L’avertissement de Boshab
Dans le microcosme kinois, on n’a pas fini de décrypter le message d’Evariste Boshab le 4 janvier dernier, le Secrétaire général du Pprd n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger ceux qu’il a appelés «chauve-souris politiques» ou encore «caméléon politiques». Le coordonnateur du parti présidentiel faisait allusion à ceux des sociétaires de l’AMP et alliés à la posture frondeuse. Depuis un certain temps, des voix discordantes et même très critiques sur l’action de la coalition au pouvoir émanent des rangs même de la majorité. En dehors de réactions -somme toute-a minima du Secrétariat exécutif de l’AMP, aucune «bouche autrement plus autorisée» n’a recadré les différents «réformateurs» et «rénovateurs».
Voilà qu’en cette rentrée, c’est l’un des vizirs du Raïs qui monte au créneau. Et pas n’importe lequel. Puisqu’en kabilie où la division du travail est sacrée, Boshab ne fait ni le griot, ni le fou du Roi. Cet homme ne parle que lorsqu’il a à dire. Ou quand il est dûment mandaté. De ce point de vue, la réaction du principal parti de l’AMP paraît indiquer la nouvelle doctrine du PPRD en rapport avec les alliances politiques. «Tolérance zéro», en cas de dérapages dans la conduite des partenaires du parti présidentiel. Tous les sociétaires de la Majorité peuvent se le tenir pour prévenus.
Assurément, le Pprd n’entend pas se laisser compter alors que le pays entre dans la dernière ligne droite du quinquennat.
Politiquement parlant, la mise en demeure de Boshab à l’endroit de «rabat-joie» de la Majorité se comprend. A l’horizon 2011, le Pprd sera le principal comptable devant le souverain primaire. Initié par Joseph Kabila en personne, le Pprd incarne le pouvoir plus que tout autre parti politique de l’AMP. Plus qu’une formation au pouvoir, le Pprd est le parti du pouvoir.
Reste que l’agitation qui secoue l’AMP est inhérente à la nature même de la plate-forme présidentielle. Difficile de parler un même langage dans une coalition dont l’unique point commun était le soutien intéressé à la candidature de Joseph Kabila. Illusoire de partager une vision commune dans une plate-forme fourre-tout. Au sein de l’AMP, on retrouve, en effet, pêle-mêle des nationalistes kabilistes-façon M’zee-, des kabilistes de la deuxième vague-proches du Raïs-, des libéraux affairistes et des mobutistes en mal de reconversion .Normal donc ,dans ces conditions, qu’on tire à hue et à dia au gré des intérêts corporatistes de chaque chapelle. S’il avait été encore de ce monde M’Zee Kabila aurait, sans doute, qualifié l’AMP d’un «conglomérat d’opportunistes». Qui dit mieux! José NAWEJ
Bye bye 2009!
Exit 2009. Bienvenue à 2010. Plus que quelques heures, l’humanité va basculer dans une nouvelle année. A l’instar d’autres peuples de la planète Terre, les Rdcongolais s’apprêtent à sacrifier au rituel du réveillon. Pays à la crise proverbiale, la Rd Congo verra sans doute une bonne partie de ses habitants passer ce big event dans la méditation. Véritable exutoire à la sinistrose ambiante et au mal de vivre, les églises de réveil feront salle comble ou «terrain plein», c’est selon.
L’espoir faisant vivre, les Congolais pourront toujours toucher du bois pour un lendemain meilleur. Peut-être qu’avec la connotation sociale annoncée pour 2010, l’ordinaire de la majorité silencieuse pourra connaître un début d’amélioration. Les plus sceptiques des Congolais objecteront que le social c’est du déjà entendu. Tout un septennat avait même été consacré au social. A l’arrivée, une vaste désillusion. La misère du peuple est restée intacte. Trêve de pessimisme. Mobutu et Kabila, ce n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc.
Reste que 2010 n’est pas une échéance quelconque. Personne n’ignore que 2010 sera suivie par 2011, année électorale. Le pays entame donc l’année préélectorale. Avec elle, l’inévitable perspective de reddition des comptes. L’heure du bilan approche donc inexorablement. Les gouvernants, tous échelons confondus, seront jugés à l’aune de leurs actions. A en juger par le bilan de trois ans de mandature, il faudra quantité d’actions à impact visible et immédiat pour renverser la tendance. La crédibilité du processus démocratique se joue sur la capacité du régime à requalifier l’ordinaire des Congolais. Sans dividendes sociaux, au mieux 2011 donnera lieu à un vote sanction, au pire l’abstention- sous toutes ses formes- sera la grande gagnante du scrutin. Selon la boutade d’un politicien, les Congolais risquent de rentrer qui dans le bar, qui dans le groupe de prière faute de changement.
En attendant le dénouement de 2010, «Forum des As» souhaite à ses lecteurs, ses annonceurs et ses abonnés une bonne et heureuse année. Bravant l’environnement extraordinairement difficile qui est le nôtre, votre quotidien ne lésinera sur rien pour être au rendez-vous de l’actualité. Tel est notre engagement renouvelé pour 2010. Tous nos vœux!
José NAWEJ
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Crise à Vodacom !
* S’estimant lésée dans son contrat de co-entreprise avec Vodacom International, CWN assigne son associée en justice pour usure, escroquerie, faux et usage de faux
Sous les lambris de sa prospérité grandissante et de son leadership dans le monde des télécommunications en RDC, Vodacom Congo ne vit pas moins, actuellement, une crise larvée de nature à perturber son évolution, voire hypothéquer son existence. Les actionnaires de cette firme n’émettent plus sur la même longueur d’onde comme le témoigne une certaine campagne dont se plaint l’un d’eux, à savoir la société CWN Sprl, première entreprise ayant introduit la téléphonie cellulaire en RDC. Cette dernière se plaint, en effet, d’une « campagne de dénigrement menée dans la presse tant nationale qu’internationale » par sa partenaire Vodacom International autour de certaines revendications qu’elle a formulées sur certains points de leur contrat de co-entreprise.
Evoquant, dans la mise au point ci-dessous, « une fraude et une escroquerie bien organisée », CWN fait savoir qu’au lieu de mettre Vodacom Congo en contact avec des financiers pouvant lui apporter des moyens, Vodacom International a choisi « une solution machiavélique et extrême tendant à surcharger Vodacom Congo Sprl à moyen terme et à créer une dépendance totale et, à long terme, à diluer les parts de CWN Sprl. »
Cette dernière parle d’un emprunt masqué ayant pour conséquence la génération des charges sur la nouvelle entreprise créée en RDC, notamment une garantie bancaire de 5% sur le principal d’un emprunt triangulaire de 180.000.000 USD au profit de Vodacom International. 57.000.000 USD sont déjà payés. Il s’agit aussi des frais de facilitateur pour Viodacom International élevés à 1.100.000 USD qui lui sont déjà versés.
CWN indique, par ailleurs, que « le soit disant avance de fonds effectué par Vodacom International Ltd à Vodacom Congo Sprl de 168.000.000 USD génère des taux d’intérêt entre 6 et 12%. » Au total, les charges d’intérêts sur les deux emprunts déjà payés s’élèvent déjà à 108.000.000 USD auquel on ajoute les garanties bancaires et les frais de facilitateur.
Cette situation créée par la mauvaise gestion de Vodacom International Ltd au sein de Vodacom Congo a ainsi généré une situation nette négative de 92.000.000 USD dus aux pertes cumulées de 2002 à fin mars 2009, déplore CWN qui, en sa qualité de détentrice de 49% des parts sociales, a initié un audit des coûts sur la période sous examen.
Il en ressort une série de griefs à charge de Vodacom International prise au titre de gestionnaire de Vodacom Congo Sprl : un lourd endettement du fait des contrats léonins évalué à 308.000.000 USD ; une situation nette négative de 92.000.000 USD ; des pertes annuelles consécutives aux surcharges des coûts ; une insolvabilité chronique et un crédit ébranlé.
Suite à plusieurs tentatives infructueuses de régler la crise à l’amiable, CWN en est arrivée à assigner son associée en justice depuis le 17 décembre 2009 au Parquet général de la République. Vodacom International est ainsi poursuivie pour usure, escroquerie, faux et usage de faux. La partie demanderesse s’oppose à tout règlement du problème par un appel de fonds, estimant qu’il risque d’alimenter les mécanismes de surcharge de Vodacom Congo Sprl mise en place par Vodacom International. Sa technique « de se faire passer pour une victime et de médiatiser un contentieux qui relève d’une mégestion criante de sa part ne paiera pas », prévient CWN. Celle-ci demande aussi à son associée de rapatrier les « fonds indument transférés et camouflés en divers intérêts, qualifiés des dividendes par la législation fiscale congolaise », soit 166.000.000 USD
Ci-dessous l’intégralité de la mise au point de CWN. JEK
Vodacom Sprl : Contentieux entre les associés (Mise au point de CWN Sprl)
La société CWN Sprl, première entreprise ayant introduit la téléphonie cellulaire en République Démocratique du Congo sous l’impulsion de Monsieur Alieu B. M. CONTEH, a suivi la campagne de dénigrement menée dans la presse tant nationale qu’internationale par Vodacom International, son partenaire dans Vodacom Congo Sprl.
La société CWN s’inscrit en faux quant à l’intégralité de ces communications et, a comme l’impression que son partenaire esquive ses réelles revendications lui exprimées à maintes reprises. Ainsi, elle fait la mise au point suivante :
En date du 24 octobre 2001, est intervenu un contrat de co-entreprise entre Vodacom International Ltd et CWN. Ce contrat visait la création de Vodacom Congo par les deux partenaires avec un capital social de l’ordre de 51% pour Vodacom International Ltd et 49% pour CWN Sprl.
En 2002, Vodacom Congo Sprl commence ses activités avec comme apport essentiel et de base, la licence de CWN, son fonds de commerce et sa clientèle fidèle, alors que Vodacom International Ltd devrait apporter le financement nécessaire pour la gestion, l’exploitation, l’extension, et l’entretien du réseau.
C’est le point de départ d’une fraude et d’une escroquerie bien organisée.
Au lieu d’appliquer le point 9.1. sur le financement du contrat de co-entreprise, en mettant face à face Vodacom Congo Sprl avec toute institution financière susceptible de lui apporter les capitaux nécessaires au business plan, Vodacom International Ltd va opter pour une solution machiavélique et extrême tendant, à court terme à surcharger Vodacom Congo Sprl, à moyen terme à créer une dépendance totale et, à long terme à diluer les parts de CWN Sprl.
Ceci est d’autant plus vrai que :
- Prétextant un emprunt triangulaire de 180.000.000 $US, dont contrat signé entre Vodacom International Ltd et Vodacom Congo Sprl, lequel est subordonné au contrat principal entre Vodacom International Ltd et Standard Bank South Africa, pour lequel aucun original signé n’a été fourni ni à CWN Sprl ni à Vodacom Congo Sprl. Cet emprunt masqué a pour conséquence directe la génération des charges suivantes :
• Une garantie bancaire de 5% sur le principal à charge de Vodacom Congo Sprl au profit de Vodacom International Ltd : 57.000.000 $US déjà payés ;
• Des frais de facilitateur pour Vodacom International Ltd : 1.100.000 $US déjà payé à Vodacom International Ltd ;
- Le soit disant avances de fonds effectuées par Vodacom International Ltd à Vodacom Congo Sprl de 168.000.000 $US, générant des taux d’intérêts entre 6 et 12%.
A noter que le total de charges d’intérêts sur les deux emprunts déjà payés est de 108.000.000 $US, auquel il faut ajouter les garanties bancaires et les frais de facilitateur. Il n’est prévu aucun plan de remboursement du principal de chaque emprunt, car tant que le principal est maintenu cela génère continuellement des frais de garantie (5%) et des intérêts.
CWN Sprl porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que cette situation créée par la megestion de Vodacom International Ltd au sein de Vodacom Congo Sprl, a généré une situation nette négative de 92.000.000 $US due aux pertes cumulées de 2002 à fin mars 2009.
C’est pourquoi, CWN Sprl, en sa qualité d’associée détentrice de 49% de parts sociales, a initié un audit des coûts, suivi de plusieurs avis juridiques, y compris ceux des avocats conseil de Vodacom International Ltd durant la période allant de mars 2002 à mai 2009.
De cet audit, les griefs suivants ont été retenus à charge de Vodacom International Ltd, en sa qualité de gestionnaire (Directeur Général, Directeur Financier, Directeur des Opérations & IT) de Vodacom Congo Sprl :
- Un endettement très lourd, du fait des contrats léonins : 348.000.000 $US ;
- Une situation nette négative : 92.000.000 $US ;
- Des pertes annuelles consécutives aux surcharges des coûts (intérêts et autres,...) ;
- Une insolvabilité chronique ;
- Un crédit ébranlé.
Après plusieurs tentatives de règlements à l’amiable depuis 2005, CWN Sprl à son corps défendant, a été amené à saisir le Parquet Général de la République en date du 17 décembre 2009 pour usure, escroquerie, faux et usage de faux à charge de Vodacom International Ltd.
CWN Sprl qui pose un problème réel de la mégestion se refuse d’accréditer toute recette tendant à régler le problème par un appel de fonds qui risque d’alimenter les mécanismes de surcharge de Vodacom Congo Sprl mise en place par Vodacom International Ltd.
La technique de Vodacom International Ltd de se faire passer pour une victime et de médiatiser un contentieux qui relève d’une mégestion criante de sa part, ne paiera pas.
L’Etat congolais qui a accordé d’énormes exonérations fiscales à Vodacom Congo Sprl, devrait exiger des comptes à Vodacom International Ltd, qui a abusé des ces avantages prévus par le législateur au profit des investisseurs.
En vertu des dispositions légales sur l’exercice du commerce et sur les sociétés commerciales, CWN Sprl, invoquant l’audit initié par elle et approuvé par les deux associés sur la gestion de Vodacom Congo Sprl sur la période allant de mars 2002 à mai 2009, entend défendre des droits et ne se laissera pas distraire par de communiqués et coupons de presse tendant à l’intimider et à la discréditer dans l’opinion tant nationale qu’internationale.
En conclusion, CWN Sprl réclame le rapatriement par Vodacom International Ltd des fonds indûment transférés et camouflés en divers intérêts, qualifiés des dividendes par la législation fiscale congolaise, à Vodacom Congo Sprl, soit 166.000.000 $US.
CWN Sprl se pose la question suivante : comment un associé de surcroît majoritaire, détenant l’essentiel des mécanismes de gestion, qui prétend avoir mis tous les moyens humains, techniques et financiers à la disposition de sa filiale, qui a eu en plus à bénéficier des exonérations fiscales, peut-elle justifier l’état financier actuel de sa filiale, jusqu’à confirmer que la valeur intrinsèque de cette dernière soit nulle ?
"TOLERANCE ZERO" POUR LES INSTIGATEURS DE LA HAINE ETHNIQUE
Katanga : les commanditaires arrêtés !
* MM. Ngube Ngube et Muleka Muana Bute pour les Balubakat, et Mwewa Lunda
et Muleka Musonda pour les Simpya Luanzo seront devant les juges
Les vieux démons du tribalisme reviennent au galop au Katanga. Des acteurs politiques ou sociaux ont ressuscité le discours ethnique à des fins de repositionnement. A Lubumbashi, des tracts d’une bassesse innouie ont inondé la ville. Des jeunes Balubakat et Sempya ont été à la pointe de cette campagne de haine ethnique d’un autre âge. De bien mauvais augure pour le découpage territorial à venir.
Le gouvernement de la République annonce l’arrestation de quatre personnalités impliquées dans une campagne d’incitation à la haine ethnique à la faveur du débat sur la décentralisation dans la province du Katanga. C’est du moins ce qu’indique une déclaration signée par le ministre de la Communication et des Médias et Porte-parole de l’Exécutif central, Lambert Mende Omalanga, nous parvenue hier soir à la rédaction.
La même déclaration du Gouvernement souligne que les services du ministère de l’Intérieur ont interpellé quatre personnalités à la suite des propos et comportements tendant à inciter ou à promouvoir l’incitation à la haine tribale dans la province cuprifère et dans le pays. Il s’agit, explique le document signé par le Porte-parole du Gouvernement, de Me Ngube Ngube et Muleka Muana Bute de la communauté Balubakat, ainsi que de MM Mwewa Lunda et Muleka Musonda de la communauté Simpya Luanzo qui seront déférés devant les instances judiciaires. La déclaration souligne clairement que le ministère de la Communication et des Médias a été instruit par le Gouvernement pour prendre toute mesure conservatoire à l’encontre de toute entreprise de média qui prêterait ses ondes ou ses colonnes à ce type de campagne d’un autre âge.
La population de Dungu invitée au calme
Dans la déclaration, le Gouvernement de la République aborde également la situation sécuritaire à Dungu dans la Province Orientale. « Suite au communiqué de la Société civile de Dungu, faisant état d’exactions commises par quelques militaires des Fardc contre des civils, le Gouvernement qui prend très au sérieux ces dénonciations a d’ores et déjà diligenté une enquête pour tirer au clair les faits portés à sa connaissance », explique le ministre Lambert Mende avant de faire savoir que le Gouvernement promet des sanctions exemplaires à l’endroit de tout militaire qui se sera écarté de son devoir.
Tout en gardant un œil vigilent sur le territoire de Dungu et sur toute la province, poursuit la déclaration, l’Exécutif central rassure la population de cette cité que cette partie du territoire national n’est pas abandonnée à son sort. Le gouvernement précise que tous les militaires des FARDC relevés de Dungu pour d’autres affectations ont été bel et bien remplacés par d’autres dans le respect des règlements militaires. Dorian KISIMBA
Lubumbashi : Kyungu appelle à l'unité des Katangais
Le président de l'assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a déclaré que l'heure n'est plus à la distraction des fils et filles de la province du Katanga par les divisions tribales. Il l'a dit hier lundi à l'issue de l'audience que lui a accordée le gouverneur Moïse Katumbi Chapwe.
Le président de l'organe délibérant de la province minière du Katanga revient des soins en Afrique du Sud. Il s'est dit choqué par les correspondances de jeunes, des communautés Balubakat et Sempya qui entretiennent un climat d'antagonisme et menaçant ainsi la paix sociale dans la province.
Les deux parties doivent enterrer la hache de guerre. Il estime que ces divisions sont une distraction que les " Katangais doivent banaliser et minimiser ". " Ils (Katangais) doivent soutenir leurs élus pour qu'ensemble nous puissions sortir de l'ornière, pour que nous puissions nous développer ", a-t-il déclaré. FDA/RO
La Miba attend les fonds alloués par le Gouvernement central
Au cours de son dernier conseil des ministres, le gouvernement central a déclaré continuer la prise en charge des rémunérations du personnel de la Minière de Bakwanga (Miba). Le gouvernement finalise aussi de rassembler le financement pour la relance des autres activités prévues pour fin janvier - début février. Cette entreprise attend, depuis 7 mois, 20 millions de dollars promis par le gouvernement et ils pourraient être décaissés cette année avec la promulgation du budget de l’exercice 2010.
Les agents continuent d'attendre l'argent promis pour la relance de la Minière de Bakwanga (Miba). Selon la Miba, les priorités pour atteindre l'objectif de ce plan de relance qui est de 18 mois, sont déjà connues.
La grande partie du montant attendu devrait couvrir les charges d'exploitation et la réhabilitation de l'outil de production. Mais une autre somme de 2 500 000 dollars devrait servir à certifier les réserves minières. C'est d'ailleurs ce qu'attend tout investisseur chez qui la Miba va solliciter les financements. "Le ministre du Portefeuille m'a communiqué que le montant de 20 millions USD sont déjà mobilisés dans les caisses de l'Etat. Il est question maintenant, avec le ministre des Finances et celui du Budget, de déterminer le décaissement", a indiqué, dimanche, le gouverneur du Kasaï oriental, Ngoyi Kasanji. C'est une bonne nouvelle pour cette province, a-t-il ajouté ; précisant que cela entre dans le cadre des promesses que le chef de l'Etat avait faites, lors de son dernier séjour à Mbuji-Mayi, concernant la réhabilitation des infrastructures.
Mais la relance de la Miba va au-delà de 20 millions de dollars, elle exige dix fois plus d'argent, selon la Sibeka, actionnaire qui détient 20% dans l'entreprise. Ceci, dans le sens que la Miba a beaucoup de dettes vis-à-vis de plusieurs partenaires et fait face à plusieurs mois, si pas des années de non-paiement de ses agents. Même décaissé, une revue de la gestion de la Miba s'impose encore. La Sibeka souhaiterait que l'entreprise soit gérée réellement comme une entreprise privée plutôt qu'avec une main mise très visible de l'Etat.
Le plaidoyer de Bernard Kouchner pour la MONUC
Lors de son séjour kinois la semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait fait un vif plaidoyer pour la poursuite de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC). Il estimait, en effet, que la situation de sécurité précaire de la RDC nécessitait un accompagnement de la mission onusienne sur la voie de la consolidation de la paix. " C'est au Président Kabila de travailler ensemble avec d'autres pays, peut-être, à une résolution dans l'avenir et de préciser le rôle de la Monuc et le rôle respectif de l'esprit des Nations unies et de la sécurité seulement par rapport à un développement qui serait beaucoup plus proche de la population au fur et à mesure que les choses s'arrangeront ", a déclaré Kouchner qui a souligné qu' "'entre ma dernière mission à Goma - il y a un an exactement - la situation qui a été décrite par les gens qu'on a rencontrés de la Monuc (Général Gay avec Alain Doss) ça va mieux."
Dans une interview qu'il avait accordée à radiookapi.net et que nous reprenons ci-dessous, le chef de la diplomatie belge a déclaré, par ailleurs, avoir eu des entretiens avec les officiels congolais sur plusieurs sujets, notamment le rétablissement les relations diplomatiques entre la RDC et le Rwanda et l'état de la coopération bilatérale entre la France et la RDC, tout en reconnaissant la réticence des investisseurs français à vernir au Congo.
Radiookapi.net : dans quel contexte placez-vous votre visite en RDC ?
Bernard Kouchner : entre la France et la République démocratique du Congo, il y a des contacts très fréquents. Et donc, (elle s'inscrit) dans le contexte d'une visite en Afrique, qui comportait - vous le savez - le rétablissement des relations diplomatiques avec le Rwanda. (Le rétablissement de ces) relations diplomatiques a été décidé par les présidents Sarkozy et Kagame. Et en parlant avec le président Kagame hier(jeudi), nous avons évidemment parlé de la situation dans l'Est (de la RDC), mais aussi dans tout le pays sur le plan humanitaire et du développement économique. Nous avons parlé de l'attitude du FMI. Nous avons parlé de la façon dont les relations bilatérales - en ce qui concerne la population, le développement et les activités sociales - pourraient, dans l'Est et partout (au Congo), prendre une autre ampleur.
Radiookapi.net : à propos de l'insécurité dans l'Est, la question des FDLR figure parmi les questions qui refroidissent aujourd'hui les relations entre les deux pays. Avez-vous abordé cette question avec les autorités rwandaises ?
BK : Bien sûr ! Nous avons abordé cette question. Vous savez, nous avons salué, comme un geste politique important, le rapprochement entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. La décision de présidents Kabila et Kagame de joindre leurs efforts, pas seulement à propos des FDLR, mais à plus long terme : que les deux armées, la formation, le respect des droits de l'Homme soient assurés et surtout, permettez-moi de signaler que la population elle-même à l'est -en particulier les femmes - soufre terriblement. Ce n'est pas encore fini. Il faut que les efforts soient faits pour que les efforts internationaux - la Monuc en réalité - soient mieux adaptés à ce terrain très difficile et ces années de souffrance qui demeurent la vie quotidienne et, je le répète, en particulier des femmes.
Radiookapi.net : lors de la dernière visite en RDC du Président de la République française, Nicolas Sarkozy, le Congo avait signé un certain nombre d'accords avec la France. D'après vos évaluations, où en est-on ?
"BK : Non ! On a évalué à un niveau qui me semble insuffisant de réalisation et d'investissement. Et je crois que la visite du Président Sarkozy et celle de Madame Lagarde, en particulier, ont permis de grands espoirs. Mais, vous devez comprendre : (NDLR : le Congo) est un pays gigantesque et très important. Il est situé, évidemment, dans un endroit déterminant ; mais aussi, il est différent, immense. Et donc, il faut que les investissements soient situés dans une perspective pacifique. S'il y a des troubles, ça ralentit les investissements ; mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas. Nous n'avons pas fait de bilan exact, arithmétique. Mais sentimentalement et politiquement, nous sommes très proches.
Radiookapi.net : vous avez eu aussi à rencontrer le ministre congolais de la Coopération internationale. De quoi était-il question ?
"BK : ces échanges ont été d'abord amicaux et respectueux du développement de ce pays et des progrès accomplis par la République démocratique du Congo. Ils ont été très engageants par rapport à l'avenir dans un certain nombre de domaines (…), mais dans le domaine très particulier de la coopération en matière d'investissements, en matière de développement économique avec un certain nombre - pas assez grand - d'entreprises qui ont pris contacts avec ce pays et qui sont encouragés à poursuivre. Même si, parfois, il y a des obstacles. La visite du Président Sarkozy, il y a quelques mois, celle de Madame Lagarde, le ministre (français) des Finances en même temps et les perspectives qu'ils ont évoquées nous encouragent dans ce sens, dans un certain nombre de domaines où nous faisons avancer les projets communs. C'est un grand pays, non seulement par sa taille, mais par son importance politique, économique et humain qu'il développe. Et puis, vous le savez, c'est peut être le premier pays en matière de la Francophonie : il semblerait que la population de la République démocratique du Congo ait dépassé celle de la France, donc, c'est le premier pays francophone.
Radiookapi.net : Votre dernier tête-à-tête, c'était avec le Président Kabila. Quels sont les sujets que vous avez abordés avec ce dernier ?
"BK : nous avons parlé de projets d'investissement, de la visite de Madame Idrac avec un nombre important d'investisseurs français au mois de février. Puisqu'on peut regretter qu'il n'y ait pas assez de détermination des investisseurs français en RDC. Mais, il ne faut pas exagérer, il y a aussi des succès. Nous avons aussi parlé de l'Est du pays, de la présence de la Monuc, du désir de voir l'aide de la communauté internationale se porter encore plus sur la population. Nous avons ensuite parlé de la façon dont pourrait participer à cette approche différente de population de l'Est, une aide française et même une participation française. Il ne s'agit pas seulement d'une aide, mais de projets communs.
Radiookapi.net : parlons de la Monuc, maintenant. Quelle lecture faites-vous, après votre entretien avec le chef de l'Etat?
"BK : nous en avons parlé. Mais, c'est au Président Kabila de travailler ensemble avec d'autres pays, peut-être, à une résolution dans l'avenir et de préciser le rôle de la Monuc et le rôle respectif de l'esprit des Nations unies et de la sécurité seulement par rapport à un développement qui serait beaucoup plus proche de la population au fur et à mesure que les choses s'arrangeront. Mois, j'ai noté, pour avoir un peu l'habitude des missions de la paix, qu'entre ma dernière mission à Goma - il y a un an exactement - la situation qui a été décrite par les gens qu'on a rencontrés de la Monuc (Général Gay avec Alain Doss) ça va mieux. Et donc, il faut étaler dans le temps. C'est ce que le Président Kabila s'apprête à faire. Je ne veux pas prendre la parole à sa place. Ce n'est pas du tout un rejet de la Monuc : 'Nations unies partez !' Pas du tout ! Au contraire, il faut que l'évolution se fasse. Et moi, je suis d'accord avec ça. Il ne faut pas chasser la Monuc. Il faut que (son retrait) soit modulé dans le temps en fonction des résultas et peut-être même de l'étendue du territoire. Et nous avons parlé, par exemple du rôle de la Monuc dans la province de l'Equateur. Il veut qu'elle soit en accord avec les succès obtenus : quelque chose qui soit par exemple plus économique, plus humain que simplement sécuritaire.
SEMINAIRE SUR L'ARRETE DES COMPTES 2009
Le CPCC fixe les comptables sur les innovations en matière de comptabilité
Le Conseil permanent de la comptabilité au Congo (CPCC), sous la direction de son secrétaire général, André Foko Tomena, organise, du 11 au 15 janvier 2010 au Centre d’études pour l’action sociale (Cepas), un séminaire sur l’arrêté des comptes 2009. Cette rencontre vise à partager avec les professionnels du chiffre des nouveautés et autres innovations intervenues au cours de l’année 2009 en matière de comptabilité qui constituent l’épicentre du métier.
Au-delà d’un simple rituel, ce séminaire sur l’arrêté des comptes 2009 intervient à un moment crucial de l’évolution économique et juridique de la RDC, notamment, avec sa perspective de l’adhésion à l’OHADA. Cette rencontre représente également une tribune d’échange d’expériences et surtout une occasion de parfaire et de renouveler dans la sérénité les connaissances comptables des entreprises congolaises.
L’arrêté des comptes annuels constitue pour tous les professionnels de la comptabilité le point culminant des opérations de l’exercice comptables et exige des entreprises la maîtrise des techniques comptables, des informations juridiques et fiscales à jour. Ceci, afin de produire des états financiers fiables, réguliers et sincères. Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du renforcement continu des capacités en matière de comptabilité et ses branches connexes.
En effet, en dépit de la période difficile pendant laquelle se tiennent ces assises, les objectifs généraux au séminaire sur l’arrêté des comptes se singularisent par le traitement de certaines questions spécifiques liées à la perspective de la mutation du système comptable général congolais et à la transformation des entreprises publiques. Pour l’essentiel, ce séminaire va permettre de clôturer les comptes de l’exercice comptable 2009 et présenter les tableaux de synthèse dans le strict respect du référentiel comptable congolais.
Pour atteindre ces objectifs, les experts du CPCC abordent au cours de ce séminaire des thèmes ci-après : les nouveautés comptables et fiscales ; les méthodes d’évaluation des entreprises ; l’assainissement des comptes ; l’organisation des travaux de clôture et de rappel des écritures comptables…
Ces différents thèmes sont illustrés par des cas d’application et une large part est réservée aux échanges et aux débats entre animateurs et séminaristes pour une meilleure compréhension.
Parallèlement au calendrier fixé initialement par le CPCC pour la convergence du référentiel comptable national vers les normes comptables internationales à l’horizon 2011, le gouvernement de la RDC a, au cours de sa réunion du 04 août 2009, approuvé le projet de loi relative à l’adhésion du pays au traité de l’OHADA. Ce projet de loi a été adopté par le Parlement et n’attend plus que sa promulgation par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange.
De même qu’avec le soutien de la Banque mondiale, le Gouvernement de la RDC a autorisé l’Etude Rosc portant sur les pratiques en matière de comptabilité et d’audit en RDC, étude dont le CPCC était le point focal désigné par le Gouvernement. Sur le plan international, a indiqué le n°1 du CPCC, si l’adoption des normes comptables internationales IFRS ne pose pas de problème pour les entreprises cotées et celles faisant appel public à l’épargne, force est de reconnaître que la généralisation de ces normes au niveau des comptes individuels et surtout dans les entreprises des pays émergents et sous-équipés suscite des interrogations et quelques inquiétudes. Plus d’un ans après les assises de Kinshasa sur les IFRS nous pouvons retenir que l’état d’avancement du processus de la réforme du système comptable national est au beau fixe.
Les réponses à toutes les interrogations seront données au cours de ce séminaire, d’autant plus que les entreprises publiques sont en pleine phase de transformation en sociétés commerciales pour les unes et en établissements et services publics pour les autres.
Le respect du calendrier arrêté par le CPCC pour la réalisation de cet important chantier lié à l’adoption des normes IFRS est conditionné par la mobilisation des moyens financiers tant auprès du gouvernement que des bailleurs de fonds bi et multilatéraux. A ce sujet, il est important de noter que la Banque mondiale a décidé d’accompagner la RDC à travers son programme « Rosc » dans la mise en œuvre et le financement de toutes les réformes visant à doter le pays d’un référentiel comptable compatible avec les IFRS et d’un ordre professionnel de la comptabilité.
La méthodologie d’échange qui sera d’usage tout au long de ce séminaire comprendra, comme à l’accoutumée, la projection des transparents spécialement préparés pour chaque exposé qui résument l’essentiel du thème.
Dans l’animation des thèmes liés à la fiscalité, le CPCC bénéficie du précieux concours de deux inspecteurs de la Direction générale des impôts (DGI) et d’un invité spécial en la personne de Me Gustave Luzolo, fiscaliste et avocat au barreau de Bruxelles, qui va plancher sur les aspects fiscaux. Simard Simon TSOUMBOU
Plus de 70% des textes de lois débattus en 2009 à l'Assemblée nationale
Plus de soixante dix pourcent (70%) des textes de loi ont été débattus en 2009 à l'Assemblée nationale, prix du nouveau rythme de travail auquel sont soumis les élus du peuple et l'assiduité imprimés par le nouveau président de cette institution, Evariste Boshab. Elu en 2009 avec une très large majorité, le successeur de Vital Kamerhe a pris en mains les rennes du pouvoir, en imprimant un nouveau rythme de travail qui n'a pas tardé à porter des fruits. Dans l'ensemble, les trois rôles dévolus à l'Assemblée nationale ont été remplis avec brio, à savoir la production législative, le contrôle parlementaire et la diplomatie parlementaire.
Si la ratification a été réelle et générale sur le bilan de la production législative, des actions importantes en matière de contrôle parlementaire ont été menées. Outre la loi des finances et le budget de l'Etat pour l'exercice 2010, les députés ont pu voter d'autres textes de loi sensibles comme celle relative à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tout comme des textes relatifs à la décentralisation territoriale, à l'armée, à la police et une série d'autres. Plusieurs textes de loi ont fait l'objet d'une harmonisation avec le Sénat pour avoir un texte en des termes identiques. Sur le plan du contrôle parlementaire, l'Assemblée nationale a initié au cours de deux dernières sessions de 2009, plusieurs missions de contrôle dont six ont été très importantes et les conclusions ont fait l'objet des recommandations au gouvernement.
Des membres du gouvernement ont été interpellés pour justifier leurs gestions devant les élus. Des motions contre le Premier ministre ont été débattues en plénière, quelques élus accusant le gouvernement d'immobilisme et appelant à la destitution du Premier ministre.
Dans ce chapitre, il faut noter que l'Assemblée nationale se plaint toujours du classement sans suite de l'ensemble des recommandations soumises au gouvernement, bloquant ainsi toute possibilité de sanctionner ceux qui sont accusés de mauvaise gestion. En ce qui concerne la diplomatie parlementaire, la moisson a été abondante. Le président de l'Assemblée nationale a entrepris des missions de contacts à l'étranger en vue de tisser et de raffermir les relations avec les parlementaires des pays amis. France, Libye, Chine ont été visités dans ce contexte.
Sur le plan intérieur, il a été successivement à Goma, Bukavu, Idiofa, Mbuji-Mayi et Kananga. Ces visites lui ont permis de palper du doigt les réalités de ces entités. De manière générale, le bilan de l'an 2009 à l'Assemblée nationale a été positif. Les enquêtes ci-après ont été très sensibles, à savoir la situation à la SNCC à Kinshasa, au Katanga, au Kasaï Oriental, au Kasaï Occidental, au Maniema et dans la province Orientale. On relève aussi la situation à la pépinière de Kinshasa, la situation des passeports biométriques, le test d'admission à l'UNIKIN et des enquêtes menées lors de la 54ème session du comité exécutif de l'UPA. ACP/FDA
GOUVERNEMENT INCOMPLET, REMANIEMENT TOUJOURS ATTENDU, BUDGET RENVOYE, DEMOTIVATION ...
La RDC bloquée !
* Désormais, tous les regards sont tournés vers Joseph Kabila de qui on attend un signal fort pour «l’année du social»
L’an 2010, déclaré année du social, risque de rater le coche si des précautions ne sont pas prises à temps en vue de donner déjà l’impulsion nécessaire pour atteindre les objectifs assignés. Bon nombre d’observateurs parient sur cette thèse au regard du tableau qui s’affiche telle une lampe rouge qui indique que la voiture roule avec un réservoir en réserve. Face à cette alerte, pour éviter une panne sèche, il est généralement conseillé de s’arrêter à la première station service qui se présente pour s’approvisionner en carburant. Désormais, tous les regards sont rivés vers Joseph Kabila.
A quand donc le remaniement du Gouvernement central? Apparemment, cette question, plus on se la pose, plus on retarde l’échéance. A cette allure, la Rdc risque de rater l’opportunité qui se présente actuellement avec tous les postes visiblement vacants au sein de l’Exécutif national. Que des départs depuis un bon bout de temps là où plus d’un Congolais attend, il y a des mois que cela dure, le remaniement annoncé en son temps. Ce retard a pour effet, de démobiliser certains ministres qui se trouvent désormais, sur le qui-vive. Mais, à première vue, l’attente se poursuivrait encore et le remaniement réputé imminent du Gouvernement tenterait de contourner l’opportunité qui se présente à la RDC en vue de réussir le décollage d’une année dite du social.
LA RDC PARALYSEE
Le tableau qu’affiche présentement la RDC est loin de garantir le décollage souhaité de l’année 2010 voulue du social, constatent certains observateurs qui n’hésitent pas à parler de paralysie. Au sein du Gouvernement central, déjà amputé de plusieurs membre, la démotivation se lit sur les visages de plusieurs ministres. Des chefs de partis n’entendent pas céder leurs fauteuils, même pour aller préparer la campagne des élections de 2011. Certains ministres, craignant de figurer en bonne place sur la liste des partants n’auraient plus le coeur à l’ouvrage et il s’agirait de prendre des dispositions nécessaires pour gérer la traversée du désert qui se présente généralement aux politiciens congolais dès qu’ils quittent les postes ministériels. Du côté des partenaires, les ministres actuels devant affronter la dure épreuve du remaniement, on se réserve en attendant d’avoir des assurances.
Au même moment, la RDC navigue à vue parce que le budget voté au Parlement a été renvoyé par le chef de l’Etat au motif que le personnel politique se serait fait la part belle en foulant aux pieds l’aspect social collé à l’an 2010. Il faudra encore attendre la session extraordinaire du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) pour connaître des ajustements qui seront apportés au budget national. Pourtant, pour le même budget, les fondamentaux sont connus et il ne sera question que d’affecter certaines dépenses en fonction des priorités fixées par le chef de l’Etat. Ce qui, logiquement, ne devrait pas gêner le remaniement du Gouvernement. Le long suspense entretenu commence même à être mis à contribution par les partisans d’un bouleversement jugé total au sein de l’Exécutif congolais.
LES ETATS-MAJORS POLITIQUES
DEJA EN EBULLITION PENDANT QUE LES REGARDS SE TOURNENT DEJA VERS JOSEPH KABILA
Les différents états-majors politiques, pendant ce temps, sont véritablement en ébullition et tous les coups semblent permis pour déblayer le terrain dans l’intention manifeste de tirer profit du remaniement en gestation. Question de prendre place à bord du train et de saisir l’occasion pour préparer les prochaines échéances électorales. La diabolisation et d’autres stratégies de disqualification politique sont mises à contribution pour goûter aux délices du pouvoir. Certains députés nationaux mettent la main à la pâte parce qu’apparemment fatigués de légiférer pendant que les ministres se la coulent généralement douce, estiment-ils. La bataille est ainsi ouverte. Car, c’est ce genre de tableau qu’adorent les infatigables chasseurs des postes. Et toute paralysie en la matière permet de manoeuvrer pour se taper une place de choix et ainsi goûter aux honneurs.
Bref, le tableau actuel n’est pas de nature à apaiser les esprits. Du coup, tous les regards sont tournés vers le président Joseph Kabila dont attend un signal fort pour l’année du social. Or, pour atteindre cet objectif, il importe de passer rapidement à l’essentiel et non de compter sur une certaine élasticité du temps, le remaniement est donc une nécessité ! De la même manière que l’actuelle mandature amorce déjà son dernier virage, alors que l’on croirait que c’est à peine qu’elle venait de commencer, l’an 2010 risque de ne pas tergiverser pour, en fin de compte, surprendre les Congolais en opérant sa descente. «Racheter le temps, les jours sont mauvais», conseille-t-on comme pour dire que pour ne pas regretter le passé, il faut émerveiller le présent. Il revient donc au Raïs d’apporter une nouvelle impulsion à la machine. M. M.
Affaire De Gucht : le député national Tshibangu Kalala redoute un piège
Ce qu'il convient d'appeler " Affaire De Gucht " continue à alimenter la chronique. Des acteurs politiques congolais commentent, chacun selon les convictions de son obédience, la décision des autorités congolaises de refuser le visa à M. Karel De Gucht pour ses propos jugés indélicats. C'est de la sorte que certains estiment que le Gouvernement congolais serait tombé dans le piège de la déclaration du commissaire européen au Développement .
C'est le cas du député national Tshibangu Kalala, membre de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP), cité par radiookapi.net. Sans y aller par quatre chemins, Tshibangu Kalala indique : " Je trouve qu'on est allé trop loin. Ça ne sert à rien, là on tombe dans un piège ". Car, se défend-t-il, on ne peut pas, en même temps, vouloir coopérer avec un pays et refuser à son ministre .... le visa d'entrée sur le territoire national. Le député de l'AMP d'enfoncer le clou : "Si vous dites que Karel De Gucht ne peut pas venir au Congo, mais c'est votre interlocuteur privilégié pour collaborer et coopérer avec l'Union européenne ". Pour Tshibangu Kalala, le Gouvernement de la Rdc aurait pu, au contraire, adopter une autre attitude : «S'il veut venir ici, qu'il vienne, et qu'on lui dise : Monsieur, vous venez faire quoi ici parce que nous sommes des incompétents ?. Donc, il y avait moyen de faire autrement les choses. C'est l'Union européenne qui nous intéresse, et pas Karel De Gucht. Il ne fallait pas tomber dans ce piège là".
Un autre député national, cette fois-ci de l'opposition, apporte aussi sa contribution. Jean-Claude Vuemba estime, lui, que dans cette affaire, c'est le peuple congolais qui est perdant. " Dans cette affaire, qui gagne et qui perd ? Le Congo a énormément besoin de l'Union européenne, surtout de son commissaire au Développement qui a plus de 200 millions de dollars pour le peuple congolais ", souligne-t-il avant de conclure qu'à tous les différends que la RDC a toujours eus avec la Belgique, c'est le Congo qui a toujours perdu, " même à l'époque du grand maréchal." FDA
EN PREVISION DE PROCHAINES ELECTIONS
L'UPC de Thomas Lubanga initie une coalition d'anciennes milices à Bunia
A l'Union des patriotes congolais, parti politique cher à Thomas Lubanga encore en séjour à La Haye, l'heure est déjà à la préparation des prochaines élections. A partir de l'Ituri, au cours d'une conférence de presse organisée pour la circonstance, John Tianzabo, président ad interim de l'Upc, a lancé un appel aux anciennes milices locales, des formations politiques aujourd'hui, pour la formation d'une coalition politique, à en croire radiookapi.net
Au cours de cette conférence de presse tenue lundi dernier, John Tinanzabo a clairement indiqué que c'est en prévision des élections prochaines que son parti lance cette initiative. Au nombre des partis politiques ciblés, l'on cite le Front des Nationalistes et Intégrationnistes (FNI) et le Parti pour l'Unité et la Sauvegarde de l'Intégrité du Congo, (PUSIC).
Très concrètement, l'Union des patriotes congolais vise une coalition politique dans le but de remporter les prochaines élections. Pour John Tinanzabo, pourrait avoir l'avantage de " présenter l'Ituri comme une famille politique capable d'imposer démocratiquement ses desiderata ".
En réaction à cet appel, le président du FNI, Joseph Désiré Tchura, reconnaît que " l'initiative n'est pas mauvaise", mais il déplore, cependant, le fait que " le président a.i de l'UPC l'ait médiatisée avant d'engager un seul contact dans ce sens avec son parti politique ". FDA
HERITIER DU COMBAT POLITIQUE DE PATRICE ELERY LUMUMBA
Antoine Gizenga à l’honneur demain à l’Académie des Beaux arts
Le Bureau d’actions et d’éveil culturels à l’éducation nationale (BAC) organise demain jeudi, le 14 janvier dans la salle de promotion de l’Académie des beaux arts (ABA) à Kinshasa-Gombe, une Conférence sur le livre « Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de Patrice Lumumba », de Jean Mpisi. Présidée par Jean-Marie Ntantu Mey, président du Bac, la conférence connaîtra la participation d’autres intervenants, dont le Pr Mathias Bwabwa wa Kayembe, président de l’Union des écrivains du Congo.
Selon un document déposé hier à nos bureaux, cette conférence s’inscrit dans la logique du triple anniversaire que le pays s’apprête à commémorer au courant de cette année 2010. Il s’agit, à titre de rappel, de la célébration du Cinquantenaire (le 30 juin), le 49ème anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Patrice Emery Lumumba (le 17 janvier) et le 9ème anniversaire de l’assassinat (le 16 janvier) du Président Laurent-Désiré Kabila.
Le livre, comme le révèle son intitulé, retrace le combat politique du patriarche Antoine Gizenga, Chef du Parti Lumumbiste unifié (PALU). Plus qu’une production littéraire, « Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de Lumumba » est une véritable mine d’or pour des chercheurs présents et futurs de l’histoire infalsifiable de la RD Congo. Ouvrage de grande facture, l’œuvre de Jean Mpisi a bénéficié de la touche particulière du Pr Elikya Mbokolo qui a préfacé le livre. L’apport de cet historien, l’une de grandes figures du monde scientifique de la RD Congo, a conféré à l’ouvrage toute son autorité.
En effet, Patrice Emery Lumumba mort, a engendré beaucoup d’autres Lumumba idéologiques. Mais la vraie question est de savoir combien de ces Lumumbistes demeurent encore fidèles à l’idéal de la lutte de Patrice Emery Lumumba. A cette question, nombre d’analystes politiques s’accordent sur le fait que le « lumumbisme », plus qu’un courant idéologique, est devenu un fond de marketing politique pour de fauves en peau de brebis. Objectif, se taper une certaine popularité et participer au pouvoir. Sorti du lot, le secrétaire général du PALU qui s’est fait remarquer par la constance à son idéologie lumumbiste, teintée de nationalisme. Plus de trois décennies, le leader du Palu a fait preuve de résistance ; de fidélité à son combat en dépit des sollicitudes d’un régime avec lequel il n’avait guère partagé la même vision de la gestion de la Res-publica.
En organisant la conférence d demain, le Bac entend rester fidèle à sa raison sociale. Parmi les objectifs qu’il poursuit, le Bac assure la promotion des produits culturels, facilite l’organisation des conférences et autres rencontres à la demande des tiers suivant des conditions à convenir.
Crée en octobre 1989, le Bac compte plusieurs réalisations à son actif. Il s’agit, entre autres, des « hommages, pendant quatre ans successifs, depuis 1996, à feu Norbert Mikanza Mobyem », « hommages depuis 1999, à Antoine Roger Bolamba » ; « Hommages à M. André Lufwa Mawidi(sculpteur du grand batteur de tam-tam de la Fikin), « hommages, trois fois consécutives, depuis le 14 juin 1999, au regretté Cardinal Joseph Albert Malula ».
Laurel KANKOLE
Ne Muanda Nsemi juge négatif le bilan de 50 ans d’indépendance de la RDC
A l’occasion de l’anniversaire du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC, Ne Muanda Nsemi, député national et président national du parti panafricaniste d’avant-garde Bundu dia Mayala (BDM), a pris un engagement de tenir une série de conférences de presse pour tenir le peuple congolais en haleine. C’est ce qui justifie la Conférence de presse qu’il a animée hier, mardi 12 janvier 2010 dans sa résidence à Macampagne.
Au cours de cette rencontre avec la presse, l’élu de Luozi a fait la rétrospective, en décriant les différentes failles et dérapages qui ont caractérisé ces 50 ans de l’indépendance de l’homme politique actuel.
«Ce début du mois de janvier 2010, nous sommes à l’orée d’une année jubilaire», a déclaré cet homme politique. En effet, le pays fêtera le 30 juin prochain 50 ans d’âge depuis son accession à indépendance le 30 juin 1960. Selon l’enfant terrible de Luozi, célébrer un tel jubilé d’or, revient à trois choses majeures à savoir : d’abord rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus, ensuite évaluer ; c’est-à-dire mettre en lumière les acquis de ces 50 ans d’indépendance, mais aussi faire, sans faux fuyants une autopsie de tout dérapage et toute négligence qui ont porté atteinte à la bonne marche du pays. Enfin, planifier et définir de nouveaux comportements à adopter et élaborer des nouveaux projets de société pour un avenir meilleur pour tous. Car, la richesse d’un pays, c’est tout d’abord et surtout son potentiel humain. La diversité culturelle de la RDC est impressionnante, a reconnu le n°1 de BDM.
En dépit de pesanteurs qui retardent encore l’essor d’un Congo fort et prospère au cœur de l’Afrique, certains fils et certaines filles ont été au-dessus du lot dans l’effort de bâtir un pays digne de ce nom. Rendre grâce, c’est aussi rendre un vibrant hommage à nos héros et martyrs de la liberté, de la justice et de la paix. La liste de ces héros est longue. D’où, il a cité Joseph Kasa-Vubu, Patrice Lumumba, Marie Clémentine Anuarite Nengapeta, Isidore Bakanja, Simon Kimbangu… ainsi qu’a-t-il indiqué, pour la richesse de la diversité ethnique et culturelle du pays et pour tous ces congolais et toutes ces congolaises, connus et anonymes, morts ou encore en vie, qui ont donné ou donnent encore de leur vie et de leur sang pour la cause du Congo, il convient également de rendre grâce.
Cependant, après 50 ans d’indépendance, il est de bon aloi a estimé Ne Muanda Nsemi de jeter un regard rétrospectif et critique sur les différentes réalisations individuelles et collectives. Ce, depuis le jour sacré du 30 juin 1960 à nos jours. C’est cet exercice qu’il nous convie à faire individuellement et collectivement, tout au long de cette année jubilaire, sans atermoiements ni tergiversations. Car, toute complaisance et tout recours aux subterfuges en vue d’exonérer, sans procès, le passé ne pourront que jeter l’opprobre sur les 50 années à venir.
D’après l’instructeur Kongo, en 1921, le prophète Simon Kimbangu prophétisa l’indépendance prochaine du Congo belge, de l’Afrique et des pays colonisés du monde. A partir de 1954, sous la conduite des leaders de l’Association des Bakongo (Abako), présidée par Joseph Kasa-Vubu, les Bakongo se lancèrent dans la phase décisive pour l’indépendance du Congo.
Les colonialistes se lancèrent dans une vaste opération de manipulation des leaders de certaines ethnies du Congo-belge, qu’ils dressèrent contre les Bakongo, afin de faire capoter l’avènement de l’indépendance. Lorsque les colonialistes se rendirent compte que l’indépendance du Congo était inévitable, ils se mirent à manipuler certains leaders congolais, afin qu’ils puissent se disputer le fruit du travail effectué par les Bakongo et ainsi chercher à voler la victoire du peuple Kongo.
Les colonialistes avaient beau diaboliser Simon Kimbangu, Kasa-Vubu et les Bakongo, mais peine perdue. Car, dans leur for intérieur, les vieillards de toutes les ethnies du Congo-belge savaient que l’indépendance du Congo était essentiellement due à une forte impulsion donnée par Simon Kimbangu et Kasa-Vubu.
A en croire Ne Muanda Nsemi, lorsque deux ethnies étaient en conflit, pour leur réconciliation, elles s’adressaient non pas à Lumumba, ni à Bolikango, mais plutôt à Joseph Kasa-Vubu. Il a également fait savoir que cinquante années après l’indépendance du Congo, les Bakongo sont toujours victimes de l’intoxication que les colonialistes avaient inoculée dans les cœurs de membres de certaines ethnies congolaises, à qui les Bakongo n’ont pourtant jamais fait mal. Voilà pourquoi, jusqu’à ce jour, tout régime placé au pouvoir par Nakiasuama s’acharne à combattre la culture Kongo, en l’occurrence Bundu dia Kongo, à commettre les injustices envers les Bakongo, à brader leur terre.
Pour ce faire, l’élu de Luozi a demandé aux congolais de se réveiller ; car, beaucoup d’entre eux ne savent pas la vraie motivation de celui qui les incitent à haïr les Bakongo qui n’ont rien fait de mal. Car celui qui sème la haine, récoltera la haine, a-t-il ajouté. Selon lui, la haine entre différentes ethnies de la RDC, ne cimentera jamais l’unité de ce pays. Il a aussi déploré que le monument de Kasa-Vubu soit érigé au rond-point Kimpwanza au lieu que cela soit construit sur un lieu honorifique comme le Boulevard du 30 juin, la Place de la Gare centrale et de la Cour suprême.
Il a aussi saisi cette opportunité pour apprécier la politique de la reconstruction équitable entre le Sud et le Nord du Congo-Brazzaville pratiquée par Sassou. Simard Simon TSOUMBOU
Ocha déplore le taux alarmant de mortalité infantile qui s’élève à 12% à Dongo
La situation dans le District du Sud-Ubangi, dans la province de l’Equateur, reste préoccupante malgré l’annonce de la reprise de la localité de Dongo par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) le 13 décembre dernier. Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont déplacées internes et d’autres dizaines de milliers se retrouvent réfugiées en République Centrafricaine et en République du Congo, à en croire la dernière mission inter agence qui a réévalué la situation humanitaire dans ce district du 21 au 28 décembre 2009.
Selon Ocha, le profil humanitaire dressé par cette mission est très alarmant : le taux de mortalité infantile est de 12%, le taux de malnutrition chronique est 45% (source PRONANUT), le taux de prévalence VIH/Sida est de 5,3% (source PNLS), seulement 27,8% de couverture en eau potable (cluster WASH), 17,5% des ménages sont en insécurité alimentaire sévère et 46% en insécurité alimentaire modérée (source FAO) et, enfin, l’accessibilité physique à la région est juste de l’ordre de 14%.
Tout en notant que la mission inter agence recommande entre autre la finalisation urgente du plan de réponse et le lancement des opérations de l’assistance humanitaire au début de l’année 2010. A en croire la mission, le nombre de personnes déplacées internes estimé à 59 814, pourrait augmenter après consolidation des nouvelles données récoltées. Selon les dernières statistiques du Ministère de l’Intérieur de la République du Congo (RDC) publiées le 7 décembre, 83 912 Congolais de la RDC se trouvent actuellement en RDC et, selon la communauté humanitaire de la République Centrafricaine, 7 500 Congolais en provenance du territoire de Libenge ont trouvé refuge à Moungoumba.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a effectué des distributions pour les personnes déplacées suite aux violences en Equateur. A ce jour, le PAM a distribué un total de près de 48 tonnes de vivres à 5 739 personnes déplacées dans les localités de Bozene et Boyazala en Equateur. Les rations d’un mois sont composées de maïs, d’huile végétale, de haricots et de sel. Le PAM pourra accroître ses distributions si la situation sécuritaire le permet.
En province du Katanga, une mission inter agence a été organisée par recommandation du Comité Provincial Inter agences au Katanga, dont le but était d’actualiser les données concernant la population déplacée et de faciliter le déploiement prochain de l’assistance humanitaire sur terrain. A entendre Ocha, la mission était composée des partenaires opérationnels du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) notamment ASADHO, AIDES et AHA.
La mission a identifié 2 309 ménages déplacés, composés de 10 875 personnes. Ils proviennent surtout de neuf villages du Sud Kivu et d’un village de Maniema (Lokolo). Les déplacés ont été reçus dans quelques villages katangais. Environ 45% des déplacés vivent dans des ménages d’accueil.
L’actualité au Nord-Kivu est dominée par l’éruption du volcan Nyamulagira depuis la nuit du 1 au 2 janvier. Il s’agit du volcan le moins dangereux pour la ville de Goma, et ses éruptions sont fréquentes (les deux dernières remontent à 2002 et 2006). L’autre volcan, le Nyiragongo, avait dévasté Goma en janvier 2002. La coulée de lave observée est assez importante et menace de couper la route Goma-Sake dans les jours qui suivent. Ocha affirme qu’aucune victime n’est à déplorer. Au nombre des conséquences humanitaires éventuelles nécessitant un suivi régulier de la situation, il y a la pollution de l’eau et de l’air par des particules nocives pouvant entraîner maladies respiratoires et cutanées. Les clusters Santé et Wash font le suivi.
Il y a aussi une possible coupure de l’axe Goma-Sake. Les mesures à prendre dans un tel cas sont actuellement discutées au sein de la cellule de crise qui a été mise sur pied.
La cellule de crise réunit quatre représentants gouvernementaux et six organisations spécialisées.
Les statistiques de la zone de santé de Mutwanga, au Grand Nord, renseignent que 45 cas suspects de choléra, dont trois décès, ont été enregistrés à l’Hôpital général de Mutwanga depuis le déclenchement de cette épidémie, au début du mois de décembre. Médecins sans Frontières-France (MSF-F) organise la prise en charge médicale des patients et Oxfam GB a redéployé ses équipes pour organiser des activités de prévention, à savoir la chloration de l’eau et la sensibilisation communautaire à l’hygiène et l’assainissement. Par ailleurs, les sources de la localité de Bulongo, localité située à 40 km de Beni, informe que cinq cas suspects de choléra ont été reçus dans le centre de santé Kitokoli l. Mathy MUSAU
LE TEMPS EFFACE LES IDEES (Par Marcellin MANDUAKILA)
* Un des piliers du Gouvernement sous Adolphe Muzito, le ministère
du Budget aujourd’hui «dévalué»
A Adolphe Muzito a-t-il emporté le secret de la gestion du ministère du Budget avec lui? Cette question, certains observateurs se la posent depuis que ce département a perdu de toute son attraction d’antan. Car, autrefois, le ministère du Budget semblait égaler celui voisin des Finances et l’architecte du budget national n’avait, en tout cas, rien à envier à l’argentier national.
Ministre du Budget, Adolphe Muzito a su démontrer à quel point il s’agissait d’un méga ministère. Tout comme, côté communication, il n’y avait rien à reprocher à l’ancien patron du Budget du reste promu Premier ministre. Muzito savait démontrer l’importance et la grandeur de ce ministère qui, aujourd’hui, semble être relégué dans les oubliettes du Gouvernement dit de mission.
Car, depuis qu’Adolphe Muzito a quitté ce ministère, le Budget a perdu jusqu’à son aura d’antan. En tout cas, depuis, c’est à peine que l’on se rend compte qu’après Muzito, ce ministère a connu un autre locataire: Michel Lokola. Qu’avait donc Muzito pour réussir à animer le même ministère pendant que son camarade de parti éprouve toutes les peines du monde pour arriver ne fût-ce qu’à la cheville de son prédécesseur? D’ailleurs, de l’avis des observateurs, ce ministère, qui passait pour l’un des piliers du Gouvernement, se serait «dévalué» après le passage d’Adolphe Muzito au point qu’il se trouve des gens pour dire que ce ministère n’existerait plus que de nom ou serait, en tout cas, devenu l’ombre de lui-même.
Même durant l’examen du projet de budget 2010 au Parlement, bon nombre d’observateurs avaient du mal à comprendre qu’en RDC, il existait encore un architecte du budget national sachant faire passer le message en sensibilisant assez de compatriotes sur la qualité du projet déposé et sur les motivations profondes des choix opérés par le Gouvernement. En fait, c’est encore Muzito qui devrait se lancer au front pour convaincre le plus de Congolais et les rallier à la cause nationale. A cette allure, il devient difficile de parier sur la réussite de la mission confiée au Gouvernement central où certains membres paraissent très loin de supporter le rythme imprimé par le Premier ministre Muzito.
Apparemment, on risque de ne pas retenir grand-chose du passage de Michel Lokola, l’actuel ministre du Budget, après avoir eu affaire à de gros calibres qui l’ont précédé au même ministère comme François Muamba Tshishimbi et Adolphe Muzito. Il faut encore prier qu’on ne soit pas emporté avec l’immobilisme que déplore Joseph Kabila à travers des ministres qui se plaisent dans les études ou les conseils d’experts.
* Ces compatriotes généralement à l’aise dans la «victimisation»
Depuis l’indépendance de la RDC, il existe, en tout cas, une race de compatriotes qui ne sont à l’aise que dans la victimisation. Au début, c’était le Premier ministre Patrice Lumumba qui semblait se complaire dans cette position en passant pour celui qui troublait la paix de certains Congolais et aussi des étrangers.
Sous la deuxième République, ce flambeau était surtout tenu par Etienne Tshisekedi qui savait défier le pouvoir de Mobutu en bravant relégation, tortures et toutes sortes d’épreuves. Il se passait difficilement des mois sans qu’il n’expérimente la rigueur de la dictature. Sous la transition mobutienne, Enoch Bavela passait le plus clair de son temps à se martyriser en défiant Mobutu.
Sous M’Zee Laurent-Désiré Kabila, c’était tout un honneur pour les politiciens ayant choisi le camp de l’opposition de se victimiser pour ainsi justifier leur état d’opposants farouches au régime. Ce qui leur a permis de se positionner par rapport à tous les travaux préparatoires du Dialogue intercongolais et même au Dialogue proprement dit au point de se taper des postes durant le régime «1+4». Il fallait, pour ce faire, braver la révolution pardon jusqu’à se retrouver en prison juste pour se crédibiliser et jouer aux martyrs.
Depuis la troisième République, l’honneur revient à Gabriel Mokia qui se sent, apparemment, à l’aise en prison. Une fois sa peine purgée, l’ancien vendeur de café ne rate jamais l’occasion, à travers des émissions télévisées, de se mettre en vedette comme pour justifier sa victimisation. Tous ces compatriotes ne se sentent apparemment à l’aise que dans leur victimisation. Question de pousser le pouvoir à la faute.
POUR AIDER LES CONGOLAIS A SORTIR DE LA PAUVRETE
Le DAAD ouvre à Kinshasa un nouveau cursus d’études pour les experts en micro finance
L’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) ouvre le 15 janvier prochain à Kinshasa un centre d’excellence en micro finance, rapporte un communiqué de presse de l’ambassade d’Allemagne en RDC. La source indique que des étudiants africains y apprendront l’outil servant à l’octroi et à l’administration des petits crédits. De tels microcrédits ont déjà fait leurs preuves dans de nombreux pays comme moyen de sortir de la pauvreté.
Notre source note qu’en Allemagne, il est facile en général d’ouvrir un compte. Ce n’est pas le cas au Congo où il n’existe que quelques banques auxquelles, de surcroît, n’ont accès que les riches. De même, seuls les plus riches ont une chance d’obtenir un emprunt. Pour que les choses changent, le modèle de la micro finance, un instrument confirmé dans le monde entier, est également utilisé au Congo. Grâce à de petits crédits et à des microcrédits, des femmes et des hommes dans le besoin peuvent devenir créateurs d’entreprise. La source donne l’exemple d’un congolais nommé Antoine K. qui a commencé, avec quelques francs congolais, à acheter quelques tissus qu’il a ensuite vendus sur le marché très dense et très fréquenté de Kinshasa. Après avoir remboursé son crédit, il en a contracté un autre, plus important. Ila continué de même pendant plusieurs années. Aujourd’hui, le Congolais paré de bijoux en or se rend régulièrement à Doubaï pour acheter ses tissus.
Malheureusement, déplore la source, les experts en micro finance sont extrêmement rares en Afrique. C’est pourquoi, les petits crédits proposés ont été jusqu’à présent peu nombreux. Le « centre d’excellence en micro finance » de Kinshasa est destiné à combler cette lacune. Il s’agit d’une coopération entre l’Université Protestante au Congo et la Frankfurt School of Finance and Management. Dans ce centre, de jeunes Africains possédant une première expérience professionnelle peuvent se porter candidats à une bourse pour un cursus de Master en micro finance. Seuls les meilleurs candidats présentant d’excellents diplômes sont admis.
L’ambassadeur Matthias Mülmenstädt, directeur général des Affaires d’Afrique, qui représentera le ministère fédéral des Affaires étrangères lors de l’ouverture du centre, a déclaré à propos du nouveau cursus : « (...) La micro finance est l’épine dorsale des petites entreprises et micro entreprises en tant que moteur de la croissance dans les pays en développement et en transition (...) ».
Les partenaires de Francfort et de Kinshasa avaient participé avec 70 autres coopérations universitaires à un appel à candidatures organisé par le DAAD. Outre le centre d’excellence en République démocratique du Congo, quatre autres centres ont été inaugurés au Ghana, en Tanzanie, en Namibie et en Afrique du Sud. Les cursus d’études vont du développement à la logistique et à la santé publique, en passant par le droit. Le programme est financé avec le concours du ministère fédéral des Affaires étrangères. Mathy Musau
Kinshasa : le boulevard du 30 Juin devenu momentanément à sens unique, la circulation routière se complique
Le boulevard du 30 juin est momentanément à sens unique dans son tronçon compris entre la direction générale de la Regideso et la place de la gare centrale. C’est ainsi qu’avait décidé le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa pour des raisons de travaux de modernisation de cette artère comptée parmi les principales de la ville.
Cette décision de l’Hôtel de ville a été prise le week-end dernier pour faciliter la circulation des véhicules durant les travaux de modernisation de la chaussée. En effet, dans cette partie, les véhicules autorisés sont ceux qui vont vers la gare centrale. Tous ceux qui vont de la gare centrale vers Kintambo magasin empruntent l’avenue Lukusa. Voilà qui a compliqué la tâche hier dans cette partie qui a connu beaucoup d’embouteillage. En dépit de toutes ces dispositions, la circulation routière n’a pas été facile dans la journée d’hier. De nombreux conducteurs se sont dits ne pas être informés de la décision de l’autorité urbaine à cause du manque du courant dans certains quartiers de la ville.
Ce qui complique la circulation, c’est le fait que l’entrée à partir de la gare centrale n’est pas viable pour faciliter la fluidité des véhicules avant de déboucher sur le rond point Forescom. Dans l’entendement de la plupart des automobilistes, les entrepreneurs doivent accélérer les travaux de modernisation de cette artère pour permettre à la population de vaquer librement à ses occupations. D.K
Les Lega de Pangi s’organisent au sein de la LUPAKIN
La salle Blessing Center à Kasa Vubu a été prise d’assaut dimanche dernier par la communauté lega de Pangi (Maniema) qui s’y est retrouvée dans le cadre de l’Assemblée générale élective de leur association dénommée « Lusu Pangi de Kinshasa » (LUPAKIN). Après quelques années de fonctionnement, les lega de Pangi ont ressenti le besoin de renouveler le comité directeur de leur association pour lui imprégner un nouveau dynamisme.
Au terme d’un consensus, le député provincial élu de Kindu, Dieudonné Mbukani Katebua a été élu président de la LUPAKIN. Il sera secondé par Malumba Tshelu, Augustin Kyengi et Joël Molobo, respectivement premier, deuxième et troisième vice-présidents. Le Dr Elie Alimasi est le nouveau Secrétaire général, tandis que Gaby Kibonge, Antoine Sengi, Christian Sakana et Dieudonné Mukoba sont aussi entrés au comité comme Secrétaire général adjoint, Trésorier général, trésorier général adjoint, chargé des relations publiques et adjoint au chargé des relations publiques. Ce comité a été élu pour une durée de deux ans.
Dans son mot de circonstance, le nouveau président de la LUPAKIN a placé son mandat sous le signe de l’unité et de la solidarité des lega de Pangi vivant à Kinshasa, en vue du développement de leur territoire. Aux fauteurs de troubles qui tendent à diviser sa communauté, Dieudonné Mbukani a prévenu que « s’il y a des gens qui veulent politiser cet espace, nous promettons à notre tour de travailler uniquement pour le développement de notre territoire en particulier, et de notre province en général. » Il a assuré que son comité travaillera avec toutes les communautés locales pour développer le Maniema, faisant savoir que « le développement du Maniema et du territoire de Pangi reste notre seul objectif, et nous ne ménagerons aucun effort pour y arriver».
Association sans but lucratif, la LUPAKIN se fixe pour objectifs de resserrer les liens entre les lega de Pangi vivant à Kinshasa, renforcer leur solidarité et contribuer au développement de leur territoire. Elle œuvre aussi pour la conservation et la perpétuation de la culture lega, notamment par l’encadrement de la jeunesse coupée du terroir.
Le territoire de Pangi partage ses frontières avec les territoires de Kailo au Nord, Kasongo au Sud, Kibombo à l’Ouest et Shabunda (Sud Kivu) à l’Est. L’agriculture est la principale activité de ce territoire béni par un climat tropical humide et un réseau hydrographique. La population s’adonne aussi à l’élevage du petit bétail et des volailles, mais aussi à l’exploitation artisanale de minerais tels que l’or, la cassitérite, le wolframite, le niobium, le diamant, le coltan ou le fer. JEK
Huit membres d'une famille tués dans l'éboulement d'une mine à Manono
HHuit membres d'une famille, dont cinq enfants, sont morts dimanche dans l'éboulement d'une mine abandonnée à Manono, au Katanga où ils exploitaient clandestinement de la cassitérite. L'éboulement s'est produit dans une ancienne carrière de la société mixte belgo-zaïroise "Zaïre Etain", interdite d'exploitation depuis plus de 15 ans. "Nous avons retiré de la terre les corps d'une femme et cinq enfants", dont l'âge n'a pas été précisé, a déclaré à l'AFP Simplice Akanis, administrateur du territoire de Manono, confirmant une information de la Radio Okapi. "Deux autres corps, dont celui d'une fille de 14 ans", ont également été retirés de la carrière "où s'étaient infiltrées au moins dix personnes", a-t-il ajouté, en faisant aussi état de deux blessés graves.
La cassitérite est un minerai d'étain utilisé notamment comme composant des fils de soudure employés dans l'industrie électronique. Selon les autorités locales, entre 150.000 et 200.000 mineurs, appelés "creuseurs artisanaux", sont actifs à Manono, la plupart illégalement. Ils sont "sans encadrement et travaillent avec des outils rudimentaires" dans de vieilles mines abandonnées, parfois à plus de 70 m sous terre, selon M. Akanis. "Des familles entières avec leurs enfants s'adonnent au commerce de la cassitérite au dépend de leur vie", explique-t-il.
Une étude de 2006 du Fonds des Nations unies pour l'Enfance (UNICEF), indiquait que quelque 20.000 enfants travaillaient dans les mines au Katanga. Fin décembre 2009 dans cette province, un éboulement dans une autre mine abandonnée avait fait six morts et cinq blessés. Fin août, l'éboulement d'une mine de diamant dans le Kasaï Oriental (centre) avait tué 18 mineurs clandestins.
La RDC recèle d'immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales connues de cobalt et 10% des réserves de cuivre, ainsi que de l'or, du diamant, de l'uranium. FDA/AFP
Plusieurs mouvements séparatistes survivent à Cabinda malgré la répression
L'enclave angolaise de Cabinda, où a eu lieu vendredi l'attaque meurtrière contre l'équipe de football du Togo, abrite une kyrielle de mouvements indépendantistes affaiblis par la massive présence militaire angolaise mais toujours capables de coups d'éclat.
L'enclave de Cabinda, une bande de terre riche en pétrole (7.300 km2 coincés entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo) avait été rattachée administrativement par les Portugais à sa colonie angolaise en 1956. Aussi est-elle devenue une province angolaise à l'indépendance du pays en 1975. Le Flec avait tenté de faire sécession avec le soutien du Zaïre voisin (l'actuelle RDC) mais le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), au pouvoir à Luanda, avait immédiatement dépêché des troupes.
En 2002, la fin de la longue guerre civile post-indépendance dans le reste de l'Angola a permis au MPLA, victorieux, de déployer de nouvelles troupes à Cabinda, seule province à rester déchirée par des combats. Principal enjeu : le pétrole. Cabinda contribue à quelque 60% de la production d'or noir d'Angola, devenu en 2009 le premier exportateur de brut du continent aux côtés du Nigeria.
"Les Forces armées angolaises ont redéployé 30.000 soldats au Cabinda pour écraser l'insurrection séparatiste", précise l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport de 2009. "Ces efforts militaires ont conduit à la destruction des principales bases du Flec et ont considérablement affaibli les capacités militaires de la guérilla", ajoute HRW, qui dénonce de nombreuses violations des droits de l'Homme du fait des forces armées. L'enclave compte quelque 300.000 habitants.
Le mouvement rebelle a éclaté au fil des ans en multiples factions, dont le Flec-FAC (Forces armées de Cabinda) de Henrique Nzita Tiago et le Flec-Renovada. En 2003, Rodrigues Mingas créait les Forces de libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), qui a revendiqué l'attaque de vendredi contre l'équipe de football du Togo.
Un temps alliés au sein du Forum Cabindais pour le dialogue (FCD) dans le but de mener des négociations avec Luanda, le Flec-Renovada et le Flec-FAC se sont de nouveau séparés après la signature en 2006 d'un accord de paix entre le gouvernement central et le responsable du Flec-Renovada, Antonio Bento Bembe.
Le Flec-FAC a dénoncé cet accord et continue de revendiquer attaques et enlèvements. Aujourd'hui le Flec-FAC et le Flec-PM fonctionnent "de façon autonome" sur le territoire de Cabinda, mais ont formé ensemble un gouvernement en exil, a expliqué à l'AFP M. Mingas. Les combattants cabindais "ne sont que quelques centaines et ils sont confrontés à une forte présence militaire, mais ils restent capables de créer des perturbations", souligne Alex Vines, de l'institut londonien Chatham House.
"Les compagnies internationales présentes dans la zone sont toujours l'objet d'enlèvements et assassinats", souligne-t-il.
A Cabinda, les forces de l'ordre emmurent les équipes de foot
Les forces de l'ordre angolaises dressaient une véritable muraille lundi autour du complexe de Cabinda (nord) où logent les équipes de la Coupe d'Afrique des nations de football, espérant décourager toute velléité d'une nouvelle attaque séparatiste. Si la petite ville de Cabinda ne semblait pas connaître de bouleversement particulier, l'enceinte pompeusement baptisée "Cité olympique" qui abrite les délégations du Ghana, Côte d'Ivoire et Burkina Faso était coupée du monde, a constaté un journaliste de l'AFP.
Patrouilles de soldats et policiers, à pied, en véhicules tout-terrain ou à motos circulaient autour de l'enceinte. Extrêmement visibles, les brigades d'invervention, les "Ninjas" très craints des habitants, arboraient uniformes sombres et kalachnikovs. "En ce moment, il y a plus de policiers que d'habitude", constate Jean-Baptiste Mataia, 29 ans, pourtant habitué aux démonstrations de force dans une province qui compte déjà en temps normal un soldat pour dix habitants. Depuis le cessez-le-feu de 2002, qui a mis fin à une sanglante guerre civile de 27 ans dans le reste du pays, l'Angola a redéployé 30.000 soldats au Cabinda pour écraser l'insurrection séparatiste, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW).
Un effort coûteux justifié par la richesse de cette enclave de 7.300 km2, coincée entre le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo: le pétrole. Cabinda contribue pour 60% à la production d'or noir de l'Angola, devenu en 2009 premier exportateur de brut d'Afrique. Mais l'image de paix forcée dans la province, essentielle pour attirer les investisseurs étrangers, a éclaté vendredi avec l'attaque de séparatistes contre le bus qui amenait à Cabinda l'équipe de football du Togo, victime d'un mitraillage qui a fait deux morts.
Aussi le président José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis 30 ans, a-t-il tenu à maintenir les matches prévus à Cabinda, en dépit du retrait du Togo de la Coupe. "Nous condamnons cet acte de terrorisme mais la compétition se poursuivra à Cabinda", a-t-il lancé dimanche à la tribune du stade de Luanda, en ouvrant la CAN-2010. Pour que le tournoi ait lieu dans le calme, le gouvernement a garanti à la Confédération africaine de football (CAF) que la sécurité des délégations serait assurée.
Et les médias d'Etat sont mis à contribution. A Cabinda, "les radios et les TV demandent à la population de se mobiliser contre les gens de l'opposition", raconte Jean-Baptiste Mataia. "Après l'action contre le Togo, la sécurité a été renforcée pour les joueurs, les matches. La sécurité est maintenant totale, les gens n'ont pas peur", dit-il. André Kuango, coordinateur du Forum cabindais pour le dialogue, une instance regroupant d'ex-rebelles et la société civile pour négocier avec le gouvernement, insiste: "On peut circuler normalement à Cabinda sans être inquiété"..
Kenya : un imam radical jamaïcain, expulsé jeudi, de retour à Nairobi
Un imam radical jamaïcain, Abdullah al-Faisal, expulsé jeudi du Kenya vers la Gambie, a dû finalement être ramené à Nairobi où il a été emprisonné, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat. Abdullah al-Faisal, qui a passé quatre ans en prison au Royaume-Uni pour incitation à la haine raciale, avait été expulsé jeudi par les autorités kényanes, officiellement pour avoir violé la législation sur l'immigration. A son arrivée en transit au Nigeria, la compagnie aérienne qui devait le transporter vers la Gambie a refusé de l'embarquer à bord de son avion, a expliqué au cours d'une conférence de presse l'avocat de l'imam, Mbugua Mureithi.
"J'ai donc dû retourner vers Nairobi où je me trouve actuellement", a expliqué Abdullah al-Faisal lui-même, dans une conversation téléphonique organisée au cours de cette conférence de presse. "Le gouvernement gambien n'avait pas de problème pour accepter mon arrivée. Mais la compagnie aérienne qui devait m'amener là-bas au départ du Nigeria à refusé de m'embarquer", a précisé le religieux. "Maintenant je suis en prison, j'ignore pourquoi et j'aimerais que la communauté musulmane me vienne en aide", a-t-il affirmé.
Selon son avocat, M. Faisal est retenu dans une prison de la zone industrielle de la capitale kényane. "Nous ne comprenons pas pourquoi, car il n'a jamais été condamné". Cette expulsion ratée fait suite à une première tentative infructueuse en début de semaine, un refus de la Tanzanie de laisser passer l'imam en transit sur son territoire.
Al-Faisal, 45 ans, avait été arrêté le 31 décembre dans la ville côtière de Mombasa (sud-est) après avoir participé à une prière dans une mosquée de la ville. Des responsables policiers et de l'immigration avaient alors indiqué que l'imam violait la législation sur l'immigration en conduisant des prières.
Abdullah al-Faisal avait été arrêté au Royaume-Uni en 2003 après avoir appelé dans ses prêches à tuer des juifs, des hindous et des Occidentaux.
MALGRE LA DISPARITION DE SON LEADER
Le groupe Sans souci se maintient dans l’espace audiovisuel.
2009 a été une année noire pour les artistes comédiens congolais. Elle a emporté de grandes vedettes du théâtre populaire à l’instar de Matthieu Matondo Mateya dit «Sans souci». Beaucoup croyaient qu’après sa mort, le groupe de théâtre allait disparaître. Le groupe Sans souci d’Afrique se maintient dans l’espace audiovisuel.
Le 23 juin 2009 est une date qui sera inoubliable dans la mémoire des artistes comédiens congolais. En effet, la mort de «Sans souci».
« Maréchal » -surnom qui était collé à l’artiste-, disparaissait au moment où les fanatiques avaient encore besoin de lui. D’ailleurs, la mort a surpris le leader du groupe « Sans souci » au moment où il prestait brillamment dans la pièce intitulée « Keba na surprise ». C’est comme si l’artiste savait que la surprise serait sa disparition.
C’est juste après avoir donné le meilleur de lui-même à travers 10 épisodes de la pièce que « Maréchal » a dit adieu à ses fanatiques. Le destin a voulu que Matthieu Matondo Mateya puisse quitter la terre de ses ancêtres. Cette disparition a laissé un grand vide dans le monde du théâtre populaire congolais. Cela se justifie dans les obsèques de ce grand comédien qui a été pleuré avec beaucoup d’honneur à Kinshasa.
Poudre
de chasse conduit
le groupe
Il est de coutume à Kinshasa que quand un leader d’un groupe théâtral ou de musique meurt, c’est le tsunami qui intervient. C’est-à-dire que le groupe disparait totalement. Mais, ce n’est pas le cas pour le groupe Sans souci d’Afrique.
Après la disparition du « Maréchal », son groupe se maintient dans l’espace audiovisuel sous la conduite du comédien Poudre de chasse, de son vrai nom Jean-Pierre Buetuna. « Le groupe résiste. Le bilan est positif pour cette année en dépit de la disparition de notre leader. Après sa mort, nous avons réussi à boucler la pièce ‘Keba na surprise’ qu’il a laissé », reconnaît Poudre de chasse. D’ailleurs, poursuit-il, le groupe a produit des pièces après la mort du « Maréchal » comme « Pona nini boye » avec des comédiens comme Makaya, Flore, Lomboto, Tigre, etc.
Pour l’instant, Jean-Pierre Buetuna fait savoir que le groupe a lancé la pièce intitulée : « Le cœur de l’homme » qui est à son quatrième épisode.
« Le groupe marche très bien. C’est comme si notre leader était là. Je suis en train de suivre sa lignée parce qu’il m’avait bien formé. Ancien catcheur que j’étais, sans souci m’a transformé en comédien. Nous avons maintenu la même structure du groupe laissée par notre leader. Jusque là, nous sommes unis. Nous travaillons main dans la main, les comédiens et la famille », avoue Poudre de chasse.
Pour l’année qui vient de commencer, le président du groupe Sans souci d’Afrique signale que sa troupe sera bientôt en tournée au Congo-Brazzaville. Il propose, par ailleurs, de faire jouer le frère de Sans souci, Météo, prochainement dans une des pièces du groupe.
Poudre de chasse espère inviter tous les anciens de sa troupe lors du premier anniversaire de la mort de Sans souci.
Pour conclure, le président du groupe Sans souci souhaite que leurs fans puissent continuer à les encourager, les soutenir financièrement et moralement. Dieumerci MAYAMBI.
EN DEPIT DE SES NOMBREUX PERIPLES EN AFRIQUE DU SUD
Djouna Mumbafu peine pour se relancer sur scène
L’artiste musicien Djouna Mumbafu a été très sollicité durant l’année 2009 en Afrique. Il a réalisé des tournées en Angola, Tanzanie, Zimbabwe et récemment en Guinée équatoriale. Cependant, l’ancien musicien de l’Empire Bakuba peine à se relancer sur scène, après avoir largué il y a plus de 5 ans l’opus « Tonnerre de brest ».
C’est depuis quelques années que Djouna Mumbafu passe inaperçu sur la scène musicale congolaise. Après avoir réussi à lancer son premier tube intitulé « Tonnerre de brest » sur le marché du disque, l’on ne comprend plus rien pour l’ancien animateur de l’Empire Bakuba.
Et pourtant, c’était bien parti pour lui lorsqu’il a largué son premier album. Cet album a été bien accueilli auprès des mélomanes congolais, grâce au travail de qualité abattu par l’artiste. Ce dernier s’est illustré pour la première fois, à travers ce tube comme un chanteur, alors que les mélomanes le reconnaissent comme un grand animateur qui a réussi à marquer son époque lorsqu’il évoluait encore dans le groupe Empire Bakuba. Par exemple, la chanson intitulée : « Nez à nez » tirée de l’album «Tonnerre de brest» avait beaucoup plu aux amoureux de la bonne musique, qui ont découvert en l’artiste, les talents d’un grand auteur compositeur.
Malheureusement, après le succès de « Tonnerre de brest », l’artiste a quelque peu sombré alors qu’on lui prédisait une grande carrière après l’effondrement de l’Empire Bakuba. Beaucoup d’observateurs se disent déçus de la vision de Djouna Mumbafu qui n’a pas réussi à conserver son exploit de 2004. L’artiste n’a pas profité de son temps de réussite, disent-ils, car l’ancien animateur de l’Empire Bakuba devrait lancer un autre album deux ou trois ans pour soutenir l’exploit de « Tonnerre de brest ».
Et pourtant, Djouna Mumbafu avait promis à la presse et à ses fanatiques qu’ils ne tarderont pas à lancer le deuxième album. Chose qu’il n’avait pas faite. Si l’artiste a de la peine à sortir son deuxième opus, mais du côté production scénique, il a beaucoup voyagé en Afrique. Il a fait des tournées en Angola, Tanzanie, Zambie, Kenya, Ethiopie, Zimbabwe, Guinée Equatoriale où Big One vient de séjourner à peine. Le programme des productions de l’artiste évoqué une tournée probable en Europe. D.M
Deux des assaillants de l'équipe togolaise arrêtés à Cabinda
La police angolaise a arrêté deux personnes dans l'enclave du Cabinda après l'attaque meurtrière de vendredi contre l'équipe de football du Togo, qui s'est retirée de la Coupe d'Afrique des nations 2010, ont annoncé lundi les autorités. "Deux personnes ont été arrêtées. Nous communiquerons dès que nous aurons plus d'informations", a déclaré sans donner d'autres détails le procureur de la province, Antonio Nito, dont les propos ont été diffusés lundi sur les ondes de la radio nationale angolaise.
Selon l'agence d'Etat Angop, il s'agit de deux séparatistes cabindais, "capturés sur les lieux" de la fusillade, sur la route de Massabi qui relie la province du Cabinda au Congo-Brazzaville. Deux membres de l'encadrement des Eperviers sont décédés des suites de leurs blessures, après avoir été pris vendredi sous le feu des séparatistes alors que leur bus venait de pénétrer depuis le Congo-Brazzaville dans l'enclave du Cabinda, théâtre de troubles depuis l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise en 1975.
Un gardien de but de la sélection togolaise, Kodjovi Obilalé, blessé durant l'attaque, a été déclaré lundi "complètement hors de danger" par l'un des chirurgiens qui l'ont opéré à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il avait été transféré samedi. "L'équipe médicale est satisfaite des progrès réalisés par M. Obilalé. Il restera cependant en soins intensifs", a déclaré à la presse le Dr Ken Boffard, de la clinique privée Milpark Hospital. Ce dernier a précisé qu'il surveillerait ces prochains jours les risques d'infection, ajoutant que la balle ayant atteint le footballeur dans le bas du dos et à l'abdomen n'avait pas pu être extraite.
Les Forces de libération de l'Etat du Cabinda-Position militaire (Flec-PM), groupe né en 2003 d'une dissidence du principal mouvement séparatiste, le Front de libération de l'enclave du Cabinda (Flec), ont revendiqué cette action et menacé de mener d'autres attaques.
Malgré cet avertissement et les appels à annuler la compétition dans l'enclave riche en pétrole, les autorités angolaises et la Confédération africaine de football (CAF) ont décidé de poursuivre la compétition, qui s'est ouverte dimanche soir à Luanda sur un match nul 4-4 entre l'Angola et le Mali et doit s'achever fin janvier. Le gouvernement a promis que la sécurité des équipes serait garantie, tant à Cabinda que dans les trois autres villes-hôtes, Luanda, Benguela et Lubango (sud-ouest).
Le Togo, qui devait disputer sa première rencontre de la CAN face au Ghana lundi à Cabinda, s'est retirée de la compétition. Le premier match dans cette ville a été maintenu lundi en fin d'après-midi au stade Chiazi mais opposera le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire. Les Eperviers ont quitté dimanche soir leur camp de base à Cabinda, emportant les corps des deux victimes de l'attaque, le chargé de communication Stanislas Ocloo et l'entraîneur-adjoint Abalo Amelete, à l'heure où commençait à Luanda la cérémonie d'ouverture de la CAN.
Le match d'ouverture entre l'Angola et le Mali a éclipsé officiellement l'attaque meurtrière de vendredi et ses suites: la presse d'Etat angolaise s'épanchait lundi sur la déconfiture des Palencas negras (les Antilopes noires) alors que le pays-hôte menait 4-0 jusqu'à la 78e minute. La radio nationale, également contrôlée par l'Etat, s'est surtout penchée sur le discours du président angolais José Eduardo dos Santos, qui a souhaité avec la CAN-2010 un renforcement des liens entre les pays africains..
ELIMINATOIRE COUPE DU MONDE FEMININE DE FOOTBALL (U-20)
La qualification congolaise se jouera à Windhoek dans deux semaines
Les Léopards dames (- de 20 ans) de la RDC ont été plus fortes que leurs collègues namibiennes de Braves warriors (1-0), samedi dernier au stade des Martyrs. Le match disputé devant un maigre public évalué à moins de 10.000 personnes, malgré que l’entrée était gratuite a laissé le public présent sur sa soif. Le match en soi comptait pour la phase aller du 2ème tour des éliminatoires de la Coupe du monde féminine de moins de 20 ans dont la phase finale se disputera en juillet 2010 en Allemagne.
L’équipe nationale de la RDC a amorcé une belle entame en réussissant son premier et unique but de la partie dès la 7ème minute par la joueuse Laurenne Lusalawu. Ce but matinal a fait exploser le stade des Martyrs et aussi fait espérer le public qui s’attendait à une pluie de buts de la part des Congolaises. Hélas ! Le destin n’a pas permis un second ou troisième but. Cela n’a pas non plus étonné l’assistance vu la physionomie de la rencontre. Car sans âme, sans une véritable patronne sur le champ de jeu, l’équipe nationale de la RDC a été méconnaissable.
En effet, l’absence de l’entraîneur Poly Bonganya aux soins, qui a eu à conduire l’équipe nationale de la RDC à deux phases d’affilées de la Coupe de monde, en Russie et au Chili se fait sentir. Son adjoint, l’ancien gardien Raphael Monsi, ne s’est pas encore imposé pour imprimer à l’équipe nationale de moins de 20 ans un schéma tactique propre. L’équipe nationale se retrouve encore à l’étape de balbutiement. L’ossature type n’est pas encore là et le temps de préparation lui a aussi fait défaut. Comme l’entraîneur adjoint Monsi, tout le staff technique de cette équipe nationale de moins de 20 ans doit conjuguer les efforts pour pallier au plus pressé. Néanmoins, le préparateur physique Anto Dabusu a fait l’essentiel sur la condition physique des athlètes.
Après la courte victoire de l’équipe nationale de la RDC de samedi dernier sur le score étriqué d’un but à zéro devant celle de la Namibie, le match retour très décisif se disputera dans deus semaines à Windhoek. Les Léopards dames doivent se jeter véritablement dans la bataille pour obtenir leur qualification. Qualification non pour la phase finale d’Allemagne en juillet 2010, mais pour l’ultime étape du 3ème tour de la qualification.
Pour rappel, les Léopards dames ont été présentes aux deux dernières éditions de la phase finale de la Coupe du monde de la catégorie (moins de 20 ans). A ces deux dernières éditions, les Léopards dames aspirent à une troisième qualification d’affiliée. Elles ont le moral mais la motivation fait défaut. Par exemple lors du premier tour des éliminatoires, les jeunes dames ont éliminés leurs collègues de la République Centrafricaine. Au match aller disputé à Bangui, les Léopards dames avaient effectué le déplacement sans frais de mission. De même, le public sportif kinois en particulier, friand de football ne vient pas au stade les soutenir. Malgré la gratuité des rencontres des dames ! Pascal LIKANA
APRES DEUX JOURS DE TRAVAUX
DCMP : les statuts du club, enfin harmonisés
Depuis le samedi 09 janvier 2010, le DCMP a enfin harmonisé ses statuts. Le club omnisport dispose désormais de ses propres statuts harmonisés après 48 heures de travaux, débutés le vendredi 08 janvier et clôturés le samedi 10 janvier 2010. Certaines innovations ont été apportées dans ces statuts, les seuls qui régissent le DCMP conformément aux directives édictées par la FIFA lors d’un séminaire organisé à Kinshasa en juillet 2009 à l’intention des secrétaires sportifs des grands clubs représentatifs de toutes les provinces de la RDC.
Dans les nouveaux statuts de DCMP, l’organe interne dénommé la « Co-fondation » qui regroupait jadis certains gros bonnets du club a été supprimé. Les « Immaculés » doivent désormais s’habituer au nouvel organe qu’est le « Conseil des sages ». Outre ce nouvel organe qui regroupe comme son nom l’indique les sages du club dont le Co-fondateur Papa Ngombe, il y a aussi le « Conseil d’administration » qui refait surface dans le giron du club. Le conseil d’administration est un organe interne où se retrouvent tous les anciens dirigeants restés fidèles à DCMP. Or, dans les multiples statuts en vogue, avant les actuels harmonisés, certains anciens dirigeants ont été bombardés membres de la « Co-fondation » avec des pouvoirs élargis.
Ainsi, avant les élections partielles (président du comité de direction, président de la section football, secrétaire général, trésorier général, conseillers), les daringmen doivent s’habituer avec leurs nouveaux organes qui sont : Assemblée générale, Conseil des sages, Conseil d’administration, Comité de direction, etc.
Cependant, il y a certainess candidatures qui sont déjà enregistrées au sein du secrétariat sportif de DCMP dont celle de Lopongo Dep’s à la coordination du club omnisport. Cette candidature ne fait pas l’unanimité des « Immaculés » dont certains veulent voir Ali Dep’s s’occuper de la section football et laisser Musanganya de Goma prendre la coordination. Pascal LIKANA.
92eme EDITION DU CHAMPIONNAT D'ELITE DE KINSHASA
OCK vs Kuya, DCMP vs Foyo cet après-midi au stade des Martyrs
Fin de la trêve à l’Epfkin. Le championnat de la saison sportive 2009-2010 de la division d’honneur de la ville-province de Kinshasa en football débute cet après-midi au stade des Martyrs dans sa phase aller. Les premiers à ouvrir la manche aller du championnat de l’Epfkin sont l’Olympic club de Kinshasa (OCK), l’un des clubs mieux organisés de la capitale, qui reçoit l’Athletic club Kuya, nouveau venu à la division d’honneur, à partir de 15h00. En second match, DCMP sera face à l’Athletic Club Foyo, lui aussi, fait ses premiers pas à l’Epfkin. Le match est prévu à 17h00.
Malgré son internement à Mbanza-Ngungu au Bas-Congo où elle a établi son quartier général en vue de préparer sa saison sportive intense (championnats Epfkin, Linafoot et africain interclubs) et sa demande de reporter toutes ses rencontres du mois de janvier 2010 à l’Epfkin, ce club est contraint de jouer cet après-midi face à l’AC Foyo. Dans le cas contraire, le DCMP serait contraint de subir la rigueur des textes. C’est ainsi, selon le secrétaire général intérimaire de DCMP, Samson Kalula, que le club est obliger d’écouter sa préparation et regagner la capitale. DCMP devait, sauf imprévu, regagner Kinshasa hier lundi dans la soirée.
Après les deux matches de ce mardi, la première journée de la manche aller du championnat va se poursuivre demain mercredi 13 janvier 2010 avec quatre rencontres. Deux matches au stade Shark de la Gombe avec SC Belor contre US Filas (13h45) et FC Les Stars face au FC Canon de 13 (15h45). Deux autres matches au stade des Martyrs : US Amazone vs AC Okinawa (14h00) et AS Dragons vs Shark XI FC (16h00).
Le jeudi 14 janvier 2010, les amoureux du ballon rond vont de nouveau renouer avec le stade Shark ou deux matches sont au rendez-vous : FC MK reçoit ATT Sport à 13h45 et RCK contre RC Impact à 15h45. Les deux autres matches programmés cette fois-ci au stade des Martyrs entre SC New Canon Buromeca contre Stade Kinois AC (15h00) et AS V. Club contre IC Boyokani sont fixent au vendredi 15 janvier 2010 dans le même cadre. La cause de ce report est l’occupation du stade des Martyrs par l’Eglise catholique.
Pour rappel, la 92ème édition du championnat d’élite de football de Kinshasa se dispute avec 20 clubs. A la fin du championnat, contrairement aux années antérieures, il y aura 8 clubs à la relégation et 6 montées la saison prochaine. Cela fera en sorte qu’à la 93ème édition (2010-2011), le championnat se disputera avec 16 clubs. P.L.
COUPE SUPER CHAMPION DE KINSHASA
US Filas humilie V.Club et arrache le trophée
Lambert Osango et Kanku, respectivement président sportif et premier vice-président de l’US Filas avaient promis, la veille de la finale de la Coupe Super Champion de Kinshasa, que leur club descendra dans l’arène du stade des Martyrs pour arracher le trophée. Chose promise, chose due ! US Filas, champion de l’Eufkin-Malebo de la saison sportive 2008-2009 a fait son entrée au championnat d’élite de Kinshasa de la plus belle manière.
L’US Filas a humilié V. Club par 3 buts à 2 à la fin du temps réglementaire de la finale de la Coupe Super Champion de Kinshasa et a remporté le trophée en jeu qu’elle était menée 2 buts à 0 par V. Club après un premier but inscrit par Rogombe Romaric dès la 8ème minute et un second inscrit sur coup de pied de réparation par Serge Lofo Bongeli à la 50ème minute, US Filas ne s’est pas pour autant découragée. Il y a d’abord eu le remplacement d’Ebondo par Tshipamba dès la reprise du jeu pour voir US Filas changer de fusil d’épaule, gagner la bataille du milieu de jeu et dominer V. Club.
En moins de 30 minutes, US Filas a réduit la marque par Matondo avant d’égaliser par Mbala et prendre l’avance par le même Mbala. Avec 3 buts marqués coup sur coup dans son escarcelle et deux encaissés dans sa cage, US Filas est aujourd’hui le Super Champion de Kinshasa. Et le titre, il a obtenu devant V. Club le champion en titre de l’Epfkin qui revient d’un stage bloqué de 30 jours à Douala au Cameroun.
Au dernier coup de sifflet de l’arbitre central Lindjandja, les véclubiens n’ont eu que leurs yeux pour pleurer le trophée de Super Champion de Kinshasa. Pourtant, l’entraîneur de V. Club, Raoul Shungu, a eu à opérer six changements au cours de cette rencontre. Face à cette situation, les supporters de V. Club ont chassé sur le champ leur entraîneur, l’empêchant même de regagner le vestiaire. Ce dernier a quitté le stade des Martyrs tard dans la soirée à bord d’une voiture banalisée après que la police ait dispersé le public furieux par des jets de gaz lacrymogène.
Dès lors, les Véclubiens sont convaincus que le stage bloqué de Douala a été un fiasco. L’indiscipline des joueurs, consécutive au manque de fermeté de l’entraîneur, n’a pas permis à V. Club de bien se préparer. Aussi, les recrutements opérés par certains véclubiens qui gravitent autour du patron de ce club sans l’apport du staff technique portent déjà ses premiers fruits.
Car, tout le monde le sait, les recrutements dans V. Club sont l’apanage de certains privilégiés qui ne font que pomper l’argent des financiers du club à leur propre profit. Les entraîneurs de ce club, à l’exception de feu Bibey Mutombo, ne se sont jamais consacrés aux recrutements. Ils retrouvent les joueurs leurs imposés.
C’est ainsi que face à l’US Filas, V. Club s’est retrouvé sans attaquants valables. Pourtant, les joueurs qui ont constitué l’attaque de ce club lors du championnat écoulé sont aujourd’hui en « exposition-vente ». Diba au Qatar, Bokanga en Tunisie (ndlr : il était annoncé pour dimanche à Kinshasa). Serge Lofo et Ntela Kalema sont attendus en Allemagne. La saignée continue. Pascal LIKANA.
Andropause, ou la ménopause de l'homme
L'andropause est un phénomène biologique, similaire à la ménopause de la femme, qui peut affecter les hommes entre quarante et cinquante-cinq ans. À l'inverse des femmes, les hommes n'ont pas de jalon net comme la cessation des menstruations pour marquer cette transition. Tous deux, toutefois, se caractérisent par une baisse des niveaux hormonaux. Les œstrogènes chez la femme, la testostérone chez l'homme. Les changements corporels surviennent très graduellement chez l'homme et peuvent être accompagnés de changements d'attitudes et d'humeurs, de fatigue, de perte d'énergie, d'appétit sexuel et d'agilité physique.
Des études montrent que ce déclin en testostérone peut fragiliser les hommes pour des problèmes de santé tels que maladies cardiaques et fragilisation des os.
Historique
L'andropause a été décrite dans la littérature médicale pour la première fois dans les années 1940, mais notre capacité à la diagnostiquer est relativement récente. Les tests diagnostiques, indisponibles jusqu'à la dernière décennie, ont permis à l'andropause de rester un sujet de débat parmi les endocrinologues et les professionnels de la santé masculine. L'idée que l'homme âgé, à l'instar de la femme, puisse être sujet à des fluctuations d'hormones sexuelles a été difficile à accepter. Aujourd'hui, l'intérêt pour l'andropause croît parmi les chercheurs spécialisés en gérontologie. Une acceptation incontestée nécessite davantage d'investigation.
Terminologie
Le terme " andropause " est critiqué car implique une dichotomie (le patient est en andropause ou ne l'est pas) ce qui ne reflète pas la réalité. Le terme " hypogonadisme " est ainsi préféré par plusieurs sociétés savantes.
Causes
Commençant à trente ans, le niveau de testostérone diminue de 10% chaque décennie. Dans le fonctionnement normal du système hormonal masculin, la vaste majorité de la testostérone est liée à deux composants sanguins. La SHBG (sex hormone binding globuline) et l'albumine la transportent et participent à sa régulation. Ils se partagent ainsi de 97 à 98%, privant les tissus. Quant aux 2 à 3% restants, ils sont dits " biodisponibles " ou " testostérone libre ". En outre, les sites où la testostérone doit se lier pour être efficace peuvent être occupés par l'estradiol, œstrogène présente aussi chez l'homme qui augmente avec l'âge et le poids. Au-delà de soixante ans, une carence en testostérone est fréquente.
Diagnostic
Leur qualité de vie amoindrie, les hommes de plus de cinquante ans consultent de plus en plus fréquemment, se plaignant de " ne plus être l'homme qu'ils étaient ". On estime que 30% des quinquagénaires, et jusqu'à 50% des plus de 65 ans sont concernés. Habituellement, l'andropause est mal identifiée : les symptômes sont vagues et varient grandement d'un individu à l'autre :
- signes sexuels à type de baisse de la libido, espacement des rapports, troubles de l'érection ;
- signes morphologiques comportant une perte de masse musculaire et de force, prise de poids de type gynoïde, une diminution de la pilosité axillaire, pubienne, et du volume testiculaire, une ostéoporose, une peau amincie et sèche.
- signes fonctionnels avec asthénie, hypersudation, parfois bouffées de chaleurs, troubles mictionnels, du sommeil, avec augmentation des apnées du sommeil.
- troubles neuropsychiatriques avec une difficultés de concentration, manque de confiance en soi, irritabilité ou indifférence, baisse d'aptitude au travail, troubles de la mémoire récente. La diminution de production de l'hormone mâle est très progressive : elle débute vers trente ans et s'étale jusqu'au décès sur les trois, quatre ou cinq décennies suivantes. Elle n'est pas toujours symptomatique. Aussi, un homme peut vivre de manière optimale au tiers ou à la moitié du taux sanguin d'un autre.
Traitement
Testostérone
L'andropause est liée à des niveaux de testostérone bas. Tout homme en fait l'expérience, certains davantage. Alors que le concept du niveau " normal " de testostérone est sujet à interprétation, un niveau total de testostérone dans le sérum sanguin au-dessus de 350 nanogrammes par décilitre (12 nmol/l) est normal et ne requiert pas de traitement. Un taux inférieur à 20 ng/ml (8 nm/l) peut bénéficier d'un traitement. Une valeur intermédiaire porte à discussion et mérite d'être répété, une supplémentation systématique dans ces cas n'ayant pas apporté la preuve d'une efficacité. Un taux de testostérone libre en deçà de 6,0 picogrammes par millilitre peut faire discuter également un traitement.
L'apport d'un complément de testostérone sous supervision médicale est simple : par injection, gel, patch ou cartouche implantée. La difficulté réside dans le dosage. L'hormonothérapie à la testostérone pourrait accroître la libido, améliorer la qualité des érections, augmenter le niveau d'énergie, affermir les muscles et pourrait contribuer à une meilleure densité minérale osseuse. La testostérone pourrait aussi retarder le processus de vieillissement. Un excès de testostérone peut, par contre, avoir des effets déplaisants, voire dangereux. Il y aurait un risque potentiellement accru d'hypertrophie bénigne de la prostate, de cancer de la prostate (même si cela n'a pas été formellement démontré), de cancer du sein, de problèmes au foie, d'apnée du sommeil et de caillots sanguins.
Il existe des contre-indications à un apport de testostérone : maladie de la prostate, cancer du sein, hypertrophie musculaire ou problèmes psychiatriques graves, apnée du sommeil et troubles respiratoires importants.
Gonadotrophines chorioniques
Les gonadotrophines chorioniques sont des hormones extraites des urines de femmes enceintes qui possèdent la propriété de raviver les sécrétions des testicules. Ces hormones sont actives si et seulement si les testicules sont capables de répondre. Elles ont un avantage : après deux à trois mois de traitement, les testicules redémarrent. S'il y a rechute, une nouvelle cure est indispensable.
L'hormone de croissance
L'hormone de croissance stimule la croissance de l'enfant et assure chez l'adulte la fonction de restaurer les stocks de protéines détruites pendant l'activité de la journée sous l'effet de la cortisone. Cette hormone pourrait donc aider le maintien de la musculature de l'homme prenant de l'âge.
Le sulfate de DHEA
Le sulfate de déhydroépiandrostérone est une hormone mâle qui est sécrétée par les glandes surrénales. Le traitement par le sulfate de DHEA pourrait ralentir le vieillissement. Le sulfate de DHEA aurait la capacité de rendre l'hormone de croissance plus active. Son efficacité réelle reste controversée.
La mélatonine
La mélatonine est une hormone de la glande pinéale qui permettrait de lutter efficacement contre les troubles du sommeil liés au vieillissement. Cette hormone aurait le pouvoir de ralentir le vieillissement artériel. Elle pourrait aussi stimuler le système immunitaire dont l'efficacité diminue avec l'âge. Certains chercheurs affirment que la mélatonine stimulerait aussi l'activité sexuelle. Tiré wikipedia.org
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