QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet
Mort dans
les têtes ?

Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ


Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ








































































































































































































































































EDITION N°3625 du LUNDI 07 JUIN 2010

A LA UNE
«Affaire Chebeya» : Joseph Kabila lance un signal fort

*John Numbi, Inspecteur général de la police, suspendu et plusieurs officiers supérieurs aux arrêts
*Par ce geste, le Chef de l’Etat, qui fait confiance aux services spécialisés et à la justice congolaise, signifie que le régime des privilèges est révolu
*Réactions virulentes de François Muamba, Z’Ahidi Ngoma, Kumbu Kumbel... à l’assassinat du directeur exécutif de la VSV

On le savait à la fois consterné et fâché à la suite de l'assassinat de Floribert Chebeya. On le disait déterminé à tout mettre en œuvre pour tirer l'affaire Chebeya au clair. Visiblement, Joseph Kabila-puisque c'est de lui qu'il s'agit-passe aux actes. En témoigne la suspension du patron de la Police John Numbi.
Pour un signal fort, c'en est un. Pour besoin d'enquête, le Conseil supérieur de la défense vient de frapper fort en suspendant l'Inspecteur général de la Police. Outre le numéro 1 de la Police , d'autres officiers de ce corps ont été interpellés pour raison d'enquête. C'est aussi la première réponse du pouvoir congolais au flot incessant de réactions à la suite du meurtre du responsable de La Voix des sans voix. Depuis la découverte du corps de Floribert Chebeya, le mercredi 2 juin, Kinshasa ploie sous le poids de tonnes de protestations venant de partout. Fait rarissime, dans les capitales occidentales ce sont des dirigeants de premier plan qui réagissent à l'assassinat de Chebeya. De Washington à Paris en passant par Londres et Bruxelles, une seule demande-terme diplomatique pour signifier exigence-:mise sur pied d'une commission d'enquête indépendante et châtiment du ou des commanditaire(s).
Vu de Kinshasa, ce meurtre ne pouvait aussi mal tomber. Lancé dans les préparatifs du cinquantenaire de l'indépendance, le gouvernement congolais parie sur le carton plein côté invités de marque dont le plus prestigieux sera sans doute le Roi de Belges. Or, la caution à verser pour arracher la présence de dirigeants occidentaux à la fête du 30 juin est notamment le respect des droits de l'homme. Voilà qu'un activiste des droits de l'homme succombe non d'une mort naturelle, mais à la suite d'un meutre. Qui plus est, alors qu'il devait rencontrer le responsable numéro 1 de la Police. Coïncidences suspectes par nature.
Cette affaire survient aussi à la veille de l'aboutissement annoncé de l'Initiative Ppte. Or les institutions de Bretton Woods se trouvent être les bras séculiers de cet Occident qui, pour un assassinat comme celui de Chebeya,peuvent géler le processus.
Certes, comparaison n'est pas raison. Mais, l'on ne peut s'empêcher d'évoquer les retombées de l'affaire "Lititi mboka", ce "massacre"encore non élucidé qui avait valu à l'ex-Zaïre une mise en quarantaine aux conséquences désastreuses.
Face à cette double hypothèque et à l'indignation à l'échelle de tout le pays, le chef de l'Etat se devait de monter en première ligne. Et la toute première mesure va bien dans la bonne direction. Car, c'est un proche-au propre comme au figuré- que le Raïs frappe. A ce stade, tout porte à croire que l'enquête démarre sur de bonnes bases. D'autant que le ministre de la Justice et Droits humains, qui s'exprimait devant la presse samedi dernier, s'est dit ouvert à toute collaboration internationale pour faire avancer l'enquête. De bon augure pour les investigations quand on sait que par le passé, nombre d'enquêtes sur des cas de meurtres se sont terminées en queue de poisson avant de sombrer dans l'oubli collectif. José NAWEJ

Fini le régime des privilèges
La suspension de John Numbi et la vague d'arrestations d'officiers supérieurs dont le colonel Daniel Mukalayi, patron des services spéciaux de la Police, selon l’AFP, résonnent comme une sonnette annonciatrice de la fin du régime des privilèges auquel certains Congolais semblaient se plaire. Cette RDC où certains citoyens pouvaient tout se permettre en toute impunité est bel et bien révolue. L'œuvre est de Joseph Kabila qui vient de frapper fort pour montrer qu'il est bien d'une autre génération. A la faveur donc du Conseil supérieur de la défense qu'il a présidée le 5 juin dernier, le Chef de l'Etat a donné des instructions claires pour que toute la lumière soit faite sur l'assassinat de Floribert Chebeya. Tout responsable défaillant dans cette affaire devra être identifié et sanctionné, conformément à la Loi, a-t-il insisté. Une façon de dire que nul n'est au dessus de la loi et que Joseph Kabila peut frapper à tous les niveaux, même dans son entourage.

L’expertise locale fera l’affaire
En engageant sa responsabilité personnelle dans cette rocambolesque affaire, le Chef de l'Etat, qui a eu le temps de s'informer grâce aux services de son Conseiller spécial en matière de sécurité, Pierre Lumbi Okongo qui n'a pas attendu pour larguer ses hommes sur le terrain, affirme, par ailleurs, sa confiance aux capacités techniques des différents services de l'Etat et de la justice congolaise. La célérité avec laquelle sont effectuées des interpellations et l'ouverture d'une information judiciaire à l'Office du Procureur Général de la République témoignent de cette confiance.
Et les premières enquêtes effectuées par la cellule de contre-vérification des services spéciaux de la police donnent a croire que la traque contre les assassins de Floribert Chebeya promet des résultats satisfaisants dans un court délai. Dans ces conditions, l'enquête internationale exigée par certaines capitales occidentales n'interviendrait qu'à titre de formalité pour les curieux.
L'espoir de l'opinion tant nationale qu'internationale est que la mémoire de Floribert Chebeya soit réhabilitée grâce à une procédure judiciaire équitable, car sa mort vient d'arracher aux Congolais un vaillant combattant des droits de l'homme, fidèle défenseur des opprimés, et des marginalisés. L'Office du PGR qui se penche activement sur ce dossier pour élucider les circonstances de la mort de cet Activiste des droits de l'homme, Directeur Exécutif de la Voix des Sans Voix, garantit que la justice congolaise saura assurer un procès équitable le cas échéant, assurée de la confiance totale du Président de la République. JEK

ARRETE MINISTERIEL N° 25/CAB.VPM/INTERSEC/106/2010 DU 05 JUIN 2010 PORTANT SUSPENSION A TITRE CONSERVATOIRE DE L'INSPECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité;
Vu la Constitution, spécialement en ses articles 93 et 184;
Vu le Décret-Loi n° 002/2002 du 26 janvier 2002 portant institution, organisation et fonctionnement de la Police Nationale Congolaise, spécialement en son article 5 ;
Vu l'Ordonnance n° 08/073 du 24 décembre 2008 portant organisation et fonctionnement du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement, ainsi qu'entre les membres du Gouvernement ;
Vu l'Ordonnance n° 08/074 du 24 décembre 2008 fixant les attributions des Ministères, spécialement en son article 1, point B;
Vu l'Ordonnance n° 10/025 du 19 février 2010 portant nomination des Vices-Premiers Ministres, des Ministres et des Vice-Ministres, spécialement en son article 1 ;
Considérant les résolutions arrêtées par le Conseil Supérieur de la Défense tenue en date du 05 juin 2010 et présidé par Son Excellence Monsieur le Président de la République ;
Vu l'urgence,
Le Conseil Supérieur de la Défense entendu,
ARRETE
Article 1er : Est suspendu de ses fonctions d'Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise, l'Inspecteur Divisionnaire en Chef John NUMBI BANZA TAMBO
Article 2 : Est désigné pour exercer, à titre intérimaire, les fonctions d'Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise, l'Inspecteur Divisionnaire Adjoint Charles BISENGIMANA.
Article 3 : Le présent Arrêté entre en vigueur à la date de sa signature.

Fait à Kinshasa, le 05 juin 2010
Pr. Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU

SPECIAL ASSASSINAT CHEBEYA

*COMMUNIQUE DU CONSEIL SUPERIEUR DE LA DEFENSE
Le Président de la République, Chef de l'Etat et Commandant Suprême des Forces Armées et de la Police Nationale Congolaise, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE a présidé dans Son bureau de travail, ce samedi 05 juin 2010, une réunion extraordinaire du
Conseil Supérieur de la Défense regroupant autour de Lui :
- Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Adolphe MUZITO ;
- Monsieur Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU, Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur et Sécurité ;
- Monsieur Alexis THAMBWE MWAMBA, Ministre des Affaires Etrangères ;
- L'Inspecteur Divisionnaire en Chef John NUMBI BANZA TAMBO, Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise ;
- Le Général-Major Gabriel AMISSI KUMBA, Chef d'Etat-Major de la Force Terrestre ;
- Le Général-Major MASSAMBA MUSSUNGU, Chef d'Etat-Major de la Force Aérienne ;
- Le Contre-Amiral Emmanuel KYABU KANIKI, Chef d'Etat-Major Ad Intérim de la Force Navale;
- Le Général de Brigade Célestin MBALA MUNSENSE, Chef d'Etat-Major Particulier Ad Intérim du Président de la République.
Etaient invités :
- Honorable Evariste BOSHAB, Président de l'Assemblée Nationale ;
- Monsieur KABANGE NUMBI, Procureur Général de la République ;
- Monsieur LUZOLO BAMBI LESSA, Ministre de la Justice ;
- Monsieur Gustave BEYA SIKU, Directeur de Cabinet du Président de la République ;
- Monsieur Pierre LUMBI OKONGO, Conseiller Spécial du Chef de l'Etat en matière de
sécurité;
- Lieutenant-Général François OLENGA, Inspecteur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo ;
- Général de Brigade Dieudonné BANZE, Commandant de la Garde Républicaine.
Un seul point était inscrit à l'ordre du jour, à savoir la communication du Chef de l'Etat.
Le Chef de l'Etat a fait part aux membres du Conseil, de l'émotion suscitée par la mort de Monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, Directeur Exécutif de l'ONG " La Voix des Sans Voix pour les Droits de l'Homme ", et de Sa détermination à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Le Chef de l'Etat a saisi cette occasion pour réitérer Ses condoléances les plus attristées à la famille de l'illustre disparu.

Il a, par ailleurs, rappelé les missions constitutionnelles dévolues aux FORCES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO et à la Police Nationale Congolaise, à savoir :
Pour la Police Nationale Congolaise :
- La sécurité publique ;
- La sécurité des personnes et de leurs biens ;
- Le maintien et le rétablissement de l'ordre public ;
- La protection rapprochée des hautes autorités.
Et, pour les FORCES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO :
- La défense de l'intégrité du territoire national et les frontières.
A cet effet, le Chef de l'Etat a souligné qu'en cas de failles constatées dans l'accomplissement desdites missions, tout responsable défaillant des FORCES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO et/ou de la PNC doit être identifié et sanctionné, conformément à la Loi.
Le Chef de l'Etat a informé les membres du Conseil de l'enquête judiciaire ouverte à l'Office du Procureur Général de la République, en vue de déterminer les circonstances exactes de cette mort. Le Conseil tient à rassurer l'opinion que cette enquête sera menée en toute objectivité et transparence, par la Justice congolaise.
D'ores et déjà, les premiers éléments d'enquête ont abouti à l'interpellation et à l'arrestation de certains Officiers de la Police Nationale Congolaise.
Aussi, pour permettre à cette enquête de se dérouler dans la sérénité, le Conseil a décidé de la suspension, à titre conservatoire, de l'Inspecteur Général de la Police Nationale Congolaise.
Le Chef de l'Etat a, enfin, instruit le Gouvernement de poursuivre ses efforts visant à fournir les moyens pour équiper l'Armée, la Police Nationale et les Services de sécurité, pour la bonne exécution de leurs missions constitutionnelles.
Commencée à 18h05, la réunion à pris fin à 20h00.

Fait à Kinshasa, le 05uin 2010
Pour le Conseil supérieur de la Défense
Pr. Adolphe LUMANU MULENDA BWANA N'SEFU
Vice-Premier Ministre, ministre de l'Intérieur et Sécurité,

*COMMUNIQUE DE L'OPPOSITION POLITIQUE
Floribert Chebeya, Président de l'ONG de défense des droits de l'homme, la Voix des Sans Voix (VSV), a été retrouvé mort hier mercredi dans sa voiture sur une route à la sortie sud-ouest de la ville de Kinshasa.

L'opposition politique est profondément consternée non seulement par l'ampleur de la perte que représente ce décès pour la RDC, compte tenu du rôle que jouait l'illustre disparu sur l'échiquier national, mais aussi par le trouble inquiétant qui entoure sa disparition.

En conséquence, l'opposition politique :

1. Considère qu'au moment où la RDC s'apprête à célébrer, à la fin de ce mois de juin, le cinquantenaire de son accession à la souveraineté internationale, la disparition inopinée et non moins suspecte de Floribert Chebeya postule que tout soit mis en œuvre pour établir les circonstances précises de son décès et sanctionner sévèrement les auteurs de ce crime ignoble.

2. Exige la constitution à cet égard, toutes affaires cessantes, d'une commission d'enquête indépendante mixte, impliquant des représentants des Organisations tant nationales qu'internationales de défense des droits de l'homme.

Enfin, l'opposition politique présente ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, aux Organisations de défense des droits de l'homme en général et, en particulier, à l'ONG La Voix des Sans Voix.
Fait à Kinshasa, le 03 Juin 2010

Le leader du Camp de la patrie incontournable
Z’Ahidi Ngoma: «ce crime est une preuve de la gravité de la crise congolaise»

C'est l'air grave que Z'Ahidi Arthur Ngoma s'est présenté le samedi 5 juin devant la presse pour faire part de sa réaction à l'assassinat de Floribert Chebeya. Tout occupé, ces derniers temps, à faire l'immersion dans le pays réel loin du spectacle politicien en cours, le n°1 du Camp de la Patrie n'a pas que condamné le crime. Il a, en plus, souligné que cet assassinat " est une autre preuve, et des plus terribles, de la gravité de la crise dans laquelle ploie notre pays "

DECLARATION DU CAMP DE LA PATRIE SUR L'ASSASSINAT DU PRESIDENT DE LA VOIX DES SANS VOIX CHEBEYA FLORIBERT
Très chers compatriotes,
Avec émotion, colère et indignation, nous avons tous appris la mort du Président de la Voix des Sans-Voix, ce digne fils du pays, Floribert Chebeya, lâchement assassiné, ce 3 juin 2010, en même temps que son chauffeur.
Le Camp de la Patrie condamne avec force ce crime ignoble et barbare, totalement indigne de la République, comme de notre Culture bantoue respectueuse de la vie humaine ; il condamne ce crime qui est une autre preuve, et des plus terribles, de la gravité de la crise dans laquelle ploie notre pays.
Ce crime ne peut rester impuni. Ses auteurs, à tous les niveaux, doivent être arrêtés et sévèrement châtiés. A cet effet, solennellement, Le Camp de la Patrie demande qu'une enquête internationale soit diligentée, étant la seule qui puisse assurer la distance subjective nécessaire par rapport au fait incriminé.
Le Camp de la Patrie exprime ses condoléances les plus attristées et sa compassion à la famille de l'illustre disparu. En lui, la Voix des Sans- Voix, chacune et chacun de nous, prisonniers de l'indicible, venons de perdre le vaillant défenseur de l'Etat de droit dans notre pays. La peine est inconsolable ; mais, comme lui-même l'aurait voulu, retenons, très chers compatriotes, que l'espérance reste intacte dans cette promesse pour l'avenir, savoir que la Voix des Sans-Voix n'est pas éteinte!
Je vous en remercie,

Z'Ahidi Arthur Ngoma
Ancien Vice-Président de la République
Président du Camp de la Patrie
et de "Forces du Futur"

En réaction à l'assassinat de Floribert Chebeya
Le MLC boycotte le cinquantenaire

Pour protester contre l'assassinat de Floribert Chebeya, le MLC n'y va pas de main morte. Le principal parti de l'Opposition parlementaire invite tout simplement tous ses membres, du haut cadre au militant de base, à ne pas participer aux festivités projetées à l'occasion du 50ème anniversaire de l'accession de la RDC à l'indépendance. Une fausse note de taille eu égard au poids politique du parti de Jean Pierre Bemba. Un vrai coup du fait du rôle de la principale caution au jeu démocratique que joue le MLC. Il y a fort à parier que les autres formations politiques de l'Opposition emboîteront le pas au parti cher à François Muamba. Ce dernier ne limite pas la portée de son appel au boycott au seul cadre de son parti. Puisque le Secrétaire général du MLC qui signe le communiqué-demande à tous les Congolais de consacrer la journée du 30 juin à la méditation.

COMMUNIQUE DU MLC
Ayant appris avec consternation les assassinats odieux de Floribert CHEBEYA, Directeur Exécutif de l'ONG " La Voix des sans Voix " et de Fidel BAZANA, son chauffeur, le Bureau Politique National du MLC s'est réuni à ce sujet, ce vendredi 4 juin 2010 à son siège.
Après débats et délibérations, le MLC fait la déclaration suivante :
1. Le MLC condamne, avec la dernière énergie, ces odieux assassinats qui allongent la liste macabre des meurtres au contour politique, enregistrés depuis le début de ce quinquennat qui, pourtant, s'annonçait comme démocratique.

2. Afin d'identifier et de traduire devant les juridictions compétentes les auteurs et les commanditaires de ces crimes politiques qui choquent la conscience nationale, le MLC exige, une fois de plus, la mise en place rapide d'une commission d'enquête indépendante et mixte, composée des experts nationaux et internationaux.
En attendant la mise en place de cette commission ad hoc, et face à l'incapacité avérée des autorités à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, le MLC demande sans délai au Gouvernement de tirer toutes les conséquences politiques de cette défaillance.

3. Le MLC tient à rappeler que les assassinats de Floribert CHEBEYA et de son chauffeur Fidel BAZANA, s'ajoutent à la longue liste de crimes à caractère politique perpétrés et non élucidés ces trois dernières années. Il s'agit notamment de :

- Daniel BOTETHI : député provincial
- Serge MAHESHE : journaliste
- Franck NGYKE et son épouse
- BAPUWA MUAMBA : journaliste
- Didace NAMUJIMBO : journaliste
- Albert NGEZAYO : homme d'affaires.
Cette liste, loin d'être exhaustive, n'est que la partie visible de l'iceberg. Car, dans notre pays, l'insécurité permanente, conséquence de l'incompétence du Gouvernement, fait chaque jour des nombreuses victimes anonymes et innocentes.

4. Confronté à l'indifférence coupable du Gouvernement face au martyr du peuple congolais et pour ne pas cautionner l'utilisation des assassinats et autres crimes politiques comme instruments de gouvernance dans notre pays, le MLC déclare, par devoir de solidarité avec ces nombreuses victimes, qu'il ne participera pas aux activités organisées par le pouvoir en place à l'occasion du 50ème anniversaire de l'accession de notre pays à l'indépendance.
En conséquence, le MLC demande à ses élus, sénateurs, députés nationaux et provinciaux, militants et sympathisants de ne pas s'impliquer dans ces activités festives du 30 juin qui sont en contradiction avec la réalité sociale de notre pays et, surtout, avec la finalité des luttes menées, parfois au prix de leur vie, par nos pères de l'indépendance.
Le MLC demande à la population congolaise de consacrer la journée du 30 juin à la méditation sur la situation actuelle et l'avenir que nous souhaitons plus radieux pour notre postérité.
Enfin, le MLC présente ses condoléances à la famille biologique de l'illustre disparu et compatit avec tous les défenseurs des droits de l'homme en RDC et à travers le monde.
Il leur donne l'assurance qu'il ne cédera pas aux intimidations et qu'il continuera à mener la lutte commune pour le triomphe des valeurs républicaines.

AVEC DIEU NOUS VAINCRONS
Fait à Kinshasa, le 4 juin 2010.
François MUAMBA TSHISHIMBI

Le Sénat condamne énergiquement l'assassinat de Floribert Chebeya
Le Sénat n'est pas resté insensible à la mort du directeur exécutif de la Voix des sans voix (VSV), Floribert Chebeya. Léon Kengo wa Dondo a exprimé son indignation au nom de sa chambre, au cours de la plénière du vendredi dernier, pour cet acte qui a coûté la vie au vaillant combattant des droits de l'homme.
La chambre haute a exigé, pour ce faire, la mise en place d'une commission d'enquête nationale et internationale. Ce, afin d'élucider les circonstances exactes de cet acte qu'il qualifie de " lâche assassinat " qui ternit l'image de la RDC. Le président du Sénat a, par la même occasion présenté à son organisation et à sa famille les condoléances. Il s'est exprimé en ces termes : " Au moment où nous nous attelons pour construire la paix, les ennemis de la République veulent détruire cette paix, créer l'insécurité, l'instabilité. Au moment où l'exécutif, le judiciaire et la communauté internationale veulent mener une enquête tous azimuts pour découvrir le responsable de cette lâche assassinat, en votre nom à tous et à toutes, je voudrais adresser à son organisation et à sa famille nos condoléances les plus attristées ". Dina BUHAKE

La Nouvelle société civile exige une enquête crédible
La mort de Floribert Chebeya, directeur exécutif de la Voix des sans voix et de son chauffeur, Fidèle Bazana a aussi retenu l'attention de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC).

Dans une déclaration rendue publique le vendredi 4 juin, la NSCC "condamne avec la dernière énergie ce crapuleux assassinat d'un courageux défenseur des droits humains". Pour cette organisation, Floribert Chebeyaa consacré sa vie à lutter pour un Etat de droit au cœur de l'Afrique et ne méritait pareil sort.
C'est pourquoi elle exige et attend impatiemment que le gouvernement diligente une enquête crédible aux fins d'identifier les acteurs et les commanditaires de cet acte ignoble pour que justice soit faite.
En outre, la Nouvelle société civile congolaise lance un vibrant appel à tous les activistes des droits de l'homme et forces vives de la nation congolaise de se mobiliser pour rendre, le moment venu, un dernier hommage à ce regretté combattant de la liberté et droits de l'homme. Elle demande également à toutes les forces vives de la nation de rester vigilantes et attachées à la promotion et protection des droits et libertés des citoyens ordinaires congolais. Dina BUHAKE

Etienne Tshisekedi condamne le meurtre de Floribert Chebeya
Ayant fondé leurs espoirs dans un processus vicié pour démocratiser et instaurer l'Etat de droit au Congo, les Congolais sont invités aujourd'hui à constater l'échec patent de leurs illusions, la perte de millions de vies humaines qui en a découlé et à revoir radicalement leur copie. Face au meurtre de Floribert Chebeya, le Président national de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) :
- Condamne avec la plus grande fermeté le meurtre de ce grand défenseur des droits de l'Homme, reconnu pour sa lutte en faveur de la paix et de la justice.
- Déclare que cet acte ignoble s'inscrit dans le contexte d'insécurité généralisée du peuple congolais et d'une stratégie de terreur où intimidations, menaces et assassinats se succèdent à une cadence effrénée.
- Exige du gouvernement congolais la diligence d'une enquête indépendante et approfondie afin d'apporter toute la lumière sur les circonstances de la mort de Monsieur Floribert CHEBEYA, d'identifier, appréhender et punir les coupables, quel qu'ils soient, avec la plus grande sévérité.
- Invite toute la communauté internationale, et spécialement la Monuc, à user de toute son influence et de ses prérogatives afin que l'enquête ne demeure pas lettre morte comme la plupart des précédentes.
- Attire particulièrement l'attention des autorités politiques du Royaume de Belgique sur la gravité des conséquences de cet acte d'intimidation abject au moment où il est question d'une visite de Sa Majesté le Roi pour les festivités organisées par le pouvoir en place à l'occasion des 50 ans de l'indépendance de la République Démocratique du Congo
- Invite le peuple congolais à se mobiliser dans toute manifestation de solidarité et d'hommage à cet illustre combattant de la liberté, de la justice et de la dignité humaine et, à travers lui, à tous les nombreux martyrs de cette dictature dont les tares sont mises à nues devant à la face du monde. Fait à Bruxelles, le 04 juin 2010

Etienne TSHISEKEDI
WA MULUMBA
PRESIDENT NATIONAL

La Socico dénonce et condamne l’assassinat de Floribert Chebeya
La mort de Floribert Chebeya n’a pas laissé la Société civile du Congo (Socico) indifférente. En témoigne cette déclaration rendue publique vendredi et signée par son président national Modeste Bahati
DECLARA TION DE LA SOCIETE CIVILE DU CONGO RELA TIVE A L'IGNOBLE ET ODIEUX ASSASSINAT DE MONSIEUR FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE DIRECTEUR EXECUTIF DE LA VOIX DES SANS VOIX " VSV"

Nous, églises, syndicats, associations professionnelles, associations des jeunes et des femmes, associations savantes, humanitaires, culturelles et sportives, ONG et coopératives membres de la Société Civile du Congo en sigle " SOCICO ", ayant appris avec consternation et indignation, l'assassinat ignoble de Monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, l'un des meilleurs activistes de défense des droits de l'homme depuis deux décennies et qui s'est distingué dans la détermination à défendre, à n 'importe quel risque et quels que soient l'identité et le statut social de l'homme ;dont le corps a été retrouvé à Mitendi sur la route du Bas-Congo à l'aube du 02 juin 2010 ;
Ayant également appris le lâche assassinat du chauffeur qui le conduisait en la personne de Mr Fidèle BAZANA EDADI dont le corps a été retrouvé le 03 juin 2010 à Maluku sur la route de Bandundu ;
Considérant la gravité des crimes et révoltés par les méthodes utilisées par les assassins de ces deux membres de l'ONG la Voix des sans voix ;
Déterminés à lutter jusqu'au bout pour l'Etat de droit" la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, la paix, la sécurité et les droits humains ;
DENONÇONS ET CONDAMNONS avec véhémence ces assassinats ignobles et crapuleux des personnes qui donnent toute leur vie et leur amour à des milliers d'êtres humains dont la sécurité et les droits sont menacés.
DEMANDONS à la Justice de se saisir, toutes affaires cessantes, de ces cas en vue de retrouver les assassins et de leur appliquer la peine maximale prévue en pareille infraction.
EXIGEONS du Gouvernement le renforcement des mesures de sécurité particulièrement à l'égard des membres de la Société Civile.

Fait à Kinshasa, le 03 Juin 2010
Modeste BAHATI LUKWEBO
Président National

L'Anader exige la création d'une commission d'enquête internationale
L'assassinat de Floribert Chebeya Bahizire, le porte-étendard de la Voix de sans voix (VSV), et de son chauffeur préoccupe au plus haut point les ténors de l'Alliance nationale des démocrates pour la reconstruction (ANADER). Réunis le week-end dernier dans leur siège de Lemba, les membres du comité national de ce parti ont tenu à réagir.
L'assassinat de Floribert Chebeya Bahizire, le porte-étendard de la Voix de sans voix (VSV), et de son chauffeur préoccupe au plus haut point les ténors de l'Alliance nationale des démocrates pour la reconstruction (ANADER). Réunis le week-end dernier dans leur siège de Lemba, les membres du comité national de ce parti ont tenu à réagir.
Dans une déclaration rendue publique le samedi 5 juin dernier, l'Anader, par le biais de son président national Kumbu Kumbel, "condamne avec véhémence l'assassinat odieux de l'éminent défenseur et activiste acharné des droits de l'homme Floribert Chebeya Bahizire et de son chauffeur et activiste Fidèle Bazana Adadi".
Pour les dirigeants de ce parti, "cet unième assassinat à caractère politique est une expression du mépris des principes démocratiques".
Il porte, selon le signataire de la déclaration, "un coup fatal à notre démocratie naissante tant recherchée".
Tout en regrettant ce crime, Kumbu Kumbel souhaite que "les auteurs et les commanditaires de ces actes ignobles soient traduits en justice et (puissent être) sévèrement punis".
L'Anader exige, dès lors, la création d'une commission d'enquête internationale qu'elle veut "indépendante". Cette commission, souligne Kumbu Kumbel, devra "enquêter sur ces crimes et saisir la Cour pénale internationale dont notre pays est membre effectif".
Les dirigeants du parti profitent de l'occasion pour présenter leurs condoléances les plus sincères à la famille éprouvée. Yves KALIKAT

Affaire Chebeya : émotion à l'échelle planétaire
Consternation, profonde émotion, surprise, révolte, etc. ; les mots ne suffisent pas pour qualifier les sentiments qui déferlent à travers le monde à la suite de la mort inopinée de Floribert Chebeya Bahizire. Depuis quatre jours, des déclarations fusent des quatre coins de la planète pour à la fois condamner ce meurtre et exiger une enquête indépendante en vue d’élucider les circonstances de cette mort. L'on a ainsi enregistré les réactions de la Haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, du Ministre britannique pour l'Afrique, du Ministre belge des Affaires étrangères, du Secrétaire d'Etat américain aux affaires publiques, etc. Washington se propose même de fournir des experts médico-légaux pour aider les autorités congolaises dans leur enquête.
A travers toutes les déclarations, l'on se rend compte que Chebeya n'était plus un Congolais ordinaire. Sa renommée avait franchi les frontières nationales et son travail au sein du mouvement associatif forçait l'admiration de l'ensemble de la communauté internationale qui reconnaît en lui un grand activiste des droits de l'homme.

Washington propose des experts médico-légaux
Nous sommes préoccupés par les assassinats de défenseurs des droits humains en RDC ces dernières années, et nous notons que les défenseurs des droits humains congolais restent particulièrement vulnérables au harcèlement, arrestations et détentions arbitraires, et autres abus commis par les forces de sécurité.
Les États-Unis présentent leurs sincères condoléances à la famille et aux amis de M. Chebeya et demandent une enquête immédiate et indépendante et une autopsie, sous la supervision de l'ONU, pour déterminer la cause de sa mort.
Nous saluons également la déclaration du 3 Juin du gouvernement de la RDC et par laquelle 'il a manifesté l'intention de mener une enquête approfondie. Les États-Unis sont prêts à fournir des experts médico-légaux américains pour aider les autorités congolaises dans leur enquête sur la mort de M. Chebeya et nous avons informé le gouvernement congolais de cette offre plus tôt aujourd'hui. À l'issue de ces enquêtes, les responsables présumés doivent être tenus responsables.
Philip J. Crowley Assistant Secretary, Bureau of Public Affairs Washington, DC June 4, 2010

L'ONU demande une enquête
L'ONU appelle les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à lancer rapidement une enquête "transparente et indépendante " sur le décès d'un défenseur des Droits de l'homme, Floribert Chebeya, dont le corps a été retrouvé mercredi en périphérie de Kinshasa, la capitale. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit "choqué" en apprenant la mort " dans des circonstances obscures " du militant.
La Haute commissaire des Nations Unies aux Droits de l'homme, Navi Pillay, le Représentant spécial de l'ONU pour la RDC, Alan Doss, et le Rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, ont également exprimé leur profonde inquiétude face à l'augmentation des violations des droits humains en RDC. Président depuis 1988 de l'Organisation non gouvernementale (ONG) la 'Voix des Sans Voix', Floribert Chebeya était également Secrétaire général du réseau des ONG des Droits de l'homme en RDC.
" La réputation de champion des Droits de l'homme de Floribert Chebeya lui a valu le respect et l'admiration de ses compatriotes et de la communauté internationale ", a estimé jeudi Ban Ki-moon dans un communiqué.
" Depuis plus de 20 ans, il a survécu à de nombreuses menaces de mort, d'arrestations et de mauvais traitements à cause de son travail de défenseur des Droits de l'homme ", a indiqué pour sa part Navi Pillay, avant d'ajouter qu'il " croyait en la cause des Droits de l'homme et, contre toute attente, n'avait pas peur de la défendre ".
Depuis plus de 10 ans, Floribert Chebeya est un militant convaincu des Droits humains, dénonçant en particulier la corruption des militaires et les liens entre les milices et des forces politiques étrangères.
" Il était considéré par beaucoup comme un pionnier du mouvement de défense des Droits humains sous la présidence de Mobutu Sese Seko. Il a continué à dénoncer les violations de ces droits fondamentaux quand Laurent-Désiré Kabila était président et quand son fils a accédé au pouvoir ", a expliqué Navi Pillay. La Haute commissaire aux Droits de l'homme a exprimé sa "profonde inquiétude " sur l'accroissement dans le pays des " intimidations et du harcèlement des défenseurs des Droits de l'homme, des journalistes et des opposants politiques ". Source : un.org

Human Rights Watch veut une enquête de l'ONU
Le gouvernement de la République démocratique du Congo doit de toute urgence ouvrir une enquête crédible et transparente, avec l'assistance des Nations Unies, sur la mort d'un important défenseur des droits humains, Floribert Chebeya Bahizire, a déclaré jeudi Human Rights Watch.
" L'annonce choquante de la mort de Floribert Chebeya porte un coup aux droits humains au Congo ", a déclaré Anneke Van Woudenberg, chercheuse senior pour la division Afrique à Human Rights Watch. "L'enquête policière annoncée a besoin de l'aide de l'ONU pour être crédible et transparente et permettre de traduire en justice tous les " L'accès très limité de la famille Chebeya à la dépouille et les déclarations contradictoires de la police concernant la cause du décès soulèvent de graves préoccupations quant à ce qui s'est réellement passé ", a ajouté Anneke Van Woudenberg. " Ces irrégularités indiquent qu'une tentative aurait déjà été faite de dissimuler la vérité. "
Human Rights Watch exhorte le ministre de la Justice et des Droits de l'homme à instituer sur-le-champ une commission d'enquête composée notamment d'agents congolais et de l'ONU, ainsi que d'un représentant de la communauté congolaise des droits humains, afin d'enquêter sur la mort de Chebeya. " Les autorités congolaises devraient faire tout leur possible pour traduire les assassins de Chebeya devant la justice et veiller à ce que l'enquête ne soit pas bâclée, contrairement à ce qui s'est produit par le passé ", a conclu Anneke Van Woudenberg. " Des agents de l'ONU et des organisations congolaises des droits humains devraient jouer un rôle afin de s'assurer que l'enquête du gouvernement est bien réelle et pas simplement pour la forme. " Kongotimes.com

Floribert Chebeya, le soldat des droits de l'homme
Lorsqu'il commença son action à Kinshasa au début des années 80, Floribert Chebeya ne payait pas de mine: petit, mince, il avait suivi les cours de l'école de commerce et venait tout droit de Bukavu, où la Société civile commençait à s'organiser. Très vite, son organisation, la Voix des Sans Voix, apparut comme un défi permanent au régime de Mobutu, dénonçant l'absence de liberté politique et la persécution des opposants.
Régulièrement menacé par les Hiboux, les sbires des services spéciaux, Chebeya maintenait le cap, et avait même impliqué son épouse dans son action, lui faisant suivre une formation afin qu'elle puisse, le cas échéant, prendre la relève parmi les défenseurs des droits humains. Lorsque le pouvoir tenta de manipuler la Conférence nationale souveraine, Chebeya était là, il défendait les politiciens menacés, alimentait en témoignages et en informations les journalistes, les observateurs, les ambassades. Lorsque Mobutu prit la fuite, en mai 1997 et que les rebelles venus de l'Est installaient le nouveau pouvoir incarné par Laurent-Désiré Kabila, Chebeya était resté au poste: au lieu de fêter la fin de la dictature et de partager, ne serait que quelques jours, l'euphorie et l'illusion. Il parcourait la ville, interrogeait les enfants soldats, ces gosses qui portaient des fusils plus grands qu'eux, tentait de détecter en leurs rangs les soldats venus du Rwanda et il fut l'un des premiers à faire part des inquiétudes que lui inspirait ce nouveau pouvoir mis en place par des armées étrangères.
Au fil du temps, ce précurseur était devenu une référence: la Société civile s'inspirait de son exemple, les rapports de la Voix des sans Voix, amplement diffusés à travers le monde, étaient devenus l'un des thermomètres de la démocratie au Congo.
Malgré l'audience croissante dont il jouissait sur le plan international, Floribert Chebeya était resté pareil à lui-même, époux aimant et père de famille attentif à l'éducation de ses cinq enfants, fidèle à ses amis de la première heure. Il avait aussi formé une équipe efficace, un réseau de correspondants à travers le pays, des militants jeunes et aussi courageux que lui. Mais au fil du temps, il avait alourdi ses charges et balayait bien plus large que la seule défense des droits humains. Prenant plus en plus des positions politiques, il avait critiqué les opérations militaires menées à l'Est du pays contre les rebelles hutus, défendu Vital Kamerhe le président de l'Assemblée dans son bras de fer avec la majorité présidentielle, dénoncé le budget alloué aux festivités du 30 juin.
A l'occasion d'un récent séjour en Belgique, il avait même annoncé à ses amis de la Ligue des droits de l'homme son intention de demander une audience à la Cour pénale internationale et de se rendre à La Haye. On ignorera toujours les révélations qu'il comptait faire. Colette Braeckman

Steven Vanackere (Belgique) : que la lumière soit faite
La mort non encore élucidée du directeur exécutif de l'ONG congolaise des droits de l'Homme " La Voix des sans voix ", Floribert Chebeya Bahizire, retrouvé " sans vie, allongé sur le siège arrière de (sa) voiture à Mitendi, pose à nouveau la question de l'insécurité récurrente à Kinshasa. Mais, surtout, celle de ses répercussions sur l'image que projette la RDC sur le monde.
" Il est important (pour les autorités de Kinshasa) d'entamer une enquête approfondie sur les circonstances de ce décès ", a réagi jeudi le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere. Ce qui a tout l'air d'un assassinat local pourrait bien produire des effets auxquels la RDC est loin de s'attendre, à l'analyse du patron de la diplomatie belge.
"Choqué ", il a demandé, en effet, à l'ambassadeur de Bruxelles à Kinshasa de "suivre de près cette affaire inquiétante et, en concertation avec ses collègues de l'Union européenne, se pencher sur la suite ultérieure ". Il a également fait savoir que "l'ambassadeur de la RDC en Belgique, Henri Mova Sakanyi, a été interpellé le jour du décès (mercredi) à propos de cette affaire ". Kongotimes.com

L'OMCT et la FIDH vivement indignés
L'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme, programme conjoint de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), expriment leur plus vive indignation suite à l'annonce de la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de la Voix des sans-voix pour les droits de l'homme (VSV) et membre de l'Assemblée générale de l'OMCT, dans des circonstances peu claires.
Alors que M. Floribert Chebeya Bahizire était porté disparu depuis le 1er juin 2010, son corps a été retrouvé sans vie par la police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa voiture sur une route à la sortie de Kinshasa. Par ailleurs, M. Fidèle Bazana Edadi, membre et chauffeur de la VSV qui accompagnait M. Chebeya Bahizire, reste porté disparu. Au moment de publier ce communiqué, le directeur exécutif adjoint de la VSV, M. Dolly Ibefo Mbunga, n'avait toujours pas été autorisé à voir le corps de M. Chebeya Bahizire et la police lui a demandé de revenir dans la matinée du 3 juin.
Dans l'après-midi du 1er juin 2010, M. Floribert Chebeya Bahizire avait reçu une convocation à se rendre auprès de l'inspecteur général de la Police nationale congolaise (IG/PNC), le Général John Numbi Banza Tambo, pour un motif qui devait lui être communiqué sur place.
Accompagné de M. Bazana Edadi, M. Floribert Chebeya Bahizire s'était alors rendu aux bureaux de l'IG/PNC, dans la commune de Lingwala, à Kinshasa, vers 17h. Lorsque ses proches ont cherché à le joindre par téléphone peu après 21h, M. Chebeya Bahizire n'a pas décroché, tandis que le téléphone de M. Bazana Edadi était éteint. A partir d'une heure du matin, tous les appels en direction du téléphone de M. Chebeya Bahizire étaient déviés.
" Nous condamnons fermement la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire, défenseur des droits de l'Homme reconnu pour sa lutte en faveur de la justice et des droits de l'Homme, décès survenu dans des circonstances pour le moins obscures, et nous nous associons à la tristesse de ses proches, de ses collègues et de tous les défenseurs des droits de l'Homme congolais ", a déclaré M. Eric Sottas, secrétaire général de l'OMCT.
L'Observatoire condamne la mort de M. Floribert Chebeya Bahizire qui s'inscrit dans un contexte d'insécurité croissante et d'intimidations répétées à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme en République démocratique du Congo, et réitère sa plus vive préoccupation au regard de la détérioration de la situation des défenseurs en RDC.
" Nous appelons les autorités congolaises à mener une enquête indépendante afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort de M. Chebeya Bahizire et à retrouver M. Bazana Edadi dans les meilleurs délais. Nous appelons également la MONUC à faire le suivi nécessaire en application de son mandat de protection des défenseurs des droits de l'Homme dans le pays ", a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
Plus généralement, l'Observatoire appelle les autorités congolaises à mettre un terme à toute forme d’harcèlement à l'encontre des défenseurs des droits de l'Homme en RDC, et à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l'Homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, ainsi qu'aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l'Homme ratifiés par la RDC. Source : fidh.org

INFOS INFOS
Adoptée par le Sénat
La RDC dotée d'une loi sur la TVA

La chambre haute du Parlement a, au cours de sa plénière de vendredi 4 juin, adopté à la majorité le projet de loi portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en RDC. L'institution de la TVA, impôt à large base, a pour objectif d'obtenir un accroissement sensible des recettes fiscales du fait de l'extension du champ d'application de l'impôt.
La TVA a également comme objectif d'assurer l'attrait des investissements économiques et la relance de la production nationale en raison de sa neutralité. La loi adoptée par les sénateurs a aussi l'avantage de tirer profit des expériences les plus variées en matière de TVA et la réduction des activités informelles. Ainsi, la TVA vient palier les insuffisances sur le chiffre d'affaire. Dina BUHAKE

INFOS INFOS
En prévision des élections de 2011
Boshab installe les comités exécutifs communaux PPRD à Kinshasa

Les élections de 2011 pointent à l'horizon. Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) balise déjà le terrain pour la victoire de Joseph Kabila dans la ville de Kinshasa. Voilà pourquoi son secrétaire général, Evariste Boshab, a procédé vendredi 4 juin dernier à l'installation des comités exécutifs communaux PPRD dans les 24 municipalités de Kinshasa.
Avec cette machine électorale, le PPRD s'est engagé à ratisser large dans la capitale congolaise lors des échéances électorales prochaines. Ce qui est considéré comme un véritable appel que le secrétaire général de ce parti a lancé à toute sa base de la ville de Kinshasa. Dans son message, Evariste Boshab a fait savoir que le PPRD, aguerri aujourd'hui au regard de tout ce qu'il vient de vivre, est prêt pour affronter tous les lions en carton sur le terrain. " Chaque jour qui passe annonce le changement, mieux la métamorphose du pays au regard des travaux qui se réalisent avec les cinq chantiers initiés par le chef de l'Etat ", a déclaré le secrétaire général du PPRD qui expliquait les raisons de gagner haut la main les prochaines élections dans la ville de Kinshasa.
S'adressant à tous les cadres et militants de son parti, Evariste Boshab a indiqué que l'installation des comités exécutifs communaux est l'occasion d'inviter tout le monde à faire preuve de loyauté vis-à-vis du chef de l'Etat, initiateur du PPRD. Pour lui, cette loyauté doit se formaliser dans la mise en œuvre du contrat de confiance et d'engagement en faveur du Président de la République. " Le contrat de confiance permettra de renforcer l'unité au sein de notre parti politique ", a insisté Evariste Boshab.
Expliquant le contrat de confiance, le secrétaire général du PPRD a fait savoir que tous les cadres doivent travailler avec l'esprit de rendre compte à la base, remplir leurs devoirs sans pour autant se suspecter les uns les autres et enfin travailler pour qu'il n'y ait pas une seule parcelle sans PPRD.
La mise en place des comités exécutifs communaux et de base du PPRD à Kinshasa a été pour Evariste Boshab une occasion de faire une mise au point sur l'ordre qui serait donné pour créer des sous partis politiques. "Les rumeurs circulent dans la ville faisant état de la création des partis satellites pour une victoire certaine du chef de l'Etat en 2011. C'est faux. Le Président de la République n'a jamais instruit qui que ce soit pour la création des partis politiques pour appuyer le PPRD. Nous devons être vigilants et prudent face à ce genre d'informations qui relèvent du mensonge grossier ", a soutenu Evariste Boshab.
Cette cérémonie a coïncidé avec l'anniversaire du Président de la République à qui la base du PPRD/Kinshasa a envoyé un bouquet de fleurs. La mise en place de toutes ces structures du PPRD au niveau des communes de la ville de Kinshasa est une façon pour Evariste Boshab de jeter les bases pour une victoire électorale de Joseph Kabila en 2011, du moins dans la ville de Kinshasa.
Dorian KISIMBA

INFOS INFOS
Tout demandeur de visa américain devra désormais remplir le formulaire DS-160

Désormais, toute personne soumettant une demande de visa non-immigrant à l'Ambassade des USA à Kinshasa, y compris les membres du gouvernement, doit remplir le formulaire dénommé DS-160.
Selon la section des Affaires publiques de l'Ambassade des USA en RDC, la mesure a été prise du fait de l'augmentation du nombre de demandes des visas pour les USA dans le monde entier. C'est dans cette optique que le Bureau des affaires consulaires s'est engagé à utiliser des nouvelles technologies, afin d'améliorer l'efficience et l'exactitude du processus de demande de visa.
Notre source révèle que le nouveau formulaire de demande de visa a été adopté depuis le 1er juin 2010 par les ambassades américaines à travers le monde entier. Une nouveauté à signaler, est l'obligation pour tout demandeur de télécharger une photo passeport et de soumettre ledit formulaire par internet.
Les demandeurs de visa peuvent donc trouver ce formulaire sur le site Internet de l'Ambassade (http://kinshasa.usembassy.gov) avec les instructions sur la manière de le compléter.
Dina BUHAKE

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Bralima : Grande exposition sur la sécurité en milieu de travail

La Bralima ne lésine pas sur les moyens pour améliorer les conditions de travail de ses agents. Une exposition organisée vendredi dernier au cercle de la Bralima a donné l'occasion à près d'un millier de travailleurs de la Brasserie et de la Boukin de palper du doigt les différents risques et dispositifs mis en place pour leur protection.
Poursuivant son objectif "zéro accident " au travail, la coordination de Total Productive Management (TPM) a saisi cette occasion pour étendre sa campagne d'information dans tous les services de la Brasserie et de la Boukin.
Les différents risques encourus par les travailleurs portent notamment sur les bruits, les coupures, les brûlures chimiques, la poussière, les brûlures thermiques, l'électricité, l'asphyxie et l'intoxication, travailler en haut, l'explosion, la circulation…
Parmi les équipements de sécurité présentés, on pouvait noter les lunettes de sécurité (ou visière), les casques anti bruits ou bouchons d'oreille, les gants, les bottes, les cache poussières, les casques respiratoires, la ceinture de sécurité…
A propos des coupures, elles peuvent subvenir au contact des verres, des outils tranchants, des raccords de conduite, de la manipulation des cartons … beaucoup d'accidents sont également enregistrés dans la manipulation des produits chimiques, dans la circulation routière avec les camions remorques, les voitures avec les motos. Il en est de même du travail en hauteur et des risques de renversement…
La visite des stands érigés à cet effet a permis aux travailleurs de recevoir de plus amples explications sur la réalité des risques, mais surtout sur les dispositifs pour se protéger. Un film sur les accidents au travail était diffusé pour sensibiliser les participants.
Interrogé, le coordonnateur de TPM, Oscar Madiemo, s'est dit satisfait de la participation des agents et cadres à cette exposition. Il a rassuré que 95 % de matériels exposés est déjà disponible et sera affecté dans les différents services dès ce lundi. A ce niveau, des équipes ont été formées pour l'utilisation 24 h sur 24 de ces matériels.
De leur côté, les travailleurs sont appelés à se munir de ces différents matériels pour bien exercer leur travail. Des armoiries avec médicaments pour administrer les premiers soins, des stations d'extinction automatique des incendies, des casques respiratoires, des casques anti-bruits… sont donc mis à leur disposition.
Contents de l'exposition organisée par la haute direction de la Bralima, les travailleurs ont salué la tenue de cette campagne et la mise à leur disposition de ces différents matériels de sécurité. L'exemple de la Bralima doit inspirer les autres entreprises de la place pour équiper leurs travailleurs en matériels de sécurité adéquats. Victoire EYOBI

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En perspective du cinquantenaire

Bumbu : bouchées doubles pour la salubrité

"L'opération 'Salongo' qui se déroulait, il y a peu, le samedi, aura lieu désormais deux jours durant la semaine : le mercredi et le samedi. Il faut rendre la commune propre puisqu'on approche du cinquantenaire ", disait le bourgmestre de la commune de Bumbu aux curieux qui l'entouraient, le jeudi 03 juin dans la matinée, sur l'avenue Assossa au niveau de la rue Kiri à Bumbu.
Vêtu d'un pantalon bleu foncé et d'une chemise blanche par-dessus de laquelle était une salopette jaune avec l'inscription " HVK" sur le dos, le bourgmestre a décidé de descendre sur le terrain pour s'assurer qu'au 30 juin prochain, la commune sera propre.
Il était précédé d'un homme portant un lance-voix avec lequel il passait des messages du genre : " Le bourgmestre est descendu sur terrain afin de palper les réalités du doigt et voir de ses propres yeux. Il veut que notre commune soit propre parce que notre pays s'apprête à vivre un grand événement… ".
Quelques pas derrière l'homme au lance-voix, le bourgmestre et sa suite ne faisaient pas une balade tranquille. Ici, ils entraient dans une parcelle dont les eaux usées se répandaient sur l'avenue ; là, ils interpellaient les résidents d'une autre parcelle devant laquelle s'entassaient des ordures ; plus loin, ils exigeaient aux propriétaires des étals de dégager la voie publique, … bref, ils faisaient de leur mieux pour que la commune paraisse le plus propre possible.
Autour du bourgmestre et sa suite, une foule de badauds se pressait. Très excités, ils voulaient suivre le bourgmestre dans ses va-et-vient à travers les rues de cette partie de la commune de Bumbu. Dans un chahut terrible, chacun donnait son opinion sur le cinquantenaire ou la salubrité au sein de la commune. Les discussions allaient bon train.
" Plusieurs '30 juin' sont passés dans ce pays, en quoi celui qui vient est spécial au point de nous empêcher de vendre. Pensent-ils que nous allons manger ce '30 juin' ? ", disait une quinquagénaire dont l'étal et la marchandise ont été " vidés " de la voie publique.
Un autre passant s'interrogeait en ces termes: " C'est la première fois que je voie un bourgmestre descendre dans les rues de Bumbu pour s'inquiéter de la salubrité. Le Roi des Belges viendra-t-il nous visiter ? ".
Quoi qu'il en soit, l'action du bourgmestre est louable. La salubrité étant un préalable à la santé publique, l'autorité tant urbaine que municipale a des bonnes raisons de la promouvoir. C'est pour cette raison que l'action du bourgmestre de la commune de Bumbu, en cette période, est appréciée par nombre des habitants de cette commune.
Cependant, il y a comme une inquiétude. Jamais, d'aussi loin que se souviennent les habitants de Bumbu, il n'y a eu autant d'ardeur à promouvoir la salubrité dans cette commune. D'aucuns pensent que le cinquantième anniversaire de l'accession de la RDC à la souveraineté internationale, y est pour quelque chose. D'où la question : qu'en sera-t-il de la salubrité, une fois le cinquantenaire passé ?
Le vœu de toute la population de Bumbu est de voir cette action se perpétuer au delà du 30 juin 2010. Il en va de la santé et du bien-être de toute une frange de la population kinoise.
Bushala BUAMBA Correspondance particulière

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Installant le comité provincial/Kinshasa de son parti, le crdd

Huit Mulongo accompagne le changement en cours instauré par le chef de l'Etat

Revoici Huit Mulongo Kalonda. Un des hérauts et héros de la Société civile originelle, enfant terrible de la célèbre Union sacrée de l'Opposition durant la mémorable transition version CNS, Mulongo Kalonda redescend dans l'arène politique kinoise. Un an après sa création, la Conscience républicaine pour la démocratie et le développement (CRDD) dispose désormais d'un comité provincial/Kinshasa composé de neuf membres. Son président national, Huit Mulongo Kalonda, accompagné de quelques membres du comité national du parti, a fait le déplacement hier dimanche pour a affronter, hier dimanche, les sympathisants et cadres de son parti dans la capitale. Ce rendez-vous dominical avec la base de Kinshasa a été une occasion pour l'ancien collaborateur de feu Kibassa Maliba de fixer les siens sur le bien-fondé du parti.
Dans sonu parti, Huit Mulongo est parti d'un constat malheureux selon lequel la RDC, en dépit de tout ce dont il regorge, " ne procure pas une bonne vie à ses fils ". Ainsi s'est-il posé la question de savoir pourquoi les Congolais demeurent toujours dans cette situation de misère. Face à ces interrogations, reconnait Huit Mulongo, il y a lieu de reconnaitre que le manque de conscience est à la base de la situation de galère que vit la population congolaise. " Ce pays est détruit par les gens aux bras longs ", s'est-il efforcé à faire comprendre à l'auditoire. Pour lui, la RDC " n'a pas connu la vertu du travail. On a perdu la conscience. La vertu n'est pas l'argent, mais l'intelligence ". " Cette conscience veut qu'on ne puisse pas être heureux seul dans une République composée de millions de personnes ou de servir la richesse collective pour une richesse individuelle ", a-t-il avancé avant de souhaiter que le pays bannisse la justice à double vitesse.
" La démocratie n'arrange pas les anciens dictateurs ", a dit Huit Mulongo avant d'inviter les membres de son parti d'être aux côtés des artisans de la paix. Le président national de la CRDD s'est dit proche du chef de l'Etat et s'est acharné contre ceux qui n'acceptent pas le changement en cours initié par Joseph Kabila. " Joseph Kabila a fait beaucoup de sacrifices. Partager le pouvoir avec les autres est une vertue très importante et la paix progressive ouvre la voie au développement ", reconnait Huit Mulongo pour montrer les raisons de son attachement au Président de la République. " Vous avez attendu pendant un an ", a dit Huit Mulongo aux membres du comité provincial de Kinshasa de la CRDD. Huit Mulongo dit avoir la conscience tranquille et les mains propres contrairement à beaucoup de politiciens. " Je connais l'histoire des deux transitions. Beaucoup dans ce pays ne peuvent pas se tenir devant vous parce qu'ayant les mains en sang. Même si nous devons le pardonnés, ce pardon ne peut, en aucun cas, exclure l'oubli".
Installé officiellement, le comité provincial de Kinshasa de la CRDD a reçu des mains du président national, les instruments juridiques (statuts notariés, l'arrêté ministériel n°1068/2009 portant enregistrement du parti), la notification du 13 février signé part le secrétaire général du parti et les emblèmes du parti (drapeau et autres symboles). Les nouveaux membres du comité provincial du CRDD ont été appelés à braver la peur et à affronter et contourner les obstacles inhérents à la vie politique. "Tito, lèves-toi et marche ! ", a demandé Huit Mulongo au président provincial de Kinshasa comme pour lui donner le pouvoir et tout son soutien dans l’entreprise qu'il attend.
Rachidi MABANDU

SOCIETE
Assurées en automobile et en assurance vie
32 personnes indemnisées par la SONAS

32 personnes ont été indemnisées le jeudi 03 juin 2010 par la Société nationale d'assurances (SONAS) dans le cadre de l'opération " Jeudi sinistre ". Ayant souscrit aux assurances vie et automobiles, ces sinistrés ont suivi la procédure exigée avant l'indemnisation. Les indemnisés ont été répartis comme suit :
Direction générale : 2
30 juin : 3
N'Dolo : 2
Lemba : 2
Limete : 3
Kinsuka : 1
Kasa-Vubu : 2
Les opérations d'indemnisation de la Société nationale d'assurances (SONAS) auront désormais lieu à l'agence de la 7è Rue à Limete. Déguerpie il y a peu avec tous les autres locataires de la FIKIN qui subit les travaux de réaménagement pour des festivités du Cinquantenaire, la SONAS compte poursuivre ses actions. Après avoir tenté une fois d'indemniser les sinistrés à la Direction générale basée dans la commune de la Gombe, cette entreprise commerciale du Portefeuille de l'Etat a choisi son agence de Limete pour continuer à remplir sa tache.
La SONAS s'est assignée comme objectifs d'assurer toutes les opérations d'assurances dans les secteurs de transport, incendie, accidents et risques divers, et d'assurer les opérations de coassurances et de réassurance avec les sociétés établies à l'étranger. Rendue obligatoire par l'ordonnance-loi n°73/013 du 5 janvier 1973 portant obligatoire la souscription de l'assurance, de responsabilité civile automobile des véhicules automoteurs, l'assurance n'a que des avantages. En cas d'accident, c'est-à-dire de la survenance du sinistre, la SONAS indemnise ou remet dans les droits en fonction des pertes subies par le patrimoine de l'assuré. La SONAS peut, dans certains cas, protéger son client contre les dettes de responsabilités civiles qui sont d'habitude immenses.
Contrairement à ce que pense une certaine opinion, la responsabilité civile est définie comme dommage qu'un propriétaire de véhicule cause sur une tierce personne. Dans ce cas, la SONAS prend seulement en charge les soins médicaux de la personne accidentée et non le véhicule endommagé s'il en est le cas. R. MABANDU

SOCIETE
Kinshasa fait bonne impression au Forum pharmaceutique international

La ville de Kinshasa vient d'abriter la 11eme édition du Forum pharmaceutique international. Tenues du 2 au 6 juin derniers dans l'enceinte du Palais du peuple, ces assises ont mobilisé près de 500 participants venus aussi bien de l'intérieur du pays que de l'étranger.
Il faut circuler dans cette partie de la ville de Kinshasa, principalement dans la partie comprise entre le Foire internationale de Kinshasa (Fikin) et le Place Terminus et environs pour voir ce qui se passe. Dans pratiquement tous les coins, c'est l'ambiance de fête. Le jour comme la nuit, une promenade piétonnière ou en voiture, sur l'avenue Sefu ou celle de la Foire, en passant par Arwimi, Botango, Elila… puis sur l'avenue Itimbiri, suffit pour témoigner que la musique et la bière battent leur plein. Sans exclure le nombre croissant d'hôtels et des filles de joie provenant d'un peu partout et gagnent le marché aux heures tardives à Lemba.
Le constat le plus frappant, c'est sur l'avenue Arwimi au niveau de la place " Super Lemba ", où il s'observe généralement un engouement des personnes dont les origines ne sont pas toujours renseignées. Accompagnés, seuls ou parfois aux aguets, tous -ces jeunes- n'ont qu'une seule direction à Super Lemba. C'est la place " Tché-tché ". Une terrasse proposant deux compartiments dont un bar à l'extérieur et un dancing, et qui gagne, généralement le week-end, en nombre impressionnant des consommateurs des boissons et viande de chèvre. Les véhicules stationnés démontrent le niveau des gens qui fréquentent ce site. Musique de fond, tapage, concurrence, vas et viens des clients…, il faut avoir un grand cœur pour ne fut-ce que côtoyer les environs.
Plus loin, le long de l'avenue de la Foire, on ne dépasse pas deux avenues sans apercevoir, sous les arbres, des chaises autour des tables qui n'attendent que des clients potentiels qui veulent se détendre. Un peu comme à Matonge, dans la commune de Kalamu, ce ne sont plus que les bars et terrasses qui gagnent le terrain. Même les endroits réservés font office de convoitise. C'est le cas du terrain de football " GD " qui se voit envahi, en cas d'inactivité, par les disciples de Bacchus.
Sur avenue Botango, bien connu sous l'appellation " Couloir ", c'est le même constat. Cette espace est bourré de terrasses dans presque chaque parcelle. On se demande si chacun arrive quand même à organiser la vente journalière.
A Lemba, l'ambiance la véritable, c'est aussi au niveau de la place Café Gea, où l'on retrouve en même temps, bars, bistrots take-away, dancing club, boîte de nuit et hôtel qui offrent des services multiformes. L'on est vite emporté par une musique qui incite à asseoir. Grillade, marché de change, vente des friandises et divers, " l'on ne regarde plus la montre car, de gauche à droite il y a de l'ambiance et la vraie ", a déclaré un consommateur. Et un barman d'ajouter : " nous ne dormons pas. Du matin au soir, les gens de tous les coins viennent consommer nos produits et repartent pour laisser la place aux autres. Il y en a même qui s'affrontent et ne sont pas prêts à libérer les chaises ", a-t-il dit.
Une maman, responsable d'une terrasse, a même lâché: " c'est ici une bonne place pour se faire de l'argent. D'ailleurs, avec la Coupe du monde qui s'annonce, je suis prête à acheter un écran géant pour la diffusion des matches. Ce qui va attirer beaucoup de personnes et me permettra de maximiser ma recette du jour ".
Faisant la marche à pied, en direction de la place Terminus, rien de différent. Sur avenue Tumba, deux bars se disputent la vedette et plongent dans le bain vieux et jeunes de cette partie de la commune de Lemba. Il s'agit de l'ex Gracia et Carton Jaune. En plain air, sous les arbres, ces bars proposent une ambiance en couleur et sans arrêt, attirant ainsi de nombreuses personnes et plusieurs filles de joie en provenance de Ngaba, Makala et même natives de Lemba.
Dans ces conditions, il est difficile de reconnaître les jeunes de Lemba qui oseront s'identifier en intellectuels car rien ne renseigne d'un état d'esprit calme ou d'une disposition à la lecture ou à la méditation si ce n'est que les quartiers extrêmes dont Righini, Salongo, le Plateau des professeurs, etc. Getti FELO

SOCIETE
Lemba : du quartier latin au quartier d’ambiance

La commune de Lemba est l'un des coins les plus "chauds " du district de Mont-Amba. Loin de l'image que donnait l'autre fois cette municipalité -commune des intellectuels- elle ne se reconnaît plus dans ce sens. En effet, l'on constate une prolifération des terrasses, bars, boîtes de nuit et autres bistrots qui y pullulent lo long des grandes artères. Le constat est amère quand on réalise que les principaux clients intéressés par cet pullulement sont à majorité des jeunes de moins de 25 ans qui s'identifie comme étant des branchés et élégants.
Il faut circuler dans cette partie de la ville de Kinshasa, principalement dans la partie comprise entre le Foire internationale de Kinshasa (Fikin) et le Place Terminus et environs pour voir ce qui se passe. Dans pratiquement tous les coins, c'est l'ambiance de fête. Le jour comme la nuit, une promenade piétonnière ou en voiture, sur l'avenue Sefu ou celle de la Foire, en passant par Arwimi, Botango, Elila… puis sur l'avenue Itimbiri, suffit pour témoigner que la musique et la bière battent leur plein. Sans exclure le nombre croissant d'hôtels et des filles de joie provenant d'un peu partout et gagnent le marché aux heures tardives à Lemba.
Le constat le plus frappant, c'est sur l'avenue Arwimi au niveau de la place " Super Lemba ", où il s'observe généralement un engouement des personnes dont les origines ne sont pas toujours renseignées. Accompagnés, seuls ou parfois aux aguets, tous -ces jeunes- n'ont qu'une seule direction à Super Lemba. C'est la place " Tché-tché ". Une terrasse proposant deux compartiments dont un bar à l'extérieur et un dancing, et qui gagne, généralement le week-end, en nombre impressionnant des consommateurs des boissons et viande de chèvre. Les véhicules stationnés démontrent le niveau des gens qui fréquentent ce site. Musique de fond, tapage, concurrence, vas et viens des clients…, il faut avoir un grand cœur pour ne fut-ce que côtoyer les environs.
Plus loin, le long de l'avenue de la Foire, on ne dépasse pas deux avenues sans apercevoir, sous les arbres, des chaises autour des tables qui n'attendent que des clients potentiels qui veulent se détendre. Un peu comme à Matonge, dans la commune de Kalamu, ce ne sont plus que les bars et terrasses qui gagnent le terrain. Même les endroits réservés font office de convoitise. C'est le cas du terrain de football " GD " qui se voit envahi, en cas d'inactivité, par les disciples de Bacchus.
Sur avenue Botango, bien connu sous l'appellation " Couloir ", c'est le même constat. Cette espace est bourré de terrasses dans presque chaque parcelle. On se demande si chacun arrive quand même à organiser la vente journalière.
A Lemba, l'ambiance la véritable, c'est aussi au niveau de la place Café Gea, où l'on retrouve en même temps, bars, bistrots take-away, dancing club, boîte de nuit et hôtel qui offrent des services multiformes. L'on est vite emporté par une musique qui incite à asseoir. Grillade, marché de change, vente des friandises et divers, " l'on ne regarde plus la montre car, de gauche à droite il y a de l'ambiance et la vraie ", a déclaré un consommateur. Et un barman d'ajouter : " nous ne dormons pas. Du matin au soir, les gens de tous les coins viennent consommer nos produits et repartent pour laisser la place aux autres. Il y en a même qui s'affrontent et ne sont pas prêts à libérer les chaises ", a-t-il dit.
Une maman, responsable d'une terrasse, a même lâché: " c'est ici une bonne place pour se faire de l'argent. D'ailleurs, avec la Coupe du monde qui s'annonce, je suis prête à acheter un écran géant pour la diffusion des matches. Ce qui va attirer beaucoup de personnes et me permettra de maximiser ma recette du jour ".
Faisant la marche à pied, en direction de la place Terminus, rien de différent. Sur avenue Tumba, deux bars se disputent la vedette et plongent dans le bain vieux et jeunes de cette partie de la commune de Lemba. Il s'agit de l'ex Gracia et Carton Jaune. En plain air, sous les arbres, ces bars proposent une ambiance en couleur et sans arrêt, attirant ainsi de nombreuses personnes et plusieurs filles de joie en provenance de Ngaba, Makala et même natives de Lemba.
Dans ces conditions, il est difficile de reconnaître les jeunes de Lemba qui oseront s'identifier en intellectuels car rien ne renseigne d'un état d'esprit calme ou d'une disposition à la lecture ou à la méditation si ce n'est que les quartiers extrêmes dont Righini, Salongo, le Plateau des professeurs, etc. Getti FELO

ECHOS D'OUTRE-TOMBE
Bâtonnier Kisimba Ngoy : «Kabila doit révoquer les trois ministres rebelles»

Après un moment d’observation, le bâtonnier Honorius Kisimba Ngoy a repris du service dans l’outre-tombe deux ans jour pour jour après sa mort. Sans y aller par le dos de la cuillère, il invite le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, à se débarrasser des trois ministres (Olivier Kamitatu Etsou, José Endundo Bononge et Antipas Mbusa Nyamuisi) qui ont tenté de brûler la case AMP et de lancer une sévère mise en garde à Modeste Bahati Lukwebo pour tentative de rébellion. Cela, précise-t-il, peut servir de leçon.

Bâtonnier, c’est depuis longtemps que vous avez opté pour le silence radio, mais cette attitude ne vous ressemble pas du tout.
Vous me connaissez, j’ai un franc-parler qui ne repose que sur mon indépendance d’esprit. Mais, je ne pouvais pas, à peine arrivé dans l’au-delà, commencer à faire des déclarations sans me donner la peine d’étudier d’abord mon nouvel environnement. C’est ce que j’ai fait et je suis désormais en mesure de me prononcer sur toutes les questions. Au fait, comment ça marche ces derniers temps?

L’actualité demeure marquée par la création et la dissolution du CLP
Oh, je suis bien au courant de la tentative de rébellion du quatuor. C’est simplement une question de culture politique et démocratique, le sens de responsabilité d’un homme d’Etat. A travers le monde, un ministre ne se rebelle pas en cas de désaccord avec le Premier ministre ou même avec l’ensemble de l’équipe gouvernementale, mais il démissionne. Car, on ne fait partie d’un Gouvernement que quand partage le même programme, la même vision et c’est d’ailleurs pourquoi on est solidaire. Dès lors qu’on ne partage plus la même vision que le reste de l’équipe, on rend le tablier par élégance politique. Si les trois ministres manquent de culture politique, le président Joseph Kabila doit les révoquer. Quant à Bahati, il doit recevoir une sérieuse mise en garde. Lui qui, il y a peu, se régalait au poste de questeur de la chambre basse du parlement. A peine rentré dans la grande masse parlementaire, il se met à développer des réflexes d’opposant sans transition? Cela voudrait-il dire que la seule place pour servir le pays pour lui, c’est d’être aux affaires? Qui ne sait pas que l’adversaire naturel d’un pouvoir ou d’une coalition au pouvoir, c’est l’opposition? Quiconque joue le jeu de l’opposition face à la majorité, étale sa traîtrise sur la place publique. C’est encore plus grave lorsqu’il s’agit surtout des ministres en fonction, c’est-à-dire de gens qui gèrent le pays au quotidien pour appliquer la politique de la majorité au pouvoir. Curieuse coïncidence, les trois ministres sont des ex-rebelles de mouvements armés. Vraiment, qui a bu boira, l’adage demeure vrai.

Un mot sur l’affaire Muzito où s’est, du reste, révélée la traîtrise des partis de la majorité?

Comme vous savez, que l’opposition s’en prenne à un Premier ministre issu de la majorité ou à son équipe, cela n’est pas une information, pas du tout. C’est le contraire qui serait une information comme vous le dites si bien en journalisme. Et lorsque la motion en question comporte des irrégularités, c’est une très bonne occasion, une vraie passe en or pour discréditer l’opposition d’agir dans la précipitation juste pour chercher des poux sur la tête du Gouvernement. Surtout quand on sait qu’on retrouve, dans cette opposition, des gens qui ont déjà eu à exercer de grandes fonctions dans ce pays parce qu’il se pose là, en définitive, toute une question d’éthique politique ...

L’opposition a recommencé la récolte des signatures pour faire tomber le Gouvernement. Que pensez-vous?
Peine perdue. Car, en terme de vote, la sentence est connue d’avance. Ce n’est donc pas par hasard que la coalition au pouvoir est appelée Majorité. Mais, c’est par rapport à l’opposition. Cela se vérifiera d’ailleurs lors du vote si jamais l’opposition atteignait les 125 signatures exigées. Encore qu’avec la mise en garde de l’autorité morale de l’AMP, je crois que la tâche de la récolte des signatures n’est plus aisée étant donné que la consigne est très claire cette fois-ci. Si les quatre rebelles veulent rééditer leur exploit, ils n’ont qu’à essayer de nouveau. Cette fois là, je demanderais aux sociétaires de l’AMP de tirer toutes les conséquences.

Votre appréciation de la direction du parti après vous et du travail abattu par Maj Kisimba au sein du Gouvernement?
Je me réjouis de constater que l’Unafec poursuit son combat après moi et ce, grâce à la réconciliation entre Kyungu et Maj. J’invite les différents cadres du parti à maintenir le flambeau du parti afin de rendre l’Unafec plus forte que je ne l’avais laissé. C’est l’occasion pour moi de féliciter Gabriel Kyungu pour le travail qu’il abat et je l’encourage à poursuivre dans le même sens. Quant à Maj Kisimba, je reconnais dès le départ qu’il n’est pas facile de parler de son fils. Mais, j’ai appris qu’il a innové dans son ministère en réduisant même les conflits là où c’était, avant lui, la caractéristique principale des Affaires foncières en RDC. Là, c’est vraiment le fils de son père et il est bien parti. D’ailleurs, il se retrouve, si pas à la tête, mais en bonne place dans tous les sondages et si l’on fait la moyenne, il peut passer pour le meilleur ministre de Muzito. C’est cela être Kisimba Ngoy. Vous savez que moi j’excellais en tout, c’est d’ailleurs pourquoi je ne supportais pas d’être appelé Me Kisimba comme n’importe quel avocat dont certains n’ont jamais plaidé ou n’ont jamais gagné un procès mais exigent d’être appelé Me tel ou tel autre. Je fus bâtonnier national et on ne pouvait pas, à ce titre, me traiter comme n’importe quel monsieur qui s’est retrouvé sur le banc d’une faculté de droit.

Autre chose à ajouter?
Je souhaite seulement une bonne et heureuse fête du 30 juin aux Congolais. M. M


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