L’avertissement de Boshab
Dans le microcosme kinois, on n’a pas fini de décrypter le message d’Evariste Boshab le 4 janvier dernier, le Secrétaire général du Pprd n’a pas eu de mots assez durs pour fustiger ceux qu’il a appelés «chauve-souris politiques» ou encore «caméléon politiques». Le coordonnateur du parti présidentiel faisait allusion à ceux des sociétaires de l’AMP et alliés à la posture frondeuse. Depuis un certain temps, des voix discordantes et même très critiques sur l’action de la coalition au pouvoir émanent des rangs même de la majorité. En dehors de réactions -somme toute-a minima du Secrétariat exécutif de l’AMP, aucune «bouche autrement plus autorisée» n’a recadré les différents «réformateurs» et «rénovateurs».
Voilà qu’en cette rentrée, c’est l’un des vizirs du Raïs qui monte au créneau. Et pas n’importe lequel. Puisqu’en kabilie où la division du travail est sacrée, Boshab ne fait ni le griot, ni le fou du Roi. Cet homme ne parle que lorsqu’il a à dire. Ou quand il est dûment mandaté. De ce point de vue, la réaction du principal parti de l’AMP paraît indiquer la nouvelle doctrine du PPRD en rapport avec les alliances politiques. «Tolérance zéro», en cas de dérapages dans la conduite des partenaires du parti présidentiel. Tous les sociétaires de la Majorité peuvent se le tenir pour prévenus.
Assurément, le Pprd n’entend pas se laisser compter alors que le pays entre dans la dernière ligne droite du quinquennat.
Politiquement parlant, la mise en demeure de Boshab à l’endroit de «rabat-joie» de la Majorité se comprend. A l’horizon 2011, le Pprd sera le principal comptable devant le souverain primaire. Initié par Joseph Kabila en personne, le Pprd incarne le pouvoir plus que tout autre parti politique de l’AMP. Plus qu’une formation au pouvoir, le Pprd est le parti du pouvoir.
Reste que l’agitation qui secoue l’AMP est inhérente à la nature même de la plate-forme présidentielle. Difficile de parler un même langage dans une coalition dont l’unique point commun était le soutien intéressé à la candidature de Joseph Kabila. Illusoire de partager une vision commune dans une plate-forme fourre-tout. Au sein de l’AMP, on retrouve, en effet, pêle-mêle des nationalistes kabilistes-façon M’zee-, des kabilistes de la deuxième vague-proches du Raïs-, des libéraux affairistes et des mobutistes en mal de reconversion .Normal donc ,dans ces conditions, qu’on tire à hue et à dia au gré des intérêts corporatistes de chaque chapelle. S’il avait été encore de ce monde M’Zee Kabila aurait, sans doute, qualifié l’AMP d’un «conglomérat d’opportunistes». Qui dit mieux! José NAWEJ
Bye bye 2009!
Exit 2009. Bienvenue à 2010. Plus que quelques heures, l’humanité va basculer dans une nouvelle année. A l’instar d’autres peuples de la planète Terre, les Rdcongolais s’apprêtent à sacrifier au rituel du réveillon. Pays à la crise proverbiale, la Rd Congo verra sans doute une bonne partie de ses habitants passer ce big event dans la méditation. Véritable exutoire à la sinistrose ambiante et au mal de vivre, les églises de réveil feront salle comble ou «terrain plein», c’est selon.
L’espoir faisant vivre, les Congolais pourront toujours toucher du bois pour un lendemain meilleur. Peut-être qu’avec la connotation sociale annoncée pour 2010, l’ordinaire de la majorité silencieuse pourra connaître un début d’amélioration. Les plus sceptiques des Congolais objecteront que le social c’est du déjà entendu. Tout un septennat avait même été consacré au social. A l’arrivée, une vaste désillusion. La misère du peuple est restée intacte. Trêve de pessimisme. Mobutu et Kabila, ce n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc.
Reste que 2010 n’est pas une échéance quelconque. Personne n’ignore que 2010 sera suivie par 2011, année électorale. Le pays entame donc l’année préélectorale. Avec elle, l’inévitable perspective de reddition des comptes. L’heure du bilan approche donc inexorablement. Les gouvernants, tous échelons confondus, seront jugés à l’aune de leurs actions. A en juger par le bilan de trois ans de mandature, il faudra quantité d’actions à impact visible et immédiat pour renverser la tendance. La crédibilité du processus démocratique se joue sur la capacité du régime à requalifier l’ordinaire des Congolais. Sans dividendes sociaux, au mieux 2011 donnera lieu à un vote sanction, au pire l’abstention- sous toutes ses formes- sera la grande gagnante du scrutin. Selon la boutade d’un politicien, les Congolais risquent de rentrer qui dans le bar, qui dans le groupe de prière faute de changement.
En attendant le dénouement de 2010, «Forum des As» souhaite à ses lecteurs, ses annonceurs et ses abonnés une bonne et heureuse année. Bravant l’environnement extraordinairement difficile qui est le nôtre, votre quotidien ne lésinera sur rien pour être au rendez-vous de l’actualité. Tel est notre engagement renouvelé pour 2010. Tous nos vœux!
José NAWEJ
Joyeux Noël
quand même!
Demain c’est Noël. D’une commémoration strictement chrétienne, le jour de la Nativité est devenu une fête aux dimensions planétaires. Depuis cette mue, le 25 décembre est célébré à travers le monde comme la fête des enfants. Ces êtres candides qui symbolisent l’enfant Jésus.
Comme partout ailleurs, la Rdc s’apprête aussi à fêter Noël. La comparaison s’arrête là. Car, depuis des années, les Zaïro-congolais ont dû apprendre à fêter sans fêter. La faute à la paupérisation continue d’un peuple, pourtant réputé jouisseur devant l’Eternel. Différents gouvernements se sont succédés qui promettant le sourire, qui promettant l’atterrissage du poulet dans l’assiette du plus démuni et tutti quanti. A l’arrivée, rien de tel.
Prenant tout avec philosophie, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, les Congolais ont inventé la fête à la congolaise. Les uns se réfugient dans des églises dites de réveil qui ne sont jamais en panne de veillée. Les autres mettent de la musique à crever le tympan sans boire ni manger grand-chose. D’autres enfin investissent les bistrots davantage pour se trémousser les hanches que pour se saouler.
Pour leur part, les enfants ont, dans leur écrasante majorité, oublié jusqu’à l’existence du mythique Père Noël. Ce papa bienfaiteur, tout de rouge vêtu assorti du blanc, qui est censé déposer, la nuit, des cadeaux au bas du sapin de Noël dont les enfants se gaveront à leur réveil le 25 décembre. Vu de la RDC, c’est de l’histoire ancienne. Pauvres enfants congolais auxquels les gouvernants ont volé l’enfance!
Dans quelques heures, quand sonnera l’heure de la sainte naissance, les enfants congolais qui ont dû grandir précocement, se consoleront en écoutant les pasteurs ou les prêtres proclamer qu’Emmanuel signifie, Dieu parmi nous. Après tout, l’homme ne vit pas que du pain... de la parole aussi. Consolation chrétienne. Joyeux Noël José NAWEJ
Le trio Mashako-Luzolo-Kisimba
Ils ont pour noms Mashako, Luzolo et Kisimba. Tous trois sont ministres au sein de l’équipe Muzito. Jusqu’ici, rien de nouveau, rien que des évidences, de la trivialité même. Ce qui l’est moins, c’est que ces trois membres du Gouvernement sont au devant de l’actualité. Eux, au moins, défraient la chronique... pour la bonne cause. Voilà trois ministres qui ont le mérite d’avoir compris que dans un cabinet de rupture d’avec les anti valeurs du passé, on ne saurait gouverner sans réformer. Comment matérialiser le renouveau - notre Tshitshi national parlerait volontiers du changement radical - sans faire bouger les lignes ? Comment opérer le nécessaire changement de mentalités sans donner des coups dans la termitière?
Lorsque Mashako Mamba décrète une fatwa contre les «universités et instituts supérieurs» non viables, il justifie de la meilleure façon qui soit sa présence à la tête de l’enseignement supérieur et universitaire. Car, on ne saurait revaloriser l’enseignement supérieur sans au préalable mettre un terme à toute une kyrielle d’instituts supérieurs et universités qui fonctionnent à la manière de nos «ligablos».
Lorsque Luzolo Bambi entreprend de mettre enfin de l’ordre dans le monde des églises-plus particulièrement celles dites de réveil-,il ne fait rien d’autre qu’assainir un secteur où des abus attentatoires à l’ordre public et même à l’équilibre sociétal commençaient à devenir légion. Au nom de la liberté de culte, des églises poussent comme des champignons dans chaque parcelle de Kinshasa se disputant le monopole des tapages nocturnes et diurnes avec les bars!
Lorsque Maj Kisimba nettoie au «karcher» l’administration foncière, décrète des journées portes ouvertes, va à la rencontre des Congolais victimes d’expropriation ou d’autres injustices dans le domaine foncier; il pose les jalons du renouveau dans un secteur ultra sensible pour la paix sociale .La majorité de différends devant les cours et tribunaux portent, en effet, sur des questions foncières.
L’action volontariste du trio Mashako-Luzolo-Kisimba est la démonstration que ce pays peut tourner la page de tout ce qui est indigne de la République.
José NAWEJ
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Tolérance zéro :
les cas Cohydro, Sonas, Ogefrem... mettent à mal l’opération
*Alors que l’ADG de la Congolaise des Hydrocarbures a réussi à quitter le pays au moment où pesait sur lui un lourd rapport d’audit, des mandataires publics sont spectaculairement arrêtés, puis relâchés ou maintenus
en détention sans aucune évolution de leurs dossiers.
La nouvelle semble n'avoir pas ému grand monde, alors que la RDC a vécu, à cette occasion, un drame gestionnelle sans précédent. Depuis trois mois, en effet, l'ADG de la Congolaise des hydrocarbures (COHYDRO), Yolo Yeli, rattrapé par la Cour des comptes, a tout simplement pris la clé des champs et se trouve actuellement à Londres où il solliciterait un asile politique auprès des autorités britanniques. L'audit sur sa gestion avait, en effet, révélé de graves détournements de fonds sous plusieurs formes allant de la surévaluation de ses émoluments à l'instauration de rubriques supplémentaires dans la grille des droits des cadres supérieurs en passant par des ponctions indues sur les recettes de l'entreprise. Si Yolo Yeli s'est mis en cavale, d'autres cadres de la Cohydro, eux, se trouvent, depuis plus de trois semaines, sous les verrous. Il s'agit du Directeur financier, Tshitenge, ainsi que d'un directeur et un chargé des approvisionnements dont les identités détaillées ne nous ont pas été révélées.
A la Cohydro comme auprès des services judiciaires et même de l'immigration, on en est encore à chercher à comprendre comment l'ADG Yolo a réussit, à franchir les frontières sans laisser aucune trace et, donc, sans aucune inquiétude alors qu'il faisait l'objet d'une enquête pendant cette période d'application de la " Tolérance zéro ". Avant de se volatiliser, il a pris le temps d'adresser une procuration spéciale à l'Adga à qui il confiait la gestion de l'entreprise au motif qu'il prenait ses vacances annuelles.
Chose curieuse, cependant, Yolo Yeli prenait ses vacances subitement en dehors de la période prévue pour ce faire. Il a quitté le territoire national sans saisir ses deux tutelles administrative et technique pour obtenir une autorisation de sortie requise pour tout déplacement en dehors du territoire du siège de l'entreprise où il travaille. Ce n'est que le 13 décembre 2009 que la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda, a saisi ses collègues des Affaires étrangères et de la Justice pour qu'ils mènent des démarches auprès de leurs homologues britanniques afin d'obtenir le rejet de la demande d'asile de Yolo Yeli et son extradition judiciaire en vue des poursuites dans son pays. A ce jour, a-t-on appris, des notes auraient été transmises à Londres pour ce faire, mais " Forum des As " n'est pas en mesure de dire si les autorités britanniques ont accédé à la double requête (diplomatique et judiciaire) du Gouvernement congolais.
En attendant, ce qui est de plus en plus évident, selon les conclusions d'une enquête préliminaire menée par " Forum des As ", c’est que l'ancien Adg de la Cohydro n'a pas réalisé, par son évasion, une prouesse particulière. Sa " réussite " a été facilitée par une certaine lenteur dans la gestion de son dossier et une lourdeur qui a gravement plombé les possibilités d'une action efficace sur le dossier le concernant.
En effet, il nous revient qu'alors que la Cour des comptes avait bouclé son audit et déposé des conclusions préliminaires auprès de qui de droit, les instances compétentes ont mis du temps pour signifier le dossier aux intéressés en vue de leur permettre de présenter leurs moyens de défense. On rapporte même que Yolo Yeli, son comité de gestion et tout le personnel de la Cohydro ont pris connaissance du rapport d'audit à travers la presse dont certains journaux ont publié l'entièreté du rapport sans qu'il ne parvienne officiellement à l'entreprise. Les confrères ont, certes, fait montre d'un flair professionnel, mais on peut s'interroger sur le sérieux des institutions et structures publiques par lesquelles ledit rapport d'audit est passé pour se retrouver dans les colonnes des journaux alors que, manifestement, le processus de son traitement n'avait pas encore abouti. On ne sait pas, non plus, si ces mêmes instances ont pris le temps de saisir officiellement la justice pour que des poursuites conséquentes soient ouvertes.
Pour tous ces éléments, Yolo Yeli pouvait bien sortir par un poste frontalier officiel sans être inquiété. Cela est d'autant plus certain que son dossier n'avait pas été signalé à l'immigration qui, alors, aurait pu prendre les dispositions qui s'imposent. Sauf erreur d'information, on pourrait aussi comprendre le retard dans le déclenchement des poursuites judiciaires par cette même lourdeur qui n'a pas permis à l'Office du Procureur général de la République, qui croule déjà sous le poids de plusieurs autres dossiers, d'ouvrir à temps un dossier Cohydro. On peut s'en convaincre par le fait que les autres cadres de cette entreprise détenus pour le même dossier au CPRK, le sont seulement depuis près d'un mois, alors que l'ADG, lui, a disparu du pays depuis plus de trois mois au moment où, indique-t-on, l'audit avait été bouclé plus ou moins trois mois également avant sa fuite vers Londres, une fuite intervenue alors que la presse avait déjà fait échos du rapport dudit audit ; ce qui aurait pu (et même dû) susciter l'intérêt des services compétents pour ne fût-ce que mettre les concernés sous surveillance préventive.
On pourrait ainsi conclure que Yolo Yeli a réussi à s'enfuir grâce à la complicité de la lourdeur et la lenteur des instances compétentes. Une lourdeur qui ne s'explique pas quand on sait que l'Etat congolais est suffisamment structuré et dispose de compétences éprouvées pour pouvoir traiter, en temps voulu, les dossiers de ce genre et rendre les conclusions dans les délais raisonnables. Ne pas le faire constitue alors un grave préjudice, non pas seulement à l'endroit des personnes visées, mais surtout à l'Etat qui en prend un double coup en terme d'image et de manque à gagner face à tous les détournements déplorés à ce jour.
Vu sous un autre angle, ce genre de situations ne susciterait pas moins des interrogations sur la gestion ou la manipulation ( !) dont ce genre de dossiers ferait l'objet à travers les instances qui se chargent de leurs gestions, et cela suivant un choc d'intérêts de plus en plus évident. En effet, ce serait une aberration ou, plus grave encore, une contradiction de chercher à justifier ce genre de situations en cette période où la " tolérance zéro " bat son plein, notamment à travers l'assainissement progressive des services publics dont la magistrature. Sans chercher à exiger une gestion-spectacle ou à pousser les instances compétentes à la précipitation dans la gestion des dossiers chauds pour satisfaire l'opinion, on ne peut pas comprendre que ce soit en cette période que s'enregistrent des couacs à tous les niveaux et sur plusieurs dossiers.
D'un côté l'on déplore la complaisance de la représentation nationale qui, à plusieurs reprises, a eu l'occasion de pincer des mauvais gestionnaires, mais a préféré les " laisser courir ". D'autre part, on peut aussi déplorer que les instantes compétentes saisies des dossiers de mégestion par les Assemblée nationale et provinciales préfèrent, jusqu'à ce jour, entretenir le suspense quant à leur issue. L'Exécutif n'est pas en reste. C'est, en effet, d'ici que sont partis, en 2009, plusieurs dossiers à l'encontre de certains gestionnaires. Des mandataires ont été alpagués comme de vulgaires voleurs et jetés en prison. Les scènes ont été filmées par les soins des services compétents et diffusées presqu'en live et en boucle sur différentes chaînes de télévision. A ce jour, certains de ces mandataires ont recouvré leur liberté, tandis que d'autres sont encore en détention. Pour ceux-ci comme pour les autres, les audiences tenues à ce jour n'ont jamais abordé le fonds des dossiers, sinon les demandes de mise en liberté provisoire.
Bref, on est tenté d'affirmer, non sans raison, qu'à ce jour, la " Tolérance zéro " aura été, jusqu’ici, une opération sans grand résultat, ne fût-ce que quant à un éventuel objectif cathartique par rapport à l'impératif de bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
Il devient alors utile qu'au-delà de l'assainissement des services publics, une profonde introspection soit menée auprès des autorités étatiques pour élucider ces lourdeurs en sus des impératifs de l'efficacité des services publics. Sinon, la lourdeur administrative et la lenteur de l'action judiciaire ne sauraient être les seuls éléments qui plombent la " tolérance zéro ". Jonas Eugène KOTA
POUR AVOIR DONNE DES COUPS A UN CONTRADICTEUR SUR UN PLATEAU DE TV
Gabriel Mokia en justice pour flagrance !
Gabriel Mokia Mandembo risque gros. Après près d’une année de détention au CPRK pour atteinte à la sûreté et Avant hier au cours d’une émission télévisée en direct, Gabriel Mokia s’est, en effet, déchaîné sur la personne du Chef de l’Etat ainsi que sur ses contradicteurs en plein plateau de télévision. Ne s’arrêtant pas sur cette lancée, il s’est ouvertement attaqué à un de ses contradicteurs qu’il a roué de coups et même mordu dans le dos.
Hier, Mokia Mandembo a été mis aux arrêts et traduit en justice pour flagrance. Selon des sources dignes de foi, le procès s’est ouvert hier même et l’audience se poursuivait encore au moment où nous mettons sous presse.
Ce nième comportement d’un acteur politique vient de nouveau en rajouter au discrédit qui couvre la pratique de la politique en RDC. Cela d’autant plus que le week end dernier encore, il a été enregistré une bagarre entre des rivaux d’une plate-forme politique en plein débit de boissons dans la commune de Bandalungwa, tandis qu’un autre parti politique de la Majorité est déchirée autour du contrôle de sa direction nationale. Ces tiraillements s’observent, non seulement en ce moment de tractations politiques en vue du réaménagement ministériel, mais aussi, et surtout, à quelques encablures de l’année électorale déjà précédée d’une précampagne fort agressive.
Quelle image donc l’élite congolaise offre-t-elle aux électeurs qui attendent beaucoup d’eux pour lutter contre la misère qui accable les populations ? Quel modèle pense-t-on proposer à la relève restée longtemps sans exemple ? Ces questions et tant d’autres traduisent le désarroi dans lequel l’élite politique congolaise plonge toute une Nation dont ils prennent l’avenir en otage sur l’autel de ses intérêts particuliers.
Plus que jamais, il s’impose la nécessité d’assainir l’exercice de la politique qui passe, en RDC, pour une carrière. Il s’agit d’instaurer la pratique stricte de l’éthique qui devrait, au besoin, être codifiée pour mettre hors d’état de nuire les aventuriers de tous bords. Par devoir d’honneur, la classe politique devrait prêcher par l’exemple en expurgeant de ses rangs tous les moutons noirs bien connus, avant que la justice ne prenne le relai et que la société, par ricochet, trouve matière à espérer.
De la sorte, au moins, le Congolais saura marcher la tête haute et espérer quant à un avenir meilleur. JEK
OPERATION JEUDI SINISTRE
SONAS : 70 dossiers payés à la veille de la fin de l’année 2009
La Direction des sinistres de la Société nationale d'assurances (SONAS), a procédé jeudi à la FIKIN (Foire internationale de Kinshasa), au paiement de l'assurance automobile et assurance-vie de 70 dossiers dont les montants n'ont pas été relevés, a constaté la presse présente sur le lieu. Toutefois, deux bénéficiaires ont vu leurs dossiers réglés par la perception des montants respectifs de 20.000 dollars américains chacun.
Ces sommes, ont concerné pour l'un, l'assurance incendie après la destruction d'une maison, et pour l'autre, l'assurance transport après le crash d'un avion. Pour la direction des sinistres de la SONAS, s'assurer c'est prévoir. Lorsqu'une personne a souscrit à une assurance automobile, en cas de sinistre, la SONAS peut intervenir. La population est appelée, quant à elle à prendre conscience de tous ces risques qui peuvent survenir n'importe quel moment, souligne-t-on. Voilà pourquoi, cette façon de voir les choses de l’assureur national pousse plusieurs propriétaires des automobiles à compter sur la SONAS.
Par ailleurs, les personnes qui détiennent une assurance automobile peuvent être couverts en responsabilité civile (RC), responsabilité civile de tierces personnes transportées, vol, incendie ou dégât matériel. L'assuré est couvert pour les dommages commis et subis, affirme-t-on en notant que ne peuvent être garantis par les risques que des véhicules dont la durée de fabrication ne dépasse pas cinq ans.
Rachidi MABANDU
ARRET CONTROVERSE DU MINISTRE DE LA JUSTICE
Luzolo Bambi et les églises de réveil accordent leurs vilons
Le ministre de la Justice, Emmanuel Luzolo Bambi Lesa a reçu mardi 05 janvier 2010 une délégation des pasteurs des églises de réveil conduite par Pascal Mukuna. Au menu de leur discussion a figuré l'arrêté coupe-gorge réglementant les églises de réveil en RDC. Après d'âpres discussions, les deux parties se sont accordées sur la reformulation du fameux arrêté afin de ne pas léser les uns et les autres.
Cet arrêté avait qualifié l'Elise de réveil du Congo (ERC), du pasteur Kankenza de seul partenaire de l'Etat. Tout simplement parce que l'Eglise de réveil du Congo (ERC) a été la première association à avoir une personnalité juridique. La signature de cet arrêté a créé des remous en RDC.
A en croire le n°1 de la Justice, ce n'est ni par faveur, ni par complicité qu'il a signé cet arrêté que l'Eglise de réveil du Congo (ERC) dirige toutes les autres églises de réveil. Mais selon lui, celui qui n'est pas d'accord est libre d'adhérer à n'importe quelle association des églises de réveil qui a une personnalité juridique. Raison pour laquelle le ministre Luzolo Bambi Lesa a annoncé à cette occasion une modification de l'arrêté controversé, histoire de mettre tout le monde d'accord. Car, d'après le ministre Luzolo, on ne peut pas construire un pays sans loi. Il a également fait savoir au pasteur Pascal Mukuna qu'en sa qualité d'homme de Dieu, il ne peut pas répondre à un ministre par des injures tel qu'il avait fait lors d'une conférence de presse qu'il avait tenu en présence de ses fidèles. Pour Luzolo Bambi Lesa, comment les pasteurs qui n'arrivent pas eux-mêmes à s'entendre afin de se mettre ensemble peuvent-ils donner des leçons à un ministre? Etant donné que ces derniers sont des leaders d'opinion, ils doivent mettre en premier lieu l'intérêt de la nation. Comment se fait-il que les gens qui se disent homme de Dieu et qui prêchent la parole de Dieu, n'arrivent pas eux-mêmes à la comprendre et la mettre en pratique? Cette délégation pastorale est sortie de cet entretien avec le ministre de la Justice satisfaite et se prépare à réunir très prochainement toutes les forces vives des églises de réveil afin de trouver une solution à la crise.
Simard Simon TSOUMBOU
A L'INITIATIVE DE L'ONG CEPPHY
Le personnel médical de Kinshasa sensibilisé sur l’hygiène hospitalière
La Cellule pour la promotion des pratiques d’hygiène (CEPPHY) a mobilisé, fin décembre 2009, une quarantaine de cadres et agents des institutions médicales de Kinshasa. Cette rencontre qui s’est tenue au Centre de formation et d’appui sanitaire (CEFA) de Mont-Ngafula, s’est articulée autour des cours sur l’hygiène hospitalière.
Médecins, infirmiers, administratifs…œuvrant dans les formations médicales de la capitale ont profité de la rencontre du 22 décembre 2009 pour approfondir leurs connaissances sur les précautions modernes pour l’assainissement des milieux hospitaliers. L’occasion a été propice pour faire l’état des lieux de l’hygiène publique dans les hôpitaux de la ville, situation jugée déplorable.
Lors de son intervention, Dr Patrick Ntantu de CEPPHY a fait le point de l’enquête menée par sa structure il y a quelques mois dans les milieux hospitaliers de Kinshasa. Selon ce médecin congolais, les statistiques ont révélé que 79 % d’agents affectés au service d’entretien des hôpitaux publics de la capitale ont atteint l’âge de la retraite. Ce personnel du troisième âge a, pour la plupart, franchi le cap de 53 ans. Mal rémunérés faute de pension, privés de matériels adéquats pour assurer leurs services, ils sont recrutés comme volontaires et casés dans ce service comme dans un garage.
90 % du personnel d’entretien des hôpitaux tâtonnent
Aux dires de Dr Patrick Ntantu, le pire, c’est de constater que 90 % de ces agents chargés de veiller quotidiennement à l’hygiène des hôpitaux n’ont jamais reçu la moindre formation sur leur métier. Ainsi, le nettoyage des salles et des ustensiles de travail s’avère approximatif. Par conséquent, plusieurs patients se voient contaminés dans les hôpitaux et se retrouvent plus malades qu’à leur arrivée. Ils se retrouvent notamment victimes des infections manu portées transmises parfois par le personnel médical (médecins, infirmiers…) qui les touchent sans trop veiller à laver soigneusement leurs mains ou les instruments qu’ils manipulent à longueur de journée.
Dr Patrick Ntantu est aussi indigné de constater que, même à l’université, la Faculté de médecine consacre à peine 10 à 20 heures sur le cours d’hygiène. Il en est de même dans les écoles infirmières. Convaincu que l’hygiène, notamment des mains, est défectueuse dans les hôpitaux de Kinshasa, les animateurs de CEPPHY ont tenu à réagir et vite. Sous leur initiative, plusieurs comités d’hygiène ont vu le jour dans quelques centres hospitaliers de la capitale. Les plus actifs récoltent déjà des fruits appréciables.
Des comites d’hygiène hospitalière pour remettre la propreté
Au Centre hospitalier Roi Baudouin Ier de Masina et à celui de Kingasani II, les résultats sautent aux yeux. Gérés respectivement par l’Armée du salut et des religieuses de l’Eglise catholique, ces hôpitaux fréquentés ont reçu des savons liquides, des râteaux, des insecticides, des poubelles… de la part de CEPPHY pour assurer l’hygiène de leurs milieux.
Si leurs agents évacuaient les immondices sans porter des gants, ni des masques, encore moins de bottes et des combinaisons appropriés, les gestionnaires de ces institutions ont pallié à cette carence en achetant ces nouveaux équipements, tout en tâchant de former leur personnel, après la formation reçue auprès de cadres de CEPPHY.
Dans son exposé, une religieuse responsable du Centre de Kingasani II a révélé qu’après évaluation de CEPPHY, le taux d’hygiène dans cette institution médicale est passé de 33% à 70 % en juin 2009. «Pour nous, conclut-elle, faire partie du Comité d’hygiène hospitalière est un devoir, une expression d’amour envers l’autre et soi-même».
Yves KALIKAT
Le suivi des recettes générées par les marchés pose problème
Dans le cadre du volet décentralisation du programme de Gouvernance participative que mène la commission épiscopale Justice et paix, deux actions pilotes ont été identifiées, à savoir l’implication des communautés pour la réouverture des routes de desserte agricole et le suivi de la gestion des recettes générées par les taxes perçues dans les marchés.
Concernant cette dernière action, une enquête a été menée dans certaines villes de la RDC grâce à l’appui de EISA (Institut Electoral pour l’Afrique Australe). Il ressort des premières tendances que dans l’ensemble, la situation est déplorable. Le moins que l’on puisse dire c’est que la gestion des taxes dans les marchés n ’est pas orthodoxe. Cette gestion calamiteuse a pour caractéristiques principales un manque de professionnalisme dans la chaine de perception, une volonté manifeste dans le chef des services et agents commis à cette tâche de ne pas recourir aux standards légaux et réglementaires dans le but de brouiller les pistes, et l’existence des documents de perception parallèles.
Il suffit de sillonner les villes et les marchés ou encore d’autres points de perception des taxes. On ne voit nulle part affichée la nomenclature des taxes légales. Tout cela est fait à dessein pour rançonner les paisibles citoyens. Constitutionnellement, il est du devoir des citoyens de connaître ce que la loi leur exige de payer. En retour, ils ont le droit de voir la contre partie visible du service que l’Etat est censé leur assurer et pour lequel ils ont contribué.
Au regard de la situation constatée sur terrain, il devient important, voire urgent à nos communautés de s’éveiller et de se mobiliser pour donner réellement à l’Etat les moyens de sa politique en mobilisant les recettes à travers les taxes légales. Ce n’est pas tout. La transparence doit être mise dans la perception, à savoir : quittances ou reçus non ambigus et non parallèles, suivi de la filière pour éviter l’évasion en cours de route, contre partie visible du service pour lequel on a payé.
Dans l’ensemble, la situation actuelle de la gestion des recettes des taxes perçues dans les marchés des villes du pays est mauvaise. Cette gestion se caractérise, notamment, par l’existence d’une filière de corruption et d’extorsion des ressources des citoyens impliquant plusieurs acteurs à savoir : administrateurs nommés des marchés, percepteurs, chefs de secteur et de chefferies, bourgmestres, maires…
La gestion chaotique dans les marchés révèle deux facteurs importants : l’opacité totale de la gestion et l’absence de la contrepartie sociale visible des taxes que paient les citoyens. D’une part, l’inflation des taxes se double de l’absence d’une nomenclature claire desdites taxes et la perception se fait sans timbres fiscaux crédible qui se caractérise par un paiement sans reçu et le refus du circuit bancaire. De l’autre côté, il n’existe dans l’ensemble aucun programme de salubrité du marché ; car la population continue à vendre ses denrées alimentaires à même le sol, par manque d’étalages convenables, sans oublier l’absence publiques.
En clair, les recettes des taxes sont détournées au profit des particuliers . Cette évasion fiscale décourage la bonne volonté des citoyens qui ne veulent plus payer les taxes surtout que ces taxes.
Après analyse de la situation, la communauté doit prendre conscience du problème et monter un comité afin de trouver des solutions à partir des initiatives locales. Il importe de mobiliser toute la communauté et de rendre le comité responsable à renforcer la vigilance afin de lutter contre ce phénomène de gestion opaque des marchés.
Dans l’ensemble, la population de la RDC n’est pas suffisamment informée de l’importance des impôts et taxes. Tout simplement parce que les textes et la nomenclature des impôts et taxes sont réservés uniquement aux fonctionnaires de l’Etat. Ceux-ci ne font que s’enrichir et appauvrir davantage la population par le détournement et la fraude qui se manifestent dans les marchés.
Simard Simon TSOUMBOU
L’UDS dit non à la présence de la société civile à la CENI
L’Union des démocrates socialistes (UDS) s’oppose catégoriquement à la présence de la société civile au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en gestation. Le parti cher à Crispin Kabasele Tshimanga se base sur les dispositions constitutionnelles, notamment l’article 211, qui n’ont pas prévu l’incorporation de la société civile et sur les principes universellement admis de neutralité et d’apolitisme de celle-ci. Elle constate, comme tous les analystes avertis, que la CENI « est une institution politique d’appui à la démocratie, qui doit être gérée par les politiques et non par les apolitiques ou neutres, et tire son indépendance de la neutralisation qui découle de la présence des délégués de la majorité (quatre) et ceux de l’opposition (trois) parmi ses animateurs ».
Pour l’UDS, le bilan de la société civile à la tête de la défunte CEI, a été largement négatif et catastrophique surtout au niveau de la gestion du processus électoral proprement dit. Selon cette formation politique, il a été constaté, entre autres, un déséquilibre criant dans l’implantation des bureaux d’enrôlement et de vote au point où, dans certains coins du pays, les électeurs devraient courir à pied 40 à 50 kilomètres pour remplir leur devoir civique ; des irrégularités commises par les chefs de bureau de vote dans le dépouillement du fait que ceux-ci refusaient de faire contresigner, publiquement et séance tenante, les fiches des résultats par les témoins, favorisant ainsi la fraude.
L’UDS relève aussi la « gestion calamiteuse » des centres de compilation. C’est dans cette optique qu’elle estime que la démarche de la société civile est inappropriée et anticonstitutionnelle, la société civile tient sa neutralité et demeure apolitique. « Dès que certains de ses membres s’engagent en politique, ils cessent de militer en son sein ou de la représenter. Ce qui n’est pas le cas dans notre pays où la société civile veut être juge et partie ».
L’UDS souligne que dans les pays de vieille démocratie (France, Belgique, Grande Bretagne, Etats-Unis d’Amérique, etc.), les élections sont organisées par les ministères ayant les affaires intérieures dans leurs attributions et non par une quelconque commission dite indépendante ou neutre.
Par ailleurs, l’UDS se félicite du vote de l’Assemblée nationale pour avoir doté le pays d’une loi organique qui solde, en matière électorale, l’Accord Global et Inclusif de Sun City et qui permet à la RDC de renouer progressivement avec la normalité. Dina BUHAKE
16 jeeps pimpant neuves remises aux coordinations provinciales
L Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo Bonoge a procédé mercredi 07 janvier à la remise de 16 jeeps pimpant neuves aux coordinations provinciales de quatre provinces forestières de la RDC, à savoir, l’Equateur, le Bandundu, la Province orientale et le Kasaï Arientale. Cette cérémonie symbolique qui s’est déroulée à l’entrepôt du ministère de l’Environnement situé à la 15ème Rue de la Commune de Limete n’est que la réponse du n°1 de l’Environnement à la promesse faite aux coordinateurs provinciaux de son ministère. Cette dotation permettra à ceux-ci d’être opérationnels et performants sur le terrain. Ces véhicules sont destinés à faciliter la mise en œuvre du programme gouvernemental en matière d’environnement. Ceci, au moment où le monde entier parle de la lutte contre les changements climatiques, du reboisement et surtout de la gestion durable des forêts. Dans ce vaste programme du gouvernement congolais, il y a lieu de citer l’électrification des districts, l’utilisation de l’énergie solaire, et la construction des écoles. A en croire le ministre José Endundo, partout où ses agents de l’environnement sont passés, les gens disent qu’ils sont d’accord de s’occuper de la forêt, mais se demandent en même temps quel est la contrepartie de la population autochtone qui vit de la forêt. A ce sujet, il a expliqué qu’au Sankuru où ont été créées des aires protégées, la population trouvera son compte. Car, le combat n’est pas de privilégier les animaux ou les forêts, mais de s’occuper tout d’abord des hommes, qui à leur tour prendront conscience de protéger les animaux, les forêts et les eaux. Le ministre de l’Environnement a également saisi cette opportunité pour exhorter les coordinations provinciales relevant de sa tutelle à faire bon usage de ce matériel et d’en assurer la meilleure maintenance possible.
A entendre le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Albert Likunde, le personnel est joyeux d’être encadré par une autorité soucieuse de voir ses agents être effectivement opérationnels sur le terrain. Selon lui, ce premier lot d’engins seront utilisés en bon père de famille. Il a aussi remercié le Président de la République d’avoir tout fait pour pacifier le pays. Car sans la paix, aucun travail ne peut se faire sur le terrain, a-t-il estimé.
Simard Simon TSOUMBOU
Le peuple Songo décide de s'unir autour de l'Asbl " Communauté Basongo "
Valoriser la culture et l'identité du peuple Songo , défendre des intérêts de sa communauté et participer au développement intégral de sa contrée, de la province du Bandundu et du pays en général. Tels les d'objectifs qui ont milité pour la création de l'Asbl " Communauté Basongo ".
Etabli dans les territoires de Masi-Manimba et de Bulungu, district du Kwilu dans la province du Bandundu, le peuple Songo a décidé de se réveiller. " L'union fait toujours la force’’, disent les belges. ‘’Nous avons aussi voulu être ensemble pour faire connaître notre culture, notre identité et notre capacité dans le processus de développement. Pour ce faire, nous avons trouvé utile de créer une structure dénommée Communauté Basongo que tout le monde va découvrir ce dimanche ", a indiqué M. Ngungu Mandaza Mbuta, président de cette Asbl.
" En créant cette structure, explique-t-il, nous avons simplement été frappé par le souci d'unir les femmes, les hommes, les enfants, les jeunes et les vieux de la tribu Songo éparpillés à travers la République. Notre détermination est d'amener tout le monde à se reconnaître comme tel en vue de marcher ensemble pour ainsi avoir une vision de travail pour la valorisation de notre culture et de notre identité. C'est de cette manière que nous pensons apporter notre pierre à la construction de cette grande maison qu'est la communauté Basongo ".
Dans l'entendement de Ngungu Mandaza Mbuta, initiateur de ladite l'Asbl, les objectifs poursuivis sont multiples. Il s'agit, a-t-il souligné, de rassembler les femmes et les hommes de la communauté afin de fonder de novelles bases solides en matière de respect et de développement, de créer des liens de convivialité su le plan national et international surtout en ce qui concerne l'art, la culture, l'éducation, le social en vue de rompre avec l'isolement et l'indifférence dont le peuple Songo est souvent victime. Sur la liste des objectifs de notre structure, continue d'expliquer le président de la Communauté Basongo, il faut ajouter le souci de participer à la lutte contre la pauvreté de tous les membres, la volonté de renforcer les travaux champêtres au niveau de la province du Bandundu pour stimuler les paysans Songo aux activités agricoles.
Sur le plan des principes fondamentaux de la communauté, Ngungu Mandaza Mbuta a fait savoir que le souci primordial de l'Asbl est d'être une structure ouverte à tous les Songo sans distinction des niveaux de vie ou d'opinion. Le souci étant de promouvoir l'unité, le dialogue, la collaboration, la solidarité et l'amour fraternel. " Lutter contre les antivaleurs comme la médisance entre les Basongo et les peuples voisins, prouver à travers les actes concrets les signes d'amour, d'estime mutuel et d'entraide pouvant ainsi traduire ou démontrer l'existence d'une bonne solidarité au sein de la communauté Basongo. Dimanche le 10 janvier 2010 sera le jour prévu pour la sortie officielle de notre Asbl. C'est le jour où tout le monde devra prendre conscience de la détermination de travailler en synergie pour bien développer la communauté ", a martelé le président de la Communauté Basongo. Dorian KISIMBA
JOURNEES SCIENTIFIQUES
La Sodema fixe l’opinion sur la «Kimbangulogie»
En vue de garantir la réussite des journées scientifiques que se propose d’organiser la Solidarité pour le développement du Manianga (Sodema) sous la direction de son président, Dieudonné Bifumanu Nsompi, il a été créé un comité d’organisation dont les objectifs, les attributions et le fonctionnent ont été définis au préalable. En vue de garantir la réussite des journées scientifiques que se propose d’organiser la Solidarité pour le développement du Manianga (Sodema) sous la direction de son président, Dieudonné Bifumanu Nsompi, il a été créé un comité d’organisation dont les objectifs, les attributions et le fonctionnent ont été définis au préalable. Les objectifs visés par ces journées scientifiques sont ceux de rassembler toutes les connaissances sur le prophète Simon Kimbangu, afin de constituer le socle de la nouvelle discipline scientifique intitulée : « la Kimbangulogie », de rapprocher toutes les églises qui fondent leur foi sur Simon Kimbangu. Pour ce faire, plusieurs préoccupations devront être prises en compte en y apportant toutes les preuves scientifiquement irréfutables. Parmi ces preuves, la Sodema propose à l’opinion tant nationale qu’internationale une étude basée sur la vie de l’éminent prophète et les actes qu’il a posé. De ce qui précède, l’association des ressortissants de Manianga tient à comprendre quelle est l’appréciation de l’humanité sur ce personnage, notamment dans les domaines historique, sociologique, politique, théologique, philosophique et juridique. Cette structure veut également savoir quels sont les points de vue d’autres églises sur Simon Kimbangu et des officiels de la RDC ainsi que de la Belgique.
Ce comité d’organisation fonctionne sous la supervision et la coordination du bureau, assisté de deux vice-présidents. La commission scientifique a la lourde tâche de déterminer le contenu des journées scientifiques, précisément les connaissances devant constituer « la Kimbangulogie », la définition de la méthodologie pour la recherche et la collecte des données nécessaires ; la proposition du programme des journées scientifiques et du choix des intervenants en tenant compte de la spécialité de chacun, l’évaluation de tous les besoins financiers des journées scientifiques. Cette structure budgétise toute l’organisation, la coordination de la recherche de financement auprès des donateurs, le suivi et la vérification de la gestion des fonds collectés.
La centralisation de toute la documentation collectée, l’enregistrement de tous les courriers, à l’entrée et à la sortie, relatifs aux journées scientifiques sont assurés par le secrétariat technique. Simard Simon TSOUMBOU
composition du comité d’organisation des journées scientifiques
A. BUREAU
1) Président : Professeur WAMBA dia WAMBA
2) 1er Vice- Président: Professeur KOMANDA ALONI
3) 2ème Vice- Président : Professeur KINKELA SAVI
4) Rapporteur Général : Professeur MBELOLO ya MPIKU
5) Rapporteur Général Adjoint: Professeur MVUEZOLO MIKEMBI
6) Trésorier: Monsieur NDANGI NDAGANI
7) Trésorier Adjoint: Monsieur NGWALA RAY MBUMBA
B. COMMISSION SCIENTIFIQUE
1) Président : Professeur KIMPIANGA MAHANIAH
2) Vice- Président : Professeur NOKI VESITULUTA
3) Membres :
• Professeur SABAKINU
• Professeur NKEBOLO MALAFU
• Professeur ZANA André
• Professeur MVUDI Séraphin
• Professeur BAKANA
• Professeur TONA
• Professeur LEMA KUSA
• Professeur LWAMBA tua NSEMBO
• Professeur MIFUNDU
• Professeur MANSILA Shourit
C. COMMISSION LOGISTIQUE
1) Président : Professeur LUKUBIKA Bazin
2) Vice- Président : Monsieur NKUVU a MBINDA Danny
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3) Membres :
• NZOLANTIMA Colin
• MAVANGA Daniel
• NZAYILU Benjamin
• LUSONGAMO Urbain
D. SECRETARIAT TECHNIQUE
1)Coordonnateur : LOMBA TENDA
2) Coordonnateur Adjoint : DIEBO Jean
3) Membres :
• KUNGU kia MPUTU Kleber
• NGWALA DIWANTESA Michel
• KUMATA
• MAKUMBUILA
• DILUBENZI
• MIANTUBANA
• MAWABOLA BAVUTUSA
• DIABIKULUA Georges
E. INTENDANCE
1) Intendant : N’LOMBA Norbert
2) Intendant : MATUSADILA Daniel
3) Membres :
• LUNSEVILA Norbert
• MINKAYILU Debonheur
• NZUNGU Emmanuel
• MABETE MBUNGU
• BAZUNGULA José |
LORS DES JOURNEES DE REFLEXIONS DE L'UNION DES FOOTBALLEURS DU CONGO
Gilbert Kobisi dénonce les incivilités dans les stades congolais
Au cours de la 2ème journée de refléxion organisée par l’Union des footballeurs du Congo (Ufc), le 29 décembre 2009 dernier, Gilbert Kobisi, vice-président de l’Association des anciens joueurs congolais en charge de l’administration de son thème. Axé sur les incivilités dans les stades congolais, ce sujet a suscité un débat houleux qui a permis à plusieurs acteurs de se prononcer à ce sujet.
Dans son exposé, l’orateur a rappelé que la pratique sportive constitue un facteur incontestable de cohésion sociale. Cependant, a-t-il poursuivi, les stades congolais sont parfois confrontés à des phénomènes d’incivilités et des actes de violences. Ces incivilités sont des fautes contre les bons usages. Il existe malheureusement, selon l’orateur, certaines incivilités qui ont élue domicile dans notre environnement social sans que l’on s’en offusque. Car, elles font désormais partie de notre mode de vie et ce n’est pas normal.
Par notre passivité et notre laxisme, Kobisi reconnaît que nous avons contribué à ériger en mœurs certains comportements graves. Et de citer, « entonner l’ancien hymne national (la Zaïroise) » ; « lancer des projectiles sur les joueurs ou se lancer des projectiles entre supporters » ; « uriner et faire cacas sur les halls des toilettes » ; « uriner sur les sacs d’emballages et lancer sur les autres supporters, même à la tribune d’honneur » ; « consommer de la drogue dans les gradins » ; « lancer des chansons obscènes et menaçantes aux footballeurs ayant commis des erreurs techniques, aux officiels et adversaire » ; « passer à tabac les officiels et les joueurs de petites équipes » ; « célébrer un but en faisant des remontrances aux supporters adverses » etc. Tous ces actes constituent des anti-valeurs et dont les orateurs ne peuvent trouver une place dans nos stades, a-t-il conclu.
Toutefois, l’orateur s’est aussi indigné de voir que chaque fois l’ancien hymne national a été entonné au stade des Martyrs, cela s’est toujours terminé par des applaudissements de leurs auteurs, sans aucune réaction, même à posteriori, de l’administration du sport, du comité olympique congolais, des dirigeants de la fédération, des dirigeants de clubs, de footballeurs, des groupements d’intérêts, de la presse… alors qu’un tel comportement peut être qualifié comme un outrage à un symbole fort du pays.
Pour l’orateur, Gilbert Kobisi, « Nous sommes donc tous responsables, d’une manière directe ou indirecte, de l’encadrement des joueurs et des supporters ». Et, invite chacun à conjuguer ensemble les efforts pour que nos stades restent des lieux où se développent des valeurs humaines positives, les valeurs du football.
Après avoir égrené son chapelet sur les incivilités dans nos stades, le vice-président de l’Association des anciens joueurs congolais, Gilbert Kobisi s’est posé la question suivante : « Quelles sont les mesures que nous pouvons proposer, nous footballeurs pour améliorer la situation et assainir les lieux où nous pratiquons notre métier ? Les amendes infligées aux clubs suffisent-elles ? »
C’est ainsi qu’il a invité les footballeurs à commencer par montrer un bel exemple. D’où la proposition de certaines mesures préventives à prendre. Il a, à titre exemplatif, proposé la création dans chaque province d’une cellule de veille qui pourrait être composée par exemple des personnes suivantes : un délégué du gouvernement provincial en charge de la sécurité ; le responsable de la sécurité dans les stades (un officier de police) ; un délégué de la Fecofa ou des ligues provinciales ; un délégué des comités de soutien aux Léopards ; un délégué des comités des supporters de grands clubs, d’autres personnes appartenant à des institutions à définir.
Le rôle que l’orateur assigne à cette cellule est d’abord d’agir par anticipation, enregistrer et traiter les incidents et enfin les sanctions pénales.
Comment prévenir et lutter contre les incivilités et les violences ?
L’orateur préconise la prévention et la lutte contre les incivilités dans le football doit constituer l’un des piliers du projet de développement des clubs, à travers la responsabilisation des comités des supporters. Les ligues peuvent concevoir un programme d’actions destinées à améliorer l’accueil des pratiquants, à délivrer un message éducatif permanent aux supporters par le canal des joueurs eux-mêmes, à adopter et faire adopter un comportement exemplaire, cultiver le respect des arbitres, à résoudre les difficultés sans violences ni menaces. La cellule de veille qu’il a proposée, peut accompagner les ligues, les clubs et les athlètes pour sensibiliser les supporters et élaborer un programme d’actions.
Avant de clore son exposé, Gilbert Kobisi a présenté des félicitations aux supporters de Lupopo. Ces derniers ont enterré la hache de guerre pour appuyer le TP Mazembe du début à la fin lors de la finale de la Ligue des champions « Orange » de la CAF. Au résultat final, c’est le Congo tout entier qui a triomphé… De cet exemple, cette dynamique doit être maintenue et étendue dans toutes les autres provinces.
Peu avant l’éclatement des travaux en ateliers, deux autres thèmes ont été exposés : Le statut du footballeur congolais ; exigences contractuelles minimales et contrat type », « L’impact des agents des joueurs et clubs dans le football congolais. Lesdits travaux ont duré deux jours et ont été organisés par l’Union des footballeurs congolais (UFC), un syndicat affilié au syndicat FIFPRO des footballeurs. Parmi les congolais qui sont venus participer à ces travaux, il y a eu Jean Claude Mukanya (président de l’UFC), Kamango Bate Sele (vice-président chargé de l’administration et finance de l’Association des anciens joueurs congolais) et Jean-Marie Mayemba (vice-président chargé des sports de l’Association des anciens joueurs congolais). Pascal LIKANA
VALSE DES LEOPARDS FOOTBALLEURS EN CE DEBUT DE L'ANNEE
Trésor Lualua regagne la Grèce, Erick Bokanga en Tunisie et Yves Diba au Qatar
L’année 2010, en football, s’annonce avec la valse des joueurs, à travers la planète. Les joueurs congolais ne sont pas restés en marge de ces mouvements des transferts internationaux. Parmi ces footballeurs congolais qui optent pour endosser de nouvelles couleurs, figurent le capitaine des Léopards, Trésor Lualua Lomana, Eric Bokanga et Yves Dida.
En effet, Trésor Lualua Lomana regagne la Grèce et endosse une seconde fois les couleurs de l’Olympiakos. Il est lié avec ce club grec pour une nouvelle aventure d’une année avec option d’un contrat de deux saisons sportives. Il y a trois ans déjà de cela, Trésor Lualua qui venait de quitter le championnat anglais avait opté pour la Grèce. C’est le club Olympiacos qui a permis à Trésor Lualua de jouer le championnat grec. Le temps d’une saison, le capitaine des Léopards a préféré les « petro-dollars » du Moyen Orient. Et aujourd’hui après avoir réalisé son rêve doré en alimentant son compte bancaire, Trésor Lualua revient en Europe et a regagné Olympiacos.
De son côté, l’international Eric Bokanga qui a réussi sa saison 2009 avec V.club a préféré convoler en justes noces avec Espérance de Tunis. C’est donc en Afrique du Nord, au club Espérance qu’Eric Bokanga va prester. Cette option est la réalisation d’un vieux rêve qui avait toujours hanté ce feu follet d’Eric Bokanga qui a porté les couleurs de V.Club en 2009 en provenance de Benfica d’Angola alors qu’il était venu à Kinshasa pour jouer dans DCMP. Malheureusement pour cet attaquant, les désordres trouvés dans DCMP ne lui ont pas permis de réaliser ce rêve. Une opportunité avait fait qu’il se retrouve dans V.club, le temps d’une saison sportive. En quittant Kinshasa, Eric Bokanga a été en France où il a effectué un test concluant dans Auxerre. Tout le monde l’attendait évoluer dans le championnat français. Hélas ! Ses pensées dirigées vers Espérance de Tunis où il avait tenté sa chance il y a deux ans. Cette fois-ci, Eric Bokanga, devenu performant, a été immédiatement adopté par les dirigeants de l’Espérance. Il n’est pas le premier congolais à défendre les couleurs d’un club tunisien. Eric Bokanga est sur les traces de Banza Kasongo « Korando » et Blaise Lelo, tous deux, anciens joueurs de V.Club.
Cependant, ce transfert de deux ans et demi de Eric Bokanga à Espérance de Tunis n’arrange nullement les dirigeants de V.Club. Cet acte est considéré comme une trahison. Enfin, le troisième Léopard en lice est Yves Diba, aussi transfuge de V.Club qui a pris langue avec le football du Moyen-Orient. A son tour, il signe un contrat de trois mois avec un club de l’Arabie saoudite. Avec ce club arabe, le contrat expire le 18 mars 2010 et par la suite Yves Diba regagnera V.Club et sera de la campagne africaine 2009 de ce club à la 7ème Coupe de la Confédération. Ces précisions sur le contrat d’un trimestre de Yves Diba émanent du secrétaire général de V.Club. Patrick Banichay, lors d’une intervention sur les antennes d’une radio locale, V.Club se retrouve donc en Afrique sans ses deux pions majeurs que sont les attaquants Eric Bokanga et Yves Diba. Tous deux ont fait partie de la dernière campagne africaine de V.club à la 6ème Coupe de la Confédération africaine de football. Pascal LIKANA.
Maroc : le Roi Mohammed VI installe la Commission consultative de la régionalisation
Le chantier constituant un tournant majeur dans les modes de gouvernance territoriale est déjà en marche au Maroc. Le Roi Mohammed VI a procédé le 03 janvier 2010 à l’installation de la Commission consultative de la régionalisation. La commission ad hoc est appelée à mettre au point un modèle maroco-marocain de régionalisation, issu des spécificités du Maroc.
Dans son discours prononcé à cette occasion, le Roi Chérifien a souligné qu’il va faire de la régionalisation « un plélude à une dynamique de réforme institutionnelle profonde ». C’est ainsi qu’il a relevé que la régionalisation élargie escomptée n’est pas un simple aménagement technique ou administratif. Elle traduit, plutôt, une option résolue pour la rénovation et la modernisation des structures de l’Etat, et pour la consolidation du développement intégré.
A cet effet, le Roi a jugé opportun de créer une commission consultative ad hoc qui sera pilotée par le Professeur Omar Azziman. Cette expertise a été choisie d’après le Roi « eu égard à la compétence, l’expérience, l’impartialité et le sens élevé du devoir que nous lui connaissons ».
Toutes les forces vives de la nation ont été associées à l’effort de conception générale de ce projet. Et considérant le caractère multidimensionnel de la régionalisation, il a été tenu compte, dans la composition de cette commission, de l’attachement, particulièrement patriotique, de ses membres à l’intérêt général, de la diversité de leurs profils et sensibilités, et de la complémentarité de leurs spécialités ainsi que de leur grande familiarité avec la chose publique et les spécificités locales et régionales de leur pays.
Le Roi Mohammed VI entend donc de cette commission qu’elle mette au point la conception générale d’un modèle national de régionalisation avancée, englobant toutes les régions du Royaume, et qu’elle la soumette à son appréciation avant la fin du mois de juin prochain. « Nous invitons la commission à s’attacher à mettre au point un modèle maroco-marocain de régionalisation, issu des spécificités de notre pays », a-t-il déclaré.
L’une des spécificités fondamentales, a relevé Le Roi, est que « la monarchie marocaine figure parmi les plus anciennes du monde ». Et d’ajouter : « la monarchie marocaine est restée, à travers les âges, le garant de l’unité de la Nation, incarnant la symbiose qui la lie aux différentes composantes du peuple, et veillant à s’enquérir de la situation des populations sur le terrain, partout dans le Royaume ».
Le Maroc se distingue par son patrimoine historique séculaire, autant que par son évolution moderniste notoirement connue, en matière de décentralisation élargie. C’est dans cette optique que la commission devrait mettre au point un système national novateur de régionalisation, sans pour autant sombrer dans le mimétisme ou la reproduction à la lettre des expériences étrangères.
« Notre dessein ultime, a indiqué Le Roi, est de poser les fondements d’un modèle de régionalisation avant-gardiste pour les pays en développement. Nous entendons ainsi conforter la place privilégiée de notre pays, comme exemple à émuler, lorsqu’il agit de prendre des positions nationales audacieuses et d’apporter des réponses marocaines créatrices à des questions marocaines majeures ». C’est ainsi que cette conception générale devra être élaborée en se basant sur quatre fondamentaux. Il s’agit de l’attachement aux sacralités et aux constantes de la nation, notamment l’unité de l’Etat, de la nation et du territoire, unité dont Le Roi est garant et protecteur. « Par conséquent, note le Roi, la régionalisation élargie doit être la confirmation démocratique de la singularité du Maroc, riche par la diversité de ses affluents, le tout se fondant en une identité nationale unique et singulière ».
L’un des fondamentaux est la consécration du principe de solidarité : la régionalisation ne doit pas se réduire à une simple redistribution des compétences entre le centre et les régions. « La régionalisation ne sera équilibrée et n’aura une portée nationale que si l’exploitation optimale par chaque région de ses atouts et potentialités propres, s’opère en corrélation et en concomitance avec la mise en place des mécanismes efficients de solidarité, incarnant la complémentarité et la cohésion interrégionales dans un Maroc uni », a expliqué Mohammed VI.
Et, enfin, il y a la recherche de l’harmonisation et de l’équilibre, pour ce qui concerne les compétences et les moyens, ainsi que la prévention des interférences et des conflits de compétences entre les différentes collectivités locales, les autorités et les institutions d’une part, d’autre part, l’adoption d’une large déconcentration dont la mise en œuvre effective est indispensable pour une régionalisation judicieuse, dans le cadre d’une gouvernance territoriale efficiente, fondée sur la corrélation et la convergence.
Ce chantier fondateur devra aboutir à la concrétisation d’objectifs substantiels majeurs à savoir, l’avènement de régions à part entière viables et stables dans le temps, fondés sur des critères rationnels et réalistes inhérents à un système de régionalisation et l’émergence souhaitée de conseils démocratiques disposant des prérogatives et des ressources dont ils ont besoin pour prendre en charge le développement régional intégré.
Pour le Roi, les régions du Maroc de la bonne gouvernance territoriale ne devraient pas être des entités purement formelles ou bureaucratiques, mais plutôt comme des institutions représentatives d’élites qualifiées et aptes à gérer au mieux les affaires de leurs régions respectives. Il entend placer les provinces du Sud, récupérées parmi les premières bénéficiaires de la régionalisation avancée « le Maroc, en effet, ne peut se cantonner dans l’immobilisme, alors que les adversaires de notre intégrité territoriale s’évertuent à entraver le processus onusien visant à trouver une solution politique réaliste et mutuellement acceptable au conflit artificiel suscité autour de ces provinces, solution fondée sur notre initiative d’autonomie, réservée au Sahara marocain », a indiqué Le Roi à ce sujet. Il a réaffirmé que cette initiative, forte de la crédibilité onusienne, reste toujours de mise pour toute négociation sérieuse et responsable devant conduire au règlement réaliste et définitive souhaité. « Nous sommes résolu, à encore indiqué Le Roi, à aller de l’avant dans la concrétisation de notre détermination à permettre aux loyaux fils et habitants du Sahara marocain de disposer d’une large latitude dans la gestion de leurs propres affaires locales, et ce, dans le cadre d’une régionalisation avancée que nous veillerons à mettre en œuvre avec une volonté nationale souveraine ».
Le Roi invite ainsi tous les marocains à une forte mobilisation et que chacun prenne la pleine mesure des enjeux stratégiques de la régionalisation. Il a assuré son soutien à la commission et sa volonté de suivre ses travaux.
Dina BUHAKE
SAHARA MAROCAIN
Le porte-parole du « Khat Achahid » invite le « Polisario » à ouvrir la voie au dialogue
« La direction actuelle du front « Polisario » n’a pas la volonté sincère de trouver un règlement au différend du Sahara, puisqu’elle tire profit du statuquo ». Ces propos sont du porte-parole du Mouvement « Khat Achahid », apposé au « polisario », Mahjoub Salek.
D’après l’Agence Maghreb Presse, Mahjoub Salek a appelé, dans une déclaration à la chaîne de téléision « Al Arabiya », diffusée dernièrement « la direction actuelle du « polisario » à ouvrir la voie devant les jeunes afin d’engager des négociations de bonne foi pour délivrer nos proches de leurs souffrances dans les camps de Lahmada et leur permettre de regagner leur patrie, la tête haute… »
Le Porte-parole a aussi invité la direction actuelle du « polisario » à ouvrir la voie au dialogue et à tenir un congrès libre et transparent, loin de toute mise en scène, afin de permettre à la population des camps de s’exprimer. Par ailleurs, il a dénoncé avec force les pratiques de la direction actuelle du « polisario » la qualifiant d’ « incapable » et de « corrompue », rappelant qu’elle n’a rien rapporté à la population des camps depuis le cessez-le-feu.
Selon lui, « le polisario n’a fait qu’exploiter, à des fins mercantiles, les souffrances qu’endurent les femmes, les enfants et les personnes âgées dans l’enfer des camps ». Et de souligner « qu’à travers cette instrumentalisation de la souffrance, le « polisario » cherche à rester éternellement au pouvoir, sans rien faire pour délivrer les habitants des camps de leurs souffrances à cause de ce conflit qui n’a que trop duré ».
Pour sa part, Mohamed Ould Mohamed Mbarek, membre du Mouvement « Khat Achahid » a demandé la direction actuelle du « polisario » à démissionner et à ouvrir la voie devant de jeunes directions, qualifiant de « catastrophique » la situation dans les camps de Tindouf. Dina BUHAKE
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