Nous sommes
tous haïtiens !
C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ
Sortir du folkore
C'est un long week-end avec pont que les Congolais entament ce vendredi. Ce samedi 16 janvier, jour férié, la Rdc se souvient de feu Mzee Kabila, à l'occasion du 9ème anniversaire de sa disparition. Le jour suivant, le recueillement des Congolais se poursuivra. Cette fois-là, ce sera feu Patrice Lumumba qui sera au centre de l'hommage national. Et comme l'anniversaire de l'assassinat du premier Premier ministre congolais tombe un dimanche, le lundi 18 janvier est déclaré chômé. Appliquant ce même principe au cas Mzee dont la commémoration de son élimination survient un samedi, certains tenants de la semaine anglaise ont décidé de faire l'impasse sur la journée de vendredi. Bonjour le congé de détente de trois jours!
Certes, par devoir de mémoire et par respect dû à l'idéal pour lequel Patrice Lumumba et Laurent-Désiré Kabila sont morts, les Congolais se doivent de rendre hommage à ces deux héros nationaux.Car, pour un pays en mal de modèle et de repère, les idées et le parcours public de Lumumba et Kabila ont vocation à servir de ferment dans la nécessaire renaissance nationale et de balise pour le futur de la Rdc. En clair, le lumumbisme et le kabilisme ne sauraient se décliner en termes de slogan désincarné et autres folklores bien de chez nous.
C'est, hélas, sous le registre de commémorations d'apparat et donc d'apparence que se déroulent les anniversaires de la double disparition de nos deux héros nationaux. Une fois ces deux journées de souvenir passées, le train train habituel reprend ses droits. Bien malin qui peut déceler un brin de lumumbisme ou de kabilisme dans la manière de gérer la chose publique, dans le rapport de l'élite à la société, dans le comportement de tous les jours du Congolais lambda. Tout se passe comme si Lumumba et Kabila n'étaient évoqués par les uns et les autres que pour des raisons de conformisme social ambiant ou encore de marketing politique. Sans plus. Si les hommages à ces deux géants du Panthéon congolais ne se limitent qu'au rituel, autant réfléchir à la manière de trouver un jour pour commémorer tous nos illustres disparus!Ainsi, le Congolais qui vit de la pitance quotidienne n'aurait pas à rester cloîtré chez lui deux jours de suite.
Or, tel ne devrait pas être le cas. Les 16 et 17 janvier serviraient et nos Héros et surtout les congolais vivants si les dirigeants congolais, à tous les niveaux, s'attelaient à traduire dans les actes la pensée et l'orientation de Lumumba et Kabila.49 ans après l'assassinat du Premier ministre nationaliste et 9 ans après la liquidation du Président patriote, on est loin, très loin du compte.
José NAWEJ
L’équation
De Gucht
Et si Karel De Gucht ne faisait qu’exécuter une partition écrite par d’autres dans le saint des saints du pouvoir européen! Et si l’euro-commissaire ne faisait qu’interpréter une pièce dont le metteur en scène serait tapis dans l’ombre des hautes instances européennes! Et si hier, alors ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht était chargé de dire tout haut ce que l’establishment fédéral bruxellois disait tout bas! En un mot comme en mille, et si le très controversé euro commissaire flamand jouait à la perfection au fou du roi!
A considérer de plus près les différents «dérapages» de De Gucht, une constante se dégage. Aujourd’hui comme hier, les critiques du ministre devenu euro-commissaire n’ont pas changé d’un iota. Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht prenait des libertés avec les fondamentaux du langage diplomatique pour passer une volée de bois vert aux autorités congolaises. A part une timide levée de boucliers dans la composante francophone du cabinet belge, les diatribes de De Gucht ne lui valaient aucune remontrance notable. Bien au contraire. Rue de la Loi-la Primature belge-, et même à la Chambre, on disait souscrire au fond de philippiques de l’alors chef de la diplomatie.
Ce scénario semble se répéter à l’échelle européenne. Les propos outranciers du jusqu’à présent commissaire européen au Développement et à l’action humanitaire n’ont guère suscité de désaveu. En décryptant tous les discours d’officiels européens, on n’y trouve pas condamnation contre De Gucht. Toute la langue de bois débitée par les «gris» de l’Union européenne tend plutôt à accréditer les déclarations de l’euro-commissaire flamand. Tout se passe comme si vu de Bruxelles, les provocations à répétition de Karel De Gucht ne sont que du détail. Les protestations légitimes de Kinshasa semblent ne pas émouvoir grand’monde dans les cénacles bruxellois. En tout cas, la fatwa congolaise contre De Gucht ne saurait empêcher le président de la Commission Barroso de présenter, le mois prochain, le même De Gucht au portefeuille hyper convoité du Commerce extérieur.
Les choses étant ce qu’elles sont, les termes de l’équation De Gucht comportent sans doute plusieurs inconnus. A Kinshasa, on gagnerait plus à savoir quelle valeur recouvre ces inconnus qu’à vilipender-quoi qu’à raison-un De Gucht que bien des éléments portent à conclure qu’il est en mission commandée. José NAWEJ
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ASSEMBLEE NATIONALE-GOUVERNEMENT: Le malaise !
* La chambre basse du Parlement rejette
les crédits provisoires sollicités et chahute
le ministre du Budget Michel Lokola
* Que cache donc le refus du débat ?
La plénière d'hier à l'Assemblée nationale était chaude et haute en couleurs. Après l'adoption de l'ordre du jour qui comportait cinq points dont, notamment, l'ouverture des crédits provisoires et l'examen et le vote du budget renvoyé par le Président de la République, la plénière a pratiquement tourné court lorsqu'il s'est agi d'examiner le premier point relatif aux crédits provisoires, cela à la suite d'une motion incidentielle du Député Faustin Kambala.
Dans sa démarche, l'auteur de la motion a clairement démontré que la demande par le Gouvernement de l'ouverture des crédits provisoires n'était pas opportune. Pour l'auteur de la motion, la Constitution prévoit la demande des crédits provisoires si le Gouvernement a déposé le projet de budget en retard ou si le Parlement a mis du retard dans l'examen et l'envoi de cette loi pour promulgation. " Dans le cas d'espèce, a-t-il fait savoir, le gouvernement a déposé ce projet à temps et le Parlement l'a aussi adopté à temps. Par conséquent, le projet de loi portant ouverture des crédits provisoires est inopportun. Ce qui est important aujourd'hui, c'est l'examen en urgence du budget en deux jours en vue de l'adopter et l'envoyer pour promulgation au lieu de penser aux crédits provisoires ", a déclaré le député Faustin Kambala. Pour lui donc, outre le défaut de procédure, le pays n'avait pas besoin d'ouvrir des crédits provisoires, d'autant plus que l'examen du budget 2010 renvoyé par le Chef de l'Etat n'allait pas traîner.
Après un débat houleux, la question a été passée au vote. Ainsi donc, sur 350 votants, 289 députés ont soutenu la motion, rejetant ainsi l'ouverture des crédits provisoires. La plénière a, par la suite, décidé de confier le travail de relecture du budget 2010 à la Commission économique et financière dont le président, le député Kutekala, a appuyé l'idée de l'auteur de la motion qui avançait un délai de deux jours pour présenter le rapport en plénière.
Avant cette conclusion, les Députés ont débattu sérieusement sur les conditions qui ont conduit aux distorsions relevées par le Chef de l'Etat et qui l'ont fondé de renvoyer la copie au Parlement. Dans son entendement, l'affectation des recettes additionnelles n'est pas aléatoire. Elle requiert la participation de toutes les parties afin de réunir toutes les informations nécessaires à la prise de décision.
Kutekala a, alors, révélé que les travaux de la commission paritaire mixte qui avait statué sur la répartition et l'affectation des recettes additionnelles avaient souffert de l'absence des membres du gouvernement qui étaient pourtant tenus d'y prendre une part active, surtout au sujet de la rubrique à problème qui était celle des rémunérations. La partie gouvernementale aurait apporté ses informations que ces distorsions n'auraient pas eu lieu, a-t-il expliqué, soulevant ainsi une salve de réprobations de ses collègues vis-à-vis du banc gouvernemental dont la délégation était conduite hier par le Vice-premier ministre chargé de la reconstruction, Emile Bongeli Yeikelo qu'accompagnait, notamment, le ministre du Budget, Michel Lokola, qui aura passé une fin de matinée fort pénible à l'Hémicycle.
Toujours au sujet du réexamen du budget 2010, le Député Kutekala a assuré qu'en deux jours, la commission Ecofin est capable de boucler l'exercice. Pour lui, il ne s'agira pas de revisiter l'ensemble du budget, mais seulement les points de blocage, essentiellement la rubrique des rémunérations. Si tout va bien, la copie amendée pourra être soumise à la promulgation du Chef de l'Etat en fin de semaine.
On rappelle que la seconde lecture du budget 2010 devrait tenir compte du respect du principe qui consiste à aligner les dépenses contraignantes sur les recettes courantes dont la survenance est certaine, de l'allocation aux provinces de la quotité prévue par la Constitution pour la répartition des recettes à caractère national.
Sale temps pour Michel Lokola
Outre le rejet de l'ouverture des crédits provisoires, la plénière a vécu un autre moment chaud autour du ministre du Budget. Lokola, qui s'était déjà exprimé, voici deux semaines à travers les médias sur la problématique de la relecture du budget et l'ouverture des crédits provisoires, s'attendait à effectuer le même exercice devant la Représentation nationale. En dépit de toutes les explications qu'il a voulu donner à la suite de la parole lui accordée par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, le ministre Lokola n'a pas eu un seul instant pour s'expliquer sur les problèmes posés à travers le renvoi du budget par le Chef de l'Etat.
Le malheur du Ministre aura été, certainement, d'intervenir après les révélations de Kutekala qui avait précédemment fustigé l'absence de la partie gouvernementale aux discussions de la commission paritaire mixte avant l'adoption concomitante du budget à l'Assemblée nationale et au Sénat. Chahuté, il est sorti presque sur la pointe des pieds de l'Hémicycle à coup de " Démission, démission ". Michel Lokola était reproché d'avoir séché les séances de la commission mixte où il envoyait soit son adjoint soit ses conseillers. En tout cas, les élus du peuple ont refusé jusqu'à son aurevoir, pressés de le voir quitter au plus vite la salle.
Manifestement, le malheur de Lokola ne venait pas que du Président de la commission Ecofin qui avait préalablement étalé ses défaillances, voire son insouciance. Après Kutekala, en effet, Emile Bongeli a dû puiser dans ses réflexes d'enseignant pour cerner la psychologie de la salle et savoir placer le mot qu'il fallait pour calmer les députés furieux contre Lokola.
Quand Bongeli fait d'une pierre deux coups
Sociologue de formation, Bongeli s'est refusé de s'engager dans les méandres trop techniques et les chiffres rébarbatifs du Budget. Après avoir fait le tour de l'identité de vue entre l'Exécutif et le Parlement sur leur souci commun d'assurer la continuité de l'Etat et ainsi éviter le blocage par des atermoiements autour du budget, il a fait le mea culpa du Gouvernement en demandant pardon aux députés pour ses défaillances (celles de l'Exécutif). Il a aussi demandé pardon pour le malentendu entretenu, selon lui, par une certaine opinion sur le point de friction autour du budget, qu'est la rubrique des rémunérations. Pour lui, en effet, le renvoi par le Président de la République du budget pour une seconde lecture a été mal interprété par certains acteurs politiques. Le Chef de l'Etat, qui est le garant de la Nation, a voulu simplement que les Parlementaires tiennent compte de certains aspects pour rendre ce budget social.
Fin manœuvrier, Bongeli a su donc toucher la corde sensible des Députés, surtout de la majorité, qui se plaignaient de voir le Chef de l'Etat les jeter en pâture en renvoyant leur copie budgétaire. Les analystes de la ville haute s'embarrassaient, eux aussi, d'un tel cas de figure où, manifestement, le Président de la République semblait avoir désavoué sa majorité, mettant ainsi en difficulté l'antre-même d'où elle (la majorité) émane. On se demandait si cette majorité allait engager un nième bras de fer qui, finalement, ne fait que rythmer la vie politique nationale depuis la fin des élections.
Le réflexe de Bongeli, au-delà de l'enjeu du budget, devrait avoir ce mérite de désamorcer un nouveau conflit au sein de sa famille politique. Ainsi donc, le rejet du projet de loi pour des crédits budgétaires aura été compensé par la recevabilité du budget 2010 pour une seconde lecture. Et pendant que l'Ecofin sera en train d'y travailler, la majorité s'emploiera, certainement, à arrondir de nouveau les angles pour une meilleure harmonie. Sans oublier la perspective du remaniement qui fait que les ministres-chefs de parti sont mis en joue par leurs lieutenants fulminant à l'Hémicycle comme des lions en cage… L'orage se serait-il mis en embuscade ?
JEK et DK
Assemblée nationale : que cache le refus du débat ?
On peut aimer ou pas les membres du Gouvernement, cela est du droit démocratique de chacun. Et ce n'est pas aux députés nationaux qu'on en donnerait la leçon. Bien au contraire. C'est de ceux-ci qu'est venue l'initiative du dialogue des institutions à travers l'arsenal de moyens d'action mis à leur disposition dans le cadre du contrôle parlementaire. L'exercice constitue l'aune par excellence du dynamisme de la jeune démocratie congolaise.
Cependant, hier au Palais du peuple, les spectateurs sont repartis avec un arrière goût du soufre au fond de gorge. Personne ne savait, en effet, expliquer les raisons qui ont poussé les Députés à refuser à un ministre de prendre la parole dans le cadre de la procédure de débat autour des projets de loi comme de coutume.
Des observateurs continuaient à soutenir, dans la soirée d'hier, que même au nom d'une justice équitable dans une démocratie qui s'efforce à revêtir les atours d'exemplarité, la Chambre basse aurait dû se plier à la nécessité de libérer le débat en laissant le Gouvernement s'expliquer face aux reproches formulés à son endroit par la Représentation nationale. Plus qu'une nécessité, hier cet exercice devenait une obligation du fait que, pour une fois, l'Assemblée nationale se faisait épingler par l'Exécutif.
Le moment était donc indiqué, avancent certains analystes, avant les travaux techniques en commission, pour donner plus d'éclairage à la question, mais, manifestement, les Députés ont préféré se fermer au débat.
Le refus fait au Gouvernement de se défendre peut-il, alors, être lu comme un aveu face aux reproches dans le calibrage final du budget 2010, s'interrogent les analystes qui ajoutent : «les élus du peuple ont-ils voulu cacher autre chose à l'attention des électeurs, et quoi donc ? Pourquoi la plénière a-t-elle choisi, hier, de stopper le débat sur les seules observations du Président de la commission Ecofin en refusant au Gouvernement de prendre la parole ? Que cache donc cette autocratie momentanée ?»
L'on sait que, depuis plusieurs mois, l'Hémicycle, du moins dans les rangs de la majorité, grouille d'ambitions et même de démarches tendant à infléchir les tendances pour une redistribution des cartes au sein de la famille politique du Chef de l'Etat. C'est d'ici que fusent les flèches les plus empoisonnées en direction du Gouvernement où certains élus veulent se positionner en faisant défénestrer leurs chefs de parti. Mais, ces calculs de positionnement doivent-ils sacrifier l'intérêt général qui se profile à travers l'enjeu d'une prompte adoption du budget pour donner à l'Etat les moyens de sa politique ?
Autant de questions auxquelles les députés devront répondre à travers leur comportement, dans 48 heures, face au rapport de la commission Ecofin sur le budget 2010 relu. En attendant, on rappelle que le 15 décembre 2009, les députés avaient adopté ce budget à la majorité écrasante de 354 voix pour, 42 contre et 6 abstentions. Cette configuration du suffrage permettra, dans 48 heures, de connaître le fond de pensée des Députés face à leurs propres engagements que traduisent ces chiffres. JEK
FUSTIGEANT LE COMPORTEMENT DU BELGE KAREL DE GUCHT
La Ccu de Mende s'oppose à toute forme de néocolonialisme
La journée du 17 janvier 2010, prévue pour célébrer la mort du héros national Patrice Lumumba, a été l'occasion pour la Convention des Congolais Unis (Ccu) de dénoncer ce qu'elle a appelé comme une nouvelle forme de colonisation dont la RDC est systématiquement victime ce derniers temps. Les membres de cette formation politique se sont ainsi insurgés contre le comportement affiché par les nouveaux prédateurs de la République démocratique du Congo, allusion faite ici au Commissaire européen en charge du Développement, le Belge Karel De Gucht
A cette occasion, la Ccu dit tout haut et sans ambages non à tout ce qui est considéré comme schéma de trahison et de déshumanisation. " Nous sommes venus ici dire que la dignité du Congolais n'a pas de prix, encore dire que la République démocratique du Congo s'est forgée une réputation fort honorable avec Patrice Emery Lumumba et avant Lumumba, Ndona Béatrice, Simon Kimbangu, Pierre Mulele, avec Mzee Kabila, et donc, qu'il est hors de question que quelques petits flatteurs qui vivent au dépend de l'argent européen comme De Gucht viennent faire marcher notre histoire en la reculant. Nous sommes venus les dénoncer et leur demander de laisser notre peuple parachever sa deuxième indépendance ", a déclaré Lambert Mende Omalanga, initiateur de ce parti. C'était le dimanche dernier au cours d'une matinée politique organisée au siège de la Ccu, sur le thème ; " La seconde indépendance de la République démocratique du Congo ".
Cette activité a été célébrée avec faste à l'occasion du 49ème anniversaire de la mort de Patrice Emery Lumumba, dont ce mouvement politique est proche idéologiquement. Selon cette formation politique et tous ses militants, le Belge Karel De Gucht s'est trompé d'adresse étant donné que le moment est déjà révolu.
Par ailleurs, Lambert Mende a déploré qu'il y ait eu des voix congolaises qui se soient levées parmi lesquelles bon nombre d'acteurs politiques congolais. Grave, au sein de l'Alliance pour la majorité présidentielle (Amp), famille politique du chef de l'Etat, ces voix se sont fait entendre pour soutenir Karel De Gucht insultant la souveraineté du peuple congolais. Une façon, estime Lambert Mende, de cracher sur la mémoire de ceux qui s'étaient sacrifiés comme Patrice Lumumba, Laurent Désiré Kabila qui se sont battus contre le néocolonialisme. " Des voix se sont levées dans ce pays pour promouvoir le néocolonialisme au nom de l'aide au développement. Accepter qu'on vous insulte pourvu que vous mangiez. Mangez et fermez vos gueules ! C'est ce qu'on nous dit", a ajouté l'initiateur de la Cc, devant une foule compacte, attentive. "Eh, bien, la Convention des Congolais Unis dit non à ce schéma de la trahison. J'exhorte les Congolais à se prendre en charge comme M'Zee Kabila l'a dit et non pas en se remettant en tout et pour tout à des agents d'influence ou à des initiatives qui viennent de l'étranger. C'est de cette manière que nous puissions nous approprier du combat de Lumumba ", a martelé le lumumbiste exhorté Mende Omalanga. Dorian KISIMBA
L'ONU débloque 16 millions USD pour les activités humanitaires en RDC
"Les fonds seront alloués à des projets prioritaires spécifiques, mis en œuvre par les Nations unies et ses partenaires ", a déclaré le coordonnateur de l'action humanitaire par intérim en RDC, Abdou Dieng. Ce déboursement fait partie d'une enveloppe de 100 millions de dollars que l'ERC a allouée à cette date, à travers un processus qui vise à soutenir
les opérations d'urgence sous-financées, dans le cadre des situations de crise à travers le monde.
Ces allocations semestrielles du CERF en faveur des crises humanitaires sous-financées, reposent sur une analyse des niveaux de financement passés et actuels et donnent la priorité aux activités pouvant sauver des vies. Grâce à cette allocation, les agences des Nations unies en RDC recevront le deuxième montant le plus élevé dans le monde, juste après l'Ethiopie qui dispose d'une allocation de 17 millions de dollars, précise la même source.
Les activités humanitaires en RDC ont bénéficié du financement le plus important du CERF depuis sa création en 2006. Puisqu'elles ont reçu environ 178 millions de dollars pour aider les acteurs humanitaires à répondre aux situations d'urgence chroniques et à celles qui naissent. "La priorité sera accordée aux provinces qui se trouvent dans des situations plus difficiles, notamment dans l'Est. Ici, on donnera priorité à des millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui n'ont pas accès à l'eau potable, la nourriture, les habits, les articles de première nécessité, l'aide médicale et surtout l'accès à l'éducation", a indiqué la porte-parole de Bureau de la coordination des affaires humanitaire des Nations Unies (OCHA)/ RDC, Stefania Trassari
Le CERF a été établi en 2006 afin que le financement des urgences humanitaires soit plus rapide et plus équitable.
Depuis, plus de 115 États membres ainsi que donateurs du secteur privé ont contribué environ 1.9 milliard de dollars américains au Fonds, qui est géré par OCHA. A ce jour, plus de 70 pays ont bénéficié de financements du Fonds, rappelle le communiqué. Rachidi MABANDU
FACE AU CHAOS ET A UNE POPULATION AUX ABOIS
L'Eglise kimbanguiste vole au secours du peuple haïtien
Les opérations de secours montent en puissance en Haïti, où 280 centres d'accueil devaient s'ouvrir pour tenter de répondre à la détresse des sinistrés qui manquent de tout, moins d'une semaine après le violent séisme qui a laissé derrière lui plus de 70.000 morts.
Face au chaos et à une population haïtienne aux abois, le Chef spirituel de l'Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, a initié une collecte dont le montant n'a pas été dévoilé. Le rassemblément au cours d'un office religieux, présidé dimanche le 17 janvier 2010, au centre d'accueil kimbanguiste, situé dans la commune de Kasa-Vubu. Ce culte a été organisé pour venir en aide au peuple haïtien, victime d'un tremblement de terre qui a fait des centaines de milliers de morts.
A en croire le directeur de cabinet du Chef spirituel de ladite église, M. Nlandu, le Haïti est un pays qui a joué un rôle important dans le développement du kimbanguisme. Plusieurs responsables kimbanguistes sont intervenus au cours de cet office religieux pour exprimer la compassion de la communauté kimbanguiste envers le peuple haïtien qui vient d'être durement éprouvé et qui a besoin de l'aide humanitaire internationale. Dans sa prédication, le Chef spirituel de l'Eglise kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, a mis l'accent sur la souffrance du peuple noir, à travers le monde.
Le représentant de la délégation haïtienne en RDC, Jean-François David, a rappelé que le Haïti est le premier Etat nègre indépendant au monde. L'urgence est désormais d'éviter une énorme catastrophe sanitaire de 100.000 sans abris, sans accès à l'eau potable, à des sanitaires, augmentant les risques d'épidémie. La communauté internationale s'est massivement mobilisée pour aider le pays le plus pauvre du continent américain. L'Union européenne prévoit déjà de débloquer une aide financière de plus de 100 millions d'Euros, selon une source diplomatique. Mais, il sied de signaler que les efforts sont entravés par des difficultés logistiques.
Pour compatir à la misère des sinistrés, la RDC n'est pas restée insensible et a annoncé une aide de 2,5 millions Usd au peuple haïtien. Le gouvernement de la RDC, confronté lui-même à plusieurs crises humanitaires, pense quand même à voler au secours de la population haïtienne qui sont des milliers à vivre dans des bidonvilles improvisés à deux pas du Palais présidentiel, partiellement détruit, symbole d'un pouvoir haïtien décapité par la catastrophe. Tout autour de ce peuple malheureux et sinistré, on observe, à la télévision, une scène désolante où des voitures accidentées et des bâtiments tordus par le séisme sont figés dans la même position, dans un camp de réfugiés où 10.000 haïtiens cohabitent dans des abris de fortune.
A entendre le président sénégalais, Abdoulaye Wade, la solution urgente à cette catastrophe qui a frappé le peuple haïtien ne réside pas dans de différentes collectes qui s'organisent à travers le monde. Mais, selon lui, il est préférable que le continent africain se décide plutôt d'accueillir ce peuple sinistré ; car, pour lui, ces gens, qui sont des descendants du continent africain, déportés pendant la traite négrière, méritent une aide définitive pour l'épargner des éventuels séismes qui risquent de replonger ce pays dans le chaos. Puisque la reconstruction risque de devenir à son avis un éternel recommencement, dans la mesure où le Haïti est un pays pauvre.
D'après Wade, il reste à vérifier si ce pays trouvera un financement pour sa reconstruction.
Simard Simon TSOUMBOU
APRES PRES D'UNE ANNEE DE DETENTION
Laurent Nkunda se propose à l'exil ou au jugement en RDC
Détenu au Rwanda depuis plusieurs mois, le chairman de l'ex-mouvement insurrectionnel CNDP a donné de la voix le samedi dernier à travers son avocat pour afficher des ouvertures quant à l'évolution de son dossier politico-judiciaire.
Selon Me Stéphane Bourgon, Nkunda, qui dit ne pas avoir peur d'être jugé en République démocratique du Congo (RDC) ou par la Cour pénale internationale, se dit " prêt à aller en exil ". Retraçant l'évolution de la position de son client, il explique à l'AFP qu' "au tout début, il demandait la liberté pure et simple, aujourd'hui Laurent Nkunda est prêt à considérer toute solution raisonnable, sauf la détention illégale. Il n'a pas peur d'être jugé à Kinshasa (...). Il n'a pas peur d'être jugé par la Cour pénale internationale (à La Haye), mais il n'y a ni mandat ni accusation de la CPI. Et il est prêt à aller en exil, il a même identifié trois Etats ", a ajouté l'avocat canadien qui n'a, cependant, pas précisé les trois pays qui ne sont pas tous en Afrique.
En attendant, la Cour suprême du Rwanda devait examiner, mercredi dernier, une requête des avocats de Nkunda qui ont, une fois de plus, demandé sa remise en liberté. L'audience pour ce faire a été reportée au 1er mars prochain. Nkunda devra prendre encore son mal en patience et continuer à être maintenu en résidence surveillée dans la banlieue de Kigali au Rwanda.
On rappelle que depuis qu'il avait franchi la frontière congolaise, Kinshasa a toujours demandé l'extradition de Nkunda pour qu'il soit jugé en RDC. C'est, en effet, le 22 janvier 2009 qu'il avait été arrêté à Gisenyi alors que ses troupes étaient mises en déroute par l'opération conjointe des armées rwandaise et congolaise. A l'époque, le Gouvernement congolais croyait que cette extradition n'allait être qu'une simple formalité. Kinshasa s'attendait à une dose de bonne foi des autorités rwandaises pour mettre en branle tout l'arsenal juridique et autres conventions liant les deux pays en matière d'extradition des prévenus. Rien de tel ne fut fait. Le Rwanda qui, au départ, n'excluait pas le transfèrement de Nkunda vers la RDC, tergiversait, proposant soit de le juger sur son sol, soit de lui trouver un pays d'asile.
L'ex-chef rebelle fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré en 2005 par la Haute Cour militaire congolaise pour désobéissance et crimes de guerre à Bukavu, au Sud-Kivu (est), qu'il avait prise brièvement en juin 2004, venant en appui de Mutebusi, lui aussi en exil au Rwanda avec une quarantaine d'hommes ainsi que des armes et munitions. Il (Nkunda) est aussi accusé par nombre d'ONGs d'avoir enrôlé des enfants dans les rangs de l'ex-CNDP.
La difficulté juridique pour cette extradition vient du fait des clauses comprises dans l'accord tripartite passé pour ce faire entre le Rwanda, le Burundi et la RDC dans les années 70. Ce texte soumet toute extradition, notamment à l'existence d'un dossier judiciaire contre la personne à extrader, un mandat émis à son encontre, ou un arrêt de justice. Or, à ce jour, Kinshasa n'a rien produit de tout cela. Le mandat datant de 2005 est aujourd'hui frappé de nullité pour expiration après le délai légal de 6 mois.
D'autre part, Kigali a toujours refusé de renvoyer Nkunda à Kinshasa au motif que la RDC pratique encore la peine de mort.
"Nous sommes toujours en pourparlers" avec le Rwanda pour une extradition de Laurent Nkunda, a déclaré, le week end dernier, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga avant d'ajouter : " Nous souhaitons toujours qu'il puisse venir ici répondre de ce qu'on lui reproche. Le président Joseph Kabila a dit que tout semble indiqué que cette année nous aurons le fin mot de cette histoire.Car, aussi bien les Rwandais que nous, nous souhaitons vraiment qu'on mette un terme à l'impunité dans cette région. L'exil ne serait pas une solution satisfaisante. Notre préférence est qu'il n'y ait pas d'impunité. Il y a eu des faits répréhensibles, il faut absolument qu'il (Nkunda) en réponde. " JEK
AMBASSADEUR DE LA FEDERATIONDE RUSSIE EN RDC
Anatoly Klimenko juge positives les relations entre Kinshasa et Moscou
"Les relations russo-congolaises ont été jugées positives en 2009 ", a déclaré Anatoly Klimenko, ambassadeur de la Fédération de Russie en RDC. Ces propos ont été tenus au cours d'une conférence de presse qu'a animée, le 15 janvier 2010, le diplomate russe.
Au cours de cette rencontre avec la presse, l'ambassadeur de Russie en RDC a, d'entrée de jeu, dressé le bilan de la coopération bilatérale entre Moscou et Kinshasa. Dans son allocution, Anatoly Klimenko a confirmé les avancées significatives réalisées dans les domaines politique, économique, humanitaire et culturel. Il a également évoqué, dans le volet politique, la visite à Moscou, en avril 2009, du ministre Rd-congolais des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba. Cette visite, a-t-il indiqué, a été la toute première d'un chef de la diplomatie congolaise en Russie depuis 1960.
Les ministres des Affaires étrangères de deux pays se sont déjà rencontrés à New York dans le cadre de la session de l'Assemblée générale des Nations Unies où ils avaient abordé des gestions d'intérêt commun, à savoir, le mandat de la mission des Nations Unies au Congo (Monuc), le renforcement de la sécurité en RDC, a expliqué Anatoly Klimenko.
Dans le domaine humanitaire, a souligné le diplomate russe, son pays avait apporté, à travers le HCR, une assistance humanitaire de 2 millions USD pour la population de la partie Est de la RDC. Cette aide, a-t-il fait savoir, était constituée des tentes, des couvertures, des cuisines mobiles, etc.
Pour l'année 2010, a laissé entendre M. Anatoly Klimenko, le gouvernement russe a décidé d'accorder à la population congolaise 2 millions USD d'aide alimentaire à travers le Programme alimentaire mondial (PAM). S'agissant de la coopération économique, l'ambassadeur a reconnu le progrès entre les deux pays avec la tenue à Moscou du premier forum d'affaire bilatéral, l'ouverture à Kinshasa de la Mining Bank of Congo et le débat sur les activités d'une société mixte " CONRUS " au Nord-Kivu.
Entre temps, le n°1 de l'Ambassade de Russie en RDC a déclaré que des efforts sont entrepris afin de doter l'interaction économique d'une base normative et législative appropriée. A en croire M. Anatoly Klimenko, la Russie et la RDC ont connu, durant cette période de redynamisation de la coopération, un début de coopération culturelle, caractérisée par l'augmentation de bourses d'études de 20 à 30, plusieurs projets d'accords dans le domaine de la coopération scientifique ont été conclus entre les deux pays notamment, les échanges des professeurs, formation des cadres … Ainsi que d'autres activités culturelles comme des expositions photographiques.
De son côté, l'Ambassadeur de la RDC à Moscou, Moïse Kabaku, a abondé quasiment dans le même sens que le diplomate russe. Il a néanmoins soulevé un déficit communicationnel de la Russie face aux différents événements, à savoir le cas de la guerre avec la Géorgie, la contribution russe en Haïti, …
" La Russie souffre d'un problème de communication, car certaines réalités russes ne sont pas connues en RDC ", a expliqué M. Kabaku. Il a aussi émis le vœu de voir la Russie ouvrir des centres culturels comme d'autres pays tels que la France, la Chine, les USA et d'autres pour faire connaître ses réalités et sa culture.
En outre, Anatoly Klimenko a exprimé sa compassion au peuple haïtien, dévasté par le séisme ayant causé des milliers de pertes en vies humaines, des blessés, ainsi que de dégâts matériels considérables. Il a, à cette occasion, annoncé l'aide humanitaire de son pays en Haïti. Moscou, a-t-il déclaré, a envoyé quatre avions chargés d'acheminer des sauvetages, des maitres chiens, des psychologues, ainsi qu'un hôpital mobile. Il a également déploré la non médiatisation de l'aide de son pays au peuple haïtien. SS.TSOUMBOU
La RDC lance la 3ème enquête sur le niveau de vie de population
La République démocratique du Congo réalise, pour l'exercice 2009-2010, la 3ème " enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS-RDC 2009) ". A cet effet, des enquêteurs sont déjà déployés sur terrain pour collecter les données. C'est ce qui ressort de la séance d'information organisée par le coordonnateur de l'enquête et le staff de l'Unicef à l'intention des journalistes, hier, au siège de l'Institut national des statistiques (INS).
Le but de l'enquête est de fournir des données actualisées, désagrégées et de qualité pour le suivi de la situation sociale réelle des enfants et des femmes en RDC. Cette enquête permettra notamment de mesurer, de façon précise, les progrès accomplis par le Congo sur le plan social vers l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à l'horizon 2015 d'une part, et d'autre part, d'évaluer les résultats atteints à la fin de la décennie dans le cadre des engagements 2000-2010 pour un "monde digne des enfants .
L'enquête MICS 2009 aborde des sujets à caractère sociodémographique de la population ; des sujets liés au niveau des logements, à la sécurité alimentaire, au travail des enfants, la fécondité et ses déterminants, la mortalité des enfants de moins de 5 ans, de la santé de reproduction ainsi que la santé de la mère et de l'enfant. Il sera également question du paludisme, de la nutrition, du comportement sexuel et le VIH/Sida. MICS 2009 prévoit aussi le test d'iodation du sel ainsi que la prise de mesures anthropométriques (poids, taille) des enfants de moins de 5 ans.
Enquête d'envergure nationale, MICS-RDC 2009 va couvrir toutes les provinces, toutes les villes statutaires et tous les districts ruraux. Un échantillon national d'environ 1.500 ménages ordinaires, représentatifs au niveau des 11 provinces du pays pour les principaux indicateurs a été ciblé. Toutes les femmes de 15-49 ans (environ 12.900 femmes) seront éligibles pour être enquêtées. De même, tous les enfants de moins de 5 ans seront concernés pour l'enquête et pour la mesure du poids et de la taille.
MICS-RDC 2009 est une enquête des ménages. A ce titre, les agents de terrain, après une formation appropriée, sillonneront les quartiers et villages échantillonnés. Ils entreront en contact avec les ménages sélectionnés et s'entretiendront avec les personnes éligibles. Ils poseront des questions contenues dans les questionnaires et y inscriront les réponses leur fournies par les enquêtés. Ensuite, ils procéderont au test du sel de cuisine utilisé par le ménage pour vérifier sa teneur en iode ; à la mesure de taille et poids des enfants de moins de 5 ans et des coordonnées géographiques de la grappe d'enquête au moyen d'un GPS.
La troisième enquête MICS-RDC 2009 est exécutée sous la tutelle du ministère du Plan, par l'institut nationale des statistiques (INS). Elle bénéficie de l'assistance technique du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et du financement de l'USAID, de l'UNFPA, de l'UNICEF, du PNUD et du PAM.
Les bénéficiaires directs de cette enquête sont notamment le gouvernement de la RDC, les ONG nationales et internationales ainsi que les agences de coopération qui mettent en œuvre les programmes de développement, ainsi que les universités et centres de recherche. Les bénéficiaires finaux sont les enfants et les femmes de la RDC pour lesquels les programmes de développement seront mieux ciblés grâce à une meilleure connaissance de leurs conditions sociales. Dina BUHAKE
L'OMS appelle à agir pour améliorer la santé des femmes
*Malgré les progrès réalisés, les femmes ne trouvent toujours pas
la réponse à leurs besoins spécifiques.
Le communiqué de presse de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) constate que, malgré les importants progrès réalisés au cours des dernières décennies, les sociétés ne parviennent toujours pas à répondre aux besoins de soins de santé des femmes à des moments décisifs de leur vie, en particulier au cours de leur adolescence puis de leur vieillesse.
Lors de la présentation du rapport, intitulé " Les femmes et la santé: la réalité d'aujourd'hui, le programme de demain ", le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, a appelé à agir d'urgence aussi bien dans le secteur de la santé qu'à l'extérieur de celui-ci, pour améliorer la santé et la vie des fillettes et des femmes dans le monde entier tout au long de leur vie.
"Si les femmes ne peuvent réaliser pleinement leur potentiel en tant qu'être humain, en particulier si elles ne peuvent mener une vie en meilleure santé et plus heureuse en quelque sorte, peut-on alors parler globalement d'une société réellement saine? Qu'en est-il alors du progrès social au XXIe siècle?", s'est interrogé le Dr Chan.
Les femmes reçoivent rarement ce dont elles ont besoin
Ce rapport indique qu'à l'échelle mondiale, les femmes assurent la grande majorité des soins de santé - que ce soit à la maison, au sein de leur communauté ou du système de santé. Et pourtant, poursuit la source, au fil de leur existence, les femmes ne trouvent pas dans les soins de santé la réponse à leurs besoins et problèmes spécifiques.
Aussi, jusqu'à 80% de l'ensemble des soins de santé et 90% des soins pour les affections liées au VIH/sida sont fournis à domicile - presque toujours par des femmes. Et cependant, la plupart du temps, elles ne sont ni aidées, ni reconnues, ni rémunérées pour ce rôle essentiel.
Lorsqu'il s'agit de répondre aux besoins de soins de santé des femmes, on trouve plus facilement certains services tels les soins prénatals, que d'autres, comme les soins relatifs à la santé mentale, à la violence sexuelle, ou au dépistage et au traitement du cancer du col de l'utérus.
Toutefois, dans de nombreux pays, les services de santé sexuelle et génésique tendent à se concentrer exclusivement sur les femmes mariées et ignorent les besoins des femmes célibataires et des adolescentes. Rares sont les services qui se préoccupent d'autres groupes marginalisés de femmes tels que les professionnelles du sexe, les toxicomanes par voie intraveineuse, les minorités ethniques ou les femmes du monde rural.
Pour Dr Chan , Il est temps que les filles et les femmes reçoivent ce qui leur est dû; de faire en sorte qu'elles obtiennent les soins et le soutien dont elles ont besoin pour jouir d'un droit humain fondamental à chaque moment de leur existence, c'est-à-dire de leur droit à la santé.
Une espérance de vie plus longue, mais pas nécessairement en bonne santé
D'après le rapport , le VIH, les affections liées à la grossesse et la tuberculose sont toujours les principaux responsables des décès chez les femmes âgées de 15 à 45 ans au niveau mondial. Toutefois, au fur et à mesure que les femmes vieillissent, les maladies non transmissibles deviennent les principales causes de décès et d'incapacité, en particulier après l'âge de 45 ans.
À l'échelle mondiale, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, que l'on considère souvent comme des problèmes "masculins", sont les deux affections les plus meurtrières chez les femmes affirme la source avant d'ajouter que les femmes, présentent souvent des symptômes différents de ceux des hommes, ce qui induit des erreurs de diagnostic chez elles. En outre, les cardiopathies ont tendance à toucher les femmes plus tard au cours de leur existence que les hommes.
Tout en signifiant que les femmes vivent généralement en moyenne six à huit ans de plus que les hommes, elles représentent une proportion croissante de l'ensemble des personnes âgées. La société doit se préparer, dès à présent, à prendre en charge les problèmes de santé et les coûts associés à la vieillesse et anticiper les principaux changements dans l'organisation du travail, de la famille et du soutien social.
Malgré certains avantages biologiques, leur santé pâtit de leur situation socio-économique
Par ailleurs, le rapport de l'OMS estime que le manque d'accès à l'éducation, l'absence de pouvoir de décision et la faiblesse de leurs revenus peuvent limiter la capacité des femmes à protéger leur propre santé ainsi que celle de leur famille. Bien qu'il existe d'importantes différences dans la santé des femmes d'une région à l'autre, d'un pays à l'autre, et selon les catégories socio-économiques, les femmes et les fillettes sont confrontées à des défis similaires, en particulier à la discrimination, à la violence et à la pauvreté.
"Nous ne constaterons pas de réels progrès tant que les femmes continueront à être considérées comme des citoyens de seconde classe dans un si grand nombre de régions du monde", a fait savoir le Dr Chan. "Dans de très nombreuses sociétés, ce sont les hommes qui exercent le pouvoir politique, social et économique. Le secteur de la santé doit s'en préoccuper. Ces inégalités dans les rapports de pouvoir se traduisent par un accès inégal aux soins de santé et une maîtrise inégale des ressources sanitaires", a-t-elle évoqué.
Nécessité de réformes
Enfin, le rapport cherche à déterminer les principaux domaines qui devront faire l'objet de réformes, dans le secteur de la santé et au-delà. Il s'agit de trouver les mécanismes qui permettront de construire un leadership audacieux avec la participation pleine et entière des organisations de femmes, de renforcer les systèmes de santé afin qu'ils soient mieux adaptés aux besoins des femmes au fil de leur existence, d'encourager les changements dans les politiques publiques afin qu'elles tiennent compte de la manière dont les déterminants sociaux et économiques de la santé ont une incidence négative pour les femmes, et de construire une base de savoirs permettant un meilleur suivi des avancées obtenues. Mathy MUSAU
PAGE D'HISTOIRE
Le 20 janvier 1960 s'ouvrait la Table ronde de Bruxelles
*Palais d'Egmont : ici se tint la table ronde belgo-congolaise
Le Commissariat général au cinquantenaire de l'indépendance de la RDC présente, ce 20 janvier 2010, le logo de cette année jubilaire. L'annonce a été faite hier par Jean-Pierre Mutamba, coordonnateur adjoint
du Comité scientifique du cinquantenaire, au cours d'un déjeuner de presse.
Le choix de cette date n'est pas fortuit et porte une symbolique fort intéressante.
La date est peu connue du grand public et ne porte pas moins une charge historique par rapport au processus ayant conduit à l'indépendance de la RDC. Ce 20 janvier rappelle, en effet, la date à laquelle s'était ouverte, en 1960 à Bruxelles, la table ronde qui s'était soldée, entre autres, par la fixation au 30 juin de la même année, de l'accession du Congo à l'indépendance. Les travaux de cette table ronde se sont déroulés jusqu'au 20 février. Cette manifestation a abouti à l'adoption de seize résolutions portant sur l'avenir du Congo belge dont un consensus majeur portant sur la date de l'indépendance du futur Etat, fixée au 30 juin 1960, et l'organisation institutionnelle de ce dernier.
Soutenue dès 1959 par le parti travailliste congolais, rejoint par l'Alliance des Bakongo (ABAKO) et le Parti socialiste belge, l'idée d'une conférence bilatérale visant à organiser l'indépendance de la colonie belge fut adoptée à son tour par le Ministre August De Schrijver, en charge du Congo belge et du Ruanda-Urundi.
La tenue de la table ronde de Bruxelles fut la résultante de plusieurs causes dont, notamment :
- l'activisme populaire de personnalités autonomistes telles que Joseph Kasa-Vubu et Patrice Lumumba;
- les émeutes de janvier 1959 à Léopoldville, la dégradation du climat sécuritaire et le sentiment d'insécurité des colons;
- le sentiment inéluctable et irréversible du processus général de décolonisation en Afrique et dans le monde;
- la détérioration de l'économie locale (le déficit du trésor de la colonie passa de 4 à 46 milliards de francs belges entre 1949 et 1960) ;
- l'échec du second voyage du Roi Baudouin au Congo belge, en décembre 1959, qui ne permit pas d'apaiser les tensions politiques dans la colonie.
Côté belge, cette grande concertation belgo-congolaise s'inscrivait dans le sens du discours prononcé le 13 janvier 1959 par le chef de l'Etat belge, propos dans lequel il précisait la volonté de son gouvernement "de conduire, sans atermoiements funestes, mais sans précipitation inconsidérée, les populations congolaises à l'indépendance dans la prospérité et la paix". Suite à ce discours, la Belgique annonçait, le 3 janvier 1960, la convocation d'une table ronde avec pour but d'aider la colonie congolaise à passer du régime de tutelle à l'indépendance. L'ouverture solennelle des négociations a eu lieu 17 jours plus tard, soit le 20 janvier 1960, avec un discours prononcé par le Premier ministre Gaston Eyskens.
Participants aux travaux
Les mouvements politiques congolais furent représentés à l'époque, notamment, de la manière ci-après :
- Alliance des Bakongo : Edmond Nzeza-Nlandu, Joseph Kasa-Vubu et Daniel Kanza ;
- Mouvement national congolais-Kalonji : Albert Kalonji et Joseph Ileo ;
- Mouvement national congolais-Lumumba : Patrice Lumumba (libéré de prison peu après le début des travaux) et Victor Nendaka ;
- Confédération des associations tribales du Katanga : Moïse Tshombe ;
- Union des Bateke: Pierre Mombele.
A ces négociations prirent aussi part des chefs coutumiers conviés, selon les données historiques, pour diminuer la proportion des ténors de l'indépendance dans la délégation congolaise. Il y a lieu également de souligner la présence du journaliste Joseph Mobutu, alors proche du Mouvement national congolais de Patrice Lumumba, qui prendra le pouvoir à Léopoldville cinq ans plus tard, soit en 1965.
Au sein de la partie belge, il fut signalé les personnalités suivantes :
- le Premier ministre Gaston Eyskens ;
- August Schrijver, le ministre du Congo belge et du Ruanda-Urundi ;
- Arthur Gilson, le ministre de la Défense nationale ;
- Pierre Harmel, ministre de la Fonction publique ;
- Albert Lilar, Vice-premier ministre.
Les Accords de la Conférence de la table ronde
Au terme du conclave, il fut adopté, notamment, les décisions suivantes :
- la proclamation de l'indépendance du Congo le 30 juin 1960 ;
- les principes de la loi fondamentale congolaise, votée par le parlement belge en mai 1960 ;
- l'organisation structurelle de l'Etat et la séparation des pouvoirs.
Il faut rappeler que la date de l'indépendance fixée au 30 juin 1960 fut arrêtée après d'âpres négociations. La date initiale proposée par la délégation congolaise était le 1er Juin, tandis que la contre-proposition belge était le 15 juillet. Le 30 juin fut un compromis entre les deux propositions. C'est Bolikango qui eut l'honneur d'annoncer cette date au reste de la délégation regroupée au sein du front commun.
Après la table ronde de janvier-février 1960, une autre rencontre se tint du 26 avril-16 mai pour régler des questions économiques. Les données historiques disponibles indiquent que les Congolais négligèrent cette rencontre où prirent part quelques représentants politiques et chefs coutumiers congolais face à des dirigeants publics et économiques belges. Jonas Eugène Kota
(avec wikipedia.org)
Palais d'Egmont : ici se tint la table ronde belgo-congolaise
Le Palais d'Egmont à Bruxelles est situé au Petit Sablon. C'est dans l'une de ses nombreuses salles que se tint, selon les historiens, la table ronde belgo-congolaise du 20 janvier au 20 février 1960. C'est Françoise de Luxembourg, princesse de Gavre, qui fit, en 1548, l'acquisition des terrains, au haut du Sablon, où elle projetait la construction d'un vaste hôtel. Son fils, Lamoral d'Egmont, poursuivit le projet avant d'être exécuté sur les ordres du duc d'Albe.
Gothique flamand puis Renaissance, la construction de l'hôtel se poursuivit en style néoclassique au milieu du XVIIIe siècle, tandis que la propriété passait par mariage aux Arenberg. Les plans seraient dus à Servandoni. En 1835, l'aile gauche du palais vint remplacer la vieille église des Petits Carmes, mais un incendie en 1891 fit disparaître la partie la plus ancienne des bâtiments dont la reconstruction s'uniformisera en style classique.
Devenus propriété de la ville de Bruxelles au début du XXe siècle puis de l'État en 1964, les bâtiments furent affectés au ministère des Affaires étrangères qui y organise désormais les grands événements diplomatiques que le rôle de Bruxelles au sein de l'Europe et de l'OTAN multiplie dans la capitale. Succédant au cardinal de Granvelle, Christine de Suède, Louis XV, Pierre le Grand - mais aussi Voltaire et Rousseau - tous les chefs d'État de la planète, ou presque, y ont été accueillis, même le colonel Kadhafi. Suite à une longue période de délabrement et de destructions, il a fait l'objet d'une restauration profonde en 2005.
Le Palais d'Egmont ne s'est pas inscrit dans l'histoire de la RDC seulement en 1960. Il abrita, en effet, en 1927, le congrès fondateur de la Ligue contre l'impérialisme et l'oppression coloniale. Cette rencontre s'y ouvrit le 10 février 1927 en présence de 175 délégués, dont 107 venus de 37 pays coloniaux. Le congrès, qui visait à l'organisation d'un " mouvement anti-impérialiste de masse " au niveau mondial, s'inscrivait dans la stratégie communiste du moment. Il s'inscrivait aussi dans l'engagement, depuis 1924, du Komintern en direction de "L'Orient et la recherche laborieuse de convergences avec l'aile gauche de l'aile Internationale.
La création de cette ligue, dont le siège est fixé à Berlin puis à Londres, est notamment liée à l'essor révolutionnaire que connaît la Chine depuis 1926 et aux efforts de l'Internationale communiste pour se rapprocher du Kuomintang, parti nationaliste qui le dirige.
Quant à l'initiative, elle émane officiellement de formations et personnalités diverses : l'African National Consens (A.N.C.) d'Afrique du Sud, l'Étoile nord-africaine, Albert Einstein, Henri Barbusse, Jawaharlal Nehru, de pacifistes comme Gabrielle Duchêne, de socialistes de gauche comme l'Anglais Fenner Brockway, de membres de la Ligue des droits de l'Homme comme Victor Basch, etc. Le tout est orchestré par un homme de confiance du Komintern, l'Allemand Willy Münzenberg.
Trois points dominent les débats à Bruxelles : la lutte d'émancipation en Chine, les interventions des États-Unis en Amérique latine, les revendications "nègres". S'agissant de ces dernières, elles sont présentées à la tribune par le Sud-Africain Gumene, l'Antillais Bloncour, de l'Union intercoloniale, et Lamine Senghor. Le président du Comité de défense de la race nègre s'arrête longuement sur les exactions commises au Congo et conclut: " L'exploitation impérialiste a pour résultat l'extinction graduelle de races africaines. Leur culture va se perdre (...). Pour nous, la lutte contre l'impérialisme est identique à la lutte contre le capitalisme."
Un "Manifeste" est finalement adressé "à tous les peuples coloniaux et aux travailleurs et paysans du monde" les appelant à s'organiser pour lutter " contre l'idéologie impérialiste ". Tiré de wikipedia
Les anciens succès de Luambo Makiadi Franco très consommés sur victoire
Ce ne sont pas seulement les nouveaux opus qui s'écoulent facilement sur le marché du disque kinois. Après un tour sur la place victoire, on est tout de suite impressioné par les mélomanes qui viennent s'approvisionner non seulement en nouveaux tubes des musiciens mais aussi des anciens succès. Parmi ces derniers, on retrouve ceux de Luambo Makiadi Franco qui bat le record des ventes à en croire les disquaires des maisons d'édition comme "Edicom et Socrate "
Des albums comme " Non ", " Boma l'heure ", " Bina na nga na respect " continuent à faire le bonheur des amoureux de la bonne musique. Certains ne jurent que sur les anciens succès du grand maître Luambo, pour la simple raison que les œuvres de ce grand artiste musicien congolais décédé étaient d'une forte qualité artistique et thématique.
Ils ajoutent que les chansons de Luambo Makiadi Franco contribuent à changer les mœurs contrairement aux oeuvres actuelles des musiciens congolais qui contribuent à la dépravation des moeurs; c’est une des raisons qui poussent la plupart des consommateurs de la bonne musique à acheter des anciens succès du patron du TP OK Jazz.
Outre les œuvres de Luambo Makiadi Franco qui se vendent mieux dans les différentes maisons d'édition de Kinshasa, il y a aussi celles de Rochereau Tabu Ley. Ce grand artiste surnommé " le seigneur de la musique congolaise " continue également à faire plaisir aux consommateurs de la bonne musique grâce à ses anciens succès.
Les vendeurs de disques ont également cités les anciens albums de Zaïko Langa Langa qui se vendent mieux par rapport à d'autres. Il y a aussi les anciennes œuvres de Koffi Olomide qui sont appréciées.
Grand kalle, Bella Bella, Tuzaina, Los Mikelos … sont autant des artistes ou orchestres qui continuent à être consommés à travers les œuvres. Dieumerci MAYAMBI
NE S'ETANT PAS RETROUVE DANS SES DROITS
Guy Moller réclame une indemnisation auprès de son ancien producteur
Le chanteur Guy Moller et son ancien producteur sont à couteaux tirés pour une affaire de droits d'auteur. L'artiste a saisi le ministère de la Culture et des Arts pour la simple raison que KTC, son producteur, est allé à l'encontre des clauses du contrat de production musicale qu'ils ont signé.
L'ancien musicien de Victoria Eleison de King Kester Emeneya note que son ancien producteur, KTC, s'est permis de changer le personnage dans certains clips de son album intitulé " Mot de passe", sans son accord. Lesquels clips de trois titres sur les dix que comporte cet album sont déjà largués sur le marché du disque, signale l'artiste.
Ce chanteur qualifie cet acte de détournement. En agissant ainsi, pense-t-il, son ancien producteur a violé les clauses du contrat de production signé. Tout ce que l'auteur de " Mot de passe " souhaite pour l'instant c'est qu'il soit retabli dans ses droits ; c'est-à-dire qu'il soit indemnisé en tant qu'auteur de ses œuvres.
Le ministère de la Culture et Arts est appelé à jouer le rôle du sapeur pompier afin d'éteindre le feu qui brûle entre Guy Moller et KTC, son ancien producteur. Les observateurs souhaitent que l'affaire soit réglée à l'amiable.
Comme on peut le constater, les artistes musiciens congolais sont souvent l’incurie de ceux qui se disent leurs producteurs. C'est le cas de l'album " Miracles " du groupe Le Marquis de Maison Mère qui a récolté un franc succès à l'époque, mais les artistes ayant concouru dans cet album ( Ferré Gola, Jus d'été, Bill Clinton, Mimiche Bass…) n’ont pas tiré les dividendes de leur travail parce que le producteur de l'album " Miracles les a tous roulés dans la farine.
Il est temps pour que les artistes musiciens congolais puissent commencer à vivre de leurs œuvres. D. MAYAMBI
Déesse Mukangi embrasse la musique chrétienne
La chanteuse déesse Mukangi qui a préféré s'installer aux USA vient de décider de servir l'Eternel à travers la musique. L'ancienne chanteuse de l'orchestre Anti-choc du Grand-père Bozi Boziana tourne ainsi le dos à la musique dite «mondaine» pour embrasser la musique «chrétienne».
L'artiste qui s'est donné pendant longtemps à servir la musique chaude, a décidé cette fois-ci de se consacrer à l'évangélisation par la musique. Il faut dire que Déesse Mukangi a disparu pendant longtemps sur la scène musicale. La dernière production de l'artiste sur scène remonte en 1998 lors de la réalisation de la chanson " Franc congolais ".
La chanteuse a réussi à marquer son époque dans les années 90 aux côtés de Bozi Boziana dans l'orchestre Anti-choc. C'était la période de la vache grasse pour Déesse Mukangi et son ancien patron. Elle et sa complice Jolie Delta se sont imposées à l'époque sur la scène musicale congolaise.
On se souviendra de la belle voix mélancolique de l'artiste et de ses pas de danse séduis qui accrochaient les mélomanes. On espère que l'option prise par Déesse Mukangi pourra la ressusciter sur scène. D.M.
PRELIMINAIRES CHAMPIONNAT DEMININ (U-20), ZONE AFRIQUE
Les Léopards de la RDC s'envolent ce mercredi pour Windhoek
La phase retour du deuxième tour des préliminaires africains du championnat féminin des moins de 20 ans de la FIFA - Allemagne 2010 débute ce week-end,soit du 22 au 24 janvier 2010. A cet effet, les Léopards dames (U-20) quittent Kinshasa ce mercredi pour Windhoek en Namibie. Dans la capitale namibienne, les dames de la RDC seront, le samedi 23 janvier 2010, face à leurs adversaires de la Namibie.
Le match sera dirigé par un trio arbitral malawite composé de Nyekanyeka Martha, Kwimbira Bernadetta et Mbandambanda Happiness, respectivement arbitre central, première assitante et assistante. Par contre, la namibienne Shikongo Rainhold sera l'arbitre protocolaire sous l’autorité de la Sud-africaine Fran Hilton-Smith, la commissaire au math.
Au match aller, disputé samedi 9 janvier 2010 au stade des Martyrs, la RDC avait eu raison de la Namibie par le petit score d'un but à zéro. L'unique réalisation congolaise portait la signature de Lorraine Lusilawu. Le samedi à Windhoek, les Congolaises doivent à tout prix conserver cet avantage pour espérer passer le cap namibien et accéder au troisième et dernier tour qualificatif des préliminaires.
Malgré ce léger avantage obtenu grâce à l'unique but de Lusilawu, les Congolaises ont, à cette occasion, montré leurs faiblesses. Afin de palier ces insuffisances, les jeunes dames ont été internées à l'Hôtel Diplomate pour un stage bloqué. Cet après-midi, il y aura 18 jeunes internationales qui se déplacent pour tenter de ramener la qualification à Kinshasa. P.L.
CAN/ANGOLA 2010
Bénin – Egypte, Mozambique – Nigeria cet après-midi à Benguela et Lubango
Pure formalité pour les Egyptiens déjà aux quarts de finale qui seront cet après-midi sous le coup de 17h00 face aux Béninois dans la ville de Benguela. A la même heure, le Mozambique rencontre le Nigeria à Lubango. Les deux rencontres cadrent avec la 3ème et dernière journée des matches du groupe C.
Les Pharaons d’Egypte, détenteurs de la Coupe de la CAN ont, sans forcer, obtenu 6 points en deux matches. Ils ont battu, respectivement, le Nigéria (3-1) et le Mozambique (2-0). Gagner ou perdre le match de cet après-midi n’aura pas d’impact négatif pour les Pharaons d’Egypte qui, avec leurs 6 points, sont déjà en quarts de finale. Ce n’est pas le Bénin qui n’a qu’un seul point qui peut faire mal à l’Egypte.
Dans l’autre duel, entre le Mozambique et le Nigeria qui intéresse plus les sportifs, car c’est à l’issue de cette rencontre que l’on connaîtra l’autre équipe nationale qui accompagnera l’Egypte en quarts de finale. Le Mozambique n’a aussi qu’un seul point contre le Nigéria qui en a trois en deux matches. En cas d’une victoire surprise du Mozambique, cette équipe totalisera 4 points. Si c’est le Nigeria qui gagne, il aura 6 points et va accéder en quarts de finale. Mais, la balance de la qualification, pensent les observateurs, penche du côté des joueurs expérimentés du Nigeria dont la victoire ne surprendra personne.
Après les matches de demain entre le Cameroun et la Tunisie d’un côté, et le Gabon contre la Zambie de l’autre côté, en groupe D, ce sera la fin du 1er tour (matches en groupe) et place aux quarts de finale qui débuteront le dimanche 24 janvier 2010 à Luanda et Cabinda et le lundi 25 janvier 2010 à Benguela et Lubango. Pascal LIKANA .
COMPETITIONS INTERNATIONALES EN 2010
RDC : Quinze arbitres centraux
et assistants retenus par la FIFA
La FIFA a rendu publique la liste de tous les arbitres centraux et assistants retenus en 2010 pour les compétitions internationales. Sur cette liste figurent 15 arbitres de la RDC. Parmi ces arbitres figurent 4 arbitres centraux messieurs, 2 arbitres centraux dames, 6 arbitres assistants messieurs et enfin 3 arbitres assistants dames.
Les 15 arbitres de la RDC ainsi retenus par la FIFA sont directement à la disposition de la CAF, leur première utilisatrice. Ils sont disponibles à toutes les compétitions internationales africaines. Si certains d'entre eux se comportent bien dans les compétitions de la CAF, rien n'empêcherait la FIFA de les utiliser dans ses compétitions directes. Malheureusement, nos arbitres et assistants se comportent de la manière qui ne pousse pas les instances du football tant continentales qu'internationales à les retenir pour les grands rendez-vous du football continental, à l'instar de la Coupe d'Afrique des nations, phase finale.
Néanmoins, certains de ces hommes de sifflets sont retenus pour le tour préliminaire de la 14ème Orange CAF Ligue des Champions. Il s'agit des arbitres Leya Mbila (arbitre central), Diassiwa Dady (1er assistant) et Kalombo Tshimuayi, tous trois programmés pour le match Tiko United du Cameroun contre Vital'O du Burundi, le week-end du 26 au 28 février 2010 à Yaoundé. En plus, certains autres joueront le rôle des arbitres protocolaires dans les rencontres suivantes FC St Eloi contre Tanzania (Mpunga Musungayi), DCMP contre Anges de Fatima (Mvibudulu Ikia). Chez les dames, Solange Mbiyavanga a été l'arbitre du match du 09 janvier 2010 entre les équipes nationales de la RDC et de la Namibie.
Voici la liste des arbitres et assistants de la RDC
Arbitres messieurs :
Musungayi Mpunga (Kinshasa), Mvibudulu Ikia (Bas-Congo), Mbila Leya (katanga) et Jean-Marie Kakonde (Kasaï Occidental).
Arbitres dames :
Blandine Nzeko (Kinshasa) et Solange Mbiyavanga (Kinshasa).
Assistants messieurs :
Dady Diassiwa (Kinshasa), Olivier Safari (Nord-Kivu), Moïse Mibati (Kinshasa), Marius Kalombo (Kasaï Oriental), Guillaume Ntunku (Katanga) et Robert Matala Tala (Bandundu).
Assistants dames :
Générose Lukusa (Kinshasa), Adèle Sula (Maniama) et Marthe Sakobo (Kinshasa).
Pascal LIKANA
Haïti, pays le plus vulnérable aux catastrophes naturelles
Haïti, officiellement la République d'Haïti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola (soit 28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince. Haïti comptait 8,3 millions d'habitants en 2005. Haïti devint en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après la Révolution haïtienne (1791-1803) qui conduisit l'armée de Napoléon Bonaparte à abandonner l'île. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes, et un des deux pays francophones d'Amérique du Nord (avec le Canada).
Toponymie
Chez les Taïnos, Ayiti signifiait Terre des hautes montagnes ou La montagne dans la mer. Lorsque les Français, provenant de l'île de la Tortue vers la Grande Terre, occupèrent la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, ils francisèrent le nom en usage chez les Espagnols " Santo Domingo " en Saint-Domingue. De 1630 à 1664, ce nom resta informel jusqu'à ce que Colbert incorpore la colonie de Saint-Domingue à la Compagnie des Indes Occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick (1697) et de Bâle (1795) pour désigner la partie occidentale (pars occidentalis), qui, durant cette période coloniale française, fut aussi surnommée la " perle des Antilles ".
Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taino d'origine, Haïti-Bohio-Quisqueya, en honneur à ce peuple amérindien. Haïti est le nom donné, en français, à l'ensemble de l'île. En créole, le pays est appelé Ayiti.
Géographie physique
Le territoire d'Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l'île d'Hispaniola que l'on nomme également " Terre haute ou montagneuse ", à laquelle vient s'ajouter un certain nombre d'autres îles et archipels tels que :
- La Gonave
- l'Île de la Tortue
- Les Cayemites
- l'Île-à-Vache
- La Navasse.
Le relief de la " Terre montagneuse " est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. La partie centrale et l'est forment un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve haïtien est l'Artibonite.
Haïti (comme le reste de l'île d'Hispaniola) se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre. Celui du 12 janvier 2010, se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plusieurs dizaines de milliers de morts (chiffre pouvant aller jusqu'à 200.000), et des millions de sans abris. La communauté internationale a reconnu qu'il s'agissait de la plus grande catastrophe à laquelle l'ONU n'ait jamais été confrontée. Rappelant le tsunami du 26 décembre 2004 dans l'océan Indien, une coopération entre États s'est mise rapidement en place pour apporter une aide humanitaire à la population sinistrée.
Climat
Le climat est tropical. La saison des pluies s'étend d'avril à juin puis d'octobre à novembre. La saison des ouragans s'étend du mois de juin jusqu'à la fin du mois de novembre. Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des ouragans. L'ouragan Jeanne qui a ravagé Haïti en septembre 2004 s'est soldé par un bilan provisoire de plus de 1.160 morts et 1.250 disparus. Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficiles de ce pays : 170.000 personnes manquent de nourriture et d'eau, et les bananiers ont été en grande partie détruits par le cyclone, alors que le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1.220 personnes.
Démographie
La plus grande ville est la capitale Port-au-Prince avec 2 millions d'habitants, suivie du Cap-Haïtien avec 800.000 habitants.
Histoire
Arrivée des Européens et colonisation
Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols (Christophe Colomb le 5 décembre 1492). Il la nomma Hispaniola. Leur nombre était estimé à la fin du XVe siècle à 100.000. Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares personnes qui réussirent à s'échapper trouvèrent refuge dans les montagnes et furent marginalisées et fortement paupérisées. Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut exterminée en quelques décennies.
Les Espagnols furent alors amenés à faire venir d'Afrique des esclaves noirs déportés.
Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves. La partie ouest d'Hispaniola dépourvue de minerai fut vite négligée par les colons espagnols qui la laissèrent vide. Des boucaniers français s'y installèrent, malgré plusieurs expéditions militaires espagnoles. Au XVIIe siècle, sous l'autorité du cardinal de Richelieu, l'installation française s'institutionnalisa. L'île de la Tortue, au nord ouest d'Hispaniola, devient le siège de la flibuste. Ces aventuriers gagnèrent peu à peu la " Grande terre " : en 1654, ils créèrent la première ville de la future Saint Domingue : Petit-Goave. Le premier gouverneur de la colonie fut Bertrand d'Ogeron, nommé en 1665. Sachant se faire accepter des flibustiers, il organisa la colonisation par la venue de Français qui s'engageaient à travailler 3 ans avant de devenir propriétaires de terres (ils s'appelaient les " 36 mois "). Il favorisa la plantation de tabac.
Ainsi, il sédentarisa une population de boucaniers et de flibustiers peu portée à accepter l'autorité royale jusqu'aux années 1660. Bertrand d'Orgeron attira aussi des colons de Martinique et de Guadeloupe.
Mais en 1670-1690 intervint la crise du tabac et un grand nombre de places furent abandonnées.
Les rangs de la flibuste grossirent, les pillages, comme ceux de Vera Cruz en 1683 ou de Campêche en 1686, devinrent nombreux et Jean-Baptiste Colbert, Ministre de la Marine, ramena l'ordre en prenant un grand nombre de mesures. Il transféra le gouvernement à Port-de-Paix en 1676. Il encouragea la création de plantations de l'indigo et de la canne à sucre. Le premier moulin à sucre fut créé en 1685. Enfin, il réglementa l'esclavage en préparant le Code noir (qui fut promulgué en 1685, après sa mort). L'ensemble donna l'essor économique à la colonie.
À la suite du traité de Ryswick de 1697 et à l'accession au trône d'Espagne d'un petit-fils de Louis XIV, les Espagnols renoncèrent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l'île. La France officialisa le nom de Saint-Domingue, pour cette partie. C'est alors que vinrent de France de nombreux colons qui développèrent les plantations ou travaillèrent dans celles-ci. De 1713 à 1787, 30 000 français vinrent grossir le nombre des colons présents dans la partie ouest de l'île.
Les guerres éclatèrent en Europe et se prolongèrent sur les mers jusqu'aux Antilles et aux Caraïbes.
En 1756, le commerce était paralysé. Un grand nombre de colons et leurs familles quittèrent Saint-Domingue pour la Louisiane, où ils s'installèrent dans des Postes établis par la France et administrés par des militaires.
Vers 1790, Saint-Domingue, était devenue la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière et de celle de l'indigo générés par le travail des esclaves. Des dizaines de milliers d'Africains avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries. Leur sort était juridiquement encadré par le code noir, mais, dans les faits, ils subissaient des traitements souvent pires que ceux dudit code. Leur nombre (400 000) était dix fois plus élevé que celui des blancs.
Révolte et indépendance
Toussaint Louverture
La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles comme à Saint-Domingue. Le plus important fut la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, (décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard).
Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses. Il alla cependant trop loin en promulguant une constitution autonomiste et Napoléon Bonaparte, sous l'influence des Créoles (Français - et Espagnols - nés sur l'une des îles des Antilles, plus tard en Louisiane aussi) et des négociants, envoya une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le général Leclerc. Il avait pour mission de démettre Louverture. Mais, après quelques victoires, l'arrestation et la déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises commandées par Rochambeau finirent par être battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines.
Au terme d'une double bataille pour la liberté et l'indépendance, remportée par d'anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, l'indépendance du pays fut proclamée le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti fut donné au pays. Haïti est le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage.
Instabilité politique
Dessalines se fit proclamer gouverneur à vie par ses troupes. Il fit exécuter les blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il fut assassiné le 17 octobre 1806. Le pays se partagea alors entre le royaume d'Haïti au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion. Puis le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties et conquit la partie est de l'île en 1822.
Le président Pétion va initier des négociations pour la reconnaissance d'Haïti en 1814. Elles durent jusqu'en 1824. Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X promulgue une ordonnance qui reconnaît l'indépendance du pays contre une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).
Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des Haïtiens, la République dominicaine est de nouveau déclarée indépendante Une longue succession de coups d'État suivit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, les élites mulâtre et noire, et la classe marchande, maintenant composée d'un grand nombre d'étrangers (Allemands, Américains, Français et Anglais). Le pays s'appauvrit, peu de ses chefs d'État se préoccupant de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession.
En 1847, Faustin Soulouque est élu président de la République mais il transforma son pays en empire d'Haïti en le 25 août 1849 et devint Faustin Ier. Despote, il dut fuir suite à un soulèvement populaire en 1859.
Au début du XXe siècle, le pays est en état d'insurrection quasi-permanente qui conduit à l'invasion de l'île par les troupes du président Wilson en 1915. Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934. Après le départ des américains, l'instabilité politique (entre militaire et populistes) reprend, et ne s'achève qu'à partir de 1957 avec la dictature de la famille Duvalier jusqu'en 1986. Partisan de la lutte contre les mulâtres, il appuie son pouvoir personnel sur la délation et des partisans surnommés tontons macoutes, escadrons de la mort. De nombreux Haïtiens s'exilèrent, notamment aux États-Unis et au Canada. Après avoir fait face à plusieurs coups d'état, son fils est chassé par une insurrection populaire en 1986 et la démocratie s'établit peu à peu.
L'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide remporte les élections de décembre 1990. Son mandat débute le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par Raoul Cédras et des militaires soutenus par la bourgeoisie d'affaires le renverse dès le mois de septembre. En 1994, il est rétabli au pouvoir sous la pression de l'administration de Bill Clinton (qui menaçait d'une intervention militaire) à la condition qu'il renonçât à récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire. Il quitte donc la présidence en 1995 pour être réélu en 2000. Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France et les États-Unis, Aristide est emmené en exil par des militaires des États-Unis, le 29 février 2004, lorsque des forces armées constituées d'opposants et d'anciens militaires qui contrôlaient le nord du pays menacent de marcher sur la capitale Port-au-Prince.
Mission Intérimaire
de l'ONU en 2004
Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assure ensuite le pouvoir par intérim. En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval, proche d'Aristide et ancien président de la République d'Haïti entre 1995 et 2000, est élu.
Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 frappe l'ouest d'Haïti et notamment la capitale. Il est suivi de plus d'une centaine de répliques. Il s'agit du séisme le plus important et le plus meurtrier de l'histoire d'Haïti, allant jusqu'à désorganiser totalement le fonctionnement de l'État, à l'image de l'effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraina la mort de plusieurs membres du gouvernement (les ministres de la Justice, de l'Économie et du Tourisme), et dont seuls le président Préval et son premier ministre Jean-Max Bellerive réchappèrent de peu. La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) fut également dévastée par l'écroulement de son quartier général à Port-au-Prince : plus de 150 casques bleus dont le chef de mission Hédi Annabi et son adjoint sont morts ou portés disparus…
Politique
Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans. Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : le Sénat et la Chambre des Députés. Le chef de l'exécutif est le président de la république René Garcia Préval. Le chef du gouvernement est le premier ministre Jean-Max Bellerive.
Le premier ministre ne peut être renvoyé par le président mais peut être interpellé par le sénat et renvoyé après vote par ce dernier.
Départements
Haïti est divisée en 10 départements :
- Artibonite
- Centre
- Grand'Anse
- Nord
- Nord-Est
- Nord-Ouest
- Ouest
- Sud
- Sud-Est
- Nippes.
Il existe aussi ce qui est couramment appelé le 11e département, représentant les quelques deux millions d'Haïtiens vivant à l'extérieur du pays : la diaspora haïtienne.
Économie
80% des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54% dans la pauvreté la plus abjecte. À cause de la déforestation accélérée, Haïti reste un pays vulnérable aux catastrophes naturelles. En 2008, quatre cyclones ont ravagé le pays et causé d'énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole. En octobre 2008, le congrès américain a voté la loi HOPE II (Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement), opportunité hémisphérique à travers un partenariat d'encouragement, pour permettre aux produits manufacturiers, particulièrement le textile d'avoir accès sans tarif douanier au marché américain. Les transferts d'argent de la diaspora demeurent une importance source de devise, représentant un quart du produit intérieur brut et deux fois la valeur des exportations. Haïti souffre d'une inflation élevée et d'un manque d'investissement à cause de l'insécurité, des infrastructures limitées et d'un déficit commercial important. Le gouvernement dépend de l'aide internationale pour financer en partie le budget. Plus d'un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,9 million de personnes, selon un rapport du conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA) haïtien. Le taux de chômage atteint plus de 65% de la population active. L'agriculture emploie plus de deux tiers de la population en âge de travailler. Ce sont des fermes de subsistance, de dimensions restreintes, où le café, le cacao, le sisal, le coton, les mangues constituent les principales exportations.
L'explosion démographique et le manque de compétitivité par rapport aux produits importés ont affaibli considérablement ce secteur, dont la production se trouve de plus en plus destinée au marché intérieur avec des produits tels le maïs, le riz, les fruits.
La capitale, Port-au-Prince, concentre les activités industrielles. Les principales productions sont les composants électroniques, le textile et les balles de baseball. Les programmes sociaux établis par le gouvernement sont limités, en dépit d'une nette augmentation en 2009. Certaines agences offrent des pensions de retraite et des allocations pour les accidents du travail. L'accès aux emprunts est faible, 2% du crédit du système bancaire finance le secteur agricole et le développement rural.
L'encyclopédie de l'Agora (Haïti) PAPDA (platforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif), Haïti : reponses et alternatives au programme d'ajustement structurel 14 novembre 2005.
Dette
Le 17 avril 1825, le roi Charles X concède " l'indépendance pleine et entière " à l'ex-colonie d´esclaves française moyennant une somme de 150 millions de francs-or, ce qui est l´origine de l´endettement, du déboisement de ce pauvre pays. Le 7 avril 2003, le président Jean-Bertrand Aristide a réclamé officiellement à la France près de 21,7 milliards de dollars en " restitution et réparation " de la dette.
Parallèlement une dette extérieure totale de 1,2 milliard de dollars " s'est construite sur la dette de l'indépendance ", notamment sous " la dictature des Duvallier entre 1957 et 1986, (qui) a ravagé et fortement endetté le pays ", indique encore le CADTM. Cette association estime que le régime des Duvallier est responsable à lui seul de 550 millions de dollars de la dette extérieure du pays.
Le 24 décembre 2003, le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde (CADTM) a réclamé l'annulation de la dette qualifiée d'" illégitime et odieuse " de Haïti, à la veille du bicentenaire de l'indépendance de la République caraïbe. Sans nier une dette de la France à l'égard de leur pays, l'opposition et les intellectuels de la diaspora refusent de s'associer à une demande émanant d'un régime aussi corrompu et peu démocratique que celui du président Aristide.
Haïti et la Francophonie
Haïti fait partie de la Francophonie et en est membre depuis le début de la création de l'organisation internationale de la communauté de langue française.
Sur le plan international, l'entrée d'Haïti à l'Union panaméricaine, l'actuelle O.E.A. (Organisation des Etats américains), a permis au français de devenir l'une des langues officielles de travail de cet organisme ; et lors de la fameuse conférence de Bretton Woods, où l'utilisation du français comme langue de travail à l'Organisation des Nations Unies naissante ne fut décidée que par une voix de majorité, Haïti avait voté en faveur de cette décision. Haïti fut membre fondateur de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), lors de sa création le 20 mars 1970.
Dans chaque chef-lieu de département, il existe une Alliance française. Dans la plupart des cas, les locaux sont offerts par la Municipalité et des bénévoles haïtiens collaborent au rayonnement culturel de l'Alliance française.
Autres langues et diaspora
En raison de la diaspora haïtienne installée dans la République dominicaine et aux États-Unis (notamment à Miami et à New York), un certain nombre d'Haïtiens parlent également l'espagnol ou l'anglais. Une autre partie de cette diaspora s'est dirigée vers les pays ou régions francophones comme la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane française, le Québec (notamment à Montréal), la France et la Belgique. Tiré de Wikipédia
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