QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet
Mort dans
les têtes ?

Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ


Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ

EDITION N°3624 du VENDREDI 04 JUIN 2010

A LA UNE
«Affaire Floribert Chebeya» : Joseph Kabila en colère !
*Le Gouvernement invité à faire diligence pour éviter toute récupération
* L’UDPS et les FONUS haussent le ton
Qui a pu commettre cet acte ignoble? Il faudra attendre les résultats de l’enquête initiée par le Gouvernement pour en savoir plus. Mais, il est de l’intérêt de l’Exécutif congolais, soutiennent les observateurs, de mettre tous les moyens en oeuvre pour tirer cette affaire au clair avant que des opportunistes de tous bords n’en fassent une récupération très peu recommandable ou avant qu’une instrumentalisation ne vienne réduire cette grande perte à la recherche d’une dividende. Mais, pour sa part, le chef de l’Etat congolais est fortement ému par ce malheur, renseignent des sources qualifiées.

Qui a donc tué Floribert Chebeya? Cette question ne cesse de hanter l’esprit de l’ensemble des Congolais qui ne comprennent guère qu’à quelques semaines de la fête de l’indépendance, une telle sale besogne s’invite pour ternir l’image de la RDC et semer le doute dans la tête d’éminentes personnalités attendues à Kinshasa. Ce qui s’apparenterait plus à un sabotage ou à un montage. Mais, toujours est-il que l’assassinat de cet activiste des droits de l’homme tend à accréditer la thèse selon laquelle les droits de l’homme seraient bafoués en RD Congo, surtout lorsque c’est le défenseur des «sans voix» qui est ainsi lâchement tué dans la capitale.

CHOQUE, KABILA EN COLERE
La mort de Floribert Chebeya continue à défrayer la chronique en RDC. Au nombre des réactions enregistrées autour de cette affaire , il y en aurait une silencieuse, mais combien profonde. A en croire des sources dignes de foi, le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, est particulièrement touché par cet acte ignoble à l’endroit de cet activiste des droits de l’homme. Raison pour laquelle, le Raïs a aussitôt demandé à son Conseiller spécial de se rendre sur le lieu du deuil au n°15 avenue Démocratie à Binza/Ozone, dans la commune de Ngaliema, derrière le centre supérieur militaire. Choqué, le président Joseph Kabila le serait réellement et même en colère.
Les mêmes sources rapportent que le chef de l’Etat congolais est très en colère à cause de cette affaire qui risque de ternir l’image de la RDC à quelques jours des festivités marquant le cinquantenaire de l’indépendance, surtout que plusieurs chefs d’Etat sont attendus à Kinshasa. Voilà pourquoi Pierre Lumbi, le conseiller spécial, nous renseigne-t-on, est porteur de trois messages: présenter les condoléances à la famille de l’illustre disparu, exprimer la compassion pour la perte enregistrée et promettre fermement des sanctions contre les criminels une fois retrouvés. Toute la lumière sera faite sur les circonstances ayant occasionné la mort de M. Floribert Chebeya Bahize, parole de Joseph Kabila Kabange.

LE GOUVERNEMENT INVITE A FAIRE DILIGENCE POUR EVITER TOUTE INSTRUMENTALISATION
Bon nombre d’observateurs invitent le Gouvernement congolais, qui a initié une enquête pour tirer cette affaire au clair, à faire diligence compte tenu de la délicatesse du dossier afin d’éviter toute sorte de récupération par des opportunistes de tous bords en mettant à contribution tous les moyens possible pour faciliter le déroulement de l’enquête. Surtout que cet événement malheureux survient au moment où le compte à rebours a déjà commencé pour les festivités du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC. Ce qui lui permettrait de couper l’herbe sous les pieds de ceux qui seraient tentés d’instrumentaliser ce genre d’incidents pour se faire du beurre ou pour exploiter l’affaire à d’autres fins. Car, on assiste déjà à une agitation qui toucherait certaines chancelleries où des activistes se montreraient même plus coopératifs qu’avec les officiels congolais. En fait, une recette bien de chez nous et qui renseigne sur l’état d’esprit des compatriotes plus enclins à instrumentaliser ce genre de malheur à des fins parfois très peu recommandables. Pourtant, Floribert Chebeya, dont le corps repose momentanément à l’hôpital général de Kinshasa en attendant le programme des obsèques, n’est pas n’importe qui. Car, cet activiste des droits de l’homme a apporté sa contribution à l’éclosion de toutes les libertés. Son cas mériterait une enquête sérieuse plutôt qu’une instrumentalisation comme c’est généralement le cas dans ce genre d’événement en RDC. M. M

Décès de Floribert Chebeya
L’Udps et les Fonus haussent le ton
L'actualité en RD Congo reste encore essentiellement dominée par la mort de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l'Ong de défense des droits de l'homme, la Voix des Sans voix (VSV). La victime a été retrouvée mort e dans la matinée de mercredi 2 juin dans sa voiture à Mitendi, sur la route du Bas-Congo. Seuls les résultats d'une enquête policière sérieuse sauraient déterminer les circonstances et déterminer les auteurs du drame. Entre-temps, la thèse d'un crime crapuleux s'affirme d'autorité dans les rues de Kinshasa. La mort de Floribert Chebeya, comme celle de plusieurs autres Congolais, victimes de la barbarie des inciviques de grand chemin, a suscité de vives réactions au sein de différents mouvements associatifs et politiques du pays. Ci-dessous, les réactions à chaud de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi et des Forces novatrices pour l'union et la solidarité (FONUS) de Joseph Olenghankoy.

DECLARATION POLITIQUE DE L'UDPS A LA SUITE DE L'ASSASSINAT IGNOBLE DE M. Floribert CHEBEYA DIRECTEUR EXECUTIF DE L'ONG

L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social " UDPS ", parti politique qui lutte depuis le 15 février 1982 pour la promotion des droits humains et l'avènement de la démocratie a appris avec consternation l'ignoble assassinat de Monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE Directeur Exécutif de l'ONG " la VOIX DES SANS VOIX POUR LES DROITS DE L'HOMME ".

L'UDPS ;
- rend hommage à Floribert CHEBEYA pour de loyaux services rendus à la nation congolaise en tant qu'activiste des droits humains ;
- Condamne avec fermeté ce crime odieux que notre Parti considère comme un acte planifié pour assassiner la démocratie en RD-Congo à la veille des élections 2011 ;
- Invite toutes les forces du changement regroupées au sein des partis politiques et des associations de la Société civile à s'unir pour poursuivre l'œuvre de l'illustre disparu afin de sauver la démocratie ;
- Exige qu'une enquête indépendante et crédible soit diligentée en vue d'identifier les criminels et de les déférer devant la justice ;
- Présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées ainsi qu'au personnel de la " VOIX des SANS VOIX " ;
- Demande aux activistes des droits humains de tenir bon.

Fait à Kinshasa, le03 juin 2010
Sécretyaire Général Alexis MUTANDA

FORCES NOVATRICES POUR L'UNION
ET LA SOLIDARITE(FONUS)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les Forces Novatrices pour l'Union et la Solidarité (FONUS) ont appris avec déchirement de cœur et profonde indignation, le crapuleux assassinat du défenseur des droits de l'homme, Floribert CHEBEYA, de la Voix des Sans Voix, alors qu'il était appelé à répondre à une invitation lui adressée pour le mardi 1er juin 2010 à 17 heures, par l'Inspecteur Général de la Police.
Les FONUS qui condamnent avec la dernière énergie cet assassinat qui nous rappelle les méthodes diaboliques et dictatoriales d'une époque récente, en appellent à la solidarité de tous les défenseurs des droits des peuples et autres personnes éprises de considération à la vie humaine pour que cesse la terreur et les intimidations de bas étage.
... Saluant la bravoure et la mémoire du vaillant combattant de la liberté, de la vérité et de la justice, les FONUS estiment que Floribert CHEBEYA, tué arme à la main, en véritable martyr de la liberté, son sang devra crier vengeance au ciel..
... Les FONUS exigent la diligence d'une enquête indépendante pour que toute la lumière soit faite autour de ce crime odieux et que les auteurs, co-auteurs et commanditaires soient sévèrement punis.

Fait à Kinshasa, le 03 juin 2010
Hon Emery OKUNDJI NDJOVU
Sécretaire Général Adjoint




INFOS INFOS
EPSP
Près d'un million d'écoliers finalistes ont participé au TENAFEP

Ils étaient environ un million d'écoliers finalistes à participer au Test national de fin d'études primaires, organisé hier jeudi le 3 juin, sur tout le territoire de la RD Congo. Ce nombre a été communiqué par M. Maker Mwango, ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel ; invité du journal du matin de Radio okapi. " Les instructions ont été données aux différents directeurs d'écoles pour qu'aucun candidat admis à ce concours, ne soit exclu pour des raisons de non paiement des frais de participation ", a déclaré le ministre de l'Epsp. Pourvu que les chefs d'établissement cupides l'entendent de cette oreille !
Tôt le matin hier vers 7 heures, des centaines d'écoliers finalistes du cycle d'études primaires ont pris d'assaut les différents centres ayant servi de cadre au déroulement d'un concours d'évaluation de niveau, préalable à tout passage en première année du secondaire.
L'organisation de ce test augure la fin imminente de l'année scolaire 2009-2010 en République Démocratique du Congo. S'agissant du bilan de l'exercice scolaire finissant, le ministre le juge positif. Maker Mwango tire son satisfecit du fait que le calendrier des activités scolaires n'a connu aucune perturbation.
Le ministre a évoqué la campagne de distribution des manuels scolaires aux écoliers des classes des degrés moyens (3ème - 4ème) et terminal (5ème-6ème) à travers tout le pays. La campagne, poursuit Maker Mwango, a également porté sur la remise des guides de l'enseignant aux moniteurs congolais. " L'opération de distribution de ces documents a été rendue possible grâce au concours de nos partenaires étrangers, en l'occurrence la Banque Mondiale (BM) ", a encore dit le ministre.
Revenu sur le concours d'hier, le ministre congolais de l'Epsp a précisé que, contrairement aux items de l'Examen d'Etat, le questionnaire du Tenafep a été imprimé en province. "Toutes les malles ont bel et bien été acheminées et en toute sécurité, aux différents centres ", rassure Maker Mwango.

DE L'EXAMEN SELECTIF AU TENAFEP
L'histoire du système éducatif en RDC renseigne une certaine richesse en réformes. Mais, aucune n'a apporté grand-chose. En d'autres termes, malgré toutes les réformes scolaires initiées quelques années après le départ des Belges, la qualité de l'enseignement est allée baissant. Espérant corriger les " défaillances " héritées du système scolaire belge, les initiateurs desdites réformes ont plutôt creusé le fossé.
Le cas le plus patent est la Réforme de 1961 qui introduit le tronc commun ou Cycle d'orientation (C.O). Les élèves étaient admis dans un cycle d'orientation de 2 ans après leur certificat. Ce tronc commun avait le mérite d'approfondir la formation primaire, mais aussi d'ouvrir les élèves à des choix pour une option précise aux humanités.
Ce sont quatre années post cycle d'orientation. La principale motivation fut de préparer les finalistes du primaire aux études secondaires. La fin dudit cycle fut sanctionnée par un Brevet. Puis, vint la réforme de 1963 qui unifiait une structure de l'école primaire (6 ans) avec objectif de préparer tous les jeunes à l'école secondaire et après, à l'université.
Malheureusement, la réforme scolaire de 1982 instaura le secondaire général, supprimant d'office le Cycle d'orientation. Pourtant, le C.O. avait le mérite, comme l'indique le mot, d'orienter l'élève selon ses aptitudes, ses capacités intellectuelles. C'est ainsi que le choix de l'option à suivre aux humanités, était décidé en amont par la cellule d'orientation de l'école. Cette structure était essentiellement composée des experts en orientation scolaire, produit de l'ex-Institut pédagogique national (IPN).
Voilà pourquoi, les élèves ayant plus d'aptitudes en lettres étaient directement orientés vers les études littéraires. Par contre, ceux qui étaient forts en mathématiques étaient orientés vers la section scientifique où ils avaient la latitude de choisir entre les options Biologie-chimie et Math-Physique. En tout cas, l'expérience démontre que les choses allaient merveilleusement bien et les résultats furent encourageants.
La suppression du Cycle d'orientation au profit du secondaire général a fait que l'enfant se trouve devant l'embarras, quant à l'option à prendre pour les études humanitaires. Conséquences: nombre d'enfants qui terminent le secondaire général embrassent les humanités malgré eux. Certains, entraînés par un "suivisme " aveugle, optent même pour certaines humanités sans en avoir ni les aptitudes, ni les capacités intellectuelles nécessaires. Au bas mot, ils tâtonnent. Mais, avec espoir d'un avenir radieux.
En ce qui concerne le Tenafep, les souvenirs encore récents renseignent qu'il vient remplacer le très célèbre "Examen sélectif " institué jusque vers la fin des années 70. A l'époque, le concours avait, toutes proportions gardées, la même ampleur que l'Examen d'Etat grâce ou sérieux et à la rigueur, observées aussi bien dans son organisation que dans la correction des copies. C'est ainsi que, seuls les plus méritants, les meilleurs obtenaient leurs Certificats de fin d'études primaires.
De l'avis de certains observateurs du système éducatif actuel, les finalistes du cycle d'études primaires d'aujourd'hui sont une pâle photo des lauréats de l'Examen sélectif des années 70. Toujours est-il que ce n'est pas dans le thermomètre qu'on cherche la fièvre. C’est plutôt dans le corps, pour ainsi paraphraser le révérend père congolais Gabriel Ekwa Bis-Isaal, auteur de l' " Ecole trahie ", un livre qui fait autorité dans les milieux scolaires. Laurel KANKOLE

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Financement des vaccins
JB Ntahwa confirme l'engagement du Gouvernement

Le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, s'est entretenu hier avec une délégation de représentants de l'OMS, de l'UNICEF et de l'Alliance mondiale pour le vaccin et la vaccination (GAVI) au sujet de la problématique du financement des vaccins en RDC. Cette rencontre se justifiait par le débat actuel autour de la contribution des gouvernements aux frais de production des vaccins contre certaines maladies.
Au sortir de l'audience, les interlocuteurs de Ntahwa ont apprécié à leur juste valeur les efforts dui Gouvernement pour le co-financement des vaccins apportés par la GAVI. " Avec le Gouvernement, nous souhaitons voir ces efforts être portés à un niveau plus élevés dans les prochains jours ", a indiqué le chef de la délégation.
Les engagements pris au cours de ces entretiens ont été fructueux et seront salutaires pour les enfants, car les interlocuteurs de JB Ntahwa ont reçus des assurances quant à la détermination du Gouvernement de prendre en compte le financement des vaccins traditionnels dans le budget de l'exercice 2010, y compris la part du cofinancement pour les nouveaux vaccins.
Pour y parvenir, le Ministre du Budget a chargé les services de son ministère de travailler avec ceux de la santé pour traduire cet engagement en réalité au cours de l'exercice 2011.
Les vaccins traditionnels concernés par l'engagement du Gouvernement sont ceux qui existent déjà, notamment ceux contre la tuberculose. Tandis que les nouveaux vaccins sont ceux qui sont actuellement en production. Il s'agit, notamment des vaccins contre la fièvre jaune, le vaccin conjugué contre l'hépatite B ou encore celui que la RDC contre lancer
en 2011 contre la pneumonie. JEK

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Vice-gouverneur sortant de la Province orientale
Joseph Bangakya rejoint Jean Claude Baende à l’ADH

Lors de sa dernière conférence de presse, Joseph Bangakya, vice-gouverneur sortant de la Province Orientale, ancien membre du RCD/KML cher à Mbusa Nyamuisi, actuel ministre de la Décentralisation, a annoncé officiellement sa rupture avec ce parti politique suite à des divergences politiques et idéologiques. Il a également promis, au cours de cette même conférence, une communication dans un proche avenir sur le cadre politique au sein duquel il devait désormais évoluer. C'est ce qui s'est fait hier, jeudi 3 juin. Il s'agit donc de l'Alliance des démocrates humanistes (ADH).
D'entrée de jeu, Joseph Bangakya a annoncé que, sous le leadership de JC Baende, actuel gouverneur de la province de l'Equateur et fondateur de l'ADH, il assumera désormais les fonctions du président national de ce parti politique. " Je suis un homme de conviction. C'est ainsi qu'avec mes nombreux amis, ceux qui veulent agir pour une nouvelle énergie et en accord avec nos bases, nous avons décidé de joindre nos énergies à celle de JC Baende, afin de soutenir le président Joseph Kabila dans sa vision de cinq chantiers et sa lutte pour la réconciliation nationale ", a-t-il déclaré.
Déjà aux affaires, J. Bangakya a des défis à relever pour réaliser les missions lui confiées par l'initiateur du parti, JC Baende, et le Collège des pères fondateurs. Parmi lesquels, dit-il, celui de faire de l'ADH un mouvement dynamique, transparent et démocratique, ainsi qu'un large rassemblement de femmes et d'hommes de toutes les provinces, de tous âges, de toutes les couches sociales, unies et déterminées, pour un projet juste et humain en RDC.
Il s'agira aussi, poursuit-il, d'apporter au Président de la République le soutien sincère et actif pour la réussite de son mandat actuel et son succès lors des échéances futures. "Le collège des fondateurs de l'ADH m'a confié aussi la charge de mettre en place les équipes dirigeantes, de consulter les Congolais à travers toutes les provinces de la République, en vue de bâtir un programme politique alternatif et complémentaire grâce auquel nous pourrions donner au chef de l'Etat les alliés qui lui manque cruellement et que nous comptons être. Car, l'exemple du CLP doit nous interpeller", fait-il savoir.
Par ailleurs, un premier congrès de cette formation politique se tiendra au mois de juillet prochain à Mbandaka. C’est à cette occasion que seront présentés le comité directeur, toutes les fédérations et tous les candidats aux différentes échéances. Rocco NKANGA

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Le logement des membres de la magistrature au centre d'une rencontre Synamag - Maj Kisimba
Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba, a décidé de la création d'une commission qui sera chargée d'étudier tous les problèmes qui se posent sur les deux lotissements accordés aux magistrats congolais. Cette commission, a dit le ministre Maj Kisimba Ngoy à une délégation du Syndicat autonome des magistrats (Synamag) qu'il a reçu jeudi dans son cabinet de travail, sera composée des magistrats et des experts de son ministère ainsi que de la ville de Kinshasa.
Les résolutions attendues seront versées dans la commission interministérielle Affaires foncières-Urbanisme et habitat afin d'étudier les voies et moyens de viabiliser les deux sites octroyés aux magistrats. La délégation de Synamag, que conduisait Sambayi Mutenda, a posé au ministre des Affaires foncières le problème de site Ngamanzo et de celui dénommé "Synamag ".
Sur 900 parcelles morcelées au premier site, les magistrats ne sont entrés en possession que de 100 parcelles. Tandis que l'arrêté portant création du second site serait introuvable. La délégation a exprimé son inquiétude de voir l'incivisme qui prend naissance sur ces sites occuper par les hors-la-loi.
A la demande du Synamag, le ministre Maj Kisimba a accepté d'effectuer une descente sur le terrain afin de palper du doigt le véritable problème qui s'y pose. Il a expliqué à ses hôtes la philosophie du gouvernement congolais en ce qui concerne la gestion de la terre dont la distribution doit être équitable sans tenir compte des catégories des personnes.
Le ministre Maj Kisimba a, à cet effet, exprimé la disponibilité du gouvernement à accompagner la magistrature pour que ce corps soit stable et que ses animateurs vivent dans de bonnes conditions. C'est ainsi qu'il a indiqué que cette opération se poursuivra avec les magistrats de l'intérieur qui ont droit aussi aux avantages au même titre que leurs collègues de la capitale.
Le ministre a, dès lors, lancé un appel aux organisations tant nationales qu'internationales de ne pas seulement se limiter à relever des critiques sur le fonctionnement de la magistrature et le comportement de ses animateurs, mais elles doivent aussi participer aux actions pouvant amener à arrêter les maux qui rongent ce corps.
Auparavant, la délégation de Synamag a loué les différentes actions déployées sur le terrain par le ministre Maj Kisimba dans le cadre de l'assainissement du secteur foncier voulu par le président de la République. Il s'agit, notamment, de la campagne de vulgarisation de la loi foncière une des solutions pour délivrer la population de l'ignorance de la procédure en matière et qui se trouve à la base de tant de procès enregistrés devant les cours et tribunaux. FDA

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Alexis Mikandji Penge propulsé à la tête du CEEC
Directeur de cabinet du ministre des Mines depuis trois ans, ancien chef de la commission de revisitation dans ce ministère, Alexis Mikandji vient d’être propulsé à la tête du Centre d'expertise, d'évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) en qualité de directeur général. Il sera secondé par Pascal Nyembo au poste de directeur général adjoint. Le nouveau directeur général du CEEC prend ses fonctions ce vendredi.
Alexis Mikandji s'impatiente déjà pour relever les défis de ce service public. Plusieurs tâches l'attendent, notamment l'amélioration des services de ce centre et du climat des affaires tant attendu par la population congolaise. Serein et optimiste, cet ancien directeur de cabinet du ministre des Mines compte, durant son mandat, renflouer les caisses de l'Etat par la maximisation des recettes.
Pour y parvenir le nouveau patron du CEEC entend collaborer avec tout le monde. Raison pour laquelle, il envisage, d'ores et déjà, d'inviter le personnel à se mettre résolument au travail pour gagner ce pari. Cet objectif ne peut-être atteint que si et seulement si tous les agents mettent la main à la pâte, laisse-t-il entendre.
Il sied de signaler que la nomination du directeur général et de son adjoint au CEEC entre dans le cadre des dispositions générales relatives à la transformation des entreprises. En d'autres termes, ces nominations s'inscrivent dans le souci de renforcer les capacités de ces différentes entreprises afin de les rendre capables de maximiser les recettes de l'Etat.
En clair, le nouveau maître du CEEC est en forme et en possession de tous ses moyens pour éradiquer les malfrats et détourneurs des deniers publics de tout acabit qui se mettraient sur son chemin. Car, sa mission est de trouver des ressources nécessaires à mettre à la disposition du gouvernement congolais. Simard Simon TSOUMBOU

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Invités du Parlement rwandais
Députés et Sénateurs congolais attendus ce mercredi à Kigali

Une délégation du Parlement congolais, invitée par le Parlement rwandais, est attendue au courant de la semaine prochaine à Kigali. Le groupe, composé de Sénateurs et Députés, pourrait quitter Kinshasa mercredi, le 9 juin. L'invitation, conjointement signée par Mme Rose Mukantabana et M. Vincent Biruta, respectivement présidente de la Chambre des députés et président du Sénat rwandais, prévoit un séjour de deux jours pour les parlementaires congolais. Quant à savoir si les Parlementaires effectueront le déplacement de Kigali, rien n'a filtré du côté du Palais du peuple, jusqu'au moment où nous mettions sous presse.
Après plusieurs années de conflit, la RD Congo et le Rwanda ont décidé de refaire la toile de leur amitié. Sur le plan diplomatique, de louables efforts ont été fournis et des résultats enchanteurs, enregistrés. La réouverture de l'ambassade de la République du Rwanda en RD Congo est l'un des acquis de ce retour de coopération bilatérale. Du côté des autorités des deux pays, l'heure est désormais à la consolidation de cette coopération.
Notre source renseigne que les présidents des deux chambres du Parlement rwandais ont motivé leur invitation aux Parlementaires congolais, par " le souci de consolider les bonnes relations qui existent entre la RD Congo et le Rwanda en général, et les deux institutions respectives en particulier".
Une chose reste cependant vraie. L'invitation du Parlement rwandais ne renseigne rien sur l'objet du séjour de deux jours des Sénateurs et Députés congolais à Kigali. Quoi qu'il en soit, des analystes avertis des relations RD Congo-Rwanda pensent qu'il s'agit d'une visite d'échange d'expériences.
Le séjour des Parlementaires congolais à Kigali, au cas où il serait effectif, interviendrait à quelque six jours de la fin de la session parlementaire ordinaire de mars, dont la clôture des travaux est prévue le 15 juin courant, conformément aux dispositions du point 1 de l'article 115 de la Constitution en vigueur.
Laurel KANKOLE

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En perspective du cinquantenaire
Bumbu : bouchées doubles pour la salubrité

"L'opération 'Salongo' qui se déroulait, il y a peu, le samedi, aura lieu désormais deux jours durant la semaine : le mercredi et le samedi. Il faut rendre la commune propre puisqu'on approche du cinquantenaire ", disait le bourgmestre de la commune de Bumbu aux curieux qui l'entouraient, le jeudi 03 juin dans la matinée, sur l'avenue Assossa au niveau de la rue Kiri à Bumbu.
Vêtu d'un pantalon bleu foncé et d'une chemise blanche par-dessus de laquelle était une salopette jaune avec l'inscription " HVK" sur le dos, le bourgmestre a décidé de descendre sur le terrain pour s'assurer qu'au 30 juin prochain, la commune sera propre.
Il était précédé d'un homme portant un lance-voix avec lequel il passait des messages du genre : " Le bourgmestre est descendu sur terrain afin de palper les réalités du doigt et voir de ses propres yeux. Il veut que notre commune soit propre parce que notre pays s'apprête à vivre un grand événement… ".
Quelques pas derrière l'homme au lance-voix, le bourgmestre et sa suite ne faisaient pas une balade tranquille. Ici, ils entraient dans une parcelle dont les eaux usées se répandaient sur l'avenue ; là, ils interpellaient les résidents d'une autre parcelle devant laquelle s'entassaient des ordures ; plus loin, ils exigeaient aux propriétaires des étals de dégager la voie publique, … bref, ils faisaient de leur mieux pour que la commune paraisse le plus propre possible.
Autour du bourgmestre et sa suite, une foule de badauds se pressait. Très excités, ils voulaient suivre le bourgmestre dans ses va-et-vient à travers les rues de cette partie de la commune de Bumbu. Dans un chahut terrible, chacun donnait son opinion sur le cinquantenaire ou la salubrité au sein de la commune. Les discussions allaient bon train.
" Plusieurs '30 juin' sont passés dans ce pays, en quoi celui qui vient est spécial au point de nous empêcher de vendre. Pensent-ils que nous allons manger ce '30 juin' ? ", disait une quinquagénaire dont l'étal et la marchandise ont été " vidés " de la voie publique.
Un autre passant s'interrogeait en ces termes: " C'est la première fois que je voie un bourgmestre descendre dans les rues de Bumbu pour s'inquiéter de la salubrité. Le Roi des Belges viendra-t-il nous visiter ? ".
Quoi qu'il en soit, l'action du bourgmestre est louable. La salubrité étant un préalable à la santé publique, l'autorité tant urbaine que municipale a des bonnes raisons de la promouvoir. C'est pour cette raison que l'action du bourgmestre de la commune de Bumbu, en cette période, est appréciée par nombre des habitants de cette commune.
Cependant, il y a comme une inquiétude. Jamais, d'aussi loin que se souviennent les habitants de Bumbu, il n'y a eu autant d'ardeur à promouvoir la salubrité dans cette commune. D'aucuns pensent que le cinquantième anniversaire de l'accession de la RDC à la souveraineté internationale, y est pour quelque chose. D'où la question : qu'en sera-t-il de la salubrité, une fois le cinquantenaire passé ?
Le vœu de toute la population de Bumbu est de voir cette action se perpétuer au delà du 30 juin 2010. Il en va de la santé et du bien-être de toute une frange de la population kinoise.
Bushala BUAMBA Correspondance particulière

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Question orale avec débat adressée au ministre de la Défense
Le nouveau rendez-vous fixé au 9 juin prochain

Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba, a décidé de la création d'une commission qui sera chargée d'étudier tous les problèmes qui se posent sur les deux lotissements accordés aux magistrats congolais. Cette commission, a dit le ministre Maj Kisimba Ngoy à une délégation du Syndicat autonome des magistrats (Synamag) qu'il a reçu jeudi dans son cabinet de travail, sera composée des magistrats et des experts de son ministère ainsi que de la ville de Kinshasa.
Les résolutions attendues seront versées dans la commission interministérielle Affaires foncières-Urbanisme et habitat afin d'étudier les voies et moyens de viabiliser les deux sites octroyés aux magistrats. La délégation de Synamag, que conduisait Sambayi Mutenda, a posé au ministre des Affaires foncières le problème de site Ngamanzo et de celui dénommé "Synamag ".
Sur 900 parcelles morcelées au premier site, les magistrats ne sont entrés en possession que de 100 parcelles. Tandis que l'arrêté portant création du second site serait introuvable. La délégation a exprimé son inquiétude de voir l'incivisme qui prend naissance sur ces sites occuper par les hors-la-loi.
A la demande du Synamag, le ministre Maj Kisimba a accepté d'effectuer une descente sur le terrain afin de palper du doigt le véritable problème qui s'y pose. Il a expliqué à ses hôtes la philosophie du gouvernement congolais en ce qui concerne la gestion de la terre dont la distribution doit être équitable sans tenir compte des catégories des personnes.
Le ministre Maj Kisimba a, à cet effet, exprimé la disponibilité du gouvernement à accompagner la magistrature pour que ce corps soit stable et que ses animateurs vivent dans de bonnes conditions. C'est ainsi qu'il a indiqué que cette opération se poursuivra avec les magistrats de l'intérieur qui ont droit aussi aux avantages au même titre que leurs collègues de la capitale.
Le ministre a, dès lors, lancé un appel aux organisations tant nationales qu'internationales de ne pas seulement se limiter à relever des critiques sur le fonctionnement de la magistrature et le comportement de ses animateurs, mais elles doivent aussi participer aux actions pouvant amener à arrêter les maux qui rongent ce corps.
Auparavant, la délégation de Synamag a loué les différentes actions déployées sur le terrain par le ministre Maj Kisimba dans le cadre de l'assainissement du secteur foncier voulu par le président de la République. Il s'agit, notamment, de la campagne de vulgarisation de la loi foncière une des solutions pour délivrer la population de l'ignorance de la procédure en matière et qui se trouve à la base de tant de procès enregistrés devant les cours et tribunaux. FDA

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Sous l'égide des USA
600 éléments des Fardc en formation à Kisangani

Six cents éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont en formation à Kisangani sous les auspices des Etats-Unis. C'est l'attaché militaire du pays de l'Oncle Sam qui l'a annoncé au sortir de l'audience que lui a accordée hier, le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba.
Le Colonel Womak a fait savoir que, soixante-dix éléments suivent, de leur côté, une formation d'instructeurs. Celle-ci leur permettra de prendre plus tard la relève des américains.
Il a, par ailleurs, précisé que la formation prendra fin à la mi-septembre de l'année en cours. D.B.

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Arrivé hier à Kinshasa
Bishop Zachary Kakobe : " Il est temps pour que la RDC, qui fête son cinquantenaire, soit déliée "

Le Bishop tanzanien Zachary Kakobe est arrivé hier mercredi 02 juin à Kinshasa, pour une croisade d'évangélisation au stade des Martyrs prévue du 03 au 06 juin prochain.
S'adressant à la presse dès sa descente, à l'aéroport international de N'Djili, cet homme de Dieu a déclaré : " Il est temps pour que ce pays qui fête son cinquantenaire soit délié de ses menottes afin que tout puisse changer. J'apporte la bonne nouvelle du salut pour tout le peuple congolais. J'invite tous les incrédules à venir nombreux au stade des Martyrs pour voir s'accomplir les miracles ". Parmi les pasteurs congolais qui sont allés l'accueillir à l'aéroport de N'Djili, l'on a noté la présence de l'évêque Mukuna de l'ACK ainsi que le pasteur Jean-Baptiste Tawa de la Communauté Mont Carmel de Lemba-Echangeur. Ce dernier est celui qui a invité à Kinshasa le Bishop tanzanien.
Après l'aéroport de N'Djili, le carnaval, a sillonné les communes de Ndjili et Matete, avec une escale à l'Eglise Mont Carmel de Lemba-Sous région, puis Lemba en passant par le Boulevard Lumumba, Victoire-Matonge. De la place Victoire, le cortège a pris la voie qui mène vers Assossa, Bandalungwa, Kintambo-Magasin, pour enfin chuter à l'hôtel Venus où il est logé.
Par ailleurs, le programme de son séjour à Kinshasa prévoit la croisade-miracle au stade de Martyrs ce jeudi 03 juin puis des conférences de prière, qui auront lieu du vendredi 04 à samedi 05 juin à la Cathédrale protestante du Centenaire à Lingwala.
Les chrétiens qui ont fait le déplacement pour l'accueillir à l'aéroport de N'Djili ont exprimé leur sentiment par rapport à l'événement. Nombreux parmi eux ont laissé entendre que lorsque l'on parle des paralytiques qui sont guéris, il faut entendre par là, la conversion du pécheur. Et c'est cela, la mission des apôtres et de tous ceux qui se réclament être homme de Dieu. Le Bishop tanzanien est sur le sol congolais, il appartient à son peuple de bénéficier de ces moments de rencontre avec le Christ. Giscard HAVRIL

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Conférence-débat à l'Université protestante au Congo
Joseph Bangakya : " La bonne gestion doit passer par la transparence, valeur de la démocratie et fondement d'une société juste"

Lors de sa dernière conférence de presse, Joseph Bangakya, vice-gouverneur sortant de la Province Orientale, ancien membre du RCD/KML cher à Mbusa Nyamuisi, actuel ministre de la Décentralisation, a annoncé officiellement sa rupture avec ce parti politique suite à des divergences politiques et idéologiques. Il a également promis, au cours de cette même conférence, une communication dans un proche avenir sur le cadre politique au sein duquel il devait désormais évoluer. C'est ce qui s'est fait hier, jeudi 3 juin. Il s'agit donc de l'Alliance des démocrates humanistes (ADH).
D'entrée de jeu, Joseph Bangakya a annoncé que, sous le leadership de JC Baende, actuel gouverneur de la province de l'Equateur et fondateur de l'ADH, il assumera désormais les fonctions du président national de ce parti politique. " Je suis un homme de conviction. C'est ainsi qu'avec mes nombreux amis, ceux qui veulent agir pour une nouvelle énergie et en accord avec nos bases, nous avons décidé de joindre nos énergies à celle de JC Baende, afin de soutenir le président Joseph Kabila dans sa vision de cinq chantiers et sa lutte pour la réconciliation nationale ", a-t-il déclaré.
Déjà aux affaires, J. Bangakya a des défis à relever pour réaliser les missions lui confiées par l'initiateur du parti, JC Baende, et le Collège des pères fondateurs. Parmi lesquels, dit-il, celui de faire de l'ADH un mouvement dynamique, transparent et démocratique, ainsi qu'un large rassemblement de femmes et d'hommes de toutes les provinces, de tous âges, de toutes les couches sociales, unies et déterminées, pour un projet juste et humain en RDC.
Il s'agira aussi, poursuit-il, d'apporter au Président de la République le soutien sincère et actif pour la réussite de son mandat actuel et son succès lors des échéances futures. "Le collège des fondateurs de l'ADH m'a confié aussi la charge de mettre en place les équipes dirigeantes, de consulter les Congolais à travers toutes les provinces de la République, en vue de bâtir un programme politique alternatif et complémentaire grâce auquel nous pourrions donner au chef de l'Etat les alliés qui lui manque cruellement et que nous comptons être. Car, l'exemple du CLP doit nous interpeller", fait-il savoir.
Par ailleurs, un premier congrès de cette formation politique se tiendra au mois de juillet prochain à Mbandaka. C’est à cette occasion que seront présentés le comité directeur, toutes les fédérations et tous les candidats aux différentes échéances. Rocco NKANGA

SOCIETE
Afin de faciliter l'accès et favoriser l'égalité des chances
Le PARSE réhabilite environ 260 écoles primaires en RDC

Le Projet d'appui au redressement de secteur de l'éducation (PARSE), sous l'impulsion de la Banque mondiale (BM), va procéder le lundi 7 juin, à l'EP1 Djelo de Binza dans la commune de Ngaliema, au lancement officiel des travaux de réhabilitation des écoles primaires à travers la RDC. Ce projet sectoriel, sous l’égide du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), va réhabiliter environ 1570 salles de classe, soit à peu près 260 écoles, et développer une stratégie nationale durable pour la construction et la réhabilitation des bâtiments scolaires de qualité à moindre coût. Ceci, avec la participation communautaire.
Selon Justin Matumueni Valamba, ingénieur spécialiste en génie-civil au PARSE, la première phase du projet prévoit la réhabilitation de 768 salles, 128 bureaux de directions et 128 blocs sanitaires.
La deuxième phase sera orientée vers la construction. C'est dans le même cadre que les installations de l'Université pédagogique nationale (UPN) vont bénéficier d'un réaménagement au niveau des auditoires, laboratoires, installations sanitaires et la fourniture des équipements informatiques, mobiliers et des matériels pédagogiques, à savoir pupitres et matériels de laboratoire.
Le PARSE a pour spécificité de s'occuper de la réhabilitation des infrastructures scolaires en tenant compte des particularités du système éducatif. L'expérience vécue dans d'autres pays post-conflit a démontré que dans le cadre d'un programme multisectoriel, toute intervention dans le domaine de l'éducation ne conduisait pas aux résultats attendus.
Cela, pour la simple raison que l'accent était souvent mis sur la réhabilitation des infrastructures que sur le système éducatif dans son ensemble. Or, la réhabilitation efficace du système éducatif repose sur la réunion de plusieurs éléments, notamment les matériels didactiques, la qualité des enseignants, l'assistance technique en ce qui concerne la planification d'une politique de viabilité du système, la relance des mécanismes de régularisation des procédures institutionnelles.
Le PARSE a, pour objectifs, de fournir au pays une assistance afin d'éviter toute détérioration ultérieure de la fourniture des services essentiels dans le domaine de l'enseignement primaire et de préparer le terrain pour le développement durable du secteur. Histoire de faciliter la coordination des donateurs et la transition vers un programme couvrant l'ensemble du système éducatif.
En d'autres termes, le PARSE contribue au financement du secteur de l'éducation primaire afin de soutenir le gouvernement dans sa politique de suppression progressive de la contribution financière des parents au système éducatif et d'incorporer 30.000 enseignants dans le système de rémunération de l'enseignement public.
Simard Simon TSOUMBOU

SOCIETE
Ne pouvant plus vivre sans leur petit commerce à Kinshasa
Mbimba et Mampasi décident de rentrer à Popokabaka

Mampasi, 17 ans et Luniengu, 20 ans révolus vivent depuis quelques années à Kinshasa. Nés et grandis à Popokabaka dans la province du Bandundu, les deux jeunes gens ont décidé de quitter Popo pour vivre à Kinshasa, espérant changer leurs conditions de vie et tourner le dos à la pauvreté chronique de leur milieu natal. Mais, aujourd’hui, Mbimba et son compagnon Mampasi n’en peuvent plus. Kinshasa, le «paradis» tant rêvé, s’est avéré un «enfer», au bout de quatre ans passés dans le cirage de chaussures, la vente à la criée d’eau en sachet et de pain. Aussi, ont-ils pris la résolution de quitter Kinshasa. Une décision motivée par les nouvelles mesures des autorités urbaines, portant interdiction de la vente d’eau en sachet, autrefois gagne-pain de Mampasi.
Témoignages
" Je vends de pain depuis 9 ans. Toute la semaine, je passe nuit à la belle étoile puis je retourne chez mon oncle à Masina le week-end. Ce petit commerce me permet difficilement de nouer les deux bouts du mois, mais je m'en sors quand même. Depuis le début de cette semaine, je suis complètement assommé par les policiers, qui m'ont ravi 11.000 FC et 15 pains. Je sens maintenant que la vie devient un enfer pour moi. Je décide carrément de fêter le cinquantenaire dans mon fief et y passer le reste de ma vie", témoigne Mbimba Mezola.
Partageant le même avis avec son frère, Mampasi Lusiku témoigne : " j'ai quitté Popokabaka à l'âge de 8 ans. Arrivé à Kinshasa, j'ai commencé d'abord par cirer les chaussures. Comme cela ne me rémunérer pas bien, je me suis lancé à la vente d'eau. Là, j'ai retrouvé un peu de sourire. A cause du cinquantenaire, nous ne savons plus vendre. Les policiers m'ont ravi depuis le début de la semaine 15.000 FC avec plusieurs sachets d'eau détruits. C'est pourquoi, je me décide de retourner dans mon village pour vivre aisément ".
Rocco NKANGA

VIVEMENT LE SPORT
Cinquantenaire du judo congolais
Une marche populaire programmée ce dimanche à Kinshasa

A l'occasion des festivités marquant le cinquantenaire du judo en RDC, la Fédération nationale congolaise de judo (Fénacoju) organise une marche populaire à travers les artères de Kinshasa, ce dimanche 6 juin. La marche de santé des judokas partira de différents points de la capitale, a déclaré à "Forum des As " le président de la Fénacoju, Francis Bimwala, et aura comme point de chute la Foire internationale de Kinshasa (Fikin).
Six points de départs sont prévus par les organisateurs. Notamment, la maison communale de Kinshasa qui regroupera les participants en provenance des communes de Barumbu, Gombe, Lingwala et, bien, sûr Kinshasa. Ensuite, il y a le rond-point Moulaert pour les participants des communes de Bandalungwa, Bumbu, Kintambo, Ngaliema et Selembao 1. Le rond-point de la Victoire pour ceux des communes de Kalamu, Kasa-Vubu, Limete 1, Makala et Ngiri-Ngiri.
Au quartier 1, se retrouveront les judokas de communes de Kimbanseke, Limete (Kingabwa), Masina, N’Djili et Nsele. Le rond-point Ngaba va accueillir les athlètes et dirigeants des communes de Mont-Ngafula et Selembao 2. Et, enfin ceux des communes de Lemba et Matete auront comme point de départ, l'Eglise St Alphonse et rejoindront le pont Matete en suivant les rails pour faire la jonction avec ceux de la Tshangu. Tous, a affirmé Bimwala, auront comme point de chute la Fikin.
Cette marche du cinquantenaire, de l'avis de nombreux disciples de cet art martial, aurait été l'occasion revée pour les judokas, actuellement divisés, de se réconcilier. D'ailleurs, l'ambassadeur Léopold Abibo, ceinture noire 6ème dan, président honoraire de la Fénacoju, était disposé à y participer si la marche n'était pas tombée un dimanche, jour consacré au culte. Lui aussi pense qu'il n'est pas bon que les judokas vivent divisés.
Pour la petite histoire, un différend né d'un conflit entre l'actuel président et un des anciens secrétaires généraux de la Fénacoju a créé un grand fossé entre les deux dirigeants. Cela a atteint tout le monde du judo, chaque camp avec ses adeptes qui se regardent en chiens de faïence prêts à s'entre-déchirer. Pourtant, tous prétendent défendre le judo. Il n'est pas encore tard pour une réconciliation très sincère des dirigeants et judokas congolais. Pascal LIKANA

Dossier DCMP - New Canon Buromeca
La Fécofa a rendu son verdict
Il n'y a plus de suspense pour les dirigeants de DCMP et de New Canon B sur la requête l'évocation introduite à la Fécofa par les " Immaculés". Le secrétariat général de la Fécofa a indiqué hier jeudi, que les correspondants officiels de deux équipes dans ce dossier en évocation sont en possession de la décision. Ce n'est qu'aujourd'hui. Vendredi que cette décision sera rendue publique.
Pour rappel, le match de demi-finales des préliminaires de la 46ème Coupe du Congo au niveau de la Lifkin, entre DCMP et New Canon B, n'était pa arrivé à terme. Car, qu'après le nul à l'issue de 90 minutes de jeu et la première série de tirs au but, le gardien Matampi de DCMP a refusé de se placer dans les perches pour la suite de la deuxième série.
Face à cette situation, le match s'est arrêté et le comité exécutif de la Lifkin, organisateur des préliminaires, avait décidé d'infliger un forfait à DCMP. Non content de la sanction, DCMP est allé en évocation à la fécofa. Pascal LIKANA

Football féminin
Les Léopards dames décidées à surprendre
Le match retour du championnat d'Afrique des nations de football féminin, dont la phase finale est prévue cette année en Afrique du Sud, entre les Léopards de la RDC et les Lionnes du Cameroun, se joue demain samedi à Yaoundé. Les Léopards ont quitté Kinshasa mercredi dernier à destination de la capitale du Cameroun. Les Léopards sont décidés à surprendre leurs adversaires à domicile et arracher le ticket d'Afrique du Sud.
Au match aller disputé il y a deux semaines au stade des Martyrs à Kinshasa, les Léopards de la RDC ont été battus à domicile. Elles ont encaissée deux buts à domicile sans en marquer un seul. Toutefois, des circonstances atténuantes pouvaient être accordées aux joueuses congolaises. Abandonnées à leur propre sort, sans internement, sans moyen de transport ou logistique, elles ont donc joué, cette fois-là, sans motivation. Malgré la récupération gouvernementale la veille du match, elles ont donc sombré à domicile.
Requinquées et décidées, les Léopards sont aussi capables de surprendre comme l'ont fait les Lionnes du Cameroun au stade des Martyrs. Rien n'est donc impossible. Les pouliches du coach Yvon Kitenge ont les capacités de remonter les deux buts de retard de la manche aller. Pascal LIKANA












































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