Forum des As
QUOTIDIEN D'INFORMATIONS GENERALES 20 ème Année
BILLET
EDITION N° 3521 DU LUNDI 11 JANVIER 2010
L’avertissement de Boshab

Dans le microcosme kinois, on n’a pas fini de décrypter le message d’Evariste Boshab le 4 janvier dernier, le Secrétaire général du Pprd n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger ceux qu’il a appelés «chauve-souris politiques» ou encore «caméléon politiques». Le coordonnateur du parti présidentiel faisait allusion à ceux des sociétaires de l’AMP et alliés à la posture frondeuse. Depuis un certain temps, des voix discordantes et même très critiques sur l’action de la coalition au pouvoir émanent des rangs même de la majorité. En dehors de réactions -somme toute-a minima du Secrétariat exécutif de l’AMP, aucune «bouche autrement plus autorisée» n’a recadré les différents «réformateurs» et «rénovateurs».
Voilà qu’en cette rentrée, c’est l’un des vizirs du Raïs qui monte au créneau. Et pas n’importe lequel. Puisqu’en kabilie où la division du travail est sacrée, Boshab ne fait ni le griot, ni le fou du Roi. Cet homme ne parle que lorsqu’il a à dire. Ou quand il est dûment mandaté. De ce point de vue, la réaction du principal parti de l’AMP paraît indiquer la nouvelle doctrine du PPRD en rapport avec les alliances politiques. «Tolérance zéro», en cas de dérapages dans la conduite des partenaires du parti présidentiel. Tous les sociétaires de la Majorité peuvent se le tenir pour prévenus.
Assurément, le Pprd n’entend pas se laisser compter alors que le pays entre dans la dernière ligne droite du quinquennat.
Politiquement parlant, la mise en demeure de Boshab à l’endroit de «rabat-joie» de la Majorité se comprend. A l’horizon 2011, le Pprd sera le principal comptable devant le souverain primaire. Initié par Joseph Kabila en personne, le Pprd incarne le pouvoir plus que tout autre parti politique de l’AMP. Plus qu’une formation au pouvoir, le Pprd est le parti du pouvoir.
Reste que l’agitation qui secoue l’AMP est inhérente à la nature même de la plate-forme présidentielle. Difficile de parler un même langage dans une coalition dont l’unique point commun était le soutien intéressé à la candidature de Joseph Kabila. Illusoire de partager une vision commune dans une plate-forme fourre-tout. Au sein de l’AMP, on retrouve, en effet, pêle-mêle des nationalistes kabilistes-façon M’zee-, des kabilistes de la deuxième vague-proches du Raïs-, des libéraux affairistes et des mobutistes en mal de reconversion .Normal donc ,dans ces conditions, qu’on tire à hue et à dia au gré des intérêts corporatistes de chaque chapelle. S’il avait été encore de ce monde M’Zee Kabila aurait, sans doute, qualifié l’AMP d’un «conglomérat d’opportunistes». Qui dit mieux!
José NAWEJ


Bye bye 2009!

Exit 2009. Bienvenue à 2010. Plus que quelques heures, l’humanité va basculer dans une nouvelle année. A l’instar d’autres peuples de la planète Terre, les Rdcongolais s’apprêtent à sacrifier au rituel du réveillon. Pays à la crise proverbiale, la Rd Congo verra sans doute une bonne partie de ses habitants passer ce big event dans la méditation. Véritable exutoire à la sinistrose ambiante et au mal de vivre, les églises de réveil feront salle comble ou «terrain plein», c’est selon.
L’espoir faisant vivre, les Congolais pourront toujours toucher du bois pour un lendemain meilleur. Peut-être qu’avec la connotation sociale annoncée pour 2010, l’ordinaire de la majorité silencieuse pourra connaître un début d’amélioration. Les plus sceptiques des Congolais objecteront que le social c’est du déjà entendu. Tout un septennat avait même été consacré au social. A l’arrivée, une vaste désillusion. La misère du peuple est restée intacte. Trêve de pessimisme. Mobutu et Kabila, ce n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc.
Reste que 2010 n’est pas une échéance quelconque. Personne n’ignore que 2010 sera suivie par 2011, année électorale. Le pays entame donc l’année préélectorale. Avec elle, l’inévitable perspective de reddition des comptes. L’heure du bilan approche donc inexorablement. Les gouvernants, tous échelons confondus, seront jugés à l’aune de leurs actions. A en juger par le bilan de trois ans de mandature, il faudra quantité d’actions à impact visible et immédiat pour renverser la tendance. La crédibilité du processus démocratique se joue sur la capacité du régime à requalifier l’ordinaire des Congolais. Sans dividendes sociaux, au mieux 2011 donnera lieu à un vote sanction, au pire l’abstention- sous toutes ses formes- sera la grande gagnante du scrutin. Selon la boutade d’un politicien, les Congolais risquent de rentrer qui dans le bar, qui dans le groupe de prière faute de changement.
En attendant le dénouement de 2010, «Forum des As» souhaite à ses lecteurs, ses annonceurs et ses abonnés une bonne et heureuse année. Bravant l’environnement extraordinairement difficile qui est le nôtre, votre quotidien ne lésinera sur rien pour être au rendez-vous de l’actualité. Tel est notre engagement renouvelé pour 2010. Tous nos vœux!
José NAWEJ






















































































































































































































































































































































































































































































































A LA UNE
POUR LES MILITANTS DU PPRD MONT-AMBA
AMP : Une réunion de clarification s’impose
*En cette année préélectorale, le parti présidentiel entend répondre coup pour coup à toutes les provocations d’où qu’elles viennent, a martelé Pius Muabilu, samedi à la Fikin, devant plusieurs milliers de militants
Discret dans la capitale lors des élections de 2OO6, le Pprd entend cette fois-ci occuper le terrain, tout son terrain et se faire entendre. Le "la" de ce Pprd new look a été donné, samedi 9 janvier dans l'enceinte de la Fikin, par la fédération du Mont-Amba. Gros plan sur une cérémonie d'échange des voeux qui a vite tourné à une démonstration de forces du parti présidentiel à Kinshasa.
Plus question de jouer au porteur d'oeufs au Pprd. En tout cas, c'est la position de la base kinoise du principal parti de la Majorité. En cette année préélectorale, indique-t-on, ce sera la loi du Talion. Il n'y aura donc pas de remake de 2006. Cette année-là, les coups en dessous de la ceinture étaient administrés contre l'initiateur du Pprd et les siens sans la moindre réplique.
La fédération du Mont-Amba a donné le ton de la nouvelle doctrine de la base kinoise du parti présidentiel. Devant près de 4000 militants, le secrétaire exécutif du Pprd/Mont-Amba a annoncé, urbi et orbi, que son parti répondrait coup pour coup aux attaques contre le Chef de l'Etat. "On ne laissera plus personne souiller, injurier le Président dont l'autorité et la personne sont inviolables", a martelé Pius Muabilu. Il en sera de même pour tout celui qui se hasarderait à traîner dans la boue le Secrétaire général ou tout autre membre de la hiérarchie du parti, a renchéri le patron du Pprd/Mont-Amba.
"Trop c'est trop", s'est écrié le député Muabilu visiblement excédé par la campagne de sape orchestrée par certains sociétaires de l'Amp. Reprenant à son compte la formule de Jean Pierre Chevènement (homme politique français), le n°1 du Pprd/Mont-Amba lâche: "lorsqu'on n’est pas d'accord avec la ligne de son camp politique, on le quitte ou on la boucle".
Preuve que la base kinoise du Pprd veut en finir avec "la cinquième colonne" au sein de la Majorité, la fédération du Mont-Amba a demandé avec insistance à Evariste Boshab de saisir le Secrétaire exécutif de l'Amp afin que celui-ci convoque une réunion de clarification. A cette rencontre devraient prendre part tous les sociétaires de la plate-forme présidentielle.
Aux députés frondeurs battant pavillon Amp, Pius Muabilu a fait cette leçon: "lorsqu'on est à un certain niveau de responsabilité politique, on doit s'interdire de se comporter en activiste politique. Et un député a vocation à faire des lois et à contrôler l'Exécutif et non à se donner en spectacle sous forme d'activisme parlementaire", a noté cet élu du Mont-Amba qui draine déjà une dizaine d'années d'expérience parlementaire.
Comme s'il révélait les dessous de l'agitation de certains de ses collègues, le député Pius Muabilu a indiqué que des collègues ont demandé au Président de l'Assemblée nationale de leur procurer des véhicules au motif que les leurs étaient déclassés. Où Evariste Boshab allait-il trouver l'argent pour satisfaire les demandes de ces députés? S'est interrogé à haute voix Pius Muabilu. Avant de déplorer que certains élus fondent leur action publique sur la satisfaction de leurs besoins personnels.
Comme pour répondre aux détracteurs du speaker de la Chambre, le chef de l'Exécutif du Pprd/Mont-Amba a mis en exergue la production législative particulièrement abondante enregistrée depuis l'avènement du bureau Boshab. Et Pius Muabilu d'encourager le premier d'entre les députés de continuer dans cette voie.
Toujours sur le front parlementaire, la fédération du Pprd Mont-Amba a demandé au Secrétaire général du parti d'inviter le Chef de l'Etat à se saisir du rapport sur la double nationalité. "On ne peut pas comprendre que des députés siègent en violation de l'article 10 de la Constitution", s'est insurgé Pius Muabilu. Avant d'ajouter: "notre peuple a le droit de connaître les résultats de la commission ad hoc".Pour autant, a reconnu le fédéral du Mont-Amba, «j'étais de ceux qui avaient eu le courage de préconiser la modification de la disposition de la loi sur la nationalité. Car, certains cerveaux d'origine congolaise ont du mal à apporter leur contribution au pays .C'est le cas de professeurs qui doivent faire des démarches consulaires pour rentrer dans leur propre pays."
Maintenant son ton résolument offensif, Pius Muabilu a brandi les cinq chantiers. "Il faut être de mauvaise foi pour ne pas admettre que la reconstruction du pays a démarré", a indiqué le patron du Pprd/Mont-Amba. "Du Nord au Sud, d'Est à l'Ouest, les cinq chantiers sont une réalité", a martelé Pius Muabilu. Et comme pour illustrer le retour de la paix sur l'étendue du territoire national, le secrétaire exécutif du parti présidentiel a souligné que les festivités de fin d'année se sont déroulées sans le moindre bruit de bottes. Une première depuis une quinzaine d'années.
A la fin du face-à-face Muabilu-base du Pprd/Mont-Amba, un cas d'intolérance a été signalé. Un homme se réclamant de l'Udps a agressé une responsable locale du Pprd. Celle-ci a porté plainte. Une initiative qui bénécifie, ce lundi, du soutien du Secrétaire exécutif du Pprd/Mont-Amba. Preuve qu'à Kinshasa, le parti cher à Boshab n'entend plus encaisser sans réagir. Au Mont-Amba, le message du fédéral Muabilu a été reçu cinq sur cinq. De la Fikin, est sans doute sorti le cru 2010 du Pprd. FDA

REVOCATION , MISE à la RETRAITE ET PROMOTION ...
Athanase Matenda fixe l’opinion
* Le ministre des Finances soutient que cette décision du chef de l’Etat congolais est salutaire pour son secteur et fait d’ailleurs partie intégrante de la politique de «Tolérance zéro»
Face à la polémique autour des ordonnances présidentielles, signées le 02 janvier dernier, portant révocation, mise à la retraite et promotion des agents et cadres du ministère des Finances, l’argentier congolais remet les pendules à l’heure.

Sortant de son silence, Athanase Matenda Kyelu, ministre congolais des Finances, met fin à la polémique. Tout en remerciant le Chef de l’Etat au sujet des Ordonnances, l’argentier national estime plutôt que cette décision du numéro un congolais est salutaire pour son secteur. Raison pour laquelle, il invite sans tarder, à plus de discipline, les agents promus pour mériter la confiance du Chef de l’Etat.
Une polémique tentait de prendre corps et de gagner une partie de la population congolaise après la promulgation des ordonnances portant révocation, mise à la retraite et promotion des agents et cadres des ministères des Finances et du Budget. Certaines langues prétendaient même que ces ordonnances présidentielles ont été prises dans le mépris total de la loi. Face donc à cette intoxication, au cours d’une accordée à la Radio et Télévision nationales congolaises (RTNC), Athanase Matenda Kyelu justifie la décision jugée salutaire de Joseph Kabila en ces termes : « La décision qui a été prise par le Chef de l’Etat, celle de révoquer, d’envoyer à la retraite et de promouvoir certains agents et cadres des ministèrse des Finances et du Budget, fait partie intégrante de la politique prônée par le Chef de l’Etat, à travers son mot d’ordre de ‘Tolérance Zéro», martèle-t-il tout évoquant tout ce qui a été fait dans ce domaine.
C’est justement le sens qu’il faut accorder aux visites que l’argentier national a effectuées à l’intérieur du pays pour concrétiser le mot d’ordre du président de la République sur la «tolérance zéro» et pour apporter sa contribution à la maximisation des recettes au profit du Trésor public. Athanase Matenda Kyelu a, tour à tour, été dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans la province Orientale et dans la province du Bas-Congo. «Partout où nous sommes passé, nous avons, non seulement transmis le message du Chef de l’Etat, mais nous avons aussi prévu des sanctions positives et négatives », a indiqué le ministre des Finances. La révocation, explique-t-il, peut être comprise comme une sanction négative à l’endroit du fonctionnaire indélicat, la promotion comme une sanction positive et la mise à la retraite comme une façon d’honorer ceux qui ont rendu de bons et loyaux services à la République.

Les lésés n’ont qu’à introduire leurs recours
Ceux qui se sentent lésés par les dernières ordonnances présidentielles évoquent la non-conformité de la décision par rapport à la loi. Tout en reconnaissant qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, Athanase Matenda Kyelu précise : « En ce qui concerne les agents de mon ministère, ils sont régis par le Statut des agents de carrière des services publics de l’Etat. C’est à travers la Fonction publique et la Commission de discipline que ces dossiers ont été traités». Il estime, en outre que s’il y a certaines personnes qui se sentent lésées, la procédure est claire : « Ils doivent introduire un recours devant l’autorité compétente qui sera examiné dans le délai légal ».
Les nouveaux promus, nous a-t-on confié, ont déjà un programme de travail. C’est dans ce cadre que le ministre des Finances instruira, dans tous les prochains jours, les responsables des services qui sont sous sa tutelle pour la mise en œuvre des décisions prises par le Chef de l’Etat. «Un état des lieux doit être fait pour dégager le cadre organique», lance Athanase Matenda. FDA


ENJEUX DE L'HEURE
VERS LA CONCRETISATION DES ACCORDS SIGNES ENTRE KABILA ET SARKOZY
Les hommes d’affaires français à Kinshasa en février.
Les accords économiques signés entre la RDC et la France, lors du séjour de Nicolas Sarkozy à Kinshasa l'année passée, vont désormais devenir une réalité. C'est ce qui ressort du séjour, en fin de la semaine dernière à Kinshasa, de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères. Il est, en effet, fait état de l'arrivée en RDC, en février prochain, d'une délégation d'hommes d'affaires français.
L'annonce a été faite vendredi à l'issue d'une audience que le Président Joseph Kabila a accordée au chef de la diplomatie française. A propos des investissements français en RDC, M. Bernard Kouchner a reconnu qu'ils étaient insuffisants au regard de la dimension gigantesque de la RDC. Il a saisi cette opportunité pour rappeler la nécessité d'instaurer, en RDC, un climat de paix favorable au développement.
L'entretien entre le Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila, et le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a également tourné autour des relations bilatérales RDC-France, l'insécurité à l'Est du pays, les investissements français en RDC, la requalification du mandat de la Monuc et la forêt. S'agissant de la situation sécuritaire à l'Est, Bernard Kouchner, qui revenait du Rwanda, s'est félicité des efforts de rapprochement entre les présidents Kabila et Kagame avant d'émettre son souhait que ces efforts politiques s'étendent aux domaines social et sécuritaire au profit de la population de l'Est de la RDC. " Je veux dire que géopolitiquement, le plus important qui se soit opéré, c'est le rapprochement, en tout cas l'entente et le dialogue entre le président du Rwanda et le président de la République démocratique du Congo ", a déclaré le chef de la diplomatie française, avant de se poser cette question : "Est-ce que cela a porté des fruits ? Politiquement sûrement. Est-ce que sur le terrain, pour les hommes et les femmes qui sont à l'Est de la RDC, les choses se sont arrangées ? Pas assez "
En ce qui concerne le mandat de la Monuc abordé avec le président Kabila, les deux interlocuteurs ont émis le vœu de voir la Monuc s'adapter mieux à ses tâches, c'est-à-dire, s'attacher moins à l'aspect sécuritaire pour se concentrer aux activités de développement. " Je voudrais connaître ce qu'on peut faire pour que la situation de la population au Nord et au Sud Kivu puisse, après ces années d'opérations humanitaires et de politique de maintien de la paix, s'améliore. Que peut faire la France et que peut faire l'Europe ? ", a déclaré Kouchner sur cette question. Toujours au sujet de la situation de l'Est, les deux hommes ont échangé sur les efforts nécessaires visant à favoriser le retour à la paix et à la stabilité dans la région. Le rôle et le futur mandat de la Monuc ont été discutés. Sur ce point, la France juge prématuré le retrait de la mission de l'Onu en RD Congo, a fait savoir Bernard Kouchner.
Outre le Chef de l'Etat, Bernard Kouchner a eu des entretiens avec le Premier ministre et le ministre de la Coopération régionale et internationale. Ces derniers ont évalué avec leur hôte les accords économiques signés entre la France et la RDC lors de la dernière visite du président Sarkozy à Kinshasa. Les interlocuteurs du ministre français ont rassuré la France de la volonté du gouvernement congolais d'améliorer le climat des affaires.
Les violences sexuelles dont sont victimes les femmes de la part de groupes armés ont également été évoquées dans les discussions entre le ministre français des Affaires étrangères et le Premier ministre. La France souhaite que des efforts supplémentaires soient engagés dans ce domaine. Sur la question relative aux FDLR, sujet des tensions dans la région entre le Rwanda et la RDC, M. Kouchner a salué les efforts réalisés par les deux pays pour une stabilité dans la région. Les choses semblent prendre une bonne tournure, a-t-il indiqué à la presse.
Parmi les questions abordées également par les deux hommes d'Etat, il a été évoqué les relations entre le FMI et la RDC, et le Sommet de Copenhague tenu en décembre 2009. Après la tenue de ce sommet, la France envisage la tenue d'une réunion des pays du bassin du Congo. JEK

APRES EVALUATION DE L'ACTION DE SON CABINET EN 2009
Gouvernement : Muzito invite ses ministres à redoubler d'efforts en 2010
Profitant de la toute première réunion de son Gouvernement en 2010, le Premier ministre Adolphe Muzito a évalué le travail abattu par son cabinet en 2009 sous l'impulsion du Chef de l'Etat. Tout en se félicitant du résultat obtenu (fin de la guerre à l'Est, stabilisation du cadre macro-économique, amélioration des relations avec la communauté financière internationale…), Muzito a indiqué que les défis restaient encore énormes et a invité chaque ministre à redoubler d'efforts. Le Conseil des ministres de vendredi 08 janvier dernier a également examiné l'état du territoire national, la situation sécuritaire et a examiné et adopté plusieurs textes.

COMPTE RENDU DE LA REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL
DES MINISTRES DE VENDREDI 08 JANVIER 2010

Il s’est tenu ce vendredi 08 janvier 2010 à la Cité de l’Union Africaine, une réunion ordinaire du Conseil des Ministres présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Son Excellence Monsieur Adolphe Muzito.

A l’ordre du jour étaient inscrits trois points :
I. Points d’informations,
II. Examen des dossiers ;
III. Examen et adoption des textes

I. Points d’informations
Communication du Premier Ministre

Dans sa communication liminaire, Monsieur le Premier Ministre a présenté ses meilleurs vœux pour l’année nouvelle 2010 à tous les membres du Gouvernement. Il a brossé une évaluation de l’action du Gouvernement en 2009 et s’est félicité du travail abattu par le Gouvernement sous l’impulsion du Président de la République qui a débouché sur la fin de la guerre de l’Est, la stabilisation du cadre macro-économique, l’amélioration de nos relations avec la communauté financière internationale, l’amorce du programme d’infrastructures et les montages financiers y relatifs avec nos partenaires traditionnels d’une part et chinois d’autre part. Le Premier Ministre a ajouté que les défis restaient encore énormes notamment dans le domaine social avant d’en appeler à la responsabilité de chaque membre du Gouvernement qu’il a invité à redoubler des efforts et à faire preuve de plus d’ardeur et de solidarité gouvernementale conformément au discours et recommandations de S.E. M. le Président de la République qu’il a remercié de son soutien au Gouvernement tout au long de l’année qui vient de s’achever.
Etat du territoire
Faisant le point sur l’état du territoire, le Ministre de l’Intérieur a indiqué une situation calme marquée par les efforts pour la stabilisation de la situation à Dongo en Province de l’Equateur, une zone récemment libérée du joug d’un groupe armé criminel par les FARDC. D’autre part, les résidus des groupes armés étrangers FDLR dans les Kivu et LRA dans les Districts des Uélés et les éléments des groupes armés nationaux réfractaires au désarmement au Kivu continue à être traqués.
Il a été en outre observé une tentative de résurgence du phénomène Kuluna dans certaines communes de Kinshasa contre lequel les Ministères de l’Intérieur et de la Justice ont été responsabilisés.
Le Gouvernement s’est félicité de la bonne fin du processus de normalisation de l’administration provinciale de l’Equateur avec l’investiture du nouveau Gouverneur et de son gouvernement provincial.
Le Gouvernement a été en outre informé des actes de banditisme et de criminalité en territoire de Kabambare (Maniema) due à la présence d’éléments en fuite de groupes armés comme le FDLR qui se replient dans certaines zones de cette province après avoir été mis en déroute par l’opération Kimia 2. Toutes les dispositions ont été prises pour que le Ministère de la Défense puisse éradiquer ces bandes de malfaiteurs jusqu’à leurs derniers retranchements.
Le bilan de l’Opération Kimia 2, la nouvelle Opération Amani Leo au Kivu, les coalitions criminelles entre groupes armés congolais réfractaires au désarmement et les terroristes étrangers des FDLR au Sud-Kivu, la situation du volcan Nyamulagira au Nord-Kivu, ainsi que le mauvais climat signalé dans les relations entre l’exécutif provincial du Nord-Kivu et l’Assemblée de cette province ont également été évoqués par le Conseil. Des mesures pratiques destinées à pallier à ces diverses situations ont été prises.
Le Ministre de l’Intérieur a par ailleurs confirmé la nette diminution de l’activisme criminel de la LRA dans la Province Orientale. Le Gouvernement qui se félicite du fait que ces terroristes venus d’Ouganda n’aient pas été en mesure de perturber les fêtes de fin d’année, a décidé de faire confier désormais à la justice militaire congolaise les éléments résiduels de la LRA capturés car il s’agit de criminels endurcis recherchés par Interpol et qui ont refusé leur rapatriement volontaire.
S’agissant de l’Ituri, le Conseil s’est félicité de la bonne tenue des procès organisés par la justice congolaise à Bunia contre 36 malfaiteurs dont les assassins de l’Abbé Gaston Buli qui ont été condamnés à des peines sévères.
Les difficultés de la circulation routière dans la capitale ont fait l’objet des délibérations du Conseil qui a appelé à plus de discipline et de courtoisie de la part de tous les usagers de la route particulièrement pendant les grands travaux qui entraînent des désagréments difficile à éviter.
Les ministères de l’Intérieur et des Transports ont été chargés de veiller, d’une part, à la participation de tous les usagers de la route à la fluidité de la circulation grâce à une action efficace et bien encadrée de la Police de roulage dont les dysfonctionnements trop souvent décriés seront désormais très sévèrement sanctionnés et, d’autre part, à l’élimination de tous les facteurs d’aggravation des désordres dans la circulation que sont notamment les épaves en circulation faute d’un contrôle technique adéquat.
A cet effet, le Ministre des Transports et Voies de Communications réunira dès la semaine prochaine tous les intervenants du secteur du transport routier pour élaborer des mesures devant pallier aux embouteillages de la circulation et aux trop nombreux cas d’accidents enregistrés à Kinshasa
Un cas du blocage de la solde des éléments FARDC au Bandundu ayant été porté à sa connaissance, le Gouvernement a chargé le Ministre de la défense et de la Justice de clarifier et débloquer la situation.
Le Conseil des Ministres a pris acte également de la poursuite des opérations d’identification obligatoire des abonnés dans les sociétés de télécommunications sous l’encadrement des services du Ministère de l’Intérieur. Le Gouvernement tient à rappeler à tout usager du téléphone portable que cette identification est obligatoire en RD Congo.
Au Kasaï Oriental, le Gouvernement a noté le calme et l’espoir dans cette partie de notre pays, particulièrement dans la région de Mbuji Mayi à la suite du passage de S.E. M. le Président de la République, de M. le Premier Ministre et d’autres membres du Gouvernement qui se sont penchés sur la situation des poumons économiques de cette province que sont la MIBA et Sengamines. Les démarches pour remettre à flot Sengamines sont en cours. Quant à la MIBA, le Gouvernement continue la prise en charge des rémunérations du personnel et finalise le montage du financement pour la relance des autres activités prévues pour fin janvier – début février.
Les plaintes des armateurs et autres usagers des voies fluviales dans différentes provinces au sujet des tracasseries par quelques éléments de la force navale et des forces de sécurité ont été débattues par le Conseil qui a demandé aux Ministres de la Défense et de l’Intérieur de procéder sans délai à la vérification des faits et faire sanctionner sévèrement quiconque se livrerait à ce genre de tracasseries.
La situation du terrain du Ministère de la Jeunesse et des Sports revendiqué abusivement par des responsables et des étudiants de l’Institut Supérieur de la Statistique a fait l’objet de débats à l’issu desquels il est apparu que ledit terrain reste propriété du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Après débats et délibérations, le Gouvernement a confirmé la décision du Ministère des Affaires Foncières de ne pas faire établir un titre quelconque en faveur de l’ISS sur ledit terrain qui est bel et bien une propriété du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Situation sécuritaire du pays
Le rapport du Ministère de la Défense sur la situation sécuritaire du pays révèle un calme relatif avec des fronts stabilisés sur l’ensemble des zones opérationnelles Nord-Kivu, Sud-Kivu et sur la partie Nord-Ouest de l’Equateur.
Comme l’opinion le sait déjà, les localités d’Imese et Enyele, derniers bastions des bandits armées de la bande à Ondjani, ont été récupérées par le 41ème Bataillon des FARDC. 157 assaillants ont été tués, plusieurs armes et matériels saisis ou récupérés. Le Gouvernement a instruit les Forces Armées de maintenir la pression sur les forces du mal et de veiller à la protection de la population. Le Ministre de la Défense Nationale et le Chef EMG des FARDC effectuent depuis le 6 janvier une visite d’évaluation dans la partie Nord-Ouest de l’Equateur. Ils mettront à profit cette visite pour féliciter et encourager les FARDC pour leurs hauts faits d’armes.

Projet de loi sur les crédits provisoires
Comme on le sait, le Chef de l’Etat a demandé une seconde lecture de certaines dispositions de la Loi portant Budget de l’Etat pour l’exercice 2010, conformément aux dispositions des articles 126 et 137 de la Constitution.
Pour permettre au Gouvernement d’assurer le fonctionnement normal et régulier des Institutions et Services publics pendant la période de la seconde délibération de cette loi, le Gouvernement, sur proposition du Ministre du Budget, a adopté le Projet de Loi portant ouverture des Crédits provisoires couvrant les trois premiers mois de l’exercice budgétaire 2010.
Le Projet de Loi sur les crédits provisoires a été adopté pour transmission au Parlement. En attendant, le Président de la République, Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement d’exécuter les opérations financières dans le cadre du douzième mensuel jusqu’à l’adoption de la loi portant crédits provisoires 2010 et de la loi Budgétaire 2010.

Partenariat Gouvernement – Société italienne Téléconsult Srl
Par une communication du Ministre de la Communication et des Médias, le Conseil des Ministres a été informé de la teneur du nouveau partenariat projeté entre son Ministère au nom du Gouvernement de la République et la Société Téléconsult Srl de droit italien. Il importe de rappeler à cet égard qu’un partenariat avait été signé avec cette société le 04 juillet 2003 pour la fourniture et l’installation d’un réseau satellitaire de radiodiffusion et de TV en RD Congo. Il s’agissait de rééquiper en préfinancement le RENATELSAT et la RTNC en vue du désenclavement médiatique de l’arrière-pays, gage de la transparence des prestations démocratiques.
Dans le même temps, vingt (20) villes devaient être dotées d’équipements de réception satellitaire digitale et de diffusion terrienne analogique pour la radio et la télévision. En 2007, le Gouvernement a commandé à Téléconsult des équipements analogues pour 20 nouvelles villes. C’est dans le but de finaliser cette phase, moderniser une deuxième partie du Centre d’émission de la RTNC à Binza, assurer la maintenance et la relève de la gestion des équipements installés qu’est prévu la prolongation de la durée de la convention de trois (3) ans renouvelable une fois.
Le Conseil a autorisé le Ministre de la Communication et des Médias à proroger la Convention avec Téléconsult Srl pour une période de trois ans renouvelable une fois.

II. Examen du Code de Douane
A l’initiative du Ministère des Finances, le Projet de nouveau Code de Douane a été examiné par le Conseil. Les grands axes en sont la simplification des procédures de dédouanement, l’introduction et/ou la redéfinition de régimes douaniers économiques et suspensifs, la création de zones franches dans le territoire douanier, l’institution d’une procédure de recours contre les décisions des autorités douanières, les facilités de paiement, les mesures de lutte contre la corruption et la consécration pour l’usager des douanes d’accomplir par soi-même les formalités douanières. Le Conseil des Ministres a adopté ce Projet de Code de Douane qui sera soumis au parlement pour examen et adoption.

III. Examen et adoption des textes
1) Le Ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire a présenté et commenté le Projet de Décret conférant le statut de ville et commune à certaines agglomérations de la Province Orientale. Le Projet a été adopté par le Conseil des Ministres.
2) Le Ministre de la Justice a présenté trois projets de Loi, le premier modifiant et complétant l’Ordonnance-loi N° 68-400 du 23 octobre 1968 relative à la publication et à la notification des actes officiels, le deuxième modifiant et complétant le Décret du Roi Souverain du 27 février 1887 sur les sociétés commerciales tel que modifié par le Décret-Loi du 19 septembre 1965 et le troisième modifiant et complétant le Décret du 06 mars 1951 instituant le registre de commerce. Il a aussi présenté deux projets de Décrets, le premier portant création des offices notariaux et le deuxième fixant les sièges ordinaires et ressorts des tribunaux pour enfants.
Le Conseil a approuvé ces projets de lois et de décrets.
3) Le Ministre des Finances a présenté un Projet de Loi portant suppression de l’Impôt Personnel Minimum pour Expatrié qui a été adopté par le Conseil des Ministres.
4) Quant au Ministre du Plan, il a explicité le Projet de Loi relative au système statistique national au Conseil qui l’a adopté.
5) Le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises a enfin commenté le Projet de Décret portant approbation de la Charte des Petites et Moyennes Entreprises et Artisanat en RD Congo. Le Conseil l’a adopté.
Commencée à 12heures 30’, la réunion du Conseil des Ministres s’est terminée vers 16 heures 00’.
Je vous remercie.
Lambert MENDE OMALANGA
Ministre de la Communication
et des Médias, Porte-parole du Gouvernement


INFOS INFOS
APRES PLUSIEURS MOIS DE RETRAIT POLITIQUE
Présidentielle en 2011 : Joseph Olenghankoy candidat
En 2011, il faudra compter avec Joseph Olenghankoy. Le leader des Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (Fonus) sera candidat à l’élection présidentielle. Il l’a annoncé hier à l’occasion de la cérémonie d’échange des voeux avec la base de son parti au siège des Fonus dans la commune de Kasa-Vubu.
« Nous n’aurons plus à développer des discours injurieux. Bien au contraire. Au-delà de notre idéal naturel de conquérir le pouvoir et le conserver le plus longtemps possible, notre nouvelle lutte politique consistera désormais à dénoncer le mensonge », a encore déclaré Joseph Olenghankoy, réconforté par des applaudissements frénétiques d’une foule massée dans l’enceinte archicomble du siège du parti. « Les absences au pays, d’Etienne Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba ont fait croire à certaines personnes que le peuple congolais était devenu orphelin de leader pour les enjeux électoraux de 2011. Nous avons pris le temps nécessaires pour peaufiner de nouvelles stratégies politique que je ne dois pas dévoiler ici », a renchéri le leader des Fonus.
En effet, l’heure n’a pas été au discours. Mais plutôt à une ambiance de fête et de retrouvailles entre des militants des Fonus et leur leader. C’est donc Joseph Olenghankoy que l’opinion zaïroise des années Mobutu a surnommé « Enfant terrible de l’opposition » qui revient sur scène. Mais dans un nouveau look. Visiblement, l’homme n’a pas voulu s’exprimer en cette cérémonie. Mais devant le besoin expressément manifesté des militants des Fonus, à entendre la voix du président national de leur parti, Joseph Olenghankoy a tout de même rompu avec le silence. « Je n’ai pas de discours à développer aujourd’hui parce que la rencontre de ce jour a un objet précis : l’échange des vœux. Je parlerai plutôt ce dimanche 17 janvier lors d’un grand meeting au Stade omnisport des Martyrs. »

Nul projet ne peut réussir avec un peuple affamé
Tout en paraphrasant le célèbre philosophe britannique, John Looke qui disait : « le développement se fait avec l’homme, par l’homme et pour l’homme », Joseph Olenghankoy soulève cependant, une antithèse : « Nul projet de développement, aucun programme de l’Exécutif ne peut réussir avec un peuple affamé. Les Fonus n’ont qu’un seul projet : restaurer la dignité, la paix sociale dans les foyers. Avec un peuple en bonne santé, on peut prétendre tout programme de développement. »
Principal orateur du jour, le député national Emery Okundji, lui, n’est pas allé par quatre chemins. « Le procès de noptre pays se fera avec nous et devant notre peuple. » En bon élève de l’école politique du feu le président américain John Kennedy, Emery Okundji a exhorté les militants des Fonus à reconstruire la fibre nationaliste. « Que chaque fasse une introspection. Le moment est venu pour que chaque Congolais se demande sur ce qu’il a fait du pays et non ce que le pays a fait de lui », a laissé entendre le jeune député national des Fonus, avant d’inviter le peuple congolais à la vigilance.
C’est donc, Joseph Olenghankoy qu’on n’a plus revu pendant plusieurs années après la surchauffe de la campagne électorale de 2006, qui annonce un come-back fulgurant sur la scène politique. Fidèle à sa coiffure au goût d’un jeune américain et moulé dans un safari gris en Prince de Galle, Joseph Olenghankoy tout souriant, perçait la masse avec deux doigts cornus en signe de V. Dans une foule ivre de joie, ce signe est en même temps, un appel à la persévérance et une invite à l’espoir. Laurel KANKOLE


Des ONG invitent les Institutions à se mobiliser en 2010 pour développer la RDC
La fin de l’année 2009 a été une occasion propice pour les Congolais vivant au pays comme ceux de la diaspora de faire le bilan des institutions de la République et surtout du Gouvernement par rapport à la situation sociale des populations et aux actions menées dans le cadre de la reconstruction, de la pacification et du renforcement de la diplomatie du pays.
Si certains pensent que le bilan de l’ensemble des institutions semble être mitigé, d’autres estiment que des efforts fournis par le gouvernement dans beaucoup de secteurs sont à encourager.
Sur le plan de la diplomatie, par exemple, bon nombre d’Organisations non gouvernementales locales soutiennent que le gouvernement de la République a tenu sa promesse de relancer les relations de bon voisinage avec la plupart des pays de la région des Grands Lacs. « La RDC et le Rwanda sont parvenus à améliorer leurs rapports. Avec l’Ouganda, le ciel est bleu aujourd’hui. De même avec le Congo-Brazzaville et la RCA. La tenue à Kinshasa des sommets des chefs d’Etat de la SADC et de la CEEAC, ou l’arrivée du Président français Nicolas Sarkozy et du Secrétaire d’Etat américain, Mme Clinton, témoignent à suffisance que la diplomatie congolaise a, véritablement, tourné en 2009 », ont indiqué la plupart des responsables des ONG locales qui ont salué les efforts fournis dans la maîtrise du cadrage macroéconomique pour atteindre le Point d’achèvement de l’initiative PPTE. « La pacification de l’Est de la République, a-t-on indiqué, constitue pour le gouvernement un grand succès en 2009, car il permet aux populations meurtries de vaquer librement à leurs occupations ».
Les mêmes organisations de la société civile se sont encore montrées très sévères à l’endroit des institutions congolaises, à savoir la Présidence de la République, le Sénat, l’Assemblée nationale, le gouvernement et les Cours et Tribunaux. « Le social est resté un véritable calvaire pour les Congolais. Il n’est un secret pour personne que 2009 a été une année de turbulence dans la mesure où les grèves ont gagné beaucoup de secteurs où les agents et cadres ne cessaient de réclamer, non seulement la modicité, mais le paiement des arriérés de leurs salaires. L’administration publique, l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, l’Enseignement supérieur et universitaire sont au tant de secteurs qui ont connu un mouvement trouble sur le plan social avec des mouvements de grèves à répétition », ont expliqué lesdites ONG. Les mêmes constats ont été faits par bon nombre des Congolais de la diaspora qui ont dénoncé la précarité des conditions de vie de leurs compatriotes. L’organisation de Joël Nsabua au Canada n’a pas manqué, dans son évaluation des activités gouvernementales, d’inviter les gouvernants à se réveiller pour faire de 2010, une année devant permettre aux Congolais de trouver le bout du tunnel. « Les institutions de notre pays, a déclaré Joël Nsabua, doivent mettre fin à l’immobilisme. Elles doivent éviter la politique des dons, mais travailler pour permettre à la population de bénéficier des actions». Selon Jacques Gudalbuna, responsable de l’ONG de développement de lutte contre la pauvreté, les routes de desserte agricole sont pour l’ensemble restées dans leur état de dégradation avancé.  « Les gouvernants doivent tout faire pour s’amender pour répondre aux attentes de la, population en 2010 considérée comme année de dernier virage politique au regard des élections devant se tenir en 2011 », a-t-il souligné. Dorian KISIMBA

A L'OCCASION DE L'ECHANGE DE VOEUX 2010 AVEC LA PRESSE
Le député Martin Mukonkole salue la bravoure du journaliste congolais
Le député national Martin Mukonkole a salué la bravoure, le professionnalisme et le grand esprit d'entreprise et de sacrifice qui caractérise le journaliste congolais. C'était à l'occasion de la cérémonie d'échange des vœux 2010 avec la presse qui a eu lieu le vendredi dernier à Kalamu.
Selon le député de l'Opposition, tout au long de l'année 2009, le journaliste congolais a abattu un travail appréciable en accompagnant le peuple dans sa vie de chaque jour. Il n'a pas manqué de relever le soutien que lui ont témoigné particulièrement "ses amis " de la presse. " Vous avez été à mes côtés, m'accompagnant dans mon engagement politique et me permettant d'atteindre un large public en dehors de l'hémicycle du Palais du peuple ", a-t-il déclaré.
Faisant le bilan de 2009 sur le plan national, Martin Mukonkole a noté que l'année qui vient de s'achever n'a pas été une année facile pour le peuple congolais. " Le peuple, affirme-t-il, a connu en 2009, une année faite de régression sociale, chômage à grande échelle, des massacres de la population perpétrés par les LRA et les FDLR. Sans la bravoure et la volonté de croire en l'avenir malgré les vicissitudes de la vie de chaque jour, le peuple congolais n'existerait plus ".
C'est dans cette optique qu'il a émis le vœu de voir l'année 2010 être véritablement une année de rupture et de changement certain pour le peuple congolais : " Aux souffrances inimaginables de chaque jour, je souhaite que leur soient substitués la prospérité, la paix, la bonne santé et le progrès en 2010 ". Mais pour que ces vœux deviennent réalité, il invite tout le monde à mettre la main à la pâte en vue de changer les choses ; et ce, en commençant par le Gouvernement. Selon lui, pour que l'année qui commence soit réellement une année du social comme l'a proclamé le Chef de l'Etat, " 2010 doit être une année d'une meilleure redistribution de la richesse nationale afin qu'elle profite à tous les congolais ".
Cependant, le député national déplore la décentralisation qui semble être reléguée aux calendes grecques. " Qu'il s'agisse du découpage territorial du pays ou de la retenue de 40% à la source, indique-t-il, aucun signal fort n'est lancé par le Gouvernement pour soutenir cet ambitieux projet. Au contraire, indique-t-il, " nous assistons à une tentative de révision constitutionnelle, actuellement à l'étude, qui vise à remettre totalement en cause la décentralisation du pays qui est l'occasion rêvée que le Congo doit saisir pour amorcer son développement harmonieux ".
A une année des élections générales, le député national fustige les " atermoiements " et les " blocages " qui selon lui, sont orchestrés par le Parlement (les deux bureaux) dans le but de ne pas doter l'Opposition politique des structures adéquates pour son fonctionnement efficient. Dina BUHAKE

DGRAD : 100% de résultat attendu en 2010
La Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD) a rempli son contrat avec l''Etat congolais pour 2009, avec une réalisation à 100% des résultats attendus d'elle par l'autorité budgétaire.

L'annonce a été faite vendredi par le Directeur général de cette régie financière, à l'occasion de la cérémonie d'échange des vœux avec le personnel. " Depuis le début de l'année 2008, une évolution croissante est observée dans nos résultats, ce qui a permis une participation significative de la DGRAD au budget de l'Etat, tant pour l'exercice 2008 que pour celui qui vient de s'achever ", a déclaré le DG Jean Elongo Ongona, avant de relever que " les recettes encadrées à la DGRAD ont atteint 126 milliards de Francs congolais en 2008, contre 70 milliards en 2007 "
Par ailleurs, en ce qui concerne l'exercice 2009, le DG Elongo a affirmé l'avoir clôturé avec un chiffre provisoirement arrêté à 178 milliards de Francs congolais, à comparer avec les 178 milliards assignés à la DGRAD par l'autorité budgétaire. Ce qui fait dire au numéro un de cette régie financière qu'en 2009, son institution a atteint les 100% du résultat attendu d'elle par la même autorité budgétaire.

Perspectives pour 2010

Pour 2010, a-t-il poursuivi, le pouvoir public vient d'assigner à la DGRAD des recettes hors pétroliers producteurs de l'ordre de 294 milliards de Francs congolais, soit une augmentation de 65% par rapport aux assignations de 2009. RO/FDA

Clandestin, l’avortement met les filles en danger de mort
Au Sud-Kivu comme au Bas-Congo, les jeunes filles qui ont des relations sexuelles précoces ont de plus en plus souvent recours à l’avortement pour ne pas être stigmatisées par la société. Mais cet acte, qu’elles croient à tort anodin, met souvent leur vie en danger et compromet leur avenir de mère.

«Le succès pour la fille d’Idjwi consiste à courir avec le maximum de garçons», regrette Pélagie M’Musole, une habitante de ce territoire insulaire au milieu du lac Kivu, à l’est de la RDC. De plus en plus de filles se retrouvent enceintes, surtout après les vacances scolaires. Beaucoup préfèrent avorter pour ne pas être stigmatisées par la société et avoir par la suite des difficultés à se marier.
«Mis à part le danger des infections sexuellement transmissibles contractées lors de ces relations non protégées, ces filles aux multiples partenaires sexuels ne savent plus à qui attribuer la grossesse qu’elles portent et elles se font donc avorter», explique Clovis Nyamurara, l’infirmier titulaire du centre de santé rural de Mugote. La loi congolaise réprime l’interruption volontaire de grossesse. C’est pourquoi «les filles avortent clandestinement, dans des institutions sanitaires pirates et de mauvaises conditions médicales», poursuit l’infirmier.

Risque de mort
«Zemi eza liyanzi (la grossesse est une chique qu’on peut ôter sans problème, Ndlr)», estiment aussi les filles du Bas-Congo qui avortent sans calculer les risques qu’elles encourent. Un médecin a été arrêté, fin novembre, à Matadi (ouest de Kinshasa) pour avoir fait avorter une fille de 13 ans, retrouvée inconsciente chez lui. Deux jours avant, une infirmière avait aussi été emprisonnée, car elle avortait des filles dans sa chambre à coucher quand son mari était absent de la ville. Sa dernière victime, qui avait perdu beaucoup de sang, a eu la vie sauve grâce à son transfert in extremis à l’hôpital. «L’âge de ces filles va de 12 à 16 ans. Selon les risques, elles paient entre 50 et 100 $», rapporte la police.
Incapables de payer de telles sommes, des filles enceintes utilisent des produits pharmaceutiques ou des plantes médicinales. Selon Paul Wampilukila, adjoint-chef de centre du Service central éducation à la vie (Scev), «le manque d’éducation à la vie (sexuelle, Ndlr) des jeunes, la pauvreté, la réprobation sociale, la vente de médicaments abortifs à tous sans ordonnance médicale, l’échec des méthodes contraceptives sont les causes» de ces nombreux avortements.
A Idjwi aussi, les jeunes filles sont peu informées des moyens contraceptifs et n’ont reçu aucune éducation sexuelle de leurs parents. Elles se font ainsi engrosser très jeunes (entre 14 et 18 ans) après être sorties avec des garçons pour l’argent et le plaisir sans se protéger. Les interdits religieux et les tabous liés à la sexualité exposent plus les jeunes villageoises plus suivistes et moins informées.
Stigmatisation sociale
Porter une grossesse hors mariage signifie l’opprobre pour ces filles et leur famille. «Comment aurais-je pu ne pas avorter moi qui tiens à mes études ? Et qu’aurais-je dit à mes parents ?», justifiait à son copain une étudiante du Bas Congo. Chez les insulaires d’Idjwi, les hommes, généralement polygames, pourvoient aux besoins de leurs épouses. «Non mariées, nous sommes sans revenu», explique une fille mère. Comme chaque fille tient à être la femme légitime de son mari, elles ne veulent pas avoir d’enfants hors mariage, poursuit M. M. qui a déjà interrompu deux grossesses.
Des mères n’hésitent pas à emmener de force leurs filles à l’hôpital pour les faire avorter afin de sauver l’honneur de celles-ci et leurs chances de trouver un mari. «Je voulais garder mon bébé. J’aurais préféré qu’on se moque de moi au lieu de le tuer», se révolte une fille de Matadi, âgée de 14 ans : elle ne supporte plus sa mère, une infirmière, qui lui a fait passer son enfant sur son lieu de travail après l’avoir endormi avec des somnifères.
Conscients que des avortements répétés ont des conséquences néfastes sur la fertilité de ces jeunes femmes, les responsables de l’éducation d’Idjwi ont introduit un cours «d’éducation à la vie» au programme scolaire. Les Églises ont suivi. «Nous nous occupons des enfants de 7 à 15 ans en insistant sur les bonnes traditions, le dialogue en famille», déclare l’abbé Floribert Toto, de la paroisse St Michel à Lwamarhulo.
Dans les centres de santé du Sud-Kivu, le personnel soignant fait la promotion des méthodes naturelles pour ne pas concevoir et donne des conseils sur l’utilisation des contraceptifs ou des préservatifs.
Les institutions hospitalières gérées par l’Église catholique vulgarisent, elles, l’abstinence en période de fécondité. Des femmes et des jeunes filles vont au Rwanda voisin, où elles ne sont pas connues et où les produits abortifs sont plus disponibles. L’accès au Norplan, un implant contraceptif introduit sous la peau de l’avant-bras par une grosse seringue, actif entre six mois et cinq ans, y est plus rapide et elles peuvent s’y faire injecter du Depo-provera, un contraceptif à longue durée d’action. Syfia Grands Lacs


TOUT EN PRENANT ACTE DE LA REVOCATION DU MIISTRE DES AFFAIRES SOCIALES? ACTIONS HUMANITAIRES ET SOLIDARITE NATIONAL
Botswali: la CODELI parle d'un coup fourré
Le Bireau Politique de la Convention pour la démocratie et la Liberté, CODELI en sigle, Parti Politique membre de l'AMP à travers la plate-forme CODECO réuni ce dimanche 10 janvier 2010 vient de prendre acte de la décision prise par le Chef de l'Etat. Président de la république en date du 09 janvier 2010, révoquant du Gouvernement Son Excellence Monsieur le Ministre Barthelemy BOTSWALI LENGOMO en charge des Affaires sociales, Action Humanitaire et Solidarité nationale.
sans vouloir revenir ou mettre en cause la décision du Chef de l'Etat, la CODELI constate seulement avec regret que la motivation de cette decision de haute portée politique est partie d'éléments basés sur un grossier mensonge concocté par un groupe d'assoiffés du pouvoir qui ont toujours convoité le fauteil du Ministre BOTSWALI.
Enfin, la CODELI s'inscrivant en faux pour ce mnsonge flagrant met néamoins au défi quiconque prétendrait démontrer le contraire. Ainsi, la CODELI demande à sa base de rester calme et toujours fidèle à l'AMP et au Chef de l'Etat.

LIBRE OPINION
De l’application rigoureuse des lois concernant la corruption
Constatant la généralisation de la corruption dans notre pays, le Gouvernement avait organisé un Forum National dont les assises s'étaient tenues du 16 au 19 décembre 2009.
A l'issue de ses assises, des recommandations avaient été faites notamment la création d'une Cour qui connaîtrait uniquement des infractions relatives à la corruption et la création d'une structure qui serait chargée de la lutte contre la corruption par des investigations et autres moyens.
Dans le cadre de ce Forum, le journal FORUM DES AS, sous la plume de Laurel
KANKOLE, invite le Parlement à voter des lois pour lutter contre la corruption et souligne que " plus qu'un phénomène, la corruption n'épargne aucun secteur social en République Démocratique du Congo.
De l'école maternelle à l'université, la pratique est monnaie courante. On observe une certaine complicité entre le corrupteur et le corrompu. Le mal a atteint des proportions alarmantes au sein des services de l'Etat, principalement dans l'Administration Publique. Le journal conclut que pourvu que les résolutions qui seront prises à la clôture des travaux soient réellement traduites en actes " fin de citation.
L'importance du sujet, avait poussé la Radio OKAPI à demander aux auditeurs, dans son émission intitulée : " Parole aux Auditeurs " de lundi 21 décembre 2009 de 11 heures 10' à 12 heures, de donner leurs points de vue.
Au cours de cette émission, les intervenants avaient relevé les causes de la corruption notamment :
- précarité des conditions de vie ;
- désir démesuré d'accumuler des richesses en vue d'assurer l'avenir ;
- peur de l'avenir c'est-à-dire absence des institutions pouvant assurer la vie après retraite. En effet, l'Institut National de la Sécurité Sociale " I.N.S.S. " paye des montants dérisoires ne permettant pas de vivre décemment ;
Les auditeurs avaient aussi proposé des solutions notamment :
- Améliorer les conditions de travail des fonctionnaires en augmentant sensiblement leurs salaires ;
- Respecter l'indépendance du pouvoir judiciaire ;
- Supprimer les inégalités des salaires et appliquer la tension d'un à dix ;
- Prévoir un budget conséquent pour l'éducation ;
- Saisir les avoirs et les biens acquis de façon illicite ;
- Bannir l'individualisme, le ciientélisme et l'impunité ;
- Appliquer la peine de mort contre les corrompus ;
- Intégrité des chefs à tous les niveaux et secteurs, devra être exigée et constatée ;
- Changement des mentalités en abandonnant les antivaleurs quelles que soient les conditions de vie. Pour ce, la campagne de sensibilisation devra être faites et intensifiée par les médias ;
Sur le plan juridique, des lois existent au niveau national et international :
- Les articles 147 à 149 du code pénal congolais punissent les fonctionnaires ou officier public, toute personne chargée d'un mandat ou Service public et d'un expert commis en justice, qui se laissent corrompu, et l'article 150 du même code punit le sujet actif de l'infraction c'est-à-dire le corrupteur.
- D'après G. MINEUR, la corruption ou forfaiture est la malhonnêteté commise par un fonctionnaire dans l'exercice de ces fonctions. Cette infraction ne peut être commise que par les personnes chargées d'un mandat ou service public
En dehors des articles précités du code pénal congolais, il y a aussi la convention des Nations Unies contre la corruption qui est entrée en vigueur en décembre 2005.
Elle exige aux Gouvernements à prendre des mesures notamment :
- Des pouvoirs impartiaux d'enquête et de poursuites judiciaires sont indispensables pour démasquer et entreprendre des actions judiciaires ;
- Le respect de normes élevées de conduite par les agents publics ;
- Etablir des systèmes d'achats et de gestion financière transparente ;
- Eviter les conflits d'intérêts;
- Exiger la déclaration aux autorités fiscales des avoirs personnels ;
- Assurer la protection des dénonciateurs ;
- Etablir des institutions et des procédures efficaces de responsabilisation, tant au sein qu'à l'extérieur du Gouvernement ;
- Faciliter l'accès du public aux informations gouvernementales.
Cette convention établit un cadre de coopération dans les cas de recouvrement des avoirs et elle est aussi en passe de devenir le premier accord international anticorruption réellement applicable à l'échelle mondiale.
Conformément à l'article 215 de notre Constitution, les traités et accords internationaux régulièrement conclus ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l'autre partie.
En exécution de cet article, les dispositions de la convention susmentionnée, sont applicables dans notre pays.
La corruption étant un phénomène international qui frappe toutes les sociétés et toutes les économies, ce qui rend la coopération internationale essentielle pour la prévenir et la juguler.
Pour la Banque Mondiale, la corruption peut généralement être définie comme l'abus de pouvoir aux fins de gains personnels. Elle sape le développement de la société civile et accroît la pauvreté, particulièrement lorsque les ressources publiques qui pourraient servir à financer les aspirations des peuples à une vie meilleure sont gaspillées ou détournées par des agents publics.
Dans le même numéro de la Revue Démocratie et droits de l'homme, la Secrétaire d'Etat de l'époque, Madame Condolezza Rice, a écrit que la démocratie ne débouche sur la prospérité durable que lorsque la règle de droit est à l'honneur et que le Gouvernement est transparent et rend des comptes à la population. Or la corruption ronge ces fondations de la société libre et du progrès humain. La communauté internationale est unie dans la conviction que chaque homme, femme et enfant mérite d'être gouverné avec le plus haut niveau d'intégrité afin qu'il puisse réaliser son plein potentiel.
Le meilleur espoir de gagner la bataille contre la corruption est la continuité de notre engagement envers les valeurs d'honnêteté dans la gouvernance, d'ouverture, de comportement juste et de primauté du droit - fin de citation.
Selon Sullivan John et Aleksandr Shkolnchov du Center for international private
Enterprise : " la corruption, qui profite à quelques individus, coûte, à long terme, très cher à la société, au secteur privé et aux Gouvernements et selon Nancy
Boswell, PDG de Transparency international USA : le rôle de la société civile est incontournable lorsqu'il s'agit de donner de l'élan aux engagements de .lutte contre la corruption. Concernant les accords régionaux contre la corruption, nous pouvons signaler :
- En Europe, le Conseil de l'Europe a mis au point trois instruments principaux pour guider ses membres dans la lutte contre la corruption. Deux de ces documents sont des conventions : la convention pénale de 1997 sur la corruption et la convention civile sur la corruption. Le troisième document composé de principes à caractère non obligatoires c'est-à-dire les vingt principes directeurs du Conseil de l'Europe pour la lutte contre la corruption.
Le Conseil de l'Europe a également mis au point un mécanisme d'examen par les pairs pour contrôler l'application de ces principes et conventions par quarante-deux pays, dont les Etats-Unis;
- Pour l’Union Européenne, il y a la convention de 1997 relative à la lutte contre la corruption impliquant des fonctionnaires des communautés européennes ou des Etats membres de l'Union Européenne. Il y a aussi l'Action Commune de 1998 relative à la corruption dans le secteur privé.
Il existe également un Accord - cadre adopté en 2002 relatif à la lutte contre la corruption dans le secteur privé et un Pacte de stabilité conclu en 2000 qui met en place le mécanisme de contrôle par les pairs et pour vérifier son application.
- En Amérique latine, il y a la convention interaméricaine de 1996 contre la corruption qui a mis en place en 2001 un mécanisme d'examen par les pairs pour veiller à son application ;
- En Asie, 21 pays de la région Asie-Pacifique ont adopté un contrat à caractère non obligatoire contre la corruption.
En 2004, les dirigeants de l'APEC (Coopération Asie-Pacifique) ont approuvé une ligne de conduite anticorruption qui comprend un ferme engagement envers l'application de la convention de PONU de 2005 contre la corruption ainsi que la coopération régionale pour refuser l'asile aux fonctionnaires corrompus et à ceux qui les ont corrompus, et saisir les avoirs acquis de façon illicite.
- En Afrique, la convention sur la prévention et la lutte contre la corruption avait été adoptée par les Chefs d'Etat et de Gouvernement lors du Sommet de l'Union Africaine tenu à Maputo au Mozambique en juillet 2003. Le Protocole contre la corruption de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) contient des mesures adoptées en 2001 par les quatorze pays membres de cette organisation.
En 1999, la Coalition Mondiale pour l'Afrique (CMA) a élaboré des principes à caractère non obligatoire pour lutter contre la corruption.
- Au Moyen-Orient, les Etats arabes s'emploient pour mettre en place des mécanismes permettant d'appliquer la convention de l'ONU contre la corruption.
En conclusion, nous soutenons sincèrement des recommandations faites par le Forum National contre la corruption surtout celle concernant la création d'une Cour spécifique qui serait chargée de connaître des infractions relatives à la corruption. A cet effet, nous osons proposer que cette Cour puisse être appelée : " Haute Cour civile " devant laquelle tout congolais serait justiciable et il n'y aurait pas des privilèges ou immunités de juridiction.
Cette Haute Cour civile pourrait aussi connaître des crimes économiques qui seraient déterminés par une loi a adopté par le Parlement.
En dépit de l'existence des dispositions pénales, une loi pourrait être adoptée s "inspirant de la convention civile du Conseil de l'Europe.
Quant à la création d'une structure proposée par le Forum National qui serait chargée de la lutte contre la corruption, de contrôler et de faire appliquer rigoureusement les lois et les conventions internationales ratifiées par notre pays, nous pensons qu'il est vraiment nécessaire et urgent de mettre en place cette structure, car elle devra utiliser toutes les voies et tous les moyens légaux permettant de démasquer et de découvrir des infractions de corruption.
MBAYO SENGA Siméon Juriste.

NATION
Nouvelles frictions entre les deux Kasaï
Alors que, l'année, dernière, les Gouverneurs des deux Kasaï avaient scellé la paix entre les deux provinces après des années de conflits, notamment autour de la propriété du lac Munkamba, de nouveaux conflits viennent d'éclater entre les tribus voisines de ces provinces. C'est le cas de le dire avec l'incursion signalée le week-end dernier dans le groupement de Bakwa Kanjinga à Kabeya Kamwanga, territoire situé à plus ou moins 40 kilomètres à l'ouest de Mbuji Mayi. Des assaillants des Bakwa Katulayi de Dimbelenge, au Kasaï Occidental, y ont, en effet, mené une opération de force par laquelle ils ont pillé des maisons et déporté quelques habitants de Kabeya Kamwanga vers le Kasaï Occidental.
Cette incursion des Bakwa Katulayi du Kasaï Occidental à Kabeya Kamwanga est la septième, a indiqué le chef de groupement de Bakwa Kanjinga, Laurent Tshibwabwa, qui a expliqué que leurs voisins du Kasaï Occidental se sont emparés comme toutes les fois précédentes des contrées agricoles de Bena Muntu, Ntetasu et de Dileji à Kabeya Kamwanga.
Cette information a été confirmée par le ministre provincial de l'Intérieur du Kasaï Oriental, Lazarre Tshipinda, qui a noté aussi que pour l'instant, la population de Bakwa Kanjinga est en débandade. Elle s'est réfugiée en brousse, abandonnant maisons et biens. Une équipe de la police du Kasaï Oriental a été dépêchée vendredi pour calmer la tension à Kabeya Kamwanga. Samedi dernier, il a été signalé le repli des envahisseurs du Kasaï Occidental. Suite à cette incursion, les gouvernements provinciaux des deux Kasaï ont délégué les administrateurs des territoires concernés qui se sont réunis samedi dernier en un lieu neutre pour régler cette question. Rien n'a encore filtré de cette rencontre. JEK

Bandundu : sans téléphone, sans radio, le territoire de Bagata coupé du monde
Le territoire de Bagata à 500 km au nord-est de Kinshasa est coupé du monde : pas de téléphone mobile, pas de radio ni de télévision. Pour communiquer même avec le chef-lieu de province, les habitants n’ont que la vieille phonie de campagne… ou les pieds des messagers.
Tôt le matin chaque jour, des groupes de gens affluent devant la maison qui abrite l’Ong Nzalala, à Bagata, le chef-lieu du territoire du même nom à l’ouest de la ville de Bandundu (nord-est de Kinshasa). Dans cette agglomération de près de 50 000 habitants, cette Ong est l’une des rares à posséder une phonie qui permet aux gens de la contrée de communiquer avec leurs proches vivant à Kinshasa. A tour de rôle ils défilent devant le micro et crient à tue-tête pour bien se faire entendre, demandant parfois à leurs correspondants de transmettre leurs messages par téléphone cellulaire à Bandundu, la capitale provinciale pourtant toute proche.
«Cette phonie rustique est notre unique moyen de communication», témoigne avec amertume le chef de la cité, Matthieu Nsey.
Branchée sur la borne d’un vieil accumulateur alimenté en énergie par deux plaques solaires, la phonie fonctionne par intermittence, selon qu’il fait beau ou mauvais temps. Comme la cité est sans électricité, «on se débrouille avec les moyens du bord», explique une opératrice à côté de l’appareil qui crache un son à peine audible. Les clients qui viennent de partout notamment des villages environnants, doivent parfois attendre des jours entiers pour entrer en contact avec les leurs.
Les paysans en payent le prix fort Bagata qui est à 135 km de Bandundu, chef-lieu de la province et à un peu plus de 500 km de Kinshasa, est ainsi coupé du reste du pays. A l’exception de quelques radios étrangères suivies sur ondes courtes, on n’y capte ni la radio nationale (publique) ou provinciale, ni la télévision et aucune radio communautaire n’y est installée dans un pays qui en compte plus de 200. Le téléphone mobile qui a gagné de nombreux villages dans d’autres provinces du pays, reste ici un rêve.
En 2009, une entreprise de télécommunication avait promis d’y installer une antenne relais. «Ils ont acheté une concession et posé la première pierre. Mais rien n’est encore fait», constate avec regret Patesa Lotin, un commerçant de la place. «Ils pensent que nous ne sommes pas capables d’acheter des téléphones et de les créditer. Qu’ils viennent, ils seront satisfaits», implore Anicet Mfunguni, un notable.
Du coup les populations locales ne suivent pas la marche des affaires du pays. Ils ignorent notamment presque tout du dollar, la devise reine qui commande les échanges commerciaux dans le pays et ne connaissent que la monnaie nationale, le franc congolais. «Nous vendons nos produits agricoles à vils prix que nous imposent ceux qui viennent de la ville, se lamente Soper Betena, une paysanne. Ils achètent un sac d’arachides de 50 kg à 4000 Fc (4,4 $) et le revendent 10 fois plus cher au marché de Kinshasa.»
Région à vocation agricole comme la plupart de territoires de cette province, les paysans de Bagata (plus de 750 000 habitants sur une étendue de 17 776 km²) produisent en effet manioc, maïs, arachides, sésame… Mais les routes pour évacuer ces produits vers les centres urbains, jadis entretenues par des cantonniers payés par l’Etat, sont aujourd’hui à l’abandon. Selon l’expression d’un voyageur désabusé, les 135 km qui séparent Bandundu de Bagata sont devenus une «piste des chasseurs». «Il faut 24 heures pour les parcourir en véhicule 4x4 au lieu de 2 heures comme dans le temps. C’est tout un calvaire.

«Nous les attendons au tournant»
Les autorités en payent eux-mêmes les frais. Sans téléphone ni cybercafé, elles doivent souvent se contenter des porteurs pour communiquer avec leur hiérarchie. «Nous expédions nos courriers par huissiers qui se déplacent à pied ou à vélo jusqu’au chef-lieu de district ou de province, ou par des voyageurs de bonne foi», explique l’Administrateur du territoire, Carine Kitwinia.
Avec deux députés qui siègent à l’Assemblée nationale et deux à l’Assemblée provinciale, les populations de Bagata vivent difficilement cet isolement. «Ils nous ont promis monts et merveilles lors de la propagande électorale de 2006. Nous les attendons au tournant», a avisé un abbé de la paroisse Saint Joseph lors d’une homélie devant de nombreux fidèles. Syfia Grands Lac


RDC-Rwanda : la sécurité aux frontières au centre d'échanges entre les Gouverneurs du Sud Kivu et de la province rwandaise de l'Ouest
Une délégation conduite par le gouverneur de la province rwandaise de l'Ouest était en visite vendredi à Bukavu. Des échanges avec l'exécutif provincial du Sud Kivu ont débouché sur des résolutions qui consacrent le renforcement de la surveillance aux frontières et le contrôle des combattants FDLR déjà rapatriés. Les deux parties ont aussi décidé d'organiser des manifestations sportives et culturelles pour véhiculer le message de paix, de solidarité, de tolérance et d'amitié.
Dans son mot d'accueil à ses hôtes rwandais, le gouverneur du Sud Kivu, Louis Léonce Muderhwa Chirimwami, a déclaré que cette visite d'échange témoignqit de l'amélioration des relations entre le Rwanda et la RDC. "Cette visite, au tout début de l'année 2010, est doublement significative. Elle atteste de la sincérité de la démarche que nous avons engagée dans le cadre de la CEPGL (Ndlr : Communauté économique des pays des Grands Lacs qui comprend la RDC, le Rwanda et le Burundi) ", a-t-il déclaré. Kabaizi Célestin, gouverneur de l'Ouest et chef de la délégation rwandaise, a déclarém pour sa partm que la présence de sa délégation au Sud Kivu renforce et concrétise la bonne volonté de collaboration qui caractérise les chefs d'Etat des deux pays.
A l'issue de la réunion technique tenue à Bukavu, les deux parties ont signé un procès-verbal dont Bernardin Sebayire, chargé de communication du gouvernorat (du Sud Kivu)m donne l'essentiel : " En ce qui concerne les questions politiques, sécuritaires et culturelles, il a été recommandé la tenue d'une réunion trimestrielle entre les gouverneurs de deux provinces sœurs ; des questions économiques, lister les produits autorisés à circuler librement entre les pays de la CEPGL et l'adoption des mesures susceptibles d'endiguer la fraude douanière".
Peu avant la tenue de cette rencontre, certains habitants de Bukavu souhaitaient voir les deux parties se pencher sérieusement sur la question des FDLR. RO/FDA

Maroc : 22 experts siègent à la commission consultative sur la régionalisation
* Au sein de cette équipe homogène, ramassée et équilibrée on dénombre trois femmes

L'Etat marocain s'est engagé, depuis le début de cette année 2010, dans un vaste chantier de la régionalisation. C'est pour la première fois qu'un pays arabo-musulman se lance dans une telle expérience. Pour le Roi Mohammed VI, c'est une réforme fondamentale qui va changer le pays du point de vue administratif et métamorphoser le paysage des régions du Maroc.
Au cours d'un entretien avec la presse le vendredi 08 janvier 2010, l'Ambassadeur du Royaume du Maroc en RDC, Mohammed Ben Kaddour a fait l'économie du discours du Roi prononcé, le 03 janvier 2010 lors de l'installation de la Commission consultative sur la régionalisation (CCR). Il a également présenté la composition et la mission de ladite commission.
La régionalisation constitue entre autre un tournant majeur dans les modes de gouvernance territoriale d'une part et d'autre part, un prélude à une nouvelle dynamique de réforme institutionnelle profonde et confirmation démocratique de la singularité du Royaume. La commission a pour mission : l'élaboration d'une conception générale d'un modèle singulier maroco-marocain de régionalisation avancée, issu des spécificités marocaines, englobant toutes les régions du Royaume, dont et au premier chef les provinces du Sahara marocain. Et l'un des atouts du modèle marocain de régionalisation avancée est l'ancrage historique de la décentralisation au Maroc (système de J'maa), combiné à de grands progrès et acquis en matière de démocratie locale, lesquels rendent le Royaume à même d'envisager la régionalisation avancée et de proposer l'autonomie pour le Sahara marocain, confirmant par là sa pleine aptitude à entreprendre tout type de gouvernance territoriale, dans le cadre de son unité nationale et territoriale.
Au regard de l'importance et de la mission même de la régionalisation, le Roi Mohammed VI a battu le rappel des troupes quant à la composition de la commission. C'est une équipe homogène, ramassée et équilibrée avec une présence féminine appropriée (3 femmes) sur 22 membres. C'est de la sorte que la présidence a été confiée au Prof Omar Azziman, actuel Ambassadeur du Maroc en Espagne. C'est une éminente personnalité connue pour sa compétence, sa grande expérience, son impartialité et son sens élevé du devoir. Les membres ont de diversité des profils et des sensibilités, complémentarité, pluridisciplinarité, pragmatisme et maîtrise des divers aspects de la régionalisation et de la gouvernance territoriale.
Concernant l'administration territoriale, le Roi a fait appel à deux walis disposant d'une riche expérience. Au volet politico-institutionnel, on trouve cinq juristes et un politologue. Concernant l'aspect socio-économique, on note la présence d'une personnalité ayant une grande expertise dans le domaine financier et économique, un économiste, trois acteurs du développement régional, financier, fiscalité et manager des politiques publiques aux plans national et régional. Pour ce qui est du découpage, figure un sociologue, un historien, un géographe et un spécialiste de l'aménagement du territoire. Et dans autres regards, il y a l'aspect gouvernance territoriale, citoyenneté et aspects culturels.
Le projet de conception générale élaboré par le CCR devra être soumis à la haute appréciation royale avant fin juin 2010. Pour ce faire, la commission se propose comme méthodologie de travail l'approche participative et inclusive, ainsi qu'une large écoute et concertation avec les instances concernées et les acteurs qualifiés.
La CCR entend apporter des réponses créatrices à des questions marocaines majeures, sans pour autant verser dans le mimétisme ou la reproduction à la lettre des expériences étrangères. Ce qui permettra, in fine, de poser les fondements d'un modèle pionnier, singulier, crédible et sérieux de régionalisation pour les pays en développement. Et les fondements de la régionalisation escomptée sont basés entre autres sur l'unité de l'Etat, de la nation et du territoire. Dina BUHAKE

CULTURE & DETENTE
ALBUM "SUSPENSION"
Manuaku Waku donne un coup de pouce à Adolphe Dominguez
Pépé Felly Manuaku Waku vient de donner un coup de pouce à Adolphe Dominguez. Le "magicien de la guitare " congolais accepté d'apporter son expertise dans le prochain album du patron de l'orchestre Wenge Tonya Tonya. L'ancien musicien de Zaïko Langa Langa est revenu sur scène après 20 ans d'absence au pays. Le concert de Pépé Felly, le vendredi 18 décembre 2009 au centre Wallonie Bruxelles (CWB) a marqué le retour du "magicien de la guitare ".
Maintenant qu'il est retourné au pays, après un long séjour en Suisse où il suivait des formations musicales, Pépé Felly se soucie désormais de l'encadrement des jeunes dans le domaine de la musique. Mais, à propos de sa participation dans l'opus du patron de Wenge Tonya Tonya, les mélomanes ne peuvent que se réjouir de l'acte que vient de poser ce grand guitariste hors norme de la musique congolaise.
Manuaku Waku pourra apporter une autre coloration musicale dans le nouveau tube d'Adolphe Dominguez, qui tient à se relancer à tout prix sur la scène musicale congolaise. Cela fait beaucoup de temps que le patron du groupe Wenge Tonya Tonya est en perte de vitesse.
Rien ne semble réussir pour Adolphe Dominguez. Et pourtant, décidé à se séparer de Noël Ngiama Werrason et sortir son premier album, son tube avait réussi à cartonner. Surtout qu'Adolphe Dominguez s'est servi des talents de Didier Lacoste et de Shela Mputu dans l'album.
En ce qui concerne l'album "Suspension", les observateurs avertis pensent que le leader de Wenge Tonya Tonya devrait se battre en proposant aux mélomanes une musique de qualité pour se relancer sinon ce sera l'éclipse totale pour l'article. D M

NMB, Jean Goubald et Leperc sur le même podium à la Halle
Les artistes musiciens NMB, Jean Goubald et Paul Leperc évolueront ensemble sur le même podium à la Halle de la Gombe au début de cette année. Le concert que donneront ces trois artistes est organisé dans le cadre « Peace in Africa show ». La date choisie pour l’événement, c’est le samedi 23 janvier 2010.
Les trois artistes s’exprimeront, chacun, dans leur style. NMB, un musicien qui exploite le hip hop, c’est d’ailleurs lui qui sera à l’honneur au cours de ce spectacle parce que c’est lui qui a associé Jean Goubald et Paul Leperc. NMB est en train de préparer son album intitulé : « Fier de l’être ». Cet opus sera offert en primeur au public qui va se déplacer pour son concert à la Halle de la Gombe.
Cet artiste, qui évolue désormais en carrière solo, s’affirme dans sa propre particularité. C’est-à-dire qu’il a préféré rapper dans sa langue maternelle : « le kikongo ». C’est cette approche qui vaut à NMB un grand succès auprès du public kinois et lui permet de s’imposer dans le hip hop congolais au même titre que les autres rappeurs à l’instar de Lexxus Legal, Marshall Dixon, …
En ce qui concerne le parcours musical de NMB, il y a lieu de noter que l’artiste débute sa carrière musicale à Matadi dans la province du Bas-Congo. Arrivé à Kinshasa en 1998, NMB intègre le groupe PNB (Pensée Nègre Brute) où il s’affirme aux côtés d’Alex Dende dit Lexxus Legal, Cristo et les autres.
Jean Goubald n’est plus à présenter au public kinois. Il est parmi les artistes abordant la musique de recherche qui a réussi à s’imposer sur le marché du disque. Grâce à son premier tube intitulé « Bombe anatomique ». Pour l’instant, l’artiste est en train de préparer son deuxième tube qui s’appellera « Norme ». Ce tube pourra être largué au courant de cette année.
Pour le cas de Paul Leperc, l’artiste qui exploite la musique jazz s’est affirmé dans la percussion. Leader du groupe J’affro’zz, le percussionniste Paul Leperc a réussi à lancer l’album « Ngoma Tempo » où il a fait participer le célèbre animateur Bill Clinton.
Dieumerci MAYAMBI
EVOLUANT EN COREE DU SUD
Le rappeur congolais Lyke Mike séjourne à Kinshasa
Le rappeur congolais Lyke Mike séjourne depuis quelques jours à Kinshasa. Selon un proche de l’artiste qui évolue en Corée du Sud, le retour de Lyke Mike dans son pays natal se justifie dans la mesure où ce dernier veut s’imprégner de nouveau de la réalité musicale congolaise et surtout de son style de musique : le hip hop.
L’artiste profitera de son séjour pour rencontrer la presse musicale congolaise et ses collègues musiciens. Pour l’heure, Lyke Mike a ramené, de Corée du Sud, quelques clips qui feront partie de son prochain album intitulé : « Game over ». C’est une façon pour Lyke Mike de faire la promotion de sa personne ainsi que de ses œuvres musicales. Parmi les clips qu’il ramène, figure la chanson « RDC ». cette œuvre marque l’attachement de l’artiste envers son pays natal.
« Gamer over » regorge de chansons capables d’accrocher les mélomanes, surtout ceux qui apprécient la musique hip hop. Ce genre de musique d’ailleurs commence petit à petit à intéresser les mélomanes congolais qui n’hésitent pas à se déplacer pour des concerts hip hop. Pour ce qui est de Lyke Mike, l’on espère que l’artiste pourra se produire sur scène pour faire plaisir aux fanatiques. D.M.

Spectacle hip hop: La Halle démarre l’année avec la musique jazz
La Halle de la Gombe honore, dès le début de l’année 2010, la musique jazz. Le vendredi 8 janvier, le public est convié à suivre le premier spectacle de l’année avec le groupe New concept music. Cet ensemble se donne le défi d’écrire sur partition, de composer et interpréter sur instruments acoustiques (violon, violoncelle, piano, percussion).
Le samedi 9 janvier, fut le tour du groupe Nsumuero du flutiste et professeur de jazz, Tshamala Mufubela. L’on retient de lui, la création du mutuashi-jazz, un style inspiré des danses traditionnelles et des orchestrations du jazz américain.
Le samedi 16 janvier, deux spectacles sont programmés. Il s’agit de la solo chorégraphie de Patrick Haradjabu dans « Anneaux ». Ensuite, ce sera le tour de celui qu’on appelle le guitariste perdu Djonimbo. Ce dernier égaillera le public par sa musique qui rappelle les chants incantatoires du sorcier du village implorant les esprits. C’est une musique qui se mixe d’une interprétation contemporaine jazz et folk.
Le samedi 23 janvier, c’est le hip hop qui sera à l’honneur avec le groupe NMB qui a pour particularité de rapper en langue kikongo (Bas-Congo). Par ailleurs, en ce qui concerne les spectacles théâtre, la halle programme la pièce « Variations jazz » dès ce vendredi 8 janvier 2010.
La pièce « Variation jazz » est de l’Ivoirien Koffi Kwahulé. Mise en scène par l’Argentine Monica Espina qui vit à Paris, cette pièce sera interpretée par la comédienne congolaise Omella Mamba qui joue le rôle principal. DM.

APPRENDRE & COMPRENDRE
Le pouvoir de l'anesthésie
Votre état de santé nécessite une intervention chirurgicale ou un examen sous anesthésie. Afin de vous proposer la technique la mieux adaptée à votre cas et à l'acte prévu il est indispensable que vous consultiez un médecin anesthésiste. Cette consultation permet après avoir évalué le risque, de décider de la prémédication, de la technique anesthésique, d'une éventuelle préparation et de vous avertir des conclusions. Toutes les informations recueillies seront écrites dans votre dossier.

TECHNIQUES ANESTHESIQUES
- Locale

Une anesthésie dite "locale" est pratiquée par injection dans les tissus opérés d'un produit anesthésique (comme le fait un dentiste). Le patient reste conscient mais ne ressent pas la douleur de l'intervention.
- Loco-régionale
Selon la nature de l'intervention projetée, il peut vous être proposé une anesthésie dite "loco-régionale" (péridurale, rachidienne, locale intraveineuse, bloc plexique …). Celle-ci sera décidée en fonction de votre état de santé et des différentes contraintes liées à la nature de l'acte chirurgical. Vous êtes invité à avertir le médecin anesthésiste lors de la consultation si vous avez ou non une préférence pour ce type d'anesthésie. mais il faut savoir que toutes les opération ne peuvent pas être pratiquées ainsi et que certaines maladies ou traitements ne les autorisent pas.

- Générale

Une anesthésie locale ou loco-régionale ne donne pas toujours l'insensibilité recherchée dans toute la zone opérée et sa durée d'action peut être insuffisante. Dans ce cas, nous serons amenés à pratiquer une anesthésie générale de complément ou de relais. Votre acceptation ou votre souhait d'être opéré avec ce type d'anesthésie implique donc que vous acceptiez aussi la pratique d'une anesthésie générale si elle est nécessaire pour continuer l'intervention. ceci fait partie des inconvénients de la méthode et ne résulte pas d'une insuffisance technique.
L'anesthésie générale est réalisée par injection intraveineuse de produits dont les effets sont connus et maîtrisés mais il existe un risque très faible de réactions de type allergique plus ou moins graves. Une parfaite connaissance de votre état de santé et de vos antécédents est indispensable pour choisir les produits présentant le moindre risque dans votre cas. Selon l'intervention, une assistance respiratoire est nécessaire. Elle est alors réalisée au moyen d'un tube en plastique souple introduit dans la trachée.

REGLES DE SECURITE
Il est impératif de respecter quelques précautions quel que soit le mode d'anesthésie afin de réduite les risques d'accident ou d'incident.
Dans tous les cas, vous devez être à jeun depuis au moins 6 heures afin d'éviter le reflux du contenu de l'estomac dans les bronches. Le jeûne consiste à interrompre tout ce qui remplit ou fait sécréter l'estomac, en pratique il ne faut pas manger, boire, fumer, mâcher du chewing-gum, sucer des bonbons...
Seuls certains médicaments de votre traitement habituel ou ceux prescrits par l'anesthésiste seront avalés avec une forgée d'eau quelques heures avant l'intervention.
Les prothèses dentaires amovibles, les lentilles de contacts, les prothèses auditives, le vernis à ongles, les bijoux et les perruques doivent être retirés avant de pénétrer en salle d'opération.

INCIDENTS ET ACCIDENTS
Dans quelques cas des effets indésirables plus ou moins importants peuvent survenir malgré les mesures préventives et le dépistage précoce par la surveillance per et post-opératoire. Heureusement, leur faible fréquence permet d'affirmer que la prise de risque reste dans le domaine du raisonnable sinon l'acte envisagé ne vous serait pas proposé.
Les réactions allergiques à des produits anesthésiques sont possibles et le plus souvent imprévisibles, incidence évaluée à 1 pour 3500 anesthésies. Parfois très graves elle sont dans la très grande majorité des cas guérissables par un traitement appropriés en réanimation. C'est pourquoi il est très important de toujours signaler une allergie connue à un médicament et d'en donner le nom de façon précise.
L'introduction d'un tube dans la trachée présente parfois des difficultés liées à la configuration anatomique. Il peut survenir dans ce cas des lésions dentaires. Celle-ci sont prises en charge par l'assurance quand il s'agit de dents en bon état.
Les dents branlantes, déchaussées ou cariées doivent être traitées avant une anesthésie générale. Il faut donc signaler leur existence lors de la consultation.
De plus, une dent déchaussée peut toujours tomber lors de la phase de réveil et être aspirée dans les bronches créant des difficultés respiratoires et un risque majeur d'infection pulmonaire grave.
La présence du tube dans la trachée peut laisser une gêne ou une douleur à la déglutition pendant quelques jours. Tout rentre dans l'ordre sans traitement particulier. Dans le cas d'une modification du timbre de la voix persistante et seul le patient ou son entourage peut le dire, un examen des cordes vocales est effectué afin de vérifier leur état et d'entreprendre le traitement utile.
La prise de médicament doit toujours être signalée au médecin anesthésiste, car cela signifie l'existence d'une maladie ou de symptômes qui peuvent avoir une importance sur le déroulement de l'anesthésie ou de l'acte chirurgical. La prise régulière ou occasionnelle d'aspirine peut être à l'origine d'hémorragies importante ou de " bleus" et toute absorption doit être interrompue 10 jours avant l'intervention.
La ponction de vaisseaux est indispensable pour l'anesthésie, des dosages sanguins, et l'apport de médicament. Il arrive que certains lieux de ponction s'infectent ou présentent des réactions inflammatoires. Un traitement adapté permettra un retour à la normale dans des délais variables.
Tout alitement ou immobilisation prolongée majore les risques de phlébite et de migration de ces caillots sanguins des veines vers la circulation pulmonaire. Un traitement préventif est entrepris selon l'importance du risque d'une telle éventualité.
Des nausées et vomissements avec le danger d'inhalation dans les voies respiratoires (donc d'infection pulmonaire) sont toujours possibles surtout en postopératoire. D'où la nécessité de respecter le jeûne préopératoire.
Après une anesthésie locale ou loco-régionale des fourmillements, des sensations de picotement ou même des douleurs sont possibles mais généralement disparaissent rapidement. Des maux de tête, surtout chez les migraineux peuvent survenir après une anesthésie rachidienne ou péridurale. s'ils ne cèdent pas rapidement avec un traitement antalgique banal, il faut en avertir un médecin du service pour entreprendre un traitement spécifique.
Des complications plus graves comme des convulsions, un arrêt cardiaque, une paralysie permanente ou une perte plus ou moins étendue des sensations sont extrêmement rares. Quelques cas sont décrits, alors que des centaines de milliers d'anesthésies de ce type sont réalisées chaque année.
Selon la nature de l'intervention, des circonstances particulières de son déroulement, d'incidents ou d'accidents au cours de l'anesthésie, il peut être décidé de vous faire admettre dans le service de réanimation en postopératoire pour votre sécurité afin de conduire la surveillance dans des conditions les mieux adaptées à votre cas.

RISQUES INDIVIDUELS
Selon l'état de santé actuel et les maladies anciennes ou toujours actives d'autres complications sont possibles. Il en est tenu compte dans le choix des techniques opératoires et anesthésiques. Ceci nécessiterait des explications trop longues dans cette note d'information mais fera l'objet d'une partie de l'entretien avec le médecin anesthésiste. Vous devrez à ce moment exposer tous les problèmes de santé que vous avez eus antérieurement en particulier cardiaque, pulmonaire, rénal, hépatique … ou autres, et indiquer précisément le nom et la posologie des médicaments que vous prenez. Le questionnaire joint devrait vous aider à rassembler vos souvenirs.

ANESTHESIE POUR ENDOSCOPIE
Des examens tels que fibroscopie gastrique, colonoscopie, écho-endoscopie, sphinctérotomie sont habituellement pratiqués sous anesthésie générale en hospitalisation de jour. De courte durée, ils ne nécessitent pas d'assistance respiratoire sauf cas particuliers dépendants de l'état général. Mais il s'agit de véritables anesthésie imposant un strict respect des règles de sécurité précisées plus haut.
Ces gestes étant beaucoup moins douloureux qu'une intervention chirurgicale, il sont effectués sous de faibles doses de produits anesthésiques. Le réveil et les suites sont donc peu ou pas douloureux et la sortie est autorisée le jour même après avis d'un médecin.
Il vous est demandé d'être toujours accompagné pour le retour à domicile quelle que soit la distance et la nuit suivante. Par prudence, en raison des effets psychologiques possibles sur certaines personnes, nous vous demandons de ne prendre aucune décision importante dans les 36 heures suivant l'anesthésie.

TRANSFUSION
Votre état va peut-être nécessiter une transfusion. On aura recours chaque fois que possible aux techniques alternatives pour éviter de vous administrer du sang de donneur : autotransfusion, hémodilution normovolémique peropératoire et récupération lavage des pertes sanguines. Mais dans certains cas, nous serons contraints de vous administrer du sang fourni par le centre de transfusion. Cette transfusion sera limitée au strict minimum.
Malgré toutes les précautions prises pour diminuer le risque de transmission de virus, une probabilité extrêmement faible persiste.
Le comité de sécurité transfusionnelle de l'hôpital de la Croix Saint Simon vous propose une surveillance biologique en conformité avec le code de santé publique.
Avant toute transfusion, un contrôle sérologique est effectué sur un prélèvement sanguin afin de déterminer votre état par rapport aux infections transmissibles : virus de l'hépatite et du sida. Ces prélèvements ne seront pas réalisés si vous écrivez votre refus avec votre signature au bas du formulaire. Si vous êtes transfusé, nous vous prescrirons entre les 3ème et 6ème mois après la transfusion de faire pratiquer une prise de sang pour vérification sérologique portant sur le dépistage des virus de l'hépatite et VIH. Dans l'intervalle, il convient que vous preniez toutes précautions concernant votre entourage pour éviter la transmission des maladies virales précédentes. Tiré de Avron

Troubles de l’érection: les solutions
«Panne» ponctuelle qui se répète, difficulté à obtenir ou à maintenir une érection, les hommes sont toujours inquiets lorsqu’ils ont ces problèmes. Pas de panique. Voici comment s’en sortir.
A partir de 40 ans, un homme sur trois est (ou sera) touché par un «trouble érectile , C’est donc un désagrément très courant dont le patient doit pouvoir parler sans culpabilité, dit le Dr Ronald Virag, chirurgien cardiovasculaire. D’autant que, pour la moitié des cas, le dysfonctionnement est bénin et peut être résolu rapidement.» Plus on vieillit, plus le risque de dysfonctionnement érectile est important!. La raison est simple: l’érection est dépendante de l’état et du vieillissement des artères et des veines, et de certaines hormones dont la production diminue à mesure que l’on vieillit.

Comment réagir?
«Il ne faut surtout pas s’affoler immédiatement, observe le Dr Virag. En effet, la «panne» peut arriver à n’importe quel homme sous l’influence d’un stress, d’une émotion ou d’une fatigue inhabituelle.» Le mieux consiste à respecter une période d’auto-observation d’environ trois mois.
S’il s’avère que l’incident se répète et que l’érection est impossible, ou ne parvienne pas à se maintenir pour que l’acte sexuel soit harmonieux, il est alors recommandé de consulter.
Qui consulter?

En première intention, tournez-vous vers votre médecin traitant qui pourra vous orienter vers un centre d’andrologie reconnu. « Les troubles de l’érection sont très souvent dus à plusieurs facteurs, et la mise en place du traitement nécessite souvent des compétences différentes », souligne le Dr Virag Un bilan de santé complet est donc nécessaire avant de poser un diagnostic et d’envisager le traitement.

Un conseil:
éviter la prescription médicamenteuse sans que les causes n’aient été au préalable clairement déterminées. Vous pourriez être déçu par un médicament inapproprié, devenir angoissé et entrer ainsi dans une spirale de l’échec.

Quelles sont les causes les plus fréquentes?

La difficulté à l’érection ou l’insuffisance d’érection chez un homme de 40 à 60 ans provient, pour l’essentiel, de l’association d’une atteinte vasculaire (plus ou moins marquée), d’un déficit hormonal et d’un stress anxiogène lié à la peur de l’échec.

Si c’est vasculaire:

Dans 40 % des cas, la dysfonction érectile est un symptôme d’appel d’une pathologie cardiovasculaire qui débute. Les vaisseaux sanguins irriguant le pénis étant très étroits, ils sont plus sensibles aux plaques d’athérome susceptibles de réduire le flux sanguin.

Que faire?

Elle doit alors être considérée comme un signal d’alerte fort, et encourager à rechercher l’existence de dépôts lipidiques au niveau des artères du cœur ou coronaires (test d’effort, puis angiographie), un excès de cholestérol sanguin ou un diabète non détecté(dosage du sucre dans le sang). Il est impératif de traiter le terrain, c’est-à-dire de normaliser le taux de cholestérol et d’équilibrer un diabète.
. Si c’est hormonal: dans 30 % des cas de dysfonctionnement érectile, on relève un taux de testostérone (hormones mâles) inférieur aux normes. Sa production décroît avec l’âge, et l’on sait par ailleurs qu’une insuffisance en testostérone influe aussi sur la forme physique (fonte musculaire), sur l’humeur et sur le désir.

Faut-il envisager une supplémentation ?
«Si le dosage de la testostérone disponible se situe en dessous de 1 ng/ml, un traitement doit être envisagé, explique le Dr Virago Mais il faut impérativement éliminer le risque d’un cancer hormono-dépendant (prostate essentiellement) préexistant avant de mettre en place le traitement substitutif.» Une sUlveillance régulière de la prostate, par toucher rectal et dosage sanguin de PSA, devient ensuite obligatoire.
Si c’est psychologique: l’angoisse qui anticipe l’échec est presque toujours présente dans les dysfonctionnements de l’érection. Plus le patient est émotif ou nerveux face à la sexualité, plus ce facteur «psy» sera déterminant. Il peut d’ailleurs suffire, à lui seul, chez un homme jeune et en bonne santé, à déclencher une panne. Les émotions ressenties «au moment crucial» sont alors telles que le cerveau envoie une décharge excessive d’adrénaline qui va accélérer les battements cardiaques, contracter les artères et les muscles du sexe et provoquer la perte de l’érection ( ou sa totale paralysie).

Que faire?
«Toutes les techniques qui contribuent au lâcher prise peuvent diminuer cette anxiété, constate Catherine Solan02, sexologue. La relaxation, la sophrologie, le yoga et l’hypnose comptent parmi les plus efficaces» Il est également possible de se tourner vers une prescription d’anti-stress doux de type bêtabloquants, anti-adrénaline.

Les 4 facteurs «risques» à surveiller

Tous les quatre sont des «tueurs silencieux de l’érection», rappelle le Dr Virag. Individuellement, ils accroissent le risque cardiovasculaire. Ensemble, ils représentent un vrai danger.
Le cholestérol enraye le processus de l’érection de façon aiguë et immédiate, en limitant la capacité du muscle érectile à se dilater. À terme, il «encrasse» les artères en général, et celle
du pénis en particulier.
Le diabète touche à la fois les petites artères et l’innervation nécessaire à l’érection. Les troubles sexuels peuvent révéler la maladie, mais dans de nombreux cas (notamment lorsque le diabète est mal contrôlé), les difficultés apparaissent au bout d’une dizaine d’années.
L’hypertension: un quart des patients souffrant de problèmes érectiles présentent aussi de l’hypertension. Certains médicaments sont parfois directement en cause (via des molécules nuisibles à l’érection), mais le souci vient souvent du changement de pression artérielle induit par le traitement. Faire un bilan est nécessaire.
Le tabac est un facteur aggravant de l’hypercholestérolémie, du diabète et de l’hypertension. Mais il agit, aussi, directement sur la diminution d’un neurotransmetteur indispensable à l’érection.

Quels sont les traitements?
.Les soins à action locale: ils sont essentiels pour restaurer une confiance mise à mal par les «pannes» successives. Comme leur mode d’action est rapide, ils insufflent un regain d’optimisme. Et comme le dit le Dr Virag, «le succès est encore la meilleure des thérapies pour guérir de ses échecs passés». Mieux que les antidépresseurs.
.Les inhibiteurs des phosphodiestérases: le Viagra, le Cialis et le Levitra facilitent l’érection, lorsqu’elle est déjà initiée en empêchant la relaxation de la musculature lisse des corps caverneux. Pour obtenir des résultats intéressants, ils doivent être utilisés quand l’atteinte érectile est peu importante, le niveau d’anxiété pas trop élevé et le taux de testostérone pas trop bas.
Attention! Ils sont totalement contre-indiqués si le patient prend parallèlement des vasodilatateurs nitrés. Et ils exigent une prudence extrême s’il présente une fragilité cardiovasculaire et prend de nombreux médicaments à visée vasculaire.

Les dérivés d’apomorphine :
il s’agit d’Uprima et d’Ixense. Avis du Dr Virag : «Leurs effets secondaires sont notables et leurs résultats calamiteux. À éviter, par conséquent»
.Les mini-injections intracavemeuses : elles sont particulièrement efficaces, même dans les cas d’atteinte organique grave des vaisseaux artériels ou après ablation de la prostate ou de la vessie, quand les pilules ne marchent pas. La technique est généralement indolore malgré de fortes appréhensions et elle a de fervents adeptes en raison de sa fiabilité. Les substances injectées (papavérine, alprostadil, alphabloquants), ainsi que les doses employées, sont déterminées en fonction d’un bilan préalable. Il permet de choisir l’association la plus efficace et d’éviter des complications liées au priapisme (moins de 3 % des patients). Les seules précautions d’emploi aux injections concernent les patients sous anticoagulants.

La chirurgie, pour qui?

« C’est presque toujours la solution du dernier recours, rappelle le Dr Virag. On ne l’envisage donc que si l’on ne peut plus rien faire d’autre ou dans des indications particulières. » Dans le cas d’atteintes organiques (artérielle, veineuse ou nerveuse) irrémédiables, il existe deux types d’interventions sur les vaisseaux pour améliorer la durée de l’érection:
la ligature veineuse (pour diminuer la fuite veineuse) et le pontage vasculaire (pour augmenter le débit artériel dans le pénis).

la pose d’implant
(semi-rigide ou hydraulique) est, quant à elle, réservée aux cas «d’impuissance organique sans espoir de traitement réparateur». De 300 à 400 interventions de ce type sont réalisées chaque année en France.
Tiré de Santé Magazine