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Mort dans
les têtes ?
Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ
Parfum de rébellion et "motionnite"
Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement. José NAWEJ
Amp, ce panier
à crabes!
(24/05/2010)
Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ
Quel préjudice
pour Muzito !
(21/05/2010)
Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!
Dérive à la Chambre!
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Les vérités de Mashako
(05/04/2010)
Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter. José NAWEJ
Mémoire courte
(03/05/2010)
Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA
Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)
Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique. José NAWEJ
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EDITION N°3627 du MERCREDI 09 JUIN 2010 |
A LA UNE
OGEFREM : le DG Emile Ngoy et son adjoint suspendus !
Coup de théâtre hier à l'OGEFREM. Le DG Emile Ngoy et son adjoint Véron Bolondonga ont appris, par la voie des ondes, leurs suspensions. Des sources proches de la haute direction de l'OGEFREM révèlent que l'arrêté, signé par la ministre des Transports et Communication, suspendant les deux premiers responsables de cet établissement public, est dénué de la moindre motivation. Ce qui fait des vagues dans les milieux de l'OGEFREM où des voix s'élèvent pour critiquer la démarche de la ministre Marie-Laure Kawanda. Car, confie un cadre de cette boîte, le DG Emile Ngoy Kasongo n'a jamais fait l'objet d'une procédure quelconque de la part de sa hiérarchie. Il n'a jamais été interpellé par l'actuel ministre des Transports qui ne l'a, du reste, jamais reçu.
Plus fondamentalement, des cadres de l'OGEFREM font remarquer que cet arrêté tombe à contre courant. Car, sur instruction du Président de la République, les mandataires actuels devaient rester à leurs postes jusqu'à ce que les mises en place interviennent. A l'OGEFREM, on ajoute en plus que cette suspension pose un vrai problème de légalité. Un arrêté ne pouvant abroger une ordonnance présidentielle. Le DG suspendu a été nommé au terme d'une ordonnance présidentielle qui sanctionnait le concours organisé par le COPIREP.
D'autre part, se plaint-on à l'OGEFREM, il est regrettable que l'on suspende un mandataire dont les agents et cadres reconnaissent, non seulement la probité morale, mais aussi les capacités managériales. Il est unanimement reconnu à l'OGEFREM que le comité Emile Ngoy a conféré un dynamisme et une visibilité réelle à cet office qu'il pilote depuis quatre ans. C’est sous la férule du Pr Emile Ngoy que l’Office de gestion du fret maritime s’est mué en fret multimodal. Cette suspension n'est pas sans rappeler le chemin de croix ou le calvaire qu'a enduré le staff dirigeant de l'OGEFREM dans un passé récent alors que celui-ci n'était mu que par le souci de rentabiliser l'entreprise. Allusion est faite ici à l'interpellation musclée, suivie de l'arrestation dont avait été victime le Pr. Emile Ngoy. L’ADG d’alors Emile Ngoy avait «séjourné» en octobre 2009 à la prison ex-Makala pour avoir dénoncé le contrat dit léonin entre l’OGEFREM et la firme BIMV. Affaire à suivre. … FDA
ENJEUX DE L'HEURE
Au-delà des pressions s’appuyant, à première vue, sur la mort d’un activiste des droits de l’homme
Affaire Chebeya : gare au complot !
* Le battage médiatique ainsi que la grande mobilisation des grandes capitales occidentales et leurs chancelleries laissent croire, indiquent certains observateurs, en une cabale internationale
instrumentalisant l'odieux assassinat du Directeur exécutif de la VSV
Une semaine après l'ignoble assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et quatre jours après les premières mesures ayant porté suspension, à titre conservatoire, du général John Numbi ainsi que d'interpellation de certains officiers de la Police nationale, Kinshasa et aussi bien la communauté nationale qu'internationale demeurent encore sous le choc. Mais après l'expression légitime de toutes les émotions possibles, des voix aussi divergentes les unes que les autres se font entendre autour de cet odieux assassinat.
C'est dans ce contexte que certains observateurs voient, au-delà de l'affaire Chebeya, une énième variante des sempiternelles pressions de certains pans de la communauté internationale sur Kinshasa, pressions que d'aucuns assimilent carrément un complot contre la République Démocratique du Congo. Ces observateurs en veulent pour preuve cette extraordinaire mobilisation de toutes les capitales occidentales sur fond d'un battage médiatique sans pareil.
Certes, la vie humaine est sacrée et nul n'a le droit d'y porter atteinte. Certes, le meurtre de Chebeya a révolté toutes les bonnes consciences à travers le monde. Il est vrai aussi que le Directeur exécutif de la «Voix des Sans voix» jouissait d'un grand crédit aussi bien sur le plan national qu'international.
Cependant, la mobilisation et l'ampleur des réactions à l'échelle internationale contrastent avec le silence que cette même communauté internationale observe lors des différents massacres et meurtres qui jalonnent la vie de la RDC.
A l'intérieur du pays, cette affaire est en passe de devenir un fonds de commerce pour tout le monde. Partis politiques, certaines ONG de défense des droits de l'homme, etc. ; chacun y va de sa partition, pourvu qu'il se fasse entendre et voir, avec le risque que, face à une opinion comme la nôtre, des notions juridiques essentielles comme le secret de l'instruction ou la présomption d'innocence se voient menacées ou carrément sacrifiées.
Précisions du ministre de l’Intérieur et du PGR
Même la tonalité des réactions enregistrées à ce jour fait plus penser à un procès contre le régime en place où les coupables seraient d’office désignés au seul meurtre que tout le monde déplore, et cela à juste titre, d'ailleurs. Heureusement que le Procureur général de la République et le vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur ont pris la bonne initiative de recadrer les choses en parlant, notamment, de suspension administrative à titre conservatoire pour le Général John Numbi de secret d'instruction judiciaire, mais aussi de présomption d'innocence.
L’ombre d’une cabale? On peut, tout de même s'interroger, au regard de l'impératif de la discrétion qui doit caractériser toute enquête, sur l'origine de toutes les insinuations déplacées qui pourraient faire de certaines personnes des coupables avant le jugement. L'histoire récente de la RDC, comme celle d'autres pays à travers le monde, fourmille, en effet, des cas où les grands médias internationaux et certaines chancelleries sont allés plus vite que la justice en désignant eux-mêmes des coupables dans certaines affaires exagérément amplifiées pour le besoin de la cause. Les Congolais ont encore en mémoire le fameux massacre de l'Université de Lubumbashi que 20 ans après, on a encore du mal à démontrer. La communauté internationale n'a pas encore oublié le carnage à vaste échelle de Timisoara, en Roumanie, qui releva plus d'un montage médiatique que d'une réalité sur le terrain.
En fin de compte, tout en regrettant amèrement la disparition brusque et encore inopinée de Floribert Chebeya, les observateurs estiment utile que soit accordée à la justice et ses différents services la sérénité nécessaire à l'accomplissement de son travail pour que la vérité finisse par éclater. Cela est d'autant plus important que c'est seulement de cette façon que la mémoire de Chebeya sera honorée, notamment à travers un deuil digne de son rang. FDA
Réagissant à l'assassinat
de Floribert Chebeya
Le PPRD exige l'autopsie pour faire toute la lumière
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) réagit vigoureusement à l'assassinat du directeur exécutif de l'ONG " Voix des sans voix (VSV) ", Floribert Chebeya. Dans une déclaration signée par son secrétaire général, Evariste Boshab, le PPRD exige du gouvernement et de la justice congolaise une enquête indépendante pour rétablir la vérité sur les circonstances de cette mort. Aussi, il exige des sanctions conformes aux lois du pays contre tous les auteurs de ce drame. Pour faire toute la lumière sur l'extinction de celui dont le Congo avait besoin pour la consolidation de l'édifice démocratique, le PPRD exhorte l'exploration de toutes les pistes, y compris l'autopsie.
DECLARATION POLITIQUE
Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD, à la suite de son Initiateur, le Chef de l'Etat et Président de la République exprime avec une vive émotion sa consternation pour la mort du Directeur Exécutif de l'ONG " La Voix des Sans voix ", Floribert CHEBEYA la semaine dernière.
Le PPRD qui, depuis sa création milite pour l'avènement d'un Etat de droit, condamne avec la dernière énergie l'extinction d'une voix dont le Congo avait besoin pour la consolidation de l'édifice démocratique.
Le PPRD exige du gouvernement et de la justice congolaise une enquête indépendante pour établir la vérité sur les circonstances de cette mort et sanctionner conformément aux lois du Pays, les auteurs d'un tel drame.
Aussi, le PPRD exhorte- t-il l'exploration de toutes les pistes y compris l'autopsie pour faire toute la lumière sur cette question. Les droits de l'Homme étant l'un des piliers de la démocratie, ceux qui les défendent sont de véritables partenaires et des interlocuteurs privilégiés. Voilà pourquoi, le PPRD soutient les démarches entamées par le Chef de l'Etat dans le cadre de l'enquête sur cette mort.
Enfin, le PPRD exprime sa compassion à la Veuve et aux orphelins de Floribert CHEBEYA à qu'il présente ses sincères condoléances.
Fait à Kinshasa, le 07 juin 2010
Evariste BOSHAB
Le CNONGD recommande une commission d'enquête mixte
Le Conseil national des Ong de développement du Congo et l'ensemble des organisations membres ont, dans un communiqué signé par leur secrétaire général Robert Mabala Kasongo, demandé au gouvernement de mettre sur pied une commission d'enquête qui serait composée des experts congolais, ceux de la Monuc, ceux des Ong internationales et locales. Ils ont aussi demandé au gouvernement de ne pas utiliser la suspension du général John Numbi et l'interpellation de certains officiers comme prétexte pour étouffer l'enquête et brouiller les probables pistes.
À la Communauté internationale, le Cnongd a demandé des pressions sur les autorités congolaises afin de diligenter une enquête impartiale pour mettre hors état de nuire les assassins de Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana, et aussi de s'impliquer dans les investigations qui seront menées pour retrouver les commanditaires et auteurs du double assassinat des précités. Enfin, le Cnongd invite le peuple congolais à dénoncer sans réserve ce genre d'actes ainsi que leurs auteurs.
Cependant, a noté le secrétaire général Robert Mabala, cette structure a constaté que les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes sont devenus la cible de ceux qui veulent faire taire ces compatriotes qui ne ménagent aucun effort pour dénoncer la dérive totalitaire en RDC. A l'en croire, ce énième assassinat d'un militant des droits de l'homme ternit malheureusement l'image de la RDC dans ce secteur sur le plan international.
Par ailleurs, le Cnongd encourage les Ong et autres activistes des droits de l'homme, à ne pas baisser les bras. Car, a-t-il poursuivi, la démocratie naissante en RDC ne peut se consolider qu'avec le concours de ceux qui sont considérés comme porteurs de la voix des sans voix.
A cette accasion, le Cnongd a présenté ses condoléances à la VSV, au Renadhoc et aux familles biologiques des défunts, tout en condamnant cet acte barbare et ignoble au moment où la RDC s'est lancée, depuis 2006, sur la voie de la démocratie. Floribert Chebeya, directeur exécutif de l'Ong " Voix des Sans Voix pour les Droits de l'homme " a été retrouvé mort le mercredi 02 juin dernier à Kinshasa, et son chauffeur. Mathy MUSAU
ENJEUX DE L'HEURE
Parti cher au Pr. Kasongo Numbi
Le MIR se prononce sur les élections de 2011
En date du 30 mai 2010, le Professeur Kasongo Numbi, président national du parti politique dénommé " Mouvement des indépendants réformateurs (MIR) ", a présidé une conférence-débat à l'issue de laquelle il a eu à exprimer la position de son parti face aux élections de 2011, à la dernière motion de censure contre le gouvernement Muzito, à la controverse autour de l'article 226, à la rétrocession ou la retenue à la source et au bilan du gouvernement. Ci-après l'intégralité de la position du MIR face à ces enjeux. Daniel NTOTO
POSITION DU " MOUVEMENT DES INDEPENDANTS REFORMATEURS" (MIR) FACE AUX ENJEUX DE L'HEURE
L'honorable Kasongo-Numbi, président national du parti politique dénommé "Mouvement des Indépendants Réformateurs ", MIR en sigle, a présidé ce dimanche 30 Mai 2010 au marché de la Liberté place "Chez le Maître " dans la commune de Masina, une importante conférence-débat au cours de laquelle il a exprimé la position de son parti face aux enjeux de l'heure et la vision économique du MIR.
Prenant la parole, il a salué et remercié l'assistance pour avoir répondu massivement à l'appel du parti. " Cette participation témoigne de l'attachement et de la foi aux idéaux du parti ", a-t-il souligné.
Ceci dit, la parole a été accordée au rapporteur général, Mr. Pierre Mala, pour annoncer les enjeux sur lesquels a porté la conférence-débat. Ceux-ci sont : 1. les élections de 2011 ; 2. la dernière motion de censure ; 3. la controverse autour de l'article 226 ; 4. la rétrocession ou la retenue à la source ; 5. le bilan du gouvernement.
Abordant le premier enjeu, à savoir, les élections de 2011, le président national du MIR a martelé que son parti répondra " PRESENT " à ce rendez-vous hautement civique. " Le MIR présentera des candidats à tous les échelons électoraux, excepté le présidentiel. Le candidat - président du MIR, c'est JOSEPH KABILA KABANGE ", a-t-il enchaîné. Aussi a-t-il appelé ses partisans à battre d'ores et déjà campagne pour le Rais du Congo et à voter pour lui en 2011.
Quant à l'après-élection, l'honorable président a indiqué qu'en bon parti réformateur et non révolutionnaire, le MIR sera avec la majorité au pouvoir. "II ne sera pas dans l'opposition. Notre parti doit participer activement à l'édification de notre pays ", a-t-il conclu ce volet.
Parlant de la dernière motion de censure contre le gouvernement Muzito, Kasongo Numbi a affirmé que cette motion n'a pas abouti par la seule faute de ses initiateurs, c'est-à-dire les députés de l'opposition. Entachée d'irrégularités avérées (dédoublement de signatures et faux en écriture) elle n'a plus réuni le nombre de signatures requis pour être recevable. Avant cependant, le conférencier a tenu à faire remarquer qu'à sa connaissance aucun mot d'ordre n'a été donné aux députés de la majorité. C'est dire que si cette motion avait été soumise aux voix, chaque élu du peuple aurait voté selon sa conscience, c'est-à-dire sans l'habituel mot d'ordre de l'AMP. Il a ainsi déploré que l'AMP aille en ordre dispersé à un si grand combat politique. Il a ajouté que cela est dû au fait que depuis la démission du Secrétaire Exécutif, Augustin Katumba, l'AMP n'a toujours pas de chef de file qui doit conduire la troupe lors des combats politiques au parlement. Il reconnaît l'intelligence vive, l'expérience et le dévouement à la cause de l'AMP de Monsieur Koyagyalo qui assure, en sa qualité de Secrétaire Exécutif Adjoint de l'AMP, les fonctions de Secrétaire Exécutif. L'orateur a dit qu'on doit soit le confirmer ou en nommer rapidement un autre en remplacement de Monsieur Katumba afin d'éviter de telles situations lors des combats politiques à venir.
Quant au passage de 11 à 26 provinces, le président national du MIR préconise l'application sans délai de l'article 226 de la Constitution. Il argue que c'est l'autonomie qui amènera la viabilité et non l'inverse. Et de renchérir, " La centralisation entraîne la disparition de l'Etat dans beaucoup de coins du pays avec pour conséquence insurrections par-ci, rébellions par-là. Au MIR, l'on est convaincu que seule une décentralisation effective, à défaut du fédéralisme que nous prônons, peut renforcer l'autorité de l'Etat dans les coins et recoins de ce pays - continent ".
Abordant le volet de la rétrocession, le président a relevé le fait que la rétrocession est inconstitutionnelle. C'est la retenue à la source qui est constitutionnelle. Ainsi, au MIR, a-t-il indiqué, "Fédéralistes, nous prônons la formule source source c'est-à-dire perception à la source, retenue à la source ". " En effet, a-t-il poursuivi, pourquoi percevoir à Kinshasa ce qui revient à la province de l'Ituri ? ".
Evoquant enfin le bilan du gouvernement, le président national a informé que le gouvernement mis en place après les élections de 2006, a travaillé par des programmes biennaux appelés " Programmes d'Actions Prioritaires (PAP) ". Le premier PAP, conçu pour la période de 2007 à 2008, n'a pas atteint l'objectif principal qu'il s'était fixé, à savoir, le Point d'Achèvement de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) au bout duquel près de 90 % de la dette extérieure bilatérale du pays devait être effacée. Ceci aurait provoqué la démission du Premier Ministre Gizenga. Le nouveau PAP pour la période de 2009 à 2010 s'est fixé le même objectif global qu'il n'a pas encore atteint. Le professeur Kasongo-Numbi a déploré, à ce sujet, la prédominance du critère relations personnelles sur celui de la compétence et de l'expérience dans le choix des dirigeants à tous les niveaux. Il a terminé sa conférence en souhaitant qu'il soit fait une part plus importante au savoir faire et au savoir être dans le domaine de nomination des responsables.
Sur ces mots, le président fédéral, Monsieur Théophile Kinkutu, a clôturé la conférence-débat en entonnant le slogan du parti : " MIR=Avenir du Congo ".
PRESIDENT NATIONAL DU MIR
L'HONORABLE KASONGO NUMBI
ENJEUX DE L'HEURE
Assemblée nationale : vote ce matin de la loi sur les juridictions d'ordre judiciaire
Après l'examen et le vote article par article, hier, du projet de loi organique portant code de l'organisation et des compétences des juridictions de l'ordre judiciaire, les députés vont se pencher ce matin sur le vote de l'ensemble de cette loi.
A Côté de la Cour constitutionnelle, il y a lieu de noter que la Constitution du 18 février 2006 a créé deux ordres de juridictions. Il s'agit des juridictions de l'ordre judiciaire et des juridictions de l'ordre administratif. L'exposé des motifs de ce projet de loi souligne que la Cour constitutionnelle et les juridictions de l'ordre administratif coiffées par le Conseil d'Etat sont respectivement régies par une loi organique.
Cette loi organique de 177 articles à voter ce jour concerne les juridictions civiles notamment les Tribunaux de paix, les Tribunaux de grande instance, la Cour d'appel, la Cour de cassation et les parquets. Les juridictions militaires font l'objet d'une loi organique spécifique conformément à l'article 156 de la Constitution.
Le projet de loi organique portant code de l'organisation et de compétence des juridictions de l'ordre judiciaire comporte trois titres. Ces derniers traitent de l'organisation et du fonctionnement des juridictions de l'ordre judiciaire, de la compétence judiciaire et des dispositions transitoires et finales.
Dans cette loi, le personnel judiciaire comprend les magistrats, les agents de la police judiciaire des parquets, les officiers de police judiciaire et les agents de l'ordre judiciaire des Cours, Tribunaux et Parquets civils et militaires.
Pour ce qui est de la matière répressive, la présente loi détermine, outre les règles communes, de compétences matérielles des tribunaux de paix, des tribunaux de grande instance, des cours d'appel et la Cour de cassation, la compétence territoriale de toutes ces juridictions ainsi que les modalités d'exercice de l'action civile. S'agissant de la Cour de cassation, il est important de préciser qu'elle ne connaît en principe du fond des affaires, sauf lorsqu'elle doit connaître un premier et dernier ressorts des infractions commises par les bénéficiaires du privilège de juridiction énumérées à l'article 153 alinéa 6 de la Constitution ainsi que de l'appel des arrêts rendus au premier degré par les cours d'appel et lorsque la cause lui est renvoyée par les chambres réunies.
La cour de cassation, à l'instar de la matière répressive, ne connaît pas du fond des affaires. Elle connaît des pouvoirs en cassation formés contre les arrêts et jugements rendus en dernier ressort en ces matières par les juridictions de l'ordre judiciaire pour violation de la loi ou de la coutume.
Ouverte par le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab, la plénière d'hier a été poursuivie par la deuxième vice-présidente, Géorgine Madiku. Ce matin, les députés vont se retrouver en séance plénière pour voter cette loi et poursuivre d'autres matières retenues à l'ordre du jour. Il s'agit, entre autres de l'examen et de l'adoption du rapport de la commission ATI relatif au projet de loi sur l'aviation civile. Dorian KISIMBA
CONGO PROFOND
Sud-Kivu : les hôpitaux manquent de médecins sérieux
Les rares médecins affectés dans les villages du Sud-Kivu passent souvent beaucoup de temps à Bukavu, au détriment de leurs patients ruraux. Recrutés - en ville comme dans les campagnes - plus selon leurs relations que selon leurs compétences, ils s'intéressent peu à leurs malades. Les jeunes docteurs au chômage, eux, quittent le pays.
À n'importe quelle heure de la journée, circulent à Bukavu des véhicules marqués "zone rurale de santé" qui transportent les responsables des institutions sanitaires éloignées de la ville. "Quand donc les médecins affectés dans ces zones consultent-ils les malades et suivent-ils ceux qui sont hospitalisés", s'interrogent certains. "Le seul véhicule et le seul médecin de la zone de santé sont à Bukavu durant une semaine", se plaint une malade abandonnée. Les médecins mariés qui acceptent de travailler au village laissent leurs familles en ville "où elles sont en sécurité", déclarent-ils, et viennent les voir souvent. Les autres préfèrent travailler dans les Ong ou dans des cabinets politiques où les conditions de travail sont meilleures.
"Le recrutement des médecins par les propriétaires des institutions hospitalières se fait en fonction de leur influence parentale, religieuse ou clanique et pas toujours sur l'efficacité et la compétence", dénonce Stella Yanda, responsable d'Initiatives Alpha, une association féminine des droits humains. Du coup, les hôpitaux implantés au village fonctionnent comme des cabinets médicaux privés, où les propriétaires passent quand ils ont le temps. Les malades se plaignent du fonctionnement minimum de certaines institutions sanitaires.
Une moyenne de deux médecins généralistes est affectée à chaque hôpital à l'intérieur de la province, ce qui est très insuffisant. Selon un rapport du Bureau de coordination des Nations unies aux affaires humanitaires au Sud-Kivu, "on compte 16 lits pour 100 000 malades et un médecin pour 27 699 habitants alors que la norme de l'OMS est de un pour 10 000 habitants".
Dans les 36 zones de santé du Sud-Kivu, près de 20 % des 268 médecins sont affectés à Bukavu. Les médecins préfèrent travailler en ville où les conditions sécuritaires sont meilleures. En décembre 2009, des médecins affectés à l'hôpital général de Kabare (25 km au nord-ouest de Bukavu) ont vu leurs biens pillés à domicile par des hommes armés. Depuis, la peur de travailler au village taraude les médecins du Sud-Kivu.
Difficiles conditions de vie au village
Les conditions de travail de ces médecins ruraux laissent certes à désirer. "Pas d'électricité, ni d'Internet et partant, pas de télé, dénoncent les médecins, et le salaire mensuel de 250 $ est très insuffisant". "La prime de responsabilité, qui est censée l'améliorer, est calculée au prorata des recettes mensuelles toujours minimes et proportionnelles au faible pouvoir d'achat des malades", rappelle un médecin-directeur. Ces médecins sont certes logés, mais souvent mal installés et n'ont pas tous de voiture.
Pour rompre avec la monotonie du village, rester en contact avec leurs confrères ou s'approvisionner en médicaments essentiels, ils ne ratent pas une occasion de se rendre en ville. "La sécurité y est mieux assurée et après le service, je peux discuter avec les confrères au sujet du travail et sur d'autres questions et séjourner en famille", explique le docteur X. T., affecté dans une zone rurale et dont la femme et les enfants vivent à Bukavu.
Des compétences mal exploitées
Trois universités forment les médecins à Bukavu. En 2009, 40 médecins sont sortis de l'Université catholique de Bukavu et 100 de l'Université évangélique en Afrique. Les hôpitaux privés qui appartiennent actuellement aux Églises n'embauchent que ceux qui ont étudié dans leurs universités. Les étudiants de l'Université officielle de Bukavu (UOB) ont encore moins de chances, car l'État recrute très peu de finalistes par manque de postes et de moyens dans les hôpitaux publics. "Sur 51 médecins de deux promotions, c'est seulement ce mois que quatre d'entre eux ont été affectés à la clinique Muhanzi, l'institution des pratiques médicales de l'UOB", indique le docteur Patient Wimba, avant d'ajouter : "Les autres courent les rues de Bukavu et les plus 'souples' sont allés chercher de l'emploi ailleurs."
Une grande partie des médecins formés travaillent en dehors du pays où les conditions de travail sont meilleures et où ils gagnent mieux leur vie. "Ils sont au Rwanda, au Burundi, au Mozambique et au Malawi. Ils sont tellement nombreux en Afrique du Sud que les Bukaviens sont convaincus que le succès de la médecine dans ce pays a été possible grâce à la présence des Congolais qui y exercent ce métier", rapporte D. M., un patient qui s'y rend chaque année pour des soins.
La bonne répartition du personnel médical souffre aussi du tribalisme ou de l'appartenance à une même Église. Si un médecin ne veut pas travailler à l'intérieur, il profite de l'influence d'un homme d'Église pour se faire affecter à un poste de son choix. Comme tous ne peuvent pas trouver de l'emploi et qu'ils tiennent à travailler en ville, certains s'organisent pour ouvrir un cabinet ensemble et réduire les frais. "Nous avons ouvert un cabinet médical privé à quatre, déclare sous anonymat un médecin qui en fait partie, au lieu d'aller dans les services de l'État qui sont mal équipés et où il nous a été impossible de mettre nos compétences au service de nos compatriotes". Il soigne comme privé et se fait payer plus cher que dans les hôpitaux publics.Thaddée Hyawe-Hinyi (Syfia Grands Lacs)
CONGO PROFOND
Kasaï-Oriental : des détenus puisent de l'eau en dehors de la prison
Face à la carence d'eau potable, les détenus de la prison de Mwene Ditu sont obligés de puiser l'eau dans des rivières environnantes pour leur bain et autres soins. C'est depuis six mois que cette situation se vit à Mwene Ditu. La période correspond à la dernière fourniture d'eau à cette prison par la Regideso, lors d'une visite du gouverneur Ngoy Kasanji dans cette ville.
Pour cuire les aliments des prisonniers, la prison est obligée d'acheter de l'eau dans le voisinage. D'autres visiteurs apportent également quelques bidons pour en faire don à la prison. C'est le Directeur de la prison en personne qui a autorisé les prisonniers à aller puiser de l'eau dans une rivière proche de la prison, souligne Radio Okapi qui rapporte l'information.
Seuls les détenus ayant purgé l'essentiel de leur peine sont concernés pour cette corvée qui, ici, est considérée comme une faveur. La même situation est observée à Kabinda où les détenus vont chercher l'eau dans les maisons voisines de la prison. Le coordonnateur de la fraternité des prisons de la cité de Kabinda redoute les maladies dans les centres de détention, surtout en cette période de saison sèche où l'eau se fait encore plus rare aux robinets, indique encore Radio Okapi. JEK
SOCIETE
Retombées des embouteillages
Un policier tire à bout portant sur les pneus d'une Jeep Prado sur l'avenue des Huileries
Un agent de la Police nationale congolaise s'est offert en spectacle lundi sur l'avenue des Huileries. Le policier en tenue et arme à la main, a tiré à bout portant sur les pneus d'une Jeep Prado aux vitres teintées. Les faits ont eu lieu vers 9 heures à l'entrée pour véhicules du stade des Martyrs, non loin de la station service situé à côté du Palais du peuple. Le tireur a accusé le chauffeur de la jeep de refus d'obtempérer à ses ordres. Alerté par les coups de feu, un Officier général des Forces armées de la RD Congo (FARDC), se trouvant sur les lieux, a aussitôt ordonné l'arrestation dudit policier.
Les faits tels qu'ils se sont passés, ont fait penser à un drame imminent. Des centaines de personnes se trouvant à bord des véhicules coincés dans un embouteillage sur le " champ de tirs ", ont redouté l'imminence d'une tragédie. Une crainte légitime, dans la mesure où on ignorait encore l'identité des passagers à bord de la Prado. On craignait donc qu'il y ait des hommes armés. Car, devant pareille situation, les victimes n'attendraient pas longtemps pour répliquer. On peut déjà imaginer ce que serait la suite du scénario.
Quels que soient les faits reprochés au chauffeur, des voix se sont élevées pour dénoncer, avec véhémence, un comportement qui, à mille lieues, pue un excès de zèle. " Peut-on se servir de l'arme sous prétexte de réguler la circulation routière ", ont ainsi réagi nombre de témoins qui n'ont pas caché leur indignation. Toute la crainte a été qu'un autre homme armé ne puisse se trouver à bord de la Prado, cible des coups de feu de ce " roulage " insolite. Sans doute, il ne se laisserait pas faire. On assisterait à un langage des armes aux conséquences incalculables. En tous cas, s'il en avait été le cas, le camp menacé n'aurait pas attendu longtemps pour répondre au feu par le feu. Ainsi, on peut s'imaginer ce que serait la suite.
Quoi que l'on dise, le comportement du policier a frisé un zèle outré. Pendant que le sang de Floribert Chebeya est encore frais et que les enquêtes sont ouvertes pour déterminer les circonstances exactes et les auteurs du crime, pareil acte mérite des blâmes sévères.
ACCELERER LES TRAVAUX SUR LE BOULMEVARD TRIOMPAL
La circulation routière est devenue un véritable casse-tête pour les automobilistes, entre les avenues des Huileries et Enseignement. Le boulevard Triomphal, fermé au trafic, oblige les automobilistes de passer par l'enceinte du Stade des Martyrs pour déboucher sur l'avenue des Huileries. Mais, cette issue de secours s'avère encore un nouvel obstacle, compte tenu du flux de véhicules et de l'étroitesse de la voie de sortie. Les automobilistes en provenance du stade doivent faire preuve de courtoisie routière vis-à-vis de ceux déjà engagés dans les deux sens de l'avenue des Huileries. La situation exige une bonne dose de patience des conducteurs . Ce qui n'est pas évident, quand on sait que les conducteurs kinois ont l'air pressé. Surtout les transporteurs en commun.
Dans la valse de réactions au comportement du policier, certaines personnes ont pointé un doigt accusateur sur les exécutants des travaux d'entretien du boulevard Triomphal. " A Kinshasa, dans son contexte actuel marqué par des chantiers, il n'y a plus de voies secondaires. Toutes les routes sont devenues principales. Dans ces conditions, il serait conseillé de barrer certaines routes à des heures où la circulation est supposée très peu intense", a-t-on soutenu. L. KANKOLE
CULTURE & DETENTE
Dans le cadre du cinquantenaire de la RDC
L'histoire de " Débout Congolais " revisitée au CWB
Il est rare qu'un pays change de drapeau ou d'hymne national. Il est également rare qu'un pays reprenne son ancien drapeau ou encore son ancien hymne national ", a déclaré M. Fabrice, conseiller au Centre Wallonie-Bruxelles (CWB). La RDC est parmi les rares pays qui figurent dans de tels cas. C'est ainsi que l'histoire de notre hymne national "Débout congolais " a gravité, le lundi 7 juin dernier, autour du programme " c’est notre histoire ", initié par le Commissariat général du cinquantenaire en collaboration avec la Délégation Wallonie-Bruxelles.
Parmi les conférenciers, ont figuré deux dames, anciennes choristes de la chorale " Congoli " de St André, qui ont chanté pour la première fois, à Louvain, ce chant de l'Indépendance devenu aujourd'hui l'hymne national, intitulé " Débout congolais ". Il s'agit de Mmes Mayoma Mélanie et d’Asope Joséphine Idzumbuir. Le révérend-père Everst Yan et le Pr. Jean Ndundu ont également éclairé les spectateurs sur la personne du Révérend Père Boka di Mpasi Londi, auteur compositeur des hymnes nationaux congolais.
D'entrée de jeu, le révérend-père Yan a reconnu en la personne de Père Boka un homme hors du commun. " Je l'ai connu pour la première fois en 1957 quand j'étais encore jeune missionnaire à Lemfu. C'était un homme très doué dans tous les domaines, surtout dans le domaine musical. En 1959, quand il allait à Louvain pour ses études théologiques, nous étions également ensemble. Là bas, il a appris beaucoup de langues qui paraissaient parfois difficiles pour la plupart de congolais", a-t-il dit.
Témoignant toujours sur la personne de Père Boka, Mme Idzumbuir parle de sa rencontre avec l'auteur compositeur de " La congolaise " : " En 1959, nous étions élèves à l'Institut St André. Comme on ne pouvait pas continuer les études secondaires ici, on nous a pris pour aller évoluer à Louvain chez les dames de St André. Au cours d'un dîner nous offert, Père Boka faisait partie des invités. C'est ainsi qu'il nous a découvert et nous a demandé de chanter ". Néanmoins, cet hymne n'a pas été chanté le 30 juin 1960, jour de l'Indépendance de la RDC, parce que son enregistrement sur disque de 45 tours n'était pas disponible au Congo, fait savoir le Pr. Jean Ndundu.
L'autre raison parmi tant d'autres, c'est qu'en 1960, le Congo avait un gouvernement jeune, à quatre jours à peine de son entrée au pouvoir, alors que cette chanson devrait d'abord être examinée, avant d'être adoptée comme " Hymne national ", souligne Everest Yan. " C'était d'ailleurs invraisemblable que cet hymne soit chanté le 30 juin 1960, martèle J. Ndundu, parce que le Père Boka était encore à Bruxelles et que c'est plus tard en 1964 à Luluabourg que cet hymne national a été officiellement reconnu ".
De la congolaise
à la zaïroise
La métamorphose de la congolaise à la zaïroise fait suite à l'histoire, renchérit J. Ndundu. " C'était pour éviter la confusion qui portait entre les deux Congo. L'un Congo populaire et l'autre Congo démocratique. C'est ainsi qu'en 1971, le président Mobutu a procédé à ce changement tout en sollicitant toujours la composition de Père Boka ", a-t-il ajouté.
" Débout congolais " a trois temps, explique J. Ndundu. "Cet intitulé est une exhortation aux Congolais à se mettre debout parce qu'ils étaient devenus indépendants. Unis par le sort, unis par l'effort pour l'indépendance, c'est aujourd'hui. Dressons nos fronts aujourd'hui, longtemps courbés hier. Pour l'avenir, nous peuplerons ton sol et nous assurerons ta grandeur", tels sont des exemples relevés par J. Ndundu pour expliquer les trois temps de la chanson.
Dans la version originale de cette chanson, il y a une partie que l'on ne retrouve pas dans la version actuelle. Elle consiste en des mots tels : " fier drapeau, étoilé, tiens-toi plus haut, que les sommets de tous nos monts, tricolore, flotte au vent, soit immortel, dans l'envol de ton idéal ". Le Révérend Père Yan a fait savoir que cette partie a été escamotée par la volonté de son auteur.
L'hymne national est le symbole de l'unité et de la détermination de tout un peuple, un serment. En cette année du cinquantenaire, tout Congolais a donc le devoir de le maîtriser et de l'entonner avec toute conscience et se souvenir des pionniers de l'indépendance. Rocco NKANGA
VIVEMENT LE SPORT
Tournoi des jeunes de la Fondation Dikembe Mutombo
Kasa-Vubu a remporté le trophée devant N'Djili (1-0), dimanche dernier au stade Vélodrome
* 500 USD disparaissent d'une enveloppe
La commune de Kasa-Vubu a battu celle de N'Djili par un but à zéro et a ainsi enlevé le trophée du premier tournoi de football organisé par la Fondation Dikembe Mutombo, dimanche dernier au stade Vélodrome de Kintambo. La finale s'est déroulée en présence Jean-Jacques Mutombo, président de la fondation qui porte son nom. Ce tournoi, qui a duré trois jours, soit du 04 au 06 juin 2010, constitue un soutien au cinquantenaire de la RDC et a réuni les jeunes de Kinshasa. Bien que la tricherie ne manque jamais en pareille circonstance, l'assistance a vécu trois bonnes journées du football.
De vingt-quatre sélections communales au départ, seules deux, Kasa-Vubu et N'Djili, se sont retrouvées en finale après les matches en éliminatoire directe. La troisième place a été occupée par la commune de Bandalungwa qui a eu raison de Selembao par quatre buts à zéro. La commune victorieuse, outre le trophée, a aussi remporté deux ballons et une enveloppe de 1000 USD. La finaliste malheureuse sur terrain est rentrée à N'Djili avec deux ballons et 750 ISD. Enfin, Bandalungwa, classé troisième, a reçu deux ballons et une somme de 500 USD.
Indépendamment des prix remportés par les trois premières sélections communales, toutes les équipes ont bénéficié de trois ballons plus des enveloppes contenant chacune 500 USD. Cet argent est destiné aux 20 joueurs de chaque commune en raison de 25 USD par joueur.
P.L
Cinquantenaire : la Fénacoju lance ses activités
La Fédération nationale de Judo du Congo (Fénacoju) a lancé ses activités dimanche dernier au Hall du secrétariat général aux sports et loisirs. A cet effet, certains grands maîtres du judo, toutes générations confondues, se sont retrouvés sur les nouveaux tatamis pimpants neufs, dons de Maître Christian Bandonga autour des maîtres Franck Kilosho (ceinture noire 7ème dan) et Léopold Abibo (ceinture noire 5ème dan). L'occasion était propice pour ces pratiquants de judo de se retrouver de nouveau sur les tatamis.
Me Franck Kilosho a circonscrit les circonstances de ce rassemblement des grands maîtres congolais de judo. " L'indépendance ou la liberté n'est-ce pas là l'opportunité tant rêvée à tout être, de fêter avec faste, sachant à jamais que toute oppression, toute soumission non digérée a disparu. Qu'en définitive, l'homme a acquis sa dignité. Ainsi, dans le cadre du cinquantenaire de l'indépendance qui coïncide avec celui du judo en RDC, nous avons saisi cette opportunité pour organiser, à l'initiative d'un des nôtres Me Christian Bondonga, une série des séances d'entraînement éducatif, purificateur de la technique de judo qui débutent le dimanche jusqu'au 27 juin 2010 dans le cadre que nous inaugurons également ce jour, celui du comité des vétérans à la tête duquel nous avons humblement choisi de désigner Me Abibo Lomaliso Léopold en qualité de président des vétérans au sein dudit comité. Et espérons que, petit à petit, cet enfant né aujourd'hui deviendra grand et occupera l'espace de sa parcelle d'habitation, sa demeure donc la RDC toute entière".
Et de poursuivre : " Au sein de la Fénacoju, nous prônons la défense de cette éthique de Jigoro Jamo et c'est pourquoi nous remercions, au nom de la fédération naissante, ceux des judokas de tous les âges qui épousent notre idéal, présents parmi nous. Nous avons décidé ce jour de lever le ton et de dire non, trop c'est trop. Certes, la liberté ne s'acquiert pas facilement. Dans le domaine qui est nôtre, ne sommes-nous pas en train de peiner pour changer cet aspect introduit dans ce milieu hier vénéré, puisqu'inspiré de la culture nippone ? Dans ce milieu où véxation, impolitesse, mensonge, malice, division … ont élu domicile" .
Entre le mot de circonstance de Me Kilosho et la démonstration sur les tatamis, une délégation des grands maîtres est allée s'incliner devant la dépouille de feu le secrétaire général de la Fédération de Handball du Congo (Féhand), Félix Yolo. Cette dépouille était exposée au stadium des Martyrs avant son inhumation, le même dimanche.
Abordés par «Forum des As», certains ténors de la nouvelle fédération ont déclaré : " Nous sommes ouverts, nous voulons que le judo récupère sa place d'antan dans le giron du sport en République démocratique du Congo. Depuis belle lurette, j'ai prêché l'union de tous les judokas, en qualité de pratiquant et de président honoraire de la fédération. J' n'ai pas été suivi. C'est comme si je prêchais dans le désert ", a dit Me Abibo. Pascal LIKANA
Fécodelat : les élections fixées au 20 juin à Matadi
Le comité exécutif de la Fédération congolaise démocratique de lawn-tennis (Fécodelat) que dirige Jacob Ndombe est fin mandat. Des nouvelles élections pour la mise en place d'un nouveau comité exécutif sont fixées au 20 juin 2010 dans la ville portuaire de Matadi dans la province du Bas-Congo. Cette prévision émane du secrétaire général de la Fédération, Georges Koshi.
Cependant, avant les joutes électorales, une commission électorale indépendante a été mise en place pour les dépôts des candidatures qui s'effectuent le 10 juin, à en croire un communiqué de la Fécodelat signé par les responsables officiels fin mandat que sont Jacob Ndombe (président) et Georges Koshi (secrétaire général).
Chaque candidat, indique-t-on, doit adresser à la commission électorale indépendante une lettre manuscrite. Elle doit contenir, outre la lettre manuscrite, un curriculum vitae sportif détaillé, un certificat de résidence, un certificat de bonne vie et mœurs datant de moins de trois mois, des pièces scolaires et académiques, un certificat de nationalité ou photocopie de la carte d'électeur et une attestation de prestation sportive délivrée par la dernière entité sportive.
Outre les documents précités, les candidats qui veulent briguer un poste pour les prochaines quatre années au sein du comité exécutif de la Fecodelat doivent déposer une caution non remboursable, selon le poste convoité. Le candidat au poste de président doit débourser 300 USD américains, au poste de vice-président il faut 200 USD. A tous les autres postes (secrétaire général, secrétaire général adjoint, trésorier général adjoint), chaque candidat doit déposer une caution non remboursable de 100 USD. Pascal LIKANA
INFOS INFOS
La langue franciase écartée à la conférence de révision de la CPI
Les pays francophones vivement indignés
* Un motif supplémentaire pour l’OIF de poursuivre son combat
pour la diversité culturelle
Les pays francophones parties au Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI) se disent indignés de constater que les débats de la conférence de Kampala sur la révision de la Cour se déroulent exclusivement en anglais. Ouverte le 31 mai dernier, cette Conférence doit se terminer le 11 juin. Elle réunit des représentants de 111 États et est reconnue comme une conférence importante pour l'avenir de la CPI.
En première ligne des délégations ayant exprimé leur indignation, il y a celle de la RDC. La délégation congolaise, et celles d'autres pays francophones savent qu'officiellement, la Cour pénale internationale, comme toutes les agences des Nations unies, est bilingue comme en témoigne son site internet. Les intervenants en langue française sont systématiquement traduits en anglais, tandis que ceux qui s'expriment en anglais pensent que tout le monde les comprend. Même dans les débats où les francophones sont majoritaires, comme ceux qui concernaient la République démocratique du Congo ou bien la République centrafricaine, les discussions se faisaient en anglais, rapporte RFI qui indique qu'en fin de compte, beaucoup ont préféré quitter ces débats, plutôt que de se sentir à ce point ignorés. Janine Mandou, présidente d'une ONG congolaise, témoigne : " il y a des fois où on demandait la parole. Et comme vous parlez français, je crois qu'il n'y avait pas moyen...puisqu'il n'y avait pas d'interprète. Alors ça, moi ça m'a écœurée… ".
Cette situation est d'autant plus surprenante que sur les cinq enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création en 2002, deux se déroulent dans des pays francophones, et une dans un pays arabophone.
La marginalisation des francophones aux assises de Kampala en Ouganda conforte la justesse de la lutte que mène l’Organisation internationale de la Francophonie pour le dialogue des cultures. Seulement, le monde francophone devrait dépasser dans les faits la seule dimension culturelle pour devenir un ensemble politique
JEK
Le Greffier de la CPI et des délégués des Etats parties au Statut de Rome en visite à Bunia
Le Greffier de la CPI, Mme Silvana Arbia, ainsi que des représentants des Etats parties au Statut de Rome se sont rendus à Bunia, Chef-lieu de l'Ituri, le 5 juin 2010, afin d'interagir avec les communautés affectées et de mieux saisir les réalités du terrain. La délégation était composée des représentants de 13 Etats parties (l'Afrique du Sud, l'Allemagne, l'Argentine, la Belgique, le Canada, le Costa-Rica, le Danemark, la Finlande, la Grande-Bretagne, le Japon, le Mexique, la Norvège et la Nouvelle-Zélande), désireux d'en savoir plus sur les activités du bureau extérieur de la CPI à Bunia. Ils ont pu constater les progrès réalisés et les défis à surmonter sur le terrain dans le but d'accomplir le mandat de la Cour.
Les préoccupations soulevées par le public concernaient, non seulement les deux procès en cours, dans l'affaire Thomas Lubanga Dyilo et contre Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui - tous poursuivis pour des crimes qui auraient été commis en Ituri - mais aussi des questions relatives à la coopération des Etats avec la Cour, en particulier pour l'exécution des mandats d'arrêt ainsi que l'engagement des Etats parties à soutenir le travail de terrain de la Cour.
" Cette visite est un pas important pour rapprocher la Cour et les Etats parties des communautés affectées. Le but de la CPI est de rendre justice aux communautés affectées, mais ces dernières ont également un rôle clé qui permet à la Cour de remplir son mandat, par le biais de la participation des victimes aux procédures ainsi que par le biais de la déposition des témoins ", a déclaré le Greffier.
Au cours de cette visite, la délégation a rencontré les acteurs privilégiés travaillant aux côtés de la Cour sur le terrain. Elle a ensuite participé à une séance interactive de sensibilisation du public au travail de la Cour, réunissant plus de 100 représentants d'ONG et des médias locaux, de groupes de femmes, de jeunes et d'étudiants ainsi que de chefs locaux. Bureau de la CPI à Kinshasa
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Organisé conjointement par COMESA et CNUCED
La RDC abrite l'atelier sur les statistiques des investissements directs étrangers
L'hôtel Sultani abrite, depuis hier, un atelier sur le renforcement des capacités dans la collecte des statistiques des investissements directs étrangers et des opérations des entreprises multinationales. Ces assises, qui vont durer 4 jours, soit du 8 au 11 juin 2010, sont organisées conjointement par le Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) et la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED). Cela en réponse à la requête de la Banque centrale du Congo (BCC).
L'organisation de cet atelier, a souligné le directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires, Jean-Louis Kayembe, vise le renforcement des capacités des personnes traitant des questions liées aux statistiques sur l'investissement direct étranger et ce, dans le cadre d'un système efficace de collecte et de diffusion des données. Il s'agit des responsables des ministères, des agences, de la BCC et des autres institutions publiques et privées (chambre de commerce).
Pour M. Kayembe, l'organisation de cet atelier tombe à point nommé pour la RDC. " Le Congo se relève progressivement d'une période critique de son histoire. Le dysfonctionnement de l'administration publique au cours de la décennie 1990, à la suite de l'instabilité politique, économique et sociale, a causé de profondes distorsions dans le fonctionnement de l'appareil statistique national. Les statistiques de la balance des paiement, de investissements directs étrangers et des activités des sociétés transnationales n'y ont pas échappé ", a-t-il révélé.
Le représentant du SG du COMESA, Thierry Mutombo (expert en investissement), a pour sa part, noté que ce programme conjoint du COMESA/CNUCED a pour objectif de combler les lacunes constatées au niveau de la région dans la collecte et la compilation des statistiques des IDES et des activités des filiales étrangères des sociétés transnationales conformément aux normes internationales.
Si tous les Etats de la région bénéficient de ce programme de renforcement des capacités, ajoute-il, et surtout arrivent à réaliser leurs propres enquêtes nationales, la région sera à même de produire des données statistiques fiables, qui pourront servir à plusieurs utilisateurs : d'abord le gouvernement, pour qui les statistiques fiables des IDES peuvent constituer un outil important en matière de la gestion économique du pays. Par ailleurs, les statistiques IDES assurent une grande visibilité du pays au niveau extérieur, au sujet des capacités du pays à attirer les investissements étrangers.
Le DG de l'ANAPI, Bwabwa wa Kayembe, abondant dans le même sens, a mis l'accent sur le fait que sa structure utilise essentiellement diverses informations statistiques sur le marché congolais qu'elle communique aux investisseurs afin de mieux séduire ceux qui peuvent avoir cette vocation de développer leurs affaires en RDC.
Dans son mot qui a donné le coup d'envoi de cet atelier, le vice-gouverneur de la BCC, Jean-Marie Emungu, a brossé un tableau peu reluisant de l'appareil statistique congolais. Il a indiqué que cet appareil reste largement déficient et caractérisé par des dysfonctionnements. Ceux-ci trouvent leur origine, notamment, dans l'insuffisance des financements nationaux pour faire de l'activité statistique un outil de gestion saine du développement ; la quasi-absence des textes législatifs ou règlementaires permettant d'organiser l'activité statistique. C'est dans ce cadre qu'il fait savoir que ce tableau sombre témoigne de la nécessité d'améliorer la production, le traitement et la diffusion des statistiques des investissements directs étrangers au Congo.
Face à cette nécessité, il importe de rappeler qu'au-delà de l'application des normes internationales concrétisée par l'adoption du Système de comptabilité nationale 93 des Nations Unies (SCN 93) et du Système général de diffusion des données (SGDD), l'Institut d'émission entend, en collaboration avec différents partenaires, redynamiser la production et la diffusion des statistiques de la balance de paiement et du commerce en procédant, notamment, à la création, dans les jours à venir, d'un comité national de la balance de paiement.
L'atelier de Kinshasa se tient après ceux des Comores, des Seychelles, du Kenya, de la Zambie, du Malawi, du Swaziland, de l'Ethiopie, du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda. Dina BUHAKE
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Adopté par l'union africaine
Le PDDAA, un créneau pour le financement agricole
Le vice-premier ministre, ministre des téléphones, postes et télécommunications, Simon Bulupuy Galati, accompagné du ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba, représentant son collègue de l'Agriculture empêché, a procédé le lundi 07 juin 2010 au lancement du processus de mise en œuvre du Programme détaillé pour le développement de l'agriculture (PDDAA) en RDC. Ce programme qui est une émanation du NEPAD, a été adopté par l'Union africaine comme étant le créneau à travers lequel les pays africains pourront solliciter auprès des bailleurs de fonds pour le financement de leur agriculture. Etant donné que la RDC est dotée d'un potentiel de production agricole énorme, capable de nourrir environ deux milliards de personnes s'il est entièrement exploité, ce programme vise la sécurité alimentaire, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté. Cet objectif est la ferme volonté du gouvernement de développer l'agriculture.
D'après le vice-premier ministre Simon Bulupuy, pour le moment, les ressources financières de la RDC sont encore très limitées à cause de la longue période de troubles sociopolitiques que le pays a connus. Maintenant que la paix est revenue sur l'ensemble du territoire national, a-t-il indiqué, plus rien n'entamera la détermination du gouvernement à affecter au secteur agricole des allocations budgétaires conséquentes. Parce qu'il compte tout naturellement sur le concours de ses partenaires techniques et financiers, tant bilatéraux que multilatéraux.
A en croire le secrétaire général adjoint du COMESA, ce programme PDDAA a été désigné pour faciliter le développement de la RDC. Car, a-t-il estimé, il est important que les autorités africaines en général et congolaises en particulier reconnaissent l'importance de l'agriculture dans tout le continent.
Pour le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy, la RDC est au cœur de l'Afrique et à cheval sur l'Equateur, donc disposée pour la mise en œuvre du PDDAA, tout simplement parce que ce pays possède un potentiel riche. Mais, il a déploré qu'une multitude des programmes agricoles mis sur pied dans le passé par le gouvernement n'ont pas atteint les résultats escomptés. Avant d'indiquer que le PDDAA a pour objectif de créer un cadre de référence pour le financement du secteur agricole.
Ce programme sera soutenu par l'agrandissement du secteur fiable de l'eau et l'accroissement de la production alimentaire. A entendre Maj Kisimba, le lancement du PDDAA va permettre l'élaboration d'une feuille de route, la formulation d'un programme agricole dans le pays et la validation du PDDAA. Simard Simon TSOUMBOU
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Le manque de financement, un obstacle majeur au plan d’action humanitaire
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a organisé durant deux jours, un atelier sur l'examen à mi-parcours du Plan d'action humanitaire (PAH) pour l'année 2010. Le gouvernement congolais était représenté à ces assises par le ministre des Affaires sociales, de l'Action humanitaire et de la Solidarité nationale.
Le gouvernement de la RDC et la communauté humanitaire dans le pays ont exprimé leurs inquiétudes quant au niveau très bas de financement de l'action humanitaire pour 2010. Le manque de financement, ont-ils évoqué, met des dizaines de milliers de vies en péril.
Les activités humanitaires dans le pays, prévues dans le PAH, ne sont actuellement financées qu'à hauteur de 30%, soit 149 millions Usd sur un total demandé de 828 millions. Le Coordonnateur humanitaire, Fidèle Sarassoro, estime, cependant, que si la mobilisation de fonds continue à ce rythme, le financement total pour 2010 risque de ne pas atteindre 500 millions Usd, soit moins de 60% des besoins. Ce qui, selon lui, va créer un déficit de plus de 328 millions avant de poursuivre : " Ceci aurait des conséquences désastreuses sur l'assistance humanitaire aux plus vulnérables". Ensuite, Fidèle Sarassoro a indiqué que plusieurs organisations non gouvernementales, telles que Save the Children -UK et International médical corps, ont déjà réduit certaines activités à l'Est de la RDC en raison du manque de fonds.
Le gouvernement
de la RDC disposé
Le ministre Ferdinand Kambere a, dans son mot de clôture, évoqué la disposition du gouvernement congolais à accompagner la communauté humanitaire pour le reste des mois. Selon lui, l'action humanitaire vise notamment à sauvegarder les vies humaines contre les crises, les catastrophes humaines et naturelles et aussi répondre aux besoins des déplacés réfugiés. Il est d'avis que cette aide vise à aider la RDC à mettre au point les stratégies pour faire face aux différentes catastrophes. Pour terminer, Ferdinand Kambere a salué les travaux de cet atelier qui ont été un moment essentiels pour mettre en place de nouvelles stratégies concernant le plan d'action humanitaire pour 2010.
Pour sa part, le coordonnateur du plan d'action humanitaire, Fidèle Sarassoro, a noté que les causes de ce manque de financement sont notamment la crise mondiale. Par ailleurs, il a fait remarquer qu'ils vont plus se consacrer sur les besoins urgents avant de poursuivre la sensibilisation de l'opinion nationale et internationale sur les besoins humanitaires en RDC et sur le financement pour répondre efficacement à ses besoins qui sont croissants. La question liée à la sécurité des acteurs humanitaires n'était pas en reste. Fidèle Sarassoro a estimé qu'avec le nouveau mandat de la Monuc, la situation va s'améliorer sur terrain. Toutefois, il a consulté le gouvernement congolais à ce sujet afin que ce dernier puisse assurer la protection des humanitaires. Mathy MUSAU
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3 morts dans un accident sur le Boulevard du 30 juin
Trois personnes, dont un fils de Boucar Kasonga Tshilunde, Secrétaire général de l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC), ont trouvé la mort dans un grave accident de circulation survenu en fin de soirée du dimanche dernier sur le Boulevard du 30 juin à la hauteur de la place Royal. 2 personnes (des garçons) ont été tuées sur le coup et la troisième (une fille) est décédée lundi des suites de ses blessures.
L'accident s'est produit lorsqu'une Mercédès 190, à bord de laquelle se trouvaient les trois victimes et une quatrième personne très mal en point, venant du centre ville, a heurté violemment une Jeep qui s'engageait sur la chaussée en provenance du complexe scolaire Mawete. Les deux occupants de la Jeep, dont le Pasteur Mutombo Kalombo, s'en seraient tirés avec quelques contusions.
On ignore encore les circonstances dans lesquelles s'est produit cet accident. Cependant, plusieurs personnes l'attribuent à l'obscurité dans laquelle se trouve, chaque nuit, le Boulevard du 30 juin, surtout à la hauteur de la place Royal où une dame a été heurtée quelques semaines plus tôt. L'on ignore si elle a pu survivre. Cependant, dans la même période et toujours pendant la nuit, un homme qui tentait de traverser le Boulevard du 30 juin à la hauteur du rond point Mandela avait trouvé la mort après avoir été violemment heurté par une voiture roulant à vive allure en direction du centre ville.
Les observateurs souhaitent qu'en attendant le rétablissement de l'éclairage, les autorités conseillent aux conducteurs de modérer leur vitesse sur ce boulevard. Plusieurs conducteurs se distinguent, en effet, par un grave excès de vitesse sur cette chaussée depuis qu'elle à été réhabilitée et élargie. JEK
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