement physique, il est important de suivre son rythme et de s'accorder des périodes de repos entre les séances de manière à permettre au corps de récupérer. Allez jouer dehors avec les enfants… il n'y a rien de mieux qu'un grand bol d'air frais!!
Bon entraînement!
Joëlle Malenfant, Chiropraticienne

Variations sur un même thème
Les préliminaires doivent être différents… et multiples. Soyez originale! Surprenez votre conjoint! Et surtout tenace et légèrement aguichante. Multipliez les frôlements et les effleurements. Faites monter le désir!

Au défi!
Posez des défis à votre amoureux… Qui sera capable d'aller jusqu'au bout pour surprendre l'autre?

Vive la techno!
De longues heures séparés à cause du boulot? Plus maintenant grâce aux courriels et aux SMS! Pimentez votre journée avec des messages érotiques.

*12 gestes pour créer l'intimité
Vous voulez des idées faciles pour vous rapprocher de votre conjoint et stimuler votre appétit sexuel à coups sûrs? En voici 12 pour vous inspirer!
Une étude parue en 2009 révèle que la plupart des Canadiens affirment ne pas avoir assez régulièrement des relations sexuelles à cause du stress de la vie quotidienne. On y apprend que 65 % d'entre eux manquent tout simplement… de temps pour faire vibrer leur passion. Ces statistiques peuvent aussi s'appliquer pour d'autres pays où les gens subissent le même stress.

Des idées pour rapprocher
Voici 12 idées pour vous rapprocher de votre partenaire et augmenter votre intimité. Des suggestions de l'équipe de mamanpourlavie.com.

Multipliez les gestes
Tout au long de la journée, posez de petits gestes simples qui auront pour effet de tenir la flamme bien allumée. Le soir, les rapprochements risquent d'être explosifs! Messages, paroles, chansons, post-it, SMS, utilisez tous les moyens à votre disposition pour faire connaître votre envie et la faire partager à votre partenaire!

Prenez rendez-vous
Sans pour autant vous en tenir à un horaire trop strict, vous donner un rendez-vous coquin durant l'heure du lunch ou pour le 5 à 7 peut être une façon de vous créer un espace juste pour vous deux.

Une nuit pour deux à l'hôtel
Votre chambre ne vous inspire plus? Partez pour une nuit dans un hôtel tout près de chez vous… Intimité renouvelée!

Une petite sieste, bébé?
Pendant que les enfants dorment, laissez tomber le ménage et les travaux et profitez de ces quelques heures pour batifoler en plein jour.

Au lit, les enfants!

Préparez un double souper avec des services à des heures différentes. Les enfants d'abord, et hop au lit! Ensuite, concoctez un souper comme vous les aimez : certains optent pour les chandelles, d'autres pour des mets chinois à manger au lit ou un festin aux fruits de mer. Et n'oubliez pas le chocolat fondu et la crème fouettée pour un dessert… à partager!

Un cours, chéri?
D'abord, vous aurez un rendez-vous fixe chaque semaine hors de la maison pour vous retrouver dans une activité qui vous plait tous les deux. Ensuite, doublez la durée du cours pour ceux qui gardent les enfants afin de vous donner une heure libre supplémentaire juste pour vous deux.

Dansez!
Pas besoin d'aller loin! Votre salon ou votre chambre suffit amplement! Un CD de musique douce et inspirante, vous vous collez et vous dansez tout doucement comme au temps des fréquentations. Parfait pour retrouver la flamme!

Un film… pour vous ou pour eux?
Les enfants sont absorbés devant un film? Éclipsez-vous discrètement dans votre chambre et revenez le rouge aux joues. Autrement, un film érotique pourrait raviver votre flamme…

Oh ho!
Une ampoule est brisée! Prétextez une réparation difficile dans votre chambre (ou une autre pièce). N'oubliez pas : vous aurez absolument besoin de fermer la porte… pour réparer le bris! Tiré de mamanpourlavie.com

Êtes-vous prête pour la ligature des trompes?
La chirurgie de ligature des trompes est une intervention permanente et n'est pas une décision qui devrait être prise à la légère. Êtes-vous bien prête pour la ligature des trompes?
Étant donné que la vie est imprévisible, la ligature des trompes est une grosse décision à prendre. La chirurgie de ligature des trompes est une intervention permanente et n'est pas une décision qui devrait être prise à la légère. Certaines femmes stérilisées pourraient en venir à regretter leur décision et à ressentir une perte associée à l'infertilité. Puisqu'une ligature des trompes est permanente et dont la réversibilité est difficile et coûteuse, il est important de s'informer des avantages, des risques et des solutions de rechange liés à cette intervention.

Connaissez vos options
La ligature des trompes peut être la meilleure méthode de contraception pour vous, mais il est important de savoir qu'il existe d'autres options. Bien des personnes ont tendance à penser que la contraception se limite aux condoms et à la pilule, mais, de nos jours, les options efficaces sont nombreuses. Il existe de nouvelles méthodes hormonales comme le timbre transdermique ou l'anneau vaginal qui sont aussi efficaces que la pilule et auxquels vous n'avez pas à penser tous les jours. Les dispositifs intra-utérins (DIU) constituent également de bons choix, surtout pour les femmes entretenant une relation à long terme. Les DIU fournissent une contraception d'une durée maximale de cinq ans à la fois et peuvent offrir des avantages comme des menstruations plus légères.

Avantages
La ligature des trompes est permanente et grandement efficace. Vous n'aurez jamais à y penser et vous ne vous inquiéterez pas des " accidents " liés à la contraception comme le fait d'oublier une pilule. La ligature des trompes n'influera pas votre vie sexuelle, votre cycle menstruel, votre ménopause ou votre niveau d'hormones.

Risques
Bien que vous n'ayez plus à vous inquiéter de la contraception, les condoms sont encore nécessaires pour vous protéger contre les infections transmissibles sexuellement. La ligature des trompes est permanente et, bien qu'elle soit grandement efficace, le risque d'une grossesse est de 0,5 pour cent par la suite. Si vous devenez enceinte à la suite de la chirurgie, vous courez un risque élevé d'une grossesse ectopique (extra-utérine).

À propos de la chirurgie
La ligature des trompes consiste à déconnecter les trompes de Fallope qui relient les ovaires à l'utérus. On peut couper les trompes, y poser des clips ou des anneaux, ou les obstruer. La chirurgie prend environ 30 minutes et la patiente peut habituellement retourner chez elle le jour même. L'intervention est relativement sécuritaire et comporte peu d'effet indésirable. La période de convalescence dure entre deux et cinq jours.

Vasectomie versus ligature des trompes
Même si la ligature des trompes est une intervention relativement sécuritaire, la vasectomie comporte moins de risques et d'effets indésirables. Ces deux chirurgies permanentes sont sécuritaires et grandement efficaces, valant la peine d'être envisagées. Essentiellement, la période de convalescence pour une vasectomie est plus courte, puisque c'est une intervention moins effractive.
Si vous envisagez la ligature des trompes, le conseil le plus important est de s'asseoir avec votre partenaire et votre professionnel de la santé, d'évaluer vos options judicieusement et de décider s'il s'agit de la bonne décision pour vous.