Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3526 DU LUNDI 19 JANVIER 2010
Sortir du folkore

C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ


L’équation
De Gucht

Et si Karel De Gucht ne faisait qu’exécuter une partition écrite par d’autres dans le saint des saints du pouvoir européen! Et si l’euro-commissaire ne faisait qu’interpréter une pièce dont le metteur en scène serait tapis dans l’ombre des hautes instances européennes! Et si hier, alors ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht était chargé de dire tout haut ce que l’establishment fédéral bruxellois disait tout bas! En un mot comme en mille, et si le très controversé euro commissaire flamand jouait à la perfection au fou du roi!
A considérer de plus près les différents «dérapages» de De Gucht, une constante se dégage. Aujourd’hui comme hier, les critiques du ministre devenu euro-commissaire n’ont pas changé d’un iota. Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht prenait des libertés avec les fondamentaux du langage diplomatique pour passer une volée de bois vert aux autorités congolaises. A part une timide levée de boucliers dans la composante francophone du cabinet belge, les diatribes de De Gucht ne lui valaient aucune remontrance notable. Bien au contraire. Rue de la Loi-la Primature belge-, et même à la Chambre, on disait souscrire au fond de philippiques de l’alors chef de la diplomatie.
Ce scénario semble se répéter à l’échelle européenne. Les propos outranciers du jusqu’à présent commissaire européen au Développement et à l’action humanitaire n’ont guère suscité de désaveu. En décryptant tous les discours d’officiels européens, on n’y trouve pas condamnation contre De Gucht. Toute la langue de bois débitée par les «gris» de l’Union européenne tend plutôt à accréditer les déclarations de l’euro-commissaire flamand. Tout se passe comme si vu de Bruxelles, les provocations à répétition de Karel De Gucht ne sont que du détail. Les protestations légitimes de Kinshasa semblent ne pas émouvoir grand’monde dans les cénacles bruxellois. En tout cas, la fatwa congolaise contre De Gucht ne saurait empêcher le président de la Commission Barroso de présenter, le mois prochain, le même De Gucht au portefeuille hyper convoité du Commerce extérieur.
Les choses étant ce qu’elles sont, les termes de l’équation De Gucht comportent sans doute plusieurs inconnus. A Kinshasa, on gagnerait plus à savoir quelle valeur recouvre ces inconnus qu’à vilipender-quoi qu’à raison-un De Gucht que bien des éléments portent à conclure qu’il est en mission commandée.
José NAWEJ

































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
Budget 2010 : le blocage est venu de la précipitation
*Les dernières plénières de l’Assemblée nationale et du Sénat en décembre 2009 ont adopté le projet de loi budgétaire sans avoir, au préalable, examiné et adopté les nouvelles répartition et affectation après les recettes additionnelles dégagées
*L’exercice a été complété par la commission mixte paritaire qui, cependant, ne couvre pas les compétences constitutionnelles du Parlement

Il se fait de plus en plus de lumière sur les distorsions observées dans la configuration finale du projet de budget pour l’exercice 2010 proposé à la promulgation par le Chef de l’Etat. Selon des informations glanées auprès des députés et sénateurs à l’ouverture de la session extraordinaire des deux chambres du Parlement, tout porte à croire que les points de blocage se situent au niveau de la répartition et l’affectation des recettes additionnelles dégagées lors de l’examen du projet proposé par le Gouvernement à l’étape de la commission paritaire mixte, non pas après les divergences entre les avis des deux chambres, mais bien après l’adoption, séparément et concomitamment, des conclusions de cette commission paritaire mixte.
Techniquement, et ainsi que l’a officiellement déploré le Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, ce sont les membres de ces deux commissions qui se sont chargés de répartir et affecter les 2% des recettes additionnelles dégagées par rapport à l’ensemble du budget, et cela alors que la session budgétaire était déjà clôturée.
On s’interroge alors sur la légalité de cette démarche si l’on considère, d’une part, que c’est la plénière qui décide et non une commission, paritaire soit-elle ; et, d’autre part, que l’examen et l’adoption d’un budget comporte plusieurs étapes comprenant également les répartitions et les affectations des recettes identifiées et arrêtées. Pour d’aucuns donc, l’initiative de la commission paritaire mixte a, au départ, été inconstitutionnelle en ce que le « détail » de la répartition et affectation des recettes additionnelles n’a pas été couverte par l’institution Parlement. Pour cela, le budget 2010 devait être retourné aux élus du peuple en vue de cette « formalité » constitutionnelle.
D’autre part, et c’est le plus gros problème, on rapporte que la clé de répartition qui semble avoir prévalu dans la répartition-affectation des 2% des recettes additionnelles ne correspond pas à celle qui a prévalu pour les 98% de départ. La commission paritaire mixte aurait donc fait une part un peu trop belle au volet des rémunérations, surtout des députés et autres ministres.
Cherchant à expliquer ces erreurs que d’aucuns veulent placer dans un ordre technique, les spécialistes avancent l’élément de précipitation et d’inattention due certainement à la fatigue et à la tension qui avaient caractérisé la fin de la session ordinaire de décembre 2009 au niveau des deux chambres après trois mois d’intense travail. Pour preuve, c’est au cours de cette session ordinaire de septembre 2009 que l’Assemblée nationale a battu le record de la production législative depuis l’indépendance de la RDC.
Pour cela, l’exercice attendu pourrait consister en des correctifs pour adapter la clé de répartition des 2% à celle des 98%. Cela, bien entendu, si d’autres impératifs n’interviennent pas, notamment la volonté de l’autorité budgétaire de faire déjà refléter, dans ce budget, le volet social énoncé par le Chef de l’Etat dans son message de vœux à la Nation pour l’an 2010.
Les spécialistes de la finance assurent, quant à eux, que l’exercice ne devra pas être aussi mécanique qu’on ne le dit. Il faudra détricoter toute la rubrique des dépenses pour recommencer les affectations suivant une clé de répartition qui, elle aussi, devra être fixée en intégrant avant tout les recettes additionnelles. Concrètement, notent-ils, il serait plus judicieux de faire ces affectations sur un chiffre global plutôt que sur une partie infime de l’enveloppe budgétaire.
Dans tous les cas, comme en décembre 2009, le Parlement n’a pas, pour cette session extraordinaire, de temps nécessaire pour un débat en longueur. Le travail, une fois de plus, devra se faire en commission mixte paritaire avant de revenir à la plénière de chaque chambre.
Pour rappel, le budget adopté à l’Assemblée nationale avant envoi au Sénat prévoyait la répartition suivante : 23% des recettes à la rémunération contre 49% pour les investissements et interventions socio économiques et 9% pour le fonctionnement. Les recettes additionnelles, à ce niveau, étaient arrêtées à 1.206.277.649.171 FC provenant essentiellement des secteurs des télécommunications et des mines. Après harmonisation avec le Sénat, ces recettes ont été arrêtées à 1.119.211.776.333 FC. Et à L’Assemblée nationale, le projet final, après harmonisation, a été adopté à la majorité de 354 voix pour, 42 contre et 6 abstentions.
JEK
ENJEUX DE L'HEURE
LE JOUR SE LEVE SUR LA CITE CHERE A THEO MBEMBA
Kenge bientôt éclairée

Après une longue nuit, le jour commence à se lever sur Kenge, capitale du Kwango. A l’orée de 2010, cette cité conjugue les différents voeux traditionnels au présent. Bientôt exit l’obscurité et bonjour la lumière. En décembre de l’année dernière, une équipe de l’électrification rurale de la SNEL avait effectué une virée à Kenge pour démarrer les travaux. Question de poser des poteaux et construire des socles.

Tels des chats échaudés, certains habitants du chef-lieu du Kwango doutaient encore de l’électrification de leur cité. Voilà que le 14 janvier, la caution officielle est donnée aux travaux. C’est la commissaire du district de Kwango, Astrid Buka, qui donne le coup d’envoi solennel à l’électrification de Kenge.
Et pour dissiper tout doute et convaincre les «saints Thomas», c’est l’icône politique et même morale de Kenge, Théophile Mbemba, qui a rehaussé de sa présence cette cérémonie. Cet élu de Kenge a tenu à rassurer, par sa présence, sa base de la détermination du Chef de l’Etat à tenir sa promesse. Le Pr Mbemba a invité la population de Kenge à prêter main forte à l’équipe de la Snel pour que les travaux entamés le 14 janvier s’achèvent cette année. Comme s’il lisait les signes de temps, le député Théo Mbemba a souligné qu’avec l’électricité, 2010 démarre sous de bons auspices pour Kenge. Ce sera une année de lumière, de progrès, de développement et de bien-être pour tous. Car, a-t-il enchaîné, le courant électrique a des effets induits sur tous les secteurs de la vie.
La satisfaction de Théophile Mbemba est d’autant plus éclatante qu’elle s’apparente à un sentiment du devoir accompli. Lorsque le Président Kabila avait fait don en 2006 du groupe électrogène à la cité de Kenge, le Pr Mbemba était ministre de l’Intérieur avant de mettre le costume de directeur de campagne du Raïs pour le Bandundu. En plus, Ya Théo est le porte-étendard historique du kabilisme dans le Bandundu en général et le Kwango en particulier.
C’est à ce professeur d’université très en vue dans les quartiers chauds de la capitale que Mzee Kabila d’heureuse mémoire confia l’Hôtel de ville de Kinshasa. Le coaching du tombeur de Mobutu aura été payant. Puisque Théophile Mbemba, fort de son ancrage sociologique dans Kinshasa réelle, a réussi à tenir la ville. A la satisfaction de Mzee. L’on comprend dès lors que ce kabiliste de première heure et ce fidèle parmi les fidèles de Joseph Kabila ait attendu l’anniversaire de l’assassinat de Mzee Kabila pour faire sa rentrée politique. A la noria de journalistes qui lui ont tendu le micro le jour du douloureux souvenir, Théo Mbemba a eu ces mots:souveraineté, indépendance,nationalisme et prise en charge pour évoquer Mzee.Qui dit mieux ? FDA

ECHANGEANT LES VOEUX AVEC SA BASE
Z’Ahidi dit non au naufrage de la République

Au regard de la morosité ambiante, faut-il désespérer de la RD Congo? A considérer la misère proverbiale du Congolais, faut-il entonner le requiem pour la patrie? Eu égard à la persistance de la barbarie à l’Est, faut-il faire le deuil de la patrie? A toutes ces interrogations somme toute légitimes, un homme répond trois fois non. Cet homme, c’est Z’Ahidi Arthur Ngoma. En cette entame de 2010, le leader du Camp de la Patrie se rappelle au bon souvenir des Congolais. A un vaste échantillon de sa base kinoise réunie, le vendredi 15 janvier pour les voeux, le souverainiste Z’Ahidi a invité les Congolais à trouver en eux mêmes les ressources en guise d’antidote à la descente aux enfers. «Le seul combat qui vaille est celui qui consiste à dire non au naufrage de la patrie», souligne le chef historique des Forces du futur. Pour relever ce défi, quoi de plus approprié qu’une conspiration des patriotes dans l’optique des élections à venir. En cette année préélectorale, Z’Ahidi a sorti ses griffes.

MESSAGE DES VŒUX A LA NATION DU PRESIDENT DE FORCES
DU FUTUR ET DU CAMP DE LA PATRIE

Déjà, à la fin de l’année 2007, j’observais ce fossé abyssal qui séparait la gouvernance du pays des aspirations de notre peuple à la démocratie, à la protection de ses droits fondamentaux, à la liberté, ces maillons de la chaîne qui lui font défaut pour sortir de la pauvreté et s’engager dans la voie du développement.
Ce fossé, c’est l’effondrement du social, qui n’est plus, semble-t-il, qu’une promesse de fin mandat, c’est-à-dire un simple facteur de clientélisation des citoyens pour des objectifs électoraux. Ce fossé c’est l’affairisme économique avec son lot de pillage des ressources naturelles du pays, de corruption et d’impunité généralisée. Ce fossé, c’est la mort du sacré, avec la clochardisation à souhait des piliers de l’Etat, dont l’armée, la police, l’administration publique, la justice, les services. Ce fossé, c’est la résurrection des faux devoirs, aussi idolâtres que fétichistes, qui enferment le pays dans l’attente passive d’un salut messianique.
A ce seuil de l’année nouvelle 2010, nous pensons à tous nos compatriotes qui, partout dans la République, vivent d’indicibles abominations. C’est ce véritable génocide à l’Est de la République, que d’aucuns se plaisent à appeler « poches de résistance ». C’est, à l’Est comme à l’Ouest, des populations fauchées par une barbarie sans nom, sur leur propre territoire, devenu une terre sans maître. Et, c’est partout des citoyens qui n’ont plus d’existence qu’une lutte au quotidien pour créer la vie là où elle est censée ne plus exister.
Et, des questions se posent : où est la République ? Où est notre identité nationale ? Comment faire pour que notre pays cesse d’investir dans l’ignorance quand le monde est au défi de l’intelligence ? Comment conjurer le dépérissement de notre culture, cette forme singulière de violation massive et systématique des droits de l’homme ? Comment arrêter le naufrage de la Nation et sa disparition par réduction de l’espace conforme à sa grandeur et à sa dignité ?
Qui donc répondra à ces questions ? Sur qui, sur quoi asseoir notre espérance fondamentale ? L’évidence..., ! L’évidence est qu’il ne serait pas logique de fuir la pluie dans l’eau ! Je veux dire que la réponse à nos questions n’est pas à attendre d’un pouvoir politique, dont ce drame constitue la réalisation la plus significative.
Nous ne pouvons pas plus attendre ces réponses des papillons politiques, pour qui les moyens de vivre l’emportent sur les raisons de vivre.
La réponse, très chers compatriotes, est à la conspiration citoyenne pour des ruptures créatrices ; conspirer, c’est-à-dire respirer ensemble. Et, telle est la quintessence de ce message.
Puisqu’il en est qui « respirent ensemble » pour briser et jeter en pâture aux rapaces le géant du continent noir, la République Démocratique du Congo, notre pays ; alors, il est aussi possible qu’avec le Camp de la Patrie, nous « respirions ensemble » pour rebâtir la confiance en nous-mêmes et donner forces à la Patrie.
Voilà qui désacralise le fanatisme de la différence cher à notre culture politique. Voilà qui nous invite à plus que jamais réunir nos volontés éparses, pour le seul combat qui vaille : dire non au naufrage de la Patrie.
La nuit tombe sur la République. Alors, écoutons le Camp de la Patrie, agissons avec le Camp de la Patrie ; et, séchons ces larmes, certes, légitimes, mais qui épuisent en nous la force de l’espérance.
Prenons et inscrivons l’année 2010 dans une démarche des finalités ; une année qui annonce et qui prépare cette nouvelle chance donnée à la Nation de construire son destin autrement, selon les aspirations de son peuple et selon sa vocation légitime au bonheur. Une nouvelle chance qui s’appelle « élections ».
Voilà, très chers compatriotes, après la grisaille de la réflexion, à nous la lumière de la fidélité à la Patrie.
Et, sur le trépied de cette volonté commune, nous pouvons dire, avec force, et nous disons à notre peuple et à tous nos compagnons, bonne et heureuse année 2010. Que Dieu protège notre pays.
Z’ahidi Arthur NGOMA Président de Forces du Futur et du Camp de la Patrie


EN MARGE DE L'HOMMAGE AUX DEUX HEROS NATIONAUX
Les raisons de l’axe Joseph Kabila - Antoine Gizenga

Lors de la présentation du livre sur Antoine Gizenga, M. François Malutshi, Assistant du Premier ministre Adolphe Muzito, s’est appesanti sur les rapports entre Antoine Gizenga et Patrice Emery Lumumba, entre Antoine Gizenga et Laurent-Désiré Kabila et entre Antoine Gizenga et Joseph Kabila ainsi que les raisons du maintien de cette alliance. Voici, in extenso, la réflexion de François Malutshi.

I. Rapports entre GIZENGA et LUMUMBA
Les rapports entre A. GIZENGA et P.E LUMUMBA sont nés dans une période particulièrement mouvementée, celle de la lutte pour l’indépendance du Congo et plus singulièrement sur le plan de la convergence des idéaux de leurs partis politiques qui étaient le Parti Solidaire Africain (PSA) et le Mouvement National Congolais (MNC)
Bien que sur le plan idéologique, le PSA était plus précis, en optant de manière claire pour le socialisme, et le MNC avait axé son idéologie sur le nationalisme et le
neutralisme positif. Leurs leaders, à savoir GIZENGA et LUMUMBA, se sont rapprochés
et appréciés personnellement.
Ils partageaient ainsi les mêmes vision et objectifs politiques basés sur le nationalisme, mieux le patriotisme, l’indépendance ou l’émancipation des peuples congolais et africains, dans une vision d’ensemble qu’était le panafricanisme, la justice sociale, l’unitarisme entendu comme l’unité de notre pays et de notre peuple basé sur l’esprit de solidarité et de coexistence pacifique.
Dans cette optique, A.GIZENGA avec le PSA va conclure des accords non seulement avec le MNC, mais aussi avec les autres groupements et partis politiques de tendance nationaliste dont la BALUBAKAT de JASON SENDWE et le CEREA d’Anicet KASHAMURA.
Sans évoquer ici toutes les séquences de l’histoire politique de notre pays qui
caractérisent les relations entre A.GIZENGA et P.E. LUMUMBA, nous pouvons de
façon condensée dire que l’idéal de liberté, de l’indépendance pour lequel P.E. LUMUMBA a donné sa vie, cet idéal donc, est resté vivace chez A.GIZENGA.
Ce qui démontre jusqu’à ce jour, sa fidélité envers son camarade, son compagnon de
lutte, bref son ami, P.E. LUMUMBA.

II. Rapports entre A. GIZENGA et L.D KABILA
Comme dit plus haut, en mémoire de P.E LUMUMBA est né ce qu’on appelle le LUMUMBISME qui caractérise l’ensemble des idéaux qui sous-tendait la lutte de tous les nationalistes. Et parmi ceux-ci, nous avons cité, entre autres, la BALUBAKAT. Or, il se trouve qu’un certain L.D KABILA militait déjà dans la jeunesse de Balubakat (la Jeubat). Ayant affûté ses armes à l’Ecole Politique de Balubakat, L.D. kabila ne pouvait que poursuivre l’idéal Lumumbiste de ses aines à savoir, Jason SENDWE et Remy MWAMBA.
Dans cette perspective, à l’instar de MULELE, L.D. KABILA, soldat du peuple, prit les armes pour défendre cet idéal.
A.GIZENGA connaissait bien L.D. KABILA et la lutte qu’il menait contre le régime dictatorial, et je n’en veux pour preuve que l’importante visite dont voici la photo que A. GIZENGA rendit à L.D. KABILA au maquis de FIZI BARAKA (Hewa Bora) en 1973 qu’il atteignit du reste difficilement. Cette visite a fait dire à L.D. KABILA, en voyant le Patriarche, qu’il était un grand nationaliste car de tous les anciens, il était le 1er et le seul à aller à sa recherche. Cette visite, a-t-il ajouté, constituait pour lui un grand réconfort et un grand encouragement.

III. ALLIANCE AVEC JOSEPH KABILA
Comme le disait un homme politique Français pour Martine Aubry qu’elle était née dans une couveuse politique de son père (Jacques Delors), Joseph KABILA a grandi dans la pouponnerie politique de son père et aux mamelles du Lumumbisme. Donc il va de  soi que les rapports entre A.GIZENGA et Joseph KABILA ne pouvaient et ne peuvent être que ceux de deux nationalistes qui se rencontrent, malgré la différence de générations. Il était aussi clair que le choix fait par le PALU pour soutenir Joseph KABILA au second tour ne pouvait souffrir d’aucune ambiguïté, de même que l’accord conclu entre le PALU et l’AMP.
Donc, au regard de ce qui est dit plus haut, il est tout à fait normal que la convergence idéologique, servant de soubassement, puisse, au delà de quelques péripéties d’appréciations individuelles, expliquer la pérennité, la fidélité et même le respect mutuel des leurs rapports politiques.

Fait à Kinshasa, le 14 janv. 2010 François MALUTSHI
Assistant du Premier ministre


ENJEUX DE L'HEURE
LLE DEFI AU SEIN DU PARTI D'ANTOINE GIZENGA
Elections 2011, c’est le Palu !
Drapeau du parti (bleu foncé et une étoile dorée au centre) à la main, des milliers de militants sans nombre du Parti lumumbiste unifié (PALU), ont rendu un hommage mérité au père de leur combat politique, Patrice Emery Lumumba, à l’occasion du 49ème anniversaire de son assassinat, le 17 janvier 2010. Le carnaval piéton est parti du siège du Palu, situé au quartier Debonhomme de Matete jusqu’au monument de Patrice Emery Lumumba, érigé entre les communes de Lemba et Limete sur le Boulevard portant le même nom. Pendant près de 20 minutes , les automobilistes ont été obligés de prendre leur mal en patience parce qu’il fallait respecter la caravane.
Après le monument du Patrice Emery Lumumba où ils ont assisté aux cérémonies, notamment le dépôt des gerbes de fleurs par les hauts cadres du Palu, les militants ont regagné le siège du parti. Non seulement pour la danse, mais aussi pour écouter l’adresse du secrétaire permanent du Palu, Joseph Dovel Mpango. L’ambiance a été de fête et non de deuil. Comme qui dirait, «mort Lumumba vive Lumumba», à travers l’héritier de son combat politique, Antoine Gizenga, secrétaire général du Palu.
Pendant plus de trois heures, des militants du Palu ont pris d’assaut le siège de leur parti en signe de réponse à l’appel des responsables de leur formation politique. Il ne pouvait pas en être autrement quand on connaît la force de ce parti à mobiliser les masses. Sur les visages de ces militants, se lisait un seul message : « l’attachement à l’idéal de la lutte de Patrice Emery Lumumba, incarné par Antoine Gizenga ». Le siège du parti s’est avéré exigu pour contenir une foule nombreuse qui a bravé le soleil pour danser et écouter par la suite, l’adresse du secrétaire permanent du Palu, Joseph Dovel Mpango.

Une date, une symbolique
La date du 17 janvier a, certes, une valeur significative dans la mémoire collective des Congolais. Cependant, la même date revêt une symbolique toute particulière dans la vie politique du Palu. « Pourquoi nous rassemblons-nous aujourd’hui ? Nous nous rassemblons à cette date du 17 janvier parce que Patrice Emery Lumumba nous a laissé un testament : continuer le combat jusqu’au bout », a déclaré Joseph Dovel Mpango. C’est donc une occasion pour le parti de se remettre en cause et de procéder à une sorte d’évaluation de son activisme politique. Cette évaluation consiste à trouver des réponses claires aux trois questions : d’où vient le Palu ? Qu’en –est-il aujourd’hui ? Quelles sont les perspectives d’avenir ?
C’est dans cette logique qu’il convient d’analyser le message de Joseph Dovel Mpango aux militants du Palu. « Le combat de Gizenga n’est pas un affront physique, mais un vrai combat idéologique, une lutte de doctrine sociale fondée sur la nation. En d’autres termes, la nation passe par-dessus toute autre considération. L’intérêt du peuple prime sur des intérêts égoïstes et partisans. Tel est l’idéal de tout Lumumbiste », a rappelé le permanent du Palu qui, en signe de communion avec les militants du parti, a lui aussi dansé au rythme du tam-tam. Autrement dit, quiconque se réclamerait Lumumbiste et inscrirait son combat politique à l’encontre de cet idéal, est un impérialiste, un fauve vêtu en peau de brebis. « Les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens en ce moment précis. Ce que j’ai vu aujourd’hui, personne ne saura détruire », a déclaré Joseph Dovel Mpango, ivre de joie et réconforté par la foule. L’idéal aurait été qu’une rencontre comme celle du 17 janvier soit organisée dans un cadre plus large comme le stade omnisports des Martyrs, quand on connait la capacité du Palu dans la mobilisation.
Un peu comme lors d’une matinée idéologique, Joseph Dovel Mpango a brossé l’historique de la création du Palu. Dans ce rappel des grands faits du passé, le secrétaire permanent du Palu a souligné que leur parti est né de la fusion de quatre grands paris politiques, à savoir le Mouvement des nationalistes congolais (MNC) de Patrice Emery Lumumba, le Parti solidaire africain (PSA) d’Antoine Gizenga ; les Baluba du Katanga (BALUBAKAT) de Jason Sendwe et le CEREA de Marcel Bisukiro. Patrice Emery Lumumba, alors assigné à résidence, convoqua une réunion des alliés, c’est-à-dire de tous les partis membres de son gouvernement.
Il convient de rappeler que les quatre leaders des partis cités ci-dessus n’avaient pas tous pris part à cette réunion. C’est le cas de Marcel Bisukiro du CEREA et Jason Sendwe des Balubakat. Les deux furent respectivement représentés par Anicet Kashamura et Remy Mwamba. Antoine Gizenga, le dernier arrivant, fut indigné d’entendre des propos outrageux de Anicet Kashamura vis-à-vis du Premier ministre Patrice Emery Lumumba. Mais, sans tergiverser, Antoine Gizenga demanda à Kashamura de retirer ses propos et de présenter ses excuses. Ce qui fut fait. « C’est donc, cet incident qui fut à la base de la création du Palu », a rappelé Joseph Dovel Mpango, avant d’inviter les militants du parti à intérioriser l’humilité comme valeur sociale.
L’idée de la fusion, proposée par Antoine Gizenga, fut approuvée par les trois autres, c’est-à-dire Lumumba, Kashamura et Sendwe. Mais jusque-là, le parti était sans nom. C’est seulement après la remise à Antoine Gizenga, du protocole portant création du nouveau parti que celui-ci naquit sous le nom du Parti des nationalistes lumumbistes(PANALU). Mais il aura fallu attendre la sortie d’Antoine Gizenga de la prison de Bulambemba, le 22 août 1964, pour que tous les Lumumbistes soient rassemblés autour d’un seul et même parti appelé :Partis lumumbistes unifiés. Voilà, une preuve historique irréfutable que le Palu n’est pas né d’une génération spontanée.

2011, c’est Palu !
Le Palu tient à l’idéal de sa lutte politique : la conquête du pouvoir par la voie des urnes et la conservation de celui-ci le plus longtemps possible. Pour atteindre cet objectif, le parti d’Antoine Gizenga invite ses militants à la vigilance. « Le Palu est un dessin animé. Son destructeur n’est pas encore né. En cette année 2010, plus rien ne sera comme avant. Pas dans l’entendement du slogan vide de ceux qui ont dit la même chose avant nous. Pour nous au Palu, 2010 est une année de décision. L’heure a sonné », a encore déclaré Joseph Dovel Mpango avant d’exhorter ses camarades du parti à observer l’idéal de la reconstruction du pays, résumé dans l’hymne national. « Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant… Dressons nos fronts longtemps courbés. Mais un seul idéal ne peut être atteint que par le travail et non par des cadeaux. Depuis Mobutu, plusieurs cadeaux ont été donnés. Mais aucun d’eux n’a réussi à sortir le peuple congolais de sa misère noire. On croit se servir de vous comme des marches-pieds. Mais cette fois-ci, ils croiseront du fer. Ils auront en face d’eux un peuple politiquement mur et qu’on ne peut plus manipuler ». C’est par ces termes que le secrétaire permanent du Palu a conclu son message.
Pour sa part, Mme Anne Gizenga, épouse du chef du parti, a été incapable de contenir sa joie. « Je suis surprise. Je ne m’attendais pas à une telle démonstration. 2010, préparons ensemble les élections de l’année prochaine. Notre objectif pour 2011 est de compter le plus de députés possibles au Parlement et aussi, un nombre important de représentants du parti au sein du Gouvernement central. Nous sommes, certes, en politique, mais nous n’avons pas l’effectivité du pouvoir parce que nous n’avons pas la majorité au Parlement », a déclaré la première dame du Palu.
S’adressant particulièrement aux femmes Palu, Mme Anne Gizenga n’a pas caché son regret. « Nous n’avons que deux députées élues des circonscriptions provinciales. Aucune femme du Palu n’a osé poser sa candidature ici à Kinshasa. Cette triste réalité est un défi que nous devons relever lors des échéances de 2011. Parité oblige », a-t-elle conclu. Laurel KANKOLE


RDC-CHINE
PPRD et PCC s’engagent pour une coopération avantageuse entre Pékin et Kinshasa

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) conduit par son Secrétaire général Evariste Boshab, et le Parti communiste chinois (PCC), sous la direction de son chef du département des relations extérieures M. Wang, se sont réunis hier au Grand hôtel Kinshasa (GHK). La rencontre entre les délégations de ces deux grands partis a eu lieu en présence de l’Ambassadeur de Chine en RDC. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) conduit par son Secrétaire général Evariste Boshab, et le Parti communiste chinois (PCC), sous la direction de son chef du département des relations extérieures M. Wang, se sont réunis hier au Grand hôtel Kinshasa (GHK). La rencontre entre les délégations de ces deux grands partis a eu lieu en présence de l’Ambassadeur de Chine en RDC.
Le PPRD et la délégation du PCC qui ont salué l’excellence des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays, ont pris l’engagement d’apporter leur soutien à la coopération adulte et réciproquement avantageuse entre Pékin et Kinshasa. Dans les échanges, le Secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, a évoqué quatre points à l’ordre du jour. Il s’est agi de l’Ecole du parti, la formation des cadres, la discipline dans les actions, les élections ainsi que la formation des brigades agricoles du PPRD. Ces attentes de son parti, Evariste Boshab les situe dans le cadre de la coopération entre les deux partis frères.
Le Chef du département des relations extérieures du PCC, M. Wang, a rencontré pratiquement toutes les préoccupations évoquées par Evariste Boshab du PPRD. Dorian KISIMBA

COMMUNIQUE CONJOINT DU PPRD ET DU PCC
Ce lundi 18 janvier 2010, il s’est tenu au Grand Hôtel Kinshasa, en République Démocratique du Congo, une importante séance de travail entre le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, sous la conduite de son Secrétaire Général Evariste Boshab, et la délégation du Parti Communiste Chinois, PCC, conduite par son Chef du Département des relations extérieures, Monsieur WANG, invité en RDC par le PPRD. La rencontre a eu lieu en présence de l’ambassadeur de Chine en RDC et le Comité Exécutif National du PPRD.
Après avoir salué l’excellence des relations diplomatiques et économiques entre la RDC et la Chine, le PPRD et la délégation du PCC ont pris l’engagement d’apporter leur soutien inconditionnel à cette coopération adulte et réciproquement avantageuse entre Pékin et Kinshasa.
Dans les échanges, quatre points ont été inscrits à l’ordre du jour par le Secrétaire Général du PPRD, Evariste Boshab.
A savoir, l’Ecole du parti, la formation des cadres, la discipline dans les actions, les élections ainsi que la formation des brigades agricoles du PPRD.
Le Secrétaire Général du PPRD, Evariste Boshab, a exprimé les attentes de son parti à ce sujet dans le cadre de la coopération entre les deux partis frères.
Le chef du Département des relations extérieures du PCC a rencontré, l’une après l’autre, les préoccupations du Secrétaire Général du PPRD.
S’agissant de l’Ecole du Parti, Monsieur Wang a indiqué qu’elle est d’une importance capitale pour le renforcement des capacités civiques et idéologiques des cadres.
Quant à la formation desdits cadres, le chef de la délégation du PCC a dit toute la disponibilité de son parti d’accueillir cette année les cadres du PPRD devant être formés comme formateurs des formateurs de l’Ecole du Parti du PPRD.
A propos de la discipline dans les actions, Monsieur Wang a indiqué que c’est là tout le secret de la réussite du PCC et de la Chine dans tous les secteurs de la vie comme arme efficace de lutte contre les antivaleurs.
Concernant les élections, bien que les contextes soient inhérents à chaque pays, le PCC, qui souhaite voir le PPRD l’emporter en 2011, a mis l’accent sur l’amélioration des conditions de vie de la population.
Enfin, s’agissant de la formation des brigades agricoles du PPRD, le Chef de la délégation chinoise du PCC a annoncé la tenue au mois d’août prochain du Forum agricole Chine - Afrique où le PPRD sera invité pour échange d’expériences en la matière.
Débutée à 10h45', la séance de travail s’est terminée à 13h05' sur une
note de satisfaction des deux parties.

*Pour le PPRD Evariste BOSHAB, Secrétaire général du PPRD
* Pour le PCC, Wang Chef du Département des relations extérieurs


COOPERATION RDC-BELGIQUE
Le ministre belge des Affaires étrangères arrivé hier à Kinshasa

Le Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, est arrivé hier soir à Kinshasa pour une mission de service. Il a été accueilli à l’aéroport international de N’Djili par son homologue congolais Alexis Thambwe Mwamba. L’homme d’Etat belge a fait savoir à la presse que sa mission s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre la Belgique et la RDC. «Je suis venu pour écouter et apprendre», a-t-il déclaré. Quant à la participation de Bruxelles aux festivités des 50 ans de l’indépendance de la RDC, Vanackere a déclaré que cela est avant tout une affaire des Congolais. La Belgique verra ce qu’elle pourra apporter comme concours.
Vanackere effectue sa première visite depuis sa prise des fonctions aux Affaires étrangères. Dorian KISIMBA

FORUM ECO
BUDGET 2010
Léon Kengo fustige le comportement de la commission mixte paritaire la Direction des sinistres veut ramener l’indemnisation à l’ancien horaire
L’examen et l’adoption, en deuxième lecture, du Budget 2010, constitue l’une des principales matières inscrites au calendrier de la session extraordinaire qui a ouvert ses portes le 15 janvier dernier au Sénat. Dans son discours prononcé à cette occasion, le président de la chambre haute, Léon Kengo wa Dondo, s’insurge contre la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat qui a vidé l’esprit de la Constitution. Ce, dans la procédure de répartition et d’affectation des recettes additionnelles réalisées après le vote du Budget 2010.
En renvoyant cette loi pour la seconde lecture, le Chef de l’Etat a comme principale préoccupation : l’affectation orthodoxe, judicieuse et équitable des recettes additionnelles. Le président du Sénat reconnaît que le renvoi de la loi budgétaire au Parlement, par le Président de la République en deuxième lecture, est constitutionnel. Mais la répartition des ces recettes additionnelles dégagée par la commission paritaire mixte n’aurait pas tenu compte de certains critères lors de la réunion qui a eu lieu après le vote de la loi par les deux chambres.
Le n°1 du Sénat n’est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger cette attitude. « Permettez moi d’exprimer mon doute quant à la régularité de la démarche suivie par notre commission mixte paritaire ». Et Léon Kengo de s’interroger : « Est-il normal que la répartition et l’affectation des recettes additionnelles comme celles de l’ensemble des recettes de l’Etat puissent s’effectuer après le vote de l’ensemble de la loi par les assemblées plénières de deux chambres ? ». Même si, poursuit-il, « certes, les recettes additionnelles ne constituent que 2% de l’ensemble des recettes retenues au Budget de l’Etat et que dès lors elles ne sauraient, à elles seules, résoudre l’ensemble des difficultés sociales rencontrées par notre population. Mais la façon de procéder, c’est-à-dire la répartition et l’affectation des recettes elles-mêmes, après le vote de la loi budgétaire n’énervent- t-elles pas l’esprit de notre constitution ? »
Quant au calendrier de la session en cours, celui-ci prévoit huit nouvelles matières dont : l’ouverture des crédits provisoires pour le premier trimestre 2010 et le fonctionnement et l’organisation de la Commission nationale indépendante (CENI). Les autres matières seront examinées par la commission mixte paritaire Assemblée nationale – Sénat.
Dina BUHAKE
FORUM ECO
PAR LE BIAIS DE CPCC
La RDC déterminée à asseoir la gestion comptable et financière des entreprises
Les travaux du séminaire sur l’arrêté des comptes 2009 organisés par le Conseil permanent de la comptabilité au Congo (CPCC), tenus du 11 au 15 janvier 2010, se sont clôturés sur une note positive au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS). Pendant cinq jours, les comptables et financiers des entreprises de la RDC ont reçu une formation spécialisée dont le pays a besoin pour asseoir la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion comptable et financière des entreprises.
L’objectif essentiel visé est le renforcement des capacités des cadres comptables et financiers des entreprises en matière de clôture des comptes annuels et de production des états financiers fiables, conformément au référentiel comptable national qu’est le plan comptable général congolais. Au cours de ces assises, les participants ont bénéficié du précieux concours de la direction générale des impôts et de M. Gustave Luzolo, fiscaliste et avocat au barreau de Bruxelles qui les ont entretenus sur un thème d’actualité, en l’occurrence le blanchiment des capitaux et la problématique posée par les conventions internationales sur la double imposition des revenus. Par contre, les cadres de la DGI ont eu à développer les aspects fiscaux liés à la détermination du résultat fiscal, aux fraudes et pénalités fiscales.
A en croire le secrétaire général du CPCC, André Foko Tomena, ces échanges fructueux vont consolider les connaissances techniques en comptabilité et ses matières connexes. Ceci, pour permettre aux participants d’être plus performants dans leur travail de tous les jours au sein de leurs entreprises respectives. Le n°1 du CPCC a aussi saisi cette opportunité pour encourager les responsables des entreprises qui ont compris que le meilleur investissement véritablement productif dans une entité, c’est celui effectué sur le facteur humain, tant il permet d’accroître le rendement et l’efficacité dans la tenue et la clôture des comptes. Selon lui, dans le monde moderne, la capacité de produire des états financiers fiables, réguliers, sincères et reflétant l’image fidèle de l’entreprise, en vue de la prise des décisions, constitue un des critères essentiels de l’appréciation des dirigeants et de leurs collaborateurs.
Le CPCC s’est estimé satisfait de constater combien ce séminaire était attendu par les participants, car les statistiques établies à l’issue de ces assises renseignent que 168 cadres comptables et financiers ont pris part à ce séminaire dont 138 représentant 23 entreprises publiques et 30 séminaristes du secteur privé.
M. André Foko Tomena ose croire qu’en capitalisant tous ces enseignements et surtout les expériences découlant de ce séminaire, les participants feront davantage preuve de civisme fiscal et comptable, puisqu’il ne doute pas un seul instant de la maîtrise de toutes les matières dispensées et la capacité de les mettre à profit pour la clôture des comptes de l’exercice 2009, avant d’annoncer que le CPCC, avec l’appui technique du Copirep, organise du 1er au 05 février 2010 à Kinshasa, les états généraux de la profession comptable. Assises au cours desquelles les problèmes liés à l’exercice de la profession comptable libérale en RDC et de la création d’un ordre professionnel unique regroupant tous les reviseurs comptables, les experts comptables et les fiscalistes seront examinés. Le texte du projet de loi sur l’ordre des comptables qui sortiront de ces assises sera soumis à l’examen du gouvernement avant sa transmission au Parlement pour adoption.
A entendre le secrétaire général du CPCC, si au plan international, la normalisation comptable a su se tailler un chemin et une feuille de route reconnue sans difficultés, le CPCC tient à renforcer le partenariat qu’il entretient avec les entreprises et les professionnels comptables. Cela, afin de faire de la comptabilité un réel outil de gestion et de développement économique du pays.Simard Simon TSOUMBOU.

Ogefrem : 2010 placée sous le signe des perspectives heureuses
« L’année 2010 est placée sous le signe des perspectives heureuses pour notre entreprise ». C’est en ces termes que l’ADG Emile Ngoy Kasongo s’est exprimé, le vendredi 15 janvier dernier, lors de la cérémonie d’échange des vœux entre le comité de gestion et le personnel de l’Ogefrem.
Comme chaque année, la présentation des vœux constitue une occasion de faire d’une part, la rétrospective de l’exercice finissant, avant de dégager les perspectives de la nouvelle année, et d’autre part, de procéder, au plan interne, à une sorte d’introspection en vue d’évaluer le chemin parcouru.
C’est dans cette optique que l’ADG Emile Ngoy, malgré la crise financière qui n’a pas épargné son entreprise, a pu tirer l’épingle du jeu. « Malgré cet environnement extrêmement difficile en 2009, nous avons donné le meilleur de nous même pour que nous puissions continuer avec acharnement pour atteindre les objectifs nous assignés par le gouvernement », a déclaré le Prof Emile Ngoy avant d’ajouter : « Nous avons atteint tous nos engagements par rapport à l’Etat ». A cet effet, le comité de gestion avait reçu, d’ailleurs, les félicitations de l’administration fiscale. C’est pourquoi il affirme : « Nous devons persévérer sur cette voie pour continuer à appuyer le gouvernement de la République en apportant notre apport dans le budget ».
Tout en reconnaissant que le budget 2010 pour l’Ogefrem reste ambitieux, Emile Ngoy reste persuadé qu’avec le concours du personnel, les prévisions seront atteintes et cela aura des retombées sur les conditions de vie et sur les conditions de travail. 2010 se présente encore sur les perspectives heureuses, a-t-il insisté, avec la mise en service de deux plate-formes multimodales et l’engagement pris pour que le port de Kasumbalesa puisse démarrer cette année « la volonté et la détermination est à la hauteur de ce défi », a-t-il relevé.
Pour sa part, le président de la délégation syndicale, Godefroid Mandondo, a rappelé aux agents et cadres les différentes mutations et réformes opérées en 2009, avant de les inviter à travailler en collaboration, gage de la paix sociale.
Dina BUHAKE.
«Jeudi sinistre» : la Direction des sinistres veut ramener l’indemnisation à l’ancien horaire
La nouvelle mise en place intervenue dernièrement à la Société nationale d’assurances (SONAS) donnera bientôt ses premiers fruits. M. Pascal Mushibwe Mubando, nouveau directeur à la Direction des sinistres, a au cours de l’indemnisation de « Jeudi sinistre » du 14 janvier 2009, affiché ses ambitions quant à la poursuite des opérations et à la nouvelle vision qu’il compte imprimer pour maintenir le cap.
Pascal Mushibwe, un polyvalent du secteur de l’assurance, dit avoir trouvé la Direction des sinistres en bonne santé. « Depuis 2008, le comité de gestion avait eu une nouvelle vision avec la mise en place, dès le 1er janvier 2008, « Jeudi sinistre ». Pour le nouveau maître de la Direction des sinistres, malgré la crise financière internationale, la SONAS, à travers sa direction des sinistres, multiplie des efforts pour ne pas décevoir ceux qui ont souscrit à l’assurance. En revanche, Pascal Mushibwe annonce que sa direction compte, dans les jours qui viennent, faire en sorte que l’indemnisation des sinistres s’effectue comme il en était question au début de l’opération, c’est-à-dire dans la matinée. Le nouvel horaire, justifie t-il, est le résultat de la conjoncture. « Face à la conjoncture, nous sommes obligés de nous battre le matin pour réunir les moyens et payer les après-midi», a-t-il fait savoir.

Quid de l’assurance automobile
47 dossiers ont été indemnisés lors du « Jeudi sinistre » du 14 janvier 2009 au pavillon 13 de la FIKIN. Parmi ces dossiers, un figurait dans le cadre de l’assurance scolaire. L’élève Mvunzi Luzayadio, inscrit en 6è année primaire au collège Eredissimo, a été indemnisé à hauteur de 30.000 FC pour blessure du moment où il a payé un montant de 100 FC exigé par son collège.
L’assurance automobile pour laquelle la plupart de dossiers sinistres ont été indemnisés par la SONAS, est l’une des branches les plus importantes suite à son volume, son encaissement, par les difficultés de sa gestion et par les problèmes d’équilibre qu’elle pose aux sociétés d’assurances comme aux pouvoirs publics. Cette assurance est constituée, pour l’essentiel, de la garantie responsabilité susceptible de découler de l’utilisation des véhicules terrestres à moteur. Cette garantie, parfois baptisée « assurance tiers » et « tiers transportés », couvre l’assuré contre les conséquences pécuniaires de la responsabilité qu’il peut encourir du fait des dommages corporels ou matériels causés par les véhicules, objet de l’assurance.
En RDC, cette assurance a été rendue obligatoire par la loi n°73/013 du 05 janvier 1973. Rachidi MABANDU


INFOS INFOS
APPLICATION DE LA TOLERANCE ZERO
Luzolo Bambi rappelle les autorités judiciaires à l’ordre

Le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi, s’est adressé samedi 16 janvier 2010 aux autorités judiciaires et à l’opinion sur le champ d’application de l’opération «Tolérance zéro». A ce sujet, le n°1 de la Justice a laissé entendre que le chef de l’Etat, Joseph Kabila a bel et bien indiqué que la tolérance zéro signifie que personne n’est au dessus de la loi. Cela veut dire particulièrement que les justiciables qui enfreignent la loi ne peuvent être poursuivis que conformément à la loi. Car, a-t-il souligné, la Constitution de la République déclare clairement que les libertés individuelles sont garanties, et que nul ne peut être arrêté et détenu que par des cas prévus par la loi.
A en croire le ministre de la Justice, c’est ce qui est prescrit par la loi, avant d’ajouter qu’il a déjà enregistré plusieurs plaintes au sujet de l’inobservance des formalités obligatoires à observer par les autorités judiciaires, en particulier les autorités de la police judiciaire tant civile que militaire, sur la question des arrestations et des détentions dans la phase préliminaire du procès.
Le ministre Luzolo Bambi a également profité de cette occasion pour expliquer que la mission première de la justice est de protéger la population et la seconde mission est celle de sanctionner le coupable dès que l’infraction est commise. Selon lui, lorsque la justice intervient, toutes les autorités publiques, en l’occurrence les autorités judiciaires et en particulier les magistrats doivent observer rigoureusement la loi. Surtout lorsqu’il s’agit des mesures de restriction et de privation de liberté. A ce sujet, il a cité le mandat d’arrêt provisoire, sa prolongation au régime proprement dit de la détention préventive et à son renouvellement excessif.
En clair, le ministre de la justice demande aux autorités judiciaires d’éviter les arrestations arbitraires et les détentions illégales, d’éviter de garder dans les maisons de détention pénitentiaire des personnes non couvertes par un titre régulier. D’après lui, c’est cela la tolérance zéro et l’esprit du concepteur, de l’initiateur, du donneur d’ordre de tolérance zéro, Joseph Kabila. Dans le cadre de la coordination de cette opération, le ministre a expliqué qu’il faudrait que les autorités judiciaires et le reste des services de la justice observent rigoureusement la loi sur cette question. Parce que, a-t-il estimé, on ne peut pas devenir véritablement un Etat de droit si la condition de la liberté n’est pas garantie, et surtout si au cours de cette procédure pénale la présomption d’innocence n’est pas de mise, tout cela, a souligné le ministre, en respectant le principe de poursuivre le malfaiteur, car il faudrait arrêter tous les criminels. Luzolo a rappelé que les portes de la prison sont ouvertes non pas seulement pour que les gens en sortent, mais pour qu’ils y entrent aussi. C’est cela l’applicabilité de l’opération tolérance zéro que recommande le Président de la République, Joseph Kabila. Simard Simon TSOUMBOU

DESTINE A LA MICROFINANCE
Le Centre congolais-allemand opérationnel à l’UPC

Le Centre congolais-allemand de microfinance (CCAM) est déjà opérationnel à l’Université protestante au Congo (UPC). Le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui a procédé à son inauguration, a souligné l’importance du secteur de la microfinance en République démocratique du Congo. « La microfinance est un secteur qui se développe rapidement aujourd’hui dans le monde, surtout dans les pays en voie de développement et sous-développés, pour lutter contre la pauvreté », a indiqué Evariste Boshab.
L’Assemblée nationale, a-t-il déclaré dans son mot de circonstance qui a précédé la coupure du ruban symbolique, entend examiner le projet de loi relatif à la microfinance pour assainir le secteur. Pour lui, cette branche qui est née à l’UPC est un apport très important pour la formation des opérateurs financiers. « Connaissant le sérieux de l’UPC et la rigueur de l’Allemagne, je suis rassuré du résultat que donnera cette branche », a déclaré le président de l’Assemblée nationale.
Le programme de licence en microfinance est organisé par l’Université protestante au Congo et la Frankfurt school of finance et management (Allemagne) à la faculté d’administration des affaires et sciences économiques de l’UPC. « La microfinance prend aujourd’hui de plus en plus d’importance dans la majorité des pays africains. Cependant, il existe très peu de professionnels et cadres universitaires dans ce secteur », a-t-on expliqué à l’UPC où l’on a indiqué la nécessité de professionnaliser le milieu de la microfinance dans le contexte de la RDC et d’autres pays de l’Afrique centrale. C’est du moins ce qui justifie cette initiative conjointe pour la mise sur pied d’un programme de second cycle universitaire en microfinance.
Ce programme piloté par le CCAM se propose de donner aux candidats une formation solide dans le secteur de la microfinance en termes de savoir, savoir-faire et de savoir-être. Pour ce qui est de leur savoir, les licenciés dudit secteur devront être capables de maîtriser les concepts théoriques clés et acquérir les compétences analytiques transversales combinant trois disciplines, à savoir l’économie du développement, la finance et le management. Dorian KISIMBA

Maj Kisimba : «Il n’y a jamais eu lotissement de terrains de jeux à la Cité des médecins à Mimoza»
Les parcelles de terre créées sur les voies publiques à Ngaliema ne sont pas l’œuvre de la circonscription foncière de la Lukunga, a constaté vendredi une mission dépêchée sur place par le ministre Maj Kisimba Ngoy en charge des Affaires foncières. Cette mission, qui a été conduite par M. Pascal Katanga, Conservateur des titres immobiliers (CTI) et Willy Otiba, chef de Division de cadastre (CDC) de la circonscription foncière précitée, a décliné toute la responsabilité de cette circonscription sur un prétendu nouveau lotissement à Mimoza.
Elle a, à ce sujet, procédé à la destruction de toutes les bornes posées sur l’ancienne voie de chemin de fer qui reliait autrefois le centre-ville au quartier Kinsuka. Et le CTI Pascal Katanga a profité de l’occasion pour faire appel à la population du quartier venue appuyer spontanément cette action, à la vigilance pour barrer la route à tous ceux qui veulent faire obstruction aux efforts d’assainissement du secteur foncier déjà réalisés par Maj Kisimba sous l’impulsion du chef de l’Etat, Joseph Kabila.
La population de Mimoza, qui a accueilli favorablement cette mission du ministre Maj Kisimba, a accompagné avec, marteau, hache ou pelle pour déterrer les bornes posées sur l’espace compris entre l’avenue du Tourisme et le quartier Mimoza.
Pour Pascal Katanga, le peuple ne peut plus rester passif devant les actions irrégulières des agents véreux en cette période de tolérance zéro. « Vous devez tous dénoncer les ennemis de la réussite des cinq chantiers du Chef de l’Etat », leur a-t-il demandé avant de leur indiquer un numéro d’appel qui leur servira de point focal.
Selon les informations recueillies sur place, ce lotissement irrégulier serait l’œuvre de la municipalité de Ngaliema en complicité avec un agent de la circonscription. C’est ainsi que le CTI et le CDC se sont engagés à ouvrir une enquête pour mettre hors d’état de nuire ces agents véreux et appliquer à leur endroit la tolérance zéro recommandée par le ministre Maj Kisimba.
Auparavant, la mission s’est rendue dans la cité réservée aux médecins pour répondre au cri de détresse lancé par la jeunesse de cette cité sur le soi-disant lotissement de leurs terrains de football et de basket-ball. La mission s’est sentie heureuse de trouver cette jeunesse en pleine action d’entraînement sur les deux terrains. La mission, qui a été saluée par le Dr. Mbayo chargé de l’encadrement des jeunes, a rassuré qu’il ne sera jamais question de lotir ces espaces réservés pour l’épanouissement des jeunes avant de leur transmettre le message de Me Maj Kisimba Ngoy qui tient à sauvegarder les intérêts de la jeunesse, pour répondre aux vœux maintes fois exprimés par le Président de la République, Joseph Kabila.

Remise d’un titre de propriété au secrétariat général aux Mines
La concession abritant les bâtiments de services du secrétariat général aux Mines sur l’avenue Pumbu à Gombe a été dotée d’un certificat d’enregistrement au cours d’une cérémonie de remise de ce document par le ministre des Affaires foncières Me Maj Kisimba.
Le numéro 1 des Affaires foncières a profité de l’occasion pour situer cette manifestation qui, a-t-il affirmé, répond aux exigences du chef de l’Etat Joseph Kabila qui veut mettre fin à la spoliation des biens de l’Etat.
Pour le vice-ministre des Mines et son secrétaire général, l’obtention de ce titre de propriété qui va s’étendre à tous les domaines de l’administration minière met fin aux divers déguerpissements dont elle est toujours victime. FDA


LE TEMPS EFFACE LES IDEES (Par Marcellin MANDUAKILA)
*Quand la grande éclipse cède la place à une éclipse financière de quatre jours à Kinshasa !

Pas d’école à Kinshasa pour protéger les enfants de l’éclipse. C’est le résumé de tous les messages enregistrés jeudi dernier en prévision de l’éclipse annoncée pour vendredi dernier vers 6h00’. Malgré toutes les précautions prises, la grande éclipse a connu des problèmes techniques. A qui la faute? A tout le monde et à personne à la fois. En fait, c’est plus la naïveté qui était au rendez-vous dans une ville où la sous-information bat son plein et où toute situation est exploitée à des fins pécuniaires.
Chose curieuse, après cette éclipse manquée vendredi dernier, une autre éclipse a pris les Congolais en otage. Il s’agit, en fait, d’une éclipse financière. Ainsi donc, durant quatre jours (vendredi par peur de l’éclipse, samedi pour la mort de Laurent-Désiré Kabila, dimanche pour la mort de Patrice Lumumba et lundi pour un bonus imposé), les Kinois ont dû affronter la terrible éclipse financière symbolique un week-end tout aussi kilométrique qu’injustement imposé sur fond d’une fauche incarnant l’éclipse de la générosité nationale. Il fallait donc faire face à deux fronts à la fois: la fauche généralisée et un week-end impopulaire, inutilement long et surtout porteur d’une bonne cargaison de stress. Tous les ingrédients étaient finalement réunis, telle une bombe à retardement.
Imaginez un peu quatre jours dits fériés à Kinshasa et sans aucune ombre d’un «coupage», aussi petit soit-il ! Même les téléphones ne savaient plus incarner l’espoir comme cela se faisait à une certaine époque. A peine, pouvaient-ils sonner juste pour une tentative de «treizage» et ce, de la part de certains compatriotes tout aussi en danger face à l’éclipse financière. Tout le monde remercie Dieu pour avoir fait que les quatre jours se soient vite passés au point de n’appartenir, désormais, qu’au passé. En tout cas, il était temps.
C’est donc forts de cette longue et pénible éclipse financière que les Kinois commencent leur semaine par le jour de mardi généralement porteur d’espoir mais, qui, cette fois-ci, contient une petite dose de la fameuse «lundiose». Mardi devant ressembler désormais à lundi, il ne reste plus qu’à envisager mercredi comme le deuxième jour de la semaine et ainsi espérer y placer toutes les mises dans l’espoir d’une récolte au plus tard vendredi. Sinon, c’est toute la semaine qui s’éclipsera en fumée pendant que les jours passent. S’il est vrai que le mois de janvier a toujours été réputé difficile, l’avalanche des jours fériés en rajoute à une liste déjà inquiétante dans une ville où tout se fait du jour au jour et où chaque jour compte.
Au moins, d’une manière ou d’une autre, les Kinois auront vécu leur éclipse, non pas celle annoncée avec pompe pour commercialiser des lunettes noires et qui s’est éclipsée d’elle-même pour des raisons techniques, mais celle redoutable qui oblige les uns et les autres à garder leur domicile pour méditer sur l’avenir. Qui a dit que l’éclipse était reportée!.

*2010, «l’année du social» telle que vue par les «quados»
«Il faut plus de coupage que d’habitude en cette année 2010». Tel est le voeu d’un chevalier de la plume dont la carrière tend vers sa fin. Il ne s’empêchait de le déclarer à ses confrères tout en regrettant, lundi dernier à la salle du zoo, la mort d’un confrère, Junior Puati Makuena.
Mais, pourquoi un tel voeu? Lui demandait un jeune confrère ne maîtrisant pas encore les méandres d’un noble et parfois ingrat métier. «Mais, tu n’es pas Congolais ou quoi», rétorqua spontanément le vieux confrère. Et d’ajouter: «Après tout, qui ne sait pas que 2010 a été décrétée, officiellement alors, une année du social. Si je formule le voeu qu’il y ait plus de coupage que d’habitude en 2010, quel péché ai-je commis»?
Partant de ce voeu, les «quados» se sont employés à dresser un bilan vraiment mitigé de l’an 2009 en termes de coupage, sous prétexte de la crise financière internationale alors que c’est depuis des années que la RDC fait face à la crise. A leurs yeux donc, la crise financière a abondamment été exploitée par les «coupeurs» qui se sont révélés incapables de prendre leurs responsabilités face à un engagement librement consenti de savoir partager leur bonheur avec ceux des compatriotes qui le méritent. Après ce tour d’horizon, les «quados» ont décidé de se rattraper en 2010.
A cette allure donc, l’année du cinquantenaire de la Rdc sera mise à contribution pour tenter de protéger l’incontournable «coupage» en proie à un environnement qui risque de le ranger, trop tôt, dans la catégorie de «race en voie de disparition». Tout un combat, un véritable défi à relever..


Polémique mélodramatique autour de l’éclipse solaire à Kinshasa
Kinshasa a vécu une véritable situation ubuesque à l’occasion de l’éclipse solaire qui s’est produit le 15 janvier 2010. Le phénomène astronomique n’est, pourtant, pas le premier à se produire. Le précédent date de janvier 2002, mais le présent semble avoir suscité un engouement particulier en raison de la publicité battue autour du croisement momentané entre le soleil et la lune. Pour cela, les astrophysiciens occidentaux ont dû faire le déplacement de certaines régions pour observer ce phénomène dans le cadre de leurs études.


LES ASTRONOMES D’UN TEMPS NOUVEAU

Les Congolais de Kinshasa, pour leur part, s’inscrivaient-ils dans la logique de cette curiosité scientifique ? Loin de là. Très loin. Il est vrai que les Kinois se sont, presque tous, transformés en astrophysiciens d’un temps nouveau. Bureaux, marchés, bistrots, salons de coiffure et autres salons privés se sont transformés en observatoires où ce phénomène pourtant mesurable a fait l’objet de toutes sortes de commentaires, d’analyses, de pronostics et de spéculations.
Que n’a-t-on pas entendu ?
On a entendu dire que l’éclipse allait durer plus de trois heures. Dans un bistrot, un
monsieur aux allures respectables clamait à la cantonade, pince sans rire, que le soleil allait s’éclipser de 5 heures à 9 heures. Il engageait alors un débat houleux et plutôt pittoresque. A trois tables de lui, un autre Kinois bon vivant se lance dans une explication convergeant vers une conclusion : le soleil s’éclipsera pendant seulement 1 heure. Qui dit mieux ?
Partants comme arrivants s’impliqueront, pendant près d’une heure, dans cette discussion teintée de pronostics et de spéculations : deux heures ci, quatre heures là, 30 minutes plus loin. Et lorsqu’un quidam avance une durée de pas plus de 11 minutes, une clameur couvrant presque le bruit de la musique s’élève pour le huer copieusement. Et comme pour confirmer les pronostics précédents, un client jusque-là silencieux plonge sans protocole dans le débat : « écoutez, je viens de causer avec un partenaire qui vient de modifier l’heure de notre rendez-vous de demain qui était initialement prévu pour 8 heures. Il l’a repoussé à 11 heures justement à cause de l’éclipse solaire. » Et de conclure : « Jeune homme, qui t’a raconté cette histoire de minutes ? » Et l’assistance de l’approuver presqu’avec admiration : « Oyoki ? (tu as entendu)». Pauvre jeune borgne au pays des aveugles… !
Entre-temps, à travers la cité, les femmes, jeunes, enfants et autres désœuvrés y allaient de leur spéculation. « En tous cas ce jour-là, mes enfants n’iront pas à l’école. J’ai appris que la nuit va se prolonger jusque vers 13 heures », affirme une femme au foyer. Une autre, fervente chrétienne de réveil, sonde les écritures saintes : « ce sont les signes de la fin. Quand le soleil commence à épouser la lune, c’est le fameux monde à l’envers dont parle la Bible », dit la dame. A côté d’elle, un jeune homme, étudiant de son état, prend des airs très sérieux pour démentir la chrétienne : « il n’y a rien de biblique dans cette histoire d’éclipse. Ce sont les conséquences des perturbations climatiques dues, notamment, à vos pratiques, propres à vous les femmes, d’utilisation du bois pour le chauffage. La fumée que vous élevez dans le ciel provoque les fortes chaleurs que nous déplorons, les pluies abondantes, les érosions et maintenant les éclipses. Au lieu de faire du bruit dans vos églises à longueur de journées et de soirées, vous feriez mieux de changer de comportement pour protéger l’environnement. »

RUEE SUR LES LUNETTES
Evidemment, toutes ces conversations se déroulent en lingala avec tout le sérieux qui, d’habitude, caractérise les protagonistes des débats kinois.
La veille de l’éclipse, soit le 14 janvier, le centre-ville connaît un assaut particulier. On croirait que les Kinois prolongent les festivités de fin d’année ou bien qu’ils se préparent au long week-end célébrant les héros nationaux. Rien de tout cela. Les Kinois, les femmes dans la plupart des cas, convergent vers la ville pour acheter des lunettes spéciales. Et les usages diffèrent quant à l’objet de l’achat. Les uns affirment vouloir protéger les yeux des irradiations ultraviolettes et infrarouges. Ils ont raison. D’autres, plus prosaïques, soutiennent que ce sont ces lunettes qui rendent visibles le soleil et la lune au moment de l’éclipse qui va se dérouler dans la nuit noire.
A l’appui de cette thèse, un jeune homme dans un taxi-bus donne l’exemple des films policiers où des forces de l’ordre arborent des lunettes à infrarouges quand ils opèrent dans le noir. Il donne aussi l’exemple des ajusteurs qui utilisent un masque à écran très sombre pour voir le point d’impact de la baguette au moment de la soudure. Pour lui, les lunettes aideront à atténuer la boule de feu qui va illuminer le ciel au moment de l’éclipse.
Comme lui, d’autres kinois avancent la même explication et disent qu’ils n’ont pas besoin de dépenser de l’argent pour ça. Il suffit de se munir de tessons de bouteilles de bière et le tour est joué. Va alors que se développe des dissertations et des thèses sur le rôle de la couleur marron des bouteilles de bière dans la conservation de la qualité de la bière. Et pourquoi d’autres bières sont-elles emballées dans des bouteilles vertes ? A cette question, personne ne sait répondre, tandis que d’autres techniques d’observation de l’éclipse continuent d’être avancées, comme la surface de l’eau dans un bassin ou un seau.
Les conversations de la soirée du 14 janvier sont ainsi peuplées de ce débat sur l’éclipse solaire, débat pour l’essentiel loin, très loin de la réalité scientifique. Partagés entre leur surréalisme et l’intérêt sur la Coupe d’Afrique des Nations, personne ne fait attention aux consignes sanitaires et autres explications avancées par les autorités et les scientifiques mobilisés pour ce faire.
Au contraire, il s’observe comme une psychose inexplicable dans la ville basse auprès de l’infime minorité qui a pris la peine de s’informer sérieusement sur le phénomène. Une psychose née du croisement des commentaires en sens divers, allant des données scientifiques à la petite kinoiserie en passant par le racolage commercial sur les lunettes spéciales pour l’observation de l’éclipse solaire. Cette catégorie de kinois s’en va au lit la peur au ventre lorsqu’ils apprennent que, par mesure de précaution, l’autorité urbaine a demandé aux parents de garder à la maison les enfants de la maternelle et du degré élémentaire du primaire. « C’est donc sérieux », lance à sa femme un père de famille, l’air grave.

EMOI, DECEPTION ET COLERE AU JOUR « J »
Normal alors qu’au jour « J », la ville se réveille dans une ambiance inhabituelle. Contrairement aux habitudes, les rues sont désertes. Les femmes qui se rendent aux boulangeries sont invisibles, autant que ceux des Kinois qui se rendent à la prière matinale. Les arrêts de bus sont déserts également. A certains endroits, cependant, on aperçoit des femmes circuler, mais dans une tenue bien curieuse : certaines se couvrent la tête avec leur bassin de pain renversé ou un pagne, espérant se protéger des rayons émanant de l’éclipse. Une femme est trouvée devant ses pains qu’elle vend, la tête couverte, sans avoir besoin de voir l’acheteur.
A première vue, on croirait que la sensibilisation des autorités et des scientifiques a fait son effet. Peut-être. Mais la réalité est que la plupart des Kinois ont préféré s’enfermer chez eux pour suivre le phénomène en direct sur certaines chaînes qui ont organisé des retransmissions en direct, installant momentanément, pour ce faire, leurs plateaux en plein air. Certaines chaînes ont même invité sur le plateau des astrologues (oui, des astrologues et non des astronomes) pour commenter le phénomène.
L’atmosphère du chant de coq incite à l’intérêt, mais avec un élément imprévu dans les différents débats de la veille. Le ciel de ce 15 janvier, période de la petite saison sèche, est inhabituellement gris. L’atmosphère est chargée d’un vague brouillard en suspension. On croirait qu’il va pleuvoir.
Ces détails n’attirent pourtant pas l’attention de la plupart des Kinois, du moins ceux qui sont sortis avec leurs lunettes pour scruter le ciel. Ils l’ont sondé dans tous les sens sans apercevoir ni le soleil, ni la lune et moins encore les deux ensemble. Les minutes passent, puis les heures. Jusqu’autour de 8 heures, aucune trace du soleil ni de la lune. La nuit noire annoncée n’est pas au rendez-vous : il fait jour depuis longtemps. Et autour de 9 heures, les nuages se dissipent enfin, libérant les rayons du soleil dans sa majesté.
S’installe alors un curieux mélange d’émoi, de curiosité et de déception à travers la ville. Il n’y a pas eu d’éclipse, avancent les uns. L’éclipse a été retardée à cause de la menace de pluie, assurent d’autres. D’autres encore, très fâchés, accusent les spéculateurs commerciaux dont l’objectif, pour eux, était de leur fourguer des lunettes inutiles pour réaliser de faramineuses recettes. Un malin trouve, lui, l’idée de balancer dans le réseau cellulaire ce message : « Kinoises et kinois, l’éclipse prévue pour ce vendredi est reportée, pour des raisons techniques, à une date ultérieure. Veuillez utilisez vos lunettes pour d’autres besoins. »
Entre-temps, sur certaines chaînes, les retransmissions se poursuivent jusqu’autour de 10 heures. Sur l’une d’elles, l’astrologue invité confirme qu’il n’y a pas eu éclipse. Pour cela, il loue Dieu qui, en repoussant ce phénomène loin de la RDC, a épargné les Congolais d’une catastrophe qui allait avoir de graves conséquences pour des générations actuelles et futures. Textuel.

HARO SUR LA BASSE COMMUNICATION
Dans l’ensemble, il faut conclure que l’engouement observé autour de l’éclipse solaire a accouché d’une souris. La psychose d’avant l’éclipse aura été à la mesure de celle de l’après éclipse. La raison est simple : la communication organisée a pêché par de graves déficits et dans le contenu et dans la forme. On a observé que les premiers et plus tonitruants protagonistes de cette communication (émetteurs et récepteurs) se caractérisent par leur incompétence en la matière, réduisant ainsi le phénomène annoncé en un simple événement du genre de ceux qui courent les rues de la capitale. Cet ordre communicationnel a pris le temps et s’est ancré dans le subconscient du commun des kinois, consolidé par la suite, par le battage commercial autour des lunettes spéciales.
C’est seulement à 48 heures de l’éclipse que la sensibilisation officielle est intervenue avec des consignes de sécurité ophtalmologiques. Le temps ne s’y prêtait plus, d’autant plus que les Kinois étaient plongés dans la Coupe d’Afrique des Nations, les journaux télévisés exploités pour cette sensibilisation étant renvoyés après les matches. L’autorité aurait exploité les mi-temps des matches et la langue locale pour cette sensibilisation que la tendance aurait été plus ou moins inversée.
Dans le fond, la basse polémique autour de l’éclipse solaire à Kinshasa aura au moins le mérite de révéler au grand jour la grande problématique d’encadrement et d’éducation des masses à la base dans le sens de son élévation. Depuis des décennies, en effet, les masses congolaises et kinoises en particulier sont enserrées dans un vaste dispositif d’abrutissement sans cesse renforcé par l’émergence d’apprentis leaders d’opinion.
On n’en dirait pas autrement quand on observe qu’après l’éclipse – vue ou pas – il ne s’est présenté personne comme officiel et scientifique pour faire le bilan du phénomène. A la place, c’est encore la petite communication des masses qui a occupé l’espace médiatique pour se livrer à une polémique qui volait très bas.
De toutes les façons, rendez-vous dans huit ans pour la prochaine éclipse. A moins d’une nouvelle perturbation.
Jonas Eugène KOTA


NATION
Bandundu : le député Jacques Ebweme continue de plaider pour l’implantation des réseaux téléphoniques à Bagata
Le territoire de Bagata dans le district du Kwilu, province du Bandundu, demeure enclavé. Forum des As qui a relayé un reportage ad hoc de l’Agence Syfia a démontré que ce territoire est dépourvu des réseaux téléphoniques. Pour se communiquer, les habitants recourent toujours au système phonique. Réagissant à cette situation, le député Jacques Ebweme a fait savoir que les démarches entreprises pour désenclaver son territoire se poursuivent encore. « Les députés de Bagata n’ont pas croisé les bras. J’ai pris des contacts avec les sociétés de communication opérant en RDC pour implanter leurs antennes à Bagata. J’ai même écrit au Premier ministre pour solliciter son appui pour l’installation de certains réseaux téléphoniques dans cette partie du pays. Et le chef du gouvernement de la République a même demandé à quelques entreprises de communication de connecter les territoires de Bagata et de Feshi pour désenclaver ces coins », a indiqué cet élu national avant de faire savoir que les responsables de bien de sociétés téléphoniques ont répondu pour s’implanter dans les tous prochains jours à Bagata. Dorian KISIMBA

Nous publions ici les réactions du député Jacques Ebweme et de l’Administrateur assistant du Territoire de Bagata.

Monsieur le Directeur,
J’ai lu et suivi au journal de la presse sur la RTNC lundi le 11 janvier 2010 dans la soirée l’article repris en marge de votre édition, n°3521 du même jour.
Etant l’un des Députés Nationaux, élus de ce Territoire mais pris à partie dans le sous titre : « Nous les attendons au tournant », j’estime qu’il y a lieu de recadrer et de repréciser les choses.
En effet, l’état d’enclavement dans lequel se trouve ce territoire est un fait vrai. Mais cela ne peut pas remettre en question tous les efforts que moi, particulièrement, je ne cesse de fournir si bien que les résultats concrets se font encore attendre sur le terrain. Comme vous pouvez le constater avec moi à travers les annexes ci-jointes, je n’ai pas attendu d’être élu pour défendre la cause commune du Territoire de Bagata :
1. A la suite de mes lettres n°001/CNAP/A.C/0133/2005 et 001/CNAP/A.C/0134/2005 du 09 septembre 2005 adressées respectivement à CELTEL et à VODACOM, CELTEL tout comme VODACOM avaient promis d’installer leur réseau à Bagata dans leurs réponses N/Réf : 005/Celtl/DMK/FB/09/05 du 21 septembre 2005 et N/Réf : Vodacom-cong/DMD/PAMD/00203/004/2005 du 14 octobre 2005 m’adressées. Et le travail de prospection du terrain s’en est suivi aussi bien par Celtel que Vodacom.
2. Dans l’attente d’une suite favorable, je n’ai pas hésité de contacter entretemps CCT et Tigo.
3. A l’occasion de l’audience que le Premier Ministre Adolphe Muzito avait accordée aux Députés Nationaux de la Province du Bandundu le 7 février 2009, j’avais soulevé la question du déploiement du réseau téléphonique à Bagata, Oswe, Kiri, Bolobo et Feshi.
4. Le Premier Ministre m’avait demandé de lui transmettre ces éléments. Ce que j’ai fait. Cfr annexe 1.
5. Le Premier Ministre, lui, Chef du Gouvernement a écrit au responsable de Zain, demandant l’implantation des réseaux dans les Territoires de Bagata et de Feshi. Cfr annexe 2.
6. Et donc, sauf la preuve du contraire, j’ai gardé contact avec certains responsables de ces Entreprises de Communication cellulaire.
7. En quoi, me concernant, en tant que l’un des Députés nationaux du Territoire de Bagata, suis-je fautif ?
8. Je crois que les vrais mobiles des propos tenus dans l’homélie d’un Abbé de la Paroisse Saint Joseph de Bagata qui tenteraient d’opposer la population à ses élus, si cela s’avéraient vrais, sont plutôt ailleurs,
9. Je tiens également à souligner que le déploiement d’un réseau de téléphonie cellulaire dans le Territoire de Bagata ou même ailleurs ne dépend pas que de notre seule volonté ni souhait. Il y a tant d’autres paramètres qui entrent en ligne de compte.
10. En clair, j’invite la population du Territoire de Bagata à continuer d’espérer et à demeurer soudée plutôt que de céder à la panique, à la campagne de l’intoxication et de la désinformation menées par des inconnus aux motifs machiavéliques inavoués jusque là.
11. A l’instar d’autres organes de presse, le vôtre ayant aussi entre autres missions celles d’informer et de former les masses que vous atteignez par la magie de la technologie, je vous prie de diffuser ce droit de réponse qui en fait, renseignera tout le monde sur l’évolution actuelle des démarches pour la connexion, mieux encore pour le désenclavement du Territoire de Bagata en matière de communication cellulaire.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de Rédaction, l’expression de mes sentiments patriotiques.
Honorable Jacques EBWEME Député National

Monsieur,
Avec une attention toute particulière, j’ai lu l’article susévoqué paru dans votre édition n°3521 du lundi 11 Janvier 2010.
De ce fait, quelques observations méritent d’être formulées :
1. Je n’ai jamais répondu soit directement soit indirectement à une interview de votre quotidien.
2. Je suis Administrateur de Territoire Assistant de Bagata et non Administrateur de Territoire de Bagata.
3. Je reconnais les efforts fournis par les Elus du territoire de Bagata au sujet de son désenclavement communicationnel quoique cela ne soit pas encore une réalité palpable à ce jour, étant donné que Zain, Vodacom, Tigo, CCI... sont des multinationaux et détiennent leur agenda propre de déploiement.
4. J’invite votre organe de presse à s’abstenir de publier les informations impliquant les noms des personnes sans pourtant avoir la certitude que les propos à publier sont venus réellement d’elles.
5. Je confirme que si je me suis retrouvée à Kinshasa dans la période allant du 24 décembre 2009 au 15 janvier 2010 c’était pour les obsèques de mon Père biologique, Monsieur KITUINIA Jesse décédé à la Clinique Bondeko de Kinshasa le 22 décembre 2009 et non pour venir faire la politique politicienne.
6. Je vous transmets en annexe la copie du document m’autorisant à me déplacer pour Kinshasa signé par le Gouverneur de ma Province, Son Excellence Docteur Richard NDAMBU.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de Rédaction, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Madame Carine KITUINIA ATA ECOFIDE de BAGATA


CULTURE & DETENTE
AYANT MARQUE L'ANNEE PASSEE
Werrason, Fally Ipupa, Ferré Gola … nominés de « Nduleawards 2009 »
L’année 2010 vient à peine de commencer. Une occasion pour les artistes musiciens d’affûter les armes pour leurs prochaines œuvres. Cependant, Werrason, Fally Ipupa et Ferré Gola ont été à la loupe durant l’année 2009. Quoi de plus normal que les trois se retrouvent parmi les nominés de « Nduleawards 2009 ». La soirée de remise des trophées est prévue le samedi 27 février 2010 à l’hôtel Venus.
Au total, 22 rubriques sont retenues par les organisateurs de « Nduleawards  2009 ». Il s’agit, entre autres, du meilleur album, meilleure chanson, du meilleur auteur compositeur, voix masculine, voix féminine, stars de l’année, l’artiste du cinquantenaire, la chanson du cinquantenaire. « Ndule Awards » se donne comme vocation d’encourager les meilleurs artistes musiciens qui se sont démarqués durant l’année 2009.

Meilleur album
Dans la rubrique meilleur album, cinq œuvres sont dans la course. Il s’agit de « Moleki nzela » de Jus d’été ; « Qui est derrière toi ? » de Ferré Gola ; « Arsenal de belles mélodies » de Fally Ipupa, « Sikila » de Tshala Muana et MG 30 ainsi que « Techno malewa » de Werrason et Wenge MMM.
Ici, la lutte semble être serrée. Surtout quand on oppose deux jeunes artistes de la même génération qui ont abattu un travail appréciable durant l’année passée. Il s’agit de Fally Ipupa et Ferré Gola. Les deux se retrouvent aussi dans la catégorie de la meilleure voix masculine. Les organisateurs sont appelés à faire preuve de beaucoup d’objectivité pour départager les deux artistes.

MeilleurE chanson
Les chansons nominées dans la rubrique « Meilleure chanson du meilleur auteur compositeur » sont « Délibération » de Fally Ipupu, « Moleki nzela » de Jus d’été, « Maboko pamba » de Ferré Gola, « Feuille de laurier » de Soleil Wanga et « 18h30 » de Kabose.
Dans cette rubrique, Dicap et « Chair de Poule » ont beaucoup de chance de rafler ce trophée pour la simple raison que leurs chansons sont adoptées par les mélomanes.

Meilleur album chrétien
Dans cette catégorie, les organisateurs ont choisi quatre tubes. Il s’agit de « J’ai vu ta gloire » des Kunda Sisters, « Dans ta présence » de Mike Kalambay », « Histoire d’amour » d’Aimé Nkanu et « Espoir » de Matou Samuel.
Ici, les tubes d’Aimé Nkanu pense un observateur, ont de fortes chances de passer. C’est une œuvre qui a réussi à convaincre les mélomanes grêce à sa richesse thématique. A côté de la rubrique « Meilleur album chrétien » on retrouve celle de « Meilleure chanson chrétienne ».
Les chansons sélectionnées sont : « Wapi » de Kunda Sisters, « Nyoso ya ngai » de Matou Samuel, « Bonganga na Nzambe » de Mike Kalambay, « Ukwantishe » d’Aimé Nkanu et « Tu avais dit » de Mike Kalambay.

Meilleur générique
Les organisateurs de « Nduleawards 2009 » ont choisi trois génériques qui vont compétir. « La chèvre de Monsieur Séguin » de Félix Wazekwa et Cultur’A Pays Vie, « Bicarbonate » de Fally Ipupa ainsi que « Techno malewa » de Werrason et son Wenge MMM.
Dans cette rubrique, les observateurs pensent que « Techno malewa » a beaucoup de chance d’être retenu meilleur générique pour la simple raison que c’est l’œuvre qui a été la plus sollicitée dans les fêtes durant l’année 2009. Même dans les night clubs, bars et terrasses, c’est ce générique qui battait le record des demandes par rapport à d’autres.

Autres rubriques
Parmi les innovations apportées par les organisateurs de « Nduleawards 2009 », il y a les rubriques de l’artiste du cinquantenaire et la chanson du cinquantenaire. On retrouve également dans cette édition de « Nduleawards » la rubrique comme « Meilleur spectacle ».
Ici, les événements ci-après sont repris : «J’Afro’zz Big band, Olympia de Félix Wazekwa, le Zénith de Noel Ngiama Werrason et le Zénith de Koffi Olomide. Dieumerci MAYAMBI


VIVEMENT LE SPORT
COUPE D'AFRIQUE DES NATIONS, ANGOLA 2010
Burkina Faso - Ghana pour une place en quarts
La surprise de la première journée passée, les outsiders ont du mal à s’imposer de nouveau dans la suite de la Coupe d’Afrique des Nations, Angola 2010. Les grandes nations africaines ont retrouvés leurs esprits dès la deuxième journée. Cet après-midi, pour la troisième journée, la qualificative, le public n’aura droit qu’à suivre un seul match entre le Burkina Faso et le Ghana. Tous deux disputent la qualification pour les quarts de finale. En l’absence du Togo, trois nations sont donc en course pour les deux places qualificatives.
Le Burkina Faso qui joue son second match de la compétition après son nul vierge à la première journée contre son voisin de la Côte d’Ivoire, n’a pas droit à l’erreur. Requinqués par le nul vierge considéré comme une victoire face à la Côte d’Ivoire qui l’a battu à deux reprises lors des matches en groupes de la phase éliminatoire, les Burkinabés seront psychologiquement forts devant le Ghana. Cependant en face d’eux, il y a les Blacks stars du Ghana qui n’ont pas encore de points après une sortie manquée contre la Côte d’Ivoire, déjà qualifiée. Les Ghanéens n’ont rien à perdre. Les Blacks stars du Ghana sont condamnés à battre l’équipe nationale du pays des « Hommes intègres » pour espérer poursuivre la compétition. En cas d’un nul ou d’une défaite, les Blacks stars seront ipso facto éliminés.
Il y a donc des étincelles en l’air, cet après-midi à Luanda avant le match entre le Burkina Faso qui engrange déjà un point en compte et le Ghana qui n’a encore aucun point.
Hier lundi, l’Angola, pays organisateur a confirmé son ticket de quarts de finales. Après le nul vierge, les deux pays (Angola et Algérie) accèdent en quarts des finales. Pascal LIKANA

14 eme EDITION DU CHAMPIONNAT NATIONAL SENIOR
Une vingtaine de lutteurs de l’intérieur attendus à Kinshasa du 19 au 25 janvier 2010

Les lutteurs et lutteuses congolais affiliés à la Fédération congolaise de luttes associées (Fécolutta) se retrouvent à Kinshasa en vu de participer à la 14ème édition du championnat national senior de la discipline. Selon l’un des vice-présidents de la Fécolutta, Eric Kinzambi que nous avons surpris en réunion de préparation autour du président Christophe Olela, le championnat national qui clôture la saison sportive se déroulera à Kinshasa, du 20 au 25 janvier 2010 au stadium des Martyrs. Il a précisé que les délégations de l’intérieur du pays commenceront à rejoindre la capitale Kinshasa à partir de ce 19 janvier 2010.

Aux dires du même dirigeant complété par le secrétaire général Tshimanga et le secrétaire général adjoint Pami, 7 provinces ont confirmé leur participation à l’édition en cours du championnat national Et de citer le Bas-Congo, Bandundu, Equateur, Katanga, Kinshasa, Nord-Kivu et la Province orientale.
Selon nos interlocuteurs, toutes les délégations de l’intérieur vont aligner une vingtaine de lutteuses et lutteurs. Contrairement à Kinshasa qui n’alignera pas moins de 21 athlètes chez les hommes. En outre, la délégation du Nord-Kivu n’alignera malheureusement qu’un seul athlète. Car, les dirigeants et athlètes du Nord-Kivu qui s’étaient préparés en conséquence pour les jeux congolais projetés et non réalisés avaient perdu tout espoir, d’où la baisse des activités de la lutte dans cette province. Grâce à la redynamisation opérée dernièrement par une délégation de la Fécolutta à Goma, cette province va donc s’aligner, pour la première fois, à un championnat national de lutte.
Eric Kinzambi a aussi ajouté que les combats de la 14ème édition du championnat national de luttes se dérouleront en trois styles suivants : la lutte greco-romaine, la lutte libre olympique et la lutte féminine. Il a aussi rappelé que la Fécolutta, dans le cadre de la vulgarisation de sa discipline organise sur fonds propres ces championnat national. Et de rappeler que la 13ème édition s’est déroulée à Bandundu-ville dans la province de Bandundu, la 12ème édition à Matadi dans la province du Bas-Congo, etc.
Malheureusement, tous les interlocuteurs de Forum des As ont regretté que leur discipline, qui est un véritable sport olympique, n’a pas la chance d’effectuer des déplacements à l’étranger. A titre illustratif, ils ont tous rappelé qu’en 2009, la lutte n’a effectué que deux sorties à l’étranger. D’abord au mois de mai 2009 lors du championnat d’Afrique de luttes à Casablanca au Maroc. A cette occasion, la Fécolutta a ramené au pays une médaille d’argent par l’intermédiaire du lutteur Mata Massi dans la catégorie de 74 Kg, vice-champion d’Afrique en libre olympique. La deuxième et dernière sortie date de fin septembre au tournoi bilatéral de Brazzaville. A cette dernière compétition qui a connu la participation des athlètes du Cameroun, du Congo et de la RDC, la Fécollutta a raflé presque la totalité de médailles.
En marge de la 14ème édition du championnat nationale de luttes, la Fécolluta va organiser son assemblée générale ordinaire, le 25 janvier 2010 au Salon bleu du stade des Martyrs. Il sera question d’adopter le bilan de la dernière saison et des prévisions budgétaires de la saison 2010 entre autres points à l’ordre du jour.
Pascal LIKANA

MALGRE L'ENTREE DE HUIT NOUVEAUX MEMBRES
Febaco : le comité Mwawatadi reconduit pour 4 ans

Il n’y a pas eu grande surprise samedi dernier aux élections organisées pour mettre en place un nouveau comité directeur à la Fédération de basket-ball du Congo (Fébaco). Boni Mwawatadi, le président sortant, a été reconduit au même poste pour une nouvelle aventure de quatre années. Le temps que dure un mandat dans toutes les fédérations sportives nationales. Il n’est pas le seul a étre reconduit au terme d’une assemblée générale extraordinaire et élective très mouvementée. Il y a d’ailleurs eu montée de tension dans la salle lors de la validation du mandat des membres.
Tout le staff dirigeant qui a collaboré avec Boni Mwawatadi dans le comité directeur sortant a été reconduit. D’abord, le premier vice-président, le professeur Laurent Kitoko reconduit au même poste, puis respectivement le secrétaire général André Dédé Komichelo, la secrétaire général adjoint Fidèle Tambwe, le trésorier général Jean Mbayi et enfin la trésorière général adjointe Marie-Pierre Kamichelo. Ainsi, les mêmes ont été repris et réoccupent les mêmes postes que lors des quatre précédentes années. Années vertigineuses qui ont vu le basket-ball congolais dégringoler du toit de l’Afrique, particulièrement chez les dames, et servir à l’heure actuelle de marche pieds pour les autres nations africaines.
Toutefois, il y a huit nouveaux membres qui complètent le comité Boni Mwawatadi. Notamment, Joseph Maboti qui a battu Me Paulin Kabongo au poste de 2ème vice-président, le juge Godé Kabamba qui a eu plus de voix que Dr Lovy au poste de 3ème vice-président, l’entraîneur Ngoie qui a eu raison de Diambu du reste absent de la salle, comme quatrième vice-président, ainsi que cinq nouveaux membres. Il s’agit de Joseph Katende, Kabasele Chikala, Willy Bakajika, Rigo Lukilongo et Augy Kibangula. Cependant, le comité directeur Boni Mwatadi n’affiche pas complet. Il y a absence d’un membre, car les statuts prévoient six membres.

Boniface Mwawatadi conscient de l’échec de son précédent mandat
Avant les élections, Boni Mwawatdi président du comité sortant et candidat à sa propre succession a eu des mots justes adressés à l’assemblée. « Certaines promesses n’ont pas toutes étaient réalisées. Je suis candidat à ma propre succession pour aider le basket-ball à se développer. S’il y a insuffisance lors du mandat passé, nous allons faire des efforts pour nous amender. Dès lors, nous allons gérer le basket-ball avec nos entités, avec vous tous. Je soumets ma candidature à votre sanction », a t-il confié.
Le discours annoncé, les trente-six électeurs dont les membres du comité sortant ont accroché. Et, Boni Mwawatadi a été élu président de la Fébaco avec 35 voix sur 36. Ce score, Marie-Pierre Komichelo l’a aussi réalisé.
Une note sombre a failli perturber les élections. Elle émane de la partialité qu’a affichée un membre de la commission d’éligibilité qui, a tenté de carter certaines candidatures. Mal lui en prit, car l’assemblée générale dans sa souveraineté et se basant sur les prescrits des statuts de la Fébaco a remis ses candidats dans leurs droits.

Le comité élu invité à développer le basket-ball
Après les élections, la parole a été donnée au représentant du Comité olympique congolais, Honoré Mazombo, et celui de la Direction des activités physiques et sportives (DAPS), Aimé Luyituku. Tous deux ont exhorté le comité directeur élu à élaborer un bon programme de développement de basket-ball. Il (comité directeur) doit axer son action sur le basket-ball d’âge pépinière de demain. Car, y il a des années, le basket-ball congolais était au top. Par manque de préparation, d’un bon une relève, ont-ils dit, le basket-ball congolais principalement celui des dames a sombre. Pascal LIKANA