QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES " AU COEUR DE L'ACTUALITE"
Billet
Mort dans
les têtes ?

Est-ce vraiment la reprise en mains ou une simple immersion dans les dédales de l’AMP, le temps d’y éteindre l’incendie? C’est sans doute là la question politique de la semaine. En tout cas, Joseph Kabila, tel un sapeur pompier, vient de maîtriser, en un temps record, le feu qui menaçait de consumer le labyrinthe AMP. Symétriquement, les parents du déjà ex-Clp ont juste eu le temps de présenter leur rejeton qu’ils devaient eux-mêmes l’immoler! Tel un météorite, le Clp n’a duré que le temps de l’éclair. Reste à savoir si, après avoir tué le CLP sur papier, ses géniteurs l’ont aussi évacué de leur tête. Pas si évident. Le caractère composite de l’AMP prédispose cette plate-forme à tout, sauf à une cohérence de vision sur le long terme. Heureusement, s’exclameraient ses partisans, la législature tend inexorablement vers sa fin. Moment indiqué pour une autoévaluation générale et pour le nécessaire réajustement des alliances en fonction davantage des affinités idéologiques que de simples combines arithmétiques. Car, la Majorité souffre fondamentalement de l’absence d’un fond idéologique commun. En 2006, des opportunistes de tous bords ont rejoint le Président Kabila, non sur base d’un contrat d’adhésion à une vision, mais pour se retrouver -ou se maintenir- dans les cabinets douillets du pouvoir. Qu’importe si Joseph Kabila soit d’obédience socialisante ou se réclame de la lignée lumumbiste.
Certes, à l’heure de la mondialisation, les idéologies font de plus en plus bon ménage avec le pragmatisme. En Grande-Bretagne, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates ont trouvé un compromis de gouvernement. Jusqu’il y a peu, les chrétiens-démocrates ( droite) et les sociaux-démocrates (gauche) allemands ont géré la première puissance économique européenne. Un bémol tout de même à ces deux exemples. Dans les deux cas, il s’agit d’un accord où les partis de la coalition élaborent ensemble un programme de gouvernement auquel ils sont liés. Jamais, on ne verra le libéral-démocrate Clegg critiquer l’action de son propre cabinet!
On est là à mille lieues de la tragi-comédie qui se joue sous les tropiques où un ministre peut prendre, sans la moindre gêne, des libertés avec la sacro-sainte solidarité gouvernementale pour tirer contre son propre camp. Et ce, sans envisager de démissionner.
Tout le problème c’est que l’AMP, à l’instar de nombre de plate-formes zaïro-congolaises, est un agrégat de personnalités politiques que n’unit que la perspective d’exercice du pouvoir. Hier, par exemple, l’anti-mobutisme primaire ou feint avait fait office d’idéologie pour l’Union sacrée.
Moralité, le très éphémère CLP n’est qu’un succédané de tous ces regroupements qui naissent et périssent au gré des calculs politiciens de leurs auteurs. L’avènement des plates-formes à soubassement idéologique constituerait le début d’antidote à ce cirque politique. José NAWEJ


Parfum de rébellion et "motionnite"

Si ce n'est pas encore la chienlit dans le microcosme politique, ça y ressemble fortement. L'hémicycle devenant de plus en plus une espèce de Canossa pour les membres du gouvernement,-en ce compris le premier d'entr'eux. La tribune de la Chambre faisant de plus en plus penser à la guillotine. Le pourtant nécessaire contrôle parlementaire qui tourne de plus en plus à de la vendetta. Certains députés vont jusqu'à proférer des menaces...de motion aux ministres!
Ce n'est pas tout. La Majorité elle-même n'est plus ni un modèle de cohérence, ni un exemple de cohésion. Ici, on tire à hue et à dia. Il est loin le temps où la Majorité faisait bloc à la Chambre lors des grands enjeux. Il n'y a qu'à se rappeler le grand chelem remporté par la coalition Amp-Palu-Udemo à l'élection du premier bureau de l'Assemblée nationale. Rebelote pour l'avènement du bureau Boshab. Même chose à l'occasion de l'investiture de Gizenga. Idem pour l'intronisation de Muzito. Voilà que depuis la motion initiée par Jean Lucien Bussa, la Majorité n'est plus la majorité. Des liaisons- dangereuses?-s'établissent entre certains sociétaires de l'Amp et l'Opposition parlementaire. La faute sans doute au caractère extraordinairement hétéroclite de la principale composante de la coalition au pouvoir. La faute sans doute aussi à la politique du tube digestif qui tient encore lieu de boussole pour nombre d'acteurs zaïro-congolais.
Tout le problème, c'est que ce tohu-bohu mis ensemble avec la "motionnite" que se transmettent les députés à la vitesse grand V pourrait finir par obstruer la marche des affaires de l'Etat. Le pays s'installerait alors dans l'effervescence politicienne. Un véritable luxe pour un pays qui se trouve à la veille d'importantes échéances. Un vrai gâchis pour une démocratie encore embryonnaire, dépourvue d'une administration susceptible de tenir le pays. Un préjudice pour le chef de l'Etat dont la perspective de la reddition des comptes à l'échelle nationale approche.Patron de la majorité, Joseph Kabila risque bien de se voir contrarié par ce que le Général De Gaulle appelait "le régime des partis".
Certes, on n'est pas encore dans ce cas de figure. On s'en rapproche si rien n'est fait pour recréer l'unité dans les rangs de l'Amp. Issu d'une culture et d'une école où l'ordre est la base de tout, le Raïs pourrait faire le ménage à sa manière. Après tout, le Président peut bien recourir à la dissolution de la Chambre. Cet exercice serait tout aussi constitutionnel que les motions qui pleuvent sur les têtes des membres du gouvernement.
José NAWEJ


Amp, ce panier
à crabes!

(24/05/2010)

Près de vingt après, la sentence-fort peu flatteuse- du sénégalais Abdoulaye Wade sur la classe politique zaïroise semble n'avoir pas pris la moindre ride. Le scandale de la liste de signataires de la fameuse motion anti-Muzito n'a pas encore fini de discréditer l'opposition qu'une affaire aux allures d'une arnaque met sens dessus dessous la Majorité. Il s'agit de ce mot d'ordre imaginaire attribué au Raïs selon lequel il aurait avalisé la chute d'Adolphe Muzito via la motion de censure en gestation.
Juste une manœuvre pour certains bonzes de l'Amp d'accomplir enfin leur dessein : éjecter le locataire de l'avenue Roi Baudouin-siège de la Primature-et couper Joseph Kabila de son allié naturel qu'est le Palu. La mayonnaise n'a pas pris. Depuis samedi soir, ceux de députés de la majorité ayant mordu à l'hameçon, sont en train de se raviser. L'énième coup fourré de ceux qui ont du mal à ronger leurs freins sur le front d'ambitions personnelles a fait un flop.
Voilà qui remet sur le tapis la sempiternelle réputation passablement médiocre de la classe politique zaïro-congolaise. Comment comprendre que des élus de la Majorité fassent chorus avec ceux de l'Opposition pour censurer le gouvernement? En somme, leur cabinet. Au fond, cela reviendrait à dire que l'Amp-du moins les partisans de cette option-souscrirait au verdict archinégatif de l'Opposition parlementaire à l'encontre du Gouvernement et donc du Président Kabila! Cela s'appelle tirer dans son propre camp. Peut-on rêver un seul instant d'une motion de censure initiée par les Socialistes français être votée par les conservateurs et les libéraux (regroupés au sein de l'Ump) au pouvoir à Paris! Ce serait une première en parfaite contradiction avec et l'esprit et la logique même des fondamentaux du régime qui fonde la cinquième République. Puisqu'on n'a pas inventé la roue en la matière, notre Constitution est une version à peine tropicalisée de la Loi fondamentale française. Par conséquent, on ne voit pas au nom de quelle rationalité la majorité s'offrirait en holocauste sur le bûcher préparé par l'Opposition. C'est à cette auto-flagellation politique unique en son genre qu'un groupe de plénipotentiaires de l'Amp a voulu soumettre la Majorité.
Avec les élections de 2006, on avait toutes les raisons de croire que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis. Force est de constater que non. Difficilement solubles dans la normalité, nombre d'acteurs politiques reproduisent avec un rare talent toutes les tares qui nous ont valu les " compliments" de tous les médiateurs qui ont fait l'immersion dans notre agora politique.
Encore en gestation, la motion annoncée contre le cabinet Muzito provoque déjà dans la Majorité un numéro de cirque dont on pouvait rire en d'autres circonstances. Or, l'état du pays requiert tout, sauf des postures comiques. En plus, la Rdc négocie des échéances qui ne l'autorisent pas à s'installer complaisamment dans le "Théâtre bien de chez nous". José NAWEJ


Quel préjudice
pour Muzito !

(21/05/2010)

Qui a dit que la Rdc avait cessé d'être un pays sui generis ? D'aucuns pensaient qu'à la suite des élections de 2006, le Congo-Zaïre allait divorcer d'avec la fameuse exception congolaise.Que non.Le spectacle-au propre comme au figuré-dont nous gratifient les élus de l'Ituri est une espèce de preuve par l'absurde que le pays demeure l'espace de tous les anachronismes et autres anomalies. Voilà des parlementaires -et donc-des garants de la loi-menacer d'ériger leur district en province avec ou sans l'aval de Kinshasa!


Dérive à la Chambre!

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Les vérités de Mashako
(05/04/2010)

Jeunesse, avenir du pays. Ce slogan martelé depuis les années Mobutu n'a pas pris la moindre ride. Tant l'équation "jeunesse" n'a jamais été résolue autrement que dans les discours des officiels. Faisant l'anatomie du cas Cidep hier à la Chambre, le ministre Mashako Mamba a remis sur le tapis la situation de nos universités, instituts supérieurs et autres grandes écoles. Dramatique, catastrophique, infernale. On peut multiplier à l'infini les adjectifs, aucun sans doute ne qualifierait mieux que les chiffres alignés par le ministre de l'ESU. Des chiffres qui font froid dans le dos. Des chiffres qui renseignent sur la démission coupable des pouvoirs publics vis-à vis de la jeunesse. Pas n'importe quelle jeunesse. Celle qui, précisément, est censée prendre la relève de la génération dirigeante actuelle. Et ce, dans tous les domaines.
Comment rêver en positif le futur d'un pays où des universités et instituts supérieurs poussent comme des champignons là où n'existent ni professeurs qualifiés, ni laboratoires, ni bâtiments ? Rien que pour le légendaire CIDEP, 7 professeurs pour plus de 40.000 étudiants!
Ayant décidément de la suite dans les idées, le ministre Mashako a rappelé fort opportunément que l'autorité budgétaire qu'est l'Assemblée nationale a alloué... plus d'un pourcent du budget à l'enseignement supérieur et universitaire!
Outre le cas emblématique du CIDEP, Mashako Mamba a "rerererelancé" un s.o.s pour l'Université de Kinshasa menacée de disparition du fait des érosions. Un danger mille fois décliné. Mais aucun début sérieux de solution jusqu'ici. Qu'adviendrait-il si l'université mère et toutes ses dépendances venaient à être emportées par les nombreuses têtes d'érosions? Déjà, les professeurs ont du mal à accéder à leurs résidences- au Plateau-en voiture. L'Ecole de santé publique et le Centre de recherche nucléaire(Cren) pourraient être rayés les premiers de la carte du campus universitaire. Une catastrophe dans la catastrophe.
Difficile, en cette année du cinquantenaire, d'inviter les jeunes à se projeter dans l'avenir si le présent, leur présent est loin d'être pris en compte. Surréaliste de parier sur une jeunesse dont sa fine fleur est en train de pâlir sous nos yeux.
A un peu moins de deux mois de la date jubilaire, le ministre de l'ESU a comme flanqué le miroir du secteur ultra stratégique que celui de l’enseignement supérieur à la Représentation nationale, toutes tendances confondues. Pas de quoi fêter.
José NAWEJ


Mémoire courte
(03/05/2010)

Les initiés aux arcanes politiques congolais l'ont déjà senti. Un coup fourré contre le Palu est en gestation. Les commanditaires de cette cabale se recrutent au sein même de la Majorité. Les prémices de ce complot contre le parti d'Antoine Gizenga se traduisent par une campagne de presse où tour à tour les détracteurs du Palu prêtent à ce dernier le dessein de créer une plate-forme concurrente en prévision des échéances électorales...Le double but de la manœuvre : affaiblir le principal parti lumumbiste et casser l'axe Palu-Joseph Kabila .Cette alliance qui empêche tous les opportunistes du camp présidentiel d'accéder à la Primature.
Certes, la politique est tout sauf un dîner de gala. C'est le domaine par excellence de coups bas. Ce ne sont ni le vétéran Gizenga ni son fidèle lieutenant Muzito qui l'ignorent. Eux qui ont été formé à la dure. Seulement, quand «l'anti paluisme» primaire se décline au détriment des intérêts et de la Majorité et surtout de son chef, c'est que dans le camp présidentiel on se bat déjà au couteau.
Tout le problème est de savoir à qui profiterait le découplage Palu-Kabila. En tout cas pas au Raïs. Encore moins au aux forces nationalistes. Zoom sur 2006.Lorsque Joseph Kabila et Antoine Gizenga signent leur deal pour le second tour, ce n'est pas seulement pour des raisons électoralistes. C'est aussi pour conjurer la fracture Est-Ouest qui était manifeste au terme du premier tour de l'élection présidentiel. Il était apparu que le Président Kabila avait été boudé par ses compatriotes de l'Ouest. D'où le dévolu jeté sur le Palu-avec ses réserves de voix dans le Bandundu et à Kinshasa. Question: combien les adversaires du Palu originaires de l'Ouest - qui étaient déjà avec le Président-avaient apporté en termes de voix? Pourquoi ils n'avaient pas pu faire élire le Président au premier tour ?
Qu'on aime ou pas le Palu, force est de constater que ce parti dispose des assises sociologiques qui manquent cruellement à nombre de formations bon chic bon genre de la Majorité. Et l'étrange accalmie sur le front de la rue kinoise s'explique en partie par le fait qu'un des partis pourvoyeurs des contestaires -ces fameux braillards kinois- est au pouvoir. Et on ne peut pas en même temps tirer profit de la base du Palu et reprocher à ce parti d'être sectaire. Qui ignore que le parti d'Antoine Gizenga compte le gros de ses adhérents et sympathisants dans le Bandundu et les bas quartiers de la capitale ? Y aurait-il un mal à ce que ceux qui ont le plus contribué à la victoire du Palu soient les premiers à être récompensés ? Simple logique arithmétique en démocratie. Simple bon sens et réalisme politique. Là aussi, qu'on exagère rien. Le Palu a confié des ministères aussi importants que les Mines ou encore le Budget à des ressortissants d'autres provinces que le Bandundu.
Offrir en holocauste la tête de Muzito et faire une opa sur la majorité serait ouvrir une brèche dans la quelle s'engouffreraient tous ceux qui parient sur l'affaiblissement du pouvoir actuel à l'Ouest et surtout à Kinshasa. Au profit de qui ? FDA


Belgique: un conflit à l'africaine
(29/04/2010)

Impossible d'échapper au feuilleton belgo-belge par les temps qui courent. Pas un seul journal parlé ou télé de grands médias européens ne se décline sans les dernières sur la crise politique en Belgique. Idem pour les principaux tabloïds. BHV (Bruxelles Hal Vilevorde), Communes à facilité, flamands et Wallons, Open Vld, Cd&v...Bref, que de mots, de sigles qui cachent de plus en plus mal le fond du récurrent malaise chez nos "oncles".
En fait de crise politique, il s'agit de la sempiternelle querelle communautaire entre le Nord néerlandophone et le sud francophone. Preuve que la fracture dans cette crise n'est pas idéologique, on est loin, très loin même du cas de figure classique d'un duel Droite-Gauche. C'est plutôt l'ensemble de partis francophones qui font front uni contre la totalité des formations politiques néerlandophones. Libéraux, écolo, humanistes du Sud contre libéraux, chrétiens-démocrates et nationalistes du Nord.
Les chamailleries autour des communes situées dans la périphérie flamande de Bruxelles peuplée aussi de francophones -le fameux BHV- ne sont qu'une illustration grandeur nature du «je t'aime et moi non plus» auquel jouent, depuis des lustres, les deux principales communautés linguistiques. C'est là que, vu d'Afrique les bisbilles belgo-belges deviennent intéressantes. Car, sous couvert d'expressions pudiques du genre crise politique, questions communautaires... se déroule en réalité un conflit ethnique comme on en dénombre sur le continent noir. En somme, ces querelles qu'une bonne frange de l’opinion en Occident pense spécifique à l'Afrique. Avec en filigrane, ce jugement empreint de condescendance sur l'incapacité des Africains à s'émanciper de pesanteurs tribales ou ethniques.
Voilà qu'au cœur de l'Europe -au propre comme au figuré- un pays est en proie à une crise que les Africains connaissent trop bien. Seulement, à force de se le laisser répéter par les mentors du Nord, les habitants du Continent se sont laissés convaincre qu'ils avaient le triste monopole de conflits interethniques!
Certes, dans la très occidentale Belgique, il n'y a ni machette, ni lance, ni couteau, ni fusil pour en découdre entre Wallons et Flamands. Dieu merci, les scènes de ménage entre ces deux communautés linguistiques se règlent autour d'une table -le compromis à la belge- ou dans les urnes.
Reste que près de deux siècles de vie commune au sein d'un même Etat n'ont pas suffi à un pays industrialisé et démocratique par surcroît, comme la Belgique, de solder les rivalités ethniques. Un constat qui devrait amener les capitales occidentales et leurs techno-structures à être un tantinet modestes dans leur appréciation des conflits intercommunautaires ça et là en Afrique.
José NAWEJ










































































































































































































































EDITION N°°3628 du JEUDI 10 JUIN 2010
PPTE : Ultime mission du FMI avant le verdict
Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne depuis peu en RDC dans le cadre de l'évaluation des efforts du Gouvernement pour la réalisation des déclencheurs du point d'achèvement de l'Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE). Elle a pour objectif de faire le point sur la mise en œuvre de ces déclencheurs. Hier, cette délégation, conduite par Robert York, nouveau chef de mission chargé du dossier RDC, a eu des entretiens avec le Premier ministre qu'assistaient, notamment, les ministres des Finances et du Budget. Les échanges ont tourné autour du maintien de la stabilité macroéconomique.

Celle-ci s'évalue sur la base de la performance du programme avec le Fonds Monétaire International.
Au terme des échanges, rapporte le service de presse de la primature, le chef de la mission du FMI a remercié le Premier ministre, Adolphe Muzito, pour les efforts que l'Exécutif national a déjà consentis en vue de l'atteinte du point d'achèvement de l'Initiative PPTE. Robert York a, par ailleurs, souligné que les mesures à mettre en œuvre d'ici fin juin concernant la stabilité macroéconomique doivent être mises en œuvre pour assurer ce déclencheur.
Cette ultime mission du FMI à Kinshasa intervient après la dernière évaluation locale des efforts du Gouvernement lors d'une réunion présidée, le 28 mai dernier à la Primature par Adolphe Muzito, réunion qui avait connu la participation de tous les experts et les partenaires de la RDC. Commentant cette évaluation, le Ministre du Budget, Jean Baptiste Ntahwa Kuderwa, indiquait que la RDC se trouvait à 99% du PPTE. Selon ses dires, seul le volet passation des marchés publics restait à régler dans un délai qui doit échoir au 10 juin 2010.
En attendant, Ntahwa indiquait qu'il se dégage, à ce jour, " une note très satisfaisante", observation tirée au terme d'une évaluation conjointe du DSRP par les services du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque Mondiale à Kinshasa. Quant au suivi des efforts du Gouvernement, le ministre du Budget indiquait que " le cadre macroéconomique est en observation permanente " et que " l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs social et rural ainsi que la gestion de la dette offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la RDC".
Les sept déclencheurs du point d'achèvement de l'IPPTE sont le DSCRP (document stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté), la stabilité économique, l'utilisation de l'épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la (bonne) gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs social et rural, ainsi que la gestion de la dette. La mission du FMI séjourne à Kinshasa pendant quatre jours. JEK


Défense nationale et anciens combattants
L'approche de formation des FARDC et l'intégration des Généraux ex-FAZ préoccupent les sénateurs

La formation, les conditions de vie des militaires, la réinsertion des Officiers généraux des ex-Forces armées zaïroises (FAZ) ont été parmi les questions des sénateurs hier, au ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Charles Mwando Nsimba. A ces questions s'ajoute la situation sécuritaire générale du pays, notamment les menaces des groupes armés encore actifs dans certains coins du territoire national.
Après une courte séance plénière du 02 juin, c'est encore le même Charles Mwando Nsimba, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants qui a été la star de la plénière du Sénat d'hier mercredi. " La situation sécuritaire du pays est généralement calme, à l'exception de quelques coins où les Fardc s'emploient à traquer les forces résiduelles, notamment dans les provinces de l'Equateur, la Province Orientale, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ", a déclaré le ministre de la Défense, avant de préciser que dans les deux provinces du Kivu, les opérations des FARDC concernent essentiellement des éléments FDLR, réfractaires au processus de rapatriement.
Quant à la question relative au système de défense du pays, Charles Mwando Nsimba a estimé que cette matière ne devait pas faire l'objet d'un étalage publiqc à cause de son caractère hautement stratégique. Charles Mwando Nsimba a donc répondu aux sept principales questions éclatées en plusieurs sous questions ayant constitué l'ossature de la question orale avec débat du sénateur Jacques Djoli. Les lecteurs de Forum des As liront dans ce numéro l'intégralité de l'argumentaire du ministre aux préoccupations du sénateur cité ci-dessus.
Par ailleurs, Charles Mwando Nsimba a déploré la situation de misère dans laquelle vivent des couches de populations civiles dans les provinces. Selon le ministre, il s'établit un lien entre cet état de misère chronique des populations civiles et la manipulation des jeunes désoeuvrés. " La pauvreté des populations rurales ferait que le STAREC puisse se déployer. Nos populations vivent dans une misère indescriptible ". Abondant dans le même sens, le président de la Chambre haute du Sénat, Léon Kengo wa Dondo a déclaré pour sa part que la " pauvreté est l'ennemi de la démocratie. L'analphabétisme, la misère sont incompatibles non seulement avec la démocratie mais aussi avec le processus du vote. Le Gouvernement doit agir. Il faut un minimum de bien-être pour faire asseoir la démocratie ".

LA CONTRE REPLIQUE DES SENATEURS
Les trente minutes de parole accordées au ministre Charles Mwando Nsimba n'ont pas suffi pour convaincre les sénateurs qui n'ont pas attendu longtemps pour réagir. Premier intervenant, le sénateur Amuli a évoqué la situation sécuritaire préoccupante dans le territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu. Selon lui, le CNDP continue à entretenir une administration parallèle où il perçoit des taxes, occupe 95 % du territoire de la province alors qu'il existe un administrateur du territoire légalement établi mais qui ne dirige que 5% de ce territoire. Dans sa question, le sénateur Amuli se demande comment on peut comprendre cette situation malgré la signature des accords de paix de Goma.
Par ailleurs, la sénatrice Eve Bazaiba Masudi a évoqué plusieurs questions, notamment celles relatives à la gestion des groupes armés par le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, la position du gouvernement congolais vis-à-vis de la récente décision de la Chambre des représentants américains qui a voté une loi pour traquer les FDLR en RD Congo. Ce n'est pas tout. Cette sénatrice bien cotée parmi les femmes battantes de la R Congo, a évoqué une autre question ayant trait avec la formation des militaires FARDC. " les unités de notre armée nationale sont formées dans différents pays : France, Angola, Etats-Unis et même en Chine. Quelle est la politique claire, l'approche de formation des FARDC ", s'est interrogée cette sénatrice MLC.
De son côté, le sénateur Adambu a évoqué la question d'approvisionnement des groupes armés en armes à feu. " Le ministre actuel de la Défense nationale et des anciens combattants en tant qu'ancien gouverneur de province, comment peut-on comprendre que les groupes armés continuent à bénéficier des armes alors que le pays se trouve sous un blocus intercontinental en matière d'approvisionnement en armes. Le gouvernement a-t-il envisagé des démarches diplomatiques pour en savoir plus !
Le Sénateur Aubin Ngongo Luwowo, lui, s'est dit préoccupé par le sort des anciens officiers généraux, appelés généraux ex-Forces armées zaïroises. " Nous avons été politiques sous le Président Mobutu. Aujourd'hui, nous continuons à servir le pays. Pourquoi ne ferait-on pas de même avec ces vaillants généraux formés dans de grandes écoles militaires du monde.
Patrice-Aimé Sessanga, député de la Majorité, a fait savoir que la présence des FDLR et autres groupes armés en RD Congo est une preuve que la situation sécuritaire du pays va mal dans le pays. " Dans certains coins du pays où les FDLR et les éléments LRA sont absents, ce sont les FARDC qui sèment la désolation au sein de la population civile. Le cas du Kasaï Occidental ou les militaires ont érigé des barrières et même des tribunaux en est une illustration. Dès lors que les militaires vivent avec les civils, on peut déjà imaginer la suite. Va -t- on attendre la réforme de l'armée nationale pour résoudre le problème des casernes des militaires. Avez-vous des mesures pour libérer les civiles, ds exigences des militaires’’, s'est interrogé l'élu du Kasaï-Occidental.
Plusieurs autres questions des sénateurs trouveront, certes, des réponses demain vendredi, dans la réplique du ministre Charles Mwando Nsimba qui a sollicité 48 heures pour répondre aux préoccupations des sénateurs.
Laurel KANKOLE & Dina BUHAKE

Réponses du ministre Mwando Nsimba aux préoccupations de sénateurs
Donner la situation sécuritaire générale du pays et l'état de notre système de défense.
La situation sécuritaire générale du pays est relativement calme, nonobstant quelques foyers localisés où nos Forces Armées mènent encore des opérations. C'est notamment le cas à l'EQUATEUR, aux NORD-KIVU et SUD-KIVU, dans les UELE et en ITURI en PROVINCE ORIENTALE, et dans une moindre mesure au Nord du KATANGA.
En effet :
- A l'EQUATEUR dans le Territoire de BOMONGO, à MBANDAKA et ses environs, les FARDC traquent les éléments résiduels de l'insurrection d'une organisation dite NZOBO YALOMBO ;
- En PROVINCE ORIENTALE, elles poursuivent d'une part l'éradication d'éléments de la LRA dans les UELE et d'autre part, elles traquent les éléments résiduels des anciennes milices de l'ITURI ;
- Dans le NORD-KIVU et SUD-KIVU puis dans une moindre mesure au Nord du KATANGA, elles poursuivent les opérations contre les FDLR et les éléments des groupes armés nationaux, réfractaires au processus d'intégration.
S'agissant de l'état de notre système de défense, je salue la pertinence de la préoccupation de l'Honorable Jacques DJOLI ESENG'EKELI, mais je fais observer que cette matière hautement stratégique ne peut faire l'objet d'un étalage radiotélévisé.
A cet effet, avec l'aval des instances autorisées, nous pourrons exposer cette matière au Bureau de votre Auguste Assemblée et à la Commission spéciale qui examine les matières liées à la Défense et aux Forces Armées.
Quelle évolution particulière la situation a-t-elle connu dans les provinces du NORD-KIVU et du SUD-KIVU où les FDLR continuent d'opérer ? Quel est le bilan de l'opération AMANI LEO ? Comment expliquez-vous les pillages perpétrés par les Mai-Mai et autres FDLR en divagation à WALIKALE ainsi que la persistance des groupes armés nationaux et étrangers dans les zones minières de cette province ?
A-t-on identifié les" assaillants du centre de NYALEKE, attaqué dans la nuit du 24 au 25 avril 2010 ? Qu'en est-il de l'intégration ou du mixage des éléments du CNDP et d'autres groupes armés ? L'UEPN-DDR est-elle toujours opérationnelle et a-t-elle participé à ces opérations? Ces éléments sont-ils appelés à œuvrer dans leurs seules provinces d'origine ?
II vous souviendra que lorsque nous prenions nos fonctions en novembre 2008, la ville de GOMA était totalement assiégée par les éléments du CNDP.
Ceux-ci occupaient la quasi-totalité des territoires de RUTSHURU et de MASISI, contrôlaient tous les axes routiers menant vers GOMA dont ils interdisaient la circulation.
Beaucoup parmi vous ont certainement encore en mémoire, les images de la presque dizaine des camps des déplacés érigés autour de GOMA.
Avec les opérations 'UMOJA WETU, KIMIA II et AMANI LEO aujourd'hui, la quasi-totalité des combattants ex-CNDP militaire, a rejoint les rangs des FARDC. La nuisance des FDLR dont les bastions et quartiers généraux ont été détruits dans le Nord-Kivu, a drastiquement baissé. Les grands axes routiers ont été rouverts à la circulation et les camps des déplacés jadis observés autour de GOMA, ont été fermés.
Nous remercions l'Honorable Jacques DJOLÏ ESENG'EKELI dont le travail d'investigation sur les cas d'exactions des groupes armés nationaux et étrangers dans cette partie du territoire national, illustre l'intérêt qu'il porte aux questions de sécurité.
S'agissant de la présence des Mai-Mai et de certains autres groupes armés encore en activité dans le Territoire de WALIKALE où ils s'adonnent à l'exploitation minière, il s'agit des éléments communément appelés KIFWAFWA, qui ne défendent plus une quelconque cause à caractère politico-militaire. Ce sont des bandits armés qui sont plus intéressés par l'exploitation minière sous une étiquette Mai-Mai. Ils coopèrent ainsi avec les FDLR avec qui ils ont tissé de profonds liens, y compris de mariage.
Voilà qui explique leur persistance dans les zones minières où ils ont tous des intérêts et le retrait de WALIKALE de près de 500 d'entre eux qui avaient à un moment manifesté le désir d'intégrer les FARDC qui les avaient tout de suite pris en charge.
C'est ici que nous devons tous nous interroger du rôle et des responsabilités de chacun d'entre nous. En effet, comment comprendre que des fils d'un terroir tel que le Territoire de WALIKALE, l'une des régions les plus riches du pays, acceptent dans un premier temps d'intégrer les rangs de l'Armée, le meilleur outil que la nation met à la disposition de la population pour la défense de ses intérêts, puis la quittent brusquement pour rejoindre le rang des bandits qui tuent et tracassent la paisible population, exploitent les minerais au mépris de toutes les lois.
Il en est autant de l'attaque de NYALEKE dont les auteurs identifiés appartiennent à la bande à LA FONTAINE, un groupe Mai-Mai qui une fois encore, ne veut ni pacifier le terroir ni intégrer les Forces Armées. Que font alors les notabilités pendant que chacun de nous sait que ce groupe opère dans le Grand-Nord au vu et au su des notables du coin.
Quant au mixage, vous savez aussi bien que moi qu'en dépit du bruit qu'il a généré, il n'a vécu que le temps d'une fleur et son principal résultat n'aura été que le renforcement de la capacité de nuisance du CNDP.
C'est pour des raisons évidentes d'ordre sécuritairè"et-de stratégie politico-militaire qu'il a été décidé une intégration accélérée après le ralliement du CNDP.
Pour ce qui est de l'intégration des groupes armés du Nord-Kivu, les éléments connus et identifiés comme ex-CNDP et ceux de divers groupes armés ayant signé les accords de GOMA, ont en majorité rejoint les FARDC.
Le déploiement des éléments ex-CNDP et ex-groupes armés dans le dispositif des opérations contre les FDLR et autres groupes réfractaires, après leur intégration dans les FARDC, répond à la fois à la stratégie ci-haut évoquée et aux impératifs budgétaires, comme ce fut le cas pour certains éléments ex-MLC et ex-RCD, qui demeurent encore dans ce que furent leurs anciens fiefs.
En effet, déplacer un Bataillon de GOMA à KITONA ou l'inverse, coûte près de DEUX millions de dollars et dans le cas actuel des troupes à l'Est, il s'agit de plus de 50 Bataillons. Toutefois, une relève sera régulièrement opérée, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réforme de l'Armée.
Qu'il me soit permis à ce stade, de remercier votre Auguste Assemblée, qui comprend parfaitement bien l'intérêt de cette réforme et qui n'a ménagé aucun effort pour l'adoption du projet de loi portant Statut du personnel militaire de carrière dans les Forces Armées.
Quant à l'UEPN-DDR dont l'Honorable DJOLI s'interroge du sort, elle a été bel et bien impliquée dans le processus d'intégration accélérée. Son rôle se réduit au fur et à mesure que les effectifs à traiter s'amenuisent. Les composantes " Désarmement " et " Démobilisation " ont cessé d'exister depuis décembre 2009 tandis que la composante " Réinsertion " demeurera jusqu'en juillet 2010 et la fin du Programme est prévue pour décembre 2010.
Nous expliquer la situation sécuritaire dans le SUD-KIVU, notamment dans les Hauts plateaux, à Mwenga et à FIZI où, le 27 mars 2010, des personnes ont été attaquées avant d'être dépouillées et prises en otages par les FDLR ? Sommes-nous dans un schéma des violences résiduelles ou de changement de tactique des FDLR ? L'Armée dispose-t-elle des moyens pour faire face à ce changement de tactique ? II est nécessaire de noter qu'à la suite de la pression des opérations UMOJA WETU et KIMIA II principalement menées dans le NORD-KIVU, ceux des FDLR qui y ont échappé ont émigré vers le SUD-KIVU. Il est malheureux de constater que des alliances contre nature se sont tissées entre les FDLR et certains groupes armés. C'est le cas notamment avec le FRF et le groupe dit Mai-Mai YAKUTUMBA, respectivement basés sur les hauts plateaux de MINEMBWE et dans les environs de FIZI.
A l'instar du Nord-Kivu, les opérations KIMIA II et AMANI LEO ont permis de démanteler tous les bastions organisés des FDLR au Sud-Kivu.
Il sied cependant de reconnaître qu'en dépit de ce résultat satisfaisant, des éléments FDLR opérant par petits groupes alliés à certains Mai-Mai, mènent encore des actions isolées comme ce fut le cas le 27 mars 2010 dans le voisinage immédiat de FIZI.
Ici nous épousons l'analyse de l'Honorable DJOLI, lorsqu'il
évoque une mutation tactique des éléments des FDLR qui opèrent essentiellement par embuscades et parfois avec une forte violence. N'oublions pas que bon nombre d'entre les FDLR sont des combattants formés, connaissant aussi bien le terrain que certains enjeux basés sur les rivalités ethniques propres à la région. Mais quoique ne disposant pas de tous les moyens énumérés par l'Honorable DJOLI pour ce type d'opérations, l'Armée a adapté sa stratégie des opérations face à cette nouvelle donne. Il devrait ainsi être noté en passant, que les FARDC n'ont perdu à ce jour aucune des positions récupérées aux FDLR, nonobstant cette mutation tactique.
S'agissant du mémorandum adressé par les élus du Sud-Kivu au Premier Ministre, il ne nous revient pas d'ouvrir un débat ici compte tenu du respect leur dû. Qu'il soit néanmoins noté en passant que ce mémorandum a retenu toute l'attention du Gouvernement.
Quelle est la situation spécifique au MANIEMA où les groupes armés tant nationaux qu'étrangers continuent d'opérer ? Pourquoi la République tarde à lancer une opération de nettoyage à grande échelle contre l'exploitation illicite des ressources naturelles par divers groupes armées nationaux et étrangers dans ces zones de non-droit? Comment le Gouvernement compte-t-il faire face à ce conflit dont le facteur structurant est la militarisation de l'exploitation et commerce des ressources minérales ?
En ce qui est du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, il a été assigné aux éléments des FARDC déployés en opération, la mission de neutraliser tout groupe armé national ou étranger, agissant contre les lois de notre Etat.
Ici encore, qu'il s'agisse du cas d'un certain Colonel Mandro ou des Mai-Mai Simba, ce sont des enfants du coin qui n'entendent pas pacifier leur terroir.
Pour mettre fin à tous ces phénomènes, les notables locaux et les élus à tous les échelons ont le devoir de faire prendre conscience à ces fils afin que leur terroir soit pacifié et que les lois régissant l'exploitation minière, même artisanale, soient respectées.
Avons-nous les moyens de faire face aux opérations de la LRA qui continue à tuer et à opérer des incursions dans les districts du HAUT-UELE et du BAS-UELE ? Faut-il continuer à dire que la LRA est anéantie alors que de toute évidence, elle a requalifié ses méthodes en attaquant par petits groupes, non plus les grandes agglomérations mais de petits endroits difficilement accessibles, surtout lorsqu'on intègre la porosité de nos frontières ?
La préoccupation de l'Honorable DJOLI est pertinente et est certainement vôtre. Pour notre part, nous n'avons jamais affirmé que la LRA ait été totalement anéantie. Nous avons par contre à plusieurs reprises relevé qu'après la destruction de ses bastions par les opérations RUDIA I (avec les ougandais) et RUDIA II par les FARDC seules, Joseph KONY et le petit groupe des personnes qui lui sont restées fidèles, se sont repliés en République Centrafricaine depuis juin 2009. C'est là que se situe le centre d'intérêt de ses activités.
Comme l'affirme l'Honorable DJOLI et le confirment toutes les réunions mixtes d'évaluation de la situation dans ce secteur, les quelques éléments qui opèrent en petits groupes, ne constituent plus un problème de sécurité militaire mais relèvent du maintien de l'ordre public.
Voila pourquoi je ne cesse d'appeler au renforcement des capacités de la Police Nationale afin qu'elle soit correctement déployée dans les zones conquises par les FARDC.
Toutefois, les FARDC qui ont allégé leur dispositif dans les UELE face à ce développement de situation, poursuivent les opérations de nettoyage de ce secteur et font régulièrement le point de la situation avec les pays concernés par la question LRA.
S'agissant du nouveau mode d'opération relevé par l'Honorable DJOLI et dont nous partageons la description, il sied de rappeler qu'après le départ de KONY de ce secteur, les FARDC ont capturé des éléments dits LRA qui après interrogatoire, se sont révélés être en majorité, des congolais originaires de ce même coin, opérant sous l'étiquette LRA.
Quelle est la situation précise de l'Equateur où le théâtre des opérations contre les insurgés ENYELE semble mouvant ? Partis du Territoire de KUNGU, comment sont-ils passés à BOMONGO puis à MAKANZA, à LUBENGO et enfin à MBANDAKA ? Qu'en est-il de UDJANI et de ses hommes souvent annoncés comme capturés mais jamais présentés ? Comment peut-on expliquer cette cacophonie et quelles sont les causes de la persistance de ce conflit ? Quelles mesures sont prises pour inciter les compatriotes réfugiés dans les camps de fortune de nos voisins à regagner le bercail ?
Nous continuons à soutenir que les principales localités connues comme bastions ou fiefs d’UJDJANI et de ses fidèles, tels que DONGO, IMESSE, BUBURU, BOMONGO et j'en passe, ont été récupérées par les FARDC.
Nous concédons à l'Honorable Jacques DJOLI, le caractère mouvant du théâtre opérationnel et reconnaissons que, dopés par les succès précédents, le commandement de l'opération Sud-Ubangi, particulièrement nos services, a connu un relâchement ayant entraîné un disfonctionnement.
Ainsi, profitant de l'environnement du bassin Ngiri-Ubangi-Fleuve Congo, fait de marécage et de forêt, UDJANI et la centaine des fidèles irréductibles se sont réorganisés autour, dés îlots difficilement accessibles, venant régulièrement arraisonner quelques bateaux pour survivre, jusqu'à tenter l'aventure qui les fera débarquer à Mbandaka où ils ont pris le contrôle de l'aéroport durant la journée du 4 avril 2010.
Il y a lieu d'informer votre Auguste Assemblée que cette irresponsabilité n'est pas restée impunie. Les hommes défaillants ont été sanctionnés à tous les niveaux et le Commandement de la Région militaire a subi de profondes modifications. Un redéploiement des forces a été opéré et dans la suite de ces mesures, une opération visant à sécuriser le Pool Malebo est en voie de lancement.
Ceci a fait croitre la pression des opérations, contraignant UDJANI à se réfugier en République du Congo où les services de sécurité l'ont arrêté.
Les causes de ce conflit datant de l'époque coloniale sont connues de tous. C'est une certaine défaillance dans la gestion de ce conflit ne relevant pas de la Défense, et sa récupération irresponsable par quelques illuminés, qui a conduit à la situation actuelle.
Pour ce qui est des mesures d'incitation au retour des déplacés, j'ai l'avantage d'informer votre Auguste Assemblée que le Génie Militaire a procédé à la reconstruction de près de 400 maisons d'habitations incendiées par les insurgés et à la réhabilitation de quelques infrastructures de base telles que des ponts, le marché et le Centre de santé de DONGO.
Pour des raisons évidentes de sécurité, nous avons également fait implanter une antenne VODACOM à DONGO afin que ce coin du pays soit accessible par la communication.
Qu'est se passe-t-il au KATANGA, particulièrement à Lubumbashi ? Qu'est-ce qui justifie le choix du site où sont délocalisés les FDLR venus des KIVU ?
Sommes-nous toujours dans le DD-RRR ? Quel, est le statut du PAREC et quels sont les mécanismes de son financement et la destination des armes qu'il récupère ? Comment comptez-vous concilier l'impératif de la souveraineté et le retrait de la MONUC sollicité par le Gouvernement ?
A Lubumbashi, une bande de nostalgiques a tenté d'entraîner quelques démobilisés dans une aventure sans issue à travers une structure dénommée Convention des Peuples du Katanga, CPK en sigle.
En ce qui concerne la relocalisation des éléments FDLR dans la localité de Kisenge-Manganèse, celle-ci procède de la même logique que celle qui a prévalu lors de l'utilisation de ce site pour l'accueil des angolais venus en masse comme réfugiés en
République Démocratique du Congo.
C'est sans doute l'avantage des infrastructures qui a dicté ce choix face à l'impératif d'éloigner ces hommes et ces femmes de la frontière congolo-rwandaise, conformément aux prescrits de la réglementation internationale en la matière.
Il sied toutefois de préciser à l'intention de votre Auguste
Assemblée qu'il s'agit d'un regroupement devant permettre le recensement des concernés afin qu'avec le HCR, il leur soit possible d'opérer le choix de leur statut. C'est ici qu'interviendra
leDDRRR.
Quant au statut du PAREC, c'est une ONG comme les autres reconnues par le Ministère de la Justice. A ce titre, son financement est certainement régi par les mêmes termes que les autres ONG. S'agissant des armes qu'il récupère, celles défectueuses sont détruites et celles encore en bon état sont remises aux Forces Armées.
Vous remerciant de l'attention que votre Auguste Assemblée a bien voulu m'accorder et espérant avoir fourni des réponses adéquates à la question de l'Honorable Jacques DJOLI ESENG'EKELI, je me tiens à la disposition de votre Auguste Assemblée pour tout complément d'information que vous exigerez.


A la suite des attaqués gratuites des certaines ONG contre le ministre de la communication
Le cabinet Mende réplique !

Alors qu'il séjournait au Maroc au moment où Floribert Chebeya, Directeur exécutif de la Voix des sans voix était retrouvé mort le 2 juin dernier, le Ministre de la Communication et des médias, et porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, s'est retrouvé au cœur de certaines déclarations des ONG, notamment du Katanga, lui attribuant indument des relents de musèlement du mouvement associatif, notamment celui du secteur des droits de l'homme. Saisi de l'affaire, son cabinet a rendu publique, hier, une mise au point dégageant la responsabilité de Mende dans toutes les accusations portées contre sa personne. Plus rocambolesque encore, les accusateurs de Mende lui reprochent son manque de prise de position après le décès de Chebeya, lui qui était absent, alors que le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur a régulièrement tenu l'opinion au courant de l'évolution des événements.

REACTION A LA DECLARATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE DU KATANGA DU 6 JUIN 2010
Monsieur Floribert Chebeya est mort, toute la nation est consternée et attend que la justice puisse élucider les contours de ce crime. Il est de mauvais aloi de vouloir profiter d'un événement aussi macabre pour régler des comptes à des adversaires, si tant est qu'ils le soient.
Malheureusement par certains de ses traits, la déclaration faite le 06 juin dernier par des organisations de la société civile du Katanga rentre dans cette pratique exécrable.
En effet, les signataires de la " Déclaration des organisations de la société civile du Katanga au sujet des mesures prises par le conseil national de sécurité de la République Démocratique du Congo " usent d'approximations et de paralogismes déconcertants.
Le titre lui-même est déjà approximatif, puisqu'il attribue au Conseil National de Sécurité des décisions du Conseil Supérieur de la Défense. Un peu plus de minutie aurait rendu ce document plus crédible.
La même remarque vaut par rapport au nom du Ministre Lambert Mende, de la communication et des Médias, qui tombe dans ce document comme un cheveu dans la soupe. Il est imputé au Ministre " une politique de dénigrement et du mépris du travail des défenseurs des droits de l'homme ". Imputation totalement inconsistante lorsque l'on connaît la vérité.
De fait, le Ministre de la Communication et des Médias, en sa qualité de porte-parole du Gouvernement a, chaque fois qu'il le fallait, remis dans la bonne perspective les rapports d'ONGS, dont certains sont rédigés sur base d'informations non-vérifiées ou exploitées abusivement pour des fins inavouables. Faire cela n'est pas dénigrer, encore moins mépriser, le travail des défenseurs des droits de l'homme, avec qui par ailleurs le Ministre Mende entretient de bons rapports personnels et même professionnels. Les honnêtes gens œuvrant dans ce secteur, et il y en a même parmi les signataires de la déclaration susmentionnée, peuvent en témoigner.
Il est même reproché au Ministre de la Communication et des Médias le manque de prise de position officielle par rapport au meurtre de Floribert Chebeya, alors que le Ministre était absent du pays au moment de l'événement, s'étant rendu à Rabat au Maroc pour représenter le pays aux 42emes assises de la presse francophone, d'où il n'est revenu que le mardi 8 juin 2010. En tout état de cause, la communication de M. le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur sur ce triste événement engage le Gouvernement de la même manière que l'aurait fait le Ministre de la Communication.
Exiger la démission du Ministre sur une base aussi rocambolesque, c'est non seulement chercher des poux sur la tête d'un chauve, mais aussi demander au Gouvernement de se débarrasser du bouclier qui le protège efficacement contre les assauts nocifs de certaines Ongs en collusion avec certaines malveillances extérieures afin qu'il devienne vulnérable. C'est un acharnement indu et maladroit de quelques activistes stipendiés dont le Ministre critique démocratiquement la méthodologie.
Confronté à la douloureuse disparition de Floribert Chebeya, nous devons tous éviter de diluer le deuil dans la platitude des intérêts mesquins.
Au plan strictement juridique, l'on est surpris des conclusions anticipées des organisations de la société civile du Katanga au sujet des mesures prises par le Conseil Supérieur de la Défense en rapport avec l'assassinat de M. Floribert Chebeya.
En effet, tout en condamnant fermement ce lâche et odieux assassinat, cet événement malheureux ne peut, en aucun cas, servir de prétexte pour remettre en cause les attributions des instances judiciaires chargées de faire toute la lumière sur les affaires du genre lesquelles sont exercées non en fonction des humeurs et émotions suscitées par le crime, mais à la lumière de la vérité et des lois et règlements de la République.
Bien plus, il n'appartient pas à la société civile de tirer les conclusions des enquêtes préliminaires en cours sur la responsabilité des dirigeants de la police mis en cause ou de donner, en fonction de ses propres critères, préférence à une instance judiciaire civile ou militaire au détriment d'une autre.
C'est le lieu de rappeler que l'aspiration du peuple congolais à l'Etat de droit est en totale contradiction avec la méconnaissance de l'indépendance du pouvoir judiciaire, de la violation de secret de l'instruction ou du principe de présomption d'innocence qui suintent dans cette déclaration.

Fait à Kinshasa, le 09 juin 2010
Dieumerci MUTOMBO CIBAYI
Directeur de Cabinet

POINT DE VUE DE LA CONVENTION DES CONGOLAIS UNIS (CCU) SUR LE COMMUNIQUE DU DEPUTE LUTUNDULA
Ayant pris connaissance de la réaction du Mouvement Solidarité pour la Démocratie et le Développement (MSDD) au rapport d'enquête de la Monuc Mbuji-Mayi sur les incidents survenus à Lodja et Tshumbe en avril 2010, ainsi que du communiqué y relatif du Député National Christophe Lutundula, la CCU s'oblige à exprimer ci-après son point de vue à ce sujet.
Que Monsieur le Député Lutundula veuille se disculper des allégations le mettant en cause dans des événements qui ont failli déstabiliser le District du Sankuru relève de son droit le plus élémentaire. Mais, ce faisant, il devrait savoir qu'il s'agit bien d'un rapport de la Monuc et non d'un acte d'accusation du Ministre Lambert Mende Omalanga ou de son parti, la CCU contre lui. Ne pas comprendre cela est suggestif d'un problème subjectif qui doit être élucidé. En tout cas, le besoin de se justifier n'autorise personne à fouler aux pieds le respect de la vérité et de l'honneur des autres.
L'Honorable Lutundula prétend que le Ministre Mende se serait " arrangé avec les responsables de l'antenne de la Monuc à Mbuji-mayi pour dépêcher à Lodja une vraie-fausse mission d'enquête ". Il s'agit d'une grave accusation à la fois contre la Monuc et contre le Ministre Mende. S'agit-il d'une information avérée ou d'une simple supposition ? M. Lutundula devrait prouver ses allégations en précisant notamment la nature dudit arrangement. Car on ne peut s'amuser de façon aussi grossière avec la réputation de personnalités nationales et d'une institution internationale.
L'impression qui se dégage de la lecture du communiqué au vitriol du Député de Katako-Kombe est que si la mission onusienne avait conforté ses nombreuses allégations infamantes contre Lambert Mende, elle serait à féliciter. Ne l'ayant pas fait, la Monuc est décriée au point d'être accusée d'avoir dépêché à Lodja une " vraie-fausse mission ". C'est à croire que le monde n'aurait de sens que celui que le Président du MSDD lui donne en fonction de ses petits intérêts !
A notre connaissance, il n'y a pas de contradiction sur le fond entre les conclusions de l'enquête du Comité Provincial de sécurité emmené par le Gouverneur du Kasaï-Oriental à Lodja et celles de la Monuc Mbuji-Mayi. Celle-ci serait-elle coupable d'être objective dans sa démarche simplement parce qu'elle a révélé ce que Christophe Lutundula croyait ne jamais pouvoir l'être ? A savoir que le MSDD n'a jamais soldé son échec électoral (aux législatives et aux provinciales à Lodja et aux provinciales à Katako-Kombe), gagné par la CCU.
Le machiavélisme vient des promoteurs de la thèse d'une prétendue responsabilité préétablie du Ministre Mende dans tout ce qui puisse advenir d'abject au Sankuru, quelle qu'en soit l'origine réelle ; et ce, depuis que l'élu de Lodja (Lambert Mende) a été appelé dans le Gouvernement central. Une thèse abracadabrante. Les vendeurs de cette thèse qui font feu de tout bois pour la faire accréditer, devraient savoir que les dividendes politiques ne s'acquièrent plus que par des méthodes démocratiques en RDC.
Lambert Mende, le Député National le mieux élu du Sankuru et de surcroit Ministre de la République depuis 2007 ne peut pas être un pyromane qui aurait intérêt à "mettre le district du Sankuru à feu et à sang afin d'assouvir (ses) ambitions personnelles " (Communiqué du MSDD), lesdites " ambitions " étant d'ores et déjà " assouvies ". Ce sont bien ceux qui, soucieux de se faire " une place au soleil ", croient que la meilleure façon d'y parvenir c'est d'affubler d'accusations abominables leur frère Lambert Mende pour l'abattre politiquement et obtenir ainsi une chance de " récupérer " sa place, on ne sait trop comment.
Le MSDD souffle le chaud et le froid. Son leader veut une chose et son contraire. Ce parti " pacifiste " est le même qui n'a pas hésité à organiser une agression délibérée contre la délégation de la CCU conduite par le Secrétaire National Albert Diheka pour la tenue d'un séminaire de formation idéologique du 25 au 29/12/2008 à Katako-Kombe au motif que ce parti avait " violé son espace ".
En août 2009, ce fut au tour du PPRD représenté par le Sénateur Léonard She Okitundu de subir un véritable lynchage médiatique à la radio " Owoto " (don du Président Joseph Kabila aux partis de l'AMP - Katako-Kombe mais confisqué par M. Lutundula) lors de la tenue d'un séminaire de formation des cadres de base du PPRD à Katako-Kombe.
On peut enfin se faire une idée du " pacifisme " de M. Lutundula et son MSDD à travers l'agression par le MSDD contre l'ex-Ministre du Budget, le PALU Lokola Elemba Michel, au mois de mars 2010 à Katako-Kombe. Ce dernier l'a dénoncé lors d'une émission : " Allô Sankuru" du 06/06/2010 à la radio Africa-fm. Tout ceci illustre une peur évidente de disparaître dans le Chef du leader du MSDD, qui le pousse à ruer sur les brancards.

Zéphyrin MAMOKO MUKWA - MPUL
Vice - Président National


Lancement des travaux de réhabilitation des écoles primaires
La RDC vers un système éducatif solide et un cadre idéal de formation

Le ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu, accompagné du coordonnateur national du projet d'appui au redressement du secteur de l'éducation (Parse), Simon Kayoyo Umbela, a procédé, mardi 8 juin 2010 à l'école primaire (EP1) Djelo Binza dans la commune de Ngaliema, au lancement officiel des travaux de réhabilitation des écoles primaires en RDC.

A en croire le N°1 de l'EPSP, la RDC a signé un accord de don avec la Banque mondiale pour financer le Parse. L'objectif du projet vise à prévenir toute nouvelle détérioration de l'enseignement primaire et préparer le terrain pour le développement et le financement durable du secteur de l'éducation. Ceci, a-t-il indiqué, jettera les jalons pour une meilleure coordination des actions des bailleurs de fonds et une transition balisée vers l'élaboration d'un programme sectoriel. Un environnement sain au sein d'un établissement scolaire contribue à l'amélioration de l'accès à l'école, surtout pour la jeune fille, a-t-il expliqué. Pour le ministre de l'EPSP, ce savoir reste la clé de l'intégration sociale et de la productivité.
Il a aussi estimé que la réussite du programme de redressement du système éducatif implique, entre autres, l'existence des structures scolaires d'accueil moderne de qualité suffisantes et équipées. Cette cérémonie de lancement relative à la réhabilitation des écoles primaires s'inscrit dans le cadre des cinq chantiers de la République.
Etant donné que le programme de réhabilitation des écoles primaires couvre toute l'étendue de la RDC, le ministre Maker Mwangu a profité de cette occasion pour solliciter à la Banque mondiale une accélération dudit programme.
Le projet Parse prévoit la réhabilitation, en deux phases, de 1570 salles de classe du niveau primaire, l'équivalent de 262 écoles primaires, à raison d'une école par entité territoriale dé "centralisée. Ces deux phases portent sur la réhabilitation des infrastructures scolaires suivant, d'une part, la méthode classique et, d'autre part, sur la construction des écoles de qualité à moindre coût avec l'implication des communautés locales et avec des matériaux locaux.
A entendre le coordonnateur du projet Parse, Simon Kayoyo Umbela, la réhabilitation des écoles primaires, intervient après la distribution des manuels scolaires de français et de mathématiques destinés aux élèves de 1ère et 2ème année primaire des écoles publiques et privées agréées.
D'après le n°1 du Parse, la réhabilitation des infrastructures scolaires du primaire est l'une des activités importantesprévues dans la première composante du Parse dans le but de créer suffisamment d'espaces pouvant donner la chance à un plus grand nombre d'enfants d'aller à l'école. Les deux phases de ce programme se réalisent avec deux approches tout à fait différentes, à savoir l'approche classique et l'approche basée sur la construction des écoles.
Pour la première phase de l'approche classique, le choix des écoles primaires à réhabiliter se fait suivant les critères convenus entre le gouvernement de la RDC et la Banque mondiale, notamment l'école reconnue par l'EPSP à travers un numéro du SECOPE; Ecole à cycle complet. Sur le plan technique, la structure de l'école doit garantir un niveau minimum de stabilité et de sécurité.
L'identification des écoles à réhabiliter a été réalisée à la direction des infrastructures scolaires du ministère de l'EPSP en deux temps. La première mission s'est déroulée en août 2008 et a concerné principalement les grands centres urbains. La seconde mission a eu lieu au mois de mars sur des territoires qui sont facilement accessibles. La signature du contrat avec le maître d'ouvrage délégué (MOD) a eu lieu en septembre 2009 et sa mise en vigueur a été faite en novembre 2009.
Compte tenu du retard enregistré dans le démarrage de cette activité, a indiqué Simùon Kayoyo, un programme prioritaire a été conçu pour permettre au maîtres d'ouvrage de commencer les travaux le plus vite possible. Cela, tout en respectant les procédures de la Banque mondiale en matière de passation des marchés. Ce programme prioritaire concerne quatre provinces, à savoir Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu et Katanga.
Le choix de ces provinces se justifie par le fait que l'UNOPS s'est appuyé sur les études préalablement élaborées. C'est après la certification de ces études que l'UNOPS a élaboré les dossiers d'appel d'offres pour les différents soumissionnaires potentiels. Les écoles EP1 Djelo Binza et Makelele de Bandalungwa sont les deux premières écoles de la ville de Kinshasa retenues dans ce programme prioritaire. S. Simon TSOUMBOU

Retombées de la séance de travail Assemblée nationale et Une délégation parlementaire française
La France sur la voie d'apporter de l'aide au développement à la RDC
La France est déterminée à apporter une aide au développement à la RD Congo de manière bi et multilatérale. C’est du moins ce qui esr ressorti hier au centre de la séance de travail qui a réuni le bureau de l'Assemblée nationale avec la délégation du groupe des parlementaires de l'Assemblée nationale française et de la commission française des affaires étrangères.
A l'issue de cette réunion, le chef de la délégation française, Jean Paul Baquet, a déclaré à la presse que : " Nous menons une mission sur l'aide au développement sur l'aspect de l'aide bi et multilatérale et l'utilité de l'un par rapport à l'autre et la façon dont cette aide est perçue dans les pays où nous allons ". Il a souligné que l'aide bilatérale est faite d'un pays par rapport à l'autre sous forme de partenariat. Les aides multilatérales, a indiqué Jean Paul Baquet, sont des programmes menés soit par l'Europe soit par l'ONU.
" Tous les problèmes qui se posent en ce moment sont basés sur la gouvernance de l'Etat. Ce matin, nous avons insisté avec l'Assemblée nationale de la RDC sur le dialogue clair et transparent quant à la lisibilité de l'aide, sur son efficacité et sur sa durabilité dans le temps ", a souligné le chef de la délégation du groupe des parlementaires français.
A la question de savoir ce qu'a été la réaction de la chambre basse de la RDC, Jean Paul Baquet a fait savoir que la réponse de ses interlocuteurs a été basée sur la lisibilité facile. L'Assemblée nationale congolaise a déploré le fait que dans les relations multilatérales, on ne voit pas le rôle de la France et la volonté d'avoir une aide partenariale. ‘’C'est-à-dire que la décision doit être discutée entre les partenaires tout en tenant compte des exigences de l'un et de la capacité de l'autre ", a-t-il précisé. Dorian KISIMBA


En marge du 10ème anniversaire de la Résolution 1325
Une journée porte ouverte ce jeudi à la Monuc Congobat

Le ministère du Genre, de la Famille et de l'Enfant, en partenariat avec le système des Nations unies en RDC, organise ce jeudi, une journée porte-ouverte à l’occasion du dixième anniversaire de l’adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONI, de la résoltuion 1325 qui constitue un cadre politique d’intégration de la dimension genre dans la gestion, la prévention et le règlement des conflits. Celle-ci aura pour thème : " Partenariat pour la paix - perspectives féminines dans la résolution des conflits, l'édification et la consolidation de la paix en RDC ".

Durant une journée, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC est invité à ouvrir les portes et à se concerter avec les activistes et femmes leaders dans le domaine de l'édification de la paix. Selon un document du bureau genre de la Monuc, ces concertations visent à fournir un espace d'expression aux voix féminines afin qu'elles soient entendues de manière à favoriser la participation des femmes et à accroître davantage la prise en compte de leurs besoins particuliers dans les processus et mécanismes de résolution des conflits, de négociation et de consolidation de la paix.
Au cours de cette journée, il sera question de présenter la plan d'action national budgétisé et le programme d'action prioritaire pour la mise en œuvre de la résolution 1325 au RDC, au niveau de la Présidence, Primature et des ministères concernés, au représentant spécial du SG des Nations Unies, aux ambassades et aux bailleurs de fonds. Un autre objectif est de faire un plaidoyer en vue de la signature de l'Acte d'engagement par les parties prenantes - Gouvernement, Agences du système des Nations unies et Associations féminines.
Il est prévu, notamment, la lecture de la synthèse des travaux du séminaire préparatoire qui a eu lieu le 27 et 28 mai derniers la présentation et la signature de l'Acte d'engagement ainsi que les messages de M. Alan Doss et du représentant du Chef de l'Etat.
La 1325 en quelques mots
La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaît que les femmes et les filles subissent de façon spécifique les conséquences des conflits armées. Elle reconnaît le rôle important que jouent les femmes aussi bien dans la prévention et le règlement des conflits que dans la consolidation de la paix. Elle souligne qu'il importe que les femmes participent sur un pied d'égalité avec les hommes à tous les efforts visant à maintenir et promouvoir la paix et la sécurité.
Enfin, la résolution reconnaît que les femmes constituent des partenaires fondamentaux dans les processus de négociation des accords de paix et dans la planification des camps de réfugiées dans les pays dévastés par les conflits. La résolution souligne la nécessité de respecter scrupuleusement le droit international humanitaire applicable à la protection des femmes et des petites filles, en particulier en tant que personnes civiles. Elle est, à cet effet, le couronnement d'un processus d'épanouissement des droits de la femme mis en œuvre ces dernières décennies et dans lequel la société civile, par le truchement des organisations féminines a joué un rôle important.
En outre, la résolution 1325 évoque la nécessité d'accroître la participation des femmes sur un pied d'égalité dans le processus de prise de décision visant à promouvoir la paix et la sécurité. Elle se concentre sur la nécessité de promouvoir une plus grande participation des femmes dans les opérations que mènent les Nations Unies sur le terrain, notamment en ce qui concerne l'observation militaire, la police civile, les droits humains et les opérations humanitaires. Mathy MUSAU

La base du député Mukonkole adresse une pétition à l'Assemblée nationale
Les réactions continuent de tomber sur l'arrestation du député national Martin Mukonkole. Parmi celles-ci, l'on peut citer celle de sa base qui vient d'adresser une pétition au bureau de l'Assemblée nationale. Les Belande, originaires du territoire de Kabinda, à travers cette pétition, expriment leur indignation pour l'arrestation de leur élu et la révocation massive des membres de leur communauté œuvrant au ministère des Relations avec le Parlement.
Au regard de tous ces faits, la communauté Belande a décidé le retrait de son adhésion au Kiba (Kibundje) à tous les niveaux ; la mise à l'écart de leurs frères qu'elle qualifie des traitres ainsi que leur ramification installée sur leur sol. Les Belande demandent la restitution de l'immunité parlementaire et la libération inconditionnelle de Martin Mukonkole dans 72 heures (la pétition date du 31 mai 2010). Au cas contraire, souligne la pétition, " endéans cette échéance, si Martin Mukonkole n'est pas libéré, aucun politicien non Lande ne peut battre campagne chez nous ".
Les Belande demandent également la réhabilitation de tous leurs frères révoqués et aux chefs de groupements et notables de prendre leurs revendications comme étant les leurs, de les mettre en application pour la réhabilitation de leur communauté et de ne pas désormais recevoir chez eux des hommes concernés aux prochaines échéances électorales.
Dans sa pétition, la base de Mukonkole demande à tout le peuple Mulande de rester uni jusqu'à la libération totale et la réhabilitation de son député. Selon le document, les Belande représentent dans le territoire de Kabinda les trois quart de la population et se trouvent dans six secteurs que compte le territoire, sans oublier la cité de Kabinda. C'est-à-dire qu'ils sont majoritaires sur leur sol. Les pétitionnaires estiment que le peuple Mulande a droit à tous les avantages prévus par la Constitution de la République. Dina BUHAKE

NATION
Les députés nationaux de Kinshasa et du Maniema en concertation avec Maj Kisimba Ngoy

Le ministre des Affaires foncières, Maj Kisimba Ngoy vient de créer un espace de concertation permanente avec les députés nationaux pour un échange d'informations avant de couler sous forme d'une loi les résolutions prises à la conférence sur " la problématique foncière " qui s'est tenue dans la première quinzaine du mois de mai à Kinshasa.
C'est dans ce contexte qu'il s'est entretenu mercredi, tour à tour, dans la salle de réunion de son cabinet avec les députés du Maniema et les élus nationaux de la ville de Kinshasa avec qui il a fait les états de lieux fonciers de leurs circonscriptions électorales respectives. Le ministre a exprimé cette opportunité de s'approcher des élus du peuple en vue d'aller au-delà des différents constats et étudier avec eux ce qui peut se faire sur le terrain au regard des informations qui émanent de la population en leur possession. Cela, pour permettre d'intervenir à temps utile dans le complément de travail déjà entrepris sur la réforme du code foncier. Le but principal, a-t-il expliqué, c'est d'adapter la loi qui va naître à l'évolution du moment eu égard aux télescopages dus à la coexistence de différents codes et tenir compte également de l'appartenance sous-régionale de la RDC.
Il a émis le vœu de l'établissement de la cartographie de la situation foncière dans chaque province et invité ses interlocuteurs à lui apporter de la matière et les échos de leurs populations respectives en vue de lui permettre de mieux faire et améliorer le travail sur le terrain.
Il a mis l'accent sur l'incivisme foncier qui a élu domicile dans certains centres qui se manifeste par l'érection des constructions sur les emprises publiques, l'appropriation des parcelles d'autrui et des avenues. Les élus du peuple, a-t-il souligné, doivent apporter leur concours aux affaires foncières pour freiner ce fléau.
Le ministre a, en outre, plaidé pour la protection des espaces de vie des chefs coutumiers et de leurs communautés et dénoncé les lotissements anarchiques crées par certains chefs traditionnels sans tenir compte des intérêts de cette communauté avant de souligner qu'un bon chef est celui qui se bat pour l'épanouissement de sa population.
A l'issue de cette rencontre, le député Dénis Kambay, président des élus de Kinshasa, a invité la population kinoise à leur apporter des informations en cas de conflit foncier et à s'abstenir dans un premier temps de porter ce dossier devant les Cours et Tribunaux. Ensemble avec son collègue, l'honorable Francis Kalombo, ils ont loué l'initiative du ministre Maj Kisimba d'aller vers le Parlement pour trouver des solutions aux problèmes qui gangrènent son ministère.
Les élus du Maniema ont exposé au ministre la protection du patrimoine de l'Etat ainsi que des entreprises minières hérités de l'époque coloniale pour qu'il ne soit pas verser sur la liste des biens sans maîtres ou abandonnés.

Avec l'ANAQUAC
En sa qualité de président d'honneur de l'Association nationale des quados du Congo (ANAQUAC), le ministre Maj Kisimba a reçu une délégation de cette association venue lui soumettre certaines préoccupations dues au fonctionnement et à leur métier.
La délégation a sollicité le concours de leur président d'honneur dans la démarche de l'obtention de leur personnalité juridique auprès du ministère de la Justice et du Plan. Elle a également évoqué avec le ministre Maj Kisimba le problème lié à l'emplacement de leur site de travail au regard de la modernisation des routes de la ville de Kinshasa.
Le ministre les a encouragés dans leur demande et leur a promis de s'y mettre pour un résultat meilleur. FDA

ECLAIRAGE

RDC - RFI : nouveau ménage dans un enjeu éditorial
Des sources concordantes rapportent que le signal FM de Radio France Internationale (RFI) devrait être rétabli incessamment. Les panneaux publicitaires de cette chaîne, implantés à travers la ville, le témoignent. C'est depuis fin juillet 2009 que le Gouvernement congolais avait coupé ce signal à la suite des productions médiatiques de Ghislaine Dupont jugées de nature à démobiliser les troupes dans les opérations de traque contre la LRA et les FDLR à l'Est du pays. L'affaire avait suscité une vague de protestations, notamment dans les milieux des activistes des droits de l'homme et au sein de l'opposition politique. Des négociations furent alors engagées entre les Gouvernements congolais et français pour trouver un terrain d'entente.
On ignore, cependant, le modus vivendi qui aurait été dégagé pour que RFI émette à nouveau en modulation de fréquence. Il ne reste pas moins que des interrogations subsistent encore quant à ce que pourrait désormais être la production de RFI sur l'actualité congolaise. En effet, au-delà de la dimension politique et sécuritaire qui caractérisait les divergences entre RFI et le Gouvernement congolais, se profilait une dimension professionnelle (journalistique) qui mérite d'être examinée en toute objectivité. Cette nécessité s'impose au regard du discours qui s'est développé au temps fort de la crise entre le Gouvernement et RFI, discours exploitant la donne de la liberté d'expression que des activistes situaient au niveau du besoin de " libérer l'info ", insinuant, par là, que le Gouvernement aurait porté atteinte au droit à l'information des auditeurs congolais ou qu'il aurait censuré l'information, du moins celle diffusée par RFI.

ANGLE PROFESSIONNEL

Vu sous un angle purement professionnel, les tenants de cette thèse semblaient oublier - ou omettre, c'est selon - la dimension éditoriale que revêt le partenariat qui s'était établi entre le Gouvernement et RFI au moment de la cession, quoi que moyennant paiement de certains frais comme cela peut l'avoir été, des fréquences qui sont un bien hautement stratégique de l'Etat congolais indépendant et souverain. Qu'en est-il donc ? Lorsqu'un journaliste s'engage à exercer sa profession au sein d'une rédaction, cela suppose qu'il a, préalablement, consenti de partager avec l'éditeur la ligne éditoriale de l'organe de presse. Il en est de même pour tout autre partenaire (opérateur ou groupe d'intérêts politique ou économique) qui entrerait en affaire, pour des besoins politiques ou économiques, avec le même organe.
Lorsqu'au cours de l'assomption, par chacun des partenaires, de la responsabilité éditoriale partagée, il intervient une divergence, il est de la responsabilité des parties de marquer un arrêt pour essayer de dégager une nouvelle identité éditoriale afin de poursuivre le partenariat. Cependant, si une telle conciliation n'aboutit pas à un nouveau consensus pour une raison ou une autre, chaque partie est alors libre d'opposer ce qui s'appelle la " clause de conscience" pour ainsi tirer ses plans.
Les rapports entre le Gouvernement et RFI ne sont, certes, pas ceux d'un employé (journaliste) et un employeur (organe de presse, en l'occurrence RFI), mais bien ceux de partenaires " politiques " qui se retrouvent dans les personnes juridiques que sont l'Etat congolais représenté par son Gouvernement et RFI ou, par delà, l'Etat français qui en est le propriétaire. Les deux se retrouvent, en effet, en un lieu commun qu'est l'identité éditoriale qu'ils partagent, l'un par le fait d'avoir disponibilisé ses fréquences, l'autre par le travail d'information qu'il accomplit en exploitant, notamment, ces fréquences. Ce partenariat génère automatiquement une obligation de partager, quoi qu'implicitement ou tacitement, une identité éditoriale. C'est une évidence, même s'il est clair que l'Etat congolais n'a pas à interférer dans le traitement de l'information en vue de sa diffusion.
Alors, du moment que l'une des parties, en l'occurrence le Gouvernement congolais, ne se retrouve plus dans l'identité éditoriale de départ, en raison du dynamisme même de la vie nationale qui est la base (ou l'intérêt) l'ayant uni à RFI, il relève de sa liberté de poser le problème. Et cette liberté devient un devoir lancinant au regard de l'objet qui sous-tend son chagrin dans son partenariat éditorial, à savoir la question sécuritaire.

COMMUNICATION ET SECURITE
On peut alors comprendre, toujours sous cet angle professionnel, qu'à défaut d'avoir dégagé une nouvelle identité éditoriale avec sa partenaire RFI, le Gouvernement, qui n'a pas les coudées franches pour dicter la conduite à RFI, avait la liberté, c'est-à-dire le droit et le devoir, de tirer ses plans et se retirer de ce partenariat en reprenant sa part de participation que constituaient les fréquences mises à la disposition de RFI. Cet acte ne peut lui avoir été possible qu'en opposant sa " clause de conscience" que lui imposait la dérive sécuritaire qui découlait des productions médiatiques de RFI en période de conflits armés en RDC. Vu la dimension hautement stratégique que revêt l'information en temps de guerre, tout Etat digne de ce nom et se trouvant en délicatesse sécuritaire ne peut qu'agir ainsi. L'on se souvient, d'ailleurs, de la même situation avec Charles de Gaulle qui, pendant la seconde guerre mondiale, avait maintenu le contact avec les troupes et le peuples français à travers les médias dits périphériques à l'époque.
A la lumière de ce qui précède, l'on peut affirmer que la thèse tendant à asseoir une atteinte au droit à l'information des auditeurs congolais est une déduction qui tronque le syllogisme centré sur le dualisme entre l'identité éditoriale et son pendant qu'est la clause de conscience. Comment donc ? Sauf erreur ou omission, personne ne peut prétendre que le Gouvernement a interdit aux Congolais d'écouter RFI. Cela relèverait, d'ailleurs, d'une absurdité au regard de toute la panoplie des possibilités dont ils disposent pour continuer à le faire. D'ailleurs, la modulation des fréquences n'implique pas nécessairement un exutoire d'émission, mais avant tout un confort d'écoute qui n'altère nullement le contenu de ce qui est censé être écouté, ni la manière de le traiter.
Même lorsque RFI émettait en fréquences modulées, elle ne couvrait, par cette voie, qu'une infime partie du territoire congolais, le reste - la grande majorité - ayant continué à capter cette chaîne de radio sur ondes courtes. Est-ce donc à dire que cette majorité, technologiquement défavorisée, était exclue du droit à l'information ? Autrement, on peut s'interroger sur les motivations qui animaient RFI à vouloir émettre en modulation de fréquence seulement sur des zones géographiques congolaises alors en conflit armé (Province Orientale, les deux Kivu et le Nord Katanga).
Comme ces zones géographiques "technologiquement défavorisées ", le reste des auditeurs des territoires qui ont été " sevrés " du confort d'écoute - seulement cela ! - que confère la FM disposaient d'une panoplie plutôt variée de possibilités qui leur permettent de continuer à jouir de leur droit à l'information en écoutant librement RFI. En effet, à Kinshasa, certains riverains du fleuve Congo arrivent à capter RFI en FM grâce aux fréquences ad hoc de Brazzaville, à condition que leurs transistors en aient les capacités technologiques. Les internautes, ils sont nombreux, peuvent écouter RFI en temps réel sur son site Internet, soit dans leurs bureaux, soit dans des cybercafés. Certains ménages peuvent même capter RFI sur leurs postes téléviseurs par des canaux situés entre 60 et 65 suivant leurs positions géographiques ou les performances technologiques de leurs postes, ou encore les deux à la fois.
Tous ces éléments permettent alors de conclure que la décision du Gouvernement de se retirer de son partenariat avec RFI était dictée, au-delà des considérations politiques et sécuritaires, par son droit d'exercer sa clause de conscience face à sa responsabilité d'œuvrer pour la sécurité des biens et des personnes mise à mal par les exactions de la LRA et des FDLR. Cette décision n'entamait nullement le droit à l'information des auditeurs congolais de RFI à qui le Gouvernement n'a jamais interdit d'écouter cette radio et qui disposent d'une panoplie variée de possibilités à pouvoir continuer à écouter cette radio. De ce fait, la liberté d'expression et le droit de chacun à l'information demeuraient saufs, malgré les turbulences qui caractérisaient le ménage Gouvernement-RFI.

QUID DE GHISLAINE DUPONT

Cependant, la paix retrouvée dans ce ménage va-t-elle durer longtemps ? Plusieurs observateurs se posent cette question au regard de la ligne de conduite de Ghislaine Dupont, spécialiste RDC de RFI. Depuis plus de cinq ans, en effet, ses productions, essentiellement politiques, se caractérisent par des attaques systématiques contre les institutions de la RDC et leurs animateurs.
Ghislaine Dupont avait été expulsée de la RDC à l'orée des élections, et c'est pratiquement depuis l'époque qu'elle se montre particulièrement extrémiste dans ses productions sur la RDC. Les professionnels des médias ont souvent du mal à classifier ses interventions entre l'information pure, la prospective et les tribunes ou billets. Systématiquement, ses sources sont fermées, du genre " des sources dignes de foi ", " des sources proches de", " on rapporte que ", etc., le tout se terminant par des commentaires salés.
Par exemple, en 2005, après une réunion tenue à Washington dans le cadre des efforts pour la paix dans les Grands Lacs, Condolezza Rice doit poursuivre, à Addis Abeba, les échanges avec les présidents congolais, ougandais, rwandais, etc. Joseph Kabila s'y fait représenter par une délégation. Après avoir annoncé ce détail dans son papier, Ghislaine Dupont termine comme suit : " reste à savoir comment Washington prendra cette nième pitrerie du président congolais ". Tout dernièrement encore, rapportant l’information sur la réunion convoquée par le Président de la Réoublique à sa ferme autour de la création d’un courant au sein de l’AMP, Ghislaine Dupont déclarait que Joseph Kabila aurait, à cette occasion, menacé de mort trois ministres co-fondateurs du CLP. Aucun participant à cette réunion n’a confirmé ce détail.
Tout journaliste professionnel sait qu'au regard des ennuis qu'elle a eus avec les autorités congolaises qui l'avaient expulsée de Kinshasa, Ghislaine Dupont a perdu le recul d'objectivité nécessaire pour traiter avec impartialité l'information sur la RDC. Pourtant, c'est elle qui est la spécialiste RDC à RFI. Jonas Eugène KOTA

INFOS INFOS
Bandundu : rudes épreuves pour les femmes qui accouchent
A Kikwit dans le Bandundu (nord-est de Kinshasa), accoucher est une rude épreuve pour les femmes : gynécologues, sages-femmes confirmées et matériel manquent cruellement. Certaines doivent parcourir de longues distances à pied pour atteindre la maternité. Et les services des aides accoucheuses se monnayent.
Allongée sur l'unique lit d'accouchement vétuste de la polyclinique Casop/Untc de Kikwit, dans la province de Bandundu, une femme saigne abondamment pendant sa délivrance un soir d'avril. Sous l'éclairage d'une lampe tempête, une infirmière tout en sueur se démène. "Nous manquons même des stéthoscopes obstétricaux. Comment surveiller rapidement les battements du cœur fœtal ?", s'inquiète-t-elle. Non loin de là, au Plateau, un quartier résidentiel de la ville, une maternité n'a pas de pèse-bébé. Ou en a plutôt un, en bois, de fabrication artisanale. "Nous l'avons confectionné pour contourner la difficulté qu'éprouve l'institution", déclare Françoise Ngondo, infirmière titulaire.
Depuis plusieurs années, la tâche n'est pas aisée pour les femmes de Kikwit qui accouchent dans ces conditions. Dans cette province de plus de 8 millions d'habitants pourtant voisine de la capitale du pays, il manque aussi cruellement de médecin gynécologue. Ceux qu'on y rencontre de temps en temps viennent de Kinshasa. Mais "ils sont rares et chers. Car, après la médecine, il faut plusieurs années de spécialisation pour devenir gynécologue", explique Colin Mulungu, médecin directeur de l'hôpital général de référence de KikwitI.

Parcours du combattant
Hors de la ville de Kikwit, les femmes des villages éprouvent encore plus de difficultés pour accoucher partout ailleurs dans cette province de près de 300 000 km². L'éloignement des maternités, la qualité des infirmiers aides-accoucheuses…sont autant de soucis pour les parturientes. Au nord de la province, dans le district de Mayi-Ndombe et des Plateaux, c'est à un véritable parcours du combattant que sont soumises les femmes enceintes avant d'atteindre une maternité. Elles doivent traverser forêts, marécages et rivières avant d'arriver au centre de santé. "J'ai eu de la chance, raconte Jacquie Matondo, une femme qui a été transportée sur un vélo de son village jusqu'au centre de santé le plus proche, à plus de 10 km. Sinon le pire serait arrivé."
Les femmes vivant en campagne sont parfois transportées sur un simple brancard sur de très longues distances. En février, trois ont été transférées en retard du Centre de Kwenge (20 km de Kikwit) vers l'hôpital général de Kikwit II, où elles sont mortes d'hémorragie dès leur arrivée. "Elles ont connu des ruptures utérines dues à la presse abdominale forcée et au mauvais usage de l'ocytocine (hormone qui favorise l'accouchement et la lactation, Ndlr)", explique Paulin Kiyankay, médecin directeur. Selon le Dr Colin Mulungu, la plupart des infirmières qui doivent faire face à ces situations difficiles sortent fraîchement des écoles de sciences infirmières et par manque d'expérience, elles ne peuvent pas faire de miracles.

Le pourboire pour des meilleurs soins
Travaillant dans ces conditions précaires et mal rémunérées, celles qui ont de l'expérience monnayent souvent leur service pour compléter leurs maigres salaires. "Lors de mon dernier accouchement, j'avais été mieux traitée que les autres femmes parce que j'avais versé un pourboire aux accoucheuses", témoigne Jacquie Mutondo. Appelé Placebo dans la région, le pourboire permet ainsi de bénéficier de toute l'attention du personnel soignant. "Nous ne sommes pas bien payés par l'Etat. Cet effort nous aide à avoir quelque chose", se justifie S. N., une infirmière à Kikwit.
Ministre provincial de la santé, Philippe Akamituna promet une amélioration de la situation. Des partenaires extérieurs comme Memisa Belgique et la Banque mondiale apportent en effet des appuis en matériels et en médicaments aux centres médicaux. Un Plan national du développement de la Santé a été adopté en mars dernier. Selon le médecin chef de district sanitaire de Kikwit, il prévoit notamment la construction des centres de santé et des appuis en matériels et en médicaments...
Syfia Grands lacs

A en croire l’adt de la snel
Pas de coupure de courant à Kinshasa durant le Mondial

Les Congolais pourront suivre les matches de la Coupe du monde sans perturbation, car l’électricité sera disponible pendant le Mondial 2010 qui s’ouvre vdemain en Afrique du Sud. C’est l'Administrateur directeur technique de la Société nationale d'électricité (Snel), Lokala Jifasso, qui l’a affirmé en indiquant que " la Snel fournira régulièrement de l'énergie aux Congolais et que dispositions sont prises pour éviter des coupures du courant pendant cette période ".
La Snel dit avoir placé des agents d'intervention dans chaque cabine afin d'intervenir le plus rapidement possible de coupure. "En cas d'interruption, il faut d'abord appeler la cabine la plus proche. Les moyens ont été mis à la disposition de nos agents pour parer à cette situation ", a fait savoir l'ADT de la Snel.
Lokala Jifasso a précisé que ces dispositions concernent toutes les installations de la Snel à travers le pays. Elles sont placées sous la coordination de la direction technique de cette entreprise. "Dans chaque province, il y a un directeur provincial. Et nous allons suivre, 24 heures sur 24, la situation. Les agents veillerons dans les centrales et postes de distribution pour que les citoyens congolais puissent bien vivre ces événements sportifs", a-t-il dit.
Soutien au mondial
Par ailleurs, la Snel fournit, depuis lundi 7 juin, de l'énergie électrique supplémentaire à l'Afrique du Sud pour éviter des coupures lors de cette compétition sportive mondiale. Cela entre dans le cadre d'un accord signé entre la RDC et la RSA.
La partie congolaise soutient que c'est pour elle une façon de soutenir ce pays africain qui organise pour la première fois la coupe du monde de la Fifa.
Le coup d'envoi de cette compétition doit intervenir le vendredi 11 juin en Afrique du Sud. Selon l'administrateur directeur technique de la Snel, ce soutien n'aura pas d'impact négatif sur la fourniture de l'énergie électrique en RDC.
Ghetti FELO Correspondance particulière

CULTURE & DETENTE
Lokwa Kanza rend hommage à Dieu à travers ‘‘ Nkolo ’’
Revoici Lokwa Kanza. Après une éclipse, l'artiste signe son retour sur le marché du disque. Cette fois-ci, il a voulu sortir " Nkolo ", son nouvel album à Kinshasa. D'où son échange le mardi 8 juin 2010 dernier avec la presse musicale congolaise. " Nkolo ", c'est aussi, selon son géniteur, une façon de rendre hommage à son créateur, le Dieu Tout Puissant.
" J'ai commencé la musique à l'église. Je viens de loin. Je ne viens pas d'une famille riche. Quand je regarde mon parcours, surtout qu'il y a beaucoup de gens qui n'ont pas mon parcours, je me dis que c'est le moment de dire à Dieu un grand merci ". C'est en ces termes que Lokwa Kanza a justifié le titre de son album à la presse.
" Nkolo " représente selon l'artiste tout ce qui est de suprême, de grand. Car il véhicule, ajoute-t-il, l'amour dans cette œuvre qui a connu la participation de son jeune frère et artiste musicien chrétien Réné Lokwa et Kool Matope.
Lokwa Kanza affirme que sa nouveauté constitue le grand moment surtout que Dieu lui a permis de percer dans sa carrière musicale. D'ailleurs, l'on retrouve cette thématique dans les chansons " Nkolo " et " Oh Yahwe ".

Distribution
Tout en affirmant la carence des distributeurs dans son pays, l'auteur de " Nkolo " est en pourparlers avec une maison de télécommunication de la place pour distribuer son œuvre qui sera vendue à un prix modeste. Ce prix permet à la population d'accéder à la musique de Lokwa Kanza. Par ailleurs, Lokwa Kanza soutient que " Nkolo " sera disponible partout dans les shop de ladite entreprise de télécommunication.

Recours à la musique traditionnelle
Le nouvel album de Lokwa Kanza est, d'après lui, légèrement traditionnel car il recourt à la musique traditionnelle. Cela s'illustre surtout dans la chanson " Elanga ya muinda ". " Nous avons une belle musique. Il est nécessaire de valoriser la tradition. " Nkolo " est un mélange des instruments traditionnels aux instruments contemporains ", explique Lokwa Kanza.
Outre le recours à la tradition, l'artiste reste attaché à sa patrie. Il a composé dans sa nouveauté une chanson qui s'intitule " Congo ". Cette chanson constitue, toujours selon son auteur, du " Ndombolo 2040 " ou de la rumba congolaise revisitée par lui.

Fally apporte sa sauce
Lokwa Kanza a réalisé un featuring avec Fally Ipupa à travers la chanson " Famille ". Il a été marqué par l'apport de Dicap. " Fally a donné tout ce qui était dans son cœur ", rétorque l'artiste qui soutient ce genre de rencontre au lieu de se verser dans la polémique. L'on trouvera aussi dans le nouvel opus de Lokwa Kanza la contribution du batteur de l'orchestre Wenge MMM de Werrason, Papy Kakol.

Lokwa veut ériger une école de musique
Pascal Lokwa Kanza vit actuellement au Brésil mais il est en train de préparer, petit à petit, son come back afin d'investir. L’auteur de ‘‘Nkolo’’ carresse un seul projet qu’est celui de créer une école de musique en RDC. " Je pourrais faire appel à des grands musiciens congolais pour servir des modèles aux jeunes, avec ce projet ", ajoute l'artiste.
Avec la promotion de "Nkolo" à Kinshasa, Lokwa Kanza est bien parti pour conquérir tous les mélomanes de la musique congolaise habitués plus au genre "Ndombolo ". D. MAYAMBI

Une des perles rares de la musique congolaise
La chanteuse Fifi Santima en spectacle au complexe Saï Saï à Macampagne

La reine de l'Afro Techno Fifi Santima sera en contact avec son public ce vendredi 11 juin 2010 à partir de 20h00 au complexe Saï Saï, à Macampagne, situé dans la commune de Ngaliema. La chanteuse revient fraichement de Paris, en France où elle est allée se ressourcer moralement après avoir perdu sa mère.
Pour son concert de vendredi, Fifi Santima invite ses fanatiques à venir nombreux au complexe Saï Saï pour écouter en live ses œuvres. Fifi Santima est parmi les rares artistes musiciennes congolaises qui se maintiennent. Elle a réussi à convaincre les mélomanes congolais par son apport dans la musique congolaise. L'Afro Techno, ce genre de musique n'est pas très exploité en RDC. Seule Fifi a eu le courage d'affronter ce courant qui lui a apporté de la chance.
Le public a apprécié à sa juste valeur la revisitation de la chanson " Malaïka " réalisée par Fifi Santima. Le rendez-vous avec l'artiste est donc pris pour ce week-end où l'Afro Techno sera à l'honneur. D.M.

VIVEMENT LE SPORT
Entente provinciale de football de Kinshasa
Canon de 13 - V. Club, Okinawa - New Canon Buromeca deux de cinq rencontres de la journée

Les championnats de football seront suspendus à dater du 11 juin 2010 sur toute l'étendue de la RDC, a décidé le comité exécutif de la Fécofa. Face à cette situation l'EPFKIN a décidé d'organiser cinq rencontres de son championnat ce jeudi. Les matches se joueront sur trois sites de la ville de Kinshasa, respectivement au stade des Martyrs et à son terrain annexe ainsi qu'au terrain de Shark XI ex Athénée de la Gombe.
Ce matin à 10h30, au terrain annexe du stade des Martyrs, l'AC Kuya actuellement seixième au classement partiel avec quatorze points reçoit l'IC Boyokani, bon dernier avec quatre points. A 13h45, deux matches sont prévus simultanément au stade des Martyrs et au terrain Shark XI à Gombe. Les Stars, quatrième au championnat avec trente quatre points croise le RC Impact, classé quatorzième avec quinze points au stade des Martyrs. A Gombe, à la même heure, Belor, dix-huitième au classement avec douze points se retrouve face au Stade kinois qui est juste devant lui au classement avec quatorze points.
Cette fois-ci à 15h45, respectivement au stade des Martyrs et au Shark XI, deux rencontres à l'affiche. Canon de 13, treizième au classement avec vingt points se retrouve face à V. Club, le sixième au classement partiel avec vingt-neuf points au stade des Martyrs. Et, à Gombe Okinawa, avant dernier croise New Canon Buromeca.
Pascal LIKANA

Victorieux hier de New canon buromeca (4-0)
Dragons représentera Kinshasa à la Coupe du Congo

Les rouge et or de l'AS Dragons étaient en liesse, hier au stade des Martyrs après la phase finale des préliminaires de la Coupe du Congo organisée par la Ligue de football de Kinshasa. La cause de la liesse qui a emporté les " Dragonmen " était facile à deviner. L'AS Dragons a laminé New Canon Buromeca par quatre buts à zéro.
Une victoire devant leur président Lyly Lumande qui n'a pas lésiné sur les moyens dans la préparation de ce match final. Déjà à la fin de la première période, Dragons avait l'avantage de deux buts au marquoir. Buts marqués respectivement à la trente-neuvième minute par Mukoko et à la quarante-deuxième minute par Diampasi.
A la reprise, après une courte résistance de New Canon B., comme ce fut le cas aussi à la première période, les rouge et or ont alourdi la marque sur coup de pied de réparation par Bokonga. C'était à la quatre-vingt sixième minute . Pour clôturer en beauté le festival de buts de la superbe manière. Basilua a inscrit le quatrième de son club à la quatre-vingt neuvième minute.
Par cette victoire, l'AS Dragons a arraché l'unique ticket qualificatif pour la phase des poules de la 46ème édition de la Coupe du Congo, de la Ligue de football de Kinshasa (LIFKIN). Ainsi, le représentant de la LIFKIN à la Coupe du Congo se retrouve dans la poule de Mbandaka à l'Equateur. Dans cette ville, l'AS Dragons disputera le ticket de la phase finale avec Lumière de l'Equateur, Ndoki ya Ndombe du Bas-Congo et Vutuka de Bandundu. Pascal LIKANA

Jeux africains de la jeunesse : la RDC alignera dix disciplines et lance son programme de préparation
Le Comité olympique congolais (COC) vient de rendre public un programme de la préparation des Léopards de dix disciplines sportives engagées aux premiers Jeux africains de la Jeunesse, prévus du 10 au 18 juillet 2010 à Rabat, au Maroc. A ces jeux de la jeunesse, la RDC aligne dix disciplines sportives. Il s'agit de l'athlétisme, de la boxe, de l'escrime, du handball, du judo, de la lutte, du taekwondo, du tennis de table, de volley-ball et de lawn-tennis.
Ainsi, le COC a élaboré le programme de la préparation de la manière suivante : du 10 au 20 juin ; préparation locale au niveau des dix fédérations retenues et, du 21 juin au 10 juillet, l'internement des athlètes sélectionnés par le COC.
Mieux vaut tard que jamais, le nouveau comité exécutif en place qui a du pain sur la planche tient à faire une sortie remarquable à l'occasion de ces premiers jeux. Cela n'empêche pas certains opérateurs sportifs de s’interroger sur les fruits attendus de cette participation. Car, il est loin la pensée du rénovateur des jeux Olympiques modernes, le Baron Pierre de Coubertin qui se résumait en ceci : " L'essentiel est de participer ". Aujourd'hui, les jeux sont pour les performants. Pascal LIKANA

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Fondation
SADISA BETO FSB/Asbl

La SONAS invite les automobilistes ayant abandonné leurs documents à régulariser leurs situations
(25/03/ 2010)
Lire le communiqué


Réalisation de l'equete devant établir le niveau de satisfaction de la clientele de la régideso
( 05/04/ 2010) Lire l'Avis de la REGIDESO


Avis : Fonds social de la RDC recrute un comptable pour la ville de Lubumbashi
( 09/04/2010)
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SNEL : Communiqué de confirmation des créances extérieures et l’Appel à manifestation d’intérêt (12/04/2010) Lire le communiqué


BCECO :Avis sur le report de la date de remise des offres Lire l'avis


Avis : L'ONATRA procède à la mise à jour des données relatuves à sa dette extérieure Lire l'avis