QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
BILLET
Mort dans
les têtes ?

Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ


Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ

EDITION N°3623 du JEUDI 03 JUIN 2010

A LA UNE
Floribert Chebeya : Mystère autour de sa mort !
*Le corps du Directeur exécutif de la VSV retrouvé hier mercredi vers Mitendi à bord de sa voiture
*Consterné, le Gouvernement a ouvert une enquête et souligne qu’à ce stade aucune piste n’est privilégiée

Le Vice-premier ministre et Ministre de l'Intérieur et sécurité, Adolphe Lumanu Mulenda Buana Nsefu, a rendu public, hier en milieu de soirée, un communiqué annonçant le décès, " dans des ciconstances non élucidées ", de Floribet Chebeya Bahizire, Directeur exécutif de l'ONG de défense des droits de l'homme " la Voix des sans voix ". Ce décès, indique le communiqué, est intervenu dans la nuit du 1er au 2 juin 2010. Adolphe Lumanu, qui a exprimé les regrets du gouvernement face à cette disparition et adressé ses condoléances au mouvement associatif congolais ainsi qu'à la famille du disparu, a annoncé que des enquêtes sont ouvertes pour établir les conditions de cette mort et leur responsabilité. ‘‘A ce stade, aucune piste n’est privilégiée’’, precise Lumanu
C'est, en fait, depuis le milieu de la matinée d'hier que la nouvelle de la disparition de Chebeya et son chauffeur, Fidèle Bazana, s'est répandue comme une trainée de poudre dans la ville. Et les versions allaient en sens divers.
Qu'est-il donc arrivé à cet activiste des droits de l'homme dont la notoriété n'est plus à démontrer ? Aucune source n'a été en mesure de répondre à cette question. La Radio Okapi captée hier a indiqué que son corps a été retrouvé dans la matinée à bord de sa voiture vers Mitendi, dans la périphérie Ouest de la ville de Kinshasa.
Par ailleurs, la radio onusienne a interrogé l'épouse du défunt qui témoigne que Floribert Chebeya l'a informé d'un rendez-vous qu'il avait à l'Inspection générale de la police lundi 31 mai à 17 heures 30. Quelques heures plus tard, son époux lui enverra un SMS pour lui signifier que le rendez-vous n'a pas eu lieu et qu'il se dirigeait vers Binza UPN.
Inquiète, l'épouse Chebeya tente encore de joindre son mari vers 21 heures, sans succès. Toutes ses autres tentatives vont demeurer vaines jusqu'au matin de mercredi 2 juin 2010. Ni lui, ni son chauffeur, personne n'a plus jamais répondu à ses appels.
La version de l'épouse de Chebeya est recoupée par celle de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) basée à Paris et qui parle également de rendez-vous à l'IGF aux mêmes heures de 17 heures. La FIDH indique également que ce rendez-vous n'aurait pas eu lieu et que Chebeya et son chauffeur serait repartis vers Binza UPN. " Lorsque ses proches ont cherché à le joindre vers 21h15, Floribert Chebeya Bahizire n'a pas décroché, tandis que le téléphone de Fidèle Bazana Edadi était éteint. Depuis une heure du matin, tous les appels en direction du téléphone de Chebeya Bahizire sont transférés ", peut-on lire dans un communiqué posté sur le site de FIDH.
Dans ce même communiqué, la FIDH renseigne qu'en date du 28 mai, Floribert Chebeya avait reçu un nommé " Michel " qui se présenta à lui comme émissaire de l'Inspection de la police porteur d'une lettre à son intention " accusant réception d'un courrier de la VSV adressée à l'IG/PNC lui demandant son intervention en vue de garantir de meilleures conditions de détention aux prisonniers en RDC. "
Selon les recoupements effectués hier, personne n'était en mesure d'avancer clairement les raisons de la disparition tragique de cet activiste des droits de l'homme. Un analyste a, cependant, avancé quelques hypothèses : s'agirait-il d'un crime crapuleux, s'est-il interrogé avant de répondre que cela serait possible. L'analyste explique, en effet, que Kinshasa, à l'instar des grandes villes à travers le monde, n'est, hélas, pas à l'abri de ce genre de crimes. Même si la police s'efforce à combattre la criminalité, il n'est pas inhabituel d'apprendre qu'un citoyen a été victime de personnes de peu de foi.

PISTES
Autre question : Chebeya étant connu pour ses positions qui n'arrangent pas toujours, l'hypothèse d'un meurtre au départ de cette évidence ne serait pas, non plus, une vue d'esprit, commente notre analyste qui constate, cependant, que dans le contexte congolais d'aujourd'hui, il y a lieu de douter que l'establishment ait intérêt à se mettre à dos l'opinion tant nationale qu'internationale. Plus encore, à moins d'un mois de la fête du cinquantenaire, on ne voit pas ce que gagnerait Kinshasa dans la disparition d'une telle conscience morale. Bien au contraire, un tel crime ne lui profitant guère, la RDC, qui a gagné ses galons de respectabilité en coopérant avec toutes les juridictions internationales, a tout intérêt à voir prospérer et se consolider le pluralisme en cours avec son corollaire de libertés d'association et d'expression.
A moins que, comme lors de la rocambolesque épopée " Enyele ", il y ait quelque part des snipers ou une main noire pour saper l'image du pays et saboter les préparatifs des festivités du 30 juin.
Le défunt était Directeur exécutif de la VSV et membre de l'Assemblée générale de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH). JEK

Déclaration du vice-premier ministre, ministre de l’intérieur et sécurité
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo porte à la connaissance de l'opinion nationale la mort, dans la nuit du 1er au 02 juin 2010 et dans les circonstances non encore élucidées, de Monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, Président de l'ONG la Voix des Sans Voix pour les Droits de l'Homme.

A ce stade, aucune piste n'est privilégiée, et le Gouvernement exprime ses regrets et ordonne à tous les services, de sécurité et de renseignements, de mener, sans désemparer, des enquêtes, en vue de déterminer les circonstances exactes de cette mort.

Le Gouvernement de la République présente à la famille éprouvée et aux Organisations de défense des droits de l'homme en République Démocratique du Congo, ses condoléances les plus attristées. Il les rassure de sa détermination à renforcer les mesures de sécurité, pour que les activités des Organisations de défense des droits de l'homme en République Démocratique du Congo continuent à s'exercer sans aucune entrave.

En attendant l'issue des enquêtes ouvertes à ce sujet, le Gouvernement en appelle à la vigilance de la population et lui demande de collaborer activement aux enquêtes en cours.

Fait à Kinshasa, le 02 juin 2010
Pr. Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU

ENJEUX DE L'HEURE

Contrairement à la rumeur
UDPS : Rémy Massamba annonce le retour d'Etienne Tshisekedi

*Entretemps, les cinq fédérations de l'Udps-Bandundu désavouent Jacques Matanda
Etienne Tshisekedi, président national de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), présidera les cérémonies d'ouverture et de clôture des travaux du premier congrès de son parti. M. Rémy Massamba, coordonnateur principal de la Commission chargée de l'étude, de l'organisation et de la tenue de ce congrès l'a annoncé hier au cours d'une conférence de presse qu'il a présidée en début d'après-midi dans la résidence de l'opposant charismatique des années Mobutu. " L'état de santé du président national de notre parti va de mieux en mieux ".
Le long séjour d'Etienne Tshisekedi à Bruxelles, pour des raisons de santé, continue à alimenter la chronique. Non seulement dans les rues de Kinshasa mais aussi au sein de son parti, actuellement divisé. Reviendra, reviendra plus ? C'est la question principale que pose l'opinion sur le retour d'Etienne Tshisekedi. A cette question, la rumeur, comme une traînée de poudre, court les rues. Certaines personnes se sont même arrogé le statut de médecin légiste, annonçant le retour interdit au pays de l'incontestable chef de l'Udps. Les auteurs de ces allégations évoquent ce qui serait une décision prise par les médecins belges de l'hôpital qui avait reçu Etienne Tshisekedi en soins.
C'est donc cette thèse qui a fait autorité dans les rues de Kinshasa. Dans certains salons de la ville, on n'a pas hésité de lier cette rumeur à la division observée au sein du parti cher à Etienne Tshisekedi. Le commun des mortels kinois y croyait sans discernement, car réconforté par la thèse du groupe de Righini qui, à plus d'une occasion, a qualifié d'imitation de la voix, de montage, de trucage et de falsification de la signature de M. Etienne Tshisekedi.
Côté Limete, l'actualité est plutôt la présentation du rapport préliminaire de la Commission chargée de l'étude, de l'organisation et de la tenue de ce qu'ils entendent comme étant le tout premier congrès du parti, même si la date effective du démarrage des travaux n'est pas connue jusqu'ici. Néanmoins, Rémy Massamba reste convaincu que ce conclave se tiendra bel et bien avant la fin de cette année 2010. " Physiquement, le président national de notre parti a, certes souffert. Mais jamais, il n'a failli pendant qu'il éprouvait encore des ennuis de santé ", a déclaré Rémy Massamba. Cette déclaration a donc valu une réplique indirecte au groupe de Righini qui, toujours, remet en cause des actes qu'ils estiment " prétendument posés " par Etienne Tshisekedi.

LA PHASE DES TRAVAUX PREPARATOIRES DU CONGRES
C'est un véritable défi que l'Udps lance à ceux des Congolais qui ne croient pas en la tenue de leur congrès. Selon Rémy Massamba, la rencontre d'hier avec la presse constituait la première phase des travaux préparatoires de cette réunion stratégique. Le cadre juridique de la commission, les missions, la composition de la commission et du bureau de sa coordination, l'organisation du travail auxquels s'ajoutent les résultats obtenus et les conclusions à tirer à l'issue de la première phase, sont les cinq principaux points sur lesquels Rémy Massamba a axé sa communication.
En ce qui concerne le cadre juridique, Rémy Massamba a évoqué la décision n°088/UDPS/PN/010 du 26 février 2010, portant nomination des membres de la commission et composition de son bureau. Par ailleurs, le coordonnateur de la Commission d'organisation du congrès de l'Udps (COC), a par ailleurs, rappelé sa rencontre avec Etienne Tshisekedi à Bruxelles au cours de laquelle il avait été consulté pour conduire les travaux préparatoires du 1er Congrès de l'Udps.
Quant aux missions de la commission, celles-ci se résument à six points. Il s'agit de synthétiser et actualiser tous les travaux disponibles portant sur l'organisation et la tenue du 1er Congrès de l'Udps. Par ailleurs, la commission devrait élaborer une étude de faisabilité de la tenue dudit congrès sur le plan financier, matériel et organisationnel.
Ce n'est pas tout. A ces deux premières missions s'ajoutent quatre autres, à savoir la mise en œuvre de tous les paramètres humains, matériels et financiers nécessaires, la préparation des documents de travail à l'intention des congressistes et leur soumission aux organes centraux et de base pour avis et considérations. Ensuite, la commission endosse la responsabilité de proposer au président national du parti les listes des délégués aux travaux dudit congrès.
" L'Udps jouera son rôle d'antan. Non seulement qu'elle donnera une impulsion nouvelle à la démocratie, mais l'Udps est déterminée à emmener le peuple au progrès social et à instaurer un véritable Etat de droit ", a conclu Rémy Massamba.

JACQUES MATANDA DESAVOUE
Nombreux sont ceux des congolais qui n'ont pas cru leurs oreilles, lorsqu'ils ont appris, par les médias interposés, les déclarations de Jacques Matanda, autoproclamé actuel président national de l'Udps. Crime de lèse-majesté ou folie de grandeur ? En tout cas, dans les milieux des Tshisekedistes pur sang, la déclaration de Jacques Matanda passe pour un anathème et suscite de vives réactions.
Dans cet élan de colère, cinq fédérations de l'Udps/Bandundu ont désavoué Jacques Matanda Ma Mboyo, considéré comme un " enfant prodigue ". La motion du désaveu a été publiquement lue hier en la résidence de M. Etienne Tshisekedi, par le coordonnateur desdites fédérations, M. Emmanuel Kwakende.
Ancien représentant de l'Udps aux Etats-Unis et auprès des Nations Unies, Jacques Matanda est accusé de perfidie et trahison des idéaux du parti. Au sein des fédérations de l'Udps/Bandundu, on ne tarit pas de questions. " Comment Jacques Matanda qui a brillé par une incompétence notoire dans l'exercice de ses attributions, naguère à lui confiée par le président national, peut avoir le culot de s'autoproclamer président d'un si grand parti politique comme l'Udps " ? Pour certaines personnes Jacques Matanda s'est comporté comme le crapaud de Jean de la Fontaine qui voulait se faire aussi grand que le bœuf. Laurel KANKOLE

ENJEUX DE L'HEURE
Avec le vote de la loi sur la radiodiffusion sonore et télévisuelle
Le Sénat met de l'ordre dans le secteur audiovisuel

Le Sénat a adopté, mardi dernier, la proposition de loi portant principes fondamentaux applicables à la radiodiffusion sonore et télévisuelle en RDC. Cette loi vient ainsi mettre de l'ordre dans ce secteur quant on sait que l'avènement du pluralisme politique et médiatique a provoqué une prolifération des entreprises de communication audiovisuelle. Certaines d'entr’-elles affichent un comportement de libertinage transformant ainsi la communication audiovisuelle congolaise en une zone de non droit.
La proposition de loi initiée par le sénateur Modeste Mutinga structure le domaine de l'audiovisuel tant du point de vue de la typologie des entreprises de communication audiovisuelle que du contenu des programmes, des activités audiovisuelles et des prestations spécifiques.
Selon une des dispositions de la loi, les entreprises de communication audiovisuelle sont catégorisées en entreprises publiques ; privées commerciales et en entreprises privées communautaires ou confessionnelles. La loi exige également que tout programme de communication audiovisuelle attribue 50% de temps d'antenne aux sujets d'intérêt national touchant notamment à la création culturelle, à l'histoire et au domaine économique, politique et social. Concernant le temps d'antenne alloué aux œuvres de création culturelle, le programme audiovisuel en réserve 50% aux auteurs nationaux.

Protection
La loi insiste sur la protection de l'enfant, de la jeunesse et de la femme. L'article 24 par exemple stipule : " les programmes et films télévisés susceptibles de nuire à l'épanouissement physique et mental de l'enfant doivent faire l'objet de la signalétique suivante : -déconseillé aux mineurs de moins de dix ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu avant ou après des programmes pour enfants ; - déconseillé aux mineurs de moins de douze ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu entre 6 et 20 heures ; - déconseillé aux mineurs de moins de seize ans et dont la diffusion ne peut avoir lieu avant 22 heures. Il s'agit des programmes ou films à caractère érotique ou de grande violence ; -déconseillé aux mineurs de moins de 18 ans. Il s'agit des programmes ou films pornographiques ou de très grandes violences. Ils sont interdits de diffusion non cryptée ".
Quant à la publicité, la loi interdit la diffusion de celle en faveur des boissons alcoolisées entre 6 et 22 heures. Elle ne peut également intervenir pendant les émissions pour enfant, ni immédiatement avant ou après celles-ci. Le texte interdit aussi la publicité des jouets initiant des armes à feu susceptibles d'induire dans le chef de l'enfant un comportement violent, raciste ou xénophobe. Est aussi prohibée par la loi, la publicité en faveur des boissons alcoolisées associant la consommation de l'alccol à une amélioration des performances physiques, ni leur attribuer les propriétés thérapeutiques portant des effets stimulants.
La proposition du Mutinga apporte en même temps une note particulière à l'exigence de la qualité technique du matériel et d'une formation adéquate du personnel. C'est ainsi que les entreprises de communication audiovisuelle qui produisent et diffusent en mode analogique disposent d'un délai de cinq ans, à dater de la promulgation de ladite loi, pour passer au mode numérique. C'est de cette manière que le sénat a cherché à structurer le secteur de la communication audiovisuelle qui constitue de nos jours un puissant ressort de socialisation politique, économique et culturelle et demeure, de ce fait, un support incontournable de communication des masses. Dina BUHAKE

NFOS INFOS

TRANSPORT ET VOIES DE COMMUNICATION
Laure Marie Kawanda dévoile son plan d'action

La Ministre des Transports et voies de communication, Laure-Marie Kawanda Kayena, a tenu, en début de semaine, une importante réunion de travail avec son cabinet en vue de dégager un programme de développement de son secteur.
A cette occasion, la situation générale du secteur des transports et voies de communication a été passée au peigne fin pour dégager un état des lieux et esquisser des pistes de solution aux problèmes qui se posent. Cette réunion, qui avait pour objectif, de dégager une vision de développement du secteur, a abouti à une proposition consistant à promouvoir le volet de dotation et équipement du pays en infrastructures et superstructures de transport de qualité et durable.
Dans son programme, la Ministre des Transports se propose de restructurer certaines entreprises du secteur dont l'ONATRA et la SNCC. Pour ce faire, elle " compte fournir des efforts considérables en vue d'intéresser l'initiative privée dans la construction et la gestion des infrastructures publiques de transport ", peut-on lire dans un communiqué du service de presse du ministère. La réhabilitation des ports fluviaux et lacustres, poursuit le communiqué, est prévue ainsi que le dragage et le balisage des principaux cours d'eau afin d'augmenter le tonnage du trafic fluvial et lacustre. "
Sur le plan du transport aérien, la Ministre des " Transcom " insiste sur le renforcement du contrôle technique des aéronefs ainsi que la relance des Lignes aériennes congolaises. Et en matière de réhabilitation des infrastructures aéroportuaires, le cabinet de la Ministre des Transports et voies de communication annonce qu'un groupe d'experts vient de présenter la maquette du nouvel aéroport de N'Djili.
Toujours sur ce volet, Laure-Marie Kawanda s'est entretenue avec l'Ambassadeur de la RDC en Russie et Ukraine, Moïse Kababu, qui lui a fait part des opportunités qu'offrent ces deux pays en aéronautique civil. Des potentialités dont la RDC peut profiter à bon escient.
Sur le volet du transport terrestre, la Ministre des Transports et son cabinet ont dégagé la nécessité de renforcer le contrôle technique des véhicules, mais aussi améliorer le service routier par la création des services publics de transport en commun.
Laure-Marie Kawanda est convaincue que " la réalisation de ce vaste projet en cette année du social ne pourra être possible que grâce à un véritable changement des mentalités des Congolais qui doivent être soumis au civisme patriotique. " Son ministère s'efforce actuellement à mobiliser les recettes tout en diversifiant les sources en vue de réussir le pari. JEK

INFOS INFOS
Sécurité alimentaire
La relance de l'agriculture, une urgence pour la RDC
*Les populations autochtones préoccupées par la gestion durable des écosystèmes en RDC

Depuis vingt ans, avec des pillages que le pays a connus et des guerres qui s'en suivirent, la RDC traverse une situation économique catastrophique, entraînant la population dans une pauvreté indescriptible. Cette pauvreté se remarque à travers plusieurs paramètres. 70% des ménages se trouvent en situation d'insécurité alimentaire, soit 44 millions de Congolais fragilisés et qui sont en dessous du seuil de pauvreté, dont 12 millions dans les centres urbains.
Selon le sondage d'opinion sur la perception de la pauvreté par la population congolaise (Soproc), 79 % de la population ne sont pas satisfaits de leur consommation alimentaire. Cette situation, caractérisée par une malnutrition protéino-calorifique, préoccupe au plus haut point le gouvernement congolais. D'où, la relance du Domaine agro-industriel et pastoral de la N'Sele " DAIPN " se présente comme une piste de solution pour répondre au problème de crise alimentaire dans la ville de Kinshasa dans un bref délai. Ce projet prévoit également une extension du DAIPN dans chaque province de la RDC, afin de répondre au même besoin de la population.
Pour parvenir à relancer l'agriculture en RDC, le gouvernement doit disponibiliser des terres arables au profit des confessions religieuses, Ong et autresréseaux des femmes. Ceci, en les dotant des matériels oratoires, des semences, des fertilisants, des tracteurs et des crédits remboursables. Car, l'objectif de la motorisation agricole étant de réduire la difficulté des opérations culturales, d'agrandir la taille des exploitations, d'accroître la productivité, la création des conseils et coopératives agricoles et l'octroi des crédits pour la relance agricole.
Le Gouvernement, de concert avec le ministère de Développement rural, monte un programme spécial de réhabilitation des routes de desserte agricole, des anciens barrages d'irrigation pour la production du riz à travers le pays. La réalisation de ce plan exige des missions de sensibilisation et de vulgarisation du programme, ses objectifs et ses stratégies, son plan d'action et les résolutions attendus.
Les mêmes missions se chargeront des états de lieux et des états de besoin. Ce programme ne peut-être réalisé que par l'identification des zones d'intervention des groupes cibles et la sélection des structures partenaires.

Simard Simon TSOUMBOU

*Les populations autochtones préoccupées par la gestion durable des écosystèmes en RDC
Il s’est tenu, du 1er au 02 juin 2010 à Cepas, un séminaire-atelier sur la gestion durable des écosystèmes forestiers en RDC. Ces travaux entraint dans le cadre des activités du réseau des populations autochtones et locales. Pendant deux jours, les participants, venus de toutes les provinces congolaises, ont adopté des recommandations issues des commissions. Ces dernières ont été coulées, dans la matrice de planification.
L'atelier de Kinshasa a également procédé à l'installation d’un réseau censé mettre ensemble toutes les populations autochtones du pays pour la défense de leurs intérêts. Cela, s'inscrit dans l'optique du projet d'appui à la réforme de la Commission des écosystèmes des forêts denses et humides d'Afrique centrale (Cefdhac) à travers ses circuits spécialisés dont le réseau des populations autochtones et locales pour la gestion des écosystèmes forestiers d'Afrique centrale.
Ce programme vise le renforcement de la représentation des membres des réseaux spécialisés de la Cefdhac au niveau national de chaque pays membre. Le bureau exécutif du réseau national, dont les membres sont élus pour un mandat de deux ans, est appelé à développer, selon le plan établi, des activités en vue de répondre aux objectifs dudit réseau.
" Ces activités ne peuvent être amorcées que sur base d'une planification efficiente, orientée vers les thèmes de campagne retenus et qui ont fait l'objet d'études dans les milieux de vie des communautés autochtones et locales ", a précisé le directeur exécutif du Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité, M. Augustin Mpoyi. Selon lui, cet atelier vient de s'organiser deux ans après l'assemblée générale du Repaleac, tenue en décembre 2008 à Kinshasa. Cette assemblée avait, en effet, agencé un plan sous-régional d'activités, à la lumière du plan de convergence de la commission des forêts d'Afrique centrale.
Certaines questions relatives aux modalités de fonctionnement effectif de ce réseau n'ont pas pu être vidées au cours de cet atelier du week-end dernier. Parmi elles, les éléments du règlement d’ordre intérieur, la présentation officielle des membres du bureau exécutif aux instances supérieures de prise des décisions du pays dont le ministère de l'Environnement ainsi que d'autres structures ayant directement dans leurs attributions une responsabilité sociale à la question des autochtones.
Simard Simon TSOUMBOU

INFOS INFOS
L'Assemblée nationale rend hommage au député Venance Kapuya
L'Assemblée nationale pleure le député Venance Kapuya Tshimankinda, élu de la circonscription électorale de Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental. La levée du corps, sorti de la clinique Ngaliema au Palais du peuple est intervenue hier et la dépouille a été déposée rapatriée aujourd'hui au chef-lieu de la province du Kasaï Oriental. Les membres des bureaux des deux chambres, les députés et sénateurs ainsi que les agents et fonctionnaires de l'Etat de la chambre basse et du Sénat ont rendu dernier hommage à l'auteur de la motion d'information sur la situation des ex-agents de la Gécamines.
Dans son oraison funèbre, le premier vice-président de l'Assemblée nationale, Boris Mbuku, n'a cessé de louer les qualités et mérites de l'illustre disparu. " Nous voici réunis pour pleurer un intellectuel de grande valeur, un responsable aux qualités humaines caractérisées par le patriotisme et l'altruisme, un élu du peuple pétri de zèle et de courage, assidu et ponctuel ", a déclaré le premier vice-président de l'Assemblée nationale. Selon Boris Mbuku, Venance Kapuya est le 13ème député à rendre l'âme depuis le début de cette législature issue des élections de 2006.
Dans un mot à l’illustre disparu, il a rappelé : " Venance, il y a quelques jours à peine, tu gravissais les escaliers de cette esplanade pour prendre part activement aux séances plénières. Comme si c'était hier, j'entends encore ta voix claironnante introduire, lors de la plénière du 11 décembre 2009, ton émouvante motion d'information en faveur des ex-travailleurs de la Gécamines œuvrant à Kolwezi. Toi, pourtant l'élu de la ville de Mbuji-Mayi, tu n'as pas hésité à plaider devant tes collègues la cause de quelques habitants de la province du Katanga, victimes d'un licenciement massif. Quelle leçon de patriotisme pour nous tes collègues ! ".
Il y a lieu de souligner qu'en date du 24 mai dernier, soit trois jours avant sa mort, le député Venance Kapuya avait déposé au bureau de l'Assemblée nationale un dossier complet relatif à la constitution d'une commission d'enquête parlementaire en rapport avec le licenciement massif des travailleurs de la Gécamines.
Qui que l'on soit, quoique l'on fasse sur cette machine ronde, a fait savoir Boris Mbuku dans son oraison funèbre, l'Ecclésiaste nous rappelle que tout est vanité et que tout homme est un pèlerin. " A son heure et à son tour, chacun de nous est appelé à rejoindre le Créateur dans l'au-delà. Pour notre estimé collègue Venance, cette heure a sonné. Ne plus le croiser et ne plus entendre sa voix dans nos séances plénières ou dans les travaux en commissions, constitue un vide difficile à combler ", a-t-il souligné.
Né à Likasi, dans la province du Katanga, Venance Kapuya était ingénieur civil formé à la faculté polytechnique de l'Université de Kinshasa. Ancien directeur technique des ateliers de l'ouest à la Gécamines/Kolwezi et ancien administrateur directeur de la Socipec, il a eu une longue expérience en maintenance électronique des engins et usines. Dorian KISIMBA

INFOS INFOS
Suspension des visas d'enregistrement antipaludiques en Côte d'Ivoire
Mise au point de la direction de pharmacie congolaise
Le directeur de la Direction de pharmacie du ministère de la Santé, Daniel Ngeleka a, au cours d'une conférence de presse, fait une mise au point en rapport avec certains produits antipaludiques. Cette situation sème le trouble et la confusion dans la population. Il s'agit notamment de l'arrêté portant suspension des visas d'enregistrement de molécules et combinaisons de molécules antipaludiques en Côte d'Ivoire qui a fait couler beaucoup d'encre et de salive.
Pour Daniel Ngeleka, ces propos relèvent d'une déformation de l'information sur la mise en application d'une politique de lutte contre le paludisme dans le pays qui est cité, en l'occurrence la Côte d'Ivoire, tout comme la RDC qui l'a aussi fait. La Côte d'Ivoire, pour sa part, a opté pour deux combinaisons à savoir : Artesunate + Amodiaquine et Artesunate + Luméfantine.
L'arrêté du ministère de la Santé et de l'hygiène publique de la Côte d'Ivoire poursuit, " par mesure d'accompagnement, la commercialisation de molécules concernés devait se poursuivre pendant trois mois après la signature de l'arrêté pour permettre l'écoulement des stocks ".
Daniel Ngeleka a souligné que si les produits étaient aussi dangereux tel qu’on l'a présenté dans la presse, on les aurait carrément retirés du marché immédiatement en les saisissant et les détruisant. Il n'est rien d'insuffisance rénale, a-t-il souligné.
S'agissant des effets secondaires liés à ces molécules et combinaisons de molécules connus, ils sont même indiqués dans les notices qui les accompagnent, a-t-il soutenu, avant d'ajouter, ‘’certaines intolérances liées à des individus peuvent exister’’. Selon ses dires, d'autres intolérances ou malaises peuvent être dus à la manière dont le produit a été pris. C'est ainsi qu'il a recommandé de prendre les médicaments pendant ou après le repas pour avoir un certain équilibre. A l'entendre, seulement 6% des personnes présentent des effets secondaires.
A l'en croire, les politiques de lutte contre le paludisme dans le monde prennent en compte un phénomène très important, l'apparition de la résistance. Pour lui, la résistance est la qualité d'un corps qui réagit contre l'action d'un autre corps. A ce sujet, a-t-il déclaré, c'est le cas du plasmodium, l'agent causal de la malaria qui réagit contre l'action d'un antipaludéen, ce dernier devient donc inefficace contre lui. Cependant, il a signifié que la résistance à un certain nombre d'antipaludiques a déjà été démontrée. L'OMS recommande, pour ce faire, de changer de schéma thérapeutique quand la résistance atteint 20%, a-t-il fait remarquer.
En outre, a noté le directeur Daniel Ngeleka, pour pouvoir protéger ces molécules contre l'apparition rapide de la résistance, l'OMS a recommandé de les combiner à d'autres antipaludiques dont les modes d'action sont indépendants, appelé combinaison thérapeutique antipaludique (CTA ou ACT).
A ce jour, a fait savoir le directeur de la Direction de la pharmacie, quatre combinaisons sont recommandées par l'OMS. Il s'agit d'Artesunate + Amodiaquine ; Artemether + Luméfantine (coartem) ; Artesunate + Sulfadoxine - pyriméthamine (Co-arinate) ; Artesunate + méthoquine (Artequin). Ainsi, a-t-il dit, d'autres combinaisons sont en étude.
Par ailleurs, a indiqué le Dr Daniel Ngeleka, un pays n'est pas obligé d'adopter toutes les combinaisons dans sa politique de lutte contre le paludisme. Il est même conseillé, a-t-il pouruivi, de limiter la gamme notamment prescripteur à jour, meilleur approvisionnement, usage rationnel. La RDC, quant à elle, a opté pour la combinaison Artesunate + Amodiaquine. Mathy MUSAU

SOCIETE

Circulation routière : Kinshasa bloquée !
*Huileries et ex-24 novembre interdites à la circulation, le trafic reporté sur les seules avenues de l'OUA et Mondjiba incapables d'absorber le flux des véhicules vers le centre-ville
* Conducteurs et passagers en colère contre les services techniques qui bloquent la circulation routière sans programmation

Depuis le début de la semaine, circuler à Kinshasa est devenu un calvaire sans précédent. Le phénomène n'est pas nouveau sur les artères de la capitale, mais l'ampleur qu'il prend aujourd'hui suscite de l'émoi à travers
la ville.

Le phénomène s'observe essentiellement dans le faisceau des voies qui permettent l'accès au centre-ville qui concentre l'essentiel des activités de survie de la majorité de la population kinoise.
Tout mouvement routier en provenance de l'Ouest de la ville se bute à un goulot d'étranglement au bout du boulevard Lumumba, à l'entrée du boulevard Sendwe. Ici, en effet, les conducteurs se retrouvent dans l'enfer du pont Cabu où toute circulation devient quasi impossible au regard des bouchons qui s'y forment.
Si l'avenue Kasa - Vubu a été ouverte à la circulation à deux sens pour absorber le flux du Boulevard Triomphal fermé, la situation s'est compliquée depuis lundi dernier, et cela pour deux raisons.
D'une part, les conducteurs qui empruntent le raccourci du stade des Martyrs à partir du pont Cabu pour ressortir sur l'avenue des Huileries après l'entrée du Palais du peuple, sont butés à une difficulté : des personnes apparemment improvisées ont imposé un péage pour toute traversée de la concession du stade. Chaque conducteur doit, en effet, débourser une somme d'argent qui oscille entre 200 et 1.000 FC suivant, soit la volonté du préposé improvisé, soit l'état de l'engin à imposer.
D'autre part, le flux de la circulation qu'absorbait l'avenue des Huileries se trouve recraché depuis lundi à la suite de la suspension de toute circulation sur cet axe à son croisement avec le Boulevard Triomphal et son prolongement vers l'avenue de la Libération, ex-24 novembre. Les travaux de jonction entre les deux parties du Triomphal doivent, en effet, passer par la petite section des Huileries qui a reçu une couche de matière fixateur. Conséquence : il faudra attendre au moins trois jours avant que cette section ne soit rouverte à la circulation.
La situation n'est pas non plus heureuse pour les usagers des voies routières de l'Ouest de la ville. Déjà, le flux routier de l'ex-24 novembre est reporté sur d'autres axes, pour la simple raison que cette avenue est également fermée à la circulation depuis le début de la semaine. Conséquence, tout le flux qui se dirigeait vers Huileries ou Victoire à partir de l'avenue Saïo ou de Bandalungwa doit alors se reporter vers le reste du faisceau routier de Kintambo.
Pour cela, véhicules et piétons envahissent tous les axes qui mènent soit vers Kintambo Magasin en espérant atteindre la ville par Colonel Mondjiba, soit vers la Maternité de Kintambo en espérant atteindre le centre ville par l'avenue de l'OUA. Peine perdue, ces deux avenues - Mondjiba et OUA - qui ne connaissent pas encore de travaux d'élargissement, n'ont pas la capacité requise pour absorber cet important flux routier. En sorte que, quelle que soit l'heure à laquelle on peut se réveiller, on se retrouve coincé, soit à l'amorce de Mondjiba à la place commerciale de Kintambo, soit à la maternité de Kintambo.
Pire, que des embouteillages. Il s'agit là de bouchons inextricables qui peuvent maintenir un véhicule sur place pendant plus de trois heures, tout moment de la journée confondue. Des personnes qui quittent leurs domiciles aux heures habituelles atteignent la ville après 12 heures, tandis que ceux qui osent s'aventurer plus tard sur les différentes voies obstruées se retrouvent en ville longtemps après le coucher du soleil. Les policiers de roulage, déversés sur ce qui reste d'axes encore roulables, sont largement débordés. A certains endroits, d'ailleurs, ils finissent par vider les lieux, laissant la nature se réguler elle-même.
Cet état des choses a un impact fort négatif sur la productivité de la masse laborieuse qui, après avoir passé son temps sur les routes, se retrouve très fatiguée sur le lieu de travail. Cependant, la grande récrimination de la population est de constater qu'au nom de l'impératif de s'apprêter pour les festivités du Cinquantenaire, les services techniques chargés de faire accélérer les travaux se laissent aller à un dysfonctionnement qui risque de tout bloquer. Il nous revient, en effet, que les décisions de suspension de la circulation sur les différentes artères se prennent sans que ne soient associés les autres services concernés tels que ceux des transports ou encore, et surtout, de la police nationale de circulation routière.
Hier, des sources proches du ministère national des Transports ont rapporté que la Ministre a convoqué une réunion de crise pour étudier les voies et moyens pouvant assurer un meilleur équilibre entre la nécessité d'accélérer les travaux et celle d'assurer la continuité normale de la vie publique.
JEK

SOCIETE
Le boulevard triomphal et l'avenue de l'enseignement fermés à la circulation
La déviation par le stade des Martyrs monnayée !

Calvaire. Ce mot ne suffit pas pour qualifier ce que vivent les conducteurs pour atteindre le centre-ville. Le mot d'ordre donné par l'autorité urbaine qui a choisi le stade des Martyrs pour permettre aux véhicules de contourner le boulevard Triomphal et l'avenue de l'Enseignement en réhabilitation, rencontre des obstacles majeurs dans sa matérialisation.
Rien ne va dans la circulation routière dans les environs du Palais du peuple. Les agents commis à la sécurité du stade des Martyrs entretiennent une telle confusion qu'il faut désormais que les conducteurs aient des biceps pour passer les barrières érigées dans les deux principales entrées du stade. Pire, alors que plusieurs files de véhicules se forment devant les deux entrées du site sportif, ces agents de sécurité se contentent de jouer au malin. Nombreux parmi eux s'illustrent par le monnayage du passage. Avec 100, 200 ou 300 FC par véhicule, les conducteurs sont parfois obligés de se plier à l'exigence des tenants des lieux évitant ainsi les embouteillages sur l'avenue de Kasa-Vubu devenue une artère à double sens.
Cette situation n'arrange guère les automobilistes et les passagers victimes de la tracasserie que subissent les transporteurs routiers, artagés entre l'envie d'arriver à l'heure au centre-ville et le manque de conditionnement d'air consécutif aux mauvaises conditions des véhicules, les Kinois qui viennent de tous les coins de la capitale. Cette souffrance, est non seulement la conséquence du monnayage de la déviation par le stade des Martyrs, mais illustre aussi d'énormes difficultés qu’éprouvent les Kinois pour attraper un moyen de déplacement pour le centre-ville. Et pour cause, les transporteurs, qui font face au manque de fluidité routière, refusent de se plier chaque fois à la demande des tenants du stade des Martyrs. " En tout cas, moi je ne peux pas admettre qu'à chaque course, je débourse 200 FC pour passer par le stade des Martyrs ", lâchait hier un conducteur d'un taxi-bus. Aux dires de ce quinquagénaire, " c'est le dernier tour. Dès que j'arriverais en ville je prendrais une autre direction pour éviter ce calvaire. A Tshangu, j'aurais moins de problèmes ".
Ce point de vue de Roger semble être partagé par un grand nombre des transporteurs. Le Rond-point Victoire, autre fois le lieu privilégié pour avoir un transport en commun pour se rendre ville, a été vidé de ses véhicules. Attraper un taxi ou taxi-bus relève désormais d'un parcours de combattant. Les seules avenues Kasa-Vubu, Bokassa et Kasaï ne suffisent pas aux conducteurs pour atteindre la Gombe. La fin dans le délai des travaux de mo
dernisation de l'esplanade de Palais du peuple et du prolongement du boulevard Triomphal est vivement souhaitée en vue de débloquer cette situation.
La décision de choisir le stade des Martyrs comme déviation afin de contourner embouteillages ne semble pas porter bonheur aux Kinois. Les conducteurs qui contournent les chantiers chinois dans les parages trouvent ici leur compte, mais ne tiennent pas compte de certains aspects. Le stade des Martyrs, étant le principal site sportif de Kinshasa et de la RDC, accueille un grand nombre des spectateurs. Les émeutes survenues samedi dernier lors du match DCMP - RCK dans le cadre du championnat local pouvaient bien faire des victimes parmi les conducteurs de passage dans la cour du stade. En outre, les files de véhicules sur ce site ne contribuentpas au bon fonc
tionnement des activités sportives. R. MABANDU

SOCIETE
Un complexe commercial part en fumée à Gombe

Un incendie s'est déclaré, dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 juin dernier au complexe commercial situé au croisement des avenues Du plateau et Tombalbaye, à Gombe. C'est hier mercredi matin que les premiers curieux se sont rapprochés des lieux pour constater les dégâts matériels. D'où provenait le feu ? N'y avait t-il pas quelqu'un pour appeler les pompiers ? Autant de questions qui demeurent, jusque-là, sans réponse. Certains témoins, dont les enfants de la rue, ont soutenu que le feu serait parti, à 4h00 du matin, de la boulangerie à l'intérieur de la pâtisserie New Lys.
Rien n'a pu arrêter les flammes qui se sont vite propagées sur une dizaine de maisons de commerce jusqu'au petit matin, détruisant ainsi l'ensemble des établissements commerciaux qui y existaint et leurs marchandises. A constater les dégâts de près, le feu était tellement fort que certains murs de l'intérieur du bâtiment se sont écroulés. A l'intérieur du bâtiment calciné, rien ne renseigne qu'il y avait en vente des vivres, des appareils électroménagers et des produits alimentaires et divers. Rien que la fumée, le reste des tôles et autres chevrons en lambeau.
Dépassés par les événements, les propriétaires de ces magasins n'ont pas fait un commentaire sur les causes de l'incendie, mais ils ont, toutefois, pris soin de recourir aux sapeurs-pompiers du service anti-incendie aux fins d'éteindre les dernières fumées. Les tenants du magasin LG, à l’angle du bâtiment calciné, se sont plutôt contenté de récupérer les téléviseurs, radios, réfrigérateurs, climatiseurs et autres groupes électrogènes calcinés. Payant le lourd tribut de l'incendie, la pâtisserie et la boulangerie New Lys venaient à peine d'investir beaucoup d'argent dans leur activité. Le magasin était devenu tellement étroit que les sujets indo-pakistanais ont dû agrandir l'endroit pour permettre à toutes les marchandises d'avoir une place.
L'incendie de ce complexe commercial n'est pas seulement un coup dur pour les propriétaires, mais aussi pour le personnel. Ces dizaines de magasins, qui employaient chacun au moins une vingtaine d'employés, ne reprendront pas vie demain. Surtout quand on sait que l'assurance en RDC ne fonctionne pas encore comme sous d'autres cieux. Voilà qui, parfois, décourage les investisseurs. Avec l'adhésion récemment de la RDC à l'OHADA, il appartient à l'Etat congolais d'améliorer davantage le climat des affaires. Ceci passe aussi par l'indemnisation en temps voulu de cas de sinistres.
Par ailleurs, les observateurs ne comprennent pas comment tout un complexe commercial ne dispose pas d'un extincteur pour éteindre le feu alors qu'il y avait des gardes qui ont vécu la scène. Tous attendaient les sapeurs pompiers de l'Hôtel de ville de Kinshasa (HVK) qui ne sont arrivés sur les lieux que le lendemain à 13h00 alors que le feu avait déjà tout consummé. L'on se demande même ce qui justifie ce retard alors que l'HVK n'est qu'à quelques mètres du lieu du sinistre. D’autres sources assurent pourtant que les camions anti-incendies se seraient pointés plutôt le matin.
Rachidi MABANDU & Ghetti FELO

NATION

Police nationale : l'Inspecteur général d'audit explique les enjeux de la formation des officiers
L'Ecole de formation des officiers de police judiciaire (EFOPJ) organise, depuis le lundi 31 mai dernier, des cours de mise à niveau destinés aux candidats inspecteurs, auditeurs et enquêteurs de l'Inspection générale d'audit de la Police nationale congolaise (PNC). Intéressé au plus haut point par ces séances, Constantin Mudekereza Ntako, l'Inspecteur général d'audit de la PNC, explique les enjeux de cette formation qui se tient à Kinshasa.
Dans une déclaration remise à la presse et lue devant les 70 officiers stagiaires en formation, l'Inspecteur général d'audit révèle que la formation démarrée au début de la semaine est destinée à mettre à niveau les policiers sélectionnés.
Constantin Mudekereza estime que l'Inspection générale d'audit, qui est encore à ses premiers pas, a besoin d'un personnel bien formé pour affronter les nombreux défis qui pointent à l'horizon.


Le personnel
En créant l'Inspection générale d'Audit par l'Ordonnance n*07/045 du 12 juin 2007, souligne Constantin Mudekereza, le président de la République a tenu à doter la Police nationale congolaise d'un organe d'audit général, externe, autonome et relevant du ministre ayant l'Intérieur dans ses attributions, comme cela existe dans plusieurs autres Etats du monde.

Nécessité de former
"En application des articles 6 et 7 du Décret précité, l'Inspection générale d'Audit de la Police nationale congolaise est dirigée par un Officier général appelé Inspecteur général d'audit, assisté de deux inspecteurs généraux adjoints dont l'un est chargé des opérations et renseignements, et l'autre de l'administration logistique", note Constantin Mudekereza.
Si, selon l'esprit du Décret du 12 juin 2007, l'Inspection générale d'audit comprend un cabinet, un secrétariat administratif, une unité administrative, des organes opérationnels ou d'inspection ainsi que des organes d'appui logistique et administratifs, certaines structures ne sont pas encore opérationnelles, faute de personnel qualifié.
"Jusqu'à présent, précise l'Inspecteur général d'audit, le fonctionnement de ces organes n'est effectif qu'au niveau du cabinet et du secrétariat administratif, en attendant la sélection du personnel appelé à subir la formation".

Sélection rigoureuse des candidats
Paraphrasant le Décret du 24 septembre 2008, Constantin Mudekereza indique que "cette sélection se fait sur base des critères de moralité, de compétence, d'intégrité, de représentation provinciale et de genre" et que "la compétence des candidats est évaluée sur base d'un concours".
Conformément au Décret précité, il fait remarquer à ce propos que "le personnel de l'Inspection générale d'audit se compose de fonctionnaires de carrière de la Police nationale et de ceux issus de la Fonction publique détachés auprès de la Police nationale".
Pour assurer une sélection rigoureuse et impartiale des candidats inspecteurs, auditeurs et enquêteurs, une commission mixte a été constituée. D'après Constantin Mudekereza, cette commission est composée des représentants du ministère de l'intérieur et sécurité, de l'Inspection générale de la PNC, de l'Inspection générale d'audit ainsi que des experts des missions de la Police de l'Union européenne (EUPOL/RDC) et de la Police civile des Nations Unies au Congo (UNPOL).

Le choix des 70 officiers
Lors du concours organisé le 22 mai dernier par cette commission, 281 candidats dont 39 femmes s'étaient inscrits, mais 184 seulement ont répondu au rendez-vous. A l'issue de la correction, 118 d'entre eux ont satisfait au concours. C'est dans cet effectif que la commission a puisé les 70 candidats qui participent à la première phase de la formation, prévue pour sept semaines, avec une pause du 28 juin au 4 juillet 2010, pour permettre à tous de bien fêter le 50eme anniversaire de l'indépendance de la RDC.
Pour assurer les cours repartis sur 294 heures, un corps professoral constitué de 15 officiers de la PNC, 6 de l'EUPOL/RDC et 3 Inspecteurs généraux des Finances ainsi que 3 professeurs d'université, a été mobilisé. Ces instructeurs vont soumettre les stagiaires à trois tests qui seront déterminants pour retenir les futurs inspecteurs, auditeurs et enquêteurs de l'Inspection générale d'audit.

Message adressé aux stagiaires
Face à ce défi, l'Inspecteur général d'audit convie les 70 stagiaires à la vigilance et à la discipline : "Le volume des matières qui vous attend n'est pas à considérer avec négligence. Il faut donc vous mettre au travail dès maintenant, et éviter les absences et les retards qui seront pris en compte lors de la cotation finale. Il faut entretenir l'esprit de camaraderie entre vous et de respect à l'égard des formateurs ainsi que du personnel de l'école".
"Vous devrez, poursuit l'Inspecteur général d'audit, tout mettre en œuvre pour préserver les critères qui ont été à la base de votre rétention notamment l'intégrité, la bonne moralité, l'application au cours et la propreté corporelle. Voilà qui constitueront votre cheval de bataille, car votre réussite en cote caractérielle en dépend. Vous devrez avoir à l'esprit qu'un inspecteur, un auditeur ou un enquêteur est un cadre de référence par excellence, un monsieur ou une dame respecté et respectueux, donc un modèle". Yves KALIKAT

CULTURE & DETENTE
Ceux qui ont marqué le cinquantenaire
Wendo Kolosoy : hommage à une voix anthologique de la rumba congolaise
De son vrai nom Antoine Kolosoy, Wendo est le chanteur le plus adulé de son époque. Monument de la rumba congolaise, l'auteur de la célèbre chanson " Marie Louise " est à classer parmi les artistes qui marqué le cinquantenaire de la RDC sur le plan musical. Wendo Kolosoy est considéré comme le père des chanteurs congolais et l'ancêtre des stars. Certains mélomanes avertis, attribuent à cet artiste le titre de l'inventeur de la rumba congolaise.

Le chanteur Tabu Ley Rochereau l'avait bien compris en se surnommant " Mokitani ya Wendo " (héritier spirituel de wendo) car ce précurseur des précurseurs de la musique congolaise moderne était le chanteur le plus séduisant de Léo (nom abregé de Léopoldville, devenu Kinshasa).

Ses débuts en musique
Né en 1925 à Mushie dans la Province du Bandundu, Antoine Wendo caressait, dès sa jeunesse, le rêve de devenir une grande célébrité musicale. Ce rêve deviendra réalité lorsqu'il devint membre de l'écurie Opika, puis Ngoma des maisons d'édition des disques phonographiques créées à Léopoldville, dans les années 40 par des commerçants grecs.
Talentueux, l'artiste est propulsé au sommet de sa gloire. Déjà à 18 ans, il embrasse la carrière musicale, toujours avec sa guitare sèche et sa voix limpide, qui constituaient ses seuls atouts. En 1948, Wendo crée son orchestre qu'il baptise Victoria Kin pour se référer à son aimé Paul Kamba du Congo voisin. Ce dernier avait son groupe dénommé Victoria Brazza, créé en 1942.
Peu avant la création de Victoria Kin, Antoine Kolosoy se fait découvrir grâce à la radio congolaise en 1946. Quelques années après, l'artiste chante " Marie-Louise", œuvre dédiée à la petite sœur de son ami Henri Bouwane. Cette chanson à succès est la plus grande œuvre de l'histoire de l'édition musicale Naissanto. Avec " Marie-Louise ", Wendo est devenu le porte-flambeau de la musique congolaise grâce à la célébrité de l'œuvre.

Ancien mécanicien de bateau de l'Otraco devenu musicien
Wendo a parcouru la RDC en bateau puisqu'il fut un ancien mécanicien de l'Otraco, l'actuel Onatra, et de la compagnie Mbila, Huilerie Web. La musique de l'auteur de " Marie-Louise " a servi toutes les générations de compositeurs congolais. Elle a inspiré bon nombre de jeunes musiciens de la RDC.
Après un laps de temps dans les oubliettes, Wendo réapparaît dans les années 90. Grâce aux chansons " Mwana mpwo " dit " Franco congolais " et " Tokufa po na Congo ", il use de tout son talent de chanteur pour prouver aux mélomanes et se prouver à lui-même qu'il n'est pas encore fini.
Le regard de l'artiste durant plus de 60 ans de carrière a porté sur la société. Antoine Wendo Kolosoy restera à jamais un nom qui sera gravé dans les annales de l'histoire de la musique congolaise moderne. Il quitte la terre de ses ancêtres à l'âge de 83 ans, soit en 2008 et laisse ses empreintes dans la musique congolaise pour avoir servi les mélomanes durant plus de 60 ans de carrière musicale. D. MAYAMBI

VIVEMENT LE SPORT
DCMP - RCK : les Immaculés sanctionnés
Le comité exécutif de l'EPFKIN vient de rendre public sa décision sur le match arrêté du 29 mai dernier ayant opposé DCMP à RCK. A ce sujet, le comité exécutif a rendu sa décision après avoir pris connaissance de la lettre de DCMP datée du 31 mai 2010. Dans leur lettre, les dirigeants de DCMP contestent le comportement de l'arbitre central qui, selon eux, a été partial tout au long de la partie. Attitude, selon ces dirigeants, seraient à la base des incidents ayant occasionné l'arrêt définitif de cette rencontre. Néanmoins, nous vous laissons prendre connaissance de la motivation et décision de l'EPFKIN.

Il ressort du traitement minutieux de ce dossier, après analyse des rapports des officiels du match et audition des correspondants officiels des deux parties, ce qui suit : le match se poursuivait normalement après l'expulsion du joueur Landu Makela du DCMP, licence 3714, à la 55ème minute, pour jeu dangereux alors qu'il était averti précédemment pour protestation contre la décision de l'arbitre.
Le capitaine Bokese Gladys, licence 4324, du DCMP avait également été averti pour le même motif (protestation) ; A la 71ème minute les supporters du DCMP situés dans le pourtour leur réservé ainsi que ceux de la tribune centrale se sont illustrés par des injures à l'endroit des officiels ainsi que des jets de projectiles sur la zone neutre et l'aire de jeu obligeant ainsi les policiers commis à cette partie du terrain, craignant leur avancée, à se retrancher vers la ligne de touche après avoir utiliser en vain leurs boucliers de protection, se décideront d'user des gaz lacrymogène. C'est ainsi que la débandade s'est installé dans les tribunes du stade et la partie s'est poursuivie normalement après cette réaction.
A la 80ème minute, un groupe de supporters du DCMP, avec à leur tête le nommé Eric Bwana, mieux connu dans les milieux du DCMP, avait violé la zone neutre du côté du centre nationale de la médecine sportive en se dirigeant, d'abord vers la surface technique du RCK où l'entraîneur Muzangi Gauthier avait reçu des coups de pied et M. Mbemba Keva, trésorier de ce club, avait été victime des voies de faits et injures, avant de tenter en vain d'atteindre les arbitres.
A la 81ème minute, la partie est arrêtée en dépit du fait que l'arbitre central ait interpellé le capitaine Bokese ainsi que le responsable administratif du DCMP afin de calmer la furie de ce groupe et permettre la poursuite paisible de la rencontre. Après avoir observé le délai réglementaire, la tension devenant de plus en plus grande, les officiels quitteront l'aire du jeu sous escorte de la police.
Attendu que le football est une école de loyauté et de tolérance ; Vu la gravité des dégâts matériels causés et le danger qui guette la pratique aisée du football dans nos stades au regard de ces pratiques éhontées et statuant conformément aux dispositions des articles 223 de RGS et 7, 10, 15, 31, 44 point 2, 67, 80 et 81 du CDF, ‘’le comité exécutif décide : de faire perdre les recettes du match concerné au club fautif, le DCMP ; de déduire trois points sur ceux déjà acquis par ce club ; de lui infliger un forfait soit 0-3 en faveur du RCK ; de sommer DCMP à réparer les préjudices matériels causés après évaluation par la commission ad hoc ; de suspendre le joueur n°13 Landu Makela, licence 3714, pour un match ; de sommer DCMP au paiement d'une amende correctionnelle de l'ordre de 500 USD, à payer endéans 8 jours qui suivent la réception de la présente’’.

Hier au championnat de l'EPFKIN
DCMP corrige New Canon Buromeca (6-1), V. Club peine devant Filas (2-1)

* Cet après-midi Canon de 13 - Bel'Or, Okinawa - MK au Shark XI
Le stade des Martyrs a vibré hier, mercredi au rythme de deux matches du championnat de l'EPFKIN avec en vedettes, les deux grands clubs de Kinshasa, DCMP et V. Club. En premier match, les vert et blanc de DCMP ont pris leur revanche sur l'audacieuse formation de New Canon Buromeca qui s'est dressé sur leur chemin aux préliminaires de la 46ème Coupe du Congo. Le rouleau compresseur de DCMP s'est déroulé sur New Canon B. Au dernier coup de sifflet, le marquoir indique 6 buts à 1, à l'avantage des vert et blanc. Une véritable correction infligée aux rouges et blanc de New Canon B.
En effet, dès la quatrième minute, l'ailier Lomboto brûle la politesse au gardien adverse. Il va y revenir une seconde fois à la septième minute et une troisième fois à la quatre-vingt septième minute. Dans l'entre-temps, entre l'entame de buts par Lomboto et son dernier but, le relais a été pris par Tshilembi qui a aussi réalisé un triplé, notamment à la dixième minute, quarante-unième minute et soixante-onzième minute. L'unique réalisation de New Canon B. est signée par Bakomo à la quarantième minute.
En second match, V. Club a peiné avant de venir à bout de l'US Filas par deux buts à un. Le premier but est l'œuvre de Mbangi Ndaya à la vingt-sixième minute et le second par Matadi à la soixante-septième minute. La réduction du score des vert et blanc de l'US Filas est intervenue à la soixante dix-septième minute, œuvre de Kalonji. Pascal LIKANA


































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